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INSTITUT POLYTECHNIQUE DES

SCIENCES AVANCEES SFAX


DÉPARTEMENT DE GENIE CIVIL

TRAVAUX PRATIQUES
Mécanique des fluides
COMPTE-RENDU TP2 :

Pertes de charges
Groupe de travail :
AMMAR Mohamed Nabil

HADJKACEM Oussema

GDOURA Bassem

TOUHAMI Souha

Filière :
GCV1.1
2019/2020
I. Introduction :
Les de charges sont appelées aussi pertes d’énergies dues aux frottements qui
apparaissent dans le fluides (effet de la viscosité), entre le fluide et les parois de la
canalisation et au niveau des éléments de tuyauterie (raccords coudés, changements de
section, vannes, clapets, filtre). Le calcul des pertes de charges au cours de
l’écoulement des fluides réels et l’un des problèmes essentiels en mécaniques des
fluides.

II. Objectifs :
L’objectif du TP est d’effectuer des essais pratiques permettant d’étudier des cas de
pertes de charges linéaires et singulières. Les pertes de charges ainsi que les
coefficients de frottement pourront être mesurées en utilisant les bases théoriques et
comparées aux valeurs calculées à l’aide de relations et diagrammes empiriques.

III. Manipulation :
1. Matériels :
• Débitmètre à flotteur :

Le débitmètre à flotteur, il est constitué d’un tube conique à l’intérieur duquel une
petite pièce appelée flotteur peut se déplacer . le tube doit être placé verticalement. Le
fluide entre en bas par la plus petite section de passage, soulevé le flotteur, et sort en
haut par la plus grande section. Le flotteur est fabriqué en matériau de densité
supérieure au fluide , en l’absence d’écoulement il est donc naturellement en bas tu
tube . si l’on augmente le débit , la vitesse du fluide dans l’espace annulaire augmente
,ce qui diminue la vitesse du fluide et donc la dépression qui retrouve son niveau
d’origine. Le flotteur est alors stabilisé à un niveau supérieur. le débitmètre à flotteur
est un appareil déprimogène dont l’aire de la section contractée est variable , mais dont
la chute de pression est constante.

Le débitmètre installé a une graduation entre 600-6000l/h.

• Tuyauterie et accessoires :

Les conduites et les singularités qui sont utilisé pour la mesure des pertes de charge
sont :
𝐷𝑒𝑥𝑡
Conduite <<L1>> : conduite rugueuse en PVC 𝐷1 = ⁄𝐷 = 25⁄17 ; 𝑙1 =102cm
𝑖𝑛𝑡
= 1.02m .
𝐷𝑒𝑥𝑡
Conduite <<L2>> : conduite lisse en PVC ⁄𝐷 = 32⁄26.5 ; 𝑙2 =101cm = 1.01m .
𝑖𝑛𝑡
𝐷𝑒𝑥𝑡
Conduite <<L3>> : conduite lisse en PVC souple mono couche ⁄𝐷 = 10⁄6.5 ;
𝑖𝑛𝑡
𝑙3 = 96cm = 0.96m
𝐷𝑒𝑥𝑡
Conduite <<L4>> : conduite lisse en PVC ⁄𝐷 = 20⁄16.5 ; 𝑙1 =87cm = 0.87m .
𝑖𝑛𝑡

𝐷𝑒𝑥𝑡
Coude 90° <<C1>> : ⁄𝐷 = 25⁄17
𝑖𝑛𝑡

𝐷𝑒𝑥𝑡
Coude 90° <<C2>> : ⁄𝐷 = 25⁄17
𝑖𝑛𝑡

𝐷𝑒𝑥𝑡
Coude 45° <<C3>> : ⁄𝐷 = 25⁄17
𝑖𝑛𝑡

Figure 1 : tuyauterie et accessoire Figure 2 : Débitmètre à flotteur.

2. Mode opératoire :

L’essai consiste à effectuer une série de mesure en faisant


varier le débit à fin de déterminer les pertes de charges
linéaires et les pertes de charges singulières causées par
les différents obstacles installés sur le banc.

Relever les valeurs de pression au niveau de manomètre à


colonne d’eau (CE) pour différentes valeurs de débit.

Avant chaque premier essai de mesure pour une conduite


donnée commencer toujours par purger l’air emprisonné.
Il convient aussi de purger la canalisation située
immédiatement en dessous et en dessus de la conduite en question. Vérifier ensuite
que les niveaux dans le multi manomètre sont égaux. Si ce n’est pas le cas il convient à
nouveau de s’assurer qu’il n’y a pas de gêne au passage de l’air dans le circuit.

IV. Pertes de charges :


1. Perte charge linéaire :
La perte de charge linéaire s’exprime par la formule de Darcy-Weisbach (1775) :
𝐿 𝑣2
𝑗𝑙 = ∆𝐻 = 𝜆 × (m) .
𝐷 2𝑔

𝑄
Pour les conduites circulaires et comme 𝑣 =
𝑆

8 𝜆 𝑄²𝐿
∆𝐻 =
𝜋²𝑔𝐷 5

D : diamètre de la conduite (m).

L : longueur de la conduite (m).

V : vitesse de l’écoulement (m /s)

𝜆 : Coefficient de perte de charge (sans unité).

Nombre de Reynolds :

L’un des objectifs de cette expérience est de déterminer le vitesse critique à partir de
laquelle il y aura une transition du régime d’écoulement laminaire au régime turbulent
. le nombre de reynolds détermine la nature de l’écoulement , laminaire ou turbulent .
𝜌𝑉𝐷
𝑅𝑒 = ; avec 𝜌 = 103 𝑘𝑔/𝑚3 , 𝜂 = 10−3 𝑃𝑎. 𝑠
𝜂

Si 𝑅𝑒 < 2000 ➔ le régime est laminaire .

Si 2000 < 𝑅𝑒 < 4200 ➔ le régime est intermédiaire.

Si 𝑅𝑒 > 4200 ➔ le régime est turbulent.

1.1. Résultats de manipulation :

En variation le débit à chaque fois pour les conduites étudiées et pratiquement on


relève les résultats de Δ𝐻 = ℎ1 − ℎ2 et on fait le calcul qui poursuit chaque
expérience .
➢ Conduite L1 :
Conduite L1
D(m) 0,017
L1(m) 1,02
Q (l/h) 1200 1600 2000 2400 2800 3200 3600 4000 4400
h1 374 415 468 515 578 638 704 770 825
h2 345 370 400 425 453 480 498 515 527
h1-h2 (mm) 29 45 68 90 125 158 206 255 298
j12(m) 0,029 0,045 0,068 0,09 0,125 0,158 0,206 0,255 0,298
Q(m3/s) 0,000333333 0,00044444 0,00055556 0,00066667 0,00077778 0,00088889 0,001 0,00111111 0,00122222
v(m/s) 1,468557722 1,95807696 2,4475962 2,93711544 3,42663468 3,91615392 4,40567317 4,89519241 5,38471165
Re 24965,48127 33287,3084 41609,1354 49930,9625 58252,7896 66574,6167 74896,4438 83218,2709 91540,098
lamda 0,004397073 0,00383796 0,00371174 0,00341152 0,00348115 0,00336888 0,00347049 0,00347975 0,00336077
L/d*(v²/2g) 6,59529597 11,7249706 18,3202666 26,3811839 35,9077225 46,8998825 59,3576637 73,2810663 88,6700903

Figure 4 : Courbe 𝜆=f(Re)


La vitesse critique : 𝑉𝑐

Pour 𝑅𝑒 > 4200


𝜌𝐷𝑉𝑐 𝜂𝑅𝑒𝑐
> 𝑅𝑒𝑐 ; 𝑉𝑐 >
𝜂 𝜌𝐷

D=17mm = 0.017m

AN : 𝑉𝑐 =0.24m/s

a partir de 𝑅𝑒 > 4000 ➔ 𝜆 est cste .


➢ Conduite L2 :

Conduite L2
D(m) 0,0265
L2(mm) 1,01
Q (l/h) 1200 1600 2000 2400 2800 3200 3600 4000 4400
h1 629 650 725 750 800 850 900 945 920
h2 605 615 625 635 655 670 680 685 640
h1-h2 (mm) 24 35 100 115 145 180 220 260 280
j12(m) 0,024 0,035 0,1 0,115 0,145 0,18 0,22 0,26 0,28
Q (m3/s) 0,000333333 0,00044444 0,00055556 0,00066667 0,00077778 0,00088889 0,001 0,00111111 0,00122222
v(m/s) 0,604361953 0,80581594 1,00726992 1,20872391 1,41017789 1,61163187 1,81308586 2,01453984 2,21599383
Re 16015,59176 21354,1223 26692,6529 32031,1835 37369,7141 42708,2447 48046,7753 53385,3059 58723,8364
lamda 0,033825211 0,02774724 0,05073782 0,04051978 0,03753563 0,03567503 0,0344516 0,03297958 0,02935246
L/d*(v²/2g) 0,709529945 1,98574717 3,10272996 4,46793114 6,08135071 7,94298869 10,0528451 12,4109198 15,017213

Figure 5: Courbe 𝜆=f(Re)

La vitesse critique : 𝑉𝑐

Pour 𝑅𝑒 > 4200


𝜌𝐷𝑉𝑐 𝜂𝑅𝑒𝑐
> 𝑅𝑒𝑐 ; 𝑉𝑐 >
𝜂 𝜌𝐷

D= 26.5mm = 0.0265m

AN : 𝑉𝑐 =0.15m/s
➢ Conduite L3 :

Pour La conduite L3 le diamètre est faible, donc ce débit est déterminer par la méthode
d’empotage. La méthode d’empotage consiste à mesurer le débit convenable Q<600l/h
. on remplit une bec paire de bécher graduée de volume 2L en mesurant le temps de
remplissage avec un chronomètre et on aura le tableau suivant qui montre une débit
pour le conduite L3
Conduite L3
d(m) 0,0065
L3(m) 0,96
v(m3) 0,002 0,002
t(s) 19,64 19,53
h1(mm) 540 540
h2(mm) 510 520
J(m) 0,025
Q(m3/s) 0,000102
v(m/s) 3,073856416
Re 19980,0667
lamda 0,000351491
L/d*(v²/2g) 71,12561385

Pratiquement on obtient une seul point pour un débit bien déterminée .

La vitesse critique : 𝑉𝑐

Pour 𝑅𝑒 > 4200


𝜌𝐷𝑉𝑐 𝜂𝑅𝑒𝑐
> 𝑅𝑒𝑐 ; 𝑉𝑐 >
𝜂 𝜌𝐷

D=6.5mm=0.0065m

AN : 𝑉𝑐 =0.65m/s

➢ Conduite L4 :
Conduite L4
D(m) 0,0165
L1(m) 0,87
Q (l/h) 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
h1 590 482 670 575 769 700 895
h2 495 332 459 299 410 245 339
h1-h2 (mm) 95 150 211 276 359 455 556
j12(m) 0,095 0,15 0,211 0,276 0,359 0,455 0,556
Q(m3/s) 0,000222222 0,00027778 0,00033333 0,00038889 0,00044444 0,0005 0,00055556
v(m/s) 1,039273172 1,29909146 1,55890976 1,81872805 2,07854634 2,33836464 2,59818293
Re 17148,00734 21435,0092 25722,011 30009,0128 34296,0147 38583,0165 42870,0183
lamda 0,032728633 0,03307314 0,03230756 0,03104826 0,03091995 0,03096354 0,03064778
L/d*(v²/2g) 2,902657126 4,53540176 6,53097853 8,88938745 11,6106285 14,6947017 18,141607
Figure 6 : Courbe 𝜆=f(Re)

La vitesse critique : 𝑉𝑐

Pour 𝑅𝑒 > 4200


𝜌𝐷𝑉𝑐 𝜂𝑅𝑒𝑐
> 𝑅𝑒𝑐 ; 𝑉𝑐 >
𝜂 𝜌𝐷

D = 16.5mm= 0.0165m

AN : 𝑉𝑐 =0.254 m/s

Figure 6 : variation de perte de charge J=f ((L/D)*(v²/2g)) pour L1, L2et L4


Figure 7 : variation de perte de charge J=f (Q) L1, L2et L4

1.2. Détermination de valeur moyenne de 𝜆 graphiquement par le diagramme de


moody :

Théoriquement on peut avoir le coefficient de perte de charge par le diagramme de


Moody.

Pour le conduite 1 avec le diamètre D = 17 mm. On donne 𝜀 = 0.0015mm


𝜀
La rugosité relative de tuyau : = 0.00008
𝐷

𝑅𝑒 = 58253 ➔ 𝜆 = 0.022
𝜀
Pour le conduite L2 avec le diamètre D = 26.5mm, la rugosité relative de tuyau : =
𝐷
0.0000566

𝑅𝑒 = 37370 ➔ 𝜆 = 0.025
𝜀
Pour la conduite L3 de diamètre D = 6.5 mm , la rugosité relative de tuyau : =
𝐷
0.00023
𝑅𝑒 = 19980 ➔ 𝜆 = 0.0265
𝜀
Pour la conduite L4 de diamètre D = 16.5 mm , la rugosité relative de tuyau : =
𝐷
0.00009

𝑅𝑒 = 30009 ➔ 𝜆 = 0.025

1.3. Interprétations :

Pour l’interprétation , on constate que a partir de Re > 4200 pour le régime turbulent ,
𝜆 est constante .

En augmentation de débit Q , le perte de charge ∆𝐻 augmente au fut et au mesure


grace à l’importance et l’augmentation de coefficient de perte de charge 𝜆 .

𝜆 est proportionnel au perte de charge , nombre de reynolds et le débit .

Pour un débit bien déterminé en diminuant le diamètre D , le vitesse d’écoulement


augmente et par conséquent 𝜆 diminue .

On remarque que en déterminant le coefficient de perte de charge 𝜆 lors d’un


écoulement linéaire pratiquement et théoriquement c’est que les 2 méthode donne
presque la même valeur 𝜆 = 0.025 ≅ 0.03
2. Pertes de charges singulières :

C’est le cas pour les singularités comme les vannes dont la perte sert à ajuster le
débit tout en préservant une pression résiduelle, convergente et divergente. On a un
changement de vitesse dans les éléments de tuyauterie et un changement de
direction pour les coudes. La perte de charge singulière est liée à la charge
cinétique de l’écoulement, prise en une section de référence. Elle se calcule par la
relation :

𝑉²
𝐽𝑠 = ∆𝐻𝑠 = 𝐾𝑠
2𝑔

𝐽𝑠 : S’exprime en mètre de colonne d’eau (mCE).

2.1. Résultats de manipulation :


➢ 2 Coude 90° en série :

Coude 90°
D(m) 0,017
Q (l/h) 800 1200 1600 2000 2400 2800 3200 3600
h1 635 665 709 755 785 820 850 895
h2 615 620 625 640 665 700 730 755
h1-h2 (mm) 20 45 84 115 120 120 120 140
j12/2(m) 0,01 0,0225 0,042 0,0575 0,06 0,06 0,06 0,07
Q(m3/s) 0,000222222 0,00033333 0,00044444 0,00055556 0,00066667 0,00077778 0,00088889 0,001
v(m/s) 0,979038481 1,46855772 1,95807696 2,4475962 2,93711544 3,42663468 3,91615392 4,40567317
v²/2g 0,048854044 0,1099216 0,19541618 0,30533778 0,4396864 0,59846204 0,78166471 0,9892944
➢ Coude 45° :

Coude 45°
D(m) 0,017
Q (l/h) 800 1200 1600 2000 2400 2600 2800
h1 625 682 765 875 988 978 982
h2 570 550 515 462 409 279 160
h1-h2 (mm) 55 132 250 413 579 699 822
j12/2(m) 0,0275 0,066 0,125 0,2065 0,2895 0,3495 0,411
Q(m3/s) 0,000222222 0,00033333 0,00044444 0,00055556 0,00066667 0,00072222 0,00077778
v(m/s) 0,979038481 1,46855772 1,95807696 2,4475962 2,93711544 3,18187506 3,42663468
v²/2g 0,048854044 0,1099216 0,19541618 0,30533778 0,4396864 0,51602084 0,59846204
Figure 8 : variation de perte de charge J=f (v²/2g) pour C1 et C2

Le longueur équivalent varie en fonction de l’angle de changement de direction de


l’écoulement et de diamètre et de la forme de géométrie de l’ouverture et où passe
l’eau. La longueur équivalente de 90° atteint le double de celle de 45°.

Donc, la longueur équivalente pour les deux coudes de 90° est d’après l’abaque
suivant :
Donc la longueur équivalente d’un coude 90° est :

Leq=2×27cm=54cm

2.2. interprétations :

les pertes de charges singulières sont plus importantes que les pertes de charges
linéaires . le coefficient de perte de charge singulière varie selon la géométrie de
coude , le diamètre de coude et le changement de section brusque .

les pertes de charges dans le coude 90° est plus importante que celle de coude 45°.

Si 𝜃° augmente K augmente .

Ⅳ Conclusion:
Les pertes de charge représentent la chute de pression totale due aux divers frottements
inévitables .Les pertes de charge sont directement liées à la vitesse du fluide et on
distingue 2 types de perte de charge :
Les pertes de charge linéaires ou régulières qui sont dues aux frottements de l'air sur
les parois des conduits.
Les pertes de charges singulières qui sont dues aux différentes singularités du réseau
(entrées et sorties d'air, coudes, réductions, etc...)
La perte de charge totale est la somme des pertes linéaires et singulières.

Les pertes de charges dépendent de plusieurs paramètres comme la rugosité interne de


la conduite , de type d’écoulement , de la géométrie de conduite et la direction
d’écoulement …

Finalement l’étude de perte de charge nous permet de savoir et de dimensionner les


conduites d’écoulement et pour calculer les caractéristiques des pompes et de
ventilateurs qui provoquent et maintienne l’écoulement de fluide .

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