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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université A. MIRA – BEJAIA
Faculté de Technologie
Département de Génie des Procédés

Projet de fin d’études


En vue de l’obtention du diplôme de

MASTER

En Génie des Procédés


Option : Génie chimique

Thème

SIMULATION D’UN REACTEUR PARFAITEMENT


AGITE CONTINU NON ISOTHERME

Présenté par : Dirigé par :


Mr REDJDAL MOHAMED Mr M. LEMOUARI
Melle HOUD HASSIBA

Promotion 2016-2017
DEDICACES
A ceux qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui, ceux à qui je dois tout,

ceux qui ont toujours été là pour moi, ceux qui ont été l’art qui m’a projeté à ce jour, je

dédie ce modeste témoignage de mon immense gratitude, reconnaissance et ma tendre

affection, a ma très chère et douce mère , Mon très cher père ,a qui m’adresse au ciel les

vœux les plus ardents pour la conservation de leur santé et de leur vie.

Pour mon chère frère : Makhlouf

Pour mes oncles et mes tantes

Pour touts mes amis(es)

A toutes la promotion des 5emeannées Génie chimique : 2016/2017


DEDICACES
A ceux qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui, ceux à qui je dois tout,

ceux qui ont toujours été là pour moi, ceux qui ont été l’art qui m’a projeté à ce jour, je

dédie ce modeste témoignage de mon immense gratitude, reconnaissance et ma tendre

affection, A ma mère et mon père pour l’éducation qu’il m’ont prodigué ; avec tous les

moyens et au prix de toutes les sacrifices qu’ils ont consentis a mon égard, pour le sens

du devoir qu’ils mon enseigné depuis mon enfance.

Pour mes chers frères et chères sœurs

Pour mes oncles et mes tantes

A chaque cousins et cousines.

Sans oublie mon binômes et touts mes amies

A touts mes collègues de la promotion 2016/2017


REMERCIMENT
Nos reconnaissances vont droit à Dieu ; tout Puissant Créateur
du ciel et de la terre, pour tout ce qu'il fait de nous.
C'est avec un grand respect et gratitude que nous tenons à
remercier notre encadreur Monsieur M. LEMOUARI, pour
son aide, ses conseils, et son orientation tout au long de la
réalisation de ce travail.
Nous tenons particulièrement à remercier vivement :
Monsieur A. DIB et Madame N. BOUADEM pour avoir
accepter d’évaluer notre travail
Nous remercions également toutes les personnes qui ont
participé à l’accomplissement de ce travail.
LISTE DES FIGURES
Figure 1.1 : schéma de principe d’un réacteur parfaitement agité continu avec surface d’échange.
Figure 1.2 : schéma de principe d’un réacteur parfaitement agité continu.
Figure 1.3 : schéma de principe d’un réacteur agité fermé.
Figure 1.4 : schéma de principe d’un réacteur continu tubulaire à écoulement piston.
Figure 1.5 : les différents régimes d’écoulements.
Figure 1.6 : Diagramme de Semenov.
Figure 2.1: schéma du réacteur chimique avec double enveloppe
Figure 2.2 : schéma Simulink du réacteur sans régulation.
Figure 2.3 : schéma du réacteur chimique avec régulation de la température du réacteur.
Figure 2.4: schéma Simulink du réacteur avec régulation.
Figure 3.1 : multiplicité des points de fonctionnement dans le réacteur chimique exothermique.
Figure 3.2 : simulation de principe de la simulation du réacteur.
Figure 3. 3 : évolutions des différentes variables du réacteur lors du fonctionnement au point SS1.
Figure 3.4 : évolutions des différentes variables du réacteur lors du fonctionnement au point SS3.
Figure 3.5 : évolutions des différentes variables du réacteur lors du fonctionnement au point SS2.
Figure 3.6 : évolutions des différentes variables du réacteur lors du fonctionnement au point SS2
emballement thermique.
Figure 3.7 : évolutions des différentes variables du réacteur lors de la mise en marche du réacteur.
Figure 3.8 : comportement dynamique du réacteur avec régulation en régime transitoire.
Figure 3.9 : comportement dynamique du réacteur pour différents gain du régulateur.
Figure 3.10 : Comportement dynamique du réacteur avec et sans régulation
Figure 3.11 : réponse du réacteur suite à une perturbation en échelon de sa température
Figure 3.12 : réponse du réacteur suite à une variation de 10% de débit d’alimentation

LISTE DES TABLEAUX


Tableau 1.1 : Types des réacteurs chimiques rencontrés en pratique.
Tableau 3.1 : Valeurs des paramètres et conditions opératoires du réacteur
Tableau 3.2 : les points de fonctionnements à l’état à stationnaire
NOMENCLATURE

CA : Concentration du réactif A Mole/m3


CB : Concentration du réactif B Mole/m3
r : Vitesse de réaction rapportée au volume réactionnel Mole/ m3/s
rA : Vitesse de réaction pour le réactif A Mole/s
ni : Le nombre de mole de constituant Ai mole
a : Le coefficient stœchiométrique de réactif A
b : Le coefficient stœchiométrique de réactif B
c : Le coefficient stœchiométrique de réactif C
d : Le coefficient stœchiométrique de réactif D
K : La constante de vitesse
K0 : Constante cinétique
T : Température K
R : Constant des gaz parfaits J/mole/K
E : Energie d’activation de réaction J/mole
Aj : Constituant j du mélange réactionnel
rj : Vitesse de la réaction j Mole/s
V : volume réactionnelle m3
Ci : Concentration de constituant i Mole/m3
F0 : Débit volumique d’alimentation m3 /s
Ci0 : Concentration initiale du constituant i Mole/m3
F : Débit volumique m3 /s
Fj : Flux (débit) molaire, Mole/s
Fj0 : Flux molaire initial Mole/s
Rj : Débit de production du constituant Aj Mole/m3/s
T0 : Température de flux d’alimentation K
Cp : Capacité calorifique de réactif Kj/kg.K
Q : La puissance thermique transférer W
U : Coefficient de transfert de chaleur W/m2/K
Aj : Surface d’échange m2
Tj : Température de double enveloppe K
t : temps s
u : La réponse de régulateur
kp : Le gain proportionnel du régulateur
Ti : le temps d’intégration du régulateur
Td : le temps de dérivation du régulateur
dH : Chaleur de réaction J/mole

Lettre grecque
⧍Hi : Enthalpie de réaction Joule/mole
ρ : Masse volumique du contenu Kg/m3
ξ : Avancement de la réaction mole
‫ܒܑܞ‬ : Coefficient stœchiométriques du constituant i dans la réaction j

Ɛ : l’écart entre température mesuré et la température de consigne

Indice
0 : état de référence
s : stationnaire
j : Double enveloppe
i : Réaction de rang i
n : L’ordre partiel de la réaction au cours du temps pour A
m : L’ordre partiel de la réaction au cours du temps pour B
P : proportionnel
Nombres adimensionnels
Re : Nombre de Reynold

Abréviation
CSTR : « Continuous Stirred-Tank Reactor » Réacteur Chimique non Isotherme à Cuve
Parfaitement Agitée.
SS : steady state
SOMMAIRE
SOMMAIRE
Liste des figures

Liste des tableaux

NOMENCLATURE

INTRODUCTION GENERALE ……………………………………………………………. 1

CHAPITRE 1 : ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LES REACTEURS CHIMIQUES.

1.1. INTRODUCTION………………………………………………………………………… 3

1.2. GENERALITES SUR LES REACTEURS CHIMIQUES ………………………………… 4

1.2.1. Définition d’un réacteur chimique….…………………………………………… 4

1.2.2. Classification des réacteurs chimiques ………………..……………………….. 4

1.2.2.1. Critères de classification des réacteurs ………………………………. 4

1.2.2.2. Type des réacteurs chimiques idéaux ………………………………… 7

A. Réacteur parfaitement agité continu.…………………………... 7

B. Réacteur parfaitement agité fermé ………………………...….. 8

C. Réacteurs tubulaire à écoulement piston ……………………… 9

D. Réacteurs catalytiques (polyphasiques) ……………………….. 10

1.3. GENERALITES SUR LA REACTION CHIMIQUE ……………………………………... 11

1.3.1. La cinétique chimique ………………………………………………...………... 11

1.3.1.1. vitesse de la réaction ………………………………………………….. 11

1.3.1.2. Expression de la loi de vitesse ……………………………………….. 11

1.3.1.3. les facteurs influant la vitesse de la réaction …………………………. 12

1.4. BILANS DE MATIERE DANS LES REACTEURS IDEAUX …………………………. 13

1.4.1. Formulation générale …………………………………………………………… 13

1.4.2. Réacteur parfaitement agité continu ………………………...…………………. 13

1.4.3. Réacteur parfaitement agité fermé ...………………………...…………………. 13

1.4.4. Réacteur tubulaire à écoulement piston …………………………..…………….. 14


1.5. BILANS ENERGITIQUES ET STABILITE THERMIQUES DES REACTEURS …….. 14

1.5.1. Bilans thermiques dans les réacteurs ……………………………………………. 14

1.5.1.1. Formulation générale …………………………………………………. 15

1.5.1.2. Réacteurs parfaitement agité continu …………………….…………… 15

1.5.1.3. Réacteurs parfaitement agité fermé …...………………….…………... 16

1.5.1.4. Réacteurs à écoulement piston………………………………………… 16

1.5.2. Stabilité des réacteurs non isothermes …………………….…………………… 16

1.5.2.1. Définition de la stabilité d’un réacteur parfaitement agité non isotherme 17

1.5.2.2. critère de van Heerden ………………..………………………………. 18

1.5.2.3. Diagramme de SEMENOV…………………………………………… 18

1.5.3. sécurité des réacteurs chimiques ……………..…………………………………. 20

1.5.3.1. Le phénomène d’emballement thermique d’un réacteur ……………... 20

1.6. CONCLUSION ……………………………………………………………………………….. 21

CHAPITRE 2 : MODELISATION DU REACTEUR PARFAITEMENT AGITE


CONTINU NON ISOTHERME.

2.1. INTRODUCTION ………………………………………………………………………... 22

2.2. MODELISATION DES PROCEDES INDUSTRIELS……………………….…………... 23

2.2.1. la notion du modèle ……………………………………...……………………... 23

2.2.2. classification des modèles ……………………………………………………... 24

2.2.2.1. modèles déterministes…………………………………………………. 24

2.2.2.2. modèles de comportement …………....…..…...……………………… 24

2.2.3. Intérêt de la modélisation et la simulation en génie des procédés ……………… 25

2.3. REGULATION DES PROCEDES…………………………………………………………. 25

2.3.1. Type de régulateurs ………………………………………………………………. 25

2.3.1.1. Régulateur proportionnel ……………………………………………... 26

2.3.1.2. Régulateur proportionnel-intégral …………………………………….. 26

2.3.1.3. Régulateur proportionnel-intégral-dérivé …...………………………... 26


2.4. MODELISATION DU REACTEUR PARFAITEMENT AGITE CONTINU NON 27
ISOTHERME SANS REGUALTION………………………………………………................
2.4.1. Description du processus …………………………………………………………. 27

2.4.2. modèle mathématique ……………………..……………………………………… 28

2.4.2.1. établissement des équations de bilan …………………………………… 29

2.4.2.2. formulation de modèle mathématique du réacteur à l’état dynamique..... 31

2.4.2.3. formulation de modèle mathématique du réacteur à l’état stationnaire…. 33

2.5. MODELISATION DU REACTEUR PARFAITEMENT AGITE CONTINU NON 34


ISOTHERME AVEC REGUALTION ………………………………………………………….
2.5.1. Description de la stratégie de régulation …………………………………………. 34

2.5.2. modèle mathématique du réacteur ………………………………………………... 35

2.6. CONCLUSION …………………………………………………………………………….. 39

CHAPITRE 3 : SIMULATION DU REACTEUR PARFAITEMENT AGITE CONTINU


NON ISOTHERME ……………………………………………………………………………

3.1. INTRODUCTION ………………………………………………………………………...... 40

3.2. SIMULATION DU REACTEUR EN REGIME STATIONNAIRE ……………...……….. 41

3.2.1. Les différents états stationnaires …………………………………………………. 42

3.2.2. Stabilité des points de fonctionnement stationnaire du réacteur …………………. 44

3.3. SIMULATION DU REACTEUR EN REGIME DYNAMIQUE ………………………….. 47

3.3.1. Simulation du réacteur en boucle ouverte (sans régulation)……….……………... 47

3.3.1.1. conclusion ………………………………………………………………. 54

3.3.2. Simulation du réacteur en boucle fermé (avec régulation) …………………..…… 54

3.3.2.1. Comportement dynamique du réacteur avec régulation ………………... 55

3.3.2.2. Etude de l’efficacité de la stratégie de la régulation ……………………. 58

3.6. CONCLUSION ………………………………………………………………………………... 62

CONCLUSION GENERALE…………………………………………………………………. 64
INTRODUCTION GENERALE
INTRODUCTION GENERALE

Depuis fort longtemps la production dans l’industrie chimique a été fondée uniquement
sur l’expérience. Toutefois, pour des considérations économiques, et pour éviter des
expériences de plus en plus coûteuses compte tenu du fait que très souvent, on travaille dans
des conditions extrêmes de température et de pression, l’utilisation des méthodes de
simulation, à travers des modèles mathématiques, permettant de prédire les relations existant
entre la modification des paramètres expérimentaux ou de production et les résultats observés
dans la pratique, est devenue nécessaire[1].

Le réacteur chimique est le cœur de touts procédés chimiques. En effet les réacteurs
agités continu ont une place non négligeable dans ce domaine. Pour satisfaire les exigences du
marché et la demande croissante de la clientèle, l’industrie en génie des procédés est
contrainte de perfectionner constamment ses procédés et installations industrielles pour
améliorer ainsi, la productivité et la rentabilité des processus de production. Parallèlement aux
objectifs de production, la sûreté de fonctionnement des installations ; la protection de
l’environnement et du personnel doivent être garanties.

Ainsi pour faire face à cette problématique on fait appelle à la modélisation et la


simulation des réacteurs chimiques non isothermes qui occupent une place très importante
dans l’industrie chimique.
Pour mener cette étude, le présent travail a été structuré de la manière suivante :

Nous commencerons, dans un premier temps, par une étude bibliographique sur les
réacteurs chimiques dans laquelle seront présentées différents types de réacteurs avec leurs
modèles mathématiques correspondants. La notion de stabilité des réacteurs non isothermes
sera aussi présentée.
Dans le deuxième chapitre, nous aborderons la modélisation d’un réacteur chimique
parfaitement agité continu non isotherme. A cet égard, le modèle mathématique du réacteur
en régime stationnaire, en régime dynamique sans régulation et avec régulation de
température sera présenté.

Le troisième chapitre sera consacré à la simulation du réacteur non isotherme afin de


déterminer son comportement en régime stationnaire et en régime dynamique, et étudier la
stabilité des différents points de fonctionnement possibles pour ce réacteur. Ensuite nous
allons proposer une stratégie de régulation qui va permettre au réacteur de fonctionner autour
d’un point instable. A cet égard, l’effet du paramètre du régulateur ainsi que celui de quelques
perturbations (Température dans le réacteur, débit d’alimentation) sur le comportement du
réacteur sera présenté.

Enfin nous terminerons ce travail par une conclusion générale résumant les principaux
résultats et quelques perspectives.
CHAPITRE 1
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE
SUR LES REACTEURS
CHIMIQUES
Chapitre1 Etude bibliographique sur les réacteurs chimiques

CHAPITRE 1

ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LES REACTEURS CHIMIQUES

1.1. INTRODUCTION

Le génie des procédés peut être défini comme la science pour l’ingénieur dont l’objet et
la mis en œuvre optimale des procédés de transformation physico-chimique et/ou biologique
des matières premières en produits fonctionnels. L’une des branches importantes du génie des
procédés est le génie de la réaction chimique, qui s’intéresse aux méthodes de mis en œuvre
rationnelle des transformations chimiques et en particulier aux appareils dans lesquels sont
conduites les réactions : les réacteurs chimiques. Même si le réacteur ne présente qu’une part
modeste de l’investissement dans un procédé industriel, son fonctionnement conditionne en
grande partie les installations placés en amont (préparation des charges de réactif, choix des
conditions de température et de pression) et les installations situées en aval (dispositif de
séparation des produits notamment). Une amélioration du rendement du réacteur du quelques
unités peut donc se traduit par un abaissement notable des coûts d’investissement et des
consommations de matière et d’énergie. En ce sens on peut dire que le réacteur et
véritablement le cœur du procédé, qui requiert toute l’attention de l’ingénieur [3].
Dans ce chapitre nous allons présenter une étude bibliographique concernant les
réacteurs chimiques. Notre étude va d’abord porter une brève présentation sur les réacteurs
chimiques ainsi que leurs critères de classification et leurs types. Puis nous allons établir les
bilans matières et les bilans énergétiques qui vont relient la chaleur dégagée ou absorbée par
la réaction chimique et les échanges d’énergie avec le milieu extérieur, ce qui va nous
permettre de déterminer les températures de fonctionnement stationnaire du réacteur. Dans le
cas d’une réaction exothermique, l’accumulation de la chaleur dans le mélange réactionnel
provoque une élévation de température qui peut se traduire par un emballement du réacteur.
C’est pourquoi on terminera se chapitre par une étude de conditions de stabilité des réacteurs
non isotherme qui va nous permettre de sécuriser le fonctionnement de ces réacteurs
chimiques.

Page 3
Chapitre1 Etude bibliographique sur les réacteurs chimiques

1.2. GENERALITES SUR LES REACTEURS CHIMIQUES

Le réacteur chimique c’est l’équipement siège des réactions chimiques, il a un rôle très
important et incontournable dans l’industrie chimique, le choix d’un réacteur chimique
dépend essentiellement de la nature des réactifs et des produits et de type de la réaction elle-
même [4].

1.2.1. Définition d’un réacteur chimique

Un réacteur chimique est tout appareillage permettant de réaliser une réaction chimique,
c'est-à-dire de transformer des espèces moléculaires en d’autres espèces moléculaires
déterminées.

L’appellation des réacteurs chimiques est limitée aux cas ou la transformation chimique
est effectuée dans le but de produire une ou plusieurs espèces chimiques déterminées ou
d’éliminer d’un mélange un ou plusieurs composés [5].

1.2.2. Classification des réacteurs chimiques

Les diverses usines réalisant des transformations chimiques utilisent une grande variété
des réacteurs, qui diffèrent en forme et en dimension. En effet, on rencontre des fours, des
chaudières, des bacs, des colonnes, des ballons, des mélangeurs, ou des simples tubes.

Tous ces appareils ont cependant en commun le fait que leur fonction est de réaliser une
transformation chimique. Donc, en se référant aux caractéristiques principales d’une
transformation chimique, et aux exigences pratiques de l’exploitation des processus
chimiques, on devrait être capable de définir un certains nombres de critères qui serviraient de
base à une classification [5].

1.2.2.1. Critères de classification des réacteurs [5]

La classification des réacteurs chimiques repose sur des critères bien définis. On se
référant aux caractéristiques des réactions chimiques, on a défini les cinq critères cité ci-
dessous, et qui servaient de base à une classification voire

- La nature des phases en présence


- Mode de fonctionnement
- Mode d’écoulement de mélange réactionnel (degré de mélange)

Page 4
Chapitre1 Etude bibliographique sur les réacteurs chimiques

- Mode de circulation des phases


- Régime thermique
 Nature des phases en présence

Est la caractéristique la plus apparente à l’échelle macroscopique

a- Systèmes monophasiques (Homogène) : le système réactionnel est constitué par


une phase gazeuse ou une phase liquide
b- Systèmes polyphasiques (Hétérogène) : ou il existe dans le milieu réactionnel deux
ou plusieurs phases : gaz – liquide ; liquide – liquide ; gaz – solide ; liquide –
solide ; gaz – liquide – solide, d’une manière plus générale fluide + solide

Le solide peut être aussi bien un catalyseur (n’est pas consommé par la réaction), qu’un
réactif ou un produit de la transformation.

 Mode de fonctionnement

Ce critère est fixé par les exigences pratiques de l’exploitation du processus chimique.

a- Mode de fonctionnement discontinu : la transformation chimique se déroule en


fonction du temps. Il n’y a pas de flux de matière entrant ou sortant du système,
Le réacteur discontinu dans ce cas opère d’une manière non-stationnaire.
b- Mode de fonctionnement continu : les appareillages continu sont dotés d’une ou
plusieurs entrées pour introduire les réactifs et d’une ou plusieurs sorties par
lesquels les produits de la transformation sont évacués.
Le réacteur continu est conçu pour travailler en régime stationnaire.
c- Mode de fonctionnement semi-continu : est réalisé soit lorsqu’une partie des
réactifs est introduite tout au long de l’opération, le déchargement des produits se
faisant là encore à la fin de l’opération.

Ou bien, lorsque les réactifs étant chargés au début de l’opération, certains produits
de la réaction sont progressivement éliminés, tandis que la transformation se
déroule.

 Mode d’écoulement de mélange réactionnel (Degré de mélange)

Le cheminement des diverses phases de leurs point d’entrée à leur point de sorties peut
revêtir divers formes, qui dépend de la structure de l’appareillage.

Page 5
Chapitre1 Etude bibliographique sur les réacteurs chimiques

a- Ecoulement de type piston : l’espèce chimique va progresser en même temps que


sont environnement (milieu réactionnel) tout le long du tube en se transformant
progressivement.
b- Ecoulement à travers un récipient parfaitement agité : les réactifs entrants dans le
réacteur se trouve brusquement plongé dans un environnement qui à une
composition identique à celle du flux sortant du réacteur.

 Mode de circulation des phases


On distingue les circulations, à
- Courant parallèles
- Courant croisés
- Contre-courant
 Le régime thermique

La plus part des réactions pratiquées industriellement ont des chaleurs de réaction
considérables, que ce soient des réactions exothermique ou endothermique, le réacteur doit
être doté des surfaces d’échange thermique capable de transférer la chaleur correspondante
dans le sens convenable

a- Régime isothermique : correspond à une température de fonctionnement constante au


cours du temps. Utilisé dans le cas d’un réacteur continu parfaitement agité en régime
stationnaire.
b- Régime non isotherme : correspond à une température de fonctionnement variable au
cours du temps. Utilisé dans le cas de la mise en marche d’un réacteur agité continu et
dans le cas d’un réacteur agité discontinu.
c- Régime adiabatique : correspond à une surface d’échange nulle.

1.2.2.2. Type de réacteurs chimiques idéaux

Les réacteurs idéaux sont des configurations réactionnelles particulièrement simple, ou


les conditions hydrodynamiques et physiques sont supposé idéalisé et bien déterminées : cuve
parfaitement agitée, écoulement piston parfait, perte de charge et phénomènes de diffusion
négligeable, absence de gradient de concentration et de température, etc.

Ces configurations idéales permettent d’approcher le fonctionnement des réacteurs


industriels et de comprendre l’influence des paramètres critiques pour le fonctionnement des

Page 6
Chapitre1 Etude bibliographique sur les réacteurs chimiques

réacteurs réels dont ils donnent l’image. En autre, les réacteurs idéaux constituent les briques
élémentaires des modèles utilisés pour décrire des réacteurs réels plus complexes [3].

La combinaison des divers régimes, des modes de mise au contact des phases en présence,
ainsi que l’association de zones à régime d’écoulement défini permettent de classer la plupart
des réacteurs industriels [6].

A partir des critères évoqués ci-dessus (section 1.2.2.1), il est possible maintenant de dresser
une classification des divers réacteurs rencontrés en pratique.

A. Réacteur parfaitement agité continu

Un tel réacteur comporte essentiellement une cuve muni d’un système d’agitation,
d’une tubulaire d’alimentation et d’une tubulaire de soutirage. Dans sont principe, le
fonctionnement d’un réacteur parfaitement agité est simple, on suppose qu’en tout point d’un
tel appareillage les variables intensives tel que la concentration ou la température ont la même
valeur [5].

On peut classer se type de réacteur selon le régime thermique en deux types

 Réacteur parfaitement agité continu non isotherme

Dans se régime la température évolue en fonction du temps ce qui correspond en


générale à la phase de la mise en marche du réacteur, ou dans le cas ou le fonctionnement du
réacteur est prévu autour d’un point instable dans ce cas le réacteur doit être doté d’une
surface d’échange de chaleur et d’un système du régulation de la température, pour évité un
fonctionnement exotique.

Figure 1.1: schéma de principe d’un réacteur parfaitement agité continu avec surface d’échange

Page 7
Chapitre1 Etude bibliographique sur les réacteurs chimiques

 Réacteur parfaitement agité continu isotherme

Correspond à un fonctionnement stationnaire du réacteur ou la température et tout les autres


variables sont constant.

 Réacteur parfaitement agité adiabatique

Le réacteur fonctionne en marche adiabatique lorsqu’il n’échange pas de la chaleur avec le


milieu extérieur. C’est le cas d’une réaction adiabatique.

Figure 1.2 : schéma de principe d’un réacteur parfaitement agité continu

B. Réacteur parfaitement agité fermé

C’est un appareillage dans lequel les réactifs sont introduits au début de l’opération ; après
avoir été mis en condition de température et de pression, la réaction se déroule jusqu’au taux
de transformation désiré [6].

Figure 1.3 : schéma de principe d’un réacteur agité fermé

Page 8
Chapitre1 Etude bibliographique sur les réacteurs chimiques

C. Réacteur tubulaire à écoulement piston

Le réacteur à écoulement piston est une représentation idéale du réacteur tubulaire réel,
dans ce réacteur (REP) le mélange réactionnel se déplace par tranche parallèle.

Dans ce réacteur on considère que le mélange radiale est maximale (profil plat de la vitesse
d’écoulement), et le mélange axiale est nul (existence de gradient de concentration et de
température suivant l’axe de l’écoulement)

Dans un réacteur piston une condition nécessaire et suffisante de l’écoulement est que toutes
les particules entrées ensemble aient le même temps de séjour dans le réacteur [5].

Figure 1.4 : schéma de principe d’un réacteur continu tubulaire à écoulement piston

Le réacteur tubulaire est constitué dans sa forme élémentaire d’un tube à l’intérieur du
quel circule le milieu réactionnel. Lorsqu’un fluide circule à l’intérieur d’un tube deux
régimes d’écoulement peuvent être distingués [5, 7].

 Le régime laminaire (Re < 2000)


 Le régime turbulent (Re >= 4000)

Le profil des vitesses linéaires, pour le régime laminaire est une forme parabolique, alors que
pour le régime turbulent le profil est relativement plat sur la plus grande partie de la section
du tube, avec cependant des fluctuations de faibles amplitudes.

Figure 1.5 : les différents régimes d’écoulements

Page 9
Chapitre1 Etude bibliographique sur les réacteurs chimiques

On voit bien que le régime tubulaire est celui qui a plus de similitude avec l’écoulement
piston. En effet le profil des vitesses tend à devenir de plus en plus plat quand le nombre de
Reynold augmente [7].

D. Réacteurs catalytiques (polyphasiques)


Parmi les réacteurs polyphasiques, les réacteurs catalytiques sont les plus répandus. Ils
se distinguent à la fois par le mode de chauffage, le mode de travail (continu, périodique,
cyclique); la nature du catalyseur (solide, liquide), le mode de récupération ou de régénération
du catalyseur.
La phase fluide (liquide ou gaz) doit entrer en contact avec la phase solide qui constitue le
catalyseur. La condition essentielle pour obtenir une réaction efficace étant le transfert rapide
de masse [6, 8].

Tableau 1.1 : Types des réacteurs chimiques rencontrés en pratique [9].

Mode d’opération
continu
Phases en présence Discontinu
Tubulaire étagé Parfaitement agité
Gaz / vapocraquage / /
Mono
phasiques Polymérisation Fabrication Polymérisation
liquide Estérification
en solution urée en solution
Gaz+ Tour
Oxydation du Traitement biologique
Fermentation d’absorption
cyclohexane des eaux
Liquide de CO2 et H2S
Liquide+ Sulfonation
Hydrolyse Polymérisation Nitration
d’aromatiques
d’esters en émulsion d’aromatiques
liquide par l’oléum
Poly Fluides+
phasiques Hydrogénations Lit fixe
Lit fluide à Lit fluide catalyseur en
Solide avec catalyseur
étages suspension
en suspension Lit mobile
(catalyseur)
Fluides+ Régénération Lit mobile
Grillage de Combustion en lit
d’un catalyseur (haut-
minerais fluidisé
solides par brulage fourneau)

Page 10
Chapitre1 Etude bibliographique sur les réacteurs chimiques

1.3. GENERALITE SUR LA REACTION CHIMIQUE

Une réaction chimique correspond à la transformation d'espèces chimiques (molécules,


atomes ou ions) en d'autres espèces chimiques. Au cours d'une réaction chimique les noyaux
des éléments chimiques ne sont pas modifiés, seuls participent les électrons des niveaux
externes des atomes.

1.3.1. La cinétique chimique

La cinétique chimique permet de définir des lois d’avancement des réactions en fonction
du temps de séjour des réactifs au sein du réacteur. L’introduction de ce paramètre temps est
essentiel pour définir le volume réactionnel nécessaire à la réalisation d’une transformation
chimique jusqu’à un avancement donné [10].

1.3.1.1. Vitesse de la réaction

La vitesse d’une réaction chimique est définie comme étant la quantité de matière
transformé (apparition ou disparition) par unité de temps et par unité d’une extensité qui
dépend du problème traité : volume, masse, surface etc. la vitesse mesure donc un débit
spécifique de transformation chimique [11, 12].

1.3.1.2. Expression de la loi de vitesse

Dans le cas d’une réaction A → B, la vitesse de la réaction est donnée par le nombre de
mole de A qui disparaissent de l’unité de volume dans l’unité de temps du fait de la réaction
chimique.

Formulation mathématique de la vitesse [5]

ଵ ௗ௡೔
‫ݒ‬௜‫= ݎ‬ (1.1)
௏ ௗ௧

ࢊ࢔࢏
: est la vitesse d’apparition (ou disparition) de l’espèce Ai en fonction du temps.
ࢊ࢚

Page 11
Chapitre1 Etude bibliographique sur les réacteurs chimiques

1.3.1.3. Les facteurs influant la vitesse de la réaction

Les paramètres qui influencent directement sur l’évolution d’un système chimique sont

- Les concentrations initiales des réactifs


- La température
- La présence d’un catalyseur

 Influence de la concentration sur la vitesse de la réaction

Il a été constaté expérimentalement que la vitesse peut se mettre se forme d’un monôme
de concentrations instantanées des réactifs

En effet si on considère l’équation stœchiométrique

ܽ‫ ܣ‬+ ܾ‫ ܥܿ → ܤ‬+ ݀‫ܦ‬

On peut écrire

ଵ ௗ஼ಲ
‫ݎ‬஺ = − = ‫ܥܭ‬஺௡ ‫ܥ‬஻௠ (1.2)
௔ ௗ௧

 Influence de la température (la loi d’Arrhenius)

L’effet de la température obéit à une relation presque générale. En effet pour presque
toutes les réactions la vitesse de réaction croit d’une manière exponentielle avec la
température.

La constante de vitesse k d’une réaction dont l’unité dépend de l’ordre de la réaction,


varie avec la température, en première approximation selon la loi d’Arrhenius [5]

ିா
݇ = ݇଴exp ቀ ቁ (1.3)
ோ்

Page 12
Chapitre1 Etude bibliographique sur les réacteurs chimiques

1.4. BILAN DE MATIERE DANS LES REACTEURS IDEAUX

Dans cette partie, nous allons développer les équations de bilan qui relient la
composition du mélange réactionnel, les flux de matière entrant et sortant du réacteur, et les
débits de transformation chimique dont le réacteur est le siège. Jointes aux équations de bilan
énergétique, ou à la connaissance des variables physiques (pression, température), les
équations de bilan de matière permettent de calculer l’avancement des réactions qui ont lieu
dans le réacteur.

1.4.1. Formulation générale

Considérons une zone réactionnelle d’une transformation chimique d’un constituant Aj.
La conservation de la matière exige qu’à chaque instant, on ait la relation [3]

݀éܾ݅‫݁݀ݐ‬ ݀éܾ݅‫ݐ‬
‫݁݀ ݔݑ݈ܨ‬ ݂݈‫݁݀ ݔݑ‬ ᇱ
൬‫ݐ݊ܽݎݐ݊݁ ܣ‬൰+ ቌ ‫݊݋݅ݐܿݑ݀݋ݎ݌‬ቍ = ൬‫ݐ݊ܽݐݎ݋ݏ ܣ‬൰+ ቌ ݀ ܽܿܿ‫݊݋݅ݐ݈ܽݑ ݉ݑ‬ቍ
௝ ௝
݀݁‫ܣ‬௝ ݀݁‫ܣ‬௝

1.4.2. Réacteur parfaitement agité continu (CSTR)


Ce réacteur ce caractérise par une composition et un état instantanés du mélange
réactionnel parfaitement uniformes dans tout le volume qui lui est offert.

ௗ(஼೔௏)
= ‫ܨ‬଴‫ܥ‬௜଴ − ‫ܥܨ‬௜ + Σ(‫ݒ‬୧୨r୨)ܸ (1.4)
ௗ௧

Soit F0=F et la densité constante donc


ௗ஼೔ ிబ
= (‫ܥ‬௜଴ − ‫ܥ‬௜) + Σ(‫ݒ‬୧୨r୨) (1.5)
ௗ௧ ௏

1.4.3. Réacteur parfaitement agité fermé (Batch Reactor)


Dans un réacteur fermé uniforme, il n’y a ni flux d’entrée ni flux de sortie, le bilan se
réduit à: Pour un constituant Aj
݀éܾ݅‫݁݀ݐ‬ ݀éܾ݅‫ݐ‬
ቌ‫݊݋݅ݐܿݑ݀݋ݎ݌‬ቍ = ቌ݀ᇱܽܿܿ‫݊݋݅ݐ݈ܽݑ ݉ݑ‬ቍ
݀݁‫ܣ‬௝ ݀݁‫ܣ‬௝

Page 13
Chapitre1 Etude bibliographique sur les réacteurs chimiques

ௗ(஼೔௏)
= ܸ. Σ(‫ݒ‬୧୨r୨) (1.6)
ௗ௧

Soit
ௗ஼೔
= Σ(‫ݒ‬୧୨r୨) (1.7)
ௗ௧

1.4.4. Réacteur tubulaire à écoulement piston (Plug flow Reactor)


Dans le réacteur à écoulement piston on applique la loi de conservation de la matière sur
un élément de volume représentatif infinitésimale
En régime quelconque, l’état du mélange réactionnel est fonction de deux variables, la
position le long de l’écoulement et le temps
డி డ஼
‫ܨ‬௝ + ܴ௝. ܸ݀ோ = ‫ܨ‬௝ + ቀడ௏ ೕቁܸ݀ோ + ቀ డ௧ೕቁܸ݀ோ (1.8)

1.5. BILANS ENERGITIQUES ET STABILITE THERMIQUE DES


REACTEURS

L’objet de cette section est de préciser l’influence des conditions physiques,


principalement la température, sur la marche du réacteur. Puis nous établirons les bilans
énergétiques qui relient la chaleur dégagée ou absorbée par les réactions chimiques et les
échanges d’énergie avec le milieu extérieur, ce qui détermine les températures du
fonctionnement stationnaire du réacteur. Dans le cas d’une réaction exothermique,
l’accumulation de la chaleur dans le mélange réactionnel provoque une élévation de
température qui peut se traduire par un emballement du réacteur. C’est pourquoi ne
terminerons cette partie par une étude de condition de stabilité des réacteurs autothermiques
[3].

1.5.1. Bilans thermique dans les réacteurs

Dans les opérations unitaires du génie chimique toutes les formes d’énergies mises en
jeu sont généralement négligeables devant l’énergie thermique (l’énergie de compression des
gaz est une exception). Par conséquent les bilans énergétiques se réduisent à des bilans
thermiques [13]. La réalisation de bilans thermiques permet d’effectuer des calculs de
puissance thermique à fournir à une installation ou à évacuer d’une installation ainsi que des
déterminations de pertes thermiques.

Page 14
Chapitre1 Etude bibliographique sur les réacteurs chimiques

On applique aux bilans thermiques le principe de conservation de l’énergie entre l’entrer


et la sortie pour une opération unitaire continue ou entre l’instant initial et l’instant final pour
une opération unitaire discontinu. Il convient évidemment de choisir un système d’étude
comme pour un problème de thermodynamique classique [14].

1.5.1.1. Formulation générale

‫ ݔݑ݈ܨ‬é݊݁‫݁ݑݍ݅ݐ݅݃ݎ‬ ‫ ݔݑ݈ܨ‬é݊݁‫݁ݑݍ݅ݐ݅݃ݎ‬ ݂݈‫ ݔݑ‬é݊݁‫݁ݑݍ݅ݐ݅݃ݎ‬ ݂݈‫ݔݑ‬


݂݈‫ ݔݑ‬é݊݁‫݁ݑݍ݅ݐ݅݃ݎ‬
൭ ݁݊‫ ݈݁ݏ݊ܽ݀ݐ݊ܽݎݐ‬൱ − ൭ ‫ ݑ݀ݐ݊ܽݐݎ݋ݏ‬൱ + ቌ ‫ ݎܽ݌ ݐ݅ݑ݀݋ݎ݌‬ቍ – ቀ ቁ= ൭݀ᇱܽܿܿ‫݊݋݅ݐ݈ܽݑ ݉ݑ‬൱
‫ݐݏݕݏ‬è݉ ݁ ‫ݐݏݕݏ‬è݉ ݁ ܿ‫ ݉ ݉݋ݏ݊݋‬é ݀′é݊݁‫݁݅݃ݎ‬
݈݁‫ݐݏݕݏ‬è݉ ݁

1.5.1.2. Réacteur parfaitement agité continu [11]


Dans le cas d’un réacteur agité continu dans lequel on fait arriver un courant
d’alimentation avec un débit F0 à la température T0 et d’où l’on prélève un courant de
soutirage qui sort de l’installation avec un débit F à la température T.

Régime dynamique
ௗ(ఘ௏஼೛ ்)
= ‫ܨ‬଴ߩ‫ܥ‬௣ܶ଴ − ‫ܥߩܨ‬௣ܶ + ܸ ∑௜(∆‫ܪ‬௜‫ݎ‬௜) − ܳ (1.9)
ௗ௧

ܳ = ܷ‫ܣ‬௝(ܶ − ܶ௝) (1.10)

Apres simplification
ௗ் ிబ ଵ ௎ ஺ೕ
= (ܶ଴ − ܶ) + ൬ ൰∑௜(∆‫ܪ‬௜‫ݎ‬௜) − ఘ஼ (ܶ − ܶ௝) (1.11)
ௗ௧ ௏ ఘ஼೛ ೛௏

Régime stationnaire

ிబ ଵ ೕ ௎஺
0= (ܶ଴ − ܶ) + ൬ ൰∑௜(∆‫ܪ‬௜‫ݎ‬௜) − ఘ஼ ௏ ൫ܶ − ܶ௝൯ (1.12)
௏ ఘ஼೛ ೛

Page 15
Chapitre1 Etude bibliographique sur les réacteurs chimiques

1.5.1.3. Réacteur parfaitement agité fermé [11]

ௗ(ఘ௏஼೛ ்)
= ܸ ∑௜(∆‫ܪ‬௜‫ݎ‬௜) − ܳ (1.13)
ௗ௧

ܳ = ܷ‫ܣ‬ு (ܶ − ܶ௝) (1.14)

ௗ் ଵ ௎஺

ௗ௧
=൬
ఘ஼೛
൰∑௜(∆‫ܪ‬௜‫ݎ‬௜) − ఘ஼ ௏ (ܶ − ܶ௝) (1.15)

1.5.1.4. Réacteur tubulaire à écoulement piston [11]


Régime stationnaire

ௗ௤ ௗ஺ ௗ்
ௗ௏ೃ

ௗ௏ೃ
൫ܶ௝ − ܶ൯= ‫ܥߩܨ‬௣ ௗ௏ + ∑௜∆‫ܪ‬௜‫ݎ‬௜ (1.16)

ௗ் ଵ ௎ ௗ஺
= ∑௜(∆‫ܪ‬௜‫ݎ‬௜) − ൫ܶ௝ − ܶ൯ (1.17)
ௗ௏ೃ ிఘ஼೛ ிఘ஼೛ ௗ௏ೃ

U est le coefficient de transfert thermique, dq est la puissance reçue ou transférée par


l’élément de volume dVR à travers la surface d’échange dA.
ௗ஺
Dépend de la géométrie du réacteur et peut varie localement dans une structure complexe.
ௗ௏ೃ

Régime dynamique
ௗ௤ ௗ஺ డ் ௗ்
ௗ௏ೃ

ௗ௏ೃ
൫ܶ௝ − ܶ൯= ߩ‫ܥ‬௣ డ௧ + ‫ܥߩܨ‬௣ ௗ௏ + ∑௜∆‫ܪ‬௜‫ݎ‬௜ (1.18)

1.5.2. Stabilité des réacteurs non isothermes

Lorsqu’on met en ouvre une réaction exothermique, avec un refroidissement du


mélange soit à la paroi, soit par un serpentin de refroidissement, soit par échange avec le
mélange d’alimentation, plusieurs questions se posent : y-a-t-il un ou plusieurs régimes de
fonctionnement stationnaire ? Ces régimes sont t’ils stables ? Sensibles au réglage des
conditions opératoires ? Quel est le comportement du réacteur en régime transitoire avec ou
sans régulation ? Ne risque-t-on pas un emballement conduisant à la destruction du réacteur ?
[11].

Page 16
Chapitre1 Etude bibliographique sur les réacteurs chimiques

Ces questions revêtent une importance accrue depuis que le public et les médias ont été
sensibilisés par une série d’accidents survenus dans des installations chimiques. Les
recherches sur la stabilité de fonctionnement des réacteurs chimiques font appel à des
simulations mathématiques et aux méthodes de la dynamique des systèmes non linéaires [11].

Nous donnons ci-dessous les points essentiels pour l’étude de fonctionnement des réacteurs
exothermiques en vue de développer une stratégie pour sa régulation. Il est clair que chaque
situation particulière mérite une étude approfondie par simulation numérique fondée sur un
modèle dynamique dûment validé du réacteur [11].

1.5.2.1. Définition de la stabilité d’un réacteur parfaitement agité non isotherme

Dans l’étude d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme, l’une des
questions essentielles qui se posent est la détermination de la stabilité thermique du réacteur.

Soit un réacteur dont le régime de fonctionnement est stationnaire. A un moment,


introduisons une légère perturbation, puis supprimons la cause de la perturbation. On parle de
la stabilité si le réacteur reprend son régime initial, et d’instabilité si le régime du réacteur
passe à un autre état stationnaire ; enfin, quand le régime de fonctionnement oscille
périodiquement autour de l’état stationnaire, on parle d’instabilité oscillatoire [12].

Presque tous les procédés sont stables en boucle ouverte. Par contre, un réacteur
chimique parfaitement agité, siège d’une réaction exothermique, peut être instable ; en effet,
si l’évacuation thermique de la quantité de chaleur due a la réaction est insuffisante, il peut
présenter trois états stationnaires de fonctionnement, l’un stable a basse température et bas
taux de conversion, l’autre stable a haute température et haut taux de conversion, enfin un
troisième instable a une température moyen et taux de conversion moyen et qui peut être
rendus stables en boucle fermée, ce dernier est le plus approprie pour un fonctionnement
optimale du réacteur [15].

L’étude de la stabilité des états stationnaires de fonctionnement du réacteur nécessite de


tracée le diagramme de Semenov dont le quel on applique ensuite le critère de Van Heerden.
Ce qui fera l’objet de la section suivante.

Page 17
Chapitre1 Etude bibliographique sur les réacteurs chimiques

1.5.2.2. Critère de Van Heerden

Van Heerden a comparé la chaleur générée et la chaleur soutirée par le système en


fonction de la température du système. Le critère de Van Heerden peut être illustré dans un
diagramme (diagramme de Semenov) qui représente les courbes de la chaleur générée et de la
chaleur soutirée en fonction de la température du réacteur pour des conditions opératoires bien
définies. En effet pour garantir la stabilité de l'état stationnaire le critère suivant doit être
satisfait:

ௗொ௦ ௗொ௚
( )s > ( )s
ௗ் ௗ்
Où ܳ‫ ݏ‬est la chaleur soutirée du réacteur et ܳ݃ est la chaleur générée par la réaction, T est la
température et l’indice s désigne l’état stationnaire.

Si la pente de la chaleur générée par le système est supérieure à la pente de la chaleur


soutirée par le système, le réacteur est instable [16].

1.5.2.3. Diagramme de Semenov

En 1919, Liljernoth a observé l'existence de plusieurs états stationnaires pour les mêmes
conditions opératoires. En 1928, Semenov a eu l'idée de superposer les deux diagrammes
d'Arrhenius (puissance dégagée par la réaction) et de Fourrier (puissance de refroidissement)
en un seul pour décrire thermiquement le comportement d'un réacteur chimique. Le
diagramme de Semenov prédit l'état du réacteur pour des conditions opératoires données [16].

Figure 1.6 : Diagramme de Semenov [16]

Page 18
Chapitre1 Etude bibliographique sur les réacteurs chimiques

Ce diagramme représente l’évolution la puissance thermique produite ou générée par la


réaction et la puissance évacuée ou soutirée par le système en fonction de la température du
milieu réactionnel. Le système est en régime stationnaire lorsque la puissance thermique
produite est égale à la puissance thermique évacuée.

Pour les trois états stationnaires (les trois points d’intersection) représentés dans la figure
entre la droite de Fourrier et l'exponentielle d'Arrhenius [16].

Pour l’état stationnaire ‘’A’’ : en effet, à partir de ce point, au cas où la température du


réacteur augmente suite à une perturbation, la puissance de chaleur évacuée devient
supérieure à celle produite. La température dans le réacteur retourne à sa valeur ordinaire et
l'état stationnaire A est de nouveau atteint.

Dans le cas contraire où la température diminue subitement, c'est la puissance de chaleur


produite qui l'emporte sur celle évacuée, la température augmente alors dans le réacteur et
l'état stationnaire A sera de nouveau atteint.

Pour ces raisons on dit que l’état stationnaire A est stable.

Pour l’état stationnaire ‘’B’’ : a partir de cet état stationnaire, si la température du réacteur
augmente suite à une perturbation du système, il ne sera plus possible de maîtriser la
température dans le réacteur. La puissance produite par le système sera supérieure à celle
évacuée c'est ‘’l'emballement thermique’’. Dans l'autre sens si la température baisse
subitement, la puissance évacuée sera supérieure à celle produite et la température diminue
dans le réacteur jusqu'à atteindre un fonctionnement stable du réacteur qui est au niveau de
l'état stationnaire A. Pour ces raisons l’état stationnaire B est instable.

Pour l’état stationnaire ‘’C’’ : en effet, à partir de ce point, au cas où la température du


réacteur augmente suite à une perturbation, la puissance de chaleur évacuée devient
supérieure à celle produite. La température dans le réacteur retourne à sa valeur ordinaire et
l'état stationnaire C est de nouveau atteint.

Dans le cas contraire où la température diminue subitement, c'est la puissance de chaleur


produite qui l'emporte sur celle évacuée, la température augmente alors dans le réacteur et
l'état stationnaire C sera de nouveau atteint.

Pour ces raisons on dit que l’état stationnaire C est stable.

Page 19
Chapitre1 Etude bibliographique sur les réacteurs chimiques

1.5.3. Sécurité des réacteurs chimiques

La sécurité dans l’industrie chimique est devenue, avec la prise de conscience face aux
risques, un domaine incontournable. Cette prise de consciences, qui n’évolue
malheureusement qu’au fur à mesure des accidents industriels (grands incendies, explosions,
la pollution…), suit par ailleurs les avancées technologiques. Les problèmes de sécurité liés à
l’énergie par les réactions chimiques ne surviennent pas forcément au laboratoire, mais
apparaissent plus tard lors du passage à l’échelle industrielle. La sécurité des procèdes
chimiques, et en particulière celle des réacteurs est de nos jours une préoccupation majeure de
cette industrie [17].

1.5.3.1. Le phénomène d’emballement thermique d'un réacteur

L’emballement thermique est « la conséquence de perte de contrôle de la température


d’une substance chimique, d’un mélange de réactifs et de produits ou d’un procédé dans une
enceinte »

L'emballement d'un réacteur survient lorsque son système de refroidissement ne


parvient plus à évacuer la chaleur produite par la réaction chimique. La température
augmente, alors cette augmentation non contrôlée, provoque une accélération de la réaction,
qui, à son tour, conduit à une augmentation de la puissance thermique dégagée par la réaction.
Dans la mesure où cette dernière augmente exponentiellement avec la température, tandis que
la puissance de refroidissement n’augmente que linéairement, la température du milieu
réactionnel va croître de plus en plus rapidement : et c’est l’emballement de la réaction qui
peut mener à des situations extrêmement graves [17].

Le principal danger d'un emballement du réacteur est l'amorçage, notamment des


réactions de décompositions des réactifs ou des produits. Ce type de réactions est très
exothermique, c'est-à-dire qu'il produit une très grande chaleur [1].

Page 20
Chapitre1 Etude bibliographique sur les réacteurs chimiques

1.6. CONCLUSION
Ce chapitre constitue une étude bibliographique assez générale sur les réacteurs
chimiques. Différents types des réacteurs chimiques ainsi que leurs critères de classification
on été présentés. En effet, ces critères permettent de définir un certain nombre de catégories
de réacteurs idéaux utilisés pour représenter le comportement des réacteurs réels.
Ensuite nous avons utilisé la méthode de génie chimique qui est basé sur la formulation
des équations de bilans matières, et des bilans énergétiques dans le but d’effectuer des calculs
de puissance thermique à fournir a une installation où a évacuer d’une installation.
Ensuite on a présenté les points essentiels concernant la stabilité du réacteur chimique
ௗொ௚ ௗொ௦
qui s’appuie sur le critère de Van Heerden. A cette égard, l’utilisation du critère, <
ௗ் ௗ்
qui s’agit de comparer la chaleur produite par le système réactionnel à la chaleur extraite du
système, constitue une étape incontournable pour s’assurer de la stabilité thermique de ce type
de réacteurs en effet, si ce critère n’est pas satisfait, il y a obligatoirement un emballement
thermique.

Apres avoir passé en revu les différents types des réacteurs chimique dans ce chapitre,
le chapitre suivant sera consacré au réacteur parfaitement agité continu non isotherme, ainsi
on présentera sont modèle mathématique dans le but de simuler sont comportement avec et
sans régulation.

Page 21
CHAPITRE 2

MODELISATION DU
REACTEUR PARFAITEMENT
AGITE CONTINU NON
ISOTHERME
Chapitre2 Modélisation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

CHAPITRE 2

MODELISATION D’UN REACTEUR PARFAITEMENT AGITE


CONTINU NON ISOTHERME

2.1. Introduction

La modélisation des réacteurs chimiques non isotherme occupe une place très
importante dans l’industrie chimique, car dans de nombreux cas l’expérience est irréalisable
ou trop chère, ou bien elle présente des risques sur les installations, donc c’est pour cela on
fait recours à la technique de modélisation qui permettra de déduire les résultats à travers
l’exploitation d’un modèle mathématique.

Dans ce chapitre, on présente, dans un premier temps, quelques notions sur la


modélisation et la régulation. Ensuite nous allons consacrer notre étude à la modélisation du
réacteur parfaitement agité continu non isotherme, pour cela on va donner une description
détaillée du réacteur. A cet égard, le modèle mathématique du réacteur sans régulation sera
présenté. Ensuite une stratégie de régulation qui va permettre de stabiliser la température du
réacteur autour du point de fonctionnement instable pour l'empêcher de s'emballer vers un
point de fonctionnement chaud ou froid sera mise en évidence. Aussi le modèle mathématique
du réacteur avec régulation de température sera considéré dans l’objectif de la simulation de
son comportement.

Page 22
Chapitre2 Modélisation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

2.2. MODELISATION DES PROCEDES INDUSTRIELS

La modélisation est une technique nécessaire à l’étude, la réalisation et le contrôle des


systèmes ou des unités industrielles, cette technique peut prendre de différentes formes telles
que la modélisation physique, mathématique ou graphique. La complexité des systèmes
modernes à orienté la recherche vers l’utilisation des meilleures méthodes afin d’obtenir le
modèle le plus proche (ou fiable) du système réel.
Définir la modélisation en génie des procèdes est une tâche délicate tant elle recouvre
d’actions et d’objectifs divers. On pourrait néanmoins lui donner la définition synthétique
suivante : La modélisation est une démarche qui permet, à partir de faits expérimentaux, de
construire un outil mathématique reliant les sorties d’un système à ses entrées. L’ensemble
d'équations ou la représentation graphique de ces systèmes et qui doit aussi prédire leur
comportement futur constitue un modèle [18].

2.2.1. La notion du modèle

Un modèle est une représentation mathématique, physique ou graphique susceptible de


se comporter comme le système physique si les deux sont soumis à la même excitation
d'entrée.
Un modèle est caractérisé par son domaine de validité, c'est-à-dire par le domaine de
l'espace des entrées dans lequel l'accord entre les valeurs des sorties du processus calculées
par le modèle, et leurs valeurs mesurées, est considéré comme satisfaisant compte tenu de
l'utilisation que l'on fait du modèle.
La modélisation s’effectue selon le degré de connaissance qui doit être le plus élevé
possible chez le concepteur, mais il est nécessaire en général de faire des hypothèses
simplificatrices afin de limiter la complexité du modèle [19].
Ceci nous conduit à classer les modèles en deux types
 Modèles de connaissance.
 Modèles de comportement ou de représentation.

Page 23
Chapitre2 Modélisation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

2.2.2. Classification des modèles

On distingue deux sortes de modèle en fonction des informations mise en jeu pour leur
conception.

2.2.2.1. Modèle déterministes (modèles de connaissance)

Les modèles mathématique déterministes ou de connaissance décrivent le procédé par


un ensemble d’équations qui résultent d’une loi traduisant les effets mécaniques, thermique,
physico-chimiques et thermodynamiques couplés dans le procédé modélisé.

Les modèles mathématiques expriment couramment

- Les bilans de matière, quantité de mouvement et de l’énergie


- Les couplages entre les phénomènes de transfert (matière, chaleur, quantité de
mouvement).

Parmi les modèles mathématiques déterministes, on distingue les modèles à paramètres


localisés qui se traduisent par des équations différentielles ordinaires (cas du réacteur
parfaitement agité), et les modèles à paramètres distribués se traduisant par des équations aux
dérivées partielles (cas du réacteur tubulaire).

2.2.2.2. Modèles de comportement (boite noire)

Les modèles boite noire sont construit essentiellement sur la base des mesures
effectuées sur les entrées et les sorties de processus à modaliser. Il représente le résultat de
fonctionnement du processus sans voir le sens physique. La modélisation consiste alors à
utiliser, pour représenter les relations entre les entrées et les sorties, des équations
(algébriques, différentielles, récurrentes) paramétrées, et à estimé les paramètres à partir des
mesures disponible, de manière à obtenir la meilleur précision possible avec le plus petit
nombre possible de paramètres ajustables.

Page 24
Chapitre2 Modélisation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

2.2.3. Intérêt de la modélisation et la simulation en génie des procédés

En génie des procédés, l’intérêt de la modélisation et de la simulation, consiste en


l’étude du procédé par la manipulation de sa représentation mathématique. Tout d’abord, le
développement d’un modèle mathématique permet d’améliorer la connaissance et la
compréhension du système, car la démarche de la modélisation mathématique amène
inévitablement à un questionnement qui favorise le progrès dans la compréhension des
phénomènes mis en jeu. Les modèles ont donc un rôle éducatif certains. Disposer d’un
modèle mathématique d’une opération unitaire donnée permet le calcul de paramètres
difficilement mesurable ou inaccessibles et l’extrapolation, offrant ainsi la possibilité de tester
des gammes de conditions opératoires extrêmes, éventuellement impossibles de mettre en
œuvre dans l’usine réelle. Les modèles peuvent constituer d’équipements ou encore pour
assurer la sécurité des procédés [20].

2.3. REGULATION DES PROCEDES

La régulation dans le domaine des procédés industriels concerne la mise en œuvre de


l'ensemble des moyens théoriques, matériels et techniques pour maintenir chaque grandeur
physique essentielle (température , concentration, position d’une vanne, débit…) égale à une
valeur désirée, appelée consigne, par action sur une grandeur réglante, et ce, malgré
l'influence des grandeurs perturbatrices du système.

Les systèmes de régulation qui sont mis en place sur les procédés ont pour but de
permettre d’assurer la stabilité de fonctionnement des procédés, de minimiser l’influence des
perturbations, et d’optimiser la performance globale [21].

2.3.1. Types de régulateurs

Un régulateur peut prendre les formes les plus diverses. En fait, il représente une
stratégie de régulation, c’est-a-dire un ensemble de règles fournissant une valeur de l’action
de commande lorsque la sortie est déviée par rapport a la consigne. Un régulateur peut donc
être constitué par une équation ou un algorithme [21].

Page 25
Chapitre2 Modélisation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

2.3.1.1. Régulateur proportionnel [21]


Ce correcteur élémentaire est le correcteur de base, il permet d’améliorer notablement la
précision. Dans le cas d’un correcteur proportionnel, la réponse du régulateur est
proportionnelle à l’écart ε(t)
u(t) = u଴ + K ୮ߝ(‫)ݐ‬ (2.1)
K ୮ : Gain du régulateur.
u0 : sortie du régulateur correspondant à un écart nul (i.e. :ߝ(‫ = )ݐ‬0)
ߝ(‫ )ݐ‬: Écart entre la grandeur mesuré est la consigne et est exprimé par l’équation
suivante
ߝ(‫ݕ = )ݐ‬௖ − ‫ݕ‬௠ (2.2)
Avec
‫ݕ‬௖ : Grandeur de consigne (exemple : température désiré dans le réacteur)
‫ݕ‬௠ : Grandeur mesurée (exemple : température à régler dans le réacteur)

2.3.1.2. Régulateur proportionnel-intégral [21]

Le correcteur Intégrateur est en général associé au correcteur proportionnel. La réponse de ce


régulateur est donc de la forme

ଵ ௧
u(t) = u଴ + K ୮ ቀߝ(‫ )ݐ‬+ ்௜∫଴ ߝ(‫ݐ݀ )ݐ‬ቁ (2.3)

2.3.1.3. Régulateur proportionnel-intégral-dérivé [21]

La réponse de ce régulateur est de type

ଵ ௧ ݀ߝ
u(t) = u଴ + K ୮ ቀߝ(‫ )ݐ‬+ ்௜∫଴ ߝ(‫ݐ݀ )ݐ‬+ ܶ݀ ݀‫ݐ‬ቁ (2.4)

Dans les équations (2.3) et (2.4), les paramètres Ti et Td présentent le temps


d’intégration et le temps de dérivation du régulateur, respectivement.

Il est à noter que dans le cas de notre travail, seul le régulateur à action
proportionnelle est utilisé pour la régulation de température dans le réacteur.

Page 26
Chapitre2 Modélisation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

2.4. MODELISATION DU REACTEUR PARFAITEMENT AGITE CONTINU


NON ISOTHERME, SANS REGULATION.

Le réacteur parfaitement agité continu que nous utilisons dans ce travail appartient à
une classe de réacteurs idéaux ou les conditions hydrodynamiques et physiques sont
supposées idéalisées et bien déterminées. Ce type de réacteur permet d’approcher le
fonctionnement des réacteurs industriels et constitue la base des méthodes utilisés pour les
décrire [22].

Avant de développer le modèle mathématique du réacteur, il est important de donner une


description du processus (réacteur) qu’on veut étudie.

2.4.1. Description du processus

Le processus considéré ici est constitué d’un réacteur chimique à cuve parfaitement
agitée continu non isotherme, refroidie avec une double enveloppe, dans lequel se déroule une
réaction chimique irréversible et exothermique du premier ordre A →B avec une vitesse de
réaction r = k CA. Un schéma simplifié de tel appareil est représenté sur la figure suivante.

Figure 2.1 : schéma du réacteur chimique avec double enveloppe [22]

Page 27
Chapitre2 Modélisation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

Ce réacteur chimique continu parfaitement agité est le siège d’une réaction


exothermique A → B d’ordre 1, qui fournit une chaleur de réaction ΔH. Le réactif A est
alimenté en continu dans le réacteur avec un débit volumétrique F0, et une concentration
molaire d’alimentation CA0 et une température T0. Le contenu du réacteur est mélangé avec un
agitateur motorisé. Un courant de sortie, qui contient un mélange des deux composés (le
réactif A et le produit B), est retiré du réacteur en continu avec un débit volumique F, une
composition CA et CB et une température T.

Pour soutirer la chaleur générée par cette réaction exothermique, le réacteur est entouré
d’une double enveloppe (indicée ‘j’) avec une surface d’échange Aj et de volume constant Vj
traversée par un fluide de refroidissement (eau) avec un débit Fj variable et une température
d’entrée Tj0 constante [18].

Les paramètres du réacteur et les conditions opératoires utilisées dans notre étude sont ceux
utilisé par Luyben.

Après avoir donnés une description détaillée du réacteur à étudie nous allons maintenant
établir le modèle mathématique de ce dernier.

2.4.2. Modèle mathématique


Le modèle mathématique prend en compte des termes différentiels caractéristiques du
comportement dynamique du réacteur. Cet outil donne alors accès à l’évolution, au cours du
temps, des différentes variables du réacteur (concentrations, volume réactionnel et
température) en fonction des conditions opératoires et de la cinétique de la réaction.

Le système d’équations traduisant les bilans pour le réacteur agité continu non isotherme est
un système d’équations différentielles non linéaires, traduisant la variation en fonction du
temps de 5 paramètres (CA concentration du réactif A, CB concentration du produit B, T
température du réacteur, Tj température de la double enveloppe, V volume du mélange
réactionnel).

 Les hypothèses qui ont été utilisées pour la modélisation, sont les suivantes [23]
- Les pertes de chaleurs sont négligeables (le système est isolé)
- La densité de mélange et la capacité calorifique sont considéré constantes.
- La température dans la double enveloppe est uniforme.

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Chapitre2 Modélisation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

- Le mélange réactionnel est homogène – pas de variation spatial de température,


concentration ou de la vitesse de la réaction à l’intérieur du réacteur.
- Le flux de sortie a la même concentration et la même température que le mélange
réactionnel.
- Le coefficient global de transfert thermique est considéré constant.

2.4.2.1. Etablissement des équations de bilan [23]

Les équations régissant ce réacteur sont les suivantes

 Bilan matière dans le réacteur

- Bilan massique global

ௗ(ఘ௏)
= ߩ‫ܨ‬଴ − ߩ‫ܨ‬ (2.5)
ௗ௧

Nous avons supposé que la densité du liquide à l'intérieur du réacteur est égale à la densité
d'alimentation et elle est constante avec le temps.

Par conséquent, l'équation ci-dessus devient

ௗ௏
= ‫ܨ‬଴ − ‫ܨ‬ (2.6)
ௗ௧

- Bilan molaire partiel sur le constituant A

ௗ(௏஼ಲ )
= ‫ܨ‬଴‫ܥ‬஺଴ − ‫ܥܨ‬஺ − ܸ‫ܥܭ‬஺ (2.7)
ௗ௧

Apres simplification on à

ௗ஼ಲ ிబ
= (‫ܥ‬஺଴ − ‫ܥ‬஺ ) − ‫ܥܭ‬஺ (2.8)
ௗ௧ ௏

- Bilan molaire partiel sur le constituant B


ௗ(௏஼ಳ )
= −‫ܥܨ‬஻ + ܸ‫ܥܭ‬஺ (2.9)
ௗ௧

Apres simplification on à

ௗ஼ಳ ிబ
=− ‫ܥ‬஻ + ‫ܥܭ‬஺ (2.10)
ௗ௧ ௏

Page 29
Chapitre2 Modélisation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

 Bilan thermique du réacteur


- Bilan thermique à l’intérieur de la cuve

ௗ(௏்) ି∆ு௄ ஼ಲ ௎஺ೕ


= ‫ܨ‬଴ܶ଴ − ‫ ܶܨ‬+ ൬ ൰− ఘ஼ (ܶ − ܶ௝) (2.11)
ௗ௧ ఘ஼೛ ೛

Apres simplification on à

ௗ் ிబ ି∆ு௄ ஼ಲ ௎ ஺ೕ
= (ܶ଴ − ܶ) + ൬ ൰− ఘ஼ (ܶ − ܶ௝) (2.12)
ௗ௧ ௏ ఘ஼೛ ೛௏

- Bilan thermique sur la double enveloppe

ௗ்ೕ ிೕ ௎஺ೕ
= ൫ܶ௝଴ − ܶ௝൯+ ఘ ஼ (ܶ − ܶ௝) (2.13)
ௗ௧ ௏ೕ ೕ ೛ೕ௏ೕ

 Constante cinétique

‫ܭ = ܭ‬଴exp(−‫ܧ‬⁄ܴܶ) (2.14)

 Chaleur transférée du mélange réactionnel vers le liquide de refroidissement

ܳ = ܷ‫ܣ‬௝൫ܶ − ܶ௝൯ (2.15)

Page 30
Chapitre2 Modélisation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

2.4.2.2. Formulation de modèle mathématique du réacteur à l’état dynamique

A partir des équations différentielles précédentes (2.6) ; (2.8); (2.10); (2.12); (2.13), et de
l’équation de la constante cinétique (2.14), le modèle mathématique du réacteur peut être écrit
sous la forme suivante

ܸ݀
⎧ = ‫ܨ‬଴ − ‫ܨ‬
⎪ ݀‫ݐ‬
⎪ ݀‫ܥ‬஺ = ‫ܨ‬଴ (‫ ܥ‬− ‫ ) ܥ‬− ‫ ܭ‬exp ൬− ‫ ܧ‬൰∗ ‫ܥ‬
⎪ ݀‫ݐ‬ ܸ ஺଴ ஺ ଴
ܴ∗ܶ ஺
⎪ ݀‫ܥ‬஻ ‫ܨ‬଴ ‫ܧ‬
= − ‫ܥ‬஻ + ‫ܭ‬଴ exp ൬− ൰∗ ‫ܥ‬஺ (2.16)
⎨ ݀‫ݐ‬ ܸ ܴ∗ܶ
⎪݀ܶ = ‫ܨ‬଴ (ܶ − ܶ) + ቆ−∆‫ ܪ‬ቇ ∗ ‫ ܭ‬exp ൬− ‫ ܧ‬൰∗ ‫ ܥ‬− ܷ‫ܣ‬௝ ൫ܶ − ܶ ൯
⎪ ݀‫ ܸ ݐ‬଴ ߩ‫ܥ‬௣ ଴
ܴ∗ܶ ஺
ߩ‫ܥ‬௣ ܸ ௝
⎪݀ܶ ‫ܨ‬
⎪ ௝ = ௝ ൫ܶ − ܶ ൯+ ܷ‫ܣ‬௝ ൫ܶ − ܶ ൯
௝଴ ௝ ௝
⎩ ݀‫ܸ ݐ‬௝ ߩ௝‫ܥ‬௣௝ܸ௝

Le modèle mathématique constitué par le système d’équations (2.16) décrivant le


comportement du réacteur en régime dynamique à été utiliser pour décrire le script Matlab
ainsi le schéma bloc Simulink qui sont donnés ci-dessous, et qui seront utiliser dans le
chapitre suivant pour simuler le comportement du réacteur.

Script Matlab (2.1)


function dpdt=cstr_01(t,p)
% p(1)=V (Volume réactionnel)
% P(2)=CA (concentration du réactif A)
% p(3)=CB (concentration du produit B)
% P(4)=T (température du réacteur)
% P(5)=Tj (température dans la double enveloppe)
global F0 CA0 T0 U Aj Ro Cp dH Tj0 Vj Roj Cpj F Fj E K0 R Vc

dpdt= [F0-F;
((F0*CA0)/p(1))-((F0*p(2))/p(1))-(K0*exp (-E/(R*p(4)))*p(2));
-((F0*p(3))/p(1))+(K0*exp(-E/(R*p(4)))*p(2));
((F0*T0)/p(1))-((F0*p(4))/p(1))+((-dH*K0*exp(-
E/(R*p(4)))*p(2))/(Ro*Cp))-((U*Aj*(p(4)-p(5)))/(Ro*Cp*p(1)));
((Fj*(Tj0-p(5)))/Vj)+((U*Aj*(p(4)-p(5)))/(Roj*Cpj*Vj))];
End

Page 31
Chapitre2 Modélisation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

Schéma bloc

Schéma 2.2 : Schéma Simulink du réacteur sans régulation.

Page 32
Chapitre2 Modélisation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

2.4.2.3. Formulation de modèle mathématique du réacteur à l’état stationnaire

Le modèle mathématique du réacteur à l’état stationnaire est formé à partir des équations
(2.6) ; (2.8); (2.10); (2.12); (2.13), en considérant les hypothèses suivantes
ௗ௏ ௗ஼ ௗ஼ ௗ் ௗ்ೕ
( ௗ௧ = 0) ; ( ௗ௧ಲ = 0); ( ௗ௧ಳ = 0); ( ௗ௧ = 0) Et ( = 0).
ௗ௧

Donc on peut l’écrire sous la forme suivant

0=‫ ܨ‬−‫ܨ‬0

⎪ 0 = (‫ ܥ‬− ‫ ) ܥ‬− ‫ ܭ‬exp ቆ− ‫ ܧ‬ቇ ‫ܥ‬
‫ܨ‬
⎪ ܸ ‫ܣ‬0 ‫ݏܣ‬ 0
ܴܶ‫ݏܣ ݏ‬

⎪ 0 = − ‫ܨ‬0 ‫ ܥ‬+ ‫ ܭ‬exp ቆ− ‫ ܧ‬ቇ ‫ܥ‬ (2.17)
‫ݏܤ‬ 0 ‫ݏܣ‬
ܸ ܴܶ‫ݏ‬
⎨ ‫ܨ‬ −∆‫ܪ‬ ‫ܧ‬ ܷ‫݆ܣ‬
⎪0 = (ܶ0 − ܶ‫ )ݏ‬+ ቆ ቇ ‫ ܭ‬0 exp ቆ− ቇ ‫ ݏܣܥ‬− ൫ܶ − ݆ܶ‫ݏ‬൯
⎪ ܸ ߩ‫݌ܥ‬ ܴܶ‫ݏ‬ ߩ‫ݏ ܸ݌ܥ‬
⎪ ‫݆ܨ‬ ܷ‫݆ܣ‬
⎪0 = ൫݆ܶ0 − ݆ܶ‫ݏ‬൯+ ൫ܶ − ݆ܶ‫ݏ‬൯
⎩ ܸ݆ ߩ݆‫ݏ ݆ܸ݆݌ܥ‬

Le modèle mathématique constitué par le système d’équations (2.17) décrivant le


comportement du réacteur en régime stationnaire à été utiliser pour décrire le script Matlab
qui est donné ci-dessous, et qui sera utiliser dans le chapitre suivant pour déterminer les états
de fonctionnement stationnaire du réacteur.

Script (2.2)
function P=cstrSTATIONNAIRE(p)
% p(1)=V (Volume réactionnel)
% P(2)=CA (concentration du réactif A)
% p(3)=CB (concentration du produit B)
% P(4)=T (température du réacteur)
% P(5)=Tj (température dans la double enveloppe)

global F0 CA0 T0 U Aj Ro Cp dH Tj0 Vj Roj Cpj Kv Fj E K0 R Vc


% p système des équations en régime stationnaire
P= [F0-(F0-Kv*(Vc-p(1)));
((F0*CA0)/p(1))-((F0*p(2))/p(1))-(K0*exp (-E/(R*p(4)))*p(2));
-((F0*p(3))/p(1))+(K0*exp(-E/(R*p(4)))*p(2));
((F0*T0)/p(1))-((F0*p(4))/p(1))+((-dH*K0*exp(-
E/(R*p(4)))*p(2))/(Ro*Cp))-((U*Aj*(p(4)-p(5)))/(Ro*Cp*p(1)));
((Fj*(Tj0-p(5)))/Vj)+ ((U*Aj*(p(4)-p(5)))/(Roj*Cpj*Vj))];
End

Page 33
Chapitre2 Modélisation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

2.5. MODELIISATION DU REACTEUR PARFAITMENT AGITE CONTINU


NON ISOTHERME, AVEC REGULATION DE TEMPERATURE

Les réacteurs chimiques non isothermes sièges de réactions exothermiques, présentent


plusieurs points stationnaires et doivent souvent être réglé autour d’un point instable. Leurs
caractéristiques sont fortement non linéaires. C’est pour ces raisons que nous intéressant à la
régulation de ce type de réacteur.

Avant d’établir le bilan mathématique du réacteur avec régulation nous allons présenter une
description de la stratégie de régulation adoptée.

2.5.1. Description de la stratégie de régulation

Le but de notre travail est d’établir une bonne stratégie de régulation de la température
du réacteur, pour assuré un fonctionnement autour de la température de l’état stationnaire
instable.
Pour maintenir la température, T, du réacteur autour de la valeurs désirée, Tc, on à proposer
un mécanisme de contrôle et régulation qui va permettre d’agir sur le débit d’alimentation de
liquide de refroidissement de tel façon à maintenir la température constante au sein du
réacteur (autour de la valeur désirée). Ce mécanisme est constitué d’un capteur de température
(thermocouple), un régulateur à action proportionnelle et d’une vanne de régulation
automatique servant à régler le débit d’eau de refroidissement à l’entrée de la double
enveloppe (jacket). La figure 2.3 illustre bien le fonctionnement du réacteur considéré avec
régulation de température.

Page 34
Chapitre2 Modélisation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

Figure 2.3 : Schéma du réacteur chimique avec régulation de température.

2.5.2. Modèle mathématique du réacteur avec régulation

Nous avons vu précédemment dans le cas de modélisation du réacteur sans régulation


de température que, dans le modèle mathématique constitué par le système d’équations (2.16),
le débit Fj de l’eau de refroidissement circulant dans la double enveloppe est considéré
constant. Dans ce cas où la régulation de température dans le réacteur est considérée, le débit
Fj obéit à la loi de régulation suivante (régulation à action proportionnelle) :

‫ܨ‬௝ ൌ ‫ܨ‬௝଴ െ ‫ܭ‬௣(ܶ௖ െ ܶ) (2.18)

‫ܨ‬௝ ൒ ‫݆ܨ‬௠ ௜௡
Conditions ൜
‫ܨ‬௝ ൑ ‫݆ܨ‬௠ ௔௫

Page 35
Chapitre2 Modélisation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

Avec

 Fj0 : est le débit d’eau de refroidissement correspondant à un écart de température nulle


(i.e. : ܶ௖ − ܶ = 0 )
 Fjmin : est le débit minimal de l’eau de refroidissement fourni, si la vanne est
complètement fermée, qui correspond théoriquement à une valeur nulle.
 Fjmax : est le débit maximal de l’eau de refroidissement fournie, si la vanne est
complètement ouverte

En fonction du pourcentage de l’ouverture de la vanne de régulation, le débit Fj varie


d’une valeur minimal Fjmin nulle si la vanne est complètement fermée, jusqu’à une valeur
maximale Fjmax qui correspond au débit maximale que le circuit de refroidissement peut
fournir si la vanne est complètement ouverte.

En considérant l’équation (2.18) dans le système d’équation (2.16), le modèle


mathématique du réacteur avec régulation de température devient comme suit

ܸ݀
⎧ = ‫ܨ‬଴ − ‫ܨ‬
⎪ ݀‫ݐ‬
⎪ ݀‫ܥ‬஺ = ‫ܨ‬଴ (‫ ܥ‬− ‫ ) ܥ‬− ‫ ܭ‬exp ൬− ‫ ܧ‬൰∗ ‫ܥ‬
⎪ ݀‫ݐ‬ ܸ ஺଴ ஺ ଴
ܴ∗ܶ ஺
⎪݀‫ܥ‬஻ ‫ܨ‬଴ ‫ܧ‬
= − ‫ܥ‬஻ + ‫ܭ‬଴ exp ൬− ൰∗ ‫ܥ‬஺ (2.19)
݀‫ݐ‬ ܸ ܴ∗ܶ

݀ܶ ‫ܨ‬ −∆‫ܪ‬ ‫ܧ‬ ܷ‫ܣ‬௝
⎪ = ଴ (ܶ଴ − ܶ) + ቆ ቇ ∗ ‫ܭ‬଴ exp ൬− ൰∗ ‫ܥ‬஺ − ൫ܶ − ܶ௝൯
⎪ ݀‫ܸ ݐ‬ ߩ‫ܥ‬௣ ܴ∗ܶ ߩ‫ܥ‬௣ܸ

⎪݀ܶ௝ = ൫ࡲ࢐૙ − ࡷ ࢖(ࢀࢉ − ࢀ)൯൫ܶ − ܶ ൯+ ܷ‫ܣ‬௝ ൫ܶ − ܶ ൯
௝଴ ௝ ௝
⎩ ݀‫ݐ‬ ܸ௝ ߩ௝‫ܥ‬௣௝ܸ௝

Le modèle mathématique constitué par le système d’équations (2.19) décrivant le


comportement du réacteur en régime dynamique avec régulation de la température à été
utiliser pour décrire le script Matlab ainsi le schéma bloc Simulink qui sont donnés ci-
dessous, et qui seront utiliser dans le chapitre suivant pour déterminer les états de
fonctionnement dynamique du réacteur avec régulation.

Page 36
Chapitre2 Modélisation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

Script (2.3)

function dpdt=cstr_02(t,p)

% p(1)=V (Volume réactionnel)


% P(2)=CA (concentration du réactif A)
% p(3)=CB (concentration du produit B)
% P(4)=T (température du réacteur)
% P(5)=Tj (température dans la double enveloppe)
% p(6)=Fj (débit de liquide de refroidissement)

global F0 CA0 T0 U Aj Ro Cp dH Tj0 Vj Roj Cpj F E K0 R Vc Kp Fj0 Tc

dpdt=[F0-F;
((F0*CA0)/p(1))-((F0*p(2))/p(1))-(K0*exp (-E/(R*p(4)))*p(2));
- ((F0*p(3))/p(1))+ (K0*exp(-E/(R*p(4)))*p(2));
((F0*T0)/p(1))-((F0*p(4))/p(1))+((-dH*K0*exp(-
E/(R*p(4)))*p(2))/(Ro*Cp))-((U*Aj*(p(4)-p(5)))/(Ro*Cp*p(1)));
(((regulation(Fj0,Kp,Tc,p(4)))*(Tj0-p(5)))/Vj)+((U*Aj*(p(4)-
p(5)))/(Roj*Cpj*Vj))];
%reg fonction de régulation du débit
end

Script (2.4) la fonction de régulation

function Fj=regulation(Fj0,Kp,Tc,p)

% p = Température mesurée à l’intérieur du réacteur

global Fjmin Fjmax

Fj=Fj0-Kp*(Tc-p);

if Fj>Fjmin
if Fj<Fjmax
Fj=Fj;
else Fj=Fjmax;
end
else Fj=Fjmin;
end
end

Page 37
Chapitre2 Modélisation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

Schéma bloc

Figure 2.4 : Schéma Simulink du réacteur avec régulation.

Page 38
Chapitre2 Modélisation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

2.6. Conclusion

Dans ce chapitre on a établi des modèles mathématiques du réacteur parfaitement agité


continu pour les deux régimes de fonctionnement, stationnaire et dynamique ainsi qu’une
stratégie de régulation qui va permettre de stabiliser la température du réacteur autour du
point stationnaire instable. Ces modèles concernent le réacteur avec et sans régulation de
température.

Dans le prochain chapitre nous allons étudie le comportement du réacteur parfaitement


agité continu non isotherme a partir du modèle mathématique avec et sans régulation de
température, dont le but est de montrer l’intérêt de l’utilisation de la boucle de régulation sur
le comportement dynamique du réacteur et sa capacité d’agir face à des éventuelles
perturbations sur ses paramètres de fonctionnement. A cet égard, les différents modèles
mathématiques présentés dans ce chapitre et qui décrivent le fonctionnement du réacteur pour
différentes situations sont résolus numériquement avec le logiciel de calcul scientifique
Matlab (R2015a) pour simuler le comportement du réacteur parfaitement agité continu non
isotherme. Les résultats ainsi obtenus seront présentés et analysés dans le chapitre suivant.

Page 39
CHAPITRE 3

SIMULATION DU REACTEUR
PARFAITEMENT AGITE
CONTINU NON ISOTHERME
Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

CHAPITRE 3

SIMULATION DU REACTEUR PARFAITEMENT AGITE CONTINU


NON ISOTHERME

3.1. INTRODUCTION

Ce chapitre concerne sur l’étude par simulation d’un réacteur chimique parfaitement
agitée continu non isotherme, dans lequel se déroule une réaction chimique du premier ordre
exothermique.
Le point de fonctionnement désiré de ce réacteur est instable, et la moindre perturbation
sur ses paramètres de fonctionnement peut provoquer l’emballement ou l’extinction du
réacteur, d’où la nécessité d’une régulation de sa température.
Le but de cette partie est de donner, une procédure pour simuler le fonctionnement du
réacteur et pour ensuite contrôler son fonctionnement et le maintenir autour du point de
fonctionnement désiré.
Pour cela, premièrement nous allons simuler le fonctionnement du réacteur à l’état
stationnaire ce qui va nous permettre de déterminer les différent points de fonctionnement
stationnaires, puis on étudie la stabilité de chaque un de ces points stationnaires à l’aide du
diagramme de Semenov. Nous allons ensuite consacrer notre étude, à la simulation du
réacteur en régime dynamique sans régulation puis avec régulation. La simulation sans
régulation va nous permettre, d’un coté, de vérifier la stabilité, et l’instabilité, des trois points
de fonctionnement qui seront définie dans la simulation en régime stationnaire et d’un autre
coté, de montrer que le réacteur ne peut fonctionner au point stationnaire instable sans
régulation. Ensuite nous aborderons la simulation du réacteur avec régulation. A cet égard, la
fiabilité de la stratégie de la régulation adopté sera présentée er testée envers des éventuelles
perturbations.
Pour les simulations du réacteur avec et sans régulation, nous allons utiliser comme outil de
simulation le logiciel Matlab (R2015a (ode 45)) qui est un environnement destiné au calcul
scientifique et avec lequel on peut réaliser des simulations de la dynamique des systèmes ou
procédés industriels. Une autre simulation à été réaliser avec Matlab Simulink et a donné les
résultats identiques que ceux obtenus avec le solveur ode 45.

Page 40
Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

3.2. SIMLATION DU REACTEUR EN REGIME STATIONNAIRE

Lorsqu’une réaction exothermique est mise en œuvre, avec un refroidissement du


mélange, un ou plusieurs régimes de fonctionnement stationnaires peuvent avoir lieu. Ces
régimes peuvent être instables (sensibles aux variations des conditions opératoires) ou stable
(insensible aux variations des conditions opératoires).
Dans cette partie on va s’intéresser à l’étude de la stabilité de ces régimes stationnaires du
réacteur afin de déterminer le point de fonctionnement optimal qui correspond aux conditions
opératoires données par Luyben [23]. Donc, en premier lieu, nous allons déterminer les états
stationnaires de ce réacteur par rapports aux conditions opératoires et aux paramètres de
dimensionnement, ensuite on va étudie la stabilité de chaque points

Tableau 3.1 : Valeurs des paramètres et conditions opératoires du réacteur [23]

Conditions opératoires d’alimentation des réactifs


Indice Description Valeur Valeur en SI [24]
F0 Débit d’alimentation en A 40 ft3.h-1 3.15*10-4 m3.s-1
CA0 Concentration de l’alimentation en A 0.5 lbm.ft-3 8009 mol.m-3
T0 Température du courant d’alimentation 530 °R 294 K
Ro Masse volumique du contenu 50 lbm.ft-3 800 Kg.m-3
Cp Capacité calorifique du contenu 0.75Btu.lbm- 3138 J.Kg-1K-1
1
°R-1
Conditions opératoires d’alimentation de liquide de refroidissement
Tj0 Température d’entrer de fluide 530 °R 294 K
caloporteur
Vj Volume de la double enveloppe 3.85 ft3 0.109 m3
Roj Masse volumique du fluide caloporteur 62.3 lbm.ft-3 998 Kg.m-3
Cpj Capacité calorifique du fluide caloporteur 1Btu.lbm-1 4184 J.Kg-1K-1
°R-1
Conditions opératoires à la sorties
CA Concentration de flux de sortie en A 0.245lbm.ft-3 3925.5 mol.m-3
T Température 600 °R 333.3K
Paramètres de la cinétique de la réaction
K0 Constate cinétique 7.08*1010 h-1 2*107 s-1
E Energie d’activation d’Arrhenius 30000 69780.3 J.mol-1
Btu.lbm-1

Page 41
Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

dH Chaleur de réaction -30000 -69780.3 J.mol-1


-1
Btu.lbm
U Coefficient de transfert de chaleur entre la 150Btu.h-1ft-2 850 W.m-2.K-1
double enveloppe et le contenu du réacteur °R-1
R Constante des gaz parfait 1.99Btu.lbm-1 8.314 J.mol-1.K-1
°R-1
Paramètres du réacteur
V Volume réactionnel 48 ft3 1.359 m3
t Temps de séjour 1.2 h 4320 s
3 -1
Fj Débit de fluide caloporteur 49.9 ft .h 0.393*10-3 m3.s-1
Fjmax Débit maximal de fluide caloporteur 137 ft3.h-1 1.082*10-3 m3.s-1
Aj Surface de transfert de chaleur 250 ft2 23.23 m2

3.2.1. Les différents états stationnaires


Pour déterminer les points de fonctionnement possibles qui correspond aux paramètres
et aux conditions opératoires du processus, on va procéder à la simulation du réacteur en
régime stationnaire ce qui consiste à résoudre le modèle mathématique du réacteur à l’état
stationnaire (2.17)

Résolution numérique du modèle

On a effectué la simulation avec la routine fsolve ('cstrSTATIONNAIRE', p0) avec Matlab


R2015a (Une méthode de convergence itérative). Où 'cstrSTATIONNAIRE' est un sous-
programme fonction décrit dans le script (2.2) qui évalue les valeurs des équations du modèle
stationnaire (2.17) pour chaque point initial «p0 » et retourne les valeurs des différentes
variables du modèle tel que (CA, CB et T)

En effectuant plusieurs simulations et en partant de différentes conditions initiales (p0) on a


identifie les points de fonctionnement stationnaires de ce réacteur (voir tableau (3.2))

Page 42
Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

Résultat
Tableau 3.2 : les points de fonctionnements à l’état stationnaire
conditions initiales (supposé) Etats stationnaires
CA (mol/m3) T (K) CA (mol/m3) CB (mol/m3) T(K) Etat stationnaire
8009 294 7591.8 417.2 298.4 SS1
7000 294 7591.8 417.2 298.4 SS1
6000 300 7591.8 417.2 298.4 SS1
5000 320 7591.8 417.2 298.4 SS1
4000 330 3925.5 4083.5 333.3 SS2
3000 340 3925.5 4083.5 333.3 SS2
2000 360 946.1 7062.9 361.7 SS3
1000 360 946.1 7062.9 361.7 SS3

Les points de fonctionnement stationnaires possible pour ce réacteur sont les suivants :

 SS1 : est un point de fonctionnement froid avec concentration CB faible et température


faible.
 SS2 : est un point de fonctionnement intermédiaire avec une température et une
concentration moyen.
 SS3 : est un point de fonctionnement chaud avec une température et une
concentration élevé.

On trouve que pour n’importe quelle couple de conditions initiales (CA; T) le système
converge vers l’un des trois points de fonctionnements stationnaires cité ci-dessus. Ce qui
montre que ce sont les seuls points de fonctionnement possibles du réacteur pour les
paramètres adoptés.

Maintenant, et après avoir déterminé les points de fonctionnement possibles pour ce réacteur,
on passe à l’étape suivante qui consiste à étudie la stabilité de chacun de ces points.

Page 43
Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

3.2.2. Stabilité des points de fonctionnements stationnaires du réacteur


Dans cette section on va aborder l’étude de la stabilité du réacteur parfaitement agité
continu non isotherme, en considérant la méthode de Van Heerden, qui consiste à tracer les
courbes représentant la variation de la puissance thermique soutirée et la puissance thermique
générée en fonction de la température de fonctionnement ensuite on compare les pentes des
deux courbes à chaque point de fonctionnement.

Dans ce qui précède, on a constaté que le réacteur comporte trois états stationnaires,
dans ce qui suit nous allons étudie la stabilité de chacun de ses états, et pour cela on va
premièrement développer les équations mathématiques qui représente l’évolution de la
puissance thermique générer et soutirer en fonction de la température.

 Evolution de la puissance thermique en fonction de la température

A partir des équations du modèle mathématique du réacteur à l’état stationnaire (2.17) on


obtient les équations des puissances thermiques générée et soutirée représenté ci-dessous
ିா
ܳ݃ = (−∆‫ܭܸ)ܪ‬଴exp ቀ ቁ‫ܥ‬஺ (3.1)
ோ∗்

ܳ‫ܨ = ݏ‬଴ߩ‫ܥ‬௣(ܶ − ܶ଴) + ܷ‫ܣ‬௝൫ܶ − ܶ௝൯ (3.2)

Avec
ಷబ
∗஼ಲబ
‫ܥ‬஺ = ಷబ ೇ
షಶ (3.3) ܶ௝ =
ା௄బୣ୶୮ቀ ቁ
ೇ ೃ∗೅
షಶ
ிబఘ஼೛ (்ି்బ)ି(ି∆ு )∗௏∗஼ಲ ௄బୣ୶୮ቀ ቁ
ೃ∗೅
ܶ+ (3.4)
௎ ஺ೕ

À partir de l'analyse ci-dessus, nous constatons que la chaleur générée par la réaction
exothermique est une fonction non linéaire de la température de la réaction (équation (3.1)).
D'autre part, la chaleur éliminée est une fonction linéaire de la température du réacteur
(équation (3.2)).
Résolution numérique

Les courbes des puissances de génération et d'élimination de la chaleur sont tracées,


telle que, la température du réacteur est considérée comme une variable indépendante dont on
à varie sa valeur de 290K à 375K avec un incrément de 1K. Comme mentionné
précédemment, s'il n'y a pas de réaction, la limite inférieure pour la température du réacteur
sera de 294K. Cependant, dans la simulation, on considère la température de départ est de

Page 44
Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

290K. Pour chaque température, la concentration est déterminée à partir de l'équation (3.3).
Alors les Qg et Qs correspondants sont calculés à partir des séquations (3.1) et (3.2)
respectivement, à l’aide du programme script (3.2). Les résultats de la simulation obtenus
permettent de tracés la figure (3.1).

Figure 3.1 : multiplicité des points de fonctionnement dans le réacteur chimique


exothermique.

Cette figure montre le diagramme de SEMENOV pour notre cas.

Les points d’équilibres de ce réacteur parfaitement agité continu non isotherme sont donnés
par les intersections des deux courbes Qg et Qs.
A partir de cette figure on remarque qu’il existe trois points d’équilibres SS1 SS2 SS3
Les valeurs des trois points d’équilibres sont les mêmes valeurs des trois points stationnaires
du réacteur présentées dans le tableau (3.2) ce qui confirme que ce sont les seules points de
fonctionnement possible pour ce réacteur.

Page 45
Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

D’après le critère de Van Heerden pour qu’un point d’équilibre soit stable la pente de la
courbe de la puissance thermique soutirée, en ce point, doit être supérieure à la pente de la
ࢊࡽ࢙ ࢊࡽࢍ
courbe de la puissance thermique générée soit >
ࢊࢀ ࢊࢀ

Résultats et discussions

Points de fonctionnement en régime permanent


 SS1 point de fonctionnement froid (CB=417.2 mol/m3 ; T=298.4K)
En ce point la pente de la courbe de la puissance thermique soutirée est supérieur à celle
de la courbe de la puissance thermique générée donc ce point est stable mais avec un
faible rendement.

 SS2 point de fonctionnement intermédiaire (CB=4083.5 mol/m3 ; T=333.3K)


En ce point la pente de la courbe de la puissance thermique soutirée est inférieur à celle
de la courbe de la puissance thermique générée donc ce point est instable et avec un
rendement moyen et une température de fonctionnement moyen donc c’est le point de
fonctionnement optimal.

 SS3 point de fonctionnement chaud (CB=7062.9 mol/m3 ; T=361.7K)


En ce point la pente de la courbe de la puissance thermique soutirée est supérieur à celle
de la courbe de la puissance thermique générée donc ce point est stable et avec un
rendement élevé mais à haut température, en effet à cette température, il pourrait se
produire des réactions de décomposition qui toucheraient directement la qualité du
produit fabriqué et la sécurité de installation.

Page 46
Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

3.3. SIMULATION DU REACTEUR EN REGIME DYNAMIQUE

Dans cette section nous allons donc en premier lieu effectuer la simulation du réacteur
en boucle ouverte sans régulation pour montrer et vérifie la stabilité et l’instabilité des états
stationnaires pour déférentes conditions initiales, définis dans l’étude précédente (section
3.2.2), ce qui consiste à étudier le comportement dynamique des états stationnaires en
fonction des conditions initiales dans le but de montré que le réacteur ne peut pas fonctionner
à l’état stationnaire souhaiter (SS2) sans régulation.

Ensuite nous allons aborder la simulation du réacteur en boucle fermé (avec régulation) dans
laquelle on va montrer le comportement du réacteur avec régulation et on terminera par une
étude de l’efficacité de la stratégie de régulation suite à des perturbations.

3.3.1. Simulation du réacteur en boucle ouverte (sans régulation)

Avant de développer différents algorithmes de régulation, il est important d’avoir une


idée de comportement du réacteur en boucle ouverte afin de montrer que le réacteur ne peut
pas fonctionner au point souhaité (SS2) sans régulation.

En effet, nous avons déjà déterminé trois points de fonctionnement stationnaires tout en
résolvant le modèle du réacteur à l’état stationnaire (2.17), et montré que le point SS2
correspond à un point de fonctionnement stationnaire intermédiaire instable (voir section
3.2.2). Nous allons maintenant étudier le comportement dynamique du réacteur à différentes
conditions initiales.

Ainsi, pour vérifier la stabilité des différents états de fonctionnement du réacteur, la


simulation du comportement dynamique du réacteur à été réalisée en utilisant des conditions
initiales correspondantes à chaque point de fonctionnement. Ces conditions sont données ci-
dessous :

- Conditions initiales pour le point de fonctionnement froid (états SS1)

CA=7591.8 mol/m3 ; CB=417.2 mol/m3 ; T=298.4 k ; Tj=298.1 k ; temps : 0 - 600 minutes

- Conditions initiales pour le point de fonctionnement chaud (états SS3)

CA=946.1 mol/m3 ; CB=7062.9 mol/m3 ; T=361.7 K ; Tj=356.5 K ; temps : 0 - 600 minutes

Page 47
Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

- Conditions initiales pour le point de fonctionnement intermédiaire (états SS2)

CA=3925.5 mol/m3 ; CB=4083.5 mol/m3 ; T=333.3 K ; Tj=330.3 K ; temps : 0 - 600 minutes

CA=3925.5 mol/m3 ; CB=4083.5 mol/m3 ; T=333.4 K ; Tj=330.3 K ; temps : 0 - 600 minutes

Ensuite, le comportement du réacteur à été simulé pour les conditions initiales de mise
en marche du réacteur, et dans lesquelles on a supposé que les variables d’état du réacteur
(CA, T, Tj) sont égales à celle des courants d’alimentations.

Ces conditions sont les suivantes:

CA=8009 mol/m3 ; CB=0 mol/m3 ; T=294K ; Tj=294K ; temps : 0 - 600 minutes

Procédure de simulation

Figure 3.2 : simulation de principe de la simulation du réacteur.

Les résultats de la simulation dynamique sont rapportés dans les figures suivantes

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Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

 Fonctionnement dynamique du réacteur au point froid SS1

La figure 3.3 présente les résultats de simulation du réacteur sans régulation en partant des
conditions initiales correspondantes au point SS1.

Figure 3.3 : Evolution des différentes variables du réacteur lors du fonctionnement au point SS1

Ainsi, d’après cette figure, en constate que toutes les variables d’état du réacteur (CA, CB, T,
Tj et V) reste constantes au cours du temps, ce qui indique que le point de fonctionnement
SS1 est stable. Ceci confirme le résultat obtenu en section (3.2.2).

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Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

 Fonctionnement dynamique du réacteur au point chaud SS3

Cette figure représente les résultats de simulation de modèle mathématique du réacteur sans
régulation en partant des conditions initiales correspond au point SS3

Figure 3.4 : Evolution des différentes variables du réacteur lors du fonctionnement au point SS3

Il se trouve qu’avec les conditions initiales qui correspondent au point de fonctionnement SS3
les variables d’états du réacteur sont stables au cours du temps, ce qui confirme la stabilité du
point de fonctionnement SS3

Page 50
Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

 Fonctionnement dynamique du réacteur au point intermédiaire SS2

Le comportement du réacteur en boucle ouvert présente deux situations différentes. La


première concerne l’extinction du réacteur et la deuxième concerne l’emballement du
réacteur.

- extinction du réacteur

La figure 3.5 montre le phénomène d’extinction du réacteur en partant des conditions


opératoires qui correspondent au point de fonctionnement intermédiaire SS2.

Figure 3.5: Evolution des différentes variables d’état du réacteur lors du fonctionnement au point SS2
(extinction du réacteur)

Page 51
Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

On constate d’après cette figure, que même si en partant des conditions opératoires
correspondantes au point de fonctionnement SS2, le fonctionnement du réacteur passe du
point intermédiaire SS2 vers le point froid SS1 (extinction), au bout de 60 minutes, ce qui
confirme l’instabilité de ce point de fonctionnement.

- Emabement du réacteur

La figure 3.6 montre le phénomène d’emballement du réacteur. Le réacteur s’emballe du point


intémédiare SS2 vers le point chaud SS3.

Figure 3.6 : Evolution des différentes variables du réacteur lors du fonctionnement au point SS2
(emballement du réacteur).

Page 52
Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

On constate qu’une légère perturbation sur la température du réacteur de 0.1K a engendré


l’emballement thermique du réacteur dans lequel la température à atteint un maximum de
413K, ce qui correspond à un écart de 80K de la température désirée (point de
fonctionnement SS2). Ceci peut conduire à des situations extrêmement dangereuses qui
peuvent aller jusqu'à la destruction complète du réacteur.

 Apres avoir montré le comportement du réacteur pour les différents états stationnaires
(SS1, SS2 et SS3), nous allons maintenant voire le comportement du réacteur lors de sa
mise en marche et qui est illustrée en figure 3.7.
En effet, cette figure montre l’évolution des différentes variables d’état du réacteur depuis
l’instant de sa mise en marche jusqu'à 600 minutes de fonctionnement.

Figure 3.7 : Evolution des différentes variables du réacteur lors de sa mise en marche.

Page 53
Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

On observe que lors de la mise en marche du réacteur sans régulation, le comportement de ce


dernier tend vers l’état stationnaire froid SS1, ce qui montre aussi que le réacteur ne peut pas
fonctionner au point désiré (SS2).

3.3.1.1. Conclusion

D’après ce qui à été vu précédemment concernant la simulation du réacteur en boucle


ouverte (sans régulation), il ressort que, même si les conditions initiales sont proches de l'état
stationnaire à température intermédiaire, la température tend toujours soit vers l'état stable à
basse température (SS1) ou à haute température (SS3), ce qui constitue un risque pour la
sécurité du réacteur où on a constaté un dépassement de 80K de la température du réacteur par
rapport à sa valeur désirée (point SS2).

En effet l’analyse des différentes réponses a montré que le point de fonctionnement se


stabilise au-delà de six heures soit au point froid (SS1) ou au point chaud (SS3). Ceci montre
que le point intermédiaire (SS2) est un point instable. Ce résultat a été déjà montré à l’aide
de critère de Van Heerden (section 3.2.2).

Il est maintenant clair que le fonctionnement du réacteur au point instable SS2 ne peut être
possible que par introduction d'une boucle de régulation. Ceci fera l’objet de la section
suivant.

3.3.2. Simulation du réacteur en boucle fermé (avec régulation)

Le réacteur à la température minimale d'équilibre (SS1) est stable mais n'est


évidemment pas d'intérêt économique en raison de la faible conversion. Il devrait être
préférable d'utiliser le réacteur au point de fonctionnement à l'état d'équilibre à haute
température (SS3) pour une conversion élevée. Cependant, certaines conditions peuvent être
très élevées tels que la température, ce qui provoque des situations dangereuses, comme la
dégradant du produit, le déclanchement des réactions secondaires (réaction de
décomposition), et même l’explosion du réacteur…etc.

Dans de telles situations, le réacteur doit fonctionner, de préférence, au point


stationnaire instable (SS2) qui correspond à une conversion et une température moyenne.
Cependant d’après les résultats de la simulation du réacteur sans régulation on a constaté que
le réacteur ne peut pas fonctionner à ce point sans régulation d’où l’intérêt de l’utilisation

Page 54
Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

d’une boucle de régulation de la température. Le but de cette section est donc de présenter le
comportement du réacteur avec régulation.

3.3.2.1. Comportement dynamique du réacteur avec régulation

L’intégration du modèle dynamique du réacteur avec régulation (2.19) sur le domaine


temporel allant de l’instant de la mise en marche du réacteur (t=0) jusqu'à 600 minutes de
fonctionnement nous a permet d’obtenir les résultats présentés en figure 3.8.

Figure 3.8 : Comportement dynamique du réacteur avec régulation.

De cette figure, en constate que le réacteur à pu atteindre l’état stationnaire (SS2) au


bout de 270 minutes de fonctionnemnt après un dépassement de 10K par rapport à la

Page 55
Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

température de la consigne. Ce dépassement peut être diminuer en augmentant le gain (Kp) de


régulateur comme le montre la figure 3.9.

En effet, cette figure met en évidence l’influence de l’augmentation du gain de


régulateur sur le dépassement des différentes variables et particulièrement celui de la
température par rapport à la température désirée (SS2).

Figure 3.9 : Comportement dynamique du réacteur pour différents gain de régulateur

Par ailleurs, il apparait clairement qu’en augmentant le gain du régulateur, le


dépassement de la température qui est de 10K pour un gain de 7×10-5 (m3/s)/k, vois sa valeur

Page 56
Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

diminuer et atteint 1K pour un gain de 30×10-5 (m3/s)/k. Ceci peut garantir un fonctionnement
complètement sécurisé du réacteur.

Dans le but de comparer le comportement dynamique du réacteur avec régulation et sans


régulation de température, la figure 3.10 montre bien l’intérêt de la régulation de température
à l’intérieur de réacteur.

Figure 3.10 : Comportement dynamique du réacteur avec et sans régulation.

A travers cette figure, on illustre l’effet de la régulation sur le comportement du réacteur. En effet,
lors de la mise en marche du réacteur sans régulation les différentes variables d’état du réacteur

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Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

tendent vers l’état stationnaire froid (SS1) correspondant à une faible concentration du produit désirée
B (CB=417 mol/m3), Alors qu’ils tendent vers l’état intermédiaire (SS2) avec régulation de la
température dans le réacteur et qui correspond à une concentration du produit désiré B relativement
élevé (CB=4083 mol/m3).

3.3.2.2. Etude de l’efficacité de la stratégie de la régulation


Dans cette section on va montrer la capacité du système de régulation adopté à
maintenir le fonctionnement du réacteur autour du point de fonctionnement instable SS2. Pour
cela on va imposer quelques perturbations sur les paramètres de fonctionnement (température
et débit d’alimentation) et en simulant son comportement, on obtient les résultats suivants:

Page 58
Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

 Perturbation sur la température du réacteur

La figure 3.11 montre le comportement du réacteur sous l’effet des perturbations sur la
température du réacteur, n’a augmenté la température du réacteur avec des échelons de 2K,
4K et 6K aux instant t=150 minutes, t=300 minutes et t=450 minute, respectivement. On à
obtenu la figure 3.11 suivante

Figure 3.11 : réponse du réacteur suite à une perturbation en échelon de sa température

D’après cette figure on constate que le réacteur retrouve sa stabilité et revient à son état
de fonctionnement initiale même avec une perturbation sur sa température de 6K tandis que
une perturbation de 0.1K à provoque un emballement thermique du réacteur dans le cas d’un

Page 59
Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

fonctionnement sans régulation c’est ce que on à montré dans la figure 3.6, ce qui montre que
la stratégie de régulation adopté est efficace, cependant le temps que prend le réacteur pour
revient à son état de fonctionnement SS2 est relativement long est cela peut être amélioré en
adoptant d’autres types de régulateurs tel que le régulateur PI et PID

 Perturbation sur le débit d’alimentation du réacteur A


Pour voire l’influence d’une perturbation de débit d’alimentation en réactif A sur le
comportement du réacteur avec régulation, on à augmenter puis diminuer le débit F0, 10% de
sa valeur initiale et on à obtenu les réponses suivantes

Figure 3.12 : réponse du réacteur suite à une variation de 10% de débit d’alimentation

Page 60
Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

Suite à des variations de 10% du débit d’alimentation du réacteur, on constate que le


comportement du réacteur tend toujours vers l’état stationnaire désiré (SS2).

Cependant, on remarque une légère variation de la concentration (CA et CB) par rapport à celle
correspondante à l’état stationnaire (SS2). Ceci peut être expliqué par le fait qu’une
augmentation ou une diminution de débit d’alimentation entraîne une diminution ou une
augmentation du temps de séjours, respectivement dans le réacteur, ce qui à un effet direct sur
la concentration. Au contraire, la température de fonctionnement du réacteur revient
rapidement à sa valeur de l’état stationnaire (SS2) fixé au départ, ce qui montre encore
l’efficacité de la stratégie de régulation adoptée pour maintenir le fonctionnement du réacteur
autour du point instable SS2 même en présence d’éventuelle perturbations.

Page 61
Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

3.6. CONCLUSION

Dans ce chapitre nous avons présenté les résultats de simulation du fonctionnement d’un
réacteur parfaitement agité continu non isotherme. A cet égard deux cas en été considéré : le
première concerne la simulation du comportement du réacteur en régime stationnaire, tant dis
que le deuxième concerne la simulation du comportement du réacteur en régime dynamique.

Dans le cas de la simulation du réacteur en régime stationnaire, nous avant procédé,


dans un premier temps, à la détermination des états stationnaires du fonctionnement du
réacteur, ou on a constaté l’existence de trois points stationnaires appelés SS1, SS2 et SS3. .
Ensuite on a étudié la stabilité de chacun de ces points. A cet égard, il a été montré que le
point SS1 est stable à basse température mais avec une faible concentration, ce qui ne
présente aucun intérêt. Le point stationnaire SS3 est stable mais à haute température, ce qui
peut constituer un risque pendant le fonctionnement du réacteur. Concernant le point
stationnaire SS2, il correspond à une température et une concentration moyenne qui peuvent
être intéressantes, mais il est instable. Ce qui nécessite l’introduction d’un système de
régulation de température à l’intérieur du réacteur afin d’assurer le fonctionnement de ce
dernier autour de ce point.

En ce qui concerne la simulation du réacteur en régime dynamique, deux cas ont été
considéré : fonctionnement du réacteur sans régulation et fonctionnement avec régulation de
température à l’intérieur du réacteur. Dans le cas de la simulation sans régulation on à pu
conclure que le réacteur présente un comportement exotique à savoir une extinction où un
emballement, donc ne peut jamais fonctionner au point désiré sans l’incorporation d’un
système de régulation de température.

Concernant le cas de la simulation du réacteur avec régulation de température, les résultats


peuvent être résumés comme suit :

- le réacteur atteint l’état stationnaire (SS2) au bout de 270 minutes de fonctionnemnt après
un dépassement de 10K par rapport à la température désiré.
- Une augmentation du gain de régulateur, entraine une diminution du dépassement de la
température par rapport à la température désirée. En effet le dépassement qui est de 10K
pour un gain de 7×10-5 (m3/s)/k, voit sa valeur diminuer et atteint 1K pour un gain de
30×10-5 (m3/s)/k. Ceci peut garantir un fonctionnement compétemment sécurisé du
réacteur.

Page 62
Chapitre3 Simulation d’un réacteur parfaitement agité continu non isotherme

- Lors de la mise en marche du réacteur sans régulation, les différentes variables d’état du réacteur
tendent vers l’état stationnaire froid (SS1) correspondant à une faible concentration du produit
désirée B (CB=417 mol/m3), Alors qu’ils tendent vers l’état intermédiaire (SS2) avec régulation de
la température dans le réacteur et qui correspond à une concentration du produit désiré B
relativement élevé (CB=4083 mol/m3).
- Sous l’effet des perturbations sous forme d’échelon sur la température du réacteur, ce
dernier retrouve sa stabilité et revient à son état de fonctionnement initial même avec des
perturbations allant jusqu’a 6 K, alors qu’une perturbation de 0.1K provoque un
emballement thermique du réacteur dans le cas d’un fonctionnement sans régulation.
- Sous l’effet des perturbations sous forme d’échelon sur le débit d’alimentation du
réacteur, une légère variation de la concentration (CA et CB) par rapport à celle
correspondante à l’état stationnaire (SS2) a été constatée. Par contre, la température du
fonctionnement du réacteur revient rapidement à sa valeur de l’état stationnaire (SS2) fixé
au départ, ce qui montre encore l’efficacité de la stratégie de régulation adoptée pour
maintenir le fonctionnement du réacteur autour du point instable SS2 même en présence
d’éventuelle perturbations.

Page 63
CONCLUSION GENERALE
CONCLUSION GENERALE

Ce travail a consisté en l’étude, par simulation d’un réacteur parfaitement agité continu
non isotherme dans lequel se déroule une réaction chimique du premier ordre exothermique.

En effet la simulation du réacteur est basée sur les modèles mathématiques d’écrivant
sont comportement pour déférents régimes de fonctionnement, à savoir le régime stationnaire
et le régime dynamique sans régulation et avec régulation de température du réacteur.

Ainsi, dans le but de simulation, les systèmes d’équations constituants les différents
modèles mathématiques élaborés ont été résolus numériquement avec le logiciel de calcul
scientifique Matlab (R2015a) à l’aide d’un algorithme préprogrammé qui est le solveur ode45.

Après résolution des différents modèles mathématiques décrivant le fonctionnement du


réacteur, les principaux résultats obtenus sont résumés ci-dessous :

 Dans le cas de la simulation du réacteur en régime stationnaire, nous avons procédé,


dans un premier temps, à la détermination des états stationnaires du fonctionnement du
réacteur, ou on a constaté l’existence de trois points stationnaires appelés SS1, SS2 et SS3. .
Ensuite on a étudié la stabilité de chacun de ces points. A cet égard, il a été montré que le
point SS1 est stable à basse température mais avec une faible concentration, ce qui ne
présente aucun intérêt. Le point stationnaire SS3 est stable mais à haute température, ce qui
peut constituer un risque pendant le fonctionnement du réacteur. Concernant le point
stationnaire SS2, il correspond à une température et une concentration moyenne qui peuvent
être intéressantes, mais il est instable. Ce qui nécessite l’introduction d’un système de
régulation de température à l’intérieur du réacteur afin d’assurer le fonctionnement de ce
dernier autour de ce point.
 En ce qui concerne la simulation du réacteur en régime dynamique, deux cas ont été
considéré : fonctionnement du réacteur sans régulation et fonctionnement avec régulation de
température à l’intérieur du réacteur. Dans le cas de la simulation sans régulation on à pu
conclure que le réacteur présente un comportement exotique à savoir une extinction où un
emballement, donc ne peut jamais fonctionner au point désiré sans ’incorporation d’un
système de régulation de température.
Concernant le cas de la simulation du réacteur avec régulation de température, les résultats
peuvent être résumés comme suit :

- le réacteur atteint l’état stationnaire (SS2) au bout de 270 minutes de fonctionnemnt après
un dépassement de 10K par rapport à la température désiré.
- Une augmentation du gain de régulateur, entraine une diminution du dépassement de la
température par rapport à la température désirée. En effet le dépassement qui est de 10K
pour un gain de 7×10-5 (m3/s)/k, voit sa valeur diminuer et atteint 1K pour un gain de
30×10-5 (m3/s)/k. Ceci peut garantir un fonctionnement compétemment sécurisé du
réacteur.
- Lors de la mise en marche du réacteur sans régulation, les différentes variables d’état du réacteur
tendent vers l’état stationnaire froid (SS1) correspondant à une faible concentration du produit
désirée B (CB=417 mol/m3), Alors qu’ils tendent vers l’état intermédiaire (SS2) avec régulation de
la température dans le réacteur et qui correspond à une concentration du produit désiré B
relativement élevé (CB=4083 mol/m3).
- Sous l’effet des perturbations sous forme d’échelon sur la température du réacteur, ce
dernier retrouve sa stabilité et revient à son état de fonctionnement initial même avec des
perturbations allant jusqu’a 6 K, alors qu’une perturbation de 0.1K provoque un
emballement thermique du réacteur dans le cas d’un fonctionnement sans régulation.
- Sous l’effet des perturbations sous forme d’échelon sur le débit d’alimentation du
réacteur, une légère variation de la concentration (CA et CB) par rapport à celle
correspondante à l’état stationnaire (SS2) a été constatée. Par contre, la température du
fonctionnement du réacteur revient rapidement à sa valeur de l’état stationnaire (SS2) fixé
au départ, ce qui montre encore l’efficacité de la stratégie de régulation adoptée pour
maintenir le fonctionnement du réacteur autour du point instable SS2 même en présence
d’éventuelle perturbations.

En fin, pour la suite de ce travail, nous proposant quelques recommandations :

- Utiliser d’autres algorithmes de régulations tels que le régulateur proportionnel intégral


(PI) et le régulateur proportionnel intégral et dérivé (PID).
- Etudier le cas d’une réaction exothermique complexe.
Références Bibliographiques

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des procédés (1996): J4010.

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2015. Mémoire Mater. Université Mohamed Khider – Biskra, Algérie
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[8] KOLLER, Emilian. Aide-mémoire de génie chimique-3ème édition. Dunod, 2010.
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Génie des procédés (1993): J4020-1.
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d’un réacteur continu intensifie. 2006. Thèse de doctorat. Institut national polytechnique de
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Génie des procédés 1 (1995): J1022-1.
[19] RAHLI, Oussam. Modélisation et commande d’un réacteur chimique. 2012. Mémoire de
master. Université FERHAT ABBAS –SETIF, Algérie.
[20] Marie-Amélie, Contribution a l’élaboration d’un outil de simulation de procédés de
transformation de physico-chimique de matières issues des agro-ressources : Application
aux procédés de transformation de biopolymères par extrusion réactive. Juillet 2010. Thèse
de doctorat. école centrale paris, France.
[21] DOUADI Fadila, Méthodologie d’optimisation par les techniques intelligentes d’un
contrôleur PID pour un système CSTR. 2014. Mémoire de master. UNIVERSITE FERHAT
ABBAS –SETIF Algérie
[22] LUYBEN, William L. Chemical reactor design and control. John Wiley & Sons, 2007.
[23] LUYBEN, W. L. Process modeling, simulation, and control for chemical
engineers. McGraw-Hill chemical engineering series Show all parts in this series, 1990.
[24] MECHTLY, E. A. The international system of units: Physical constants and conversion
Factors. Scientific and Technical Information Division, National Aeronautics and Space
Administration, 1964.
ANNEXES 1
Script 3.1 : les différents états stationnaires
clear
%**************************************************************************
% Les paramètres du processus
global F0 CA0 T0 U Aj Ro Cp dH Tj0 Vj Roj Cpj Kv Fj E K0 R Vc
F0=3.15*10^-4;CA0=8009;T0=294;U=850;Aj=23.23;Ro=800;Cp=3138;dH=-
69780.3;Tj0=294;Vj=0.109;Roj=998;Cpj=4184;Kv=0.002778;Fj=3.93*10^-
4;E=69780.3;K0=2*10^7;R=8.314;Vc=1.359;

%**************************************************************************
% Conditions initiales
p0=[1.359 8009 0 294 294]
%**************************************************************************
[p, fval]=fsolve('cstrSTATIONNAIRE',p0);
%**************************************************************************
%**************************************************************************
% Affichage des résultats
disp(' ''CA'' ''CB'' ''T'' ''Tj')
disp(p)
disp(fval)
ANNEXES 2

Script 3.2 : évolution de la puissance thermique en fonction de la température

function [Qg,Qs]=MSS(M)
% M température
%**************************************************************************
% Déclaration des paramètres du processus
F0=3.15*10^-4;CA0=8009;T0=295;U=850;Ah=23.23;Ro=800;Cp=3138;dH=-
69780.3;Tj0=295;Vj=0.109;Roj=998;Cpj=4184;Kv=0.002778;Fj=3.93*10^-
4;E=69780.3;K0=2*10^7;R=8.314;Vc=1.359;
%**************************************************************************
% Qg puissance thermique généré
% Qs puissance thermique soutiré
for i=1:length(M) % M l'intervalle de température
T=M(i);
Qg(i)=-(dH)*((K0)*exp(-E/(R*T)))*((F0*CA0/V)/((F/V)+(K0)*exp(-E/(R*T))))*V;
Qs(i)=-((F0*T0)*Ro*Cp)+((F0*T)*Ro*Cp)+(U*Aj*(T-
((Fj*Tj0*Roj*Cpj+U*Aj*T)/(Fj*Cpj*Roj+U*Aj))));
end
%**************************************************************************
% figures
plot(M,Qg);
hold on
plot(M,Qs);
grid on
title('Evolution de la puissance thermique en fonction de la température
dans le réacteur');
ylabel('puissance thermique générer/soutirer en (J/s)');
xlabel('Température en (K)');
end
ANNEXES 3

Script 3.3 : simulation du réacteur en boucle ouverte (sans régulation)


%**************************************************************************
%déclaration des paramètres
global F0 CA0 T0 U Aj Ro Cp dH Tj0 Vj Roj Cpj Kv Fj E K0 R Vc
F0=3.15*10^-4;CA0=8009;T0=295;U=850;Ah=23.23;Ro=800;Cp=3138;dH=-
69780.3;Tj0=295;Vj=0.109;Roj=998;Cpj=4184;Kv=0.002778;Fj=3.93*10^-
4;E=69780.3;K0=2*10^7;R=8.314;Vc=1.359;
%**************************************************************************
tspan=0:6:600;
p0=[1.359 7591.80 417.2 298.4 298.1];
% condition initiale [V CA CB T Tj]
% p0=[1.359 7591.80 417.2 298.4 298.1];
% p0=[1.359 946.1 7062.9 361.7 356.5];
% p0=[1.359 3925.5 4083.5 333.3 330.3];
% p0=[1.359 3925.5 4083.5 333.4 330.3];
% p0=[1.359 0 8009 294 294 ]
%**************************************************************************
%Résolution numérique du modèle
[t, p]=ode45('cstr_01',tspan,p0);
%**************************************************************************
%Affichage des résultats
disp(' ''t'' ''V'' ''CA'' ''CB'' ''T'' ''Tj'' ''Fj')
disp([temps p(:,1) p(:,2) p(:,3) p(:,4) p(:,5) Fjs(:,1)])
%**************************************************************************
%les graphs
subplot(3,2,1);
plot(t,p( :,2)); grid on;
title('Evolution de la concentration du composé A (CA)');
xlabel('Temps en (minute)'); ylabel('Concentration de A en (mol/m3)');
subplot(3,2,2);
plot(t, p( :,3)); grid on;
title('Evolution de la concentration du composé B (CB)');
xlabel('Temps en (minute)'); ylabel('Concentration de B en (mol/m3)');
subplot(3,2,3);
plot(t, p( :,4)); grid on;
title('Evolution de la température dans le réacteur (T)');
xlabel('Temps en (minute)'); ylabel('Température dans le réacteur en (K)');
subplot(3,2,4);
plot(t, p( :,5)); grid on;
title('Evolution de la température dans la jacket (Tj)');
xlabel('Temps en (minute)'); ylabel('Tempéraure dans la jacket en (K)');
subplot(3,2,5);
plot(t, p( :,1)); grid on;
title('Evolution du volume réactionnel');
xlabel('Temps en (minute)'); ylabel('Volume en (m3)');
subplot(3,2,6);
plot(temps,Fjs); grid on;
title('Evolution du débit d''alimentation de la jacket');
xlabel('Temps en (minute)'); ylabel('débit volumique (m3/s)');
ANNEXES 4

Script 3.4 : simulation du réacteur en boucle fermé


clear all
%**************************************************************************
%déclaration des paramètres
F0=3.15*10^-4;CA0=8009;T0=295;U=850;Ah=23.23;Ro=800;Cp=3138;dH=-
69780.3;Tj0=295;Vj=0.109;Roj=998;Cpj=4184;Kv=0.002778;Fj=3.93*10^-
4;E=69780.3;K0=2*10^7;R=8.314;Vc=1.359;Tc=333.3
%**************************************************************************
% Conditions initial
atspan=0:6:600;
p0=[1.359 8009 0 294 294]
%condition initiale [V CA CB T Tj]
%**************************************************************************
%Résolution numérique du modèle
[t p]=ode45('cstr_02',atspan,p0);
%**************************************************************************
%L'évolution du débit de liquide de refroidissement
m=p(:,4);
for i=1:length(m)
d(i)=regulation(Fj0,Kp,Tc,p(i,4));
m(i)=d(i);
end
%**************************************************************************
%Affichage des résultats
disp(' ''t'' ''V'' ''CA'' ''CB'' ''T'' ''Tj''
''Fj')
disp([temps p1(:,1) p2(:,1) p3(:,1) p4(:,1) p5(:,1) Fjs(:,1)])
%**************************************************************************
%les graphs
subplot(3,2,1);
plot(temps,p(:,2)); grid on;
title('Evolution de la concentration du composé A (CA)');
xlabel('Temps en (minute)'); ylabel('Concentration de A en (mol/m3)');
subplot(3,2,2);
plot(temps, p(:,3)); grid on;
title('Evolution de la concentration du composé B (CB)');
xlabel('Temps en (minute)'); ylabel('Concentration de B en (mol/m3)');
subplot(3,2,3);
plot(temps, p(:,4)); grid on;
title('Evolution de la température dans le réacteur (T)');
xlabel('Temps en (minute)'); ylabel('Température dans le réacteur en (K)');
subplot(3,2,4);
plot(temps, p(:,5)); grid on;
title('Evolution de la température dans la jacket (Tj)');
xlabel('Temps en (minute)'); ylabel('Température dans la jacket en (K)');
subplot(3,2,5);
plot(temps, p(:,1)); grid on;
title('Evolution du volume réactionnel');
xlabel('Temps en (minute)'); ylabel('Volume en (m3)');
subplot(3,2,6);
plot(temps,Fjs); grid on;
title('Evolution du débit d''alimentation de la jacket');
xlabel('Temps en (minute)'); ylabel('débit volumique (m3/s)');
Résumé
Ce travail consiste en l’étude, par simulation d’un réacteur parfaitement agité continu
non isotherme, dans lequel se déroule une réaction chimique du premier ordre exothermique.
En effet la simulation du réacteur est basée sur les modèles mathématiques décrivant sont
comportement pour déférents régimes de fonctionnement, à savoir le régime stationnaire et le
régime dynamique sans régulation et avec régulation de température. A cet égard, les
systèmes d’équations constituants les différents modèles mathématiques ont été résolus
numériquement avec le logiciel de calcul scientifique Matlab (R2015a) à l’aide d’un
algorithme préprogrammé qui est le solveur ode45. Les principaux résultats obtenus
concernent le fonctionnement du réacteur en régime stationnaire et en régime dynamique.
Dans le cas du régime stationnaire, les différents points stationnaire on été déterminées et leur
stabilité a été étudié. En ce qui concerne le cas du régime dynamique, le fonctionnement du
réacteur sans régulation et avec régulation de température a été considéré. A cet égard, l’effet
du paramètre du régulateur ainsi que celui de quelques perturbations telles que la température
dans le réacteur et le débit d’alimentation du réactif, sur le comportement du réacteur a été
étudié.

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