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---------------------------PREFACE--------------------------

Lors de son discours d’inauguration de l’unité de traitement de


gaz naturel de Ndogpassi, prononcé le 15 novembre 2013, le Chef de
l’Etat a souligné que « L’énergie se situe au cœur de tout processus de
développement. Sans elle, il ne peut y avoir d’industrie,  ni de
transformation de matières premières, et donc, pas d’économie    

moderne. C’est pourquoi, j’ai mis la question de l’énergie au centre de notre politique des Grandes 
Réalisations. Dans cet esprit, le Gouvernement s’est doté d’un plan de développement du secteur
de l’énergie qui prévoit à la fois l’accroissement significatif de la production énergétique,
l’extension des réseaux de distribution et le développement des énergies renouvelables ».

En ces termes, le Chef de l’Etat rappelait l’engagement à combler le déficit énergétique afin
de soutenir la croissance telle qu’envisagée dans la Vision 2035, dont la première phase qui
porte sur la période 2010 – 2020 est déclinée dans le Document de Stratégie pour la Croissance
et l’Emploi. Pour atteindre l’objectif d’une croissance moyenne annuelle de 5,5% sur cette
période, la stratégie s’articule entre autres autour du développement des infrastructures et la
mise en place de politiques incitatives pour les investissements. Outre l’unité de traitement
susmentionnée, l’on peut donc citer comme apport du sous-secteur Eau et Energie, en termes de
réalisations significatives de cette stratégie, la mise en service de la centrale thermique de Yassa
et de la centrale à gaz de Kribi, ainsi que la finalisation des barrages de Lom Pangar, Memve’ele
et Mekin.

Malgré ces nombreuses réalisations et au regard d’un contexte défavorable, la croissance a


connu un léger relâchement. Il s’en suit l’urgence, comme le rappelait le Chef de l’Etat lors de
son discours de fin d’année 2014 : d’« accélérer le rythme de notre croissance ». D’où la mise sur
pied en décembre 2014, d’un plan d’urgence triennal dont la fourniture en énergie reste l’épine
dorsale avec le lancement des projets dits de seconde génération à l’instar de Song Dong,
Menchum, Bini à Warak, etc.

Conformément à l’engagement de l’Etat dans le DSCE, relativement à la mise en place d’une


gouvernance participative, la réalisation de tout ceci doit s’accompagner de la diffusion
systématique des informations sur les actions du Gouvernement. C’est ainsi que le Ministère de
l’Eau et de l’Energie (MINEE) à travers la Cellule du Système National d’Information Energétique
(CSNIE), s’attèle en application de son cahier de charges, à produire régulièrement les documents
statistiques qui regroupent et synthétisent l’information énergétique. Au-delà de la nécessité
d’informer le public et les acteurs des différents secteurs d’activités, il s’agit en effet, de disposer
d’informations fiables et détaillées à même d’orienter objectivement les choix stratégiques et
l’action gouvernementale.
Ainsi, le présent rapport sur la situation énergétique du Cameroun, édition 2015, en est le
principal résultat. Il est le fruit d’un travail d’envergure et présente une analyse pertinente des
données du système énergétique pour la période 2005 – 2014. Il est donc de trouver en ce
précieux document un véritable tableau de bord qui guidera les acteurs du secteur.

Je loue les efforts de tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à son élaboration, en
l’occurrence les Administrations, les entreprises publiques, parapubliques, voire privées et les
divers organismes.

LE MINISTRE DE L’EAU ET DE L’ENERGIE


Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
------------------------AVANT-PROPOS-----------------------

La disponibilité des statistiques détaillées, complètes récentes et fiables est essentielle pour avoir
une idée aussi précise que possible de la situation énergétique d’un pays. C’est dans ce cadre que le
Ministère de l’Eau et de l’Energie (MINEE) à travers la Cellule du Système National d’Information
Energétique (CSNIE) a produit le 6e rapport sur la Situation Energétique du Cameroun.
Intitulé « Situation Energétique du Cameroun » au même titre que le précédent, le nouveau
rapport sur la Situation Energétique du pays présente des sériés de statistiques liées à l’énergie allant
de 2005 à 2014. Ces informations résultent d’une collecte des données nationale selon la
méthodologie recommandée par l’Institut National de la Statistique (INS). Celles-ci ont été par la
suite traitées et sont présentées sous forme de tableaux, de graphiques ou de cartes thématiques dans
le but de relever soit leur évolution, soit leur situation à une date précise. Des analyses pertinentes
sont proposées afin de mieux appréhender les fluctuations liées au secteur de l’énergie.
Ainsi, un aperçu général de ce rapport permet de déduire que la demande en énergie demeure
supérieure à l’offre malgré de nombreuses avancées du domaine. Lesdites avancées figurent dans des
chapitres tels que Electricité où l’on peut constater que la production s’accroit avec la mise en service
de nouvelles infrastructures de production d’énergie électrique ; (centrale à gaz de Kribi, les
centrales du Programme Thermique d’Urgence) ; dans le chapitre Pétrole et Gaz Naturel la
production a été relancée avec la découverte de nouveaux puits (bloc Bolongo, Padouk) ainsi que
l’augmentation de la production du champ Dissoni. Par ailleurs, ce rapport se distingue des
précédentes éditions par des chapitres spécifiques tels que celui consacré au contexte énergétique
national, le chapitre Energie et Environnement relatif aux impacts des activités énergétiques sur
l’environnement, et celui qui met en exergue la corrélation entre énergie et développement. Un
accent particulier a été mis sur le domaine des Energies Renouvelables avec une emphase sur le
potentiel énergétique des sources renouvelables.
En somme, ce document statistique riche et varié donne une vision globale de la situation
énergétique du Cameroun jusqu’en 2014. Une production pérenne dudit rapport permettra
d’évaluer les fluctuations des statistiques de ce domaine. Nous vous invitons donc à découvrir le
nouveau rapport sur la Situation énergétique du Cameroun, édition 2015 en rappelant que vos
remarques enrichissantes contribueront à l’amélioration des éditions futures.

L’Equipe SIE

iv  Avant-propos
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
-------------------------SOMMAIRE--------------------------- 

INTRODUCTION GENERALE ..................................................................................................................................................... 1

CHAPITRE I. PRESENTATION GENERALE DU CAMEROUN ....................................................................................... 4

I.1. SITUATION GEOGRAPHIQUE .................................................................................................................................. 4

I.1.1. Relief ......................................................................................................................................................................... 4

I.1.2. Climat....................................................................................................................................................................... 5

I.1.3. Hydrographie ........................................................................................................................................................ 6

I.2. CONTEXTE ENVIRONNEMENTAL .......................................................................................................................... 6

I.3. SITUATION SOCIO-ECONOMIQUE...................................................................................................................... 7

I.3.1. Situation démographique ................................................................................................................................. 7

I.3.2. Situation économique du Cameroun ........................................................................................................ 10

I.4. CAMEROUN ET AUTRES PAYS DE LA ZONE CEMAC .................................................................................. 16

CHAPITRE II. CONTEXTE ENERGETIQUE DU CAMEROUN ................................................................................ 24

II-1. POLITIQUE ENERGETIQUE ..................................................................................................................................... 24

II-1-1. Place de l’énergie dans la VISION d’émergence à horizon 2035 .................................................. 25

II-1-2. Objectifs du DSCE dans le secteur de l’énergie .................................................................................... 27

II-2. CADRE JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL DU DOMAINE DE L’ENERGIE ........................................... 30

II-2-1. Cadre Juridique ................................................................................................................................................. 30

II-2-2. Cadre Institutionnel......................................................................................................................................... 30

II-3. FLUX ENERGETIQUES ............................................................................................................................................... 31

II-3-1. Production d’énergie primaire .................................................................................................................... 31

II-3-2. TRANSFORMATION D’ENERGIE................................................................................................................. 32

CHAPITRE III. ENERGIE ELECTRIQUE ............................................................................................................................ 35

III-1. CADRE JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL ................................................................................................... 36

III-2. POTENTIEL EN ENERGIE ELECTRIQUE ......................................................................................................... 38

III-3. PRODUCTION D’ENERGIE ELECTRIQUE ..................................................................................................... 39

III-3-1. INFRASTRUCTURES DE PRODUCTION .............................................................................................. 39

III-3-2. PRODUCTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE ..................................................................................... 47

v  Sommaire
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
III-4. TRANSPORT ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE ............................................................. 55

III-4-1. Parc du Réseau de transport et de distribution d’énergie électrique ....................................... 55

III-4-2. Pertes dans le réseau de transport et distribution d’énergie électrique ................................. 59

III-4-3. Infrastructures de transport de l’énergie électrique en projet................................................... 61

III-5. CONSOMMATION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE ...................................................................................... 63

III-5-1. Nombre d’abonnés ...................................................................................................................................... 63

III-5-2. Ventes d’énergie électrique publique .................................................................................................. 64

III-5-3. Consommation nationale d’énergie électrique ................................................................................ 66

III-5-4. Consommation d’énergie électrique dans les différents secteurs ............................................. 68

III-6 TARIFICATION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE ...................................................................................................... 75

CHAPITRE IV. PETROLE ET GAZ NATUREL ................................................................................................................. 79

IV-1. CADRE JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL ................................................................................................... 80

IV-1-1. Cadre juridique ............................................................................................................................................ 80

IV-1-2. Cadre institutionnel .................................................................................................................................... 80

IV-2. RESERVES PETROLIERES ET GAZIERES .......................................................................................................... 83

IV-2-1. Réserves pétrolières .................................................................................................................................... 83

IV-2-2. Réserves Gazières ........................................................................................................................................ 83

IV-3. INFRASTRUCTURES DU SECTEUR PETROLIER ET GAZIER ................................................................... 84

IV-3-1. Infrastructures de raffinage .................................................................................................................... 84

IV-3-2. Infrastructures de stockage ..................................................................................................................... 85

IV-3-3. Infrastructures de transport .................................................................................................................... 86

IV-4. APPROVISIONNEMENT EN PETROLE BRUT ET GAZ NATUREL .......................................................... 87

IV-4-1. APPROVISSIONNEMENT EN PETROLE BRUT ................................................................................... 87

IV-4-2. APPROVISIONNEMENT EN GAZ NATUREL ...................................................................................... 91

IV-5. APPROVISIONNEMENT EN PRODUITS PETROLIERS .............................................................................. 92

IV-5-1. Production nationale des produits pétroliers ................................................................................... 92

IV-5-2. Importations et exportations des produits pétroliers .................................................................... 93

IV-5-3. Soutage maritime......................................................................................................................................... 95

IV-5-4. Transport des produits pétroliers .......................................................................................................... 95

vi  Sommaire
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
IV-6. CONSOMMATION DES PRODUITS PETROLIERS ET DU GAZ NATUREL ....................................... 96

IV-6-1. Mise à la consommation des Produits Pétroliers ............................................................................. 96

IV-6-2. Consommation de gaz naturel ............................................................................................................... 99

IV-7. TARIFICATION........................................................................................................................................................ 99

CHAPITRE V. ENERGIES RENOUVELABLES ..............................................................................................................103

V-1. CADRE JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL ...................................................................................................... 104

V-1-1. Cadre juridique des énergies renouvelables ........................................................................................ 104

V-1-2. Cadre institutionnel des énergies renouvelables................................................................................ 106

V-2. POTENTIEL EN ENERGIES RENOUVELABLES ................................................................................................. 107

V-2-1. Potentiel en biomasse .................................................................................................................................... 107

V-2-2. Potentiel Solaire............................................................................................................................................... 111

V-2-3. Potentiel Eolien ................................................................................................................................................ 113

V-2-4. Potentiel Géothermique ............................................................................................................................... 113

V-2-5. Potentiel en énergie hydraulique ............................................................................................................. 114

V-2-6. Potentiel en déchets ....................................................................................................................................... 114

V-3. LES INFRASTRUCTURES ET LA PRODUCTION D’ENERGIE ...................................................................... 116

V-3-1. Etat des lieux de la valorisation énergétique de la biomasse au Cameroun ............................ 116

V-3-2. Infrastructures et capacités installées d’énergie solaire .................................................................. 120

V-3-3. Infrastructures et la production d’énergie à partir du vent .......................................................... 123

V-3-4. Infrastructures de production d’énergie à partir des ressources hydrauliques ..................... 124

V-4. PROJETS D’INFRASTRUCTURES DE DEVELOPPEMENT DES ENERGIES RENOUVELABLES ......... 125

V-5. FORMATION, RECHERCHE ET INNOVATION DANS LE SECTEUR DES ENERGIES


RENOUVELABLES .................................................................................................................................................................... 128

V-5-1. Formation .......................................................................................................................................................... 128

V-5-2. Recherche dans le secteur des énergies renouvelables .................................................................... 129

CHAPITRE VI. ENERGIE ET ENVIRONNEMENT .......................................................................................................132

VI-1. CADRE JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL ................................................................................................ 132

VI-1-1. Cadre juridique international et national ........................................................................................ 132

VI-1-2. Cadre institutionnel .................................................................................................................................. 134

vii  Sommaire
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
VI-2. EFFETS ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX POTENTIELS CLES LIES AUX ACTIVITES
ENERGETIQUES, SELON LES DIFFERENTES FILIERES ENERGETIQUES................................................................ 134

VI-2-1. Production de l’énergie ........................................................................................................................... 134

VI-2-2. Transport et distribution de l’énergie électrique .......................................................................... 157

VI-3. GESTION DES EFFETS ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX LIES AUX ACTIVITES


ENERGETIQUES ........................................................................................................................................................................ 160

VI-4. PRISE EN COMPTE DES ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX DANS LA MISE EN


ŒUVRE DES POLITIQUES ET STRATEGIES DU SECTEUR DE L’ENERGIE .......................................................... 161

VI-4-1. Forces ............................................................................................................................................................. 161

VI-4-2. Faiblesses ....................................................................................................................................................... 162

CHAPITRE VII. ENERGIE ET DEVELOPPEMENT .........................................................................................................164

VII-1. ENERGIE ET DEVELOPPEMENT SOCIAL ..................................................................................................... 164

VII-2. ENERGIE ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ..................................................................................... 165

VII-3. ENERGIE ET DEVELOPPEMENT DURABLE ................................................................................................ 167

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS…………………………………………………………………….170
BIBLIOGRAPHIE…………………………………………………………………………………………………...…………171
Annexes…………………………………………………………………………………………..…………………………….173

viii  Sommaire
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 

-------------LISTE DES ACRONYMES ET ABREVIATIONS-------------

SIGLES DÉFINITIONS
ADEID Action pour un Développement Equitable Intégré et Durable
AER Agence d'Electrification Rurale
AFRED African Energy Commission
APD Avant-Projet Détaillé
API Agence de Promotion des Investissements
ANAFOR Agence Nationale de Développement des Forêts
ANOR Agence de Normalisation
ARSEL Agence de Régulation du Secteur de l'Electricité
AIE Agence Internationale de l’Energie
BET Bureau d’Etudes Techniques
BCR Béton compacté au rouleau
BT Basse Tension
CNCEDD Commission Nationale Consultative pour l’Environnement et le Développement Durable
CNEEC China National Electric Engineering Corporation
CARPA Conseil d’Appui à la Réalisation des Contrats de Partenariat
COMIFAC Commission des Forêts d’Afrique Centrale
CIE Comité Interministériel de l’Environnement
CIRAD Centre International de Recherche Agronomique pour le Développement
CRE Comité Régionaux de l’Environnement
CSNIE Cellule du Système National d’Information Energétique
DAO Dossier d’Appel d’Offres
DEEE Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques
DERME Direction des Energies Renouvelables et de la Maîtrise de l’Energie
DEG Dispositif d’Etanchéité à l’amont par Géomembrane
DPDC Dibamba Power Development Corporation
DSCE Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi
ECAM 2 2 ème Enquête Camerounaise Auprès des Ménages
ECAM 3 3ème Enquête Camerounaise Auprès des Ménages
EDC Electricity Development Corporation
EDS-MICS Enquête Démographique et de Santé à Indicateurs Multiples
EED Etudes Engineering Développement
EIE Etude d’Impact Environnemental
EIES Etude d’Impact Environnement et Social
END Energie Non Distribuée
ENEO Energy Of Cameroon
ENELCAM Energie Electrique du Cameroun
EnR Energies Renouvelables
FEICOM Fonds Spécial d’Equipement et d’Intervention Intercommunale
FO Fuel Oil
FNEDD Fonds National de l’Environnement et du Développement Durable
GES Gaz à Effet de Serre
GICAM Groupement Inter-patronal du Cameroun

ix  Liste des acronymes et abréviations


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
GIZ Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit
GNL Gaz Naturel Liquéfié
GPL Gaz de Pétrole Liquéfié
GPP Groupement des Producteurs Pétroliers
GRT Gestionnaire du Réseau de Transport
GW Giga Watt
GWh Giga Watt heure
HFO Fuel lourd
HYDRO MEKIN Mekin Hydroelectric Development Corporation
HT Haute Tension
IDH Indice de Développement Humain
INS Institut National de la Statistique
IPC Indice des Prix à la Consommation
IRGM Institut de Recherches Géologiques et Minières
IRENA International Renewable Energy Agency
IUT Institut Universitaire de Technologie
KPDC Kribi Power Development Company
Kv Kilovolts
kWc kilowatt crête
kWh kilowatt heure
LABOGENIE Laboratoire National de Génie Civil
LFO Fuel Léger
MINADER Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural
MINEE Ministère de l'Eau et de l'Energie
MINFI Ministère des Finances
MINFOF Ministère des Forêts et de la Faune
MINEFOP Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle
MINHDU Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain
MINEPDED Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable
MINPOSTEL Ministère des Postes et des Télécommunications
MINEPIA Ministère de l’Elevage de Pêches et des Industries Animales
MINRESI Ministère de l’Enseignement Supérieur
MINESUP Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation
MO Maître d’Ouvrage
MOA Maître d’Ouvrage Assistant
MT Moyenne Tension
MW Méga Watt
ODD Objectif de Développement Durable
OMD Objectifs du Millénaire pour le Développement
ONG Organisation Non Gouvernementale
ORSTOM Office de la Recherche Scientifique d’Outre-Mer
ND Non Disponible
HYSACAM Hygiène et Salubrité du Cameroun
PANERP Plan National Energie pour la Réduction de la Pauvreté
PDSE 2035 Plan de Développement du Secteur de l’Electricité à l’horizon 2035
PDSEN Projet de Développement du Secteur de l’Energie

x  Liste des acronymes et abréviations


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
PDER Plan Directeur de l’Electrification Rurale
P.E.A.C Pool Energétique de l’Afrique Centrale
PGAS Plan de Gestion des Afflux Sociaux
PIB Produit Intérieur Brut
PNDP Programme National de Développement Participatif
PNGE Plan National de Gestion de l’Environnement
PTU Programme Thermique d’Urgence
UA Union Africaine
RE Réseau Est
RGPH Recensement Général de la Population Humaine
RIN Réseau Interconnecté Nord
RIS Réseau Interconnecté Sud
PCI Pouvoir Calorifique Inférieur
PCS Pouvoir Calorifique Supérieur
SABC Société Anonyme des Brasseries du Cameroun
SEMRY Société d’Expansion et de Modernisation de la Riziculture de Yagoua
SFID Société Forestière et Industrielle de Doumé
S.P.V Système Photovoltaïque
SN COCAM Société Nationale de Contreplaqués du Cameroun
SNV Agence Néerlandaise de Développement
SONATREL Société Nationale de Transport de l’Electricité
SONEL Société Nationale d’Electricité
STBK Société Camerounaise de Transformation d’Aluminium
TBEA Tebian Electric Apparatus
VRD Voirie et Réseau Divers
WEC World Energy Commission

xi  Liste des acronymes et abréviations


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
--------------------LISTE DES GRAPHIQUES---------------------

Graphique 1-1 : Poids démographique en 2014 des 10 régions administratives du Cameroun (en %)………...9

Graphique 1-2 : Evolution du taux d’urbanisation du Cameroun de 2005 à 2014 (en %)……………………11

Graphique 1-3 : Evolution du taux de croissance de 2005 à 2014 (en %)…………………………………….11

Graphique 1-4 : Ventilation du PIB réel (base 100 = 2000) par secteur d’activité en 2014 (en %)……….….13

Graphique 1-5 : Evolution du taux d’inflation de 2010 à 2014 (en %)………………………………………14

Graphique 1-6 : Evolution comparée des recettes pétrolières et fiscales par au PIB de 2010 à 2014 (en %)….16

Graphique 1-7 : Ventilation du PIB réel des pays de la zone CEMAC en 2014………………………………..20

Graphique 1-8 : Part des recettes pétrolières dans les recettes budgétaires totales (en %)……………………21

Graphique 1-9 : Production d’électricité publique des pays de la zone CEMAC en 2013 (en %)………………23

Graphique 2-1 : Production d’énergie primaire en 2014 (en %)…………………………………………………..

Graphique 3-1 : Part des capacités des barrages réservoirs hormis Lom Pangar (en %)………………………41

Graphique 3-2 : Evolution des puissances installées des centrales hydroélectriques de 2005 à 2014 (en MW)..43

Graphique 3-3 : Evolution des taux de disponibilité des centrales hydroélectriques de 2005 à 2014 (en %)..44

Graphique 3-4 : Evolution du taux de disponibilité des centrales thermiques hormis celles du PTU de 2005 à
2014 (en %)………………………………………………………………………………………………………46

Graphique 3-5 : Evolution de la puissance installée du parc électrique de 2005 à 2014 (en MW)…………....51

Graphique 3-6 : Puissance installée du parc électrique en 2014 (%)…………………………………………..52

Graphique 3-7 : Evolution de la production d’énergie électrique au Cameroun (en GWh)…………………...54

Graphique 3-8 : Mix de la production d’énergie électrique par source en 2014 (%)………………………….55

Graphique 3-9 : Evolution de la production d’énergie électrique publique par réseau interconnecté de 2005 à
2014 (en GWh)…………………………………………………………………………………………………..56

Graphique 3-10 : Evolution du rendement de production d’énergie électrique publique (en %)……………..57

Graphique 3-11 : Evolution de la longueur du réseau de transport et de distribution de l’énergie électrique


publique par niveau de tension de 2005 à 2014 (en km)……………………………………………………...58

Graphique 3-12 : Evolution du nombre de nouveaux branchements d’énergie électrique publique par région
de 2005 à 2014………………………………………………………………………………………………….60

Graphique 3- 13 : Evolution des pertes de transport et de distribution de l’énergie électrique publique de 2005
à 2014 (en GWh)…………………………………………………………………………………………61

Graphique 3-14 : Evolution du rendement de distribution de l’énergie électrique de 2005 à 2014 (en %)…62

Graphique 3- 15 : Evolution de l’Energie électrique Non Distribuée de 2005 à 2014 (en GWh)…………….63

xii  Liste des graphiques


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Graphique 3- 16 : Evolution du nombre d’abonnés à l’énergie électrique publique par niveau de tension de
2005 à 2014……………………………………………………………………………………………………66
Graphique 3- 17 : Evolution des ventes d’énergie électrique publique par région de 2005 à 2014 (en GWh)……..67

Graphique 3-18 : Evolution des ventes d’énergie électrique publique par niveau de tension de 2005 à 2014
(en GWh)…………………………………………………………………………………………………………68
Graphique 3-19 : Evolution de la consommation d’énergie électrique du Cameroun de 2005 à 2014 (en GWh)…69

Graphique 3-20 : Consommation d’énergie électrique du Cameroun en 2014 (en %)………………………70

Graphique 3-21 : Evolution de la consommation d’énergie électrique dans les différents secteurs.de 2005 à
2014 (en GWh)………………………………………………………………………………………………….71

Graphique 3-22 : Consommation finale d’énergie électrique du secteur industriel en 2014 (en GWh)……72
Graphique 3-23 : Consommation finale d’énergie électrique des industries par niveau de tension (en GWh)……73

Graphique 3-24 : Evolution de la consommation finale d’énergie électrique du secteur résidentiel par niveau
de tension de 2005 à 2014 (en GWh)…………………………………………………………………………73

Graphique 3-25 : Evolution de la consommation d’énergie électrique des autres secteurs de 2005 à 2014 (en
GWh)……………………………………………………………………………………………………………74
Graphique 3-26 : Consommation d’énergie électrique des autres secteurs en 2014 (en %)…………………75

Graphique 3-27 : Proportion des ménages ayant accès à l’énergie électrique selon le milieu de résidence en
2001, 2007 et 2014 (en %)……………………………………………………………………………………..76
Graphique 3- 28 : Evolution du taux d’accès comptable à l’énergie électrique publique de 2005 à 2014 (en %)…76

Graphique 4-1 : Evolution de la production pétrolière de 2005 à 2014 (en millions de barils)……………….90

Graphique 4-2 : Part de la production pétrolière selon les opérateurs en 2014 (en %)………………………..91
Graphique 4-3 : Evolution comparée des exportations et importations de pétrole brut (en milliards de F CFA)……92

Graphique 4-4 : Approvisionnement de la SONARA en pétrole brut en 2014 (en %)………………………….93


Graphique 4-5 : Livraison de la SONARA au marché intérieur et aux pays de la zone CEMAC en 2014 (en TM)….94

Graphique 4-6 : Production des produits pétroliers en 2014 (en tonnes)……………………………………...95

Graphique 4-7 : Répartition des marketers et des stations-service par région en 2014……………………….99

Graphique 4-8 : Evolution du nombre de bouteilles de GPL en circulation par capacité de 2007 à 2014…...100

Graphique 4-9 : Pourcentage des ménages ayant accès au gaz domestique en 2001, 2007 et 2014 (en %)....100

Graphique 4-10 : Evolution des cotations internationales de 2005 à 2014 (en $ US/TM)…………………....101

Graphique 5-1 : Evolution de la production de déchets ménagers de 2008 à 2014 (en tonnes)…………….116

Graphique 5-2 : Evolutions des Gaz à effet de serre émis dans les unités de production d’HYSACAM
(Nkolfoulou à Yaoundé et PK 10 à Douala) de 2010 à 2014(en Tonnes équivalent CO2)………………….118

Graphique 5-3 : Capacités installées en biogaz du Cameroun en 2014 (en m3)……………………………119

xiii  Liste des graphiques


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Graphique 5-4 : Capacités solaires photovoltaïques en kilo Watt crête installées par région pour un total de 1
683,47 Wc en fin 2015………………………………………………………………………………………..123

Graphique 5-5 : Capacités solaires photovoltaïques cumulées de 2009 à 2014 en kilo Watt crête alimentant
les équipements de communication et de télécommunication ………………………………………………...123

Graphique 5-6 : Total annuel de nombre de diplômé dans les filières liées aux énergies renouvelables des
universités publiques…………………………………………………………………………………………....129

Graphique 5-7 : Nombre de publication scientifiques dans le secteur des énergies renouvelables

xiv  Liste des graphiques


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 

-----------------------LISTE DES CARTES-----------------------

Carte 1 : CARTE ADMINISTRATIVE DU CAMEROUN ........................................................................................................ 2


Carte 2 : VENTE ET CONSOMMATION D’ENERGIE ......................................................................................................... 23
Carte 3 : CARTE ELECTRIQUE DU CAMEROUN ................................................................................................................ 34
Carte 4 : STOCKAGE DES PRODUITS PETROLIERS AU CAMEROUN......................................................................... 78
Carte 5 : SCHEMA PETROLIER SIMPLIFIE DU CAMEROUN .......................................................................................... 82
Carte 6 : CARTE DU POTENTIEL EN ENERGIES RENOUVELABLES ........................................................................... 102
Carte 7 : CARTE SOLAIRE DU CAMEROUN. ...................................................................................................................... 112
Carte 8 : CARTOGRAPHIE DE ZONES POTENTIELLES IDENTIFIEES LE LONG DE LA LIGNE VOLCANIQUE
DU CAMEROUN .......................................................................................................................................................................... 113
Carte 9 : ZONE AGRO-INDUSTRIELLE DU CAMEROUN ............................................................................................. 131

xv  Liste des cartes


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 

---------------------LISTE DES TABLEAUX----------------------

Tableau 1-1 : Evolution de la population camerounaise par région de 2005 à 2014(en milliers d’habitants)…8

Tableau 1-2 : Densité de la population camerounaise par région en 2014(en nombre d’habitants/km2)………9

Tableau 1-3 : Evolution du nombre de ménages par région de 2005 à 2014…………………………………10

Tableau 1- 4 : Evolution du taux de croissance économique de 2005 à 2014 (en %)…………………………11

Tableau 1-5 : Evolution du PIB réel (base 100 = 2000) de 2009 à 2014 (en millions de F CFA)………………12

Tableau 1-6 : Evolution de la ventilation du PIB réel (base 100 = 2000) par secteurs d’activité de 2007 à 2014
(en milliards de F CFA)…………………………………………………………………………………………..12

Tableau 1-7 : Evolution de l’Indice des Prix à la Consommation (IPC) (base 100 = 1993) du Cameroun de
2005 à 2014 (en %)………………………………………………………………………………………….….13

Tableau 1-8 : Principaux indicateurs de la pauvreté par milieu de résidence et par Région en 2007 et 2014(en %)..........15

Tableau 1-9 : Evolution des recettes pétrolières de 2005 à 2014 (en milliards de F CFA)……………………..15

Tableau 1-10 : Evolution de la balance commerciale du Cameroun de 2010 à 2014 (en milliards de F CFA)..17

Tableau 1-11 : Evolution de la population des pays de la zone CEMAC de 2005 à 2014 (en milliers)………18

Tableau 1-12 : Indice de Développement Humain (IDH) des pays de la zone CEMAC en 2013……………...18

Tableau 1-13 : Evolution du taux de croissance des pays de la zone CEMAC de 2006 à 2014 (en %)……….19
Tableau 1-14 : Evolution du taux d’inflation des pays de la zone CEMAC de 2011 à 2014 (en %)…………..20

Tableau 1-15 : Place du pétrole dans la zone CEMAC en 2014(Production en millions de tonnes ; croissance et
part en %)……………………………………………………………………………………………………….21
Tableau 1-16 : Evolution de la production d’électricité des pays de la zone CEMAC de 2006 à 2013
(en GWh)…………………………………………………………………………………………………………22

Tableau 2-1 : Prévisions du taux de croissance annuel moyen de la population (en %)……………………….27

Tableau 2-2 : Prévisions de consommation d’énergie par unité de PIB pour la période 2010-2035
(en tep/F CFA)………………...…………………………………………………………………………………...27
Tableau 2-3 : Structure des exportations et des importations de pétrole dans la période 2010-2035 (en %)..27

Tableau 2-4 : Evolution du PIB et du PIB/habitant du Cameroun (en F CFA/habitant)…………………….….28

Tableau 2-5 : Quelques indicateurs énergétiques en 2010 et leurs perspectives en 2020……………….…..29

Tableau 2-6 : Liste des projets énergétiques à réaliser à long et moyen terme………………………………..30

Tableau 2-7 : Conversion de la production d’énergie primaire (en unité physique) en TEP…………………32

Tableau 2-8 : Transformation du pétrole brut en produits pétroliers en 2014……………………………….33

Tableau 2-9 : Evolution de la consommation des combustibles pour la production d’énergie électrique de 2005
à 2014 …………………………………………………………………………………………………………..34

xvi  Liste des tableaux


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 3-1 : Potentiel sauvage et potentiel équipable du Cameroun…………………………………………39
Tableau 3-2 : Bassins versants camerounais et leurs principaux fleuves……………………………………....40

Tableau 3-3 : Infrastructures de retenue d’eau…………………………………………………………………41

Tableau 3-4 : Volumes d'eau contenues dans les différents barrages-réservoirs utilisés pour la production de
l’énergie électrique de 2005 à 2014 (en millions de m3)……………………………………………………….42

Tableau 3-5 : Evolution des débits des fleuves Sanaga et Bénoué en période de crue et d’étiage au niveau des
centrales hydroélectriques de 2005 à 2014 (en m3/s)…………………………………………………………..43

Tableau 3-6 : Centrales thermiques raccordées aux réseaux électriques………………………………………45

Tableau 3-7 : Taux d’exécution des travaux des principaux projets d’infrastructures de production d’énergie
électrique (en %)…………………………………………………………………………………………………48
Tableau 3-8 : Evolution de la puissance installée du parc électrique par source d’énergie de 2005 à 2014(en MW)..50

Tableau 3-9 : Evolution de la production d’énergie électrique par source d’énergie de 2005 à 2014 (en GWh)..53

Tableau 3-10 : Evolution des longueurs des lignes de transport d’énergie électrique publique par réseau
interconnecté de 2005 à 2014 (en km)………………………………………………………………………..58

Tableau 3-11 : Objectifs quinquennaux et taux de réalisation du nombre de nouveaux branchements……59

Tableau 3-12 : Evolution du nombre de nouveaux branchements de l’énergie électrique publique par régions
de 2005 à 2014…………………………………………………………………………………………………60

Tableau 3-13 : Quelques projets d’infrastructures de transport de l’énergie électrique……………………....64

Tableau 3-14 : Evolution du nombre d’abonnés à l’énergie électrique publique par région de 2005 à 2014..65

Tableau 3-15 : Evolution des ventes d’énergie électrique publique par région de 2005 à 2014 (en GWh)….67

Tableau 3-16 : Evolution de la consommation d’énergie électrique du Cameroun de 2005 à 2014 (en GWh)…...69

Tableau 3-17 : Evolution de la consommation d’énergie électrique du secteur industriel de 2005 à 2014 (en GWh)….72

Tableau 3-18 : Evolution de la consommation d’énergie électrique des autres secteurs de 2005 à 2014 (en GWh)…...…74

Tableau 3-19 : Evolution du prix hors taxes du kWh d’électricité en Basse Tension de 2005 à 2014 (en F CFA)…...77
Tableau 3-20 : Evolution du prix hors taxes du kWh d’électricité en Moyenne Tension de 2005 à 2007 (en F CFA)…...78

Tableau 3-21 : Evolution du prix hors taxes du kWh d’électricité en Moyenne Tension de 2008 à 2014 (en F CFA)…...78

Tableau 4-1 : Evolution des réserves prouvées de pétrole brut de 2006 à 2014(en millions de barils)………85

Tableau 4-2 : Evolution des réserves de Gaz Naturel sur le gisement de Logbaba exploité par Gaz du Cameroun
2006 à 2014 (en mscf)………………………………………………………………………………………….85

Tableau 4-3 : Capacité de stockage des produits pétroliers par la SCDP par dépôt et par zone de desserte en
2015 (m3, excepté le GPL en TM)………………………………………………………………………………87

Tableau 4-4 : Capacité de stockage de la SONARA en 2015 (en m3)…………………………………………88

Tableau 4-5 : Capacités de stockage des nouveaux bacs en cours de construction et qui seront mis en service
en 2016 (en m3)………………………………………………………………………………………………….88

xvii  Liste des tableaux


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 4-6 : Evolution de la production de pétrole brut selon les différents opérateurs de 2005 à 2014 (en
millions de barils)………………………………………………………………………………………………..90
Tableau 4-7 : Evolution du ratio réserves / production pétrolières de 2005 à 2014…………………………...91

Tableau 4-8 : Evolution des importations de pétrole brut selon leur provenance de 2007 à 2014 (en TM)….92

Tableau 4-9 : Evolution du taux de dépendance en pétrole brut de 2007 à 2014 (en %)……………………..92

Tableau 4-10 : Evolution de la production de gaz naturel (en milliards de pieds cubes)………………………93

Tableau 4-11 : Evolution de la livraison de la SONARA au marché intérieur de 2007 à 2014 (en TM)………94

Tableau 4-12 : Evolution de la production des produits pétroliers de 2007 à 2014 (en tonnes)……………....95

Tableau 4-13 : Evolution des importations des produits pétroliers de 2010 à 2014 (en TM)………………….95

Tableau 4-14 : Evolution des exportations des produits pétroliers de 2010 à 2014 (en TM)………………….96

Tableau 4- 15 : Evolution du ratio importations et mise à la consommation de GPL de 2007 à 2014(en %)….96

Tableau 4-16 : Evolution de la quantité de produits pétroliers utilisés pour la vente de soute maritime et
aviation de 2006 à 2014 (en litre)……………………………………………………………………………….97

Tableau 4-17 : Evolution du taux de fraude des produits pétroliers et des gains attribuables au programme de
lutte contre la fraude des produits pétroliers de 2012 à 2014………………………………………………….97

Tableau 4-18 : Evolution de la mise à la consommation des produits pétroliers de 2010 à 2014 (en m3, et GPL
en TM)……………………………………………………………………………………………………………98
Tableau 4-19 : Evolution du nombre de stations-service par région de 2012 à 2014…………………………99

Tableau 4-20 : Evolution des ventes de gaz naturel aux industries de 2012 à 2014 (en mmscf)……………101

Tableau 4-21 : Evolution du cours international du pétrole et taux de change moyen de 2012 à 2014…….101

Tableau 4-22 : Evolution du prix moyen TTC des produits pétroliers à la pompe de 2005 à 2014

(en F CFA/litre, GPL en FCFA/bouteille de 12,5 kg)…………………………………………………..………102


Tableau 4-23 : Evolution des subventions pétrolières en moyenne annuelle de 2008 à 2014………………103
Tableau 4-24 : Evolution de la part des subventions pétrolières dans les recettes de l’Etat de 2008 à 2014(en %)..103

Tableau 5-1 : Potentiel en bois-énergie issu des exploitations forestières…………………………………….110

Tableau 5-2 : Production 2009 et 2010 de quelques cultures (en tonnes)……………………………………111

Tableau 5-3 : Quantité d’animaux en élevage au Cameroun par filière……………………………………....112


Tableau 5-4 : Quelques sites géothermiques au Cameroun…………………………………………………...115
Tableau 5-5 : Quantification des déchets par origine…………………………………………………………117
Tableau 5-6 : Quelques infrastructures éoliennes au Cameroun……………………………………………...124

Tableau 5-7 : Quelques sites de micro hydroélectricité réalisé par ADEID…………………………………...125

Tableau 5-8 : Liste des projets d’infrastructures de développement des énergies renouvelables……………..127

Tableau 6-1 : Sources, effets et enjeux-clés liés à la production énergie hydroélectrique……………………137

xviii  Liste des tableaux


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 6-2 : Sources, effets et enjeux-clés liés à l’installation et à l’exploitation des centrales
thermiques……………………………………………………………………………………………………....140

Tableau 6-3 : Sources, effets et enjeux-clés liés à l’installation et à l’exploitation des centrales thermiques liés à
l’installation et à l’exploitation des produits pétroliers et gaziers en onshore ……………………..………….143

Tableau 6-4 : Sources, effets et enjeux-clés liés à l’installation et à l’exploitation des produits pétroliers et
gaziers en offshore…………………………...……………………………………………………146

Tableau 6-5 : Sources, effets et enjeux clés liés à la production d’énergie à partir de la biomasse……...……149

Tableau 6-6 : Sources, effets et enjeux-clés liés à la production d’énergie à partir l’énergie solaire..………..152

Tableau 6-7 : Sources, effets et enjeux-clés liés à la production d’énergie à partir de l’éolien.………………155

Tableau 6-8 : Sources, effets et enjeux-clés potentiels liés au transport et à la distribution de l’énergie
électrique………………………………………………………………………………………………………..158

Tableau 7-1 : Taux de mortalité infantile et taux d’alphabétisation en 2014………………………………....165


Tableau 7-2 : Contribution des secteurs d’activité à la croissance du PIB réel de 2005 à 2014……………...166
Tableau 7-3 : Nombre d’emplois créés par les projets énergétiques au premier semestre 2014……………..167
Tableau 7-4 : Pourcentage de la population utilisant les combustibles solides (en %)………………………..168
Tableau 7-5 : Evolution du nombre de foyers améliorés distribués…………………………………………...169

xix  Liste des tableaux


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
--------------------EQUIPE DE REDACTION---------------------

Supervision générale : Dr Basile ATANGANA KOUNA


Ministre de l'Eau et de l'Energie

Coordination générale : M. MANAOUDA Malachie


Secrétaire Général du Ministère de l’Eau et de l’Energie

Supervision technique : M. MASSOMA BILLE


Directeur des Energies Renouvelables et de la Maîtrise de l’Energie par Intérim

Coordination technique : Mme NDOKAP Epse EYA Ignès Carinne


Chef de la Cellule du Système National d’Information Energétique

Equipe Technique de Rédaction Consultants


• M. NDIMBA Grégoire Harmand • M. NKUE Valérie
• Mme BANGDANG Yolande Jhislheine • M. PEULEU Jean Désire
• M. NYALEU YATCHIN Abel Clovis • M. ATOKA BELIBI Jean Marie
• M. OBA’A BILO’O Etienne Patrick
• Mme MAKAKO SOH Dolorès Epse JIPGANG
• Mme NGONO MFOMO Typhanie Blandine
• M. BELA Armel Christian
Equipe technique d’appui
• M. NGANSOP AMOUGOU Riccardo B. • Mme LIDJA DJINJA Bertaulide Francine

• Mme WELADJI Thérèse Epse AZANTSA KINGUE

• M. OWONA Serge Dominique • M. NOA AVELE Marcelin Armel


• M. ETOA Elvis
• Mme NDOUMOU MEKONGO Astharie
• M. BABA Mathias
• M. MBALLA ZIBI Jean Marcelin
• M. AWONO ATANGANA Jean Michel
• M. NGONGO Vincent Louis Paul
• M. NGOUBE ESSAMA Léon
• M. NKAMTCHUEN Raphaël
• Mme BINDZI née NTOLO EDIBI Lucie
• M. FOE Gervais Alain Serge
Gaëlle

xx  Equipe de rédaction


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
---------------------------RESUME----------------------------

Situation géographique et potentiel énergétique du pays

Le Cameroun est un pays d’Afrique centrale dont la population en fin 2014 atteignait les
21,6 millions d’habitants sur une superficie de 475 650 km2. Il est situé entre le 2e et le 13e degré de
latitude Nord et entre le 8e et le 16e degré de longitude Est. Cette localisation géographique explique
la variété et la richesse de son paysage, de son relief, de son climat et de son hydrographie. C’est
grâce à cette dernière que le Cameroun est classé deuxième potentiel hydraulique d’Afrique sub-
saharienne (19,71 GW de potentiel hydroélectrique équipable). Il possède plus de 22 millions
d’hectares de forêt, et un ensoleillement abondant avec une irradiation stable et constante de valeur
moyenne 4,9 kWh/m2. De plus, le bassin sédimentaire de Rio Del Rey et celui de Kribi Douala Campo
regorge d’hydrocarbures avec des réserves en pétrole brut estimées à 221,86 millions de barils et en
gaz naturel de 154 milliards de mètres cubes en 2014. L’exploitation de ces ressources énergétiques
est planifiée à travers plusieurs documents stratégiques.

Politique énergétique du Cameroun

La politique énergétique du Cameroun vise entre autres trois grands défis à savoir :

- assurer une fourniture énergétique suffisante, efficace, fiable et propre ;


- développer et garantir l’accès aux services énergétiques modernes sur le long terme ;
- faire de l’énergie un atout de l’industrie camerounaise dans la compétition industrielle
mondiale.

Cette politique s’articule autour de la relance et l’accélération du développement du


patrimoine énergétique national, avec la diversification des sources d’approvisionnement et le
respect de l’environnement.

Elle découle de la VISION 2035 et du Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi


(DSCE 2010-2020), et s’opérationnalise à travers les documents de planification sectorielle : le Plan
de Développement du Secteur de l’Electricité à l’horizon 2035 ; la stratégie de promotion de l’accès
et de l’utilisation du gaz domestique au Cameroun ; le Plan Directeur d’Electrification Rural et le
Plan d’Urgence Triennal (2015-2017).

Cette politique s’implémente à travers un cadre juridique et institutionnel adéquat qui met
en avant la libéralisation des différents secteurs.

xxi  Résumé
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Cadre juridique et institutionnel évolutif adaptée aux ambitions du Cameroun

Dans le secteur de l’énergie électrique, grâce à la libéralisation consacrée par la Loi de 98 et


renforcée par celle de 2011, la production et la distribution ne sont plus l’apanage d’une seule
entreprise ; et la création de la Société Nationale de Transport d’Electricité (SONATREL) vient
faciliter l’installation de nouveaux opérateurs dans cette activité.

Dans le secteur des hydrocarbures régi principalement par le code pétrolier et le code gazier
ainsi que leurs textes d’application subséquents, la participation des structures privées dans tous
les segments de l’activité à l’exception du raffinage est effective.

Au sujet de la maitrise de l’énergie qui combine énergies renouvelables et efficacité


énergétique les textes juridiques sont en cours de préparation. Et déjà, pour le développement
des énergies renouvelables, plusieurs mesures incitatives sont prévues par la réglementation en
vigueur. Au-delà des exonérations de TVA sur les équipements d’énergies renouvelables
prescrites par la Loi des finances depuis 2012, la nouvelle Loi N°2013/004 du 18 avril 2013
fixant les incitations à l’investissement privé en République du Cameroun est plus stimulante
pour le développement avec des possibilités d’exonération de droit de douanes.

A la faveur d’une architecture juridique et institutionnelle adaptée, la production


énergétique croît.

Production énergétique en plein développement

Les hydrocarbures ont connu une évolution notable en 2014 : les réserves pétrolières ont
crû de 53,32% depuis 2009 ; la production de pétrole brut est passée de 21,61 millions de barils
en 2011 à 27,50 millions de barils. L’exploitation des champs gaziers a débuté en novembre
2013 avec 10,81 milliards de pieds cubes produits en 2014. Le nombre de stations-service a
évolué de 8,7% passant de 563 en 2012 à 612 en 2014. Il en est de même pour les capacités de
stockage de la SCDP et des capacités de raffinage de la SONARA en cours d’accroissement. La
fraude des produits pétroliers quant à elle, a été considérablement jugulée passant de 32% avant
2012 à environ 5% en 2014.

Mais le Cameroun est toujours très dépendant des importations : en moyenne 80% de la
quantité de GPL mise à la consommation par la SCDP est importée et en 2014 les importations
des produits pétroliers représentaient près d’un tiers de la production de la SONARA.

xxii  Résumé
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Concernant l’énergie électrique, la production totale en 2014 a été estimée à 7 688,45 GWh
avec les proportions suivantes : 57,56% d’hydroélectricité, 21,6% de thermique publique,
20,79% d’autoproduction thermique (onshore et offshore) et 0,06% d’énergies renouvelables.

En particulier l’électricité publique a émis au réseau national 6 084,7 GWh en 2014. De


plus, elle a connu un accroissement de la longueur de son réseau transport de 15,43% entre
2010 et 2014. La longueur du réseau de distribution quant à elle, a accru de 30,57% au cours de
la même période. L’énergie non distribuée n’a représenté que 1,2% de l’énergie électrique
publique produite en 2014.

Les énergies renouvelables ne sont pas en reste. Une évolution très appréciable a été
enregistrée dans le domaine du solaire passant de 0,18 MWc de capacité totale installée en 2009
à 1,75 MWc en fin 2014. L’existence des capacités installées, bien que négligeables, en micro
hydroélectricité et en éolienne témoignent tout de même d’un probable savoir faire camerounais
en la matière.

Plusieurs grands projets d’infrastructures sont en cours

Dans le secteur de l’énergie électrique :

- Les projets de première génération à savoir Lom Pangar (30 MW avec un réservoir de
6 milliards de mètre cubes d’eau), Memve’élé (201 MW) et Mékin (15 MW) sont en cours de
construction ;

- Ceux de seconde génération sont en cours d’études notamment : Bini à Warak (75 MW),
Nachtigal (420 MW), Song Dong (270 MW), Menchum (72 MW) ainsi que la construction
des ouvrages de desserte et de bouclage de la ville de Yaoundé, le renforcement et la
stabilisation du réseau électrique de la ville de Douala, etc.

Dans le secteur des produits pétroliers :

- Extension et de modernisation des unités de production de la Société Nationale de


Raffinage (SONARA) avec pour objectif de faire passer sa capacité de traitement de
2,1 millions de tonnes à 3,5 millions de tonnes par an, avec une logistique de stockage de
produits finis conséquente ;

- Valorisation du gaz naturel par la réalisation d’une part, du projet d’installation et


d’exploitation d’une usine flottante de liquéfaction du gaz naturel qui permettra de
produire à l’horizon 2017 près de 1,2 milliards de pieds cubes, 30 000 TM de GPL et
5 000 barils de pétrole brut ; d’autre part du projet de construction et d’exploitation de

xxiii  Résumé
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
plusieurs usines de liquéfaction du gaz naturel afin de le convertir en gasoil et autres
carburants destinés au marché local ;
- Construction d’un pipeline entre les villes de Limbé et Yaoundé via Douala et Edéa.

Dans le secteur des énergies renouvelables :

- Electrification de 166 localités rurales non connectées au réseau national dont les
capacités nominales seront de 15kW, 30kW, 80kW, 150kW et 200kW pour une capacité
totale de 11,2 MW ;

- Construction d’une unité de production d’énergie éolienne de 40 MW extensible à 80 MW


sur les hauteurs des Monts Bamboutos dans la région de l’Ouest ;

- Le projet de construction d’une petite centrale hydroélectrique de 2,9 MW à Rumpi dans la


région du Sud-Ouest Cameroun.

xxiv  Résumé
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
INTRODUCTION GENERALE
L’année 2015 a été marquée par le ralentissement de la croissance mondiale, la baisse drastique
du cours international du pétrole et la tenue de la 21ème Conférence des Nations Unies sur les
changements climatiques.

Malgré ce ralentissement de l’économie mondiale, aussi observé en 2014, le Cameroun a atteint


un taux de croissance de 5,9%. Cette tendance haussière amorcée depuis 2009 trouve son origine dans
la résilience de l’économie camerounaise et dans la mise en œuvre des grands projets structurants,
notamment les projets énergétiques de première génération (barrages hydroélectriques de Lom
Pangar, Memve’ele, Mekin, etc.)

Cette sixième édition du rapport sur la situation énergétique du Cameroun présente le contexte
énergétique national, l’approvisionnement en énergie, les infrastructures de production d’énergie et
la promotion des sources d’énergies propres. Il met également l’accent sur les actions menées par
l’Etat du Cameroun pour accroître les capacités énergétiques du pays. Ainsi, s’agissant de la
production nationale d’électricité publique, elle a connu une hausse de 19 % entre 2012 et 2014
grâce à la mise en service des centrales du Programme Thermique d’Urgence (100 MW) en 2012 et
de la centrale à gaz de Kribi (216 MW) en 2013. De même, l’on observe une évolution des réserves
prouvées de pétrole brut estimées à 221,86 millions de barils en 2014 contre 144,7 en 2009. Mais
malgré cette évolution des réserves pétrolières, le Gouvernement s’est attelé à réduire la dépendance
de l’économie camerounaise vis-à-vis du pétrole en la diversifiant comme l’atteste certains
indicateurs tels que l’évolution du PIB pétrolier et non pétrolier pour la période 2008-2020.

Cette édition du rapport compte sept (07) chapitres :


 Les deux premiers présentent le Cameroun sur les plans géographique et socio-économique
d’une part, puis énergétique d’autre part. On y trouve notamment des indicateurs conjoints à
l’énergie et à l’économie ainsi qu’une présentation de la politique énergétique du pays telle
que formulée dans les différents documents de stratégie ;

 Les trois chapitres suivants traitent globalement des différentes formes d’énergies (électricité,
pétrole et gaz naturel et énergies renouvelables). Ils contiennent des indicateurs relatifs au
potentiel, à la production, à l’approvisionnement, au transport, à la distribution, à la
consommation et à la tarification ;

 Le chapitre 6, intitulé énergie et environnement révèle l’impact environnemental lié à


l’activité énergétique ;

 Le dernier chapitre, Energie et développement, met en exergue la corrélation entre l’énergie


et le développement du pays.

1  Introduction générale
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Carte 1 : CARTE ADMINISTRATIVE DU CAMEROUN

Présentation générale du Cameroun



 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 

Présentation générale du Cameroun



 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 

CHAPITRE I. PRESENTATION GENERALE DU CAMEROUN

I.1. SITUATION GEOGRAPHIQUE

Au cœur du Golfe de Guinée, le Cameroun fait


la jonction entre l’Afrique centrale et l’Afrique
occidentale. Sa situation géographique, entre le 2e et le
13e degré de latitude Nord et entre le 8e et le 16e degré
de longitude Est, explique la variété de son paysage,
son relief, son climat et son hydrographie. Cette
variété lui vaut l’appellation d’Afrique en miniature.
D’une superficie de 475 650 km2, le Cameroun est
bordé à l’Ouest par le Nigeria, au Nord par le Tchad, à
l’Est par la République Centrafricaine, au Sud par la
République du Congo, le Gabon et la Guinée
Equatoriale. Il dispose au Sud-ouest d’un accès à
  l’Océan Atlantique.

I.1.1. Relief
 

Le Cameroun a un relief contrasté formé de plateaux et de hautes terres inégalement réparties


ceinturées de plaines étroites. Les hautes terres sont constituées de trois ensembles :

 les Monts Mandara qui culminent à 900 mètres d’altitude. Leurs inselbergs et leurs culots de
laves exhumés offrent un paysage pittoresque ;
 le plateau de l’Adamaoua, immense bloc de socle soulevé atteignant 1 100 mètres d’altitude,
forme au centre du pays une charnière qui domine les plaines du Nord. Il descend graduellement
vers le plateau Sud-camerounais ;
 les hautes terres de l’Ouest sont formées de plateaux étagés dont l’altitude varie entre 1 200 et
1 800 mètres et de chaînes montagneuses prenant naissance sur la côte Atlantique. Les principaux
sommets sont surtout des massifs volcaniques comme le Mont Cameroun (4 100 mètres), le Mont
Manengouba (2 396 mètres), les Monts Bamboutos (2 740 mètres) et le Mont Oku (3 008 mètres).
Ces deux derniers forment la dorsale camerounaise.

Le plateau Sud Camerounais dont l’altitude varie entre 650 et 900 mètres, couvre environ le tiers
de la superficie totale du pays.

Présentation générale du Cameroun



 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
I.1.2. Climat
Le Cameroun se divise en huit (08) zones climatiques1, comme suit :

a. Climat équatorial (en dessous du parallèle 5°30N) :

i. Climat équatorial, à quatre saisons bien marquées (grande saison sèche, petite saison de
pluies, petite saison sèche, grande saison de pluies). Il recouvre la partie du territoire
limitée au Sud et l’Est par les frontières avec le Gabon, le Congo et la République
Centrafricaine, au Nord par la ligne de parallèle 3°45N) et à l’Ouest par une ligne de
longitude 10°30E). La température annuelle moyenne est de 25°C d’amplitude 2°4 ;

ii. Climat équatorial type côtier Sud, à quatre saisons, beaucoup plus humide et à
abondantes précipitations. Il recouvre les zones situées entre les zones de climat
équatorial et la frontière avec l’Océan Atlantique. La température annuelle moyenne est
de 25°C d’amplitude 2°4 ;

iii. Climat équatorial type côtier Nord, à deux saisons. Il s’étend au Sud de la limite
supérieure de la zone de climat équatorial type côtier Sud, et longe l’Océan Atlantique
sur une largeur d’environ 1° jusqu’à jouxter la frontière Sud-ouest avec le Nigéria. La
température annuelle moyenne est de 26°C d’amplitude 2°8 ;

iv. Climat tropical et équatorial de transition. Il recouvre la zone limitée au Sud par celle de
climat équatorial, à l’Est par la frontière avec la République Centrafricaine, au Nord par
le parallèle 5°30N, et à l’Ouest par la ligne parallèle à la frontière Nord-Ouest d’écart
1°20. La température annuelle moyenne est de 25°C d’amplitude 2°4.

b. Climat tropical (au dessus du parallèle 5°30N) à deux saisons :

i. Climat tropical des montagnes de l’Ouest, à deux saisons. Il recouvre la zone située entre
celles de climat équatorial type côtier Nord (au Sud) et de transition (à l’Est), et la
frontière Nord-Ouest avec le Nigéria. Ce climat est caractérisé par des températures
nettement plus basses que dans le reste du pays et par une influence océanique se
traduisant par d’importantes précipitations. C’est un régime tropical très humide avec
une saison sèche de 3 mois. La température annuelle moyenne est de 21°C d’amplitude
2°2 ;

ii. Climat tropical d’altitude de l’Adamaoua, à deux saisons. Il recouvre toute la zone de la
région de l’Adamaoua qui borde à l’Est et à l’Ouest la République Centrafricaine et le
Nigéria, limitée au Sud par le parallèle 5°30N et au Nord par une ligne incurvée

                                                            
1
Olivry J. C., 1986, Fleuves et rivières du Cameroun, MESRES-ORSTOM, Paris.
Présentation générale du Cameroun

 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
comprise entre les parallèles 8°N et 9°N. Il est caractérisé par un régime thermique
d’altitude moyenne de 1000 m et des précipitations encore abondantes. C’est un régime
tropical humide avec une saison sèche d’au moins quatre (04) mois et une température
moyenne de 28°C d’amplitude 6°4 ;

iii. Climat tropical. Il s’étend dans le bassin de la Bénoué : zone comprise entre la région de
l’Adamaoua et la ligne incurvée de parallèle 10°N. Il est caractérisé par une hauteur
annuelle de précipitations supérieures à 900 mm, des températures moyennes plus
élevées que dans le climat précédent. La température annuelle moyenne est de 28°C
d’amplitude 6°4 ;

iv. Climat tropical sec à tendance sahélienne. il recouvre le reste du territoire situé entre
celui du climat précédent et le Lac Tchad. Il est marqué par des précipitations annuelles
qui varient de 400 – 900 mm, une saison sèche de 7 mois et la température annuelle
moyenne qui atteint 28°C, d’amplitude 7°7.

I.1.3. Hydrographie

De part et d’autre du plateau de l’Adamaoua, la dorsale camerounaise a créé deux grands


domaines hydrographiques :

 au Sud, les bassins hydrographiques de l’Atlantique et du Congo. Le bassin de l’Atlantique est le


plus étendu. Il reçoit la Sanaga (918 km), le Nyong (800 km), le Ntem, le Moungo et le Wouri. Le
bassin du Congo comprend principalement la Ngoko (120 km), la Sangha (621,6 km à Ouesso) ;
 au Nord, les bassins du Niger et du Lac Tchad. Le principal affluent du bassin du Niger est la
Bénoué (1 400 km, dont 350 km en territoire camerounais). Il transfert en moyenne 5,5
milliards de mètres cube d’eau par an. Le bassin du Lac Tchad est le moins étendu.

I.2. CONTEXTE ENVIRONNEMENTAL

Le Cameroun possède une grande diversité faunique et floristique. Sa végétation offre un


condensé de toute la végétation africaine intertropicale, depuis la forêt dense humide au sud, en
passant par les savanes boisées du centre, jusqu'aux steppes du Cameroun septentrional et aux forêts
et prairies montagnardes à l'ouest. Les différentes régions qui constituent le pays sont comprises dans
cinq grandes zones agro-écologiques que sont : la zone soudano-sahélienne, la zone des hautes
savanes, la zone des hauts plateaux ; la zone forestière bi-modale et la zone forestière mono-modale.
On y trouve au total plus de 8 000 espèces de plantes supérieures, appartenant à 1 800 genres et 230
familles. On estime à plus de 150 le nombre d’espèces endémiques. Pour ce qui est de la faune, le
nombre d’espèces de mammifères est estimé à 250 environ dont 40 sont identifiées comme menacées
d’extinction, vulnérables ou gravement menacées. On évalue à 542 le nombre d’espèces de poissons, à
Présentation générale du Cameroun

 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
850 le nombre d’espèces d’oiseaux et 330 le nombre d’espèces de reptiles. Ainsi, les principaux
problèmes environnementaux liés aux activités énergétiques, à considérer dans ces grandes zones
sont : l’érosion des sols, la dégradation et la pollution des écosystèmes (des milieux terrestre et
aquatique), la biodiversité et l’appauvrissement floristique et faunique, la perturbation des régimes
hydriques.

I.3. SITUATION SOCIO-ECONOMIQUE


I.3.1. Situation démographique

Evaluée respectivement à 10 493 655 habitants et à 17 463 836 habitants lors des deux derniers
recensements démographiques de 1987 et 2005, la population camerounaise a franchi le cap de
20 000 000 d’habitants en 2011. Elle a été estimée à 21 657 488 individus en 2014 et est composée
d’environ 51% de femmes, soit un sex ratio de 98 hommes pour 100 femmes.

Tableau 1-6 : Evolution de la population camerounaise par région de 2005 à 2014(en milliers d’habitants)
Année
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Libellé

Adamaoua 884 905 936 967 999 1 032 1 065 1 098 1 132 1 166

Centre 3 098 3 164 3 264 3 367 3 472 3 580 3 691 3 804 3 920 4 038

dont Yaoundé 1 818 1 936 2 020 2 105 2 193 2 283 2 375 2 469 2 566 2 665

Est 772 777 784 792 799 805 812 818 824 830

Extrême-Nord 3 112 3 170 3 257 3 346 3 435 3 526 3 617 3 710 3 803 3 898

Littoral 2 510 2 566 2 651 2 736 2 822 2 909 2 997 3 085 3 174 3 264

dont Douala 1 907 1 986 2 069 2 152 2 237 2 323 2 409 2 498 2 587 2 677

Nord 1 688 1 750 1 840 1 926 2 010 2 090 2 167 2 241 2 311 2 378

Nord-Ouest 1 729 1 738 1 754 1 773 1 793 1 817 1 842 1 870 1 901 1 933

Ouest 1 720 1 728 1 742 1 758 1 776 1 795 1 817 1 842 1 865 1 893

Sud 635 645 659 673 686 698 710 721 731 741

Sud-Ouest 1 316 1 324 1 337 1 354 1 373 1 396 1 421 1 450 1 481 1 516

CAMEROUN 17 464 17 767 18 225 18 691 19 166 19 648 20 139 20 639 21 143 21 657

Source : BUCREP (3e RGPH, Volume III – Tome 3 : Projections démographiques)

En ce qui concerne la distribution spatiale de la population, il existe une répartition très


inéquitable entre les régions administratives telle que présentée dans le graphique 1-1. En effet, une
ventilation par région fait ressortir que les trois régions les plus peuplées sont respectivement les
Présentation générale du Cameroun

 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
régions du
u Centre (19
9%), de l’Ex
xtrême-Nord
d (18%) et du Littoral (15%). Par contre cellles qui sontt
faiblement peuplées soont : la régioon de l’Est (4%)
( et cellee du Sud (3%
%). Parmi lees trois régioons les pluss
peuplées, deux
d doiven
nt leur positiion à l’impllantation d’u
une métropoole nationalle. Il s’agit de
d la région
n
du Centre qui abrite la
l ville de Yaoundé
Y (caapitale politique et adm
ministrative du Camerooun) dont laa
population
n représente 66% de la population
p t
totale de la région
r en 20
014, et de laa région du Littoral quii
abrite la ville de Douaala (capitale économiqu
ue du Camerroun) dont la
l population représente 82% de laa
population
n totale de laa région en 2014.
2

Graphique 1-1 : Poids démographiq


d que en 2014
4 des 10 régiions adminisstratives du C
Cameroun (een %)

Sud Sud-Ouest Adamaoua Centre


Ouest
3% 7% 5% 19%
9%

Nord
d-Ouest Est
9% 4%

Nord
d
11% Littoral Ex
xtrême-Nord
15% 18%
e
Source : BUC
CREP (3 RGPH, Volume
V III – Tom
me 3 : Projection
ns démographiq
ques) et calculs (MINEE)

L’inégaale distributtion de la poopulation, coombinée à celle


c portantt sur l’étend
due des régioons, conduitt
à des densités très variiables.

Tableau 1-7
7 : Densité de la populatiion camerou
unaise par réégion en 201
14(en nombree d’habitants/k
/km2)
A
Année
N
Nombre d’hab
bitants Superficie Densité
Libellé

Adamaouaa 1 166 246 63 701 18,31


Centre 4 038 347 68 953 58,57
Est 830 039
9 109 002 7,61
Extrême- Nord
N 3 897 577 34 263 113,75
Littoral 3 264 328 20 248 161,22
Nord 2 378 489 66 090 35,99
Nord-Ouesst 1 933 358 17 300 111,75
Ouest 1 892 545 13 892 136,23
Sud 740 671
1 47 191 15,70
Sud-Ouest 1 515 888 25 410 59,66

CAMEROU
UN 21 657 48
88 466 0502 46,47
e
Source : BUCREEP (3 RGPH, Voolume III – Tomee 3 : Projections démographiquees et Rapport de présentation dees résultats défin
nitifs)

                                                            
2
La superficie tootale du Camerou 50 km2, dont 466
un est de 475 65 6 050 km2 de sup
perficie continenttale et 9 600 km2 de superficie maritime
m (source :
BUCREP, RGPH, page 8)
Présentation générale
gé du Cam
meroun

 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Lors du RGPH 2005, la densité de la population camerounaise se situait à 37,5 habitants au km2,
contre 46,5 en 2014. Par ailleurs, elle montre clairement le déséquilibre existant dans la répartition
géographique de la population sur le territoire national. En effet, le poids de la superficie couverte par
la région de l’Est représente 23,4% de la superficie totale avec un poids démographique de 3,8%. Par
contre la région de l’Extrême-Nord qui ne représente que 7,4% de la superficie totale a un poids
démographique de 18,0%.

Tableau 1-8 : Evolution du nombre de ménages par région de 2005 à 2014


Année
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Libellé

Adamaoua 150 873 154 457 159 748 165 039 170 500 176 132 181 764 187 397 193 199 199 002

Centre 650 899 664 766 685 776 707 417 729 478 752 169 775 490 799 232 823 604 848 396

Est 146 938 147 890 149 222 150 745 152 077 153 219 154 551 155 693 156 835 157 977

Extrême- Nord 501 340 510 684 524 699 539 037 553 375 568 035 582 695 597 677 612 659 627 964

Littoral 576 788 589 657 609 189 628 722 648 484 668 477 688 699 708 921 729 373 750 054

Nord 282 992 293 386 308 475 322 893 336 975 350 387 363 296 375 702 387 438 398 670

Nord Ouest 305 219 306 808 309 632 312 986 316 517 320 754 325 167 330 110 335 582 341 231

Ouest 348 981 350 604 353 445 356 691 360 343 364 198 368 662 373 734 378 401 384 082

Sud 153 639 156 059 159 446 162 833 165 979 168 882 171 785 174 447 176 866 179 286

Sud Ouest 281 677 283 389 286 172 289 811 293 877 298 800 304 151 310 358 316 994 324 485

CAMEROUN 3 399 346 3 457 699 3 545 804 3 636 173 3 727 605 3 821 052 3 916 261 4 013 271 4 110 951 4 211 147

Source : BUCREP (3e RGPH : Rapport de présentation des résultats définitifs), Calculs (MINEE, 2006-20143)

En 2005, le nombre de ménages recensés était de 3 399 346. Il a été estimé à près de 4 211 147
en 2014. Tout comme la population, les régions qui regroupent le plus grand nombre de ménages sont
respectivement le Centre (848 396), le Littoral (750 054) et l’Extrême-Nord (627 964).

En se basant sur les hypothèses faites par le BUCREP, plus de la moitié de la population
camerounaise vivrait en zone urbaine, soit un taux d’urbanisation supérieur à 50% (avec 54,6% en
2014).

                                                            
3
Estimations faites à partir de l’hypothèse selon laquelle la taille moyenne des ménages des régions est restée stable entre 2005 et
2014
Présentation générale du Cameroun

 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
05 à 2014 (een %)
Graphique 1-2 : Evolutiion du taux d’urbanisatiion du Cameeroun de 200

56
5
54,6
54 53,6
52,3 54,1
53
52 50,9
9
51,7
50 49,3
50,2
48 48,8

46

005 2006 2007 2008


20 8 2009 2010 2011 2012
2 2013 2014

Source : BUCREEP

I.3.2. Situ
uation écon
nomique du
d Camerooun
En 2009, le Gouvvernement élabore les documentss de référen
nce tels quee la Vision 2035 et lee
Document de Stratégiee pour la Croissance
C e l’Emploi (DSCE)
et ( où figurent
f les objectifs dee croissancee
économiqu nts. La fin d’année 2014 a été marrquée par lee
ue ainsi que les indicateeurs sectorieels y afféren
lancement du plan d’u
urgence trien
nnal qui vise à mettre l’’accent sur les
l secteurs porteurs dee croissance..
L’objectif étant d’avoirr dans les prochaines an
nnées un tau
ux de croissaance à deux
x chiffres.

Tableau 1- 9 : Evolution
n du taux dee croissance économique
é de 2005 à 2014
2 (en %)

An
nnée 200
05 2006 2007 2008 20
009 2010
0 2011 2012 20
013 2014
4
Libellé
Taux de croiissance
2,3 3,2 3,3 2,9 1,9 3,3
3 4,1 4,6 5,6 5,9
9
effectif
Taux de croiissance
2,9 2,4
2 3,1 4,8 5,3 6,1 6,1
1
prévu
Source : INS (C
Comptes Nationaaux provisoires 2014),
2 MINEPAT
T (DSCE)

Graphique 1-3 : Evolutiion du taux de croissancce de 2005 à 2014 (en %)

005
20 2006 2007 2008
8 2009 20
010 2011 2012 2013
3 2014

Taux de
d croissance effectif Taux de croissance
c préévu

Source : INS (C
Comptes Nationaaux provisoires 2014),
2 MINEPAT
T (DSCE)

Présentation générale
gé du Cam
meroun
10 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
L’économie camerounaise gagne 0,3 point de croissance de plus en 2014 par rapport à l’année
précédente. En effet, le taux de croissance s’établit à 5,9% en 2014 contre 5,6% en 2013. Cette
croissance permet de se rapprocher des objectifs fixés dans le DSCE (6,1% en 2014). Toutefois, il
convient de relever un léger relâchement du rythme de la tendance haussière observée depuis 2010.
En effet, le taux de croissance a augmenté respectivement de 0,8 point et 0,9 point entre 2010 et 2011
et entre 2012 et 2013, mais seulement de 0,3 point entre 2013 et 2014.

Tableau 1-10 : Evolution du PIB réel (base 100 = 2000) de 2009 à 2014 (en millions de F CFA)
Année
2009 2010 2011 2012 2013 2014
Libellé

PIB réel 8 866,8 9 156,7 9 535,8 9 973,4 10 528,1 11 152,1

dont PIB pétrolier 421,4 368,4 341,5 353,6 383,6 436,7

Source : INS

La croissance hors pétrole reste vigoureuse. Elle se situe à 5,6% en 2014 contre 5,4% en 2013 et
4,6% en 2012. D’après le DSCE, le taux de croissance annuel du PIB non pétrolier est projeté à 5,7% en
moyenne annuelle sur la période 2010-2020 contre 4% au cours des dix dernières années, soit un
gain de 1,7 point de croissance.

Tableau 1-6 : Evolution de la ventilation du PIB réel (base 100 = 2000) par secteurs d’activité de 2007 à
2014 (en milliards de F CFA)
Année
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Libellé

Secteur primaire 1761,46 1854,72 1906,6 2 020,9 2 084,2 2 139,5 2 217,7 2 321,0

Secteur secondaire 2237,62 2251,72 2208,1 2 219,4 2 254,0 2 363,7 2 497,7 2 667,4

Dont la branche
d’activité
63,7 67,3 66,9 69,5 72,0 71,9 78,2 86,5
« Electricité, gaz et
eau »
Dont la branche
« Extraction 496,8 487,7 421,40 368,4 341,5 353,6 383,6 436,7
d’hydrocarbures
Secteur tertiaire 3047,9 3113,89 3187,3 3 339,6 3 534,9 3 727,3 3 963,9 4 174,7

Impôts et taxes nets


639,81 678,11 711,00 714,0 762,1 790,2 848,6 923,0
des subventions
Source : INS (Comptes nationaux)

En 2014, la structure du PIB montre, comme les années précédentes, une prédominance du
secteur tertiaire (46%), suivi du secteur secondaire (29%) et enfin du secteur primaire (25%).

Présentation générale du Cameroun


11 
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Cependant la contribu
ution relativve du secteeur secondaaire reste im
mportante (2
27%) par rapport
r aux
x
autres secteeurs comparrativement à son poids.

Graphique 1-4 : Ventilaation du PIB réel (base 10


00 = 2000) par
p secteur d’activité
d en 2014 (en %)

Secteu
ur
Seecteur
primaiire
terrtiaire
25%
%
4
46%

Sectteur
secon
ndaire
29
9%

Source : INS

Par aillleurs, les réésultats révèèlent une faiible contribu


ution de la branche
b d’aactivité « Eleectricité, gazz
et eau » (0,8%) et de laa branche « industries
i d
d’hydrocarbu
ures » (3,9%
%) dans le PIB
B réel en 20
014. En pluss
de contribu
uer à la crooissance écon
nomie par une
u offre én
nergétique relativement
r t abondantee au secteurr
industriel, la branche « Electricitéé, eau et gazz » participee également à l’amélioraation des coonditions dee
vie des populations
p au moyen
n de l’acccès aux seervices énerrgétiques m
modernes, à l’eau ett
l’assainisseement.

Tableau 1-7
7 : Evolution
n de l’Indice des
d Prix à la Consommattion (IPC) (base 100 = 19
993) du Cam
meroun de
2011 à 201
14 (en %)
Année
2011 2012 2013 201
14
Libellé

IPC 222,1 227,4 232,0


0 236
6,3
dont selon
n la fonction de
d consommatioon
« Logement, Eau,
E Gaz et Ele
lectricité et autrees 185,8 191,8 197,1 201
1,1
combustibles»»
Source : INS (Evolution de l’iinflation au cours de l’année 20
014)

Entre 2013 et 20
014, l’Indicee des Prix à la Consom
mmation estt passé de 1
197,1 à 201,1, soit un
n
accroissem
ment de 1,9%
%, représenttant le taux d’inflation du pays. Ceette hausse du niveau général dess
prix résultee en grandee partie du renchérissem
r ment de 7,7% d biens et services de transport, à
% des prix des
la suite dee la révision
n à la haussse des prix urants interrvenue le 1er juillet 20
x des carbu 014. A titree
d’exemple, le litre de l’essence
l super est passsé de 569 F CFA à 650 F CFA et ceelui du Gasooil de 520 F
0 F CFA ; soit une hausse
CFA à 600 h de 15%
1 en mooyenne. Dee plus, les prix des foonctions dee
consommaation « logem
ment, eau, éllectricité et autres comb
bustibles » se
s sont accrrus de 2,0% entre 2013
3
et 2014.
Présentation générale
gé du Cam
meroun
12 
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Graphique 1-5 : Evolutiion du taux d’inflation de 014 (en %)
d 2010 à 20
4

3
2,9
2 2,4
2,,1
1,,9
1,3
1

2010 2011 2012 2013


3 20
014
Taaux d'inflation
n Noorme commun
nautaire

Source : INS (Z
Zoom sur l’éconoomie camerounaaise)

La Ban
nque des Etaats de l’Afriique Centraale (BEAC) dans
d les actiivités de surrveillance multilatérale
m e
est amenéee à suivre quatre
q critèrres dans les différents pays
p de la zone
z CEMAC
C ; il s’agit notammentt
du :
- solde budggétaire de baase qui doit être positif ou
o nul ;
- taux d’end
dettement pu
ublic qui doit être en deessous du seu
uil commun
nautaire (70
0% du PIB) ;
- taux d’infllation inférieeur à 3% ;
- non accum
mulation dess arriérés inttérieurs et extérieurs.
e

Ce tau
ux d’inflation
n observé deepuis 2012 cadre avec celui fixé dans
d les objeectifs à moyeen terme du
u
DSCE, à savvoir être prooche de 2,5%
%.

Présentation générale
gé du Cam
meroun
13 
 
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Tableau 1-8 : Principaux indicateurs de la pauvreté par région en 2007 et 2014 (en %)
Année
Taux de pauvreté Profondeur de la pauvreté Sévérité de la pauvreté
Libellé
2007 2014 2007 2014 2007 2014
Douala 5,5 4,2 0,9 0,6 0,2 0,1
Yaoundé 5,9 5,4 1,0 1,1 0,2 0,3
Adamaoua 53,0 47,1 14,5 18,5 5,4 9,5
Centre 41,2 30,3 9,5 7,5 3,1 2,6
Est 50,4 30,0 15,7 9,3 6,2 3,9
Extrême-Nord 65,9 74,3 24,6 33,5 11,2 18,5
Littoral 30,8 19,5 7,6 4,6 2,7 1,7
Nord 63,7 67,9 21,0 27,5 8,6 13,7
Nord-Ouest 51,0 55,3 16,6 22,8 6,8 11,7
Ouest 28,9 21,7 6,6 4,5 2,3 1,4
Sud 29,3 34,1 7,4 10,0 2,6 4,0
Sud-Ouest 27,5 18,2 6,9 5,0 2,5 2,0
Cameroun 39,9 37,5 12,3 14,4 5,0 7,2
Source : INS

L’un des objectifs du DSCE est de ramener le taux de pauvreté à 28,7% en 2020. Cependant, il se
situe à 37,5% en 2014, contre 39,9% en 2007. Cette baisse modérée de 2,4 points de pourcentage est
en deçà du rythme préconisé et ne permet pas d’atteindre l’objectif de réduire de moitié la pauvreté à
l’horizon 2015 suivant l’agenda des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).
Soulignons par contre que le nombre de pauvres a augmenté, passant d’environ 7,1 millions en 2007
à 8,1 millions en 2014.

Tableau 1-9 : Evolution des recettes pétrolières de 2005 à 2014 (en milliards de F CFA)
Année
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014*
Libellé

Recettes internes 1 590,0 1 841,3 1 935,8 2 182,0 1 883,3 1 923,3 2 257,5 2434,6 2 624,8 2 755,7

dont recettes
439,2 618,1 631,3 810,3 507,3 490,7 637,9 693,0 699,7 705,7
pétrolières
dont recettes
1 150,8 1 223,2 1 304,5 1 371,7 1 376,0 1 432,6 1 619,6 1 741,6 1 925,1 2 050,0
non pétrolières

Autres recettes 33,4 284,4 141,7 165,1 131,5 261,5 152,9 232,5 532,8 692,0

Recettes totales 1 623,4 2 125,7 2 077,0 2 347,1 2 014,8 2 184,8 2 410,4 2 667,1 3 157,6 3 447,7

Source : MINFI (* : estimations Loi des Finances 2015)

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En du CCameroun 2015
 
Le ratiio des recetttes non péttrolières surr le PIB est anticipé à 13,1% en 2
2020 contre 12,3% en
n
2009, soit une améliioration d'en
nviron un point de pourcentage,
p , traduisantt les effortss accrus dee
mobilisatioon des recetttes des admiinistrations fiscales.
f

Graphique 1-6 : Evolutio


on comparée des recettess pétrolières et
e fiscales paar rapport au
u PIB de 201
10 à 2014
(en %)

6
11,6 12,2
2 12,1
1 12,5 13,2
15

10
5,1 4,8 4,8 4,3
4,2
5

0
2010 2011 2012 2013 2014

Recettes Pétrolières
P % au
a PIB Recettes fiscaales % au PIB

Source : INS (Z
Zoom sur l’éconoomie camerounaaise)

En 2014, la ventee de pétrolee a généré un


u chiffre d’affaire
d de 752,25 miilliards de F CFA. Cettee
ressource financière
f p
provient de la commerccialisation des
d 16,330 millions dee barils de pétrole
p brutt
réalisée parr la SNH pou
ur le comptte de l’Etat du
d Cameroun
n. L’on notee donc une légère augm
mentation du
u
volume de pétrole bru
ut vendu (0,,99% par raapport à 2013) bien qu
ue le fruit dees ventes sooit en baissee
par rapporrt à l’année précédentee (les pertes s’évaluent à 1,68 millliards de doollars, soit environ 840
0
milliards de
d F CFA). Dans le bilan
n dressé par la SNH, cettte diminution est liée à la chute des
d cours du
u
pétrole bru
ut sur le maarché intern
national. En effet, le priix de vente moyen des bruts cameerounais estt
passé de 10
07,83 dollarrs US en 201
13 à 97,01 dollars
d par baril
b en fin 2014 (soit u
une baisse de
d 10%). Parr
ailleurs, le taux de reccettes fiscalees s’amélioree progressivvement et attteint 13,2% en 2014 coontre 11,6%
%
en 2010.

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meroun
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Tableau 1-10 : Evolution de la balance commerciale du Cameroun de 2010 à 2014 (en milliards de F CFA) 
Année
2010 2011 2012 2013 2014
Libellé

Exportations 2 029,60 2 306,80 2 540,10 3 017,50 3 444,30

dont pétrole brut 772,2 916,4 1 059,20 1 088,40 1 303,80

Importations 2 692,50 3 321,10 3 595,90 4 222,90 4 936,30

dont pétrole brut 417,2 621,5 539,8 463,9 708,3

Balance commerciale -662,9 -1 014,30 -1 055,80 -1 205,40 -1 492,10

dont pétrole brut 355 294,9 519,4 624,5 595,5


Balance commerciale par
-2,8 -1,2 0,1 2,4 2,6
unité du PIB (prévu)
Balance commerciale par
-7,24% -10,64% -10,59% -11,45% -13,38%
unité du PIB (effectif)
Source : INS (Comptes Nationaux 2014), MINEPAT (DSCE)

Les principaux services échangés avec l’extérieur sont le transport, les services fournis
principalement par les entreprises, l’hébergement et la restauration. L’économie camerounaise comme
celle de nombreux pays sous-développés, est caractérisée par des exportations peu diversifiées et
constituées majoritairement des huiles brutes de pétroles (25,6%), du cacao (6,8%), du bois et des
ouvrages en bois (6,4%) et des carburants et lubrifiants (6,3%). Les importations de biens, quant à elles
sont dominées par les hydrocarbures, les biens d’équipements et les produits agroalimentaires.

L’Union Européenne demeure la principale zone d’échanges avec le Cameroun (51% des
importations et 26,7% des exportations). Elle est suivie par l’Asie Orientale dont les échanges sont tirés
par la Chine qui est le principal partenaire commercial bilatéral du Cameroun (14,7% des
exportations et 18,0% des importations en 2014). Au total, les deux zones consomment 81,5% des
exportations et fournissent 57,4% des importations du Cameroun.

I.4. CAMEROUN ET AUTRES PAYS DE LA ZONE CEMAC


 

La Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale a pour mission principale de


promouvoir le développement harmonieux des états membres dans le cadre de l'institution d'un
marché commun. Elle est composée de 6 pays (Cameroun, Tchad, Guinée Equatoriale, RCA, Congo et
Gabon). Dans ces pays, le Cameroun a le premier potentiel en ressources humaines et en ressources
hydrauliques (2e en Afrique après la République Démocratique du Congo). Cinq pays sur six sont
exportateurs de pétrole brut. En moyenne, les pays de la zone CEMAC dépendent à 60% des
exportations de pétrole avec un PIB pétrolier d’environ 40%. La croissance économique de ces pays a

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16 
 
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fortement été freinée par la baisse des cours internationaux de pétrole et des matières premières
d’exportation observée depuis quelques années.

Tableau 1-11 : Evolution de la population des pays de la zone CEMAC de 2005 à 2014 (en milliers)

Année
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Libellé

Cameroun 17 767 18 225 18 691 19 166 19 648 20 139 20 639 21 143 21 657

RCA 4 032 4 107 4 185 4 266 4 350 4 436 4 525 4 616 4 709

Congo 3 647 3 759 3 876 3 995 4 112 4 225 4 337 4 448 4 559

Gabon 1 413 1 447 1 483 1 519 1 556 1 594 1 633 1 672 1 711

Guinée
622 640 658 677 696 716 736 757 778
Équatoriale

Tchad 10 357 10 694 11 031 11 371 11 721 12 080 12 448 12 825 13 211
Source : BUCREP (Cameroun), Annuaire statistique BAD 2015

Entre 2006 et 2014, la population de la CEMAC est passée de 37 838 milliers d’habitants à
46 625 milliers d’habitants,  soit un taux de croissance démographique global de 23%.  De manière
générale, les pays de la zone CEMAC ont eu un taux de croissance démographique moyen annuel
d’environ 2,3% entre 2006 et 2014. Bien que la Guinée Equatoriale ait le plus faible poids
démographique de la sous-région CEMAC, il est celui dont le taux de croissance démographique est
relativement élevé, contrairement au Cameroun, qui se démarque avec un taux plus élevé (2,5%).

Tableau 1-12 : Indice de Développement Humain (IDH) des pays de la zone CEMAC en 2013

Libellé
CEMAC IDH

Cameroun 0,5

Congo 0,56

Gabon 0,67

Guinée Equatoriale 0,56

République Centrafrique 0,34

Tchad 0,37

Source : PNUD

L’Indice de Développement Humain, dénommé IDH, est un indicateur composite qui prend en
compte la santé (ou l’espérance de vie), l’éducation et le niveau de vie. En 2014, au Cameroun,
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l’espérance de vie est estimée à 55,1 ans ; le taux de mortalité infantile à 6,1%, le taux
d’alphabétisation à 71,3% et le pourcentage de la population vivant en deçà du seuil de pauvreté est de
9,6% (moins de 1,25 dollar /jour). Son IDH le place à la 152e place parmi 187 pays du monde et à la 4e
place dans la zone CEMAC derrière le Gabon (0,67), le Congo (0,56) et la Guinée Equatoriale (0,56).

Contrairement à l’IDH qui situe généralement les pays de la zone communautaire parmi les
derniers sur le plan mondial, la croissance de ces pays est appréciable. Elle s’est établie à 4,7% en 2014
soit 1,3 point de plus qu’en 2013, mais un peu moins que la croissance moyenne des pays d’Afrique
subsaharienne (+5,0% après +5,2%) qui reste la région la plus dynamique au monde après l’Asie.

Tableau 1-13 : Evolution du taux de croissance des pays de la zone CEMAC de 2006 à 2014 (en %)
Année
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014e
Libellé

Cameroun 3,2 4,0 3,7 2,1 3,3 4,1 4,6 5,6 5,9

RCA 4,3 3,6 2,0 1,4 2,9 3,3 3,9 -37,9 0,5

Congo 7,0 -2,5 5,2 6,7 8,7 3,4 3,8 3,9 5,2

Gabon 1,3 0,9 2,2 -1,1 6,4 7,0 5,0 5,6 4,2

Guinée Équatoriale 5,3 24,0 20,8 19,0 -2,5 4,4 10,0 -7,9 0,5

Tchad 0,8 2,6 -2,1 1,7 12,7 0,4 6,5 3,5 6,3
Source : Cameroun : INS, Banque de France

L’activité économique de la zone CEMAC est marquée par un rebond substantiel de la croissance
(PIB réel de 1,7% en 2013 à 4,7% en 2014). Elle a été largement tirée par le Cameroun (5,9%) et le
Tchad (+ 6,3%) et dans une moindre mesure par le Congo (+5,2%) et le Gabon (+ 4,2%). Les bonnes
performances de ces pays ont reposé sur le secteur non pétrolier qui a contribué à la croissance de 4,1
points et dans une moindre mesure sur le secteur pétrolier dont la contribution sur la croissance est de
0,6 point.

Cette croissance économique a également été portée par le dynamisme de l’investissement privé,
ainsi la demande intérieure de plus en plus forte a permis de compenser le recul de la consommation
et du taux d’investissements publics (- 0,4 point) qui la grèvent du fait de la tendance baissière des
cours du pétrole et de ceux des principales matières premières exportées.

Le secteur primaire contribue à la croissance du PIB de la zone CEMAC à hauteur de 1,5 point
grâce à la branche « agriculture, élevage, chasse et pêche », Le secteur secondaire quant à lui a
contribué à la croissance de 0.9 point, il est marqué par un regain d’activités dû à la bonne orientation
de l’activité manufacturière et du secteur des BTP au Cameroun, de la bonne tenue de l’industrie
brassicole et sucrière au Congo et la stabilisation de l’activité enregistrée en RCA et un maintien de la
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production
n de ciment à des niveau
ux élevés daans la zone communaut
c taire. Le secteur tertiairre contribuee
à la croisssance à hau
uteur de 2,3 points reeflétant le dynamismee des secteu
urs du com
mmerce, dess
transports et des télécoommunications tirés par la progresssion de la coonsommatioon.

Graphique 1-7 : Ventilaation du PIB réel des payys de la zone CEMAC en 2014
2 (en %)

Tchad C
Cameroun
15,9% 34,5%
Guinée
équatoriale
15,4%
Centrafrique
1,6%
%
Gabon Congoo
19,1% 13,6%
%
 
Source : BEAC
C

Comm pe une part importante (34,5% en 2014) danss


me les annéees précédenttes, le Cameeroun occup
le PIB réel de
d la zone CEMAC,
C il esst suivi du Gabon
G (19,1%) et la Guiinée Equatorriale (15,4%
%). Depuis laa
découvertee des puits (oou gisemen
nts) pétrolierrs en Guinéee Equatorialle, son PIB n
nominal s’acccroît au fill
des années.

S’agisssant du taux
x d’inflation
n, il est de 2,0% en 2013 et se situee à 3,2 % en
n moyenne annuelle
a en
n
2014 danss la zone CEMAC.
C Troois (03) payys de cette zone dépaassent le cadre de la surveillance
s e
multilatéraale, qui stipu
ule le maintien des taux
x d’inflation
n à moins dee 3%. Au Caameroun, l’éévolution dee
l’indice dess prix à la consommattion s’est éttablie à 1,9%
% en moyen
nne annuellle du fait des
d mesuress
prises par les
l autoritéss publiques pour lutter contre la viie chère, maais des tensiions sur les prix ont étéé
enregistréees à partir du second semestre après l’augm
mentation des
d prix à lla pompe des
d produitss
pétroliers en
e juillet 2014. Le tableeau suivant présente
p le taux
t d’inflation des payys de la zonee de 2011 à
2014.

Tableau 1-14 : Evolutioon du taux d’’inflation des pays de la zone


z CEMAC
C de 2011 à 2014 (en %))
Annéee
2011
1 2012
2 20
013 2014
Libellé

Cameroun 2,9
9 2,4
4 2,1
2 1,9

Centrafriquee 1,2
2 5,9
9 4 17,8

Congo 2,2
2 5 4,7
4 0,9

Gabon 1,2
2 2,6
6 0,5
0 4,7

Guinée équaatoriale 4,8


8 3,6
6 3 4,3

Tchad 2 7,5
5 0,2
0 1,7
Source : Banqu
ue de France • Raapport annuel dee la Zone franc • 2014

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Comm
me énoncé précédemme
p ent, l’augmeentation dess prix à la pompe des produits péétroliers estt
généralemeent l’une dees causes prrincipales dee la hausse du taux d’in
nflation. Le pétrole dan
ns la zone y
occupe unee place non
n négligeablle dans leurrs économiees cependant cette placee varie d’un
n pays à un
n
autre.

Tableau 1-15 : Place du


u pétrole dan
ns la zone CEEMAC en 2014(productioon en millionss de tonnes, paart en %)
Libelllé Part dees
Part danss Part du PIB
Prod
duction exportattions
la production pétrolier dans
pétrolières dans
d les
africain
ne le PIB globaal
CEMAC exportationss totales

Guinée
13,2 3,4 84,7 92,9
9
Equatoriale a)
a

Congo 12,4 3,2 57,3 90,2


2

Gabon 11,0 2,8 39,5 82,6


6

Tchad 5,3 1,4 16,5 76,5


5

Cameroun 3,8 1,0 7,1 37,1


1

a) Méthanol et autres gaz (8,7 milliers de tonn


nes) exclus en coolonnes 1, 2 et 3,
3 inclus en colonnes 4, 5 et 6.
Source: BEAC
C, (BP Statistical Review of Worlld Energy, juin 2015)
2

Le tablleau qui préécède met en


n relief la pllace du pétrrole dans less pays de la zone CEMA
AC en 2014..
Ainsi, la Guinée
G Equaatoriale (13
3,2 millionss de tonness) a la plus forte prooduction tan
ndis que lee
Cameroun (3,8 millioons de tonn
nes) présentee la plus faaible producction dans la sous-rég
gion. Le PIB
B
pétrolier occcupe 84,7%
% du PIB totaal en Guinéee Equatorialle tandis qu’au Camerooun il ne rep
présente quee
7,1% du PIB total. Ce qui
q laisse peenser que le Cameroun présenteraiit une éconoomie moins dépendantee
du pétrole que celle dees autres payys. Cette quaasi-indépen
ndance de l’ééconomie caamerounaisee au pétrolee
est illustréee par le graaphique suiivant qui présente la part
p des reccettes pétrollières dans les recettess
budgétaires totales.
Graphique 1-8 : Part dees recettes péétrolières dan
ns les recettees budgétairees totales (enn %)

Caameroun Gu
uinée
Tchad 8% Equaatoriale
17% 3
33%

Gab
bon
16
6%

Congo
26%

Source: BEAC, (BP Statistical Reeview of World Energy, juin 2015).

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Tableau 1-16 : Evolution de la production d’électricité des pays de la zone CEMAC de 2006 à 2013 (en GWh)
Année
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Libellé
Production d'électricité Publique
Cameroun 4 018 5 252 5 690 5 874 5 958 5 874 6 167 6 523
République
168 160 160 159 160 165 176 192
Centrafricaine
Tchad 104 99 97 97 100 203 235 269
Congo 448 407 461 526 781 1 293 1 349 1 407
Guinée équatoriale 90 94 94 94 94 410 410 413
Gabon 1 484 1 548 1 661 1 674 1 776 1 845 2 017 2 113
Production d'énergie thermique
Cameroun 235 1 320 1 372 1 716 1 580 1 537 1 574 1 613
République
29 24 24 24 25 25 27 28
Centrafricaine
Tchad 104 99 97 97 100 203 235 269
Congo 76 72 86 196 355 502 522 543
Guinée équatoriale 83 87 87 87 396 396 396 396
Gabon 527 735 756 718 855 851 974 1 017
Production d'électricité hydroélectrique
Cameroun 3 719 3 847 4 232 4 016 4 260 4 217 4 470 4 783
République
139 136 136 135 135 139 149 159
Centrafricaine
Congo 372 335 375 330 426 791 827 864
Guinée équatoriale 7 7 7 7 14 14 14 18
Gabon 949 806 898 948 912 981 1 030 1 082
Production d'électricité à partir des sources renouvelables
Cameroun 64 76 77 71 59 59 60 64
République
1 1 5
Centrafricaine
Gabon 4 4 4
Source : Annuaire statistique BAD, 2015

A la lecture du tableau précédent, on note que le Cameroun connaît la plus forte production
d’énergie électrique dans la zone. Celle–ci est largement tirée par la production d’énergie électrique à
partir des sources hydroélectriques (4 783 GWh sur 6 523 GWh de la production totale d’énergie
électrique publique). Tandis qu’elle est quasi inexistante dans certains pays tels que le Tchad et le
Congo, la production d’énergie électrique à partir des sources renouvelables est évaluée à 64 GWh au
Présentation générale du Cameroun
21 
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Cameroun,, soit 0,98% de la produ
uction d’élecctricité totalle, or, il est prévu
p dans lle DSCE quee la part dess
énergies reenouvelables dans le mix
m énergétiq
que en 2015 soit de 5%
% on en dééduit que dee nombreux
x
efforts resteent encore à faire d’où la multitudee des projetss en cours dans
d cette filière.

Graphique 1-9 : Producction d’électrricité publiq


que des pays de la zone CEMAC
C en 20
013 (en %)

Gaboon
19%
% Cam
meroun
Guin
née
60%
équatorriale
4%
%

Con
ngo
13%

Tcchad Républiique
2% Centrafriicaine
2%

Source : Annuaaire statistique BAD,


B 2015

Présentation générale
gé du Cam
meroun
22 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Carte 2 : VENTE ET CONSOMMATION D’ENERGIE

Contexte énergétique du Cameroun


23 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 

CHAPITRE II. CONTEXTE ENERGETIQUE DU CAMEROUN


Le Cameroun est doté d’une abondante variété de ressources énergétiques et d’un marché local et
sous-régional important. Cette diversité de ressources devrait conférer au pays une indépendance
énergétique et un niveau de développement considérable, cependant le déficit énergétique reste élevé.
Il est donc indispensable d’effectuer des investissements massifs dans le secteur pour améliorer l’offre
en qualité et en quantité suffisante.

Au cours des quinze dernières années, l’offre nationale d’énergie a évolué de manière linéaire
tandis que la demande s’est accrue de manière exponentielle. A titre d’illustration, avec la reprise, bien
que timide des investissements dans le secteur au début des années 2000, période de sortie de la
longue crise économique qui a frappé le pays suite à la dévaluation du Franc CFA, la production
nationale d’énergie électrique publique a connu une hausse de 19% entre 2012 et 2014. Cependant,
plusieurs localités du pays continuent à souffrir du rationnement d’électricité du fait d’une forte
croissance démographique (2,8% de taux de croissance moyen annuel entre 1987 et 2005 selon le
3ème RGPH). Pour résorber ce déficit, dans un contexte de lutte contre les changements climatiques et
de développement durable, le Cameroun a opté pour une stratégie énergétique à long terme, telle que
prônée par les instances internationales de l’énergie basée sur la diversification des sources de
production, avec notamment le développement des énergies renouvelables. Bien que ces formes
d’énergie occupent encore une part négligeable dans la production nationale, l’utilisation de ces
dernières reste prometteuse.

Les principaux documents qui sous-tendent cette stratégie sont entre autres la VISION 2035 et le
Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE 2010-2020). A ces documents il faut
adjoindre les plans sectoriels tels que le Plan de Développement du Secteur de l’Electricité à l’horizon
2035 (PDSE 2035), le Plan Directeur de l’Electrification Rurale (PDER) ou le Plan National Energie
pour la Réduction de la Pauvreté (PANERP), etc. Des documents dont la mise en œuvre reste
jusqu’alors mitigée d’où la mise en place d’un Plan d’Urgence Triennal (2015-2017) afin de rattraper
les retards ainsi accusés.

II-1. POLITIQUE ENERGETIQUE

La politique énergétique du Cameroun vise entre autres trois grands défis à savoir :

- assurer une fourniture énergétique suffisante, efficace, fiable et propre ;


- développer et garantir l’accès aux services énergétiques modernes sur le long terme ;
- faire de l’énergie un atout de l’industrie camerounaise dans la compétition industrielle
mondiale.

Contexte énergétique du Cameroun


24 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Elle s’articule autour de la relance et l’accélération du développement du patrimoine énergétique
national, avec la diversification des sources d’approvisionnement et le respect de l’environnement.
Cette politique est contenue dans un ensemble de documents de cadrage publiés à l’effet de donner
l’orientation et fixer le cap.

II-1-1. Place de l’énergie dans la VISION d’émergence à horizon 2035

«Le Cameroun : un pays Emergent, Démocratique et Uni dans sa diversité». Telle est la vision du
développement du Cameroun formulée en 2009 par le Gouvernement et dont l’échéance est projetée à
l’horizon 2035. Ladite vision s’appuie sur les besoins et les aspirations des populations, sur les
ambitions des politiques et se résume en plusieurs objectifs, dont certains sont spécifiques à
l’émergence, notamment :
- une économie prospère et dotée d’infrastructures performantes ;
- un accès universel aux services de qualité ;
- un niveau de pauvreté résiduel ;
- un niveau de chômage et de sous-emploi résiduel ;
- une allocation équitable de ressources entre villes et campagnes et entre les différentes régions.

Ces objectifs interpellent fortement le secteur énergétique. En effet, l’accélération de la croissance


économique, qui est tributaire de la fourniture d’énergie et de l’industrialisation du pays, nécessite la
modernisation, la multiplication et la diversification des infrastructures de production d’énergie. La
vision précise à ce sujet qu’ «en matière d’énergie, il s’agit de doubler la production énergétique, soit
une évolution de la consommation d’énergie par unité de PIB de 27,7% actuellement, à 45% à
l’horizon de la vision. Les principales cibles intermédiaires sont : 35,5% en 2015, 40% en 2025 et 45%
en 2035 (…)». Les différents objectifs à atteindre en matière d’énergie reposent toutefois sur des
hypothèses émises quant à l’accroissement de la population. En effet, Convaincu que l’émergence va de
pair avec la maîtrise du taux de croissance de la population, le gouvernement camerounais voudrait
optimiser le bien-être social. A ce titre, il suppose que le taux de croissance de la population devra
passer de 2,8 % à 2,1% entre 2010 et 2035. Cette hypothèse permet d’estimer la demande nationale en
énergie et prévoir les investissements à réaliser pour la satisfaire. Le tableau ci-dessous présente
l’évolution prospective du taux de croissance annuel moyen de la population pour la période 2010-
2035.

Contexte énergétique du Cameroun


25 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 2-1 : Prévisions du taux de croissance annuel moyen de la population (en %)

Année
2010-2015 2015-2020 2020-2025 2025-2030 2030-2035
Libellé

Taux 2,47 2,35 2,3 2,2 2,1

Source : Cameroun vision 2035

Pour satisfaire cette demande supposée, le gouvernement doit accroitre significativement les
infrastructures d’énergie. Le tableau ci-dessous présente les prévisions d’évolution de l’intensité
énergétique pour la période 2010-2035.

Tableau 2-2 : Prévisions de consommation d’énergie par unité de PIB pour la période 2010-2035 (en tep/ F CFA)

Année Moyenne
2010 2015 2020 2025 2030 2035
Libellé 2005-2007

Consommation d’énergie
25,7 30,0 33,5 35,0 40,0 43,0 45,0
par unité de PIB
Source : Cameroun vision 2035

Cet indicateur qui permet de mesurer le degré d’efficacité énergétique de l’économie


camerounaise au cours de la période 2010-2035 laisse clairement apparaitre que cette dernière sera
davantage gourmande en énergie. Ceci s’explique par les gros besoins d’investissements en
infrastructures énergivores que le Cameroun ambitionne de mettre en place notamment l’extension
des capacités de production d’ALUCAM, le projet d’exploitation du fer de Mbalam, etc.

Un des objectifs de la vision d’émergence du Cameroun est de réduire considérablement la


dépendance de l’économie vis-à-vis du pétrole. Le tableau ci-dessous présente les prévisions de la
structure des exportations et des importations de pétrole dans la période 2010-2035.

Tableau 2-3 : Structure des exportations et des importations de pétrole dans la période 2010-2035 (en %)

Année Moyenne 2010 2015 2020 2025 2030 2035


Libellé 2005-2007

Structure des exportations 50,7 41,7 49,7 36,1 27,0 20,4 21,9
de Pétrole

Structure des importations 26,0 25,5 23,3 19,6 18,1 17,2 16,3
de pétrole
Source : Cameroun vision 2035

Ce tableau révèle que la part des importations de pétrole dans les importations globales du pays
va se réduire progressivement de 26% en 2006 à 16,3% en 2035. Dans le même temps, la part des
exportations de pétrole connaîtra une variation dans le même sens. Ceci traduit la volonté du

Contexte énergétique du Cameroun


26 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Gouvernement de diversifier l’économie. En effet le Cameroun veut réduire considérablement sa
dépendance au pétrole, dont le cours est fortement adossé à celui du dollar et donc assez variable. Il
s’agira donc d’augmenter les capacités de raffinage de la SONARA ; le Cameroun exporterait alors
moins son pétrole brut qu’il raffinerait sur place pour une plus grande consommation locale.

A l’horizon de la vision, ces investissements potentiels devraient permettre d’améliorer la qualité


de vie de la population camerounaise. Ainsi le tableau ci-dessous donne une estimation de l’évolution
du PIB et du PIB par habitant dans la période 2010-2035.

Tableau 2-4 : Evolution du PIB et du PIB / habitant du Cameroun (en F CFA/habitant)


Année
2000 2010 2020 2030 2035
Libellé

PIB 6 569 9 157 15 550 31 278 43 952

Population 15 292 000 19 648 287 24 910 305 31 118 001 34 525 533

PIB/tête 429 571 466 059 624 265 1 005 163 1 273 029

Source : Cameroun vision 2035

Le tableau prévoit une évolution du PIB par tête tributaire de celle du PIB réel et qui devra
dépasser le million de FCFA à l’horizon 2030. Toutefois le problème de l’inégale distribution des
richesses créées se pose avec acuité. En effet le PIB ne cesse de croitre depuis 2010 et a notamment
atteint 5,9% en 2014, mais l’impact réel dans la satisfaction du bien-être des populations n’est pas
effectif.

Un bilan à mi-parcours des réalisations programmées dans la vision d’émergence du Cameroun


permet d’observer que les capacités énergétiques du pays se sont substantiellement accrues au cours
des cinq dernières années. En effet, la puissance installée pour la production d’énergie électrique
publique en 2014 est évaluée à environ 1 354 MW contre 1 009,7 en 2010 soit un accroissement de
344,3 MW depuis la mise en œuvre des grands projets énergétiques. Cette avancée est principalement
due à la mise en service de la centrale à gaz de Kribi (216 MW) en 2013 et de celles du Programme
Thermique d’Urgence (100 MW).

II-1-2. Objectifs du DSCE dans le secteur de l’énergie

Le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi, cadre de développement à moyen terme


du Cameroun, est le document de référence de l’action gouvernementale pour la période 2010-2020.
Elaboré dans un contexte de crise énergétique au niveau mondial, le secteur de l’énergie y est
fortement interpellé. Le DSCE a pour objectif d’implémenter la Vision 2035 pour la première décennie
(2010-2020). Pour ce faire, il s’appuie sur le scenario de référence qui analyse les implications
Contexte énergétique du Cameroun
27 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
chiffrées des orientations retenues dans la stratégie de croissance du Cameroun. Le scenario de
référence vise notamment à réconcilier à moyen terme la réalisation d’une croissance soutenue et la
relance de la production dans les secteurs porteurs de croissance. L’hypothèse formulée sur l’énergie
stipule que les développements importants programmés doivent permettre d’anticiper une
amélioration considérable de la capacité de production d’énergie électrique du pays. Ces
développements doivent impulser la croissance de la production énergétique au rythme annuel de
2,9% et 13% respectivement dans les périodes 2009-2011 et 2012-2020. Le défi à relever sur le plan
énergétique est donc d’accroitre significativement la production d’énergie par une valorisation du
potentiel hydraulique, gazier, des énergies alternatives et l’extension et la modernisation des réseaux
de distribution. Ce qui aura pour résultat l’amélioration de l’offre d’énergie.

Le tableau ci-après présente les évolutions attendues au terme de la première phase décennale, en
matière de puissance installée d’énergie électrique ou de capacités de raffinage de pétrole brut.

Tableau 2-5 : Quelques indicateurs énergétiques en 2010 et leurs perspectives en 2020


Libellé
Valeur de 2010 Valeur attendue en 2020 Gap
Indicateurs

Puissance installée
d’énergie électrique 1 009 3 000 1 991
(en MW)

Capacité de raffinage de
la SONARA 2,1 3,5 1,4
(en million de tonnes)
Source : DSCE

Pour atteindre les objectifs fixés, la stratégie de développement des infrastructures d’énergie a été
élaborée et présentée ci-après pour les différentes formes d’énergie.

i. Energie électrique :
Le Plan de Développement du Secteur de l’Electricité à l’horizon 2035 (PDSE 2035) se base sur la
valorisation de l’important potentiel hydroélectrique dont dispose le Cameroun. C’est un document
qui identifie, planifie et programme le développement des sites hydroélectriques en fonction de la
demande identifiée et d’un ensemble de critères socio-économiques et environnementaux et selon des
scénarii de développement des grands projets industriels et miniers. C’est ainsi que pour résorber le
déficit énergétique, plusieurs projets ont vu le jour. Le tableau ci-après donne la liste des projets à
réaliser sur le court, moyen et long terme.

Contexte énergétique du Cameroun


28 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 2-6 : Liste des projets énergétiques à réaliser à long et moyen terme
Libellé Puissance installée Réseau de
Infrastructures (en MW) raccordement

Infrastructures à court terme


Centrale à fuel lourd Yassa (Douala) 86 RIS

centrale à gaz naturel de Kribi 216 RIS


30 MW sans le RE +
barrage réservoir à Lom Pangar RE
ajouts à Edéa et à Song
Infrastructures à moyen et long terme

centrale hydroélectrique de Nachtigal 330 RIS

centrale hydroélectrique de Song Mbengue 950 RIS

centrale hydroélectrique Memve’ele 120-201 RIS

centrale hydroélectrique de Kikot 350-550 RIS

centrale hydroélectrique de Njock 270 RIS

centrale hydroélectrique de Ngodi 475 RIS

centrale hydroélectrique de Song Ndong 250-300 RIS

centrale hydroélectrique de Nyanzom 375 RIS

centrale hydroélectrique de Bayomen 470 RIS

centrale hydroélectrique de Mouila Mogue 350 RIS

centrale hydroélectrique de Bangangté 90 RIS

centrale hydroélectrique de Warak 50 RIN

centrale hydroélectrique de Colomine 12 RE

Source : PDSE 2035

A ces projets il faut associer les sites qui présentent un potentiel à l’exportation d’énergie à savoir :
Cholet (400 MW) sur le Dja, Grand Eweng (386 MW) et Petit Eweng (230 MW) sur la Sanaga, Noun-
Wouri (1200 MW) sur le Noun, Mandourou (67 MW) et Mbinjal (66 MW) sur le Faro, Lancrenon
(34MW) sur le Ngou,Vogzom (33 MW) sur la Vina, Munaya (200 MW) sur la cross-river, kpaf
(300MW) sur la Katsina et Mentchum (15-35MW).

ii. Produits Pétroliers :


Le DSCE prévoit ici la modernisation et l’accroissement des capacités des infrastructures de
raffinage et de stockage. La construction de nouvelles capacités de stockage dans les régions non
pourvues est également prévue.

iii. Energies renouvelables et biomasse :


Il est question ici de promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables et de rationaliser la
consommation du bois de feu.

Contexte énergétique du Cameroun


29 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
II-2. CADRE JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL DU DOMAINE DE L’ENERGIE

II-2-1. Cadre Juridique

Le cadre législatif du secteur énergétique camerounais comprend entre autres les Lois et Décrets
suivants :

i. Dans le domaine de l’électricité :

 la Loi N°2011/022 du 14 décembre 2011 régissant le secteur de l’électricité au Cameroun qui


vient remplacer la Loi N°98/022 du 24 décembre 1998 ;
 le DECRET N°2000/462 du 26 juin 2000 portant renouvellement des concessions, licences,
autorisations et déclarations en cours de validité lors de l’entrée en vigueur de la Loi N°98/022
du 24 décembre 1998 régissant le secteur de l’électricité ;
 le DECRET N°2000/464/PM du 30 juin 2000 régissant les activités du secteur de l’électricité ;
 le DECRET N°2012/2806 du 24 décembre 2012 portant application de certaines dispositions
de la Loi N°2011/022 du 14 décembre 2011 régissant le secteur de l’électricité au Cameroun.

ii. Dans le domaine du pétrole et du gaz

 la Loi N°2012/006 du 19 avril 2012 portant code gazier ;


 la Loi N°99/013 du 22 décembre 1999 portant code pétrolier ;

II-2-2. Cadre Institutionnel

Le cadre institutionnel du secteur énergétique camerounais comprend :

 la Présidence de la République qui oriente la politique générale du secteur ;


 le Premier Ministère qui coordonne l’action de l’ensemble du Gouvernement et donc des
Ministères intervenant dans les différents sous-secteurs ;
 le Ministère en charge des Finances qui assure la tutelle financière du secteur ;
 le Ministère de l’Eau et de l’Energie qui assure la tutelle technique dudit secteur et qui est
chargé, par conséquent, de la conception, de l’élaboration, de la mise en œuvre et du suivi
de la politique gouvernementale dans le secteur de l’énergie de façon globale.
Plusieurs autres Ministères interviennent dans le secteur de l’énergie notamment ceux en
charge respectivement des Mines et de l’Industrie (MINMIDT), des Transports (MINT), des Forêts
(MINFOF), de l’Environnement (MINEPDED) et de la Recherche Scientifique (MINRESI).

Des structures administratives, des agences ainsi que des sociétés publiques, parapubliques et
privées interviennent dans différents sous secteurs de l’énergie comme le présente le cadre
institutionnel des chapitres 3 à 6.

Contexte énergétique du Cameroun


30 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
II-3. FLUX ENERGETIQUES

II-3-1. Production d’énergie primaire

L’énergie primaire représente l’ensemble des produits énergétiques extraits ou tirés directement
des ressources naturelles. L’électricité primaire s’obtient à partir de sources naturelles telles que
l’énergie hydraulique, éolienne, solaire, marémotrice et houlomotrice.4 Le pétrole brut est une énergie
primaire puisqu’il est directement extrait des nappes souterraines.
De manière générale, les produits énergétiques sont mesurés en unité physique (kWh, barils de
pétrole, tonnes, litre, mètre cube, etc.). Il est donc question de les convertir en une unité énergétique
unique en utilisant les coefficients de conversion. Celle généralement utilisée est le TEP (Tonnes
Equivalent Pétrole).

Tableau 2-7 : Conversion de la production d’énergie primaire (en unité physique) en Tep

Libellé Facteur de Données converties


Production Unité
Produits conversion en kTep
Pétrole brut* 27,5 millions de barils

3 731 475 tonnes métriques 1,022 3 651,15


milliards de pieds
Gaz Naturel* 10,81 26 281,06
cube
Electricité
- hydroélectricité 4 425,10 Gwh 1/11,63 380,49
- solaire 3,833 Gwh 1/11,63 0,33

- éolien 0,0823 Gwh 1/11,63 0,007


- petite
0,576 Gwh 1/11,63 0,05
hydroélectricité5
Bois-énergie 140 002,22 téra joules 1/41,868 3 343,90

Source : MINEE (Calculs)

                                                            
4
Définition tirée du Manuel sur les statistiques de l’énergie de l’AIE
5
Avec une puissance installée inférieur à 5 MW
* Les unités de conversion utilisées sont ceux de l’AIE
Contexte énergétique du Cameroun
31 
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Graphique 2-1 : Producction d’énerggie primaire en 2014 (en
n %)

Boiis-énergie
Péttrole Brut
44%
48%

Electricité Gaz Naturel


5% 3%

Source : MINEEE (Calculs)

Le pétrrole brut représente 48


8% de la prooduction d’éénergie prim
maire, suivi du bois-éneergie (44%)..
La producttion d’électrricité primaiire et de gazz naturel soont quant à elles négliggeable avec une
u part dee
5% et 4% respectivemeent dans la production
p t
totale d’énerrgie primairre.

II-3
3-2. TRANSFORMATIO
ON D’ENER
RGIE

La tran
nsformation
n consiste à modifier un
n combustib
ble primairee, par des m
moyens physsiques et/ou
u
chimiques, en un prod
duit énergéttique second
daire mieux
x adapté aux
x usages au
uxquels il esst destiné. Ill
s’agit par exemple
e de la productiion d’électriicité à partirr de la com
mbustion dess combustibles ou de laa
production
n du charboon de bois à partir dee la carboniisation du bois-énergie
b e. En effet, l’électricitéé
secondaire est généréée à partir de la challeur résultaant de la fission des ccombustibles primairess
classiques et
e assimilés.

Tableau 2--8 : Transforrmation du pétrole


p brutt en produitss pétroliers en 2014
Quantité de pétrole
p entréee
Butane Essencce Kérossène Gaazole FO
O 1500 FO
F 3500
en raffinerie (en TM)

1 854 194 17 509 330 79


97 189 962
9 551
1 961 15 397 68 955

Source : SONAR
RA

En 2014, 1 854 194 TM de pétrrole brut on


nt été raffin
nés par la SONARA. C
Ce qui lui a permis dee
produire 17 509 tonnees de Butanee, 330 797 tonnes
t d’esssence, 551 961
9 tonnes d
de gazole, ettc.

Contexte énerggétique du Cam


meroun
32 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 2-9 : Evolution de la consommation de combustibles pour la production d'énergie électrique
publique de 2005 à 2015
Année 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Libellé

Gazole6 (106 litres) 23,36 23,44 27,02 22,50 32,43 28,86 32,00 43,53 49,32 28,357

HFO (106 litres) 32,05 34,15 64,80 39,88 77,73 98,60 105,42 118,26 67,78 72,16

Gaz naturel (106Nm3)8 … … … … … … … … 117 ,76 271,30

Source: ENEO-CAMEROON S.A., KPDC, DPDC, MINEE (Calculs)

Le Gazole et le HFO sont les combustibles généralement utilisés pour la production d’électricité au
Cameroun. En plus de ces derniers, le Cameroun produit également l’électricité à partir du gaz naturel
depuis 2013.

                                                            
6
Cette consommation de gasoil ne contient pas celle de KPDC
7
Pour l’année 2014 la consommation des PTU n’est pas incluse
8
Nm3 : Normal cubic meter, unité qui mesure la quantité de gaz contenue dans un volume de 1m3 dans les conditions normales de
Température et de pression
Contexte énergétique du Cameroun
33 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Carte 3 : CARTE ELECTRIQUE DU CAMEROUN

34  Energie électrique


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 

CHAPITRE III. ENERGIE ELECTRIQUE

Au Cameroun, l’énergie électrique conventionnelle est produite à partir de l’hydroélectricité et du


thermique (hydrocarbures). La production d’énergie électrique à partir des gigantesques
infrastructures (au moins 15 MW) débute en 1951 avec le barrage hydroélectrique d’Edéa. En 1983,
une étude menée par la Société Nationale d’Electricité (SONEL) a permis d’estimer le potentiel
hydroélectrique équipable du pays à 19,71 GW. Toutefois, ce potentiel n’est exploité jusqu’ici qu’à
moins de 5%.

La valorisation de ce potentiel hydroélectrique a été ralentie par la crise économique survenue au


début des années 85. Cette crise a largement influencé l’accroissement de l’offre en énergie électrique
pendant plusieurs années (seulement une puissance de 723 MW d’hydroélectricité a été développée
jusqu’en 2010). En outre, le rendement de distribution ne fait que chuter depuis 2006, passant de
77,59% à 69,12% en 2014 (perte de 8,47 points) révélant ainsi le vieillissement du réseau et la fraude.

Dès 2009, dans l’optique d’améliorer l’offre en énergie électrique du pays, préalable à une
croissance économique véritable telle que stipulée dans les documents de cadrage macroéconomique,
le Gouvernement a entrepris la construction de plusieurs infrastructures de production et de transport
de l’énergie électrique. La concrétisation de ces projets se justifie entre autres par la mise en service de
la centrale à gaz de Kribi en 2013, la construction du barrage de retenue de Lom Pangar (en cours de
finalisation) dont la mise en eau partielle a eu lieu en septembre 2015, des barrages hydroélectriques
de Mekin, Memve’ele et la création en octobre 2015 de la Société Nationale de Transport de
l’Electricité (SONATREL). Grâce à certaines de ces actions, la production de l’énergie électrique
publique est passée de 4953,6 GWh en 2012 à 6084,7 GWh en 2014, soit un accroissement de 19%.
En prenant en compte les autoproducteurs (hormis la production à partir de la biomasse), la
production d’énergie électrique nationale est estimée à 7688,42 GWh en 2014.

Ainsi, ce chapitre présente la situation de l’énergie électrique du Cameroun notamment le cadre


juridique et institutionnel, le potentiel, la production, le transport, la distribution, la consommation et
la tarification.

35  Energie électrique


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
III-1. CADRE JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL

III-1-1. Cadre juridique spécifique au secteur de l’électricité

Pour le bon fonctionnement du secteur de l’énergie électrique, un ensemble de textes l’encadre.


Nous avons principalement la Loi N°2011/022 du 14 décembre 2011 régissant le secteur de
l’électricité au Cameroun qui remplace la Loi N°98/022 du 24 décembre 1998. Ladite Loi contient les
dispositions juridiques du secteur de l’électricité, de la production à partir de source primaire ou
secondaire jusqu’à la distribution, la vente et le transport de l’énergie. Plus précisément, elle traite de :

- la réglementation des modalités de stockage d’eau et de la filière hydroélectricité ;


- la réglementation de la concurrence dans le secteur de l’électricité ;
- la réglementation des activités non concurrentielles ;
- la réglementation relative à la protection de l’environnement dans le domaine de
l’électricité ;
- la réglementation relative à la protection des consommateurs ;
- la réglementation des installations électriques intérieures et des matériels électriques ;
- la création d’un Gestionnaire du Réseau de Transport (GRT) d’énergie électrique ;
- les énergies renouvelables et la maîtrise de l’énergie électrique.
 

III-1-2. Cadre institutionnel spécifique au secteur de l’électricité


III-1-2-1 Cadre institutionnel spécifique au niveau international
Sur le plan international, le Cameroun est membre de quelques organismes dont les missions sont
aussi rattachées à l’énergie électrique tels que le Pool Energétique de l’Afrique Centrale (P.E.A.C), le
World Energy Council (W.E.C), l’African Energy Commission (AFREC), etc.

III-1-2-2 Cadre institutionnel spécifique au niveau national

Suite au cadre institutionnel de l’énergie évoqué dans le deuxième chapitre au niveau du contexte
énergétique du Cameroun, le secteur de l’électricité est animé par un ensemble d’acteurs ci-dessous
présentés.

La réforme du secteur de l’électricité engagée dans les années 1990 a permis la création de
plusieurs institutions.

i. Sociétés publiques
 l'Agence d'Electrification Rurale (AER), créée le 8 septembre 1999, est chargée de promouvoir
l’électrification rurale sur l’ensemble du territoire national. A ce titre, elle accorde aux

36  Energie électrique


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
opérateurs et aux usagers, l’assistance technique et éventuellement financière, nécessaire au
développement de l’électrification rurale ;

 l'Agence de Régulation du Secteur de l'Electricité (ARSEL), créée le 15 juin 1999, assure la


régulation, le contrôle et le suivi des activités des exploitants et des opérateurs du secteur de
l’électricité ;

 l’Electricity Development Corporation (EDC), créée le 29 novembre 2006, est chargée de gérer
pour le compte de l’Etat, le patrimoine public dans le secteur de l’électricité. EDC peut
également étudier, préparer ou réaliser tout projet d’infrastructures dans le secteur de
l’électricité que lui confie l’Etat, participer à la promotion et au développement des
investissements publics et privés dans le secteur de l’électricité ;

 la Mekin Hydroelectric Development Corporation (HYDRO MEKIN), créée le 18 octobre 2010,


est chargée de concevoir, financer, construire et exploiter la centrale hydroélectrique de
Mekin et d’autres aménagements sur le bassin du Dja ainsi que la mise en place des
équipements et infrastructures associés, liés à leur exploitation ;

 la Société Nationale de Transport de l’énergie électrique (SONATREL), créée le 08 octobre 2015


est chargée de gérer le Transport de l’énergie électrique et le réseau de transport pour le
compte de l’Etat.

ii. Sociétés parapubliques


 la Dibamba Power Development Corporation (DPDC), créée le 06 novembre 2009, gère la
centrale thermique à fioul de Yassa ;

 l’Energy of Cameroon S.A. (ENEO-CAMEROON S.A), substituant de AES-SONEL, mise en place


le12 septembre 2014, gère la production plafonnée à 1000 MW et la distribution de l’énergie
électrique au Cameroun. L’on retient que la SONEL est la première société nationale
d’électricité créée le 18 mai 1974 après la réunification du Cameroun. Elle a absorbé
ENELCAM (Energie Electrique du Cameroun, créée en 1948) et EDC (Cameroon Electricity
Corporation, créée en 1963) rattachées au Cameroun oriental et ensuite POWERCAM
(Cameroon Electricity Corporation, créée en 1962) rattachée au Cameroun occidental. Le 17
juillet 2001, la SONEL est privatisée au bénéfice de AES-SONEL qui contrôle 56% du capital ;
 La Kribi Power Development Company (KPDC), créée en avril 2013, gère la centrale à gaz de
Kribi.

37  Energie électrique


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
iii. Institutions financières et associatives
 les institutions financières et de développement de l’électrification rurale comme le Fonds
Spécial d’Equipement et d’Intervention Intercommunale (FEICOM), le Programme National de
Développement Participatif (PNDP) ;

 les associations de consommateurs d’électricité regroupées au sein du Comité Consultatif des


Consommateurs d’Electricité (CCCE), association créée par décision N°0000132/ARSEL/DG du
25 août 2009 par l’ARSEL lors de la prise de décisions régulières concernant les tarifs et la
protection des droits des consommateurs. Voir en Annexe III-1, la liste des associations
membres du CCCE.

iv. Sociétés privées


Les bases de l’organisation d’un marché concurrentiel de l’électricité au Cameroun ont été lancées
depuis la fin des années 90 lors de la définition et de l’adoption d’une nouvelle organisation
institutionnelle du domaine de l’énergie électrique. Aussi, la nouvelle loi de 2011 sur l’électricité vient
libéraliser le domaine de l’énergie électrique. La Liste de quelques structures privées exerçant dans le
domaine de la production, transport et distribution se trouve en Annexe III-2.

III-2. POTENTIEL EN ENERGIE ELECTRIQUE

Tableau 3-1 : Potentiel sauvage et potentiel équipable du Cameroun


Libellé En terme de Puissance En terme de productible
Potentiel (en GW) (en TWh/an)

Potentiel hydroélectrique sauvage ND 294

Potentiel hydroélectrique technique 19,71 115


équipable
Source : SONEL (Atlas du potentiel hydroélectrique du Cameroun, 1983)

Le Cameroun possède un important potentiel hydroélectrique sauvage dont celui techniquement


équitable est estimé à 19,71 GW, concentré majoritairement dans le bassin de la Sanaga. Ce potentiel
est le deuxième de l’Afrique Sub-Saharienne après la République Démocratique du Congo. De nos
jours, ledit potentiel est encore faiblement valorisé (3,72 %). Cependant la construction des barrages
de Lom Pangar, Mekin, Memve’ele, Bini à Warak, Nachtigal permettra d’ici 2021 de porter cette
valorisation à environ 11%.

38  Energie électrique


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
III-3. PRODUCTION D’ENERGIE ELECTRIQUE

III-3-1. INFRASTRUCTURES DE PRODUCTION


Au Cameroun, les principaux types d’infrastructures de production d’énergie électrique sont
d’ordre hydraulique et thermique. Les infrastructures hydrauliques sont les barrages de retenue d’eau
qui jouent le rôle de régulation et les centrales hydroélectriques qui produisent de l’énergie électrique.

III-3-1-1. Infrastructures de production existantes

Les infrastructures hydrauliques sont les barrages de retenue d’eau qui jouent le rôle de
régulation et les centrales hydroélectriques produisent de l’énergie électrique. Ces ouvrages sont
construits sur des fleuves appartenant à différents bassins versants. Selon le rapport provisoire du Plan
d’Action National de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PANGIRE), les bassins versants du
Cameroun avec les principaux fleuves sont présentés dans le tableau ci-dessous.

Tableau 3-2 : Bassins versants camerounais et leurs principaux fleuves

Intitulé
Principaux fleuves
Bassins

Bassin du Lac Tchad dont une partie se


Logone, Chari et les Mayos, la Vina Nord et la Mberé.
trouve au Cameroun
Bassin de la Bénoué, représentation du Bénoué avec ses principaux affluents qui sont : Mayo Kébi, Faro ;
bassin du Niger au Cameroun Donga, Katsena-Ala et son principal affluent la Menchum
Bassin de la Sanaga, essentiellement Sanaga et ses affluents dont le plus important est le Mbam ;
camerounais autres affluents : Lom, Pangar, Djerem, Noun, Mapé

Bassin du Congo dont la partie Sangha et son affluent principal la Kadei ;


camerounaise correspond au secteur le système Boumba – Dja – Ngoko avec deux affluents le Dja et la
Ouest du bassin versant de la Sangha Boumba

la Cross River, l’Akwa Yafe, le Ndian, la Moko et la Meme, la


Bassin des Fleuves côtiers Sanje, le Ndongo et l’Ombe River, le Mungo, la Dibamba, le
Wouri, le Nyong, la Lokoundje, la Kienke, la Lobe et le Ntem
Source : Rapport provisoire du PANGIRE

i. Infrastructures de retenue d’eau

Le Cameroun dispose de cinq bassins versants dont un seul est régulé à savoir le bassin de la
Sanaga. Le tableau ci-après présente les différents ouvrages de régulation (barrage-réservoirs)
fonctionnels qui y sont installés.

39  Energie électrique


 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
3 : Infrastrucctures de rettenue d’eau
Tableau 3-3
Libellé Année de misse en
Capacité Régiion
Infrastructu
ures service

Barrage-réservoir de Mbakaou Juillet 196


69 6 milliards m3
2,6 Adam
maoua

Barrage-réservoir de Bam
mendjin Mai 1974
4 8 milliards m3
1,8 Oueest

Barrage-réservoir de Maapé Juillet 198


87 2 milliards m3
3,2 Oueest

26 Septemb
bre
Barrage-réservoir de Lom
m Pangar 6 milliards m3 Esst
20159
Source : ENEO CAMEROON S.A
A, EDC.

En deh
hors du barrage-réservvoir de Lom Pangar, less trois autres ouvrages prennent dee l’âge avecc
respectivem
ment 46, 21
1et 28 ans pour
p Mbakaaou, Bamend
djin et Map
pé. Ces ouvrages sont siitués sur less
embouchurres du fleuvve Sanaga.

Graphique 3-1 : Part dees capacités des


d barragess réservoirs hormis
h Lom Pangar (en %)

Barrrage-
Baarrage-
réserrvoir de
réservoir de
M
Mapé
Baamendjin
4
42%
24%

B
Barrage-
réservoir de
M
Mbakaou
34%
Source : ENEO CAMEROON S.A
A.

hors du barrrage-réservvoir de Lom Pangar (1èrre phase) don


En deh nt l’impact de régulatioon n’est pass
encore visiible sur le flleuve Sanagga, le graph
he ci-dessus montre quee le barragee-réservoir de la Mapéé
représente les 42% de la capacité d’eau
d destin
née à la régu
ulation, suivi de celui dee Mbakaou.

Les volumes d’eau


u disponiblees dans les barrages-ré
b servoirs et devant
d conttribuer à l’aamélioration
n
du débit du
u fleuve San
naga pour laa production
n de l’énerg
gie électriqu
ue dépenden
nt de la périoode de cruee
et d’étiage.. Ainsi, le tableau ci-d
dessous préssente le com
mportementt des barragges-réservoiirs pendantt
lesdites pérriodes.

                                                            
9
Il s’agit ici de
d la date corrrespondant à la
l mise en eau
u partielle et non
n celle de laa mise en servvice (c’est-à-dire lorsque less
6 milliards de m3 seront recu
ueillis)

40  Energie électr


trique
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 3-4 : Volumes d'eau contenues dans les différents barrages-réservoirs utilisés pour la production
de l’énergie électrique de 2005 à 2014 (en millions de m3)

Année
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Barrages

Début étiage 2 555 2 594 2 547 2 521 2 500 2 500 2 595 2 564 2 595 2 568
MBAKAOU
Fin étiage 283 285 147 297 197 198 176 128 136 107

Début étiage 1 490 1 688 1 377 1 555 1 588 1 756 1 631 1 452 1 423 1 624
BAMENDJIN
Fin étiage 701 280 344 597 327 342 241 204 441 406

Début étiage 2 335 3 234 2 420 3 060 2 970 2 600 3 045 2 200 2 513 2 073
MAPE
Fin étiage 1 106 333 344 734 355 554 209 197 345 497

Source : ENEO CAMEROON S.A.

Il en ressort qu’en début étiage, les barrages de retenue de Mbakaou, Bamendjin, Mapé ont
respectivement eu un taux moyen de remplissage de 98%, 87% et 83% sur la décennie tandis qu’en fin
étiage ledit taux s’élève à 8%, 22% et 15%. Ces taux appréciables assurent au fleuve Sanaga une bonne
régulation pour la production de l’énergie électrique.

Selon l’Atlas du potentiel hydroélectrique du Cameroun de 1983, avant la régulation, le débit


moyen du fleuve Sanaga en période d’étiage était en-dessous de 300m3/s. Avec la régulation, les
barrages-réservoirs de Mbakaou et Bamendjin assurent aux barrages hydroélectriques de Song Loulou
et d’Edéa un débit moyen et régulier en période d’étiage de 580m3/s avec une garantie de 95%. Tandis
que le barrage-réservoir de la Mapé a permis de porter le débit de 580m3/s à 850m3/s avec une
garantie de 95%.

ii. Infrastructures hydroélectriques


Le Cameroun possède trois grandes centrales hydroélectriques dont deux sur le fleuve Sanaga
(Edéa et Song Loulou) et une sur le fleuve Bénoué (Lagdo). Ces fleuves ont des débits qui varient
chaque année en période de crue et d’étiage grâce à l’hydrologie. La variation des débits de ces cours
d’eau au niveau des centrales hydroélectriques est donnée dans le tableau suivant.

41  Energie électrique


 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Tableau 3-5 : Evolution
n des débits des fleuves Sanaga et Bénoué en péériode de cru
ue et d’étiag
ge au niveau
u
005 à 2014 (en m3/s).
des centralees hydroélectriques de 20

Année 20
005 2006 2007 2
2008 2009
9 2010 2011 2012 2013 2014
Barrage

Crue 2 354
3 2 308 2 853 2 234 3 120
0 2 732 2 933 25
587 2 523 2 359
Songloulou
Etiage 82
26 811 743 972 913
3 874 895 84
43 870 969

Crue 2 354
3 2 308 2 853 2 234 3 120
0 2 732 2 933 25
587 2 523 2 359
Edéa
Etiage 82
26 811 743 972 913
3 874 895 43
84 870 969

Crue 452 523 532 694 488


8 843 399 1377 700 565
Lagdo
Etiage 12
29 118 117 126 123
3 127 137 14
44 173 201
Source : ENEO
O CAMEROON S.A.

ué ont eu des débits moyens dee 2600m3/s,, 657m3/s et


Les fleeuves Sanagga et Bénou e 872m3/s,,
139m3/s reespectivemeent en périod
de de crue et
e d’étiage entre
e 2005 et 2014. Lees débits dessdits fleuvess
ne font quee diminuer en
e période de
d crue depu
uis 2012. Du moins, l’oon remarquee que le débit moyen dee
la Sanaga au
a niveau des
d centraless de Songlou
ulou et d’Ed
déa en périod
de d’étiage reste dans la
l marge du
u
débit moyeen de 850m3/s du fleuvee grâce aux barrages-rééservoirs.

Graphique 3-2 005 à 2014 (en


3 : Evolutioon des puissaances installéees des centraales hydroélecctriques de 20 ( MW)

800
0
700
0
600
0
500
0
400
0
300
0
Unité: MW

200
0
100
0
0
2005 2006
2 2007 2008 2009
9 2010 2011 2012 2013
2 2014

Lagdo :Date dee mise en servvice


72 72 72 72 72 72 72 72 72 72
(19
983)
Soongloulou :Daate de mise en
n
384 3
384 384 384 384 384 38
84 384 384 384
service (1981)
Edéa :Date de mise
m en servicce
263 2
263 263 263 263 267 276
6,2 276,2 276,2
2 276,2
(19
953)
T
Total hydroélectricité 719 7
719 719 719 719 723 732
2,2 732,2 732,2
7 732,2

Source : ENEO CAMEROON S.A


A, Altas du poten
ntiel Hydroélecttrique du Camerroun, MINEE (Calculs)

Concernant l’hydrroélectricitéé, la puissan


nce installée des trois baarrages hyd
droélectriquees est restéee
stable à 71
19 MW de 2005
2 à 200
09. Elle s’estt accrue à 732,2
7 MW en 2011(soit un accroiissement dee
2%) grâce à la rénovattion des grou
upes de la centrale d’Ed
déa.

42  Energie électr


trique
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
La prooduction de l’énergie éllectrique daans les centrrales hydroéélectriques vvarie chaqu
ue année en
n
fonction prrincipalemeent des travaaux de maintenance viisant à reméédier aux d
dysfonctionn
nements dess
infrastructu
ures. Le grraphe suivaant présentte l’évolutioon du taux de dispoonibilité dees centraless
hydroélectrriques.

Graphique 3-3 : Evolutiion des taux


x de disponib
bilité des centrales hydrooélectriques de 2005 à 2014
2 (en %)
105
100
95
90
85
80
75
70
65
60
2005
5 2006 2
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
3 2014

Laggdo 88,44
4 90,11 82,03 81,7 81,09 82,12 86,7 92,36 92,75
5 92,95
Son
ngloulou 67,9
9 92,97 95,04 96,97 90,66 93,19 98,82 91,39 94,76
6 95,51
Edééa 86,29
9 72,98 70,71 76,21 80,73 77,88 82,04 83,48 85,63
3 81,12
Tottal disponibilitéé hydro 79,74
4 83,15 87,26 87,85 86,28 86,48 91,37 88,50 91,12
2 89,83

Source : ENEO CAMEROON S.A


A,

Le taux
x global de disponibilitté des centraales s’est am
mélioré de faaçon discon
ntinue ces diix dernièress
années passsant de 79,74% en 200
05 à 89,83%
% en 2014. Le taux le plus
p élevé eest de 91,37% en 2011..
Les trois ceentrales ontt été disponiibles à plus de 65% du
urant la périiode. Duran
nt la même période, less
centrales de
d Songlouloou et Lagdoo ont eu les meilleurs taaux depuis 2006 tandiis que celle d’Edéa voitt
son taux diiminué de 4,5 points en
ntre 2013 et 2014.

iiii. Infrasttructures th
hermiques

Le parrc de centrrales thermiiques publiiques existaant est géréé par ENEO


O, KPDC et DPDC. On
n
distingue lees centrales thermiquess raccordéess aux différeents réseaux
x interconneectés et celles isolées.

 Centralees thermiqu
ues raccord
dées aux réseaux
On com
mpte 17 cen
ntrales therm
miques à traavers le terriitoire raccorrdées aux diifférents résseaux. Le
tableau suiivant donnee la liste desd
dites centrales et leurs caractéristiq
c ques.

43  Energie électr


trique
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 3-6 : Centrales thermiques raccordées aux réseaux électriques
Libellé Date de mise en Puissance installée Réseau de
Infrastructures service (en MW) raccordement

Oyomabang 1 2000 18 RIS

Oyomabang 2 2002 8 RIS

Limbé (fioul lourd) 2005 85 RIS

Bafoussam 1986 13 RIS

Logbaba 1 2002 2 RIS

Logbaba 2 2009 12 RIS

Bassa 2 1980 9 RIS

Bassa 3 2001 9 RIS

Mbalmayo (PTU) 2012 10 RIS

Bamenda (PTU) 2012 20 RIS

Ebolowa (PTU) 2012 10 RIS

Ahala (PTU) 2012 60 RIS

Dibamba (fioul lourd) 2009 88 RIS

Centrale à gaz de Kribi 2013 216 RIS

Djamboutou (Djamboutou 1
1971 17 RIN
totalement démantelée en 2015)

Kousseri (connectée au RIN … 4,66 RIN


depuis 2013)

Centrale thermique de Bertoua 1972 8,6 RE


Source: ENEO CAMEROON S.A, EDC

Depuis 2012, le parc des centrales thermiques a augmenté grâce au Programme Thermique
d’Urgence (PTU) de 100 MW et à la mise en service de la centrale à gaz de Kribi (216 MW).

 Taux de disponibilité des centrales thermiques


De même que les centrales hydroélectriques, la disponibilité des centrales thermiques varie
selon les années. L’évolution des différents taux est illustrée dans le graphique ci-dessous.

44  Energie électrique


 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
G
Graphique 3--4 : Evolutioon du taux dee disponibiliité des centraales thermiqu
ues hormis ccelles du PTU
U de 2005 à
2
2014 (en %)
100,00%
95,00%
90,00%
85,00%
80,00%
75,00%
70,00%
65,00%
60,00%
55,00%
50,00%
20
005 2006 2007 2008
8 2009 2
2010 2011 2012 2013 2014

Cen
ntrales thermiq
ques ENEO 79,2
21% 79,78% 75,13% 72,06
6% 68,31% 71
1,96% 70,63% 63,55% 59,7
72% 54,94%
cen
ntrale de Yassa 98,60% 96
6,44% 86,80% 94,35% 94,9
96% 94,04%
Cen
ntrale à gaz de Kribi 82
2% 84%

Source: ENEO CAMEROON


C S.A
A,

Le tau
ux de dispoonibilité dess centrales d’ENEO se dégrade deepuis 2006 passant dee 79,78% à
54,94% en
n 2014, malggré une légère améliorration en 20
010. Cette baisse
b contin
nue est prin
ncipalementt
due d’une part
p aux mu
ultiples interventions dee maintenan
nce sur les équipement
é s de certain
nes centraless
et d’autre part
p à l’insu
uffisance de maintenancce sur d’autrres, traduisaant ainsi le vvieillissemen
nt au fil dess
années dess équipemen
nts. Par con
ntre, les cen
ntrales de Yassa
Y et de Kribi
K ont un
n taux de disponibilité
d é
appréciablee respectiveement quasi--constant ett croissant su
ur les trois dernières
d an
nnées.

 Centralles thermiqu
ues isolées
Placées sous la gesstion du con
ncessionnairre ENEO, un
ne trentaine de centraless isolées ont déjà été
installées su
ur le territoiire dont cerrtaines sont de
d nos jourss démanteléees. Voir la liiste en Anneexe III-3.

III-3-1-2. Niveau d’ex


xécution dess projets de construction
n des barragges hydroéleectriques

La misse en œuvrre des difféérents projeets suit le chronogram


c mme préalab
ablement étaabli malgréé
quelques reetards enreggistrés. Concernant le Plan
P d’Urgen
nce Triennaal visant à ccourt terme à relever lee
taux de crooissance de l’économiee au dessus de 6% à paartir de 201
14, il est préévu la consstruction du
u
barrage dee Warak su
ur le fleuvee Bini. Le tableau suivvant présente les objecctifs ainsi que
q le taux
x
d’exécution
n en décemb
bre 2015 dee ces différen
nts projets.

45  Energie électr


trique
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 3-7 : Taux d’exécution des travaux des principaux projets d’infrastructures de production
d’énergie électrique (en %)

Libellé Taux global


Objectifs d’exécution en
Projets décembre 2015

Construire un barrage réservoir d’une capacité utile de 6 milliards de


Lom-Pangar mètres cubes, associé à une usine de 30 mégawatts (MW) et une ligne 90%
de transport Haute Tension de 90 kilovolts (kV), à Lom Pangar

Construire une centrale hydroélectrique de 15 MW à Mekin sur


Projet Mekin la rivière Dja et une ligne d’évacuation d’énergie HT de 110 kV 80%
pour acheminer l’énergie produite dans le RIS

Construire un aménagement hydroélectrique d’une capacité de


Memve’ele 211MW, associé à une ligne de transport d’énergie HT de 70%
225 kilovolts et des postes.

Construire un aménagement hydroélectrique de 420 MW au site de


Nachtigal amont sur le fleuve Sanaga, associé à une ligne de transport
Nachtigal En cours d’étude
d’électricité HT double circuit de 225 kV pour évacuer l’énergie
électrique produite sur le réseau électrique national.

Construire un aménagement hydroélectrique de 270 mégawatts


Song Dong En cours d’étude
(MW) sur le fleuve Sanaga à Song Dong.

Construire un aménagement hydroélectrique de 75 MW à Warak sur


le fleuve Bini, associé à une ligne de transport d’électricité HT de
Bini à Warak En cours d’étude
225 kilovolts (kV) pour évacuer l’énergie électrique produite sur le
réseau électrique national.

Construire un aménagement hydroélectrique de 72 MW sur le fleuve


Menchum, associé à une ligne de transport d’électricité HT de 90 kV
Menchum En cours d’étude
pour évacuer l’énergie électrique produite sur le réseau électrique
national.
Source : ENEO CAMEROON S.A, EDC, HYDROMEKIN, MINEE

Pour le projet Lom Pangar, les taux d’exécution par composantes sont présentés ainsi qui suit :
- composante 1: construction du barrage réservoir de Lom Pangar : 79,59% ;
- composante 2 : construction de l'usine de pied et de la ligne de transmission associée :
53,33% ;
- composante 3: gestion environnementale et sociale: 48,71% ;
- composante 4: assistance technique à la gestion intégrée des ressources en eau du bassin de
la Sanaga :13,33%
Pour le projet Mekin, les taux d’exécution par composantes sont présentés comme suit :

46  Energie électrique


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
- composante 1 : l’étude technique détaillée et d’impact environnemental et social y compris
PGES : 100% ;
- composante 2 : la construction de la centrale hydroélectrique de 15MW avec la Cité du
Maître d’Ouvrage y compris les équipements hydromécaniques et électriques et la formation
du personnel d’exploitation et de maintenance : 70% ;
- composante 3 : la construction d’une ligne de transport d’énergie de 6.3kV/110kV y compris
poste élévateur et source d’interconnexion à NdjomYekombo : 90% ;
- composante 4 : la construction d’une voie d’accès sur 12.7 km : 70% ;
- composante 5 : l’évacuation du bois d’œuvre dans la zone noyée du projet : 80%.

Les détails sur l’état d’avancement des travaux desdits projets se trouvent en annexe 3-4.

III-3-2. PRODUCTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE

Sans énergie électrique, il n’y a pas de croissance économique, ni un réel épanouissement de la


population. La nécessité de produire de l’énergie électrique en grande quantité s’avère très importante
pour satisfaire l’équilibre socio-économique d’un pays. Cette partie traitera de la puissance installée
des infrastructures, de la production d’énergie électrique par source d’énergie, du pays et des réseaux
interconnectés.

III-3-2-1. Parc de puissances installées

Faute d’informations complètes et détaillées, l’autoproduction n’a pas pu être évaluée. La


production présentée dans cette partie ne concernera que la production thermique et hydraulique
publique ainsi que la production à partir des sources renouvelables.
La production d’énergie électrique se fait à partir des infrastructures possédant chacune une
capacité installée précise. Le tableau ci-dessous présente la situation des puissances installées des
équipements.

47  Energie électrique


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 3-8 : Evolution de la puissance installée du parc électrique par source d’énergie de 2005 à 2014(en MW) 

Année
Libellé 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014

PARC HYDROELECTRIQUE PUBLIQUE

Hydroélectrique 719 719 719 719 719 723 732,2 732,2 732,2 732,2

PARC THERMIQUE PUBLIQUE (ENEO, KPDC, DPDC, PTU)

Thermique 209,2 205,9 202,5 217,9 305,6 286,7 284,5 384,6 600,6 621,6

Puissance totale 928,2 924,9 921,5 936,9 1 024,6 1 009,7 1 016,7 1 116,8 1 332,8 1 353,8

PARC AUTO-PRODUCTION hormis la biomasse

Puissance estimée
opérationnelle 323 342 381 430 512 576 694 755,4 836,4 950,4
Onshore thermique

Puissance estimée
opérationnelle 18,2 10,6 32,2 9,8 49,2 23,5 16,2 16,8 18,2 20,7
Offshore thermique

Puissance Energies
Renouvelables hormis la 0,0006 ND ND ND 0,0956 0,0966 0,0966 0,0984 0,0984 2,5484
biomasse

dont solaire ND  ND  ND  ND  ND  ND  ND  ND  ND  2,45

dont éolien 0,0006 ND ND ND 0,0016 0,0026 0,0026 0,0044 0,0044 0,0044

dont micro-
hydroélectricité ND ND ND ND 0,094 0,094 0,094 0,094 0,094 0,094
(≤ 5 MW)

AUTO-PRODUCTION 341,2 352,6 413,2 439,8 561,3 599,6 710,3 772,3 854,7 973,6

TOTAL 1 269,4 1 277,5 1 334,7 1 376,7 1 585,9 1 609,3 1 727,0 1 889,1 2 187,5 2 327,4
Source : ENEO CAMEROON S.A, EDC, KPDC, DPDC, principaux vendeurs de groupes électrogènes, quelques entreprises d’énergies
renouvelables, Calculs (MINEE)

48  Energie électrique


 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Graphique 3-5 : Evolutiion de la puiissance instaallée du parcc électrique de
d 2005 à 20
014 (en MW)
W)

TOTAL PUISSANCE
RC
PAR
2000,0
Puiissance
hyd
droélectrique
1500,0
puiissance
1000,0 theermique publique

Puiissance estimée
500,0 opéérationnelle
On
nshore thermique
Puiissance estimée
0,0
opéérationnelle
05
200 2006 2007 20
008 2009 2010 2011 2012
2 2013 2014 Offfshore thermique

Source : ENEO CAMEROON S.A


A, EDC, KPDC, DPDC,
D principau
ux vendeurs de groupes électroggènes, quelquess entreprises d’én
nergies
renouvelables, MINEE (calculss)

La puiissance instaallée du parrc croît forteement depuiis 2009 grââce à la misee en service de certainss
équipemen
nts de prod
duction com
mme la centtrale therm
mique de Yaassa, les cen
ntrales therrmiques du
u
Programmee Thermiqu
ue d’Urgencce (PTU) et la centralee à gaz de Kribi, à la réhabilitation d’autress
(centrale hydroélectriq
h que d’Edéa) et à l’utilisaation sans cesse
c croissaante des groupes électroogènes danss
les ménagees, les servicees et les indu
ustries.

uissance insstallée des centrales thermiques


La pu t publiques n’atteint p
pas celle des
d groupess
électrogènees Onshoree malgré sa croissan
nce remarq
quable. Cettte forte p
présence dees groupess
électrogènees à combusstibles fossilees sur le terrritoire metttrait ainsi en
n exergue lee problème de
d délestagee
connu ces dernières
d an
nnées et la volonté
v des ménages,
m serrvices et ind
dustries à coombler ce vid
de.

Malgréé quelques avancées faites dans le domain


ne des énerrgies renou
uvelables, saa puissancee
installée reeste marginaale dans le mix
m énergétiique.

nce installéee du parc élecctrique en 2014 (%)


Graphique 3-6 : Puissan

Puissance estimée Hydroélecctrique


opérationn
nelle 31,46
6%
Onshore therrmique
40,83%
% Puisssance estiméée
op
pérationnelle
Offshore
thermique
Energies Therrmique 0,89%
renouvelablees pub
blique
0,11% 26
6,71% Total : 2327,45 MW
Source : ENEO CAMEROON S.A
A, EDC, KPDC, DPDC,
D principau
ux vendeurs de groupes électroggènes, quelquess entreprises d’én
nergies
renouvelables, Calculs (MINEEE)

49  Energie électr


trique
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Le graphe ci-dessus montre qu’en 2014, la puissance installée estimée et opérationnelle des
groupes électrogènes Onshore à combustibles fossiles représente 40,83% devant l’hydroélectricité
(31,46%) et le thermique publique (26,71%). La part des énergies renouvelables (0,11%) reste encore
très marginale.

III-3-2-2. Production de l’énergie électrique par source d’énergie

Le Cameroun regorges plusieurs sources de production d’énergie électrique à savoir


l’hydraulique, les hydrocarbures, le solaire, l’éolien, la micro hydroélectricité et la biomasse.

50  Energie électrique


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 3-9 : Evolution de la production d’énergie électrique par source d’énergie de 2005 à 2014 (en GWh) 
Année
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Libellé
PARC HYDROELECTRIQUE PUBLIC
Lagdo 206,9 212,0 218,1 222,1 238,4 251,3 259,8 285,9 304,8 315,0

Songloulou 2 174,8 2 257,0 2 290,2 2 425,5 2 228,3 2 432,6 2 517,8 2 367,2 2 396,1 2 487,4

Edea 1 391,2 1 422,9 1 338,9 1 584,9 1 549,7 1 576,4 1 607,8 1 602,9 1 671,7 1 622,7

Hydroélectrique 3 772,9 3 891,9 3 847,2 4 232,5 4 016,4 4 260,2 4 385,4 4 256,1 4 372,7 4 425,1
PARC THERMIQUE PUBLIC
Centrales
Interconnectées
179,3 197,2 352,9 199,7 359,3 289,9 312,6 318,2 194,2 181,1
gérées par ENEO

Centrale de Yassa 0 0 0 0 45,8 195,0 201,0 248,8 147,8 166,1

PTU 0 0 0 0 0 0 0 43,4 75,8 29,4

Centrale de Kribi 0 0 0 0 0 0 0 0 531,7 1197,3

Centrales isolées
52,2 58,1 56,4 70,6 75,8 79,5 85,9 87,2 84,5 85,7
gérées par ENEO

Thermique
231,6 255,3 409,3 270,3 480,8 564,4 599,5 697,5 1034,0 1659,6
publique

SOUS-TOTAL
(hydro et 4 004,5 4 147,2 4 256,5 4 502,8 4 497,2 4 824,6 4 984,9 4 953,6 5 406,7 6 084,7
thermique)
PARC AUTO-PRODUCTION
Production estimée
453,0 478,2 426,7 616,5 809,4 865,4 884,8 764,4 1 081,8 1 418,05
opérationnelle
Onshore thermique

Production estimée
159 92 282 86 431 206,3 142,2 147,3 159,8 181,0
opérationnelle
Offshore thermique

Production
Energies 11,505 22,005 24,505 28,705 26,69 16,899 25,599 29,015 6,615 4,665
Renouvelables

dont solaire 4,05

dont éolien 0,005 0,005 0,005 0,005 0,014 0,023 0,023 0,039 0,039 0,039

dont micro-
hydroélectricité ND ND ND ND 0,576 0,576 0,576 0,576 0,576 0,576
(≤ 5 MW)

dont biomasse 11,5 22,0 24,5 28,7 26,1 16,3 25,0 28,4 6,0 ND

Auto-production 623,5 592,2 733,2 731,2 1 267,1 1 088,6 1 052,6 940,7 1 248,2 1 603,7
TOTAL 4 628,0 4 739,4 4 989,7 5 234,0 5 764,3 5 913,2 6 037,5 5 894,3 6 654,9 7 688,4
Source : ENEO CAMEROON S.A, EDC, KPDC, DPDC, principaux vendeurs de groupes électrogènes, quelques entreprises d’énergies
renouvelables MINEE (calculs)

51  Energie électrique


 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Graphique 3-7 : Evolutiion de la prooduction d’én
nergie électrrique au Cam
meroun (en G
GWh)

7 005,0

6 005,0

5 005,0

4 005,0

3 005,0

2 005,0

1 005,0

5,0

05
200 20066 2007 2008 2009 2010 20 011 2012 2013 2014
Total production
p Hydroélectriccité

Therm
mique publiquee Thermique opérationnelle
o Onshore estim
mée

Therrmique opératioonnelle Offshorre estimée Energies Ren


nouvelables

Source : ENEO
O CAMEROON S.A, EDC, KPDC, DPDC, princcipaux vendeurrs de groupes électrogènes, q
quelques entreprrises d’énergiess
renouvelables MINEE
M (calculs))

Concernant l’autooproduction
n à partir dees groupes électrogènes
é s utilisant lees combustib
bles fossiles,,
faute d’enq
quêtes perm
manentes, less puissancess installées et
e les produ
uctions d’éneergie électriique ont étéé
estimées grrâce à une modélisation
m n présentée Annexe III--6. L’on notte que cette modélisatioon est baséee
sur :
- les chiffres de ventes
v de grroupes électrrogènes obtenus des plu
us grands veendeurs cam
merounais ;
- un redressement fait à parrtir de l’enqu
uête sur l’au
utoproductioon réalisée p
par ARSEL en
n 2003 ;
- certaines hypothèses perm
mettant de caadrer les réssultats.
L’on reelève tout dee même quee cette modéélisation s’avvère limitée car les calcculs ne pren
nnent pas en
n
compte less groupes électrogènes
é s provenantt d’autres circuits
c et les
l durées moyennes d’utilisation
d n
évoquées dans
d les hypoothèses sontt difficilemeent vérifiablees.

Malgréé les insufffisances nootées ci-dessus relativees à l’autop


production à partir des
d énergiess
renouvelab
bles et des groupes
g élecctrogènes utilisant
u les combustion
ns fossiles, laa productioon nationalee
d’énergie électrique
é a connu une croissance presque continue
c en
ntre 2005 eet 2011. Ellle a ensuitee
connu un léger ralentissement en 2011 avaant de pren
ndre de l’am
mpleur à paartir de 201
12 jusqu’en
n
2014. Cettee production nationale est portée par
p la produ
uction des centrales
c hyydroélectriqu
ues avec au
u
mois 58% par an, soitt une moyen
nne de 73%
% sur la déceennie. Ceci pourrait s’eexpliquer paar la bonnee
hydrologie et le bon taaux de dispoonibilité des centrales hyydroélectriq
ques.

La prooduction theermique pub


blique a siggnificativem
ment augmen
nté entre 20
009 et 2014
4 grâce à laa
mise en serrvice de la centrale de Yassa,
Y des ceentrales du PTU
P et de la centrale à ggaz de Kribi.

52  Energie électr


trique
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
La prooduction d’énergie électtrique à parttir des sourcces renouveelables est en
ncore très faaible, moinss
de 1% par an de 2005
5 à 2014, interpellant à plus d’inveestissements dans ce seccteur afin d’’atteindre lee
gap envisaggé de 5% en
n 2015.

Graphique 3-8 : Mix dee la productiion d’énergiee électrique par


p source en
e 2014 (en %
%)

thermique Eneergies
op
pérationnelle Renouvvelables
Onsshore estiméee 0,0
06%
therm
mique 18,44%
opératioonnelle Hydroélecttricité
Offshore estimée 57,56%
%
2,35
5%

Thermique
publique
21,6%

Totall : 7688,45 GWh

Source : ENEO CAMEROON S.A


A, EDC, KPDC, DPDC,
D principau
ux vendeurs de groupes électroggènes, quelquess entreprises d’én
nergies
renouvelables MINEE
M (calculs))

En 20
014, la prod
duction d’éénergie élecctrique est dominée par
p les centtrales hydrooélectriquess
(57,56%), suivies
s par les
l centraless thermiquees publiquess (21,6%) moontrant ainssi la volontéé de l’Etat ett
du concesssionnaire à satisfaire à la demandee d’énergie électrique
é d consomm
des mateurs. La production
n
d’énergie électrique
é à partir
p des soources renou
uvelables hoormis la biomasse repréésente moins de 0,1%.

III-3-2-3. Productiion de l’éneergie électrrique publiq


que par résseau interconnecté
Le réseeau électrique public du Cameroun
n est constittué de trois réseaux réggionaux inteerconnectéss
à savoir :
- le réseau
r interconnecté Su
ud (RIS) alim
mente les réégions du Ceentre, du Su
ud, du Littorral, du Sud--
Ouest, du Norrd-Ouest ett de l’Ouesst. Les ouvrrages de prroduction in
nterconnecttés sont less
cen
ntrales hydroélectriquess d’Edéa et de Songloullou et les ceentrales thermiques de Douala, dee
Yaooundé, de Liimbé, de Baffoussam et de
d Kribi ;

- le Réseau
R Interrconnecté Nord
N (RIN) desservant
d les
l régions de
d l’Extrême-Nord, du Nord et dee
l’Ad
damaoua esst alimentéé par la ceentrale hyd
droélectriquee de LAGD
DO et par la centralee
thermique de Kousseri connectée au réseau depuis 2013. La ceentrale theermique dee
DJA
AMBOUTOU
U est partiiellement connectée
c au
a RIN et ne produ
uit plus deepuis 2010
0
(DJJAMBOUTO
OU 1 totalem
ment démanttelée en 2015 et DJAMB
BOUTOU 2 d
déclassée).

- le Réseau
R Est (R
RE) ne desseert que la réégion de l’Est est alimen
nté principaalement parr la centralee

53  Energie électr


trique
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
thermique de BERTOUA.
B

Graphiquee 3-9 : Evolu


ution de la production
p d
d’énergie électrique pub
blique par rréseau intercconnecté dee
2005 à 201
14 (en GWh)

6000
5000
4000
3000
2000
1000
0
20
005 2006 2007 2
2008 2009
9 2010 2011 201
12 2013 2014

R
RE(GWh) 28
8,67 31,83 31,55 3
38,01 41,82
2 43,91 50,50 55,9
99 53,92 56,38
R
RIN(GWh) 222
2,03 228,57 233,01 24
42,26 261,04
4 274,19 2
283,14 303,83 321,36 329,33
R
RIS(GWh) 375
53,13 3886,72
2 3991,90 42
222,49 4194,3
36 4506,49 4
4651,29 4593
3,70 5031,45 5698,99

Source : ENEO CAMEROON S.A


A, EDC, KPDC, DPDC,
D MINEE (ccalculs)

Le RIS est le réseaau le plus im


mportant de part son étendue géoggraphique ett sa forte cooncentration
n
en infrastrructures de production. Ces dix deernières ann
nées, sa prooduction d’éénergie élecctrique s’estt
accrue sou
us forme d’eescalier (52%) avec une forte augm
mentation de
d la produ
uction de 20
012 à 2014
4
provenant de la bonnee hydrologiee et de la mise en service des centraales thermiq
ques du PTU
U en 2012 ett
de la centrrale à gaz de
d Kribi en 2013.
2 Par contre, les productions du RIN et R
RE respectivvement danss
l’ordre de la centainee et de la dizaine de gigawatts--heures se sont légèrement accru
ues grâce à
l’amélioration de la disponibilitté de leurs centrales et au renoouvellementt des équip
pements dee
production
n.

III--3-2-4. Rendemen
nt de produ
uction de l’éénergie électrique pub
blique
Le rendement de production
p d
d’énergie éleectrique est l’indicateurr qui mesure le rapportt entre la
n nette et la production
production p brute des in
nfrastructurees. La produ
uction nette étant la valeeur de la
production
n soustraite des
d pertes de production, des consoommations des
d auxiliairres de produ
uction.

54  Energie électr


trique
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Graphique 3-10 : Evolu dement de production d’’énergie élecctrique publiique (en %)
ution du rend

99,6
6%
99,4%
99,4
4%
99,3% 99,2%
99,2
2% 99,2% 99,2%
99,0
0% 1%
99,1
98,8
8% %
99,0%
98,8%
% 98,9%
%
98,6
6%
98,6%
9
98,4
4%
98,2
2%
98,0
0%

2005 2006 2
2007 2008 2009 2010 011
20 2012 2013 2
2014
Source : MINEEE (calculs)

Selon le graphe ci-dessus,


c le rendementt moyen de production
n avoisine 99% avec un
ne variation
n
très faible de
d l’ordre de 0,8 point sur la décen
nnie. Cet exccellent rend
dement de p
production proviendrait
p t
de la faiblee consommaation des aux
xiliaires et de
d la bonne maîtrise
m dess pertes.

III-4
4. TRANSSPORT ET
T DISTRIBU
UTION DEE L’ENERG
GIE ELECT
TRIQUE
Afin d’alimenter
d l centres de
les d consomm
mation en énergie électtrique, plus ou moins éloignés
é dess
infrastructu
ures de prod
duction, il faut
f transporrter cette én
nergie. Au Cameroun,
C lee transport de l’énergiee
électrique se
s fait en 22 ution se fait en 30kV ; 15kV ; 0,38k
25 kV ; 110kV et 90kV.. La distribu kV ; 0,22kV..
La loi dee l’électricitté de 2011, crée un
n gestionnaire du rééseau de ttransport (GRT)
( dontt
l’opération
nnalisation a conduit réécemment à la naissancce de la SONATREL don
nt l’objectiff général estt
de gérer le réseau de trransport pou
ur le compte de l’Etat.

Concernant les prrojets d’interrconnexion d’énergie électrique,


é lee Cameroun
n a signé en
n 2007 avecc
le Tchad un
u protocolee d’accord d’interconne
d exion d’éneergie électriq
que dont ceertaines études sont en
n
cours. Le raapport de l’éétude qui déébouchera su
ur un DAO serait probaablement pu
ublié en juilllet 2016.

III-4
4-1. Parc du
u Réseau dee transport et
e de distrib
bution d’éneergie électriique

Les liggnes de traansport se repartissent


r selon les réseaux d’interconne
d exion. Ainsi, le RIS estt
constitué des
d lignes dee 225kV et 90kV
9 tandis que le RIN possède
p des lignes de 90
0kV et 110k
kV. Le RE nee
possède jussqu’à présen
nt que les liggnes de Moyyenne et Bassse Tension. Le tableau et le graphee ci-dessouss
présentent respectiveement les lignes de transport d’énergie électrique publique par
p réseau
u
interconneecté et la lon
ngueur du rééseau électriique par nivveau de tenssion.

55  Energie électr


trique
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Tableau 3-10 : Evolutioon des longu
ueurs de liggnes de tran
nsport d’énerrgie électriq
que publiquee par réseau
u
interconneccté de 2005 à 2014 (en km)
k
A
Année
2005 2006 2007 2
2008 200
09 2010 2011 2012 2013 2014
Libellé

RIN

 90 kV
k 201,1
15 201,15 201,15 2
201,15 201,15 201,15 201,15 2
201,15 201,,15 201,15

 110
0kV 336,8
8 336,8 336,8 3
336,8 336,,8 336,8 336,8 3
337,63 337,,63 337,63

RIS

 90 kV
k 1 004,43 1 004,43 1 009,4 1 009,4 1 009
9,4 1 009,4 1 009,4 1 009,4 1 009,4 1 009,4

 225
5 kV 479,9
95 479,95 479,95 4
479,95 482,9
95 482,95 595,48 7
795,48 795,,48 795,48

Source : ENEO--CAMEROON S.A., MINEE (Calcculs)

La lon
ngueur des lignes
l 90 kV
V sur le RIN
N est restée constante su
ur la décen
nnie tandis que
q celle dee
110kV a léégèrement au
ugmenté d’eenviron 1km
m à partir dee 2012.

Sur le RIS, la lign


ne 90 kV paasse de 100
04,43 km en
n 2006 à 1009,4 en 2
2007 et restte constantee
jusqu’en 20
014 tandis que
q la ligne 225 kV crooît de 315,53
3 km entre 2008
2 et 201
12.

Graphique 3-11 : Evolu


ution de la loongueur du réseau
r de traansport et dee distribution
n de l’énergiee électrique
publique paar niveau de tension de 2005
2 à 2014
4 (en km)

40 000
35 000
30 000
25 000
20 000
15 000
10 000
5 000
0
200
05 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2
2013 2014

Liignes 90 kV 1 205,58 1 205,58 1 210,55 1 210,55 1 210,55 1 210,55 1 210,5


55 1 210,55 1 210,55
2 1 210,55
5
Liignes 110 kV 336
6,8 336,8 336,8 336,,8 336,8 336,8 336,8
8 337,63 33
37,63 337,63
Liignes 225 kV 479
9,95 479,95 479,95 479,9
95 482,95 4
482,95 595,48
8 795,48 79
95,48 795,48
Liignes Moyenness Tensions 11 135
1 11 268 11 863 12 08
89 12 655 1 845
12 14771
1 15321 15
5398 17473
Liignes Basses Ten
nsions 10 736
7 12 138 13 472 13 60
05 13 720 1 845
13 15210
0 16125 16
6204 17377
TO
OTAL 23 893,3 25 428,3 27
2 362,3 27 721,3 28 405,3 28
8 720,3 32 123,8 33 789,6 33 945,6 37 193,6
6

Source : ENEO CAMEROON S.A


A

Concernant les liggnes de tran


nsport, les loongueurs des lignes 110
0 kV et 90 kkV sont restéées presquee
constantes sur la déceennie tandiss que la lon
ngueur de laa ligne 225 kV a significativemen
nt augmentéé
entre 2008
8 à 2012, paassant de 47
79,95 à 795
5,48 km. Cettte augmenttation est du
ue à la consttruction dess

56  Energie électr


trique
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
de plusieurs lignes sur le réseau dont celle de 3 km de la centrale thermique de Yassa. Depuis 2012, il
n’y a plus eu de construction de lignes 225 kV. Par contre, les lignes de distribution ne cessent de
croître chaque année du fait de la volonté de l’Etat et du concessionnaire ENEO de toujours répondre à
la demande croissante d’énergie électrique des populations.

Les lignes électriques aboutissent généralement à des branchements. D’après le contrat du


concessionnaire d’électricité avec l’Etat, des objectifs quinquennaux en termes de nouveaux
branchements sont fixés en vue de satisfaire les consommateurs. Les tableaux qui suivent présentent
respectivement les objectifs de deux périodes quinquennales avec les taux de réalisation y relatifs et le
bilan du nombre de nouveaux branchements de ces dix dernières années par région.

Tableau 3-11 : Objectifs quinquennaux et taux de réalisation du nombre de nouveaux branchements

Taux de réalisation Taux de réalisation


Libellé Janvier 2006 - Janvier 2011-
quinquennal en quinquennal en
Régions décembre 2010 décembre 2015
2010 2014

Adamaoua 9 737 85% 14 079 79%

Centre 71 330 92% 83 878 80%

Est 8 709 45% 11 119 51%

Extrême-Nord 13 665 110% 19 002 76%

Littoral 77 308 93% 89 502 77%

Nord 13 030 78% 16 938 47%

Nord-Ouest 14 659 91% 18 831 116%

Ouest 30 637 92% 36 889 96%

Sud 6 412 57% 8 896 85%

Sud-Ouest 20 613 88% 26 000 62%

Cameroun 266 100 90% 325 134 79%


Source : ENEO CAMEROON S.A, MINEE (Calculs)

En 2010, seul le nombre de nouveaux branchements prévu dans la région de l’Extrême-Nord a


été atteint avec un dépassement de 10%. Le reste a eu un taux d’au moins 55%. Sur l’ensemble, le taux
de réalisation a été de 90%. Mais, l’Est est la seule région dont le taux de réalisation n’a pas atteint
50%.

En 2014, les objectifs sont déjà atteints à 79% sur l’ensemble des régions, ceci est un bon signe
pour l’atteinte des 100% en 2015 si les travaux évoluent dans la même lancée. Mais, les taux de
réalisation des régions du Nord et de l’Est sont faibles, interpelant à plus d’engagement du
concessionnaire dans ces parties du pays afin d’atteindre les objectifs quinquennaux.

57  Energie électrique


 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Tableau 3-12 : Evolutioon du nombrre de nouveaaux branchem
ments de l’én
nergie électrrique publiqu
ue par
régions de 2005
2 à 2014
4
Annéée
2005 2006 2007 20
008 2009
9 2010 2011 20
012 2013
3 2014
Libellé

Adamaoua 567 1 042 2 472 1 754 1 54


49 1 457 1 332 1 646 4 19
92 3 925

Centre 2 816 4 257 12 482 14 394 17 72


22 17 098 12 920 16
6 783 18 127 19 264

dont Yaound
ndé … … 9 960 12
2 680 15 88
81 15 478 12 337 13
3 871 13 83
30 14 537

Est 177 433 877 819 937


7 1267 946 1 219 1 54
46 1 932

Extrême –Noord 444 2 221 4 169 3 374 2 93


31 2 426 2 143 2 474 5 16
66 4 656

Littoral 3 215 6 005 17 359 15 157 17 44


42 16 445 10 485 18
8 763 20 778 19 331

dont Doualaa … … 13 682 11 852 14 44


49 14 857 10 310 16
6 274 17 011 17 128

Nord 547 1 472 2 678 2 797 1 82


24 1 405 1 645 1 645 2 10
01 2 576

Nord –Ouesst 990 1 343 3 040 2 981 3 30


06 4 592 2 474 4 631 7 53
34 7 254

Ouest 4 049 2 523 7 251 7 102 7 18


83 7 031 5 028 9 036 10 966 10 295

Sud 212 281 722 502 1 25


51 1 388 901 1 742 1 97
72 2 922

Sud- Ouest 1 528 1 488 3 824 3 877 4 30


01 5 892 3 061 4 734 3 99
98 4 315

CAMEROUN
N 14 545
5 21 065 54 874 52 757 58 44
46 59 001 40 935 62
2 673 76 38
80 76 470
Source : ENEO CAMEROON S.A
A

Graphique 3-12 : Evollution du noombre de nouveaux


n brranchementss d’énergie éélectrique publique parr
région de 2005 à 2014

A
ADAMAOUA CENTR
RE EST EXTREME NORD LITTORA
AL

N
NORD NORD
D OUEST OUEST SU
UD SUD OU
UEST
30000

20000

10000

2005 2006 2007 2008 2009 20


010 2011
1 2012 2013 2014

Source : ENEO
O CAMEROON S.A
S

Le nom
mbre de nou
uveaux bran
nchements n’a
n cessé de croître
c depu
uis 2005 allaant de 14 54
45 à 76470
0
en 2014, même
m si dees ralentissements ont été
é notés en
n 2008 et 2011.
2 Ces rralentissemeents ont étéé

58  Energie électr


trique
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
causés parr de nomb
breuses rup
ptures de stocks
s en matériels
m d branchem
de ments en 2008
2 et laa
concentratiion des efforrts vers l’am
mélioration de
d la facturaation et la mise
m en placee des nouveaaux moyenss
de paiemen
nt en 2011. Il est à sign
naler que peendant la déécennie, le pays
p a conn
nu deux forttes périodess
de réalisatiion de nouveeaux branch
hements situ
ués entre 20
006 et 2007
7 et entre 20
011 et 2013. Les annéess
2013 et 20
014 ont senssiblement le même nom
mbre de nouvveaux brancchements.

Notonss que le Litttoral, le Ceentre sont lees régions où


o les nouvveaux brancchements soont les pluss
élevés duraant la décen
nnie. Elles sont
s suivies par la régiion de l’Ou
uest. Ceci s’eexpliqueraitt par le faitt
qu’elles héb
bergent les deux
d grandees métropolles du Cameeroun (Capittales économ
mique et pollitique).

III-4
4-2. Pertes dans le réseeau de tran
nsport et distribution d’’énergie éleectrique

Les peertes représeentent la paartie de l’én


nergie électtrique prod
duite qui s’eest dissipée lors de son
n
acheminem
ment des pooints de prooduction au
ux différentss points de consommations à cause de l’effett
joule, de laa fraude et autres.
a

Graphiquee 3- 13 : Evollution des peertes de tran


nsport et de distribution
d d l’énergie éélectrique pu
de ublique de
2005 à 201
14 (en GWh)

18
800
16
600
14
400
12
200
10
000
800
8
600
6
400
4
200
2
0
2005 2006 2007
7 2008 20
009 2010 2011 2012
2 2013 20
014

Peertes de transpoort 146,53 155,85 182,9


92 194,42 201,03 249,58 248,68 174,20 245,00 296
6,55
Peertes de distribu
ution 555,88 558,59 676,9
99 732,73 874,66 939,77 1004,791115,0
1 001178,06127
71,10
Peertes totales 702,41 714,44 859,9
91 927,15 107
75,701189,341
1253,471289,2
201423,07156
67,65

Source : ENEO CAMEROON S.A


A, MINEE (Calcu
uls)

Il ressoort du graph
he que les pertes
p d’éneergie électriq
que sont en croissance continue deepuis 2005..
Ces pertes ont plus qu
ue doublé en
n 10 ans. Ceeci est dû à la vétusté des
d lignes dee transport et
e aussi aux
x
fraudes enregistrées au
a niveau dee la distribu
ution. Les pertes
p de disstribution d
de loin supérieures aux
x
pertes de transport pilotent less pertes tootales. Ceci montre laa gravité d
de la situattion due à
l’accroissem
ment de laa fraude au
u niveau dees consomm
mateurs. Ceet accroisseement proviiendrait du
u
relâchemen
nt du conceessionnaire dans
d la luttee contre ce fléau
f ou à l’inefficacitéé des méthod
des de lutte..
Il serait jud
dicieux que l’Etat prenn
ne des mesurres pour réd
duire de man
nière signifiicative ce ph
hénomène.

59  Energie électr


trique
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
i.i Rendem
ment de distribution dee l’énergie électrique
é
Le rendement de distribution
d de l’énergiee électrique est le ratio entre l’énerrgie vendue et l’énergiee
émise au rééseau de disstribution. Lee graphe su
uivant montrre l’évolutioon du rendem
ment de disttribution dee
l’énergie éllectrique pu
ublique du pays.
p

Graphique 3-14 : Evolu


ution du rend
dement de distribution
d de
d l’énergie électrique
é dee 2005 à 201
14 (en %)

79%
77% 77,59%

75% 73,83%
75,58%
73% 4%
74,24
70
0,87%
71% %
69,70%

69% 70,53% 84%


70,8 70,24%
69,12%
67%
65%

2005 006
20 2007
7 2008 2009 2010
2 201
11 2012 2013 2014

Source : ENEO CAMEROON S.A

Sur laa décennie, le meilleur rendementt était en 20


006 (77,59%
%) avant dee subir une forte chutee
jusqu’en 20
009 (70,53%) et ensuitte une légèrre jusqu’en 2014 (69,12%). Le ren
ndement de 2014 est lee
plus bas dee la périodee. Cette chu
ute continuee du rendem
ment serait due aux peertes techniq
ques et non
n
techniques subit par le réseau électrique
é n
national. Laa baisse de performan
nce constatéée demandee
d’énormes travaux dee remplacem
ment des liggnes de Hau
ute, Moyen
nne et Bassee Tensions et
e aussi, un
n
nouvel enggagement avvec des méth
hodes plus efficaces de lutte
l contre la fraude.

iii. Energiee Non Distrribuée (END


D)
L’Energ
rgie Non Disstribuée est l’énergie
l qu
ui n’a pas pu
u être mise à la dispositiion des conssommateurss
à cause dess coupures, des
d travaux programméés et des inccidents comm
me les oragees.

60  Energie électr


trique
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Graphique 3- 15 : Evolu
ution de l’En
nergie électriique Non Disstribuée de 2005
2 à 2014
4 (en GWh)
80
70
60
50
40
30
20
10
0
2005 2006 20
007 2008 2009 20
010 2011 2012 20
013

D
Délestages 0,24 0,44 0 1,35 3,62 0,,71 4,14 5,18 30
0,7
Travaux program
mmés 5,1 5,8 4
4,06 3,29 4,01 4,,57 8,28 14,97 9,77
In
ncidents 4,2 3,5 6
6,72 7,75 6,6 11
1,91 17,51 49,27 32,77
EN
ND totale 9,54 9,74 10
0,77 12,4 14,23 17
7,18 29,93 69,42 73,24

Source : ENEO CAMEROON S.A


A

Les EN
ND reflètent la mauvaisse qualité dee service tecchnique. Laa qualité de service tech
hnique s’estt
dégradée sur la périod
de allant dee 2005 à 20
013. C’est aiinsi qu’elle s’est déprécciée de man
nière quasi--
linéaire de 2005 à 201
10, avant dee brusquemeent chuter jusqu’en 2013. Les déleestages qui avaient
a jadiss
diminués ju
usqu’en 2010, n’ont ceessé de croîître à partirr de 2011 atteignant
a un
n pic de 30
0,7 GWh en
n
2013. Par contre,
c les trravaux proggrammés et les incidents ont tendan
nce à baisserr depuis 2012.

III-4
4-3. Infrastrructures dee transport de
d l’énergiee électrique en projet

Généraalement, la constructioon des barraages hydroélectriques s’accompagn


s nent de la construction
c n
des lignes d’évacuation
d n de l’énerggie. Ces lignees permetten
nt de transp
porter l’énerrgie électriq
que produitee
vers les zon
nes de fortees densités de
d populatioon. A l’horizon 2020, plusieurs
p prrojets sont prévus
p dontt
quelques uns
u ayant attteint un niveeau de matu
urité appréciiable sont prrésentés ci-dessous.

61  Energie électr


trique
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 3-13 : Quelques projets d’infrastructures de transport de l’énergie électrique
Libellé Partenaires Date prévisionnelle
Partenaires financiers
Projets d’infrastructures techniques de mise en service

RE
China
International
Ligne de transport d’énergie en haute tension de 90 kilovolts
AFD, BAD Water and Fin 2018
Lom Pangar-Bertoua
Electric
Corporation
RIN
Ligne de transport d’électricité haute tension de 225 kilovolts Financement du Plan SINO HYDRO
2020
Bini-Moudjel d’Urgence Triennal
Ligne de transport d’électricité double circuit de 225 Kilovolts TBEA Import
… ND
(kV) Ngaoundéré-Tibati and Export
RIS
Ligne de transport d’énergie électrique de 225 Kilovolts
… SINO HYDRO Fin 2018
Menve’ele-Ebolowa
Ligne d’évacuation d’énergie de 110 kilovolts (kV) Mekin -
EXIM BANK CHINA CNEEC 2015
NdjomYekombo
construction d’une ligne de transport Banque Mondiale
électrique de tension 400 kV entre (Financement du Plan
ND
Mangombé et Yaoundé d’Urgence Trienal)
Construction des
ouvrages de desserte la boucle électrique de la ville de Deutsch Bank
Décembre 2018
et bouclage de la Yaoundé en tension 225 kV et 90 kV d’Espagne

ville de Yaoundé ainsi que la construction des postes de (Financement du Plan


ELECNOR
transformation électrique neufs et d’Urgence Trienal)
l’aménagement ou l’extension des autres
postes dans la ville
Le projet de renforcement et de stabilisation du réseau électrique
de la ville de Douala : construction de deux lignes de transport Société Générale de BOUYGUES
électrique de tension 225 kV entre Mangombé et Logbessou avec France (Financement Energies &
Décembre 2018
un terne au passage dans le poste de Ngodi-Bakoko et entre du Plan d’Urgence Services
Logbessou et Bekoko, ainsi que la construction des postes neufs et Trienal)
l’extension des autres postes dans la ville de Douala
En cours de
Ligne YAOUNDE-ABONG MBANG et NKONGSAMBA- KALPATARU
discussion avec EXIM Décembre 2018
BAFOUSSAM Ltd.
BANK d’Inde
… TBEA Hengyang
Ligne EBOLOWA-KRIBI et MBALMAYO-MEKIN Transformer Co. 2020
Ltd
Ligne 225kV SONGLOULOU-BAFOUSSAM … CGOG Overseas 2020
Source : MINEE

62  Energie électrique


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
III-5. CONSOMMATION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE
Au Cameroun, les consommateurs de l’énergie électrique publique sont classés selon le niveau de
tension à savoir :

- la Haute Tension (HT) ;


- la Moyenne Tension (MT) ;
- la Basse Tension (BT).

L’on note que ALUCAM, SOCATRAL, CIMENCAM de Douala, DANGOTE (clients HT) et
CIMENCAM de Figuil, CICAM de Garoua (clients MT) sont des clients ayant un traitement spécial avec
ENEO. Avant de consommer, il faut au préalable souscrire à un abonnement. Ainsi, le nombre
d’abonnés n’a cessé d’augmenter et est égale à 951 500 en 2014.

III-5-1. Nombre d’abonnés

Auprès du concessionnaire ENEO, l’abonnement se fait selon le niveau de tension sollicité. Un


aperçu du nombre d’abonnés par région et par niveau de tension est présenté dans les tableaux ci-
dessous.

Tableau 3-14 : Evolution du nombre d’abonnés à l’énergie électrique publique par région de 2005 à 2014

Année
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Régions

Adamaoua 15 953 16 992 19 544 21 160 22 795 24 474 25 638 27 625 30 093 32 477

Centre 143 891 145 640 149 352 161 766 171 393 185 688 196 996 212 275 231 223 245 950

dont Yaoundé … 101 951 110 690 122 996 130 711 143 292 153 407 165 316 178 964 189 509

Est 14 490 14 766 14 858 15 317 18 013 17 810 18 081 19 484 21 221 23 544

Extrême – Nord 19 257 21 574 24 870 27 041 29 452 32 056 34 091 36 734 40 008 43 921

Littoral 158 622 160 320 175 954 188 587 199 505 215 826 216 958 233 743 254 560 269 706

dont Douala … 126 962 136 918 147 232 155 790 169 720 178 206 195 903 209 236 221 549

Nord 15 473 17 189 18 839 20 565 21 315 23 260 24 689 26 602 28 973 31 769

Nord-Ouest 32 717 33 200 35 674 37 968 45 030 45 775 53 003 57 116 62 214 69 122

Ouest 67 416 85 181 74 088 80 595 86 202 94 180 104 071 112 141 122 145 131 231

Sud 23 100 21 939 20 057 20 174 20 829 21 978 28 652 30 893 33 651 35 658

Sud-Ouest 37 130 21 456 38 866 41 962 46 524 51 333 55 178 59 456 64 756 68 122

CAMEROUN 528 049 538 257 572 102 615 135 661 058 712 380 757 357 816 069 888 844 951 500

Source : ENEO CAMEROON S.A

Contrairement au nombre de nouveaux branchements qui a évolué en dents de scie sur la


décennie, le nombre d’abonnés total du concessionnaire ENEO quant à lui, s’est accru continuellement
et de façon quasi-linéaire. Il a presque doublé en dix ans. Ceci montre le profond désir des

63  Energie électrique


 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
consommaateurs de s’aalimenter en
n énergie éllectrique et pourrait êtrre le résultaat des incitaations faitess
par le conccessionnairee.

Les réggions du Litttoral, du Centre et de l’Ouest sont respectivem


r ment les régioons ayant lee plus grand
d
nombre d’abonnés dû
d certainement à leu
ur fort tau
ux d’urban
nisation. Lee reste de régions ett
particulièreement celle de l’Est restte au bas de l’échelle.

Graphique 3- 16 : Evolu
ution du nom
mbre d’abon
nnés à l’énerg
gie électriqu
ue publique p
par niveau de tension de
2005 à 201
14
1050000
900000
750000
600000
450000
300000
150000
0
2005 2
2006 2007
7 2008 2009 2010
0 2011 2012 2013 2014

BASSEE TENSION 526788 53


36974 57078
87 613785 659687 71096
65 755930 814587
8 887302 949890
MOY
YENNE TENSION
N 1258 1
1280 1312
2 1347 1368 1412
2 1424 1479 1539 1606
HAUT
TE TENSION 3 3 3 3 3 3 3 3 3 4
ENSEM
MBLE 528049 53
38257 57210
02 615135 661058 71238
80 757357 816069
8 888844 951500

Sou
urce : ENEO CAM
MEROON S.A

Jusqu’een 2013, le Cameroun comptait trrois abonnéss Haute Ten


nsion et ce n
n’est qu’en 2014
2 que laa
nouvelle ciimenterie DANGOTE,
D i
installée à Douala
D s’en
nregistre dan
ns la catégoorie. La Bassse Tension,,
constituée principalem
ment des méénages et dees services, qui
q regorgee le plus graand nombree d’abonnés,,
n’a cessé dee croître de façon contiinue sur la décennie
d avec un accrooissement moyen de 7% par an. Parr
ndustries), l’évolution est restée presque coonstante, montrant
contre, en Moyenne Tension (in m un
n
investissem
ment timide dans
d l’indusstrie.

III-5
5-2. Ventes d’énergie électrique
é p
publique
Les ven ue publiquee sont assurées par ENEEO qui com
ntes d’énerggie électriqu mptabilise géénéralementt
cette énerggie auprès des consom
mmateurs par des com
mpteurs méccaniques ett électroniqu
ues. Ici, on
n
considère que
q l’énergiie électriquee vendue à un
u client paar ENEO estt celle consoommée par ledit client..
Un bilan paar région et par niveau de tension est
e présenté ci-dessous..

64  Energie électr


trique
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Tableau 3-15 : Evolutioon des ventess d’énergie électrique pu
ublique par région de 200
05 à 2014 (en
(e GWh)
Annéee
2005 2006 20
007 2008 2009 2010 2011 2012 20
013 2014
Réégions

Ad
damaoua 30,19 33,34 34,18 38,04 38,66
6 42,58 45,43 47,45 50,25 51,69

Ceentre 488,17 537,70 5


539,37 562
2,26 567,05 609,77 660,87 696,40 72
23,85 751,6
66

Estt 20,95 23,38 22,13 25,83 28,17


7 27,77 30,04 33,52 32,08 34,22

Ex
xtrême – Nord 49,21 54,33 56,44 61,10 62,02
2 62,85 65,53 69,50 73,00 72,52

Litttoral 2 310,38 2 344,88 2 317,48 2 42


28,88 2 254,6
67 2 388,10 2 356,90 2 174,77 2 504,35
5 2 870,09

Noord 97,39 99,66 1


101,08 101
1,41 102,18 105,66 103,99 105,48 10
05,88 109,8
89

Noord-Ouest 40,57 44,77 45,74 48,43 48,16


6 57,06 61,11 66,71 67,73 77,29

Ou
uest 103,39 105,63 1
109,83 117
7,97 119,06 130,28 137,50 145,39 44,33
14 160,6
63

Su
ud 25,05 26,58 27,96 28,33 26,49
9 28,83 57,47 62,25 63,66 68,62

Su
ud-Ouest 100,01 104,15 1
105,49 115
5,52 115,8
82 128,43 138,62 145,66 44,48
14 163,3
30

CA
AMEROUN 3 265,31 3 374,41 3 359,71 3 52
27,77 3 362,2
28 3 581,33 3 657,46 3 547,11 3 909,62
9 4359,91

Source : ENEO CAMEROON S.A


A

Graphique 3- 17 : Evolu
ution des ven
ntes d’énergie électriquee publique paar région de 2005 à 201
14 (en GWh)

3500
3000
2500
2000
1500
1000
500
0

05
200 2006
6 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2
2014

A
ADAMAOUA C
CENTRE EST
T EXTR
REME - NORD

L
LITTORAL N
NORD NO
ORD-OUEST OUEEST

SUD SU
UD-OUEST

Source : ENEO CAMEROON S.A


A

Les ven
ntes d’énerggie électriqu
ue publique ont évolué en dents dee scie de 20
005 à 2012. De 2012 à
2014, les ventes
v se sont largemen
nt amélioréees sur le terrritoire et particulièrem
p ment dans laa région du
u
Littoral, grââce à l’augm
mentation de
d la producction de l’én
nergie électrrique due au
ux centraless du PTU ett
de la centraale à gaz de Kribi.
La con
nsommation
n d’énergie électrique
é esst tirée par la région du
u Littoral, sooit 65,83% de
d l’énergiee
totale vend
due en 2014
4. Ceci est dû
û à la forte présence
p dees industriess dans cette région. Ensu
uite vient laa
région du Centre
C avecc une consommation qu
uasi-linéairee. Dans le reste
r des réggions, les veentes restentt

65  Energie électr


trique
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
faibles, mooins de 150 GWh par année.
a En particulier, sur la décen
nnie, la régioon de l’Est a enregistréé
des ventes de
d moins dee 1% de l’éneergie totale malgré la présence des industries fforestières.

Graphique 3-18
3 : Evolutioon des ventes d’énergie élecctrique publiq de 2005 à 2014 (en GWh))
que par niveaau de tension d
2000
2
1800
1
1600
1
1400
1
1200
1
1000
1
800
600
400
200
0
2005 2006 2007 2008 2
2009 2010 2011 201
12 2013 2
2014

Basse Tensiion 8 1152,5 117


1072,8 71,4 1267,3 1270,3 1393,5 1501,5 1575
5,8 1623,4 17
721,1
Moyenne Tension
T 2 781,97 780
747,82 0,16 799,69 823,23
8 892,63 939,33 988,4
42 1005,1 10
062,1
Haute Tenssion 1444,6
6 1439,9 140
08,1 1460,7 1268,7 1295,1 1216,6 982,81 1281,0 15
576,6

Source : ENEO CAMEROON S.A


A

La con
nsommation
n des clients Haute Tenssion a baissé sous form
me d’escalierr de 2005 à 2012 avecc
deux chutees dont l’unee moyenne en
e 2009 et l’autre fortee en 2011 et
e 2012. Le n
niveau le plu
us bas de laa
décennie s’’enregistre en
e 2012. Ceeci pourrait s’expliquerr par l’insufffisance de lla productioon d’énergiee
électrique à cette périoode ayant entrainé
e dess négociation
ns du conceessionnaire avec ALUCA
AM pour laa
baisse de saa puissance souscrite. Cependant,
C a
avec la reprise de la prooduction inccluant la cen
ntrale à gazz
de Kribi, laa consommaation des cliients HT a pris
p de l’am
mpleur en 20
013 et 2014
4. La consom
mmation dee
clients MT s’est progreessivement améliorée de
d 2009 à 2014,
2 tandiss que la con
nsommation
n des clientss
BT, plus im
mportante qu
ue celle des clients MT s’est
s accrue continuelleement sur la décennie. Cette
C haussee
de la consoommation de
d BT seraitt due à l’au
ugmentation
n sans cessee de la popu
ulation. L’on
n note qu’àà
partir de 20
009, la conssommation en
e BT a priss le pas sur celles
c HT et MT.
M

III-5
5-3. Consom
mmation naationale d’én
nergie électtrique
La con
nsommation d’énergie électrique
é du
u Cameroun
n, intègre pllusieurs factteurs à savooir la sourcee
de producction et less pertes noon-techniqu
ues. Les peertes non-techniques représenten
nt l’énergiee
électrique consommée
c e par les voiees frauduleu
uses et qui n’est
n pas factturée par EN
NEO. Le tablleau suivantt
présente un
ne illustratioon de la con
nsommation nationale d’énergie
d éleectrique au C
Cameroun.

66  Energie électr


trique
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Tableau 3-16 : Evolutioon de la conssommation d’énergie
d élecctrique du Cameroun
C dee 2005 à 201
14 (en GWh)
Année
2
2005 2006 2007 2008 2009 201
10 2011 2012 2013 20
014
Libellé

PARC
C ELECTRICITE PUBLIQUE
P

Consommation publique
p
3 265,31
2 3 374,41 3 359,71 3 527,77 3 362,28 3 581
1,33 3 657,46 3 547,11 3 909,62 4 35
59,91
facturée

Consommation publique
p
2
235,4 255,,4 378,6 403,9 545,7 622
2,9 680,8 763,4 814,0 912,2
non facturée (fraaude)

PAR
RC AUTO-PRODUCTION

Consommation des
d auto-
6
623,51 592,2
21 733,21 731,21 1 267,09 1 088
8,60 1 052,60
0 940,72 1 248,22 1 60
03,72
producteurs

dont consomm
mation
4
453,0 478,,2 426,7 616,5 809,4 865
5,4 884,8 764,4 1 081,8 1 418,05
Onshore thermiq
ique

dont consomm
mation
159 92 282 86 431 206
6,3 142,2 147,3 159,8 181,0
Offshore thermiq
ique

dont solaire ND ND
D ND ND ND ND
D ND ND ND 05
4,0

dont éolien 0
0,005 0,00
05 0,005 0,005 0,014 0,02
23 0,023 0,039 0,039 0,0
039

dont micro-hydr
droélectricité
ND ND
D ND ND 0,576 0,57
76 0,576 0,576 0,576 0,5
576
(≤ 5 MW)
MW

dont biomassee (déchets) 11,5 22,0


0 24,5 28,7 26,1 16,,3 25,0 28,4 6,0 N
ND

TOTAL CONSOM
MMATION 4 124,22 4 222,02 4 471,52 4 662,88 5 175,07 5 292
2,83 5 390,86
6 5 251,23 5 971,84 6 87
75,83

Source : MINEEE (calculs)

Graphique 3-19
3 : Evoluttion de la con
nsommation d’énergie
d élecctrique du Caameroun de 2 4 (en GWh)
2005 à 2014

7000,00
0

6000,00
0

5000,00
0

4000,00
0

3000,00
0

2000,00
0

1000,00
0

0,00
0

2005 20
006 2007
7 2008 2009 2010 20
011 2012
2 2013 2014

TOTAL CO
ONSOMMATIO
ON PARC Consommaation publique facturée

Consommaation publique non facturéée (fraude) Thermiqu


ue Offshore

Energies reenouvelables Thermiqu


ue Onshore

Source : MINEEE (calculs)

67  Energie électr


trique
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
La con
nsommation
n d’énergie électrique du Camerooun a forteement augm
menté sur laa décennie,,
surtout enttre 2012 et 2014. Cettee consommaation est tiréée par les veentes d’énerrgie électriq
que d’ENEO..
(au moins 60%). L’on
n note que l’énergie
l éleectrique con
nsommée paar la fraudee n’est pas négligeablee
surtout qu’elle s’accrooît au fil dees années. La consomm
mation en grroupes électtrogènes On
nshore croîtt
fortement depuis
d 2 montrant la volonté des
2012 d populatioons et des in
ndustries à ccombler les périodes dee
coupure d’’énergie élecctrique provvenant d’EN
NEO. L’énerg
gie électriqu
ue consomm
mée à partir des sourcess
renouvelab
bles représen
nte moins dee 1% par an
n sur l’ensem
mble.

Graphique 3-20 : Consoommation d’énergie


d élecctrique du Cameroun en
n 2014 (en %)

Therrmique Eneergies
Thermique Offsshore renou
uvelables
Onshore 2,6
63% 0,07%
20,62%
Consoommation
publiq
que facturée
63,41%

Con
nsommation
pu
ublique non
facturée
13,27%
Total : 6875,83 GWh
G

Source : MINEEE (calculs)

Le graaphe ci-desssus révèle qu’en


q 2014, l’énergie électrique
é coonsommée aau Camerou
un provientt
majoritaireement des ventes d’EENEO (63,4
41%). Les groupes électrogènes
é ont contrribué à laa
consommaation à 20,62
2%. La fraud
de a gagné du
d terrain avvec 13,27%..

III-5
5-4. Consom ns les différeents secteurrs10
mmation d’éénergie élecctrique dan
En deh
hors des perttes non tech
hniques dues à la fraudee, l’énergie électrique
é p
produite sur le territoiree
est consom
mmée par less différents secteurs
s suivvants :

- le secteur
s indu
ustriel ;
- le secteur
s résid
dentiel ;
- les autres secteeurs.

Le grap
phe suivant présente
p l’évvolution de la consomm
mation d’éneergie électriq
que dans less différents
secteurs.

                                                            
10
Cette consommation d’éneergie électriquee ne prend en coompte celle proovenant des éneergies renouvellables

68  Energie électr


trique
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Graphique 3-21 : Evolu
ution de la coonsommation
n d’énergie électrique
é daans les différrents secteurrs de 2005 à
2014 (en GWh)
GW

3200,0
2700,0
2200,0
1700,0
1200,0
700,0
2005 2006 2007 2008 2009
2 2010
0 2011 20
012 2013 2014

seecteur industrriel 2293,8 2253,7


2 2337
7,5 2377,0 2675,9 2606,8
8 2586,6 22
282,0 2851,4 3469,0
seecteur résiden
ntiel 749,3 802,6 821,,8 883,3 901,4
9 980,1
1 1053,5 1101,1 1143,2 1220,4
au
utres secteurs 806,9 864,3 851,,0 989,0 1030,5 1064,2
2 1079,5 1105,8 1181,3 1293,8

Source : MINEEE (calculs)

Le sectteur industrriel est le pllus gros con


nsommateurr d’énergie électrique
é aau Cameroun avec pluss
de 50% par an sur l’en
nsemble. Laa consommaation de ce secteur
s a subit une baissse entre 20
009 et 2012
2
avant de reeprendre dee l’ampleur à partir de 2012 jusqu
u’à 2014 grrâce à l’accrroissement de
d l’offre en
n
énergie éleectrique dess centrales du PTU et de la centrale à gaz de Kribi. LLes consomm
mations dess
secteurs résidentiel et autres
a secteurs ont accrru quasi-lin
néairement de
d 2005 à 2014 et sont légèrementt
différentes par année.

1. Consommatioon finale d’éénergie électtrique du secteur industtriel

Le sectteur industrriel est une composante


c e incontourn
nable pour l’émergence
l e du Camerooun de partt
sa contribu
ution et son rôle moteurr dans le dééveloppemen
nt économiq
que. Il seraitt important d’accélérerr
l’augmentaation de l’ooffre en énergie élecctrique afin
n de favorriser l’accrooissement du
d nombree
d’industries sur le teerritoire qui permettraait de booster l’économ
mie. La con
nsommation
n finale dee
l’énergie éllectrique des industries est présentéée dans le grraphique ci--après.

69  Energie électr


trique
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Tableau 3-17 : Evolution de
d la consomm 2005 à 2014 (en
mation d’énerrgie électriquee du secteur industriel de 2 ( GWh)
Année
Libellé 2005 2006 20
007 2008 2009 2010 20
011 2012 2013 2014

Aluminerie 1 385,5 1 379,6 1 34


43,9 1 398,1
1 1 187,9 1 216,1 1 13
33,7 902,7 1 208,1 1 509,2

Autres Fab.
42,2 31,9 32
2,7 39,8 53,3 74,4 114,3 130,7 133,3 141,9
Prod.Métal(ssidérugie, etc.)
Cimenterie 76,8 82,4 91
1,9 94,1 111,1 116,6 12
23,7 123,5 110,3 111,9

Brasserie 77,5 71,7 75


5,8 60,5 86,4 91,0 10
01,6 108,5 113,5 121,4

Sucrerie 14,0 13,8 12


2,9 13,5 14,4 15,4 15
5,2 15,7 15,7 15,8

Autres agro industries


i 51,0 52,5 52
2,2 52,5 53,1 56,6 71
1,7 72,1 76,0 85,6

Textiles 20,1 20,6 21


1,8 22,9 23,2 23,7 29
9,3 27,0 22,6 25,2

xtractives
Industries ex 167,1 107,4 29
91,4 99,2 449,6 221,0 14
47,7 153,5 166,4 188,8

Autres indusstries 459,5 493,7 414,7 596,5 696,9 792,1 84


49,4 748,2 1 005,4 1269,4

Total secteurr industriel 2 293,8 2 253,7 2 337,5 2377,0


0 2 675,9 2 606,8 86,6
2 58 2 282,0
0 2 851,4 3 469,0

Source : MINEEE (calculs)

Dans le
l secteur industriel,
i laa consomm
mation d’éneergie électriq
que est dom
minée par l’aluminerie
l e
malgré la tendance baissière
b enttre 2005 et
e 2012. En
n dehors dees autres industries, less industriess
extractives suivent l’alluminerie présentant
p d
deux pics en
n 2007 et 20
009. Chaqu
ue composan
nte du restee
du secteur industriel a consommé moins de 150 GWh paar an sur la décennie.
d

Graphiquee 3-22 : Consoommation fiinale d’énerggie électriquee du secteur industriel en


n 2014 (en GWh)
G

Autres Industries;
36,6% Alumineerie; 43,5%

Industries extrractives;
5,4%

Textile; 0,7%
0 Autres Fab.Prod.Métal
Autres Agro in
ndustries; Brasserie; Cimenterie; (sidéru
urgie, etc.); 4,1%
2,5% Sucrerie; 0,5% 3,5% 3,2%

Source : MINEEE (calculs)

En 20
014, les ind
dustries d’aaluminerie et
e de fabriccation de produits
p méétalliques représentent
r t
presque laa moitié (47
7,6%) de la consommaation d’énerrgie électriq
que des ind
dustries. En dehors dess

70  Energie électr


trique
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
autres indu
ustries et dee celles extrractives, less composanttes d’industtries restanttes présenteent chacunee
une consom
mmation de moins de 5%.

Pour leeur bon fon


nctionnemen
nt, les entrep
prises du secteur industriel s’alimeentent générralement en
n
HT et MT. La
L consomm
mation de cee secteur parr niveau de tension
t est donnée
d com
mme suit.

Graphique 3-23 : Consoommation fiinale d’énerggie électriquee des industrries par niveeau de tensioon (en GWh)

2000
1800
1600
1400
1200
1000
800
600
2005 2006 2007 2008 2
2009 2010 2011 20
012 2013 2014

H
Haute Tension 1444,6 1439,9 1408
8,1 1460,7 12
268,7 1295,1
1 1216,6 983
3,65 1281,0 1576,6
M
Moyenne Tenssion 849,19 813,79
8 929,3
38 916,21 14
407,1 1311,6
6 1369,9 129
98,3 1570,3 1892,2

Source : MINEEE (calculs)

La con
nsommation industriellee en HT préssente une évvolution baissière discon
ntinue de 20
005 à 2012
2
tandis que celle en MT
M a connu une nette évolution
é en
ntre 2008 ett 2009. A p
partir de 20
012, grâce à
l’augmentaation de l’offfre en énerggie électriqu
ue provenan
nt des centraales du PTU
U et de la cen
ntrale à gazz
de Kribi, laa consommation industrrielle en MT
T et HT croît linéairemen
nt presque aau même rytthme.

2. Consom
mmation d’éénergie électtrique du seecteur résideentiel

Au Caameroun, lee milieu réésidentiel (m


ménages) s’alimente en
e MT et BT. L’évolu
ution de laa
consommaation par nivveau de tension est préseentée par le graphe ci-d
dessous.

Graphique 3-24 : Evollution de la consommattion finale d’énergie


d éleectrique du secteur réssidentiel parr
niveau de teension de 20
005 à 2014 (en
( GWh)

1400
1200
1000
800
600
400
200
0
2005
5 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2
2012 2013 2014

M
Moyenne Tensioon 1,37
7 1,74 4
4,03 0,44 0,42 0,33
3 1,68 2,1 2,04 2,01
Basse Tension 747,9
92 800,84 81
17,82 882,85 901,03 979,7
79 1051,831098,951141,19
91218,35
Tootal secteur réssidentiel 749,2
29 802,58 82
21,85 883,29 901,45 980,1
12 1053,511101,051143,23
31220,36

Source : MINEEE (calculs)

71  Energie électr


trique
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
La con
nsommation
n finale d’én
nergie électrique du millieu résidenttiel est essen
ntiellement faite en BT..
Cette consoommation croit
c quasi-llinéairemen
nt sur la déccennie. Ceci s’expliquerrait par la hausse
h de laa
population
n, par conséq
quent du noombre de méénages qui a besoin de s’alimenter
s een énergie électrique.
é

3. Consom
mmation finaale de l’énerrgie électriq
que des autrres secteurs

Les autres secteurs


s reggroupent :

- les hôtels et resstaurants ;


- l’Ad
dministratioon ;
- l’aggriculture ;
- l’ex
xploitation forestière
f ;
- la chasse,
c l’élevvage et la pêêche ;
- les autres secteeurs du tertiaire.
Une illlustration dee la consom
mmation des autres secteeurs est préssentée ci-desssous.
Tableau 3-1
18 : Evolution
n de la consom
mmation d’én de 2005 à 2014 (en GWh))
nergie électriique des autrres secteurs d
Année
Libellé 2005 20
006 2007 2008 2009 20
010 2011 2012 2013 20
014

Administratiion 201,88 230


0,03 215,20
0 342,03 247,15 269
9,38 266,83
3 277,71 283,46 298
8,24

Hôtels et Resstaurants 95,77 100


0,90 99,12 97,93 109,50 117
7,19 122,64
4 128,81 131,11 136
6,02

Exploitation forestière 0,043 0,0


009 0,001 0,011 0,014 0,0
001 0,206 0,689 0,251 0,6
674

Agriculture 57,64 53
3,29 39,23 48,22 47,02 49,77 38,90 42,05 44,23 48,67

Chasse, Elevaage et
2,72 3,63 2,54 4,50 4,09 10,62 3,33 3,90 4,68 5,4
45
Pêche
Autres tertiaaires 448,88 476
6,48 494,95
5 496,29 622,71 617
7,24 647,61 652,68 717,60 804
4,75

Source : MINEEE (calculs)

Graphique 3-25
3 4 (en GWh)
: Evolutioon de la consoommation d’éénergie électriique des autrees secteurs de 2005 à 2014

800 Adm
ministration
700
Hôteels et
600
Restaaurants
500 Explloitation
400 foresstière
Agriculture
300
200 Chassse, Elevage et
100 Pêch
he
Autrres tertiaires
0

2
2005 2006 2007 20
008 2009 2010 201
11 2012 2013 2014
4

Source : MINEEE (calculs)

72  Energie électr


trique
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Dans les autres secteurs, en
n dehors dees autres teertiaires, l’A
Administratiion est la plus grossee
consommaatrice avec un
u pic noté en
e 2008 et une
u évolutioon quasi-lin
néaire depuiis 2009 jusq
qu’en 2014..
Ensuite, viennent les hôtels et restaurants,
r l’agriculturre, la chassse, l’élevagee et la pêch
he et enfin
n
l’exploitatioon forestièrre. La consoommation de
d l’exploittation foresttière reste faible sur la
l décenniee
(moins de 1 GWh par an).

Une vu
ue de la partt de chaque composantte en 2014 est
e présentéee dans le graaphique suivvant.

Graphique 3-26
3 : Consom
mmation d’éneergie électriqu 014 (%)
ue des autres secteurs en 20

Administtration
23,1
1%

Autrres tertiaires Hôteels et Restaurants


62,2% 10,5%

Exploitation forestièrre
Chassee, Elevage et
P
Pêche Agriculturre 0,1%

0
0,4% 3,8%

Source : MINEEE (calculs)

En 2014, la classsification dees composan


ntes des auttres secteurss est la mêm
me que ci-dessus avecc
l’Administraation représentant 23,1%. L’on remarque
r qu
ue la consoommation d
d’énergie éllectrique dee
l’Administraation cameerounaise n’est pas néégligeable. Il
I serait ju
udicieux d’aappliquer des
d mesuress
d’économiee d’énergie dans cette com
mposante.

III-5
5-4. Accès des ménagges à l’énerggie électriqu
ue
i. Prroportion dess ménages ayyant accès à l’énergie éleectrique
La prooportion dees ménages ayant accèès à l’énerg
gie électriqu
ue, désignan
nt le pourccentage dess
ménages possédant
p dee l’énergie électrique
é e le rapporrt entre le nombre
est n de ménages allimentés en
n
énergie éleectrique et le nombre total des ménages.
m Lee nombre de
d ménagess alimentés en énergiee
électrique est
e composéé :
- dess abonnés in
ndividuels d’ENEO
d c’estt-à-dire ceu
ux qui possèèdent un coompteur méécanique ou
u
élecctronique ;
- dess ménages alimentés
a en
n énergie éleectrique par les voisins ;
- dess ménages qu
ui s’alimenttent directem
ment sur le réseau
r électrrique ;
- dess ménages produisant
p e
eux-mêmes leur électricité à parttir des grou
upes électrog
gènes et dess
systtèmes d’énergie renouvvelable.

73  Energie électr


trique
 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Cet ind
dicateur a été
é calculé par
p l’INS loors des enqu
uêtes réaliséées sur les m
ménages au Cameroun..
Lesdites en
nquêtes ont été faites en
n 2001, 200
07 et 2014.. Le graphiq
que suivant ressort le pourcentage
p e
des ménagees utilisant l’énergie
l éleectrique en 2001,
2 2007 et 2014 sellon le milieu
u de résidence.
Graphique 3-27
3 : Proporrtion des méénages ayantt accès à l’én
nergie électriique selon lee milieu de résidence
r en
n
2001, 2007
7 et 2014 (en
n %)

88,2 90,4 95,9


9
100

62,1
48
8,2 Urbain
46,1
4
50 3
35,1 Cameroun
24,6 23,4
Rural

0
2001 2007 2014

Source : INS

01 et 2007 la proportioon des ménaages ayant accès


En 200 a à l’éneergie électriq
que a avoisiiné les 50%,,
passant de 46,1% à 48
8,2% avant d’atteindre
d 6
62,1% en 20
014 sur l’enssemble du teerritoire nattional grâcee
aux efforts d’extension
n du réseau électrique. En milieu urbain,
u la prooportion a aaugmenté de 2,2 pointss
en 2007 paar rapport à 2001 et de
d 5,5 pointss en 2014 par
p rapport à 2007 tan
ndis qu’en milieu
m rural,,
elle est a peerdu 1,2 poiint en 2007 par rapporrt à 2001 avvant de gagn
né 11,7 poin
nts en 2014 par rapportt
à 2007.

ii. Taux d’acccès comptab


ble à l’énerggie électriquee publique

Le tau
ux d’accès comptable
c à l’énergie électrique publique see définit coomme le rattio entre lee
nombre d’aabonnés et le
l nombre tootal de mén
nages. Cet in
ndicateur a évolué
é comm
me le montrre le graphee
ci-dessous..
Graphique 3-
3 28 : Evolu
ution du taux d’accès comp
ptable à l’éneergie électriq 014 (en %)
que publique de 2005 à 20

25,0%
% 6% 22,6%
21,6
20,3%
17,7% 6% 19,3%
18,6
20,0%
% 16,9%
15,5% 15,5% 16,1%
15,0%
%

10,0%
%

5,0%
%

0,0%
%
2005 2006 200
07 2008 2009 2010
0 2011 2012 2013
3 2014

Source : ENEO CAMEROON S.A


A, BUCREP, MIN
NEE (calculs)

74  Energie électr


trique
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Il ressort de ce graphique que le taux d’accès comptable à l’énergie électrique croît d’environ un
point par an depuis 2006, passant ainsi de 15,5% à 22,6% en 2014. Cependant, cette évolution reste
faible. Ceci traduit le fait qu’il y’a peu d’abonnés par rapport au nombre de ménages tandis que le
pourcentage de ménages ayant accès à l’énergie électrique était de 48,2% en 2007. Il pourrait se
dégager l’hypothèse selon laquelle le nombre de ménages alimentés en énergie électrique par les
abonnés est largement supérieur au nombre d’abonnés d’ENEO.

III-6 TARIFICATION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE


Au Cameroun, le prix du kWh hors taxes de l’énergie électrique est fixé par décision de l’ARSEL,
représentant de l’Etat avec la collaboration du concessionnaire ENEO. De manière générale, ledit prix
dépend premièrement du niveau de tension et ensuite des tranches de consommation selon la période
de la journée. Les différents prix du kWh de l’énergie électrique selon le niveau de tension sont
présentés dans les tableaux ci-dessous.

Tableau 3-19 : Evolution du prix hors taxes du kWh d’électricité en Basse Tension de 2005 à 2014 (en F CFA)

Année
Libellé 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014

Domestique ou résidentiel

Tranche sociale (<110 kWh) 50 50 50 50 50 50 50 50 50 50


De 111 à 400 kWh 60 60 60 70 70 70 70 79 79 79
De 401 à 800 kWh 60 60 60 80 80 80 80 94 94 94
Plus de 801 kWh 60 60 60 85 85 85 85 99 99 99
Autres usagers ou non résidentiel

Tranche sociale (<110 kWh) 50 50 50 75 75 75 75 84 84 84


De 111 à 400 kWh 60 60 60 80 80 80 80 92 92 92
Plus de 401 kWh 60 60 60 85 85 85 85 99 99 99
Eclairage public 33,6 33,6 33,6 55 55 55 55 66 66 66
Source : ARSEL

75  Energie électrique


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 3-20 : Evolution du prix hors taxes du kWh d’électricité en Moyenne Tension de 2005 à 2007 (F CFA)
Année
2005 2006 2007
Libellé
Régime général moyenne tension
De 0 à 200 h 40,5 40,5 40,5

De 201 h à 325 h 37 37 37

De 326 h à 450 h 33,5 33,5 33,5

Au-delà de 450 h 31,2 31,2 31,2


Régime des zones franches industrielles et des points francs industriels

De 0 à 200 h 23,1 23,1 23,1

De 201 h à 325 h 20,79 20,79 20,79

De 326 h à 450 h 16,17 16,17 16,17

Au-delà de 450 h 11,55 11,55 11,55


Source : ARSEL

Tableau 3-21 : Evolution du prix hors taxes du kWh d’électricité en Moyenne Tension de 2008 à 2014 (en F CFA)
Année
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Libellé

0 à 200 h (entre 23 h et 18h) 52 52 52 52 70 70 70

0 à 200 h (entre 18 h et 23 h) 70 70 70 70 85 85 85

201 à 400 h (entre 23h et 18h) 50 50 50 50 65 65 65

201 à 400 h (entre 18 h et 23 h) 70 70 70 70 85 85 85

Au delà de 400 h (entre 23 h et 18h) 48 48 48 48 60 60 60

Au delà de 400 h (entre 18 h et 23 h) 70 70 70 70 85 85 85

0 à 200 h (entre 23 h et 18h) 52 52 52 52 70 70 70

0 à 200 h (entre 18 h et 23 h) 70 70 70 70 85 85 85

201 à 400 h (entre 23h et 18h) 50 50 50 50 65 65 65

201 à 400 h (entre 18 h et 23 h) 70 70 70 70 85 85 85

Au delà de 400 h (entre 23 h et 18h) 48 48 48 48 60 60 60

Au delà de 400 h (entre 18 h et 23h) 70 70 70 70 85 85 85

0 à 200 h (entre 23 h et 18h) 40 40 40 40 70 70 70

0 à 200 h (entre 18 h et 23 h) 70 70 70 70 85 85 85

201 à 400 h (entre 23h et 18h) 35 35 35 35 65 65 65

201 à 400 h (entre 18 h et 23 h) 70 70 70 70 85 85 85

Au delà de 400 h (entre 23 h et 18h) 30 30 30 30 60 60 60

Au delà de 400 h (entre 18 h et 23h) 70 70 70 70 85 85 85


Source : ARSEL

76  Energie électrique


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Toutefois, les décisions tarifaires de l’ARSEL de 2008 et 2012 ont revu à la hausse le prix du kWh
hors taxes de l’énergie électrique en Basse et Moyenne Tension, sauf dans la tranche des
consommateurs Basse Tension du niveau résidentiel ayant des consommations mensuelles inférieures
ou égales à 110 kWh. Pour cette tranche dite «tranche sociale», le prix du kWh est resté constant sur
la décennie (50 F CFA). Ceci montre la volonté de l’Etat à maintenir la paix sociale.

Il est important de relever que ces dernières années, la production d’énergie électrique thermique
a pris de l’ampleur et c’est ce qui pourrait expliquer les différentes hausses du prix de l’énergie
électrique.

77  Energie électrique


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Carte 4 : STOCKAGE DES PRODUITS PETROLIERS AU CAMEROUN

78  Pétrole et Gaz Naturel


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 

CHAPITRE IV. PETROLE ET GAZ NATUREL

«Le pétrole est devenu un dieu : il a ses dévots, il a un culte.» A la fin du XIXe siècle, l’écrivain
Maxime du Camp l’écrivait déjà. Et il semble avoir été prémonitoire: en ce début du XXIe siècle, le dieu
pétrole irradie encore.

La première crise pétrolière de 1973 a montré que l’essor économique de plusieurs pays,
notamment les pays africains, dépendra de leur capacité à substituer l’énergie fossile par d’autres
formes d’énergie.

Au Cameroun en particulier, l'exploration pétrolière a débuté en 1947, mais ce n’est qu’en 1977
que le pays acquiert le statut de producteur de pétrole suite à la mise en production du champ Kolé.
Depuis lors, il a vu sa production croître jusqu’en 1986, année du « contre choc pétrolier » où elle
commence à décliner. En 2001, le Cameroun est tombé dans une crise énergétique qui s’est traduite
par des pénuries de gaz de pétrole liquéfié (gaz domestique) et la flambée des prix du carburant.
Toutefois, avec la découverte de nouveaux puits notamment celui du bloc Bolongo dans le bassin
du Rio Del Rey, l’exploitation des champs Padouk, inter Inoua-Barombi et Barombi ainsi que
l’augmentation de la production du champ Dissoni, la production pétrolière a été relancée et a atteint
27,5 millions de barils au cours de l’année 2014. Selon la Société Nationale des Hydrocarbures, le
Cameroun a franchi la barre de production de 100.000 barils de pétrole par jour lors du premier
trimestre 2015.

Concernant le Gaz Naturel, le Cameroun a débuté la production en 2013. Cette dernière a été
estimée à 10,81 milliards de pieds cubes en 2014. Aussi, l’exploitation de l’usine flottante de
liquéfaction de gaz naturel au large de Kribi qui sera probablement installée dès le 2ème semestre
2017, permettra de valoriser très rapidement les ressources gazières déjà disponibles dans le champ
Sanaga-Sud, avec une production annuelle de 30 000 TM de Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL).

Entre la pression des bailleurs de Fonds et l’hostilité des populations à une éventuelle hausse des
prix à la pompe, la question de la subvention du carburant reste un problème épineux pour le
Gouvernement. En 2013, cette subvention représentait environ 3 % du Produit Intérieur Brut réel
contre 2 % en 2014. L’on estime à plus de 1 000 milliards de F CFA, le coût des subventions au cours
de ces 5 dernières années. L’année 2014 a aussi été marquée par l’augmentation des prix des produits
pétroliers à la pompe effectif depuis le 1er juillet 2014. Cette augmentation répondait à la nécessité du
Gouvernement de prendre en compte la hausse des cours du pétrole sur le marché international et de
réduire la charge toujours plus forte sur le budget de l’Etat, de la subvention des prix du carburant,

79  Pétrole et Gaz Naturel


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
qui prive la communauté nationale des ressources nécessaires à la réalisation de nombreux projets
sociaux, éducatifs et infrastructurels.

IV-1. CADRE JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL


IV-1-1. Cadre juridique

Il est constitué de l’ensemble des textes régissant les activités du secteur pétrolier, outre ceux cités
dans le chapitre 2, l’on peut citer :
 la Loi N°96/014 du 05 août 1996 portant régime du transport par pipeline des hydrocarbures
en provenance des pays tiers ;
 la Loi N°98/015 du 14 juillet 1998 relative aux établissements classés dangereux, insalubres
ou incommodes ;
 le Décret N°97/116 du 7 juillet 1997 fixant les conditions et modalités d’application de la loi
96/14 du 5 Août 1996 portant régime de transport par pipeline des hydrocarbures en
provenance des pays tiers ;
 le Décret d’application du Code Pétrolier N°2000/465 du 30 juin 2000 ;
 le Décret N°2000/935 et ses modifications subséquentes fixant les conditions d’exercice du
secteur pétrolier aval ;
 le Décret d’application du Code Gazier N°2014/3438/PM du 27/10/14.

IV-1-2. Cadre institutionnel

Au Cameroun, le secteur pétrolier est subdivisé en deux sous-secteurs : le sous-secteur pétrolier


amont et le sous-secteur pétrolier aval.

Les activités du sous-secteur pétrolier amont couvrent l’exploration, la production et le transport


du pétrole brut et du gaz naturel. Les activités du sous-secteur aval quant à elles comprennent le
raffinage, le stockage, le transport et la distribution des produits pétroliers, ainsi que, le stockage, le
transport et la vente de gaz naturel et ses produits dérivés.

Hormis les structures citées dans le chapitre relatif au contexte énergétique, les structures ci-
après interviennent dans le secteur pétrolier. Il s’agit notamment des sociétés publiques et
parapubliques et des sociétés privées.

i. Sociétés publiques et parapubliques

Une structure intervient dans le domaine pétrolier amont, il s’agit de la Société Nationale des
Hydrocarbures (SNH) qui assure la promotion, le développement et le suivi des activités pétrolières et
gazières sur l’ensemble du territoire national et commercialise sur le marché international, par le biais

80  Pétrole et Gaz Naturel


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
de contrats de partage, la part de la production nationale de pétrole brut qui revient à l’Etat. Dans le
sous-secteur pétrolier aval, cinq sociétés parapubliques interviennent. Il s’agit de la :
 Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures (CSPH) détenue à 100% par l’Etat et dont le
rôle est d’assurer la régulation des prix des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national ;
 Société Nationale de Raffinage (SONARA), contrôlée à 80,29% par l’Etat, est chargée du
raffinage du pétrole brut et de l’approvisionnement du pays en produits raffinés ;
 Société Camerounaise des Dépôts Pétroliers (SCDP) détenue à 51% par l’Etat, est chargée de
stocker les produits pétroliers nécessaires à la consommation nationale, de mettre en place les stocks
de sécurité, pour garantir l’approvisionnement du pays en cas de force majeur et de couvrir tout le
territoire national par son réseau de dépôts ;
 Société TRADEX contrôlée à 56% par la SNH et dont le rôle est d’importer, d’exporter, de
distribuer les produits pétroliers et d’opérer les soutages maritimes et les soutages d’aviation des
produits pétroliers ;
 Société HYDRAC dont l’actionnaire majoritaire est la SNH, a pour rôle principal de contrôler et
d’analyser les hydrocarbures bruts et raffinés ;

ii. Sociétés privées

Dans le sous-secteur pétrolier amont, trois structures privées opèrent (Perenco RDR, ADDAX et
Perenco-Cameroun). Au 30 novembre 2015, le Cameroun comptait 60 sociétés privées agréées dans
les activités suivantes du sous-secteur pétrolier aval : le stockage, la distribution, l’importation,
l’exportation, le soutage maritime et d’aviation, le contrôle de la qualité, de la quantité et de la
provenance des produits pétroliers, la distribution du Gaz de Pétrole Liquéfié. Dans le domaine gazier,
la société Gaz du Cameroun est en charge de l’exploitation du Gaz Naturel dans le champ gazier de
Douala-Logbaba.

81  Pétrole et Gaz Naturel


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Carte 5 : SCHEMA PETROLIER SIMPLIFIE DU CAMEROUN

Source : CSPH (Monographie du secteur pétrolier2004), MINEE

82  Pétrole et Gaz Naturel


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
IV-2. RESERVES PETROLIERES ET GAZIERES

IV-2-1. Réserves pétrolières


Le pétrole se définit comme un mélange complexe d’hydrocarbures liquides, des éléments
chimiques contenant de l’hydrogène et du carbone, qui se transforme naturellement dans les nappes
souterraines présentes dans les roches sédimentaires.

Le Cameroun acquiert le statut de producteur de pétrole en 1977 et depuis, il est considéré


comme un modeste pays producteur de pétrole. Au 31 octobre 2014, le domaine minier comptait 11
permis et/ou autorisations exclusives de recherche, couvrant une superficie de 21 841,45 km², 19
concessions et/ou autorisations exclusives d’exploitation, couvrant une superficie de 3 311,32 km², 4
blocs en cours de négociation, couvrant une superficie de 5 699,10 km2 et 5 blocs libres, couvrant
une superficie totale de 3 922,84 km2.

Tableau 4-1 : Evolution des réserves prouvées de pétrole brut de 2006 à 2014 (en millions de barils)

Année
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Libellé
Réserves pétrolières
200,4 190,4 171,4 144,7 200 200 ND ND 221,86
prouvées
Source : SNH

Estimée à 200 millions de barils en 2006, les réserves pétrolières se sont épuisées au fil du temps
pour atteindre 144 millions de barils en 2009. Toutefois, grâce à la découverte de nouveaux puits
pétroliers, notamment celui du bloc Bolongo dans le bassin du Rio Del Rey, ces réserves se sont accrues
à près de 221,86 millions de barils en 2014.

IV-2-2. Réserves gazières

En décembre 2014, la SNH a annoncé que les réserves de gaz naturel du Cameroun ont été
réévaluées à la hausse, passant de 144 milliards à 154 milliards de mètres cubes. Cette hausse de 10
milliards de mètres cubes fait suite à de nouveaux travaux d’exploration effectués dans certains
champs gaziers du pays par des opérateurs sous contrat avec l’Etat du Cameroun.

Tableau 4-2 : Evolution des réserves de Gaz Naturel sur le gisement de Logbaba exploité par Gaz du Cameroun de
2006 à 2014 (en mscf)

Année
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Libellé

Réserves gazières ND ND 135,1 ND 49,15 49,15 49,01 48,33 47,03

Source : Gaz du Cameroun

83  Pétrole et Gaz Naturel


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Dans le champ d’exploration de Gaz du Cameroun, les réserves gazières sont passées de 49,15
mscf en 2010 à 47,03 mscf en 2014, soit une baisse de 4%.

IV-3. INFRASTRUCTURES DU SECTEUR PETROLIER ET GAZIER


IV-3-1. Infrastructures de raffinage

L’unique société de raffinage de pétrole brut au Cameroun est la Société Nationale de Raffinage
(SONARA). Elle a été créée par Décret présidentiel N° 73/135 du 24 mars 1973, toutefois la mise en
service a été effective en 1981. La raffinerie de Limbé est de type hydroskimming, avec une capacité de
traitement de 2,1 millions de TM par an. Elle a été conçue pour traiter du brut léger (Arabian light).
Cependant le Cameroun produit actuellement des bruts lourds et l’on constate une inadéquation entre
l’outil de raffinage existant et les bruts disponibles au Cameroun. Face à ce constat, la SONARA a lancé
un projet d’extension et de modernisation de ses unités de production. Ce projet vise un triple objectif
(stratégique, économique et marketing) :
 au niveau stratégique : il est question de maximiser la transformation du pétrole brut lourd

camerounais ;
 au plan économique : ce projet a pour but d’atteindre une taille critique permettant

d’améliorer le taux d’utilisation de toutes les unités de la raffinerie ainsi que sa marge brute de
raffinage ;
 côté marketing : il s’agit de maximiser les produits dont le marché camerounais et régional

est demandeur, à savoir le super, le kérosène, le gazole, etc. En effet, de la raffinerie du pétrole
brut, la SONARA met à disposition sur le marché les produits pétroliers suivants : le butane,
l’essence super, le jet A1, le pétrole lampant, le gasoil, le distillat, le fuel oil.

Ce projet a pour objectif général d’accroître la capacité de production de la SONARA de 2,1


millions de tonnes/an à 3,5 millions de tonnes/an. Il a été subdivisé en deux phases :

Pour la phase 1 : l’objectif est de :

 augmenter la capacité de traitement du brut, pour lui permettre d’atteindre la taille critique
telle que reconnue par les indicateurs internationaux. Au terme de cette phase, la capacité de
traitement devrait passer de 2,1 millions de tonnes à 3,5 millions de tonnes par an, avec une
logistique de stockage de produits finis conséquente ;
 accroître le traitement du pétrole brut camerounais pour limiter sa dépendance vis-à-vis de
l’extérieur. Ceci permettrait, d’une part, d’améliorer la balance de paiement et, d’autre part,
de réduire la dépendance énergétique vis-à-vis des pays voisins tels que le Nigéria et la
Guinée Equatoriale qui approvisionnent actuellement la SONARA en pétrole brut.

84  Pétrole et Gaz Naturel


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Pour la phase 2 : l’objectif étant d’améliorer la marge brute de raffinage grâce à la construction d’une
unité de conversion et par conséquent, sa rentabilité, voire sa compétitivité vis-à-vis des raffineries
concurrentes sur le continent.

IV-3-2. Infrastructures de stockage

Le stockage des produits pétroliers au Cameroun est assuré principalement par la Société
Camerounaise des Dépôts Pétroliers (SCDP11). Créée en juillet 1979, la SCDP compte 14 dépôts
pétroliers implantés dans 8 régions.
Les différents types de stocks sont :
 les stocks réglementaires constitués conformément à l’Arrêté N°023/MINMEE du 28 septembre
2001 fixant les conditions de gestion et de contrôle desdits stocks. Ils sont composés des :
o stocks de sécurité dont le préfinancement incombe à la SNH et qui représentent 30
jours de consommation et ne pouvant être utilisés qu’en cas d’urgence ;
o stocks-outils qui sont des stocks commerciaux et qui représentent 15 jours de
consommation. En effet, bien que l’élimination du monopole de la SCDP en matière de stockage
des produits pétroliers a été effective depuis le 13 novembre 2000, à l’heure actuelle, seule la
SCDP assure le stockage des produits pétroliers. La société Neptune Oil a tout de même déjà
obtenu en 2012 un agrément de stockage, mais n’est pas encore opérationnel.
 Les stocks stratégiques qui feront l’objet d’un texte particulier.

Le tableau ci-dessous regroupe les capacités de stockage des différents dépôts de la SCDP.
Tableau 4-3 : Capacité de stockage des produits pétroliers par la SCDP par dépôt et par zone de desserte en
2015 (m3, excepté le GPL en TM)
Capacité de stockage
Année Provinces
Libellé desservies GPL Super Pétrole Jet A1 Gasoil FO 1500

Douala Littoral 2 500 32 340 16 46012 60 240 21 000


Ouest 171 8 936 2 896 0 6 425 0
Bafoussam
Nord-Ouest 0 0 0 0 0 0
Centre 500 25 800 8 700 1 000 29 470 0
Yaoundé
Sud 0 0 0 0 0 0
Belabo Est 0 1 020 1 290 3 250 0

N'Gaoundéré Adamaoua 95 1 410 540 1 420 2 170 950


Garoua Nord 0 2 223 3 300 0 5 955 0
Maroua Extrême-Nord 105 0 0 0 0 0
Bertoua Est 100 0 0 0 0 0
Source : SCDP

                                                            
11
La SCDP est née des cendres de la CDP qui se chargeaient de stocker les produits pétroliers en même temps que les marketers
12
Stockage de Douala pour le DPK (pétrole lampant + Jet A1)

85  Pétrole et Gaz Naturel


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Afin d’accroître ses capacités de stockage, la SCDP a lancé un projet de modernisation de ses
infrastructures, de sa gestion et du développement de ses activités. Ce projet prévoit entre autres :
- la réhabilitation des bacs ;
- la construction de nouveaux bacs et sphères à Yaoundé, Belabo, Ngaoundéré et Bafoussam ;
- la construction du Terminal Hydrocarbures du Port en Eaux Profondes de Kribi.
Arrivé à son terme, ce projet permettra de relever la capacité de stockage à :
o 21 000 m3 en gazole ;
o 12 500 m3 en super ;
o 1500 m3 en DPK.
Il est tout de même important de souligner que la SONARA effectue les activités de stockage
d’hydrocarbures qui sont uniquement destinées à son propre usage. A sa création, sa capacité de
stockage était de 115 715 m3. Elle est passée à 422 992 m3 en 2015.

Tableau 4-4 : Capacité de stockage de la SONARA en 2015 (en m3)


Produit Pétrole
GPL Super Kérosène Gasoil Distillat FO1500 FO3500
Capacité Brut
Capacité de
235 734 5 113 31 755 33 026 36 434 93 000 3 710 77 220
stockage
Source : SONARA

En 2016, cette capacité de stockage augmentera grâce à la mise en service de nouveaux bacs qui
sont actuellement en cours de construction.
Tableau 4-5 : Capacités de stockage des nouveaux bacs en cours de construction et qui seront mis en
service en 2016 (en m3)
Produit Pétrole
GPL Super Kérosène Gasoil Distillat FO1500 FO3500
Capacité Brut
Capacité de
72 500 0 15 000 15 000 30 000 0 0 0
stockage
Source : SONARA

IV-3-3. Infrastructures de transport


Le transport du pétrole et du gaz s’effectue par voie terrestre (à travers des camions-citernes,
pipelines et gazoducs), par voie ferroviaire (à travers des wagons-citernes) et par voie maritime (par
des caboteurs).

C’est aux Etats-Unis en 1865 que fut utilisé pour la 1ère fois le pipeline comme moyen de
transport des hydrocarbures liquides ou gazeux. Depuis lors ce mode de transport s’est généralisé au
reste du monde. Concernant le Cameroun l’entreprise en charge de la gestion du pipeline Tchad-
Cameroun se nomme la Cameroon Oil Transportation Company (COTCO) qui transporte le pétrole
brut du Tchad à travers le système de transport et d’export par pipeline constitué :
86  Pétrole et Gaz Naturel
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
- d’un pipeline d’une longueur totale de 1081 km dont 890 km en terre camerounaise, d’un
diamètre de 76 cm, enfoui à environ 1m de profondeur ;
- de 3 stations de pompage (dont 2 en terre Camerounaise, à Dompta (Département du Mayo-Rey
au Nord) et Bélabo (Département du Lom-et-Djérem à l’Est)) ;
- d’une station de réduction de pression à Kribi ;
- et d’un terminal flottant de stockage et de déchargement situé à environ 12 km de la côte à Kribi.

De plus, sur les très hautes instructions du Président de la République et conformément aux
dispositions législatives et réglementaires régissant les contrats de partenariat public-privé, un contrat
de partenariat a été signé entre l’Etat du Cameroun et le consortium Petroleum Product Pipeline Projet
Company S.A (3PL Projet S.A), pour le financement, la conception, la construction, l’exploitation et la
maintenance d’un système de pipeline de transport des produits pétroliers au Cameroun, sur le
tronçon Limbé-Douala-Edéa-Yaoundé. Les objectifs de ce projet sont (i) d’assurer la fluidité des
transferts des produits pétroliers, (ii) de limiter les déversements des produits avec possibilité de
pollution de l’environnement et (iii) de réduire les coûts de transport des produits pétroliers.

Le transport maritime des hydrocarbures est assuré par les 5 ports autonomes du pays. Sur ces 5
ports, seuls 2 sont opérationnels à savoir Limbé pour le déchargement du pétrole brut et le
chargement des produits pétroliers et Douala. Au port de Limbé, la SONARA a construit un terminal
dédié à l’évacuation des produits pétroliers qui fait partie intégrante de la raffinerie.

L’entreprise Gaz du Cameroun a obtenu du Gouvernement camerounais une licence pour


l’exploitation du gaz naturel dans le champ de Logbaba. Pour assurer la distribution de ce gaz, un
gazoduc actuellement de 33,5 km a été construit et alimente de nos jours trois zones industrielles de la
ville de Douala (Magzi, Bassa et Bonabéri).

IV-4. APPROVISIONNEMENT EN PETROLE BRUT ET GAZ NATUREL


IV-4-1. APPROVISSIONNEMENT EN PETROLE BRUT
IV-4-1-1. Production nationale

En 2014, le Gouvernement camerounais s’était fixé pour objectif de produire le pétrole brut de
l’ordre de 30 millions de barils, cependant la production obtenue a été évaluée à 27,50 millions de
barils, soit 2,5 millions de barils en moins attendus. Cette production pétrolière est principalement
assurée par des structures étrangères à savoir PERENCO RDR (Franco-Britannique), ADDAX (Chine) et
Perenco-Cameroun (Cameroun).

87  Pétrole et Gaz Naturel


 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Tableau 4-6 6 : Evolution
n de la produ
uction de péttrole brut sellon les différrents opérateeurs de 2005
5 à 2014 (en
n
millions de barils)
b
Ann
née
Site 2005 2006 2
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 20
014
Opérateurs

TOTAL E&PP RDR 20,21 21,45 2


21,56 21,5
58 17,41 14,43 0,0
00 0,00 0,00 0
0,00

RDR 0,00 0,00 0,00 0,00


0 0,00 0,00 13,85 14,26 13,88 13
3,79
PERENCO RDR
R
DISSO
ONI 0,00 0,00 0,00 0,00
0 0,00 0,00 0,0
00 0,00 2,46 3
3,93

Pecten LOKELLE 6,99 6,55 6,17 5,96


6 6,28 6,26 5,5
57 0,00 0,00 0
0,00

LOKELLE 0,00 0,00 0,00 0,00


0 0,00 0,00 0,0
00 5,67 6,10 6
6,40
ADDAX
IROKO
O 0,00 0,00 0,00 0,00
0 0,00 0,00 0,0
00 0,00 0,00 1
1,55

MOUD
DI 1,36 1,23 1,02 0,94
4 0,98 1,03 0,8
89 0,81 0,67 0
0,61

EBOM
ME 1,54 2,65 2,50 2,22
2 2,02 1,59 1,3
31 1,61 1,09 0
0,88
Perenco
SANAG
GA
0,00 0,00 0,00 0,00
0 0,00 0,00 0,0
00 0,00 0,06 0
0,15
SUD
Gaz du
LOGBA
ABA 0,00 0,00 0,00 0,00
0 0,00 0,00 0,0
00 0,03 0,01 0
0,02
Cameroun
SNH MVIA 0,00 0,00 0,00 0,00
0 0,00 0,00 0,0
00 0,00 0,01 0
0,18

TOTAL 30,10 31,89 3


31,25 30,6
69 26,68 23,31 21,61 22,38 24,28 27
7,50
Source : Site Web SNH

Sign
nalons toutt de mêmee que certaaines entrep
prises susm
mentionnées n’avaient pas débutéé
l’exploratioon pétrolièree au Camerroun en 200
05. Il s’agit en
e l’occurreence de Pereenco RDR qu
ui a rachetéé
les actifs dee TOTAL E&
&P et fore paar conséquent dans le bassin
b sédim
mentaire du R
Rio Del Reyy en 2011 ett
ADDAX qu
ui opère acttuellement sur les chaamps initialeement destiinés à l’entrreprise PECTEN depuiss
2012.

Dans le
l processuss de producttion du gaz naturel parr Gaz du Caameroun, un
ne infime paartie (0,1%))
de conden
nsat est prod
duite et ven
ndue à la SONARA. Ce
C qui expllique sa part négligeab
ble dans laa
production
n pétrolière nationale.
n

Graphique 4-1 : Evolutiion de la prooduction pétrolière de 20


005 à 2014 (en
( millions dde barils)

34

29

24

19

005 2006 2007 2008


20 8 2009 2010 2011 2012
2 2013 2014

Source : Site Web SNH

88  Pétrole et Gazz Naturel


 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
La prooduction péttrolière est passée
p de 24
4,27 million
ns de barils en 2013 à 27,5 millions de barilss
en 2014, sooit une augm
mentation de
d 13 %. Seloon les projecctions de la SNH, elle poourrait atteiindre les 57
7
millions dee barils en 2016, soit plus du doouble de ceelle produitee en 2014. Cette remoontée de laa
production
n pétrolière s’explique par la misee en exploitation des ch
hamps pétrooliers de Paadouk, interr
Inoua-Baroombi et Baroombi.

PEREN
NCO RDR deemeure le prremier prod
ducteur de pétrole
p avec une part s’éévaluant à plus
p de 64%
%
de la prod
duction totalle en 2014,, suivi de ADDAX
A avecc une part d’environ 2
29%. La prooduction dee
Perenco-Caameroun reste marginaale (moins dee 6%).

Graphique 4-2 : Part dee la productiion pétrolière selon les op


pérateurs en
n 2014 (en %
%)

Peren
nco O
RODEO
Cameroun 0,1% SNH
9%
5,9 0,7%

ADDAX
28,9%

PERENCO
64,4%

Source : Site Web SNH et MIINEE (calculs)

Tableau 4-7
7 : Evolution
n du ratio résserves / prod
duction pétroolières de 2005 à 2014
Année
2
2005 2006
6 2007 2008 200
09 2010 2011 201
12 2013 2014
Libellé
Réserves p
pétrolières
221,86 200,4
42 190,43 171,40 144,71 200 200 N
ND ND 221,86
(en millions de
d barils)
Production pétrolière
p
3
30,10 31,89
9 31,25 30,69 26,6
68 23,31 21,61 22
2,37 24,27
7 27,50
(millions de barils)
ba
Réserves/prooduction
7,37 6,28
8 6,09 5,58 5,4
42 8,58 9,25 N
ND ND 8,07
pétrolières
Source : Site Web SNH et MIINEE (calculs)

A la leecture du tab
bleau ci-desssus, l’on noote que si au
ucune décou
uverte de giisement de pétrole
p brutt
n’est effectuée et si l’on
n exploite au
a rythme acctuel (25 millions
m de baarils en moyyenne par an),
a alors less
réserves péétrolières s’éépuiseront au bout de 8 années envviron.

89  Pétrole et Gazz Naturel


 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
IV.4
4.1.2 Importations et
e exportatiions
Tableau 4-8
8 : Evolution des 7 à 2014 (en
d importatiions de pétroole brut selon leur provenaance de 2007 n TM)
Ann
née
20
007 200
08 2009
9 2010 2011 2012 2013 2014
Provenance

NIGERIA 1 488 280 1 386 685


6 1 333 39
90 1 495 715
5 1 652 876 1 386 384 1 444 050 1 679 688

GUINEE
272 183
1 276 27
78 86 608
8 192 705 155 759 82 691 118 137 118 353
EQUATORIA
ALE
Autres 0 0 0 23002 0 0 0 0

TOTAL 1 760 463 1 662 963


9 1 419 99
97 1 711 422
2 1 808 635 1 469 075 1 562 187 1 798 041

Source : SON
NARA

Le Cam
meroun s’ap
pprovisionne en pétrolee brut auprrès de ses vooisins les plus proches que sont lee
Nigéria et la
l Guinée Eq
quatoriale. Il
I est largem
ment tributaire du Nigérria, premierr producteur de pétrolee
brut sur lee continent africain, auprès
a duqu
uel plus de 90% des importations
i s en pétrolee brut sontt
effectuées.

Excepttion faite en
n 2010, le Cameroun
C im
mporte le pétrole brut essentiellem
ment en provenance du
u
Nigéria et de
d la Guinéee Equatorialle.

Graphique 4-3 : Evolutiion comparéée des exporttations et im


mportations de
d pétrole bru
ut (en milliarrds de F CFA)

1500

1000

500

2010 2011 2012 201


13 20
014
Exportatioons de pétrole brut Importations de pétrole brut

Source : INS

Tableau 4-9
9 : Evolution
n du taux de dépendancee en pétrole brut
b de 2007
7 à 2014 (enn %)

Ann
née
2007 2008 2
2009 2010
2 2
2011 20
012 2013 2014
Opérateur

Brut raffiné dont


d 2 167 520 2 072 182 1 766
7 474 2 066
0 083 2 161 350 1 74
46 361 1 797
7 487 1 854 194

- Brut impoorté 1 760 463 1 662 963 1 419


4 997 1 711
7 422 1 808
8 635 1 46
69 075 1 562
2 187 1 798 041
0

- Brut locall 4 057


407 4 220
409 34
46 477 35
54 661 35
52 716 277
7 286 235 300 56 15
54

Taux de dépeendance 81% 80% 80% 83% 8


84% 8
84% 87
7% 97%
%

Source : SON
NARA

90  Pétrole et Gazz Naturel


 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
En déteerminant lee taux de dép
pendance qu
ui représentte le ratio en
ntre le pétroole brut impoorté et celuii
raffiné parr la SONARA
A, l’on se reend compte qu’il avoisine les 86% en moyenn
ne. En 2014, il a atteintt
97%. Ce qui ments de la SONARA ett le type dee
q montre clairement l’inadéquattion entre lees équipem
pétrole bru
ut produit au
u Cameroun
n.

Graphique 4-4 : Approvvisionnemen


nt de la SONA
ARA en pétroole brut en 2014
2 (en %)

Production
Totall : 1 854 194
4 TM
SNH
3%

Impoortations
97%

Source : SON
NARA

IV-4-2
2. APPROVISIONNEM
MENT EN GAZ
G NATUR
REL
Lorsqu
ue le gaz naaturel est utiilisé pour laa production
n d’énergie, notammentt l’énergie électrique,
é ill
présente l’aavantage d’êêtre moins polluant qu
ue d’autres sources
s d’én
nergie, à l’in
nstar du chaarbon et du
u
pétrole.

Tableau 4-10 : Evolutioon de la prod


duction de gaaz naturel (een milliards de pieds cubes))

Année
201
13 2014
Opérateu
ur

Perenco Cameroun
C 4,7
71 9,53

Gaz du Cameroun
C 0,6
66 1,28

TOTAL 5,3
37 10,81

Source : Site Web SNH

En 2013, le Cameeroun s’est lancé dans la


l productioon du gaz naaturel, sa prroduction éttait alors dee
5,37 milliaards de pieeds cubes. Elle
E est passée à 10,81milliards de
d pieds cu
ubes en 2014, soit un
n
accroissem
ment de 101,5%. Cette embellie
e ne la SNH, le Cameroun
du secteur gazzier, soulign n la doit au
u
champ San
naga-Sud, dont la prroduction est
e sans cessse croissan
nte et au cchamp Log
gbaba, dontt
l’exploitatioon est assurrée par la soociété Gaz du
d Cameroun, filiale de la britanniq
que Victoriaa Oil & Gas..
La toute prremière uniité de traiteement de gaaz naturel onshore
o au Cameroun a été inaug
gurée par lee
Chef de l’Ettat en novem
mbre 2013, dans la villee de Doualaa.

91  Pétrole et Gazz Naturel


 
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En du CCameroun 2015
 
PEREN uellement lee 1er produccteur du gazz naturel au
NCO est actu u Cameroun
n, avec une production
n
journalièree de 30 milliions de pied g naturel.
ds cubes de gaz

Afin de
d valoriser le gaz natu
urel, deux projets
p sont en cours de
d réalisatioon, il s’agit notammentt
d’une partt, du projett d’installatiion et d’exp
ploitation d’une
d usine flottante d
de liquéfaction du gazz
naturel quii permettra de produiree à l’horizon
n 2017 prèès de 1,2 milliards de pieds cubes, 30 000 TM
M
de GPL et 5 000 barilss de pétrolee brut ; et d’’autre part du
d projet dee constructiion et d’exp
ploitation dee
plusieurs usines
u de liq
quéfaction du gaz naturel afin dee le converrtir en gasoiil et autres carburantss
destinés au
u marché loccal.

IV-5
5. APPRO
OVISIONNEEMENT EN
N PRODUIT
TS PETROLLIERS
IV
V-5-1. Prooduction nationale des produits péétroliers
Tableau 4-11 : Evolutioon de la livraaison de la SO
ONARA au marché
m intériieur de 2007
7 à 2014 (en
n TM)

Ann
née
200
07 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Libellé

Butane 19 02
23 16 301 15 378 17 369 23 354 9 548 13 847 17 509

Essence 277 569


5 323 484
4 301 797 330 200 363 619 330 156 321 413 330 797

Kérosène 172 439


4 170 600
0 173 842 166 706 176 523 141 603 154 419 189 962

Gazole 352 507


5 544 283
3 432 143 506 981 568 160 517 958 575259 551 961

FO 1500 52 75
56 58 554 60 308 57 479 55 846 49 840 36 366 15 397

FO 3500 57 03
33 35 596 65 740 91 532 99 268 110 619 68 797 68 955

TOTAL 931 327


3 1 148 81
18 1 049 208
8 1 170 267 1 286 770 1 159 724 1 170 101 1 174 581

Source : SON
NARA

En 2014, plus dee 90 % de la production de la SO


ONARA a été
é destinée au marchéé local, cecii
pourrait s’eexpliquer paar la forte demande de la populatioon.
Graphique 4-5
4 : Livraisoon de la SONA
ARA au marcché intérieur et aux pays de 14 (en TM)
d la zone CEEMAC en 201
Au
utres pays
de la CEMAC
4%

Cam
meroun
9
96%

Source : SON
NARA

92  Pétrole et Gazz Naturel


 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Tableau 4-12 : Evolutioon de la prod
duction des produits
p pétrroliers de 2007 à 2014 (e
(en tonnes)
An
nnée
200
07 2008
8 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Libellé

Butane 19 166 16 750 14 947 19 636 24 487 8 856 13 811 18 566

Essence Sup
per 390 141
1 398 90
06 350 406
6 382 731 405 912 278 454 294 464 359 837

Jet A1 et Péttrole
404 480
4 345 55
58 291 814
4 332 430 378 566 285 540 285 234 278 785
Lampant
Gasoil 685 729
7 649 67
73 609 591
1 740 140 775 787 634 292 670 818 664 473

FO 1500 51 218 63 944 58 935 52 208 63 378 57 615 57 843 8 709

FO 3500 312 572


5 289 72
27 200 424
4 276 582 287 832 195 311 233 533 248 128

Total 1 863 306 1 764 558


5 1 526 11
17 1 803 728
8 1 935 962 1 460 069 1 555 703 1 578 498

Source : SON
NARA

Entre 2007 et 20
014, la production dess produits pétroliers
p esst passée dee 1 863 30
06 tonnes à
1 578 498 tonnes, soit une baisse de 15%. En 2014, le produit le plus rafffiné est le gazole quii
représente 42% du totaal des produ
uits raffinés,, suivi de l’essence et du
u kérosène (18%).

Graphique 4-6 : Producction des prooduits pétroliers en 2014


4 (en tonnes)
FO3500
0 B
Butane
FO1500
0 Esssence Super
15,7% 1,2%
0,6% 22,8%

Jet A1 ou
o
Pétrolee
Lampan
nt
Gasooil 17,7%
%
42,1%

Source : SON
NARA

IV-5-2. Importations et ex
xportations des produitts pétrolierss

Tableau 4-13 : Evolutioon des imporrtations des produits


p pétrroliers de 20
010 à 2014 (e
(en TM)

Année
2010 2011 2012 2013
3 2014
2
Libellé
GPL 4 414
45 44 430 62 470 66 444
4 71
1 783

Essence 54 000 60 000 202 694 252 63


36 20
05 745

DPK (Jet A1
1 + pétrole lam
mpant) 72 000 6 000 46 974 15 578 9 301

Gasoil 96 000 96 000 238 243 199 62


23 25
54 550

TOTAL 26
67 414 206 430 550 381 534 281 541
1 379
Source : MIN
NEE

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En 2010, les importations des produits pétroliers étaient de l’ordre de 267 414 TM. Elles ont
quasiment doublé en 2014 passant à 541 379 TM. De manière générale, entre 2010 et 2014, la production
et les importations des produits pétroliers ont fortement augmenté. Ce qui pourrait s’expliquer par la forte
demande du marché local.

Tableau 4-14 : Evolution des exportations des produits pétroliers de 2010 à 2014 (en TM)

Année
2010 2011 2012 2013 2014
Libellé

Jet A1 57 877 50 797 91 135 111 473 139 123

Essence 14 814 12 576 12 320 27 574 26 811

Gasoil 197 827 138 762 118 008 107 741 155 343

TOTAL 270 518 202 135 221 463 246 788 321 277
Source : SCDP

Les exportations de produits pétroliers sont passées de 270 518 TM à 321 277 TM entre 2010 et
2014. Les seuls produits exportés sont le jet A1, l’essence et le gasoil. En 2014, ces exportations ont été
largement inférieures aux importations, avec une différence de 220 102 TM, ce qui montre une forte
dépendance des produits pétroliers à l’extérieur.

Tableau 4- 15 : Evolution du ratio importations et mise à la consommation de GPL de 2007 à 2014(en %)


Année
2010 2011 2012 2013 2014
Libellé
Importations de GPL (en
45 414 44 430 62 470 66 444 71 783
TM)
Mise à la consommation de
62 120 65 828 72 032 80 126 87 471
GPL (en TM)
Ratio importation et mise à
73,1% 67,5% 86,7% 82,9% 82,1%
la consommation de GPL
Source : SCDP, MINEE (Calculs)

La mise à la consommation du GPL est passée de 62 120 TM à 87 471 TM entre 2010 et 2014,
soit une hausse de 40% en 5 ans. Au cours de la même période, les importations ont augmenté
d’environ 60% pour permettre de satisfaire partiellement une demande en hausse continue. L’on note
aussi qu’en moyenne 80% de la quantité de GPL mise à la consommation par la SCDP est importée, ce
qui pose un problème de sécurité des approvisionnements du marché en gaz domestique.

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Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
IV-5-3. Soutage maritime

A ce jour, 25 entreprises ont obtenu des agréments relatifs au soutage maritime et aviation,
cependant seule une dizaine exerce.

Tableau 4-16 : Evolution de la quantité de produits pétroliers utilisés pour la vente de soute maritime et aviation de
2006 à 2014 (en litre)
Année
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Libellé

Gasoil 7 785 10 450 15 268 6 952 10 688 23 314 3 398 27 708 1 464 962

FO 3500 279 000

437 343 15 763 25 002 22498


Jet A1
Source : Tradex, TOTAL

IV-5-4. Transport des produits pétroliers


La livraison des produits pétroliers dans les différents dépôts s'effectue :
 par bateau, de Limbé à Douala le transport est assuré par GULFIN ;
 par voie ferrée, le transport est assuré par CAMRAIL ;
 par route, le transport s’effectue à travers les camions citernes.

Tableau 4-17 : Evolution du taux de fraude des produits pétroliers et des gains attribuables au programme
de lutte contre la fraude des produits pétroliers de 2012 à 2014
Année
Libellé Avant 2012 2012 2013 2014

Taux de fraude 36% 10,2% 5% 2%

Gains attribuables au programme de lutte


contre la fraude des produits pétroliers - 42.900 80.000 39.270
(en FCFA)
Source : MINEE

Le taux de fraude13 représente le ratio entre (le nombre de points de distribution des produits
pétroliers + le nombre de points consommateurs à usage privé des produits pétroliers où il a été
détecté la fraude) et le nombre total des points de distribution et de consommations des produits
pétroliers opérationnels.

Ce taux de fraude se réduit au fil des années, traduisant partiellement les efforts fournis par la
société HYDRAC par le marquage chimique des produits pétroliers en assurant sa mission de contrôle
et de la qualité des produits pétroliers.
                                                            
13
On entend ici par fraude l’ensemble des manipulations et d’actes illégaux effectués sur les produits pétroliers, notamment le
frelatage, les fausses exportations, les détournements d’itinéraire, les importations illégales, les stockages et ventes illicites des
produits pétroliers.

95  Pétrole et Gaz Naturel


 
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IV-6. CONSOMMATION DES PRODUITS PETROLIERS ET DU GAZ NATUREL

IV-6-1. Mise à la consommation des Produits Pétroliers

Tableau 4-18 : Evolution de la mise à la consommation des produits pétroliers de 2010 à 2014 (en m3, et
GPL en TM)
Année
2010 2011 2012 2013 2014
Libellé
GPL 62 120 65 828 72 032 80 126 87 471

Gasoil 621 295 699 718 771 305 856 611 864 577

Pétrole 110 500 119 957 125 058 113 574 108 396

Jet A1 94 893 105 854 86 695 100 153 123 526

Super 470 562 507 322 571 381 616 601 653 187

Fuel Oil 63 378 66 684 62 450 51 156 40 068


Source : SCDP

Entre 2010 et 2014, la consommation des produits pétroliers (exception faite du GPL) est passée
de 1 360 628 m3 à 1 789 754 m3, soit une croissance moyenne annuelle de 5 % par an.

De manière générale, les produits mis à la consommation par la SCDP sont principalement les
carburants (gasoil et super). Ils ont représenté plus 80 % des produits mis à la consommation en 2014
(exception faite du GPL). Le GPL quant à lui a vu sa mise à la consommation augmentée au fil des
années, passant de 62 120 TM en 2010 à 87 471 TM en 2014, soit un accroissement de 40%. Malgré
ce constat, plus de 80% du gaz domestique consommé au Cameroun est importé. Un autre point
important qu’il faudrait relever est le fait que le type de pétrole brut produit au Cameroun ne permet
pas de produire en quantité importante le GPL.

96  Pétrole et Gaz Naturel


 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Tableau 4-19 : Evolutioon du nombrre de stationss-service parr région de 2012
2 à 2014
4
. Année
2012 201
13 2
2014
L
Libellé

A
Adamaoua 22 23 27

C
Centre 153 167
7 1
182

E
Est 22 27 37

E
Extrême-Nord
d 14 16 16

L
Littoral 154 159
9 1
167

N
Nord 16 16 17

N
Nord-Ouest 45 46 50

O
Ouest 83 85 93

S
Sud 18 21 24

S
Sud-Ouest 36 41 45

C
CAMEROUN 563 601 6
612

Source : MIN
NEE

Graphique 4-7 : Réparttition des maarketers et dees stations-seervice par réégion en 201
14

Répartition des marketeers en 2014 Répaartition des sttations-serviice par régioon en 2014

d-Ouest
Sud Adamaou
ua d Sud-Ouest
Sud Adamaoua
Sud Centre Centre
10% 6% Ouest 4% 7% 4%
6% 17% 27%
14%
Ouest
15% E
Est Nord-
9
9% uest
Ou
Extrêm
me- 8% Est
Nord- Norrd 6%
Nord
Ouest 6%
% 3% Extrême-
9% N
Nord L
Littoral Littoral Nord
6
6% 16% 25% 2%

Source : MIN
NEE

En fin décembre 2014,


2 le Cam
meroun com
mptait 123 marketers
m in
négalement répartis surr l’ensemblee
du territoirre national. Les régions du Centre (17%),
( du Liittoral (16%) et de l’Oueest (15%) soont celles où
ù
le plus gran
nd nombre de
d marketerrs était conccentré soit 48%.

Tout comme
c le nombre dee marketerss, le nombrre de statioons-service par région
n n’est pass
proportion
nnel à la sup
perficie ni au
u poids dém
mographiquee des région
ns. En effet, lla région dee l’Extrême--

97  Pétrole et Gazz Naturel


 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Nord n’a que
q 2% des stations-serrvice avec un
u poids dém
mographiqu
ue de 18 % et la région
n de l’Ouestt
possède 15
5 % des statioons-service avec 3% dee la superficiie totale du pays.
p

Graphique 4-8 : Evolutiion du nomb


bre de bouteilles de GPL en circulatioon par capaccité de 2007 à 2014

2 000 000

1 500 000

1 000 000 6 kg

12,5 kg
500 000

0
2007
7 2008 2009 20
010 2011 2012 2013 2014

Source : CSPH
H

Entre 2007
2 et 201
14, le nombrre de bouteiilles de GPL est passé dee 1 851 880
0 à 2 029 59
91 toutes less
capacités confondues. Les bouteilles de 12,5 kg
k représenttent à elles seules
s plus d
de 90 % en moyenne
m au
u
cours de laa même pérriode (graph
hique 4-08)). Ceci s’exp
plique par lee fait qu’ellees sont pluss répanduess
que celles de
d 6 kg. L’on
n note aussii que le nom
mbre de bou
uteilles varieent très peu au fil du tem
mps, que cee
soit pour lees bouteilles de 12,5 kg que pour ceelle de 6 kg.

Graphique 4-9 : Pourceentage des ménages


m ayan
nt accès au gaz
g domestiq
que en 2001, 2007 et 2014 (en %)
4
48,8
50
34,6 37
40
25,1 Urrbain
30
13,4 15,3 Caameroun
20
6,2 Ru
ural
10 1,9 2,5

0
2001 2007 2014

Source : INS

En 2014, le pourccentage des ménages uttilisant le Gaz


G domestiq
que (Gaz dee Pétrole Liq
quefié) pourr
la cuisson a été estimé à 32,5 % en 2014. Il
I est relativvement pluss élevé que celui observvé en 2007
7
(15,3 %). L’on
L note au
ussi qu’en zone
z rurale, ce taux estt encore très faible. Il éétait de 2,5 % en 2007
7
contre 10,1
1 % en 2014. En effet, dans cette zone,
z à causse de sa disp
ponibilité, lees populatioons ont pluss
facilement accès au boois de feu poour leur besooin de cuissoon.

98  Pétrole et Gazz Naturel


 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
IV
V-6-2. Con
nsommation
n de gaz naaturel

En fin juin 2015, 33 sociétés industrielles sont ravitaaillées en gaaz naturel viia un pipelin
ne construitt
par Gaz du
u Cameroun, partenairee de la SNH.

Tableau 4-2
20 : Evolutioon des ventess de gaz natu
urel aux indu 012 à 2014 (en mmscf)
ustries de 20

Année
2012 2013 20
014
Libellé

Gaz Naturrel 11
11,55 570,3 10
090,8
Source : Gazz du Cameroun
n

IV-7
7. TARIFIICATION
Après avoir enreggistré une baisse
b de 2,6
6 % en 201 de Brent on
13, les cours du baril d nt connu un
n
nouveau reecul de 9,2 % en moyeenne sur l’aannée 2014
4. Les facteu
urs d’explication sont multiples
m ett
tiennent au
ussi bien au
u refus de certains
c pays du Golfe de réduire leur producction dans un
u contextee
d’excédent mondial – en liaison avec l’offre abondante provenant,, notammen
nt, de l’explooitation dess
schistes biitumineux aux Etats--Unis – qu
u’à une coonjoncture économiqu
ue internattionale peu
u
dynamiquee. Cette baissse du courrs de pétrolle a été un contre-chooc pétrolier majeur poour les payss
producteurrs.

Tableau 4-2
21 : Evolutioon du cours internationa
i l du pétrole et taux de ch
hange moyen
n de 2005 à 2014
Année
2005 2006 2007 2008 20
009 2010 2011 2
2012 201
13 2014
Libellé
Cours moyen
n du Brent
54,0 65,0
0 71,6 99,6 59
9,9 78,6 110,6 1
111,6 108,6 101,3
(en $ US/baril)
l)
Taux de chan
nge
526,2 524,,0 480,5 447,3 472
2,7 493,5 471,6 5
510,6 495,0 492,0
moyen (en $ US/F
U CFA)
Source : CSPH

Graphique 4-10 : Evolu


ution des cotations intern
nationales dee 2005 à 201
14 (en $ US/TTM)
1500,0

1000,0

500,0

0,0

2005 200
06 2007 20
008 2009 2010
2 2011 2012 2013 2014

Kééro Gasoline FO 1500 GPL

Source : CSPH/DAE/SSP

99  Pétrole et Gazz Naturel


 
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Entre 2005 et 2008, les cours internationaux de Kéro, Gasoline, FO 1500 et de GPL ont connu une
croissance nette avec un pic en 2008. Après une relative baisse en 2009, ils ont recommencé à croître
avant de sensiblement stagner jusqu’en 2014. Ces cours des produits pétroliers ne sont pas ceux
applicables à la pompe au Cameroun grâce aux opérations de stabilisation et de péréquation
effectuées par le CSPH.

La stabilisation des prix des produits pétroliers est un mécanisme qui permet de maîtriser les prix
intérieurs grâce aux prélèvements opérés sur les consommations en vue de constituer des réserves
susceptibles de faire face à des variations de prix sur le marché international. La péréquation, quant à
elle consiste à harmoniser les prix des produits pétroliers dans les différents dépôts de la SCDP du
territoire national.

Tableau 4-22 : Evolution du prix moyen TTC des produits pétroliers à la pompe de 2005 à2014
(en F CFA/litre, GPL en FCFA/ bouteille de 12,5 kg)
Année
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Libellé

GPL 5 208 5 958 6 000 6 000 6 000 6 000 6 000 6 000 6 000 6 250

Essence 513 576 580 569 569 569 569 569 569 610 

Kérosène 293 363 364 350 350 350 350 350 350 350

Gasoil 463 534 534 520 520 520 520 520 520 560

Source : CSPH

A la lecture du tableau ci-dessus, il en ressort que les prix des produits pétroliers à la pompe ont
évolué de la manière suivante :
- le prix du super essence est passé de 513 F CFA/litre en 2005 à 610 F CFA/litre en 2014, soit
une augmentation de 19 % ;
- le pétrole lampant a vu son prix multiplié par 1,2 entre 2005 et 2014, quittant de 293 F CFA à
350 F CFA/litre ;
- le GPL quant à lui, a vu son prix moyen passé de 5 028 F CFA à 6 250 F CFA de 2005 à 2014.
L’on peut noter que le prix de l’essence a peu évolué comparativement aux prix des autres
produits pétroliers, traduisant ainsi la volonté des pouvoirs publics de lutter contre la vie chère.
En début 2014, le prix du GPL était de 6 000 F CFA la bouteille de 12,5 kg, mais dès le 1er juillet
les prix des produits pétroliers ont été revus à la hausse et celui du GPL est passé à 6500 F CFA, soit un
prix moyen de 6 250 F CFA au cours de l’année.

100  Pétrole et Gaz Naturel


 
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Tableau 4-23 : Evolution des subventions pétrolières en moyenne annuelle de 2008 à 2014

Année
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Libellé

GPL (en F CFA/TM) 3 795 2 332 3 047 5 014 5 674 5 128 4 247

Gasoil (en F CFA/litre) 193 25 120 253 290 256 170

Pétrole lampant (en F CFA/litre) 305 93 196 338 366 334 282

Super (en F CFA/litre) 131 50 116 228 294 234 137

Source : CSPH

Bien que le prix du GPL soit passé de 480 F CFA à 520 F CFA par kilogramme, lors de la révision à
la hausse du prix des produits pétroliers à la pompe effectif depuis le 1er juillet 2014, la subvention du
GPL a été réduit de 5128 F CFA/TM à 4 247 F CFA/TM.

Afin de réduire le volume sans cesse croissant de la subvention à la consommation du gaz


domestique au Cameroun, le gouvernement a procédé en mi-2014 à une révision à la hausse du prix
de la bouteille de gaz de 12,5kg, qui est alors passé de 6000 à 6500 francs CFA. Ce fut la première
augmentation depuis 2006.

Tableau 4-24 : Evolution de la part des subventions pétrolières dans les recettes de l’Etat de 2008 à 2014 (en %)
Année
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Libellé
Subventions pétrolières
154 590 757 32 260 975 157 145 840 320 269 467 316 472 085 297 431 239 215 548 429
(en milliers de F CFA)
dont GPL(en milliers de F 12 556 538 9 733 677 12 225 137 17 754 274 33 156 982 33 177 950 28 303 070
CFA)
Recettes totales de l’Etat
2 347,10 2 014,80 2 184,80 2 410,40 2 667,10 3 157,60 3 447,70
(en milliards de F CFA)
Ratio subventions
pétrolières et recettes 6,6% 1,6% 7,2% 13,3% 11,9% 9,4% 6,3%

totales de l’Etat
Source : MINFI, CSPH, MINEE (calculs)

101  Pétrole et Gaz Naturel


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Carte 6 : CARTE DU POTENTIEL EN ENERGIES RENOUVELABLES

102  Energies Renouvelables


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 

CHAPITRE V. ENERGIES RENOUVELABLES

Dans le cadre de l’accroissement de l’offre en énergie et du développement des services


énergétiques modernes, le Cameroun a décidé de promouvoir les énergies renouvelables. Cette volonté
gouvernementale transparaît par l’adhésion aux conventions et institutions internationales telles que
l’IRENA, la prise en compte des sources renouvelables dans les documents stratégiques, l’élaboration
en cours d’un cadre juridique et institutionnel incitatif y afférent et l’accroissement des initiatives
pilotes de promotion des énergies alternatives.

En effet, l’utilisation des sources renouvelables permet de palier partiellement au déficit


énergétique en zone urbaine (éclairage public au solaire et alimentation des ménages par système
photovoltaïque), elle augmente l’accès à une énergie de qualité en zone rurale et dans les localités
enclavées ou éloignées du réseau national (centrale solaire connectée au réseau isolé, microcentrales
hydroélectriques, biogaz). De plus, l’usage des équipements de type foyers améliorés dont les
combustibles (bois-énergie et dérivés) sont disponibles localement, peut contribuer à réduire les
dépenses énergétiques des ménages tout en participant à la préservation de leur santé.

Ainsi donc, les énergies renouvelables au Cameroun connaissent actuellement une évolution
certaine. C’est dans le domaine du solaire photovoltaïque que cette évolution est la plus perceptible. En
particulier dans le domaine des technologies de l’information et de la communication on est passé de
0,18 MWc de puissance installée solaire en 2009 à plus de 1,75 MWc en fin 2014. Dans ce domaine,
les groupes électrogènes au diésel pour l’alimentation des stations émettrices-réceptrices de base sont
en train d’être remplacés par des systèmes hybrides (diesel – solaire PV) ou des systèmes solaires
photovoltaïques. Il en est de même des télécentres communautaires polyvalents construits dans les
zones enclavées. Dans le domaine de la santé, de nombreux centres de santé récemment construits
sont équipés de centrales solaires. De plus, les collectivités territoriales décentralisées initient des
projets pilotes d’installation des lampadaires solaires tandis que dans les ménages ruraux, les lanternes
solaires remplacent progressivement les lampes à pétrole pour l’éclairage.

S’agissant des autres formes d’énergies renouvelables, leur évolution est assez timide, mais l’on
peut relever des actions plus ou moins prolifiques de la société civile et des partenaires au
développement dans la micro-hydroélectricité, ou le biogaz en remplacement du bois-énergie dont les
formes archaïques d’utilisation ont des effets néfastes sur la santé et l’environnement. Les autres
actions envisagées pour rationaliser la consommation du bois-énergie dont la consommation est
estimée à 6 millions de mètre cubes annuellement portent majoritairement sur la promotion des foyers
améliorés.

103  Energies Renouvelables


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Ainsi, ce chapitre fait l’état des lieux du secteur des énergies renouvelables au Cameroun. Il
permet d’avoir une vue aussi claire que possible du cadre juridique et institutionnel, du potentiel des
sources renouvelables, de la contribution de ces dernières dans le mix énergétique et des perspectives
d’évolution y afférentes. 

V-1. CADRE JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL

V-1-1. Cadre juridique des énergies renouvelables

A ce jour il n’existe pas encore de loi relative au secteur des énergies renouvelables. Cependant la
Loi N°2011/022 du 14 décembre 2011 régissant le secteur de l’électricité a tout de même prévu des
dispositions relatives à la production de l’électricité à partir des sources renouvelables. Elle restreint
l’hydroélectricité renouvelable à une puissance exploitable inférieure à 5 MW. Son titre IV, chapitre II
Section I y est consacré. Elle prend en compte toutes les sources renouvelables pour la production
d’énergie électrique. Néanmoins, elle :

 accorde la priorité à la production décentralisée de l’électricité à partir des sources


renouvelables ;
 institue le principe de l’obligation de rachat de l’excédent d’énergie produite à partir des
énergies renouvelables ;
 institue l’obligation de raccordement au réseau des producteurs d’énergies renouvelables ;
 institue des avantages fiscaux et douaniers pour les produits, biens et services destinés à
l’exploitation des énergies renouvelables.
Au titre des avantages fiscaux, la Circulaire N°001/MINFI/CAB du 01er janvier 2012 a notamment
établi une liste d’équipements exonérés de TVA, dont les principaux concernent les installations
solaires et éoliennes.
Toujours au titre des mesures incitatives prises par le Gouvernement pour promouvoir les
énergies renouvelables, l’on peut citer :
‐ la Loi N°2013/004 du 18 avril 2013 fixant les incitations à l’investissement privé en
République du Cameroun et ses différents décrets d’application. Ce texte classe les énergies
renouvelables parmi les secteurs prioritaires. Tout investissement dans ce secteur bénéficiera
donc outre des avantages communs liés à toutes formes d’investissements, mais aussi des
avantages spécifiques au secteur prioritaire identifié par ladite loi, notamment :
 les incitations fiscales et douanières pendant la phase d’installation de l’investissement,
5 ans au maximum (voir article 6) ;
o exonération des droits d’enregistrement des actes de création ou
d’augmentation du capital ;

104  Energies Renouvelables


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
o exonération des droits d’enregistrement des baux d’immeubles à usage
exclusivement professionnel faisant partie intégrante du programme
d’investissement ;
o exonération des droits d’enregistrement des contrats de fourniture
d’équipements et de la construction des immeubles et installations
nécessaires à la réalisation du programme d’investissement ;
o déduction intégrale des frais d’assistance technique au prorata du montant
de l’investissement réalisé, déterminé en fonction du montant global de
l’investissement ;
o exonération de la TVA sur les prestations de services liées à la mise en place
du projet et provenant de l’étranger ;
o exonération de la patente ;
o etc.
 les incitations fiscales et douanières pendant la phase d’exploitation de l’investissement,
10 ans au maximum (voir articles 7-8) ;
 les incitations financières administratives (voir articles 12-13) ;
 les incitations communes spécifiques aux secteurs prioritaires, dont le développement
de l’offre de l’énergie et de l’eau (voir Arrêté N°0000031/MINFI/SG/DG/DGD du 17
juillet 2014 modifiant et complétant certaines dispositions de l’arrêté
N°00366/MINFI/SG/DGI/DGD du 19 novembre 2013 précisant les modalités de mise
en œuvre des avantages fiscaux et douaniers de la Loi N°2013/004 du 18 avril 2013).

‐ La Loi N°1996/12 du 5 août 1996 portant loi-cadre relative à la gestion de l’environnement et


ses différents textes d’applications ;
La Loi N°1994/01 du 20 janvier 1994 portant régime des forêts, de la faune et de la pêche et ses
différents textes d’application et le Décret N°95/531 du 23 août 1995 portant application du régime
des forêts et ses textes modificatifs subséquents. Ces deux textes sont les seuls qui abordent
concrètement les questions du bois-énergie. Elles n’y sont cependant évoquées que de manière
sommaire, donnant le droit d’usage aux populations riveraines pour la satisfaction de leurs besoins
domestiques en bois de chauffage. Il est important de noter que cette loi est en cours de révision.

Il faut cependant souligner ici que malgré les aspects susmentionnés, les principaux acteurs du
domaine des énergies renouvelables n’ont pas cessé de relever la nécessité pour le Gouvernement de
mettre en place un cadre spécifique pour les énergies renouvelables.

C’est ainsi qu’à l’initiative de la Direction des Energies Renouvelables et de la Maîtrise de l’Energie
du MINEE, des concertations se sont tenues en novembre 2014 et en janvier 2015 avec les principaux

105  Energies Renouvelables


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
acteurs du secteur afin d’élaborer un Avant-projet de loi portant promotion et développement des
énergies renouvelables. Les échanges sont en cours et l’adoption de ce projet de loi par les instances
compétentes reste attendue.

V-1-2. Cadre institutionnel des énergies renouvelables

Le domaine des énergies renouvelables fait intervenir quatre principales classes d’acteurs : les
administrations et services publics qui en assurent la tutelle politique, administrative et technique ;
ensuite viennent les entreprises publiques impliquées dans le fonctionnement du secteur sur la base
d’objectifs économiques fixés par l’Etat ; puis interviennent les sociétés parapubliques et privées et
enfin, les organisations internationales et les organisations non gouvernementales qui militent pour le
développement des énergies renouvelables et la protection de l’environnement.

1-Les Administrations et services publics


A la faveur du Décret N°2012/501 du 07 novembre 2012 portant organisation du Ministère de
l’Eau et de l’Energie, le Gouvernement a créé la Direction des Energies Renouvelables et de la Maîtrise
de l’Energie (DERME) dont les missions relatives aux énergies renouvelables, en relation avec les
Administrations concernées, sont, entre autres :
‐ la conception, la formulation et la mise en œuvre des politiques et stratégies du secteur des
énergies renouvelables ;
‐ la prospection et l’inventaire des ressources d’énergies renouvelables ;
‐ la recherche appliquée et le transfert des technologies dans le secteur des énergies
renouvelables ;
‐ la promotion, la valorisation et la vulgarisation des énergies renouvelables.
Outre le Ministère de l’Eau et l’Energie, d’autres Administrations participent directement ou
indirectement à la mise en œuvre de la politique de développement des énergies renouvelables. Elles
interviennent soit dans la définition des politiques publiques de l’Etat, soit dans la production, la
gestion ou l’utilisation des sources d’énergies renouvelables, soit en tant principales bénéficiaires du
développement des énergies renouvelables, etc. Il s’agit notamment du : MINEPDED, MINEPIA,
MINADER, MINFOF, MINRESI, MINHDU, MINPOSTEL, MINEFOP, MINESUP, etc.

2-Les entreprises publiques


À ces différentes Administrations, il faudrait ajouter les organismes ou agences d’exécution ci-
après : AER, ARSEL, EDC, ANOR, INC, API, CARPA, FEICOM et ANAFOR. Il faut aussi ajouter les
universités et instituts de recherches publics tels que :
a. l’Institut de Recherches Géologiques et Minières (IRGM) ;
b. l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement (IRAD) ;

106  Energies Renouvelables


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
c. l’Institut Supérieur du Sahel (ISS) ;
d. l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé (ENSP) ;
e. les Universités de Yaoundé I, Douala, Dschang, Ngaoundéré, etc.

3- Les entreprises privées


Leur recensement est en cours et les principales structures sont mentionnées en annexe V-1.

4-Les organisations internationales et les organisations non gouvernementales :


International Renewable Energy Agency (IRENA), GIZ, SNV, Global Village Cameroun (GVC), Action
pour le Développement Equitable, Intégré et Durable (ADEID), etc. qui œuvrent sur les plans
stratégiques et opérationnels au développement du secteur.
Il est important d’indiquer que les textes en vigueur prévoient la création d’une agence en charge
de la promotion et du développement des énergies renouvelables. (Article 67 de la Loi du 14 décembre
2011 régissant le secteur de l’électricité).

V-2. POTENTIEL EN ENERGIES RENOUVELABLES

Le Cameroun dispose des ressources renouvelables abondantes :


‐ il est le deuxième potentiel hydroélectrique en Afrique subsaharienne (la plupart de ses
subdivisions administratives portent le nom des cours qui les traversent) ;
‐ sa situation géographique lui fait bénéficier d’un soleil abondant avec une irradiation stable et
constante moyenne de 4,9 kWh/m2 ;
‐ sa superficie est à 46,3 % couverte de forêt ce qui suggère une riche biomasse forestière ;
‐ en 2014, ses terres cultivées représentaient 4,7 millions d’hectares soit 9,89% de la superficie
totale et plus de 90 millions d’animaux étaient en élevage en fin 2013. Ce qui présage une
biomasse végétale et animale assez pourvue ;
‐ sa côte littorale longue de 402 km au bord de l’Océan Atlantique et ses hautes terres (jusqu’à
4 000 m d’altitude) augure un potentiel éolien ;
‐ et la présence d’une ligne volcanique de 1 600 km traversant le Cameroun de sa côte littorale
jusqu’au septentrion (en passant par les Région de l’Ouest, Nord-Ouest, Adamaoua et Nord)
présage un potentiel géothermique.

V-2-1. Potentiel en biomasse

La biomasse représente l'ensemble de la matière organique, elle peut être soit d’origine végétale
soit d’origine animale.

107  Energies Renouvelables


 
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V-2-1-1. Biomasse végétale

C’est l’ensemble de la matière organique issue de la flore : bois, paille, déchets des cultures
(résidus de culture et d'ensilage, effluents de laiteries, retraits des marchés, gazon, etc.), plantes, sous-
produits des cultures de rente comme le palmier à huile ou le coton, etc.

Elle est essentiellement constituée du bois-énergie, des résidus agricoles, des cultures
énergétiques, des formations herbacées et du bois de récupération.

a. Bois-énergie
Il provient principalement de l’exploitation forestière. Le Cameroun compte 22 millions
d’hectares de forêt dont 17,5 millions d’hectares sont exploitables14. Une présentation détaillée du
patrimoine forestier est proposée en annexe V-2.
Le potentiel en bois-énergie issu de l’exploitation forestière sur la période 2010 – 2014 est ainsi
présenté dans le tableau qui suit :

Tableau 5-1: Potentiel en bois-énergie issu des exploitations forestières

Année
2010 2011 2012 2013 2014
Libellé

Superficie des forêts


ND ND 467 617 459 518 523 396
exploitées (hectare)
Quantité de bois exploité (m3) 2 348 151 2 356 188 2 428 516 2 686 303 2 885 238

Quantité de déchets de bois


estimés en m3 (rendement 1 596 742,68 1 602 207,84 1 651 390,88 1 826 686,04 1 961 961,84

matière15 de 32%)
Source MINFOF, Calculs MINEE

On observe une évolution croissante de la production de bois de sciage et dont de celle des
déchets obtenus après transformation. Si l’on considère que la quantité de bois exploitée correspond
au volume entré usine alors, il y a suivant la note technique de la GIZ, 50% du volume exploité qui est
resté en forêt sous forme de déchets.

A cette quantité de rebus de bois, il faut ajouter les quantités de biomasse ligneuse non estimées
qui proviendront de la récupération du bois des projets de développement. Il s’agit en 2014 des
projets : port en eau profonde de Kribi, barrage hydroélectrique de MEKIN, extension d’HEVECAM,
barrage hydroélectrique de Lom Pangar, projet agricole de CAM-CAT, palmeraie de SGSOC, extension

                                                            
14
Données MINFOF provenant de l’ouvrage ‘‘Secteur Forestier et Faunique du Cameroun Faits et Chiffres, édition 2015.’’
15
Ce rendement matière provient d’une étude menée par le MINEPDED entre 2011 et 2012 sur un échantillon d’unité de
transformation du bois.

108  Energies Renouvelables


 
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de la ville de Sangmélima et barrage hydroélectrique de Memvé’élé. Ces derniers occuperont une
superficie totale de 60 679,25 hectares et sont présentés dans le tableau intitulé « superficie de forêt à
détruire due aux projets de développement recensé en 2014 » en annexe V-3.

Il est à noter que la superficie susmentionnée sera entièrement rasée. Le bois d’œuvre y contenu
sera utilisé par l’industrie forestière et le reste qu’on peut qualifier de rébus peut être considéré
comme étant du bois énergie.

b. Résidus agricoles

Le Cameroun compte cinq (05) principales zones agro-écologiques avec des cultures variées
comme illustrées en annexe V-4. Les cultures sont fortement génératrices de résidus valorisables
énergétiquement.
Ces résidus sont des déchets issus des exploitations agricoles. Ils peuvent être estimés à partir de la
production agricole.

Le tableau ci-après présente les productions des cultures céréalières, vivrières et de quelques
cultures de rentes.

Au Cameroun, les céréales font en majorité partie des cultures vivrières, mais font aussi l’objet de
cultures industrielles. C’est le cas pour le maïs avec MAÏSCAM et le riz avec SEMRY.

109  Energies Renouvelables


 
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Tableau 5-2 : Production 2009 et 2010 de quelques cultures (en tonnes)
Année
2009 2010
Libellé

Manioc 3 340 562 3 808 239


Macabo / taro 1 537 057 1 632 004
Patate douce 266 078 288 970
Igname 466 749 499 564
Pomme de terre 166 772 188 452
Haricot 327 526 353 729
Arachides 503 175 536 187
Niébé 141 206 166 145
Soja 11 595 12 544
Voandzou 25 644 29 308
Maïs 1 625 213 846 130
Riz 134 659 153 078
Mil/sorgho 1 145 536 1 187 531
Huile de palme 275 130 326 940
Banane plantain 2 758 953 3 182 184
Banane douce 1 223 233 1 333 851
Ananas 147 767 159 875
Pastèque 40 486 44 527
Source : AGRISAT 17 (MINADER)

Les résidus générés par ces cultures sont laissés dans les champs comme engrais pour la plupart et
participent à sa régénération ; mais ces résidus deviennent gênants pour les exploitations utilisant des
engrais chimiques ou pour de grandes superficies avec rotation de cultures. Cependant, pour la
production d’huile de palme, les résidus de régimes sont utilisés dans les chaudières comme
combustible pour la production de la chaleur.

V-2-1-2. Potentiel en biomasse animale

La biomasse animale est l’ensemble de la matière organique issue de la faune : des effluents
d'élevage (lisier, fumier, déjections animales).

Le Gouvernement ambitionne de moderniser le secteur de l’élevage et de développer les


principales zones agropastorales du pays afin de satisfaire à la demande des populations et des
industries et d’envisager l’exportation vers le marché régional et international. C’est ainsi que la
production de déchets et d’effluents organiques issus de l’élevage ne cesse de croître du fait des
augmentations de la production à la source et de la mise en place de nouvelles collectes. Cette
production de matières organiques constitue une source de nuisances pour l’homme et son

110  Energies Renouvelables


 
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environnement (pollution des sols, des eaux, de l’atmosphère), mais paradoxalement, une ressource
renouvelable potentielle dont il convient de tirer parti dans le double objectif de réduire son impact
sur l’environnement et de valoriser son potentiel énergétique.

A l’heure actuelle, le potentiel de biomasse animale n’est pas quantifié. On peut avoir une idée de
ce potentiel à partir des quantités de bétail en élevage au Cameroun.

Le tableau ci-contre présente l’évolution du nombre de bétail en élevage au Cameroun sur la


période allant de 2010 à 2013.

Tableau 5-3 : Quantité d’animaux en élevage au Cameroun par filière

Année
2010 2011 2012 2013
Libellé

Bovins 4 843 104 5 084 754 5 527 128 5 805 297

Ovins 3 739 325 2 879 280 2 974 297 2 952 624

Caprins 5 405 046 6 053 651 5 950 739 6 298 059

Porcins 2 440 404 2 806 464 2 896 271 3 112 973

Volailles 70 176 806 65 286 625 66 592 358 72 758 691


Source : MINEPIA (Annuaire statistique de 2013)

V-2-2. Potentiel Solaire

L’énergie solaire est l’exploitation du rayonnement solaire pour la production :


- d’électricité, au moyen des cellules photovoltaïques, ou des centrales thermohélioélectriques ;
- d’eau chaude à partir des capteurs plans, qui fonctionnent essentiellement en thermosiphon,
pour la production d’eau chaude sanitaire.
Au Cameroun, le potentiel solaire est abondant et disponible surtout dans la partie septentrionale.
D’après les mesures effectuées au sol en 1990, l’insolation moyenne sur l’ensemble du territoire est de
4,9 kWh/m2/jour avec 5,8 kWh/m2/jour pour la partie nord et 4,3 kWh/m2/jour pour la partie sud du
Cameroun. Soit un potentiel total de 2 327 TWh/jour16.
Une carte qui illustre l’ensoleillement au Cameroun à partir des données satellitaires est présentée
ci-après.

 
 

                                                            
16
Donnée IRGM.

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Carte 7 : CARTE SOLAIRE DU CAMEROUN.

Source : SOLARGIS

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V-2-3. Potentiel Eolien

L’énergie éolienne est l’énergie cinétique du vent exploitée pour la production d’électricité au
moyen d’aérogénérateurs.

Au Cameroun, le potentiel éolien n’est pas encore bien connu. Néanmoins, les côtes littorales et les
hautes terres (les Monts Mandara, les Monts Bamboutos, le Mont Cameroun etc.) sont assez propices
pour le développement de l’énergie éolienne. En effet, certaines mesures ont pu révéler des vitesses de
vents supérieures à 5 m/s sur les hauteurs des Monts. Et, des études du potentiel éolien menées par une
entreprise espagnole de 2009 à 2010 ont relevé par exemple qu’il est possible de construire un champ
éolien de 40 MW aux Monts Bamboutos.

V-2-4. Potentiel Géothermique

L’énergie géothermique est une énergie thermique provenant de l’intérieur de l’écorce terrestre,
généralement sous forme d’eau chaude ou de vapeur.

Au Cameroun, des études géochimiques réalisées par l’ORSTOM en 1976 sur les sources
thermales situées le long de la ligne volcanique ont permis de mettre en évidence un réel potentiel
géothermique le long de cette dernière. Cette ligne de plus de 1 600 km est représentée sur la carte ci-
contre.
Carte 8 :  CARTOGRAPHIE DE ZONES POTENTIELLES IDENTIFIEES LE LONG DE LA LIGNE
VOLCANIQUE DU CAMEROUN (la ligne volcanique est délimitée par le contour en ligne interrompue)

Légende :

--- La ligne volcanique est délimitée


par le contour en ligne interrompue.

Source : IRGM

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De plus, des études de l’ORSTOM en 1976 sur certains sites ont permis d’obtenir le tableau ci-
après :

Tableau 5-4 : Quelques sites géothermiques au Cameroun


Sites
Bajao Deodeo Lasum Woulnde Lobe Ntem
Libellé

Location Meiganga Tignere Tignere Tignere Ekondo Nwa

Sud-
Région Adamaoua Adamaoua Adamaoua Adamaoua Nord-ouest
ouest

pH 8.7 6.8 7.1 6.6 6.2

Température (en °C) 40 28.5 28.8 74 49 27


Source : Géologie et géochimie des sources thermominérales du Cameroun, Alain le Marechal, ORSTOM, 1976

V-2-5. Potentiel en énergie hydraulique

L’énergie hydraulique fait référence à l’énergie hydroélectrique et celle d’origine marine. Selon la
loi régissant le secteur de l’électricité du 14 décembre 2011, l’énergie d’origine marine est l’énergie
hydraulique des mers, dont les facteurs de mouvement sont les vagues, les courants marins, la marée,
l’éolien offshore, ou dont les facteurs sont les gradients de température ou de salinité.

Aucune évaluation à date du potentiel marin n’a été effectuée. Mais, il serait probable d’avoir un
potentiel plus ou moins important le long des 600 km de côte atlantique dont le pays dispose.
En ce qui concerne l’énergie hydroélectrique, d’après l’Atlas du potentiel hydroélectrique du
Cameroun publié par la Société Nationale d’Electricité du Cameroun (SONEL) en 1983, son potentiel
brut est estimé à 294 TWh/an avec 115 TWh/an d’équipable. Il est important de souligner que ce
potentiel ne fait pas de distinction entre ce qui est considéré comme étant l’hydroélectricité
renouvelable d’après la loi régissant le secteur de l’électricité (site de puissance exploitable inférieure à
5 MW) et ce qui ne l’est pas.

Une étude réalisée dans le cadre du projet INVEST’ELEC17entre 2012 et 2013 a permis de recenser
243 sites de moins de 5 MW dans les 10 régions du Cameroun. La puissance cumulée de ces sites est
estimée à 340 MW.

V-2-6. Potentiel en déchets

Les déchets peuvent être de plusieurs types : industriels, ménagers, agricoles, hospitaliers, etc.
Seuls les déchets qui présentent un intérêt énergétique focaliseront notre attention.

                                                            
17
INVEST’ELEC : Initiative de promotion des Investissements privés dans le sous-secteur de l’électrification rurale camerounais.

114  Energies Renouvelables


 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
De manière générale, les déchets
d son
nt collectés,, transportéés et traitéés par des entreprisess
spécialiséess. Ces dern
nières doiveent obtenirr un agrém
ment du Ministre
M en charge dess questionss
environnem
mentales.

a. Déchets des industtriels

Ils son
nt issus des procédés
p ind
dustriels et peuvent
p êtree organiquess provenant des agro-in
ndustries ou
u
inorganiqu
ues constituéés des décheets d’hydrocarbures.

b. Boues des
d stations d'épuration

Les booues de staation d’épurration des eaux sont produites lors du traaitement dees effluentss
agroalimen
ntaires et dees eaux uséees des collectivités et des particulierrs. Elles peu
uvent être dee trois typess
en fonction
n du systèmee de traitem
ment : liquidees, pâteuses ou solides. Elles
E sont stoockées danss les stationss
d’épuration
n. Ces dernières vont coontribuer à la
l lutte conttre la pollution par des traitementss appropriéss
aérobies ou nts. Il en réssulte d’une part une eaau épurée ett d’autre parrt des bouess
u anaérobiess des effluen
résiduelles..
c. Déchets ménagers
Les graands centrees urbains du
u Cameroun
n sont généérateurs de quantités
q coonsidérabless de déchetss
ménagers. Ces dernierrs contienneent une gran
nde fraction
n biodégradaable (enviroon 86%). Y sont
s incluess
aussi des ordures
o dess marchés. Les déchetts biodégrad
dables sontt essentielleement consttitués de laa
matière orgganique animale et végéétale.

La quaantification (voir graph


hique 5-1) de cette forme de décchets est faiite par le Département
D t
ministériel en chargee de l’assainissement urbain
u (MIINHDU) qu
ui travaille en collaborration avecc
l’entreprisee privée coollectrice des
d déchets dans les principaux
x centres u
urbains au Cameroun
n
(HYSACAM
M).

Graphique 5-1 : Evolutiion de la prooduction de déchets


d mén
nagers de 200
08 à 2014 (e
(en tonnes)

1 500 000 0 1 236 600 1 249 200


1 222 000
1 327
7 400
1 070 000 1 144
4 100
972 000
1 000 000

500 000

-
2008 2
2009 2010 2011 2012 2
2013 2014
4

Source : HYSACAM
H

115  Energies Reno


nouvelables
 
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Tableau 5-5 : Quantification des déchets par origine en 2014
Type de déchets Quantité

Déchets industriels liquides 18(déchets


1 026 808 litres
d’hydrocarbures)
Déchets ménagers 1 327 400 tonnes
Boues de vidange ND
Source : MINEPDED

NB : Les déchets ou résidus de bois issus de la transformation du bois sont présentés dans la partie
réservée au bois-énergie. Et les résidus agricoles font partie de la biomasse végétale exposée en supra.

V-3. LES INFRASTRUCTURES ET LA PRODUCTION D’ENERGIE

V-3-1. Etat des lieux de la valorisation énergétique de la biomasse au Cameroun

Au Cameroun, les technologies de valorisation énergétique de la biomasse restent peu développées


du fait de l’absence d’une politique claire. En effet l’on observe que :
- la consommation du bois-énergie qui reste la principale source d’alimentation pour de
nombreux ménages et pour certaines activités économiques se fait encore majoritairement par des
systèmes peu efficaces qui ont des effets néfastes sur la santé et l’environnement ;
- quelques initiatives sont entreprises avec plus ou moins de succès pour la promotion du biogaz
: elles sont le fait en grande partie d’entreprises privées, d’organisations de la société civile ou
différents partenaires au développement ;
- dans les activités agropastorales, les déchets sont davantage valorisés pour la fertilisation des
sols et l’alimentation des bêtes ;
- quelques entreprises agroindustrielles produisent du biocarburant pour leur propre usage.

V-3-1-1. BIOGAZ

Le biogaz est le gaz produit par la fermentation de matières organiques animales ou végétales en
l'absence d'oxygène. Il est principalement constitué de méthane (CH4).
Au Cameroun, suite à la signature d’un protocole d’accord le 27 septembre 2010 avec l’ONG
ADEID d’une part et le Service néerlandais pour le développement SNV d’autre part, le Gouvernement
à travers le Ministère de l’Eau et de l’Energie, a mis en place un programme de développement et de
promotion du biogaz qui avait prioritairement un double objectif :

- la construction à l’horizon 2015 de 3000 biodigesteurs à travers le territoire national ; les


régions visées étaient l’Extrême-Nord, le Nord, l’Adamaoua, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest ;

                                                            
18
Déchets collectés par les entreprises agrées par le MINEPDED à savoir : BOCOM, BOCAM et GMC.

116  Energies Renouvelables


 
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En du CCameroun 2015
 
- la création
c d’u
un marché du
d biogaz avvec le dévelooppement d’une
d main d
d’œuvre qu
ualifiée danss
la construction
c n des biodiggesteurs et la
l fabricatioon des accessoires y affférents et l’’implication
n
proogressive dess acteurs du
u secteur priivé y compriis des établisssements dee financemen
nts.

Arrivéé à l’horizon
n visé par lee programm
me, l’on a qu
uelques 300 biodigesteu
urs construiits avec unee
cinquantaine de techn
niciens.

Dans le même ordre d’idéée le Ministère de laa Justice maître


m d’ouvrage du Programmee
d'Amélioraation des Con
nditions de Détention et
e Respect dees Droits dee l'Homme – Phase II (PA
ACDET II) a
construit des
d biodigeesteurs dan
ns les 08 prisons ceentrales du Cameroun
n (Yaoundéé, Ebolowa,,
Ngaoundérré, Garoua, Douala, Buééa, Bafoussaam et Bamen
nda) en 201
10. Ledit proogramme a été financéé
par le Fond ppement (9è FED).
ds Européen de Dévelop

En plu
us des initiaatives gouveernementalees, il existe des structu
ures privéess qui exercent dans laa
production
n de biogaz. L’entreprisee en chargee de l’enlèveement et du stockage dees déchets domestiques
d s
HYSACAM
M (Hygiène et Salubrité du
d Camerou
un) a dévelooppé deux projets de captage de mééthane danss
les déchargges des deu
ux plus gran
ndes métrop
poles du Caameroun (D
Douala et Yaaoundé). Seeulement, lee
biogaz qui y est produ
uit est torchéé (réduit en CO2). Il sem
mblerait quee ledit gaz n
ne soit pas trrès riche en
n
méthane (sseulement 35%). Malgréé l’importan
nce d’un tel projet pourr la protectioon de l’enviironnement,,
il ne valorise pas l’énerrgie produitte.

Graphique 5-2 : Evolutiions des Gazz à effet de seerre émis dan


ns les unités de productiion d’HYSAC
CAM
(Nkolfoulou
u à Yaoundé et PK 10 à Douala)
D de 2010
2 à 2014(en Tonnes équivalent
éq CO2)

300000
0

250000
0
131440
0
200000
0 123388
8
139212
2

150000
0
114833
3
100000
0
136723
3 147739
9
105 455 112973
3
50000
0
63209
9

0
2010 2011 2012 2013 2014

Source HYSACA
AM

On peu
ut constaterr que ledit projet a débu
uté en 2010 à Yaoundé et s’est ensu
uite étendu à Douala en
n
2011. Il esst importantt de mentionner que lee tableau ci--dessus préésente des vaaleurs estim
mées de GESS
émis dans les
l déchargees de Doualla et Yaound
dé séparémeent et leur total. Le capttage effectiff de ces GESS

117  Energies Reno


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En du CCameroun 2015
 
ne représen
nte pour l’iinstant que les 70 % dees valeurs susmentionn
s nées. En 2014, la quan
ntité de GESS
émis a été estimée
e à 25
52 185 tonn
nes équivalent CO2 soit 88 265 tonn
nes de méth
hane.

Au nivveau domesttique, quelq


ques organissations non gouvernem
mentales (AC
CREST, ADEIID, etc.) ontt
construit auprès
a des ménages
m dess digesteurs à dôme fix
xe enfoui daans le sol. D
De même, la Faculté dess
Sciences Ap
ppliquées (FFASA) de l’U
Université dee Dschang et
e l’Institut Supérieure
S d
du Sahel de l’Universitéé
Maroua on
nt égalementt fait quelqu
ues réalisatioons.

Ces in
nstallations de
d type dom nt pas les 10 m3 de cap
mestique ne dépassent généralemen
g pacité. Elless
utilisent prrincipalemen
nt de la maatière fécale animale isssue de l’élevvage et de laa biomasse végétale. Lee
u est utilisé pour la cuisson des aliiments et prratiquementt pas pour la productioon d’énergiee
gaz obtenu
électrique à travers des groupes éllectrogènes à gaz ou en
ncore pour l’’éclairage au
ux lampes à gaz.

La synthèse des doonnées non exhaustivess relatives au


u biogaz dom
mestique estt illustrée en
n infra.

Graphique 5-3 : Capaccités installéées en biogaaz du Camerroun en 201


14 (en m3)

0
800
28
600
ADEID Univ
U de
2
400 778 Dschangg et de
593
Marouaa
200 8
348 13
10
0 10 48
0
74
0 SNV
80
0

Source : SNV, ADEID,


A Universiité de Dschang et
e de Maroua

Il est im
mportant dee noter que selon
s les don
nnées misess à dispositioon :

- il n’y
n a pas en
ncore de colllecte systém
matiquemen
nt de méthaane dans less décharges de déchetss
urb
bains ;

- les centres d’ép


puration ou
u de traitemeent des bouees de vidangge domestiq
que n’ont paas encore dee
systtème de valoorisation de leurs décheets organiqu
ues ;

- trèss peu d’exploitations aggricoles et d’élevage


d soont producteeurs de bioggaz. Pour ceeux qui ontt
faitt le pas, ils sont
s encore en phase ex
xpérimentalee en ce qui concerne lee passage du
u méthane à
l’én
nergie électrrique.

118  Energies Reno


nouvelables
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
En perspective, l’Agence Française de Développement et le Centre de Coopération Internationale
en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD) ont retenu dans le cadre du concours
basé sur l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique appelé « Challenge Climat »
le développement du biogaz dans la région de l’Ouest Cameroun. Ce projet porté par la Société pour la
protection de la vie animale et de l’environnement (Spale) devrait débuter en 2016 pour une durée de
deux années et ambitionne de construire 100 biodigesteurs pour le même nombre de ménages dans
quatre villages.

Le développement du biogaz pourrait contribuer à la réduction de la consommation du bois


énergie, favoriser l’accès à une énergie moderne dans les exploitations agropastorales et permettre aux
zones riveraines des grandes décharges de déchets de diversifier leurs sources d’alimentation en
énergie.

V-3-1-2. BIOCARBURANTS

C’est une alternative au carburant pour moteur diésel classique. Actuellement, quelques
entreprises privées ont déjà expérimenté la production du biocarburant :

- certaines entreprises sucrières camerounaises produisent de l’éthanol qu’elles transforment en


énergie électrique pour leur autoconsommation ;

- la Société des Plantations de la Ferme Suisse, une agro-industrie de la filière d’huile de palme
fait du biodiésel qu’elle utilise comme carburant pour une partie de son parc automobile. Cette
entreprise part d’un sous-produit issu de sa production d’huile de palme, la stéarine, pour
produire du biodiésel. Cette production est estimée à environ 2000 litres par jour, pour un
coût de revient de 576 FCFA le litre, un coût qui s’avère très concurrentiel si la subvention de
l’état sur les carburants conventionnels était levée19.

A ces initiatives privées s’ajoutent l’action des ONG bénéficiant des financements étrangers.
Notamment, la culture du Jatropha à titre expérimentale dans certaines régions du Cameroun telles
que celles du Nord-ouest et Sud-ouest.

Des études prospectives relatives à la production de biocarburants au Cameroun ont été menées
notamment par le MINEE et l’Union Africaine(UA), notamment l’Etude de faisabilité sur la production
et la commercialisation des biocarburants au Cameroun réalisée en 2014 sur financement BIP, et une
étude menée en septembre 2015 sur financement de l’UA, la « Mise en œuvre du Programme de
production de biocarburants pour les besoins énergétiques des ménages et du secteur des transports ».
Cette dernière fait notamment le point sur les différentes initiatives de production de biocarburant au
                                                            
19
Information provenant de l’étude commandée par l’Union Africaine « Mise en œuvre du Programme de production de
biocarburants pour les besoins énergétiques des ménages et du secteur des transports ».

119  Energies Renouvelables


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Cameroun ainsi que des propositions quant à leur intégration dans le domaine des produits pétroliers.
Elle fait également des suggestions relatives aux plantes qui pourraient être utilisées pour la
production des biocarburants.

V-3-1-3. BOIS-ENERGIE20

L’utilisation du bois-énergie est très répandue au Cameroun.

Selon la GIZ, en 2014 la consommation annuelle en bois-énergie est estimée à :

- 2 203 496 tonnes de bois de feu et à 356 530 tonnes de charbon en zone urbaine ;
- 4 000 000 tonnes de bois de feu et le charbon de bois est marginal en zone rurale.

Une partie des déchets de la transformation du bois par l’industrie forestière est réutilisée par
celle-ci dans ses séchoirs pour le séchage des débités. Des essais de carbonisation de ces déchets pour
la production de charbon de bois sont menés par deux sociétés en partenariat avec la GIZ : GrumCam
(AlpiCam) et SFID.

Il est important d’indiquer que d’après les informations collectées, il n’aurait pas d’installation de
cogénération à partir des déchets du bois au Cameroun.

V-3-2. Infrastructures et capacités installées d’énergie solaire

V-3-2-1. Infrastructures

L’énergie solaire est actuellement la ressource renouvelable la plus vulgarisée hormis le bois-
énergie du fait de :

- la disponibilité de la ressource à l’échelle nationale ;


- sa facilité de mise en œuvre ;
- la multiplicité de ses usages ;
- sa compétitivité face à certaines sources d’énergies conventionnelles.

Elle est utilisée pour divers usages :

- l’alimentation domestique prioritairement pour les zones enclavées ou isolées du réseau


électrique national. On peut avoir des alimentations individuelles (panneaux solaires posés sur
les toitures de chaque case ; ou une alimentation collective par un réseau isolé connecté à une
mini-centrale solaire. Ce type d’installation se trouve en zone rurale et permet d’améliorer le
taux d’électrification ;

- l’alimentation des sites d’équipements de télécommunications et des ouvrages de


communication ;

                                                            
20
Données provenant de la GIZ.

120  Energies Renouvelables


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
- l’alimentation de secours des centres hospitaliers, des unités administratives ou d’autres
infrastructures socio-économiques ;

- l’éclairage public des axes routiers et même des quartiers ;

- alimentation des unités de pompage d’eau ;

- l’électrification d’une dizaine de villages ;

- l’utilisation des lanternes solaires en lieu et place des lampes à pétrole ;

- etc.
Au Cameroun les installations solaires sont de type panneaux solaires photovoltaïques. Le solaire
thermique pour l’alimentation en eau chaude domestique est très peu répandu. Les centrales solaires
thermiques à concentration sont inexistantes.

En ce qui concerne les cellules PV, les plus utilisées sont les polycristallines et les monocristallines.
Les entreprises font très peu recours aux cellules amorphes.
Des équipements légers, facilement transportables et aidant à l’électrification des cases ou juste au
remplacement des lampes à pétrole sont de plus en plus répandus. Il s’agit respectivement des kits
solaires et des lampes solaires dont plus de 1727 unités ont été commercialisées sur le territoire
national grâce à l’initiative light4allCameroun depuis 201321.

V-3-2-2. Production d’énergie

Au Cameroun, le solaire reste actuellement l’énergie renouvelable la plus vulgarisée mais de


manière générale les projets réalisés restent de petite envergure avec des capacités allant de 3 à
70kWc.
Cette situation pourrait changer avec le projet d’électrification de 166 localités dont les capacités
nominales seront de 15kW, 30kW, 80kW, 150kW et 200kW pour une capacité totale de 11,2 MW.
Ce projet vise non seulement la construction des centrales solaires, mais aussi celle des réseaux de
distribution, le raccordement et l’installation de systèmes de comptage dans les localités visées.
Des projets de plus grandes envergures avec des capacités bien plus importantes (supérieures à
1MW) sont envisagés, mais sont encore pour le moment en phase d’études et de négociation dans le
cadre des protocoles d’accord signés avec différents partenaires. Les projets réalisés ou en études sont
présentés plus dans la partie V-3-5.
Les tableaux ci-après présentent en fonction des données recueillies les capacités solaires
installées au Cameroun. Ils permettent de ressortir les capacités cumulées annuellement et de
déterminer la vitesse de pénétration du solaire.

                                                            
L’initiative Light4all Cameroun vulgarise ses produits solaires à travers un réseau « d'entrepreneurs énergies » dans les
21

différentes localités les plus reculés du pays.

121  Energies Renouvelables


 
Ministère de l’E’Eau et de l’Energgie Situation Energétique
En du CCameroun 2015
 
Graphique 5-4 : Capaciités solaires photovoltaïq
p ques en kilo Watt
W crête in
nstallées parr région pourr un total de
W en fin 2015. (les lamp
1 683,47 Wc padaires solaaires ne sontt pas pris en compte)
c

4
400,00 350,68

3
300,00 223,45 207,01 212,22 237,63
193,25
5
2
200,00 125,35
76,61
1
100,00 36,26 21,02
0,00

Source : Instrum
melec, Matrix Pow
wer, HUAWEI, CA
ANOPY, ERC, ADEID, Maguysamaa Watt service, Yaandalux, IDRATEEL, Haute energy System,
Schneider et callculs MINEE.

Au vue de ces doonnées, on peut


p constatter que la région
r de l’EEst, qui ne possède pass un réseau
u
électrique interconneccté est la plus
p solariséée. Elle est suivie du Sud et enssuite du Ceentre. Il estt
important de noter qu
ue d’après lees informatioons collectéées le grand Nord ne reeprésente qu
ue 33,7% dee
toutes les capacités solaires PV insstallées au Cameroun
C en
n fin 2014.

Une an
nalyse pousséée des donnéées ci-avant revèle que près
p du quarrt (74,4 %) dees capacités PV alimentee
des installattions du dom
maine de l’in
nformation et
e de la comm
munication soit
s 1 732,8 MWc. Le grraphique ci--
après présente leur évollution cumu
ulée.
Graphique 5-5 : Capaacités solairees photovolltaïques cum
mulées de 2009
2 à 201
14 en kilo Watt crêtee
alimentant les équipements de comm
munication et de télécom
mmunication
n

2000
1500
1000
500
0
2009 2010 2011 2012
2 201
13 2014
4

Source : INSTR
RUMELEC, HUAW
WEI, MTN, ORAN
NGE, CAMTEL, MINPOSTEL,
M CA
ANOPY.

122  Energies Reno


nouvelables
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Lampadaires solaires installés au Cameroun

Les données collectées concernant les lampadaires PV pour l’éclairage public au Cameroun sont
assez faible (moins un millier). Une collecte des données plus exhaustive et surtout auprès des CTD
grands consommateurs de ces produits sera faite pour les prochaines éditions. Néanmoins, plusieurs
projets d’installation des lampadaires solaires sont en cours d’études (voir partie V-3-5).

V-3-3. Infrastructures et la production d’énergie à partir du vent

L’énergie éolienne est encore au stade expérimental au Cameroun. Des projets pilotes
universitaires (université de Dschang, Institut Supérieur du Sahel, etc.) réalisés depuis 2009 en
témoignent. Ils portent surtout sur la micro éolienne. Le tableau ci-après en présente la quintessence.

Tableau 5-6 : Quelques infrastructures éoliennes au Cameroun.


Libellé
Capacité installée
Localisation Mise en service
(en kW)
(Région/Département)

Ouest / Bamboutos 0,6 2005

Nord-ouest / Bui 1 2009

Ouest / Menoua 1,8 2012

Nord-ouest / Bui 1 2010

Nord-ouest / Bui 5 2015

Total 9,4
Source : Université de Dschang et MINEE (calculs)

Il ne serait pas erroné de penser que le passage d’une puissance 1 kW en 2009 à celle de 5 kW en
2015 augure un début de maitrise de la technologie de construction des micro-éoliennes au
Cameroun. De plus ils annoncent être capable de réalise des éoliennes de 10 kW.

NB : 1-Le projet de production de 40 MW extensible à 80 MW sur les hauteurs des Monts Bamboutos
dans la Région de l’ouest est en phase étude. Il est réalisé en mode BOT (Build Operate and Transfer)
par une entreprise chinoise (CGC Overseas Construction Group Ldt). Les études de faisabilité ont déjà
été validées.

2-La firme émiratie Paluxi Energy a signé en 2015 un protocole d’accord en vue de la production
d’énergie éolienne d’une capacité total de 500 MW sur la zone côtière du pays, notamment entre les
villes de Kribi et de Douala, plusieurs parcs éoliens de 100 MW de capacité chacun. Le projet coûtera
environ 60 milliards de francs CFA.

123  Energies Renouvelables


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
V-3-4. Infrastructures de production d’énergie à partir des ressources hydrauliques

V-3-4-1. Infrastructures

L’énergie hydraulique au Cameroun se limite à l’énergie hydroélectrique. Il n’y a pas encore


d’installations utilisant les houles, les vagues ou les courants marins.

Pendant la période coloniale, le Cameroun était alimenté par la petite hydroélectricité. Les sites de
Malalé (720 kW), Luermannfalls (300 kW) et Yoké (1 500 kW) produisaient de l’énergie électrique
renouvelable au regard de la législation en vigueur. Actuellement, certains de ces sites sont en projet
de réhabilitation.

Une ONG nationale Action pour le Développement Equitable et Durable (ADEID) a construit entre
2008 et 2010 sept (07) microcentrales hydroélectriques de moins de 50 kW dans différents villages
enclavés des Régions de l’Ouest, Nord-Ouest et Sud-Ouest. La puissance cumulée de ces ouvrages est
de 94 kW.

Tableau 5-7 : Quelques sites de micro hydroélectricité réalisé par ADEID

Libellé Localisation Puissance installée


Localité (Arrondissement/Département/région) (en kW)

Village Quibeku Fontem / Lébialem / Sud-Ouest 10

Village Wabane Wabane / lébialem / sud-ouest 35

Village
Ndop / Ngo-Kétunjia / Nord-Ouest 10
Bamunkumit

Village Bellah Fontem / Lébialem / Sud-Ouest 7,5

Village Tougou Bazou / Ndé / Ouest 6,5

Village Nefolem Bafoussam 1er / Mifi / Ouest 5

Village
Dschang / Menoua / Ouest 20
Tchouandeng

Village Kingomen Nord-Ouest 8

Village KIKOO Nord-Ouest 15

TOTAL 94 kW

Source : ADEID

Les turbines utilisées pour ces sites ont été confectionnées par des soudeurs locaux. Ce qui prouve
à suffisance que la technologie de la micro hydro est bien connue au Cameroun. Il reste juste à la
développer et vulgariser.

124  Energies Renouvelables


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
La centrale hydroélectrique de Rumpi de 2,9 MW dans la région du sud-ouest Cameroun est en
cours de construction. Ledit projet est logé à l’Agence de l’Electrification Rurale.

Le Gouvernement a décidé de la construction des pico centrales de Bare Bakem (111 kW),
Koutaba (158 kW) et la microcentrale de Mbakaou Carrière (5 MW).

V-4. PROJETS D’INFRASTRUCTURES DE DEVELOPPEMENT DES ENERGIES


RENOUVELABLES
Il s’agit des projets dont les études de faisabilités ont déjà été validées.

125  Energies Renouvelables


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 5-8 : Liste des projets d’infrastructures de développement des énergies renouvelables

Libellé Capacités installées


Entreprise Source utilisée Localisation
Projet prévisionnelles

Projet d’électrification de 166 localités 11,2 MW pour la 1ère phase Tout le territoire
HUAWEI (Chine) Soleil
extensible à 1 000 au photovoltaïque de 166 localités à électrifier
Production d’énergie solaire (à partir
JCM GREENQUEST SOLAR
des parcs photovoltaïques), en mode 80 MW Soleil Région du Centre
CORPORATIONSARL
« BOT » avec projet pilote à Malabo
Région de l’Extrême Nord
Projet de parcs solaires JP INTERNATIONAL 50 MW Soleil
(Maroua)
Eclairage public par lampadaires (29) communes et mairies
LIGHTENING AFRICA
solaires dans certains chefs-lieux Soleil dans les dix (10) Régions
INTERNATIONAL CO.Ltd
d’unités administratives du Cameroun
Construction des centrales solaires AGREENERGY Ltd Certaines localités de
2,66MW Soleil
photovoltaïque l’Extrême-Nord
Mise en œuvre des politiques et des l’hydro-électricité
AGREENERGY Ltd (21MW),
programmes d’énergies renouvelables
et d’efficacité énergétique au Cameroun la Bioénergie
(6.00 MW)
CGC OVERSEAS Ouest sur les Monts
Construction d’une Centrale éolienne
CONSTRUCTION GROUP 40 MW extensible à 80 MW Vent Bamboutos
au Cameroun
CO,.LTD (CGCOC)
Construction deux mini-centrales TBEA CO ; LTD Soleil Nord (Touboro)

126  Energies Renouvelables


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Libellé Capacités installées
Entreprise Source utilisée Localisation
Projet prévisionnelles

solaires photovoltaïques et des réseaux Adamaoua (Tignère)


d’évacuation de l’énergie électrique aux
sites de Touboro et Tignere

Développement d’un parc solaire Régions du Sud-ouest et du


KUNSONG CONSULTING 100 MW Soleil Nord.
thermique

Elaboration d’un Plan Directeur pour le AGENCE DE COOPERATION Soleil, vent,


développement des Energies INTERNATIONALE DE LA biomasse et hydro
Renouvelables au Cameroun COREE(KOICA)
Source : MINEE

127  Energies Renouvelables


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
V-5. FORMATION, RECHERCHE ET INNOVATION DANS LE SECTEUR DES
ENERGIES RENOUVELABLES

Les énergies renouvelables ont besoin pour se développer de s’appuyer sur des compétences
techniques avérées, sur les résultats des travaux de recherche qui permettent soit d’adapter les
technologies étrangères au Cameroun, soit tout simplement d’innover. Les universités, les centres de
formation professionnelle et les centres de recherche qui sont présentés plus bas permettent d’avoir
une vue globale de l’intelligentsia camerounaise relative à ce secteur.

V-5-1. Formation

Globalement, l’offre en formation au Cameroun dans les filières d’énergies renouvelables existe
et s’est intégrée au paysage académique national. En se référant essentiellement aux universités
publiques, force est de constater qu’elles sont en train de s’adapter aux besoins en personnel qualifié
qu’exige l’essor des ER.

En effet, on peut constater que :

- L’Institut Supérieur du Sahel (ISS) a mis sur le marché de l’emploi depuis 2012, 125
techniciens supérieurs et qu’en 2014, leur première promotion des ingénieurs comptait 32.
Cet établissement supérieur de l’université de Maroua a été créé en 2008 et compte trois
filières spécialisés : biomasse, éolienne et solaire ;

- A l’Université de Ngaoundéré, l’IUT dans ses filières génie thermique et énergétique ainsi que
génie électrique ont permis de formés 534 diplômés de niveau BAC + 2 et BAC + 3 depuis
2008 ;

- L’Université de Yaoundé I a formé dès 1993 des diplômés en niveau Master de physique
spécialisés en production ou stockage d’énergie solaire. Déjà 02 docteurs formés avec plus
d’une cinquantaine de master délivrés ;

- L’Université de Douala à travers son Institut Universitaire de Technologies (IUT) a formé


depuis 2010, 69 techniciens supérieurs.

Il faut signaler que l’Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publiques à récemment ouvert une
filière consacrée aux énergies renouvelables en 2013.

128  Energies Renouvelables


 
Ministère dee l’Eau et de l’Eneergie Situationn Energétique duu Cameroun 2015
 
Graphiqu
ue 5-6 : Totaal annuel dee nombre dee diplômé daans les filièrees liées aux énergies ren
nouvelabless
des univeersités publiq
ques

250
200
150
100
50
0
2
2005 2006 2007
2 2008 2009
2 2010 2011 2012 2013 2014

Source : Univversité de Yaoun


nde I, Universitéé de Dschang, Un
niversité de Ngaaoundéré, Univeersité de Marouaa.

A cettte offre univversitaire, ill faut adjoin


ndre celle dees centres dee formation professionn
nelle dont laa
tutelle tecchnique estt assurée paar le Minisstère de l’Em
mploi et dee la Formatiion Professiionnelle. Laa
collecte des
d données au cours de
d l’année 20
013 a perm
mis de recen
nser 852 stru
uctures de formation
f à
travers lee territoire national,
n 75% d'entre ellles relèventt d’initiativees privées (d
dont 61% poour le privéé
laïc et 15
5% au privé confessionn
nel) contre 24%
2 pour lee secteur pu
ublic. Parmi ces 852 étaablissementss
on dénom
mbre plus dee 200 SAR/SM
M.

En cee qui concerrne la spéciaalité énergiees renouvelaables, le MIN


NEFOP a don
nné des agrééments à 15
5
structuress de formattion professsionnelles dans
d les dix
x régions du
u triangle n
national et octroyé 11
bourses de
d formation
n (05 en 201
14 et 06 en 2015) à dess jeunes cam
merounais dans ladite sp
pécialité. En
n
fin 2014, on a recenssé 277 apprrenants danss lesdits centtres.

La formation
f é
étant sancttionnée parr des certiificats de qualification professioonnels, ellee
ppement dees ER en couvrant l’ensemble des filières et dans le cass
contribueerait mieux au dévelop
échéant en
e accompaagnant leurrs apprenan
nts dans l’oobtention dees certificattions intern
nationales y
afférentess. S’inspiran
nt des autress Départemeents ministéériels, le MIN
NEE pourraiit créer ou soutenir
s dess
initiativess visant cet objectif.
o

V-5-2. Recheerche dans le


l secteur des
d énergiess renouvelab
bles

L’activité de recherche
r e présentéee à travers les publicattions scientiifiques des enseignants
est e s
des univeersités citées en supra. Le
L graphiquee ci-après en
n fait la quin
ntessence.

129  Energies Reenouvelables


 
Ministère dee l’Eau et de l’Eneergie Situationn Energétique duu Cameroun 2015
 
Graphique 5-7 : Nom
mbre de publiication scientifiques danss le secteur des
d énergies renouvelablles

15
15

10
7
5
5
2
1 1 1
0 0
0
2006 200
07 2008 2
2009 2010 2011 2012
2 2013 20
014

Source : Univversité de Dchan


ng, Université dee Yaoundé, Univversité de Ngaou
undéré, Universiité de Maroua, U
Université de Doouala

Trentte-deux publications au
a total dep
puis 2006 réalisées
r aveec un pic d
de 15 unités atteint en
n
2014. Ellees couvrent toutes les fiilières : solaire, éoliennee, biomasse et petite hydroélectricitté. Une listee
non exhaaustive de cees publicatioons est propoosée en annexe V-5.

L’évoolution croissante assezz prononcéee de cette courbe


c tém
moigne de laa vitalité du
u secteur ett
subodore un dévelop
ppement rap
pide des énerrgies renouvvelables.

130  Energies Reenouvelables


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Carte 9 : ZONE AGRO-INDUSTRIELLE DU CAMEROUN

 
Source : Révision / Opérationnalisation du PNGE vers un Programme Environnement (PE), Volume I : Diagnostic de la situation de
l'environnement au Cameroun, Version finale - Décembre 2009, ERE DEVELOPPEMENT

131  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
CHAPITRE VI. ENERGIE ET ENVIRONNEMENT

Le Cameroun est un pays riche en ressources énergétiques dont l’exploitation durable est
recommandée pour l’atteinte des objectifs de développement énoncés dans la Vision 2035. De ce
fait, le développement du secteur de l’énergie repose sur quatre grandes orientations:

 la valorisation des grands potentiels hydroélectrique et gazier ;


 l’intensification de l’exploitation et la valorisation des ressources pétrolières ;
 la valorisation des énergies alternatives ;
 l’extension et la modernisation des installations et réseaux de transport et de distribution.

Cependant, la vulnérabilité du pays face aux changements climatiques exige de nouvelles


approches dans l’élaboration des politiques énergétiques. Il devient donc impératif de définir une
combinaison gagnante et réaliste entre l’énergie et l’environnement. Ce qui signifie qu’il faille
simultanément combiner dans le bouquet énergétique, la sécurité énergétique, la transition
énergétique et la promotion des énergies renouvelables pour l’amélioration de l’accès à l’énergie.

Il est question, dans ce chapitre, d’évaluer la prise en compte des enjeux environnementaux et
sociaux dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques et stratégies de développement du
secteur de l’énergie au Cameroun. De manière précise, il s’agit de :

- présenter le cadre juridique et institutionnel relatif à l’environnement;

- identifier et caractériser les interactions possibles entre les différentes sources d’effets
potentiels (activités énergétiques) et les considérations environnementales et sociales
(les enjeux potentiels ou clés) relatives à chacune des filières énergétiques ;

- et enfin procéder à une analyse de la prise en compte des préoccupations


environnementales et sociales lors de la conception et l’exécution des projets
énergétiques.

VI-1. CADRE JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL

VI-1-1. Cadre juridique international et national

 Conventions internationales

Le Cameroun a adhéré à plusieurs initiatives internationales, en l’occurrence à des


conventions, protocoles, directives et recommandations multilatérales, régionales et sous-régionales
en matière de développement durable et de protection de l’environnement entre autres :

132  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
 la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques ratifiée par le
Cameroun en 1994. Elle est le fondement des efforts conjugués par la communauté
internationale pour lutter contre le réchauffement climatique et promouvoir le
développement durable ;

 la convention de Vienne pour la protection de la couche d’ozone ratifiée par le Cameroun


en (29/09/1986). Par cette institution, les Nations ont convenu de prendre des mesures
appropriées pour protéger la santé de l’homme et de l’environnement des impacts négatifs
résultant, ou pouvant résulter, d’activités humaines modifiant, ou susceptibles de modifier,
la couche d’ozone ;

 la convention africaine sur la conservation de la nature et des ressources naturelles (en


Algérie), ratifiée par le Cameroun par décret 77-251 du 18 juillet 1977. Selon cette
dernière, les membres de l’Union Africaine (UA) se sont engagés à prendre les mesures
nécessaires pour assurer la conservation, l’utilisation et le développement des sols, des eaux,
de la flore et de la faune en se fondant sur des principes scientifiques et en prenant en
considération les intérêts majeurs de la population ;

 la convention de Bamako (1991) sur l’interdiction d’importer des déchets dangereux et le


contrôle de leurs mouvements transfrontaliers en Afrique, ratifiée par le Cameroun la
même année ;

 le traité relatif à la biodiversité et à la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique


centrale, ratifié par le Cameroun par décret 2006-355 du 18 octobre 2006.

Ces instruments juridiques internationaux viennent renforcer le dispositif déjà existant au


niveau national.

 Cadre législatif et réglementaire relatif à l’environnement et à l’énergie

La nécessité d’une gestion efficiente des ressources naturelles notamment, les ressources
énergétiques et minières, a suscité l’élaboration de nombreuses lois en la matière dans les
années 60. Toutefois les premiers textes à connotation environnementale proprement dits
datent de la fin de la décennie 80 et concernent la gestion des déchets toxiques. Dès 1994,
l’arsenal juridique en matière d’environnement et des forêts connaît un renforcement
couronné en 1996 par la constitution et La Loi N°96/012 du 05 août 1996 portant loi-cadre
relative à la gestion de l'environnement. L’adoption de cette loi dans la mise en œuvre des projets de
développement marque réellement l'engagement total du Cameroun dans la voie de la protection
de l'environnement. Il n’existe cependant pas suffisamment de textes d’applications pour la
rendre opérante en matière de protection et de gestion de l’environnement.

133  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
En ce qui concerne l’environnement vert, les textes existants sont relatifs à la biodiversité et
dans une moindre mesure à la désertification. Il n’existe pour l’heure, aucun texte en matière
des ressources biologiques et de protection des écosystèmes marins et côtiers, de même que du
patrimoine culturel et d’aménagement du territoire.

Quant à l’environnement gris, seul le domaine de l’eau bénéficie d’un dispositif


réglementaire relativement important. L’industrialisation, la pollution et la gestion des
ressources énergétiques et minières ne sont régulées que par quelques textes d’application
encore largement insuffisants. Les principaux textes réglementaires susmentionnés sont
présentés en annexe VII.2

VI-1-2. Cadre institutionnel


Le cadre institutionnel relatif aux questions environnementales du secteur de l’énergie au
Cameroun comprend les organisations internationales, les institutions étatiques (MINEPDED,
les ministères sectoriels, connexes) les structures privées, et les organisations non
gouvernementales (ONG).

VI-2. EFFETS ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX POTENTIELS CLES LIES AUX


ACTIVITES ENERGETIQUES, SELON LES DIFFERENTES FILIERES ENERGETIQUES

Les principaux problèmes environnementaux liés aux activités énergétiques, à considérer dans
les cinq grandes zones agro-écologiques présentées sur la carte sont : l’érosion des sols, la
dégradation et la pollution des écosystèmes (des milieux terrestre et aquatique), la biodiversité et
l’appauvrissement floristique et faunique, la perturbation des régimes hydriques.

Toutefois, il convient de noter que les effets environnementaux et sociaux liés aux activités
énergétiques varient en fonction des filières énergétiques.

VI-2-1. Production de l’énergie

VII-2-1-1. Hydroélectricité

Le potentiel hydroélectrique du Cameroun s’étend sur une grande partie de son territoire,
notamment dans les régions situées au sud du plateau de l’Adamaoua où s’écoulent plusieurs cours
d’eau à potentiel élevé.

La mise en place des barrages de retenue et des centrales hydroélectriques perturbe non
seulement le milieu aquatique, mais aussi le milieu terrestre, les populations riveraines ainsi que

134  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
leurs activités. Selon le milieu d’insertion des projets hydroélectriques, les enjeux potentiels liés à
cette filière énergétique concernent principalement :

 la modification du milieu aquatique ;


 le maintien de la biodiversité ;
 la conservation de l’aire protégée ;
 le déplacement des familles ;
 les risques de conflits découlant de la tenure et de l’utilisation du territoire ;
 la modification du paysage.
Le tableau 6-1 présente, par composante environnementale, les sources d’effets découlant de la
mise en place des infrastructures hydroélectriques, les principaux effets environnementaux
potentiels, et les enjeux clés y afférents.

135  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 6-1 : Sources, effets et enjeux-clés liés à la production de l’énergie hydroélectrique
Libellé
Composante SOURCE EFFETS ENVIRONNEMENTAUX POTENTIELS ENJEUX-CLES POTENTIELS
environnementale
Activités de construction Modification temporaire de la qualité de l'air
réduction de la consommation de combustible fossile et de bois Diminution des émissions
Air et climat
Exploitation des infrastructures de chauffage nettes de GES
Diminution des rejets atmosphériques
Imperméabilisation et tassement des sols
Sol Activités de construction
Accroissement de l'érosion
Rejets accidentels d'éléments
Eau Détérioration temporaire de la qualité de l'eau
polluants
Création des réservoirs Perte du couvert végétal Maintien de la biodiversité
Végétation Mise en place des infrastructures Perte d'espèces floristiques et d'habitat propices à plusieurs Conservation des aires
espèces fauniques protégées
Création des réservoirs Perte des zones humides Maintien de la biodiversité
Zones humides Perte d'espèces floristiques et d'habitat propices à plusieurs Conservation des aires
Mise en place des infrastructures
espèces fauniques protégées
Création des réservoirs Perte d'habitats terrestres
Modification de la répartition et de l'abondance de certaines
Faune terrestre et aviaire espèces Maintien de la biodiversité
Mise en place des infrastructures
Dérangement de la faune

Création des réservoirs Perte temporaire d'habitats aquatiques Modification du milieu


Faune aquatique Mise en place des infrastructures Obstruction temporaire de la libre circulation des poissons aquatique

Présence des réservoirs Modification des habitats et des conditions de circulation des Maintien de la biodiversité

136  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Libellé
Composante SOURCE EFFETS ENVIRONNEMENTAUX POTENTIELS ENJEUX-CLES POTENTIELS
environnementale
poissons
Gestion hydraulique des
Modification des communautés de poissons
ouvrages
Présence des réservoirs
Conservation des aires
Aires protégées Gestion hydraulique des Détérioration de l'intégrité des aires protégées
protégées
ouvrages
Activités de construction et
Création d'emplois
Emploi et activités exploitation
économiques Présence des ouvrages et des
Désenclavement pouvant favoriser les activités économiques
accès
Activités de construction Nuisances temporaires

Utilisation et Perte d'espaces voués à l'agriculture et à l'exploitation des Conflits et augmentation des
aménagement du ressources forestières, fauniques, minérales, etc. tensions
Construction et exploitation Conflits liés à la tenure des terres et conflits d'usages
territoire Déplacement des familles
déplacements des familles
Activités de construction Dérangements, diminution de la qualité de vie
Diminution de la dépendance au bois
Santé humaine et qualité
Exploitation des centrales et des accès à l'électricité et réduction de l'isolement, particulièrement
de vie
infrastructures en milieu rural
Amélioration de la qualité de vie
Présence de barrages et de Effets très variables selon la localisation et la taille d'éventuels
Paysage Modification du paysage
centrales projets
Source : Evaluation Environnementale et Sociale Stratégique du Secteur de l’Energie au Cameroun

137  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 

VII-2-1-2. Centrale thermique

Le Cameroun compte une quarantaine de centrales thermiques, principalement au diesel,


installées pour la plupart dans la partie sud du territoire. Ces centrales thermiques n’occupent pas
de grandes superficies terrestres ou aquatiques comparativement aux autres infrastructures à
puissances égales néanmoins, produisent des gaz à effet de serre.

Cependant, l’hybridation des centrales thermiques diesel- Photovoltaïque, de même que la


mutation du fuel lourd au gaz naturel sont en train d’être encouragées. L’objectif étant la réduction
des émissions des GES des centrales à énergie fossile.

Outre les effets directement associés à la localisation des infrastructures, les enjeux-clés
potentiels liés à cette filière énergétique concernent principalement:

 la consommation d’énergie fossile ;


 l’émission des gaz à effet de serre ;
 l’altération de la qualité de l’air ;
 la protection des ressources en eau ;
 la préservation de la santé et la sécurité des populations.
Le tableau 6-2 présente, par composante environnementale, les sources d’effets découlant de la
mise en place de ces centrales thermiques, les principaux effets potentiels liés à ces activités, de
même que les enjeux-clés que certains effets attendus pourraient soulever.

138  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 6-2 : Sources, effets et enjeux-clés liés à l’installation à l’exploitation des centrales thermiques

Libellé
Source Effets environnementaux potentiels Enjeux-cles potentiels
Composante environnementale

Emissions atmosphériques (PM, Nox, Amplification de l'effet de serre par l'émission de grandes
Air et climat poussières, etc.) lors de la construction et quantités de CO₂
de l'exploitation Altération de la Qualité de l'air
Effets sur la stabilité des sols
Activités de construction
Altération de la Qualité des sols
Sol
Déversements accidentels de produits
Contamination des sols
pétroliers
Activités de construction Altération de la qualité de l'eau

Contamination et réchauffement des eaux souterraines et des Protection des ressources en eaux
Eau eaux de surface par les rejets des eaux de refroidissement
Exploitation
Déversement des produits pétroliers

Perte du couvert végétal


Végétation Activités de construction Perte d'espèces floristiques et d'habitats propices à plusieurs
espèces fauniques
Pertes d'habitats terrestres
Modification de la répartition et de l'abondance de certaines
Faune terrestre, aviaire et aquatique Activités de construction espèces
Dérangement de la faune

Construction et exploitation des


Création d'emploi
Emploi et activités économiques infrastructures

Exploitation des infrastructures Désenclavement pouvant favoriser les activités économiques

Activités de construction Nuisances temporaires


Utilisation et aménagement du territoire
Construction et exploitation Perte d'espaces voués à l'agriculture et à l'exploitation des

139  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Libellé
Source Effets environnementaux potentiels Enjeux-cles potentiels
Composante environnementale

ressources forestières, fauniques, minérales etc.

Conflits liés à la tenure des terres et conflits d'usages

Activités de construction Nuisances temporaires

Santé humaine et qualité de vie Risques technologiques liés au stockage et Impact indirect lié à l'amélioration de la qualité de l'air Préservation de la santé et de la
au transport d'hydrocarbures Atteinte à la santé ou à la sécurité sécurité des populations

Effets très variables selon la localisation et la taille d'éventuels


Paysage Présence des infrastructures
projets
Source : Evaluation Environnementale et Sociale Stratégique du Secteur de l’Energie au Cameroun

140  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 

VII-2-1-3. Hydrocarbures (onshore et offshore)

Il existe au Cameroun deux principaux types de bassins sédimentaires : les bassins


sédimentaires côtiers (Rio del Rey et douala/Kribi-Campo) comprenant les ressources nécessitant
des exploitations offshore et les bassins intracratoniques en onshore (Mamfe et Logone-Birni) situés
dans les régions du Sud-ouest et de l’Extrême-nord.

a. Installation et exploitation des hydrocarbures en offshore

Les enjeux-clés potentiels liés à cette filière énergétique concernent principalement:

 l’augmentation des émissions des gaz à effets de serres ;


 la protection des ressources en eau ;
 la dégradation des écosystèmes terrestres et aquatiques ;
 le maintien de la biodiversité ;
 les risques de conflits découlant de la tenure et de l’utilisation du territoire ;
 la santé et la sécurité des populations.

Le tableau 6-3 présente, par composante environnementale, les sources d’effets découlant de
l’exploitation des hydrocarbures offshore, les principaux effets potentiels liés à ces activités, de
même que les enjeux-clés que certains des effets attendus pourraient soulever selon le milieu
d’insertion des puits de forage et des installations.

141  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 6-3 : Sources, effets et enjeux-clés liés à l’installation et à l’exploitation produits pétroliers et gaziers en onshore
Libellé
Composante Source Effets environnementaux potentiels Enjeux-cles potentiels
environnementale
Emissions atmosphériques (GES, dioxyde de soufre, Amplification de l'effet de serre par l'émission de grandes quantités
poussière, composés organiques, etc.) lors de de CO₂ et par la destruction de stock de carbone Augmentation des émissions de GES
Air et climat
l'exploitation
Altération de la qualité de l'air
Activités d'exploration et d'exploitation Effet sur la stabilité des sols

Sol Rejets liquides et déversements accidentels de Altération de la qualité des sols


produits pétroliers Contamination des sols Contamination des sols

Prélèvements d'eau lors de l'exploration Modification des régimes hydriques et hydrologiques


Modification des processus naturels d'apports et de transports des
sédiments
Activités de construction (incluant la possibilité Modification de l'écoulement
d'aménagements portuaires pour le stockage et
Eau l'exploration
pollution marine par les embarcations à moteur, les rejets des
déchets et eutrophisation des eaux côtières

Rejets liquides et déversements accidentels de Altération de la qualité de l'eau et pollution d'eau potable
Protection des ressources en eau
contaminants et de produits pétroliers
Perte du couvert végétal
Végétation Activités d'exploration et d'exploitation Perte d'espèces floristiques et d'habitats propices à plusieurs espèces Maintien de la biodiversité
fauniques
Perte de zones humides
Zones humides Activités d'exploration et d'exploitation Perte d'espèces floristiques et d'habitats propices à plusieurs espèces Maintien de la biodiversité
fauniques

Faune terrestre et Activités d'exploration et d'exploitation Perte d'habitats terrestres Maintien de la biodiversité

aviaire Modification de la répartition et de l'abondance de certaines espèces

142  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Libellé
Composante Source Effets environnementaux potentiels Enjeux-cles potentiels
environnementale
Dérangement de la faune

Perte d'habitats aquatiques Maintien de la biodiversité


Faune aquatique Activités d'exploration et d'exploitation Obstruction temporaire de la libre circulation des poissons

Aires protégées Activités d'exploration et d'exploitation Détérioration de l'intégrité des aires protégées Maintien de la biodiversité

Activités d'exploration et d'exploitation Création d'emploi et retombés économiques


Emploi et activités
économiques Présence des accès Désenclavement pouvant favoriser les activités économiques

Conflits en lien avec la tenure des terres et conflits d'usages


Utilisation et Perte d'espaces voués à l'agriculture et à l'exploitation des ressources Conflits et augmentation des
aménagement du Activités d'exploration et d'exploitation forestières, fauniques, minérales, etc. tensions
territoire
Déplacement des familles

Activités d'exploration et d'exploitation Dérangements, et diminution de la qualité de vie


Activités d'exploration et d'exploitation Diminution de la dépendance au bois
Accès à l'énergie et réduction de l'isolement, particulièrement en
milieu rural
Santé humaine et Amélioration de la qualité de vie
qualité de vie
Risques technologiques (ex. déversements, atteinte à la santé ou à la sécurité Préservation de la santé et la
explosions, incendies) liés au stockage et au sécurité des populations
transport d'hydrocarbures

Paysage Présence des infrastructures effets très variables selon la localisation et la taille d'éventuels projets Modification du paysage

Source : Evaluation Environnementale et Sociale Stratégique du Secteur de l’Energie au Cameroun

143  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
b. Installation et exploitation des hydrocarbures en onshore

Les enjeux-clés potentiels liés à cette filière énergétique concernent principalement :

 L’augmentation des émissions des gaz à effets de serres ;


 La protection de la ressource en eau ;
 La dégradation des écosystèmes terrestres et aquatiques ;
 Le maintien de la biodiversité ;
 Les risques de conflits découlant de la tenure et de l’utilisation du territoire ;

La santé et la sécurité des populations.

Le tableau 6-4 présente, par composante environnementale, les sources d’effets découlant de
l’exploitation des hydrocarbures onshore, les principaux effets potentiels liés à ces activités, de
même que les enjeux-clés que certains des effets potentiels attendus pourraient soulever.

144  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 6-4 : Sources, effets et enjeux-clés liés à la production des produits pétroliers et gaziers en onshore

Libellé
Composante Source Effets environnementaux potentiels Enjeux-clés potentiels
environnementale
Emissions atmosphériques (GES, Amplification de l'effet de serre par l'émission de
Augmentation des émissions
dioxyde de soufre, poussière, grandes quantités de CO₂ et par la destruction de stock
de GES
Air et climat composés organiques, etc.) lors des de carbone
phases d'exploration, et
Altération de la qualité de l'air
d'exploitation
Qualité des sédiments Rejets solides et liquides Altération de la qualité des sédiments
Rejets solides et liquides Altération de la qualité de l'eau
Modification de l'écoulement des eaux de surface et
Aménagement et construction des
souterrains pouvant provoquer des inondations de
infrastructures (y compris un
surface ou un accroissement de l'érosion hydrique
éventuel port pour l'exploitation
Eau Pollution marine par les embarcations à moteur, les
des hydrocarbures)
rejets des déchets et eutrophisation des eaux côtières
Rejets liquides et déversements Altération de la qualité de l'eau et pollution des sources Protection des ressources en
accidentels de contaminants et de d'eau potable eau
produits pétroliers
Perte du couvert végétal et empiètement dans l'habitat
Maintien de la biodiversité
Activités d'exploration et riverain
Végétation
d'exploitation Perte d'espèces floristiques et d'habitats propices à
plusieurs espèces
Perte d'habitats de la faune en milieu riverain Maintien de la biodiversité
Activités d'exploration et
Faune terrestre et aviaire Modification de la répartition et de l'abondance de
d'exploitation
certaines espèces

145  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Libellé
Composante Source Effets environnementaux potentiels Enjeux-clés potentiels
environnementale
Dérangement de la faune
Faune aquatique Activités d'exploration et Perte d'habitats aquatiques
d'exploitation Perturbation de la faune marine et de ses habitats
Aires protégées Activités d'exploration et Détérioration de l'intégrité des aires protégées Conservation des aires
d'exploitation protégées
Présence des infrastructures Diminution du rendement de pêche
Contamination de la chair de poissons d'intérêt
Rejets solides et liquides
commercial
Pêcheries et aquaculture (le
Développement de nouveaux secteurs de pêche lié à
cas échéant)
Construction et présence des l'effet récif artificiel
infrastructures Perte d'espaces voués à la pêche et aux activités
aquatiques
Utilisation et aménagement du Altération de la quiétude du milieu pouvant nuire aux
Activités d'exploration et activités récréotouristiques
territoire
d'exploitation
Augmentation du trafic maritime
Dérangements, diminution de la qualité de vie
Activités d'exploration et Accès à l'énergie et réduction de l'isolement, particulièrement
d'exploitation en milieu rural
Amélioration de la qualité de vie
Santé humaine et qualité de vie
Risques technologiques (ex.
déversements, explosions, incendies) Préservation de la santé et la
Atteinte à la santé ou à la sécurité
liés au stockage et au transport sécurité des populations
d'hydrocarbures
Paysage Présence des infrastructures Effets très variables selon la localisation et la taille d'éventuels Modification du paysage

146  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Libellé
Composante Source Effets environnementaux potentiels Enjeux-clés potentiels
environnementale
projets
Source : Evaluation Environnementale et Sociale Stratégique du Secteur de l’Energie au Cameroun

147  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 

VII-2-1-4. Autres filières

Les autres filières énergétiques considérées sont la production de l’énergie à partir des sources
renouvelables telles que : la biomasse, le solaire et de l’éolien.
a. Biomasse
La biomasse permet de produire de l’énergie par la combustion des déchets et des résidus de
matières organiques végétales ou animales. Les voies potentielles identifiées lors de nos
investigations sur l’évaluation du potentiel de biomasse de certaines structures sont la valorisation
de la biomasse provenant de l’exploitation agricole et forestière

Les enjeux-clés liés à la production d’énergie à partir de la biomasse concernent principalement :

 l’augmentation des émissions des gaz à effet de serre ;


 la protection de la ressource en eau ;
 la surexploitation des forets ;
 le maintien de la biodiversité ;
 les risques de conflits découlant de la tenure et l’utilisation du territoire, notamment la
compétition avec d’autres utilisations de la biomasse.

Le tableau 6-5 présente, par composante environnementale, les sources d’effets découlant de
l’exploitation de la biomasse, les principaux effets potentiels liés à ces activités, de même que les
enjeux-clés que certains des effets pourraient soulever.

148  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 6- 5 : Sources, effets et enjeux-clés liés à la production de l’énergie à partir de la biomasse

Libellé
Composante Source Effets environnementaux potentiels Enjeux-clés potentiels
environnementale
Altération de la qualité de l'air
Exploitation des infrastructures et
Air et climat Amplification de l'effet de serre par l'émission de grandes quantités de
production de biomasse
CO₂ et par la destruction de stock de carbone
Construction des infrastructures Imperméabilité et tassement des sols
Sol
Production de biomasse Détérioration de la fertilité des sols
Rejets d'éléments polluants Détérioration de la qualité de l'eau
Eau Prélèvement d'eau pour la
Réduction de la disponibilité en eau
production de biomasse agricole
Construction des infrastructures et Perte du couvert végétal, comprenant des milieux humides
Végétation production de biomasse Perte d'espèces floristiques et d'habitats propices à plusieurs espèces
fauniques
Perte d'habitats Maintien de la biodiversité
Construction des infrastructures
Faune terrestre et aviaire Modification de la répartition et de l'abondance de certaines espèces
Production de biomasse Dérangement de la faune
Faune aquatique Construction des infrastructures Dérangement de la faune
Emploi et activités Construction et exploitation
Création d'emploi et retombés économiques
économiques Production de la biomasse
Présence des infrastructures Désenclavement pouvant favoriser les activités économiques
Activités de construction Nuisances temporaires
Perte d'espaces voués à l'agriculture et à l'exploitation des ressources
Utilisation et aménagement du Espaces occupées par les
forestières, fauniques, minérales, etc.
territoire infrastructures et la production de
Conflits en lien avec la tenure des terres et conflits d'usage Conflits et augmentation des
biomasse
Déplacement de familles tensions
Activités de construction et de Perturbation ou perte du mode
Santé humaine et qualité de vie Dérangements, diminution de la qualité de vie
production de la biomasse de vie

149  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Libellé
Composante Source Effets environnementaux potentiels Enjeux-clés potentiels
environnementale
Exploitation des infrastructures Diminution de la dépendance au bois
Accès à l'électricité et réduction de l'isolement, particulièrement en
milieu rural
Amélioration de la qualité de vie
Construction et exploitation des
Paysage Effets très variables selon la localisation et la taille d'éventuels projets
infrastructures
Source : Evaluation Environnementale et Sociale Stratégique du Secteur de l’Energie au Cameroun

150  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
a. Energie solaire (thermique et photovoltaïque)
Outre quelques petites installations locales le Cameroun ne possède pas pour l’instant de
grands équipements ou de centrales pour exploiter l’énergie solaire. La partie nord du pays, où
l’ensoleillement est important, recèle pourtant un potentiel d’exploitation de cette filière
énergétique. La production d’énergie solaire nécessite l’installation des panneaux photovoltaïques.
Pour produire une grande quantité d’énergie, cette filière énergétique exige l’installation d’un
grand nombre de panneaux et requiert de grands espaces au sol.

Les enjeux-clés liés à l’exploitation solaire concernent principalement :

 La dégradation de la qualité de l’eau ;


 La protection de la ressource en eau ;
 La surexploitation des forets ;
 Le maintien de la biodiversité ;
 Les risques de conflits découlant de la tenure et l’utilisation du territoire.
 L’altération du paysage.

Le tableau 6-6 présente par composante environnementale, les sources d’effets découlant de
l’exploitation de l’énergie solaire, les principaux effets potentiels liés à ces activités, de même que
les enjeux-clés que certains des effets attendus pourraient soulever.

151  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 6-6 : Sources, effets et enjeux-clés liés à la production de l’énergie à partir de l’énergie solaire

Libelle
Composante Source Effets environnementaux potentiels Enjeux-clés
environnementale
Réduction de la consommation de combustible fossile et de bois
Air et climat Exploitation des infrastructures de chauffage et diminution des rejets atmosphériques
Diminution des émissions nettes de GES
Imperméabilité et tassement des sols
Sol Activités de construction Accroissement de l'érosion si défrichement ou déboisement
préalable à la construction des infrastructures
Rejets solides et liquides d'éléments Détérioration de la qualité de l'eau Contamination des sources
polluants d'eau potable
Eau
Contamination de l'eau en l'absence des systèmes de récupération
Gestion des batteries
et de gestion des batteries
Destruction du couvert végétal Maintien de la biodiversité
Végétation Activités de construction Perte d'espèces floristiques et d'habitats propices à plusieurs
espèces fauniques
Construction des infrastructures Perte d'habitats
Modification de la répartition et de l'abondance de certaines Maintien de la biodiversité
Faune terrestre et aviaire
Production de biomasse espèces
Dérangement de la faune
Faune aquatique Activités de construction Dérangement de la faune
Construction et exploitation des Création d'emploi
Emploi et activités infrastructures
économiques Accès à l'électricité et réduction de l'isolement, particulièrement
Exploitation des infrastructures
en milieu rural
Construction et exploitation des Conflits en lien avec la tenure des terres et conflits d'usage Conflits et augmentation des
Utilisation et aménagement
infrastructures tensions
du territoire
Emprise occupée lors de la

152  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Libelle
Composante Source Effets environnementaux potentiels Enjeux-clés
environnementale
construction et l'exploitation des
infrastructures
Activités de construction Nuisances temporaires
Santé humaine et qualité de Impact indirect lié à l'amélioration de la qualité de l'air
vie Exploitation des infrastructures Risques éventuels liés aux rejets de vapeur d'eau et de gaz de
combustion
Construction et exploitation des Effets potentiels très variables selon la localisation et la taille
Paysage
infrastructures d'éventuels projets
Source : Evaluation Environnementale et Sociale Stratégique du Secteur de l’Energie au Cameroun

153  Energie et environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
b. Energie éolienne

Le Cameroun ne compte actuellement aucun parc éolien. Toutefois, la Côte Atlantique et la


topographie accidentée des régions situées au nord-ouest du pays et du plateau de l’Adamaoua
pourraient être propices à l’exploitation éolienne.

Les enjeux-clés liés à l’exploitation éolienne concernent principalement :

 le maintien de la biodiversité ;
 la destruction de la faune et de la flore ;
 les risques de conflits découlant de la tenure et l’utilisation du territoire ;
 le bruit ;
 l’altération du paysage.

Le tableau 6-7 présente par composante environnementale, les sources d’effets découlant de
l’exploitation de l’énergie éolienne, les principaux effets potentiels liés à ces activités, de même que
les enjeux-clés que certains des effets attendus pourraient soulever.

154  Energie et Environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 6-7: Sources, effets et enjeux-clés liés à la production d’énergie à partir de l’énergie éolienne
Libellé
Composante Source Effets environnementaux potentiels Enjeux-clés potentiels
environnementale
Air et climat Activités de construction Altération temporaire de la qualité de l'air à proximité des travaux
Eau Activités de construction Altération temporaire de la qualité de l'eau
Sols Activités de construction Altération temporaire de la qualité des sols
Perte du couvert forestier Maintien de la biodiversité
Activités de construction Perte d'espèces floristiques et d'habitats propices à plusieurs espèces
Végétation Conservation des aires protégées
fauniques
Maîtrise de la végétation Maintien de la végétation aux stades arbustif et herbacé dans l'emprise
Aménagement des accès Perte des zones humides
Mise en place des supports
Perturbation des milieux humides boisés Maintien de la biodiversité
Zones humides
Déboisement Perte d'espèces floristiques et d'habitats propices à plusieurs espèces
Conservation des aires protégées
fauniques
Maîtrise de la végétation Maintien de la végétation aux stades arbustif et herbacé dans l'emprise
Perte ou modification d'habitats pour les espèces forestières Mortalité d'oiseaux et de
Faune terrestre et aviaire Activités de construction chauves-souris
Risques de dérangements des animaux
Perte ou modification d'habitats du poisson
Faune aquatique Activités de construction
Risques de dérangements des animaux
Emploi et activités Activités de construction Création d'emploi
économiques Exploitation de la ligne Désenclavement pouvant favoriser les activités économiques
Conflits en lien avec la tenure des terres et conflits d'usage avec les Conflits et augmentation des
usages existants selon la localisation et la taille des projets tensions
Utilisation et aménagement du Présence de l'emprise et des
Déplacement de familles Déplacement des familles
territoire supports
Pertes des superficies exploitables pour l'agriculture, l'exploitation des
ressources forestières, des ressources minières, etc.

155  Energie et Environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Libellé
Composante Source Effets environnementaux potentiels Enjeux-clés potentiels
environnementale
Activité de construction Nuisances temporaires liées au bruit, à l'augmentation de la circulation Nuisances sonores
Santé humaine et qualité de vie Accès à l'électricité et réduction de l'isolement, particulièrement en
Exploitation des lignes
milieu rural
Présence des supports et des Effets potentiels variables selon le type de support, la largeur de
Paysage
emprises l'emprise et le milieu d'insertion
Source : Evaluation Environnementale et Sociale Stratégique du Secteur de l’Energie au Cameroun

156  Energie et Environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
VI-2-2. Transport et distribution de l’énergie électrique

Le transport et la distribution d’énergie requièrent la mise en place de ligne de différentes


tensions selon l’usage. Selon les informations obtenues à ce jour, le réseau de transport et de
distribution d’électricité comprendrait environ :

 480km de lignes de 225kv, auxquelles il faut ajouter la ligne de Kribi ;


 337km de ligne de 110kV ;
 1067km de ligne de 90kV, avec un périmètre de distribution reparti en quatre régions
électriques (Littoral, Centre, Ouest et Nord) et composé de 11450km de lignes de 5,5 à
33kV.
Les lignes d’énergie électrique doivent parfois traverser de vastes territoires pour relier les sites
d’exploitation aux pôles de distribution ou pour alimenter les secteurs éloignés.

Les enjeux-clés liés au transport et à la distribution d’énergie électrique concernent


principalement :

 le maintien de la biodiversité ;
 la conservation des aires protégées ;
 les risques de conflits découlant de la tenure et l’utilisation du territoire ;
 le déplacement des populations;
 l’altération du paysage.

Le tableau 6-8 présente par composante environnementale, les sources d’effets découlant du
transport et de la distribution d’énergie électrique, les principaux effets potentiels liés à ces
activités, de même que les enjeux-clés que certains des effets attendus pourraient soulever.

157  Energie et Environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 6- 8 : Sources, effets et enjeux-clés liés au transport et à la distribution de l’énergie électrique

Libellé
Composante Source Effets environnementaux potentiels Enjeux-cles potentiels
environnementale
Altération temporaire de la qualité de l'air à proximité des
Air et climat Activités de construction
travaux
Eau Activités de construction Altération temporaire de la qualité de l'eau
Sols Activités de construction Altération temporaire de la qualité des sols
Perte du couvert forestier Maintien de la biodiversité
Activités de construction Perte d'espèces floristiques et d'habitats propices à plusieurs Conservation des aires
Végétation espèces fauniques protégées
Maintien de la végétation aux stades arbustif et herbacé dans
Maîtrise de la végétation
l'emprise
Aménagement des accès Perte de portion de zones humides à l'emplacement des
Mise en place des supports supports Maintien de la biodiversité
Perturbation des milieux humides boisés
Zones humides Déboisement Perte d'espèces floristiques et d'habitats propices à plusieurs Protection des aires protégées
espèces fauniques
Maintien de la végétation aux stades arbustif et herbacé dans
Maîtrise de la végétation
l'emprise
Perte ou modification d'habitats pour les espèces forestières
Faune terrestre et aviaire Activités de construction
Risques de dérangements des animaux
Perte ou modification de l'habitat du poisson Maintien de la biodiversité
Faune aquatique Activités de construction
Risques de dérangements des animaux
Conservation des aires
Aires protégées Mise en place des infrastructures Détérioration de l'intégrité des aires protégées
protégées
Activités de construction Création d'emploi
Emploi et activités économiques
Exploitation de la ligne Désenclavement pouvant favoriser les activités économiques
Utilisation et aménagement du Présence de l'emprise et des Conflits liés avec la tenure des terres et conflits d'usage avec Conflits et augmentation des

158  Energie et Environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Libellé
Composante Source Effets environnementaux potentiels Enjeux-cles potentiels
environnementale
territoire supports les usages existants tensions
Déplacement de familles Déplacement des familles
Perte de superficies exploitables pour l'agriculture,
l'exploitation des ressources forestières, des ressources
minières, etc.
Nuisances temporaires liées au bruit, à l'émission de
Santé humaine et qualité de vie Activités de construction
poussières et à l'augmentation de la circulation
Accès à l'électricité et réduction de l'isolement,
Exploitation des lignes
particulièrement en milieu rural
Paysage
Présence des supports et des Effets potentiels variables selon le type de support, la largeur
Modification du paysage
emprises de l'emprise et le milieu d'insertion
Source : Evaluation Environnementale et Sociale Stratégique du Secteur de l’Energie au Cameroun 
 

159  Energie et Environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
VI-3. GESTION DES EFFETS ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX LIES AUX
ACTIVITES ENERGETIQUES

Le Cameroun a élaboré en 1996, un Plan National de Gestion de l'Environnement (PNGE). C'est


un outil conçu comme base d'orientation stratégique de protection de l'environnement et de mise
en valeur rationnelle des ressources naturelles pour un développement durable. Il fixe les grandes
orientations de la politique environnementale du Cameroun en termes de stratégies et d'actions à
mener, en intégrant à la fois les préoccupations régionales et les priorités sectorielles. En
application de ce Plan, il a été promulgué la Loi n°96/012 du 05 août 1996 portant loi-cadre
relative à la gestion de l'environnement qui est la principale loi régissant la protection de
l’environnement. Elle stipule en son article 17: « Le promoteur ou le maître d'ouvrage de tout projet
d'aménagement, d'équipement, ou d'installation qui risque, en raison de sa dimension, de sa nature,
ou des incidences des activités qui y sont exercées sur le milieu naturel, de porter atteinte à
l'environnement, est tenu de réaliser, selon les prescriptions du cahier des charges, une étude
d'impact permettant d'évaluer les incidences directes ou indirectes dudit projet sur l'équilibre
écologique de la zone d'implantation ou de toute autre région, le cadre et la qualité de vie des
populations et des incidences sur l'environnement en général». Ladite loi institue entre autre, la
réalisation d’une Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) pour tout projet énergétique dont
l’implémentation pourrait modifier l’équilibre écologique d’un milieu. Son adoption dans la mise
en œuvre des projets énergétiques marque réellement l'engagement des acteurs du secteur dans la
voie de la protection de l’environnement. Ce cadre réglementaire est complété par le Décret
N°2005/0577/PM du 23 février 2005 fixant les modalités de réalisation des EIE. Ce dernier a été
abrogé et remplacé par le décret N°2013/0171/PM du 14 février 2013 fixant les modalités de
réalisation des Etudes d’Impact Environnemental et Social, les modalités de réalisation des EIES, des
notices d’impact environnemental et des évaluations environnementales stratégiques. Il précise
entre autres le contenu de l’EIE, la procédure d’élaboration et d’approbation des EIE, les modalités
de surveillance et du suivi environnemental. Ce décret distingue en fonction de la nature et de
l’importance du projet deux types d’EIE à savoir : l’EIE sommaire et l’EIE détaillée. Il fixe également
les modalités de réalisation des consultations et des audiences publiques

En effet, dans le cadre des projets énergétiques, l’EIES apparait donc comme un dispositif de
cadrage opérationnel permettant la mise en œuvre d’un projet pour un développement durable. A
ce titre, elle donne des orientations nécessaires pour la mise en œuvre d’un projet (état des lieux
initial du site, Plan de Gestion Environnemental et Social, mesures compensatoires, d’atténuation
liées au projet …) afin de limiter les impacts environnementaux et sociaux y afférents. C’est ainsi
que tous les projets énergétiques se doivent de s’arrimer à cette démarche qui pour la plupart,

160  Energie et Environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
conditionne leur financement auprès des bailleurs de fonds internationaux par l’exigence d’un
certificat de conformité environnemental délivré par le Ministère chargé des questions
environnementales et de la protection de la nature (MINEPDED).

Toutefois, il est recommandé à toute institution en charge d’un projet énergétique, la mise sur
pied des services responsables des questions environnementales, dont la mission principale
demeure le suivi de l’exécution des actions mentionnées dans le Plan de Gestion Environnemental
et Social (PGES). Ces services travaillent en étroite collaboration avec toutes les autres institutions
concernées.

Dans la même approche, le MINEE a commandé la réalisation d’une Evaluation


Environnementale et Sociale Stratégique du secteur de l’Energie qui est en cours de finalisation. Les
résultats de cette étude en cours de réalisation serviront d’outil d’aide à la décision pour le
gouvernement en vue d’une meilleure intégration des considérations environnementales et sociales
dans la mise en œuvre des politiques, plans et projets dudit secteur. Cette action devra se
poursuivre par la mise sur pied des programmes, plans, et projets permettant la gestion
environnementale et sociale.

VI-4. PRISE EN COMPTE DES ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX


DANS LA MISE EN ŒUVRE DES POLITIQUES ET STRATEGIES DU SECTEUR DE
L’ENERGIE

La mise en œuvre des politiques et stratégies de gestion environnementale et sociale du secteur


de l’énergie au Cameroun bien qu’effective, présente plus de faiblesses que de forces.

VI-4-1. Forces

L’arsenal des mesures institutionnelles et juridiques nécessaires à la mise en œuvre du Plan


National de Gestion Environnementale est impressionnant. L’environnement institutionnel a connu
une évolution majeure en 2004 par la création d’un ministère essentiellement chargé des questions
environnementales et la protection de la nature (MINEPDED) et la création de divers organes
institutionnels ayant contribué à l’amélioration significative du cadre général de la politique de
gestion environnementale.

Le cadre de la coopération technique se veut également positif de par la qualité des réalisations
et des relations des partenaires avec la partie nationale. Les organisations partenaires sont
fortement imprégnées des problématiques environnementales et disposent quasiment toutes soit :
- d’un département d’études environnementales (institutions universitaires) ;
- d’un service en charge des questions environnementales (projet de développement) ;

161  Energie et Environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
- d’un spécialiste en matière d’environnement (missions d’études et de développement et
autres).
Un des aspects qui mérite d’être souligné est l’existence de convention de collaboration ou de
partenariat entre ONG internationales/ONG locales ou entre ONG internationales elles-mêmes
voire des accords entre partenaires au développement à l’instar de l’alliance Banque Mondiale -
WWF ou encore l’intégration de la COMIFAC comme institution spécialisée de la Communauté
Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC). Cette mouvance se vérifie également au
niveau des acteurs gouvernementaux, cas de la concertation permanente entre le MINEPDED et le
MINEE dans le cadre de la validation des EIES et de la délivrance des certificats de conformité
environnementale des grands projets infrastructurels de type barrage et centrale.

VI-4-2. Faiblesses

Par ailleurs, sur les plans administratif et financier, plusieurs difficultés se posent aux
institutions en charge des questions environnementales notamment :

- les lenteurs des procédures administratives, la bureaucratie excessive, et les


difficultés d’endossement et d’appropriation des projets par les agents
gouvernementaux bloquant de fait les investissements locaux ;
- la faible sensibilisation de l’administration relative à sa mission d’accompagnement
des partenaires au développement ;
- la reprise fréquente des programmes de renforcement des capacités à la base,
consécutive aux fréquentes mutations du personnel des ministères de tutelle ;
- l’insuffisance des ressources humaines qualifiées en la matière;
- le nombre élevé d’organes institutionnels non fonctionnels à l’instar des cadres de
concertation existants et non opérationnels.

Le dispositif de la Loi cadre de 1996 sur l’environnement crée, la CNCEDD, le Comité


Interministériel de l’Environnement (CIE), les Comités Régionaux de l’Environnement (CRE), le
Fonds National de l’Environnement et du Développement Durable (FNEDD) qui sont tous des cadres
de concertation mais non opérationnels pour plusieurs raisons parmi lesquelles :

- l’absence du personnel ;
- l’insuffisance des ressources financières, due à la difficulté à mobiliser des financements
pour les études environnementales ;
- la réactivation tardive du FNEDD destiné à financer les activités environnementales aussi
variées que les audits, les programmes de sensibilisation, la promotion des énergies propres
et autres ;
- le vide juridique sur les procédés et mécanismes de financement de la protection de
l’environnement ;

162  Energie et Environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
- la fiscalité environnementale peu développée et peu claire ;
- le questionnement sur les mécanismes potentiels de rétrocession d’une éventuelle fiscalité
au profit des communautés et des collectivités locales ;
o Subventions ;
o Compensations ;
o Redevances et charges aux usagers ;
o Versements directs ;
o Nouveaux droits de propriété et marché ;
o Réglementation.

L’une des faiblesses majeures qui gangrène le fonctionnement des institutions en charge de
l’environnement est relative au déficit de coordination des acteurs. Ce secteur est caractérisé par
l’absence des cadres de concertation approprié voire la non opérationnalité ou tout simplement
leur inexistence.

163  Energie et Environnement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
CHAPITRE VII. ENERGIE ET DEVELOPPEMENT

Le lien entre énergie et développement est indéniable. D’un point de vue historique, c’est la
révolution industrielle du XIXe siècle qui scelle de manière décisive cette relation. Aussi, l’accès à
l’énergie est très inégalement réparti à travers les régions du monde. Plus particulièrement, les
différences entre les pays industrialisés et les pays en développement sont manifestes. En effet, alors
que les pays industrialisés utilisent plus les énergies modernes (nucléaire, hydroélectricité, gaz
naturel) comme principale forme d’énergie, les pays en voie de développement, utilisent
massivement et de façon traditionnelle la biomasse. Ce qui peut être expliqué par la mauvaise
exploitation du fort potentiel énergétique dont regorge l’Afrique. Pourtant, de nombreuses études ont
démontré que l’offre et l’accès à l’énergie de qualité est une composante primordiale du
développement social, économique et politique.

Au Cameroun, la problématique d’amélioration de l’offre et de l’accès à l’énergie demeure l’une


des priorités gouvernementales dans la quête du développement du pays. En effet, on a assisté au fil
des années à la mise en œuvre de nombreuses politiques de développement dans lesquelles le
secteur de l’énergie a progressivement acquis une place considérable. Dès 2009, la politique de
développement du pays à long terme est encadrée par la vision d’émergence du Cameroun à
l’horizon 2035. Pour la première décennie (2010-2020) orientée par le DSCE, l’accent est mis sur
l’obtention d’une croissance forte et durable de 5,5% en moyenne annuelle sur cette même période.
Celle-ci doit aller de paire avec la création d’emplois décents et la réduction de la pauvreté par
l’accès des populations aux services de base. L’accroissement de richesses tant prôné ici est tributaire
des secteurs vecteurs de croissance parmi lesquels l’énergie apparait comme le secteur transversal.

Ce chapitre fait ressortir l’importance de l’énergie dans le développement socioéconomique.


Pour cela, il s’appesantit sur les liens entre l’énergie et le développement social, le développement
économique et le développement durable.

VII-1. ENERGIE ET DEVELOPPEMENT SOCIAL

De nombreuses études ont montré une corrélation entre la consommation énergétique et


certains indicateurs sociaux comme la mortalité infantile, la fécondité, le taux d’alphabétisation, etc.
(Jones et Al, 1996 ; Kanagawa et al, 2008). Jones démontre ainsi l’existence d’une bonne corrélation
entre 4 indicateurs sociaux (PNB, taux d’alphabétisation, fécondité et mortalité infantile) et la
consommation d’énergie par habitant pour 151 pays.

164  Energie et Développement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
En Afrique en général et au Cameroun en particulier, la consommation d’énergie domestique se
résume en grande partie à l’utilisation de la biomasse notamment dans les zones rurales en raison de
sa disponibilité et sa quasi-gratuitée. Pourtant, l’on observe que l’utilisation archaïque du bois de
chauffe entraîne un faible rendement et constitue un danger pour la santé des populations (maladies
respiratoires et oculaires graves).

Par contre, l’accès à une offre d’énergie de qualité permet de :


- améliorer substantiellement les conditions de vie des populations car elle favorise la lutte
contre la faim et la malnutrition grâce à la cuisson et la préservation des aliments par la
réfrigération ;
- améliorer la productivité au sein de la chaîne alimentaire et favorise la modernisation des
techniques agricoles ;
- participer au progrès sanitaire via l’amélioration de l’hygiène alimentaire et le
perfectionnement des équipements médicaux ;
- accroître le taux de scolarisation ;
- favoriser aussi la circulation de l'information, élément essentiel de la prise de décision
politique.

Tableau 7-1 : Taux de mortalité infantile et taux d’alphabétisation en 2014 (en %)

Intitulé
Définition Valeur en 201422
Libellé

Pourcentage de jeunes de 15‐24 ans capables de lire


une phrase courte et simple sur la vie quotidienne ou
Taux d’alphabétisation des
qui sont allées à l’école secondaire ou plus
jeunes
‐ dont femmes 67,9
‐ dont hommes 82,6
Quotient de mortalité
Probabilité de décéder dans le premier mois de vie 28
néonatale
Quotient de mortalité Probabilité de décéder entre la naissance et le cinquième
103
infanto juvénile anniversaire
Source : INS, EDS-MICS, 2014

VII-2. ENERGIE ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE

L’accès à une énergie de qualité et en quantité, a un impact direct sur le développement de


l’activité économique. Elle contribue à :

                                                            
22
La valeur de l’indicateur s’exprime pour 1 000 naissances vivantes et fait référence à la période de 5 ans avant l’enquête

165  Energie et Développement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
(i) favoriser les investissements par la création de nouvelles entreprises et améliorer la
productivité du secteur industriel par la limitation des périodes d’arrêt forcé de l’activité dues
aux délestages. En ce sens, un pays qui connaît une bonne tenue de son secteur industriel
devrait normalement connaître une forte croissance :

Tableau 7-2 : Contribution des secteurs d’activité à la croissance du PIB réel de 2010 à 2014

Année
2010 2011 2012 2013 2014
Libellé

Secteur primaire 1,3 0,7 0,6 0,8 1,0

Secteur secondaire 0,1 0,4 1,2 1,3 1,6


dont extraction
-0.6 -0.3 0,1 0,3 0,5
d’hydrocarbures
dont branche « Electricité,
0,0 0,0 0,0 0,1 0,1
Gaz et Eau »

Secteur tertiaire 1,5 2,1 2,0 2,4 2,0

Source : INS

Le tableau qui précède permet de déduire que la contribution du secteur énergétique à la


croissance est encore faible malgré les avancées observées. L’extraction d’hydrocarbures a un impact
négatif sur la croissance en la grevant de – 0,6 en 2010 et – 0,3 en 2011. Elle tend à s’améliorer en
2014 en contribuant à la croissance du PIB à hauteur de 0,5 point. La branche « électricité, eau et
gaz » a une contribution nulle à la croissance de 2010 à 2012. En 2013 et 2014, elle connait une
légère amélioration en contribuant de 0,1 point à la croissance.

(ii) créer une plus grande disponibilité de la main d’œuvre par l’amélioration des conditions
de vie des populations. Il favorise également la création d’emplois par la mise en œuvre des
grands projets énergétiques :

166  Energie et Développement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 7-3 : Nombre d’emplois créés par les projets énergétiques au premier semestre 2014

Libellé Nombre de travailleurs Nombre de travailleurs Nombre total des

Projets recrutés en 2014 expatriés travailleurs

Lom Pangar 661 347 1 200


20 tous mis à
- déviation du pipeline 45 245
disposition

Mekin ND 06 157

Memve’ele 200 200 1 000

Centrale à gaz de Bipaga1 37 00 47

Centrale thermique de
60 03 147
Mpolongwé par KPDC

650 dont 210


Extension de la SONARA travailleurs mis à 80 1700
disposition
Source : MINEFOP

Le tableau ci-dessus présente l’évolution des emplois générés par les projets énergétiques au 1er
semestre 2014. S’agissant des projets de construction des barrages hydroélectriques, le projet de
construction du barrage hydroélectrique de Lom Pangar a généré 1445 emplois avec les travaux de
déviation du pipeline sur le chantier dudit barrage. Pour le projet du barrage de Memve’ele, on note
la création de 1000 emplois en 2014 ; le barrage de Mekin connait un nombre total de travailleurs
de 147 au premier semestre 2014. Quant à la construction des centrales, celle à gaz de Bipaga1 par
Perenco a permis de recruter 47 travailleurs et celle thermique de Mpolongwe par KDPC a permis de
recruter un nombre total de travailleurs de 147 en 2014. Les travaux d’extension ont également
favorisé le recrutement de 1700 travailleurs au premier semestre 2014.

(iii) améliorer les secteurs tels que le transport, la communication et les télécommunications.
En somme toutes ces mutations positives du fait des avancées énergétiques influent sur la
croissance du PIB des différents secteurs d’activités. Par contre, un retard dans l’exécution des projets
prévus dans le secteur aurait un impact négatif sur ladite croissance.

VII-3. ENERGIE ET DEVELOPPEMENT DURABLE

Après la seconde Guerre Mondiale, la majorité des pays développés ont connu une forte
croissance continue. Dès les années 1960, quelques spécialistes se penchèrent sur la question de cette
perpétuelle croissance et de ses limites, et surtout sur l'impact de ce développement continu sur
l'environnement et de nombreux aspects sociétaux. Les premières limites de cette croissance
apparurent suite aux deux chocs pétroliers survenus en 1973 et 1979. Ces chocs pétroliers ont mis

167  Energie et Développement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
en perspective qu'une croissance économique fondée sur l'abondance des énergies fossiles ne
pourrait se poursuivre perpétuellement, le pétrole étant une ressource épuisable. En parallèle, les
inégalités entre pays riches et pays peu développés ne cessaient de s'accroître, laissant craindre de ne
plus pouvoir maintenir un "équilibre relatif" à l'échelle mondiale et favorisant l'apparition de tensions
géopolitiques.

Par ailleurs, le concept même de développement durable fit sa première apparition lors de la
commission mondiale sur l’environnement et le développement qui eu lieu en 1987. Dans le rapport
Brundtland, il est défini comme « un développement susceptible de satisfaire les besoins de la
génération actuelle sans compromettre la possibilité pour les générations futures de satisfaire les
leurs ». Depuis quelques années, les craintes des conséquences du changement climatique, la
raréfaction des ressources naturelles, les écarts entre les pays développés et ceux en voie de
développement tout comme la disparition de la biodiversité sont autant de problématiques actuelles
auxquelles il s’avère urgent de répondre. Face à ce constat alarmant, le développement durable
apparait comme une réponse pour maintenir un développement équitable des sociétés tout en
préservant l’environnement.

La Communauté Internationale a mis sur pied en 2000 les Objectifs du Millénaire pour le
Développement. Ces objectifs seront remplacés par les Objectifs de Développement Durable (ODD en
2016). Il y est révélé que l’exploitation durable des sources d’énergie constitue le moteur du
développement et l’accès universel requiert que l’énergie soit abordable et fiable.

En effet, à coté du défi majeur de la communauté internationale de lutter contre l’extrême


pauvreté, le monde est aussi confronté aux problèmes écologiques (émission de gaz à effet de serre,
pollution des eaux, déforestation, réchauffement climatique, etc.) menaçant la préservation de
l’écosystème pour les générations futures. Ces effets néfastes sont majoritairement le fait de grandes
industries de transformation qui utilisent l’énergie sous différentes formes par des technologies
fortement émettrices de gaz à effet de serre d’où la nécessité de transiter vers l’utilisation des
énergies propres. L’objectif du développement durable vise alors à répondre aux besoins présents des
populations sans compromettre le bien-être des générations futures.

Ainsi tous les pays membres sont invités à s’approprier les objectifs de développement durable et
à les insérer dans leurs priorités stratégiques. On parle alors de l’écodéveloppement c’est-à-dire se
développer en préservant son environnement. Parmi les solutions multiples, l’on peut citer la
promotion de l’utilisation des énergies propres (hydroélectricité, solaire, etc.) au détriment des
énergies fossiles qui sont épuisables et plus polluantes et l’utilisation rationnelle du bois énergie.

168  Energie et Développement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 7-4 : Pourcentage de la population utilisant les combustibles solides (en %)
Année
2001 2007 2014
Libellé
Yaoundé 32,7 32,2 21,1

Douala 40,1 46,9 29,3

Adamaoua 92,3 94,8 65,8

Centre hormis Yaoundé 92,4 91,7 76,3

Est 95,4 95,7 82,5

Extrême-nord 99,5 97,2 94,3

Littoral hormis Douala 81,5 84,8 75,6

Nord 94,9 97,8 92,0

Nord-ouest 95,7 94,4 80,9

Ouest 93,8 92,3 83,1

Sud 83,4 88,3 71,2

Sud-ouest 79,1 84,4 57,7

Milieu de résidence

Urbain 55,1 58,7 36,8

Rural 97,0 96,2 87,5

Cameroun 82,4 82,9 65,0


Source : INS, Rapport OMD 2015

L’utilisation des combustibles solides et principalement du bois de chauffage est une source non
négligeable de destruction de l’écosystème. En 2001, le pourcentage de la population utilisant les
combustibles solides comme source d’énergie était de 82,4%. Réduire durablement l’utilisation de ces
combustibles devrait contribuer à inverser la tendance à la déforestation. Même si des efforts restent
encore à faire, l’on note une réduction considérable de cette proportion à 65,0% en 2014. C’est le
résultat de nombreux projets et programmes entamés parle Gouvernement tels que la promotion
d’autres énergies renouvelables (biogaz, éolienne, solaire, etc.) et la vulgarisation des foyers
améliorés.

Tableau 7-5 : Evolution du nombre de foyers améliorés distribués de 2008 à 2014


Année
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Libellé

Foyers améliorés 21 300 12 974 13 384 18 496 18 496 11 500 3 500

Source : INS, Rapport OMD 2015

169  Energie et Développement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Ces six dernières années, les foyers améliorés ont été distribués à travers le territoire national
par différentes administrations publiques et organismes tels que le MINEE, le MINEPDED, la SNV.
Ceci dans le but d’inciter les populations à une utilisation rationnelle du bois de feu. Ce qui limiterait
la déforestation et les risques de maladies liées à l’utilisation archaïque du bois de chauffe.

170  Energie et Développement


 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
CONCLUSION
La maîtrise du secteur de l’énergie, gage du développement économique et du bien être social,
passe par la disponibilité des informations pertinentes, fiables, et actualisées ; c’est dans cette optique
qu’a été élaboré la 6e édition du rapport sur la situation énergétique du Cameroun. Il est
l’aboutissement d’une synergie d’actions concertées des différentes Administrations, sociétés
publiques, parapubliques et privées, organisations non gouvernementales et autres acteurs clés du
secteur. Le résultat de ce long processus a permis d’avoir une vue globale du secteur à travers la
détermination de certains indicateurs relatifs au potentiel, à la production, à l’approvisionnement, au
transport, à la distribution, à la consommation et à la tarification des différentes formes d’énergies.
Les analyses qui en résultent ont permis de mettre en exergue certaines avancées du secteur telles
que :

- l’augmentation de l’offre en énergie électrique grâce à la construction de nouvelles


infrastructures ;
- la découverte de nouveaux champs pétroliers donc l’augmentation des réserves prouvées en
pétrole brut ;
- l’utilisation du gaz naturel dans les industries ;
- la création de la Société Nationale de Transport d’Électricité (SONATREL) ;
- la finalisation en cours des projets énergétiques de première génération (les barrages
hydroélectriques de Lom Pangar, Mékin, et Memvé’ élé) et le développement de ceux de la
seconde génération (Menchum, Song Dong, Bini à Warack, etc.) ;
- l’existence d’un énorme potentiel en énergies renouvelables encore non exploité ;
- l’évolution progressive de l’utilisation des énergies renouvelables au Cameroun notamment le
solaire photovoltaïque pour l’alimentation des équipements de communication ;
- la prise en compte effective des impacts environnementaux et sociaux dans la réalisation des
projets énergétiques.

Toutefois, il est important de relever quelques points qui demandent une amélioration certaine à
l’instar :

- du déséquilibre entre l’offre et la demande qui n’est pas toujours pas jugulé ;
- du faible taux d’accès à l’énergie particulièrement en zone rurale ;
- de la dépendance économique vis-à-vis du pétrole ;
- de l’absence d’une réglementation spécifique relatives aux énergies renouvelables et de
documents stratégiques orientant leurs développements ;
- de la forte dépendance du Cameroun vis-à-vis des importations de GPL ;
- de la fraude croissante en énergie électrique.

171  Conclusion 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Par ailleurs, il convient de signaler que l’absence d’informations disponibles et complètes n’a pas
permis au présent rapport d’aborder certaines problématiques énergétiques importantes.
Notamment :

- l’investissement dans le secteur de l’énergie ;


- l’inadéquation entre l’offre et la demande de certaines formes d’énergie ;
- la facture énergétique ;
- les dépenses énergétiques des ménages ;
- l’efficacité énergétique des différents secteurs d’activités ;
- la qualité des produits énergétiques mis sur le marché ;
- la consommation de certaines formes d’énergies dans les différents secteurs ;
- le taux d’électrification.

Ces aspects devront donc solliciter une attention particulière dans les prochaines éditions.

A l’effet d’enrichir les futures rapports sur la situation énergétique du Cameroun, il serait
souhaitable d’accentuer la coopération avec les acteurs du secteur énergétique à travers :

- une harmonisation des bases de données des acteurs du secteur ;


- une sensibilisation des fournisseurs de données sur l’importance des données statistiques ;
- la mise sur pied d’une plateforme d’échange d’information et de concertation avec les
principales parties prenantes du secteur.

En définitive, il en ressort que des actions concrètes peuvent être menées afin de mieux
promouvoir le développement du secteur de l’énergie. Elles sont relatives à :

- l’accélération du processus de promulgation des textes d’application relatifs à la nouvelle loi


régissant le secteur de l’électricité du 14 décembre 2011 ;
- la promotion de la transition énergétique ;
- la diversification des sources d’énergie avec un accent particulier sur la valorisation
énergétique des déchets ;
- la promotion de l’autoproduction et de la production d’énergie décentralisée ;
- la mise sur pied des mesures de contrôle des émissions des Gaz à Effet de Serre (GES).

172  Conclusion 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
BIBLIOGRAPHIE
1- Annuaire des Statistiques du Secteur Agricole, Campagnes 2009 et 2010 (AGRI-STAT 2012) ;
2- Annuaire des statistiques du sous-secteur élevage, pêche et industries animales 2013 ;
3- Annuaire statistique, BAD, 2014, 2015 ;
4- Annuaire statistique de l’Eau et de l’Energie, édition 2014 ;
5- Atlas du potentiel hydroélectrique du Cameroun, SONEL, 1983 ;
6- Cameroun Vision 2035 ;
7- Comptes Nationaux provisoires 2014, INS, 2015 ;
8- Décision N°000041/DG/ARSEL du 10 avril 2008 fixant les tarifs de vente hors taxes d’électricité
applicables à la société AES-SONEL ;
9- Décision N°00000096/ARSEL/DG/DCEC/SDCT du 28 mai 2012 fixant les tarifs de vente hors
taxes d’électricité applicables par la société AES-SONEL de l’année 2012 ;
10- Diagnostic de la situation de l’environnement au Cameroun, ERE DEVELOPPEMENT, volume I
février 2009 ;
11- Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi, MINEPAT, 2009 ;
12- Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS) 2014, Rapport des résultats clés, INS,
2015 ;
13- Evaluation environnementale et sociale stratégique du secteur de l’énergie au Cameroun,
Ministère de L’Eau et de l’Energie, WSP-RAINBOW Etude de cadrage-rapport final151-
01024-01, 2015 ;
14- Evolution de l’inflation au cours de l’année 2014, INS, 2015 ;
15- Géologie et géochimie des sources thermo minérales du Cameroun, Alain le MARECHAL,
ORSTOM, 1976 ;
16- Lois des finances, MINFI, 2012, 2013, 2014, 2015 ;
17- Loi N°2011/0022 du 14 décembre 2011 régissant le secteur de l’électricité au Cameroun ;
18- Manuel des concepts et définitions utilisées dans les publications statistiques officielles au
Cameroun, INS, 2009 ;
19- Manuel sur les statistique de l’énergie, AIE, 2006 ;
20- Mise en œuvre du Programme de production de biocarburants pour les besoins énergétiques
des ménages et du secteur des transports, Études de cas sur les meilleurs cas de développement
de biocarburants dans les pays africains : cas du Burkina Faso et du Cameroun, Septembre
2015 ;
21- Monographie du secteur pétrolier aval, CSPH, Septembre 2004 ;
22- Plan de Développement du Secteur de l’Electricité (PDSE) 2035 ;
23- Rapport de présentation des résultats définitifs du 3ème RGPH, BUCREP, 2010 ;

173  Bibliographie  
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
24- Rapport d’activités annuel, ENEO 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013,
2014 ;
25- Rapport national sur les objectifs du Millénaire pour le Développement en 2015, INS, 2015 ;
26- Rapport préliminaire de l’Enquête Camerounaise Auprès des Ménages (ECAM 4) de 2014, INS,
2015 ;
27- Rapport principal ECAM II, INS, 2001 ;
28- Rapport principal ECAM III, INS, 2007 ;
29- Projet hydroélectrique de Lom Pangar, Evaluation Environnementale et Sociale (EES), Electricity
Development Corporation-Oréade Brèche volume 2 Plan de gestion environnementale et
sociale, rapport final, mars 2011;
30- Secteur forestier et faunique du Cameroun, faits et chiffres, Edition 2015 ;
31- Stratégie de promotion de l’accès et de l’utilisation du gaz domestique au Cameroun, Delta
Consulting, Octobre 2012 ;
32- Zoom sur l’économie camerounaise en 2015, INS, 2015.

174  Bibliographie  
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Annexe A : LISTE DES FOURNISSEURS DE DONNEES ET CONTACTS
DESIGNATION DES FOURNISSEURS
CONTACTS

L’indicatif du Cameroun est + 237

ADC B.P. : 13615 Yaoundé Tél. : 242 23 36 02 www.ccaa.aero

ADDAX B.P. : 4023 Douala Tél. : 233 43 73 18 www.addaxpetroleum.com

ADEID B.P. : 1354 Bafoussam www.adeid.com

AER B.P. : 30704 Yaoundé Tél. : 242 21 23 84

ANAFOR B.P. : 1341 Yaoundé Tél. : 242 21 03 93 www.anafor.cm

AZUR B.P. : 378 Douala Tél. : 693 41 41 41 www.azur-sa.com

BEAC B.P. : 1917 Yaoundé Tél. : 242 23 40 30 www.beac.int

BLESSING PETROLEUM B.P. : 5405 Douala Tél. : 233 42 50 71 www.blessingpetroleum.net

BUCREP B.P. : 19932 Yaoundé Tél. : 242 20 30 71 www.bucrep.cm

BOCOM B.P. : 12262 Douala Tél. : 233 43 48 44 www.groupebocom.com

BRULERIE MODERNE B.P. : 266 Douala Tél. : 233 39 15 68

CANOPY CAMEROUN B.P. : 5204 Yaoundé cameroun@canopy-energy.com

CAMEROON SOLAR ENERGY COMPANY B.P. : 7650 Douala Tél. 55 25 13 13 www.camsolenergy.com

CAMOCO B.P. : 240 Foumbot Tél. : 232 33 39 20 www.camocotradecompanyltd.com

CIFOR B.P. :2008 Yaoundé Tél. : 242 22 74 49 cifor.cameroon@cgiar.org

CAMRAIL B.P. : 766 Douala Tél. : 233 50 26 00 www.camrail.net

CHOCOCAM B.P. : 275 Yaoundé Tél. : 233 37 66 80 www.barrycallebaut.com

CITIZEN 'S OIL B.P. : 1483 Bafoussam Tél. : 233 44 37 50


COMMUNAUTE URBAINE
B.P. : 6628 Yaoundé Tél. : 242 23 11 12
DE YAOUNDE
CSPH B.P. : 501 Yaoundé Tél. : 242 50 30 00 www.csph.cm

DELTA PETROLEUM B.P. : 8758 Yaoundé Tél. : 233 23 10 67

DPDC B.P. : 12063 Douala

DOUANES B.P. : Douala www. douanescustoms-cm.net

ECAM PLACAGE S.A. B.P. : 76 Mbalmayo Tél. : 242 28 17 30 www.ecamplacages.byoos.info

ENEO-CAMEROON S.A. B.P. : 4077 Douala www.aessoneltoday.com

ERC B.P. : 4483 Yaoundé Tél. : 242 69 98 64

GIZ B.P. : 7814 Yaoundé Tél. : 242 21 23 87 www.giz.de

FERMENCAM BP: 13234 Douala Tél. : 77 93 37 27

GMC B.P. : Douala Tel. : 243 00 12 71

GUINNESS B.P. : 1213 Yaoundé Tél. : 233 40 25 07 www.diageo.com

GULFIN S&T Co. B.P. : 3876 Douala Tél. : 233 42 09 09 www.gulfinstco.com

175  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
DESIGNATION DES FOURNISSEURS
CONTACTS
GVC B.P. : 3499 Yaoundé Tél. : 242 23 31 52 www.glovilcam.org

HAUTE ENERGY SYSTEMS B.P. : 817 Limbé Tél. : 233 332694 www.camhes.com

HEVECAM BP. : 1298 Nyéte Tél. : 33 42 75 64 www. gmg-hevecam.com

HUAWEI B.P. : 4427 Yaoundé Tél. : 222 60 15 08 www.huawei.com/cm

HYDROMEKIN B.P. : 13155 Yaoundé

HYSACAM B.P. : 1420 Douala Tél. : 233 37 80 87 www.hysacam-proprete.com

INS B.P. : 134 Yaoundé Tél. : 242 22 04 45 www.statistics-cameroon.org

INSTRUMELEC SARL B.P. : 8161 Douala Tél. : 233 03 35 94 www.instrumelec.com

IRGM B.P. : 4110 Yaoundé www.irgm-cameroun.org

KPDC B.P. : 4077 Douala Tél. : 233 43 00 33 www.camlight.cm

MATRIX POWER SARL B.P. : 5986 Douala Tél. : 233 42 03 93

MINADER B.P. :2201 : Yaoundé Tél. : 242 23 11 90 www.minader.cm

MINCOMMERCE B.P.: 10071 Yaoundé Tél. : 242 23 02 16 www.mincommerce.gov.cm

MINEE B.P. : 70 Yaoundé Tél. : 242 22 34 00 www.minee.cm

MINEFOP B.P. : Yaoundé www.minefop.gov.cm

MINEPAT B.P. : 660 Yaoundé Tél. : 242 23 36 37 www.minepat.gov.cm

MINEPDED B.P. : Yaoundé Tél. : 242 23 34 23 www.minep.gov.cm

MINEPIA B.P. : Yaoundé Tél. : 242 22 29 83 www.minepia.gov.cm/fr

MINESUP B.P. : 1739 Yaoundé Tél. : 242 22 21 70

MINFOF B.P. : 83 Yaoundé Tél. : 242 22 94 83 www.minfof.cm

MINHDU B.P. 1600 Yaoundé Tél. : 242 22 00 63 www.minedub.org

MINMIDT B.P. : 1604 Yaoundé Tél. : 242 22 16 70 www.minmidt.net

MINTP B.P. : 7298 Yaoundé Tél. : 242 22 19 18 www.mintp.cm

MINT B.P. : Yaoundé Tél. : 242 23 17 63 www.mint.gov.cm

MTN B.P. : 15574 Douala Tél. : 679 00 90 74 www.mtncameroon.net

NEPTUNE OIL SA B.P. : 4780 Douala Tél. : 233 42 44 05 www.neptuneoilgroup.com

NESTLE CAMEROUN B.P. : 2622 Douala Tél. : 33 42 99 21

NEXTTEL B.P. : 990 Douala http://www.nexttel.cm/

NOSUCA B.P. : Douala Tel. : 233 39 0012 nosucasugarltd.webs.com

PAMOL B.P. : 5483 Douala Tél. : 233 43 05 01 www.pamol-plantation.com

SOCIETE ANONYME DES BRASSERIES DU


B.P. : 4036 Douala Tél. : 233 42 91 33 www.lesbrasseriesducameroun.com
CAMEROUN
SAFACAM B.P. : 100 Douala Tél. : 233 42 97 58 www.safacam.com

SCDP B.P. : 2271 Yaoundé Tél. : 233 42 87 54 www.scdp.cm

SCHNEIDER B.P. : 12087 Douala Tél. : 233 42 69 30 www.schneider-electric.com

176  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
DESIGNATION DES FOURNISSEURS
CONTACTS
SCR MAYA B.P. : 02851 Douala Tél. :233 39 1334 www.scrmaya.com

SFID B.P. : 1343 Douala Tél. : 233 42 56 42 www.sfid.com

SNH B.P. : 955 Yaoundé Tél. : 242 20 19 10 www.snh.cm

SOCAPALM B.P. : 691 Douala Tél. : 233 43 77 83 www.socapalm.com

SOCATRAL B.P. : 54 Douala Tél. : 233 42 98 19

SOCIETE CAMEROUNAISE DE VERRERIE B.P : 1456 Douala socaver@saloc.com

SOCIETE NATIONALE DE RAFFINAGE B.P. : 365 Limbé Tél. : 233 33 22 38 www.sonara.cm


SOCIETE DE TRANSFORMATION
B.P. : 28 Batouri Tél. : 242 26 25 66
DE LA KADEY
SODECOTON B.P. : 306 Yaoundé Tél. : 242 27 16 85 www.sodecoton.cm

SPFS B.P. : 06 Edéa Tél. : 99 68 81 60

SOSUCAM B.P. : 357 Nkoteng Tél. : 242 23 05 85

TRADEX B.P. : 1468 Douala Tél. : 233 43 63 75 www.tradexsa.com

TOTAL DISTRIBUTION B.P. : 4048 Douala Tél. : 233 42 01 31 www.total.cm

UNIVERSITE DE BUEA B.P. : Buea Tél. : 233 32 27 60 www.ubuea.cm

UNIVERSITE DE DOUALA B.P. : 2701 Douala Tél. : 233 40 11 28 www.univ-douala.com

UNIVERSITE DE DSCHANG B.P. : 96 Dschang Tél. : 233 45 13 81 www.univ-dschang.org


www.uni-maroua.com/institut-
UNIVERSITE DE MAROUA B.P. : 46 Maroua Tél. :
superieur-du-sahel
UNIVERSITÉ DE YAOUNDÉ 1 B.P. : 337 Yaoundé Tél. : 242 22 13 20 www. uy1.uninet.cm

YANDALUX B.P. : 16281 Yaoundé Tél. : 242 21 80 37 www.yandalux.com

177  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Annexe B: TEXTES ET LOIS RELATIFS A L’ENERGIE ET A L’ENVIRONNEMENT

ELECTRICITE :

LOIS :

LOI N°98/019 du 24 décembre 1998 portant régime fiscal des concessions de service public.
LOI N°98/022 du 24 décembre 1998 régissant le secteur de l’électricité.
LOI N° 99/016 du 22 décembre 1999 portant statut général des établissements publics et des entreprises du secteur
public et parapublic.
LOI N° 2002/004 du 19 avril 2002 portant charte des investissements en République du Cameroun.
LOI N° 2006/012 du 29 décembre 2006 fixant le régime général des contrats de partenariat.
LOI N°2008/009 du 16 juillet 2008 fixant le régime fiscal, financier et comptable applicable aux contrats de
partenariat.
LOI N°2011/022 du 14 décembre 2011 régissant le secteur de l’électricité au Cameroun qui vient remplacer. la Loi
N°98/022 du 24 décembre 1998.
LOI N°2013/004 du 02 mai 2013 portant sur les incitations à l’investissement privé.

DECRETS :

DECRET N°96/036/PM du 21 février 1996 portant création du comité national du conseil mondial de l’énergie.
DECRET N° 97/235 du 31 décembre 1997 portant création d’un comité de compétitivité.
DECRET N°99/210 du 22 septembre 1999 portant admission du secteur public et parapublic à la procédure de
privatisation.
DECRET N° 2000/462 du 26 juin 2000 portant renouvellement des concessions, licences, autorisations et
déclarations en cours de validité lors de l’entrée en vigueur de la Loi N°98/022 du 24 décembre 1998 régissant le
secteur de l’électricité.
DECRET N°2000/464/PM du 30 juin 2000 régissant les activités du secteur de l’électricité.
DECRET N°2001/021/PM du 29 janvier 2001 fixant les taux et les modalités de calcul de recouvrement et de
répartition de la redevance sur les activités du secteur de l’électricité.
DECRET N°2003/243 du 12 décembre 2003 portant création du comité de pilotage Energie.
DECRET N°2008/035 du 23 janvier 2008 portant organisation et fonctionnement du Conseil d’appui à la réalisation
des contrats de partenariat.
DECRET N°2012/2806 du 24 décembre 2012 portant application de certaines dispositions de la Loi N°2011/022 du
14 décembre 2011 régissant le secteur de l’électricité au Cameroun.

ARRETES :

ARRETE N°061/CAB/MINMEE du 30 janvier 2001 fixant la composition des dossiers et les frais d’instruction de
demande de concession de licence , d’autorisation et de déclaration en vue de l’exercice des activités de production,
de transport , de distribution, d’importation et de vente d’énergie électrique.
ARRETE N°00013/MINEE du 26 janvier 2009 portant approbation du règlement du service de distribution
publique d’électricité de la société AES SONEL.

178  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
DECISION :

DECISION N°0017/DG/ARSEL du 25 janvier 2002 fixant les tarifs de vente hors taxe d’électricité applicable par la
société AES SONEL.

PETROLE ET GAZ NATUREL

LOIS :

LOI N°64/LF/3 du 06 avril 1964 portant régime des substances minérales.


LOI N°76/03 du 08 juillet 1976 fixant les frais d’inspection et des contrôles des établissements dangereux,
insalubres et incommodes.
LOI N°96/14 du 05 août 1996 portant régime de transport par pipelines des hydrocarbures en provenance des
pays tiers.
LOI N°98/013 du 14 juillet 1998 relative à la concurrence.
LOI N°98/015 du 14 juillet 1998 relative aux établissements classés dangereux, insalubres et incommodes.
LOI N° 98/020 du 24 décembre 1998 régissant les appareils à pression de gaz et à pression de vapeur d'eau.
LOI N°99/013 du 22 décembre 1999 portant code pétrolier.
LOI N°99/0196 du 22 décembre 1999 portant statut général des établissements publics et entreprises du secteur
public et parapublic.
LOI N°2002/004 du 19 avril 2002 portant charte des investissements en République du Cameroun.
LOI N°2006/012 du 29 décembre 2006 fixant le régime général des contrats de partenariat.
LOI N°2012/006 du 19 avril 2012 portant code gazier.
LOI N°2013/004 du 18 avril 2013 fixant les incitations à l’investissement privé en République du Cameroun.

DECRETS :

DECRET N°64/DF/162 du 26 mai 1964 fixant les modalités de recherche, d’exploitation et de transport des
hydrocarbures liquides et gazeux.
DECRET N°2000/465 du 30 juin 2000 fixant les modalités d’application de la Loi n°99/013 du 22 décembre 1999
portant code pétrolier.
DECRET N°92/304/PM du 18 septembre 1992 modifiant le Décret N°77/528 du 23 décembre 1977 portant
réglementation du stockage et de la distribution des produits pétroliers.
DECRET N°99/81/PM du 09 novembre 1999 fixant les modalités d’implantation et d’exploitation des
établissements classés dangereux, insalubres ou incommodes.
DECRET N°2000/485 du 30 juin 2000 fixant les modalités d’application de la Loi N°99/013 du 22 décembre
1999 portant Code Pétrolier.
DECRET N°2002/1722/PM du 08 octobre 2002 instituant le programme de sécurisation des recettes des Mines, de
l’Eau et de l’Energie.
DECRET N°2003/2034/PM du 04 septembre 2003 fixant les modalités d’application de la Loi N°2002/013 du 30
décembre portant code gazier.
DECRET N°2005/0577/PM du 23 février 2005 fixant les modalités de réalisation des Etudes d’Impact
Environnementales.

179  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
DECRET N°2008/0026/PM du 22 janvier 2008 modifiant et complétant les dispositions des art. 3,17 et 29 du Décret
2000/935/PM du 13 novembre 2000 fixant les conditions d’exercice des activités du secteur pétrolier aval.
DECRET N°2009/1593/PM du 22 juillet 2009 modifiant et complétant certaines dispositions du Décret
N°2002/2044/PM du 20 novembre 2002 portant création d’un comité de coordination de lutte contre la fraude des
produits pétroliers.
DECRET N°2014/3438/PM du 27 octobre 2014 portant application de la Loi N°2012/006 du 19 avril 2012 portant
Code gazier.
DECRET N° 2014/3446/PM du 07 novembre 2014 réglementant l’activité de traitement et de régénération des
huiles usagées.

ARRETES :

ARRETE N°012/MINMEN du 16 mai 1979 déterminant les lieux d’implantation des dépôts civils des produits
pétroliers ainsi que leur capacité minimale et leur stock de réserves minimaux.
ARRETE N°016/MINMEE du 13 juillet 1995 fixant les modalités de la procédure du contrôle des produits pétroliers.
ARRETE N°01/97 MINMEE du 05 janvier 1998 fixant les modalités d’implantation des stations de distribution des
produits pétroliers.
ARRETE N°433 du 24 août 1990 portant organisation et fonctionnement du comité de pilotage et de suivi des
pipelines.
ARRETE N°022/ MINMEE du 28 septembre 2001 précisant certaines conditions d’exercice des activités du secteur
pétrolier aval.
ARRETE N°00029/029 MINMEE du 05 juin 2003 précisant les règles de fonctionnement de la commission
nationale des produits pétroliers.
LETTRE CIRCULAIRE N°000245/2006/MINEE/SG portant application des textes régissant l’implantation des stations
services.

TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES DES SOCIETES SOUS TUTELLES

DECRETS :

DECRET N°82/146 du 14 avril 1982 modifiant le Décret N° 81-225 du 17 juin 1981 relatif à la Société Nationale des
Hydrocarbures.
DECRET N° 82-344 du 09 aout 1982 modifiant le Décret N° 74-458 du 10 mai 1974 portant création et
organisation d’une Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures.
DECRET N°98/165 du 26 août 1998 portant réorganisation de la Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures.
DECRET N°99/193 du 8 septembre 1999 portant organisation et fonctionnement de l'Agence d'Electrification
Rurale.
DECRET N°99/125 du 16 juin 1999 portant organisation et fonctionnement de l'Agence de Régulation du Secteur de
l'Electricité.
DECRET N°2005/494/ du 31 décembre 2005 portant création de la Cameroon Water Utilities Corporation.
DECRET N°2006/406 du 29 novembre 2006 portant création de la société Electricity Development Corporation.
DECRET N°2008/012 du 17 janvier 2008 modifiant et complétant le décret N°80-086 du 12 mars 1980 portant
création de la Société Nationale des Hydrocarbures.

180  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
DECRET N°2010/318 du 18 octobre 2010 portant création de la société Mekin Hydroelectric Development
Corporation.
DECRET N°2013/203 du 28 juin 2013 portant organisation et fonctionnement de l’Agence de Régulation du
Secteur de l’Electricité (ARSEL).
DECRET N°2013/204 du 28 juin 2013 portant organisation et fonctionnement de l’Agence de l’Electrification
Rurale (AER).
Environnement et Forêts

Décrets

Décret N°64/DF/162 du 26 mai 1964 fixant les modalités d’exploration, d’exploitation et de transport des liquides
et d’hydrocarbures gazeux.
Décret N°64/DF/163 du 26 mai 1964 fixant les conditions d’application de la Loi N°64/LF/3 du 06 Avril 1964.
Décret N°77/71 du 02 juin 1977 relatif à la protection de l’agriculture.
Décret N°95/466/PM du 20 juillet 1995 fixant les modalités d’application du régime de la faune. 
Décret N° 95/531/PM du 23 août 1995 fixant les modalités d’application du régime des forêts (MINEF). 
Décret N°98/345 du 21/12/98 portant organisation du Ministère de l’environnement et des forêts. 
Décret N°96/642/PM du 17 septembre 1996 Fixant l’assiette et les modalités de recouvrement des droits de
redevances et taxes relatifs à l’activité forestière. 
Décret N°99/781/PM du 13 octobre 1999 fixant les modalités d’application de l’article 71(1) nouveau de la Loi
N°94/01 du 20 janvier 1994 portant régime des forêts de la faune et de la pêche.
Décret N°99/370 du 19 mars 1999 relatif au Programme de Sécurisation des Recettes Forestières.
Décret N°99/818/PM du 09 novembre 1999 fixant les modalités d’implantation et d’exploitation des établissements
classés dangereux, insalubres ou incommodes.
Décret N°99/820/PM du 09 novembre 1999 fixant les conditions d’agrément des personnes physiques ou morales à
l’exploitation des laboratoires de contrôle de pollution.
Décret N°99/821/PM du 09 novembre 1999 fixant les conditions d’agrément des personnes physiques ou morales
aux inspections, contrôles et audits des établissements classés dangereux, insalubres ou incommodes.
Décret N°99/822/PM du 09 novembre 1999 fixant les conditions de désignation des inspecteurs et inspecteurs-
adjoints des établissements classés dangereux, insalubres ou incommodes et des appareils à pression de vapeur
d’eau.
Décret N°2000/092/PM du 27 mars 2000 modifiant le Décret N°95/436 /PM du 23 août 1995 Fixant les modalités
d’application du régime des forêts.
Décret N°2000/465 du 30 juin 2000 fixant les modalités d’application du code pétrolier.
Décret N°2001/546/PM du 3 juillet 2001 modifiant et complétant certaines dispositions du Décret
N°95/423/PM du 20 juin 1995 fixant certaines modalités d’application du régime de la pêche.
Décret de 2001 sur l’organisation et le fonctionnement du Comité Nationale de l’Eau.
Décret de 2001 sur les eaux de captage, de traitement et de stockage des eaux totalisables.
Décret de 2001 sur le prélèvement des eaux de surface et des eaux souterraines à des fins industrielles ou
commerciales.
Décret de 2001 précisant les modalités de protection des eaux de surface et des eaux souterraines contre la
pollution.

181  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Décret de 2001 portant création d’un Compte d’Affectation Spéciale pour le Financement des Projets de
Développement en matière d’eau et d’assainissement.
Décret N°2002/017 du 18 janvier 2002 portant ratification du protocole de Cartagena du 29 janvier 2000 sur la
prévention des risques Biotechniques relatifs à la convention sur la diversité biologique.
Décret N°2005/0577/PM du 23 février 2005 fixant les modalités de réalisation des EIE.  
Décret N°2005/3089/PM du 29 août 2005 précisant les règles d’assiette, de recouvrement et de contrôle de la taxe
d’assainissement et de prélèvement des eaux.
Décret N°2011/2582/PM du 23 août 2011 fixant les modalités de protection de l’atmosphère : il définit les
différents types de polluants atmosphériques et les moyens de contrôle de la qualité de l’air.
Décret N°2011/2583/PM du 23 août 2011 portant réglementation des nuisances sonores et olfactives: il interdit
entre autres, la réalisation des activités ou des travaux bruyants, gênant le voisinage au-delà des valeurs
d’émergence et périodes prévues par l’organisme chargé de la normalisation et de la qualité. 
Décret N°2011/2585/PM du 23 août 2011 fixant les modalités fixant la liste des substances nocives ou dangereuses
et le régime de leur rejet dans les eaux continentales.  
Décret N°2012/0882/PM du 27 mars 2012 fixant les modalités d’exercice de certaines compétences transférées par
l’Etat aux communes en matière d’environnement.
Décret N°2012/2809/PM du 26 septembre 2012 fixant les conditions de tri, de collecte, de stockage, de transport,
de récupération, de recyclage, de traitement et d’élimination finale des déchets :il définit les modalités de gestion de
déchets (ménagers et assimilés, agricoles, hospitaliers/médicaux et pharmaceutiques, industriels-commerciaux et
artisanaux, inertes) et met en exergue l’élaboration par la municipalité d’un plan communal ou intercommunal de
gestion des déchets ménagers et assimilés. 
Décret N°2012/2808/PM du 26 septembre 2012 fixant les conditions d’exercice des fonctions d’inspecteur et de
contrôleur de l’environnement : il précise que les inspecteurs et les contrôleurs de l’environnement ont le droit
d’accéder à toute installation fixe ou mobile afin d’obtenir toute information sur la gestion de l’environnement, et
d’investiguer sur la gestion des ressources naturelles. 
Décret N°2013/0172/PM du 14 février 2013 fixant les modalités de réalisation de l’audit environnemental et social. 

Arrêté  

Arrêté N°0222/A/MINEF du 25 mai 2002 portant procédures d’élaboration, d’approbation, de suivi et de contrôle de
la mise en œuvre des Plans d’Aménagement des Forêts de production du domaine forestier permanent.
Arrêté N°415/CAP/PR du 16 octobre 2003 portant désignation des membres de la commission (dont le SPE est
membre) créée par l’Accord du 08 février 1996, entre le Gouvernement de la République du Cameroun et le
Gouvernement de la République du Tchad, relatif à la construction et à l’exploitation d’un système de transport des
hydrocarbures par pipeline.
Arrêté N°0070/MINEP du 08 mars 2005 fixant les différentes catégories d’opérations dont la réalisation est soumise
à des études d’impacts et audits environnementaux. 
Instruction N°1/MINEP/CAB du 19 avril 2006 prescrivant la lutte contre l’exploitation illégale des ressources
naturelles. 
Arrêté N°00001/MINEP du 03 février 2007 définissant le contenu général des termes de référence des Etudes
d’Impacts Environnementaux (EIE).

182  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Arrêté N°00004/MINEP du 03 juillet 2007 fixant les conditions d’agrément des bureaux d’étude à la réalisation des
études d’impacts environnementaux.
Arrêté N°0315/MINEF fixant les critères de présélection et les procédures de choix des soumissionnaires des titres
d’exploitation forestière.
Arrêté N°0518/MINEF/CAB fixant les modalités d’attribution en priorité aux communautés villageoises riveraines de
toute forêt susceptible d’être érigée en forêts communautaires.

183  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Annexe C : UNITES DE CONVERSION
Tableau 1 : Equivalents de conversion entre les unités de volume
EN
bbl ft3 l m3
DE

Baril (bbl) 1 5,615 159 0,159

Pied cube (ft3) 0,1781 1 28,3 0,0283

Litre (l) 0,0063 0,0353 1 0,001

Mètre cube (m3) 6,29 35,31 1 000,00 1


Source : AIE

Tableau 2 : Équivalents de conversion entre unités d’énergie


EN
TJ Gcal Mtoe MBtu GWh
DE

Térajoule (TJ) 1 238,8 2,388 x 10-5 947.8 0,2778

Gigacalorie 4,1868 x 10-3 1 10-7 3,968 1,163 x 10-3

Mtep* 4,1868 x 104 107 1 3,968 x 107 11630

Million Btu 1,0551 x 10-3 0,252 2,52 x 10-8 1 2,931 x 10-4

Gigawattheure 3.6 860 8,6 x 10-5 3412 1


Source : AIE

Tableau 3 : Équivalents de conversion entre les unités de GNL et du gaz naturel


En
Tonne de GNL Mètre cube de GNL Mètre cube standard*
De

Tonne de GNL 1 0.948 1360

Mètre cube (m3) de GNL 0.45 1 615

Mètre cube standard* 7,35*10-4 1,626*10-3 1

Source : AIE

184  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Annexe D : POUVOIRS CALORIFIQUES

Densité Litres par Pouvoir calorifique Pouvoir calorifique


Produit 3
kg/m tonne supérieur (GJ/t) inférieur (GJ/t)23

Éthane 366,3 2 730 51,90 47,51

Propane 507,6 1 970 50,32 46,33

Butane 572,7 1 746 49,51 45,72

GPL24 522,2 1 915 50,08 46,15

Naphte 690,6 1 448 47,73 45,34

Essence aviation 716,8 1 395 47,40 45,03

Essence moteur25 740,7 1 350 47,10 44,75

Carburéacteur
802,6 1 246 46,23 43,92
type kérosène

Pétrole lampant 802,6 1246 46,23 43,92


Gazole/carburant
843,9 1 185 45,66 43,38
diesel
Fuel oil à faible
teneur 925,1 1 081 44,40 42,18
en soufre
Fuel oil à haute
teneur 963,4 1 038 43,76 41,57
en soufre
Source : AIE

                                                            
23
Pour le naphte et les huiles plus lourdes, le pouvoir calorifique inférieur est estimé à 95%
24
 Hypothèse d'un mélange de 70 % de propane et de 30 % de butane par masse. 
25
 Une moyenne pour les essences-moteurs à indice d’octane compris entre 91 et 95. 

185  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Annexe III-1 : LISTES DES ASSOCIATIONS MEMBRES DU CCCE

‐ Association camerounaise pour la protection des consommateurs ;


‐ Association camerounaise d’énergie, de l’eau, autres consommateurs diverses, protection de
l’environnement (ACCEAPE) ;
‐ Union des consommateurs du Cameroun (UCOCAM) ;
‐ Fonds juridiques pour la protection et la défense des consommateurs au Cameroun ;
‐ Groupement national de défense des droits des consommateurs ;
‐ Millénaire international Plus ;
‐ Consommateurs associés du Cameroun ;
‐ Association Douze millions de consommateurs ;
‐ Organisme d’appui à la protection civile ;
‐ Organisation pour la protection des droits et intérêts humains ;
‐ Mission clarité ;
‐ Association des consommateurs d’eau et de l’énergie électrique du Cameroun ;
‐ Cameroon network for development and environment.

186  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Annexe III-2 : LISTE DE QUELQUES STRUCTURES PRIVEES EXERÇANT DANS LE DOMAINE DE LA
PRODUCTION, TRANSPORT ET DISTRIBUTION

N0 Entreprises Localisation Spécialité

1 2L TECHNOLOGIES DOUALA Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT

2 AWUDOU INDUSTRY SARL DOUALA Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

3 BETTY & PÈRE YAOUNDE Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT (≤ 1 000V)

CAMEROON BUSINESS AND


4 YAOUNDE Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT
INDUSTRY SARL (CBI SARL)

5 CERIC SARL DOUALA Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT (≤ 1 000V)

6 CHALLENGE SERVICE BAFOUSSAM Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

7 COGET DOUALA Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT (≤ 1 000V)

CONSORTIUM ABB TECHNOLOGY


8 DOUALA Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT (≤1 000V)
SA- ABB SA

9 CONSULCO BAFOUSSAM Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT (≤ 1 000V)

10 DATA ELECTRICAL LIMBE Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

11 DETA ENERGY DOUALA Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT (≤ 1 000V)

12 ECAMEL DOUALA Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

13 ECATEL GAROUA Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

14 ECEG NKONGSAMBA Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

15 EDAUCE ELEC YAOUNDE Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

16 EDIEME BAFOUSSAM Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

17 EGCM YAOUNDE Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50000V)

18 EGPS EDEA Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT


19 ELECTRON SARL DOUALA

20 ENCATRA TP BERTOUA Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

ENTREPRISE MODERNE DE
21 DOUALA Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT (≤1 000V)
BATIMENT (EMOBAT SARL)
EQUATORIAL COMMUNICATION
22 DOUALA Constructions et Maintenances des infrastructures informatiques
(EQUACOMM)

23 ETS EREC CAMEROUN BAFOUSSAM Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT (≤1 000V)

GATEWAY COMMUNICATIONS
24 DOUALA Constructions et Maintenances des infrastructures téléphoniques et en Télécom
CAMEROON (GWC SARL)

25 GET SARL DOUALA Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50000V)

26 GLOBAL BUSINESS SARL DOUALA Prestation Technique spécialisée dans les groupes (expertise)

27 GLOBAL ENERGIZER SARL YAOUNDE Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50000V)

187  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
N0 Entreprises Localisation Spécialité

INTERNATIONAL BUSINESS
28 SERVICES OIL CAMEROON (IBSC DOUALA Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT
OIL) SA
INTERNATIONAL SERVICES
29 DOUALA Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)
COMPANY Plc (IN SER CO)

30 JN COMPANY LTD DOUALA Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT

31 LAW BROTHERS Co. Ltd LIMBE Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT

32 LITELEC DOUALA Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

LOGOS INDUSTRIEL ET
33 DOUALA Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT
COMMERCIAL (LOGOS INC)
DOUALA
34 LYDIA SERVICES (LS) Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

DOUALA
35 MONGO SARL Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

Douala
36 MOT ELECT SARL Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT (≤1 000V)
/Ebolowa
YAOUNDE
37 PCT Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT (≤1 000V)

PRESBYTERIAN TECHNICAL Mankon


38 Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)
SERVICES (PRESTECH)
KOUTABA
39 QUI MO CAM SARL Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

DOUALA
40 REBS CAMEROUN SARL Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

DOUALA
41 SCETP SARL Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

DOUALA
42 SET CAMEROUN Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

DOUALA
43 SETRACAM INC SARL Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1001-50000V)

SGDTC (SOCIETE GENERALE DES DOUALA


44 Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT
TRAVAUX CAMEROUNAIS)
SIEMENS & TD DOUALA
45 Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT (≤1 000V)

SOCIETE GENERAL INDUSTRY DOUALA


46 AND MAINTENANCE (GIM) Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT
SARL
UNIQUE ELECTRICAL WORKS Limbe
47 Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT

WIDE ELECTRICITY SERVICES DOUALA


48 Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)
(WES) SARL
Gretz-
49 TELEMAC Prestation Technique spécialisée dans les groupes (expertise)
Armainvilliers
COMPLEXE BUSINESS VAUD 1808
50 Constructions et Maintenances des Infrastructures Informatiques
SOLUTIONS (EMEX)
DOUALA
51 ATES LIMITED Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT (≤1 000V)

DOUALA
52 CONSTRUCT-CAM SARL Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

YAOUNDE
53 ETEF SARL Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

188  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
N0 Entreprises Localisation Spécialité

Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT


54 ETS INGMANNS ENGINEERING DOUALA

55 ETS MATECH MAROUA Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

56 GECAM NKONGSAMBA Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

GLOBAL TRADING & SERVICES


57 DOUALA Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)
(GTS)
HYONDAE MULTI SERVICES
58 DOUALA Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT
(HYONDAE MS SARL)
Construction, Maintenance et entretien des postes et lignes souterraines
59 PRIMELEC SARL DOUALA
HTA/BT en cabine

60 SOCIETE CAPTEX INC SARL BAFOUSSAM Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT (≤1 000 V)

SOCIETE DE MAINTENANCE DES


61 SALLES SPECIALISEES ET BAFOUSSAM Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)
INDUSTRIELLES (3SMI)

62 SOCIETE MOULET & FILS DOUALA Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

63 SOPROCIT SARL YAOUNDE Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT

64 SORECG SARL YAOUNDE Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)

SPEVES CAMEROON COMPANY


65 DOUALA Construction, Maintenance et entretiens des lignes BT
LTD
TOUS TRAVAUX ET PRESTATION
66 MAROUA Construction, Maintenance et entretien des lignes aériennes HTA (1 001-50 000V)
SARL (TTP)

189  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Annexe III-3 : CENTRALES THERMIQUES ISOLEES D’ENEO ET LEUR ETAT DE FONCTIONNEMENT

N◦ Centrales thermiques Etat de Centrales Etat de


Régions N◦ Régions
isolées fonctionnement thermiques isolées fonctionnement
1 Bakebe Démantelée 18 Bertoua Fonctionnelle
2 Ekondo titi Démantelée 19 Bétaré oya Fonctionnelle
Ekok Sud-
3 Démantelée 20 Garoua Boulai Fonctionnelle Est
Ouest
4 Eyumojog Démantelée 21 Lomié Fonctionnelle
5 Mundemba Fonctionnelle 22 Moloundou Fonctionnelle
6 Mouanko Fonctionnelle Littoral 23 Yokadouma Fonctionnelle
7 Nkondjock Fonctionnelle 24 Poli Fonctionnelle Nord
Mape Fonctionnelle Ouest 25
8 Touboro Fonctionnelle

9 Bamendjin Fonctionnelle 26 Banyo Fonctionnelle Adamaoua

10 Campo Fonctionnelle 27 Tibati Fonctionnelle

11 Ambam Fonctionnelle 28 Tignère Fonctionnelle


12 Bengbis Fonctionnelle 29 Mbakaou Fonctionnelle
Sud
13 Djoum Fonctionnelle 30 Ngaoundal Fonctionnelle
14 Olamze Fonctionnelle
15 Meyomessala Fonctionnelle
16 Endom Démantelée Centre
17 Yoko Fonctionnelle

190  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Annexe III-4 : ETAT D’AVANCEMENT DES PROJETS DE CONSTRUCTION DE BARRAGES
HYDROELECTRIQUES

Projet Lom - Pangar


Année 2013
 bétonnage de la structure de dérivation ;
 dérivation du fleuve Lom à travers les 5 pertuis de dérivation ;
 début de la construction du Massif Central en BCR et des différentes digues.
Année 2014
 installation des équipements Hydro électromécanique, début des Travaux ;
 mise en eau partielle.

Projet Hydromekin

Année 2013
 la digue principale est compactée à 80%, sous réserve de certains détails de conception à
rattraper en 2014, notamment le dispositif d’étanchéité à l’amont par géomembrane (DEG), et
le drainage aval des eaux d’infiltration ;
 l’usine de pied : Gros œuvre Génie Civil centrale et pertuis de fond réalisé à 90% (côté 615 en
amont et 612 de la façade avale du cours d’eau). Dispositif de montage des turbines et des
portiques en cours d’installation ;
 ligne de transport : près de 60 pylônes sur 144 sont montés, et tout le matériel de construction
est disponible sur le site ;
 la cité du Maître d’ouvrage : Les 10 bâtiments sont réalisés 90 %. Reste le dispositif
d’installation des VRD (Voirie et Réseaux Divers) : Assainissement, eau potable, électricité,
espaces verts, évacuation de eaux de pluie ;
 exploitation de Carrière : La société dispose d’unité opérationnelle de production d’agrégats à
Evindissi par Sangmélima : sable carrière, gravier, moellons.

Année 2014
 dispositif de montage des turbines en cours d’installation, certains portiques sont déjà installés
aussi bien dans la salle des machines qu’à l’extérieur du bâtiment ;
 les groupes turbine et alternateur sont déjà sur le site aussi que d’autres matériels
électromécaniques et électriques ;
 ligne de transport : 140 pylônes sont montés avec déroulage de câble sur 31 km du câblage à
faire et tout le matériel de construction est disponible sur le site ;

191  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
 tous les équipements électriques et électromécaniques des postes élévateurs et abaisseurs sont
disponibles sur le site ;
 la cité du Maître d’ouvrage : Les 10 bâtiments sont réalisés 90 %. Reste le dispositif
d’installation des VRD (Voirie et Réseaux Divers) : Assainissement, eau potable, électricité,
espaces verts, évacuation de eaux de pluie. En février 2014 les plans et schémas pour
l’assainissement de la cité du MO ont étaient fourni ;
 une visite a été effectuée le 10 et 11 mars 2014 pour évaluer et élaborer un plan d’enlèvement
de bois dans la zone d’ennoiement. Des propositions techniques faites par le MINFOF et CNEEC
vont dans le sens du nettoyage systématique sur un rayon de 5km à partir de la confluence
avec une largeur de 400m de part et d’autre du cours d’eau. Ces travaux sont en cours.
Projet Memve’éle
Année 2014
 six (06) vannes radiales ont été installées ;
 les travaux de l’usine de production d’énergie sont à 45% ;
 les travaux de l’évacuateur de crues secondaire sont à 15% ;
 les travaux de béton structurel sont estimés à 18% ;
 le canal d’amenée est réalisé à 50% ;
 les travaux d’excavation sont exécutés à 90% ;
 le béton de protection de talus est en cours de réalisation ;
 le contrat pour la réalisation des ouvrages d’évacuation d’énergie est signé.

Projet Song Dong


 un Protocole d’Accord a été signé le 02 avril 2013 entre le Gouvernement et Hydrochina pour
les études et la construction de l’aménagement hydroélectrique de Song Dong ;
 les Études d’Avant-Projet Sommaires ont été Validées ;
 Les Études d’Impact Environnement et Social ont été réalisées en 2014.
Projet Bini à Warak
 les Etudes Géotechniques complémentaires conduites par le LABOGENIE sont achevés et le
rapport définitif transmis à SINOHYDRO pour la préparation de l’APD ;
 les Etudes Hydrologiques complémentaires sont en cours ;
 les Etudes d’Avant-projet Sommaire sont achevés ;
 les Etudes d’Avant-projet Détaillé sont achevés et les études d’ingénierie sont en cours en
Chine ;
 les Etudes d’Impact Environnemental et Social sont terminées pour la centrale et le certificat de
conformité délivré ;

192  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
 le Plan du tracé de la ligne d’évacuation de l’énergie électrique disponible ;
 le contrat relatif à la Mise à jour de l’étude d’impact environnemental et social de la ligne
électrique et de la voie d’accès au site est à sa phase finale ;
 le recrutement d’un BET pour l’Assistance Technique au MOA est en cours ;
 le contrat pour la réalisation de l’Etude pour la préparation du Plan d’Action et de
Réinstallation (PAR), Plan d’Engagement des Parties Prenantes (PEPP), Plan de Gestion des
Afflux Sociaux (PGAS) a été signé.

Projet Menchum

 l’offre de financement de Industrial and Commercial Bank of China est en cours 18/99
 le BET devant élaborer le Plan d’action et de réinstallation (PAR), Plan de Gestion des
afflux sociaux, et du plan d’engagement des parties prenantes (PEPP) a été recruté, il s’agit de
SRK consulting ;
 les études d’APD ont été soumis par CWE et attendent leur validation par la Partie
Gouvernementale ;
 la procédure de recrutement du BET devant assurer la Maitrise d’œuvre est en cours;
 les commissions d’enquête et d’évaluation du département de la Menchum et de Mezam
sont mises à pied d’œuvre ;
 le marché relatif à l’exécution de l’EIES complémentaires est en cours d’attribution.

Projet Nachtigal

 les études d’impact environnemental et social sont achevées, les audiences publiques se sont
tenues et le certificat de conformité environnementale a été délivré;
 les études complémentaires et les activités nécessaires à la mise en œuvre du Plan de gestion
environnementale et sociale du projet ont été engagées et se poursuivent ;
 les études d’avant-projet détaillées sont achevées ;
 les négociations relatives aux principaux termes du contrat d’achat d’énergie entre le projet et
la société ENEO sont en cours ;
 les discussions commerciales engagées en 2014se poursuivent avec pour objectif le bouclage
des financements pour la construction des ouvrages au plus tard au 3è trimestre de l’année
2016 et le début de la mise en service des ouvrages en 2020 ;
 l’avis de sollicitation de manifestation d’intérêt pour la réalisation du projet publié le 30 avril
2015 a donné lieu à la réception des soumissions de 11 entreprises. L’analyse des offres est en
cours.

193  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Annexe III-5 : MODELISATION DE L’AUTOPRODUCTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE A PARTIR
DES GROUPES ELECTROGENES

Pour l’accomplissement de ses missions, le SIE-Cameroun collecte, valide, traite et analyse des
données pour orienter la prise de décision. Pour des raisons multiples, toutes les informations
requises ne sont pas toujours disponibles, d’où le recours à des hypothèses de calculs. Le processus de
modélisation de l’autoproduction thermique à partir des groupes électrogènes utilisant les
combustibles fossiles (puissance installée et énergie produite) au Cameroun est présenté comme suit.

- L’estimation de l’autoproduction est basée sur les chiffres de ventes de groupes électrogènes
par les plus grands vendeurs. Ainsi, chaque année, les différents grands distributeurs
fournissent des informations sur les ventes de groupes électrogènes et ce, suivant les
différentes puissances unitaires (en KVA), ce qui conduit à l’estimation des puissances
électriques annuelles vendues. L’on en déduit de ce fait, les puissances électriques cumulées
vendues par les grands distributeurs.

Principaux distributeurs de groupes électrogènes : SHO-Cameroun devenu TRACTAFRIC


EQUIPEMENTS, BERNABE, NOTICAM, ARNO TECHNIQUE ELECTRICITE (ATE), KENSON MOTORS,
MACAT, BIA, etc. Ceux nous ayant fourni les informations sont : SHO-Cameroun devenu
TRACTAFRIC EQUIPEMENTS, BERNABE, NOTICAM, ARNO TECHNIQUE ELECTRICITE (ATE).

Ainsi, l’on suppose que le parc de production effectif évolue au même rythme que la puissance
vendue par les plus gros distributeurs.

- Pour prendre en compte l’amortissement des équipements, un déclassement de 10 % des


équipements (puissance cumulées) vendues chaque année est par la suite effectué, conduisant
à la déduction de la puissance cumulée opérationnelle.

- Une autre hypothèse fixe à 70%, le taux d’utilisation des équipements, conduisant ainsi à la
puissance cumulée opérationnelle utilisée en ONSHORE.

- En 2003, ARSEL a eu à faire une enquête sur les autoproducteurs, un redressement sur les
autres années est fait par rapport à 2003.

- La répartition de cette puissance unitaire ONSHORE par secteur est considérée comme suit:

* Ménages : 8-26 Kva

* Services: 27-544 Kva

* Industries: 545-2000 Kva

- La durée moyenne d'utilisation des installations ONSHORE est calculée comme suit:

194  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
* Ménages : 2h/jr

* Services: 3h/jr

* Industries: 10h/jr

- Durée moyenne d'utilisation des installations OFFSHORE : à plein temps.

- Le produit de la puissance unitaire et de la durée moyenne d'utilisation des installations


ONSHORE de chacun des 3 secteurs conduit à la détermination de l’énergie électrique produite
en ONSHORE.

195  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Annexe V-1 : LISTE DES ENTREPRISES PRIVEES DU SECTEUR DES ENERGIES RENOUVELABLES

N° Désignation Filières

1 HYSACAM Biomasse/biogaz

2 SOCIETES DES PALMERAIES DE LA FERME SUISSE Biomasse/biocarburant

3 SOSUCAM Biomasse/bioéthanol

4 ADEID Petit hydro

5 IDRATEL Solaire et petit hydro

6 Watt Services Solaire

7 Yandalux Solaire

8 Haute Energy Systems Solaire

9 Maguysama Solaire

10 Matrix Power Solaire

11 Global Village Cameroon Solaire

12 Energie Renouvelable Cameroun (ERC) Solaire

13 Schneider Solaire

14 INSTRUMELEC Solaire

15 HUAWEI Solaire

16 CANOPY Solaire

196  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Annexe V-2 : PRESENTATION DU PATRIMOINE FORESTIER NATIONAL

Le Cameroun compte 17,4 millions d’ha de forêts denses en zone tropicale humide du Sud,
1,5 millions d’ha de forêts claires et 6 millions d’ha de savanes boisées et arbustives.

Le patrimoine forestier est organisé par un plan de zonage, distinguant :


 le Domaine Forestier Permanent (DFP), affecté à la forêt et/ou à l’habitat de la faune :
l’aménagement a pour but de maintenir un couvert forestier permanent capable d’assurer
une production forestière soutenue tout en conservant la diversité biologique et l’équilibre
des écosystèmes ;
 le Domaine Forestier Non Permanent (DFnP), ou domaine national à vocations multiples dont
l’aménagement vise à satisfaire les besoins des populations locales en ressources forestières
(produits forestiers ligneux et non ligneux). Les forêts communautaires appartiennent au
DFnP.

Le DFP regroupe à son tour les catégories suivantes :


 les Forêts Domaniales : forêts de production subdivisées en Unités Forestières d’Aménagement
(UFA) et forêts de protection ;
 les Forêts Communales (FC).
Le DPnP regroupe entre autres les catégories suivantes :
 les Forêts communautaires ;
 les Forêts des particuliers.

Ces deux domaines forestiers sont présentés dans le tableau ci-dessous. Notons que les
statistiques présentées dans ce tableau indiquent que le DFP couvre environ 12,3 millions d’hectares,
soit 26% du territoire national du Cameroun (46,9 millions d’hectares), ce qui est inférieur au
minimum des 30% exigé par le Code forestier de 1994.

197  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 

forets domaniale
-Réserves forestières
domaine -Aires protégées pour la faune
forestier
permanent (DFP)
domaine
forestier forets comunales
nationnal
domaine
forestier non
permanent
(DFnP) ‐forets du domaine national
-forets comunautaires
-forets des particuliers

 Réserves forestières

- Réserves écologiques intégrales ;


- Forêts de production / dont les UFA ;
- Forêts de protection ;
- Forêts de récréation, d´enseignement et recherche ;
- Sanctuaires de flore ;
- Jardins botaniques ;
- Périmètres de reboisement.

 Aires protégées pour la faune

- Parcs nationaux
- Réserves de faune
- Zones d´intérêt cynégétique
- Game-ranches de l´Etat
- Jardins zoologiques de l´Etat
- Sanctuaires de faune
- Zones tampon
Source : Loi N°94/01 portant régime des forêts, de la faune et de la pêche

198  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Tableau 4 : Récapitulatif de l’état du Domaine forestier (2007)

Catégorie Domaine Nombre Superficie


(ha)
UFA en concession provisoire 37 2 441 527
UFA sous plan d´aménagement
39 3 135 889
approuvé
Forêts communales classées 6 153 452
Forêts communales en cours de DFP
12 248 981
classement
Forêts communales en projet 4 69 405
Forêts et aires Autres forêts de production
30 632 400
Protégées de (non UFA)
production Zones de chasse5 et autres 6 57 p.m.
Sous total "forêts de production du DFP" 6 681 654
Forêts du domaine national
31 775 000
(ventes de coupes)
DFnP
Forêts communautaires 7 107 336 548
Forêts privées 67 p.m.
Sous total "forêts de production du DFnP" 1 111 548
Sous total "forêts de production" 7 793 202
Parcs nationaux 17 2 910 382
UFA de conservation (statut
9 867 000
incertain dans la durée)
Aires protégées Réserves de faune DFP 6 738 995
pour la Sanctuaires de faune 4 246 368
conservation Jardins zoologiques 3 7
8
Autres réserves forestières 57 920 000
Sous total "aires protégées pour la
5 682 752
conservation"
Total "forêts & aires protégées du DFP" 12 364 406
Total 20 157 608
Source : Global Forest Watch ; MINFOF ;

199  Annexes 
 
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5
- Superficies non mentionnées car certaines Zones d’intérêt cynégétiques à gestion
communautaire (ZICGC) se superposent avec d’autres unités spatiales.
6
- Cette catégorie inclut les Game ranches appartenant à l’Etat ainsi que les zones
tampons.
7
- Il s’agit des forêts communautaires valides.

200  Annexes 
 
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Annexe V-3 : SUPERFICIE DE FORET A DETRUIRE DUE AUX PROJETS DE DEVELOPPEMENT
RECENSE EN 2014
Superficie en
N° Désignation des projets
hectare

1 Port en eau profonde de Kribi 20 585

2 Barrage hydroélectrique de MEKIN 13 460

3 Extension d’HEVECAM 8 796

4 Barrage hydroélectrique de Lom Pangar 7 710

5 Barrage hydroélectrique de Memvé’éle 643,4

6 Projet agricole CAM-CAT 4 953,8

7 Palmeraie de SGSOC 2 500

8 Extension de la ville de Sangmélima 2 031

Total : 60 679,2

201  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Annexe V-4 : PRINCIPALES ZONES AGRO-ECOLOGIQUES

Tableau 5 : Zones agro-écologiques et cultures associées en 2010

Libellé
Régions Superficie (km2) Principales cultures
Zones

Soudano- Coton, mil-sorgho, niébé,


Extrême-nord, Nord 100 353
sahélienne oignon
Maïs, coton, mil-sorgho,
Hautes savanes Adamaoua 123 077
igname, pomme de terre
Cacao, café, maïs, haricots
Hauts plateaux Ouest, Nord-ouest 31 192 sec, pomme de terre,
maraichage
Cacao, café, plantain,
Forestière bimodale Centre, Est, Sud 45 658 manioc, arachide, maïs,
huile de palme, ananas
Cacao, banane, café,
Forestière Sud-ouest, Littoral,
165 770 plantain, huile de palme,
monomodale Sud
gingembre, poivre
Total 466 050

202  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Annexe V-5 : LISTE DES PUBLICATIONS DANS LE DOMAINE DES ENERGIES RENOUVELALES

I - FILIRE SOLAIRE

1. A. Teyou Ngoupo, S. Ouédraogo, F. Zougmoré and J.M. Ndjaka. New Architecture towards
Ultra-Thin CdTe solar cells for high Conversion efficiency. International Journal of
Photoenergy, Volume 2015 (2015), Article ID 961812, 9 pages.
http://dx.doi.org/10.1155/2015/961812.

2. S. Ouédraogo, F. Zougmoré, and J. M.B. Ndjaka. Computational analysis of the effect of the
surface defect layer (SDL) properties on Cu(In,Ga)Se2 based solar cell performances.
Journal of Physics and Chemistry of Solids, Volume 75, Issue 5, May 2014, Pages 688-695.

3. S. Ouédraogo, F. Zougmoré, and J. M. Ndjaka, Numerical Analysis of Copper-Indium-


Gallium-Diselenide-Based Solar Cells by SCAPS-1D, International Journal of Photoenergy,
Volume 2013 (2013), Article ID 421076, 9 pages,. http://dx.doi.org/10.1155/2013/421076.

4. S. Ouedraogo, R. Sam, F. Ouedraogo, M. B. Kebre, J.M. Ndjaka, F. Zougmore. Optimization of


copper indium gallium Di-Selenide (CIGS) based solar cells by back grading. Journal of
Ovonic Research 9( 4), 95 – 103, 2013.

II - FILIRE BIOMASSE

5. Ayissi Zacharie Merlin, Obounou Akong Marcel, Ayina Ohandja Louis Max, Chabira Salem,
Gerard Jean. Development and experimental investigation of a biodiesel from a nonedible
woody plant : The Neem. Renewable and Sustainable Energy Reviews 52 (2015) 201–208.

6. Ruben Mouangue, Marcel Obounou, Laurent Gomet and Arnaud Mura, “Lagrangian
Intermittent Modelling of a Turbulent Lifted Methane-Air Jet Flame Stabilized in a Vitiated
Co-flow“, Flow, Turbulence and Combustion 92 (3): 731-765, 2014.

7. Ruben Mouangue, Marcel Obounou and Arnaud Mura, “Turbulent lifted flames of H2/N2
fuel issuing into a vitiated coflow investigated using lagrangian intermittent modelling“,
International Journal of Hydrogen Energy 39 (2014) 13002-13013.

8. Ruben Mouangue, Marcel Obounou, Donatien Njomo and Cyrille Gnentedem. Numerical
Simulation of a Lifted Methane Jet Flame in a Vitiated Coflow: Lagrangian Approach with
Detail Chemistry, Journal of Engineering and Applied Sciences 5(3): 211-220, 2010.

9. A. Fossi, M. Obounou, D. Njomo and R. Mouangue, Numerical Simulation of Methane Triple


Flames: Effect of Equivalence Ratio on the Flame’s Structure, Research Journal of Applied
Sciences, Engineering and Technology 2(7): 642-653, 2010.

203  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
10. R. Mouangue and M. Obounou. Numerical simulation of turbulent diffusion flames of
H2/air, Phys. Chem. News 50: 69-78, 2009.

III - FILIRE EOLIENNE

11. Ruben M. Mouangue, Myrin Y. Kazet, Alexis Kuitche and Jean-Marie Ndjaka.
Influence of the Determination Methods of K and C Parameters on the Ability of
Weibull Distribution to Suitably Estimate Wind Potential and Electric Energy,
International Journal of Renewable Energy Development 3 (2) 2014: 145-154.

12. M. Kazet, R. Mouangue, A. Kuitche, J.M. Ndjaka et S. Takam, Modélisation et


simulation numérique des données du vent en vue d’une prédiction de l’énergie
électrique d’origine éolienne: cas d’un site de la ville de Ngaoundéré au Cameroun,
Revue des Energies Renouvelables Vol. 16 N°3 (2013) 527-538.

204  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Annexe V-6 : Répartition annuelle et par filière des diplômés de l’ISS

Niveau
Filière Nombre de diplôme
d’étude

2012 2013 2014

Bac +3 13 18 12
Solaire
Bac +5 11

Bac +3 16 18 10
Biomasse
Bac +5 11

Bac +3 13 15 10
Eolien
Bac +5 10
Source : Université de Maroua (Institut Supérieur du Sahel)

205  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
Annexe VII.1 : CONVENTIONS, ACCORDS, PROTOCOLES

DOMAINE Conventions, Accords, Protocoles


ENVIRONNEMENT VERT
1. Convention Africaine d’Alger du 15/09/1968 sur la
conservation de la nature et des ressources naturelles ;
2. Convention de RAMSAR du 02/02/1971 relative aux zones
humides d’importance internationale particulièrement comme
habitat des oiseaux d’eau ;
3. Convention de Washington du 03/03/1973 sur le commerce
international des espèces de faune et de flore sauvages
menacées d’extinction (CITES) ;
4. Convention de Bonn sur la conservation des espèces migratrices
appartenant à la faune sauvage ;
Biodiversité floristique et 5. Accords d’ENUGY ; Nigéria du 03/12/1977 sur le règlement
faunique conjoint relatif à la faune et à la flore dans le bassin
conventionnel du lac Tchad ;
6. Accords de Libreville/Gabon du 16/04/1983 de coopération et
de concertation entre les Etats de l’Afrique Centrale sur la
conservation de la faune sauvage ;
7. Convention de Rio de Janeiro du 05/06/1992 sur la diversité
biologique ;
8. Accord International sur les bois tropicaux ;
9. Traité relatif à la conservation et la gestion durable des
écosystèmes forestiers d’Afrique Centrale.

DOMAINE Conventions, Accords, Protocoles

ENVIRONNEMENT VERT
1. Acte de Niamey 1963 relatif à la navigation et à la coopération
économique entre les Etats du Bassin du Niger ;
2. Convention Internationale de Bruxelles du 29/11/1969 sur
l’intervention en haute mer en cas d’accident entraînant ou
pouvant entraîner une pollution par les hydrocarbures ;
Ressources biologiques de
3. Convention relative à la coopération en matière de protection et
la mer et protection des
de mise en valeur du milieu marin et des zones côtières de la
écosystèmes marins et
région de l’Afrique de l’ouest et du centre ;
côtiers
4. Protocole d’Abidjan 1981 relatif à la coopération en matière de
lutte contre la pollution marine en cas de situation critique ;
5. Convention de MONTEGO BAY du 10/12/1982 sur le droit de
la mer (législation maritime).

206  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
DOMAINE Conventions, Accords, Protocoles
Patrimoine culturel et 1. Convention de Paris du 16/12/1972 pour la protection du
aménagement patrimoine mondial, culturel et naturel ;
2. Convention de Faranah/Niger du 02/11/1980 portant sur la
création de l’Autorité du Bassin du Niger ;
3. Protocole de Faranah/Niger du 02/11/1980 portant sur le fonds
de développement du Bassin du Niger.
Désertification 1. Convention de KANO/Nigéria du 23/05/1994 sur le criquet
migrateur africain ;
2. Convention des Nations Unies/Paris du 17/06/1994 sur la lutte
contre la désertification dans les pays gravement touchés par la
sécheresse et/ou la désertification, en particulier en Afrique.
ENVIRONNEMENT GRIS
1. Convention de Londres du 29/11/1969 sur la responsabilité
civile pour les dommages dus à la pollution des hydrocarbures,
modifié par le protocole de 1976 ;
2. Convention de Londres du 29/11/1969 sur la préparation, la
lutte et la coopération en matière de pollution par les
hydrocarbures ;
3. Convention de Bruxelles du 18 décembre 1977 portant création
Industrialisation/pollution d’un fonds international d’indemnisation pour les dommages
dus à la pollution par les hydrocarbures ;
4. Protocole d’Abidjan 1981 relatifs à la coopération en matière de
lutte contre la pollution marine en cas de situation critique ;
5. Convention de Vienne du 29/09/1986 sur l’assistance en cas
d’accident nucléaire ou de situation d’urgence radiologique ;
6. Convention de Stockholm du 22/05/2001 sur les polluants
organiques persistants.
Ressources en eau 1. Convention de statuts de For Lamy/Tchad du 25/05/1964
relatif à la Commission du Bassin du Lac Tchad ;
2. Accord de 1964 Niamey/Niger portant sur la création de la
commission du fleuve NIGER ;
3. Accord de Yaoundé de 1973 portant sus la création du fonds de
développement de la commission du bassin du Lac Tchad.
ENVIRONNEMENT GRIS
1. Protocole de Montréal de 1987 sur le contrôle des
chlorofluorocarbones (CFC) ;
2. Convention de Bâle du 23/03/1989 sur le contrôle des
Gestion des déchets
mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur
spéciaux et autres déchets
élimination ;
3. Convention de Bamako du 30/01/1991 sur l’interdiction
d’importer en Afrique des déchets dangereux et sur le contrôle

207  Annexes 
 
Ministère de l’Eau et de l’Energie Situation Energétique du Cameroun 2015
 
DOMAINE Conventions, Accords, Protocoles
des mouvements transfrontières et la gestion des déchets
dangereux produits en Afrique ;
4. Convention de Rotterdam du 11/09/1998 sur la procédure de
consentement préalable en connaissance de cause applicable à
certains produits chimiques et pesticides dangereux qui font
l’objet d’un commerce international ;
5. Protocole de Carthagène sur la prévention des risques
Biotechnologique.
1. Convention cadre de Vienne du 22/03/1985 pour la protection
de la couche d’ozone ;
2. Protocole de Montréal du 16 septembre 1987 sur les substances
appauvrissant la couche d’ozone ;
Changements climatiques
3. Convention cadre de Rio de Janeiro du 04/06/1992 concernant
les changements climatiques ;
4. Convention de Nairobi du 14/06/1992 sur les changements
climatiques.

208  Annexes 
 

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