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CALCULS D’INTÉGRALES/PRIMITIVES - résumé de cours 2021-2022

RAPPELS-COMPLÉMENTS sur INTÉGRALES et PRIMITIVES


I - Rappels sur la notion de primitive - lien avec l’intégrale
Soit 𝑓 , une fonction définie sur un intervalle 𝐼 de ℝ (à valeurs dans ℝ ou ℂ).
Définition :
On dit qu’une fonction 𝐹 est une primitive de 𝑓 sur 𝐼 si
∙ 𝐹 est dérivable sur 𝐼
∙ la dérivée de 𝐹 sur 𝐼 est la fonction 𝑓 , (i.e) ∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝐹 ′ (𝑥) = 𝑓 (𝑥).
Existence de primitives :
Le seul résultat à notre disposition, pour l’instant, est le suivant (preuve provisoirement admise) :
Théorème : si 𝑓 est une fonction continue sur un intervalle 𝐼, alors
∙ 𝑓 admet des primitives sur cet intervalle 𝐼.
∙ pour tout 𝑎 fixé dans l’intervalle 𝐼, la fonction 𝐻 définie
∫ 𝑥 par
∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝐻(𝑥) = 𝑓 (𝑡)d𝑡
𝑎 (∫ 𝑥 )
′ 𝑑(𝐻(𝑥)) 𝑑 𝑎 𝑓 (𝑡)d𝑡
représente une des primitives de 𝑓 sur l’intervalle 𝐼 : 𝐻 (𝑥) = = = 𝑓 (𝑥).
𝑑𝑥 𝑑𝑥
∙ toute primitive 𝐹 de 𝑓 sur l’intervalle 𝐼 est égale à 𝐻 à une constante près,
(i.e) il existe 𝐶 ∈ ℝ telle que : ∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝐹 (𝑥) = 𝐻(𝑥) + 𝐶.
∫ 𝑥
Précisément : pour 𝑎 ∈ 𝐼, on a la formule ∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝐹 (𝑥) = 𝐹 (𝑎) + 𝑓 (𝑡)d𝑡 .
𝑎
∫ 𝛽
De plus, pour tout 𝛼, 𝛽 dans 𝐼 : 𝑓 (𝑡)d𝑡 = 𝐹 (𝛽) − 𝐹 (𝛼) = 𝐻(𝛽) − 𝐻(𝛼).
𝛼
∙ la fonction 𝐻 ainsi définie vérifie : ∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝐻 ′ (𝑥) = 𝑓 (𝑥), avec 𝑓 continue sur 𝐼.
Donc, 𝐻 est une ∫fonction de classe 𝐶 1 sur 𝐼.
𝑎
De plus, 𝐻(𝑎) = 𝑓 (𝑡)d𝑡 = 0 : 𝐻 est LA primitive de 𝑓 qui s’annule au point 𝑎.
𝑎
ATTENTION : ces résultats ne peuvent s’appliquer que si on travaille sur un intervalle !
Remarque : toute primitive de 𝑓 sur 𝐼 n’est pas nécessairement de la forme de 𝐻.
∫ primitive de sh sur ℝ, et pourtant il est impossible de trouver 𝑎 ∈ ℝ tel
Par exemple, ch est une
𝑥
que : ∀𝑥 ∈ ℝ, ch(𝑥) = sh(𝑡)d𝑡 = ch(𝑥) − ch(𝑎) car ch(𝑎) ∕= 0.
𝑎
∫ 𝑏
A retenir : 𝑓 (𝑥)d𝑥 existe SI la fonction 𝑓 est continue sur le segment [𝑎, 𝑏].
𝑎
[ ∫ 𝑥 ]
Notation : si 𝑓 est une fonction continue sur un intervalle 𝐼, la fonction 𝑥 7→ 𝑓 (𝑡)d𝑡 permet de
.
représenter UNE primitive (générique) de 𝑓 (pas quelconque, voir remarque ci dessus), où le point
«.» désigne un réel quelconque de l’intervalle 𝐼. C’est une notation[ pratique
∫ lorsqu’il
] s’agit juste
d’exhiber UNE primitive de 𝑓 sur 𝐼. Autre notation : les écritures 𝑥 7→ 𝑓 (𝑥)d𝑥 (en précisant
∫ ∫
d𝑥
𝑥 ∈ 𝐼), ou 𝑓 , représentent une primitive de 𝑓 (à utiliser avec précaution : voir l’exemple ).
𝑥 ln 𝑥
Exemples :
∫ ∫ 𝑥
1 1
∙ sur 𝐼 =] − 1, +1[, √ d𝑥 = √ d𝑡 = Arcsin(𝑥) + 𝐶 (𝐶 = une constante).
1−𝑥 2 1 − 𝑡2
.

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∫ 𝑥 ∫ ∫
1 1
∙ sur 𝐼 = ℝ, sin(3𝑡)d𝑡 = sin(3𝑥)d𝑥 = − cos(3𝑥) + 𝐶, d𝑥 = Arctan(𝑥) + 𝐶.
. 3 1 + 𝑥2

Rappels
Soit 𝑓 et 𝑔, deux fonctions CONTINUES (i.e 𝐶 0 ) sur le SEGMENT [𝐴, 𝐵]. On a :
∫ 𝐵 ∫ 𝐵 ∫ 𝐵
∙ (𝜆𝑓 (𝑡) + 𝜇𝑔(𝑡)) d𝑡 = 𝜆 𝑓 (𝑡)d𝑡 + 𝜇 𝑔(𝑡)d𝑡 où 𝜆, 𝜇 constantes (linéarité).
𝐴 𝐴 𝐴
∫ 𝐵 ∫ 𝐵
∙ Si 𝑓 ⩾ 0 sur [𝐴, 𝐵] avec 𝐴 < 𝐵 , alors 𝑓 (𝑡)d𝑡 est un réel positif : 𝑓 ∈ ℝ+ .
𝐴 𝐴
∫ 𝐵 ∫ 𝐵
∙ Si 𝑔 ⩽ 𝑓 sur [𝐴, 𝐵] avec 𝐴 < 𝐵 , alors 𝑔⩽ 𝑓 (croissance de l’intégrale).
𝐴 𝐴
𝐵 𝐵
∫ ∫ ∫ 𝐵 ∫ 𝐵

∙ ∣𝑓 (𝑡)∣ d𝑡, (i.e)
𝑓 (𝑡)d𝑡 ⩽ 𝑓 ⩽ ∣𝑓 ∣ (inégalité triangulaire, vérifié si 𝐴 < 𝐵 ).
𝐴 𝐴 𝐴 𝐴
∫ 𝐵 ∫ 𝐴 ∫ 𝐴 ∫ 𝐴

Remarque : si 𝐵 < 𝐴, alors 𝑓 (𝑡)d𝑡 = −
𝑓 (𝑡)d𝑡 = +
𝑓 (𝑡)d𝑡 ⩽ ∣𝑓 (𝑡)∣ d𝑡
𝐴 𝐵 𝐵 𝐵
∫ 𝐵 ∫ 𝐵

∙ Si ∣𝑔∣ ⩽ 𝐶 sur [𝐴, 𝐵] avec 𝐴 < 𝐵 (𝐶 constante) alors 𝑓 𝑔 ⩽ 𝐶
∣𝑓 ∣ .
𝐴 𝐴

II - Intégration par parties


On dit qu’une fonction 𝑓 est de classe 𝐶 1 sur un intervalle 𝐼 si 𝑓 est dérivable sur 𝐼 ET si sa
dérivée est elle-même continue sur 𝐼 : (𝑓 𝐶 1 sur 𝐼) ⇔ (𝑓 dérivable et 𝑓 ′ continue sur 𝐼) .
Proposition
Si 𝑢 et 𝑣 sont des fonctions de classe 𝐶 1 sur l’intervalle [𝑎, 𝑏], alors
∫ 𝑏 ∫ 𝑏
′ 𝑡=𝑏
𝑢 (𝑡)𝑣(𝑡)d𝑡 = [𝑢(𝑡)𝑣(𝑡)]𝑡=𝑎 − 𝑢(𝑡)𝑣 ′ (𝑡)d𝑡
𝑎 𝑎
autrement dit ∫ 𝑏 ∫ 𝑏

𝑢 (𝑡)𝑣(𝑡)d𝑡 = 𝑢(𝑏)𝑣(𝑏) − 𝑢(𝑎)𝑣(𝑎) − 𝑢(𝑡)𝑣 ′ (𝑡)d𝑡.
𝑎 𝑎
Preuve : la fonction 𝑔 = 𝑢𝑣 est de classe 𝐶 1 sur l’intervalle 𝐼 = [𝑎, 𝑏] (comme produit de fonctions
𝐶 1 ). Sa dérivée, continue sur l’intervalle 𝐼, est 𝑔 ′ = 𝑢′ 𝑣 + 𝑢𝑣 ′ .
La fonction 𝑔 est donc une primitive, sur 𝐼, de 𝑢′ 𝑣∫+ 𝑢𝑣 ′ , fonction∫continue sur 𝐼. Ainsi,
∫ 𝑏 𝑏 𝑏
(𝑢′ 𝑣 + 𝑢𝑣 ′ )(𝑡)d𝑡 = [𝑔(𝑡)]𝑡=𝑏
𝑡=𝑎 d’où (𝑢′ 𝑣)(𝑡)d𝑡 + (𝑢𝑣 ′ )(𝑡)d𝑡 = [𝑔(𝑏) − 𝑔(𝑎)]
𝑎 𝑎 𝑎
par linéarité de l’intégration. D’où le résultat.
Proposition (intégration par parties et primitives)
1
Si 𝑢 et 𝑣 sont des fonctions de classe
∫ 𝑥 𝐶 sur un intervalle 𝐼, alors ∫ 𝑥

∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝑢 (𝑡)𝑣(𝑡)d𝑡 = 𝑢(𝑥)𝑣(𝑥) − 𝑢(𝑡)𝑣 ′ (𝑡)d𝑡
. .
ou encore ∫ ∫
sur 𝐼 : 𝑢′ (𝑥)𝑣(𝑥)d𝑥 = 𝑢(𝑥)𝑣(𝑥) − 𝑢(𝑥)𝑣 ′ (𝑥)d𝑥
ou encore
∫ ∫ ∫ 𝑏 ∫ 𝑏
′ ′ ′
sur 𝐼 : 𝑢 𝑣 = 𝑢𝑣 − 𝑢𝑣 et sur 𝐼 = [𝑎, 𝑏] : 𝑏
𝑢 𝑣 = [𝑢𝑣]𝑎 − 𝑢𝑣 ′
𝑎 𝑎
Exemples :

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3 [ ]3 ∫ 3 [ ]3 [ ]3 { ′
𝑢 (𝑥) = 𝑒2𝑥

2𝑥 1 2𝑥 1 2𝑥 1 2𝑥 1 2𝑥 5 6 1
∙ 𝑥𝑒 d𝑥 = 𝑒 .𝑥 − 𝑒 d𝑥 = 𝑒 .𝑥 − 𝑒 = 𝑒 − , avec .
0 2 0 0 2 2 0 4 0 4 4 𝑣(𝑥) = 𝑥
∙ La fonction ln est continue sur l’intervalle 𝐼 =]0, +∞[ : elle admet donc des primitives sur cet
′ ′ 1
intervalle.∫ 𝑥On a donc,∫en𝑥 posant 𝑢 (𝑡) = 1, 𝑣(𝑡) ∫= 𝑥ln(𝑡), puis 𝑢(𝑡) = 𝑡∫et𝑥 𝑣 (𝑡) = 𝑡 :
1
∀𝑥 ∈ 𝐼, ln(𝑡)d𝑡 = 1. ln(𝑡)d𝑡 = 𝑥. ln(𝑥) − 𝑡. d𝑡 = 𝑥 ln(𝑥) − 1d𝑡 = 𝑥 ln(𝑥) − 𝑥 + 𝐶.
. . . 𝑡 .

Conclusion : sur ]0, +∞[, ln(𝑥)d𝑥 = 𝑥. ln(𝑥) − 𝑥 + 𝐶 (à une constante près).

1
∙ On sait que, sur ℝ, d𝑥 = Arctan(𝑥) + 𝐶. Mais d’autre part,
1 + 𝑥2∫ ∫ 2
−2𝑥 𝑥 +1−1

1 1 𝑥
1. 2
d𝑥 = 𝑥. 2
− 𝑥. 2 2
d𝑥 = 2
+2 d𝑥
1∫+ 𝑥 1+𝑥 (1∫+ 𝑥 )
( 1 ∫+ 𝑥 (1)+ 𝑥2 )2
1 𝑥 1 1
d’où 1. 2
d𝑥 = 2
+ 2 2
d𝑥 − 2 )2
d𝑥
∫ 1 + 𝑥 1 + ( 𝑥 ∫ 1 + 𝑥 ) (1 + 𝑥
1 1 𝑥 1
d’où d𝑥 = + d𝑥 .
(1 + 𝑥2 )2 ∫2 1 + 𝑥
2 1 + 𝑥2
1 1 1 𝑥
Autrement dit, sur ℝ, 2 2
d𝑥 = Arctan(𝑥) + + 𝐶 (avec 𝐶 ∈ ℝ)
(1 + 𝑥 ) 2 2 1 + 𝑥2
∫ ∫ ∫
1
∙ ln(𝑥)d𝑥 = [𝑥 ln(𝑥)] − 𝑥 d𝑥 = 𝑥 ln(𝑥) − 1d𝑥 = 𝑥 ln(𝑥) − 𝑥 + 𝐾 (𝐾 constante).
𝑥
∫ ∫
∙ 𝑥𝑒𝑥 d𝑥 = [𝑥.𝑒𝑥 ] − 1.𝑒𝑥 d𝑥 = 𝑥𝑒𝑥 − 𝑒𝑥 + 𝐾.
∫ ∫
1 1
∙ Arctan(𝑥)d𝑥 = [𝑥.Arctan(𝑥)] − 𝑥 2
d𝑥 = 𝑥.Arctan(𝑥) − ln(1 + 𝑥2 ) + 𝐾.
1+𝑥 2
𝑥2
∫ ∫
∙ 𝑥 tan2 (𝑥)d𝑥 = [𝑥.(tan(𝑥) − 𝑥)] − 1.(tan(𝑥) − 𝑥)d𝑥 = 𝑥 tan(𝑥) − + ln (∣cos(𝑥)∣) + 𝐾.
2
∫ ∫
∙ 𝑥 sin(𝑥)d𝑥 = [𝑥.(− cos(𝑥))] − 1.(− cos(𝑥))d𝑥 = −𝑥 cos(𝑥) + sin(𝑥) + 𝐾.

III - Changement de variable dans une intégrale


Proposition
Soit 𝜑, une fonction de classe 𝐶 1 sur le segment [𝛼, 𝛽], et 𝑓 , une fonction continue sur 𝜑([𝛼, 𝛽]).
Alors, en posant 𝜑(𝛼) = 𝑎 et 𝜑(𝛽) = 𝑏 :
∫ 𝑏 ∫ 𝜑(𝛽) ∫ 𝛽
𝑓 (𝑥)d𝑥 = 𝑓 (𝑥)d𝑥 = 𝑓 (𝜑(𝑡))𝜑′ (𝑡)d𝑡.
𝑎 𝜑(𝛼) 𝛼
Remarque : on a 𝜑 : [𝛼, 𝛽] → ℝ, 𝜑(𝛼) = 𝑎 et 𝜑(𝛽) = 𝑏 mais pas forcément 𝜑 ([𝛼, 𝛽]) = [𝑎, 𝑏].
Preuve : 𝑓 étant continue sur 𝐼 = 𝜑([𝛼, 𝛽]), elle y admet des primitives. Notons 𝐹 une de celles-ci.
On a : ∫ 𝑏
𝑓 (𝑥)d𝑥 = 𝐹 (𝑏) − 𝐹 (𝑎).
𝑎
D’autre part : la fonction 𝜑 étant de classe 𝐶 1 sur [𝛼, 𝛽], 𝜑′ est continue sur [𝛼, 𝛽], donc la fonction
[𝑡 7→ 𝑓 (𝜑(𝑡)) × 𝜑′ (𝑡)] est continue sur [𝛼, 𝛽] (comme produit et composée de fonctions continues), et
admet [𝑡 7→ 𝐹 (𝜑(𝑡))] comme primitive car la dérivée de la composée 𝐹 ∘ 𝜑 est (𝐹 ∘ 𝜑)′ = 𝜑′ × (𝐹 ′ ∘ 𝜑)
i.e (𝐹 ∘ 𝜑)′ = 𝜑′ × (𝑓 ∘ 𝜑), ou encore [𝐹 (𝜑)]′ = 𝜑′ × 𝑓 (𝜑). D’où
∫ 𝛽 ∫ 𝛽 ∫ 𝑏
′ ′ 𝑡=𝛽
𝑓 (𝜑(𝑡))𝜑 (𝑡)d𝑡 = [𝐹 (𝜑)] (𝑡)d𝑡 = [𝐹 (𝜑)(𝑡)]𝑡=𝛼 = 𝐹 (𝜑(𝛽)) − 𝐹 (𝜑(𝛼)) = 𝐹 (𝑏) − 𝐹 (𝑎) = 𝑓 (𝑥)d𝑥.
𝛼 𝛼 𝑎

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∫ 𝑏
Pratique : on veut calculer l’intégrale 𝑓 (𝑥)d𝑥 . On pose 𝑥 = 𝜑(𝑡) où la fonction 𝜑 (bien
𝑎
choisie) est de classe 𝐶 1 sur un intervalle contenant deux valeurs 𝛼, 𝛽 telles que 𝑎 = 𝜑(𝛼) et 𝑏 = 𝜑(𝛽).
𝑡 𝛼 𝛽
On effectue le changement de bornes :
𝑥 = 𝜑(𝑡) 𝑎 = 𝜑(𝛼) 𝑏 = 𝜑(𝛽)
où 𝜑 est de classe 𝐶 1 sur [𝛼, 𝛽] ou [𝛽, 𝛼]. On remplace tous les 𝑥 par 𝜑(𝑡) et d𝑥 = 𝜑′ (𝑡)d𝑡 .
d𝜑(𝑡) d𝑥
En effet : 𝜑′ (𝑡) = = d’où 𝜑′ (𝑡)d𝑡 = d𝑥.
d𝑡 d𝑡 ∫ 𝛽
Autre présentation : si on a une intégrale de la forme 𝐼 = 𝑓 (𝜑(𝑡))𝜑′ (𝑡)d𝑡, avec 𝜑 fonction de
∫ 𝜑(𝛽) 𝛼

classe 𝐶 1 entre 𝛼 et 𝛽, alors 𝐼 = 𝑓 (𝑥)d𝑥.


𝜑(𝛼)
Cas courant : si 𝜑 est, en plus, bijective, alors 𝑥 = 𝜑(𝑡) ⇔ 𝜑−1 (𝑥) = 𝑡.
𝑥 𝑎 𝑏
Si 𝜓 = 𝜑−1 est dérivable, on a 𝑡 = 𝜓(𝑥), d𝑡 = 𝜓 ′ (𝑥)d𝑥 et
𝑡 = 𝜓(𝑥) 𝜓(𝑎) 𝜓(𝑏)
Attention : après changement de variables, il ne doit subsister, dans l’intégrale, que des termes en la
nouvelle variable avec les bonnes bornes (pas de mélange entre les différentes variables) !
Exemples :
∫ 𝜋 ∫ 𝜋
2 2
𝑛
∙ Montrer l’égalité cos (𝑥)d𝑥 = sin𝑛 (𝑥)d𝑥 (pour tout 𝑛 ∈ ℕ).
0 0
On effectue le changement de variables 𝑥 = 𝜋2 − 𝑡 dans la première intégrale : d𝑥 = −d𝑡,
𝜋
∫ 𝜋 ∫ 0 ∫ 𝜋
𝑡 0 𝑛 𝜋
2 2
𝑛
𝜋
2
𝜋 . D’où cos (𝑥)d𝑥 = cos ( −𝑡)(−d𝑡) = sin𝑛 (𝑡)d𝑡, d’où le résultat
𝑥= 2 −𝑡 0 2 0 𝜋 2 0
2
car 𝑥 et 𝑡 sont des variables muettes dans les intégrales.
Rem : 𝑡 7→ 𝑥 = 𝜑(𝑡) = 𝜋2 − 𝑡 est bien une fonction 𝐶 1 sur [0, 𝜋2 ].
∫ 0 ∫ 𝑎
∙ Si 𝑓 est paire sur [−𝑎, +𝑎], alors 𝑓 (𝑥)d𝑥 = 𝑓 (𝑥)d𝑥.
−𝑎 0
𝑦 = −𝑥 +𝑎 0
En effet, avec le changement de variable 𝑦 = −𝑥 (i.e) 𝑥 = −𝑦, on a d𝑥 = −d𝑦 et .
𝑥 −𝑎 0
∫ 0 ∫ 0 ∫ +𝑎 ∫ +𝑎
D’où 𝑓 (𝑥)d𝑥 = 𝑓 (−𝑦)(−d𝑦) = 𝑓 (−𝑦)d𝑦 = 𝑓 (𝑦)d𝑦
−𝑎 +𝑎 0 0
car 𝑓 paire (donc 𝑓 (−𝑦) = 𝑓 (𝑦). D’où le∫ résultat (𝑥, 𝑦∫sont des variables
∫ 𝑎 muettes).∫
+𝑎 0 𝑎
On a donc prouvé : si 𝑓 est paire, alors 𝑓 (𝑥)d𝑥 = 𝑓 (𝑥)d𝑥 + 𝑓 (𝑥)d𝑥 = 2 𝑓 (𝑥)d𝑥.
−𝑎 −𝑎 0 0
∫ 0 ∫ 𝑎 ∫ +𝑎
De même, si 𝑔 est impaire, on prouve 𝑔(𝑥)d𝑥 = − 𝑔(𝑥)d𝑥 puis 𝑔(𝑥)d𝑥 = 0.
−𝑎 0 −𝑎

∙ De même, à l’aide d’un changement de variables, si 𝑓 : ℝ → ℝ est une fonction 𝑇 -périodique :


∫ 𝑏 ∫ 𝑏+𝑇 ∫ 𝑎+𝑇 ∫ 𝑏+𝑇 ∫ 𝑇
∀𝑎, 𝑏 ∈ ℝ, 𝑓= 𝑓 , puis 𝑓= 𝑓= 𝑓.
𝑎 𝑎+𝑇 𝑎 𝑏 0
∫ 𝑏+𝑇 ∫ 𝑏 ∫ 𝑏
En effet : 𝑓 (𝑥)d𝑥 = 𝑓 (𝑦 + 𝑇 )d𝑦 = 𝑓 (𝑦)d𝑦. Puis :
𝑎+𝑇 𝑥=𝑦+𝑇 𝑎 𝑎
∫ 𝑎+𝑇 ∫𝑏 ∫ 𝑏+𝑇 ∫ 𝑎+𝑇 ∫𝑏 ∫ 𝑏+𝑇 ∫ 𝑏+𝑇 ∫ 𝑏+𝑇 ∫ 𝑎+𝑇 ∫ 𝑏+𝑇
𝑎
𝑓 = 𝑎
𝑓 + 𝑏 𝑓 + 𝑏+𝑇 𝑓 = 𝑎 𝑓 + 𝑏 𝑓 − 𝑎+𝑇 𝑓 = 𝑏 𝑓 d’où 𝑎 𝑓 = 𝑏 𝑓 .
Chasles

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∫ 𝜋
2 sin(𝑡) cos(𝑡)
∙ On veut calculer 𝐴 = d𝑡.
0 1 + cos2 (𝑡)
𝑥 = cos(𝑡) cos(0) = 1 cos( 𝜋2 ) = 0
On pose 𝑥 = cos(𝑡) donc d𝑥 = − sin(𝑡)d𝑡 et 𝜋 .
𝑡 0 2
∫ 0 ∫ 1 [ ]1
𝑥 𝑥 1 2 ln 2
D’où 𝐴 = 2
(−d𝑥) = 2
d𝑥 = ln(1 + 𝑥 ) = .
1 1+𝑥 0 1+𝑥 2 0 2
Rem : 𝑡 7→ 𝑥 = 𝜑(𝑡) = cos(𝑡) est bien une fonction 𝐶 1 sur [0, 𝜋2 ].
∫ 𝜋
4 1
∙ On veut calculer 𝐴 = 2
d𝑡.
0 3 + cos (𝑡)
𝑥 = tan(𝑡) tan(0) = 0 tan( 𝜋4 ) = 1
On pose 𝑥 = tan(𝑡) donc d𝑥 = cos12 (𝑡) d𝑡 et 𝜋 .
𝑡 0 4
∫ 𝜋
4 cos2 (𝑡) 1 1 1
D’où 𝐴 = 2 2
d𝑡. On rappelle cos2 (𝑡) = 2
= .
0 3 + cos (𝑡) cos (𝑡) 1 + tan (𝑡) 1 + 𝑥2
[√ √ ]1
∫ 1 1
1 1 1 1 1
∫ ∫
1+𝑥2 1 1 3 3𝑥
D’où 𝐴 = 1 d𝑥 = d𝑥 = d𝑥 = Arctan( )
0 3 + 1+𝑥2 3 0 𝑥2 + 43 3 0 𝑥2 + ( √23 )2 3 2 2
√ √ 0
3 3
Donc 𝐴 = Arctan( ).
6 2
Rem : 𝑡 7→ 𝑥 = 𝜑(𝑡) = tan(𝑡) est bien une fonction 𝐶 1 sur [0, 𝜋4 ].
Remarque : on a utilisé, avec 𝑎, 𝑏 réels fixés et 𝑎 ∕= 0 :
∫ ( )
d𝑥 1 𝑥+𝑏
= Arctan +𝐶 sur ℝ.
(𝑥 + 𝑏)2 + 𝑎2 𝑎 𝑎
∫ ∫
d𝑥 1 d𝑥
Preuve : posons 𝐹 (𝑥) = = .
(𝑥 + 𝑏)2 + 𝑎2 𝑎2 𝑥+𝑏 2
( )
𝑎
+ 1
𝑥+𝑏
On effectue le changement de variable 𝑡 = d’où d𝑥 = 𝑎d𝑡.
∫ ∫ 𝑎
1 𝑎d𝑡 1 d𝑡 1
On a 𝐹 (𝑥) = 2 2 = 2
= Arctan(𝑡) + 𝐶, puis on n’oublie pas de revenir
𝑎 (𝑡) + 1 𝑎 𝑡 + (1 𝑎)
1 𝑥+𝑏
en la variable 𝑥, d’où 𝐹 (𝑥) = Arctan + 𝐶.
𝑎 𝑎
∫ 1
𝑥
∙ On veut calculer 𝐴 = √ d𝑥.
0 𝑥+1 √ √ √ √
√ 2 𝑡= 𝑥+1 0+1=1 1+1= 2
On pose 𝑡 = 𝑥 + 1 donc 𝑥 = 𝑡 −1 puis d𝑥 = 2𝑡d𝑡 et .
𝑥 0 1
∫ √2 2 ∫ √2 [ ( 3 )]√2 √
𝑡 −1 𝑡 2 − 2
D’où 𝐴 = 2𝑡d𝑡 = 2(𝑡2 − 1)d𝑡 = 2 −𝑡 = .
1 𝑡 1 3 1√ 6
Rem : 𝑡 7→ 𝑥 = 𝜑(𝑡) = 𝑡2 − 1 est bien une fonction 𝐶 1 sur [1, 2].
1
∙ On cherche une primitive de 𝑓 : 𝑥 7→ 𝑓 (𝑥) = √ , définie et continue sur l’intervalle
1+ 𝑥−1
[1, +∞[. Ces primitives existent
∫ donc sur cet intervalle [1, +∞[.
1
On en note une 𝐹 (𝑥) = √ d𝑥.
1+ 𝑥−1 √
Posons le changement de variable 𝑡 = 𝑥 − 1, i.e 𝑥 = 𝑡2 + 1 = 𝜑(𝑡) : 𝜑 est une bijection de
classe 𝐶 1 de [0, +∞[ vers [1, +∞[, et d𝑥 = 2𝑡d𝑡.

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∫ ( )
𝑡+1−1
∫ ∫
2𝑡 1
𝐹 (𝑥) = d𝑡 = 2 d𝑡 = 2 1− d𝑡 = 2(𝑡 − ln(1 + 𝑡)) + 𝐾.
1+𝑡 1+𝑡 1+𝑡
ET ON ∫N’OUBLIE PAS de revenir à la variable initiale ! D’où, avec 𝐾 constante réelle :
1 (√ ( √ ))
𝐹 (𝑥) = √ d𝑥 = 2 𝑥 − 1 − ln 1 + 𝑥 − 1 + 𝐾 sur l’intervalle [1, +∞[.
1+ 𝑥−1

IV - Quelques méthodes de calculs de primitives :


Inverse ∫d’un polynôme du 2nd degré
1
On cherche 2
d𝑥 où 𝑃 (𝑥) = 𝑎𝑥2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 (avec 𝑎 ∕= 0, coefficients réels).
𝑎𝑥 + 𝑏𝑥 + 𝑥
∙ 𝑃 a deux racines réelles distinctes 𝑟1 ∕= 𝑟2 : on décompose
( )
1 1 1 𝛼 𝛽
= = + où 𝛼, 𝛽 constantes à déterminer.
𝑎𝑥2 +∫𝑏𝑥 + 𝑐 𝑎(𝑥 − 𝑟1 )(𝑥 −∫ 𝑟2() 𝑎 𝑥 − 𝑟1 )𝑥 − 𝑟2
1 1 𝛼 𝛽 1
Puis 2
d𝑥 = + d𝑥 = (𝛼 ln ∣𝑥 − 𝑟1 ∣ + 𝛽 ln ∣𝑥 − 𝑟2 ∣) + 𝐾
𝑎𝑥 + 𝑏𝑥 + 𝑥 𝑎 𝑥 − 𝑟1 𝑥 − 𝑟2 𝑎
sur tout intervalle 𝐼 sur lequel 𝑃 (𝑥) ∕= 0 (i.e ne contenant ni 𝑟1 , ni 𝑟2 ).
1 1 1
∙ 𝑃 a une racine réelle double 𝑟0 : on décompose 2 = .
𝑎𝑥
( + 𝑏𝑥 )+𝑐 𝑎 (𝑥 − 𝑟0 )2
−1
∫ ∫
1 1 1 1
Puis 2
d𝑥 = 2
d𝑥 = +𝐾
𝑎𝑥 + 𝑏𝑥 + 𝑥 𝑎 (𝑥 − 𝑟0 ) 𝑎 𝑥 − 𝑟0
sur tout intervalle 𝐼 sur lequel 𝑃 (𝑥) ∕= 0 (i.e ne contenant pas 𝑟0 ).
∙ 𝑃 a deux racines complexes conjuguées (𝑏2 − 4𝑎𝑐 < 0) : on écrit
𝑎𝑥2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 = 𝑎 (𝑥 + 𝛽)2 + 𝛼2 (mise sous forme canonique) où(𝛼, 𝛽 réels,
( )
∫ ∫ ) 𝛼 ∕= 0.
1 1 1 1 1 𝑥+𝛽
Puis d𝑥 = d𝑥 = × Arctan + 𝐾, sur 𝐼 = ℝ.
𝑎𝑥2 + 𝑏𝑥 + 𝑥 𝑎 (𝑥 + 𝛽)2 + 𝛼2 𝑎 𝛼 𝛼

Produit d’un polynôme avec (cos ou sin ou exp)


Méthode générale : on intègre plusieurs fois par parties (autant que le degré du polynôme) de façon
à diminuer le degré du polynôme dans l’intégrande, jusqu’à obtenir une constante en facteur de la
fonctio∫n cos, sin ou exp. Plus précisément : ∫
1 1
∙ cos(𝑎𝑥)𝑃 (𝑥)d𝑥 = sin(𝑎𝑥)𝑃 (𝑥) − sin(𝑎𝑥)𝑃 ′ (𝑥)d𝑥.
∫ 𝑎 𝑎 ∫
1 1
∙ sin(𝑎𝑥)𝑃 (𝑥)d𝑥 = − cos(𝑎𝑥)𝑃 (𝑥) + cos(𝑎𝑥)𝑃 ′ (𝑥)d𝑥.
∫ 𝑎 ∫ 𝑎
1 𝑎𝑥 1
∙ 𝑎𝑥
𝑒 𝑃 (𝑥)d𝑥 = 𝑒 𝑃 (𝑥) − 𝑒𝑎𝑥 𝑃 ′ (𝑥)d𝑥.
𝑎 𝑎
où deg(𝑃 ′ ) = deg(𝑃 ) − 1, et on itère le procédé pour continuer à faire baisser le degré du polynôme.

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Primitives de quelques fonctions composées (à une constante près sur 𝐼)


Soit 𝑢, une fonction dérivable sur un intervalle 𝐼 alors :
𝑢′
∙ = 𝑢′ 𝑢−1 se primitive en ln(∣𝑢∣).
𝑢
1
∙ 𝑢′ 𝑢𝛼 se primitive en 𝑢𝛼+1 SI 𝛼 ∕= −1.
𝛼+1
√ 2 3 2 √
Exemple : 𝑢′ 𝑢 se primitive en 𝑢 2 = 𝑢 𝑢.
3 3

𝑢 −1 1 1
∙ 𝛽 = 𝑢′ 𝑢−𝛽 se primitive en 𝛽−1
= 𝑢1−𝛽 SI 𝛽 ∕= +1.
𝑢 𝛽 −1𝑢 1−𝛽
𝑢′ √
Exemple : √ se primitive en 2 𝑢.
𝑢
∙ 𝑢′ 𝑒𝑢 se primitive en 𝑒𝑢 .
𝑢′ 𝑢′
( )
1 1 + 𝑢
∙ se primitive en Arctan(𝑢), se primitive en ln
.
1 + 𝑢2 1 − 𝑢2 2 1 − 𝑢
∙ 𝑢′ sin(𝑢) se primitive en − cos(𝑢), 𝑢′ cos(𝑢) se primitive en sin(𝑢).
𝑢′ −𝑢′
∙ √ se primitive en Arcsin(𝑢), √ se primitive en −Arcsin(𝑢) ET Arccos(𝑢).
1 − 𝑢2 1 − 𝑢2
𝑢′ √
∙ √ se primitive en ln(𝑢 + 1 + 𝑢2 ) .
1 + 𝑢2

𝑢′
{
𝐹 (𝑢) = ln(𝑢 + 𝑢2 − 1√ ) si 𝑢 > 1 sur 𝐼
∙ √ se primitive en
𝑢2 − 1 −𝐹 (−𝑢) = − ln(−𝑢 + 𝑢2 − 1) si 𝑢 < −1 sur 𝐼
𝑢′
∙ 𝑢′ (1 + tan2 (𝑢)) = se primitive en tan(𝑢).
cos2 (𝑢)
∙ 𝑢′ ln(𝑢) se primitive en (𝑢 ln(𝑢) − 𝑢).

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CALCULS D’INTÉGRALES/PRIMITIVES - résumé de cours 2021-2022
Dérivées usuelles (𝜔 = constante) :
f (x) f ′ (x)
𝑥𝑛 , où 𝑛 ∈ ℕ 𝑛𝑥𝑛−1
f (x) f ′ (x)
1 −𝑛 ch(𝑥) sh(𝑥)
= 𝑥−𝑛 , où 𝑛 ∈ ℕ = −𝑛 × 𝑥−𝑛−1
𝑥𝑛 𝑥𝑛+1 sh(𝑥) ch(𝑥)
sh(𝑥) 1
𝑥𝑛 , où 𝑛 ∈ ℤ 𝑛𝑥𝑛−1 th(𝑥) = ch (𝑥)
1 − th2 (𝑥) = 2
ch (𝑥)
1
cos(𝑥) − sin(𝑥) Arcsin(𝑥) √
1 − 𝑥2
cos(𝜔𝑥) −𝜔 sin(𝜔𝑥) 1
Arccos(𝑥) −√
sin(𝑥) cos(𝑥) 1 − 𝑥2
1
sin(𝜔𝑥) 𝜔 cos(𝜔𝑥) Arctan(𝑥)
1 + 𝑥2
1 √ 1
tan(𝑥) 1 + tan2 (𝑥) = ln(𝑥 + 𝑥2 + 1) √
cos2 (𝑥) 𝑥2 + 1
cos(𝑥) −1 √ 1
cotan(𝑥) = −1 − cotan2 (𝑥) = ln(𝑥 + 𝑥2 − 1) √
sin(𝑥) sin2 (𝑥)
𝑥2 − 1
1
ln(𝑥) 1
(
1+𝑥
)
1
𝑥 ln
2 1−𝑥 1 − 𝑥2
1 √
ln(𝜔𝑥) = ln(𝜔) + ln(𝑥) √ 1 1 −1 𝑛
𝑥
𝑥 𝑛
𝑥=𝑥
1
𝑛 𝑥 𝑛 =
ln 𝑥 1 1 𝑛 𝑛𝑥
log𝑎 (𝑥) = × √ 1
ln 𝑎 ln 𝑎 𝑥 𝑥 √
exp(𝑥) exp(𝑥) 2 𝑥
exp(𝜔𝑥) 𝜔 exp(𝑥)
𝑥 𝑥 ln(𝑎)
𝑎 =𝑒 où 𝑎 ∈ ℝ+∗ ln(𝑎) × 𝑎𝑥

Règles de calculs sur les dérivées :

(𝑓 + 𝑔)′ = 𝑓 ′ + 𝑔 ′ (𝜆𝑓 )′ = 𝜆𝑓 ′ où 𝜆 =constante

(𝜆𝑓 + 𝜇𝑔)′ = 𝜆𝑓 ′ + 𝜇𝑔 ′ où 𝜆, 𝜇 =constantes (𝑓 × 𝑔)′ = (𝑓 ′ × 𝑔) + (𝑓 × 𝑔 ′ )


( )′ ( )′
1 −𝑔 ′ 𝑓 𝑓 ′ × 𝑔 − 𝑓 × 𝑔′
= 2 =
𝑔 𝑔 𝑔 𝑔2
(𝑓 ∘ 𝑢)′ = (𝑓 (𝑢))′ = 𝑢′ × 𝑓 ′ (𝑢) (𝑓 𝑔ℎ)′ = 𝑓 ′ 𝑔ℎ + 𝑓 𝑔 ′ ℎ + 𝑓 𝑔ℎ′

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CALCULS D’INTÉGRALES/PRIMITIVES - résumé de cours 2021-2022

Exemples de dérivées de fonctions composées, 𝑢 et 𝑣 fonctions, 𝛼 constante


( )′
𝑢 ′ ′ 𝑢 ′ 𝑢′ 1 −𝑢′
(𝑒 ) = 𝑢 𝑒 (ln ∣𝑢∣) = = 2
𝑢 𝑢) 𝑢

√ ′ 𝑢′ ′
(
1 −𝑛𝑢
( 𝑢) = √ (𝑢𝛼 )′ = 𝛼𝑢′ .𝑢𝛼−1 =
2 𝑢 𝑢𝑛 𝑢𝑛+1

𝑢
(sin 𝑢)′ = 𝑢′ cos(𝑢) (cos 𝑢)′ = −𝑢′ sin(𝑢) (tan 𝑢)′ = = 𝑢′ (1 + tan2 𝑢)
cos2 (𝑢)
𝑢′ 2
(sh 𝑢)′ = 𝑢′ ch(𝑢) (ch 𝑢)′ = 𝑢′ sh(𝑢) (th 𝑢)′ = ′
2 = 𝑢 (1 − th 𝑢)
ch 𝑢
′ 𝑢′ ′ −𝑢′ ′ 𝑢′
(Arcsin 𝑢) = √ (Arccos 𝑢) = √ (Arctan 𝑢) =
1 − 𝑢2 1 − 𝑢2 1 + 𝑢2

𝑢′
( )
𝑣 ′ 𝑣 ln(𝑢) ′ ′
( )
ATTENTION : (𝑢 ) = 𝑒 = 𝑣 ln(𝑢) + 𝑣 𝑢𝑣
𝑢

Tableaux de primitives usuelles, 𝜔, 𝑛, 𝑎, 𝛼 constantes

f (x) F(x) à une constante près par intervalle 𝐼


1
√ Arcsin(𝑥) ou −Arccos(𝑥) sur 𝐼 =] − 1, +1[
1 − 𝑥2
−1
√ Arccos(𝑥) ou −Arcsin(𝑥) sur 𝐼 =] − 1, +1[
1 − 𝑥2
1
Arctan(𝑥) sur 𝐼 = ℝ
1 + 𝑥2
1 1 (𝑥)
Arctan sur 𝐼 = ℝ
𝑎2 + 𝑥 2 𝑎 𝑎
( )
1 1 𝑥+𝑏
Arctan sur 𝐼 = ℝ
𝑎2 + (𝑥 + 𝑏)2 𝑎 𝑎
1 √
√ (HP) ln(𝑥 + 1 + 𝑥2 ) sur 𝐼 = ℝ
1 + 𝑥2
{ √
1 ln(𝑥 + 𝑥2√ − 1) sur 𝐼 =] + 1, +∞[
√ (HP)
2
𝑥 −(1 − ln(−𝑥 + 𝑥2 − 1) sur 𝐼 =] − ∞, −1[
) ( )
1 1 1 1 1 1 1 + 𝑥
= + (ln ∣1 + 𝑥∣ − ln ∣1 − 𝑥∣) = ln sur 𝐼 avec ± 1 ∈
/𝐼
1 − 𝑥2 2 1+𝑥 1−𝑥 2 2 1 − 𝑥
1 1
1 2𝑎
− 2𝑎 1 𝑥 − 𝑎
sur 𝐼 avec ±𝑎 ∈
= + ln /𝐼
𝑥 2 − 𝑎2 𝑥−𝑎 𝑥+𝑎 2𝑎 𝑥 + 𝑎

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CALCULS D’INTÉGRALES/PRIMITIVES - résumé de cours 2021-2022

f (x) F(x) à une constante près par intervalle

1
𝑥𝑛 𝑥𝑛+1 si 𝑛 ∕= −1
𝑛+1
1
(𝑥 − 𝑎)𝑛 (𝑥 − 𝑎)𝑛+1
𝑛+1
1 1 −1
= 𝑥−𝑛 𝑥−𝑛+1 =
𝑥𝑛 −𝑛 + 1 (𝑛 − 1)𝑥𝑛−1
si 𝑛 ∕= +1
1
𝑥𝛼 𝑥𝛼+1 si 𝛼 ∕= −1
𝛼+1
1
ln(∣𝑥∣)
𝑥
1
ln(∣𝑥 − 𝑎∣)
𝑥−𝑎
1 √
√ 2 𝑥
𝑥
exp(𝑥) exp(𝑥)
1
exp(𝜔𝑥) exp(𝜔𝑥)
𝜔
1
𝑎𝑥 = 𝑒ln(𝑎)𝑥 ln(𝑎)
𝑎𝑥
sin(𝑥) − cos(𝑥)
cos(𝑥) sin(𝑥)
sin(𝑥)
tan(𝑥) = cos(𝑥) − ln ∣ cos(𝑥)∣
cotan(𝑥) = cos(𝑥)
sin(𝑥)
ln ∣ sin(𝑥)∣
1 2
2
sin (𝑥)
= 1 + cotan (𝑥) −cotan(𝑥)
1 2
cos2 (𝑥)
= 1 + tan (𝑥) tan(𝑥)
1
sin(𝜔𝑥) − 𝜔 cos(𝜔𝑥)
1
cos(𝜔𝑥) 𝜔
sin(𝜔𝑥)
1 + (tan(𝜔𝑥))2 = cos21(𝜔𝑥) 1
𝜔
tan(𝜔𝑥)
sh(𝑥) ch(𝑥)
ch(𝑥) sh(𝑥)
th(𝑥) = chsh(𝑥) ln(ch(𝑥))
(𝑥)
1 − (th(𝑥))2 = 12 th(𝑥)
ch (𝑥)
ln(𝑥) 𝑥 ln(𝑥) − 𝑥

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