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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET


POPULAIRE
MINISTRE DE L`ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET
DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Université EL HADJ LAKHDER - BATNA -
Faculté de SCIENCES
Département de science de la terre et l’univers

Mémoire :
De fin d’études pour l’obtention du diplôme d’ingénieur d’état en
géologie
Option : géologie de l’ingénieur

Thème :
CONTRIBUTION A L'ETUDE GEOLOGIQUE ET
GEOTECHNIQUE DES GISEMENTS DE CALCAIRE
ET LEUR INFLUENCE SUR LA QUALITE DU CIMENT
CAS DE LA CIMENTRIE DE -AIN TOUTA- (W) .BATNA

Encadré par: Présenté par :


Melle: RIHANI Abla Mr: BOUHLASSA Yehya

Mr: REGHIS Ilies

Année universitaire : 2012 - 2013


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‫بسم هللا الرحمن الرحيم‬


ّ‫ربّ أوزعني أن أشكر نعمتك التي أنعمت علي‬
ّ‫وعلى والدي وأن أعمل صالحا ترضاه‬

C’est avec une grande joie que je dédie ce modeste mémoire, fruit de mes études en exprimant
ma profonde reconnaissance à tous mes proches particulièrement :
A mon seul et unique abri d’enfance, à celle qui n’a jamais cessé de me lancer l’appel d’amour
et tendresse, de me soutenir dans les moments difficiles. A ma très chère mère KHADRA.
A l’ ‘esprit de mon très cher père BOUDJAMAA, qui est toujours présent dans ma mémoire.
A mes frères KEMAL, HANI, SALAH, RAFIK et SEDIM NOUR ALLAH.
A mes sœurs SONIA, AHLAM, ZAHIA et SILINE.
A ma tante FATIMA.
A ma chérie KARIMA.
A mes cousins BAHAE, SOFIAN, IHAB, CHAHIN, NADA et OKBA.
A toute la famille REGHIS.
A mon binôme YEHYA.
A mes meilleurs amis KHALED, OUSSAMA, FATEH, ABD NNOUR, AMAD,
ABD SSAMAD, SAID, PIDRO, YASSER, RAOUF, HAMZA, NADJI, ZIZI,
ABD ELGHAFOUR, YOUCEF,WALID ,ZOUKA, HAROUN, SALIM,
IMAD,ZOUHIR,FARES, MOUNIR ,ZAKARIA, FATEH MOUMNI, DAHA, ATEF,
KOUSSAILA, SALAH BARIKA, AMIN, RAMZI, LAMIN, KARIM ,
IBRAHIM, AMMAR, HOUCIENE, NOUNOU,ASMAE, AMINA,NESMA ,
LAMIA,WAFA , HAFIDHA, AMAL,FARIDA, BATTA,WISSAM ,HALIMA ,
AMMOURA, CHEHRAZED, SARAH ,KALTHOM .
A Tous Mes collègues de la promotion 2012-2013.
A Tous ceux qui je respect.
A Tous ceux qui j’aime.
A Tous ceux qui portent dans mon cœur.

REGHIS ILIES
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Nous remercions tout d’abord Allah, le tout puissant, le miséricordieux, de nous


avoir appris ce que nous ignorions, de nous avoir donné la santé et tout dont nous
nécessitions pour l’accomplissement de ce travail.

Nous remercions, notre promoteur Melle. Abla Rehani, qui a pris tout le soin de
nous orienter et nous faire part de ces précieuses remarques surtout ses
encouragements et sa disponibilité qui ont grandement continué à l’élaboration de ce
mémoire.
Au membre de jury, qui ont bien vouloir accepter de superviser ce mémoire.
A tous les enseignants du département des sciences de la terre sans exception qui ont
contribué à notre formation.

A tous ceux qui ont contribué de prés ou de loin à la réalisation de ce mémoire.

Nous tenons aussi à remercier nos familles pour leur soutien moral et leur patience
pendant les moments difficiles dans la réalisation de ce travail.

Egalement, nous tenons à remercier très chaleureusement l’équipe de la cimenterie de AIN


TOUTA surtouts l’équipe de laboratoire : BILAL, AZIZ, LHACHMI, MHAMED,
HAMZA, RAOUF, TABANI, RABIAA, AMAL.
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LISTE DES TABLEAUX :

Tableau Page

Tableau N II-1 : caractéristique des stations climatologiques.
14
Tableau N○II-2 : Les précipitations Interannuelles en (mm) –Station
pluviométrique d’Ain Touta (1967 à 2005). 15

Tableau N○II-3 : Variations des précipitations moyennes mensuelles – station


pluviométrique d’Ain Touta (1967 à 2005). 16

Tableau N ○ II-4 : Répartition des précipitations Saisonnières – Station


pluviométrique d’Ain Touta (1967 à 2005). 17

Tableau N○ II-5 : Variation des températures moyennes mensuelles – Station


climatologique d’Ain Skhouna (1995 à 2012). 19

Tableau N○ II-6 : Variation de l’Humidité moyenne mensuelle- Station


climatologique d’Ain Skhouna (1995 à 2012). 20

Tableau N○ II-7: Classement de climat en fonction de l’indice d’aridité de


Martonne. 21

Tableau N○ II-8 : Températures et précipitations mensuelles moyennes.


21
Tableau N○ II-9 : Calcul de l’ETP selon Thornthwaite dans la station
météorologique d’Ain Skhouna (Batna) (1995 à 2012). 23

Tableau N○ II-10 : Calcul des paramètres de Bilan Hydrique.


25
Tableau N0 IV-1 : Les coordonnées (en UTM) délimitant le périmètre de gisement
de calcaire Zighinet. 40

Tableau N0 IV-2 : Caractéristiques des sondages réalisés dans le gisement de


calcaire Zighinet. 41

Tableau N0 IV-3 : Relevé des niveaux lithologiques dans les sondages :


45
Tableau N○ IV-4 : Les compositions chimiques moyenne de gisement du
calcaire Zighinet. 46

Tableau N0 IV-5 : Calcul des réserves.


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Tableau N○IV-6 : Les coordonnées Lambert délimitant le périmètre du gisement


d’Argile Ras Draa. 49

Tableau N○IV-7 : Caractéristiques des sondages réalisés dans le gisement d’argile


Ras Draa. 50

Tableau N○IV-8 : Les compositions chimiques moyenne de gisement


d’argile Ras Draa. 52

Tableau N 0 IV-9: Calcul des réserves de gisement d’Argile Ras Draa. 54

Tableau N○IV-10 : Quantités dégagés par niveaux :


61
Tableau N0 V-1 : Liste des différents types de ciments courants
normalisés par la norme NF P15-301 69

Tableau N0V-2: Caractéristiques des processus de fabrication du ciment. 75

Tableau N0V-3: classification des matériaux de calcaires. 76

Tableau N0V-4: Composition chimique des matières premières des cimenteries de


ZAHANA, BENI-SAF, CHLEF, AIN-TOUTA. 77

Tableau N0V-5 : Caractéristiques chimiques des ciments courants.


85

Tableau N0V-6 : Les Normes de la résistance mécanique à la compression.


86
Tableau N0V-7 : Autres caractéristiques garanties.
86

Tableau N0VI- 1 : La composition chimique du clinker. 91

Tableau N0VI. 2 : La composition minéralogique du clinker. 91

Tableau N0VI .3 : La composition chimique du gypse.


92

Tableau N0VI .4: La composition chimique du calcaire.


92

Tableau N0VI .5 : La composition chimique de l'argile.


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Tableau N0VI-6: Détermination de l'humidité du clinker et calcaire, gypse et argile. 94

Tableau N0VI-7: Analyse du refus dans le ciment. 94

Tableau N0VI.8: Mesure de la Surface Spécifique Blaine (SSB). 96

Tableau N0VI-9 : Préparation des pastilles pour l'analyse (QCX). 97

Tableau N0 VI-10: Variation de % de SO3 en fonction de variation de % de calcaire.


97

Tableau N0VI-11: Variation de la % PAF en fonction de variation de % de calcaire. 98

Tableau N0VI-12: Variation de la chaux libre « CaO » en fonctions de variation


de % de calcaire. 99

Tableau N0VI-13: Numérotation des échantillons (Pate normale à base de calcaire).


100
Tableau N0VI-14: Variation de la consistance de la pate normale d'un ciment en
fonctions de variation de % de calcaire. 103

Tableau N0VI-15: Variation de la quantité d’eau en fonctions de variation


de % de calcaire. 103

Tableau N0VI-16 : Variation de temps de prise en fonction de variation de % de calcaire. 105

Tableau N0VI.17: Variation de I 'expansion a chaux en fonction de variation de % de 107


calcaire.

Tableau N0VI-18: Opérations de malaxage du mortier normal. 109

Tableau N0VI-19: Resistance à la traction par flexion en fonction de l’âge pour les
111
échantillons (CPA, CPJ).

Tableau N0VI-20 : Resistance à la compression en fonction de l'âge pour les échantillons


112
(CPA, CPJ).
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Tableau N0VII-1 : Exemple des valeurs des quantités des poussières récupérées.
117
Tableau N0VII-2 : composition chimique des poussières.
118

Tableau N0VII-3 : analyse chimique des différents échantillons des sols.


119
Tableau N0VII-4 : Les résultats de mesures des longueurs des épis
en fonction de l'éloignement. 120
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LISTE DES FIGURES :

Figure Page
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Figure N I-1 : Photo satellite présente la situation
11
géographique de S.CIM.A.T
Figure N○II-1: Histogramme des variations interannuelles
des précipitations -Station pluviométrique d'AinTouta (1967
16
à 2005).

Figure N°II-2:Variations des précipitations moyennes


mensuelles –station pluviométrique d’Ain Touta (1967 à 16
2005).
Figure N○II-3 : Histogramme des variations des
précipitations moyennes mensuelles - station pluviométrique
17
d'Ain Touta (1967 à 2005).

Figure N○II-4 : Histogramme des répartitions saisonnières


des précipitations - Station pluviométrique d'Ain Touta
18
(1967à2005).

Figure N○II-5: Graphique en secteur des répartitions


saisonnières des précipitations- station pluviométrique d'Ain
18
Touta (1967 à 2005).

Figure N○II-6: Variation des températures moyennes


mensuelles - Station climatologique d'Ain Skhouna
19
(1995 à 2012).

Figure N○ II-7: Variation de l'Humidité moyenne mensuelle


-Station climatologique d'Ain Skhouna (1995 à 2012). 20

Figure N○II-8: Diagramme ombro-thermique de Gaussen et


Bagnouls. 22

Figure N○ II-9 : Variations des paramètres de Bilan


Hydrique. 26

Figure N0 III-1 : Schéma structural simplifié des magribides


29
(M.Durand-Delga,J.M.Fonboté. 1980).
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Figure N0 III-2 : coupe géologique schématique illustrant


les relations structural entre les différentes unités de la
chaine alpine d’Algérie orientale (M.Durand-Delga, 1969). 29

Figure N0 III-3 : grand trais structuraux de l’Algérie du nord


31
d’après GUIRAND Elmi 1978).
Figure N○III-4 : La carte géologique de l’Aurès d’après R.
Laffitte (1939) De l’échelle 1/200 000. 31

Figure. III-5: la colonne lithostratigraphique d’AURES


d’après LAFFITTE (1939), GUIRAUD (1990), YAHIAOUI 35
(1990).
Figure N○III-6 : Stratigraphie du Dj. TILITOU d’après
38
CREUSOT-IOIRE ENTREPRISES (1982).
Figure N○III-7 : Coupe géologique du synclinal AIN
TOUTA – BARIKA d’après CREUSOT-IOIRE 39
ENTREPRISES (1982).
Figure N○IV-1 : Log stratigraphique de gisement de calcaire
Zighinet d’après CREUSOT-LOIRE ENTREPRISES 1982. 44

Figure N○IV-2 : plan de calcul des réserves actualisées de


gisement de calcaire ZIGHNAT. 45

Figure N○IV-3 : Les coupes géologiques actualisées de


gisement de calcaire ZIGHNAT. 45

Figure N○IV-4 : Plan topographique de gisement d’argile


RAS DRAA. 51

Figure N○IV-5 : Les coupes géologiques actualisées de


gisement d’argile RAS DRAA. 51

Figure N○IV-6 : Synoptique d’une étude des gisements des


matières premières pour cimenterie. 58

Figure N○ V-1 : Schéma représente la composition du ciment. 68


Figure N○V-2: Schéma type d'une cimenterie. 70
Figure N○V-3 : Diagramme de principe de
71
cimenterie d’AIN-TOUTA
Figure N○V-4: Différents procédées de fabrication de ciment
75
Figure N○V-5 : schéma du concasseur à marteaux.
78

Figure N○V-6: Le hall de stockage. 79


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Figure N○V-7 : broyeurs à boulets type TIRAX UNIDAN.


80
Figure N○V-8 : Présentation de circuit de broyage
81
(Broyage+ séparateur).

Figure N○V-9 : four rotatif 82

Figure N○VI-1 : Tamis ALPINE de 45 µm. 94

Figure N○VI-2 : Perméabilimètre de BLAINE. 96

Figure N○VI-3 : La perte au feu à 1000 0C.


98

Figure N○VI-4: Variation de la chaux libre « CaO » en


fonctions de variation de % de calcaire. 99

Figure N○VI-5: Malaxeur. 101

102
Figure N○VI-6 : L’appareil de Vicat.
Figure N○VI-7: Variation de la quantité d’eau en fonctions de
103
variation de % de calcaire.

Figure N○VI-8 : Moule de Le Chatelier. 106

Figure N○VI-9 : courbe granulométrique du sable normalisé. 108

Figure N○VI-10: Courbe granulométrique du sable utilisé.


108
Figure N○VI-11: Machine de compression et flexion pour
mortier. 110

Figure N○VI-12: Quelques échantillons réaliser au


110
laboratoire.
Figure N○VI-13 : Resistance à la traction par flexion en fonction
de l’âge pour les échantillons (CPA, CPJ).
111

Figure N○VI-14 : Resistance à la compression en fonction de


113
l'âge pour les échantillons (CPA, CPJ).
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Figure N○VII-1 : Représentation graphique de la


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quantification.

Figure N○VII-2: Représentation graphique d'éloignement de


la cimenterie en fonction de la longueur des épis. 120

Annexe N○1 : Plan de calcul des réserves actualisées de


gisement d’argile RAS DRAA. /

Annexe N○2 : Plan Annuel d’exploitation développement


des niveaux +910m, +920m et +930m de gisement du
/
calcaire ZIGHINET.
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MOTS CLES
Ajouts : des constituants Associent au clinker (calcaire, tuf, pouzzolane, laité),
modifient les propriétés du ciment grâce à leurs caractéristiques chimiques ou
physiques.

Adjuvant : tout ingrédient autre que le ciment, les granulats et l.eau, que l’on ajoute
au mélange.
Aérosol : est un ensemble de particules, solides ou liquides, d'une substance chimique
donnée en suspension dans un milieu gazeux. Émis par les activités humaines ou
naturelles (volcans, incendies de forêt), les aérosols interviennent aussi à l'échelle
planétaire et locale dans les phénomènes de pollution de l'air. La pluie, le
ruissellement et la flore (arbres notamment) nettoie l'atmosphère d'une grande partie
des aérosols.
Clinkérisation : Passage de la matière de l’état de farine crue à l’état de clinker
(cuisson).
Cru : À la sortie de carrière, les calcaires et les argiles qui constituent la matière
première du clinker sont concassés en éléments grossiers (50 mm) puis mélangés par
broyage pour constituer un ensemble très fin (200 μm) appelé le "cru".
Cuisson : Les composés du ciment sont cuits dans des fours où, à environ 1450 °C, ils
prennent une consistance pâteuse et sont proches de la fusion, à la fin de la cuisson ils
forment le clinker.
Farine : ou mouture ; état du cru après broyage et avant cuisson.
La chaux CaO : est une matière généralement poudreuse et de couleur blanche,
obtenue par décomposition thermique du calcaire. Elle est utilisée depuis l'Antiquité,
notamment dans la construction.
Le minerai de fer : est une roche contenant du fer, généralement sous la forme
d'oxydes.

PRINCIPALES NOTATIONS DE LA CIMENTRIE


Constituants Chimiques
C: CaO Chaux.
S: SiO2 Silice.
A: AI2O3 Alumine.
F: Fe2O3 Oxyde ferrique.
N: Na2O L'oxyde de sodium.
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K: K2O L'oxyde de potassium.


Na2O+K2O Les alcalis.
M: MgO Magnésie.
CaSO4 Sulfate de calcium (anhydrite).
CaSO4.l/2H2O Sulfate de calcium (hemihydrate).
CaSO4 2H2O Sulfate de calcium (gypse)
SO3 Trioxyde de soufre (sulfates).
CaO Chaux
CaCO3 Carbonate de calcium.
MgCO3 Carbonate de magnésium.
CI Chlorure
H : H2 O L’eau

L’eau
Les trois modules chimiques

LSF : Taux de saturation en chaux.

MS : Module silicique.

MAF : Module alumino-ferrique

Abréviations usuelles
.
L Longueur du broyeur.
CO2 Oxyde de carbone.
Hcl Acide chlorure.
Hum (H2O%) Humidité.
SSB Surface Spécifique Blaine.
RI Résidu insoluble (non combinée).
PAF Pert eau feu à l000°C.
Tf Temps de fin de prise.
Ti Début prise.
TD Temps de prise.
Ei Ecart initial.
Ef Ecart final.
E Expansion à chaux.
Rc Resistance mécanique.
Fm La résultante moyenne deux demi éprouvettes.

CETIM : centre d’études et de services technologiques de l’industrie des matériaux


de construction.
S.CIM.A.T : La société des ciments de Ain-Touta.

GICA : Le Groupe industriel des ciments Algérie


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Dédicaces

Remerciement

Liste des tableaux

Liste des figures

Les mots clés

Sommaire ............................................................................................... 1

Introduction général .......................................................................................... 9

CHAPITRE I : GENERALITES

1. INTRODUCTION : ..................................................................................................... 11

2. SITUATION GEOGRAPHIQUE ET FONCTIONNENT DE CIMENTERIE ......


S.CIM.A.T : ......................................................................................................... 11
3. ACTIVITES PRINCIPALES : .................................................................................... 12
3.1. Industrie : ....................................................................................................... 12
3.2. Matériaux de construction : .......................................................................... 12
4. HYDROGRAPHIE : ..................................................................................................... 13
5. CLIMAT : ..................................................................................................................... 13
6. FORET ET VEGETATION ET FAUNE : ................................................................ 13

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CHAPITREII : ETUDE CLIMATOLOGIQUE

1-INTODUCTION : .......................................................................................................... 14
2- RESEAU METEOROLOGIQUE : ............................................................................ 14
3-ETUDE DES PARAMETRES CLIMATOLOGIQUES :.......................................... 14
3-1-Les précipitations: ......................................................................................... 14
3-1-1- Répartition interannuelle des précipitations : ................................. 15
3-1-2-Les précipitations moyennes mensuelles : ......................................... 16
3-1-3-Les précipitations saisonnières des précipitations : .......................... 17
3-2-LES TEMPERATURES : .............................................................................. 18
3-2-1-Les températures moyennes mensuelles : ......................................... 18
3-3-HUMIDITE RELATIVE : ............................................................................ 19
3-3-1-Humidité moyenne mensuelle : .......................................................... 20
4. LE RIGIME CLIMATIQUE: ...................................................................................... 20
4.1. L’Indice d’aridité : ........................................................................................ 20
4.2. Le diagramme Ombro-thermique de Gaussen et Bagnouls : ..................... 21
5. CALCULE DES PARAMETRES DE BILAN HYDRIQUE : .................... 22
5.1. Evapotranspiration : ..................................................................................... 22
5.1.1. Evapotranspiration Potentielle (ETP) :.............................................. 23
5.1.2. Evapotranspiration Réelle (ETR) : ..................................................... 24
5.1.2.1. Méthode de Turc : ....................................................................... 24
5.1.2.2. Méthode de Thornthwaite : ........................................................ 24
5.2. Estimation des réserves facilement utilisables (RFU) : ............................... 25
5-3-Etablissement du Bilan Hydrique : .............................................................. 25
5.4. Calcul de ruissellement : ............................................................................... 26
5.5. Calcul de l’Infiltration : ................................................................................. 27
6. CONCLUSION : ............................................................................................ 27

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CHAPITRE III: GEOLOGIE REGIONALE w
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1. INTRODUCTION ........................................................................................................ 28
2. CADRE GEOLOGIQUE REGIONAL ..................................................................... 28
2.1. Le domaine interne ........................................................................................ 28

2.1.1. Le Socle Kabyle .................................................................................... 28

2.1.2. Le Dorsale Kabyle ............................................................................... 28

2.2. Le domaine médian ou domaine de Flysh ................................................... 28

2.2.1. Les flyschs mauritaniens ..................................................................... 28

2.2.2. Les flysch massylien ............................................................................ 28

2.2.3. Les flyschs intermédiaires « numidiennes » ..................................... 28

2.3. Le domaine externe ....................................................................................... 28

2.3.1. Les séries telliennes ............................................................................ 28

2.3.2. Les séries de l’avant pays..................................................................... 30

2.3.2.1. Unités de l’avant pays Allochtones ............................................. 30

2.3.2.2. Unité de l’avant pays autochtone : .............................................. 30

L’Atlas Saharien : ................................................................................................ 30


a-L’atlas saharien occidental : ................................................................ 30
b-L’atlas saharien central ....................................................................... 30
c-L’atlas saharien oriental ....................................................................... 30
2.4. La sillon prés Africain ............................................................................. 30
3. GEOLOGIE DES MASSIFS DE L’AURES .............................................................. 31
3.1.Stratigraphie de l’Aurès ................................................................................. 31

4. LA TECTONIQUE ...................................................................................................... 36
4.1. La phase atlasique "pyrénéenne" (Eocène supérieur) ............................... 36
4.2. La phase Miocène .......................................................................................... 36
4.3. La phase fini-Pliocène "phase Alpin récente .............................................. 36

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5. GEOLOGIQUE DE DJEBEL TILATOU ................................................... 37


5.1. Litho-stratigraphie du Djebel Tilatou ......................................................... 37
5.2. Structure et tectonique de la région ............................................................. 38
6. CONCLUSION ............................................................................................................. 39

CHAPITRE IV : GISEMENTS DE LA MATIERE


PREMIERE.

1. INTRODUCTION ........................................................................................................ 40

2. ETUDE GEOLOGIQUE DES GISEMENT ......................................................................... 40


2.1. LE GISEMENT DU CALCAIRE ZIGHINET ..................................................... 40

2.1.1. Localisation du gisement de calcaire Zighinet ........................................ 40


2.1.2. Méthode d’étude et volume des travaux ........................................ 41

2.1.3. Caractéristique litho stratigraphique et géométrique du gisement de


calcaire Zighinet ................................................................................................................ 42

2.1.4. Levé topographique et coupes géologiques du gisement de calcaire


Zighinet .............................................................................................................................. 45

2.1.5. Composition chimiques du calcaire de gisement Zighinet ........... 45


2.1.6. La Densité et Humidité ................................................................... 46
2.1.7. Calcul des réserves .......................................................................... 47

2.2. LE GISEMENT D’ARGILE RAS DRAA .................................................... 49


2.2.1. Localisation du gisement d’argile Ras Draa ................................. 49
2.2.2. Méthode et volume des travaux ..................................................... 50

2.2.3. Caractéristiques géométriques et lithologiques du gisement d’argile Ras


Draa .................................................................................................................................... 50
2.2.4. Levé topographique et coupes géologiques du gisement d’Argile Ras
Draa ................................................................................................................................... 51
2.2.5. Composition chimiques d’Argile de Ras Draa .............................. 51
2.2.6. Densité et humidité .......................................................................... 52

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2.2.7. Calcul des réserves .......................................................................... 52


3. L’EXPLOITATION DES CARRIERES .................................................................... 56
3.1. Estimation des résultats ................................................................................. 56
3.2. Situation des carrières dans la chaîne de fabrication ................................. 57
3.3. L’exploitation de Gisement du calcaire ........................................................ 59
3.3.1. Extraction des calcaires .................................................................. 59
3.3.2. Chargement et transport ................................................................ 60
3.3.3. Condition d’exploitation .................................................................. 60
3.3.4. Planning des travaux d’exploitation .............................................. 61
3.3.5. Travaux d’extraction des calcaires du gisement de Zighinet ...... 62
3.4. L’exploitation de gisement d’Argile ............................................................. 62
3.4.1. Extraction et transport d’Argile .................................................... 62
3.4.2. Condition d’exploitation ................................................................ 63
4. CONCLUSION .............................................................................................................. 63

CHAPITRE V: FABRICATION DU CIMENT

1. INTRODUCTION ........................................................................................................ 65

2. DEFINITION DU CIMENT ....................................................................................... 65

3. COMPOSITION DES CIMENTS ....................................................................................... 66

3.1. Constituants principaux ..................................................................................... 66

3.2. Autres constituants secondaires (les ajouts) ................................................. 66

3.3. Matières De Correction ................................................................................. 68

4. QUELQUES TYPES DES CIMENTS COURANTS ................................................ 68


5. LE PROCESSUS DE FABRICATION DU CIMENT .............................................. 70
5.1. Extraction des matières premières .............................................................. 72
5.2. Préparation du mélange cru ......................................................................... 72

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5.3. Homogénéisation ........................................................................................... 72


5.4. Le séchage et le broyage ................................................................................ 72
5.5. Cuisson ........................................................................................................... 72
5.6. Broyage du clinker, du gypse et des ajouts ................................................. 73
5.7. Contrôle de qualité ............................................................................................. 73
5.8. Expédition ...................................................................................................... 73
6. PRINCIPAUX PROCEDES DE FABRICATION DU CIMENT ............................ 74
7. MATIERES PREMIERES ......................................................................................... 76

7.1. Les calcaires ................................................................................................... 77


7.1.1. Concassage de calcaire ................................................................ 77
7.1.2. Transport Carrière – Usine ......................................................... 78
7.1.3. Stockage En Usine ........................................................................ 78
7.2. Les argiles ....................................................................................................... 79

7.2.1. Extraction et transport de l’argile .............................................. 79


7.2.2. Concassage et stockage ................................................................ 79
8. STOCKAGE ET PRE- HOMOGENEISATION ....................................................... 79

9. BROYAGE ..................................................................................................................... 80
9.1. Mode de fonctionnement des broyages à boulets ....................................... 80
10 .SEPARATEUR (CYCLONE) ................................................................................... 81
10.1. Principe de fonctionnement du séparateur ............................................... 81

11 .CUISSON .................................................................................................................... 81

11.1. Conception du four rotatif .......................................................................... 81

12. PROPRIETES DES CIMENTS ................................................................................ 82

12.1. Caractéristiques physiques .......................................................................... 82


12.2. Caractéristiques chimiques des ciments ...................................................... 85
12.3. Caractéristiques mécaniques des ciments ....................................................... 86
13. CONCLUSION ............................................................................................................ 87

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CHAPITRE VI: PARTIE EXPERIMENTAL

1. INTRODUCTION ......................................................................................................... 88
2 .CARACTERISATION DES MATERIAUX DE BASE UTILISEES DANS LA

FABRICATION DU CIMENT ....................................................................................... 88


2.1. Propriétés chimiques ...................................................................................... 88
2.2. Notion générale ................................................................................................... 88
2.3. Propriétés minéralogiques ............................................................................. 90
2.4. Caractéristiques du clinker ................................................................................... 90
2.5. Les analyses chimiques de gypse, calcaire et argile ..................................... 92
3. CARACTERISTIQUES PHYSICO-CHIMIQUES.................................................... 93
3.1. Conditions générales des essais sur pate pure .............................................. 93
3.2. Détermination de l'humidité du clinker et calcaire, gypse, argile ................. 93
3.3. Analyse du refus dans le ciment ....................................................................... 94
3.4. Mesure de la Surface Spécifique Blaine (SSB) (NA 231) ............................ 95
3.5. Détermination de la teneur en SO3 dans les différents types de ciment .... 96
3.6. Détermination de la perte au feu (PAF à 1000°C) dans les différents types de
Ciment ............................................................................................................................... 98
3.7. Détermination de la chaux libre «CaO» dans les différents types de ciment.99
3.8. Consistance de la pate normale du ciment ...................................................... 100
3.9. Détermination la quantité d'eau nécessaire ................................................ 103
3.10. Détermination du temps de prise .................................................................... 104
3.11. Détermination de ['expansion à chaud (NA 232) ......................................... 105
4. ETUDE SUR MORTTER NORMALISE ................................................................................................. 107

4.1. Définition et composition ............................................................................... 107

4.2. Confection des éprouvettes prismatiques «4x 4x 16» ............................................. 107

4.3. Essai mécanique de rupture par flexion (NA 234) ......................................... 110

4.4. Essai de résistance mécanique à la compression simple ................................ 112

5. CONCLUSION .............................................................................................................. 114

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CHAPITRE VII: IMPACT DE CIMENTERIE SUR


L'ENVIRONNEMENT

1. INTRODUCTION ........................................................................................................ 115


2. LA POLLUTION DES SOLS ..................................................................................... 115
2.1. Types de polluants rejetés dans l'atmosphère .......................................... 115
2.2. Aérosol atmosphérique ............................................................................... 116
3. LES POUSSIERES ...................................................................................................... 116
3.1. La quantification des poussières ................................................................ 117
3.2. L'effet de l'éloignement de la carrière ....................................................... 117
3.3. L'effet de la direction des vents ................................................................. 118
3.4. L'analyse des poussières ............................................................................. 118
4. L'IMPACT DES POUSSIERES SUR LE SOL ........................................................ 118
4.1. L'analyse des sols ........................................................................................ 118
4.2. Corrélation : Poussières – Sols ................................................................... 119
5. L'IMPACT DES POUSSIERES SUR LA VEGETATION ...................................... 119
6. L'IMPACT DES POUSSIERES SUR LA SANTE ................................................... 120
6.1. A court terme ............................................................................................... 121
6.2. A long terme ................................................................................................ 121
7. ACTIONS DE LA CIMENTERIE D’AIN-TOUTA ................................................. 121
8. CONCLUSION .............................................................................................................. 122
CONCLUSION GENERALE ............................................................................... 123

Bibliographie ....................................................................................................... 126

Annexes.

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INTRODUCTION GENERALE :

ans la préhistoire et au début de l’Antiquité, les maçonneries étaient soit


liées à l’argile, soit réalisées sans liant, comme les murs pélagiques de

D Grèce ou les murs Incas. À Babylone, les maçonneries de briques étaient


liées au bitume. Les Egyptiens utilisèrent pour les pyramides, notamment,
un plâtre grossier produit par cuisson d’un gypse (sulfate de calcium)
impur. Les Grecs furent parmi les premiers constructeurs employant la
chaux obtenue par cuisson du calcaire (carbonate de chaux). Les Romains
se servirent beaucoup de la chaux dans leurs constructions, mais améliorèrent ce liant
dès le Ier siècle avant J.-C., en l’additionnant de pouzzolane soit naturelle comme les
cendres volcaniques actives, soit artificielles comme les briques pilées. Ils obtinrent
ainsi un liant hydraulique, appelé ciment romain, qui est en fait intermédiaire entre
une chaux et un véritable ciment.
Le sous-sol Algérien est riche en matière de construction mais,
malheureusement l’utilisation de ces matières n’est pas toujours rationnelle. Par
conséquent, il est nécessaire avant de procéder à l’exploitation des carrières, de
déterminer expérimentalement les propriétés chimique et physique des roches et de
classer correctement la qualité des matériaux à extraire afin d’élaborer une technique
d’exploitation.
L'industrie cimentière en Algérie a véritablement pris son essor à partir des
années 80. Depuis lors, elle n'a cessé de se développer, le ciment étant devenu le
principal liant hydraulique utilisé en Algérie, comme dans le monde, pour la
confection des mortiers et bétons destinés à l'industrie du bâtiment et du génie civil.
La mise au point du ciment Portland artificiel peut se classer parmi les grandes
découvertes de l'humanité. A partir de substances très communes, le calcaire et
l'argile, On fabrique une poudre qui est le Ciment. Par ses caractéristiques
mécaniques, le ciment est comparable aux matériaux de construction naturels, il
présente l'avantage d'être mis en œuvre sous la forme d'une pâte
La société des ciments d’Ain-Touta SCIMAT est une entreprise de fabrication
et ventes des ciments et des agrégats. Elle fait partie du Groupe Industriel des ciments
de l’Algérie GICA. Elle est entrée en phase de production le 28/09/1986, avec une
capacité de production nominale d’un million de tonne de ciment portland par an.

L’OBJET DE L’ETUDE ET METHODOLOGIE DE TRAVAIL :


L’objectif de ce travail est d’étudier l’influence de calcaire sur les propriétés
physico-chimiques et les caractéristiques mécaniques du ciment d’AIN-TOUTA.
Dans cette optique nous avons travaillé selon le plan suivant :
Introduction générale.
Le premier chapitre concerne les données générales sur la région
d’étude.

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Dans le deuxième chapitre une étude climatologique basée sur


l’analyse des données climatiques et le calcul des paramètres (ETP,
ETR, R, …) du bilan hydrique.
Le troisième chapitre une étude géologique nous a permis de mettre en
évidence les différentes formations lithologiques et leurs structures.
Dans le quatrième chapitre concerne l’étude du gisement de la matière
première : étude lithologique des gisements calcaire et argiles et leur
exploitation.
Le cinquième chapitre contient description de défirent processus de
fabrication.
Le sixième chapitre est consacré à l’étude expérimentale, il comprend
Une étude expérimentale sur l’influence d’un ajout d'origine naturel
(Calcaire) et l’influence des propriétés physico-chimiques de la pate de
Ciment (l'activité de l 'ajout) sur les caractéristiques mécaniques des
Mortiers (variation de pourcentage de calcaire 0 à 30% dans le ciment)
avec un pas de 5%.
Le dernier chapitre concerne impact de cimenterie sur
l'environnement
Finalement nous nous donnerons une conclusion générale

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CHAPITRE I :
GENERALITE
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1. INTRODUCTION :

L’industrie du ciment occupe une place prépondérante dans les économies de toutes
les nations puisqu’elle à la base du développement de secteur vitaux dans l’économie des
pays, par la production des matériaux les plus usités.

2. SITUATION GEOGRAPHIQUE ET FONCTIONNEMENT DE CIMENTERIE


S.CIM.A.T :

Figure N0I-1 : Photo satellite présente la situation géographique de S.CIM.A.T

La cimenterie S.CIM.A.T installe dans le territoire de la commune de Tilatou, Daira


de Saggana Wilaya de Batna à 15 km d’Ain Touta au bord de la route nationale N028, relient
Ain Touta à Barika. Il est délimité au Nord par la nouvelle route nationale N028 et au Sud par
l’ancienne route N028.

Le point kilométrique PK 153 de la RN 28 sert de repère pour localiser le terrain.

Localisation approximative de la cimenterie d’après les coordonnées Lambert :

X1 = 778 250km Y1 = 232 500km.

X2= 778 750km Y2 = 232 200km.

X3 = 778 250km Y3 = 232 200km.

X4 = 778 700km Y4 = 232 200km.

Z = 910m.

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La cimenterie d’Ain Touta est une usine à voie sèche. Les matières premières sont
constituées de calcaire et d’argile extrait des carrières à proximité de l’usine.

Les travaux de construction ont débute le 28/11/1983, elle est entré de phase de
production le 28/09/1986, avec une capacité de production nominale d’un 1 000 000 tonnes de
ciment portland par an.

La conduite de cimenterie d’Ain Touta est automatisée, semi automatisé et manuelle.


La gestion de la production, qualité et suivi des matières premières est informatisée (système
QCX,…..).

3. ACTIVITES PRINCIPALES :

3.1. Industrie :

La région de Batna dispose de nombreuses unités industrielles réparties à travers le


territoire de la Wilaya.

Les principales unités sont les suivantes :

 Le complexe textile de Batna, qui emploie 2 300 ouvriers.


 MIGISEL et la SNVI (maintenance des engins) qui emploient chacune des deux unités
2 350 ouvriers.
 ECOTEX.
 ERIAD (moulins de Batna).
 ENAJUS (Complexe jus de fruits N’Gaous et confiture d’abricots).

3.2. Matériaux de construction :

Le domaine de matériaux de construction est représenté par :

 La cimenterie d’Ain Touta d’une capacité de production de 1 000 000 t/an de ciment.
 La carrière géante d’agrégats appartenant à l’ENG , située à 22km au Sud-ouest de
Batna, sa capacité de production est de 1 000 000 t/an d’agrégats destinés à la
confection de béton et la construction routière.
 La briqueterie de Timgad située à 25km au Sud-est de Batna.
 La briqueterie de Fesdis située à 10km au Nord-est de Batna.

Il y’a lieu de noter également l’existence d’une quarantaine de carrières d’agrégats privées.

Au niveau de la commune de Tilatou, l’industrie se limite à la cimenterie de Ain Touta.

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4. HYDROGRAPHIE :

La région étudiée est drainée par deux bassins versants contigus, celui de l’oued
Berrich au Nord-Nord-Est et celui de Tilatou au Nord-Est.

Au Nord-Est de la cimenterie s’étend le bassin versant de l’Oued Tilatou qui a une


surface approximative de 465 km2, s’allongeant de part et d’autre de l’axe Batna-Ain Touta-
Dechra Tilatou, sur une longueur de 37km.

Le cours d’eau collecteur du ruissellement des terminaisons Sud des monts du


Belezma se dénomme Oued Ksour jusqu’aux Tamarins, puis Oued Tilatou.

Les eaux du bassin versant utilisent à l’irrigation des zones agricoles de la région des
Tamarins et de la Dechra Tilatou totalisent, en période d’étiage, environ 20l/s.Elles sont
détournées par un barrage sans retenue. En aval, les eaux se perdent complètement jusqu’au
dessous d’Ain Skhouna, où elles réapparaissent.

5. CLIMAT :

Le climat de la région d’Ain Touta est de type Semi aride ; il se caractérise par un été
chaud et un hiver froid.

Les précipitations sont de courtes durées.

6. FORET ET VEGETATION ET FAUNE:

Dans la région de l’étude, la végétation observée est caractérisée par la présence de


pin, d’armoise, d’alfa, de romarin ainsi que le genévrier.

A la base d’études effectuées, sur le territoire, il a été constaté que la zone recèle par la
diversité des faciès, aussi bien vis-à-vis de la variété de gibier ainsi que des espèces sauvages.

Parmi le gibier, on rencontre le lièvre, perdrix, étourneaux etc…

La faune sauvage est représentée par le sanglier, chacal, renard ainsi que des reptiles.

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CHAPITRE II :
ETUDE
CLIMATOLOGIQUE
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F- w F- w
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!

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W

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w

w
m

m
w w
w

w
o

o
.d o .c .d o .c
c u -tr a c k c u -tr a c k

1. INTODUCTION :
Personne ne peut négliger la corrélation étroite entre l’étude hydro climatologique et
l’étude géotechnique, à cet effet les géotechniciens ont besoin de se mettre d’accord avec les
climatologue pour s’assurer de la sécurité et le confort de n’import qu’elle projet
géotechnique, car le climat joue un rôle prépondérant dans le modèle et le remaniement de la
surface du sol (érosion et altération sous toutes les formes ), et par conséquent la modification
des caractéristiques géotechniques de ce dernier.
L’hydrologie d’une région dépend d’abord de sa topographie, de sa géologie et
surtout de son climat.
Les facteurs qui déterminent le climat sont la précipitation avec sa distribution dans le temps
et dans l’espace, l’humidité, le ruissellement, l’infiltration et l’évaporation.
La détermination de ces facteurs est possible en utilisant des formules empiriques (ETR, ETP,
R) et des mesures sur terrain de température et de précipitation.

2. RESEAU METEOROLOGIQUE :
Pour étudié la climatologie de la zone d’étude on utilise une série d’observations des
données climatologiques s’étalant sur 17 ans (1995 à 2012) pour la station climatologique de
Ain Skhouna (Batna) qui se trouve à l’intérieur de l’Aéroport ; et une série d’observation des
précipitations s’étalant de 38 ans (1967 à 2005) de la station pluviométrique de Ain Touta.
Les caractéristiques des deux stations sont reportées sur
le tableau suivant :

Tableau N○II-1 : caractéristique des stations climatologiques.

station Longitude Latitude Altitude Série

Ain Skhouna 35○45′19′′


06○19′ E 821.29m 1995-2012
(Aéroport) N

Ain Touta 05○ 58′ E 35○ 26′ N 912 m 1967-2005

3. ETUDE DES PARAMETRES CLIMATOLOGIQUES :


L’effet combiné des conditions climatiques (précipitation, température et
Evapotranspiration sur tout) et des paramètres physiques (Morphologiques, lithologiques et
biogéographiques) commande le comportement hydrologique des cours d’eau et alimentation
des nappes d’eau souterraines.
3.1. Les précipitations:
-Les précipitations sont les apports d’eau parvenant au sol sous forme liquide (pluie
ou rosée) ou solide (neige ou grêle) en provenance directe ou indirecte de la condensation de
la vapeur d’eau atmosphérique.
-Cette quantité de pluie reçue en un lieu, elle est en fonction de certains paramètres,

14
h a n g e Vi h a n g e Vi
XC e XC e
F- w F- w
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.d o .c .d o .c
c u -tr a c k c u -tr a c k

tels que son total moyen annuel, sa répartition et son régime.


 Type des précipitations :

- La fréquence et la nature des précipitations dans une région géographique donnée


sont des caractéristiques importantes de son climat.
- Elles contribuent de façon essentielle à la fertilité et à l’habitabilité des zones
tempérées ou tropicales, dans les polaires, elles aident au maintien des calottes glaciaires.
- La précipitation peut prendre les formes suivantes (parfois mélangées) :
 Liquide: Pluie, Brume, Pluie verglaçante / Brume verglaçante
 Solide: Neige, Neige en grain, Grésil, Grêle, Granule de glace, Cristal de glace.

3.1.1. Répartition interannuelle des précipitations :


Les précipitations annuelles de la région étudiée sont représentées dans le tableau
suivant :

Tableau N○II-2 : Les précipitations Interannuelles en (mm) –Station pluviométrique


d’Ain Touta (1967 à 2005).

Années 1967 1968 1969 1970 1971 1972 1973 1974 1975 1976

Précipitation
339,9 316,9 472,9 208 370,1 348,4 126,3 226,1 341,9 334
(mm)

Années 1977 1978 1979 1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986

Précipitation
153,9 210,6 222,3 245,7 183,9 184,6 210,4 305,1 381,8 225,1
(mm)
Années 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996
Précipitation
136,7 233,1 249,8 196,2 316,7 192 99,8 204 375,7 144,1
(mm)

Années 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 /

Précipitation
378,8 131,2 242,7 179,6 136,2 285,2 436,3 369,6 183,5 /
(mm)

15
h a n g e Vi h a n g e Vi
XC e XC e
F- w F- w
PD

PD
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.d o .c .d o .c
c u -tr a c k c u -tr a c k

Figure N○II-1: Histogramme des variations interannuelles des


précipitations -Station pluviométrique d'AinTouta (1967 à 2005)
500
Précipitations (mm)

450
400
350
300
250 472,9
200
150
100
50 99,8
0

Années

L’analyse d’Histogramme des variations interannuelles des précipitations permettent


de tirer c’est que l’année 1969 est la plus pluvieuse avec 472.9 mm et l’année 1993 est le plus
sèche avec 99.8 mm.
Le module Interannuelle (moyenne) est égale 253.82 mm.
3.1.2. Les précipitations moyennes mensuelles :
Les précipitations moyennes mensuelles sont représentées dans le tableau au dessous :

Tableau N○II-3 : Variations des précipitations moyennes mensuelles – station


pluviométrique D’Ain Touta (1967 à 2005).

Mois Sep Oct Nov Déc Jan Fev Mar Avr Mai Jun Jul Aou Total
Précipitation
29,3 25,99 28,98 27,78 23,8 21,3 25,92 27,4 20,72 12,5 4,63 10,47 258,8
(mm)

Figure N°II-2:Variations des précipitations moyennes mensuelles –


station pluviométrique d’Ain Touta (1967 à 2005).
35
Les précipitations (mm)

30
25
20
15
10
5
0
Sep Oct Nov Déc Jan Fev Mar Avr Mai Jun Jul Aou
Mois

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.d o .c .d o .c
c u -tr a c k c u -tr a c k

Figure N○II-3 :Histogramme des variations des précipitations


moyennes mensuelles - station pluviométrique
d'Ain Touta (1967 à 2005)
35

Les précipitations (mm)


30
25
20
15
10
5
0
Sep Oct Nov Déc Jan Fev Mar Avr Mai Jun Jul Aou
Mois

L’analyse de la courbe et l’histogramme des variations des précipitations moyennes


mensuelles pendant la période (1967 à 2005) montre que : Le mois le plus arrosé est
Septembre avec une précipitation moyenne mensuelle de 29.30 mm.
Le mois le moins pluvieux est celui de juillet avec une précipitation moyenne de 4.63 mm.
Pour la période (1967 à 2005) la somme des moyennes mensuelles des précipitations durant
38 ans est d’ordre 258.8 mm.

3.1.3. Les précipitations saisonnières des précipitations :


Le tableau suivant présente la répartition des précipitations saisonnières de la station
pluviométrique d’Ain Touta :

Tableau N ○ II-4 : Répartition des précipitations Saisonnières – Station


pluviométrique d’Ain Touta (1967 à 2005).

Automne Hiver Printemps Eté


Saison Total
S.O.N D.J.F M.A.M J.J.A
Précipitation
84,27 72,88 74,04 27,6 258,8
(mm)
Précipitation
32,56 28,16 28,6 10,66 100
(%)

17
h a n g e Vi h a n g e Vi
XC e XC e
F- w F- w
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PD
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.d o .c .d o .c
c u -tr a c k c u -tr a c k

Figure N○II-4 : Histogramme des répartitions saisonnières des


précipitations - Station pluviométrique d'Ain Touta (1967à2005)
100
Précipitations (mm)

80
60
40
20
0
Automne Hivèr Printemps Eté

Saisons

Figure N○II-5: Graphique en secteur des répartitions


saisonnières des précipitations- station pluviométrique
d'Ain Touta (1967 à 2005)
Eté
11%

Automne
Printemps 32%
29%

Hivèr
28%

La répartition saisonnière des pluies nous permet de comprendre la variation annuelle de


régime pluviométrique, et donne le pourcentage des précipitations de chaque saison :

 La saison la plus pluvieuse concerne Automne avec 84.27mm (32%).


 La saison la plus sèche concerne l'été avec 27.6mm (11%).

3.2. LES TEMPERATURES :


Les températures moyennes annuelles et mensuelles régissent directement en
interaction avec les facteurs météorologiques (précipitation, insolation, l’hygrométrie…etc)
Le phénomène d’évaporation, le déficit d’écoulement annuel et saisonnier. Les températures
sont donc l’un des éléments majeurs influençant sur le climat d’une région.

3.2.1. Les températures moyennes mensuelles :


Vu d’absence des autres paramètres climatologique (température, humidité, vitesse de
vent) au niveau de station d’Ain Touta en a besoin d’utilisé les données climatologiques de
station d’Ain Skhouna (Batna) la Station la plus proche qui présente presque les mêmes
caractéristiques de climat.

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h a n g e Vi h a n g e Vi
XC e XC e
F- w F- w
PD

PD
er

er
!

!
W

W
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w

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.d o .c .d o .c
c u -tr a c k c u -tr a c k

Les données dont nous disposons pou la période 1995 à 2012 ; les données des températures
sont figurées dans le tableau au dessous :

Tableau N○ II-5 : Variation des températures moyennes mensuelles – Station climatologique


d’Ain Skhouna (1995 à 2012).

Mois Sep Oct Nov Déc Jan Fév Mar Avr Mai Jun Juil Aout Moy

Tmoy 21,8 17,2 10,97 7,31 6,82 7,3 10,51 13,62 18,32 23,4 26,94 26,32 15,87
(○C)

Figure N○II-6: Variation des températures moyennes


mensuelles - Station climatologique d'Ain Skhouna
(1995 à 2012)

30
Températures (○C)

25
20
15
10
5
0
Sep Oct Nov Déc Jan Fév Mar Avr Mai Jun Juil Aout Moy

Mois
L’analyse de la courbe des températures moyennes mensuelles montre que le
maximum des températures moyennes mensuelles est atteint en Juillet avec une valeur de
26.94 ○C (mois le plus chaud) ; et le minimum des températures mensuelles est observé en
janvier avec la valeur 6.82 ○C (mois le plus froid).

3.3. HUMIDITE RELATIVE :


L’humidité relative correspond au rapport de la pression partielle de vapeur d’eau
contenue dans l’air (Pa) sur la pression de vapeur saturante (Ps) à la même température et
pression. H= (Pa / Ps) *100.
Elle est donc une mesure du rapport entre le contenu en vapeur d’eau de l’air et sa capacité
maximal à en contenir dans ces conditions.
Ce rapport changera si on change la température ou la pression bien que l’humidité absolue de
l’air n’ait pas changée. L’humidité relative est souvent appelée degré hygrométrique; est
mesurée à l’aide d’un hygromètre.

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h a n g e Vi h a n g e Vi
XC e XC e
F- w F- w
PD

PD
er

er
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!
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W
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O
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C

C
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m
w w
w

w
o

o
.d o .c .d o .c
c u -tr a c k c u -tr a c k

3.3.1. Humidité moyenne mensuelle :


Les valeurs d’humidité relative enregistrées au niveau de la station climatologique
d’Ain Skhouna (Batna) pendant une série de 17 ans (1995 à 2012) sont présentées dans le
tableau suivant :

Tableau N○ II-6 : Variation de l’Humidité moyenne mensuelle- Station


climatologique d’Ain Skhouna (1995 à 2012).

Mois Sep Oct Nov Déc Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juill Aout Total

Humidité
57,02 61,7 66,87 73,29 61,52 67,94 62,21 60 55,95 46,43 39,12 43,16 695,21
(%)

Figure N○ II-7: Variation de l'Humidité moyenne mensuelle -


Station climatologique d'Ain Skhouna (1995 à 2012)

80
70
Humidité (%)

60
50
40
30
20
10
0
Sep Oct Nov Déc Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juill Aout

Mois

L’Humidité relative mesurée, varie au même temps que les précipitations mais
inversement aux températures. L’Humidité relative est faible pendant la saison d’Eté (période
sèche) et moyenne durant les autres mois de l’année.
Le mois de Juillet est le plus sec de l’année avec H=39.12% par contre le mois le plus humide
est de Décembre avec la valeur H=73.29 %.

4. LE RIGIME CLIMATIQUE:
A fin de préciser les conditions climatiques de la région d’étude, nous avons utilisés
plusieurs méthodes : L’indice d’aridité de D.Martonne, le diagramme de L.Emberger, la
méthode de H.Gaussen et F.Bagnouls et la méthode de G.Euverte.

4.1. L’Indice d’aridité :


L’aridité peut exprimer quantitativement par différents indices d’aridités
Conventionnels et empiriques, la plupart est un simple rapport hygrothermique fondé
principalement sur des grandeurs moyennes des précipitations et des températures qui utilisés

Pour définir les degrés d’aridité et les conditions de l’écoulement fluvial.


Le géographe Martonne (1989) définit un indice d’aridité qui se calcule par la formule
20
h a n g e Vi h a n g e Vi
XC e XC e
F- w F- w
PD

PD
er

er
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W
O

O
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k
lic

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C

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m

m
w w
w

w
o

o
.d o .c .d o .c
c u -tr a c k c u -tr a c k

suivante : a  P / (T  10)
Avec :
Ia : Indice d’aridité.
P : Précipitation moyenne annuelle (mm).
T : Température moyenne annuelle (○C).

Tableau N○ II-7: Classement de climat en fonction de l’indice d’aridité de Martonne.

Valeur I Type de climat

I<5 Désertique

5<I<10 Aride

10<I<20 Semi-aride

20<I<30 Subhumide

30<I Humide

 Application numérique :

A partir des données de la station météorologique de l’Aéroport de Batna en à :


T=15.87 ○C et P=258.8 mm Donc : Ia=10,003
Cette valeur indique que notre région d’étude soumise à un climat de type Semi-aride.

4.2. Le diagramme Ombro-thermique de Gaussen et Bagnouls :


Pour avoir la relation entre la température et la précipitation on utilise le diagramme
Ombro-thermique de Gaussen et Bagnols qui est établi a partir des données des températures
moyennes mensuelles et des précipitations moyennes mensuelles avec une échelle P=2T.

On a rassemblé les données nécessaires des précipitations et des températures moyennes


mensuelles voir, pour tracé le diagramme Ombro-thermique :
Tableau N○ II-8 : Températures et précipitations mensuelles moyennes.

Mois Sep Oct Nov Déc Jan Fev Mar Avr Mai Jun Jul Aou Total
Précipitation
29,3 25,99 28,98 27,78 23,8 21,3 25,92 27,4 20,72 12,5 4,63 10,47 258,8
(mm)

Tmoy(○C) 21,8 17,2 10,97 7,31 6,82 7,3 10,5 13,6 18,3 23,4 26,94 26,3 15,87

21
h a n g e Vi h a n g e Vi
XC e XC e
F- w F- w
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PD
er

er
!

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.d o .c .d o .c
c u -tr a c k c u -tr a c k

Figure N○II-8: Diagramme ombro-thermique de Gaussen et


P mm Bagnouls. T ○C
60 30

50 25

40 20
Période Précipitation
30 sèche 15 (mm)
Période sèche Tmoy(○C)

20 Période humide 10

10 5

0 0
Sep Oct Nov Déc Jan Fev Mar Avr Mai Jun Jul Aou
Mois

Le diagramme Ombro-thermique de Gaussen et Bagnouls montre que La région


d’étude présente deux périodes :
 une période humide et pluvieuse qui prolonge sur 5 mois et demi ; débute du
mois de Novembre jusqu’au la moitié de mois d’Avril.
 Une période sèche prolonge sur 5 mois et demi; débute du moitié d’Avril
jusqu’au la fin du mois d’Aout.

5. CALCULE DES PARAMETRES DE BILAN HYDRIQUE :


Le bilan hydrique exprime le processus de l’arrivé de l’eau sur la surface terrestre
jusqu’à son évaporation et son retour à l’Atmosphère.
L’établissement du bilan hydrique nous permet d’estimer la répartition des précipitations sur
les termes suivants :

-ETR : L’évapotranspiration réelle.


-R : Ruissellement.
-I : Infiltration.

5.1. Evapotranspiration :
La connaissance du bilan d’eau d’une région consiste à évaluer la répartition des
précipitations entre l’écoulement, l’infiltration et l’évaporation.
L’évapotranspiration est définie comme étant une restitution de l’eau sous forme de vapeur de
la surface terrestre à l’atmosphère.
Cette notion englobe aussi bien la lame d’eau évaporée à partir du sol que celle
transpirée par les plantes. Elle est donc un élément très important pour l’établissement du

22
h a n g e Vi h a n g e Vi
XC e XC e
F- w F- w
PD

PD
er

er
!

!
W

W
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O
N

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C

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m

m
w w
w

w
o

o
.d o .c .d o .c
c u -tr a c k c u -tr a c k

bilan hydrique, et dépend de plusieurs paramètres : la température, les précipitations,


l’humidité de l’air, le couvert végétal.

5.1.1. Evapotranspiration Potentielle (ETP) :


L’évapotranspiration potentielle qui désigne le maximum possible que peut
atteindre l’évapotranspiration pour une surface donnée et pour une situation météorologique
définie.
Alors plusieurs méthodes ont été proposées par différents auteurs. La méthode la
plus utilisée est celle de Thornthwait qui exprimer par la formule suivante :
10T a
Formule de Thornthwait : ETP  16( ) .
I
Avec :
 ETP : l’évapotranspiration potentielle en (mm).
 T : la température moyenne mensuelle en (○C).
T
 I : l’indice thermique obtenu par la formule :  i ou i  ( )1.514
5
 a : l’indice lié à la température qui est calculé par la formule :

a  67.5(108 I 3 )  77.1(106 I 2 )  0.01797I  0.492


Cependant G.Serra (1954) Suggère de retenir : a  0.016I  0.5
L’évapotranspiration potentielle mensuelle corrigée est obtenue à partir de la formule
suivante : ETP corrigée =ETP.K

 K : Coefficient de correction qui dépend du mois et de latitude de lieu.


Les résultats de calcul de l’ETP par la méthode de Thornthwaite sont représentés dans le
tableau suivant :
Tableau N○ II-9 : Calcul de l’ETP selon Thornthwaite dans la station météorologique
d’Ain Skhouna (Banta) (1995 à 2012).

Mois Sep Oct Nov Déc Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juill Aou Total

T(○C) 21,8 17,2 10,97 7,31 6,82 7,3 10,5 13,6 18,3 23,4 26,94 26,3 15,87

i 9,29 6,49 3,28 1,77 1,59 1,77 3,07 4,54 7,13 10,34 12,8 12,34 74.41

I 74,41 /

a 1.69 /

ETP
98.41 65.93 30.83 15.52 13.80 15.49 28.63 44.33 73.21 110.92 140.74 135.14 772.81
(mm)

23
h a n g e Vi h a n g e Vi
XC e XC e
F- w F- w
PD

PD
er

er
!

!
W

W
O

O
N

N
y

y
bu

bu
to

to
k

k
lic

lic
C

C
w

w
m

m
w w
w

w
o

o
.d o .c .d o .c
c u -tr a c k c u -tr a c k

K 1.03 0.97 0.86 0.61 0.87 0.84 1.01 1.09 1.21 1.21 1.23 1.17 1.01

ETP cor
101.36 63.95 26.51 9.47 12.01 13.01 28.91 48.32 88.59 134.22 173.11 158.11 857.57
(mm)

5.1.2. Evapotranspiration Réelle (ETR) :


L’évapotranspiration réelle désigne la quantité d’eau effectivement évaporée par le
sol, les végétaux et les surfaces d’eau. Elle se manifeste en fait par des conditions naturelles
dans un site donné, compte tenu de la demande climatique de l’air et de la disponibilité en eau
du sol. Elle a été estimée par différentes méthodes :

5.1.2.1. Méthode de Turc :


La formule du Turc est déduite bilan hydrologique de 254 bassins versants du globe.
Cette relation est applicable à tous les climats, elle est une fonction des précipitations et des
températures moyennes mensuelles.
La formule est la suivante :
P
ETR 
P
0.9  ( )2
L
Avec :
ETR : Evapotranspiration réelle en (mm).
P : Précipitation moyenne annuelle en (mm).
L  300  25T  0.05T 3 : Pour évaporant de l’Atmosphère ;
T : Température moyenne annuelle en (○C ).

 Application numérique :

P=258.8 mm T=15.87 ○C L=896.59


Alors : ETR=258.59 mm

5.1.2.2. Méthode de Thornthwaite :


Se base sur la confrontation des précipitations à l’évapotranspiration potentielle et sur le
pouvoir de stockage de réserves utilises par les plantes.
ETP peut évaluer en deux cas :

 Première cas : si les précipitations sont supérieurs à l’ETP ►ETP=ETR.

Dans ce cas l’excédent de précipitation sur l’évaporation et emmagasiné dans le sol


pour alimenter la RFU jusqu’à la saturation.
Le surplus de la valeur de saturation de réserves en eau du sol sera ajouté à l’excédent, qui va
être disponible pour l’alimentation d’écoulement de surface et les nappes profondes.

 Deuxième cas : si les précipitations sont inférieurs à l’ETP►ETR=P+RFU.

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Si la réserve facilement utilisable RFU disponible est insuffisante pour satisfaire l’ETR, alors
l’ETR=P et elle sera inférieur à ETP, dans ce cas on évaluera un déficit agricole Da avec :
Da=ETP-ETR (mm)

5.2. Estimation des réserves facilement utilisables (RFU) :


Elle représente la qualité d’eau emmagasinée dans le sol, son degré de saturation
dépend de plusieurs facteurs :
-La nature de sol.
-Couverture végétale.
Dans notre région d’étude, elle est estimée à 50 mm ; sur cette base nous avons établi le bilan
Hydrique.
5-3-Etablissement du Bilan Hydrique :
Dans le cadre de l’identification de Bilan Hydrique, nous appliquons la méthode de
Thornthwaite.
Les résultats du calcul sont présentés dans le tableau suivant :
Tableau N○ II-10 : Calcule des paramètres de Bilan Hydrique.

Mois Sep Oct Nov Déc Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juill Aou Total

P 29,3 25,99 29 27,78 23,8 21,3 25,92 27,4 20,72 12,5 4,63 10,47 258,8

ETP cor
101.36 63.95 26.51 9.47 12.01 13.01 28.91 48.32 88.59 134.22 173.11 158.11 857.57

- - - - - -
P-ETP -72.06 2.59 18.04 11.79 8.29 -2.99 /
37.96 20.92 67.87 121.72 168.48 147.64

ETR 29,3 25,99 26.51 9.47 12.01 13.01 28.91 48.32 37.52 12,5 4,63 10,47 258.64

FRU 0 0 2.59 20.63 32.42 40.71 37.72 16.8 0 0 0 0 150.87

Da 72.06 37.96 0 0 0 0 0 0 51.07 121.72 168.48 147.64 598,93

Ex 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

Remarque : Les paramètres de Bilan Hydrique sont calculés en (mm).

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Figure N○ II-9 : Vriations des paramètres de Bilan


Hydrique
160
140 P
120 ETP
100 ETR
80 FRU
60 Da

40 Ex

20
0
Sep Oct Nov Déc Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juill Aou

 Interprétation des résultats :

Le Bilan Hydrique montre que l’ETP (857.57mm) dépasse largement les


précipitations moyennes annuelles (258.8mm) ; alors que l’ETR égale les précipitations.

Le max d’ETP atteint au mois de Juillet avec 173.11mm et la min atteint au mois de
Décembre avec 9.47mm.
Le déficit agricole coïncide avec la période sèche de l’année qui prolonge sur une
période de 5 mois et demi.
La charge de stock RFU commence à partir du mois de Novembre jusqu’à le mois
d’Avril (période Humide), mais n’atteint pas son maximum (dans notre région d’étude
égale 50mm).

5.4. Calcul de ruissellement :


Le ruissellement est l’écoulement temporaire des eaux sur un versant à la suite des
averses :
La méthode qui permet le calcul de ruissellement a été établie par Tixeron et Berkalof :
P3
R
3( ETP)2
Avec :
 R : ruissellement (mm).
 P : précipitation moyenne annuelle (mm).
 ETP : évapotranspiration potentielle annuelle (mm).

 Application numérique :

P=258.8 mm ETP=857.57 mm Donc : R=1.17 mm

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5.5. Calcul de l’Infiltration :


L’infiltration qualifie le transfert de l’eau à travers les couches superficielles du sol,
lorsque celui-ci reçoit une averse ou s’il est exposé à une submersion. L’eau d’infiltration
remplit en premier lieu les interstices du sol en sur face et pénètre par la suite dans le sol sous
l’action de la gravite et des forces de succion.
L’Infiltration est calculée par la formule suivante :

I  P  (ETR  R) En (mm)
 Application numérique :

R=1.17 mm ETR=258.64 mm P=258.8 mm Donc : I= 0 mm

 Les formules de vérification :

P   ETR   EX
ETP   ETR   Da

 Application numérique :

P=258.64+0=258.64mm
ETP=258.64+598.93mm

6. CONCLUSION :
Le climat de la région d’étude est typiquement SEMI-ARIDE (Ia=10.003) ; avec Hiver
tempéré et froid et avec Eté aride et chaud.
 La température moyenne annuelle est d’ordre 15.87 ○C.
 Les précipitations moyennes annuelles égale 258.8mm et l’ETR présente 99.93% de P.
 Le ruissellement égale 1.17mm qui présente 0.45% de P selon Tixeron et Berkalof,
mais selon Thornthwait pas de ruissellement.

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CHAPITRE III :
GEOLOGIE
REGIONELE
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1. INTRODUCTION :
L’Algérie du Nord a été étudiée par plusieurs géologues : leurs travaux de synthèse le
cours de l'ensemble de l'Algérie du nord permettent de déchiffrer les grands ensembles
structuraux et leurs compositions géologiques.
La région d’Ain Touta appartient aux monts des Aurès. L’Aurès est un massif
montagneux appartient à l’Atlas saharien, et situé dans la partie Nord-Est du territoire du
pays, on s’intéresse par Djebel Tilatou qui concerne la zone des carrières où est implanté la
cimenterie d’Ain Touta.
2. CADRE GEOLOGIQUE REGIONAL :
La chaîne Alpine d'Algérie fait partie des chaînes d'Afrique du nord qu'on appelle
"Maghrébides", Que Wildi en 1983 a proposé une synthèse géologique de cette partie
composée de trois domaines paléogéographiques distincts.
Organisations structurales des Maghrébides en Algérie
Du Nord vers le Sud on distingue :
2.1. Le domaine interne : Ce domaine est représenté par :
2.1.1. Le Socle Kabyle: C'est un massif cristallophyllien composé de roches
métamorphiques, surmontés par des roches peu ou pas métamorphique.
2.1.2. Le Dorsale Kabyle: Appelé aussi chaîne calcaire (Glangeaud, 1951), ou
dorsale (D.Delga, 1969) représente la couverture mésozoïque et paléogène de la bordure sud
du massif cristallophylliens. Cette dorsale est plissée, écaillée, parfois même découpée en
nappes.
2.2. Le domaine médian ou domaine de Flysh: Selon Bouillon il montre trois types de
séries d'âge crétacé et paléogène :
2.2.1. Les flyschs mauritaniens: sont relativement épais, leurs Néocomien est
des pélito-calcaire-gréseux puis pélito-quartzitique (JP. Gerald1969).
2.2.2. Les flysch massylien : de caractère très distale, ils sont pélito-quartzique
(Raoul 1980 – 1972).
2.2.3. Les flyschs intermédiaires « numidiennes »Bouillon 1986 : ce type de
flysch comporte des caractères tantôt mauritaniennes et tantôt massylien.

2.3. Le domaine externe : En Algérie orientale le domaine externe est représenté par :
les séries telliennes, les séries de l’avant pays allonchtone : selon « j-M-Villa » et les séries de
l’avant pays atlasiques autochtone.
2.3.1. Les séries telliennes : ces séries ont été découpées par la phase tectonique
tertiaires en trois grandes unités. Leurs limites suivant à peu prés les lignes
paléogéographiques du crétacé du paléocène et de léocène (W.Wildi 1983).
1- Unité ultra tellienne. 2- Unités telliennes. 3- Unités pénitelliennes.

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Figure N0 III-1 : Schéma structural simplifié des magribides


(M.Durand-Delga,J.M.Fonboté. 1980).

Figure N0 III-2 : coupe géologique schématique illustrant les relations structural entre les
différentes unités de la chaine alpine d’Algérie orientale (M.Durand-Delga, 1969).

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2.3.2. Les séries de l’avant pays :


Ces séries sont orientées suivant la direction Sud ouest-Nord est, on peut considérer
les unités suivantes (VILLA, 1980):
2.3.2.1. Unités de l’avant pays Allochtones : Elle comprend trois unités :
 Unités sud Setifienne.
 Unité néritique constantinoise.
 Unité écaille de Sellaoua.
2.3.2.2. Unité de l’avant pays autochtone : ces unités sont caractérisées
par les plissements de grande courbure des séries mésozoïques très épaisse de l’Atlas Saharien
et de l’Aurès (domaine atlasique Guiroud 1973).
 L’Atlas Saharien : C’est un ensemble structurale limité par deux grandes
accidents : l’accident nord atlasique au Nord, et l’accident sud atlasique au sud ; il est
subdivisé en trois domaine structuraux :
a-L’atlas saharien occidental : Il comprend les monts des Ksour, il est limité au nord
par le Méséta- oranaise, il est formé essentiellement par des terrains jurassiques NE-SW.
b-L’atlas saharien central : Il comprend les monts d’AMOURS et OULED NAILE.
Limité au nord par les monts du hodna.
c-L’atlas saharien oriental : Il comprend des monts de l’AURÈS et contenue
jusqu'en Tunisie, il est représenté par une série de crétacé formé de calcaire et d’argile
indiquant un milieu profond et une série éocène discordante sur les terrains anciens.

2.4. Le sillon pré africain : C’est une transition entre l’atlas saharien au nord et la
plate forme saharienne au sud. L’atlas saharien et le sillon pré africain sont séparés par
l’accident sud atlasique (Guiraud 1990).

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03

3. GEOLOGIE DES MASSIFS DE L’AURES:


Le massif de l’Aurès constitue la partie orientale de la chaine atlasique au Sud est de
Constantine.
La chaine atlasique orientale est dominée par le massif de l’Aurès dont l’altitude moyenne de
1500m, atteint son point culminant au DJ Chelia 2328m (Figure. III-4 )

3.1.Stratigraphie de l’Aurès:

D’après l’inventaire stratigraphique dressé par plusieurs hauteurs et en particuliers par


Laffitte (1939) et d bureau (1986) les terrains les plus anciens qui affleurent dans secteur
étudiés sont attribué au trias et les récents au quaternaire, entre le trias et le quaternaire
presque tous les étages sont représentés :

3.1.1.Le trias : il correspond aux terrains les plus anciens des zones externes connus à
l’affleurement ,il est essentiellement évaporitique et se présente en pointements diapirique et
en lames injectes le long des accédant ,ces pointements sont fréquents et se présentent en

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position structurale anormale il s’agit en fait des formations complexes constitués surtout des
calcaires dolomitiques ,des grés des dolomies ,des marnes briolés a quartz bipyramide ,des
lentilles de gypse et des argiles violacées.
Dans l’Aurès le trias affleure à Menâa (Maâfa, Khenchela, Maâfa-Arba).

3.1.2. Le Jurassique : Le Jurassique affleure au NW de Batna particulièrement au


niveau de ravin bleu, cœur anticlinale de DJ Azreg, DJ Tikerchouine, et la région d’Ain
yagout (Savornin 1920, las nier1965, Bureau 1970, Guiraud 1973) elle se distingue par un
large développement des faciès carbonatées (calcaire et dolomie) par fois argileuses
renferment par fois des intercalations des marnes. L’épaisseur totale de ces formations dans la
région varie entre 4000m et 6000m le Jurassique est représenté par des dolomies massives
noirs et des calcaires micritiques à la base, et par des faciès ammonitico-rossa, des calcaires
noduleux et des marno-calcaires au sommet avec une variation des épaisseurs qui est liée à
des jeux de failles contemporaines à la sédimentologie.
* Le Dogger affleure au DJ Mestaoua, l’ensemble des séries dolomitiques sauf quelque
niveau calcaire à filaments et des calcaires à silex vers le sommet.
*Le Malm constitué le cœur de l’anticlinale du DJ Azreg et la terminaison oriental du
DJ Tombait (Ain yagout) ,le portlandien renferme des minces bancs calcaires à grains fins a
polypiers et spongiaires avec une épaisseur d’une quaternaire de mètre surmonté par des
grands bancs dolomitiques d’une épaisseur 210m puis le kimméridgien qui est caractérisé par
une série marneuse avec quelques bancs calcaires marneux d’une épaisseur de 410m, en fin le
lusitanien marno-calcaire et de marnes d’une épaisseur de 300m.

3.1.3. Le Crétacé : Il affleure largement dans l’Aurès, il est caractérisé par deux types
des sédiments, l’un localisé dans la partie inferieur ou il est formé de faciès détritiques, l’autre
développe dans la partie supérieur ou il est composé de marno-calcaire, c’est sur cette base
faciologique, le Crétacé a été subdivisé par (R. Laffitte 1939) en : Crétacé inferieur où série
gréseux (Berriasien à Albien) 2000m, et Crétacé supérieur ou série marno-calcaires
(Cénomanien à Maestrichtien) 3000m.
*Le Crétacé inferieur dans le vaste massif d’Aurès constitué essentiellement des
reliefs les plus élevés : Azreg, Ichmoul, Chelia, Aidel, on trouve également quelques témoins
dans le Dj Metlili et au cœur du Dj Takiout .cette région comporte principalement des
formations à dominance carbonate avec des calcaires micritiques à bioclastiques en bancs
métriques pendant le Berriasien.
 Le Valonginien est formé à dominance argileuse, grés, calcaires
pisolithiques.
 L’Hauterivien comporte un faciès calairo-gréseux à algue.
 Le Barrémien représenté par un faciès continentale très net : grés à
dragées marnes rouges montant jusqu’à l’Aptien.
 Aptien-Albien : comprenant à la base des calcaires et alternance des
grés, de calcaire à orbitolines, puis des grés à stratifications obliques, des marnes
gréseux, des calcaires marneuse au sommet.
*Le Crétacé supérieur affleure largement dans l’Aurès (Dj Metlili, dépréssion d’El-
Kantara, Dj Chentouf, Ras Igguédilène et Dj lakhal) et dans les monts de Batna-Bellezma.

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 le Cénomanien existe dans tous les grands flans des anticlinaux


d’Aurès, il forme en plus le cœur d’ondulation [Ich Ali, Igguédilène, Béni Ferah,
Tfechua], il est caractérisé à la base par une formation de marne gris d’épaisseur
200 à 250m, et au sommet par un calcaire d’épaisseur de 400m.
 le Turonien occupe de très grandes surfaces, notamment au NW de
l’Aurès entre les anticlinaux d’Ich-Ali, Igguédiléné et au sud de l’anticlinale de
Chelia trois formations sont été mise en évidence dans le Turonien de cette
région :
Une formation calcaire dominant en bancs métriques prouvant forme une barre à
rudistes, oursins, gastéropodes.
Alternance marno-calcaire fossilifère (oursins, lamellibranches, gastéropodes)
riche en Ammonites dans la partie supérieure.
Calcaire en gros branches à intercalation de niveaux marneux à oursins.
 Le Sénonien (Coniacien, Santonien, Campanien, Maestrichtien) ;
représenté par un niveau calcaire peu épais 20 à 40 m caractérisé par une très
grande abondance d’inocérames régularise à la base, et de puissantes masses de
calcaire à lithothamniées et bryozoaire (vers l’Ouest), et de calcaire crayeux à
bryozoaires (vers l’Est) au sommet [R.Laffite 1939].

3.1.4. Le paléocène : Il apparait dans le synclinale d’El Kantara ces affleurements sont
formées par des calcaires et des marnes à la base des gastéropodes au sommet des maronites
gréseux rougeâtre surmontés par des calcaires légèrement marneux a épaisseur de 110 m.

3.1.5. L’éocène-Oligocène : L’Eocène affleure à des endroits limites, il apparait suivant


une mince bonde limite par des formations Oligocène et les alluvions de l’oued El Hai (Nord-
est d’El Kantara) et comporte une formation de marne rouge violacée à passées détritique ou
calcaire.

3.1.6. Le Néogène : Le Néogène de l’Aurès est très différent dans le massif et sa


périphérie.
*Le Miocène se pose toujours en discordance plus ou moins accentué sur l’Eocène
inferieur ou moyen ou le Mésozoïque d’après Guiraud 1990.
 le Miocène inferieur affleure dans La Dachra, Tilatou, Oued Saboun,
synclinale de Seggana, il constitué généralement par des formations
conglomératiques détritiques rouge, des calcaires graveleux et des calcaires
sableux il recouvert toujours en légère discordance angulaire par le Miocène
moyen ou les séries de ce dernier débute par des calcaires (surmonté un mince
conglomérat de base qui se repose soit sur le Miocène inferieur soit directement
sur le Crétacé.
 le Miocène moyen existe en de nombreux points des massifs des
Aurès : le sommet de Dj Ahmar, Metlili, Mekrisane et Moddiane (remarque par
Guiraud 1990).
 le Miocène supérieur représenté par des alternances des marnes
gréseux et d’argiles rouges encadrées par des bancs des gypses, il affleure au-

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dessus du Miocène moyen au sud de Mdoukale (bassin de l’oued Touilla), de


même au nord d’Eloutaya, mais sur le piémont méridional du Dj Fellag, le
Miocène supérieur comporte plusieurs dizaines des mètres des gypses blancs
massif surmontés par des marnes rouges à lentille des galets.
*le Pliocène forme une série d’affleurements très continue au Nord et à l’Est de la
plaine d’Eloutaya puis sur le piémont méridionale de l’Aurès, la série est formé par un gros
banc des grés faibles brun jaunâtre a la base et une barre conglomératiques à éléments assez
gréseux et mal cimenté au sommet.
En générale le Néogène est assez bien conserver au Nord de l’Aurès dans un bassin qui
s’étend approximativement de Batna Khenchela (Guiraud 1990).

3.1.7. Le Quaternaire : Les terrains récents sont assez largement répondus surtout aux
bordures des massifs du l’Aurès, ils sont représentés par des éboulis cimentées et des terrasses
alluviales des vallées, l’épaisseur est de (20-25m) jusqu’à 200m dans les fosses [Dubourdien
1956].

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Figure. III-5 : la colonne lithostratigraphique d’AURES d’après LAFFITTE (1939),


GUIRAUD (1990), YAHIAOUI (1990).

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4. LA TECTONIQUE:
Dans le bassin des Aurès, la couverture post- triasique à enregistré les effets de deux
phases tectorogenique principales qui montrent des styles différents : la phase atlasique et la
phase fini-pliocène. Des déformations plus localisées sont également intervenues en dehors de
ces deux épisodes majeurs.
4.1. La phase atlasique "pyrénéenne" (Eocène supérieur):
Le bassin de l'Aurès constitue des aires positives au cours de paléocène et de l'Eocène
inférieur. Les zones subsidences subsistent toute fois dans les régions situées dans l'Aurès
oriental. La phase de structuration principale de l'Atlas Saharien s'est produite à l'Eocène
moyen selon Laffitte (1939), Guiraud (1973) et Villa (1980). Elle donne naissance aux
principaux plis de direction NE-SW qui direction de raccourcissement déduite ne nombreuses
observations et NW-SE (N140°E à N160°E).
4.2. La phase Miocène:
Elle est caractérisée par une direction de raccourcissement Nord-Sud. C'est aussi à
cette époque une réactivation des accidents de direction NW-SE en décrochements dextres
sont à rattacher à cette phase Miocène de compression Nord-Sud.
La réactivation de ces accidents NW-SE, qui représentent en fait la transversale des
Bejaia-Negrin, aurait engendré, avec une certaine période de la phase de compression, une
rotation également dextre de cette contrainte à leur voisinage immédiat et qui deviendrait de
direction NW-SE. (M. CHADI (2004).

Pendant la période compressive du Miocène inférieur, il se produit des réajustements


structuraux tradi-tectoniques responsables des faits suivants :
- Création de pièges à sédiments où va se déposer le Miocène inférieur à continental
détritique exemple "bassin de Timgad".
- Accumulation des marnes gréseuses de la première assise marine Miocène dans de
petits bassins.
- Subsidence de synclinaux de Seggana et de Chair-Barika prouvée par la puissance des
marnes gypseuses et gréseuses de la formation marine miocène qui s'y sont déposées
du "Langhien au Messénien". (D. Bureau, 1986).

4.3. La phase fini-Pliocène "phase Alpin récente:


C'est une nouvelle phase tectonique intervient au plio-Villafranchien de direction N-S.
Elle se traduit par la genèse de nouveaux plis sur la marge saharienne des Aurès (Monts de
Negrin) et dans le bassin de Timgad au Nord d’Aurès. Les plis présentent une direction
moyenne WNW-ESE à E-W. Certains plis, édifiés lors de la phase atlasique, sont repris lors
de la phase plis-Villafranchienne notamment en dans le bassin de Timgad (Ghandriche,
1991).

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5. GEOLOGIQUE DU DJEBEL TILATOU :


5.1. Litho-stratigraphie du Djebel Tilatou :
Les massifs montagneux de la chaîne des Aurès qui s'étendent du SW vers le NE
représentent les unités géographiques principales de la région. Vers le Nord se trouve la plaine
des hauts plateaux Sétifiens et Constantinois, et au Sud les massifs montagneux de l'Atlas
saharien. Entre les parties montagneuses des monts de Batna et les Aurès se trouve une série
de vallées qui passe à de vastes plaines vers le SW et le NE.
P a r m i les parties montagneuses des Aurès qui concernent les zones des carrières est:
Dj. Tilatou.
La série lithostratigraphique du Djebel Tilatou est présenté par :
 Turonien calcaire,
 Sénonien marno-calcaire,
 Miocène : présente 2 termes distincts :

- Miocène de base présentant des alternances de calcaire, marnes vertes, grés,


sable sur une puissante variable. Cette série constitue en particulier la colline
située au N immédiat du gisement calcaire et le KOUDIAT EL MEDAOUAR.
- Miocène moyen et supérieur, argilo marneux, recouvrant les faciès de base et
constituant le gisement retenu.
Les sites des gisements ; l’objet de notre étude fait partie de Djebel Tilatou , leurs études
détaillés sera présenté dans le Chapitre IV.

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Figure N○III-6 : Stratigraphie du Dj. TILITOU d’après CREUSOT-LOIRE


ENTREPRISES (1982).

5.2. Structure et tectonique de la région :


Sur le plan structural, la zone d’Ain Touta-Barika correspond à vaste synclinal dont la
structure possède les caractéristiques suivantes:

- Les flancs du synclinal sont constitués par les assises calcaires du Turonien.
- Le cœur du synclinal est formé par les marnes du Sénonien.
- L’ensemble est recouvert par le Miocène discordant.
Dans le contexte, le gisement calcaire étudié appartient au Turonien du flanc Sud du synclinal
et les argiles correspondant au Miocène.

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Figure N○III-7 : Coupe géologique du synclinal AIN TOUTA – BARIKA d’après


CREUSOT-IOIRE ENTREPRISES (1982).

6. CONCLUSION :
L’organisation structurale du Nord-est nous permet de placer notre région dans le
domaine autochtone, l’Atlas saharien orientale (les massifs d’Aurès).
Ces massifs sont caractérisés par des vastes anticlinaux et synclinaux, bien
individualisés réguliers et orientés NE-SW qui sont constitués par une association des
carbonates, marnes, marno calcaires.

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CHAPITRE IV :
ETUDE
DES GISEMENTS
DE LA MATIERE
PREMIERE
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1. INTRODUCTION :

La cimenterie d’Ain Touta est alimentée de la matière première pour la fabrication du


ciment par les deux gisements ; Le gisement du calcaire Zighinet et le gisement d’Argile Ras
Draa.

2. ETUDE GEOLOGIQUE DES GISEMENT :

2.1. LE GISEMENT DU CALCAIRE ZIGHINET :


2.1.1. Localisation du gisement de calcaire Zighinet :
Les gisements retenus pour la cimenterie projetée sont situes dans la zone du Dj.
TILATOU, le long de la route N 28 AIN TOUTA - BARIKA à 15 Km environ d'AlN
TOUTA, soit à 50 Km de BATNA (willaya).

Le gisement de calcaire Zighinet constitue, à 1,5 Km au Sud de cette route, de reliefs de


40 à 80 m de hauteur, s'étendant sur 2 Km environ, est délimite naturellement par la plaine au
N et par des thalwegs latéraux à l'W, S et E (Figure N0I-1).

Le décret exécutif n○08-75 du 04/03/2008 paru dans le journal Officiel n○13 du


09/03/2008 a publié l’Octobre d’une concession minière enregistrée sous le numéro 32 CM au
profil de la S.CIM.A.T pour l’exploitation de carrière de calcaire du gisement Zighinet sur une
superficie total de 88 ha.

Les coordonnées (en UTM) délimitant le périmètre sont les suivants (Tableau N0 IV-1) :

Tableau N0 IV-1 : Les coordonnées (en UTM) délimitant le périmètre de gisement de calcaire
Zighinet.

Coordonnées UTM Coordonnées UTM


Points Points
X Y X Y

A 749 500 3 913 200 N 750 200 3 912 200

B 750 000 3 913 200 O 750 200 3 912 100

C 750 000 3 913 000 P 749 800 3 912 200

D 750 100 3 913 000 Q 749 800 3 912 200

E 750 100 3 912 800 R 749 500 3 912 200

F 750 200 3 913 800 S 749 500 3 912 300

G 750 200 3 912 700 T 749 400 3 912 300

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H 750 300 3 912 700 U 749 400 3 912 600

I 750 300 3 912 600 V 749 300 3 912 600

J 750 400 3 912 600 W 749 300 3 913 000

K 750 400 3 912 300 X 749 400 3 913 100

L 750 300 3 912 300 Y 749 400 3 913 100

M 750 300 3 912 200 Z 749 500 3 913 100

2.1.2. Méthode d’étude et volume des travaux :


La prospection de détail des gisements a été réalisée selon les techniques habituelles
d'études de surface et de sondages.
Les caractéristiques des sondages sont représentées dans le tableau suivant :
Tableau N0 IV-2 : Caractéristiques des sondages réalisés dans le gisement de calcaire
Zighinet.

N○ de Coordonnées Lambert Altitude Profondeur


sondage X Y (m) (m)

S-55 776 773,06 230 304,89 948,4 100

S-41 777 067,06 230 138,50 971,2 60

S-42 776 911,55 229 831,84 970,5 60

S-59 777 403,89 230 281,02 956,2 100

S-60 777 124,90 230 291,10 967,7 100

S-61 777 259,50 230 012,30 956,1 100

S-66 776 926,73 230 438,43 953,7 80

S-68 776 836,35 230 042,42 974,3 95

S-69 777 028,21 229 804,94 966,5 100

S-70 777 230,91 229 790,21 946 75

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Les études de surface ont comporte des échantillonnages de surface par saignées pour
les séries affleurant sur une grande épaisseur ou par échantillons ponctuels pour les facies
affleurant localement.

2.1.3. Caractéristique litho stratigraphique et géométrique du gisement de


calcaire Zighinet :
La série observable dans le gisement en sondages et qui comporte les termes
lithologiques suivants, de haut en bas (Figure N0 IV-1) :

1/ Calcaire marneux supérieur CMS :


Cette série apparait sur la bordure NE du gisement et correspond stratigraphiquement
a la base du SENONIEN, caractérisée par des Oursins du type HEMIASTER.

Elle comporte une succession de niveaux calcaires et marneux épais d’ordre métrique
riches en faune fossilifères (Gastéropodes, oursins) et localement lumachelliques.

De façon générale, les niveaux calcaires sont bans, microcristallins à


lithographiques, avec des taches ferrugineuses rouges.
Les marnes fluctuent entre des faciès argileux feuilletés et des faciès calco-marneux gris.
L’épaisseur maximale de cette série, reconnue par sondages, est de 50 mètres.
En outre, elle présente localement un recouvrement conglomératique calco-marneux qui ne
sera pas séparé de1'exploitation.

2/Calcaire supérieur CS :

Cette série représente le sommet du TURONIEN (absence d'oursins) et comporte 3


termes successifs de haut en bas :

2-1/-calcaire noduleux CS 1 :

Le terme noduleux est purement descriptif et rend compte de 1'aspect lenticulaire de ce


calcaire à l'affleurement (lentille de 10 a 15 cm de longueur).

Dans les sondages, le faciès est gris à brun, localement bio détritique (petits éléments)
a ciment sublithographique, avec quelques ponctuations de pyrite oxydée, et des joints
intermédiaires ondules verdâtres, argilo marneux. L’épaisseur de ce niveau est de 15 mètres
environ.

2-2/calcaire lumachellique CS 2 :

Ce calcaire, massif et très caractéristique, est brun très clair et comporte de nombreux
éléments bio-détritiques dont de nombreux débris de coquilles de Gastéropodes et rudistes
(calcite brune).

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En outre, il constitue fréquemment de petites falaises et son épaisseur est de 10 mètres environ.

2-3/calcaire noduleux bio-détritique CS 3 :

Ce niveau de transition entre le calcaire lumachellique et le calcaire moyen est brun


clair, bio-détritique, avec des joints ondules verdâtres argilo marneux ou localement
bitumineux noirs. A l'affleurement, il constitue quelques bancs bien observables sous le
calcaire à rudistes, de 5 à 7 mètres d'épaisseur moyenne.

3-Calcaire moyen CM :

Ce facies dont la composition est celle d'un calcaire marneux est constitue de minces
nodules de calcaire sépares par des joints argilo marneux de couleur verdâtre ou bleu, ou
localement bitumineux et de couleur noire (aspect satine).

A l'affleurement, ce facies est bien reconnaissable a son aspect lite et sa couleur


blanchâtre, et dans les sondages, 11 est caractérisé par des nodules de taille réduite et la ou
les joints sont les plus importants, par 1'aspect feuilleté de la carotte.

L'épaisseur de ce niveau est constante et de 15 mètres environ.

4-Calcaire inférieur CI :

Le calcaire inferieur, très puissant (≥100 m) débute par des bancs de calcaire noduleux
de transition semblable au CS 1 (10 m).
Ce facies passe ensuite a une lumachelle a rudistes, discontinue latéralement annonçant un
niveau bio-détritique, oolithique, localement lumachellique, de couleur blanche et de 10
mètres de puissance environ.

Sous ce niveau, la série est relativement monotone, avec des alternances de calcaires
brun ou gris, légèrement bio-détritique et localement des niveaux de calcaire noduleux a joints
argilo bitumineux.

A l'échelle du gisement, la série calcaire est continue et les niveaux relativement


constants dans les sondages, bien que les limites entre chaque terme de la série ne soient
pas franches du fait de passages progressifs d'un facies à l'autre.

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De plus, il convient de remarquer que dans les passages noduleux et notamment


dans les zones bitumineuses, 1'importance des joints est variable d'un sondage à
l'autre comme le fait apparaitre l'examen des logs géochimiques de sondages ou
les joints sont caractérisés par une augmentation des teneurs en S03 et K20.

Figure N0 IV-1 : Log stratigraphique de gisement de calcaire Zighinet d’après CREUSOT-


LOIRE ENTREPRISES 1982.

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2.1.4. Levé topographique et coupes géologiques du gisement de calcaire Zighinet:

Les sondages ont été réalisés tantôt à l’eau claire ou à la boue, selon un mode rotatif,
avec un carottier simple ou double.

Au total dix (10) profils de coupes géologiques (Figure N0 IV-3) sont réalisés d’orientation
Nord/Sud distants de 100m l’un de l’autre ont été implantés.

Chaque profil contient de 1 à 2 sondages selon l’importance de l’assise utile.

La profondeur des sondages a varié de 60 à 100m.

Les formations lithologiques remarque au niveau des sondages sont représentées dans le
tableau suivant :
Tableau N0 IV-3 : Relevé des niveaux lithologiques dans les sondages :

CS
Sondages CMS CM CI
CS 1 CS 2 CS 3

S-41 0à6m 6 à 20 m 20 à 60 m

S-42 0 à 60 m

S-55 0 à 100 m

S-59 0à4m 4à9m 9 à 24 m 24 à 100 m

S-60 0à5m 5 à 19 m 19 à 100 m

S-61 0à5m 5 à 12 m 12 à 25 m 25 à 100 m

Un levé topographique du gisement de calcaire Zighinet (Figure N0 IV-2) a été réalisé avec
l’échelle 1/ 2 000 en coordonnées Lambert .

Le levé topographique présent :


-L’implantation des sondages dans le périmètre de gisement.
-L’orientation des profils (coupes géologiques).
-Délimité le taux d’exploitation.
2.1.5. Composition chimiques du calcaire de gisement Zighinet:
A l’échelle de gisement, la série peut être caractérisée par les compositions moyennes
de chaque niveau lithologique, calculé comme la moyenne pondéré des sondages. Les résultats
sont représentés dans le tableau suivant :

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Tableau N○ IV-4 : Les compositions chimiques moyenne de gisement du calcaire


Zighinet.
Elément
SiO2 Al 2O3 Fe2O3 CaO SO3 K2O Na2O Cl MgO
%

CMS 10,42 4,64 1,17 41,33 0,34 0,95 0,04 0,009 0,86

CS 1,56 0,65 0,28 53,47 0,18 0,11 0,05 0,007 0,48

CM 4,38 1,55 0,63 50,48 0,52 0,37 0,05 0,009 0,78

CI 1,02 0,52 0,14 53,83 0,18 0,09 0,06 0,007 0,47

 Interprétation des résultats :

Les caractéristiques chimiques de la formation calcaire sont déduites des résultats


d’analyses effectuées sur dix sondages compris dans le nouveau périmètre à savoir : S41, S42,
S55, S59, S60, S61, S66, S68, S69 et S70.

-CMS présentent un titre en CaO attient 41.33% lié aux alternances Calcaire/Marne.

-CS présentent un titre variant avec les niveaux 1, 2, et 3 le maximum étant attient pour le
niveau CS (calcaire à reduste).

-CM caractérise par un titre en CaO≤50% et des teneures en SO3 et K2O non négligeable ;
liées aux joint argilo-bitumineux observé entre les nodules calcaires.

-CI représente un titre en CaO élevé et une bonne homogénéité.

2.1.6. La Densité et Humidité :


Les mesures de densité effectuées sur une série d'échantillons prélèvent sur les carottes
conduit aux densités moyennes par rapport au poids sec suivantes :

Densité
Faciès
t/m3
CMS 1,8
CS 2,63
CM 2,64

CI 2,66

Les humidités prises en compte seront les suivantes (exprimées par rapport au poids sec).

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Humidité
Faciès
%
Marne
7,4±1,5
CMS
Calcaire
1±1
franc
Calcaire
3±2
noduleux
Les mesures d'humidité effectuées sur les marnes CMS donnent une moyenne de 7,4%.
(Par rapport au poids sec).

Pour les calcaires, l'humidité moyenne estimée est de 1% pour les niveaux de calcaire
franc et 3% pour les niveaux de calcaire noduleux.

2.1.7. Calcul des réserves :


Au stade de l’étude géologique initiale, les réserves géologiques totales évaluées
par CREUSOT LOIRE ENTREPRISE sur le gisement du Djebel Tilatou s’élèvent à
119 270 000 tonnes tous les faciès confondus (CMS, CS, CI). Plus tard, la carrière de la
cimenterie déjà en activité depuis 1986, avec l’avènement de la nouvelle réglementation
touchant l’exploitation devient une concession minière définie par un périmètre nouveau
appelé Zighinet.
Le gisement du calcaire Zighinet s’inscrit globalement sur un périmètre extérieur de
1 100m par 1 100m ; mais soncontour réel délimité par les bornes aux coordonnées
hectométriques lui confère une superficie de 88ha seulement. Dépourvu de toute forme de
recouvrement, il est formé d’une série de collines de 40 à 80m de l’hauteur et délimité
naturellement par une plaine au Nord et des thalwegs latéraux à l’Ouest. Dans les limites de ce
nouveau périmètre, seuls 10 sondages carottés sont conservés.
Les réserves géologique du gisement de calcaire Zighinet ont été calculées en utilisant
la méthode des coupes géologiques verticales et parallèles établies à l’échelle 1/1 000 et à base
d’un plan topographique à l’échelle 1/2 000, on ‘aperçoit qu’un périmètre de l’ordre de 8ha
environ n’a pas été levé. en raison des critères suivants :
- Faible aspérité de reliefs.
- Structure géologique simple.
- Faible pendage des coupes (≤100).
- Variétés lithologiques des faciès.

Par ailleurs, l’assise utile a été divisée en neuf blocs de catégorie de réserves limites par des
profils longitudinaux du Nord au Sud distants de 100m l’un de l’autre. Les sondages ne
trouvant pas sur la même ligne de profil géologique ont été projetés sur les axes correspondant
pour les commodités du calcul.
Le calcul des surfaces ainsi que le volume des blocs ont été réalisés à l’aide du logiciel
« GEOVAR ».
Le niveau de la base inférieur d’exploitation choisi est +890m ; avec un poids

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volumique de 2.6t/m3, les réserves géologiques globales des calcaires s’élèvent à 84 413 810
tonnes pour toute les catégories de calcaires confondus (CMS, CS, CM et CI) qui sont
suffisantes pour alimenter la cimenterie en sur-dosé pendant plus de 50 ans.
Les résultats de calcul sont donnés en détail dans le tableau suivant :

Tableau N0 IV-5 : Calcul des réserves de gisement de calcaire ZIGHINETE.


Distances
Aires des
entre les
Profils sections Formule Poids Total des
N○ de sections Volume des
limitant des de volumiques réserves
bloc des blocs (m3)
les blocs coupes calcul (t/m3) (m3)
coupes
(m2)
(m)
I-I' 13 670
B-1 100 1 309 250 1 2,6 3 404 050
II-II' 12 515
II-II' 27 270
B-2 100 2 948 500 1 2,6 7 666 100
III-III' 31 700
III-III' 38 450
B-3 100 4 062 500 1 2,6 10 562 500
IV-IV' 42 800
IV-IV' 42 800
B-4 100 4 863 000 1 2,6 12 643 800
V-V' 54 460
V-V' 54 460
B-5 100 5 373 800 1 2,6 13 971 880
VI-VI' 53 016
VI-VI' 53 016
B-6 100 4 947 800 1 2,6 12 864 280
VII-VII' 45 940
VII-VII' 45 940
B-7 100 4 400 800 1 2,6 11 442 080
VIII-VIII' 42 076
VIII-VIII' 42 076
B-8 100 3 091 670 2 2,6 8 038 342
IX-IX' 20 970
IX-IX' 20 970
B-9 100 1 469 530 2 2,6 3 820 778
X-X' 9 215
TOTAL / / / 32 466 850 / 2,6 84 413 810

Lors des calculs deux formules principales furent utilisées, ce sont les suivantes :

 1er cas : lorsque des surfaces des coupes S1 et S2 délimitant les blocs (I-I’) et (II-II’),
par exemple ont même ordre de grandeur du point de vue superficie.

S1  S 2
V xHxd
2

 2èmecas : lorsque la différence entre les deux surfaces des coupes S1 et S2 est supérieur

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XC e XC e
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m
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w

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.d o .c .d o .c
c u -tr a c k c u -tr a c k

à 40% dans les blocs (VII-VII’ ; IX-IX’) et (IX-IX’ ; X-X’) où il a été utilisé la formule
correspondante suivante :

( S1  S 2)  ( S1xS 2)
V xHxd
3

Avec :

- V : volume des réserves du bloc en tonnes.


- S1 et S2 : Surfaces des coupes(ou section) qui délimitent le bloc en m2.
- H : distance moyenne entre les coupes en m.
- d : poids volumique moyen de la roche pris égal à 2.60t/m3.

2.2. LE GISEMENT D’ARGILE RAS DRAA:


2.2.1. Localisation du gisement d’argile Ras Draa :

Le gisement d’argile Ras Draa est situé dans la zone du Djebel Tilatou soit à 50km au
Sud-ouest de la Wilaya de Batna à 15km d’Ain Touta et à 1.5km au Nord immédiat de la route
nationale N○28 Ain Touta-Barika à 2 km du gisement calcaire, ou elle forme des collines ; La
colline E a une hauteur de 30 à 40 mètres et la colline W une hauteur de 15 mètres par rapport
a la plaine s'étendant au Nord (Figure N0I-1).
D’une longueur de prés de 2000m et une largeur de 1400m.
L'argile constitue le terme supérieur du MIOCENE, reposant sur des formations calco-marno-
gréseuses du MIOCENE inferieur, discordant sur les assises du CRETACE.

Les argiles apparaissent au niveau du KOUDIAT EL MEDOUAR et s'étendent


largement dans la zone synclinale en direction de BARIKA.
Un titre minier d’exploitation sous le n○33 PM fut délivré le 17/12/2006 par l’Agence
Nationale du patrimoine minier au profil de la cimenterie S.CIM.A.T pour la carrière
d’argile Ras Draa sur une superficie de 53Ha.

Les coordonnées Lambert délimitant le périmètre du gisement son les suivantes :

Tableau N○IV-6 : Les coordonnées Lambert délimitant le périmètre du gisement


d’Argile Ras Draa.

Coordonnées UTM Coordonnées UTM


Points Points
X Y X Y

1 778 537,43 233 394,39 6 77 763 876 233 191,38

2 778 539,84 232 694,88 7 777 838,62 233 192,08

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h a n g e Vi h a n g e Vi
XC e XC e
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w w
w

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.d o .c .d o .c
c u -tr a c k c u -tr a c k

3 778 040,73 232 693,13 8 777 838,88 233 292,01

4 778 039,88 232 793,06 9 778 038,13 133 292,71

5 777 640,16 232 791,66 10 778 037,81 233 392,71

2.2.2. Méthode et volume des travaux :


La prospection de détail des gisements a été réalisée selon les techniques habituelles et
par phase successives :
-Reconnaissance des indices (inventaire).
-Prospection préliminaire soldée par une étude sommaire des indices à l’aide d’un
échantillonnage de surface, tranchées et puits.
-Etude géologique finale des gisements retenus.
Les sondages réalisées dans le gisement sont représentées dans le tableau suivant :

Tableau N○IV-7 : Caractéristiques des sondages réalisés dans le gisement d’argile Ras Draa.

Coordonnées Lambert Prof Coordonnées Lambert


○ Prof du
N du Altitude du N○ du Altitude
Sond
Sondage (m) Sond Sondage (m)
X Y X Y (m)
(m)

S-11 777 888,99 232 899,98 891,16 100 S-76 778 151,98 233 252,00 890,2 50,7

S-47 778 243,98 233 023,02 892,8 50 S-77 778 063,00 230 020,99 886,6 47

S-71 778 334,00 232 770,00 875,6 30,7 S-78 778 197,01 232 818,00 890,3 50

S-72 778 399,01 233 011,99 874,4 26,2 S-79 778 072,95 232 825,00 885 50

S-73 778 460,02 233 219,98 875,1 41,5 / / / / /

2.2.3. Caractéristiques géométriques et lithologiques du gisement d’argile Ras Draa:

Le gisement retenu est constitue par 2 collines situées au N immédiat de la route N028
et séparées par un oued médian.

De façon générale, les argiles présentent à l'affleurement un facies superficiel uniforme


vert, légèrement marneux, plastique, feuilleté, gypseux, légèrement sableux, passant en
profondeur dans les sondages, un facies analogue noir. Les argiles sont, en outre, légèrement
salées particulièrement en surface.

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h a n g e Vi h a n g e Vi
XC e XC e
F- w F- w
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c u -tr a c k c u -tr a c k

L'épaisseur du facies supérieur vert est de 20 mètres environ, et il est localement coiffe
par un recouvrement conglomératique blanchâtre (galets roules de calcaire dans trame
marneuse peu consolidée) dont l'épaisseur maximale reconnue est de 10 mètres environ.

En profondeur, le contact des argiles avec le MIOCENE calco-marneux de base est


franc et présente un pendage prononce vers l'W, entrainant une augmentation rapide de
l'épaisseur de 1'argile selon cette direction.

En outre, les sondages mettent en évidence une évolution du MS avec la profondeur


(origine paléogéographique).

Le MS croit lorsque l'on passe des niveaux inférieurs aux niveaux supérieurs ou l'on
rencontre localement des bancs minces de grés friables jaunâtres.

A l'échelle du gisement, compte tenu du pendage, les facies les plus siliceux constituent
la colline W sur les flancs de laquelle affleurent les bancs de grés.

Le gypse quant à lui apparait également dans les sondages et particulièrement dans le
niveau supérieur vert sous forme de filons centimétriques. En surface, les filons et
cristallisation sont nombreux, particulièrement dans le recouvrement.

En outre, localement entre les feuillets d'argiles apparaissent quelques fines


cristallisations de pyrite.

Remarquons enfin que 1'argile est compacte et dure, particulièrement en profondeur et


qu'aucun niveau phréatique n'a été rencontre lors des sondages.

2.2.4. Levé topographique et coupes géologiques du gisement d’Argile Ras Draa :

Les sondages ont été réalisés tantôt à l’eau claire ou à la boue, selon le mode rotatif
utilisé, avec un carottier simple ou double.

Au total sept (07) profils des coupes géologiques (FigureN0IV-5) d’orientation Nord-
ouest/Sud-est distants de 200m l’un de l’autre ont été importantes.

Chaque profil contient de l’un, deux jusqu’à trois ouvrages selon l’importance de
l’assise utile. La profondeur des sondages a varié de 13 à 100m.

L’épaisseur totale de l’assise utile (les deux variétés d’argiles confondues dépassent 100m).

En outre, un levé topographique (Figure N0IV-4) du gisement a été réalisé au 1/2 000
en coordonnées locales.

2.2.5. Composition chimiques d’Argile de Ras Draa :


A l’échelle de gisement, la série peut être caractérisée par les compositions moyennes

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h a n g e Vi h a n g e Vi
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c u -tr a c k c u -tr a c k

de chaque niveau lithologique, calculé comme la moyenne pondéré des sondages. Les résultats
sont représentés dans le tableau suivant :

Tableau N○ IV-8 : Les compositions chimiques moyenne de gisement d’argile Ras


Draa.

Elément (%) SiO2 Al2O3 Fe2O3 CaO SO3 K2O Na2O Cl MgO

Faciès inférieur
46,85 13,37 5,3 11,97 1,74 1,7 0,31 0,01 2,84
(MS=2,5)
Faciès moyen
45,86 13,04 5,05 13,12 0,61 1,75 0,38 0,014 2,94
(MS=3)

 Interprétation des résultats :

La composition chimique de la formation argileuse a été étudiée d’après les analyses


effectuées sur les échantillons provenant des sondages mécaniques carottés et situés dans la
périmètre d’exploitation de la carrière actuelle en l’occurrence les sondages S-11, 47, 71, 72,
73, 77 et 79.

L’examen des résultats d’analyses conduit à formuler les remarques suivantes :

La composition moyenne est celle d’une argile marneuse (CaO=12%), avec un


module silicique qui augmente du niveau inférieur au niveau supérieur.

Cette MS est liée à une diminution de l’alumine, Le fer et la silice varient de manière
peu significative. Alors que les teneurs en Alcaline, Chlore, et Magnésium sont fortes.

2.2.6. Densité et humidité :

Au total 21 échantillons (de tranchées et de carotte de sondages) ont été prélevés dans
les argiles pour effectuer les mesures de densité et de l’humidité naturelle.
Ces mesures ont conduits aux résultats suivants :

Densité moyenne : 2.05(t/m3) par rapport au poids sec.


Humidité moyenne : 17.6% par rapport au poids sec avec un maximum moyen : 20.3% les
valeurs à retenir sont les suivantes :
Densité moyenne : d=2 g/cm 3.
Humidité : W=17.6±3 %.

2.2.7. Calcul des réserves :


Au stade de l’étude géologique initiale, les réserves géologiques totales évaluées par
CREUSOT LOIRE ENTREPRISE sur le gisement d’argile du Djebel Tilatou s’élèvent à 20.8

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h a n g e Vi h a n g e Vi
XC e XC e
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c u -tr a c k c u -tr a c k

millions de tonnes sur les deux collines Est et Ouest.

Dès l’année 1986, l’exploitation du gisement d’argile a commencé sur la colline Est
aussitôt que la cimenterie a été mise en service. La colline Ouest a été rejeté raison de la
qualité médiocre de la matière première (module silicique trop élevé notamment).

Ensuite avec l’avènement de la nouvelle réglementation touchant l’exploitation des


carrières, un titre minier fut octroyé sur un périmètre nouveau appelé « Argile Ras Draa »
qu’il s’inscrit sur un périmètre extérieur de 900m de long sur 700m de large, raison son
contour réel délimité par les bornes aux coordonnées hectométriques lui confère une
superficie de 53ha seulement.

Le volume de la couverture est important soit 552 630m3 qui est considérée comme
des roches stériles. Il est formé d’une seule colline de 30m de hauteur et au pied de laquelle
passe un oued.

Dans ce nouveau périmètre ainsi défini, seuls neuf sondages carottés sont conservés.

Les réserves géologiques du gisement d’argile Ras Draa ont été calculées en utilisant
la méthode des coupes géologiques verticales et parallèles établies à l’échelle 1/1 000 et à
base d’un plan topographique à l’échelle 1/2 000, en raison des critères suivants :

- Faible aspérité de reliefs.


- Structure géologique simple.
- Faible pendage des coupes (≤10○).
- Variétés lithologiques des faciès.

Par ailleurs, l’assise utile a été divisée en deux blocs de catégorie de réserve B, cinq de
catégories C1et enfin deux blocs en C2. Ensuite 8 Profils d’orientation Ouest vers Est ont été
tracés pour couvrir tout le périmètre. La distance entre deux profils consécutifs est de 100m.

Les sondages ne trouvant pas sur la même ligne de profil géologique ont été projetés
sur les axes correspondants pour les commodités du calcul.

On a obtenu ainsi des mailles de recherche de l’ordre de :

- 250m x 350m pour la catégorie B.


- 350m x 400m pour la catégorie C1.
- 450m x 480m pour la catégorie C2.

Le calcul des surfaces ainsi que le volume des blocs ont été réalisés à l’aide du logiciel
« GEOVAR ».

Le niveau de la base inférieur d’exploitation correspond à +840m.

Avec un poids volumique de 2.0t/m3, les réserves géologiques globales des argiles s’élèvent à :

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- 4 094 360 tonnes, en catégorie B.


- 10 151 880 tonnes, en catégorie C1.
- 2 248 100 tonnes, en catégorie C2.

Les résultats de calcul sont donnés en détails dans le tableau suivant :

Tableau N 0 IV-9: Calcul des réserves de gisement d’argile RAS DRAA.

Distance
Aires
s entre
Profils des
les Volume Poids Total des
limitant sections Formule
N0 de bloc sections des blocs volumique réserves
les des de calcul
des (m3) s (t/m3) (m3)
blocs coupes
coupes
(m2)
(m)
III-III' 13 714 44 590 018
1 180 036
B-1 IV-IV' 13 105 1 2
VI-VI' 11 198 178 2 216 367 4 432 734
V-V' 11 198 973 560
1 947 120
B-2 VI-VI' 6 208 114 2 2
VII-VII' 967 98 314 416 628 832
TOTAL
4 094 361 2 2 8 188 722
B
II-II' 21 905 521 480
C1-1 1 2 1 218 660
III-III' 22 410 55
III-III' 6 311 435 180
833 543
C1-2 IV-IV' 8 195 60 1 2
V-V' 9 600 178 231 840 1 583 755
III-III' 2 395 70 700
141 400
C1-3 IV-IV' 2 655 28 463 690 2 2
V-V' 2 555 178 463 692
V-V' 9 600 113 975 245
1 1 950 490
C1-4 VI-VI' 7 661 107 790 908 2
V-V' 11 541 2 312 410
V-V' 2 555 113 558 030
2 323 850
C1-5 VI-VI' 7 797 98 695 653 2
VII-VII' 6 400 1 695 653
TOTAL
4 742 726 2 7 523 453
C1

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XC e XC e
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I-I' 14 625 100 521 125


C2-1 1 2 1 021 500
II-II' 19 022
VII-VII' 8 517 100 720 925
C2-2 VIII- 1 2 1 226 600
12 798
VIII'
TOTAL
1 242 050 2 2 248 100
C2
TOTAL
10 079 137 2 17 960 275
B+C1+C2

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3. L’EXPLOITATION DES CARRIERES :


Une bonne exploitation de carrière doit répondre :

1-à l’impératif de coût minimum ;


2-à la nécessité de fournir en tout temps un matériau répondant aux caractéristiques
chimiques requises.
3-au souci de préserver l’avenir de l’exploitation.

Notons qu’aucun ingénieur de fabrication ne sera capable, si habile soit-il, de conduire une
exploitation de carrière sans connaissance approfondie du gisement qui ne peut être obtenue
que par une reconnaissance préalable (étude géologique détaillée des gisements).
Les méthodes d’exploitation dépendent évidemment de la géologie locale. La découverte étant
enlevée, une carrière peut être exploitée : par zone, par couloir ou par étage ; ou par une
combinaison de 2 ou 3 de ces méthodes. Le choix est fonction des conditions
locales.

L’idée est d’avoir, à tout moment, une connaissance physico-chimique toujours


actualisée des zones, des couloirs ou des étages.

Cette connaissance complète celle résultant des campagnes des sondages.

Pour le cas d’une carrière exploitée par couloir, le responsable de la carrière fait
matérialiser sur le terrain des couloirs (lesquels sont perpendiculaires au front) qui reçoivent
des numéros.

Le laboratoire tient un compte soigneux des analyses des matières extraites dans chaque
couloir.
Cette méthode permet de prévoir, à court terme, les mélanges de matières, en provenance de
différents couloirs, qu’il faudra faire pour réaliser un cru aux caractéristiques chimiques
demandées.

Les matériaux bruts de carrière sont, sauf exception (extraction par ripage), d’une
granulométrie très grossière (quelquefois 0-1000 mm ou plus gros).

3.1. Estimation des résultats :

A ce stade de l’étude d’une carrière, les résultats géologiques obtenus sont pris en
considération :

 au niveau de la chimie :

A partir des compositions chimiques des différentes matières premières, il sera possible de
calculer les mélanges crus réalisables et les types de ciments que l’on pourra fabriquer.
Des essais de laboratoire réalisés sur les échantillons prélevés permettront d’étudier la

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h a n g e Vi h a n g e Vi
XC e XC e
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c u -tr a c k c u -tr a c k

broyabilité, l’aptitude à la cuisson des mélanges crus…..Ces éléments permettront d’orienter le


choix du procédé dans le cas d’une usine neuve.

 au niveau de l’exploitation proprement dite :

Les considérations prédominantes sont : l’évacuation des eaux de la carrière, la mise au

« Terril » de la découverte, la nécessité d’adapter la direction de l’extraction et du minage à la


fissuration et à la stratification, la facilité d’accès et le souci du paysage.

Dans les carrières, la hauteur des étages d’exploitation se détermine d’après la nécessité
d’un contrôle et d’une gestion efficace de la qualité des matières premières.

Pour ce faite, on dispose d’une carte topographique du site sur laquelle figure la
position des sondages réalisés ; A la verticale de chaque sondage, on connaît la coupe
géologique des terrains traversés, c’est à dire la profondeur des contacts entre les différentes
couches.

Les différents échantillons analysés permettent de connaître la composition chimique


de chaque couche à la verticale de chaque sondage.

Il faut donc maintenant relier entre elles les informations apportées par chacun des sondages
pour construire des documents synthétiques. Ces documents sont de différents ordres :

 COUPES GEOLOGIQUES ;
 BLOCS DIAGRAMMES.

3.2. Situation des carrières dans la chaîne de fabrication :

Le rôle des gisements doit fournir : soit directement (matière dosée), soit par mélanges
et additions, la meilleure composition possible de la matière crue pour satisfaire les exigences
de fabrication.

Le gisement des matières premières est le premier maillon de la chaîne de fabrication.


Il a dû être par une prospection de sondage, une étude géologique avec une évaluation des
réserves. Le gisement doit être à proximité de l’usine afin de minimiser les dépenses
nécessaires à l’acheminement de la matière.

Il faut environ 1,6 tonnes de cru pour faire 1 tonne de ciment.

La figure suivante représente la situation des carrières dans la chaîne de fabrication de ciment
(Figure N0IV-6) :

57
h a n g e Vi h a n g e Vi
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Figure N○IV-6 : Synoptique d’une étude des gisements des matières

premières pour cimenterie

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3.3. L’exploitation de Gisement du calcaire :

3.3.1. Extraction des calcaires :

Dans la majorité des cas, le calcaire pour l’industrie du ciment présente des qualités
mécaniques, telles que son extraction nécessite un abattage par tir de mine.

L’extraction se fait normalement à ciel ouvert, par abattage le long d’un front de taille à
l’aide d’explosifs placés dans des trous de mines eux même réalisés selon un plan de tir à
l’aide d’un engin appelé sondeuse.

Extraction se fait par les étapes suivantes :

a) Forage

La géologie de la carrière détermine le type d’outil à utiliser.

En effet, la nature et la qualité des roches à abattre, la tectonique des lieux, les
inclusions,
l’humidité sont autant de facteurs indispensables à toute étude préliminaire de forage.
Ces études conduisent à la sélection entre les deux grandes techniques de forage : la rotation et
la perforation.

L’outil sera en général, du type rotatif pour les roches tendres ou peu abrasives et du type à
percussion pour les roches dures.

Les foreuses rotatives utilisées dans les carrières de l’industrie du ciment sont livrées
montées au choix sur chenilles ou sur roues pneumatiques. Ce dernier équipement
permet un déplacement plus rapide de la machine d’une plate-forme à l’autre.

La commande de toute l’opération de forage est entièrement automatique. Les tiges


nécessaires pour la profondeur à forer sont choisies préalablement, et la vitesse de rotation,
ainsi que l’avance sont réglées avant l’opération. Le conducteur ne doit plus, alors pendant le
processus de forage, qu’ajuster la vitesse d’avancement et la vitesse de rotation en fonction du
terrain.
Dans les roches carbonatées on utilise des couronnes rotatives équipées de taillants en métal
dur comme outil de forage.

b) Tir

Les trous de mines : Ils peuvent être verticaux, mais ils sont de plus en plus inclinés de 20○ à
30 ° en direction du front de taille. Cette inclinaison permet un meilleur dégagement au pied du
front de taille et une meilleure fragmentation de la partie supérieure de matériaux abattus.
Le diamètre des trous est généralement compris entre 75 mm et 300 mm. Actuellement on a
tendance à faire des gros diamètres qui sont plus économiques.

La profondeur du trou doit dépasser légèrement en dessous du plancher du gradin, ceci assure
un bon arrachement au pied.

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Pour des raisons de sécurité la hauteur du gradin ne doit pas dépasser 15 m.

c) Les explosifs

Les explosifs utilisés en carrières sont généralement de deux types :

 les dynamites qui sont à base de nitroglycérine.


 les explosifs nitratés, qui sont à base de nitrate d’ammonium.

Les dynamites sont présentées en cartouches ; dans certains pays, les variétés plastiques
peuvent également être vendues en sacs. Ce sont des explosifs brisants, généralement puissants
mais très chers. Elles sont utilisées comme charge de fond de trou où une grande puissance est
nécessaire.

La mise à feu des tirs est effectuée par des détonateurs électriques ou « amorces » et cordeau
détonnant.

La consommation moyenne d’explosifs est, dans le calcaire de l’ordre de 100 grammes par
tonne abattue mais elle peut varier en fonction de :

 la dureté de la roche.
 la structure de la roche : massive, fissurée.
 la fragmentation recherchée après abattage.
 la nature de l’explosif.

3.3.2. Chargement et transport :

Par chargement on entend le chargement des matériaux extraits sur le matériel de


transport qui l’achemine jusqu’au concasseur.

On utilise généralement des chargeuses pneumatiques ou à chenilles. La capacité de leur godet


est entre 5 et 10 mètres cubes.

Nous envisageons ici que des transports de matières entre le lieu d’extraction et le
concasseur. Les dumpers et les camions restent le mode de transport le plus utilisé. La capacité
des bennes utilisée chez nous est de l’ordre de 40 tonnes mais il existe des dumpers qui
peuvent atteindre plus de 100 tonnes. Le nombre de dumpers dépend du débit du concasseur.

3.3.3. Condition d’exploitation :

Les modalités d’exploitation de la carrière de la cimenterie d’Ain Touta sont déjà bien
connues et fixées puisque le CETIM élabore périodiquement un plan détaillé d’exploitation qui
reste valable sur toute l’étendue du massif en raison de la régularité des faciès composants
l’assise utile. Ces modalités s’appliquent également au gisement calcaire Zighinet.

Les planchers généralement inclinés vers l’Est permettent de réaliser l’exhaure de façon
naturelle par le thalweg situé à l’Est du gisement.

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Ce mode d’exploitation conduit à utiliser totalement le gisement dont les réserves


géologiques globales calculé pour un plancher d’exploitation inférieur commençant à la côte
890m avec un pendage de 2% s’élèvent à 84 413 810 tonnes pour toutes les variétés de
calcaires existantes.

Pour produit 1 000 000 T/ans de ciment, il faudrait extraire 1 026 333 tonnes de calcaire soit
4 105t/j.

L’exploitation de la carrière se fait à ciel ouvert, suivant des gradins de 15m allant de
haut en bas, par la méthode d’abattage à l’explosif et comprendra les opérations suivantes :

- Forage des trous de mines.


- Abattage (tirs d’explosifs)
- Transport.
- Concassage.

On prendra soin de préparer également les banquettes de circulation de la sondeuse


pour que celle-ci puisse à son tour entamer le forage des trous de mines.

Des bermes de sécurités et de transport seront prévues à chaque niveau et auront une
largeur de 10m pour permettre leur utilisation éventuelle comme pistes de circulation.

3.3.4. Planning des travaux d’exploitation :

A la base des caractéristiques des roches à exploiter, l’abattage sera réalisé par la
méthode de foration et de tir à l’explosif, ainsi que l’introduction un nouvel outil (SURFACE
MINER).

Ainsi les zones qui vont alimenter la cimenterie en sur-dosé durant l’année 2010 sont définies
par les niveaux d’exploitation comme suit :

 Niveau +910m : 200 000 t/an.


 Niveau +920m : 800 000 t/an.
 Niveau +930m : 500 000 t/an.

Les quantités dégagées par niveaux sont représentées dans le tableau suivant :

Tableau N○IV-10 : Quantités dégagés par niveaux :

Caractéristiques NV 910m NV 920m NV 930m

Superficie (m2) 30 770 80 000 9 615

Hauteur de gradin
10 10 20
(m)
Poids volumique
2,6 2,6 2,6
(t/m3)

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Volume (m3) 6 923 307 692 192 308

Tonnage (tonnes) 200 000 800 000 500 000

Durée de vie (mois) 1,6 6,4 4

En somme, les trois niveaux (+910m, +920m et +930m) situés dans le prolongement
l’un de l’autre, il s’avère néanmoins que les variantes de travail sont différentes l’un de l’autre.

Pour les niveaux +910m et +920m on utilisera les explosifs.

Pour le niveau +930m (en partie) on travaillera avec le SURFACE MINER.

3.3.5. Travaux d’extraction des calcaires du gisement de Zighinet :

Les propriétés physico-mécaniques du calcaire exigent l’utilisation des explosifs pour son
ameublissement préalable. Ainsi il y a lieu d’utiliser la méthode de foration et de tir qui
apparaît dans son ensemble une solution évidente.

 Pour réaliser cet objectif de fragmentation et d’optimisation, une (01) de tir est
proposée pour un essai suivant la zone arrêtée lors de l’exercice 2010.

Les préalables des variantes de tir sont :

 Un (01) tir par semaine (05 jours) de travail soit une volée de tir égal à 25 000 jusqu’à
35 000 tonnes, vu que la production de la carrière de calcaire est passée de
1 200 000 t/an à 1 500 000 t/an.
 Chargement (continu ou discontinu) des trous de mine.
 Tir sur une rangée ou deux rangées dans certains cas ou condition de travail.
 Le souci majeur d’une opération de tir est de diminuer la consommation spécifique
d’explosifs (de 130g/t à 160g/t).

3.4. L’exploitation de gisement d’Argile :

Comme pour le calcaire, la carrière d’argile ne doit pas être très éloigné du site de l’usine
car la consommation d’argile est aussi importante, 20% environ. Les argiles véritables sont des
roches plastiques de teintes diverses : blanchâtre, grise, rouge.
Elles peuvent contenir un peu de potasse, de soude, de magnésie. Elles renferment aussi de la
chaux.

3.4.1. Extraction et transport d’Argile :

L’extraction de l’argile se fait généralement par ripage à l’aide d’un bull. Mais on utilise
parfois des explosifs pour l’extraction du schiste.

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Suivant l’éloignement de la carrière argile du site de l’usine, le transport se fait soit par
camions, soit par dumpers.

3.4.2. Condition d’exploitation :

Les modalités d’exploitation de la carrière d’argile Ras Draa sont déjà bien connues et
fixées puisque le CETIM élabore périodiquement un plan détaillé d’exploitation.

Le plan annuel est réalisé pour faciliter l’extraction afin d’alimentation en sous-dosé la
cimenterie de Ain Touta à raison de 420 000 tonnes contribuant à la production de 1 000 000
tonnes de clinker par an.

L’exploitation de la carrière d’argile de la cimenterie Ain Touta a commencé en 1986


dés la mise en service de l’usine.

Le volume de réserves géologiques d’argile restantes s’élève à 16 730 000 tonnes pour
toutes les catégories confondues (B, C1, et C2). Le volume total du recouvrement est estimé à
560 000 m3, soit un coefficient de découverture de 0.2.

L’exploitation de la carrière se fait à ciel ouvert, suivant des gradins successifs de 5 à


6m, allant de haut en bas.

Pour produire 1 000 000 t/an de ciment, il faut extraire 420 000 tonnes d’argile soit 1 680t/j.

L’exploitation se déroule selon les paramètres techniques afférents à une carrière d’argile.

 Avancement des fronts de taille d’Ouest vers Est du gisement.


 Angle de talus de la carrière à 300.
 Opération de risque sur une distance de 50m.
 Opération de refoulement sur distance de 50m.
 Opération de chargement à l’aide de godet de 5.6 à 6m3.
 Transport d’argile à l’aide de camion ayant une charge utile de 20 à 35 tonnes.

Le volume de la couverture est important soit 552 630m3 mais les réserves géologiques
des argiles de Ras Draa entrant à raison de 19 à 21 % dans le mélange cru sont amplement
suffisantes pour satisfaire les besoins de la cimenterie en sous-dosé encore pendant 16 années.

4. CONCLUSION:

La prospection géologique menée dans les Aurès en vue de l’implantation d’une


cimenterie dans la wilaya de Batna d’une capacité annuelle de 1 million de tonnes de clinker a
comporté une vaste campagne de reconnaissance régional, basée sur des études d’un
échantillonnage de surface en combinaison avec des sondages mécaniques carottés, qui a
permis d’inventorier tous les indices chimiques de la région.

A l’issue de cette vaste campagne de travaux, les gisements de calcaire et d’argile du Djebel
Tilatou ont été retenus comme solution définitive car ils présentent à tous les égards (qualité,
infrastructure) les caractéristiques des matières premières les plus convenables à la production
des ciments à voie sèche.
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Le gisement du calcaire Zighinet a des dimensions d’ordre de 2000m de longueur sur


une largeur de 800m environ, dépourvu en surface de toute forme de recouvrement.

Il est formé d’une série de collines de 40 à 80 mètres de hauteur et délimité


naturellement par une plaine au Nord et des thalwegs latéraux à l’Ouest, au Sud et à l’Est.

Les travaux de laboratoire et les analyses chimiques ont permis de conclure que le
calcaire étudié renferme quatre faciès lithologique différents (CMS, CS, CM et CI) et
affectées de nombreuses failles, il possède néanmoins une composition chimique stable et
régulière.

Le gisement d’argile Ras Draa a des dimensions d’ordre de 2000m de longueur sur
une largeur de 1500m.

En surface, l’argile est recouverte de dépôts conglomératiques et de terre végétale.

Il est formé de deux collines (colline Est et Ouest) de 30m de hauteur chacune. Un oued
médian sépare les deux collines.

Les essais de laboratoire ont permis de conclure que l’assise utile argileuse présente
sur les vingt mètres premières un faciès marneux de couleur verte, plastique, feuilletée et
gypseuse et légèrement sableuse.

Le gisement d’argile renferme trois faciès différents qui donnent des réserves
suffisantes et de bonne qualité de la matière première pour assurer la pérennité de cette
cimenterie.

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CHAPITRE IV :
ETUDE
DES GISEMENTS
DE LA MATIERE
PREMIERE
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1. INTRODUCTION :
En leur temps, les romains furent les premiers à fabriquer un liant hydraulique capable
de faire prise sous l’eau en mélangeant de la chaux à des cendres volcaniques. Bien que
connues depuis l’antiquité, les propriétés d’hydraulicité de ce mélange sont restées
inexpliquées pendant des siècles.
Ce n’est qu’en 1817 que Louis Vicat en établit la théorie et révéla les principes de
fabrication du ciment artificiel que nous utilisons encore aujourd’hui. En 1824, l’écossais
Aspdin augmente la température de cuisson du ciment jusqu’en début de fusion des matériaux
de base et donne au ciment le nom de Portland en référence à la pierre de cette région dont les
propriétés étaient comparables.

2. DEFINITION DU CIMENT :
Le terme " ciment " est issu du latin qui signifie mortier. Le ciment est un liant
hydraulique qui durcit tant à l’air que sous l’eau. Il est obtenu par broyage fin du clinker avec
une quantité nécessaire de gypse et un / ou des ajout(s) minéraux actifs (ciment composé),
faite simultanément ou par malaxage minutieux des mêmes matériaux broyés séparément.
Le ciment est généralement fabriqué en cuisant vers 1450°C des mélanges de calcaire
et d’argile. On obtient alors des nodules durs, appelés clinkers ; c’est en broyant très finement
ceux-ci, additionnés d’un peu de gypse, qu’on produit le ciment Portland. D’autres types
peuvent être obtenus en mélangeant ce clinker broyé avec des constituants, broyés également,
qui présentent des propriétés hydrauliques ou pouzzolaniques : ce sont soit des laitiers de
hauts fourneaux granulés, soit des cendres volantes ou encore des pouzzolanes, naturelles ou
artificielles.
Il existe, en outre, des ciments spéciaux, tels les alumineux ou les sursulfatés. La
principale utilisation du ciment est le béton, dont il est le composant actif, mais il entre aussi
dans la composition des mortiers pour maçonneries ou pour enduits.
La dénomination de ciment a été autrefois employée dans le commerce pour désigner de
nombreux matériaux dont la propriété essentielle était de pouvoir servir de liant.
Ainsi, était communément appelé « ciment », les liants inorganiques tels que la chaux,
les pouzzolanes, etc.… et les liants organiques souvent appelés ciment, tels que « ciment
caoutchouc » ou « ciment époxy ».

Afin d’éviter des malentendus, les diverses commissions de normalisation, dans


différents pays ont fixé pour le ciment la définition suivante :
(Les ciments sont des liants durcissant à l’air et sous l’eau et résistant à cette dernière
après durcissement. Ils consistent essentiellement en combinaisons d’oxyde de calcium,
de silice, d’alumine et d’oxyde de fer et remplissant les conditions fixées par les normes
pour leur durcissement et leur stabilité. La matière première crue ou au moins, la plus
grande partie des éléments constituants les ciments aura été chauffée jusqu’à
clinkérisation (c'est-à-dire jusqu’à vitrification).

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3. COMPOSITION DES CIMENTS :


3.1. Constituants principaux :

a. Clinker Portland:

Produit de la cuisson des constituants du ciment, à la sortie du four et avant broyage. Le


clinker se présente sous forme de nodules durs et cristallisés, de teinte gris foncé pour les
ciments habituels et verte pour le clinker de ciment blanc.
La composition des clinkers gris est en moyenne :
 Silicate tricalcique ou alite (SiO2 – 3 CaO), en abrégé C3S : 50 à 65%
 Silicate bicalcique ou bélite (SiO2 – 2 CaO), en abrégé C2S : 15 à 20%
 Aluminate tricalcique ou célite (Al2O3 – 3 CaO), en abrégé C3A : 5 à 15%
 Ferro-aluminate tétracalcique (Al2O3Fe2O3 – 4 CaO), en abrégé C4AF :5 à 10%
 Chaux libre CaO 62 à 67 %
 Magnésie MgO et alcalis en petites quantité accessoirement (0,5% – 2%)
La composition minéralogique du clinker obtenu après cuisson des matières crues est fonction
de la composition du mélange mais aussi de la température de cuisson et des conditions de
refroidissement (trempe à l’air).
b. Gypse :
Le gypse dénommé aussi gypsite est une roche saline commune des bassins
sédimentaires soumis à subsidences, elle est composée principalement du minéral
gypse, minéral salin très commun des séries sédimentaires, et de sulfate doublement
hydraté de calcium. Ce dernier est à la fois une espèce chimique et une espèce
minérale, décrite par la formule de formule CaSO4 · 2 H2O.

3.2. Autres constituants secondaires (les ajouts):

Associes au clinker, les autres constituants modifient les propriétés du ciment grâce à
leurs caractéristiques chimiques ou physiques.

a. Laitier granule de haut fourneau:

Résidu de la fabrication de la fonte provenant de la gangue des minerais de fer et des


fondants que l’on ajoute au minerai. Sa composition est d’environ 1 partie d’alumine pour 2
parties de silice et 3 parties de chaux. Pour être actif, le laitier doit être granulé (projeté à
l’état fondu dans un courant d’eau froide). C’est dans cet état vitreux qu’il peut être mélangé
au clinker pour former un des éléments résistants des ciments hydratés.

b. Pouzzolane naturelle :

La pouzzolane est une roche naturelle constituée par des scories (projections) volcaniques
basaltiques ou de composition proche. Elle possède une structure alvéolaire. La pouzzolane
est généralement rouge ou noire, avec toutes les teintes intermédiaires, exceptionnellement
grise.

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c. Cendres volantes (V ou W) :

Elles proviennent du dépoussiérage des gaz de combustion des centrales thermiques


alimentées au charbon. On distingue :

 Les cendres volantes siliceuses (V) : qui ont des propriétés pouzzolanique.
 Les cendres volantes calciques (W) : qui ont des propriétés hydrauliques et, par fois,
pouzzolaniques.

d. Schistes calcines:

Ce son des schistes que l’on porte à une température d'environ 800°C dans un four
spécial, finement broyés, ils présentent des fortes propriétés hydrauliques et aussi
pouzzolaniques.

e. Calcaire :

Une roche sédimentaire carbonatée contenant au moins 50% de calcite CaCO3,


pouvant être accompagnée d’un peu de dolomite, d’aragonite, de sidérite. Les calcaires sont
de faible dureté (rayés au couteau), et font effervescence (dégagement bouillonnant de CO2 )
à froid sous l’action d’un acide dilué (par exemple Hcl à 10%), ce qui les distingue des
dolomies, qui ne le font pas. Ils contiennent souvent des fossiles d’où leur importance en
stratigraphie, et ont de nombreuses applications pratiques (pierres de construction, fabrication
de chaux et de ciment, réservoir d’eau, d’hydrocarbures, de gaz).

Pour pouvoir être considéré comme un constituant principal du ciment.

f. Fumées de silice :

Les fumées de silice sont un sous-produit de 1'industrie du silicium et de ces alliages.


Elles sont formées de particules sphériques de très faible diamètre (de l'ordre de 0,l µm). Pour
entrer dans la composition d'un ciment en tant que constituant principal, elles doivent
comporter au moins 85% (en masse) de silice amorphe et avoir une surface massique
supérieure à 1500 cm2/g. Les fumées de silice ont des propriétés pouzzolaniques.

g. Fillers :

Ce sont des « Constituants secondaires » du ciment, c'est-a-dire qu'ils ne peuvent


jamais excéder 5% en masse dans la composition du ciment. Ce sont des matières minérales
(Poudre de calcaire), naturelles ou artificielles qui agissent par leur granulométrie sur les
propriétés physiques des liants (maniabilité, pour voir des rétentions d'eau) .

h. Le tuf :

Roche sédimentaire calcaire continentale, à aspect concrétionné, plus ou moins vacuolaire,


grise à jaunâtre, grossièrement litée

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3.3. Matières De Correction :

Les matières de correction sont des matériaux riches en silice et en oxydes de fer
utilisées en faible pourcentage dans le cru.

a. Sable : le sable siliceux est le matériau le plus utilisé dans la fabrication du ciment.

b. Le minerai de fer : Les minerais de fer sont utilisés pour apporter l’oxyde de fer qui
manque dans les matières premières.

Figure N0 V-1 : Schéma représente la composition du ciment.

4. QUELQUES TYPES DES CIMENTS COURANTS :

Le type de ciment indique la composition du ciment. Tous les ciments, quel que soit
leur type, peuvent contenir entre 0 et 5% de constituants secondaires.

a. Ciment Portland :

Désigne les ciments qui contiennent entre 95 et 97% de clinker et 3 à 5% de gypse. La


différence entre les différents types de ciment portland réside principalement dans le rapport
des teneurs en C3S et C2S et dans la finesse de mouture.

b. Ciment Portland Ordinaire :

Il contient environ 48% de C3S et 27%C2S et la finesse de mouture et aux environs de


2800-3000 cm2/g de surface spécifique.

c. Ciment Rapide

Il contient plus de C3S que le ciment portland ordinaire, il atteint donc une dureté
supérieure plus rapidement que le ciment portland.

d. Ciment Super-Rapide :

Est un ciment durcit encore plus rapidement et donc la teneur en C3S est encore plus
grande et dont la mouture est de 4400-4800cm2/g de surface spécifique.

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e. Ciment à Faible Chaleur D’hydratation :

Dans les grands travaux de coulage, le problème est de se débarrasser de la chaleur de


réaction rapidement dégagée. La on n’exige pas une réaction de prise et de durcissement, on
peut utiliser ce ciment à faible chaleur d’hydratation dont la teneur en C 3S est faible et sa
réaction de durcissement et de prise est lente.

f. Ciment Sulfatés :

Ce ciment à faible teneur en C3S est résistent aux agents chimiques surtout de l’eau de mer.

g. Ciment Avec Additifs :

Ces ciments sont produits pour avoir un ciment bon marché. Des additifs lui sont citer
entre autres le ciment au laitier qui peut contenir jusqu’à 85% de laitier granulé de haut
fourneau dans le clinker.

h. Ciment Blanc :

Le ciment blanc ou extra-blanc est un ciment portland sans oxyde métallique (sorte de
chaux lourde), destiné à la fabrication des carreaux ou des moulages. Il est remarquable par sa
finesse et sa blancheur, ne produisant aucune gerçure sur la surface lisse. Il fut inventé en
1870.Sa prise se fait entre 6 et 15 heures

Tableau N0 V-01 : Liste des différents types de ciments courants normalisés

par la norme NF P15-301

Ajouts et Matière
Types de Clinker
Désignation Teneurs en secondaire
ciment %
% (gypse)
Ciment 95 à 100
CEM I %
/ 0 à 5%
portland
Ciment L’un des
CEM II /A 80 à94 %
CEM II /B
portland 65 à 79 %
Ajouts 6à20% 0 à 5%
composé 21à35 %

Ciment de - 35 à 65 %
CEM III/A 35 à 64 %
Laitier - 66 à
CEM III/B haut 20 à 34 %
80 %
0 à 5%
CEM III/C fourneau 5 à 19 %
- 81 à 95 %
Pouzzolane
CEM IV/A Ciment 65 à 90 % cendre 10 à 35
0 à 5%
CEM IV/B pouzzolanique 45 à 64 % % 36
à 55 %
Ciment au laitier 18 à 30
CEM V/ A 40 à 64 %
laitier et aux % et cendre 31 0 à 5%
CEM V/ B 20 à 39 %
cendres à 50 %

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5. LE PROCESSUS DE FABRICATION DU CIMENT :

La fabrication du ciment implique :


La mise en œuvre de deux matières premières essentielles au moins, il s’agit du
calcaire et de l’argile, et parfois quand la nécessité le demande on fait appelle à des matières
de correction telle que le sable et le minerai de fer. Ces matières de correction sont utilisées
quand les matières premières de base sont pauvres en silice et en oxyde de fer.
Pour fabriquer du ciment il faut d’abord disposer des matières premières nécessaires
contenues dans des gisements de carrières bien étudiés et les réserves exploitables évaluées
avec précision.
Au minimum, il faut disposer d’une carrière de calcaire et d’une carrière d’argile (de
schiste ou de marne), puisque c’est deux matières sont utilisées en grande quantité.
Lors de la fabrication du ciment on doit impérativement passer par les différentes étapes
suivantes :

Figure N0V-2: Schéma type d'une cimenterie.

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Figure N0V-3 : Diagramme de principe de cimenterie d’AIN-TOUTA

Légende de diagramme de principe de cimenterie :

1. Carrière de calcaire. 2. Carrière d’argile

3. Atelier de concassage 4.Hall de stockage (pré-homogénéisation).

5. Trémies du broyeur. 6. Broyage crue (atelier de broyage).

7. Silos de stockage. 8. Four rotatif.

9. Silos de stockage (clinker). 10. Broyeur ciment.

11. Expédition (sac). 12. Expédition (vrac).

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5.1. Extraction des matières premières :


Les matières premières sont extraites des parois rocheuses d’une carrière à ciel ouvert
par abattage à l’explosif ou à la pelle mécanique ou encore par ripage au bulldozer. La roche
est reprise par des dumpers vers un atelier de concassage. Pour produire des ciments de
qualités constantes, les matières premières doivent être très soigneusement échantillonnées,
dosées et mélangées de façon à obtenir une composition parfaitement régulière dans le temps.
5.2. Préparation du mélange cru :
En fonction des analyses chimiques complètes, et le calcul du mélange, le laboratoire
fixe les proportions de chaque matière. Généralement on utilise approximativement :
Calcaire : 80%. Argile (schiste) : 17%. Sable : 2%. Minerai de fer : 1%.

Ce mélange est ensuite envoyé dans un broyeur où il sera finement broyé soit à sec
c’est le procédé par voie sèche soit en présence de 30 à 40% d’eau c’est le procédé à voie
humide.
5.3. Homogénéisation :
Dans tous les cas de figures, rare sont les carrières homogènes c'est-à-dire la même
teneur de calcaire sur l’ensemble du gisement. Pour cette raison on procède à l’harmonisation
qualitative de la matière obtenue. Cette homogénéisation permet d’avoir une stabilité de la
cuisson.

5.4. Le séchage et le broyage :


Pour favoriser les réactions chimiques qui suivent, les matières premières doivent être
séchées et broyées très finement (quelques microns) dans des broyeurs à boulets ou dans des
broyeurs à meules verticaux. Ces derniers, plus récents, sont plus économiques en énergie et
permettent un séchage plus efficace. Ensuite 3 voies sont possibles : la voie humide, la voie
sèche et semi-sèche. La première est plus ancienne et implique une grande consommation
d’énergie pour évaporer l’eau excédentaire. Dans ces procédés, les matières premières sont
parfaitement homogénéisées et séchées lors de l’opération de broyage afin d’obtenir la farine.
Celle-ci peut être introduite directement dans le four sous forme pulvérulente (voie sèche), ou
préalablement transformée en “granules” par humidification (voie semi sèche).

5.5. Cuisson :
La cuisson se fait à une température voisine de 1450ºC dans un four rotatif, long cylindre
tournant de 1,5 à 3 tour/minute et légèrement incliné. La matière chemine lentement et se préchauffe le
cru à environ 800°C. A la sortie du four, un refroidisseur à grille permet d’assurer la trempe des
nodules incandescents et de les ramener à une température d’environ 100°C. Tout au long de la
cuisson, un ensemble de réactions physico-chimiques conduit à l’obtention du clinker
• la décarbonatation du carbonate de calcium (calcaire) donne de la chaux vive.
• l’argile se scinde en sa constituante silice et alumine qui se combinent à la chaux
pour former des silicates et aluminates de chaux. Ce phénomène progressif constitue la
clinkérisation.
Cette matière est refroidie et stockée dans des silos ou dans un hall.

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5.6. Broyage du clinker, du gypse et des ajouts :


Pour obtenir un ciment aux propriétés hydrauliques actives, le clinker doit être à son tour
broyé très finement. Ce broyage s’effectue dans des broyeurs à boulets. Les corps broyant
sont constitués de boulets d’acier qui, par choc, font éclater les grains de clinker et amènent
Progressivement le ciment à l’état de fine farine, ne comportant que très peu de grains
supérieurs à 80 microns. A la sortie du broyeur, un cyclone sépare les éléments suffisamment
fins des autres qui sont renvoyés à l’entrée du broyeur. C’est également lors du broyage que
l’on ajoute au clinker le gypse (3 à 5%) indispensable à la régulation de prise du ciment.
On obtient alors le ciment "Portland". Les ciments avec "ajouts" C P J sont obtenus
par l’addition au clinker, lors de son broyage, d’éléments minéraux supplémentaires contenus
par exemple dans les laitiers de hauts fourneaux, les cendres de centrales thermiques, les
fillers calcaires, les pouzzolanes naturelles. Ainsi sont obtenues les différentes catégories de
ciments qui permettront la réalisation d'ouvrage allant du plus courant au plus exigeant.

5.7. Contrôle de qualité :


La qualité du ciment dépendent à la résistance et à la pérennité des ouvrages, le ciment
doit répondre à des normes très sévères sur les quelles les cimentiers s'engagent à respecter
scrupuleusement pour garantir la qualité du produit.

Les principales caractéristiques des cimenteries modernes sont les suivantes :

 Régularité de la qualité grâce à l'échantillonnage continu.


 L'analyse par fluorescence X, la pré-homogénéisation et la multiplication de contrôle.
 Recherche des économies d'énergie (utilisation de la voie sèche).
 Chasse aux nuisances (installation d'éléctrofiltres).
 Automatisation et centralisation des commandes principales associées a une conduite
a distance des appareils.

L'utilisateur trouve sur le marché une vaste gamme de produit lui permettant de choisir
au mieux son ciment compte tenu de l'ouvrage à exécuter et sa destination.

5.8. Expédition :
Après le broyage, le ciment est sous sa forme définitive, tel que nous le connaissons
sur les chantiers. Il est alors stocké dans des silos verticaux qu’il faut entretenir régulièrement
En effet au bout d’un certain temps, le ciment sèche dans les silos et s’entasse.
Il faut donc qu’il se renouvelle régulièrement dans les silos afin qu’il n’y stagne pas.
Pour se faire, on installe, des injections d’air dont la pression est plus forte vers l’extérieur et
moins forte vers le centre du silo.
En tète du silo un aspirateur d’air est également mis en place pour dégonfler le silo.
Par ce procédé, le ciment acquière les propriétés d’un fluide et ne se bloque plus, économisant
des pertes qui peuvent être conséquentes.
Le ciment est ensuite extrait de ces silos par un bec verseur. Ensuite, il vendu soit dans
des sacs en papier de 50 kg (à 2, 3 ou 4 plis), soit en vrac.
Le transport se fait par camions, wagons ou par bateaux.

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6. PRINCIPAUX PROCEDES DE FABRICATION DU CIMENT :

Pour la fabrication du ciment quatre voies technologiques sont possibles (sèche,


humide, semi-sèche, et semi- humide) chaque voie présente des différences par rapport à
l’autre au niveau de la préparation du cru et de la cuisson :
a. Voie humide:
Les composants du cru sont mélangés et broyés en présence d'eau formant ainsi une
pate fluide homogène et facile à broyer. Le four rotatif utilise pour la cuisson est de 200m de
longueur et 5m de diamètre, ces dimensions permettent le dégagement de l’eau existant en
grande quantité avant de commencer les réactions de clinkerisation, cette voie pressente
l’avantage de faciliter le broyage et améliorer l’homogénéisation de la pate mais son
inconvénient majeur réside dans la consommation excessive d'énergie lors de la cuisson.
b. Voie semi-humide :
La pate fluide est obtenue de façon analogue a la voie sèche et essorée grâce à des
filtres-presses constitues par des séries de plateaux carrés ou circulaires qui compriment la
pate plastique et la transforment en bâtonnets lisses ou stries de 2cm de diamètre et de 3cm de
long à l’aide d'une boudineuse. Les bâtonnets sont le plus souvent introduits dans un four
comprenant deux parties :
 Une grille métallique mobile dit de décarbonatation recevant des gaz chauds du four
ou la matière subit un séchage et un début de décarbonatation.
 Le four rotatif utilise est de l’ordre de 80m de long.

c. Voie sèche :
La matière première (cru) est séchée par les gaz issus du four puis broyée finement,
homogénéisée et envoyée dans le four de cuisson (four rotatif de 50 à 80m).
En réalité la partie du four nécessaire pour la cuisson de la farine crue est composée de
deux parties :

 La tour de séchage (ou cyclone) formée de quatre étages différents et le four, ce


précédé est le four proprement dit.
 La température a la sortie du cyclone et 1'entrée du four est généralement à 800°C.

Ce précédé plus utilise car il est le plus économique en énergie mais nécessite la mise
en œuvre d'importants moyens de captation des poussières (installation d'éléctrofiltres).
d. Voie semi-sèche :
La poudre est agglomérée sous forme de boulettes de 10 à 20mm à l'aide d'une
assiette granulatrice de 2 à 4m de diamètre inclinée de 50% et recevant la poudre
additionnée d'une quantité d'eau (12 à 14%). Ces boulettes arrivent dans un four constitue
de deux parties : Une grille de décoration analogue a celle du précédé par voie semi-sèche
ou les boulettes sont séchées et décarbonatées et sortent à 800-900°C, puis elles sont
introduites dans le four de cuisson analogue à celui de la voie semi-humide.
Remarque :

Pour la cimenterie d’AIN TOUTA adopte le procédé par voie sèche.

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Figure N0V-4: Différents procédées de fabrication de ciment.

Tableau N0V- 2: Caractéristiques des processus de fabrication du ciment.


Processus Avantages Inconvénients
Sec :
-four à préchauffeur 0,5 à 1% - utilisation des fumées pour le - exige des équipements de
d’humidité. séchage du cru. mélange et d’homogénéisation
-Consommation calorifique 3000 - basse consommation calorifique. plus sophistiqués.
à 4000 kJ/kg de clinker selon le - four court.
type de préchauffeur.
Semi-sec : - four court. -processus additionnel: granulation
- Granules avec 10 à 15% d’eau. - peu de poussière. - addition d’eau.
-Consommation calorifique - bonne granulométrie du Clinker. - consommation calorifique
3500 kJ/kg de clinker. - basse consommation calorifique. Elevée.
Humide :
-Pâte avec 30 à 40% d’eau. - four long forte consommation
-Consommation calorifique 500 d’énergie pour l’évaporation de
à 6000 kJ/kg de clinker. - homogénéisation facile. l’eau.
- consommation d’eau.
- production de poussière de four.

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Semi-humide : - matériau doit avoir bonne


- homogénéisation facile.
-Pâte avec 30 à 40% d’eau. aptitude à la filtration.
- four court.
-Gâteau filtré avec 17 à 22% - consommation d’énergie plus
- consommation calorifique réduite
d’eau. forte qu’en voie sèche.
- peu de poussière.
-Consommation calorifique. - processus additionnel filtrage,
- bonne granulation du clinker.
4000 kJ/kg de clinker. séchage gâteaux de pâte filtrée.

7. MATIERES PREMIERES :

Les matières premières de cimenteries se trouvent principalement dans la formation


géologique appartenant à l’ère secondaire (jurassique).

Théoriquement, on peut fabriquer du ciment portland à partir de matériaux quelconques


contenant la chaux, la silice, l’alumine et l’oxyde de fer.

Pratiquement, les possibilités sont plus limitées car, pour des raisons de facilité d’extraction, de
traitement et de réactivité chimique, certaines matières possèdent des qualités intrinsèques que
d’autres n’ont pas.

On classe habituellement les matières premières naturelles en :

a) Calcaire : plus de 80% de CaCO3

b) Eléments argileux calcaires : de 40 à 80% CaCO3

c) Argiles : teneur en CaCO3 inférieure à 40%

Tableau N0V-3: classification des matériaux de calcaires.

% en CaCO3 Dénomination du matériau

98 à 100% Calcaire très riche

90 à 98% Calcaire marneux

75 à 90% Marne calcaire

40 à 75% Marne

10 à 40% Marne argileuse

2 à 10% Argile marneuse

0 à 2% Argile

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Tableau N0V-04: Composition chimique des matières premières des cimenteries de


ZAHANA, BENI-SAF, CHLEF, AIN-TOUTA.

Matière CaO SiO2 A12O3 Fe2O3 MgO SO3 K2O Na2O PAF
Cemeteries
premiere % % % % % % % % %

Calcaire 49,19 7,65 1,29 0,29 0,57 0,05 0,04 0,03 40,12

ZAHANA Argile 7,37 59,60 12,30 4,95 1,17 0,30 2,22 0,28 11,07

Minerai 3,30 6,63 20,98 88,70 1,25 / / 0,05 6,45

Calcaire 53,59 2,15 0,65 0,20 0,38 0,51 0,05 0,06 42,03

BENI-SAF Argile 13,84 46,43 13,40 7,90 1,26 1,30 1,19 0,62 13,54

Minerai 6,47 7,26 3,64 74,20 0,51 / 0,08 0,07 7,34

Calcaire 47,74 7,06 1,50 2,40 0,39 0,02 0,07 0,05 39,51

Argile 2,74 56,98 22,60 6,10 1,78 0,34 1,08 1,15 7,06
CHKLEF
Minerai 3,43 87,12 2,50 2,30 0,45 0,03 0,20 0,06 3,08

Calcaire 53,70 1,99 0,70 0,40 0,52 0,15 0,10 0,01 40,70

AIN- Argile 12,80 46,50 11,54 5,10 2,60 1,12 1,55 0,58 11,70
TOUTA

Minerai 10,54 6,02 1,18 67,20 1,89 0,20 0,01 0,02 6,63

7.1. Les calcaires :

7.1.1. Concassage de calcaire :


L’atelier concassage calcaire est généralement situé prés de la carrière pour diminuer au
maximum le temps de rotation des engins. Le concassage a pour fonction de réduire les
matériaux provenant de la carrière à des dimensions de 30 à 40 mm. Cette opération
s’effectue, généralement en deux étapes successives :
 Concassage primaire : consiste à réduire les gros blocs de la carrière de l’ordre de 1 m³ en
de petits blocs de 150 à 300 mm.

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 Concassage secondaire : consiste à avoir une fragmentation plus poussée au matériau


ayant déjà été soumis au concassage primaire. Les blocs à la sortie du concasseur
secondaire ont des dimensions de l’ordre de 30 à 40mm.

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4
3

Figure N0V-5 : SCHEMA DU CONCASSEUR A MARTEAUX.

LEGENDE :

1- Tablier métallique (alimentation).


2- Chaines.
3- Cylindre d’entrée.
4- L’arbre d’entraînent.
5- Grille.

7.1.2. Transport Carrière – Usine :

La matière ainsi concassée est acheminée vers le hall de stockage à l’aide de bandes
transporteuses où elle sera stockée.

7.1.3. Stockage En Usine :

Un stock de calcaire en usine devrait avoir à peu prés l’importance d’une semaine de
marche du cru. Si, la carrière est hétérogène il faut souvent au préalable pré homogénéiser les
matériaux pour arriver à une composition plus homogène du composant CaCO3.

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Un stock de préhomogénéisation doit être obligatoirement précédé d’un contrôle


permanent de la composition des matières arrivant. En général, on met sur ce stock le calcaire
et l’argile ensemble et on se sert de ce mélange de base.

La reprise d’un tas de stockage peut se faire de différentes façons, par extracteur, par gratteur,
par roue-pelle.

7.2. Les argiles :


7. 2.1.Extraction et transport de l’argile :
L’extraction de l’argile se fait généralement par ripage à l’aide d’un bull. Mais on
utilise parfois des explosifs pour l’extraction du schiste.
Suivant l’éloignement de la carrière argile du site de l’usine, le transport se fait soit par
camions, soit par dumpers.
7.2.2. Concassage et stockage :
L’argile acheminée vers l’usine est concassée puis stockée dans un hall Parfois on crée
une aire de stockage dans l’enceinte de l’usine pour l’argile non concassée pour palier aux
intempéries.

8. STOCKAGE ET PRE- HOMOGENEISATION :


La production de la cimenterie est continue malgré l’arrêt d’un maillon.En règle
générale, le stockage est combiné avec un processus d’homogénéisation qui permet de
mélanger une matière hétérogène dans un stock par alternance de mise au stock.
La matière (Mélange) arrive normalement au stock convoyée par transporteur à bande
caoutchouc, d’où elle est reprise par un dispositif de reprise jusqu’au stocker, qui consiste à
une courroie caoutchouc montée sur flèche ou pont verseur, l’homogénéisation est obtenue par

Gerbage de la matière en cordons longitudinaux parallèles dont la reprise se fait


transversalement. On utilise la méthode de gerbage en tas.

Figure N0V-6: Le hall de stockage.

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Remarque:

 Pré - homogénéisation et Stockage de calcaire : Capacité : 2X 35000 t


 Pré - homogénéisation et Stockage de l’argile : 2 X 3000 t.

9. BROYAGE:
Le broyage consiste à amener la matière de l’état granuleux à l’état pulvérulent,
l’opération s’effectue par voie sèche.

Le changement plus ou moins poussé de l’état granulaire d’un matériau permet:

- Soit une utilisation immédiate (fabrication du ciment à partir du matériau issu du


four).

- Soit de franchir une étape dans son traitement (broyage des matières argilo-calcaires
destinées à la fabrication du ciment, traitement des minerais).

L’objectif du broyage peut être envisagé des deux manières suivantes:

 On cherche à retirer l’une des phases constitutives d’un matériau hétérogène, phase
que l’on concentra ultérieurement, c’est par exemple le principe du traitement des
minerais dans lequel le degré de broyage dépend de la taille des inclusions que l’on
veut libérer.
 L’activité physico.-chimique d’un matériau est d’autant plus grande que la surface
totale de l’ensemble de ces grains est plus élevée. On sait que le ciment ne peut faire
prise et durcir que si la plupart de ces gains sont inférieur à 100 t. Il faut donc chercher
dans ce cas à transformer le maximum de travail en surface.

9.1. Mode de fonctionnement des broyages à boulets :


Les broyeurs à boulets sont pratiquement les seuls broyeurs utilisés dans l’industrie du
ciment. Il est possible d’expliquer la manière dont s’effectue le broyage à l’intérieure de ces
appareils par la résultante de deux facteurs qui sont:
- le mouvement des corps broyant produit par la rotation de l’appareil.
- Le comportement du matériau sous l’effet des sollicitations variées qu’il subit.

Figure N0V-7 : broyeurs à boulets type TIRAX UNIDAN

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10 .SEPARATEUR (CYCLONE) :

10.1. Principe de fonctionnement du séparateur :


Les (08) cyclones constituent la partie des collections des particules fines. La circulation
d’air est provoquée par un ventilateur. Un circuit d’air raccordant les (08) cyclones l’un à
l’autre.La granulométrie est réglée par le changement de la vitesse de rotation de l’arbre
principal, ainsi que par la fixation des lames s’électrices.
L’air destiné à sécher les particules entre par l’intermédiaire de l’alimentation, atteint la
chambre à air qui est constituée par l’enveloppe inférieure et le déflecteur. Lors du séchage, l’air
chaud se met en contact avec la matière

Figure N0V-8 : Présentation de circuit de broyage (Broyage+ séparateur)

11 .CUISSON :

11.1. Conception du four rotatif :

Le four est un cylindre d’acier rotatif posé avec une inclinaison de 3 à 5% vers la
sortie. Il est calé à intervalles réguliers par des trains porteurs à galets. La rotation lui est
transmise à travers une couronne dentée, un pignon et un réducteur de vitesse.

Etant donné qu’il est incliné, le four aura tendance à se déplacer vers l’aval au cours
de sa rotation. Cette course axiale est freinée par des galets de retenue, installés à proximité
immédiate d’un ou deux bandages en s’appuyant sur leurs flancs inférieurs.

Le four est protégé contre les très hautes températures de service par revêtement de
briques réfractaires maçonnées à l’intérieur sur toute sa longueur. Le revêtement est sensible à
la déformation élastique du four et les variations de température. Le four doit marcher en
continu. Sa mise à feu après un arrêt doit être lente avec accroissement uniforme de
température et virage continu régulier.

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L’extrémité la plus en aval du four, la sortie, est fermée par un fond traversé par une
tuyère. La température de cuisson est aux environs de 1450°C. La chauffe est faite soit au
fuel, soit au gaz naturel, soit au charbon pulvérisé ou une combinaison de ces trois.

Les matières premières sont enfournées à l’entrée du four et se déplacent à contre-


courant des
gaz chauds, à travers le four jusqu’à ce qu’elles en ressortent par le refroidisseur sous forme
de clinker cuit.

Le four peut être, soit à voie humide pour la cuisson de la pâte, soit à voie sèche pour
la cuisson de farine crue. À un certain moment on utilisait aussi d’autres procédés : voie semi-
sèche ou voie semi-humide mais qui sont rares de nos jours.

Figure N0V-9 : four rotatif

12. PROPRIETES DES CIMENTS :

12.1. Caractéristiques physiques:

a. Comportement physico-chimique de la pate :

Le ciment est constitue essentiellement de :

Silicate tricalcique: 3CaO. SiO2 (C3S).


Silicate bicalcique: 2CaO. SiO2 (C2S).
Aluminate tricalcique : 3CaO. AI2O3 (C3A).
Aluminoferrite tétracalcique : 4CaO. Al2O3.Fe3O4 (C4AF).

Une fois la poudre de ciment mélangée à l'eau, les réactions d'hydratation se développe,
il se produit alors une cristallisation qui aboutit à un nouveau système de constituants hydrates
stables avec formation des cristaux en aiguilles plus ou moins enchevêtres produisant la prise

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Chacune des phases précédentes à un rôle spécifique dans l'acquisition des propriétés du
ciment hydrate et l’on peut scinder la réaction d'hydratation en quatre étapes ou phases :

1. Une phase initiale : au cours de laquelle le silicate tricalcique se dissout superficiellement


pour former un monosilicate de calcium hydrate.

2. Une phase dite dormante : au cours de laquelle la pate reste fluide, les réactions
précédentes se poursuit moins rapidement pendant une durée de 2 à 3 heures.

3. Une phase de prise : au cours de laquelle la pate acquiert une certaine consistance due
à l’interprétation des cristaux.

4. Une phase de durcissement : se développe environ 8 heures après le début de


l’hydratation et qui se poursuit pendant des années à une vitesse de plus en plus lente et dont le
résultat est 1' augmentation de la résistance mécanique et de la compacité.

La réaction chimique d'hydratation s'accompagne d'un dégagement de chaleur plus ou moins


important selon les ciments et la rapidité de prise.

b. Indice d'hydraulicité :

L'indice d'hydraulicité ou indice de (VICAT) est le rapport de la fraction acide du


ciment à la fraction basique :

I = fraction acide/ fraction basique .


I = (SiO2 + AL2O3) / (CaO +MgO).
La résistance chimique des ciments est d'autant meilleure que leur indice d'hydraulicité est
plus élevé.

Quand on a I> 0,5 : le ciment est dit basique (Portland).


Quand on a I< 0,5 : le ciment est dit neutre (riche en laitier).
Quand on a I # 1 : le ciment est dit acide (conventionnellement) ; ce sont ceux qui font prise
en mettant en liberté non de la chaux mais de l'alumine (ciment alumineux).

c. La prise:

La prise est le terme utilise pour décrire le raidissement de la pate de ciment.


Généralement la prise faite référencer au passage d'un état fluide à un état rigide.

Le phénomène de prise, qui s'accompagne d'un dégagement de chaleur plus ou moins


important, est lie à de nombreux paramètres :

 Le type du ciment, certains d'entre eux ayant des temps de prise beaucoup plus court
que d'autres dans les mêmes conditions d'ambiance.
 Le début de prise étant d'autant plus rapide que la finesse de mouture est grand.
 La température ambiante, la prise étant stoppée à 0°C, alors qu'elle est très accélérée
des que la température dépasse 30°C.

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 La présence de matières organiques dans l'eau.


 L'excès d'eau de gâchage qui agit alors comme retardateur.

Le temps de prise du ciment diminue avec 1'augmentation de la température, mais, au-dessus


d'environ 30°C.

d. Durcissement:
Une fois la prise amorcée, le phénomène d'hydratation se poursuit, c'est la période de
durcissement qui se poursuit pendant des mois voire des années au cours des quelles les
résistances mécaniques continuent de croître. Lorsqu'on désire un durcissement rapide, on
choisie des ciments de classe élevée et de préférence de classe « R » c'est-a-dire ayant la
caractéristique complémentaire rapide. Il est également possible d'utiliser du ciment
alumineux fondu (CA) qui après quelques jours atteindra la quasi-totalité de sa résistance.

e. Fausse prise :
La fausse prise diffère éclaire par le fait que la chaleur dégagée n'est pas important et
qu'un remalaxage de la pate de ciment, sans addition d'eau, en rétablit la plasticité jusqu’ à ce
qu'elle fausse prise de manière normale et sans perte de résistance. Parmi les causes d'une
fausse prise, on peut noter la déshydrations du gypse lorsqu'il est broyé avec un clinker trop
chaud : de l'hemihydrate (CaSO4.1/2H2O) et l'anhydrite (CaSO4) se forment et, lorsque le
ciment est mise en contact avec l'eau. Ils s'hydratent pour former des cristaux de gypse en
forme d'aiguilles. Ainsi a lieu ce que l’on appelle la « prise plâtre » entrainant le raidissement
de la pate.

f. Chaleur d’hydratation:
La dissolution des différents constituants est exothermique et, leurs pourcentages
relatifs, le déchargement de chaleur est plus au moins important, c'est le cas par exemple des
ciments riches en (C3A) que l’on cherchera à utiliser par temps froid ou en préfabrication, alors
qu'on aura intérêt à les éviter par temps chaud. Suivant les ciments, cette chaleur est comprise
à 12 heures, approximativement, entre 65j/g par exemple pour certains CHF-CEMIII/B et
300j/g pour certains CPA-CEM I.

g. Finesse de mouture :
La finesse de mouture, également appelée finesse Blaine, exprimée en cm2/g, représente
la surface spécifique ou surface développée d'une masse de l g de ciment. Elle est, d'une façon
générale, comprise entre 3000 et 3500cm2/g. Certains ciments tels les ciments prompts naturels
« CNP » ont un Blaine supérieur à 4500cm2/g. Plus la finesse est grande, plus les résistances
sont précoces et élevées.

h. Expansion :
Les causes possibles de l'expansion proviennent de l'hydratation des oxydes de calcium
ou de magnésium que peuvent contenir certains ciments sous forme de chaux ou de magnésie
libres. Les ciments doivent être stables, car les risques d'expansion dans le temps peuvent
provoquer des désordres importants par dislocation des maçonneries.

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La stabilité se détermine par l'essai Le Chatelir, qui consiste à mesurer l’écartement de


deux aiguilles solidaires d'un moule rempli de la pate de ciment a tester, et conserve dans de
l'eau bouillante. La valeur de l’expansion mesurée, doit être inferieure a 10mm pour tous les
types de ciments courants.

12.2. Caractéristiques chimiques des ciments :

D'une façon générale, les ciments doivent satisfaire au respect d'un certain nombre
d'exigences, résumées dans le tableau ci-après, quant à leur composition chimique :

Tableau N0V-5 : Caractéristiques chimiques des ciments courants.

Essais de Type Classe Exigence


Proprieties
reference du Ciment
de résistance

CPA-CEMI resistance
CHF-CEM III
Perte au feu CLK-CEM III Toutes classes <5 -

MgO CPA-CEM I Toutes classes <5 -


Residue CPA-CEM I
insoluble NFEN CHF-CEM III
CHF-CEM III Toutes classes <5 -
196-2
32,5
CPA-CEM I
32,5 R
<3,5 4
CPJ-CEMII (*) 42,5
Sulfates CPZ-CEMIV 42,5 R
(SO3) CLC-CEM V 52,5
52,5 R <4 4,5
CHF-CEM III
Toutes classes
CLK-CEM III/C - 5
Sauf 52,5 R <0,1 0,1

Chlorures Tout type (**) 52,5 R <0,05 0,05


NFEN
Pouzzolani- 196-21
NFEN CPZ-CEM IV Toutes classes Satisfait à
cite 196-5
l'éssai

(*) : Valable pour les CPJ-CEMII/A et B.

(**): Les CHF-CEMIII/A et les CLK-CEM III/C peuvent contenir plus de 0,1% de chlorures.

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12.3. Caractéristiques mécaniques des ciments:

La résistance normale d'un ciment est la résistance mécanique à la compression


déterminée conformément à la norme NF EN196-1 après 28 jours. Trois classes de résistance
sont couvertes, la lettre «R» précise que le ciment à une résistance élevée au jeune âge.

La norme spécifiant une limite inferieure et une limite supérieure dont les valeurs sont les
suivantes :

Tableau N0V-6 : les normes de la résistance mécanique à la compression.

Resistance a la compression (MPa)


Au jeune Normalisé Limite inferieure garantie
Classes age
2j 28j 2j 7j 28j
Li Li Ls
32,5 - 32,5 52,5 - 17,5 30
32,5 R 13,5 32,5 52,5 12 - 30
42,5 12,5 42,5 62,5 10 - 40
42,5 R 20 42,5 62,5 18 - 40
52,5 20 52,5 - 18 - 50
52,5 R 30 52,5 28 - 50

Li: Limite inferieure.


Ls: Limite supérieure.
En plus des résistances mécaniques, il existe d'autres caractéristiques garanties :

Tableau N0 V-7 : Autres caractéristiques garanties.

Caractéristiques Normes d'essais Conditions des Specifications de la norme


mesures

Retrait NFP15-433 Mortier Portland (*) < 800 urn/m a


32, 5 et 42, 5. 28 jours.

NFP15-461 CLK Autres <5%


ciments <4%
SO3
Exceptionnellement > 4 % ou 5% si gonflement a 28 jours
à 5°C< 250um/m (NF P 15 - 433).
MgO NFP15-472 CPA <5%
CI- CPA et CPJ < 5/10000 ème
(*) CPA et CPJ.

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13. CONCLUSION :

Le ciment, dans le développement est considérable, surtout depuis la deuxième guerre


mondiale, est un matériau de base fondamental et nécessaire à la construction.

Le ciment contient des constituants principaux : clinker et gypse et des constituants


secondaires(les ajouts) : laitier, pouzzolane, calcaire, fillers, le tuf etc. …..

On distingue plusieurs types de ciment, et le type de ciment indique la composition du


ciment. Tous les ciments, quel que soit leur type, peuvent contenir entre 0 et 5% de
constituants secondaires.

La fabrication du ciment se distingue par les étapes suivantes :

 Extraction des matières premières.


 préparation du mélange cru.
 homogénéisation.
 séchage et le broyage.
 cuisson.
 broyage du clinker, du gypse et des ajouts.
 Contrôle de qualité.
 et finalement l’expédition.

Il existe quatre méthodes de fabrication du ciment qui dépendent essentiellement des


matériaux :

 fabrication du ciment par voie humide (la plus ancienne).


 fabrication du ciment par voie semi-humide (dérivée de la voie humide).
 fabrication du ciment par voie sèche (la plus utilisée).
 fabrication du ciment par voie semi-sèche (dérivée de la voie sèche).

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CHAPITRE VI :
PARTIE
EXPERIMENTAL
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1. INTRODUCTION:
D’après nos stage pratique au niveau de la cimenterie de AIN TOUTA et la recherches
bibliographiques, les ajouts minéraux sont largement utilises pour la production de ciment
dans les pays industriellement développés.
Du point de vue économique, ils présentent un facteur bénéfique car la consommation
en clinker, dans la production du ciment portland baisse en fonction du taux d'ajout.
Dans cette partie, une étude sur l’influence d’un ajout Calcaire et l’influence des
propriétés physico-chimiques de la pate de Ciment sur les caractéristiques mécaniques des
mortiers pour obtenir des ciments et des mortiers ayant des propriétés comparables ou plus
performantes que celles des ciments Portlands de bases et des mortiers.

2 .CARACTERISATION DES MATERIAUX DE BASE UTILISEES DANS LA


FABRICATION DU CIMENT :
2.1. Propriétés chimiques:
Les propriétés chimiques du clinker et du ciment sont liées directement a leurs
compositions chimiques, qui différent d'un ciment à l'autre et influent directement la
composition minéralogique, qui a son tour détermine les propriétés du produit fini à savoir
(prise et Resistances mécaniques).
La composition chimique est: la détermination de 1'ensemble des teneurs en éléments
simples ramenés le plus souvent à leur oxyde et dont les principaux sont:
- CaO (chaux vive).
- SiO2 (silice).
- A12O3 (alumine).
- Fe2O3 (Oxyde de fer).
Outre les oxydes indiques ci-dessus, on peut rencontrer d'autres oxydes tels que (MgO,
SO3, K2O, Na2O) en faibles teneurs.
La chaux (CaO) provient de la décomposition du calcaire, par contre (SiO2, AI2O3 et
Fe2O3), sont les constituants de l'argile. Les autres oxydes en faibles teneurs constituent les
impuretés contenues dans la matière première.

2.2. Notion générale :

La plupart des constituants se trouvent à l'état lié dans le ciment, par contre la chaux vive
(CaO), la magnésie (MgO) et l'oxyde de soufre (SO3) peuvent exister à l'état libre.
a. La chaux vive (CaO) :
C'est le produit de décomposition du carbonate de calcium (CaCO3) au cours de la
clinkerisation, il se trouve en quantité non négligeable dans le calcaire. La chaux joue le rôle
capital dans la formation des quatre minéraux du clinker.
Si le cru contient une faible proportion de chaux on obtiendra par la suite un produit
céramique et non un liant, qui ne possède aucun pouvoir hydraulique.
La chaux est un constituant très actif qui se manifeste par la facilite de se lier avec les autres
constituants du ciment même à basses températures. Si la teneur en chaux (CaO) est importante on
risque de l'avoir sous forme libre (non combinée avec le clinker au cours de la cuisson).

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b. La silice (SiO2) :
C'est le résultat de la décomposition de l'argile. Si la proportion de silice augmente
dans le mélange toute la chaux qui y existe se trouve liée, il se forme alors plus de C2S que de
C3S, ce type de ciment est dit belitique et se caractérise par sa lenteur hydraulique et un
faible dégagement de chaleur.
Ce qui minimise l'effet thermique en améliorant la résistance mécanique à long terme du mortier
sans qu'il soit sujet a des fissurations. Ce ciment présente une grande stabilité vis à vis des sulfates ce
qui lui permet d'être utilise pour la construction des grands ouvrages.

c. L'alumine (AI2O3) :
L'alumine est un des constituants de l'argile, il constitue l'élément de base pour la
formation de C3A et C4AF, bien qu'il soit considéré comme fondant dans le clinker portland
par la formation de composes fusibles constituant la phase interstitielle. Sa teneur doit être
limitée afin de diminuer le taux de C3A principalement dans le ciment utilise dans les champs
pétrolifères car les ciments a teneurs élevées en C3A ont une hydratation rapide.

d. L'oxyde ferrique (Fe2Os) :


Pour la fabrication du ciment il peut être introduit sous forme de minerai de fer dans le cas
ou sa teneur dans l'argile est faible. Il est considéré fondant par excellence, il forme à basse
température des composes fusibles tel que le C4AF, qui après fusion donne une phase liquide
dans laquelle se forment les autres minéraux notamment l'alite. II donne aussi avec la chaux et
l'alumine ; l'alumino-ferro-calcique.

e. La magnésie (MgO) :
On la trouve assez souvent associée dans le calcaire sous forme de carbonate (MgCO3)
ou dans l'argile et elle est produite par décarbonatation à basse température (500°C).
La décomposition avancée lui permet avec l'augmentation de la température, de former
un réseau cristallin stable, entrainant ainsi un ralentissement de l'hydratation, qui ne peut
s'effectuer qu’à long terme après durcissement du mélange.
L'hydratation ultérieure du MgO s'accompagne d'une augmentation de volume du
réseau cristallin provoquant, ainsi des éclatements internes et des chutes de résistances
mécaniques du ciment durci, raisons pour les quelles la norme prévoit une teneur en : MgO
libre < à 5% dans le ciment.

f. Les alcalis (Na2O, K2O) :


Les alcalis se trouvent comme impuretés dans l'argile et le calcaire. Comme leur
température de fusion est très basse, ils jouent le rôle de fondant dans l’élaboration du ciment
en participant dans la formation de la structure de l'alite, mais présentent un véritable danger
lors de la cuisson du cru à cause de leur volatilité élevée qui provoque après leur condensation
un bouclage au niveau du cyclone

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2.3. Propriétés minéralogiques:


La composition chimique du cru ainsi que le régime de cuisson et de refroidissement du clinker
sont les facteurs principaux qui déterminent la composition minéralogique du ciment portland. Pour
pouvoir estimer la composition minéralogique on a introduit des modules qui en fonction de la
composition chimique du cru donneraient une composition potentielle du clinker. Pour avoir une bonne
composition chimique de chaque matière première et pour limiter les quantités des impuretés, on fait
une optimisation de la composition chimique à l'aide de trois (3) équations.

 Equation 1 : Taux de saturation en chaux [LSF]


Cette équation détermine la quantité de chaux nécessaire pour saturer les trois autres
oxydes (Si02, A1203, Fe203).

CaO
LSF  *100%
 2, 8 SiO2  l, 18 Al 2O3  0, 65 Fe2O3 
LSF = 92 à 98

LSF = Lime Saturation Factor (taux de saturation en chaux)

 Equation 2 : Module silicique [MS]

La deuxième équation nécessaire est celle qui détermine la relation entre la quantité de Si02 d'une
part et la quantité d'Al203 et Fe203 d'autre part. Ce rapport s'appelle, le module silicique.

SiO2
MS 
 A12 O3  Fe2O3 
MS = l, 9 à 3, 2

 Equation 3 : Module alumino-ferrique [MA]


La troisième équation est celle qui détermine la relation entre la quantité d'Al203 et de Fe203.
Cette équation s'appelle le module Alumino-ferrique.
A12 O 3
MA 
Fe2O 3
MS = 1, 5 à 2, 5

2.4. Caractéristiques du clinker :


a. La composition chimique du clinker :
Les analyses chimiques sont effectuées au niveau du laboratoire de la cimenterie (AIN-
TOUTA) par un appareille dite «appareille de QCX ».
Cet appareil est installe pour suivi la composition chimiques et la qualité des matières

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premières et corriger automatiquement ou bien manuelle les défauts dans les matières
premières. (Mode opératoire Tableau N0V-9)
Les résultats sont indiques dans le tableau suivant:

Tableau N0VI- 1 : La composition chimique du clinker- Cimenterie AIN TOUTA-

Composition SiO2 RI AI2O3 Fe2O3 CaO CaO MgO K2O +Na2O SO3 PAF Total LSF
Chimique % % % % % libre % % % % % % %
98,0
Echantillon 20,9 0,36 5,39 2,86 65,6 0,70 1,44 0,77 0,13 0,55 0,60 98,70
0
La Norme 17-25 <1,5 3-8 1-6 60-70 / 0,1-4 0,5- 1,3 <4 / / 98

b .Composition minéralogique du clinker :


En se basant sur certaines hypothèses, Bogue a développé une méthode qui permet de
connaitre la composition potentielle en minéraux principaux (C3S, C2S, C3A et C4AF) d'un clinker,
ou d'un ciment a partir de sa composition chimique.
Les hypothèses de départ de (Bogue) sont les suivantes :
 Toutes les réactions dans le four sont complétées.
 Tout le fer se combine avec l'alumine pour former le C4AF.
 Toute l'alumine se combine avec la chaux et avec le fer pour former le C3A et le C4AF.
 Toute la chaux se combine avec le fer, l'alumine et la silice pour former le C 4AF, le
C3A, le C2S et le C3S.
 La chaux combinée est la différence entre la chaux totale et la chaux libre.
 La substitution élémentaire dans les phases cristallines est négligée.
 Dans le cas des ciments, on considère que tout le SO3 provient du gypse.

 Equation des minerais de Bogue :


 C3S= 4,07 [CaO (T)-CaO (L)] -7,6 (SiO2-RI) - l, 43 Fe2O3 - 6,72 A12O3 .
 C2S  2,865 SiO2  RI   0, 754 C3S .
 C3A   2,650 AI2O3   1,692 Fe2O3  .
 C4 AF  3,04 Fe2O3 .
Les valeurs numériques résument dans le tableau suivant:
Tableau N0VI. 2 : La composition minéralogique du clinker.

C4AF % C3 A % C2 S % C3 S %
8,69 9,44 07,78 67,72

Le C3S présente le pourcentage le plus important avec 67,72 %, par contre les C4AF,
C3A et C2S qui sont présentes des pourcentages inferieurs à 10%.

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c. Propriété physique du clinker :


- Masse volumique apparente : 1220 kg/m3.
- Masse volumique absolu : 3040 kg/m3.
- Surface Spécifique Blaine : 3000 cm2/g.
2.5. Les analyses chimiques de gypse, calcaire et argile :
a. le gypse
Le gypse utilise comme ajout dans le ciment est de provenance locale, nous avons maintenu un
dosage de 6%, pour tous les ciments préparés pour les trois raisons suivantes :
 La qualité du gypse est moyenne.
 Pour ne pas masquer l’influence de la teneur en ajouts sur les propriétés mécaniques du
ciment.
 Pour régulariser la prise.
La composition chimique du gypse utilise est donnée par le tableau suivant:

Tableau N0VI .3 : La composition chimique du gypse.

SiO2 A12O3 Fe2O3 CaO MgO K2O Na2O SO3 Cl


% % % % % % % % %
8,78 2,45 1,26 29,043 0,49 0,56 0,03 31,38 0,002

b. le calcaire
Lors de la fabrication du ciment qui a servi de base a tous nos essais un ajout a été
utilise:

 L'ajout calcaire issu de la carrière de la cimenterie de (AIN-TOUTA).


Sa composition chimique est donnée par le tableau suivant:

Tableau N0VI .4: La composition chimique du calcaire.

SiO2 A12O3 Fe2O3 CaO MgO K2O Na2O SO3 Cl


% % % % % % % % %

2,03 0,67 0,32 54,28 0,41 0,11 0,01 0,15 0,00

c. l’argile
La composition chimique de l'argile utilisée dans la fabrication de clinker est donnée par le
tableau suivant:

92
h a n g e Vi h a n g e Vi
XC e XC e
F- w F- w
PD

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m
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.d o .c .d o .c
c u -tr a c k c u -tr a c k

Tableau N0VI .5 : La composition chimique de l'argile.


SiO2 AI2O3 Fe2O3 CaO MgO K2O Na2O SO3 Cl
% % % % % % % % %
44,69 11,53 14,54 2,44 1,60 0,42 0,99 0,35 0,019

3. CARACTERISTIQUES PHYSICO-CHIMIQUES:
3.1. Conditions générales des essais sur pate pure :
Les essais auxquels on va s'intéresser doivent être conformes à la norme française, spécifique
aux essais sur les ciments.
a. Atmosphère d’essai :
a.1.Température :
Pour la préparation de la pate pure et du mortier, et la confection d'éprouvettes
d'essais et leur démoulage, ainsi que les essais de prise, la température de la salle de travail et
des matériaux servant aux essais doit être de l'ordre de 20°C±2°C. La température de l'eau
servant a la conservation des éprouvettes doit être de l‘ordre de 20°C±1°C.
a. 2. Humidité relative :
L'humidité relative de la salle ne doit pas être inferieure à 65% (dans nos essais, l'humidité est
comprise entre 70 et 80%).
a.3. Pression atmosphérique:
La pression atmosphérique doit être normale.
b. L'eau utilisée :
L'eau utilisée pour tous les essais est l'eau potable renfermant peu de sulfates.
c. Outillages et appareillages utilises :
Les récipients utilises pour le gâchage et les moules servant aux essais et a la confection
d'éprouvettes doivent être étanchés et imperméables, huiler les faces intérieurs des moules et
colmater éventuellement leur point extérieur avec un produit tel que la grasse épaisse, la
paraffine.

3.2. Détermination de l'humidité du clinker et calcaire, gypse, argile :


a. Mode opératoire :
• Peser 20g d'échantillon dans une capsule en acier propre (Pi).
• Sécher dans un séchoir a 125°C pendant 2h 30mn (sauf pour le gypse 100°C).
• Apres refroidissement, peser l'échantillon sec (P2).
L'humidité est donnée par:

H 2O 
 Pi  P2  *100%
Pi

b. Résultats et discussion : Les résultats sont résumés dans le tableau suivant:

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Tableau N0VI-6: Valeur de l'humidité du clinker, calcaire, gypse et argile.


Les matières Le clinker Le calcaire Le gypse L’argile
H20% 0,10% 0,72% 4,46% 10,20%

CPA : ciment portland sans ajout


CPJ : ciment portland avec ajout
L'humidité engendre une dépense d'énergie supplémentaire pour le séchage de la matière
première, on aura colmatage (dépôt de métier) sur les parois du broyeur, ce qui rend le broyage
difficile et non fonctionnel.

3.3. Analyse du refus dans le ciment:


Cet essai réalisé Pour connaitre le pourcentage de la finesse de ciment
a. Mode opératoire:
 On pèse 5g de ciment (Pi).
 On opère un tamisage sur un tamis ALPINE propre de 45 µm pendant 3 minutes.
 On retire le refus et on pèse de nouveau (P2) : %Refus (45um) = (P2 / Pi) xl00
 Les normes de laboratoire d’AIN TOUTA 10%≤ Refus ≤ 14%.

Figure N0VI-1 : Tamis ALPINE de 45 µm.

b. Résultats numériques : Les résultats sont résumés dans le tableau suivant:

Tableau N0VI-7: Analyse du refus dans le ciment.

Nature de Ciment CPA CPJ avec ajout calcaire

% de calcaire 0 5 10 15 20 25 30

% Refus 13.10 12.80 12 11.60 11.50 11.32 10.94

CPA: ciment portland sans ajout


CPJ : ciment portland avec ajout

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c u -tr a c k c u -tr a c k

Les ciments (CPJ) ont un refus plus faible que les ciments (CPA) en raison d’ajout
calcaire qu’ 'ils contiennent. Ce qui rend le broyage facile.

3.4. Mesure de la Surface Spécifique Blaine (SSB) (NF 231):


Dite aussi mesure de la finesse du ciment. Les ciments se présentent sous forme de poudre
finement divisée, cette finesse est une caractéristique importante.
Lors du gâchage, plus la surface de ciment en contact avec l'eau est grande et plus l'hydratation
est rapide et complète. La finesse est généralement exprimée par sa surface massique, c'est la surface
totale des grains contenus dans une masse unité de poudre.
La surface massique est généralement exprimée en (cm2) de surface des grains de ciment par
gramme (g) de poudre. La finesse est déterminée par un appareil appelé (Perméabilimètre de BLAINE,
qui consiste a mesurée le temps nécessaire pour le passage d'un volume d'air a travers les couches du
liant après avoir déterminer la température, densité et masse volumique .
a. Mode opératoire :
1. Placer grille + papier filtre + ciment (quantité calculée : 2.777 g) + papier filtre,
2. Tasser et ôter le piston,
3. Vérifier le niveau du liquide : il doit arriver au trait inférieur ; si nécessaire, parfaire ce
niveau,
4. Placer la cellule sur l’ajutage. La jonction doit être étanche (très mince couche de
vaseline). S’assurer de l’étanchéité de l’ensemble (boucher la cellule avec le pouce,
aspiré avec la poire pour faire monter le liquide aux environs du trait supérieur (Si on
ferme le robinet, le niveau doit rester constant).
5. L’étanchéité étant réalisée, aspirer le liquide jusqu’à ce qu’il atteigne le trait supérieur
(1), et fermer le robinet.
6. L’air traverse le ciment, et le niveau du liquide baisse : chronométrer le temps que met
le liquide à passer du 2eme trait au 3eme trait.
7. En déduire la surface spécifique : SSB = K T
Avec :
SSB : Surface Spécifique Blaine cm2/g.
K : constante de l’appareil Blaine 400.08
T : Temps en seconde

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Figure N0VI-2 : Perméabilimètre de BLAINE.

b. Résultats et discussion : Les résultats sont résumés dans le tableau suivant:


Tableau N0VI.8: Mesure de la Surface Spécifique Blaine (SSB).

Nature de Ciment CPA CPJ avec ajouts calcaire

% de calcaire 0 5 10 15 20 25 30

T (s) 60 86 88 91 92 98 110

SSB (cm2/g) 3099 3710 3753 3816 3837 3960 4196

La surface spécifique Blaine (SSB) est inversement proportionnelle au refus c'est à dire plus le
refus diminue plus la (SSB) augmente. Les ajouts facilitent le broyage donc on a trouve, pour un
ciment; avec ajout (CPJ): la (SSB) varie entre 3710 et 4196 cm2/g, est plus grand que dans le ciment
sans ajouts (CPA): est la (S.S.B) 3099 cm2/g.
L'augmentation de la finesse de mouture (SSB) avec l’augmentation du pourcentage d'ajout
influe sur la consistance normale de la pate de ciment.

3.5. Détermination de la teneur en SO3 dans les différents types de ciment:

Cette méthode est déterminée par un appareille dite {appareille de QCX} ou bien
manuelle les défauts dans les matières premières, cette méthode se déterminée par une autre
méthode dite la méthode de corrections du (TAS).
La méthode de préparation des échantillons est déterminée selon le tableau suivant:

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w

w
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.d o .c .d o .c
c u -tr a c k c u -tr a c k

Tableau N0VI-9 : Préparation des pastilles pour l'analyse (QCX).


Temps de Force de
Masse broyage Agent de Prise d'essai pression
mouture pour une Temps de
Matière d’échantillon (broyeur appliquer
a seule préssion
à broyer HERZOG (presse
finesse ajouter pastille
HERZOG)
80um)
2gouttes
Calcaire 20(g) 4min 8(g) 150 KN 20 Sec
de TEA
2gouttes
Argile 20(g) 4min 8(g) 150 KN 20 Sec
de TEA
2gouttes
Gypse 20(g) 4min 8(g) 150 KN 20 Sec
de TEA
Farine 2gouttes 7(g)+l(g)de
20(g) 4min 150 KN 20 Sec
crue de TEA cire
Ciment / / / 6(g) 150 KN 20 Sec

a. Mode operatoire:
 Peser 6g d'échantillon et ajouter lg d'indicateur (cire).
 Mettre dans une pastille et recouvrir par un couvercle.
 Mélange pendant 30 seconds.
 Mettre dans l'appareil pour faire l'analyse par la méthode de (QCX).
 Lire les résultats après l'analyse.

b. Résultats et discussion : Les résultats sont résumes dans le tableau suivant:

Tableau N0 VI-10: Variation de % de SO3 en fonction de variation de % de calcaire.

Nature de Ciment CPA CPJ avec ajouts calcaire

% de calcaire 0 5 10 15 20 25 30

SO3≤4 2,62 2,22 2,12 2,09 1,92 1,62 1,47

- Plus le pourcentage de l’ajout calcaire augment, plus le SO3 ne diminue.


- le pourcentage de SO3 diminue mais, à des pourcentages différents. Donc on peut dire
que l'intérêt de l’ajout c’est régler certaines caractéristiques chimiques (limite la teneur
en soufre; SO3≤4%) des ciments portland, car il existe un risque de gonflements, par
réaction avec les aluminates tricalciques et formation de sulfoaluminates, pouvant
entrainer une fissuration.

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3.6. Détermination de la perte au feu (PAF à 1000°C) dans les différents types de Ciment :
a. Mode operatoire:
• Peser lg d'échantillon (à 4 décimaux prés).
• Sécher préalablement pendant 45 minutes à 110°C.
• Puis verser au fond d'un creuset de platine taré au préalable (P 1).
• L'incinérer dans un four électrique à 1000°C durant 30 minutes.
• Le refroidir pendant 10 minutes dans un dessiccateur.
• Faire une nouvelle pesée (P 2).
PAF% = (P1-P2) xl00
Pi: Poids de la matière+ poids du creuset avant cuisson.
P2: Poids de la matière + poids du creuset après cuisson.
b. Résultats et discussion: Les résultats sont résumes dans le tableau suivant:
Tableau N0VI-11: Variation de la % PAF en fonction de variation de % de calcaire.

Nature de Ciment CPA CPJ avec ajouts calcaire

% de calcaire 0 5 10 15 20 25 30

PAF% 1,4 2,49 5,75 7,6 9,95 11,9 13,92

Figure N0VI-3 : La perte au feu à 1000 0C .


16
14
12
10
Paf %

8
6 PAF%
4
2
0
0 5 10 15 20 25 30
Ajout calcaire %

- L'augmentation de pourcentage de l'ajout dans le ciment augmente le pourcentage de


la (PAF).
- La perte au feu (PAF) s'explique par le dégagement de gaz carbonique lors de la
décarbonatation du CaCO3, d'après l’équation chimique suivante :

CaCO3 1000°C CaO + CO2


Au coure de cet essai, la perte au feu (PAF) influe sur la résistance du ciment au-delà de la
limite prescrite par la norme ≤ 7%.

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3.7. Détermination de la chaux libre «CaO» dans les différents types de ciment :

a. Mode opératoire:

• Peser 1g d'échantillon dans une fiole Erlenmeyer de 100ml sèche et propre.


• Ajouter 50ml d'éthylène (CH2OH) sec et préchauffé de 65 à 70°C.
• Mettre un turbulent aimante dans une fiole et la boucher avec un bouchon en
plastique ou en liège.
• Chauffer la fiole dans un bain-marie à une température de 65 à 70°C pendant
30mn, tout en laissant agiter avec le turbulent aimante.
• Aspirer le liquide à l'aide d'un entonnoir Bucher de 5cm dans une fiole pour
filtration sous vide de 250ml.
• Laver le précipite 3 fois au total soit 30ml de CH2OH chauffe à 65 °C.
• Ajouter au filtrat 5 gouttes d'indicateur.
• Titrer avec Hcl 0,1N jusqu'au virage (la couleur passe du bleu au vert).
b. Résultats et discussion: Les résultats sont résumés dans le tableau suivant:

Tableau N0VI-12: Variation de la chaux libre « CaO » en fonctions de variation de % de calcaire.

Nature de Ciment CPA CPJ avec ajouts calcaire

% de calcaire 0 5 10 15 20 25 30

Volume Hcl consommé2,6 3,1 3,5 3,8 4 4,5 4,9

% CaO 1,20 1,40 1,60 1,73 1,82 2,04 2,20

Figure N0VI-4: Variation de la chaux libre « CaO » en


fonctions de variation de % de calcaire.
2,5

2
CaO %

1,5

1
% CaO
0,5

0
0 5 10 15 20 25 30
Ajout calcaire %

- L'augmentation de pourcentage d’ajout calcaire dans le ciment augmente le


pourcentage de la chaux libre «CaO», aspect négative car les risques (d’expansion,
gonflement) dans le temps peuvent provoquer des désordres importants par
dislocation des maçonneries, chute de résistance.

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c u -tr a c k c u -tr a c k

- La chaux libre influe négativement sur la résistance du ciment si on a dépassé les


limites 2%.
3.8. Consistance de la pate normale du ciment:
a. Définition de la pate normale :
La pate normale est une pate pure de consistance, c'est-a-dire, telle qu'en opérant avec
l'appareil de (Vicat). La lecture donnant l'épaisseur de la pate restant entre l'extrémité
inferieure de la sonde et le fond au moule quand celle ci à cesse de s'enfoncer, sous son propre
poids est:

h = 6mm ±1mm

a.1. Numérotation des échantillons Pate normale à base de calcaire

Tableau N0VI-13: Numérotation des échantillons (Pate normale à base de calcaire).

N° échantillon Composition
01 94% clinker + 6% Gypse + 0% calcaire
02 89% clinker + 6% Gypse + 5% calcaire
03 84% clinker + 6% Gypse + 10% calcaire
04 79% clinker + 6% Gypse + 15% calcaire
05 74% clinker + 6% Gypse + 20% calcaire
06 69% clinker + 6% Gypse + 25% calcaire
07 64% clinker + 6% Gypse + 30% calcaire

b. Préparation de la pate normale :

b.l. Malaxage : Il est effectué au moyen du malaxeur spécifié dans la norme NF PI–
411 :

100
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Figure N0VI-5: Malaxeur.

Il présent deux vitesses de rotation du batteur doivent pouvoir être réalisées :


- Une vitesse lente d'environ 140 trs/mn.
- Une vitesse rapide, double de la précédente, d'environ 280 trs/mn.

b.2. Mode operatoire :


Le malaxeur étant en position de fonctionnement :
• Verser dans le récipient la quantité d'eau préalablement déterminée par
tâtonnements successifs de manière à réaliser la consistance normale. (On va déterminer la
quantité d'eau nécessaire pour chaque type de ciment), lui ajoute le liant 500g, pour remplir le
moule pour chaque malaxage.
• Mettre le malaxeur à la vitesse lente pendant une minute, puis à la vitesse rapide
pendant 2 minutes.
• Arrêter le mouvement, avec le batteur démonté de son axe, racler les parois et
fond du récipient de façon qu'aucune fraction de pate n'échappe au malaxage.
• Apres remontage du batteur, reprendre le malaxage pendant 2 minutes à vitesse
rapide.
b.3. Confection de l'éprouvette :

Introduire immédiatement la pate malaxée dans le moule tronconique (Préalablement


place sur une plaque de base plane en verre légèrement graisse). Remplir à refus sans
tassements ni vibrations excessives. Araser la surface au moyen d'une truelle prenant appui
sur le bord du moule, perpendiculaire à la surface et déplacer d'un mouvement de scie de
faible amplitude.

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w w
w

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.d o .c .d o .c
c u -tr a c k c u -tr a c k

c.Vérification de la consistance normale :


L'appareil de Vicat, plateau ayant été muni de la sonde de consistance, placer
immédiatement le moule rempli de la pate dans l'axe de la sonde.
Laisser descendre cette dernière perpendiculairement à la surface de la pate et
l'immobiliser à son contact. Marquer un temps d'arrêt puis abandonner la sonde à elle-même
sans vitesse initiale. Procéder à la lecture de l’épaisseur de la pate, quand la sonde à cesse de
descendre sous son propre poids.

d. Appareil utilise: On utilise l'appareil de Vicat muni d'une sonde.

Figure N0VI-6 : L’appareil de Vicat.

e. But de l'essai:
La prise d'un ciment dépend, en dehors de sa composition chimique, de l'adjonction de
l'eau et de la température. En ce qui concerne la température, les instructions exigent qu'elle
soit comprise entre 16 et 20°C. Quant à l'adjonction de l'eau, étant donné que les ciments
différents dans leurs compositions chimiques et dans leurs degrés de mouture, ils doivent
différer aussi et pour tous les essais dans la quantité d'eau qu'on leur administre pour atteindre
des rigidités égales traduites par le rapport (eau /ciment) correspondant à la rigidité normale.
Ce rapport doit être trouve avant la détermination du temps de prise.

La quantité d'eau à admettre pour avoir un bon mortier est la quantité strictement
nécessaire à l'obtention d'une pate plastique.
f. Résultats et discussion :
À une température constante de 20°C et un temps de mélange égal à 5mn, on a obtenu les
résultats suivants:

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c u -tr a c k c u -tr a c k

Tableau N0VI-14: Variation de la consistance de la pate normale d'un ciment en fonctions de variation de %
de calcaire.
Nature de Ciment (CPA) (CPJ) avec ajouts calcaire
% de calcaire 0 5 10 15 20 25 30
h=6mm+lmm 6mm 6mm+lmm

- La consistance de la pate de ciment est une caractéristique qui évolue au cours du


temps.
- L'Objectif de cet essai est de définir une telle consistance dite «consistance
normalisée».
3.9. Détermination la quantité d'eau nécessaire :
a-Résultat et discussion : Les résultats sont résumes dans le tableau suivant:

Tableau N0VI-15: Variation de la quantité d’eau en fonctions de variation de % de calcaire.

Nature de Ciment (CPA) (CPJ) avec ajouts calcaire


% de calcaire 0 5 10 15 20 25 30
Quantité d’eau (ml) 134 126 124 122 120 118,5 116
Quantité de Ciment (g) 500
Rapport: E/C 0,268 0,252 0,248 0,244 0,240 0,237 0,232
% d’ eau 26,8 25,2 24,8 24,4 24,0 23,7 23,2

Figure N0VI-7: Variation de la quantité d’eau en


fonctions de variation de % de calcaire.
28
27
Quantité d'eau %

26
25
24
% d’ eau
23
22
21
0 5 10 15 20 25 30
Ajout calcaire %

- L’augmentation de pourcentage de l’ajout calcaire dans le ciment diminue la quantité


d'eau dans le ciment.
- Associée au ciment, l'eau remplit deux fonctions ; d'une part elle sert l’hydratation du

103
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c u -tr a c k c u -tr a c k

ciment et d'autre part elle permet la fluidification de la pate.


- Le rapport (Eau/Ciment) est inferieur à celui du ciment portland ordinaire, aspect
négatif, ce qui diminue la résistance du ciment.

3.10. Détermination du temps de prise:

a. But de l'essai de prise du ciment:


La prise est caractérisée par le passage de la pate ou du mortier de ciment de l'état
fluide à un état plus ou moins consistant.
Il y a deux facteurs principaux qui influencent la dure de prise : D'une part la
température (la chaleur l'accélère et la froid, la retarde), et d'autre par l’utilisation de
retardateurs ou d'accélérateurs de prise ou de durcissement.
L'une des caractéristiques indispensables pour valider la qualité d'un ciment est le
temps de commencement de sa prise dans des conditions bien définies de gâchage.
Il est nécessaire pour la bonne réussite des travaux que le metteur en œuvre sache à
quel moment la pate de ciment commence à faire prise. La fin de prise correspond a un
phénomène particulier, elle ne fait pas l'objet d'une clause de normalisation.

L'essai de prise à donc pour but de déterminer le temps de prise, et le temps qui
s'écoule entre l'instant ou le liant a été mis en contact avec l'eau de gâchage et le début de
prise. Le début de prise doit être supérieur à l h 30mn d'après NF P 15-301.
b. Mode opératoire :

• Régler préalablement l'appareil Vicat muni de l'aiguille.


• Remplir le moule Vicat de pate de consistance normale et arasée.
• Conserver le moule rempli et arase ainsi que la plaque de base dans l’armoire et au
bout d'un temps convenable les placer dans l'axe de l'aiguille de Vicat.
• Abaisser l'aiguille avec précaution jusqu'a ce qu'elle arrive au contact de la pate.
• Observer une pause de 2 secondes à cette position de manière à éviter une vitesse
initiale ou une accélération forcée des parties mobiles.
• Lâcher alors rapidement les parties mobiles, l'aiguille doit pénétrer verticalement
dans la pate.
• Effectuer la lecture de l'échelle à la fin de la pénétration ou 30 secondes après la
libération de l'aiguille.
• La lecture qui indique la distance entre l'extrémité de l'aiguille et la plaque de
pause doit être enregistrée conjointement avec le temps écoulé depuis 1'instant zéro.
• Respecter l'essai de pénétration sur la même éprouvette à des positions
convenablement espacées à plus de 10mm du bord du moule, à des intervalles de temps
espaces (exemple : 10mm).
• Conserver l'éprouvette entre les essais de pénétration dans l'armoire humide.
• Nettoyer l'aiguille aussitôt après chaque pénétration.
c. Calcul:
Le temps mesure depuis l’instant zéro au bout duquel la distance entre 1'aiguille et la
plaque de pause soit (Ti).

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h a n g e Vi h a n g e Vi
XC e XC e
F- w F- w
PD

PD
er

er
!

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W

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C

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w
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w w
w

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.d o .c .d o .c
c u -tr a c k c u -tr a c k

Le temps de fin de prise est le moment ou 1'aiguille ne pénètre plus dans le moule
soit (Tf) d'ou le début de prise :
TD= Tf-Ti
Tf: temps de fin de prise. Ti : début de prise. TD : temps de prise.
NB : TD doit être supérieur à l heur.

d. Résultats et discussion : À une température constante de 20°C et un temps de


mélange égal à 5 mn. Les résultats sont résumés dans le tableau suivant:

Tableau N0VI-16 : Variation de temps de prise en fonction de variation de % de calcaire.

Nature de Ciment CPA CPJ avec ajouts calcaire

% de calcaire 0 5 10 15 20 25 30

3h 2h 2h 2h 1h 1h 1h
Début de prise (Ti)
40mn 30mn 10mn 00mn 45mn 50mn 40mn

5h 4h 4h 4h 4h 4h 4h
Fine de prise (Tf)
l0mn 35mn 20mn l0mn 00mn 45mn 35mn

1h 2h 2h 2h 2h 2h
TD=Tf-Ti 2h 10mn
30mn 5mn 10mn 15mn 55mn 55mn

On remarque que les temps de début de prise d'un ciment avec ajout calcaire CPJ est
inferieure à celui d'un ciment sans ajout CPA. Cela s’explique par le fait que la réaction
chimique est retardée à court terme.
Ce qui veut dire aussi que la cinétique d'hydratation du liant devient de plus en plus lente
en fonction de l'augmentation de la quantité de calcaire.
Tous les ciments avec ajouts étudiés ont un temps de prise conforme aux exigences de la
norme (1 h 00 à 5 h 00)

3.11. Détermination de l'expansion à chaud (NA 232) :

a. But de l'essai:
Une épreuve de stabilité se fait par un essai de gonflement à chaud qui décèle la
présence de chaux et de magnésie expansive (non éteintes). Ce test permet de déterminer les
risques qu'engendre un produit fini après son hydratation.

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h a n g e Vi h a n g e Vi
XC e XC e
F- w F- w
PD

PD
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c u -tr a c k c u -tr a c k

b. Appareillage : moule de Le Chatelier, voir la figure ci-dessous :

Figure N0VI-8 : Moule de Le Chatelier.


c. Mode opératoire:
• Préparer une pate consistance.
• Placer le moule de Le Chatelier légèrement huile, sur la plaque inferieure
légèrement huilée elle aussi.
• Remplir immédiatement sans tassements ni vibrations excessifs.
• Eviter l’ouverture accidentelle de la fente du moule, soit a l'aide d'une légère
pression des doigts soit à l'aide d'une ligature ou encore à l'aide d'un bracelet en caoutchouc
convenable.
• Aussitôt après avoir place le moule sur une plaque de verre et l’ayant recouvert par
une seconde plaque de verre également légèrement huilée et si nécessaire mettre un poids
supplémentaire au dessus, mettre le tout dans l'armoire humide et le maintenir pendant 24h +
5mn à 20°C ± 1°C et au moins à 98% d'humidité relative.
• Au bout de 24h + 5mn, mesurer à 5mn prés l'écartement initial (Ei) des pointes des
aiguilles.
• Immerger les moules dans l'eau que l’on porte progressivement à ébullition en un
temps qui doit être compris entre un quart d'heure et quatre heures demi. Apres Ebullition
pendant trois heures consécutives, on mesure le nouvel écartement des pointes sans attendre le
refroidissement, soit (Ef) l'écartement final.
• Au cours du période d'ébullition, l'écartement (E) entre les pointes des aiguilles
peut être mesure à 5mn prés.
• Laisser refroidir le moule jusqu'a 20°C + 2°C et mesurer à 5mn prés la distance
entre les pointes des aiguilles (Ei).

d. Calcul:
E=Ef - Ei
Ei : Ecart initial.

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h a n g e Vi h a n g e Vi
XC e XC e
F- w F- w
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c u -tr a c k c u -tr a c k

Ef: Ecart final.


E: Expansion ≤ 10 mm
d. Résultats et discussion : Les résultats sont résumés dans le tableau suivant:

Tableau N0VI.17: Variation de I 'expansion a chaux en fonction de variation de % de


calcaire.
Nature de Ciment CPA CPJ avec ajouts calcaire

% de calcaire 0 5 10 15 20 25 30
Ei(mm) 9 7 9,5 3 4 5 5
Ef(mm) 11 8 10 4,5 5 6,5 7,5
E = Ef - Ei ≤10(mm) 2 1 0,5 1,5 1 1,5 2,5

- Les causes possibles de l'expansion proviennent de l'hydratation des oxydes de calcium


ou de Magnésium que peuvent contenir certains ciments sous forme de chaux ou de magnésie
libres.
- Les ciments doivent être stables, car les risques d’expansion dans le temps peuvent
provoquer des désordres importants (la dislocation des maçonneries).
- La valeur de l'expansion mesurée doit être inferieure à 10mm pour tous les types de
ciment courants.
- Tous les ciments avec ajouts étudies ont une expansion à chaud conforme aux
exigences de la Norme [E = Ef -Ei≤10 (mm)].

4. ETUDE SUR MORTTER NORMALISE :


4.1. Définition et composition :
Le mortier normal est un mortier qui sert à définir certaines caractéristiques des ciments
et notamment la résistance à la compression et à la flexion.
Le mortier se composés de ciment (C), d'eau (E) {E/C =0,50} et de sable (S).
L'eau et le ciment forment une pâte, qui fait prise et durcit dans le temps, et qui permet
de solidariser entre eux les grains de sable.
On rajouts le sable normalisé à 2, 7 et 28 jours (7 batteries et 21 éprouvettes).
Elle se résume à calculer les résistances mécaniques à la flexion et à la compression simple, en
variant les pourcentages de calcaire de (5 à 30%) avec un pas de 5%, et en respectant les normes des
ciments portland compose de classe ainsi leur garanties.
4.2. Confection des éprouvettes prismatiques «4x 4x 16» :
Les éprouvettes sont destinées aux essais mécaniques (compression simple, flexion).
a. Sable normalisé:
Les sables utilisés sont les sables appelés “sable normalisé” de bonne granulométrie doivent
contenir des grains fins, moyens et gros. Les grains fins se disposent dans les intervalles entre les
gros grains pour combler les vides.
Ils jouent un rôle important: Ils réduisent les variations volumiques, les chaleurs dégagées. Il

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