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Puissance en régime alternatif

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Diagramme complexe de la puissance en régime alternatif :


Puiss. réelle (P, en Watt (W))
Puiss. réactive (Q, en voltampère réactif (VAr))
Puiss. complexe (S, en voltampère (VA))
Puiss. apparente (abs(S), en voltampère (VA))
Dans un circuit électrique en régime alternatif, la puissance s'exprime de
façon particulière en raison du caractère périodique des fonctions manipulées.
Il est possible de déterminer plusieurs types de grandeurs homogènes à des
puissances, ayant chacune une signification particulière, même si certaines n'ont pas de sens
vraiment « physique ».

Sommaire [masquer]
1 Puissance
active
2 Puissance
apparente
3 Puissance
réactive
4 Calculs
5 Unités
6 Intérêt de
la notion
7 Notes et
références
8 Voir aussi
8.1
Articles
connexes
8.2
Lien
externe

Puissance active [modifier]


La puissance active correspond à la puissance moyenne consommée sur une
période. Elle est notée P et est exprimée en Watt (W).
Pour un courant i(t) et une tension v(t) de période T, son expression est :

Pour une tension sinusoïdale de valeur efficace U et un courant sinusoïdal


de valeur efficace I déphasé de par rapport à la tension, cette
expression devient :

On rappelle qu'en sinusoïdal, le rapport entre valeur maximale et efficace vaut


√2 (voir valeur efficace#Cas particulier des régimes sinusoïdaux).
C'est la seule puissance à avoir un sens physique direct : par exemple dans le
cas d'une résistance la puissance active est également la puissance
thermique dissipée.

Puissance apparente [modifier]


La puissance apparente reçue en régime alternatif est le produit de la valeur
efficace de la tension électrique aux bornes du dipôle par la valeur efficace du
courant électrique traversant ce dipôle.
La puissance apparente se note S et est exprimée en Volt-Ampère (VA)
La puissance apparente complexe est avec  : nombre complexe conjugué de
l'intensité complexe . La puissance apparente réelle est le module de la
puissance apparente complexe. Autrement dit, on a , étant la différence de
phase entre la tension et le courant.
La puissance apparente est définie aussi bien en régime sinusoïdal que dans
les autres cas de régimes alternatifs, mais les autres notions développées
dans l'article n'ont de sens que dans le cas sinusoïdal.

Puissance réactive [modifier]


En régime sinusoïdal, la puissance réactive est la partie imaginaire de la
puissance apparente complexe. Elle se note Q, est exprimée en Volt-Ampère
réactif (VAr) et on a . Les dipôles ayant une impédance dont la valeur est un
nombre imaginaire pur (capacité ou inductance) ont une puissance active nulle
et une puissance réactive égale en valeur absolue à leur puissance apparente.

Calculs [modifier]
En notant:
puissance active P
puissance apparente S
puissance réactive Q
Soit un dipôle dont l'impédance complexe s'écrit :. On a :
 ;  ;
Et est l'argument de Z.
La valeur de correspond au facteur de puissance en régime sinusoïdal. On a
les relations :

et donc

Unités [modifier]
L'unité de puissance active est le watt.
La puissance apparente est quant à elle exprimée en voltampères, noté
VA.
Les électrotechniciens utilisent généralement le voltampère réactif (var, ou
VAR, ou VAr) et ses multiples comme unité de puissance réactive.
La notation « VAR » n'est pas en fait conforme au système SI1, bien que
« var » (écrit en minuscules) et « VA » (en majuscules) aient été adoptés par
la Commission électrotechnique internationale. 2.
Le var et le VA sont homogènes au watt : on le remarque en voyant les
formules passant de la puissance réactive à une des deux autres, sachant que
le facteur de puissance est sans unité, ou simplement en analysant la
formule . En fait, les unités diffèrent uniquement pour dissuader d'additionner
directement des puissances de différents types.

Intérêt de la notion [modifier]


La méthode de Boucherot utilise les puissances réactive et apparente dans les
calculs pour déterminer la puissance totale dans un circuit électrique.
D'autre part, ces puissances interviennent dans le dimensionnement d'un
réseau électrique, et la puissance active n'est donc pas la seule à prendre en
compte pour calculer les coûts.3
Il faut également savoir qu'un onduleur doit être capable non seulement de
délivrer une puissance réelle supérieure à la somme des puissances des
appareils que l'on souhaite y brancher, mais il doit en être de même pour la
puissance apparente

Facteur de puissance
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Le facteur de puissance est une caractéristique d'un récepteur électrique.
Pour un dipôle électrique alimenté en régime de courant variable au cours du
temps (sinusoïdal ou non), il est égal à la puissance active consommée par ce
dipôle divisée par le produit des valeurs efficaces du courant et de la tension
(puissance apparente). Il est toujours compris entre 1 et 0.

En particulier, si le courant et la tension sont des fonctions sinusoïdales


du temps, le facteur de puissance est égal au cosinus du déphasage entre
le courant et la tension.

Le facteur de puissance est un paramètre qui rend compte de l'efficacité qu'a


un dipôle pour consommer de la puissance lorsqu'il est traversé par un
courant. Une comparaison mécanique possible serait le facteur d'embrayage
d'une boîte de vitesses :
lorsque la pédale d'embrayage est enfoncée, le moteur tourne (le courant
circule) mais ne transmet aucune puissance au véhicule ; le facteur de
puissance est nul
lorsque la pédale d'embrayage est relevée, le moteur tourne et toute sa
quantité de mouvement est transmise au véhicule pour produire de la
puissance motrice ; le facteur de puissance est unitaire
lorsque l'on fait patiner l'embrayage, on est dans une situation intermédiaire, cela
correspond au cas où le facteur de puissance est compris entre 0 et 1
Sommaire [masquer]
1 Importance du facteur de puissance pour le
distributeur
2 Facteur de puissance en régime sinusoïdal de
courant
0 2.1 Effets du facteur de puissance
1 2.2 Amélioration du facteur de puissance
0 2.2.1 Utilisation de batterie de
condensateurs
1 2.2.2 Utilisation de compensateurs
synchrones
2 2.2.3 Utilisation de FACTS
2 2.3 Facteur de puissance et facteur de
qualité
3 Facteur de puissance en régime non-
sinusoïdal de courant
0 3.1 Définitions
4 Voir aussi
0 4.1 Liens internes
1 4.2 Liens externes
5 Notes

Importance du facteur de puissance pour le


distributeur [modifier]
Les distributeurs d'électricité facturent généralement la puissance active
consommée sur la base de la mesure réalisée au point de fourniture, alors que
les pertes dans les lignes sont facturées globalement. Or celles-ci dépendent
de l'intensité apparente appelée par les consommateurs (pertes par effet
Joule). Si le facteur de puissance d'une installation est faible, l'intensité
appelée est grande mais la puissance consommée est faible. C'est pourquoi,
pour les gros consommateurs (installations raccordées à la haute tension), la
facturation ne tient pas uniquement compte de la puissance active
consommée. En France, cette facturation est très complexe. Elle est
réglementée par le ministère de l'industrie : JO n° 170 du 23 juillet 2002,
pages 12600 et suivantes. Elle ne concerne actuellement que les clients
raccordés à la haute tension, les mois d'hiver et au cours des heures pleines.
On peut aussi illustrer cela par un petit exemple : Soit un dipôle purement
réactif (un condensateur par exemple) traversé par un courant d'intensité 1 A
sous 220 volts. Ce dipôle introduisant un déphasage de pi/2 entre la tension et
le courant, Le facteur de puissance, cos(phi) est nul. La puissance active,
facturée par le distributeur, est donc nulle. Pourtant, la puissance apparente
vaut 220 VA et il passe réellement 1A dans la ligne, ce qui implique des pertes
par effet joule et oblige le distributeur à dimensionner son matériel
(transformateurs, lignes,...) en conséquence.
Pour le consommateur, la puissance réactive ainsi "consommée" n'est en fait
qu'un échange de charges électriques entre le générateur et le dipôle, de
puissance moyenne nulle sur la période.

Facteur de puissance en régime sinusoïdal de


courant [modifier]
Effets du facteur de puissance [modifier]

Courbes représentant l'évolution dans le temps de la tension V(t), du courant I(t) et de la


puissance P(t) en fonction du temps ainsi que la valeur moyenne de la puissance. Courbe du
haut : facteur de puissance = 1 ; courbe du milieu : 0,7 ; courbe du bas : 0,2.
Le schéma ci-contre représente la puissance instantanée (produit de la
tension et du courant instantanés) consommée par un dipôle soumis à une
tension de 230 V et traversé par un courant de 18 A dans 3 cas :
le facteur de puissance est égal à 1 (valeur maximale) : la tension et le
courant sont en phase (ils sont nuls aux mêmes instants), la puissance
instantanée est toujours positive et la puissance moyenne est maximale
le facteur de puissance est égal à 0,7 (valeur intermédiaire) : le courant suit
toujours une courbe périodique, mais elle est « en retard »
comparativement à la courbe de la tension. La puissance prend par
moment des valeurs négatives, le dipôle refoule périodiquement de
l’énergie sur le réseau.
le facteur de puissance est égal à 0,2 (valeur faible) : le courant est le
même, la puissance instantanée fluctue avec la même amplitude, mais
elle est fortement décalée vers le bas par rapport aux courbes
précédentes. La puissance moyenne est faible : 20 % de la puissance
mise en jeu lorsque le facteur de puissance est unitaire.
La figure visualise la situation d'un dipôle inductif tel une bobine : le courant
est en retard sur la tension. La puissance périodiquement restituée provient de
l'énergie magnétique stockée.
Une situation "symétrique" se produit avec un dipôle capacitif : dans ce cas, le
courant est en avance sur la tension. La puissance périodiquement restituée
provient de l'énergie de la charge électrique stockée.
Les effets de dipôles plus complexes (par exemple un grand nombre de
télévisions) peuvent modifier la tension nominale du réseau d'alimentation,
engendrer des perturbations de l'onde sinusoïdale et produire des courants
harmoniques susceptibles de perturber le bon fonctionnements d'autres
appareils. Le gestionnaire du réseau de distribution s'engage à maintenir un
taux de distorsion harmonique acceptable, quitte à imposer des contraintes à
certains clients qui les génèrent.
Les facteurs de puissance dégradés d’un grand nombre de points de
consommation sont compensés de diverses manières :
Au niveau de la production où certains alternateurs des usines de production
sont appelés à fonctionner en compensation synchrone, ce qui réduit
d’autant la puissance active que l’usine est capable de produire. Cette
méthode ne permet toutefois pas de corriger toutes les distorsions
harmoniques.
Au niveau du réseau où ont été installés des compensateurs statiques
d'énergie réactive ou plus généralement des systèmes de transmission
flexible en courant alternatif (FACTS).

[Dérouler]
Situation d’une inductance (self)[réf. nécessaire]

[Dérouler]
Situation d’une capacité (condensateur)[réf. nécessaire]

[Dérouler]
Une analogie mécanique illustrant le facteur de puissance et ses effets

Amélioration du facteur de puissance [modifier]

En triphasé, on utilise les définitions des puissances suivantes pour


intermédiaires de calculs:
La puissance apparente : ,
La puissance réactive : ,
La puissance active : ,
D'où
En France, pour les industriels alimentés en haute tension, la partie de
puissance réactive totale est gratuite à concurrence de . L'excédent est
facturé pendant les heures pleines des mois d'hiver (Décret n° 2002-1014 du
19 juillet 2002 1). Il est toujours judicieux de modifier l'impédance de sa charge
afin de minimiser sa puissance réactive.
Utilisation de batterie de condensateurs [modifier]
A l'aide de la méthode de Boucherot, on détermine la valeur minimale de ,
puissance réactive toujours négative des condensateurs, de manière à ce que
(L'industrie utilisant majoritairement des machines inductives, est positive)
On en déduit ensuite la valeur minimale des capacités à ajouter au circuit pour
respecter le cahier des charges prévu.
Ces batteries de condensateurs sont parfois agencées en filtre anti-
harmonique.
Utilisation de compensateurs synchrones [modifier]
Certaines entreprises utilisent des génératrices synchrones pour produire des
courants en avance sur la tension afin de compenser le retard des courants
consommés par les moteurs électriques.
Utilisation de FACTS [modifier]
Les systèmes FACTS sont des équipements à base d'électronique de
puissance qui ont pour vocation d'améliorer la qualité de l'énergie électrique.
Parmi eux, certains comme les SVC permettent à la fois une régulation de la
tension et une amélioration du facteur de puissance.
Facteur de puissance et facteur de qualité [modifier]

En électronique on définit un facteur de qualité pour les dipôles oscillants qui


est d'autant plus grand que le facteur de puissance est faible. La raison en est
que la perspective n'est pas la même en électronique et en électrotechnique.
Pour l'électrotechnicien le but ultime est d'utiliser l'énergie électrique en la
convertissant soit en chaleur, soit en lumière, soit en énergie
mécanique.
En électronique, lorsque l'on cherche à obtenir des oscillations, la
transformation d'énergie en chaleur est perçue comme une perte et non
comme une efficacité.
Facteur de puissance en régime non-sinusoïdal de
courant [modifier]
Dans le cas où le courant absorbé n'est pas sinusoïdal, le problème est plus
complexe : même si le courant est en phase avec la tension (le facteur de
déplacement est nul), la puissance n'est pas égale au produit des valeurs
efficaces
Deux méthodes d'études sont généralement utilisées :
Le théorème de Boucherot généralisé
Le taux d'harmonique
Définitions [modifier]
Le calcul de la puissance active donne comme résultat :

D'autre part la puissance apparente peut s'écrire :

Avec les définitions des intermédiaires de calcul suivants :


La puissance réactive :
La puissance déformante: telle que
et :
 : la valeur efficace du fondamental du courant
 : la valeur efficace del'ensemble des harmoniques de rang supérieur à 1 du
courant
: la valeur du déphasage de l'harmonique par rapport à la tension.
 : facteur de déplacement
Détail des calculs
on a :
avec :

d'où :
Puissance (physique)
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Pour les articles homonymes, voir Puissance.
En physique, la puissance est la quantité d'énergie par unité de temps fournie
par un système à un autre. La puissance correspond donc à un débit
d'énergie : deux systèmes de puissance différente pourront fournir le même
travail (la même énergie), mais le système le plus puissant sera le plus rapide.

Sommaire [masquer]
1 Généralités
2 En mécanique
2.1 Puissance d'une force
2.2 Puissance d'un couple.
2.3 Puissance des interactions.
2.4 Puissance des torseurs
2.5 Principe des puissances virtuelles
3 En électricité
3.1 Cas général : régimes variables
3.2 Puissance en continu
0 3.2.1 Puissance dissipée par une résistance : effet Joule
1 3.2.2 Puissance dissipée par un dipôle actif linéaire
0 3.2.2.1 Bilan de puissance en fonctionnement récepteur
1 3.2.2.2 Bilan de puissance en fonctionnement générateur
2 3.2.2.3 Rendement
3.3 Puissances en régime sinusoïdal de tension et de courant
0 3.3.1 Puissance active
1 3.3.2 Puissance fluctuante
2 3.3.3 Puissance apparente et réactive - Théorème de Boucherot
3 3.3.4 Puissance complexe
3.4 Puissance en régime triphasé
3.5 Puissances en régime sinusoïdal de tension et en régime non
sinusoïdal de courant
0 3.5.1 Expression de la puissance
4 Puissance thermique
5 Notes et références
6 Voir aussi
6.1 Articles connexes
6.2 Liens externes
6.3 Bibliographie

Généralités [modifier]
Dans certains cas, il faut une grande puissance au démarrage (grande énergie
sur une courte durée), donc seuls les systèmes puissants peuvent faire
fonctionner le dispositif. C'est notamment le cas lorsqu'il faut vaincre un
frottement sec ou bien lorsqu'il y a un effet de seuil (comme par exemple la
vitesse minimale de décollage d'un avion ou d'une fusée). Une rame de métro
nécessite une puissance d'environ 1 mégawatt pour se lancer, et 10 à 15 fois
moins pour maintenir sa vitesse de croisière.
La puissance est toujours égale au produit d'une grandeur d'effort (force,
couple, pression, tension, etc.) par une grandeur de flux (vitesse, vitesse
angulaire, débit, intensité du courant, etc.)
L'unité de puissance du SI est le watt, noté W, qui correspond à un joule fourni
par seconde.
On utilise encore le cheval-vapeur dans le cas des moteurs thermiques : 1 ch
= 736 W environ.
Toujours dans le domaine automobile, la puissance fiscale, est un paramètre
arbitraire défini par l'administration. En France, depuis juillet 1998, la
puissance fiscale dépend de la valeur normalisée d'émission de dioxyde de
carbone (CO ) en g/km et de la puissance maximale du moteur en kW. Si on
2

note C la quantité de CO rejetée (en g/km) et P la puissance du moteur (en


2

kW), alors :
La puissance moyenne Pm est l'énergie E délivrée par un phénomène divisée
par la durée de ce phénomène :

La puissance instantanée est la dérivée de l'énergie fournie par rapport au


temps :

on a :
Par abus de langage, on attribue la puissance à l'objet qui la transforme :
un moteur de 100 ch
une lampe de 100 W
Dans ce cas il s'agit soit :
de la puissance maximale (moteur à plein régime, ou à régime donné) ;
de la puissance nominale sous condition de fonctionnement (par exemple
lampe alimentée en 230V).
En mécanique [modifier]
Puissance d'une force [modifier]
Si le point d'application d'une force (en N) se déplace à la vitesse instantanée
(en m/s), alors la puissance instantanée vaut (en W)

On retrouve aisément ce résultat en dérivant le travail d'une force.


Puissance d'un couple. [modifier]
Si l'objet est en rotation sous l'action d'un couple (en N·m) et tourne à la
vitesse de rotation instantanée (en rad/s), alors la puissance instantanée vaut
(en W)

Puissance des interactions. [modifier]


Dans une liaison parfaite, la puissance des interactions est nulle. On obtient
cette grandeur par le calcul du co-moment des torseurs cinématique et
statique de la liaison.
Puissance des torseurs [modifier]
Article détaillé : Torseur – Puissance générale.
Principe des puissances virtuelles [modifier]

Article détaillé : Principe des puissances virtuelles.


C'est un principe fondamental en mécanique, il met sous forme variationnelle
les équations traditionnelles de la mécanique. Il permet aussi d'établir des
relations entre les puissances extérieures d'un mécanisme (et donc d'obtenir
des lois entrée/sortie par exemple).

En électricité [modifier]
Cas général : régimes variables [modifier]
Si la tension et le courant varient, la puissance instantanée consommée par
un dipôle est égale au produit des valeurs instantanées du courant qui le
traverse et de la tension à ses bornes.

avec P en watts, u en volts et i en ampères.


Puissance en continu [modifier]
En régime de tension et de courant continu,

U et I étant les valeurs constantes de la tension aux bornes du dipôle et de


l'intensité du courant à travers le dipôle.
Remarques
Si la tension U est continue et l'intensité est variable on a : avec  : valeur
moyenne du courant
Si l'intensité I est continue et la tension est variable on a :.
Puissance dissipée par une résistance : effet Joule [modifier]
Si R est la résistance du dipôle, alors on a :

Cela conduit à l'expression de la puissance instantanée :

La puissance moyenne s'écrit alors : avec


la moyenne du carré de l'intensité
la moyenne du carré de la tension
On introduit généralement les valeurs efficaces du courant ou de la tension
afin de mettre la puissance moyenne sous la forme :
avec
valeur efficace du courant.
valeur efficace de la tension.
Puissance dissipée par un dipôle actif linéaire [modifier]

Bilan de puissance en fonctionnement récepteur [modifier]


D'un point de vue électrique, on peut modéliser un dipôle actif linéaire
(électromoteur) par un M.E.T. (Modèle équivalent de Thévenin). Remarque :
ce modèle est très sommaire et ne rend compte que des puissances
électriques mises en jeu.
Bilan des puissances électriques (approximatif, déduit d'un modèle):
La puissance absorbée par le dipôle est fournie par l'alimentation électrique :

Cette puissance est transformée en puissance électromagnétique et en pertes


par effet Joule :

Dans ce cas la puissance utile est la puissance électromagnétique :


Bilan de puissance en fonctionnement générateur [modifier]

La puissance absorbée par le dipôle est fournie par l'extérieur sous forme de
puissance électromagnétique :

Cette puissance est transformée en puissance électrique et en pertes par effet


Joule et dans ce cas la puissance utile est la puissance électrique : :

Rendement [modifier]

Cas ou le dipôle actif fonctionne en récepteur  :


Cas ou le dipôle actif fonctionne en générateur  :
On a toujours .
Puissances en régime sinusoïdal de tension et de
courant [modifier]

La courbe ci-dessus représente la puissance consommée par un dipôle soumis à une


tension sinusoïdale de valeur efficace égale à 230 V, traversé par un courant également
sinusoïdal de valeur efficace égale à 18 A et dont le facteur de puissance est égal à 0,8. On
constate que la puissance instantanée varie entre +7,45 kW et -0,83 kW soit une amplitude
de variation de 8,3 kW (2UI) et une moyenne d'environ 3,3 kW : = UI cos φ.
En régime sinusoïdal, le courant et la tension ont pour expression :
avec U et I: valeurs efficaces de la tension et du courant., et φ est le
déphasage de la tension par rapport au courant.
Le produit de ces deux grandeurs a pour expression :

Le premier terme de la somme est appelé puissance active, le deuxième


terme de la somme puissance fluctuante. Cette somme correspond à une
puissance sinusoïdale de fréquence double de celle du courant et de la
tension et dont la position moyenne est égale à la puissance active.
La valeur de correspond au facteur de puissance en régime sinusoïdal.
Puissance active [modifier]
Article détaillé : Puissance active.
La puissance moyenne consommée en régime sinusoïdal porte le nom de
puissance active. Cette dénomination provient de la méthode de Boucherot
(voir ci-dessous)
Elle a pour expression :

(U et I sont des valeurs efficaces)


Puissance fluctuante [modifier]
C'est une puissance sinusoïdale de fréquence double de celle du courant et
de la tension. C'est elle qui impose une distribution en triphasé des fortes
puissances.
Puissance apparente et réactive - Théorème de Boucherot
[modifier]

Articles détaillés : Puissance apparente et Puissance réactive.


Le théorème de Boucherot permet, en régime sinusoïdal de tension et de
courant, de calculer la puissance totale consommée par une installation
électrique comportant plusieurs dipôles de facteur de puissance divers, ainsi
que le courant total appelé dans cette installation. Cette méthode permet de
faire des calculs selon un formalisme de type vectoriel sans utiliser la
représentation de Fresnel plus lourde lorsque l'on est en présence de
nombreux dipôles.
Pour appliquer cette méthode, il est nécessaire de créer deux intermédiaires
de calcul qui n'ont pas véritablement de sens physique :
La puissance apparente notée S est égale au produit des valeurs
efficaces : en Volt Ampère ou VA
La puissance réactive notée Q, est telle que en Volt Ampère Réactif ou
var.
Les unités sont différentes des watts alors qu'elles sont homogènes à une
puissance afin de respecter le principe physique qui autorise d'additionner des
grandeurs de mêmes unités. En effet additionner des puissances actives avec
des puissances réactives ou apparentes n'a aucun sens physique.
Les trois puissances sont liées par la relation :

Soit un dipôle dont l'impédance complexe s'écrit :. On a :


 ;  ;
De plus on a par définition : et donc
Puissance complexe [modifier]
La puissance complexe est un outil mathématique de traitement des
puissances électriques à l'aide de la transformation complexe.
avec  : nombre complexe conjugué de l'intensité complexe ( pour avoir la
puissance efficace, diviser par 2 sauf si les modules de U et I sont déjà
des valeurs efficaces)
avec  : puissance active et  : puissance réactive.
Puissance en régime triphasé [modifier]
Article détaillé : Triphasé.
Puissances en régime sinusoïdal de tension et en
régime non sinusoïdal de courant [modifier]
Ce cas est très important : La distribution de l'électricité se fait en régime
sinusoïdal de tension (si l'on fait abstraction de la pollution du réseau), mais
une grande quantité des récepteurs utilisés par les particuliers ou les
industriels appellent des courants non-sinusoïdaux du fait des convertisseurs
de l'électronique de puissance qui sont utilisés pour les alimenter. En
particulier, la majorité des appareils électroniques grand-public sont alimentés
à travers un montage redresseur qui absorbe un courant alternatif en forme de
pics.
Expression de la puissance [modifier]

Dans l'expression générale de la puissance :

on substitue la décomposition en séries de Fourier de chacune des


grandeurs :
étant supposée sinusoïdale, elle ne contient qu'un seul harmonique de
valeur efficace .

Seul les produits de termes de même fréquence ont une valeur moyenne non
nulle. La puissance active est donc :

Seul le premier harmonique (le fondamental) transporte la puissance active.

Puissance thermique [modifier]


La puissance thermique est une notion attachée au flux thermique (ou flux de
chaleur) à travers une surface. Cette notion de conduction thermique est
expliquée dans les articles Conduction thermique et transfert thermique. Dans
ces articles, on introduit de manière unidimensionnelle la densité de flux
thermique : .
Pour généraliser cette densité de flux dans toutes les directions (y et z), on
définit le vecteur densité de flux thermique suivant : (loi de Fourier).
Cette expression de la propagation de chaleur présente 2 avantages :
elle est tridimensionnelle (elle exprime la propagation dans toutes les
directions de l'espace)
on peut librement utiliser les coordonnées de notre choix (cartésiennes,
cylindriques ou sphériques)
Le choix des coordonnées dépend de la symétrie du problème. Par exemple,
si on étudie la chaleur produite par un fusible (cylindrique), on utilisera bien sûr
les coordonnées cylindriques.
La puissance thermique à travers une surface S (noté ), par définition, est le
flux du vecteur à travers la surface S, c'est-à-dire :

Remarques
Les systèmes de coordonnées sont détaillés dans l'article suivant : Système
de coordonnées
La surface S peut être ouverte ou fermée. La différence entre une surface
fermée et une surface ouverte est expliquée dans l'article : Surface

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