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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

SOMMAIRE
SOMMAIRE ................................................................................................................ 1

Dahir du 10 kaada 1372 (22 juillet 1953) relatif au courtage maritime (Bulletin
officiel n° 2132 du 4/09/1953 (4 septembre 1953)) ................................................. 3

Dahir n° 1-59-271 du 17 chaoual 1379 (14 avril 1960) organisant le contrôle


financier de l'Etat sur les offices, établissements publics et sociétés
concessionnaires ainsi que sur les sociétés et organismes bénéficiant du
concours financier de l'Etat ou de collectivités publiques (Bulletin officiel n°
2478 du 22/04/1960 (22 avril 1960)) ......................................................................... 6

Dahir portant loi n° 1-76-583 du 5 chaoual 1396 (30 septembre 1976) relatif à
l'organisation communale (B.O. n° 3335 bis du 6 chaoual 1396 (1er octobre
1976)) ......................................................................................................................... 9

Dahir n° 1-92-31 du 15 hija 1412 (17 juin 1992) portant promulgation de la loi n°
12-90 relative à l'urbanisme (Bulletin officiel n° 4159 du 14 moharrem 1413 (15
juillet 1992))............................................................................................................. 23

Dahir n° 1-97-84 du 23 kaada 1417 (2 avril 1997) portant promulgation de la loi


n° 47-96 relative à l'organisation de la région (B.O. n° 4470 du 24 kaada 1417 (3
avril 1997))............................................................................................................... 39

Décret royal n° 543-66 du 22 rebia I 1386 (11 juillet 1966) portant fixation des
horaires de travail au port de Casablanca (B.O. n° 2802 du 13/07/1966 (13 juillet
1966)) ....................................................................................................................... 61

Décret n° 2-74-531 du 9 rebia II 1395 (21 avril 1975) relatif à la prise en charge
par l'Office national des pêches de la gestion des halles aux poissons situées
dans les limites des ports du Royaume (Bulletin officiel n° 3262 du 25 rebia II
1395 (7 mai 1975))................................................................................................... 62

Décret n° 2-92-832 du 27 rebia II 1414 (14 octobre 1993) pris pour l'application
de la loi n° 12-90 relative à l'urbanisme (Bulletin officiel n° 4225 du 4 joumada I
1414 (20 octobre 1993)).......................................................................................... 64

Décret n° 2-93-1011 du 18 chaabane 1415 (20 janvier 1995) relatif à la


réorganisation des organismes chargés de la protection et de l'amélioration de
l'environnement (Bulletin officiel n° 4294 du 15 ramadan 1415 (15 février 1995))
................................................................................................................................. 71

Décret n° 2-94-724 du 17 joumada II 1415 (21 novembre 1994) fixant les


attributions et l'organisation du ministère des travaux publics, de la formation
professionnelle et de la formation des cadres (Bulletin officiel n° 4286 du 18
rejeb 1415 (21 décembre 1994)) ............................................................................ 77

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Arrêté du directeur des finances du 31/03/1949 (31 mars 1949) réglementant la


profession de transitaire en douane (Bulletin officiel n° 1902 du 8/04/1949 (8
avril 1949))............................................................................................................... 86

Décision du Ministère de l’Equipement du 28 mai 1984 portant fixation des


horaires de travail au port d’Agadir pour les opérations du manutention sur les
navires ..................................................................................................................... 90

Arrêté du MEFPFC n° 02-85-1212 du 28 juin 1985 portant fixation des horaires


de travail au port de Safi pour les opérations du manutention sur les navires 91

Arrêté du MEFPFC n° 03-85-1212 du 26 décembre 1985 portant fixation des


horaires de travail au port de Kénitra-Mehdia pour les opérations du
manutention sur les navires .................................................................................. 92

Arrêté du MEFPFC n° 04-85-1212 du 26 décembre 1985 portant fixation des


horaires de travail au port de Tanger pour les opérations du manutention sur
les navires ............................................................................................................... 93

Décision de la DPCM n° 20/272-MBT/97/500215 du 19 décembre 1997 instaurant


le travail continu aux terminaux à conteneurs du port de Casablanca ............. 94

Circulaire n° 293-DQUAAT-DUA du 18/04/96 , relative à la construction dans


l’enceinte des ports................................................................................................ 95

Décret n° 56.321 du 22–3–78 , codifié par le décret n° 78-467 et 488 du 22 – 3-78


................................................................................................................................. 96

Règlement du centre d’embauche au port de Casablanca ................................. 97

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Dahir du 10 kaada 1372 (22 juillet 1953) relatif au courtage maritime (Bulletin
officiel n° 2132 du 4/09/1953 (4 septembre 1953))

LOUANGE A DIEU SEUL !

(Grand sceau de Sidi Mohamed)

Que l'on sache par les présentes - puisse Dieu en élever et en fortifier la teneur!

Que Notre Majesté Chérifienne

A Décidé ce qui suit :

Titre Premier : Dispositions Générales.

Article Premier : Sont abrogés à compter de la publication du présent dahir :

Le dahir du 10 ramadan 1342 (15 avril 1924) relatif au courtage maritime ;

L'arrêté viziriel du 14 ramadan 1342 (19 avril 1924) relatif au cautionnement des courtiers maritimes ;

Les articles 17, 26 et 28 du dahir du 29 rebia II 1338 (21 janvier 1920) relatif à la création de bourses
de commerce et instituant des courtiers auprès desdites bourses ;

L'article 5 du dahir du 10 ramadan 1342 (15 avril 1924) relatif au courtage des marchandises.

Article 2 : Toute personne peut en zone française de l'Empire chérifien, pratiquer le courtage
d'affrètement et la conduite des navires qui comprend l'exécution des obligations et formalités remplir
auprès des tribunaux, de la douane, des officiers du port et autres administrations publiques, tant à
l'arrivée qu'à la sortie du port.

Article 3 : Les courtiers maritimes ne peuvent se rendre acquéreurs, soit pour leur propre compte, soit,
pour le compte d'un tiers, des navires ou de leurs accessoires, dont la vente ou l'estimation leur a été
confiée.

Article 4 : II est interdit aux courtiers d'effectuer des opérations de courtage pour des affaires où ils ont
des intérêts personnels sans en prévenir les parties auxquelles ils servent ou ont servi
d'intermédiaires.

Article 5 : Les droits maxima que les courtiers peuvent percevoir sur les opérations de conduite des
navires peuvent être fixés, pour chaque port, par arrêté du directeur du commerce et de la marine
marchande, après avis des chambres de commerce et d'industrie ou des chambres mixtes
intéressées.

Article 6 : Les courtiers sont tenus de prêter leurs services aux personnes qui leur en font la demande.

Article 7 : Les courtiers ne répondent pas des suites des marchés conclus par leur entremise, à moins
qu'il n'y ait de leur part faute ou dol ou qu'ils ne se soient portés garants de l'exécution des marchés.

Article 8 : Chaque courtier est tenu d'avoir un répertoire coté et paraphé par le président du tribunal de
première instance.

Il y consigne jour par jour et par ordre de dates, sans ratures, interlignes, transpositions ni
abréviations, toutes les conditions des ventes, achats, négociations et, en général, de toutes les
opérations faites par son intervention..

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Il doit, en outre, être muni d'un carnet à souche coté et paraphé par le président du tribunal de
première instance. Ce carnet est destiné à donner quittance des sommes perçues comme prix du
courtage d'affrètement ou en rémunération de l'assistance prêtée au capitaine pour la conduite des
navires.

Titre II : Des Courtiers Maritimes.

Article 9 : Les courtiers maritimes peuvent, sur leur demande, être inscrits sur une liste dressée, à la
diligence du ministère public, et en assemblée générale, par le tribunal de première instance dans le
ressort duquel se trouve le port où ils exercent ou veulent exercer leur activité.

Toute demande d'inscription est soumise, pour avis, à la chambre de commerce et d'industrie ou à la
chambre mixte intéressée.

Nul ne peut être inscrit sur la liste :

1° S'il n'est âgé de vingt-cinq ans révolus et n'a établi son domicile depuis un an au moins dans le port
où il exerce ou, veut exercer son activité ;

2° S'il ne justifie :

a) De sa moralité par un extrait de son casier judiciaire datant de moins de trois mois ou par toute
autre pièce équivalente ;

b) De l'acquittement d'un droit d'inscription à payer en une fuis au Trésor et dont le montant sera fixé
par arrêté viziriel.

Ne peuvent être inscrits sur la liste : les faillis non réhabilités, les individus en état de liquidation
judiciaire, les courtiers destitués ou radiés.

La liste des courtiers est notifiée au directeur du commerce et de la marine marchande qui en assure
la publication au Bulletin officiel du Protectorat.

Copie de cette liste est affichée dans les bureaux de douane et des services de la marine marchande
et des ports marocains.

Article 10 : Tout courtier maritime inscrit est tenu de prêter, devant le tribunal de première instance,
dans la quinzaine de son inscription, le serment de remplir avec honneur et probité les devoirs de sa
profession.

Les courtiers maritimes sont soumis, en tout ce qui se rapporte à la discipline de leur profession, à la
juridiction d'une chambre syndicale établie et fonctionnant dans les mêmes conditions que celle
instituée par l'article 4 du dahir du 10 ramadan 1342 (15 avril 1924) relatif au courtage des
marchandises.

Article 11 : Les courtiers maritimes inscrits, réunis s'il y a leur à un certain nombre de courtiers
maritimes non inscrits, constatent périodiquement, en commun, le cours du fret ou nolis,

Article 12 : Les courtiers maritimes inscrits ne peuvent se faire remplacer que par un de leurs
confrères,

Titre III : Sanctions et Dispositions Transitoires.

Article 13 : Les infractions aux dispositions du présent dahir ainsi qu'aux arrêtés pris pour son
application sont punies d'une amende de 5.000 à 150.000 francs. Le tribunal peut, en outre, prononcer
la radiation de la liste des courtiers inscrits et l'interdiction d'exercer la profession.

La répression des infractions aux dispositions du présent dahir ainsi qu'à celles des arrêtés pris pour
son exécution, est du ressort exclusif des tribunaux français de Notre Empire.

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Article 14 : Les courtiers maritimes en fonction à la date du présent dahir seront portés d'office sur la
liste des courtiers inscrits et ne paieront pas le droit d'inscription prévu à l'article 9 du présent dahir.

Article 15 : Le cautionnement versé par les courtiers maritimes en exécution du dahir susvisé du 10
ramadan 1342 (15 avril 1924) leur sera remboursé.

Article 16 : Les modifications apportées par le présent dahir au statut des courtiers maritimes
n'ouvriront en aucun cas droit à indemnité.

Fait à Rabat, le 10 kaada 1372 (22 juillet 1953).

Vu pour promulgation et mise à exécution :

Rabat, le 19 août 1953.Le ministre plénipotentiaire,Délégué à, la Résidence générale.


J. DE Blesson.

Références .

Dahir du 15-4-1924 (B O n° 602, du 6-5-1924, p. 752) ,


Arrêté viziriel du 19-4-1924 (B O n° 602, du 6-5-1924, p 753)
Dahir du 21-1-1920 (B O n° 379, du 26-1-1920, p 133)

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Dahir n° 1-59-271 du 17 chaoual 1379 (14 avril 1960) organisant le contrôle


financier de l'Etat sur les offices, établissements publics et sociétés
concessionnaires ainsi que sur les sociétés et organismes bénéficiant du
concours financier de l'Etat ou de collectivités publiques (Bulletin officiel n°
2478 du 22/04/1960 (22 avril 1960))

LOUANGE A DIEU SEUL !

(Grand sceau de Sidi Mohammed ben Youssef)

Que l'on sache par les présentes - puisse Dieu en élever et en fortifier la teneur !

Que Notre Majesté Chérifienne

A Décidé ce qui suit :

Article Premier ( Modifié par le Dahir n° 1-61-402 du 27 moharrem 1382 (30 juin 1962) (B.O. n°
2594 du 13/07/1962 (13 juillet 1962))) : Sont soumis au contrôle financier de l'Etat tel qu'il est défini
aux articles ci-après :

1° Les offices et établissements publics dotés de l'autonomie financière et toutes les entreprises dont
le capital est souscrit exclusivement ou conjointement par l'Etat, des établissements ou des
collectivités publics.

2° Les sociétés concessionnaires ou gérantes d'un service public de l'Etat ou d'une collectivité
publique.

Article 2 : Les agents chargés du contrôle financier de ces organismes sont désignés par le ministre
des finances.

Pour l'exécution de leur mission, ces agents ont tous pouvoirs d'investigation sur pièces et sur place.

Article 3 : Le contrôle financier de l'Etat sur les organismes visés à l'article premier s'étend à toutes les
opérations susceptibles d'avoir une répercussion financière directe ou indirecte.

Les agents chargés du contrôle financier ont entrée à titre consultatif aux séances des conseils
d'administration, comités de direction ou de gestion des organismes intéressés. Ils siègent dans les
différents comités ou commissions constitués en application de dispositions statutaires,
conventionnelles ou réglementaires relatives auxdits organismes.

Article 4 ( Modifié par le Dahir n° 1-61-402 du 27 moharrem 1382 (30 juin 1962) (B.O. n° 2594 du
13/07/1962 (13 juillet 1962))) : Les organismes visés à l'article premier (1er alinéa) sont tenus, pour
l'exécution de leurs dépenses, aussi bien que pour la réalisation de leurs produits de faire appel à la
concurrence toutes les fois que la nature ou l'importance des opérations justifient l'emploi de cette
procédure.

Les marchés de travaux ou de fournitures, les acquisitions immobilières, les conventions passées
avec les tiers, les octrois de subventions sont soumis au visa préalable du contrôleur financier.

Des instructions du ministre des finances préciseront pour chaque organisme les limites de ces
obligations.

En cas de refus de visa, le ministre des finances tranche en dernier ressort.

Article 5. ( Modifié par le Dahir n° 1-61-402 du 27 moharrem 1382 (30 juin 1962) (B.O. n° 2594 du
13/07/1962 (13 juillet 1962))) : Les règles relatives à l'organisation financière et comptable, et à la

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tenue de la comptabilité des organismes visés au paragraphe premier de l'article premier sont fixées
pour chacun d'eux par le ministre des finances. Celui-ci nomme les agents comptables, fixe leur
traitement et met fin à leur fonctions. Les moyens en matériel et en personnel que, le ministre des
finances jugera nécessaires à l'accomplissement de la mission de l'agent comptable seront mis à la
disposition de ce dernier par la direction de l'organisme auprès duquel il est affecté.

L'agent comptable est responsable, de la sincérité des écritures et de la régularité des opérations tant
au regard des dispositions légales et réglementaires que du statut de l'organisme et des dispositions
budgétaires.

L'agent comptable doit justifier à toute réquisition que les paiements ont été faits au véritable
créancier, sur un crédit disponible et sur présentation de pièces régulières établissant la réalité des
droits du créancier et du service fait.

Sous réserve des dispositions prévues à l'alinéa suivant, la responsabilité de l'agent comptable est
dégagée lorsqu'il est requis par le directeur d'effectuer un paiement. L'agent comptable est tenu de
se conformer à cette réquisition qu'il annexe au titre de paiement. Il en avise sans délai le contrôleur
financier.

L'agent comptable ne peut, toutefois, sauf autorisation du ministère des finances, obtempérer aux
réquisitions en cas d'absence de justification du service fait, de crédit disponible ou de visa du
contrôleur financier lorsque le visa préalable est obligatoire ou en cas de non-validité de la créance.

L'agent comptable est responsable du recouvrement des ordres de recettes émis par la direction de
l'organisme. Dans le cas où le recours aux poursuites judiciaires nécessite l'autorisation préalable des
organes de direction, le refus de poursuivre opposé par ces organes dégage la responsabilité de
l'agent comptable. Les admissions en non-valeur sont prononcées par le ministre des finances.

L'agent comptable s'assure de l'exactitude des imputations aux comptes principaux de la section
d'exploitation et aux comptes particuliers de la section des investissements.

Pour les organismes de banque ou de crédit entrant dans l'une des catégories d'établissements visés
à l'article premier, des arrêtés du ministre des finances préciseront pour chaque organisme les limites
des attributions de l'agent comptable.

Article 6 : Pour les organismes visés à l'article premier, les décisions portant sur les objets ci-après ne
seront définitives qu'après approbation par le ministre des finances :

1° Budgets ou états de prévisions d'exploitation et de premier établissement ;

2° Bilans, comptes d'exploitation et de pertes et profits, affectation ou répartition des bénéfices ;

3° Prise, extension ou réduction de participations financières ;

4° Conditions d'émission des emprunts, conditions de recours aux autres formes de crédits bancaires,
telles qu'avances ou découverts.

Article 7 : Peuvent également faire l'objet de contrôles comptables par les agents du contrôle financier
:

1° Les sociétés, syndicats, associations ou entreprises de toute nature et d'une façon générale les
personnes morales qui bénéficient du concours financier de l'Etat, de collectivités publiques ou
d'organismes eux-mêmes soumis au contrôle de l'Etat en application du présent dahir, que ce soit
sous forme d'apport en capital, de prêts, d'avances ou de garanties d'intérêts, de subventions ou de
tous autres avantages d'ordre financier ;

2° Les comités, groupements ou organismes professionnels ou interprofessionnels autorisés soit à


percevoir des taxes ou redevances destinées à couvrir leurs frais de fonctionnement, soit à effectuer
des péréquations de prix ainsi que les organismes de toute nature exerçant pour le compte de l'Etat
une fonction économique ou sociale.

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Article 8 : Les organismes visés à l'article 7 ci-dessus, sont tenus de fournir au ministre des finances,
sur sa demande les documents ci-après :

avant le début de l'exercice, le programme d'investissement et l'état prévisionnel des dépenses et de


recettes de fonctionnement ;

dans les six mois suivants la clôture de l'exercice, une copie certifiée conforme des comptes annuels.

Article 9 : II est interdit à tout établissement, groupement, association, société, collectivité publique ou
privée ayant reçu une subvention de l'Etat, d'une collectivité publique ou d'un organisme public d'en
employer tout ou partie en subvention à d'autres établissements, groupements, associations, sociétés,
collectivités ou oeuvres, sans autorisation du ministre des finances.

Article 10 : Les modalités d'application du présent dahir seront fixées par le président du conseil ou par
l'autorité déléguée par lui à cet effet.

Article 11 : Le présent dahir est applicable à l'ensemble du Royaume. II abroge toutes dispositions
relatives au même objet en vigueur et notamment le dahir du 14 joumada II 1357 (11 août 1938)
instituant un contrôle sur les établissements, associations, sociétés ou collectivités privées
subventionnées par l'Etat ou une collectivité publique.

Fait à Rabat, le 17 chaoual 1379 (14 avril 1960).

Enregistré à la présidence du conseil, le 17 chaoual 1379 (14 avril 1960) :Abdallah Ibrahim.

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Dahir portant loi n° 1-76-583 du 5 chaoual 1396 (30 septembre 1976) relatif à
l'organisation communale (B.O. n° 3335 bis du 6 chaoual 1396 (1er octobre
1976))

LOUANGE A DIEU SEUL !

(Grand Sceau de Sa Majesté Hassan II)

Que l'on sache par les présentes - puisse Dieu en élever et en fortifier la teneur !

Que Notre Majesté Chérifienne,

Vu la constitution, notamment ses articles 87, 88 et 102,

A décidé ce qui suit :

Article Premier : Les communes sont des collectivités territoriales de droit public, dotées de la
personnalité morale et de l'autonomie financière.

Elles sont divisées en communes urbaines et en communes rurales.

Les communes urbaines comprennent les municipalités et les centres dotés de la personnalité morale
et de l'autonomie financière.

Les communes peuvent être autorisées à se constituer en syndicat.

Les affaires de la commune sont gérées par un conseil communal.

Titre premier : Du conseil communal

Chapitre premier : Bureau et formation

Article 2 : Le conseil communal élit parmi ses membres un président et plusieurs adjoints qui forment
le bureau dudit conseil. Cette élection a lieu dans les 15 jours qui suivent, soit la première élection du
conseil, soit son renouvellement intégral. Dans les deux cas, le conseil se réunit sur convocation de
l'autorité locale compétente et sous la présidence du plus âgé de ses membres.

L'élection du président et des adjoints a lieu dans les conditions de quorum prévues à l'article 19 et au
scrutin secret. Aux deux premiers tours du scrutin, l'élection ne peut avoir lieu qu'à la majorité absolue
; si un troisième tour est nécessaire, l'élection a lieu à la majorité relative.

En cas de partage égal des suffrages, le candidat le plus âgé est déclaré élu.

Ne peuvent être élus présidents ou adjoints, ni en exercer même temporairement les fonctions :

Les chefs, agents et employés des administrations financières, les agents des forêts ainsi que les
gardes des établissements publics et les gardes particuliers lorsque ces gardes sont dûment
assermentés et revêtus d'un uniforme ou porteurs d'un insigne apparent dans l'exercice de leurs
fonctions.

Les conseillers qui sont des salariés du président ne peuvent être adjoints.

Le président et ses adjoints sont élus pour la même durée que le conseil communal.

Article 3 : Le nombre des adjoints varie suivant le chiffre de la population de la commune concernée.

Il est de :

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- deux adjoints dans les communes de 7.500 habitants et au-dessous

- trois adjoints dans la commune de 7.501 à 15.000 habitants

- quatre adjoints dans la commune de 15.001 à 25.000 habitants

- cinq adjoints dans la commune de 25.001 à 100.000 habitants

- six adjoints dans la commune de 100.001 à 225.000 habitants

- sept adjoints dans la commune de 225.001 et plus.

Article 4 : L'élection du président ou de ses adjoints peut être annulée dans les conditions, formes et
délais prescrits pour les réclamations contre les élections du conseil communal par les articles 35 à 40
inclus du dahir n° 1-59-161 du 27 safar 1379 (1er septembre 1959) relatif à l'élection des conseils
communaux.

Article 5 : Les présidents des conseils communaux exercent les attributions qui leur sont reconnues
par le présent dahir dès que leur élection est devenue définitive. Chaque président reçoit de Notre
Majesté un dahir qui l'investit de Notre confiance et le munit de Nos recommandations.

Article 6 : La démission volontaire du président ou des adjoints est adressée au gouverneur, elle est
définitive à partir de son acceptation par le gouverneur, ou, à défaut de cette acceptation un mois
après un nouvel envoi de cette démission effectué par lettre recommandée.

Le président et ses adjoints démissionnaires continuent d'exercer leurs fonctions jusqu'à l'installation
de leurs successeurs.

Article 7 : Le président peut être démis de ses fonctions par une délibération approuvée par les 2/3 des
membres en exercice du conseil. La démission, qui prend effet dès que l'autorité locale accuse
réception de la délibération, entraîne celle de ses adjoints.

Le président du conseil ne peut être démis dans les formes prévues à l'alinéa précédent qu'à
l'expiration d'un délai de 2 ans, délai qui court à compter de la date de son élection définitive.

Article 8 : Les présidents des conseils communaux et leurs adjoints, peuvent, après avoir été entendus
ou invités à fournir des explications écrites sur les faits qui leur sont reprochés, être suspendus ou
révoqués.

La suspension qui ne peut excéder un mois, intervient par arrêté motivé du ministre de l'intérieur publié
au Bulletin officiel.

La révocation qui intervient par décret motivé emporte de plein droit l'inéligibilité aux fonctions de
président et à celles d'adjoint, pendant une année à compter de la date d'effet de ce décret à moins
qu'il ne soit procédé auparavant, au renouvellement général des conseils communaux.

Article 9 : Lorsque le président ou ses adjoints ont cessé leurs fonctions pour quelque cause que ce
soit, le conseil est convoqué pour procéder à leur remplacement :

- soit dans les quinze jours qui suivent la cessation de fonctions lorsqu'il peut être procédé valablement
à cette élection sans qu'il soit besoin de recourir à des élections complémentaires,

- soit dans le cas contraire, dans les quinze jours qui suivent ces élections complémentaires.

Chapitre II : Suspension et dissolution

Article 10 : Le conseil communal peut être dissous par décret motivé délibéré en conseil des ministres
et publié au Bulletin officiel. S'il y a urgence, le conseil peut être suspendu par arrêté motivé du
ministre de l'intérieur publié au Bulletin officiel. Toutefois, la durée de la suspension ne peut excéder
trois mois.

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Article 11 : Lorsque le conseil communal a perdu, par suite de démission, décès ou tout autre cause :

- au moins le tiers et moins de la moitié de ses membres, il est complété par voie d'élections partielles
dans un délai de six mois à compter de la dernière vacance.

- plus de la moitié de ses membres, il est suspendu de plein droit jusqu'à ce qu'il soit complété.

Article 12 : Les mandats de conseillers issus d'élections complémentaires prennent fin à la date où
doivent expirer les mandats des membres qu'ils remplacent.

Article 13 : En cas de suspension ou de dissolution d'un conseil communal, ou lorsqu'un conseil ne


peut être constitué, une délégation spéciale, nommée dans les quinze jours par arrêté du ministre de
l'intérieur, en remplit les fonctions qui cessent de plein droit dès que le conseil communal est
reconstitué.

Le nombre des membres de la délégation spéciale est de quatre quand le conseil communal compte
moins de douze membres et de cinq à huit dans les autres cas. L'autorité locale compétente de la
commune préside la délégation spéciale et exerce les attributions dévolues par le présent dahir au
président du conseil communal.

Les pouvoirs de la délégation spéciale sont limités aux actes de pure administration urgente et elle ne
peut engager les finances communales au-delà des ressources disponibles de l'exercice courant.

Article 14 : Toutes les fois que le conseil communal a été dissous ou suspendu pour avoir perdu plus
de la moitié de ses membres, il est procédé à l'élection des membres du nouveau conseil dans les six
mois à dater de la dissolution ou de la suspension, à moins que l'on ne se trouve dans les six mois qui
précèdent la date du renouvellement général des conseils communaux.

Chapitre III : Fonctionnement

Article 15 : Le conseil communal, sur convocation de son président, se réunit obligatoirement quatre
fois par an, en session ordinaire durant les mois de février, avril, août et octobre. La durée de chaque
session ne peut excéder quinze jours ouvrables consécutifs. Cette durée peut être prolongée par
arrêté du gouverneur pris à la demande du président. Lorsque les circonstances l'exigent, le président
convoque le conseil en session extraordinaire, soit à son initiative, soit lorsque l'autorité locale
compétente ou le tiers des membres en exercice lui en fait la demande écrite.

Le conseil se réunit au plus tôt trois jours francs après l'envoi des convocations.

Article 16 : Le président du conseil communal établit, avec la collaboration du bureau, l'ordre du jour
des sessions et le communique à l'autorité locale compétente qui dispose d'un délai de huit jours pour
y faire inscrire les questions supplémentaires qu'elle entend soumettre à l'examen du conseil.

Tout conseiller peut proposer au président l'inscription à l'ordre du jour des sessions de toute question
entrant dans les attributions du conseil.

Le président arrête alors l'ordre du jour définitif qui est envoyé à l'autorité locale compétente trois jours
au moins avant la date d'ouverture de la session.

Article 17 : L'autorité locale compétente ou son représentant assiste aux séances. Elle ne prend pas
part aux votes. Elle peut présenter, à la demande du président, toutes observations utiles relatives aux
délibérations du conseil et notamment pour les questions inscrites à l'ordre du jour conformément à sa
demande.

Article 18 : Assiste aux séances à titre consultatif, et pour les objets entrant dans ses attributions, le
personnel en fonction dans les services communaux convoqué par le président du conseil soit à
l'initiative de ce dernier, soit à la demande de l'autorité locale compétente.

Les fonctionnaires et agents de l'Etat ou des établissements publics en fonction sur le territoire de la
commune peuvent être appelés à participer, à titre consultatif, aux travaux du conseil. Leur
convocation a lieu par l'intermédiaire de l'autorité locale.

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Article 19 : Le conseil communal délibère en assemblée plénière. Il ne peut valablement délibérer que
si plus de la moitié des membres en exercice assiste à la séance et uniquement sur les questions
inscrites à l'ordre du jour. Le président s'oppose à la discussion de toute question non inscrite audit
ordre du jour.

Quand, après une première convocation, le conseil communal ne s'est pas réuni en nombre suffisant,
la délibération prise après une deuxième convocation, envoyée au moins trois jours après le jour fixé
pour la réunion précédente, n'est valable que si le tiers au moins des membres en exercice assiste à
la séance.

Si cette seconde assemblée n'a pas réuni le tiers des membres en exercice, il peut en être convoqué
dans les formes et délais prévus à l'alinéa précédent, une troisième qui délibère valablement quel que
soit le nombre des membres présents.

Article 20 : Les délibérations sont prises à la majorité absolue des votants, sauf l'exception prévue au
troisième alinéa du présent article.

Le vote a lieu au scrutin public. Exceptionnellement, il a lieu au scrutin secret si le tiers des membres
présents le réclame ou s'il s'agit de procéder à une nomination ou présentation.

Dans le cas de nomination ou de présentation, il est procédé à l'élection dans les conditions fixées aux
2e et 3e alinéas de l'article 2.

Les noms des votants sont indiqués au procès-verbal.

Si le vote est public, la voix du président est prépondérante en cas de partage égal des voix et
l'indication du vote de chaque votant figure au procès-verbal.

Article 21 : Les séances plénières du conseil communal sont publiques. Leurs ordres du jour et dates
sont affichés au siège de la commune. Le président exerce la police de l'assemblée. Il peut faire
expulser de l'auditoire tout individu qui trouble l'ordre. Dans le cas où le président se trouverait dans
l'impossibilité de faire respecter directement l'ordre, il fait appel à l'autorité locale.

Sur la demande du président, ou de l'autorité locale compétente ou de son représentant, ou encore sur
celle de trois de ses membres, l'assemblée peut décider, sans débats, qu'elle siège en comité secret.
L'autorité locale compétente ou son représentant assiste à la séance.

Article 22 : Il est dressé procès-verbal des séances. Ce procès-verbal est transcrit sur un registre coté
et paraphé par le président et le secrétaire du conseil.

Les délibérations sont signées par le président et le secrétaire.

Article 23 : Les délibérations sont affichées dans la huitaine, par extrait, à la porte de la maison
communale ; tout électeur ou contribuable a le droit de demander communication et de prendre copie
totale ou partielle des délibérations. Chacun peut les publier sous sa responsabilité.

Article 24 : Tout membre du conseil communal qui, sans motif reconnu légitime par le conseil, n'a pas
déféré à trois convocations successives ou qui, sans excuse valable a refusé de remplir une des
fonctions qui lui sont dévolues par les textes en vigueur, peut être, après avoir été admis à fournir des
explications, déclaré démissionnaire par un arrêté motivé du ministre de l'intérieur. La demande
tendant à voir déclarer démissionnaire l'intéressé est adressée par le président du conseil ou l'autorité
locale avec l'avis motivé dudit conseil et, selon le cas, de l'autorité locale ou du président, au
gouverneur qui la transmet au ministre de l'intérieur. L'intéressé ne peut être réélu avant le délai d'un
an à partir de la date de cet arrêté à moins qu'il ne soit procédé auparavant au renouvellement général
des conseils communaux.

Article 25 : Les démissions volontaires sont adressées au gouverneur qui les transmet au ministre de
l'intérieur. Elles sont définitives à partir de l'accusé de réception par le gouverneur, et à défaut de cet
accusé de réception, un mois après un nouvel envoi de la démission constaté par lettre recommandée.

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Article 26 : Le conseil constitue des commissions permanentes pour l'étude des affaires qui doivent
être soumises à l'assemblée plénière. Chaque commission est présidée par le président du conseil
communal ou son délégué qui peut se faire assister de l'autorité locale compétente ou de son
représentant. Il doit être constitué au moins deux commissions permanentes chargées de l'étude
respectivement des questions financières et budgétaires et des questions économiques et sociales.

Article 27 : Les commissions ne peuvent exercer aucune des attributions dévolues au conseil plénier.
Le président de la commission est de droit rapporteur des travaux de la commission, il peut appeler à
participer, avec voix consultative, aux travaux de la commission, le personnel en fonction dans les
services communaux. Il peut également convoquer aux mêmes fins, par l'intermédiaire de l'autorité
locale, les fonctionnaires et agents de l'Etat ou des établissements publics en fonction sur le territoire
de la commune.

Article 28 : Les employeurs sont tenus de laisser aux salariés de leur entreprise, membres du conseil
communal, le temps nécessaire pour participer aux séances plénières du conseil ou des commissions
qui en dépendent.

Le temps passé par les salariés aux différentes séances du conseil et des commissions qui en
dépendent ne leur sera pas payé comme temps de travail. Ce temps pourra être remplacé.

La suspension du travail prévue au présent article ne peut être une cause de rupture par l'employeur
du contrat de louage de service, et ce, à peine de dommages et intérêts au profit des salariés.

Article 29 : Le conseil établit son règlement intérieur.

Chapitre IV : Attributions

Article 30 : Le conseil règle par ses délibérations les affaires de la commune et, à cet effet, décide des
mesures à prendre pour assurer à la collectivité locale son plein développement économique, social et
culturel. Le conseil bénéficie du concours de l'Etat et des autres personnes publiques pour assurer sa
mission.

Le conseil exerce, notamment, les attributions suivantes :

1° Il vote le budget de la commune, examine et approuve le compte de l'exercice clos dans les formes
et conditions prévues par la législation en vigueur.

2° Il définit le plan de développement économique et social de la commune conformément aux


orientations et objectifs retenus par le plan national et à cet effet :

a) Il fixe, dans la limite des moyens propres à la commune et de ceux mis à sa disposition, le
programme d'équipement de la collectivité ;

b) Il propose à l'administration les actions à entreprendre pour promouvoir le développement de la


collectivité lorsque lesdites actions dépassent la limite de la compétence communale ou excèdent les
moyens de la commune et ceux mis à sa disposition.

3° Il arrête les conditions de réalisation des actions de développement que la commune exécutera,
avec l'accord des administrations publiques ou des personnes morales de droit public, dans les
domaines relevant de leur compétence.

4° Il décide de la création et de l'organisation des services publics communaux et de leur gestion, soit
par voie de régie directe ou de régie autonome, soit par concession.

5° Il examine les projets de plans d'aménagement ou de développement de la commune.

6° Il arrête, dans les limites des attributions qui lui sont dévolues par la loi, les conditions de
conservation, d'exploitation et de mise en valeur du domaine forestier.

7° Il décide de la participation financière de la commune aux entreprises d'économie mixte d'intérêt


communal ou intercommunal.

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8° Il est préalablement informé de tout projet devant être réalisé par l'Etat ou tout autre collectivité ou
organisme public sur le territoire de la commune.

9° Il donne son avis toutes les fois que cet avis est requis par les lois et règlements ou qu'il est
demandé par l'administration.

10° Le conseil règle également par ses délibérations les affaires qui relèveront de sa compétence en
exécution de l'article 44 du dahir n° 1012-68 du 11 chaoual 1388 (31 décembre 1968) portant loi de
finances pour l'année 1969.

11° Le conseil peut émettre des voeux se rapportant à toutes les affaires locales. Toutefois, il lui est
interdit de formuler des voeux à caractère politique ou étrangers aux objets d'intérêt local.

Les propositions et les vœux sont transmis aux autorités compétentes en la matière.

Article 31 : Ne sont exécutoires qu'après avoir été approuvées par l'autorité administrative supérieure,
les délibérations du conseil communal portant sur les objets suivants :

1. Budget communal ;

2. Emprunts à contracter, garanties à consentir ;

3. Ouverture de comptes hors budget ;

4. Ouverture de nouveaux crédits, relèvement de crédits ;

5. Virement d'article à article ;

6. Fixation dans le cadre des lois et règlements en vigueur du mode d'assiette, des tarifs et des règles
de perception de diverses taxes, redevances et droits divers perçus au profit de la commune ;

7. Règlements généraux de voirie, de construction et d'hygiène dans le cadre des lois et règlements en
vigueur ;

8. Concessions, gérances et autres formes de gestion des services publics communaux, participation
à des sociétés d'économie mixte et toutes questions se rapportant à ces différents actes ;

9. Acquisitions, aliénations, transactions ou échanges portant sur les immeubles du domaine privé,
actes de gestion du domaine public ;

10. Baux dont la durée dépasse 10 ans ;

11. Changement d'affectation de bâtiments communaux affectés à des services publics ;

12. Dénomination des places et voies publiques lorsque cette dénomination constitue un hommage
public ou un rappel d'un événement historique ;

13. Acceptation ou refus de dons et legs comportant des charges ou une affectation spéciale ;

14. Etablissement, suppression ou changement d'emplacement ou de date de foires ou marchés.

Des expéditions de toutes les délibérations relatives aux objets indiqués ci dessus sont adressées
dans la quinzaine par l'autorité locale compétente au ministre de l'intérieur.

Article 32 : Le ministre de l'intérieur peut provoquer un nouvel examen par le conseil communal d'une
question dont celui-ci a déjà délibéré s'il ne lui paraît pas possible d'approuver la délibération prise.

Article 33 : Une expédition de toutes les délibérations autres que celles énumérées à l'article 31 ci-
dessus, est transmise dans la quinzaine, par le président du conseil communal, à l'autorité locale
compétente qui en délivre récépissé.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Les délibérations sont exécutoires à l'expiration du délai de vingt jours suivant celui de la date du
récépissé, sauf opposition du gouverneur dans les cas de nullité ou d'annulabilité prévus aux articles
35 et 36 ci-dessous.

Dans ces cas, le gouverneur notifie, par voie administrative, son opposition motivée au président du
conseil communal et transmet simultanément l'expédition de la délibération au ministre de l'intérieur
qui en délivre récépissé.

Le délai prévu à l'alinéa 2 ci-dessus peut être réduit par le gouverneur de sa propre initiative ou à la
demande du président.

Article 34 : Sauf dans le cas où il en a été disposé autrement par voie législative ou réglementaire,
l'approbation prévue à l'article 31 est donnée par le ministre de l'intérieur dans les trois mois à compter
de la date de réception de la délibération.

Le ministre de l'intérieur peut déléguer au gouverneur son pouvoir d'approbation. Dans ce cas, le délai
d'approbation est de 45 jours à compter du jour de la réception de la délibération.

L'approbation ou le refus motivé est notifié à l'autorité locale compétente qui en informe le président du
conseil.

Le défaut de décision dans les délais fixés aux alinéas 1 et 2 ci-dessus vaut approbation. Toutefois,
ces délais peuvent être reconduits une seule fois et pour la même durée par décret motivé pris sur
proposition du ministre de l'intérieur.

Article 35 : Sont nulles de plein droit les délibérations portant sur un objet étranger aux attributions du
conseil communal ou prises en violation de la législation ou de la réglementation en vigueur.

La nullité de droit est déclarée par arrêté motivé du ministre de l'intérieur. Elle peut être prononcée à
toute époque d'office par ce dernier ou à la demande des parties intéressées.

Article 36 : Est annulable la délibération à laquelle a pris part un conseiller communal intéressé soit à
titre personnel, soit comme mandataire, à l'affaire qui a fait l'objet de la délibération.

L'annulation est prononcée par arrêté motivé du ministre de l'intérieur soit d'office dans le délai de trois
mois à partir de la réception de la délibération, soit à la demande de toute personne intéressée, sous
réserve que ladite demande ait été adressée au ministre de l'intérieur dans les trente jours suivant
celui de l'affichage de la délibération. Il est donné récépissé de la demande.

Titre II : des compétences du président du conseil communal et de l'autorité locale

Article 37 : Le président exécute les délibérations du conseil, prend les mesures nécessaires à cet
effet et en assure le contrôle.

Article 38 : Le président préside le conseil sauf lorsque le compte administratif est examiné. Dans ce
cas, il assiste à la séance mais doit se retirer lors du vote. Le conseil désigne pour présider cette
séance un président choisi en dehors des membres du bureau.

Article 39 : Le président du conseil communal représente la commune dans tous les actes de la vie
civile et administrative conformément à la législation et à la réglementation en vigueur.

Article 40 : Le président désigne, en accord avec les membres du conseil, un ou plusieurs secrétaires
chargés notamment de la rédaction et de la conservation des procès-verbaux des séances.

Le président désigne dans les conditions prévues par l'alinéa précédent, un rapporteur général du
budget et, éventuellement un rapporteur général adjoint chargé de présenter au conseil les prévisions
financières et les comptes administratifs.

Article 41 : Le rapporteur du budget est de droit membre de la commission des finances et de toutes
les commissions d'adjudication.

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Le président du conseil communal lui communique les documents et pièces comptables qui sont de
nature à lui permettre d'exercer sa fonction.

Article 42 : Conformément aux délibérations du conseil, le président :

1 - procède aux actes de location, de vente, d'acquisition, conclut les marchés de travaux, de
fournitures et de prestation de services et accepte les dons et legs,

2 - exécute le budget et établit les comptes administratifs,

3 - prend des arrêtés à l'effet d'établir les impôts, taxes et redevances conformément à la législation en
vigueur en la matière,

4 - et de manière générale, conserve et administre les biens de la commune.

Article 43 : Le président représente la commune en justice. Le président ne peut, sauf disposition


législative contraire, intenter une action en justice, défendre appeler ou suivre en appel sans une
délibération conforme du conseil. Il peut, toutefois, sans délibération du conseil, intenter toutes actions
possessoires ou y défendre, faire tous actes conservatoires ou interruptifs de déchéance, défendre
aux oppositions formées contre les états dressés pour le recouvrement des créances communales ;
introduire toute demande en référé, suivre sur appel des ordonnances du juge des référés, interjeter
appel de ces ordonnances.

Aucune action judiciaire autre que les actions possessoires et les recours en référé ne peut, à peine
de nullité, être intentée contre une commune qu'autant que le demandeur a préalablement adressé au
ministre de l'intérieur ou à l'autorité qu'il a déléguée à cet effet, un mémoire exposant l'objet et les
motifs de sa réclamation. Il lui est donné récépissé.

L'action ne peut être portée devant les tribunaux que deux mois après la date du récépissé, sans
préjudice des actes conservatoires.

La présentation du mémoire du demandeur interrompt toute prescription ou déchéance si elle est


suivie d'une demande en justice dans le délai de trois mois.

Article 44 : Les pouvoirs reconnus aux pachas et caïds en matière de police administrative communale
ainsi que les fonctions spéciales qui leur sont attribuées par la législation et la réglementation en
vigueur, sont transférés aux présidents des conseils communaux. Les présidents, exercent sous le
contrôle de l'administration supérieure, leurs pouvoirs de police, par voie d'arrêtés réglementaires et
par des mesures individuelles : injonctions, défenses ou autorisations.

L'autorité locale, qui représente le pouvoir central dans le ressort de la commune, reste cependant
investie de la fonction d'officier de police judiciaire et demeure compétente pour assurer le maintien de
l'ordre et de la sécurité publique sur le territoire communal. Elle conserve également les prérogatives
qui lui sont reconnues par la législation et la réglementation en vigueur en matière de :

- droit d'association, rassemblements publics et presse ;

-syndicats professionnels ;

- élections ;

- réquisition des personnes et des biens ;

- organisation générale du pays pour le temps de guerre ;

- réglementation de l'importation, la circulation, le port, le dépôt, la vente, le contrôle et l'emploi des


armes et de leurs munitions ;

- police de la chasse ;

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- réglementation de l'importation, la circulation, la vente, le dépôt, le contrôle et l'emploi des explosifs ;

- réglementation d'exploitation des carrières ;

- passeports ;

- organisation des juridictions communales et d'arrondissements ;

- contrainte par corps ;

- réglementation du commerce des boissons alcooliques ou alcoolisées ;

- répression de l'ivresse publique ;

- contrôle des disques et autres enregistrements phonographiques ;

- publicité par affiches, panneaux-réclames et enseignes ;

- contrôle des prix ;

- professions libérales ;

- législation du travail et notamment des conflits sociaux ;

- émigration des travailleurs ;

- prévention et traitement des maladies mentales ;

- service militaire obligatoire ;

- bien de famille.

Article 45 : Sont investis des fonctions d'officier de l'état civil, les présidents des conseils communaux,
et en cas d'absence, d'empêchement ou sur délégation spéciale, leurs adjoints.

Ces présidents peuvent, par arrêtés, déléguer aux personnels exerçant dans les services communaux,
les fonctions qu'ils exercent en tant qu'officier de l'état civil dans les conditions et suivant les modalités
fixées par l'article 3 du dahir du 18 joumada I 1369 (8 mars 1950) portant extension du régime de l'état
civil institué par le dahir du 24 chaoual 1333 (4 septembre 1915).

Article 45 bis. (Complété par le dahir n° 1-95-156 du 18 rabii I 1416 (16 août 1995) portant
promulgation de la loi n° 26-95 complétant le dahir portant loi n° 1-76-583 (B.O. n° 4323 du 10
rabii II 1416 (6 septembre 1995))) - Le président du conseil communal est chargé de légaliser les
signatures et de certifier la conformité des copies aux originaux.

Il peut, par arrêté, déléguer ces missions au secrétaire général ainsi qu'aux chefs des divisions et
services de la commune nommés conformément à la législation et à la réglementation en vigueur.

Article 46 : Le président du conseil peut faire exécuter d'office aux frais et dépens des intéressés, dans
les conditions qui seront fixées par décret, toutes mesures ayant pour objet d'assurer la sûreté ou la
commodité des passages, la salubrité et l'hygiène publiques telles qu'elles entrent dans ses
attributions.

Article 47 : Le président peut, de même, demander à l'autorité locale compétente, de requérir l'usage
de la force publique, dans la limite de la législation en vigueur en la matière, pour assurer le respect de
ses arrêtés et décisions.

Article 48 : Le président du conseil communal dirige les services communaux nécessaires à


l'exécution des missions qui lui sont confiées en vertu du présent dahir.

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Les communes disposent d'un corps particulier de fonctionnaires communaux relevant du dahir n° 1-
58-008 du 4 chaabane 1377 (24 février 1958) portant statut général de la fonction publique, sous
réserve de certaines dispositions particulières fixées par le décret portant statut de ce personnel.

Le président est le chef hiérarchique de ce personnel et nomme aux emplois conformément aux
dispositions du statut particulier.

Le président nomme et gère également les agents temporaires, journaliers et occasionnels.

Article 49 : Lorsque le président du conseil communal refuse ou s'abstient de prendre les actes qui lui
sont légalement impartis, l'autorité locale compétente peut, après l'en avoir requis, y procéder d'office.

Article 50 : Le président peut, par arrêté, déléguer à un ou plusieurs de ses adjoints et en cas
d'empêchement de ces derniers, à un ou plusieurs conseillers communaux, partie de ses pouvoirs.

Ces arrêtés sont publiés par la presse ou portés à la connaissance des particuliers par tous moyens
appropriés.

Article 51 : Pour être exécutoires, les arrêtés pris par le président du conseil communal en vertu des
articles 42, paragraphe 3 et 44 ci-dessus doivent être revêtus du visa du ministre de l'intérieur ou de
son délégué. Le visa ou le refus de viser doit intervenir, à compter de la réception de l'arrêté par le
ministre de l'intérieur ou son délégué dans un délai de 45 jours pour les arrêtés pris en vertu de l'article
42, paragraphe 3 et dans un délai de 15 jours pour les arrêtés pris en vertu de l'article 44.

A défaut de décision dans ces délais, l'arrêté est réputé approuvé.

Les arrêtés du président, à l'exclusion de ceux qui font l'objet d'une notification aux intéressés, doivent
être affichés en des lieux déterminés par l'autorité locale compétente, publiés par la presse ou portés à
la connaissance des intéressés par tout autre moyen approprié.

La publication est constatée par une déclaration certifiée par l'autorité locale compétente et la
notification individuelle, par l'original de la signification conservé dans les archives de la commune et
portant mention de la remise, souscrite par l'agent notificateur.

Article 52 : En cas d'absence ou d'empêchement, le président est provisoirement remplacé dans la


plénitude de ses fonctions par un adjoint dans l'ordre des nominations ou à défaut d'adjoint, par un
conseiller communal désigné par le conseil, sinon pris dans l'ordre du tableau qui est déterminé :

1 - par la date la plus ancienne de l'élection ;

2 - entre conseillers de même ancienneté, par le plus grand nombre de suffrages obtenus ;

3 - à égalité d'ancienneté et de suffrages, par priorité d'âge.

Article 53 : Les fonctions de président, adjoint, rapporteur du budget, secrétaire et conseiller sont
gratuites, sous réserve, pour le président et les membres du bureau, d'indemnités de fonction, de
représentation et de déplacement qu'ils peuvent percevoir dans des conditions et pour un montant fixé
par décret.

Titre III : Les syndicats de communes

Article 54 : Les communes peuvent être autorisées à se constituer en syndicat pour la réalisation d'une
oeuvre commune, d'un service d'intérêt intercommunal ou pour la gestion des fonds propres à
chacune d'elles et destinés au financement de travaux édilitaires et au paiement de certaines
dépenses communes de fonctionnement.

La création de ces syndicats est autorisée par le ministre de l'intérieur sur le vu des délibérations des
conseils communaux intéressés.

Des communes autres que celles initialement associées peuvent être admises à faire partie d'un
syndicat. L'autorisation est donnée dans la même forme que celle prévue à l'alinéa précédent.

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Article 55 : Les syndicats des communes sont des établissements publics dotés de la personnalité
morale et de l'autonomie financière.

La législation et la réglementation concernant la tutelle des communes leur sont applicables, de même
que les règles financières et comptables des communes s'appliquent au budget et à la comptabilité
des syndicats.

Article 56 : Le syndicat est administré par un comité dont les membres sont élus par les conseils des
communes intéressées.

Chaque commune est représentée dans le comité par un délégué qui sera pris parmi les membres du
conseil communal.

Le délégué est élu au scrutin secret et à la majorité absolue :

Si après deux tours de scrutin aucun candidat n'a obtenu la majorité absolue, il est procédé à un
troisième tour et l'élection a lieu à la majorité relative. En cas d'égalité des suffrages, le candidat le
plus âgé est déclaré élu.

Le délégué du conseil communal suit le sort de cette assemblée quant à la durée de son mandat.
Toutefois si le conseil communal est suspendu, dissous ou démissionnaire en entier, le délégué reste
en exercice jusqu'à ce que le nouveau conseil ait procédé à la désignation de son nouveau
représentant au comité du syndicat.

Le délégué sortant est rééligible.

En cas de vacance du poste de délégué pour quelque cause que ce soit, le conseil communal pourvoit
au remplacement dans le délai d'un mois.

Article 57 : Le comité élit, parmi ses membres, un président qui a qualité pour exécuter le budget.

Titre IV : Dispositions particulières aux communautés urbaines (modifié par le dahir n° 1-94-285 du
15 safar 1415 (25 juillet 1994) portant promulgation de la loi n° 30-94 modifiant le dahir portant
loi n° 1-76-583 ( B.O. n° 4266 du 24 safar 1415 (3 août 1994)))

Article 58. - Par dérogation aux dispositions du présent dahir, les affaires intéressant deux ou plusieurs
communes urbaines d'une agglomération urbaine sont, dans les domaines énumérés à l'article 59 ci-
après, coordonnées et gérées par une personne morale de droit public, dotée de l'autonomie
financière et dénommée communauté urbaine.

Article 59. - Les domaines visés à l'article précédent sont les suivants :
1 - signalisation et voirie, à l'exclusion des travaux :

- d'entretien des chaussées ;


- de desserte intérieure des communes ;
- de réfection des bordures et revêtements des trottoirs.

2 - eau et électricité ;
3 - transport public urbain de voyageurs ;
4 - création et gestion des installations frigorifiques ;
5 - assainissement, à l'exclusion des travaux de branchements particuliers au réseau ;
6 - collecte d'ordures ménagères à partir d'un point central d'enlèvement fixé par la communauté ;
7 - traitement d'ordures ménagères ;
8 - éclairage public, à l'exclusion des travaux d'entretien et d'éclairage des voies de desserte intérieure
des communes ;

9 - espaces verts, à l'exclusion des travaux d'intérêt communal ;


10 - création, entretien et gestion des abattoirs et marchés de gros ;
11 - régies, entreprises et sociétés d'intérêt intercommunal ;
12 - projet de plan d'aménagement.

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Les attributions de la communauté urbaine peuvent être étendues par délibération du conseil avec
l'accord des conseils communaux concernés de la communauté.

Article 60. - La communauté urbaine est substituée de plein droit pour l'exercice de ses compétences
aux ex-communes urbaines.

La communauté urbaine est également substituée pour I'exercice de ses seules compétences à l'ex-
commune urbaine auprès de ses groupements et établissements locaux ou lorsque celle-ci est
groupée avec une commune extérieure à la communauté.

Article 61. - Les communes urbaines formant la communauté urbaine sont fixées par décret.

Article 62. (Modifié par le dahir portant loi n° 1-84-165 du 6 moharrem 1405 (2 octobre 1984)
(B.O. n° 3753 du 7 moharrem 1405 (3 octobre 1984)) et par le décret-loi n° 2-80-556 du 22
chaoual 1400 (2 septembre 1980) (B.O. n° 3540 du 23 chaoual 1400 (3 septembre 1980)))- Dans
les limites des compétences dévolues aux communautés urbaines, toutes les compétences reconnues
par les lois et règlements en vigueur aux conseils communaux et à leurs présidents sont dévolues
respectivement au conseil de la communauté et à son président.

Article 63. - La communauté urbaine peut passer avec les communes de l'agglomération, avec leurs
groupements ou avec tout autre collectivité publique ou établissement public, toute convention en vue
de la réalisation d'un ou plusieurs projets entrant dans leurs compétences respectives.

Article 64. (Modifié par le dahir portant loi n° 1-84-165 du 6 moharrem 1405 (2 octobre 1984)
(B.O. n° 3753 du 7 moharrem 1405 (3 octobre 1984)))- Les affaires de la communauté sont gérées
par un conseil composé des présidents des communes urbaines et de leurs adjoints.

Dans les quinze jours qui suivent l'élection définitive des bureaux des conseils des communes
urbaines, le conseil de la communauté se réunit sur convocation du wali ou du gouverneur concerné et
sous la présidence du plus âgé de ses membres, pour élire un président et plusieurs adjoints qui
forment le bureau dudit conseil.

Les adjoints sont choisis à raison d'un adjoint par commune urbaine.

L'élection du président et des adjoints a lieu dans les conditions de quorum et de majorité prévues aux
2e et 3e alinéas de l'article 2 du présent dahir.

Article 65. - Le président du conseil de la communauté urbaine exerce les attributions qui lui sont
reconnues par le présent dahir dès que son élection est devenue définitive. Il reçoit de Notre Majesté
un dahir qui l'investit de Notre confiance et le munit de Nos recommandations.

Article 66. - Le conseil règle par ses délibérations les affaires qui sont de la compétence de la
communauté urbaine.

Les conditions de fonctionnement du conseil, les conditions d'exécution, de nullité de droit et


d'annulabilité de ses délibérations et les modalités de tutelle sont celles fixées par le présent dahir pour
les communes. De même, les règles financières et comptables des communes s'appliquent au budget
et à la comptabilité de la communauté urbaine.

Sont également soumis aux dispositions de l'article 53 ci-dessus, le président, ses adjoints, le
rapporteur du budget, le secrétaire et les membres du conseil de la communauté urbaine.

Titre IV bis : Dispositions particulières à la communauté urbaine de Rabat ((ajouté par le dahir
portant loi n° 1-84-165 du 6 moharrem 1405 (2 octobre 1984) (B.O. n° 3753 du 7 moharrem 1405
(3 octobre 1984)) et modifié par le dahir n° 1-94-285 du 15 safar 1415 (25 juillet 1994) portant
promulgation de la loi n° 30-94 modifiant le dahir portant loi n° 1-76-583 ( B.O. n° 4266 du 24
safar 1415 (3 août 1994)))

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Article 66 bis. (Complété par le décret-loi n° 2-92-720 du 30 rebia I 1413 (28 septembre 1992)
(B.O. n°4169 ter du 30 rebia I 1413 (28 septembre 1992))) - Par dérogation aux dispositions de
l'article 62, le président du conseil de la communauté urbaine de Rabat exerce les compétences
reconnues par les lois et règlements aux présidents des conseils communaux, à l'exclusion des
compétences prévues dans les articles 18 (alinéa 1), 37, 41 (alinéa 2), 42, 44 (alinéa 1), 46 et 48 ci-
dessus qui sont dévolues au wali de Rabat-Salé.

Le wali soumet au conseil de la communauté réuni en session ordinaire, un rapport détaillé sur ses
activités relatives aux compétences qu'il exerce pour le compte de la communauté urbaine.

Par dérogation aux dispositions de l'article 38 du présent dahir le président de la communauté urbaine
assure la présidence de la réunion du conseil consacrée à l'examen du compte administratif élaboré et
soumis au conseil pour vote par le wali. Le wali n'assiste pas à l'opération de vote.

Titre V : Régime particulier à la commune urbaine de Rabat(Modifié par le dahir portant loi n° 1-84-
165 du 6 moharrem 1405 (2 octobre 1984) (B.O. n° 3753 du 7 moharrem 1405 (3 octobre 1984)) et
par le Dahir n° 1-96-11 du 12 ramadan 1416 (2 février 1996) portant promulgation de la loi n° 1-
96 modifiant le dahir portant loi n° 1-76-583 (B.O. n° 4366 du 15 kaada I 1416 (4 avril 1996)))

Article 67 : Indépendamment des dispositions de l'article 49 ci-dessus, le wali de Rabat-Salé peut,


lorsque les circonstances l'exigent, décider, par arrêté motivé, de se substituer à un ou à tous les
présidents des conseils des communes urbaines de Rabat, dans l'exercice de tout ou partie des
attributions qui leur sont dévolues par les lois et règlements en vigueur.

Ledit arrêté qui fixe l'objet et la durée de la substitution est notifié aux présidents des conseils des
communes urbaines concernées. Copie en est adressée au ministre de l'intérieur.

Titre V bis : Régime particulier à la commune urbaine du Méchouar de Casablanca (ajouté par le
dahir portant loi n° 1-84-165 du 6 moharrem 1405 (2 octobre 1984) (B.O. n° 3753 du 7 moharrem
1405 (3 octobre 1984)) et Modifié par le dahir n° 1-94-286 du 15 safar 1415 (25 juillet 1994)
portant promulgation de la loi n° 28-93 modifiant le dahir portant loi n° 1-76-583 (B.O. n° 4266
du 24 safar 1415 (3 août 1994))).

Article 67 bis. - Les dispositions des articles 18 (1er alinéa), 42, 44 (1er alinéa), 45, 46, 47 et 48 ci-
dessus ne sont pas applicables aux présidents des conseils communaux des Méchouars de
Casablanca (préfecture d'Al Fida-Derb Soltane), de Fès-El-Jadid (préfecture de Fès-El-Jadid), d'El
Kasba (préfecture de Marrakech-Ménara) et de Stinia (préfecture d'Al-Ismaïlia).

Les attributions reconnues par ces articles aux présidents des conseils communaux sont exercées
dans les communes visées à l'alinéa précèdent, par le pacha de chacune de ces communes assisté
d'un adjoint nommé par décret..

Titre VI : dispositions particulières et finales

Article 68 : Les pouvoirs reconnus par le présent dahir et les textes pris pour son application, à
l'autorité locale compétente, sont exercés, sauf dispositions contraires :

- dans les communes urbaines, chefs-lieux de préfectures ou de provinces, par le gouverneur de la


préfecture ou de la province,

- dans les communes urbaines autres que celles visées ci-dessus, par le pacha,

- dans les communes rurales, par le caïd.

En cas d'absence, de suspension ou de tout autre empêchement, le gouverneur est remplacé par le
secrétaire général dans les conditions prévues au 2e alinéa de l'article 30 du dahir n° 1-63-038 du 5
chaoual 1382 (1er mars 1963) portant statut particulier des administrateurs du ministère de l'intérieur
et le pacha ou caïd est provisoirement remplacé dans la plénitude de ses attributions par son premier
khalifa.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Article 69 : Est abrogé le dahir n°1-59-315 du 28 hija 1379 (23 juin 1960) relatif à l'organisation
communale.

Article 70 : Le présent dahir portant loi prend effet à compter de la date de la proclamation officielle
des résultats définitifs des premières élections communales devant intervenir postérieurement à la
publication du présent texte au Bulletin officiel.

Les conseils communaux et leurs présidents en place à la date de publication du présent dahir ainsi
que les autorités locales, continueront à exercer leurs attributions conformément au dahir précité n° 1-
59-315 du 28 hija 1379 (23 juin 1960), jusqu'à l'élection des membres des bureaux des conseils
communaux issus des élections visées à l'alinéa précédent.

Fait à Rabat, le 5 chaoual 1396 (30 septembre 1976).

Pour contreseing :Le Premier ministre, Ahmed Osman.

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Dahir n° 1-92-31 du 15 hija 1412 (17 juin 1992) portant promulgation de la loi n°
12-90 relative à l'urbanisme (Bulletin officiel n° 4159 du 14 moharrem 1413 (15
juillet 1992))

LOUANGE A DIEU SEUL !

(Grand sceau de sa majesté Hassan II)

Que l'on sache par les présentes - puisse Dieu en élever et fortifier la teneur !

Que notre Majesté Chérifienne,

Vu la Constitution, notamment son article 26.

A décidé ce qui suit

Est promulguée et sera publiée au Bulletin officiel, à la suite du présent dahir, la loi n° 12-90 relative à
l'urbanisme adoptée par la Chambre des représentants le 29 hija 1411 (12 juillet 1991).

Fait à Rabat, le 15 hija 1412 (17 juin 1992)

Pour contreseing :Le Premier ministre,Dr Azeddine Laraki

*
* *

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Loi n ° 12-90 relative à l'urbanisme


Titre Premier : définitions préliminaires

Article premier : Pour l'application des dispositions de la présente loi et des textes pris pour son
application, on entend par :

- Communes urbaines : les municipalités et centres dotés de la personnalité morale et de l'autonomie


financière dits centres autonomes ;
- Centres délimités : une partie du territoire d'une commune rurale, dont les limites sont fixées par voie
réglementaire ;
- Zones périphériques des communes urbaines et des centres délimités : des territoires ruraux
avoisinant ces agglomérations. Les zones périphériques des villes s'étendent sur quinze kilomètres à
compter du périmètre municipal ; celles des centres délimités sont définies dans chaque cas par l'acte
réglementaire qui fixe le périmètre du centre.

Dans le cas de chevauchement de deux zones périphériques, le décret qui les institue ou à défaut un
décret spécial fixe la limite de chacune d'elles ;

- Groupement d'urbanisme : un ensemble territorial comprenant en tout ou en partie une ou plusieurs


communes urbaines ou centres délimités, leur zone périphérique et éventuellement des territoires
ruraux avoisinants en étroite relation économique avec lesdits communes ou centres et dont le
développement rationnel est lié à la réalisation d'un aménagement d'ensemble et/ou à la réalisation
d'équipements communs.

Les limites du groupement d'urbanisme sont fixées par voie réglementaire.

Titre II : des documents d'urbanisme

Chapitre premier : Du schéma directeur d'aménagement urbain

Section première : Champ d'application - Définition

Article 2 : Le schéma directeur d'aménagement urbain s'applique à un territoire dont le développement


doit faire l'objet d'une étude globale par suite de l'interdépendance sur les plans économique,
commercial et social des différentes composantes de ce territoire.

Ledit territoire peut comprendre une ou plusieurs communes urbaines et/ou un ou plusieurs centres
délimités et éventuellement partie ou totalité d'une ou plusieurs communes rurales avoisinantes.

Article 3 : Le schéma directeur d'aménagement urbain planifie, pour une durée ne pouvant excéder 25
ans, l'organisation générale du développement urbain du territoire auquel il s'applique.

Il coordonne les actions d'aménagement entreprises par tous les intervenant, notamment par l'Etat, les
collectivités locales, les établissements publics et les organismes bénéficiant du concours ou de la
participation financière de ces personnes morales de droit public.

Section 2 : Objet

Article 4 : Le schéma directeur d'aménagement urbain a pour objet notamment :

1° - de déterminer les choix et les options d'aménagement qui doivent régir le développement
harmonieux économique et social du territoire concerné ;

2° - de déterminer les zones nouvelles d'urbanisation et les dates à compter desquelles elles pourront
être ouvertes à l'urbanisation en préservant notamment les terres agricoles et les zones forestières
dont les limites sont fixées par voie réglementaire ;

3° - de fixer la destination générale des sols en déterminant la localisation :

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

- des zones agricoles et forestières ;


- des zones d'habitat avec leur densité ;
- des zones industrielles ;
- des zones commerciales ;
- des zones touristiques ;
- des zones grevées de servitudes telles que les servitudes non aedificandi, non altius tollendi et les
servitudes de protection des ressources en eau ;
- des sites naturels, historiques ou archéologiques à protéger et/ou à mettre en valeur ;

- des principaux espaces verts à créer, à protéger et/ou à mettre en valeur ;


- des grands équipements tels que le réseau principal de voirie les installations aéroportuaires,
portuaires et ferroviaires, les principaux établissements sanitaires, sportifs et d'enseignement ;
- des zones dont l'aménagement fait l'objet d'un régime juridique particulier.

4° - de déterminer les secteurs à restructurer et/ou à rénover ;

5° - de définir les principes d'assainissement et les principaux points de rejet des eaux usées et les
endroits devant servir de dépôt aux ordures ménagères ;

6° - de définir les principes d'organisation des transports ;

7° - d'arrêter la programmation des différentes phases de sa mise en oeuvre et de préciser les actions
prioritaires à mener, en particulier d'ordre technique juridique et institutionnel.

Article 5 : Le schéma directeur d'aménagement urbain comprend :

- des documents graphiques constitués notamment par des cartes d'utilisation des sols dont celles
définissant les zones agricoles et forestières et éventuellement un plan de sauvegarde et de mise en
valeur du patrimoine historique ;

- un rapport justifiant et explicitant le parti d'aménagement tel qu'il est figuré sur les cartes d'utilisation
des sols, déterminant les mesures à mettre en oeuvre pour la réalisation des objectifs arrêtés par ledit
parti et indiquant les phases d'exécution des dispositions prévues, notamment celles auxquelles les
zones concernées seront dotées de plans de zonage, plans d'aménagement et plans de
développement.

Section 3 : Etude du schéma directeur d'aménagement urbain


Procédure d'instruction et d'approbation

Article 6 : Le projet de schéma directeur d'aménagement urbain est établi à l'initiative de


l'administration avec la participation des collectivités locales et approuvé dans les formes et conditions
fixées par un décret réglementaire.

Article 7 : Préalablement à son approbation par l'administration, le projet de schéma directeur


d'aménagement urbain est soumis à l'examen des conseils communaux et, le cas échéant, à celui du
conseil de la communauté urbaine, conformément aux dispositions du dahir portant loi n° 1-76-583 du
5 chaoual 1396 (30 septembre 1976) relatif à l'organisation communale.

Lesdits conseils peuvent formuler, dans le délai de trois mois à compter de la date à laquelle ils ont été
saisis, des propositions qui sont étudiées par l'administration en liaison avec les conseils communaux
intéressés.

A défaut de faire connaître leur opinion dans ce délai, lesdits conseils sont censés ne pas avoir de
propositions à émettre.

Article 8 : Le schéma directeur d'aménagement urbain est révisé dans les formes et conditions
prévues pour son établissement et son approbation.

Section 4 : Effets du schéma directeur d'aménagement urbain

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Article 9 : L'Etat, les collectivités locales, les établissements publics et les personnes morales de droit
privé dont le capital est souscrit entièrement par les personnes publiques précitées sont tenus de
respecter les dispositions du schéma directeur d'aménagement urbain.

Article 10 : Tout projet de lotissement ou de groupe d'habitations et tout projet de construction ne


peuvent être autorisés en l'absence d'un plan d'aménagement ou d'un plan de zonage s'ils ne sont pas
compatibles avec les dispositions édictées par le schéma directeur d'aménagement urbain concernant
les zones nouvelles d'urbanisation et la destination générale des sols.

Article 11 : Les plans de zonage, les plans d'aménagement et les plans de développement prévus par
le dahir n° 1-60-063 du 30 hija 1379 (25 juin 1960) relatif au développement des agglomérations
rurales, doivent respecter les dispositions des schémas directeurs d'aménagement urbain, prévues en
application des 1°, 2°, 3° et 4° de l'article 4 ci-dessus.

Section 5 : Dispositions diverses

Article 12 : Les plans d'aménagement, les plans de zonage et les plans de développement applicables
à des territoires faisant l'objet d'un schéma directeur d'aménagement urbain et homologués à la date
de publication du texte approuvant ce schéma directeur, continuent à produire leurs effets sous
réserve que leurs dispositions soient compatibles avec les options dégagées par ledit schéma
directeur.

Au cas où les dispositions des plans d'aménagement ou des plans de zonage visés à l'alinéa qui
précède, contrarieraient les orientations fondamentales arrêtées par le schéma directeur
d'aménagement urbain, une décision de mise à l'étude est prise par le président du conseil communal,
après délibération de ce conseil dans un délai maximum d'un mois à compter de la date d'approbation
dudit schéma, conformément aux dispositions de l'article 21 de la présente loi, afin de définir les zones
à doter de nouveaux plans d'aménagements

Chapitre II : du plan de zonage

Section première : Objet

Article 13 : Le plan de zonage a pour objet de permettre à l'administration et aux collectivités locales
de prendre les mesures conservatoires nécessaires à la préparation du plan d'aménagement et à
préserver les orientations du schéma directeur d'aménagement urbain.

A cette fin :

- il définit l'affectation des différentes zones suivant l'usage principal qui doit en être fait telles que zone
d'habitat, zone industrielle, zone commerciale, zone touristique, zone agricole et zone forestière ;

- il délimite les zones dans lesquelles toute construction est interdite ;


- il localise les emplacements réservés aux équipements principaux et sociaux tels que voies
principales, dispensaires, écoles et espaces verts ;
- il définit les zones à l'intérieur desquelles un sursis à statuer peut être opposé par le président du
conseil communal à toute demande d'autorisation de lotir, de créer un groupe d'habitations et à toute
demande de permis de construire.

Article 14 : Le plan de zonage comprend :

- un document graphique ;
- un règlement définissant les règles d'utilisation du sol.

Section 2 : Etude, procédure d'instruction et d'approbation et effets du plan de zonage

Article 15 : Le projet de plan de zonage est établi à l'initiative de l'administration avec la participation
des collectivités locales et approuvé dans les formes et conditions fixées par décret réglementaire.

Article 16 : Préalablement à son approbation par l'administration, le projet de plan de zonage est
soumis à l'examen des conseils communaux intéressés et, le cas échéant, à celui du conseil de la

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

communauté urbaine, conformément aux dispositions du dahir portant loi n° 1-76-583 du 5 chaoual
1396 (30 septembre 1976) relatif à l'organisation communale.

Lesdits conseils peuvent formuler dans le délai de deux mois à compter de la date à laquelle ils ont été
saisis, des propositions qui sont étudiées par l'administration en liaison avec les collectivités locales
intéressées.

A défaut de faire connaître leur opinion dans ce délai, lesdits conseils sont censés ne pas avoir de
propositions à émettre.

Article 17 : Les plans de zonage ont effet pendant une période maximum de deux ans à partir de la
date de publication du texte d'approbation

Chapitre III : du plan d'aménagement

Section première : Champ d'application

Article 18 : Le plan d'aménagement est établi :

a) pour tout ou partie d'un des territoires désignés au premier alinéa de l'article premier ci-dessus.
Toutefois un plan d'aménagement ne pourra être établi pour partie d'un groupement d'urbanisme que
si ledit groupement est doté d'un schéma directeur d'aménagement urbain ;

b) pour tout ou partie du territoire d'une ou plusieurs communes rurales, ayant une vocation spécifique
telle que touristique, industrielle ou minière et dont le développement urbain prévisible justifie un
aménagement contrôlé par l'administration ; ces zones sont délimitées par l'administration sur
proposition des conseils communaux compétents ou à défaut à la demande du gouverneur de la
préfecture ou de la province concernée.

Section 2 : Objet du plan d'aménagement

Article 19 : Le plan d'aménagement a pour objet de définir tout ou partie des éléments énumérés ci-
après :

1° - L'affectation des différentes zones suivant l'usage principal qui doit en être fait ou la nature des
activités dominantes qui peuvent y être exercées telles que zone d'habitat, zone industrielle, zone
commerciale, zone touristique, zone maraîchère, zone agricole et zone forestière ;

2° - Les zones dans lesquelles toute construction est interdite ;

3° - Les limites de la voirie (voies, places, parkings) à conserver, à modifier ou à créer ;

4° - Les limites des espaces verts publics (boisements, parcs, jardins), des terrains de jeux et des
espaces libres divers tels que les espaces destinés aux manifestations culturelles et folkloriques, à
conserver, à modifier ou à créer :

5° - Les limites des espaces destinés aux activités sportives à créer conformément aux dispositions de
l'article 61 de la loi n° 06-87 relative à l'éducation physique et aux sports promulguée par le dahir n° 1-
88-172 du 13 chaoual 1409 (19 mai 1989), et les limites des mêmes espaces à conserver ou à
modifier :

6° - Les emplacements réservés aux équipements publics tels que les équipements ferroviaires et
leurs dépendances, les équipements sanitaires, culturels et d'enseignement ainsi que les bâtiments
administratifs, les mosquées et les cimetières ;

7° - Les emplacements réservés aux équipements collectifs et installations d'intérêt général dont la
réalisation incombe au secteur privé tels que centres commerciaux, centres de loisirs ;

8° - Les quartiers, monuments, sites historiques ou archéologiques, sites et zones naturelles telles que
zones vertes publiques ou privées à protéger ou à mettre en valeur pour des motifs d'ordre esthétique,
historique, culturel, et éventuellement les règles qui leur sont applicables ;

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

9° - Les règles d'utilisation des sols et les règles applicables à la construction, notamment les hauteurs
minima ou maxima du bâtiment et de chacune des parties, le mode de clôture, les conditions
d'implantation et d'orientation des immeubles, les parkings couverts ou non, les distances des
bâtiments entre eux, le rapport entre la surface constructible et la surface totale du terrain, les
servitudes architecturales ;

10° - Les servitudes établies dans l'intérêt de l'hygiène, de la circulation, de l'esthétique, de la sécurité
et de la salubrité publique et éventuellement les servitudes découlant de législations particulières ;

11° - Les zones à ouvrir à l'urbanisation suivant une périodicité déterminée ;

12° - Les périmètres des secteurs à restructurer et des secteurs à rénover ;

13° - Les zones dont l'aménagement fait l'objet d'un régime juridique particulier.

Le plan d'aménagement indique éventuellement celles de ses dispositions prévues en application des
paragraphes 1°, 9° et 11° du présent article qui peuvent à l'occasion d'une demande de création d'un
lotissement ou d'un groupe d'habitations, faire l'objet d'une modification particulière. Il fixe à cet effet
les conditions dans lesquelles cette modification peut être apportée.

Article 20 : Le plan d'aménagement comprend :

- un ou plusieurs documents graphiques ;


- un règlement définissant les règles d'utilisation du sol, les servitudes et autres obligations imposées
en vue de la réalisation d'un aménagement ordonné et cohérent ainsi que les règles de construction
applicables à la zone concernée.

Section 3 : Etude du plan d'aménagement - Procédure d'instruction et d'approbation

Article 21 : Préalablement à l'établissement d'un plan d'aménagement, un arrêté dit arrêté de mise à
l'étude du plan d'aménagement peut fixer les limites du territoire pour lequel l'étude du plan
d'aménagement est envisagée.

Le président du conseil communal édicte de sa propre initiative ou sur demande de l'administration


l'arrêté de mise à l'étude après délibération dudit conseil.

Cet arrêté a effet pendant six mois à compter de la date de sa publication au Bulletin officiel, et peut
être renouvelé une seule fois pour une période d'égale durée.

Article 22 : Dès la publication de l'arrêté visé à l'article précédent, le président du conseil communal
surseoir à statuer sur toutes les demandes d'autorisation de lotir, de créer un groupe d'habitations ou
de construire dans le territoire concerné.
Toutefois, il peut délivrer des autorisations de lotir, de créer des groupes d'habitations ou de
construire, après accord de l'administration, si le projet est compatible avec les dispositions du schéma
directeur d'aménagement urbain prises en application de l'article 4 ci-dessus, 2° et 3° et, à défaut d'un
schéma directeur, s'il est compatible avec la vocation de fait du secteur concerné.

Article 23 : Le projet de plan d'aménagement est établi à l'initiative de l'administration avec la


participation des collectivités locales et approuvé dans les formes et conditions fixées par un décret
réglementaire.

Article 24 : Préalablement à son approbation par l'administration, le projet de plan d'aménagement est
soumis à l'examen du ou des conseils communaux intéressés et, le cas échéant, à celui du conseil de
la communauté urbaine.

Lesdits conseils peuvent formuler dans le délai de deux mois à compter de la date à laquelle ils ont été
saisis, des propositions qui sont étudiées par l'administration en liaison avec les collectivités locales
intéressées.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

A défaut de faire connaître leur opinion dans ce délai, lesdits conseils sont censés ne pas avoir de
propositions à émettre.

Article 25 : Le projet de plan d'aménagement donne lieu à une enquête publicité d'un mois qui se
déroule concomitamment à l'examen du projet par le ou les conseils communaux intéressés.

Cette enquête a pour objet de permettre au public de prendre connaissance du projet et de formuler
d'éventuelles observations.

les moyens de publication et de publicité sont assurés par le président du conseil communal avant la
date du début de l'enquête.

Les observations formulées au court de cette enquête sont étudiées par le conseil communal, lors de
l'examen par ses soins du projet de plan d'aménagement, avant d'être soumises à l'administration.

Article 26 : La modification du plan d'aménagement est effectuée dans les formes et conditions
prévues pour son établissement et son approbation.

Section 4 : des effets du plan d'aménagement

Article 27 : A compter de la date de clôture de l'enquête publique visée à l'article 25 ci-dessus et


jusqu'à la parution du texte l'approbation du projet de plan d'aménagement, ne peuvent être autorisés
les travaux de construction et de plantation ainsi que les créations de lotissements ou de groupes
d'habitations, qui ne sont pas conformes aux prescriptions dudit projet.

A compter de la même date, les dispositions du plan d'aménagement ou de zonage, s'il en existe un,
cessent d'être applicables.

Toutefois, si la publication du texte, visé au premier alinéa du présent article, n'intervient pas dans le
délai de douze mois à compter de la date de clôture de l'enquête publique, le projet de plan cesse
d'être opposable.

Article 28 : Le texte d'approbation du plan d'aménagement vaut déclaration d'utilité publique des
opérations nécessaires à la réalisation des équipements prévus aux paragraphes 3°, 4°, 5°, 6° et 12°
de l'article 19 ci-dessus.

Les effets de la déclaration d'utilité publique cessent à l'expiration d'un délai de 10 ans à compter de la
date de publication au Bulletin officiel du texte d'approbation du plan d'aménagement et aucune
nouvelle déclaration d'utilité publique poursuivant le même objet ne peut intervenir sur les zones
réservées auxdits équipements avant un délai de 10 ans.

Lorsque les propriétaires reprennent la disposition de leurs terrains à la cessation des effets de la
déclaration d'utilité publique, l'utilisation desdits terrains doit alors être conforme à l'affectation de la
zone dans laquelle ils sont situés.

Par dérogation aux dispositions qui précèdent, les terrains réservés aux affectations prévues par les
paragraphes 3°, 4°, 5° et 6° de l'article 19 ci-dessus, peuvent recevoir à titre provisoire une destination
autre que celle prévue par le plan d'aménagement, après autorisation de la commune. Cette
autorisation n'est délivrée que si l'affectation provisoire ne compromet pas la réalisation de
l'équipement prévu par le plan. Dans tous les cas le propriétaire est tenu de remettre les lieux en état
au moment de la réalisation dudit équipement.

Article 29 : Le plan d'aménagement peut également valoir acte de cessibilité des terrains nécessaires
à la réalisation des équipements prévus aux paragraphes 3°, 4°, 5° et 6° de l'article 19 ci-dessus.

A cette fin, il désigne les propriétés frappées de cessibilité en mentionnant leur consistance, leur
superficie et le nom des propriétaires présumés.

Les dispositions prévues par la loi n° 7-81 relative à l'expropriation pour cause d'utilité publique et à
l'occupation temporaire, promulguée par le dahir n° 1-81-254 du 11 rejeb 1402 (6 mai 1982), sont
applicables au plan d'aménagement valant cessibilité, en ce qui concerne les formalités auxquelles il

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

est soumis et ses effets. Toutefois la durée de l'enquête prévue à l'article 10 de la loi précitée, est
limitée à un mois comme il est dit à l'article 25 ci-dessus.

Article 30 : Les indemnités auxquelles donnera lieu l'acquisition des terrains nécessaires à la
réalisation des équipements prévus aux paragraphes 3°, 4°, 5° et 6° de l'article 19 ci-dessus sont
fixées en ce qui concerne :

- la voirie, en tenant compte des éléments définis par les articles 37 et 38 ci-après ;
- les équipements autres que la voirie, conformément aux dispositions prévues par la loi précitée n° 7-
81 relative à l'expropriation pour cause d'utilité publique et à l'occupation temporaire.

Section 5 : De la mise en oeuvre du plan d'aménagement

Article 31 : Les conseils communaux et, le cas échéant, le conseil de la communauté urbaine prennent
toutes mesures nécessaires en concertation avec l'administration pour la réalisation et le respect de
dispositions du plan d'aménagement.

Chapitre IV : Des arrêtés d'alignement - Des arrêtés d'alignement emportant cessibilité

Section première : Etude - Procédure d'instruction et d'approbation

Article 32 : Des arrêtés des présidents des conseils communaux après délibération desdits conseils
peuvent décider la création des voies communales, places et parkings publics communaux, la
modification de leur tracé ou de leur largeur ou leur suppression totale ou partielle. Ils sont assortis
d'un plan indiquant les limites de ladite voirie.

Ces arrêtés peuvent également valoir actes de cessibilité des terrains nécessaires à la réalisation des
opérations qu'ils fixent.

A cette fin ils désignent les propriétés frappées de cessibilité en mentionnant leur consistance, leur
superficie et le nom des propriétaires présumés.

Article 33 : Les arrêtés d'alignement ainsi que les arrêtés d'alignement emportant cessibilité sont pris
après avis conforme de l'administration qui examine la compatibilité du projet avec le schéma directeur
d'aménagement urbain et/ou le plan d'aménagement s'ils existent.

Ces arrêtés doivent recueillir les visas prévus par la réglementation en vigueur, préalablement à
l'ouverture d'une enquête publique. La durée de cette enquête est fixée à un mois pour les arrêtés
d'alignement et à deux mois pour les arrêtés d'alignement emportant cessibilité.

Pendant toute la durée de l'enquête et jusqu'à la publication de l'arrêté au Bulletin officiel , aucune
autorisation de construire ne sera accordée sur les terrains frappés d'alignement ou d'alignement et de
cessibilité. Cette interdiction ne peut avoir une durée supérieure à six mois.

Article 34 : Les arrêtés d'alignement valent déclaration d'utilité publique des opérations qu'ils fixent. Ils
produisent effet pendant une durée de dix ans. Cette durée est ramenée à deux ans pour les arrêtés
d'alignement emportant cessibilité.

A dater de la publication d'un arrêté d'alignement ou d'un arrêté d'alignement emportant cessibilité,
aucune construction nouvelle ne peut être élevée, aucun abaissement ni exhaussement du sol de
nature à modifier l'état des lieux ne peuvent être effectués sur les terrains englobés dans la voirie
publique en vertu du plan prévu à l'article 32 ci-dessus et il ne peut être fait aux constructions
existantes sur les mêmes terrains que les réparations d'entretien autorisées par le président du conseil
communal selon les formes et les conditions prescrites par le titre III de la présente loi.

Toutefois, les terrains frappés uniquement d'alignement peuvent recevoir à titre provisoire une
destination autre que celle prévue par l'arrêté d'alignement après autorisation du président du conseil
communal. Cette autorisation n'est délivrée que si l'affectation provisoire ne compromet pas la
réalisation de l'équipement prévu par le plan.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Dans tous les cas le propriétaire est tenu de remettre les lieux en état au moment de la réalisation
dudit équipement.

Article 35 : Les dispositions prévues par la loi précitée n° 7-81 relative à l'expropriation pour cause
d'utilité publique et à l'occupation temporaire, sont applicables aux arrêtés d'alignement emportant
cessibilité, à l'exception de celles auxquelles il est dérogé par la présente loi.

Article 36 : La modification de l'arrêté d'alignement et de l'arrêté d'alignement emportant cessibilité est


effectuée dans les formes prévues pour leur établissement.

La durée de validité de tout arrêté portant modification d'un arrêté d'alignement ou d'un arrête
d'alignement emportant cessibilité est celle de l'arrêté objet de ladite modification.

Section 2 : de la contribution des riverains à la réalisation de la voirie communale

Article 37 : La commune procède soit à l'amiable, soit par voie d'expropriation à l'acquisition des
immeubles tombant dans les emprises de la voirie communale en faisant application des règles
particulières suivantes :

- Le propriétaire de toute parcelle devenant ou demeurant riveraine de la voirie communale projetée,


est tenu de contribuer gratuitement à la création de cette voirie jusqu'à concurrence de la valeur d'une
portion de son terrain équivalente à un rectangle d'une largeur de dix mètres et d'une longueur égale à
la longueur de façade dont disposera la parcelle sur ladite voirie. Cette contribution ne saurait toutefois
dépasser la valeur du quart de la parcelle ;

- Sur la demande du propriétaire, toute portion de terrain laissée hors des emprises de la voirie
communale, mais devenant inconstructible au regard des règlements en vigueur, est obligatoirement
acquise par la commune ;

Le propriétaire de chaque parcelle est en conséquence, après prélèvement sur la parcelle des
emprises de la voirie et, en outre, s'il y a lieu, des portions inconstructibles, soit créancier, soit
redevable d'une indemnité différentielle, selon que la valeur des surfaces, prélevées. sera supérieure
ou inférieure à la contribution ci-dessus définie qui lui est imposée.

Article 38 : L'indemnité due aux riverains en vertu de l'article 37 ci-dessus est fixée conformément aux
dispositions de la loi précitée n° 7-81 sur l'expropriation pour cause d'utilité publique et sur l'occupation
temporaire, en tenant compte des limites qu'avait l'immeuble au moment de l'ouverture de l'enquête
préalable à l'acte déclaratif d'utilité publique.

En aucun cas il ne sera tenu compte pour la fixation de l'indemnité des dépenses afférentes aux
travaux qui auraient pu être autorisés en application des dispositions du troisième alinéa de l'article 34
ci-dessus.

Le recouvrement des sommes dues par les propriétaires est poursuivi comme en matière d'impôts
directs, l'état de recouvrement est établi par l'ordonnateur concerné.

Article 39 : Des voies spécialisées - Les propriétés riveraines des voies non ouvertes à la circulation
générale, notamment des chemins de piétons ou des pistes pour cyclistes, ne jouissent pas des droits
d'accès et de stationnement reconnus aux riverains des voies publiques.

Les dispositions applicables auxdites voies, notamment les conditions dans lesquelles l'exercice de
certains droits peut être accordé aux riverains sont déterminées soit par l'acte déclarant d'utilité
publique l'ouverture de la voie (plan d'aménagement, arrêté d'alignement ou arrêté d'alignement
emportant cessibilité), soit par un arrêté du président du conseil communal.

La cession des emprises des voies spécialisées où les droits des riverains définis ci-dessus sont
supprimés ou restreints, donne lieu à indemnité pour la totalité de la superficie.

Titre III : des constructions

Chapitre premier : Du permis de construire

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Article 40 : Il est interdit de procéder à aucune construction sans qu'ait été obtenu un permis de
construire :

- dans les périmètres désignés à l'article premier ci-dessus et dans les zones à vocation spécifique
justifiant un aménagement contrôlé, visées au b) de l'article 18 de la présente loi ;

- à l'extérieur des périmètres visés au paragraphe qui précède et des agglomérations rurales dotées
d'un plan de développement : le long des voies de communication ferroviaires et routières autres que
les communales, sur une profondeur de un kilomètre à compter de l'axe desdites voies, et le long des
limites du domaine public maritime sur une profondeur de cinq kilomètres ;

- dans les lotissements autorisés en application de la législation relative aux lotissements,


morcellements et groupes d'habitations.

Le permis de construire est également exigible dans le cas de modification aux constructions
existantes, si elles portent sur des points visés par les règlements.

Article 41 : Le permis de construire est délivré par le président du conseil communal.

Dans la zone périphérique d'une commune urbaine, le permis de construire est délivré par le président
du conseil de la commune rurale concernée en coordination avec le président du conseil de ladite
commune urbaine.

Article 42 : En dehors des périmètres visés à l'article 40 ci-dessus, le permis de construire peut être
rendu obligatoire pour tout ou partie du Royaume ou pour certaines catégories de constructions
définies par décret qui fixe également les règles et servitudes notamment d'implantation auxquelles
devront satisfaire les constructions dans l'intérêt de la salubrité, de la commodité. de la circulation, de
la sécurité et de l'esthétique.

Article 43 : Le permis de construire est délivré lorsque la construction projetée est reconnue satisfaire
aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur, notamment aux dispositions des plans de
zonage et des plans d'aménagement.

Ledit permis est délivré sous réserve des autorisations prévues par des législations particulières et
après obtention des avis et visas prévus par les réglementations en vigueur.

Article 44 : En outre, dans les communes urbaines et les centres délimités pour la construction de :

- tout immeuble, quel qu'en soit la nature ou l'usage, comportant au moins, soit quatre niveaux, soit
trois niveaux comprenant six logements ;

- tout immeuble à usage commercial ou industriel d'une surface au sol égale ou supérieure à 500 m2,

Le permis de construire doit être refusé si le projet ne prévoit pas l'installation des lignes nécessaires
au raccordement desdits immeubles au réseau général des télécommunications publiques.

Ces installations réalisées sous la responsabilité et le contrôle des services compétents en matière de
télécommunications, dans les conditions fixées par décision réglementaire, devront satisfaire aux
exigences de sécurité et assurer l'usager et l'Etat contre tout risque d'utilisation illégale des lignes de
télécommunications.

Article 45 : Lorsque l'affectation des terrains n'est pas définie par un plan d'aménagement ou par un
plan de zonage, le président du conseil communal peut dans les périmètres des communes urbaines,
des centres délimités et des zones à vocation spécifique, après avis de l'administration chargée de
l'urbanisme :

- soit surseoir à statuer sur les demandes de permis de construire ; le sursis doit être motivé et ne peut
excéder deux années ;

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- soit délivrer le permis de construire si la construction projetée est compatible avec les dispositions du
schéma directeur d'aménagement urbain, prises en application de l'article 4 (2° et 3°) ci-dessus et, à
défaut d'un schéma directeur, si elle est compatible avec la vocation de fait du secteur concerné.

Article 46 : En dehors des périmètres visés à l'article 45 ci-dessus, et lorsque l'affectation des terrains
n'est pas définie par un plan d'aménagement ou par un plan de zonage, le président du conseil
communal délivre le permis de construire si le projet satisfait aux dispositions prévues par voie
réglementaire, relatives à la superficie minimale de la parcelle de terrain sur laquelle doit être édifiée la
construction, à la superficie constructible et à la hauteur de la construction.

La construction doit respecter une zone de recul de 10 m par rapport à la limite d'emprise de la voie
publique riveraine et de 5 m par rapport aux limites séparatives de propriété.

Ces dispositions ne sont pas applicables à la construction des bâtiments publics.

Article 47 : Le permis de construire est refusé si le terrain concerné n'est pas raccordé à un réseau
d'assainissement ou de distribution d'eau potable.

Toutefois, des dérogations peuvent être accordées si les modes d'assainissement et d'alimentation en
eau présentent les garanties exigées par l'hygiène et la salubrité, après avis des services compétents
en la matière.

Article 48 : Dans le cas de silence du président du conseil communal, le permis de construire est
censé accordé à l'expiration d'un délai de deux mois à compter de la date du dépôt de la demande.

Article 49 : Le permis de construire, qu'il soit exprès ou tacite, est périmé si les travaux relatifs aux
fondations de l'ouvrage prévus au plan autorisé, n'ont pas débuté à l'expiration d'un délai d'un an qui
court à partir de la date de la délivrance du permis ou de l'expiration du délai de deux mois visé à
l'article 48 ci-dessus.

Chapitre II : de l'intervention de l'architecte et de sa mission

Article 50 : Dans les communes urbaines, les centres délimités et leurs zones périphériques, ainsi que
dans les zones à vocation spécifique définies au b) de l'article 18 ci-dessus, le recours à un architecte
exerçant à titre libéral et à des ingénieurs spécialisés est obligatoire pour :

- toute construction nouvelle ;


- toute modification apportée à une construction existante qui nécessite l'octroi du permis de construire
;
- tous travaux de restauration des monuments.

Le recours à un architecte exerçant à titre libéral et inscrit au tableau de l'ordre des architectes
constitue une condition pour l'obtention du permis de construire.

Article 51 : En dehors des périmètres visés à l'article 50 ci-dessus, le concours d'un architecte
exerçant à titre libéral et d'ingénieurs spécialisés est obligatoire pour toute construction de bâtiments
publics ou à usage du public.

Article 52 : Dans le cas où le recours à l'architecte et aux ingénieurs spécialisés est obligatoire en
application des articles 50 et 51 ci-dessus, ceux-ci peuvent assumer la mission que leur confie le
maître d'ouvrage sous réserve des dispositions prévues à l'article 53 ci-après.

Article 53 : Pour une opération de construction ou de modification d'une construction existante :

a) I'architecte est obligatoirement chargé de :


- la conception ou la modification architecturale de l'oeuvre ;
- I'établissement de tous documents architecturaux graphiques et écrits relatifs à la conception ou la
modification de la construction en particulier ceux à fournir à la commune pour l'obtention du permis de
construire conformément à la réglementation en vigueur ;

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- veiller à la conformité des études techniques réalisées par les ingénieurs spécialisés en construction
avec la conception architecturale ;
- suivre l'exécution des travaux de construction et en contrôler la conformité avec les plans
architecturaux et les indications de l'autorisation de construire et ce, jusqu'à la délivrance du permis
d'habiter ou du certificat de conformité ;

b) les ingénieurs spécialisés sont obligatoirement chargés de :


- I'étude et l'établissement des documents techniques nécessaires relatifs à la conception de la
construction ;

- suivre la réalisation des travaux se rapportant aux études techniques effectuées par eux.

Article 54 : Nonobstant les dispositions de l'article 53 ci-dessus, le recours à l'architecte n'est


obligatoire que pour la conception ou la modification architecturale de l'oeuvre lorsqu'il s'agit de
constructions dont la superficie cumulée des planchers est égale ou inférieure à 150 mètres carrés.

Chapitre III : du permis d'habiter et du certificat de conformité

Article 55 : Le propriétaire ne peut utiliser la construction une fois les travaux achevés, que s'il obtient
le permis d'habiter ou, s'il s'agit d'immeuble à usage autre que d'habitation, un certificat de conformité.

Ces pièces sont délivrées, dans les formes et conditions fixées par voie réglementaire, par le président
du conseil communal sur demande du propriétaire qui doit obligatoirement déclarer l'achèvement de la
construction. Elles sont établies après récolement des travaux. Toutefois, si ceux-ci ont été dirigés par
un architecte, le récolement peut être remplacé par une attestation de l'architecte.

A défaut de délivrance du permis d'habiter ou du certificat de conformité dans le délai d'un mois à
compter de la date de la déclaration d'achèvement de la construction, le pétitionnaire peut demander à
l'autorité locale compétente d'exercer le droit de substitution en application de l'article 49 du dahir
portant loi n° 1-76-583 du 5 chaoual 1396 (30 septembre 1976) relatif à l'organisation communale.

Article 56 : Le permis d'habiter ou le certificat de conformité des immeubles désignés à l'article 44 ci-
dessus ne peuvent être délivrés qu'après vérification par les services compétents en matière de
télécommunications, de l'existence des lignes dont l'installation est imposée en application dudit
article.

Cette vérification doit être faite dans le mois suivant la déclaration d'achèvement de la construction,
visée à l'article 55 ci-dessus. Faute de vérification à l'expiration dudit délai, celle-ci est réputée
favorable.

Article 57 : Lorsque dans un lotissement les constructions sont réalisées par le lotisseur lui-même
conformément aux dispositions de la législation relative aux lotissements, groupes d'habitations et
morcellements, le permis d'habiter et le certificat de conformité ne peuvent être délivrés avant la
réception provisoire dudit lotissement.

Article 58 : L'affectation de toute construction qui a donné lieu à la délivrance du permis de construire
et du permis d'habiter ou du certificat de conformité. ne peut être changée.

Toutefois, le président du conseil communal peut, après accord de l'administration chargée de


l'urbanisme, autoriser un changement d'affectation après s'être assuré que ledit changement est
conforme avec la vocation du secteur concerné et avec la conception de la construction et qu'il ne peut
être cause de nuisance ni à l'égard des habitants ni des usagers des constructions avoisinantes.

Chapitre 4 : des règlements de construction

Article 59 : Des règlements dits règlements généraux de construction fixent :

- la forme et les conditions de délivrance des autorisations et de toutes autres pièces exigibles en
application de la présente loi et de la législation relative aux lotissements, groupes d'habitations et
morcellements ainsi que des textes pris pour leur application ;

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

- les règles de sécurité que doivent respecter les constructions ainsi que les conditions auxquelles
elles doivent satisfaire dans l'intérêt de l'hygiène, de la circulation, de l'esthétique et de la commodité
publique, notamment :

* les normes de stabilité et de solidité de la construction ;


* la superficie, le volume ou les dimensions des locaux ;
* les conditions d'aération des locaux et, particulièrement, les dimensions et dispositifs intéressant
l'hygiène et la salubrité ;
* les droits de voirie dont peuvent bénéficier les riverains de la voirie publique ;
* les matériaux et procédés de construction interdits d'une manière permanente ;
* les mesures destinées à prévenir l'incendie ;
* les modes d'assainissement ainsi que les modes d'alimentation en eau potable ;

* les obligations d'entretien des propriétés foncières et des constructions.

Article 60 : Les règlements généraux de construction sont approuvés par décret réglementaire.

Ces règlements sont applicables, dans les conditions qu'ils fixent ou qui sont fixées par leur acte
d'approbation, à l'ensemble du territoire sauf dispositions contraires contenues soit dans lesdits
règlements soit dans leur acte d'approbation.

Article 61 : Le président du conseil communal peut fixer, par arrêtés dits règlements communaux de
construction, celles des dispositions définies à l'article 59 ci-dessus qui ne sont pas prévues par les
règlements généraux de construction ou par les plans d'aménagement.

Ces règlements sont pris après délibération du conseil communal approuvée conformément aux
dispositions du dahir portant loi n° 1-76-583 du 5 chaoual 1396 (30 septembre 1976) relatif à
l'organisation communale. Ils ne doivent pas contredire les dispositions des règlements généraux de
construction ou celles des règlements d'aménagement.

Article 62 : Les dispositions des règlements généraux de construction se substituent de plein droit aux
dispositions contraires ou divergentes des règlements communaux de construction.

Chapitre 5 : Dispositions diverses

Article 63 : Les dispositions du titre III de la présente loi ne sont pas applicables aux ouvrages d'art
(ponts - tunnels...) ainsi qu'aux équipements d'infrastructure tels que barrages, digues.

Titre IV : des sanctions

Article 64 : Les infractions aux dispositions de la présente loi et à celles des règlements généraux ou
communaux de construction et d'urbanisme sont constatées par :

- les officiers de police judiciaire ;


- les fonctionnaires communaux chargé du contrôle des constructions ou commissionnés à cet effet
par les présidents des collectivités locales en vertu des prescriptions du dahir du 30 septembre 1976
formant charte communale ;
- les fonctionnaires de l'administration de l'urbanisme commissionnés à cet effet ;

- les fonctionnaires de l'Etat commissionnés à cet effet par le ministre chargé de l'urbanisme ainsi que
tout expert ou architecte commissionné à cet effet, à titre exceptionnel, par le président du conseil
communal concerné ou par l'administration de l'urbanisme.

Article 65 : L'agent ayant constaté une infraction de celles visées à l'article 64 ci-dessus en établit
procès-verbal qu'il transmet dans les plus brefs délais au président du conseil communal, au
gouverneur concerné et au contrevenant.

Dès réception du procès-verbal, et lorsque les travaux de construction sont en cours, le président du
conseil communal notifie au contrevenant l'ordre d'arrêter immédiatement le chantier.

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Article 66 : Lorsque les faits constatés sont constitutifs des interdictions prévues à l'article 34, alinéa 2,
de l'interdiction de construire sans permis exprès ou tacite édictée par les articles 40 et 42, de
l'interdiction d'utilisation de la construction sans permis d'habiter ou certificat de conformité prévue par
l'article 55, d'un détournement d'affectation de la construction en violation de l'article 58, de la violation
des règlements généraux ou communaux de construction prévus aux articles 59 et 61, ou de la
violation des règlements d'urbanisme le président du conseil communal dépose plainte entre les mains
du Procureur du Roi compétent aux fins d'engager les poursuites à l'encontre des contrevenants. Le
wali ou gouverneur concerné en est informé.

Si le président du conseil communal entend faire application de l'article 67 ci-après, il joint au dépôt de
la plainte copie de la mise en demeure prévue à l'alinéa 1 dudit article.

Article 67 : Si les faits constitutifs de l'une des infractions prévues à l'article 66 ci-dessus peuvent être
apportés car ils ne présentent pas un trouble grave aux règlements d'urbanisme ou de construction
violés, le président du conseil communal ordonne au contrevenant les mesures qui s'imposent pour
faire cesser l'infraction dans un délai qui ne peut être inférieur à 15 jours ni excéder 30 jours.

Si à l'expiration de ce délai les faits constitutifs de l'infraction ont pris fin, les poursuites de ce chef sont
abandonnées.

Si à l'expiration de ce délai le contrevenant n'a pas exécuté les ordres qui lui ont été notifiés, il est
procédé comme il est prévu aux articles 68 et suivants ci-après.

Le président du conseil communal informe les destinataires du procès-verbal et de la plainte des


mesures qu'il a prises en application du présent article, des suites qui leur ont été réservées et du
maintien ou du retrait de la plainte.

Article 68 : Lorsque l'infraction consiste en une construction sans autorisation préalable, alors que
celle-ci est exigible ou sur une zone réglementairement non susceptible d'accueillir la construction
édifiée ou en cours d'édification, ou lorsque la construction n'est pas conforme à l'autorisation délivrée
en ce qu'elle viole les hauteurs permises, les volumes ou l'implantation autorisés, la surface
constructible, les règles de solidité, de stabilité ou relatives aux matériaux et procédés de construction
interdits ou la destination de la construction, le gouverneur peut, sur demande du président du conseil
communal ou d'office, et après que la plainte visée à l'article 66 ci-dessus eut été déposée, ordonner
la destruction totale ou partielle des constructions irrégulières

Article 69 : L'ordre de démolir est notifié au contrevenant et précise le délai qui lui est accordé pour
effectuer les travaux de démolition, délai qui ne peut excéder 30 jours. Si dans le délai fixé, la
démolition n'a pas été effectuée, il y est procédé par l'autorité locale aux frais du contrevenant.

Article 70 : La démolition de la construction ne fait pas obstacle à l'engagement de poursuites et ne


met pas fin aux poursuites engagées.

Article 71 : Est puni d'une amende de 10.000 dirhams à 100.000 dirhams le contrevenant qui engage
une construction sans avoir obtenu l'autorisation expresse ou tacite prévue aux articles 40 et 42 ci-
dessus.

Est puni de la peine prévue à l'alinéa précédent le contrevenant qui, détenteur d'un permis de
construire, construit un immeuble en violation du permis qui lui a été délivré en modifiant les hauteurs
permises, les volumes ou l'implantation autorisés, la surface constructible ou la destination de
l'immeuble.

Est puni de la même peine le contrevenant qui viole l'une des interdictions visées à l'alinéa 2 de l'article
34 ci-dessus.

Article 72 : La violation des normes édictées par les règlements d'urbanisme et de construction
généraux ou communaux concernant la stabilité et la solidité de la construction, les matériaux et
procédés de construction interdits et les mesures destinées à prévenir l'incendie est punie d'une
amende de 10.000 à 100.000 dirhams.

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Article 73 : La violation des normes édictées par les règlements d'urbanisme et de construction
généraux ou communaux concernant la superficie, le volume ou la dimension, les conditions d'aération
et des dispositifs intéressant l'hygiène et la salubrité publique, est punie d'une amende de 5.000 à
50.000 dirhams.

Article 74 : La violation des normes édictées par les règlements d'urbanisme et de construction
généraux ou communaux qui ne sont pas visées par les dispositions des articles 72 et 73 ci-dessus,
sont punies d'une amende de 1.000 à 10.000 dirhams.

Article 75 : L'utilisation par le propriétaire des constructions sans permis d'habiter ou certificat de
conformité ou leur mise par lui à la disposition de tiers dans ces conditions sont punies d'une amende
de 10.000 à 100.000 dirhams.

Article 76 : Sont considérés comme coauteurs des infractions à la présente loi et aux règlements
généraux ou communaux d'urbanisme ou de construction, le maître d'ouvrage, l'entrepreneur qui a
exécuté les travaux, l'architecte, l'ingénieur spécialisé ou tout autre maître d'oeuvre qui a donné les
ordres qui sont à l'origine de l'infraction.

Article 77 : La juridiction compétente est tenue d'ordonner, aux frais des contrevenants, la démolition
de la construction ou l'exécution des travaux nécessaires pour rendre l'immeuble conforme à la
réglementation en vigueur, s'il n'a pas été fait application des articles 68 et 69 ci-dessus.

Les travaux ordonnés par la juridiction doivent être exécutés dans un délai de 30 jours à dater de la
notification du jugement devenu définitif. A défaut, l'autorité locale peut y faire procéder quarante-huit
heures après la mise en demeure adressée au contrevenant aux frais et risques de ce dernier, et
prendre toutes mesures utiles à cette fin.

Article 78 : Le cumul des infractions entraîne le cumul des amendes.

Article 79 : Au cas de récidive pour infraction de qualification identique dans un délai de douze mois
qui suit la date à laquelle la première décision de condamnation est devenue irrévocable, les amendes
prévues aux articles 71 à 75 ci-dessus sont portées au double.

Article 80 : Nonobstant la procédure prévue au présent titre lorsque la construction est édifiée sur le
domaine public, l'autorité locale peut faire procéder d'office et aux frais du contrevenant à sa
démolition, sans préjudice de l'application des peines encourues par l'infraction constituée.

Titre V : Dispositions diverses et mesures transitoires

Chapitre premier : Dispositions diverses des décrets et des arrêtés de reconnaissance

Article 81 : Dans tout le Royaume, il peut être procédé à la reconnaissance des routes, chemins,
pistes, ou rues utilisés en vue de confirmer leur domanialité publique et de fixer leur limite.

Cette reconnaissance est prononcée par arrêté du président du conseil communal après délibération
dudit conseil en ce qui concerne la voirie communale et par décret en ce qui concerne les autres voies
de communications routières.

Les décrets et les arrêtés de reconnaissance sont assortis d'un plan fixant le tracé de la voirie
publique.

Ils ne peuvent faire l'objet d'aucune réclamation passé le délai d'un an à partir de leur publication au
Bulletin officiel.

Article 82 : Les dispositions de la section 2 du chapitre IV du titre II de la présente loi sont également
applicables pour la réalisation des voies de communication routières.

Article 83 : Les dispositions visées à l'article 39 ci-dessus sont fixées pour les voies spécialisées
d'Etat, notamment les autoroutes, soit par l'acte déclarant d'utilité publique l'ouverture desdites voies,
soit par décret.

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Article 84 : N'ouvrent droit à aucune indemnité les servitudes instituées en application de la présente
loi et des textes réglementaires pris pour son application, en matière de sécurité, d'hygiène et
d'esthétique.

Toutefois une indemnité est due s'il résulte de ces servitudes une atteinte à des droits acquis ou une
modification à l'état antérieur des lieux déterminant un dommage direct, matériel et certain ; cette
indemnité à défaut d'accord amiable est fixée par le tribunal.

Article 85 : Les attributions reconnues par la présente loi aux présidents des conseils communaux sont
exercées dans les communes urbaines de Rabat-Hassan et du Mechouar de Casablanca par les
autorités désignées respectivement aux articles 67 et 67 bis du dahir portant loi n° 1-76-583 du 5
chaoual 1396 (30 septembre 1976) relatif à l'organisation communale, tel qu'il a été modifié et
complété notamment par le dahir portant loi n° 1-84-165 du 6 moharrem 1405 (2 octobre 1984).

Article 86 : Demeurent applicables dans l'intégralité de leurs dispositions :

- Le dahir portant loi n° 1-84-188 du 13 moharrem 1405 (9 octobre 1984) relatif à l'agence urbaine de
Casablanca ;
- le dahir portant loi n° 1-84-17 du 21 rebia II 1404 (25 janvier 1984) relatif au schéma directeur
d'aménagement urbain du Grand Casablanca.

Article 87 : Est abrogé le dahir du 7 kaada 1371 (30 juillet 1952) relatif à l'urbanisme, tel qu'il a été
modifié et complété.

Article 88 : Les références faites par les textes législatifs et réglementaires aux dispositions du dahir
du 7 kaada 1371 (30 juillet 1952) relatif à l'urbanisme s'appliquent de plein droit aux dispositions
correspondantes édictées par la présente loi.

Chapitre II : Mesures transitoires

Article 89 : Par dérogation aux dispositions du chapitre 1er du titre II de la présente loi et jusqu'à
l'établissement de nouveaux schémas directeurs d'aménagement urbain, les schéma directeurs établis
antérieurement à la date de publication de ladite loi et dont la liste sera arrêtée par voie réglementaire
produisent les effets prévus à la section 4 du chapitre précité.

Toutefois, la date d'engagement des consultations entre les différentes personnes morales visées à
l'article 9 ci-dessus, au sujet de ces schémas directeur ne doit pas être antérieure à plus de dix ans à
la date de publication de la présente loi.

Article 90 : Les plans d'aménagement approuvés à la date de publication de la présente loi continuent
à produire les effets prévus par le dahir du 7 kaada 1371 (30 juillet 1952) relatif à l'urbanisme jusqu'à
la date de publication du texte d'approbation des nouveaux plans d'aménagement qui leur seront
substitués.

Article 91 : Les procédures d'instruction et d'approbation des plans d'aménagement dont les conseils
communaux auront été saisis à la date de publication de la présente loi, seront menées à leur terme
conformément aux dispositions du dahir précité du 7 kaada 1371 (30 juillet 1952).

Article 92 : La modification des plans d'aménagement approuvés en application du dahir précité du 7


kaada 1371 (30 juillet 1952) interviendra dans les formes et conditions prévues par la présente loi.

Article 93 : Les dispositions de la présente loi ne sont pas applicables aux projets de construction, qui
à la date de sa publication, ont fait l'objet d'un dossier régulièrement constitué, déposé au siège du
conseil communal en vue de l'obtention du permis de construire.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Dahir n° 1-97-84 du 23 kaada 1417 (2 avril 1997) portant promulgation de la loi


n° 47-96 relative à l'organisation de la région (B.O. n° 4470 du 24 kaada 1417 (3
avril 1997))

LOUANGE A DIEU SEUL !

(Grand Sceau de Sa Majesté Hassan II)

Que l'on sache par les présentes - puisse Dieu en élever et en fortifier la teneur !

Que Notre Majesté Chérifienne,

Vu la Constitution, notamment son article 26,

A décidé ce qui suit :

Est promulguée et sera publiée au Bulletin officiel, à la suite du présent dahir, la loi n° 47-96 relative à
l'organisation de la région, adoptée par la Chambre des représentants le 17 kaada 1417 (27 mars
1997).

Fait à Rabat, le 23 kaada 1417 (2 avril 1997).

Pour contreseing :Le Premier ministre, Abdellatif Filali.

*
**

Loi n° 47-96 relative à l'organisation de la région


Exposé des motifs

La région s'inscrit dans le cadre de l'édification d'un Maroc moderne que Sa Majesté Le Roi Hassan II
n'a cessé d'appeler de Ses voeux et dont Il a assuré la mise en place progressive et adaptée.

La région a, en effet, depuis toujours, occupé une place de choix dans la pensée et la stratégie royales
visant à doter le Maroc d'un Etat moderne à la fois attaché à ses traditions ancestrales marquées par
le rôle dynamique et enrichissant de la composante locale et régionale et, en même temps, apte à
relever avec les meilleures chances de succès les défis de son temps.

De par ses atouts naturels où l'unité se conjugue harmonieusement avec la diversité géographique,
humaine, culturelle et économique, et grâce au dessein généreux que lui a savamment planifié et
progressivement concrétisé son Souverain, le Maroc d'aujourd'hui, après avoir engrangé les premiers
fruits de la démocratie et de la décentralisation, a atteint la maturité nécessaire qui lui permet de
s'engager dans une nouvelle étape d'approfondissement de la démocratie locale que la régionalisation
mettra au service d'un mieux-être économique et social.

De fait, la région s'avère un cadre approprié et une pièce maîtresse à même de compléter et de
parfaire l'édifice institutionnel du Royaume, dans la mesure où elle fournira une instance nouvelle où
les représentants des populations pourront débattre démocratiquement, à travers leurs élus au sein
des collectivités locales et des organisations socio-professionnelles, des aspirations et des projets de
leur région et enclencher une dynamique spécifique d'émulation et de développement régional intégré.

Ce nouvel espace de débat, de concertation et de formation à la chose publique doit indubitablement


permettre encore davantage l'ancrage de la démocratie au niveau local grâce à une plus large prise en
charge par les citoyens eux-mêmes de leurs affaires. Cet acquis démocratique au niveau régional ne
peut que rejaillir positivement au plan national, dans la mesure où, désormais, le cadre régional
constitue une base de représentation nationale à la Chambre des conseillers.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

La création de la région conforte la décentralisation non seulement en instituant une nouvelle


collectivité locale dans la plénitude de ses prérogatives, mais également en mettant au service de la
régionalisation toutes les potentialités que recèle la déconcentration. En effet, en instaurant une
meilleure coordination des services extérieurs de l'Etat au niveau local, sous l'autorité du gouverneur
qui est en même temps un agent de l'Etat au service de la région, celle-ci bénéficiera d'incontestables
atouts pour s'acquitter avantageusement de ses missions.

Par ailleurs, la déconcentration devra assurer une administration de proximité, rapprocher celle-ci
davantage des citoyens et réduire les méfaits de la routine administrative.

Au-delà de ces incontestables vertus, l'essence de la création de la région est d'abord et surtout,
comme l'a souligné à maintes reprises Sa Majesté Le Roi, un espace de développement économique
et social. Dans cette perspective, la région va identifier et sérier ses potentialités, ses besoins et
planifier ses priorités. De ce fait, les pouvoirs publics seront à même d'apporter la contribution
adéquate aux niveaux techniques et financiers pour soutenir les actions de développement impulsées
par la région dans une démarche permanente de concertation. Ceci permettra une meilleure allocation
des ressources nationales en vue de réduire à terme les disparités régionales. Ainsi, le Maroc se sera
doté d'un nouvel instrument de solidarité qui ne peut que renforcer la cohésion nationale qui constitue
le ciment de l'identité marocaine.

Il s'agit donc de mettre en place une entité formant un ensemble intégré et vivant, soucieuse de la
complémentarité de ses composantes et mettant à profit les compétences qui lui sont dévolues et les
moyens dont elle disposera. La région a, d'ailleurs, toujours été omniprésente dans les grands
chantiers à caractère économique et social initiés par Sa Majesté Le Roi. En effet, la recherche de
l'équilibre régional a sous-tendu les politiques d'édification des barrages et de la mise en place des
infrastructures de base, de la mise en valeur agricole, de la planification, de l'aménagement du
territoire, de l'emploi, de l'éducation, de l'implantation de l'administration, de l'urbanisation et, de
manière générale, de tous les investissements réalisés par l'Etat et les établissements publics. De
même, lorsqu'il s'est agi d'engager le Maroc dans une politique de privatisation, Sa Majesté Le Roi n'a
pas manqué, dans Son Discours du 8 avril 1988 devant la Chambre des représentants, d'inscrire cette
opération dans le cadre de la régionalisation.

Les attributions de la région, instrument essentiel et novateur du développement économique et social,


s'adosseront à un financement multiple et conséquent.

De fait, la région puisera ses moyens aussi bien à travers la mobilisation de ses ressources propres, à
l'instar des autres collectivités locales, que par le biais de l'affectation d'une part d'impôts nationaux
tels que, à titre d'exemple, l'impôt sur les sociétés et l'impôt général sur le revenu. Il sera institué,
conformément à la législation en vigueur, un fonds de péréquation et de développement régional qui
permettra, au moyen de subventions de l'Etat et de la mise en oeuvre de la solidarité inter-régionale,
de promouvoir le développement et de réduire les disparités régionales.

Comme tout grand dessein, la régionalisation a été mise à l'épreuve de la maturation. Ainsi, après
avoir été expérimentée dans le cadre du dahir du 16 juin 1971 portant création des régions
économiques, elle a été érigée en collectivité locale par la Constitution révisée en 1992. Désormais,
depuis le Discours royal du 20 août 1996 et l'adoption, le 13 septembre 1996, par le peuple marocain
de la révision constitutionnelle, la région bénéficie d'un nouveau cadre juridique que la présente loi
définit.

La présente loi fixe les compétences et les ressources financières de la région, qui fonctionne en tant
que collectivité locale dotée d'un conseil jouissant d'un pouvoir délibératif et de contrôle sur l'autorité
exécutive (le gouverneur du chef-lieu de la région) à travers un mécanisme novateur qui privilégie la
concertation, l'information et la collaboration.

La tutelle, quant à elle, sera exercée sous le contrôle du tribunal administratif et la régularité de la
gestion budgétaire et financière est garantie par l'intervention de la Cour régionale des comptes.

En définitive, la présente loi vise à répondre aux attentes et aux aspirations au mieux-être du peuple
marocain. La mise en place et l'organisation de la région fournissent un atout supplémentaire aux
forces vives de la Nation en vue de contribuer au développement du Maroc du XXIe siècle.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Titre Premier
Chapitre unique : Dispositions générales

Article premier

Les régions, instituées par l'article 100 de la Constitution, sont des collectivités locales dotées de la
personnalité morale et de l'autonomie financière.

Les régions ont pour mission, dans le respect des attributions dévolues aux autres collectivités locales,
de contribuer au développement économique, social et culturel de la collectivité régionale, le cas
échéant, en collaboration avec l'Etat et lesdites collectivités.

Les affaires de la région sont librement gérées par un conseil démocratiquement élu pour une durée
de six ans, conformément à la législation en vigueur.

Le conseil règle, également, par ses délibérations les affaires qui sont transférées par l'Etat à la
région.

Le gouverneur du chef-lieu de la région assure l'exécution des délibérations du conseil régional dans
les conditions fixées par la présente loi.

Le conseil régional ne peut délibérer sur des affaires à caractère politique ou étrangères aux questions
d'intérêt régional.

Article 2

La création et l'organisation des régions ne peuvent, en aucun cas, porter atteinte à l'unité de la Nation
et à l'intégrité territoriale du Royaume.

Article 3

Conformément à la législation en vigueur, le conseil régional est composé de représentants élus des
collectivités locales, des chambres professionnelles et des salariés.

Il comprend également les membres du parlement élus dans le cadre de la région ainsi que les
présidents des assemblées préfectorales et provinciales sises dans la région qui assistent à ses
réunions avec voix consultative.

Article 4

Le nombre, le nom, les limites territoriales et le chef-lieu des régions sont fixés par décret. Le nombre
des conseillers à élire dans chaque région ainsi que la répartition des sièges entre les divers collèges
électoraux sont fixés conformément à la législation en vigueur.

La délimitation de la région a pour finalité la constitution d'un ensemble homogène et intégré. Elle doit
répondre au souci de cohésion des composantes territoriales de la région, compte tenu des
potentialités et des spécificités économiques, sociales et humaines desdites composantes, de leur
complémentarité et de leur contiguïté géographique.

Article 5

Dans le cadre de leurs compétences, les régions peuvent établir une coopération entre elles ou avec
d'autres collectivités locales, conformément aux dispositions du titre VI de la présente loi.

La coopération inter-régionale ou avec d'autres collectivités locales ne peut avoir pour conséquence
l'établissement d'une tutelle d'une collectivité sur une autre.

Titre II

Chapitre unique : Attributions du conseil régional

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Article 6

Le conseil régional règle par ses délibérations les affaires de la région, et, à cet effet, décide des
mesures à prendre pour lui assurer son plein développement économique, social et culturel, et ce,
dans le respect des attributions dévolues aux autres collectivités locales.

Il exerce des compétences propres et des compétences qui lui sont transférées par l'Etat.

Il peut, en outre, faire des propositions et des suggestions et émettre des avis sur les actions d'intérêt
général, intéressant la région, relevant de la compétence de l'Etat ou de toute autre personne morale
de droit public.

Pour l'accomplissement des missions qui lui sont imparties par la présente loi, le conseil bénéficie du
concours de l'Etat et d'autres personnes morales de droit public.

Article 7

Dans les limites du ressort territorial de la région, le conseil régional exerce, à titre de compétences
propres et conformément aux lois et règlements en vigueur, les attributions suivantes :

1 - Il examine et vote le budget, examine et approuve les comptes administratifs dans les formes et
conditions prévues par la présente loi ;

2 - Il élabore le plan de développement économique et social de la région, conformément aux


orientations et objectifs retenus par le plan national de développement et dans la limite des moyens
propres et de ceux mis à sa disposition. Le plan de développement économique et social de la région
est transmis par le conseil régional au conseil supérieur de la promotion nationale et du plan pour
approbation ;

3 - Il élabore un schéma régional d'aménagement du territoire, conformément aux orientations et


objectifs retenus au niveau national. Ce schéma est transmis par le conseil régional au comité
interministériel d'aménagement du territoire pour approbation ;

4 - Il fixe, dans le cadre des lois et règlements en vigueur, le mode d'assiette, les tarifs et les règles de
perception des taxes, redevances et droits divers perçus au profit de la région ;

5 - Il engage les actions nécessaires à la promotion des investissements privés et encourage la


réalisation de ces investissements, notamment par l'implantation et l'organisation de zones
industrielles et de zones d'activités économiques ;

6 - Il décide de la participation de la région aux entreprises d'économie mixte d'intérêt régional ou inter-
régional ;

7 - Il adopte toutes mesures en matière de formation professionnelle :

8 - Il engage les actions nécessaires à la promotion de l'emploi, dans le cadre des orientations fixées à
l'échelle nationale ;

9 - Il engage des actions dans le domaine de la promotion du sport ;

10 - Il adopte toutes mesures tendant à la protection de l'environnement ;

11 - Il adopte les mesures visant à rationaliser la gestion des ressources hydrauliques au niveau de la
région. A cet effet, il concourt à l'établissement du plan directeur d'aménagement intégré des eaux du
bassin hydraulique lorsque le territoire de la région se trouve en totalité ou en partie dans ledit bassin
et contribue à l'élaboration de la politique de l'eau au niveau national, lorsque son avis est demandé
par les instances et organismes compétents ;

12 - Il adopte les mesures nécessaires à la promotion des activités socio-culturelles ;

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

13 - Il engage des actions en vue de promouvoir et de soutenir toute action de solidarité sociale et
toute mesure à caractère caritatif ;

14 - Il veille à la préservation et à la promotion des spécificités architecturales régionales.

Article 8

Dans les limites du ressort territorial de la région, le conseil régional exerce les compétences qui
pourront lui être transférées par l'Etat, notamment en matière de :

1 - Réalisation et entretien d'hôpitaux, de lycées et d'établissements universitaires et attribution de


bourses d'études, en fonction des orientations retenues par l'Etat en la matière ;

2 - Formation des agents et cadres des collectivités locales ;

3 - Equipements d'intérêt régional.

Tout transfert de compétences ou de charges de l'Etat aux régions s'accompagne nécessairement du


transfert des ressources correspondantes, notamment des crédits. Il s'effectue conformément à l'acte
législatif ou réglementaire approprié à sa nature.

En outre, les régions peuvent entreprendre toute action nécessaire au développement régional, en
collaboration avec l'Etat ou tout autre personne morale de droit public, dans des conditions fixées par
des conventions.

Article 9

Le conseil régional peut faire des propositions et des suggestions et émettre des avis. A ce titre :

1 - Il propose à l'administration et aux autres personnes morales de droit public, les actions à
entreprendre pour promouvoir le développement de la région lorsque lesdites actions dépassent le
cadre des compétences de ladite région ou excèdent ses moyens ou ceux mis à sa disposition ;

2 - Il propose la création et les modes d'organisation et de gestion des services publics régionaux,
notamment par voie de régie directe, de régie autonome ou de concession ;

3 - Il suggère toute mesure concernant le choix des investissements à réaliser dans la région par l'Etat
ou toute autre personne morale de droit public ;

4 - Il donne son avis sur les politiques d'aménagement du territoire national et d'urbanisme et leurs
instruments ;

5 - Il donne son avis sur la politique d'implantation, dans la région, des établissements universitaires et
des hôpitaux.

Les propositions, suggestions et avis précités sont transmis par le gouverneur du chef-lieu de région
aux autorités gouvernementales compétentes.

Titre III : Organisation et Fonctionnement du Conseil RégionalChapitre premier : Le bureau

Article 10

Le conseil régional élit parmi ses membres un président et plusieurs vice-présidents qui forment le
bureau dudit conseil.

Les membres du bureau sont élus pour un mandat de trois ans renouvelable.

Leur élection a lieu au plus tard dans les quinze jours qui suivent l'élection du conseil, la fin du mandat
des membres sortants du bureau ou la date de la cessation de fonction du bureau pour quelque cause
que ce soit.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

A cet effet, le conseil se réunit sur convocation écrite du gouverneur du chef-lieu de la région et sous la
présidence du plus âgé de ses membres. Le membre le plus jeune du conseil assure la fonction de
secrétaire de la séance et en établit le procès-verbal.

Le gouverneur du chef-lieu de la région ou son représentant assiste à la séance.

L'élection du président, du premier vice-président et du deuxième vice-président a lieu dans les


conditions de quorum prévues à l'article 28 de la présente loi et au scrutin secret. Aux deux premiers
tours du scrutin, l'élection ne peut avoir lieu qu'à la majorité absolue des membres présents ; si un
troisième tour est nécessaire, l'élection a lieu à la majorité relative desdits membres.

En cas de partage égal des suffrages, le candidat le plus âgé est déclaré élu et en cas d'égalité de
suffrage et d'âge, le candidat élu est tiré au sort.

L'élection des vice-présidents restants a lieu dans les mêmes conditions de quorum et de vote secret,
au scrutin de liste, à la représentation proportionnelle et aux plus forts restes.

Les listes des candidats sont établies et remises au président de la séance immédiatement après
l'élection du président et des deux premiers vice-présidents.

Chaque liste doit comprendre un nombre de candidats égal au nombre des sièges restant à répartir.

Nul ne peut être candidat sur plus d'une liste.

Les sièges sont répartis entre les listes au moyen du quotient électoral et ensuite aux plus forts restes
en attribuant les sièges restants aux chiffres les plus proches du quotient.

Le classement des vice-présidents ainsi élus est effectué en attribuant successivement un siège à
chaque liste dans l'ordre décroissant des suffrages obtenus, à concurrence des multiples du quotient
électoral, puis des plus forts restes pour les sièges restants.

Une copie du procès-verbal signée par le président et le secrétaire de séance est délivrée, sur leur
demande, aux membres du conseil régional dans un délai n'excédant pas 24 heures suivant l'élection.

Copie dudit procès-verbal est affichée au siège de la région pendant le délai d'une semaine suivant
l'élection.

Article 11

Ne peuvent être élus présidents ou vice-présidents, ni en exercer même temporairement les fonctions,
les chefs et toutes autres personnes assumant des fonctions de responsabilité dans les
administrations financières dont les activités sont directement liées à la région concernée.

Les conseillers qui sont des salariés du président ne peuvent être élus vice-présidents.

Les fonctions de président du conseil régional sont incompatibles avec celles de président
d'assemblée préfectorale ou provinciale ou de président de communauté urbaine.

Article 12

Le nombre des vice-présidents varie suivant le chiffre de la population légale de la région. Il est de :

- cinq (5) vice-présidents dans les régions de moins d'un (1) million d'habitants ;

- sept (7) vice-présidents dans les régions de un (1) million et moins de 2 millions d'habitants ;

- neuf (9) vice-présidents dans les régions de deux (2) millions d'habitants ou plus.

Article 13

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

L'élection du président ou des vice-présidents peut faire l'objet d'un recours devant le tribunal
administratif du ressort, dans un délai de (8) jours à compter de l'élection.

Ce recours est ouvert au gouverneur du chef-lieu de la région et aux membres du conseil régional. Le
recours n'est pas suspensif.

Le tribunal administratif doit statuer dans le délai d'un mois.

Article 14

Les présidents des conseils régionaux exercent les attributions qui leur sont reconnues par la présente
loi dès leur élection.

Article 15

La démission volontaire du président ou des vice-présidents est adressée au ministre de l'intérieur par
l'intermédiaire du gouverneur du chef-lieu de la région ; elle prend effet à partir de son acceptation par
le ministre de l'intérieur, ou, à défaut de cette acceptation, un mois après un nouvel envoi de cette
démission effectué par lettre recommandée.

Le président et les vice-présidents démissionnaires continuent d'exercer leurs fonctions jusqu'à


l'installation de leurs successeurs.

Article 16

Le président peut être démis de ses fonctions par une délibération motivée adoptée au scrutin secret
par les 2/3, au moins, des membres en exercice du conseil régional. La démission, qui prend effet à
compter de la date de sa notification au gouverneur du chef-lieu de la région, entraîne celle des vice-
présidents.

Le président du conseil régional ne peut être démis dans les formes prévues à l'alinéa précédent qu'à
l'expiration d'un délai d'un (1) an, qui court à compter de la date de son élection.

La procédure prévue aux alinéas ci-dessus est irrecevable dans le délai d'un an à compter de sa mise
en oeuvre et quelle qu'en ait été l'issue.

Au cas où le président a été démis de ses fonctions, l'élection du nouveau bureau a lieu dans les
formes et délais prévus à l'article 10 ci-dessus.

Article 17

Les présidents des conseils régionaux et les vice-présidents, peuvent, après avoir été entendus ou
invités à fournir des explications écrites sur les faits qui leur sont reprochés, être suspendus ou
révoqués.

La suspension, qui ne peut excéder un mois, intervient par arrêté motivé du ministre de l'intérieur,
publié au Bulletin officiel.

La révocation, qui intervient par décret motivé, emporte de plein droit l'inéligibilité aux fonctions de
président et à celles de vice-président, pendant un an à compter de la date d'effet de ce décret, à
moins qu'il ne soit procédé, auparavant, au renouvellement général des conseils régionaux.

Article 18

Lorsque le président ou les vice-présidents ont cessé leurs fonctions pour quelque cause que ce soit,
le conseil régional est convoqué pour procéder à leur remplacement :

- soit dans les quinze jours qui suivent la cessation de fonctions lorsqu'il peut être procédé valablement
à cette élection sans qu'il soit besoin de recourir à des élections complémentaires ;

- soit, dans le cas contraire, dans les quinze jours qui suivent les élections complémentaires.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Chapitre 2 : Suspension et dissolution

Article 19

Le conseil régional peut être dissous par décret motivé publié au Bulletin officiel. S'il y a urgence, le
conseil régional peut être suspendu par arrêté motivé du ministre de l'intérieur publié au Bulletin
officiel. Toutefois, la durée de la suspension ne peut excéder trois mois.

Article 20

Lorsque le conseil régional a perdu, par suite de démission, décès ou toute autre cause :

- au moins le tiers et moins de la moitié de ses membres, il est complété par voie d'élections partielles
dans un délai n'excédant pas 60 jours à compter de la dernière vacance ;

- la moitié ou plus de ses membres, il est suspendu de plein droit jusqu'à ce qu'il soit complété.

Article 21

Les mandats de conseillers issus d'élections complémentaires prennent fin à la date d'expiration du
mandat des membres qu'ils remplacent.

Article 22

Dans les quinze jours qui suivent la suspension ou la dissolution d'un conseil régional ou lorsqu'un
conseil régional ne peut être constitué, le ministre de l'intérieur nomme, par arrêté, une délégation
spéciale pour remplir les fonctions dudit conseil jusqu'à ce qu'il soit complété ou constitué.

Le nombre des membres de la délégation spéciale est de sept. Son président est désigné par le
ministre de l'intérieur parmi ses membres et sur leur proposition.

Le secrétaire général de la région, visé à l'article 51 de la présente loi, est membre de droit de la
délégation spéciale.

Les pouvoirs de la délégation spéciale sont limités aux actes de pure administration urgente et elle ne
peut engager les finances régionales au-delà des ressources disponibles de l'exercice courant.

Article 23

Toutes les fois que le conseil régional a été dissous ou suspendu pour avoir perdu la moitié ou plus de
ses membres, il est procédé à l'élection des membres du nouveau conseil, dans un délai n'excédant
pas 60 jours à dater de la dissolution ou de la suspension, à moins que l'on ne se trouve dans les six
mois qui précèdent la date du renouvellement général des conseils régionaux.

Chapitre 3Fonctionnement

Article 24

Le conseil régional, sur convocation de son président, écrite et comportant l'ordre du jour, se réunit
obligatoirement trois fois par an, en session ordinaire durant les mois de mai, septembre et janvier. La
durée de chaque session ne peut excéder quinze jours ouvrables consécutifs. Cette durée peut être
prolongée par arrêté du ministre de l'intérieur pris à la demande du président, transmise par le
gouverneur du chef-lieu de la région.

Lorsque les circonstances l'exigent, le président convoque le conseil régional en session


extraordinaire, soit à son initiative, soit lorsque le gouverneur du chef-lieu de la région ou le tiers au
moins des membres en exercice lui en fait la demande écrite. En cas de demande de la réunion d'une
session extraordinaire, le conseil régional se réunit au plus tard dans les 15 jours qui suivent. La
session est close lorsque l'ordre du jour pour lequel elle a été convoquée est épuisé et, en tout cas,
dans un délai maximum de 15 jours.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Le conseil régional se réunit au plus tôt cinq jours francs après l'envoi des convocations.

Article 25

Le président du conseil régional établit, avec les autres membres du bureau, l'ordre du jour des
sessions et le communique au gouverneur du chef-lieu de la région qui dispose d'un délai de huit jours
pour proposer au président l'inscription des questions supplémentaires qu'il entend soumettre à
l'examen du conseil régional.

Tout conseiller peut proposer au président l'inscription à l'ordre du jour des sessions de toute question
entrant dans les attributions du conseil.

Le président arrête alors l'ordre du jour définitif qui est envoyé au gouverneur du chef-lieu de la région
cinq jours au moins avant la date d'ouverture de la session.

Lorsque le tiers des membres en exercice du conseil régional lui en fait la demande écrite, le président
est tenu d'inscrire à l'ordre du jour la question de la démission prévue à l'article 16 ci-dessus. Cette
question est examinée en priorité par le conseil régional.

Article 26

Le gouverneur du chef-lieu de la région assiste aux séances du conseil régional. Il siège à la droite du
président et ne prend pas part aux votes. Il peut présenter, à la demande du président, toutes
observations utiles relatives aux délibérations du conseil régional.

Lorsque le compte administratif est soumis à l'examen du conseil, le gouverneur du chef-lieu de la


région assiste à la séance et se retire au moment du vote.

Les gouverneurs du ressort de la région ou leurs représentants assistent également aux séances.

Article 27

Assiste aux séances du conseil pour les objets entrant dans ses attributions, le personnel visé à
l'article 51 ci-dessous convoqué par le président du conseil régional soit à son initiative, soit à la
demande du gouverneur du chef-lieu de la région.

Les fonctionnaires et agents de l'Etat ou des établissements publics en fonction sur le territoire de la
région peuvent être appelés à participer aux travaux du conseil régional. Ils sont convoqués par le
gouverneur du chef-lieu de la région.

Article 28

Le conseil régional délibère en assemblée plénière. Il ne peut valablement délibérer que si plus de la
moitié de ses membres en exercice assiste à la séance et uniquement sur les questions inscrites à
l'ordre du jour.

Le président s'oppose à la discussion de toute question non inscrite audit ordre du jour.

Si le quorum visé à l'alinéa ci-dessus n'est pas atteint, une deuxième convocation est envoyée et le
conseil se réunit au plus tôt cinq jours après ce nouvel envoi. Dans ce cas, le conseil ne peut délibérer
valablement que si le tiers au moins de l'effectif des membres en exercice du conseil assiste à la
séance.

Si cette seconde assemblée n'a pas réuni le tiers des membres en exercice, il peut en être convoqué
dans les formes et délais prévus à l'alinéa précédent une troisième.

Si cette troisième assemblée n'a pas réuni à nouveau le tiers des membres en exercice, le conseil
régional est dissous dans les conditions prévues à l'article 19 et il est fait application des dispositions
des articles 22 et 23 ci-dessus.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Article 29

Les délibérations sont prises à la majorité absolue des votants, sauf l'exception prévue au troisième
alinéa du présent article.

Le vote a lieu au scrutin public. Exceptionnellement, il a lieu au scrutin secret si le tiers des membres
présents le réclame ou s'il s'agit de procéder à une nomination ou présentation.

Dans le cas de nomination ou de présentation, il est procédé à l'élection dans les conditions fixées aux
6e et 7e alinéas de l'article 10 ci-dessus.

Le nombre des votants est indiqué au procès-verbal.

Si le vote est public, la voix du président est prépondérante en cas de partage égal des voix et
l'indication du vote de chaque votant figure au procès-verbal.

Article 30

Les séances plénières du conseil régional sont publiques. Leurs ordres du jour et dates sont affichés
au siège de la région. Le président exerce la police des séances du conseil régional. Il peut faire
expulser de l'auditoire tout individu qui trouble l'ordre. Dans le cas où le président se trouverait dans
l'impossibilité de faire respecter directement l'ordre, il fait appel au gouverneur du chef-lieu de la
région.

Sur la demande du président, ou du gouverneur du chef-lieu de la région ou le cas échéant de son


représentant, ou encore sur celle du 1/4 des membres du conseil, celui-ci peut décider, sans débats,
qu'il siège en comité secret. Le gouverneur du chef-lieu de la région assiste à la séance.

Les gouverneurs du ressort de la région ou leurs représentants peuvent également assister aux
séances en comité secret.

Article 31

Il est dressé procès-verbal des séances. Ce procès-verbal est transcrit sur un registre coté et paraphé
par le président et le secrétaire de séance du conseil régional.

Les délibérations sont signées par le président et le secrétaire de séance.

Article 32

Les délibérations sont publiées, par extrait, au Bulletin officiel des collectivités locales.

Article 33

Tout membre du conseil régional qui, sans motif reconnu légitime par le conseil régional, n'a pas
déféré à deux convocations successives ou qui, sans excuse valable, a refusé de remplir une des
fonctions qui lui sont dévolues par les textes en vigueur, peut être, après avoir été admis à fournir des
explications, déclaré démissionnaire par un arrêté motivé du ministre de l'intérieur La demande
tendant à voir déclarer démissionnaire l'intéressé est adressée par le président du conseil par
l'intermédiaire du gouverneur du chef-lieu de la région ou par celui-ci, avec l'avis motivé dudit conseil,
au ministre de l'intérieur. L'intéressé ne peut être réélu avant le délai d'un an à partir de la date de cet
arrêté à moins qu'il ne soit procédé auparavant au renouvellement général des conseils régionaux.

Article 34

Les démissions volontaires des membres du conseil sont adressées au gouverneur du chef-lieu de la
région qui les transmet au ministre de l'intérieur. Elles prennent effet à compter de la date de leur
notification au gouverneur du chef-lieu de la région.

Article 35

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Le conseil élit, parmi ses membres, au scrutin secret et à la majorité relative, un secrétaire, chargé
notamment de la rédaction et de la conservation des procès-verbaux des séances et un rapporteur
général du budget chargé de présenter au conseil régional les prévisions financières et le compte
administratif.

Le conseil élit également, parmi ses membres, dans les conditions fixées à l'alinéa précédent, un
secrétaire adjoint et un rapporteur général adjoint chargés respectivement d'assister le secrétaire et le
rapporteur général du budget et de les remplacer en cas d'absence ou d'empêchement.

Le secrétaire général de la région assiste le rapporteur général dans l'exercice des attributions qui lui
sont conférées par la présente loi.

Article 36

Le conseil régional constitue des commissions permanentes pour l'étude des affaires qui doivent être
soumises au conseil régional. Il doit être constitué au moins sept commissions permanentes chargées
respectivement de l'étude :

- des questions financières et budgétaires ;

- des questions de planification et d'aménagement du territoire ;

- des questions économiques, sociales et de promotion de l'emploi ;

- des questions de l'agriculture et du développement rural ;

- des questions de santé et d'hygiène ;

- des questions de l'urbanisme et de l'environnement ;

- des questions de la culture, de l'enseignement et de la formation professionnelle.

Chaque commission permanente est présidée par un commissaire désigné par le président du conseil
régional parmi les membres du bureau et, le cas échéant, parmi les membres du conseil régional Ce
commissaire peut se faire assister du gouverneur du chef-lieu de la région ou de son représentant qui
participe aux travaux de ces commissions, avec voix consultative.

Toutefois, la commission permanente chargée des questions de la planification et de l'aménagement


du territoire peut être présidée par le président du conseil régional et dans ce cas, elle se réunit en
présence du gouverneur du chef-lieu de la région et des chefs des services de l'Etat dans la région.

La composition, le fonctionnement et les attributions des commissions permanentes sont fixés par le
règlement intérieur du conseil régional, prévu à l'article 40 ci-dessous.

Article 37

Les commissions ne peuvent exercer aucune des attributions dévolues au conseil régional. Le
commissaire est de droit rapporteur des travaux de la commission ; il peut appeler à participer aux
travaux de la commission, le personnel visé à l'article 51 ci-dessous. Il peut également convoquer aux
mêmes fins, par l'intermédiaire du gouverneur du chef-lieu de la région, les fonctionnaires et agents de
l'Etat ou des établissements publics en fonction sur le territoire de la région.

Le secrétaire général de la région assiste aux travaux des commissions.

Article 38

Les employeurs sont tenus de laisser aux salariés de leur entreprise, membres du conseil régional, le
temps nécessaire pour participer aux séances plénières du conseil régional ou des commissions qui
en dépendent.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Le temps passé par les salariés aux différentes séances du conseil régional et des commissions qui
en dépendent ne leur sera pas payé comme temps de travail. Ce temps pourra être remplacé.

La suspension du travail prévue au présent article ne peut être une cause de rupture par l'employeur
du contrat de louage de service, et ce, à peine de dommages et intérêts au profit des salariés.

Article 39

Les fonctions de président, vice-président, rapporteur général du budget, rapporteur général adjoint,
secrétaire et secrétaire adjoint ne sont pas rémunérées, sous réserve d'indemnités de fonction, de
représentation et de déplacement qu'ils peuvent percevoir dans des conditions et pour un montant
fixés par décret.

Les conseillers perçoivent des indemnités de déplacement conformément aux conditions fixées par le
décret visé à l'alinéa précédent.

Article 40

Le président, en accord avec les autres membres du bureau, élabore un règlement intérieur du conseil
qu'il soumet au vote du conseil régional à la première session ordinaire qui suit l'élection ou le
renouvellement général du conseil régional.

Le règlement intérieur est soumis à l'approbation de l'autorité de tutelle dans les conditions prévues à
l'article 43 de la présente loi.

Titre IV : de la Tutelle

Article 41

Ne sont exécutoires qu'après avoir été approuvées par l'autorité de tutelle, les délibérations du conseil
régional portant sur les objets suivants :

1 - Budget régional ;
2 - Emprunts à contracter, garanties à consentir ;
3 - Ouverture de comptes spéciaux ;
4 - Ouverture de nouveaux crédits, relèvement de crédits ;
5 - Virement d'article à article ;
6 - Acceptation ou refus de dons et legs ;
7 - Fixation dans le cadre des lois et règlements en vigueur du mode d'assiette, des tarifs et des règles
de perception des taxes, redevances et droits divers perçus au profit de la région ;

8 - Concessions, gérances et autres formes de gestion des services publics régionaux, participation à
des sociétés d'économie mixte et toutes questions se rapportant à ces différents actes ;
9 - Acquisitions, aliénations, transactions ou échanges portant sur les immeubles du domaine privé,
actes de gestion du domaine public.

Des expéditions de toutes les délibérations relatives aux objets indiqués ci-dessus sont adressées
dans la quinzaine par le gouverneur du chef-lieu de la région au ministre de l'intérieur.

Article 42

Le ministre de l'intérieur peut provoquer un nouvel examen par le conseil régional d'une question dont
celui-ci a déjà délibéré s'il ne lui paraît pas possible d'approuver la délibération prise, pour des motifs
qu'il expose dans sa demande de nouvel examen.

Article 43

Sauf dans le cas où il en a été disposé autrement par voie législative ou réglementaire, l'approbation
prévue à l'article 41 ci-dessus est donnée par le ministre de l'intérieur dans les 30 jours à compter de
la date de réception de la délibération.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

L'approbation ou le refus motivé est notifié au président du conseil régional par l'intermédiaire du
gouverneur du chef-lieu de la région.

Dans le cas d'un refus, le conseil régional peut saisir le tribunal administratif dans un délai de 8 jours à
compter de la date de la notification du refus.

Le défaut de décision dans le délai fixé à l'alinéa 1 ci-dessus vaut approbation. Toutefois, ce délai peut
être reconduit une seule fois et pour la même durée par décret motivé pris sur proposition du ministre
de l'intérieur.

Article 44

Une expédition de toutes les délibérations autres que celles énumérées à l'article 41 ci-dessus, est
transmise dans la quinzaine, par le président du conseil régional, au gouverneur du chef-lieu de la
région qui en délivre récépissé.

Ces délibérations sont exécutoires à l'expiration du délai de vingt jours suivant celui de la date du
récépissé, sauf opposition du gouverneur du chef-lieu de la région dans les cas de nullité ou
d'annulabilité prévus aux articles 45 et 46 ci-dessous. Ce délai peut être réduit par le gouverneur du
chef-lieu de la région de sa propre initiative ou à la demande du président.

Dans ces cas, le gouverneur du chef-lieu de la région notifie, par voie administrative, son opposition
motivée au président du conseil régional et transmet simultanément l'expédition de la délibération au
ministre de l'intérieur qui en délivre récépissé.

L'opposition de l'autorité de tutelle oblige le conseil régional à procéder à un nouvel examen de la


délibération dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l'opposition de l'autorité de tutelle.

En cas de refus du conseil régional de procéder à un nouvel examen, ou en cas de maintien de la


délibération litigieuse, le gouverneur du chef-lieu de la région peut saisir le tribunal administratif.

La saisine du tribunal administratif par l'autorité de tutelle emporte de plein droit suspension de
l'exécution de la délibération.

Le tribunal administratif statue dans un délai n'excédant pas 30 jours.

Article 45

Sont nulles de plein droit les délibérations portant sur un objet étranger aux attributions du conseil
régional ou prises en violation de la législation ou de la réglementation en vigueur.

La nullité de droit est prononcée à tout moment par le tribunal administratif à la demande de l'autorité
de tutelle ou de toute partie intéressée. Dans ce dernier cas, la procédure prévue à l'article 56 de la
présente loi devra être respectée.

La saisine du tribunal administratif par l'autorité de tutelle emporte de plein droit la suspension de
l'exécution de la délibération.

Le tribunal administratif statue dans un délai n'excédant pas 30 jours.

Article 46

Est annulable la délibération à laquelle a pris part un conseiller régional intéressé soit à titre personnel,
soit comme mandataire, à l'affaire qui a fait l'objet de la délibération.

L'annulation est prononcée par le tribunal administratif, soit à la demande du gouverneur du chef-lieu
de la région dans le délai de 30 jours à partir de sa saisine par ce dernier ; soit à la demande de toute
personne intéressée conformément à la procédure prévue à l'article 56 de la présente loi.

Lorsque l'annulation est demandée par le gouverneur du chef-lieu de la région, la saisine du tribunal
administratif emporte de plein droit la suspension de l'exécution de la délibération.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Article 47

Dans le cadre des attributions prévues à l'article 7, paragraphe 1, se rapportant à l'approbation du


compte administratif de la région, le conseil est tenu de motiver la délibération refusant l'approbation
du compte administratif ; l'absence de motivation entraîne la nullité de la délibération conformément à
l'article 45 ci-dessus.

Le ministre de l'intérieur, auquel la délibération est transmise par les soins du gouverneur du chef-lieu
de la région dans les 15 jours de son adoption, peut, dans le délai de 30 jours, demander au conseil
régional un nouvel examen de cette question. Cette demande doit être motivée.

Au cas où le conseil régional confirme son refus, le ministre de l'intérieur peut transmettre, par envoi
motivé, le compte litigieux à la Cour régionale des comptes, conformément à la législation applicable à
cette institution.

Article 48

Conformément à l'article 98 de la Constitution la Cour régionale des comptes contrôle les comptes et
la gestion de la région et de ses groupements, en application de la législation en vigueur.

Titre V : Des compétences du président du conseil régionalet du gouverneur du Chef-Lieu de la région

Article 49

Le président préside le conseil régional.

Le conseil régional est de plein droit représenté par son président ou par un vice-président désigné par
ce dernier au sein des établissements publics à vocation régionale.

Article 50

Pour l'exercice de ses compétences, le président fait appel aux services de l'Etat dans la région, par
l'intermédiaire du gouverneur du chef-lieu de la région.

Article 51

Dans les limites des besoins requis pour l'exercice de ses compétences, le président du conseil
régional est assisté de chargés de mission et d'études détachés de l'administration conformément à la
législation et la réglementation en vigueur ou recrutés directement par ses soins par voie contractuelle.

Le nombre des chargés de mission et d'études est fixé conjointement par le président du conseil
régional et le gouverneur du chef-lieu de la région.

Sous l'autorité du président, le secrétaire général de la région anime et coordonne les travaux des
chargés de mission et d'études.

Le secrétaire général et les chargés de mission et d'études sont nommés par décision du président du
conseil régional visée par le gouverneur du chef-lieu de la région.

Article 52

Le président peut, par arrêté, déléguer à un ou plusieurs vice-présidents et en cas d'empêchement de


ces derniers, à un ou plusieurs conseillers régionaux, partie de ses fonctions.

Le président peut également donner, sous son contrôle et sa responsabilité, par arrêté, délégation de
signature au secrétaire général de la région en matière de gestion administrative.

Ces arrêtés sont publiés au Bulletin officiel des collectivités locales.

Article 53

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

En cas d'absence ou d'empêchement, le président est provisoirement remplacé dans la plénitude de


ses fonctions par un vice-président dans l'ordre des nominations ou à défaut de vice-président, par un
conseiller désigné par le conseil régional, sinon pris dans l'ordre du tableau qui est déterminé :

1 - par la date la plus ancienne de l'élection ;


2 - entre conseillers de même ancienneté, par le plus grand nombre de suffrages obtenus ;
3 - à égalité d'ancienneté et de suffrages, par priorité d'âge.

Article 54

Le gouverneur du chef-lieu de la région exécute les délibérations du conseil régional.

Il prend les mesures nécessaires à cet effet après avoir recueilli l'avis du président du conseil régional.

Ces mesures ne sont exécutoires que si les actes y afférents sont revêtus du contreseing du président
du conseil régional, qui doit être donné dans les cinq jours à compter de leur réception A défaut de ce
contreseing dans ce délai, le gouverneur peut décider de passer outre et ordonner l'exécution desdites
mesures.

Dans ce cas, il est fait application des dispositions de l'article 60 ci-dessous.

Le gouverneur du chef-lieu de la région est tenu d'informer régulièrement le président de la mise en


oeuvre des délibérations du conseil régional. A cet effet, et à la demande du président, il réunit les
membres du bureau et les commissaires et les informe de l'état d'avancement de l'exécution des
délibérations.

Au cours des trois sessions, et à la demande du président, des séances publiques peuvent être
réservées aux réponses du gouverneur du chef-lieu de la région aux questions posées par les
membres du conseil régional.

Article 55

Conformément aux délibérations du conseil régional, le gouverneur du chef-lieu de la région, dans les
conditions prévues à l'article 54 ci-dessus :

1 - procède aux actes de location, de vente, d'acquisition, conclut les marchés de travaux, de
fournitures et de prestations de services ;
2 - exécute le budget et établit le compte administratif ;
3 - prend des arrêtés à l'effet d'établir les taxes, redevances et droits divers conformément à la
législation en vigueur en la matière.

Les arrêtés du gouverneur du chef-lieu de la région, à l'exclusion de ceux qui font l'objet d'une
notification aux intéressés, sont publiés au Bulletin officiel des collectivités locales.

Article 56

Le gouverneur du chef-lieu de la région représente la région en justice. Il ne peut, sauf disposition


législative contraire, intenter une action en justice, sans une délibération conforme du conseil. Il peut,
toutefois, sans délibération du conseil, défendre, appeler ou suivre en appel, intenter toutes actions
possessoires ou y défendre, faire tous actes conservatoires ou interruptifs de déchéance, défendre
aux oppositions formées contre les états dressés pour le recouvrement des créances régionales,
introduire toute demande en référé, suivre sur appel des ordonnances du juge des référés, interjeter
appel de ces ordonnances.

Aucune action judiciaire autre que les actions possessoires et les recours en référé ne peut, à peine
de nullité, être intentée contre une région qu'autant que le demandeur a préalablement adressé au
ministre de l'intérieur ou à l'autorité qu'il a déléguée à cet effet, un mémoire exposant l'objet et les
motifs de sa réclamation. Il lui en est donné récépissé.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

L'action ne peut être portée devant les tribunaux que deux mois après la date du récépissé, sans
préjudice des actes conservatoires.

La présentation du mémoire du demandeur interrompt toute prescription ou déchéance si elle est


suivie d'une demande en justice dans le délai de trois mois.

Article 57

Lorsque le président du conseil régional refuse ou s'abstient de prendre les actes qui lui sont
légalement impartis, le gouverneur du chef-lieu de la région peut, après l'en avoir requis, y procéder
d'office.

Article 58

Le rapporteur général du budget est de droit membre de la commission des questions financières et
budgétaires.

Il participe à toutes les séances des bureaux d'adjudication, des commissions d'appel d'offres et des
commissions et jurys de concours concernant les marchés passés au compte de la région.

Le gouverneur du chef-lieu de la région lui communique par l'intermédiaire du président les documents
et pièces comptables qui sont de nature à lui permettre d'exercer ses fonctions et le convoque dans
les mêmes formes aux séances prévues à l'alinéa précédent.

Article 59

En cas d'absence ou d'empêchement, le gouverneur du chef-lieu de la région est remplacé par un


gouverneur du ressort de la région, désigné par le ministre de l'intérieur.

Article 60

Si le conseil régional, saisi par son président ou par le tiers de ses membres, estime que les mesures
d'exécution ne sont pas conformes à ses délibérations, le président adresse une demande
d'explication au gouverneur du chef-lieu de la région. Si, au bout d'un délai de 8 jours, le conseil
régional n'a pas reçu de réponse ou juge celle-ci non satisfaisante, il peut adopter, à la majorité
absolue de ses membres, une motion à ce sujet adressée au ministre de l'intérieur.

Cette motion est transmise sans délai par les soins du gouverneur du chef-lieu de la région au ministre
de l'intérieur qui dispose d'un délai d'un mois à compter de la réception de ladite motion pour y
répondre. A défaut de réponse, le conseil régional peut saisir le tribunal administratif dans un délai de
trente jours, à compter de l'expiration du mois fixé pour la réponse du ministre de l'intérieur. Le tribunal
administratif doit statuer dans un délai n'excédant pas trente (30) jours à compter de la date de sa
saisine.

Titre VI : La coopération inter-régionale :les comités inter-régionaux de coopération

Article 61

Les régions peuvent être autorisées à établir entre elles des relations de coopération pour la réalisation
d'une oeuvre commune, d'un service d'intérêt inter-régional ou pour la gestion des fonds propres à
chacune d'elles et destinés au financement de travaux communs et au paiement de certaines
dépenses communes de fonctionnement. La coopération inter-régionale est gérée par un comité inter-
régional de coopération.

La mise en place de cette coopération est autorisée par le ministre de l'intérieur sur le vu des
délibérations des conseils régionaux intéressés.

Des régions autres que celles initialement associées peuvent être admises à faire partie du comité
inter-régional de coopération. L'autorisation est donnée dans la même forme que celle prévue à
l'alinéa précédent.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Article 62

Les comités inter-régionaux de coopération sont des établissements publics dotés de la personnalité
morale et de l'autonomie financière.

La législation et la réglementation concernant la tutelle des régions leur sont applicables, de même
que les règles financières et comptables des collectivités locales s'appliquent au budget et à la
comptabilité des comités.

Article 63

Les membres du comité sont élus par les conseils des régions intéressées. Chaque région est
représentée dans le comité par trois délégués qui seront pris parmi les membres du conseil régional.

Les délégués sont élus au scrutin secret et à la majorité absolue.

Si après deux tours de scrutin aucun candidat n'a obtenu la majorité absolue, il est procédé à un
troisième tour et l'élection a lieu à la majorité relative. En cas d'égalité des suffrages, le candidat le
plus âgé est déclaré élu. En cas d'égalité de suffrages et d'âge le candidat élu est tiré au sort.

La durée du mandat des délégués du conseil régional est liée à celle de cette assemblée quant à la
durée de son mandat. Si le conseil régional est suspendu, dissous ou démissionnaire en entier, la
délégation spéciale, visée à l'article 22 ci-dessus, désigne en son sein trois délégués pour représenter
la région au comité inter-régional de coopération jusqu'à ce que le nouveau conseil ait procédé à la
désignation de ses nouveaux représentants à ce comité.

Les délégués sortants sont rééligibles.

En cas de vacance d'un poste de délégué pour quelque cause que ce soit, le conseil régional pourvoit
au remplacement dans le délai d'un mois.

Article 64

Le comité élit, parmi ses membres, un président qui a notamment qualité pour exécuter le budget, un
secrétaire et un rapporteur du budget.

Titre VIIChapitre unique : Finances de la région

Article 65

L'établissement, l'exécution et le règlement du budget de la région sont effectués conformément aux


dispositions du dahir portant loi n° 1-76-584 du 5 chaoual 1396 (30 septembre 1976) relatif à
l'organisation des finances des collectivités locales et de leurs groupements, tel que modifié et
complété.

La réglementation de la comptabilité publique en vigueur applicable aux collectivités locales et à leurs


groupements ainsi que celle relative au contrôle de la régularité des engagements de dépenses des
collectivités précitées sont applicables aux régions et aux comités inter-régionaux de coopération.

Article 66

La région bénéficie du produit des impôts, taxes et redevances institués à son profit par la loi n° 30-89
relative à la fiscalité des collectivités locales et de leurs groupements ainsi que du produit des impôts
ou parts d'impôts d'Etat qui lui sont affectés par les lois de finances, notamment l'impôt sur les
sociétés, l'impôt général sur le revenu et une taxe additionnelle sur la taxe spéciale annuelle sur les
véhicules automobiles.

En outre, et conformément aux dispositions de l'article 17 du dahir portant loi précité n° 1-76-584 du 5
chaoual 1396 (30 septembre 1976), les ressources de la région ainsi que celles du comité inter-
régional comprennent : les subventions accordées par l'Etat ou par d'autres personnes morales de
droit public ; les fonds de concours ; les rémunérations diverses pour services rendus ; les revenus de

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

leur patrimoine et de leurs participations ; le produit des emprunts autorisés ; les recettes diverses et
autres ressources prévues par les lois et règlements en vigueur et les dons et legs.

Il sera créé, en application de la législation en vigueur, un fonds de péréquation et de développement


régional qui sera alimenté par des subventions de l'Etat et des régions disposant de ressources
importantes et sera destiné à contribuer au financement des dépenses de développement des régions
confrontées à des insuffisances de leurs ressources.

Article 67

I. - Les dispositions des articles 1, 2, 7 (3e alinéa), 12, 13 (1er alinéa), 14 (1er alinéa), 15, 17
(paragraphe I - 2e alinéa), 21 (paragraphe III) et 24 du dahir portant loi précité n° 1-76-584 du 5
chaoual 1396 (30 septembre 1976) sont modifiées ou complétées comme suit :

Article premier. - Le présent dahir portant loi a pour objet de fixer l'organisation financière des
collectivités locales, des communautés urbaines, des syndicats de préfectures et de provinces, des
syndicats de communes ainsi que des comités inter-régionaux de coopération.

Article 2. - Au sens du présent dahir portant loi et des textes pris pour son application, il faut entendre
par :

- Collectivités locales : les régions, les préfectures, les provinces, les communes urbaines et les
communes rurales ;

- Groupements : les communautés urbaines, les comités inter-régionaux de coopération, les syndicats
de préfectures et de provinces ainsi que les syndicats de communes ;

- Ordonnateur : le gouverneur du chef-lieu de la région pour les régions, le gouverneur pour les
préfectures et les provinces, ..........................le président du comité inter-régional pour le comité inter-
régional de coopération ;

Receveur : ...................................................................................................................... du groupement ;

- Assemblée délibérante : le conseil régional, l'assemblée préfectorale ou provinciale, le conseil


communal, le conseil de la communauté urbaine, le comité inter-régional de coopération, le comité
syndical.

Article 7 (3e alinéa). - Les budgets annexes et les comptes spéciaux sont créés par arrêté conjoint du
ministre de l'intérieur et du ministre des finances sur proposition du gouverneur du chef-lieu de la
région pour les régions, du gouverneur pour les préfectures et provinces ............ du président du
comité inter-régional pour les comités inter-régionaux de coopération et du président du comité pour
les syndicats.

Article 12. - Le projet de budget est préparé par le gouverneur du chef-lieu de la région pour les
régions, le gouverneur pour les préfectures et provinces, le conseil pour les communes et les
communautés urbaines, le comité inter-régional de coopération pour les comités inter-régionaux de
coopération et le comité pour les syndicats ; il est présenté au vote des assemblées au début de la
session ordinaire du mois d'avril sauf pour les régions et les comités inter-régionaux de coopération
pour lesquels le budget est présenté au vote des assemblées délibérantes au début de la session
ordinaire du mois de mai.

Article 13 (1er alinéa). - Le budget des régions, préfectures, provinces, communes urbaines et
groupements est approuvé par le ministre de l'intérieur ...........................................................

(La suite sans modification.)

Article 14 (1er alinéa). - Dans le cas où, pour une cause quelconque, le budget n'aurait pas été
approuvé .....................................................sur décision du ministre de l'intérieur pour les régions, les
préfectures, provinces.

(La suite sans modification.)

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Article 15. - Le budget ne peut être modifié en cours d'année que dans la forme suivie pour son
approbation et dans les conditions et cas suivants :

Lorsque des recettes supplémentaires .................................................................................... par


autorisation spéciale du ministre de l'intérieur prise après visa du ministre des finances pour les
régions, provinces, .......................................................................... communes rurales.

En cas d'insuffisance de crédits de fonctionnement, des virements peuvent être autorisés


............................................ par décision du ministre de l'intérieur prise après visa du ministre des
finances pour les régions, provinces, préfectures
............................................................................................................................................

(La suite sans modification.)

Article 17 - paragraphe I - (2e alinéa). - Les ressources de la communauté urbaine comprennent


....................................................................................................................................................................
.......................................... les dons et legs.

Les ressources du comité inter-régional de coopération comprennent : les subventions de l'Etat ou


d'autres organismes publics, les versements de toute nature effectués par les régions associées ou
par les autres collectivités locales de la région, les emprunts autorisés.

Les ressources du syndicat comprennent : les versements de toute nature ................. certaines
dépenses communes de fonctionnement.

Article 21. paragraphe III. - Les charges du syndicat et du comité inter-régional de coopération
comprennent : ................................................................................................................

(La suite sans modification.)

Article 24. - Le ministre de l'intérieur pour les régions, préfectures, provinces, communes urbaines et
communautés urbaines et le gouverneur pour les communes rurales inscrivent d'office toute dépense
obligatoire que les assemblées délibérantes ou conseils refusent de voter.

Les assemblées ou les conseils ............................................................................................


............................................................................................................................................

(La suite sans modification.)

II. - Le dahir portant loi n° 1-76-584 du 5 chaoual 1396 (30 septembre 1976) précité est complété par
un article 23 bis comme suit :

Article 23 bis. - Sont obligatoires pour les régions, les dépenses mises à la charge des préfectures et
provinces par l'article 23 ci-dessus quand ces dépenses concernent des domaines relevant de la
compétence des régions.

Article 68

I. - Les dispositions des articles 2, 6, 149, 150 (2e alinéa) et 204 de la loi n° 30-89 relative à la fiscalité
des collectivités locales et de leurs groupements sont modifiées ou complétées comme suit :

Article 2. - Les impôts et taxes perçus au profit des communes urbaines et rurales sont les suivants :

- Taxe d'édilité ;
- ......................................................................................................................................... ;
- ......................................................................................................................................... ;

- Taxe additionnelle à la redevance pour licence de pêche en mer ;


- Surtaxe d'estampillage des tapis ;

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

- ........................................................................................................................................

- Redevance sur les ventes dans les marchés de gros et halles aux poissons ;
- Redevance d'occupation temporaire du domaine public communal pour un usage lié à la construction
;
- ......................................................................................................................................... ;
- Contribution des riverains aux dépenses d'équipement et d'aménagement ;
- Taxe sur l'extraction des produits de carrières.

Article 6 - Lorsque la présente loi ne détermine pas de taux ou tarifs d'imposition fixes pour les impôts
et taxes qui y sont visés, ces tarifs et taux sont fixés par arrêtés :

- en ce qui concerne les préfectures et les provinces ............ assemblée préfectorale ou provinciale ;

- en ce qui concerne les régions : du gouverneur du chef-lieu de la région après délibération du conseil
régional.

Ces arrêtés ne deviennent exécutoires qu'après leur approbation ...........................................

(Le reste sans modification.)

Article 149. - La taxe sur les permis de chasse est perçue par l'organisme habilité à délivrer le
document attestant l'obtention du permis de chasse. Il en assure le versement à la fin de chaque mois
au receveur de la région dont relève la préfecture ou la province concernée.

Article 150. (2e alinéa). - Les vignettes ............ pour le compte des régions par l'administration de
tutelle de ces collectivités.

Article 204. - Le produit de la taxe additionnelle à la taxe sur les contrats d'assurance est affecté au
Fonds de développement des collectivités locales et de leurs groupements ; il est réparti entre les
régions au prorata de la population par décision du ministre de l'intérieur après visa du ministre des
finances.

Il. - La première section du titre I de la loi n° 30-89 précitée est complétée par un paragraphe IV
comme suit :

Titre I Section première

........................................................................................................................................

IV. - Des régions :

Article 5 bis. - Les taxes instituées au profit des régions sont les suivantes :

- Taxe additionnelle de 5 à 10% sur la taxe d'édilité ;


- Taxe additionnelle à la taxe sur les contrats d'assurance ;
- Taxe sur les permis de chasse ;
- Taxe sur les exploitations minières ;
- Taxe sur les services portuaires ;

- Taxe additionnelle à la taxe communale sur l'extraction des produits de carrières ;

III. - Le chapitre premier du titre II de la loi n° 30-89 précitée est complété par un article 29 bis comme
suit :

Article 29 bis. - La taxe additionnelle à la taxe d'édilité est liquidée et recouvrée dans les mêmes
conditions prévues à l'article 29 ci-dessus pour la taxe d'édilité.

Son montant est versé mensuellement à la caisse du receveur de la région.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

IV. - Le titre II de la loi n° 30-89 précitée est complété par les chapitres 38, 39 et 40 comme suit :

Chapitre 38 : Taxe sur les exploitations minières

Article 210 bis. I. - Il est institué une taxe annuelle sur les quantités nettes de produits miniers extraits
par les concessionnaires et exploitants de mines quelle que soit la forme juridique de cette
exploitation.

Il. - Le taux de la taxe sur les exploitations minières est fixé, par tonne nette extraite, par décret pris
tous les 3 ans sur proposition du ministre de l'intérieur et du ministre chargé des mines. Ce taux tient
compte de la valeur de chaque substance minérale ou groupe de substances minérales.

III. - Les exploitants miniers sont tenus de déclarer annuellement auprès de l'administration de la
région les quantités de substances minérales extraites et d'acquitter le montant de la taxe
correspondante auprès du receveur de rattachement dans les mêmes conditions prévues aux articles
208 et 209 de la présente loi. Ils encourent les mêmes pénalités prévues par l'article 210 ci-dessus.

Chapitre 39 : Taxe sur les services portuaires

Article 210 ter. - I. - Il est institué au profit de la région une taxe sur les services rendus dans l'enceinte
des ports relevant du ressort territorial de ladite région.

Il. - Cette taxe qui est à la charge des usagers, est assise sur le chiffre d'affaires servant de base de
calcul à la T.V.A. applicable aux services visés au paragraphe I ci-dessus, même en cas
d'exonération.

III. - Le taux de la taxe est fixé conformément aux dispositions de l'article 6 ci-dessus. Il ne peut
toutefois être inférieur à 2% ni supérieur à 5%.

IV. - La taxe est perçue par le prestataire de services et versée à la caisse du receveur de la région
concernée.

V. - La taxe sur les services portuaires est liquidée et recouvrée et les réclamations sont présentées et
instruites dans les mêmes conditions et selon les mêmes formes que celles applicables en matière de
T.V.A.

Chapitre 40 : Taxe additionnelle à la taxe communale sur l'extraction des produits de carrières

Article 210 quater. - I. - Il est institué au profit du budget de la région une taxe additionnelle appliquée
au montant de la taxe communale sur l'extraction des produits de carrières prévue au chapitre 37 ci-
dessus.

II. - Le taux de la taxe additionnelle est fixé à 10% du montant de la taxe communale sur l'extraction
des produits de carrières pour les produits fixés à l'article 207 ci-dessus, à l'exception des roches
destinées à la construction (pierre, sable, gypse, tout-venant...) pour lesquelles ce taux est fixé à 15%
lorsque l'extraction a lieu sur les domaines publics maritime, fluvial ou forestier et à 3% lorsqu'elle a
lieu en dehors de ces domaines.

III. - La taxe additionnelle est liquidée et son montant est acquitté dans les mêmes conditions que la
taxe principale. Son produit est versé par les receveurs communaux au receveur de la région de
rattachement à la fin de chaque mois.

Titre VIII : Dispositions finales et transitoires

Article 69

Sont abrogées les dispositions du dahir n° 1-71-77 du 22 rabii II 1391 (16 juin 1971) portant création
des régions.

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Toutefois, les références expresses, dans les textes législatifs et réglementaires en vigueur, aux
régions prévues par le dahir n° 1-71-77 précité, sont maintenues jusqu'à leur adaptation aux
dispositions de la présente loi.

Article 70

A titre transitoire, et dans l'attente de la parution du Bulletin officiel des collectivités locales, la publicité
des délibérations et arrêtés visés respectivement aux articles 32, 52 et 55 ci-dessus s'effectue par voie
d'affichage à la porte du siège de la région, de publication dans la presse ou par tout autre moyen.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Décret royal n° 543-66 du 22 rebia I 1386 (11 juillet 1966) portant fixation des
horaires de travail au port de Casablanca (B.O. n° 2802 du 13/07/1966 (13 juillet
1966))

LOUANGE A DIEU SEUL !

Nous, Amir Al Mouminine, Roi du Maroc

Vu le décret royal n° 136-65 du 7 safar 1385 (7 juin 1965) proclamant l'état d'exception ;

Vu le dahir du 21 hija 1374 (10 août 1955) portant approbation de la convention passée le 15
novembre 1954 avec la société La Manutention marocaine en vue de la gérance des services
d'aconage et de magasinage au port de Casablanca ;

Vu le décret n° 2-62-006 du 1er chaabane 1381 (8 janvier 1962) confiant provisoirement à la R.E.I. la
gérance des services d'aconage, de manutention et de magasinage des marchandises et la gérance
de la halle au poisson au port de Casablanca ;

Vu le décret n° 2-62-007 du 1er chaabane 1381 (8 janvier 1962) confiant provisoirement à la R.E.I. la
gérance des parcs à charbon et à minerais de la jetée transversale du port de Casablanca ;

Vu le dahir n° 1-63-278 du 24 joumada II 1383 (12 novembre 1963) portant création de la régie
d'aconage du port de Casablanca,

Décrétons :

Article Premier : Les opérations de chargement et de déchargement des navires accostés au port de
Casablanca :

Aux quais à marchandises générales ;

Aux quais à charbon et à minerais, s'effectueront, les jours ouvrables, aux heures ci-après :

De 7 h à 15 h (première séance de travail) ;

De 14 h 45 à 22 h 45 (deuxième séance de travail).

Article 2 : Le directeur du port de Casablanca, pourra apporter certaines modifications, pour des
périodes provisoires, aux horaires ci-dessus. Il fixera, en outre, les heures pendant lesquelles pourront
être effectuées les opérations d'apport ou de retrait des marchandises dans les magasins, hangars ou
sur les terre-pleins du port.

Article 3 : Les opérations définies ci-dessus qui devront être effectuées, à titre exceptionnel, les
dimanches et jours fériés, feront l'objet, de demandes spéciales de la part des usagers.

Article 4 : Les services administratifs et les établissements publics exerçant leur activité au port de
Casablanca adapteront leurs horaires de travail aux dispositions de l'article premier.

Article 5 : le présent décret royal entrera en vigueur le 15 juillet 1966.

Article 6 : Le ministre des travaux publics et des communications est chargé de l'exécution du présent
décret royal qui sera publié au Bulletin officiel.

Fait à Rabat, le 22 rebia I 1386 (11 juillet 1966).El Hassan Ben Mohammed.

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Décret n° 2-74-531 du 9 rebia II 1395 (21 avril 1975) relatif à la prise en charge
par l'Office national des pêches de la gestion des halles aux poissons situées
dans les limites des ports du Royaume (Bulletin officiel n° 3262 du 25 rebia II
1395 (7 mai 1975))

Le Premier Ministre,

Vu le dahir n° 1-69-45 du 4 hija 1388 (21 février 1969) portant création de l'Office national des pêches,
notamment son article 3 ;

Vu le dahir du 24 safar 1337 (30 novembre 1918) relatif aux occupations temporaires du domaine
public, tel qu'il a été modifié et complété ;

Vu le dahir n° 1-72-260 du 9 chaabane 1392 (18 septembre 1972) portant loi organique des finances,
notamment son article 17 ;

Après avis du ministre de l'intérieur, du ministre des travaux publics et des communications ;

Sur proposition du ministre des finances et du ministre du commerce, de l'industrie, des mines et de la
marine marchande ;

Après examen en conseil des ministres réuni le 3 hija 1394 (17 décembre 1974),

Décrète :

Titre I : Définition - Organisation

Article Premier : Les halles aux poissons dont la gestion est confiée à l'Office national des pèches en
application de l'Article 3 du dahir n° 1-69-45 du 4 hija 1388 (21 février 1969) sont celles situées sur le
domaine public maritime.

Article 2 : On entend par halle aux poissons, au sens du présent décret, l'emplacement public
aménagé dans les limites d'un port aux fins de permettre la vente du poisson.

Article 3 : Les halles aux poissons font l'objet d'arrêtés d'occupation temporaire au profit de l'Office
national des pêches conformément aux dispositions du dahir du 24 safar 1337 (30 novembre 1918)
susvisé.

Article 4 : Les halles sont gérées par un chef de halle nommé par décision du directeur de l'Office
national des pêches.

Leur gestion commerciale est assurée dans les conditions fixées, pour chaque halle, par un cahier des
charges qui sera approuvé par décret.

Titre II : Taxe parafiscale.

Article 5 : Il est institué une taxe de halle sur tout poisson introduit dans les ports du Royaume.

Cette taxe qui est à la charge du vendeur est fixée pour le port de Casablanca à 5 % de la valeur du
poisson et pour les autres à 4 %.

Cette taxe est ramenée à 2 % de sa valeur pour le poisson dit industriel au sens de la législation et
vigueur en la matière.

Article 6 : Par valeur du poisson, au sens de l'article 5 ci-dessus, on entend :

Pour le poisson industriel visé à l'Article 5 ci-dessus :

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Soit la valeur de vente fixée par la législation en vigueur ;

Soit, si le poisson est mis en vente publique, la valeur obtenue au cours de cette vente ;

Soit, si la valeur de vente n'est pas fixée par la législation et si le poisson n'est pas mis en vente
publique, la valeur maximum du poisson de la même espèce obtenue en vente publique au cours de la
même journée, ou, à défaut, à la dernière vente publique.

Pour les autres poissons :

Soit la valeur obtenue en vente publique ;

Soit, pour les poissons qui ne sont pas mis en vente publique, la valeur maximum du poisson de la
même espèce obtenue en vente publique au cours de la même journée, ou, à défaut, à la dernière
vente publique ;

En ce qui concerne les espèces n'ayant jamais fait l'objet de vente publique, la valeur à prendre en
considération, sera celle mentionnée au contrat de vente.

Article 7 : La taxe de halle est payée à la halle aux poissons ; elle est perçue et recouvrée par l'agent
de l'Office national des pêches habilité à cet effet.

Article 8 : Le produit de la taxe de halle est versée au budget de l'Office national des pêches.

Titre III : Dispositions diverses

Article 9 : Le ministre de l'intérieur, le ministre des finances, le ministre des travaux publics et des
communications, le ministre du commerce, de l'industrie, des mines et de la marine marchande sont
chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin
officiel.

Fait a Rabat, le 9 rebia II 1395 (21 avril 1975).Ahmed Osman.

Pour contreseing :Le ministre de l'intérieur,Mohamed Haddou Echiguer.

Le ministre des finances,Abdelkader Benslimane.


Le ministre des travaux publicset des communications,Ahmed Tazi

Le ministre du commerce,de l'industrie, des mineset de la marine marchande,Abdellatif Ghissassi.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Décret n° 2-92-832 du 27 rebia II 1414 (14 octobre 1993) pris pour l'application
de la loi n° 12-90 relative à l'urbanisme (Bulletin officiel n° 4225 du 4 joumada I
1414 (20 octobre 1993))

Le Premier Ministre,

Vu la loi n° 12-90 relative à l'urbanisme promulguée par le dahir n° 1-92-31 du 15 hija 1412 (17 juin
1992) ;

Vu le décret n° 2-85-364 du 27 rejeb 1405 (18 avril 1985) conférant au ministre de l'intérieur les
pouvoirs et attributions en matière de promotion nationale, d'urbanisme et d'aménagement du territoire
;

Après examen par le conseil des ministres réuni le 13 safar 1414 (3 août 1993),

Décrète :

De la délimitation des périmètres des centres délimités, de leur zone périphérique, des groupements
d'urbanisme, des zones agricoles et des zones forestières

Article premier : Les limites du périmètre des centres délimités et de leur zone périphérique, ainsi que
les limites des groupements d'urbanisme sont fixées par décrets pris sur proposition de l'autorité
gouvernementale chargée de l'urbanisme et après avis des ministres chargés de l'intérieur, des
travaux publies, de l'agriculture et de l'habitat.

Ces décrets, qui sont publiés au "Bulletin officiel", doivent être assortis d'un document graphique sur
lequel sont portées lesdites limites qui doivent être matérialisées par des bornes uniformes rattachées,
le cas échéant, au réseau géodésique.

En cas de chevauchement de deux zones périphériques, les limites de ces dernières sont fixées dans
les formes et conditions prévues ci-dessus.

Article 2 : Les limites des zones agricoles et des zones forestières visées au 2e de l'article 4 de la loi
susvisée n° 12-90 sont fixées par décrets pris sur proposition du ministre chargé de l'agriculture après
avis de l'autorité gouvernementale chargée de l'urbanisme.

Ces décrets, qui sont publiés au "Bulletin officiel", sont accompagnés d'une carte de zonage agricole
ou forestière selon le cas.

Du schéma directeur d'aménagement urbain

Article 3 : Le projet de schéma directeur d'aménagement urbain est établi à l'initiative de l'autorité
gouvernementale chargée de l'urbanisme en participation avec les communes concernées et, le cas
échéant, de la communauté urbaine.

En vue de l'établissement d'un projet de schéma directeur d'aménagement urbain, les administrations
et établissements publics sont tenus de communiquer à l'autorité gouvernementale chargée de
l'urbanisme les documents relatifs à leurs projets d'équipement d'intérêt national ou régional à réaliser
dans le ressort territorial du schéma directeur projeté.

Ces documents doivent être communiqués à la demande de l'autorité gouvernementale précitée dans
un délai maximum de 3 mois courant à compter de la date de ladite demande.

Lorsque la mise en oeuvre de projets d'intérêt général l'exige, et à la demande de l'autorité


gouvernementale intéressée, le schéma directeur d'aménagement urbain en vigueur peut être révisé
dans les formes et selon la procédure prévues pour son élaboration et son approbation.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Article 4 : Il est institué sous la présidence de l'autorité gouvernementale chargée de l'urbanisme ou


son représentant, un comité central de suivi de l'élaboration du schéma directeur d'aménagement
urbain, chargé d'examiner et d'orienter les études réalisées dans les différentes phases d'élaboration
dudit schéma directeur.

Ce comité central comprend :

- le représentant du ministre chargé de l'intérieur ;


- le représentant du ministre chargé des travaux publics ;
- le représentant du ministre chargé de l'agriculture ;
- le représentant du ministre chargé du commerce et de l'industrie ;
- le représentant du ministre chargé de l'habitat ;
- le représentant du ministre chargé des affaires culturelles ;
- le représentant de l'autorité gouvernementale chargée des statistiques ;

- le représentant du ministre chargé des transports ;


- le représentant du ministre chargé des Habous ;
- le représentant du ministre de la jeunesse et des sports ;
- le représentant du ministre chargé de l'éducation nationale ;
- le représentant du ministre chargé de la santé publique ;
- le représentant du ministre chargé de l'énergie et des mines ;
- le représentant de l'administration chargée de la défense nationale ;
- le représentant du ministre chargé du tourisme ;

- le représentant du ministre chargé des télécommunications ;


- le directeur des domaines ou son représentant ;
- les walis, gouverneurs des provinces et préfectures concernées ;
- les présidents des conseils communaux concernés et les présidents des communautés urbaines
concernées ;
- le directeur de l'agence urbaine le cas échéant.

Le comité peut faire appel à toute autre administration ou personne dont l'avis lui paraît utile.

Le secrétariat du comité central est assuré par le département chargé de l'urbanisme.

l'Ordre du jour du comité est établi par son président.

Article 5 : Le projet de schéma directeur, arrêté par le comité central visé à l'article précédent, est
soumis par l'autorité gouvernementale chargée de l'urbanisme à l'avis d'un comité local composé
comme suit :
- le wali, gouverneur de la préfecture ou de la province concernée, président ;
- les membres du comité technique préfectoral ou provincial intéressé institué par l'article 5 du dahir
portant loi n° 1-75-168 du 25 safar 1397 (15 février 1977) relatif aux attributions du gouverneur ;

- les présidents des conseils communaux concernés, et le cas échéant, le ou les présidents de la
communauté urbaine concernée ;
- les présidents des chambres professionnelles.

Le président du comité local peut associer aux travaux dudit comité toutes personnes qualifiées.

Le secrétariat du comité local est assuré par le représentant des services extérieurs de l'autorité
gouvernementale chargée de l'urbanisme, ou par l'agence urbaines le cas échéant.

l'Ordre du jour du comité local est établi par son président.

Article 6 : La synthèse des travaux du comité local, appuyée d'un procès-verbal desdits travaux, doit
parvenir au comité central 15 jours au maximum après la fin des travaux, pour décision.

Article 7 : Le projet de schéma directeur, établi conformément aux dispositions des articles 3 à 6 ci-
dessus, est soumis par l'autorité gouvernementale chargée de l'urbanisme à l'examen des conseils

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

communaux et, le cas échéant, à celui du conseil de la communauté urbaine dans les conditions
prévues à l'article 7 de la loi précitée n° 12-90.

Les propositions desdits conseils sont transmises par leur président à l'autorité gouvernementale
chargée de l'urbanisme qui les étudie conformément aux dispositions du deuxième alinéa de l'article 7
de la loi précitée n° 12-90.

Article 8 : Le schéma directeur d'aménagement urbain est approuvé par décret publié au "Bulletin
officiel", pris sur proposition de l'autorité gouvernementale chargée de l'urbanisme après avis du
ministre de l'intérieur, du ministre des finances, du ministre chargé des travaux publics et du ministre
chargé de l'agriculture.

Article 9 : En dehors des limites territoriales d'intervention des agences urbaines, il sera institué à la
wilaya, la province ou la préfecture, un comité de suivi de la réalisation du schéma directeur
d'aménagement urbain, chargé de suivre l'exécution des orientations définies dans le schéma
directeur et de veiller particulièrement à la mise en oeuvre de ses phases et d'animer, de susciter et de
coordonner les actions d'aménagement prévues par ledit schéma directeur.

Article 10 : Le comité prévu à l'article précédent comprend, sous la présidence du wali ou gouverneur :

- les membres du comité technique préfectoral ou provincial intéressé ;


- les représentants des conseils communaux intéressés et, le cas échéant, de la communauté urbaine
;
- les représentants des chambres professionnelles.

Le président peut faire appel pour participer aux travaux audit comité à toute personne dont l'avis lui
paraît utile.

Lorsque les zones incluses dans un schéma directeur d'aménagement urbain concernent deux ou
plusieurs préfectures ou provinces, le comité précité est présidé, à tour de rôle, par les gouverneurs
intéressés.

Article 11 : Le comité visé à l'article 9 ci-dessus se réunit sur convocation de son président chaque fois
qu'il est jugé nécessaire et au moins deux fois par an.

Le président du comité tient régulièrement informée l'autorité gouvernementale chargée de l'urbanisme


des différentes phases de réalisation du schéma directeur.

Du plan de zonage

Article 12 : Le projet de plan de zonage est établi à l'initiative du département chargé de l'urbanisme en
participation avec les communes concernées et, le cas échéant, de la communauté urbaine, sous
réserve des attributions dévolues en la matière aux agences urbaines par la législation en vigueur.

Article 13 : Le projet de plan de zonage arrêté conformément aux dispositions de l'article précédent est
soumis selon le cas par le département chargé de l'urbanisme ou l'agence urbaine à l'avis d'une
commission locale composée et fonctionnant comme prévu à l'article 5 du présent décret.

Article 14 : La synthèse des travaux de la commission locale, appuyée d'un procès-verbal desdits
travaux, doit parvenir au département chargé de l'urbanisme ou au directeur de l'agence urbaine selon
le cas 15 jours au maximum après la fin des travaux pour décision.

Article 15 : Le projet de plan de zonage, établi conformément aux dispositions des articles 12, 13 et 14
ci-dessus, est soumis par l'autorité gouvernementale chargée de l'urbanisme ou le directeur de
l'agence urbaine selon le cas, à l'examen des conseils communaux et, le cas échéant, à celui du
conseil de la communauté urbaine dans les conditions prévues à l'article 16 de la loi précitée n° 12-90.

Les propositions desdits conseils sont transmises par leur président à l'autorité gouvernementale
chargée de l'urbanisme ou le directeur de l'agence urbaine selon le cas, qui les étudie conformément
aux dispositions du deuxième alinéa de l'article 16 de la loi précitée n° 12-90.

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Article 16 : Le plan de zonage est approuvé par arrêté de l'autorité gouvernementale chargée de
l'urbanisme, publié au "Bulletin officiel ".

Des zones à vocation spécifique

Article 17 : Les zones à vocation spécifique visées au b) de l'article 18 de la loi précitée n° 12-90 sont
délimitées par arrêté de l'autorité gouvernementale chargée de l'urbanisme pris après avis conforme
du ministre chargé de l'agriculture et de l'autorité gouvernementale de tutelle du secteur concerné.

Cet arrêté est publié au "Bulletin officiel".

Du plan d'aménagement

Article 18 : Pour l'application de l'article 21 (2e alinéa) et de l'article 22 de la loi précitée n° 12-90, par
"administration", il convient d'entendre le département chargé de l'urbanisme ou l'agence urbaine selon
le cas.

Article 19 : Le projet de plan d'aménagement est établi à l'initiative du département chargé de


l'urbanisme en participation avec les communes concernées et, le cas échéant, de la communauté
urbaine, sous réserve des attributions dévolues en la matière aux agences urbaines par la législation
en vigueur.

Article 20 : Le projet de plan d'aménagement arrêté conformément aux dispositions de l'article


précédent est soumis selon le cas par le département chargé de l'urbanisme ou l'agence urbaine à
l'avis d'une commission locale composée et fonctionnant comme prévu à l'article 5 du présent décret.

Article 21 : La synthèse des travaux de la commission locale, appuyé d'un procès-verbal desdits
travaux, doit parvenir au département chargé de l'urbanisme ou au directeur de l'agence urbaine selon
le cas 15 jours au maximum après la fin des travaux, pour décision.

Article 22 : Le projet de plan d'aménagement, établi conformément aux dispositions des articles 19, 20
et 21 ci-dessus, est soumis par l'autorité gouvernementale chargée de l'urbanisme ou le directeur de
l'agence urbaine selon le cas, à l'examen des conseils communaux et, le cas échéant, à celui du
conseil de la communauté urbaine dans les conditions prévues à l'article 24 de la loi précitée n° 12-90.

Article 23 : Le président du conseil communal est tenu de publier, préalablement à l'ouverture de


l'enquête publique visée à l'article 25 de la loi précitée n° 12-90, un avis indiquant les dates d'ouverture
et de clôture de ladite enquête et mentionnant le dépôt du projet de plan d'aménagement au siège de
la commune.

Cet avis doit être publié à huit jours d'intervalle dans deux quotidiens autorisés à recevoir les annonces
légales. Il est également affiché au siège de la commune.

Le président du conseil communal concerné peut, en outre, recourir à tout autre moyen approprié de
publicité.

Article 24 : Tout intéressé peut pendant la durée de l'enquête publique prendre connaissance du projet
de plan d'aménagement et formuler sur un registre ouvert à cet effet au siège de la commune les
observations qu'il peut, également, adresser sous pli recommandé avec accusé de réception au
président du conseil communal compétent.

Article 25 : Les propositions des conseils visés à l'article 22 ci-dessus sont transmises par leur
président à l'autorité gouvernementale chargée de l'urbanisme qui les étudie conformément aux
dispositions de l'article 24 de la loi précitée n° 12-90 et en liaison avec l'agence urbaine le cas échéant.

Ces propositions doivent être accompagnées du dossier de l'enquête publique comprenant notamment
les observations formulées par le public au cours de ladite enquête et étudiées par lesdits conseils.

Article 26 : Le plan d'aménagement est approuvé par décret pris sur proposition de l'autorité
gouvernementale chargée de l'urbanisme. Ce décret est publié au "Bulletin officiel".

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Article 27 : Les conseils communaux et, le cas échéant, le conseil de la communauté urbaine prennent
toutes mesures nécessaires pour la réalisation et le respect des dispositions du plan d'aménagement
en concertation avec les services extérieurs relevant de l'autorité gouvernementale chargée de
l'urbanisme, ou l'agence urbaine selon le cas.

A cet effet, ils sont habilités à :

- programmer en liaison avec les administrations concernées les projets d'aménagement inhérents à
la réalisation des objectifs du plan d'aménagement ;

- faire régulièrement le point de l'avancement de l'exécution des prévisions du plan d'aménagement et,
notamment, de la réalisation des travaux et opérations publics.

Des arrêtés d'alignement et des arrêtés d'alignement emportant cessibilité

Article 28 : En application des dispositions du 1er alinéa de l'article 33 de la loi précitée n° 12-90 et
sous réserve des visas prévus par la réglementation en vigueur, les arrêtés d'alignement et les arrêtés
d'alignement emportant cessibilité sont pris après avis conforme de l'autorité gouvernementale
chargée de l'urbanisme.

Article 29 : Les formalités de publicité prévues aux articles 23 et 24 du présent décret sont applicables
à l'enquête publique prévue au deuxième alinéa de l'article 33 de la loi précitée n° 12-90 en ce qui
concerne les arrêtés d'alignement et les arrêtés d'alignement emportant cessibilité.

Article 30 : Conformément aux dispositions du troisième alinéa de l'article 33 de la loi précitée n° 12-
90, les arrêtés d'alignement et les arrêtés d'alignement emportant cessibilité sont publiés au "Bulletin
officiel".

Des constructions

Article 31 : Les décrets pris en application de l'article 42 de la loi précitée n° 12-90 sont proposés par
l'autorité gouvernementale chargée de l'urbanisme.

Article 32 : En application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 43 de la loi précitée n° 12-90
et indépendamment des autorisations, avis et visas prévus par les législations et réglementations en
vigueur, toute demande de permis de construire doit être soumise à l'avis des services extérieurs de
l'autorité gouvernementale chargée de l'urbanisme sous réserve des attributions dévolues à l'agence
urbaine en la matière par la législation en vigueur.

En outre doivent être requis :

- l'avis des services préfectoraux ou provinciaux de l'autorité gouvernementale chargée des travaux
publics pour les constructions projetées à réaliser le long des voies de communication routières autres
que communales, ou riveraines du domaine public maritime ;

- l'avis des services préfectoraux ou provinciaux de l'autorité gouvernementale chargée des transports
pour les constructions projetées à réaliser le long des voies de communication ferroviaires.

Article 33 : Les installations des lignes nécessaires au raccordement des constructions projetées au
réseau général des télécommunications publiques prévues à l'article 44 de la loi précitée n° 12-90
doivent être réalisées dans les conditions fixées par arrêté conjoint de l'autorité gouvernementale
chargée des télécommunications et de l'autorité gouvernementale chargée de l'urbanisme.

Article 34 : Sous réserve des dispositions des articles 35 et 36 ci-dessous, les conditions que doivent
remplir les projets de construction pour être autorisés en application de l'article 46 de la loi précitée n°
12-90 sont fixées ci-après :

1° la superficie de la parcelle sur laquelle le projet est envisagé doit être égale ou supérieure à 1
hectare ;

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

2° la surface au sol constructible ne peut être supérieure au 1/50 de la superficie totale de la parcelle,
cette surface au sol ne pouvant excéder en aucun cas 800 m2 ;

3° la hauteur maximale de la construction ne peut excéder 8,50 m, toute superstructure comprise.

Article 35 : Dans le cas où la condition fixée au 1er paragraphe de l'article qui précède ne peut être
remplie en raison de l'état du parcellaire de la zone concernée, le président du conseil communal peut,
après avis conforme d'une commission, accorder le permis de construire quelle que soit la superficie
de la parcelle.

Toutefois, cette commission doit s'assurer que la construction dont la réalisation est envisagée ne
favorise pas une urbanisation dispersée menaçant, notamment, la vocation de ladite zone.

Article 36 : Des dérogations aux dispositions prévues aux 2° et 3° paragraphes de l'article 34 ci-dessus
peuvent être également accordées après avis conforme de la commission visée à l'article qui précède,
lorsque la spécificité technique du bâtiment projeté justifie une surface constructible ou une hauteur
supérieure à celles fixées auxdits paragraphes.

Article 37 : La commission visée à l'article 35 ci-dessus comprend, sous la présidence du représentant


de l'autorité gouvernementale chargée de l'urbanisme, les représentants des départements chargés
des travaux publics, de l'agriculture et de l'habitat.

Article 38 : Pour l'application de l'article 56 de la loi précitée n° 12-90, le président du conseil


communal est tenu d'informer les services compétents en matière de télécommunications de la date
de la déclaration d'achèvement des travaux de construction.

Des règlements généraux de construction

Article 39 : Les règlements généraux de construction prévus au chapitre IV du titre III de la loi précitée
n° 12-90 sont approuvés par décrets pris sur proposition de l'autorité gouvernementale chargée de
l'urbanisme après avis des autorités gouvernementales chargées de l'habitat, des travaux publics et de
l'intérieur.

Ces décrets sont publiés au "Bulletin officiel".

Des décrets et des arrêtés de reconnaissance

Article 40 - Les décrets de reconnaissance prévus au 2e alinéa de l'article 81 de la loi précitée n° 12-
90 sont pris sur proposition de l'autorité gouvernementale chargée des travaux publics.

Ces décrets ainsi que les arrêtés de reconnaissance assortis de leurs plans sont affichés au siège des
communes concernées où toute personne intéressée peut en prendre connaissance pendant le délai
d'un an courant à partir de la date de leur publication au "Bulletin officiel".

A l'expiration de ce délai, le président du conseil communal concerné, délivre à la demande des


intéressés :

- un certificat attestant l'affichage sus-mentionné ;


- un certificat d'opposition ou de non opposition.

Dispositions diverses

Article 41 : Le décret prévu à l'article 83 de la loi précitée n° 12-90 est pris sur proposition de l'autorité
gouvernementale chargée des travaux publics.

Article 42 : La liste des schémas directeurs d'aménagement urbain visée à l'article 89 de la loi précitée
n° 12-90 est fixée par décret pris sur proposition de l'autorité gouvernementale chargée de l'urbanisme
après avis du ministre de l'intérieur.

Ce décret est publié au "Bulletin officiel".

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Article 43 : Le ministre de l'intérieur et de l'information, le ministre des travaux publics, de la formation


professionnelle et de la formation des cadres, le ministre des finances, le ministre des affaires
culturelles, le ministre de l'habitat et le ministre de l'agriculture et de la réforme agraire sont chargés,
chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.

Fait Rabat, le 27 rebia II 1414 (14 octobre 1993).Mohammed Karim-Lamrani.

Pour contreseing : Le ministre de l'intérieuret de l'information,Driss Basri.

Le ministre des travaux publics,de la formation professionnelleet de la formation des cadres,Mohamed


Kabbaj.

Le ministre des finances,Mohamed Berrada

Le ministre des affaires culturelles,Mohamed Allal Sinaceur.

Le ministre de l'habitat,
Aderrahman Bouftas.

Le ministre de l'agriculture
et de la réforme agraire,

Abdelaziz Meziane.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Décret n° 2-93-1011 du 18 chaabane 1415 (20 janvier 1995) relatif à la


réorganisation des organismes chargés de la protection et de l'amélioration de
l'environnement (Bulletin officiel n° 4294 du 15 ramadan 1415 (15 février 1995))

Le Premier Ministre,

Vu l'article 62 de la Constitution ;

Sur proposition du ministre d'Etat à l'intérieur et à l'information ;

Après examen par le conseil des ministres réuni le 24 rejeb 1415 (27 décembre 1994),

Décrète :

Article Premier : Il est créé un conseil national de l'environnement et des conseils régionaux de
l'environnement.

Il est également créé un conseil de l'environnement au niveau de chaque wilaya ou à défaut au niveau
de chaque province.

Titre premier : Du conseil national de l'environnement (C.N.E.)Chapitre premier : Rôle du conseil


national de l'environnement

Article 2 : Le conseil national de l'environnement a pour mission d'oeuvrer à la protection et à


l'amélioration de l'environnement lesquelles ont pour finalités de :

- préserver l'équilibre écologique du milieu naturel notamment les eaux, le sol, l'air, la faune, la flore et
le paysage ;

- prévenir, combattre et réduire les pollutions et les nuisances de toutes sortes ;

- améliorer le cadre et les conditions de vie.

Le conseil national de l'environnement s'attache également à assurer l'intégration des préoccupations


environnementales dans le processus de développement économique et social en vue de réaliser les
objectifs du développement durable.

On entend par développement durable, un processus de développement qui répond aux besoins des
générations actuelles sans compromettre ceux des générations futures.

A cet effet, le conseil national de l'environnement contribue à la définition de la politique


gouvernementale en la matière et est habilité à :

- orienter, animer, coordonner toute activité relative à la protection, l'amélioration, la gestion de


l'environnement et la promotion du développement durable. A cette fin, les différents départements
ministériels soumettent au C.N.E., pour avis, toutes les études et projets de textes législatifs ou
réglementaires touchant l'environnement, ainsi que les projets et programmes de développement de
grande envergure et susceptibles d'avoir des répercussions sur l'environnement. Le C.N.E. dispose
d'un délai de trois mois pour donner les avis précédemment prévus ;

- provoquer les études à réaliser par les différents ministères et organismes ;

- étudier et proposer au gouvernement tous les moyens susceptibles de contribuer à la protection et à


l'amélioration de l'environnement ;

- proposer l'élaboration des textes législatifs et réglementaires adéquats ;

20022/M1/E/R/Général-A2 71
Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

- assurer le suivi et la coordination de la recherche en matière d'environnement et contribuer à son


développement ;

- assurer la diffusion de toute information relative à l'environnement ;

- veiller à l'information et à la sensibilisation de la population et promouvoir la participation de celle-ci,


notamment par la création d'associations ;

- donner les directives nécessaires a l'orientation de l'activité des conseils créés au niveau des
régions, des wilayas et des provinces ;

- assurer les études concernant les conventions internationales relatives aux problèmes
d'environnement et leurs incidences au niveau national et assurer la diffusion des informations
relatives à ces conventions auprès des différents secteurs de l'économie nationale.

Le conseil national de l'environnement participe aux activités internationales du Royaume en matière


d'environnement et de développement durable.

Le conseil national de l'environnement présente au gouvernement un rapport annuel sur l'état de


l'environnement dans le pays, adresse par les soins de son président.

Chapitre II : Organisation du conseil national de l'environnement

Article 3 : Le conseil national de l'environnement est présidé par l'autorité gouvernementale chargée
de l'environnement et comprend les représentants des autorités gouvernementales chargées :

- des affaires étrangères ;


- de la coopération internationale ;
- de l'intérieur ;
- de l'information ;
- de la justice ;
- de la santé publique ;
- des finances ;
- de l'éducation nationale ;
- des pêches maritimes et de la marine marchande ;
- des travaux publics ;

- de la formation des cadres ;


- du transport ;
- des postes et télécommunications ;
- de l'agriculture ;
- de la jeunesse et sports ;
- du commerce ;
- de l'industrie ;
- des habous et affaires islamiques ;
- de l'emploi ;
- des affaires sociales ;
- de l'énergie et des mines ;
- des affaires culturelles ;
- de l'habitat ;
- du commerce extérieur et des investissements extérieurs ;
- de l'artisanat ;
- du tourisme ;
- du secrétariat général du gouvernement ;

- des droits de l'homme ;


- de la privatisation ;
- de l'incitation de l'économie ;
- de la défense nationale ;
- de l'environnement.

20022/M1/E/R/Général-A2 72
Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Le conseil national de l'environnement peut s'adjoindre a titre consultatif des représentants des
associations professionnelles, des organismes privés, des associations spécialisées en matière
d'environnement et de développement durable, des institutions scientifiques ainsi que des personnes
qualifiées.

Article 4 : Les représentants des autorités gouvernementales au sein du conseil national de


l'environnement sont nommés par arrêté conjoint de l'autorité gouvernementale chargée de
l'environnement et des ministres concernés. Ils doivent avoir au moins rang de directeur des
administrations centrales.

Article 5 : Le conseil national de l'environnement est doté d'un secrétariat général permanent.

Article 6 : Le secrétaire général du conseil national de l'environnement est nommé, par arrêté de
l'autorité gouvernementale chargée de l'environnement.

Chapitre III : Fonctionnement du conseil national de l'environnement

Article 7 : Le conseil national de l'environnement se réunit deux fois par an en séance plénière. Il peut
se réunir autant de fois qu'il est nécessaire, soit sur convocation du président agissant de sa propre
initiative ou à la demande d'une autorité gouvernementale membre.

Article 8 : Le secrétaire général prépare les réunions du C.N.E. et veille à la mise en application de ses
décisions. A cet effet, il est chargé de collecter toutes documentations utiles aux travaux du conseil,
notamment les rapports et recommandations émanant des commissions spécialisées des conseils
régionaux, et des conseils provinciaux et des wilayas ainsi que les rapports relatifs à l'activité des
départements ministériels en matière d'environnement.

Article 9 : Le secrétaire général établit un rapport annuel sur l'activité du conseil national de
l'environnement ainsi qu'un rapport annuel sur l'état de l'environnement dans le pays.

Article 10 : Le conseil national de l'environnement constitue en son sein les cinq commissions
spécialisées ci-après :

1 - La commission des établissements humains ;


2 - La commission de la prévention et de la lutte contre la pollution et les nuisances :
3 - La commission de la protection de la nature et des ressources naturelles et des catastrophes
naturelles ;

4 - La commission de la culture, de l'information de la communication et de l'éducation ;


5 - La commission juridique et des relations internationales.

Chaque commission comprend : un président, les membres du conseil intéressés, un rapporteur et


toute personne qualifiée appelée par le président de la commission.

Les présidents et les rapporteurs sont choisis par le conseil national de l'environnement parmi ses
membres.

Le secrétariat des commissions est assuré par le secrétariat général permanent du conseil.

Article 11 : Les commissions se réunissent, soit à la demande du président du conseil national de


l'environnement, soit à la demande de leur président et autant de fois que les besoins l'exigent.

Elles connaissent de tous les problèmes soumis par le conseil national de l'environnement à qui elles
présentent les résultats de leurs travaux ainsi que le bilan annuel de leurs activités.

Titre II : Des conseils régionaux de l'environnement (C.R.E.)Chapitre premier : Rôle des conseils
régionaux de l'environnement

Article 12 : Les conseils régionaux de l'environnement ont pour mission, dans les limites des
territoriales des régions instituées par le dahir n° 1-71-77 du 22 rabii II 1391 (16 juin 1971) portant
création des régions :

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

1 - d'inventorier les problèmes de l'environnement régional y compris ceux afférents à la législation et à


la réglementation et d'éclairer le conseil national de l'environnement à ce sujet ;

2 - de promouvoir toute action susceptible de contribuer à la protection et à l'amélioration de


l'environnement dans la région ;

3 - de mettre en oeuvre les directives et les recommandations du conseil national de l'environnement.

Article 13 : La présidence du conseil régional de l'environnement est assurée comme suit :

- Pour la région économique du Centre-Nord :


le gouverneur désigné en qualité de wali de Fès ;

- Pour la région économique du Centre-Sud :

le gouverneur désigné en qualité de wali de Meknès ;

- Pour la région économique du Nord-Ouest :


le gouverneur désigné en qualité de wali de Rabat-Salé ;

- Pour la région économique du Tensift :


le gouverneur désigné en qualité de wali de Marrakech ;

- Pour la région économique du Centre :


le gouverneur désigné en qualité de wali du Grand Casablanca ;

- Pour la région économique de l'Oriental :


le gouverneur désigné en qualité de wali d'Oujda ;

- Pour la région économique du Sud :

le gouverneur désigné en qualité de wali d'Agadir.

Le conseil régional de l'environnement comprend :


- les présidents des assemblées provinciales ou préfectorales ou leurs représentants ;
- les représentants des ministères membres du conseil national de l'environnement représentés dans
les wilayas ou provinces ;
- les présidents des communes intéressées par l'ordre du jour.

Le conseil régional de l'environnement peut s'adjoindre à titre consultatif des représentants des
institutions scientifiques, des organismes publics, des associations professionnelles, des organismes
privés, des associations spécialisées en matière d'environnement et de développement durable, ainsi
que des personnes qualifiées.

Chapitre II : Fonctionnement des conseils régionaux de l'environnement

Article 14 : Le représentant de l'autorité gouvernementale chargée de l'environnement assure les


fonctions de rapporteur du conseil régional de l'environnement. Il est également chargé d'assurer le
secrétariat permanent du conseil régional de l'environnement et d'animer les groupes de travail de
celui-ci.

Article 15 : Le conseil régional de l'environnement constitue en son sein les cinq commissions
spécialisées ci-après :

1 - La commission des établissements humains ;

2 - La commission de la prévention et de la lutte contre la pollution et les nuisances ;


3 - La commission de la protection de la nature et des ressources naturelles et des catastrophes
naturelles ;
4 - La commission de la culture, de l'information et de l'éducation ;

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

5 - La commission juridique et des relations internationales.

Chaque commission comprend : un président, les membres du conseil intéressés, un rapporteur et


toute personne qualifiée appelée par le président de la commission.

Les présidents et les rapporteurs sont choisis par le conseil régional de l'environnement parmi ses
membres.

Article 16 : Les représentants des autorités gouvernementales au sein du conseil régional de


l'environnement sont nommés par arrêté conjoint de l'autorité gouvernementale chargée de
l'environnement et des ministres concernés.

Article 17 : Le conseil régional de l'environnement se réunit en séance plénière à l'initiative de son


président deux fois par an, et autant de fois que les nécessités l'exigent. Il se réunit également soit à la
demande du président du conseil national de l'environnement, soit à la demande d'un département
ministériel.

Le conseil régional de l'environnement est tenu de présenter au conseil national de l'environnement


sur chaque réunion, un compte rendu et tous document et informations utiles, et de lui adresser un
rapport annuel sur l'état de l'environnement régional.

Titre III : Des conseils de l'environnement des wilayas et des provinces

Chapitre premier : Rôle du conseil de l'environnement de la wilaya ou de la province

Article 18 : Les conseils de wilayas ou de provinces ont pour mission dans les limites territoriales des
wilayas et provinces visées à l'article premier ci-dessus :

- d'inventorier tous les problèmes de l'environnement au niveau des provinces et des wilayas et
d'éclairer le conseil national de l'environnement et les conseils régionaux de l'environnement à cet
égard ;

- de promouvoir toute action susceptible de contribuer à la protection et à l'amélioration de


l'environnement dans la wilaya ou la province ;

- de présenter un rapport annuel sur l'état de l'environnement dans la wilaya ou la province ;

- de mettre en oeuvre les orientations et les recommandations du conseil national de l'environnement


et des conseils régionaux de l'environnement.

Chapitre II : Organisation des conseils de wilayas ou de provinces

Article 19 : Le conseil de wilaya ou de province est présidé selon le cas par le gouverneur désigné en
qualité de wali ou le gouverneur et comprend :

- les membres de l'assemblée provinciale ou de la communauté urbaine ;


- les représentants des différents départements ministériels au niveau de la wilaya ou de la province ;
- les présidents des communes intéressées par l'ordre du jour ;
- le conseil de la wilaya ou de la province peut s'adjoindre à titre consultatif des représentants des
institutions scientifiques, des organismes publics, des associations professionnelles, des organismes
privés, des associations spécialisées en matière d'environnement de développement durable, ainsi
que des personnes qualifiées.

Chapitre III : Fonctionnement des conseils des wilayas ou de provinces

Article 20 : Le représentant de l'autorité gouvernementale chargée de l'environnement assure les


fonctions de rapporteur du conseil de la wilaya ou de la province. Il anime également le secrétariat
permanent du conseil de la wilaya ou de la province et coordonne l'activité des groupes de travail de
celui-ci.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Article 21 : Le conseil de la wilaya ou de la province se réunit à l'initiative du président deux fois par an
et autant de fois que les besoins l'exigent. Il se réunit également soit à la demande du président du
conseil national de l'environnement, soit à la demande d'un département ministériel membre.

Le conseil de la wilaya ou de la province adresse au conseil national de l'environnement un compte


rendu au terme de chaque réunion, assorti de tous les documents pertinents et informations utiles.

Le conseil de la wilaya ou de la province est tenu de présenter au conseil national de l'environnement


un rapport annuel sur l'état de l'environnement au sein de la wilaya ou de la province.

Article 22 : Le décret n° 2-79-247 du 26 joumada II 1400 (12 mai 1980) relatif à la réorganisation des
organismes chargés de la protection et de l'amélioration de l'environnement est abrogé.

Article 23 : Le ministre d'Etat à l'intérieur et à l'information est chargé de l'exécution du présent décret
qui sera publié au Bulletin officiel.

Fait à Rabat, le 18 chaabane 1415 (20 janvier 1995). Abdellatif Filali.

Pour contreseing :Le ministre d'Etatà l'intérieur et à l'information,Driss Basri.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Décret n° 2-94-724 du 17 joumada II 1415 (21 novembre 1994) fixant les


attributions et l'organisation du ministère des travaux publics, de la formation
professionnelle et de la formation des cadres (Bulletin officiel n° 4286 du 18
rejeb 1415 (21 décembre 1994))

Le Premier Ministre,

Vu la Constitution, notamment son article 62 ;

Vu le dahir n° 1-92-137 du 11 safar 1413 (11 août 1992) portant constitution du gouvernement, tel qu'il
a été modifié et complété ;

Vu le décret n° 2-93-44 du 7 kaada 1413 (29 avril 1993) relatif à l'emploi supérieur de secrétaire
général de ministère ;

Vu le décret n° 2-90-881 du 4 ramadan 1413 (26 février 1993) relatif au transfert des attributions du
ministère des transports dans le domaine de la météorologie nationale au ministère des travaux
publics, de la formation professionnelle et de la formation des cadres ;

Après examen par le conseil des ministres réuni le 10 joumada II 1415 (14 novembre 1994),

Décrète :

Article Premier : L e ministère des travaux publics, de la formation professionnelle et de la formation


des cadres élabore et met en oeuvre, dans le cadre des lois et règlements en vigueur, la politique du
gouvernement dans les domaines des routes, des ports, de l'hydraulique et de l'approvisionnement en
eau potable et de la météorologie.

Article 2 : le ministère des travaux publics, de la formation professionnelle et de la formation des


cadres peut assurer également pour le compte d'autres départements ou des collectivités territoriales
ou des établissements publics qui en font la demande :

- la réalisation, la supervision ou le contrôle d'études à caractère technique ;


- la réalisation d'ouvrages techniques, ou le contrôle technique de travaux concédés ou donnés en
gérance.

Article 3 : Le ministère des travaux publics, de la formation professionnelle et de la formation des


cadres comprend, outre le cabinet du ministre, l'administration centrale et les services extérieurs.

Article 4 : L'administration centrale comprend :


- le secrétariat général ;

- le conseil général des travaux publics ;


- la direction des programmes et des études ;
- la direction des affaires techniques ;
- la direction des affaires administratives et juridiques ;
- la direction des affaires du personnel et de la formation ;
- la direction des routes et de la circulation routière ;
- la direction des équipements publics ;
- la direction des ports et du domaine public maritime ;
- la direction des ports de Casablanca et Mohammedia ;
- la direction générale de l'hydraulique ;

- la direction de la recherche et de la planification de l'eau ;


- la direction des aménagements hydrauliques ;
- la direction de la météorologie nationale ;
- la division de la coopération.

20022/M1/E/R/Général-A2 77
Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Article 5 : Le secrétaire général exerce les attributions qui lui sont dévolues par le décret n° 2-93-44
du 7 kaada 1413 (29 avril 1993) susvisé.

Article 6 : Le conseil général des travaux publics est placé sous l'autorité directe du ministre. Il élabore
des études et émet des avis sur toute question concernant les infrastructures relevant du ministère des
travaux publics, de la formation professionnelle et de la formation des cadres, tels les ports, les routes,
les ponts, les barrages, l'adduction d'eau potable et toutes sortes de bâtiments et de la météorologie. Il
peut également, de sa propre initiative, formuler toute proposition utile afférente à l'organisation ou à
l'exploitation de ces équipements, ou tendant à modifier les dispositions législatives et réglementaires
s'y appliquant, ou relatives à l'organisation et au fonctionnement des services propres du ministère ou
des établissements autonomes placés sous la tutelle du ministre des travaux publics, de la formation
professionnelle et de la formation des cadres. Il élabore annuellement un rapport général sur son
activité et sur celle du ministère dans son ensemble.

Article 7 : Ce conseil se compose d'inspecteurs généraux. Son organisation est fixée par décret.

Article 8 : La direction des programmes et des études a pour mission :

- de participer au choix des objectifs généraux et des programmes du ministère sur la base des études
qu'elle effectue à cette fin ;

- d'assurer la coordination des programmes et des études économiques élaborés par les autres
organes du ministère ;

- d'émettre des avis sur les projets d'études sectorielles et sur les directives les concernant ;

- de recueillir toutes données statistiques intéressant le ministère et d'en assurer l'analyse et le


traitement documentaire ;

- de coordonner l'action du ministère en matière d'informatique, de documentation et de statistique.

Article 9 : La direction du programmes et des études comprend :

- La division de la programmation et du financement composée :


* du service de la programmation budgétaire ;
* du service du suivi budgétaire ;
* du service du financement.

- La division système d'Information composée :


* du service des statistiques et de la documentation ;
* du service d'informatique ;
* du service du réseau informatique.

- La division des études composée :


* du service des études générales ;
* du service des tarifs ;
* du service du développement.

Article 10 : La direction des affaires techniques est chargée :

- de suivre en collaboration avec les directions du ministère et des établissements placés sous la
tutelle du ministre, les affaires techniques relevant de la compétence de ce département ;

- d'organiser les relations avec les entreprises et les bureaux d'études en vue d'harmoniser et codifier
les lois et règlements généraux et spéciaux applicables au secteur du bâtiment et des travaux publics,
et de formuler des propositions et des recommandations visant à son organisation et à sa promotion ;

- de contrôler et surveiller les établissements incommodes, insalubres et dangereux ;

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

- de suivre les questions environnementales liées aux projets relevant de la compétence du ministère
et d'assurer, en concertation avec le département ministériel en charge de l'environnement, la mise en
oeuvre de la politique gouvernementale dans la limite de cette compétence.

Article 11 : La direction des affaires techniques comprend :

- La division des infrastructures, composée ;


* du service des équipements routiers et portuaires ;
* du service des équipements divers.

- La division de l'eau et de l'environnement, composée ;


* du service des équipements hydrauliques
* du service de l'environnement.

- La division de l'organisation de la profession composée :


* du service des relations avec le secteur du bâtiment et des travaux publics ;

* du service des affaires générales.

- La division de la normalisation et de la réglementation technique et des établissements classés,


composée :
* du service de la normalisation et de la réglementation technique ;
* du service des établissements classés.

Article 12 : La direction des affaires administratives et juridiques a pour rôle :

- de veiller à l'application des lois et règlements relatifs aux attributions du ministère et d'oeuvrer pour
leur amélioration ;

- de réaliser les études juridiques concernant les domaines d'intervention du ministère ;

- d'assurer le suivi des affaires portées en justice dans lesquelles l'Etat est représenté par le ministère
en vertu des textes législatifs en vigueur ;

- d'élaborer et mettre en oeuvre la politique visant la protection du domaine public de l'Etat et de veiller
à sa sauvegarde et au contrôle de sa gestion ;

- de moderniser les méthodes et procédés de gestion des moyens généraux de fonctionnement et de


rationaliser l'utilisation de leurs crédits ;

- de développer le fonds documentaire juridique du ministère.

Article 13 : La direction des affaires administratives et juridiques comprend :

- La division des affaires juridiques, composée :


* du service de la législation ;
* du service des études foncières et générales ;
* du service du contentieux.

- La division du domaine public, composée :


* du service des acquisitions immobilières ;
* du service de la conservation du domaine public et du contrôle de sa gestion.

- La division des affaires financières composée :


* du service de la comptabilité et du contrôle ;
* du service du matériel et de l'approvisionnement ;
* du service des affaires générales.

- Le centre de la documentation juridique et de l'information (assimilé à un service).

Article 14 : La direction des affaires du personnel et de la formation a pour mission :

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

- de gérer les affaires du personnel ;

- d'identifier les besoins en matière de formation et de stages, des fonctionnaires et des agents du
ministère ;

- de préparer les programmes de formation, d'en suivre l'exécution et d'assurer les moyens
nécessaires à leur réalisation ;

- de coordonner la formation du personnel nécessaire au secteur des travaux publics dans les
établissements relevant du ministère ;

- d'assumer les responsabilités de promotion et d'animation des diverses formes d'activités sociales au
sein du ministère ;

- de piloter les études d'organisation du ministère.

Article 15 : La direction des affaires du personnel et de la formation comprend :

- La division des études, organisation et méthodes, composée :


* du service de l'organisation et des méthodes ;
* du service des études des statuts ;
* du service de l'informatique.

- La division de la formation, composée :


* du service de la formation de base ;
* du service de la formation continue.

- La division des affaires du personnel, composée :


* du service recrutement ;
* du service de la gestion de carrière ;
* du service du personnel ;
* du service des affaires sociales.

Article 16 : La direction des routes et de la circulation routière a pour mission :

- d'élaborer et mettre en oeuvre la politique du gouvernement en matière de routes et d'autoroutes, et


dans ce cadre :
* elle élabore et exécute les plans d'équipement routier ;
* elle veille à l'entretien courant du réseau routier et à son exploitation ;
* elle applique les règlements garantissant les conditions à la circulation, dans la limite des attributions
du département.

- de recueillir, exploiter et diffuser les données relatives aux accidents de la circulation, au trafic routier,
et à l'état du réseau routier ;

- de gérer le domaine public routier ;

- d'organiser, surveiller et contrôler les carrières ;

- d'élaborer les règles technologiques applicables à la construction, à la maintenance des routes et à


leur exploitation ;

- de prendre connaissance des projets routiers dont la réalisation est entreprise par d'autres
organismes. Elle assure la tutelle technique et le contrôle des travaux des routes dont la maintenance
et l'exploitation doivent être confiées au ministère.

Article 17 : La direction des routes et de la circulation routière comprend :

- La division des ressources humaines, composée :


* du service du personnel et affaires sociales ;

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

* du service de la carte de la formation continue.

- La division administrative et des affaires générales, composée :


* du service du domaine public ;
* du service des affaires générales ;
* du service de la comptabilité.

- La division des méthodes de gestion, composée :


* du service de l'informatique ;

* du service de l'organisation et des méthodes ;


* du service des statistiques et de la documentation.

- La division des programmes, composée :


* du service des programmes ;
* du service du budget ;
* du service des marchés ;
* du service des études économiques et générales.

- La division technique, composée :


* du service des tracés ;
* du service des chaussées ;
* du service des autoroutes ;
* du service des ouvrages d'art.

- La division de l'entretien, de l'exploitation et de la sécurité routière, composée :

* du service de l'entretien routier ;


* du service de l'exploitation routière ;
* du service de la sécurité routière ;
* du service du matériel.

- Le centre national des études et des recherches routières (assimilé à une division), composé :
* du service de l'auscultation ;
* du service de la recherche ;
* du service de l'informatique et de la banque des données routières ;
* du service administratif et financier.

Article 18 : La direction des équipements publics a pour rôle :

- de veiller à la réalisation des projets de construction confiée au ministère des travaux publics, de la
formation professionnelle et de la formation des cadres par d'autres ministères ou par les collectivités
locales ou les établissements publics ;

- d'étudier et de proposer les réformes concernant la législation, la réglementation et la normalisation


dans les domaines relevant de ses compétences.

Article 19 : La direction des équipements publics comprend :

- La division des études, composée :


* du service des études architecturales ;
* du service des études et équipements techniques ;
* du service de l'organisation et des méthodes.

- La division de la programmation, composée :


* du service des programmes et du suivi des réalisations ;
* du service des marchés.

- La division technique, composée :


* du service de la réglementation, de la recherche et de l'expérimentation ;
* du service de la formation continue ;

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

* du service de l'informatique.

- Le service administratif.

Article 20 : La direction générale de l'hydraulique a pour mission d'élaborer et de mettre en oeuvre la


politique du gouvernement en matière de planification, de mobilisation, de gestion et de préservation
des eaux, d'aménagement des grands ouvrages hydrauliques, de leur entretien et de leur gestion.

Article 21 : La direction générale de l'hydraulique comprend :


- la direction de la recherche et de la planification de l'eau ;

- la direction des aménagements hydrauliques ;


- La division des affaires administratives et de la formation ;
- La division des méthodes ;
- La division des programmes et des financements.

Article 22 : La direction de la recherche et de la planification de l'eau a pour rôle :


- d'étudier les plans directeurs de l'utilisation de l'eau en liaison avec les secteurs utilisateurs ;
- d'étudier, gérer et contrôler l'emploi des ressources en eau ;
- d'étudier et proposer les textes législatifs et réglementaires en matière de l'eau ;

- d'inventorier et contrôler l'évolution des ressources en eaux superficielles et souterraines, et de


contrôler leur qualité conformément aux textes législatifs et réglementaires en vigueur.

Article 23 : La direction de la recherche et de la planification de l'eau comprend :

- La division de la planification et de la gestion des eaux, composée :


* du service des plans directeurs ;
* du service de la législation des eaux ;
* du service de la gestion des eaux.

- La division des ressources en eaux, composée :


* du service hydrologie ;
* du service hydrogéologie.

- La division de la qualité de l'eau, composée :


* du service de surveillance de la qualité de l'eau ;
* du service du contrôle de la pollution.

Article 24 : La direction des aménagements hydrauliques a pour rôle l'étude, la réalisation, la


maintenance et l'exploitation des grands ouvrages hydrauliques sous réserve des attributions
reconnues à d'autres organismes.

Article 25 : La direction des aménagements hydrauliques comprend :

- La division des études, composée :


* du service de la conception des ouvrages ;
* du service de la mécanique des sols ;
* du service de l'électromécanique ;
* du service de la géologie des barrages.

- La division des réalisations et de la maintenance, composée :


* du service des travaux ;
* du service de l'entretien et des grosses réparations ;
* du service de l'auscultation et de la topographie des barrages.

- La division des petits et moyens barrages, composée :


* du service des études techniques ;
* du service de la gestion des chantiers.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Article 26 : Sont rattachés au directeur général de l'hydraulique, les divisions et services ci-après :

- La division des affaires administratives et de la formation, composée :


* du service du personnel et de la formation ;
* du service de la comptabilité et du matériel ;
* du service des marchés ;
* du service des affaires d'expropriation et des affaires générales.

- La division des méthodes, composée :


* du service de l'organisation, des méthodes et de la documentation ;
* du service de l'informatique.

- La division des programmes et des financements, composée :


* du service des programmes ;
* du service des financements.

Article 27 : La direction des ports et du domaine public maritime est chargée :

- d'élaborer et proposer la politique portuaire du gouvernement ;

- d'effectuer les études générales relatives aux aménagements portuaires ;

- de veiller à l'installation, à l'exploitation et à l'entretien des équipements de balisages et de


signalisation maritime

- y compris les phases et balises sur toute l'étendue du domaine public maritime du Royaume ;

- de réaliser les études et les travaux hydrographiques et d'élaborer les documents y afférents tels les
cartes côtières ;

- de prendre connaissance des projets portuaires entrepris par d'autres organisme ou dont
l'exploitation et la maintenance sont confiées au ministère des travaux publics et d'approuver
techniquement et de contrôler ces projets.

En outre, la direction des ports et du domaine public maritime est chargée :

- de veiller à l'étude, à l'édification, à l'équipement et à la maintenance des aménagements portuaires ;

- de gérer et exploiter les ports et d'assurer la police portuaire et la coordination des activités entre les
divers utilisateurs des installations portuaires ;

- de gérer les affaires du domaine public portuaire et maritime et d'assurer le suivi du trait de côte.

Article 28 : La direction des ports et du domaine public maritime comprend :

- La division de la planification et des études, composée :


* du service des études économiques ;
* du service de la planification et de la programmation ;
* du service de l'organisation et des méthodes ;
* du service des statistiques et de la documentation.

- La division de l'hydrographie et de la signalisation maritime, composée :


* du service de l'hydrographie ;
* du service de la signalisation maritime.
- La division technique, composée :
* du service des études ;

* du service des infrastructures.

- La division de l'exploitation, composée ;


* du service exploitation et coordination ;

20022/M1/E/R/Général-A2 83
Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

* du service gestion du domaine public et affaires juridiques ;


* du service de la protection et de la préservation du domaine public maritime.
- Service du personnel et des affaires générales ;
- Service de la comptabilité et des marchés.

Article 29 : La direction des ports de Casablanca et Mohammedia est chargée :

- de la gestion, l'exploitation, l'acconage, la police portuaire et la coordination entre les divers


utilisateurs des équipements portuaires ;

- de veiller à l'étude, à la construction, à l'équipement et à la maintenance des aménagements


portuaires et à leur promotion ;

- de gérer les affaires du domaine public propre à ces deux ports.

Article 30 : La direction des ports de Casablanca et Mohammedia comprend :

- La division des infrastructures, composée : * du service des infrastructures ;


* du service des équipements électromécaniques généraux ;
* du service des études techniques.

- La division de l'exploitation du port de Casablanca, composée :

* du service de la coordination, du matériel et de l'exploitation des équipements ;


* du service de la police portuaire et du trafic ;
* du service des études et des statistiques.

- La division de l'exploitation du port de Mohammedia, composée :


* du service de la coordination et de l'exploitation des équipements ;
* du service de la police portuaire et du trafic ;

- Le service des affaires administratives.

Article 31 : La direction de la météorologie nationale a pour rôle

- d'assurer les activités relatives aux informations météorologiques et climatologiques nécessaires


pour satisfaites tous les besoins des usagers au plan national et assurer les échanges internationaux
de données en application des accords ratifiés par le Royaume du Maroc ;

- d'effectuer des études et recherches atmosphériques, de météorologie et de climatologie théoriques,


expérimentales et appliquées ainsi que les recherches connexes en rapport avec sa mission ;

- de participer à la préparation des accords internationaux en liaison avec les administrations


intéressées concernant les domaines de sa compétence et d'établir les textes réglementaires relatifs à
la météorologie et en assurer l'exécution.

Article 32 : La direction de la météorologie nationale comprend :


- La division technique et équipement, composée :
* du service de l'installation et de la maintenance ;
* du service de l'approvisionnement ;
* du service des études techniques et de l'équipement.

- La division des prospectives, des affaires internationales et de la coopération, composée :


* du service des affaires internationales ;
* du service de la documentation ;
* du service de la coopération ;
* du service des programmes.

- La division communication et commercialisation, composée :


* du service de la communication ;
* du service de la promotion des produits ;

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

* du service des statistiques ;


* du service de la tarification.

- La division administrative, composée :

* du service du personnel ;
* du service de l'informatique de gestion ;
* du service de l'organisation et des méthodes.

- La division du réseau et de la coordination régionale, composée :


* du service de la gestion ;
* du service de l'exploitation ;
* du service des études régionales.

Article 33 : La division de la coopération est chargée, sous réserve des attributions des autres
départements :

- de participer à l'élaboration et la mise en application des programmes de coopération bilatérale ou


multilatérale du département ;

- de suivre en liaison avec les directions concernées, l'exécution des accords de financement et de
coopération concernant le département.

Article 34 : La division de la coopération, composée :


* du service de la coopération multilatérale ;
* du service de la coopération bilatérale.

Article 35 : Les attributions et l'organisation interne des services centraux seront fixés par arrêté du
ministre des travaux publics, compte tenu toutefois des dispositions de l'article 7 ci-dessus.

Article 36 : L'organisation et les attributions des services extérieurs du ministère seront fixées par
arrêté du ministre des travaux publics visés par le ministre des finances et par l'autorité
gouvernementale chargée des affaires administratives.

Article 37 : Le ministre des travaux publics, de la formation professionnelle et de la formation des


cadres, le ministre des finances et des investissements et l'autorité gouvernementale chargée des
affaires administratives sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret
qui prend effet à compter de la date de sa publication au Bulletin officiel et abroge à compter de la
même date le décret n° 2-82-286 du 20 joumada II 1403 (4 avril 1983) fixant les attributions et
l'organisation du ministère de l'équipement.

Fait à Rabat, le 17 joumada II 1415 (21 novembre 1994).Abdellatif Filali

Pour contreseing :Le ministre des travaux publics ,de la formation professionnelle et de la formation
des cadres ,Mohamed Hassad.

Le ministre des finances et des investissements ,Mourad Cherif.

Le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des affaires administratives ,Aziz Hasbi.

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Arrêté du directeur des finances du 31/03/1949 (31 mars 1949) réglementant la


profession de transitaire en douane (Bulletin officiel n° 1902 du 8/04/1949 (8
avril 1949))

Le Directeur des Finances,Chevalier de la Légion d'honneur,

Vu l'arrêté viziriel du 12 mars 1949 fixant les conditions dans lesquelles il peut être fait acte de
déclarant en douane, et édictant des mesures de police à l'égard des commis et travailleurs en
douane,

Arrête :

Article premier : Sous réserve des dispositions transitoires prévues par l'article 17 du présent arrêté en
ce qui concerne les transitaires en douane déjà en fonction, ceux qui veulent faire profession
d'accomplir les formalités en douane pour autrui doivent en faire la demande sur papier timbré. Cette
demande, adressée sous pli recommandé au directeur des douanes, chef de l'administration des
douanes et impôts indirects, doit indiquer les bureaux de douane près desquels les fonctions de
transitaire seront habituellement exercées.

Article 2 ( Modifié par le Arrêté du directeur des finances du 05/08/1954 (5 août 1954) (B.O. n°
2185 du 10/09/1954 (10 septembre 1954))): Les demandes d'agrément doivent cire accompagnées :

Pour les personnes physiques :

a) D'un extrait du registre des naissances ou de toute autre pièce en tenant lieu ;

b) D'un extrait du casier judiciaire délivré depuis moins de trois mois ou de toute autre pièce en tenant
lieu ;

c) D'un certificat de résidence en zone française du Maroc ;

d) De deux photos d'identité ;

c) D'un certificat d'inscription au registre du commerce ou de l'engagement de provoquer cette


inscription.

Les pétitionnaires doivent en outre justifier de références professionnelles portant au minimum sur
deux ans.

Pour les personnes morales ;

1° D'un exemplaire des statuts ou de l'acte de constitution de la société ;

2° D'une ampliation de la délibération qui a nommé les personnes ayant la signature sociale ;

3° D'un certificat d'inscription au registre du commerce ou de l'engagement de provoquer cette


inscription;

4° Des pièces a), b), c) et d), visées ci-dessus concernant chacune des personnes ayant la signature
sociale. Les personnes habiles à représenter la société doivent, en outre, justifier de références
professionnelles portant au minimum sur deux ans.

Article 3 ( Modifié par le Arrêté du directeur des finances du 05/08/1954 (5 août 1954) (B.O. n°
2185 du 10/09/1954 (10 septembre 1954))): Le service des douanes accuse réception de la demande
d'agrément et procède à une enquête. Il peut exiger du pétitionnaire toutes pièces justificatives autres
que celles désignées ci-dessus qu'il lui paraîtraient nécessaires. Il saisit la chambre de discipline des
transitaires en douane agréés, appelée à donner son avis sur la requête.

20022/M1/E/R/Général-A2 86
Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Le dossier d'enquête et l'avis de la chambre de discipline doivent, dans le délai de deux mois à
compter de la date de l'accusé de réception visé ci-dessus, être transmis au comité consultatif prévu à
l'article 4 de l'arrêté viziriel du 12 mars 1949. Dans le cas où l'avis de la chambre de discipline des
transitaires en douane agréés ne lui est pas parvenu dans le délai de deux mois susvisé, le comité
consultatif peut passer outre.

L'avis du comité consultatif doit être formulé au cours de sa plus prochaine séance suivant le jour où le
dossier de l'affaire lui a été remis avec l'avis de la chambre de discipline et, au plus tard, dans les deux
mois de cette remise.

Le directeur des finances statue dans les trente jours qui suivent la date de cet avis. A défaut de
décision dans ce délai, l'impétrant dont la demande a fait l'objet d'un avis favorable du comité
consultatif est admis à exercer la profession de transitaire en douane agréé.

Article 4 ( Modifié par le Arrêté du directeur des finances du 05/08/1954 (5 août 1954) (B.O. n°
2185 du 10/09/1954 (10 septembre 1954))): Les décisions de rejet, dont les motif n'ont pas à être
indiqués, sont notifiées individuellement aux pétitionnaires.

Dans le cas où la décision de rejet aurait été prise malgré l'avis favorable de la chambre de discipline,
le pétitionnaire aurait le droit de renouveler sa demande dans les quinze jours en s'appuyant sur cet
avis ; la procédure serait reprise et il pourrait demander à être entendu par le comité consultatif, soit
seul, soit assisté d'un membre de la chambre de discipline.

Réserve faite du recours prévu à l'alinéa précédent, aucune demande d'agrément ne pourra être
renouvelée au cours des six mois suivant la notification de la décision de rejeb, sauf dispositions
contraires de celle-ci.

Article 5 : Les décisions accordant l'agrément sont notifiées individuellement aux pétitionnaires. Elles
indiquent le numéro d'inscription au registre matricule prévu à l'article 8 de l'arrêté viziriel du 12 mars
1949, et ce numéro doit obligatoirement être mentionné sur les déclarations de douane déposées par
les transitaires. Les décisions d'agrément sont portées à la connaissance des usagers par un avis aux
importateurs et aux exportateurs par la voie du Bulletin officiel.

Article 6 : Tout transitaire nouvellement agréé ne peut exercer sa profession qu'après avoir justifié
auprès de l'administration des douanes de son inscription au rôle des patentes et au registre du
commerce, ou des démarches entreprises à cet effet.

Article 7 ( Modifié par le Arrêté du directeur des finances du 05/08/1954 (5 août 1954) (B.O. n°
2185 du 10/09/1954 (10 septembre 1954))): L'agrément est accordé pour une durée indéterminée.
Sauf dispositions contraires insérées dans la décision qui l'accorde, il est valable pour tous les bureaux
de douane rattachés à l'administration des douanes de la zone française du Maroc Est, toutefois,
réputé y avoir renoncé, tout transitaire qui, sauf cas de force majeure admis par l'administration, n'a
pas, chaque année, déposé et fait enregistrer en douane un minimum de cinquante déclarations. Ledit
minimum ne sera toutefois exigé qu'à partir de l'expiration d'un délai de douze mois après l'obtention
de l'agrément.

Article 8 ( Modifié par le Arrêté du directeur des finances du 05/08/1954 (5 août 1954) (B.O. n°
2185 du 10/09/1954 (10 septembre 1954))) : L'agrément peut être retiré à titre temporaire ou définitif,
par décision du directeur des finances, après avis de la chambre de discipline et du comité, consultatif
des transitaires. La chambre de discipline doit se réunir dans les quinze jours qui suivent la date à
laquelle le dossier a été remis à son président. De son côté, le comité consultatif émet son avis dans
les trente jours qui suivent la date à laquelle il a été saisi.

Toute mesure de suspension prononcée par le directeur des finances, avant consultation de la
chambre de discipline et du comité consultatif des transitaires, ne peut excéder deux mois. A
l'expiration de ce délai, une décision de retrait ou de maintien d'agrément doit être prise selon la
procédure indiquée ci-dessus.

Le retrait d'agrément, temporaire ou définitif, peut être proposé soit par le directeur des douanes et
impôts indirects, soit par la chambre de discipline dans les cas prévus par son règlement intérieur.

20022/M1/E/R/Général-A2 87
Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Lorsqu'une telle mesure est envisagée, la direction des douanes et impôts indirects informe l'intéressé,
par lettre recommandée, des griefs retenus à sa charge et l'invite à établir, s'il le juge opportun, un
mémoire en défense destiné au comité consultatif Le transitaire en cause est également avisé qu'il
peut demander à être entendu par le comité consultatif et qu'il lui est loisible de se taire assister ou
représenter devant ce comité par un membre de la chambre de discipline ou par un avocat ou par les
deux à la fois.

Article 9 : Les retraits d'agrément provisoires ou définitifs sont notifiés individuellement aux intéressés
ainsi que, s'il s'agit d'une société, à la société elle-même. Ils sont, en outre, portés à la connaissance
du public, sous forme d'avis aux importateurs et exportateurs, publiés au Bulletin officiel au plus tôt
quinze jours après la date de la décision du directeur des finances.

Article 10 : La renonciation à l'agrément, visée à l'article 7 ci-dessus et le retrait d'agrément produisent


leur effet à compter du jour suivant la date de la décision constatant la renonciation ou notifiant le
retrait. Les intéressés cessent immédiatement de figurer sur le registre matricule des transitaires en
douane et ne sont plus admis à accomplir les formalités de douane pour autrui, sauf le cas où un délai
leur aurait été accordé par le directeur des finances sur proposition conforme de la chambre de
discipline. Si, par la suite, ils entendaient reprendre leur profession, ils devraient, dans l'éventualité de
renonciation dûment constatée ou de retrait définitif d'agrément, provoquer un nouvel agrément.

Article 11 : En cas de renonciation, retrait d'agrément, décès ou autre circonstance de nature à


empêcher, un transitaire agréé de continuer l'exercice de sa profession, la chambre de discipline
désigne un autre transitaire agréé pour assurer la gestion de l'entreprise et permettre la régularisation,
au regard de l'administration ou des mandants, des opérations douanières en cours. Toutefois, en cas
de décès, le transitaire agréé désigné pourra assurer la gestion de l'entreprise pendant une période qui
ne pourra dépasser six mois.

Article 12 ( Modifié par le Arrêté du directeur des finances du 05/08/1954 (5 août 1954) (B.O. n°
2185 du 10/09/1954 (10 septembre 1954))): Toute constitution en société, toute modification dans les
statuts d'une société, tout changement dans la personne des dirigeants ou dans les personnes
physiques habiles à représenter la société doivent, dans le mois, être notifiés au directeur des
douanes et impôts indirects, faute de quoi l'agrément pourra être retiré. .

Article 13 : Dans les deux mois qui suivent la publication du présent arrêté, les transitaires agréés
seront appelés à élire les membres de la chambre de discipline. Un arrêté du directeur des finances
fixera les modalités des élections.

La chambre de discipline comprend dix membres élus pour quatre ans. Les membres sortants sont
rééligibles.

Article 14 : Dans le mois qui suivra son élection, la chambre de discipline devra soumettre son
règlement à l'approbation du directeur des finances.

Article 15 ( Modifié par le Arrêté du directeur des finances du 05/08/1954 (5 août 1954) (B.O. n°
2185 du 10/09/1954 (10 septembre 1954))): Le comité consultatif des transitaires en douane appelé à
se prononcer sur les demandes d'agrément ou les propositions de retrait d'agrément est composé
comme suit :

Le directeur des douanes et impôts indirects ou son représentant, président ;

Le directeur adjoint, adjoint du directeur des douanes et impôts indirects, ou son représentant ;

Lin représentant du directeur du commerce et de la marine marchande.

Le comité consultatif se réunit sur convocation de son président ; ses avis sont formulés à la majorité
des voix, celle du président étant prépondérante en cas de partage. Il est dressé un procès-verbal de
chaque séance par un fonctionnaire de l'administration des douanes et impôts indirects chargé des
fonctions de secrétaire.

Article 16 : Les personnes ou sociétés qui, antérieurement à la publication du présent arrêté, étaient
inscrites sur le registre matricule des transitaires agréés tenu à la direction de l'agriculture, du

20022/M1/E/R/Général-A2 88
Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

commerce et des forêts, pourront continuer à exercer leur profession sans avoir à solliciter à nouveau
l'agrément.

Article 17 : A titre transitoire et en attendant que la chambre de discipline ait vu son règlement
approuvé par le directeur des finances, dans les conditions prévues à l'article 14 ci-dessus, les
agréments ou retraits d'agrément seront prononcés par le directeur des finances après avis du comité-
consultatif.

Article 18 : Les dispositions qui précèdent ne sont pas applicables :

a) Aux services de transports exploités directement par l'Etat chérifien ;

b) Aux administrations et services de l'Etat chérifien ;

c) Aux compagnies de chemin de fer.

Article 19 : Le présent arrêté prendra effet à compter du jour de sa publication au Bulletin officiel.

Rabat, le 31 mars 1949.Fourmon.

20022/M1/E/R/Général-A2 89
Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Décision du Ministère de l’Equipement du 28 mai 1984 portant fixation des


horaires de travail au port d’Agadir pour les opérations du manutention sur les
navires

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Arrêté du MEFPFC n° 02-85-1212 du 28 juin 1985 portant fixation des horaires


de travail au port de Safi pour les opérations du manutention sur les navires

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Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Arrêté du MEFPFC n° 03-85-1212 du 26 décembre 1985 portant fixation des


horaires de travail au port de Kénitra-Mehdia pour les opérations du
manutention sur les navires

20022/M1/E/R/Général-A2 92
Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Arrêté du MEFPFC n° 04-85-1212 du 26 décembre 1985 portant fixation des


horaires de travail au port de Tanger pour les opérations du manutention sur
les navires

20022/M1/E/R/Général-A2 93
Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Décision de la DPCM n° 20/272-MBT/97/500215 du 19 décembre 1997 instaurant


le travail continu aux terminaux à conteneurs du port de Casablanca

20022/M1/E/R/Général-A2 94
Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Circulaire n° 293-DQUAAT-DUA du 18/04/96 , relative à la construction dans


l’enceinte des ports

20022/M1/E/R/Général-A2 95
Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Décret n° 56.321 du 22–3–78 , codifié par le décret n° 78-467 et 488 du 22 – 3-78

20022/M1/E/R/Général-A2 96
Etude relative à l’analyse des textes portuaires et à l’élaboration d’un projet de code portuaire CID

Règlement du centre d’embauche au port de Casablanca

20022/M1/E/R/Général-A2 97

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