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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE


UNIVERSITÉ DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE HOUARI BOUMEDIENE

Année universitaire : 2021/2022

Faculté : ELECTRONIQUE ET INFORMATIQUE - INSTRUMENTATION ET


AUTOMATIQUE

Exposé d’énergie renouvelable sur ;

La maintenance et l’installation des panneaux


photovoltaïques et des éoliennes et la protection
de chaque installation

Fait par :

NACER Farouk 191931087836

AOUIR Razika 171931056876

TAALBI Meriem 191931069528

YAHI Manel 191931066293

BELDJOUDI Cerine 191931063419


SOMMAIRE
LE PHOTOVOLTAIQUE

1. Comment installer un panneau solaire

 Caractéristiques importantes
 Poser des panneaux photovoltaïques
 Etapes de réalisation
 Outillage et consommable

2. Comment protéger les panneaux photovoltaïques

 Données nécessaires pour déterminer par calcul une


protection pour le photovoltaïque
 Présence de fusibles au niveau de la chaine
 Emplacement des fusibles dans les chaînes
 Tension nominale requise pour les fusibles gPV
 Courant nominal requis pour les fusibles gPV
 Protection des modules contre les courants inverses
 Fusibles gPV au niveau du regroupement
3. Maintenance des panneaux photovoltaïques

 Définition de la maintenance
 Objectifs de la maintenance
 Types de maintenance
 Pannes
 Défaillances
 Application de la maintenance
 Maintenances des panneaux

LES EOLIENNES

1. L’installation des éoliennes


 Les critères pour l’implantation d’une éolienne
 Les étapes pour l’implantation d’une éolienne
 l’installation des éoliennes en Algérie

2. Comment protéger les éoliennes

 Principes de protection contre la foudre


 Normalisation
 Niveau de protection contre la foudre (NPF)
 Mesures de protection contre les surtensions des équipements
 Protection contre les surtensions : les parafoudres
 Sélection des parafoudres
LE PHOTOVOLTAIQUE :

Au cours des dix dernières années, le marché du photovoltaïque a connu une


croissance très remarquable, surtout dans les quelques dernières années grâce aux différents
facteurs stimulants : réduction des coûts de production et politiques de soutien. Ces facteurs
stimulants rendent le retour sur investissement d’une installation photovoltaïque de plus en
plus intéressant. Or, comme tous les autres processus industriels, un système photovoltaïque
peut être soumis, au cours de son fonctionnement, à différents défauts et anomalies conduisant
à une baisse de la performance du système et voire à l’indisponibilité totale du système.
Toutes ces conséquences défavorables vont évidemment réduire la productivité de
l’installation, et donc réduire le profit de l’installation, sans compter le coût de maintenance
pour remettre le système en état normal.

Comment installer un panneau solaire :

L’installation de panneaux photovoltaïques sur un toit varie selon les accessoires :


Pose sur rails au-dessus des tuiles,
Pose sur écran sous-toiture,
Pose sur receveurs étanches.
Les abrégements sont en zinc, en plomb ou plastique

Caractéristiques importantes :

 Poser des panneaux photovoltaïques : plusieurs configurations


 Détuiler à l’emplacement du panneau solaire
 Poser les abrégements (inférieur et latéraux)
 Poser de l’écran sous-toiture ou un système d’étanchéité
 Poser les rails et les panneaux/Connecter l’onduleur au réseau
Poser des panneaux photovoltaïques : plusieurs configurations :
Les panneaux photovoltaïques s’installent principalement sur les toits (inclinaison de 30 à

35 degrés et orientation sud recommandée) et leurs systèmes de fixation diffèrent et

impactent la facilité de pose, les accessoires nécessaires, la durée d’intervention, le degré

de compétence et les outils nécessaires à la pose. De rails posés au-dessus de la couverture au

détuilage puis à la pose d’un système d’étanchéité ou d’un écran sous-toiture, les coûts varient

considérablement.

 L’installation de panneaux solaires permet la production d’électricité, leur pose est

relative à différents paramètres. Le choix des panneaux solaires, relativement à des critères

définis, nécessite une étude préalable et une définition précise des besoins de l’installation

et/ou du logement.
Pour installer des panneaux solaires, il vous faut nécessairement être à l’aise avec le travail
en hauteur, la couverture, vous y connaître en étanchéité pour éviter les fuites d’eau. Vous
devrez vous assurer de la bonne fixation des panneaux qui doivent résister à des conditions
climatiques rudes en posant des crochets, des rails, de la volige ou encore des liteaux. Lire
une notice, savoir lire un schéma de branchement, travailler en sécurité (intervention
électrique) installer et brancher un onduleur, connecter des fils électriques et les fixer au
mur,  savoir utiliser une perceuse-visseuse et une scie circulaire sont également des pré-
requis. Selon les panneaux solaires et leur mode de fixation, vous pouvez être amené à  poser
de l’écran sous-toiture ou un système d’étanchéité (par agrafage dans le premier cas et par
vissage dans le second). Une bonne aptitude physique est également nécessaire pour
intervenir sur un toit et manutentionner les panneaux voltaïques.
Temps de réalisation : 6 h minimum (selon installation) Nombre de personnes 2 personnes

Deux façons d’assembler les modules photovoltaïques :

Vous l’avez compris, pour que les panneaux solaires fonctionnent au sein d’un système
photovoltaïque, il faut plusieurs modules, reliés les uns avec les autres. Il existe deux façons
de les brancher : en série ou en parallèle. Ces deux options sont bien différentes, et vous
devrez utiliser l’une ou l’autre en fonction de vos besoins.
Le montage de modules photovoltaïques en série

Lorsque l’on branche des modules photovoltaïques en série, cela additionne les voltages,
tout en conservant un ampérage identique. Il s’effectue normalement entre des modules
de même ampérage. Dans le cas contraire, l’ensemble s’aligne sur l’ampérage le plus faible.

Pour un branchement en série, il faut relier les pôles positifs d’un module aux pôles négatifs
d’un autre module.
Le montage de modules photovoltaïques en parallèle

Lors d’un montage de modules en parallèle, ce sont les intensités (ampérage) qui
s’additionnent, tandis que la tension (voltage) reste identique. Le résultat est donc inverse
d’un branchement en série. Il s’effectue normalement entre des modules de même voltage, et
ce, afin d’éviter tout risque de surtension ou de court-circuit. Les intensités peuvent quant à
elles être différentes, puisqu’elles s’additionnent. Ce type de branchement est utilisé lorsqu’on
souhaite une forte intensité.

Pour un branchement en parallèle, il faut relier les bornes positives entre elles. Il en est de
même pour les bornes négatives.

Lors d’une installation de système photovoltaïque à votre domicile, des techniciens vous
aiguillent afin de choisir le système le plus adapté à vos besoins.

Etapes de réalisation :

1. Détuiler à l’emplacement du panneau solaire


2. Poser les abergements (inférieur et latéraux)
3. Poser de l’écran sous-toiture ou un système d’étanchéité
4. Poser les rails et les panneaux
5. Connecter l’onduleur au réseau

Outillage et consommable :

 Tournevis et/ou perceuse-visseuse avec douilles et/ou embouts


 Scie circulaire
 Rallonge électrique
 Mètre
 Échafaudage ou échelle
 Echelle de couvreur (selon couverture)
 Clé plate ou à douilles
 Visserie
 Eclisse et autre quincaillerie pour la pose des rails
 Abergement ou zinc
 Bande de plomb
 Liteaux et voliges
 Pistolet extrudeur avec colle silicone
 Fil électrique avec au besoin tubes IRL et/ou pontets (selon configuration)
 Gants de protection
 Système anti-chute
 Lunettes de protection
 Chaussures de sécurité

1. Détuiler à l’emplacement du panneau solaire :

On distingue deux cas de figure distincts. Si le toit est recouvert de tuiles mécaniques ou
d’ardoise, vous allez devoir procéder à une dépose partielle. Il faut commencer par délimiter
l’emplacement précis où vous souhaitez installer les panneaux solaires. Il faut alors enlever
les tuiles sur une surface légèrement supérieure à la surface des panneaux à poser. Une
fois cette opération faite, un trou apparaît dans votre toiture : y  viendront se loger les
panneaux photovoltaïques après une préparation méticuleuse.

Détuilez avec des gants de protection car les tuiles sont abrasives et peuvent vous blesser les
mains. Toute intervention sur le toit doit être effectuée avec un système anti-chute (filet anti-
chute ou longe avec harnais). Si vous détuilez près du faîtage, faites attention à ne pas casser
les tuiles faîtièresou les demi-pureaux (ne marchez pas à proximité et soulevez les tuiles
délicatement).
Si votre toiture n’est pas voligée (charpente en fermettes), ne marchez pas au milieu des
liteaux ni sur l’écran sous-toiture sous risque de chuter.

2. Poser les abrégements inférieurs et latéraux :

Les abrégements sont des pièces de liaisons entre les matériaux de couverture de votre
toit, dans votre cas des tuiles ou des ardoises, et les différents éléments qui dépassent du toit,
ici les panneaux solaires et leurs fixations. Ils permettent de réaliser une étanchéité parfaite.
On trouve des abrégements adaptés à chaque modèle de tuiles mécaniques, tant pour la forme
que la couleur. Pour les ardoises, il s’agit d’une tôle couleur ardoise ou d’une pièce de zinc, à
l’ancienne.

La pose des abergements consiste en une fixation avec des vis sur les liteaux existant ou sur
des liteaux ajoutés. L’utilisation d’une visseuse est nécessaire comme du mètre pour reporter
les mesures exactes. Les crochets se fixent également à l’aide de vis.
Ajoutez au besoin une volige sur la longueur de l’emplacement du panneau et derrière le
premier rang de tuiles pour gagner de la hauteur et offrir une meilleure assise à
l’abergement. L’abergement peut être en plastique et livré avec le kit mais aussi être une
bande de plomb qu’il convient de dérouler à cheval sur la volige précédemment installée
et le premier rang de tuiles. La bande de plomb (de largeur variable) se colle avec de la
colle silicone appliquée avec un pistolet extrudeur. La bande de plomb, déformée à la
main, épouse la forme des tuiles.  Les planches et les liteaux sont coupés avec une scies
circulaire.

3. Poser l’écran sous-toiture ou un système d’étanchéité


Poser de l’écran sous-toiture :

Lors de la pose d’une toiture, il faut poser un écransous-toiture. Ce dernier est un film
technique plastique qui a pour fonction de créer une barrière étanche à l’eau mais pas à l’air.
Il est recommandé lors de la pose de cet écran sous-toiture d’aménager une lame d’air entre
cet écran et le complexe isolant s’il y a lieu afin d’éviter tout risque de
moisissures (l’écran est généralement posé et agrafé sur la volige sur les charpentes
traditionnelles). Si cela est impossible et qu’il repose sur l’isolant, optez alors pour un écran à
haute perméabilité à la vapeur d’eau, ou HPV, qui permet le passage de la vapeur et diminue
les risques de condensation dans le complexe isolant. Si de la condensation se produit dans
l’isolant, ce dernier devient moins efficace, et peut même pourrir. Le recouvrement des lés
doit être réalisé avec les adhésifs recommandés par le fabricant et selon ses
préconisations.
Pose du système d’étanchéité

Selon l’installation, les panneaux solaires peuvent reposer sur un système d’étanchéité en


plastique souple à installer sur la toiture (une assise rigide constituée de voliges est alors
nécessaire). Ces systèmes  d’étanchéités sont alors vissés sur les voliges et/ou les liteaux à
l’emplacement des panneaux.

4. Poser les rails et les panneaux :


Les rails doivent être fixés solidement aux chevrons à l’aide de crochets (utilisez pour cela
la visseuse et des vis adaptées) ; les panneaux solaires sont lourds et offrent une grande prise
au vent. Les formes complexes avec éventuellement certains réglages pour adapter leur forme
à certaines tuiles permettent la fixation au travers de la couverture. Le détuilage intégral
n’est alors plus nécessaire car la structure des rails est au-dessus de la couverture.

Il est particulièrement important de respecter l’écart maximum entre deux rails préconisé par
le fabricant ainsi que la distance maximale entre deux fixations aux chevrons. Si les rails
ne sont pas assez longs ou doivent être croisés, il existe des éclisses ainsi que de nombreuses
autres pièces de liaisons. A noter que certains panneaux solaires peuvent pivoter d’un quart de
tour, leur grand côté se retrouvant à la verticale. Il peut alors être aussi nécessaire de poser les
rails verticalement. Les panneaux se fixent ensuite sur les rails à l’aide de crochets ou de
boulons. Une fois tous les panneaux en place, vous pouvez fixer l’abergement supérieur puis
reposer les tuiles ou ardoises manquantes.

Dans le cadre de pose de panneaux solaires sur un système d’étanchéité, les rails de
supports peuvent être directement installés dessus.

5. Connecter les panneaux à l’onduleur


L’onduleur est un appareil électronique qui transforme le courant continu peu stable en sortie
des panneaux photovoltaïques en un courant alternatif 220 V et d’une fréquence de 50
Hz (fréquence que l’on trouve sur le réseau Enedis anciennement ERDF). Cet onduleur est
lui-même relié d’une part aux panneaux, et d’autre part au compteur de non-consommation,
que l’on retrouve en tête de toutes les installations individuelles de production d’électricité
reliées au réseau. Il est impératif pour cette étape de savoir lire un schéma électrique.
Il faut relier certains panneaux en séries, d’autres en parallèle afin d’obtenir des valeurs de
tension et d’intensité autour des valeurs nominales attendues par l’onduleur pour
préserver sa longévité. Deux panneaux de caractéristiques identiques sont reliées en série si la
borne positive (+) de l’un est reliée à la borne négative (-) de l’autre ; leurs tensions
s’additionnent alors.

Si chaque panneau produit une tension de 12 V, les deux panneaux en série produisent une
tension de 24 V. Si vous reliez  les bornes de même polarité entre elles, les panneaux sont
reliés en parallèle. Ce montage produit une tension de 12 V, mais l’intensité produite est la
somme de l’intensité produite par chaque panneau. Attention, si vous reliez deux groupes
de panneaux en série en parallèles, les tensions de chaque groupe doivent être égales pour
préserver les panneaux et maximiser leur production.

Comment on protège notre PV ?

1 - Données nécessaires pour déterminer par calcul une protection pour le


photovoltaïque :
M = nombre de modules en série dans une chaîne.

N = nombre de chaînes en parallèle Pour le module utilisé.

IRM = courant inverse maximal d'un module.

Nota: le module est testé suivant la norme 61730-2 à une valeur égale à :
135 % x IRM pendant 2 heures :

le module doit supporter cette contrainte.

Voc STC = tension circuit ouvert.

Isc STC = courant de court-circuit.

STC = conditions standards de test = illumination de 1 000 W/m2 masse de l'air 1,5


température de la cellule 25 °C.

2 - Présence de fusibles au niveau de la chaîne :

a) une ou deux chaînes en parallèle : les fusibles ne sont pas nécessaires.

b) trois chaînes ou au-delà en parallèle: le nombre maximal de chaînes en parallèle sans


protection électrique est obtenu selon la formule suivante :

«  N ≤ (1 + IRM / ISC STC) »

3 - Emplacement des fusibles dans les chaînes :

L'usage habituel est de mettre un fusible sur chaque polarité (positive et négative) pour
chaque chaîne en cas de configuration de circuit flottant, et un seul sinon.

4 - Tension nominale requise pour les fusibles gPV :

L'annexe BB de la norme CEI 60269-6 fournit l'information nécessaire à la détermination de


la tension nominale des fusibles GPV à choisir. Cette tension doit tenir compte de la tension
en circuit ouvert de la chaîne à la plus basse température dans l'application.

OC STC de la chaîne = M x Voc STC d'un module

À -25 °C la tension en circuit ouvert atteint 1,2 fois Voc STC.

En conséquence la tension nominale du fusible doit être :

≥ 1,2 x Voc STC de la chaîne ≥ 1,2 x M x Voc STC d'un module.

Nota : la table 104 de la norme CEI 60269-6 impose des tests de coupure menés à la valeur
moyenne de la tension de rétablissement fixée à 100 (0 - >+5 %) de la tension nominale du
fusible. Ces conditions sont les mêmes que celles définies dans les normes UL 248-19. Donc
le coefficient 1,2 est applicable pour les deux normes CEI et UL.

5 - Courant nominal requis pour les fusibles gPV :

L'annexe BB de la norme CEI 60269-6 fournit l'information permettant de déterminer le


courant nominal des fusibles gPV à choisir. Le même calcul doit être entrepris pour les
fusibles gPV au niveau d'une chaîne comme pour ceux au niveau du coffret de jonction de
regroupement ou à l'entrée de l'onduleur.

Avec une température ambiante dans le coffret, inférieure ou égale à 45 °C, le courant
nominal du fusible doit être supérieur ou égal à :

1.4 x Isc STC selon la norme CEI 60269-6. Comme en pratique la température à l'intérieur
des coffrets peut monter jusqu'à 65 °C voire plus, un déclassement est nécessaire.

Nota : la norme NEC recommande 1.56 x Isc STC pour des températures ambiantes en


dessous de 50 °C à l'intérieur.

6 - Protection des modules contre les courants inverses :

a) La norme CEI 60269-6 spécifie que les tests de vérification des courants de fusion
conventionnelle sont considérés comme donnant des résultats satisfaisants en
fonctionnement à : 1.35 In pendant 2 heures.

Les caractéristiques temps-courant des fusibles gPV de Mersen sont conformes aux balises
suivantes :

courant de non fusion = 1,13 x In du fusible.

courant de fusion = 1,35 x In du fusible .

ainsi les fusibles gPV Mersen répondent aux exigences de balises des deux normes CEI et
UL.

b) D'un autre côté, on a vu dans le paragraphe 1 que les modules sont testés selon la norme
61730-2 à une valeur égale à 135 % x IRM pendant deux heures.

c) Conclusion pour la protection des modules :


Conclusion : pour protéger les modules contre les courants inverses nous devons vérifier que
1,35 x In du fusible (courant certain de fusion) est inférieur ou égal à 1,35 x IRM (tenue
certaine du module).

L'utilisateur doit simplement s'assurer que :

In (courant nominal du fusible) doit être inférieur ou égal à IRM (courant inverse maximal
de tenue des modules).

7 - Fusibles gPV au niveau regroupement :

On applique les règles vues aux paragraphes 4 et 5 pour la détermination des tensions
nominales des fusibles gPV. L'utilisateur s'assure simplement que les courants nominaux
calculés sont tels que la protection des câbles en surcharge est satisfaite.

QUELQUES APPAREILS UTILISES POUR LA PROTECTION DES


PV :

Fusibles HelioProtection® HP6M – 600VDC

Les fusibles HP6M de Mersen sont conçus spécialement pour protéger les modules
photovoltaïques contre les courants inverses. Les fusibles HP6M ont été développés avec un
courant de coupure minimum excessivement bas à 1,35 fois son courant nominal. Cela assure
une coupure du circuit absolument sûre et fiable sous les conditions spécifiques des
installations PV pour lesquelles les courants de défaut sont très faibles.

HelioProtection® Fuse gPV HP10M – 1 000VDC

Les fusibles HP10M de Mersen sont conçus spécialement pour protéger les modules
photovoltaïques contre les courants inverses. Les fusibles HP10M ont été développés avec
un courant de coupure minimum excessivement bas à 1,35 fois son courant nominal. Cela
assure une coupure du circuit absolument sûre et fiable sous les conditions spécifiques des
installations PV pour lesquelles les courants de défaut sont très faibles.
Fusibles gPV HelioProtection® HP10M – 1 000VDC

avec Crimp Cap La série de fusibles photovoltaïques HP10M de Mersen avec bornes Crimp
Cap est conçue pour des applications de fusibles en ligne. Cette cosse à sertir unique (option
CC) permet de connecter le câble au fusible sans soudure, avec encapsulation par surmoulage
du fusible et du câblage. Les fusibles photovoltaïques de Mersen ont été développés
spécialement pour la protection du câblage des chaînes photovoltaïques dans les systèmes
photovoltaïques de toitures industrielles et de capacité industrielle de 1 000 VDC. Leur
construction améliorée leur confère une longévité accrue grâce à une meilleure résistance aux
hautes températures ainsi qu’à la tenue au courant cyclé.

Modulostar® HelioProtection® Porte-fusibles modulaires pour fusibles


gPV HP6M et HP10M

Les porte-fusibles Modulostar HelioProtection® de Mersen sont très connus sur le marché
de la distribution électrique basse tension. Le fusible gPV HelioProtection® a été
spécialement conçu pour les applications photovoltaïques et pour le courant continu en
général.

Fusibles ultra-rapides Protistor® Fusibles à corps carré de taille 3x et 7x

Les fusibles à corps carré de protection des semiconducteurs de Mersen apportent une
flexibilité maximum dans le design ainsi qu'une protection optimale pour les équipements
électriques de conversion de puissance actuels comme les onduleurs photovoltaïques. Ces
fusibles à corps carré sont disponibles dans quatre tailles, chacune proposant sept systèmes de
montage selon les pays. Les fusibles Protistor® ont été développés pour apporter une
protection optimale. Ils sont assemblés avec des éléments découpés en argent ou bimétal qui
sont incorporés dans du sable solidifié, ce qui aide à contrôler les caractéristiques d'arc pour
un I2t bas et un haut niveau d'interruption. Toutes les surfaces de contact sont plaquées en
argent et tous les composants métalliques sont non-magnétiques.

STP T2 40 3P

STP T2 40 3P est la série de dispositifs de type 2/ classe II conçus pour offrir une protection
contre les surtensions, conformément aux normes CEI/EN 61643-11 et UL 1449. Adaptés à
la protection côté CA dans les systèmes photovoltaïques qui alimentent le réseau en énergie,
ces dispositifs sont également adaptés à la première ou à la seconde phase de protection dans
les applications commerciales ou résidentielles.

STP MPPT PV

STP MPPT PV est la série PHOTOVOLTAÏQUE de dispositifs combinés Type 1+2/Classe


I+II destinés à décharger des courants de foudre (10/350 µs) et à protéger contre les
surtensions induites (8/20 µs), conformément aux normes EN 50539-11, CEI 61643-31 et UL
1449 (pour le Type 2). Ce type d’appareil utilise le système de déconnexion thermique
dynamique à pouvoir de coupure élevé de Mersen, optimisé pour les tensions de DC.

PV BOX

PV BOX est la série de boîtiers de connexion DC pour la protection des onduleurs


photovoltaiques contre les surtensions selon la norme CEI/EN. Ces boîtiers sont prêts à être
installés pour le résidentiel et le commercial. Ils doivent simplement être connectés en
parallèle en amont des onduleurs de plusieurs trackers MPP, principalement sur les
installations de 1000 Vcc en toiture. Disponible en plusieurs configurations, y compris la
protection contre les surtensions de type 1 ou de type 2 avec connecteurs MC4 ou par câble.
Veuillez nous consulter pour la disponibilité et les modèles, en particulier les SPD 5 pôles et
8 pôles.

Méthodes de maintenance II.1

Introduction :

Longtemps vue comme un mal nécessaire, la maintenance est devenue une réelle
préoccupation dans les entreprises. Elle s’est affirmée comme un véritable enjeu compétitif,
tant sur l’assurance des performances de disponibilité des matériels existants qu’en termes de
sécurité, de qualité et de coûts, par exemple. On note aussi la prise en compte de nouvelles
préoccupations telles que les aspects environnementaux par le biais de la réduction des
émissions de déchets polluants ou encore le recyclage des systèmes en fin de vie.
Aujourd’hui, elle est perçue comme un processus industriel à part entière lorsqu’elle n’est pas
identifiée comme une des activités principales de l’exploitation industrielle. L’objectif de ce
chapitre est de mettre en relief la notion de maintenance, son importance et les différentes
pratiques existantes selon la taille et la productivité de l’entreprise.

II.2 Définition de la maintenance

Selon l’AFNOR par la norme NF X 60-010, la maintenance se définit comme étant :


ensemble des actions permettant de maintenir ou de rétablir un bien dans un état spécifié ou
en mesure d’assurer un service déterminé. Bien maintenir, c’est assurer l’ensemble de ces
opérations au coût optimal.
II.3 Objectifs de maintenance

Les objectifs de la maintenance sont d’Assurer la qualité et la quantité des produits fabriqués,
tout en respectant les délais. Optimiser les actions de maintenance. Contribuer à la création et
le maintien de la sécurité au travail. Consolider la compétitivité de l’entreprise.

II.4 Types de maintenance

II.4.1 Maintenance corrective

« Maintenance exécutée après détection d’une panne et destinée à remettre un bien dans un
état dans lequel il peut accomplir une fonction requise ». Deux types de maintenance
corrective peuvent être mis en œuvre :

• La maintenance curative

Constitue une réparation définitive du système, et vise à supprimer tout dysfonctionnement,

• La maintenance palliative

Constitue une réparation à caractère provisoire, celle-ci intervient lorsque la défaillance


empêche de poursuivre l’exploitation du système de production, et a pour but de le remettre
en état afin d’assurer une ou plusieurs de ses fonctions. Nous nous intéresserons à ce type de
maintenance corrective dans notre manuscrit.

II.4.2 Maintenance préventive

« Maintenance exécutée à des intervalles prédéterminés ou selon des critères prescrits et


destinée à réduire la probabilité de défaillance ou la dégradation du fonctionnement d’un bien
». Les maintenances préventives servent à entretenir le système, afin de le maintenir en bon
état de fonctionnement, et sont mises en œuvre avant que le système soit en état de panne.
Trois stratégies de maintenances préventives peuvent être mise en œuvre :
• La maintenance systématique :

« Maintenance préventive exécutée à des intervalles de temps préétablis ou selon un nombre


défini d’unités d’usage mais sans contrôle préalable de l’état du bien ». Bien que simple à
mettre en œuvre, cette politique de maintenance n’est pas très intéressante car elle se base sur
l’hypothèse que le temps moyen de bon fonctionnement est constant, ce qui n’est pas
forcément le cas en réalité,

• La maintenance prévisionnelle :

« Maintenance préventive exécutée selon un calendrier préétabli ou selon un nombre défini


d’unités d’usage ». Ce type de maintenance se base sur l’estimation du temps de
fonctionnement correct du système, qui peut être établie par l’analyse de différentes mesures
sur le système,

• La maintenance conditionnelle :

« Maintenance préventive basée sur une surveillance du fonctionnement du bien et/ou des
paramètres significatifs de ce fonctionnement intégrant les actions qui en découlent ». Cette
politique de maintenance se base sur l’évolution de paramètres qui décrivent l’état du
système, comme par exemple son état de dégradation. Lorsque les valeurs de ces paramètres
atteignent certains seuils, une maintenance est
II.5 Panne

« Etat d’un bien inapte à accomplir une fonction requise, excluant l’inaptitude due à la
maintenance préventive ou à d’autres actions programmées ou à un manque de ressources
extérieures ».

Le système de production passe de l’état de disponibilité à l’état de panne lorsqu’une


défaillance survient. Une maintenance du système sera alors nécessaire pour repasser de l’état
de panne à l’état opérationnel.

II.6 Défaillance

Une défaillance est l’altération ou la cessation de l’aptitude d’un ensemble à accomplir sa ou


ses fonctions requises avec les performances définies dans les spécifications techniques. On
peut classer les défaillances selon leur degré de sévérité par :

• Défaillance critique :

Nécessite une intervention d’urgence.

• Défaillance significative :

Nécessite un processus de traitement.

• Défaillance absorbable :
Pouvant être ignorée dans un premier temps.

II.11 Conclusion

La maintenance n’est pas toujours le fait de mesurer et de remettre en marche un équipement


défaillant, mais c’est maitriser ces équipements au point de dresser leur planning de
maintenance. Cette fonction doit être basée sur des méthodes pour optimiser les
comportements des équipements.

Application de la maintenance

Introduction :

La maintenance est la partie importante de notre travail pour découvrir les défauts qui
affectent le panneau solaire et réduire de la production, selon les expériences que nous avons
menées à Conservation National Des Formation à l’Environnement de EL Oued (CNFE).
Nous avons abordé de nombreuses méthodologies au système PV dans l’Institut National. En
suivant les étapes de maintenance, enfin nous provenons combien il est important de
maintenir Sur le panneau solaire de tous les défauts et obstacles naturels.

III.2 Maintenances des panneaux

.1 Défaut 1 : Poussière

Définition :

Prévenir l’encrassement des filtres à air des onduleurs pour éviter leur vieillissement
prématuré. Nettoyer les filtres à air, qui ne devraient pas dégager de poussières lorsqu’on les
tape (A défaut, les changer).
Défaut 2 : Bris du verre de la face avant

Définition :

La face avant du panneau photovoltaïque est recouverte d’une surface de verre, et peut être
brisé en cas d’événement mécanique non prévu (grêle, jet de pierre). Ceci aura Our
conséquence une perte d’étanchéité (possibilité de corrosion, de détérioration des cellules et
une probable diminution de la performance globale du module).

III.2.3 Défaut 3 :

Trace d’escargot Définition :

Les traces d’escargots sont le résultat de plusieurs phénomènes identifiés. Pour connaître la
source exacte de ce phénomène, des études en laboratoire peuvent être nécessaires. Si les
traces d’escargots ne provoquent pas nécessairement de perte de production, il convient de
surveiller leur évolution pour prévenir une éventuelle détérioration des modules impactés. Il
est important de mesurer son impact sur la production avant d’envisager le changement de ces
modules.

III.2.4 Défaut 4 :

Végétation Définition :

Il faut vérifier que la végétation ne fait pas d’ombre sur l’installation.

III.2.5 Défaut 5 :

Corrosions et oxydation Définition :

La corrosion (décoloration) et l’oxydation des contacts métalliques tels que les doigts, les
barres omnibus, les interconnexions de ruban et de chaîne, le lien de soudure et les bornes de
sortie sont causés par plusieurs facteurs tels que la pénétration d’humidité, une absorption
plus importante de l’agent d’encapsulation, une combinaison de tension du système, ce défaut
augmente la résistance série et dégrade le facteur de remplissage, conduit à une puissance de
sortie réduite , Un exemple de corrosion des interconnexions de barres et de cellules.

III.2.6 Défaut 6 :

Délamination Définition :

La délamination est une perte d’adhésion entre le verre, l’encapsulant, la surface


photovoltaïque active et la face arrière devient poreuse. Dans le cas d’une encapsulation EVA,
la délamination à plus de chance de se produire entre l’encapsulant et la surface active en
raison d’une adhésion initiale déjà limitée. La délamination peut être suivie par une
augmentation de l’humidité à l’intérieur du panneau et donc de la corrosion.
III.2.7 Défaut 7 : Fissuration de la cellule PV Définition :

Les fissures visibles des cellules peuvent être formées par des contraintes mécaniques ou
thermiques pendant une période d’exposition extérieure. Les microfissures peuvent également
être causées par les mêmes contraintes, qui se forment lors de la fabrication.

Conclusion :

 L’objectif du travail que nous venons de présenter dans ce manuscrit a été d’étudier
le plus finement possible l’Effet d’Ionisation de la Molécule de Méthane La performance
et le rendement du dispositif photovoltaïque sont une condition préalable à la stabilité et
aux systèmes de production. La stratégie de maintenance est l’une des fonctions qui
contribuent à améliorer la prospérité des entreprises et des institutions économiques et
industrielles. Par conséquent, la stratégie de maintenance la plus appropriée doit être
choisie pour contrôler à la fois les coûts de maintenance, la disponibilité, l’outil de
production et la qualité des produits et des services. Lors de notre stage pratique à
Conservation National Des Formation à l’Environnement de EL Oued (CNFE). Au début
des travaux, nous avons effectué la maintenance préventive avec toutes les notes dans le
fiche de suivi et de donner des solutions préventives. Après avoir pris toutes les
précautions et fourni toutes les demandes selon ce qui est dans la fiche de suivi, nous
avons effectué une maintenance corrective sur les panneaux solaires, qui a consisté à
nettoyer des salissures et poussières pour absorber de manière significative les rayons,
ainsi qu’un bon examen du panneau. Pour l’absence de Trace d’escargot ou Bris du verre
de la face avant ou Délamination ou Corrosion dans les interconnexions de cellules.
Ensuite, nous avons travaillé à appliquer de nombreuses méthodologies et appliquer la
méthode (AMDEC) au système PV. À la fin de nos travaux, nous avons fait des
recommandations pour améliorer le plan Maintenance préventive, ces recommandations
sont principalement basées sur la réduction La survenue de défauts sur le panneau solaire
ayant affecté le rendement de production de ce système photovoltaïque.
LES EOLIENNES :

L’énergie du vent ou énergie éolienne est l’énergie cinétique


des masses d’air en mouvement autour du globe. Cette énergie
peut être utilisée pour deux catégories ; la transformation en
énergie mécanique, la production d'énergie électrique.

 L’installation des éoliennes :


Pour implanter une éolienne, il faut tenir compte de plusieurs critères et des étapes

1_ Les critères pour l’implantation d’une éolienne :

 La quantité du vent excitable durant l’année. 


 La qualité du vent : régularité d’écoulement, absence de turbulence…
 La vitesse du vent : si la vitesse du vent double, la puissance disponible pour
l’éolienne est multipliée par 8.
 L’altitude : un atout ; le vent est plus fort en altitude.

2_ Les étapes pour l’implantation d’une éolienne :

1- Les formalités pour l’implantation d’une éolienne :

 Pour l’installation éolienne d’une hauteur supérieure ou égale à 12 mètres : Il faut


déposer un permis de construire.
 Pour les éoliennes inférieures à 12 mètres : une simple déclaration des travaux pour
installation d’une éolienne suffit, car elles ne sont pas soumises à autorisation
d’urbanisme.
 Les projets d’éoliennes de hauteur inférieure ou égale à 50 mètres font l’objet d’une
étude d’impact et d’une enquête publique réalisées au frais du demandeur.

2- vérification de l'emplacement (Zones interdites) :


Ça concerne plus précisément L’installation d’une éolienne domestique, où il est interdit de
construire :

 Dans les zones protégées : parcs nationaux et réserves naturelles,


 Dans les zones militaires,
 Sur les immeubles ou sites classés ou inscrits au titre des monuments historiques, ainsi
que dans les zones de protection qui les entourent (dans un rayon de 500 m),

Lorsque le plan local d’urbanisme (PLU) l’interdit.

3- Autorisation de défrichement :

Ça concerne la stabilité du terrain, Si le terrain sur lequel l’éolienne va être installée avait une
destination forestière, ce qui entraîne un
changement d’affectation des sols, une
autorisation de défrichement doit être
obtenue.

4-Distance minimale

Sauf disposition spécifique du plan local d’urbanisme (PLU) ou du règlement municipal de


constructions, la règle générale des constructions s’applique à l’implantation d’une éolienne
de moins de 50 m : elle doit respecter une distance par rapport à la limite séparative du
voisinage, égale à la moitié de sa hauteur, avec un minimum de 3 m.

Par exemple : une éolienne de 30 m de hauteur, pales comprises, doit être distante de 15 m de
la limite parcellaire du terrain sur lequel elle est installée.

5-Raccordement au réseau électrique

Les petits éoliens peuvent être raccordés au réseau électrique public ou alimenter directement
le bâtiment.

Pour électrifier un bâtiment non relié au réseau public de distribution, le propriétaire de


l’éolien domestique doit effectuer une demande d’électrification auprès de la mairie.

III. l’installation des éoliennes en Algérie :

En Algérie, la première tentative de raccorder les éoliennes au réseau de distribution


d'énergie électrique date de 1957, avec l'installation d'un aérogénérateur de 100 kW sur le site
de Grand Vent (Alger). Conçue par l'ingénieur français ANDREAU, ce prototype avait été
installé initialement à St-ALBAN en Angleterre puis fut rachetée par Electricité et Gaz
d’Algérie puis démontée et installée en Algérie.

Par la suite, de nombreux autres aérogénérateurs, de plus petites puissances, ont été installés
en différentes locations, notamment pour l’alimentation de localités isolées ou d’accès
difficiles telles que les installations de relais de télécommunications. Cependant, ces
expériences n’étaient pas toujours concluantes.
Mais après le premier choc pétrolier, d’importants investissements ont été consacrés à la
recherche/développement des éoliennes. L’exploitation de l’énergie éolienne pour la
production d’électricité a alors pris un essor considérable, notamment depuis la fin des années
80. Les éoliennes actuelles sont de plus en plus fiables, plus performantes et de plus en plus
grandes. Ainsi, la taille du plus grand aérogénérateur qui était de 50 kW avec un diamètre de
15 m en 1989 a atteint, en 2014, une puissance de 8 MW, avec un diamètre de 164 m
(VESTAS Offshore). La hauteur du mât a augmenté en conséquence pour atteindre dans
certaines installations, plus de 150 mètres, puis Vien alors la première ferme éolienne de 10
MW de puissance, qui a été implantée à Adrar et mise en service en juin 2014. L’énergie
électrique fournie par cette ferme est injectée au réseau local et le taux de pénétration de
l’énergie éolienne représenterait 5% environ.

Actuellement, la puissance éolienne totale installée en Algérie est insignifiante, Cependant,


le ministère de l’énergie et des mines a projeté, dans son nouveau programme des Energies
Renouvelables, d’installer d’autres parcs éoliens d’une puissance totale de 1000 MW à moyen
terme (2015-2020) pour atteindre 5010 MW à l’horizon 2030, vise aussi bien les installations
connectées au réseau électrique que le petit éolien (les petites éoliennes destinées au pompage
de l’eau ou à l’alimentation en électricité des localités isolées )

Pour exemple d’une éolienne en Algérie nous avons La plus grande éolienne de pompage a
été installée en 1953 à Adrar par les services de la colonisation et de l’hydraulique.
Par ailleurs, selon des archives du Ministère de l’hydraulique, deux autres éoliennes ont été
installées à Mècherai, pour l’alimentation en eau potable de la ville et à Naama, pour le
pompage de l’eau. Les deux machines étaient couplées à une génératrice à courant continu et
entrainaient une pompe électrique à courant continu.

_Des éolienne de Adrar_

PROTECTION DES EOLIENNES :

Les éoliennes sont des équipements particulièrement exposés au risque foudre et


surtensions transitoires : du fait de leur hauteur importante et de leur localisation sur des
points hauts et isolés, l'impact foudre directe est une probabilité supérieure aux installations
traditionnelles.

PRINCIPES DE PROTECTION CONTRE LA FOUDRE :


Les éoliennes sont généralement installées dans des zones exposées pour profiter de vents
plus favorables : les éoliennes terrestres de préférence sur des terrains au relief montagneux et
les éoliennes offshores le long du littoral. Du fait de leur emplacement et de la hauteur de leur
structure, les éoliennes ont un risque accru d'être frappées par la foudre. Un impact foudre sur
une éolienne peut créer un endommagement des pales et des dysfonctionnements des
systèmes électriques et de commande. Les réparations et les temps d’arrêt seront extrêmement
coûteux en cas de remplacement des composants endommagés, notamment dans les
installations offshore. Comparés au foudroiement direct, les effets indirects de la foudre
menacent davantage d’augmenter les coûts de défaillance des éoliennes. Ils sont
principalement dus :

• au précurseur ascendant créé à partir des éoliennes,

• aux éclairs touchant les éoliennes,

• aux foudroiements indirects (résultant de l’impulsion électromagnétique de la foudre


sans que celle-ci n’ait directement touché l’éolienne).

Tous les types d’éclairs génèrent des impulsions électromagnétiques de foudre (IEMF) qui
induisent des surtensions impulsionnelles sur les câbles de raccordement reliant les
équipements. Les dommages que les équipements subissent résultent principalement d’une
tenue insuffisante des matériels aux surtensions impulsionnelles. Les dysfonctionnements et
pannes des systèmes électriques et électroniques sont principalement dus à ces surtensions. Le
meilleur moyen de réduire les défaillances dues à ces phénomènes consiste à utiliser une
solution contre les surtensions, c’est à dire un ensemble de parafoudres (SPD) correctement
sélectionné.

NORMALISATION :

Les principes essentiels de protection contre la foudre des éoliennes doivent respecter les
normes internationales IEC 61400-24 :2019 et IEC 62305. La norme IEC 61400-24
s’applique à la protection contre la foudre des génératrices éoliennes. La norme IEC 62305
introduit les principes généraux de protection contre la foudre

Niveau de protection contre la foudre (NPF) :


La norme IEC 62305 a introduit quatre Niveaux (I à IV) de Protection contre la Foudre
(NPF). Un ensemble de paramètres de courant maximal et minimal est déterminé pour chaque
NPF. La norme IEC 61400-24 impose de protéger tous les sous-composants conformément au
NPF, à moins qu’une évaluation des risques complète et documentée ne démontre qu’un
niveau de protection inférieur au NPF est économiquement optimal en fonction
d’emplacements et d’éoliennes spécifiques

Valeurs maximales des paramètres relatifs à la foudre conformément au NPF  :

Mesures de protection contre les surtensions des équipements ;

Les mesures de protection (système de protection contre la foudre/paratonnerre, câbles


blindés, écrans magnétiques) déterminent les Zones de Protection contre la Foudre (ZPF) et
les parafoudres sont installés aux transitions entre zones. Pour des informations détaillées voir
la norme IEC 62305-1, clause 8.3. Pour les éoliennes, des méthodes ZPF types sont
appliquées pour s’assurer que les composants (pièces des pales, machinerie, systèmes
électriques ou systèmes de commande) peuvent supporter les effets des champs magnétiques
et électriques, ainsi que le courant de foudre partiel ou total susceptible de pénétrer dans la
zone d’installation des composants.

Tour : La tour tubulaire en acier, principalement utilisée pour les grandes


éoliennes, répond généralement aux exigences requises pour les conducteurs de descente tel
qu’indiqué dans la norme IEC 62305-3. Elle peut être considérée comme une cage de Faraday
offrant un blindage électromagnétique presque parfait. En effet, elle est presque fermée
électromagnétiquement tant au niveau de l’accès à la nacelle qu’au niveau du sol. Dans la
plupart des cas, l’intérieur de la tour peut donc être défini en ZPF 1 ou ZPF 2.
Nacelle : Les nacelles avec capotage GFRP ou similaires doivent inclure un
système de capture foudre (pointe paratonnerre) et des conducteurs de descente qui
constituent une cage autour d’elles. En règle générale, le niveau ZPF 1 est adapté.

Bâtiment d’exploitation : Le bâtiment d’exploitation possède un effet de


blindage le plaçant en ZPF 1. Si l’armoire de distribution se trouve dans la tour, il peut
basculer en ZPF 2.

PROTECTION CONTRE LES SURTENSIONS : LES PARAFOUDRES  :

Les normes de robustesse (IEC60664-1) et d’immunité (IEC 61400-4-5) définissent la tenue


des matériels aux surtensions transitoires. Néanmoins ces exigences sont insuffisantes pour
assurer le fonctionnement fiable lors de surtensions d’origine foudre dans un environnement
éolien. La mise en œuvre de parafoudres appropriés et conformes aux normes IEC 61643-11
(réseau AC) et IEC 61643-21 (réseaux de communication) est nécessaire.

SÉLECTION DES PARAFOUDRES :

Les paramètres essentiels nécessaires à la sélection des parafoudres pour réseau AC :

Uc : La tension maximale de fonctionnement du parafoudre [Uc] doit être supérieure à la


tension nominale du réseau AC (généralement > +10%). Dans le cadre d’éoliennes, vous
devez tenir compte de deux autres paramètres :

• Uc doit pouvoir supporter la répétition des surtensions transitoires de manœuvre


superposées aux tensions de fonctionnement.

• Pour les éoliennes offshores, du fait du coût de maintenance très élevée, le


parafoudre doit supporter une surtension temporaire supérieure sans basculer en mode de
défaillance sécurisé. Une valeur Uc supérieure est donc recommandée.

Up : La norme CEI 60664-1 définit la tension de de tenue au choc (Uw) d’un équipement
électrique et varie en fonction du réseau AC : Une valeur Uw = 2,5 kV est préconisée pour les
systèmes connectés aux alimentations 400/690 Vac alors qu’une valeur Uw = 1,5 kV est
obligatoire pour les équipements raccordés aux réseaux 230/400 Vac. Le niveau de protection
[Up] du parafoudre doit donc être inférieur à la tension Uw du matériel qu’il protège pour
assurer une protection efficace.

Iimp et In : La valeur minimale de tenue des parafoudres aux courants impulsionnels
(paramètres In pour Type 2 et Iimp pour Type 1) est définie dans la norme IEC 60346-5-534
(ci-contre). Néanmoins, afin de prolonger la durée de service des parafoudres en cas de risque
élevé de foudroiement, des valeurs supérieures peuvent être choisies.

Courants de décharge recommandés :


Les circuits connectés à l’équipement situé dans la zone de protection ZPF 0b doivent être
considérés comme des circuits particulièrement exposés. Il est donc recommandé que les
parafoudres intégrés aux éoliennes soient conformes aux exigences ci-après.

Courants de décharge recommandés pour les circuits exposés :

CONTRAINTES ENVIRONNEMENTALES :

Les parafoudres, utilisés dans un environnement éolien, doivent supporter les contraintes
environnementales correspondant au site d’installation, parmi lesquelles :

• Température ambiante

• Humidité

• Atmosphère corrosive

- Test de brouillard salin (offshore)

• Vibration et choc mécanique :

- Fréquence : 0,1 Hz à 10 Hz ;

- Accélération : 0,5 m/s².

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