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A

AA
U.M .R. n° 8579

Lois de Comportement

Aide Mémoire

Master-MSROE

A.Modaressi
Laboratoire de Mécanique des Sols, Structures et Matériaux
Ecole Centrale Paris

26 novembre 2004
2
Table des matières

1 Étude des Contraintes 5


1.1 Notations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2 Contraintes normale et tangentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.3 Réciprocité des contraintes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.4 Directions principales, contraintes principales . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.5 Invariants élémentaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.6 Tenseur déviateur des contraintes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.7 Invariants de s . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.8 Contraintes sur la facette Octaédrale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.9 Plan de Mohr . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.10 État de contraintes remarquables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.11 Critères de limite d’élasticité pour les matériaux isotropes . . . . . . . . . 9
1.11.1 Critère de Tresca . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.11.2 Critère de von Misès . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.12 Contraintes en description de Lagrange . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

2 Lois de Comportement 15
2.1 Quelques définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.2 Hypothèse de l’élasticité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.3 Transformation de Legendre-Fenchel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.4 Matériau thermoélastique isotrope dans la configuration de référence . . . . 17
2.5 Thermoélasticité linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.5.1 Interprétation physique des coefficients . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.6 Matériau thermoélastique linéaire isotrope . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.7 Transformation infinitésimale et formulations eulériennes . . . . . . . . . . 19
2.8 Stabilité du matériau thermoélastique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.9 Hypothèse des contraintes planes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.10 Hypothèse des déformations planes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.11 Matériau thermoélastique orthotrope . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.12 Matériau orthotrope de révolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.13 Milieux avec dissipation intrinsèque non nulle . . . . . . . . . . . . . . . . 22

3 Elastoplasticité 23
3.1 Surface de charge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.2 Règle d’écoulement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24

3
4 TABLE DES MATIÈRES

3.3 Ecrouissage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
3.4 Multiplicateur plastique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
3.5 Condition de charge décharge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.6 Quelques critères de plasticité (surface de charge) sans écrouissage (parfai-
tement plastique) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.7 Tenseurs déviateur des contraintes et déviateur des déformations . . . . . . 26
3.8 Invariants de s . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
3.9 Invariants de tenseur de déformation déviatoire . . . . . . . . . . . . . . . 27
3.10 Quelques critères de plasticité (surface de charge) avec écrouissage . . . . . 27
Chapitre 1

Étude des Contraintes

1.1 Notations

 
σ11 σ12 σ13
 
σ =  σ21 σ22 σ23  (1.1)
σ31 σ32 σ33
ou :
 
σxx σxy σxz
 
σ =  σyx σyy σyz  (1.2)
σzx σzy σzz
ou :
 
σ11 τ12 τ13
 
σ =  τ21 σ22 τ23  (1.3)
τ31 τ32 σ33
 
σ11
 
 σ22 
 
 σ33 
σ=


 (1.4)
 σ23 
 
 σ13 
σ12

1.2 Contraintes normale et tangentielle


T peut être décomposé en deux composantes :
– une composante normale qu’on appelle la contrainte normale : Tn = n · T = n · σ · n
– si Tn > 0 traction
– si Tn < 0 compression
– une composante tangentielle ou contrainte de cisaillement : T t = T − Tn · n

5
6 CHAPITRE 1. ÉTUDE DES CONTRAINTES

T n. n

Tt

Fig. 1 – Contraintes normale et tangentielle

1.3 Réciprocité des contraintes


Si (n, n0 , k) forment une base orthonormée, la symétrie de σ implique : σ nn0 = σ n0 n . La
composante selon n0 de la cission sur la facette de normale n est égale à la composante
selon n de la cission sur la facette de normale n0 .

1.4 Directions principales, contraintes principales


Les valeurs principales de σ sont appelées contraintes principales et notées : σ1 , σ2 et
σ3 ou σI , σII et σIII . Dans une base orthonomée dirigée selon les directions principales
des contraintes de Cauchy, la matrice σ s’écrit :

σ = σI eI × eI + σII eII × eII + σIII eIII × eIII (1.5)

Il n’y a pas de cission sur la facette perpendiculaire à une direction principale.

1.5 Invariants élémentaires


Les quantités suivantes sont des scalaires invariants dans tout changement de base :

I1 = tr(σ) = σI + σII + σIII (1.6)


1 1 1
I2 = tr(σ : σ) = tr(σ 2 ) = (σI2 + σII
2 2
+ σIII ) (1.7)
2 2 2
1 1 1
I3 = tr(σ : σ : σ) = tr(σ 3 ) = (σI3 + σII
3 3
+ σIII ) (1.8)
3 3 3
1.6. TENSEUR DÉVIATEUR DES CONTRAINTES 7

1
In = tr(σ n ) (1.9)
n
Nous avons introduit les invariants II , III et IIII en ?? pour obtenir le polynome caracté-
ristique en λ. Les relations suivantes existent entre ces invariants :
II = I1 (1.10)
I2
III = 1 − I2 (1.11)
2
IIII = detσ = σI σII σIII (1.12)
Toute fonction isotrope, à valeur scalaire, de σ s’exprime comme une fonction symétrique
des contraintes principales, ou encore des invariants I1 , I2 , I3 ou II , III , IIII (Cette pro-
priétés sera utilisées dans l’écriture de critère de plasticité par exemple).

1.6 Tenseur déviateur des contraintes


On décompose σ en une partie sphérique et une partie déviatoire :
tr(σ)
– partie sphérique ou contrainte moyenne : σm = 3
= I1 /3
– partie déviatorique : s = σ − σm I
On a ainsi :
σ = s + σm I (1.13)
tr(s) = 0 (1.14)

1.7 Invariants de s

J1 = tr(s) = 0 (1.15)
2
1 I1
J2 = tr(s : s) = I2 − (1.16)
2 6
1 I1 J2 I13
J3 = tr(s3 ) = I3 − 2 + (1.17)
3 3 27
Ainsi toute fonction scalaire de σ peut s’écrire comme une fonction de I1 et des invariants
J2 et J3 de s.

1.8 Contraintes sur la facette Octaédrale


√ √ √
Cette facette est une facette dont la normale est donnée par :( 33 , 33 , 33 ) dans le repère
des directions principales de σ. La contrainte normale et la cission sont respectivement
donnés par :
σoct = I1 /3 = σm (1.18)
q
|τoct | = 2J2 /3 (1.19)
On parle alors de la contrainte octaédrale τoct ou du cission octaédral |τoct |.
8 CHAPITRE 1. ÉTUDE DES CONTRAINTES

1.9 Plan de Mohr


Pour des raisons de simplicité considérons le cas 2D. Si on se place en axes principales,
le tenseur de contraintes sur un point M est diagonal et les valeurs propres sont σI et σII .
On a ainsi : " #
σI 0
σ= (1.20)
0 σII
Si nous voulons les composantes du vecteur-contraintes s’exerçant sur une facette
définie par sa normale n faisant un angle θ avec la direction principale majeur (I), on a :
à !
cos θ
n = (1.21)
sin θ
à !
σI cos θ
T = σ·n= (1.22)
σII sin θ

Si maintenant nous projetons ce vecteur-contraintes sur des axes n et l’axe t perpendicu-


laire à n, on obtient :
à ! à ! à !
σnn T ·n σI cos2 θ + σII sin2 θ
= = (1.23)
σnt T ·t −(σI − σII ) sin θ cos θ
à d’où!: à !
σI +σII
σnn + σI −σ II
cos 2θ
= 2 2 (1.24)
σnt − σI −σ
2
II
sin 2θ

Nous constatons que quand la normale n tourne de 360◦ autour du point M :


– Dans le plan (I, II) (directions principales), l’extrémité du vecteur contraintes décrit
une ellipse dite "ellipse de Lamé".
– Dans le plan mobile (n, t), l’extrémité du vecteur-contrainte décrit un cercle ayant
son centre sur l’axe n à l’abscisse σI +σ
2
II
et de rayon σI −σ
2
II
.

1.10 État de contraintes remarquables


1. Contraintes en un point de la surface libre (Figure 2) : T = σ · n = 0
2. Traction ou compression simple ; Etat de contrainte uniaxial (Figure 3 :

TI = σI nI
TII = TIII = 0
ou
TII = TIII = σII nII = σIII nIII
TI = 0

3. Cisaillement simple (Figure 4)


1.11. CRITÈRES DE LIMITE D’ÉLASTICITÉ POUR LES MATÉRIAUX ISOTROPES9

ττ ττ ττ

Fig. 2 – Etat de contrainte en un point de surface libre

4. Etat de contrainte "triaxial de révolution" (Figure 5)

TII = σII nII = TIII = σIII nIII

5. Traction ou compression isotrope (Figure 6)

Tn = σm n ∀n
σ = σm I

1.11 Critères de limite d’élasticité pour les matériaux


isotropes
Pour certains matériaux, l’expérience montre que l’on peut déterminer un domaine
élastique initial tel que si le tenseur de contraintes reste à l’intérieur de ce domaine,
le comportement du matériau reste élastique. On définit alors la fonction de charge f
f < 0 ⇐⇒ comportement élastique
tel que : Pour les matériaux isotropes, la valeur
f = 0 ⇐⇒ limite d’élasticité
10 CHAPITRE 1. ÉTUDE DES CONTRAINTES

ττ ττ

σ
σΙΙ σΙΙΙΙ=
σ =σ
σΙΙΙΙΙΙ σΙΙ=
σ =0
0
σΙΙΙΙ=
σ =σ
σΙΙΙΙΙΙ=
=0
0

Fig. 3 – Etat de contrainte uniaxial

de la fonction de charge f ne dépend pas de l’orientation de σ dans tout repère R.Elle


s’exprime donc comme une fonction symétrique des contraintes principales ou une fonction
des invariants de σ ou de I1 et les invariants de s.

1.11.1 Critère de Tresca

f (σ) = Sup{|σI − σJ − σ0 |I, J = I, II, III} (1.25)

1.11.2 Critère de von Misès


q
f (σ) = J2 − k (1.26)
ou : s
1
f (σ) = [(σI − σII )2 + (σII − σIII )2 + (σIII − σI )2 ] − k (1.27)
6

très souvent on utilise la notation contrainte équivalent de von Misès : σeq = 3J2 qui
n’est que la contrainte de traction simple donnant la même valeur de f que l’expression
1.26.

1.12 Contraintes en description de Lagrange


1. Soit T (x, t, n), le vecteur contrainte au point M à l’instant t pour la direction n.
La force élémentaire dF s’exerçant sur la surface dS d’aire dA passant par M et
orthogonale à n est égale à : dF = T dA = σ · ndA. Si on exprime dF à l’aide de
1.12. CONTRAINTES EN DESCRIPTION DE LAGRANGE 11

ττ

σ
σΙΙΙΙΙΙ σ
σΙΙΙΙ σ
σΙΙ

Fig. 4 – Cission simple

ττ

σΙΙΙΙ=
σ =σ
σΙΙΙΙΙΙ σ
σΙΙ

Fig. 5 – État de contrainte triaxial de révolution


12 CHAPITRE 1. ÉTUDE DES CONTRAINTES

ττ

σm=
σ =σ
σΙΙ=

σΙΙΙΙ=

σΙΙΙΙΙΙ

Fig. 6 – Traction isotrope

l’élément de surface dS0 , dans la configuration de référence on obtient le tenseur de


Boussinesq ou Piola-Lagrange :

B = Jσ F −T (1.28)

avec : dF = B n0 dA0
– Equation de mouvement en variable de Lagrange est simple : divX B + ρ0 f = ρ0 γ
– Il est non symétrique
2. On définit une force fictive dF 0 , attachée à l’élément dS0 qui après transport de-
viendrait dF .

dF = F dF 0 (1.29)
π = JF −1 σ F −T (1.30)
1
σ = F π FT (1.31)
J
– π , le tenseur de Piola-Kirchhoff, est symétrique.
– dF 0 n’a pas de réalité physique.
1.12. CONTRAINTES EN DESCRIPTION DE LAGRANGE 13

n0

dF=T.dA
n

M0

dA0
dA
M1

Fig. 7 –
14 CHAPITRE 1. ÉTUDE DES CONTRAINTES
Chapitre 2

Lois de Comportement

Les lois de comportement ont pour but d’exprimer en fonction de x et t, des inconnues
dépendantes (σ, q, e, s) en fonction de l’histoire du mouvement et de la température. Une
loi de comportement doit :
– caractériser une classe de milieux matériels soumis à certaines sollicitations,
– être issue de l’expérience,
– satisfaire au second principe de la thermodynamique,
– vérifier les conditions de stabilité et d’équilibre.

2.1 Quelques définitions


1. Principe de déterminisme : Un milieu matériel peut conserver la mémoire de ses
expériences passées.
2. Matériau sans mémoire :(σ, q, e, s)ne dépendent que de x(t) et de T (t).
3. Principe d’action locale :(σ, q, e, s) dépendent de x et T au voisinage de x. Si cette
dépendance se fait par F et gradT , on dit que le milieu est matériellement simple.
Dans le cas des milieux de type gradient, cette dépendance est généralisée à des
gradients d’ordre plus élevés.
4. Principe d’objectivité : Les propriétés du milieu ne dépendent pas de l’observateur
(x,v et γ ne peuvent pas être utilisés pour l’écriture des lois de comportement).
Invariance par rapport au chaangement de référentiel donnée par l’écriture lagran-
gienne.
5. Axiome de l’état local : On considère que l’état d’un système peut être défini à
l’aide d’un certain nombre de grandeurs (scalaire, vectorielle, tensorielle) appelées
variables d’état. C’est l’expérience qui guide le choix des variables d’état et leur
nombre dépend du degré de précision souhaité.
6. Invariance tensorielle : invariance par rapport au changement de repère dans un
référentiel donné.

15
16 CHAPITRE 2. LOIS DE COMPORTEMENT

2.2 Hypothèse de l’élasticité


Un matériau thermoélastique est un matériau pour lequel les fonctions thermody-
namique e et s (énergie interne et entropie massique) et le tenseur des contraintes de
Piola-Kirchhoff π sont des fonctions des seules variables T et L. On peut ainsi écrire :
π = π(L, T ) et ψ = ψ(L, T ) (2.1)
On remarque que suivant le deuxième principe de la thermomécanique , la relation sui-
vante :
q
π : L̇ − ρ0 (ψ̇ + sṪ ) − 0 · ∇T · ≥ 0 (2.2)
T
doit être valable ∀∇T . Donc en faisant ∇T = 0 on obtient :
π : L̇ − ρ0 (ψ̇ + sṪ ) ≥ 0 (2.3)
En remplaçant la dérivée particulaire de ψ dans la relation ci-dessus on obtient :
∂ψ ∂ψ
ψ̇ = Ṫ + L̇ (2.4)
∂T ∂L
∂ψ T ∂ψ
(π − ρ0 ( )) : L̇ − ρ0 (s + )Ṫ ≥ 0 (2.5)
∂L ∂T
Cette inégalité doit être vérifiée pour Ṫ quelconque et pour L̇ tenseur symétrique du
deuxième ordre quelconque.
– en prenant L̇ = 0 et Ṫ arbitraire :
∂ψ
s=− (L, T ) (2.6)
∂T
– en prenantL̇ symétrique arbitraire et compte-tenu que π est symétrique :
∂ψ
π = ρ0 (L, T ) (2.7)
∂L

2.3 Transformation de Legendre-Fenchel


On introduit la fonction transformée ψ ∗ définie par la transformation de Legendre-
Frenchel :
1
ψ∗ = π : L − ψ (2.8)
ρ0
1 1
ψ˙∗ = π̇ : L + π : L̇ − ψ̇ (2.9)
ρ0 ρ0
d’où :
1
ψ˙∗ = π̇ : L + sṪ (2.10)
ρ0
∂ψ ∗
s = − (π, T ) (2.11)
∂T
∂ψ ∗
L = ρ0 (π, T ) (2.12)
∂π
2.4. MATÉRIAU THERMOÉLASTIQUE ISOTROPE DANS LA CONFIGURATION DE RÉFÉRENC

2.4 Matériau thermoélastique isotrope dans la configu-


ration de référence
ψ s’exprime comme une fonction de T et des invariants du tenseur L. On pose :

I10 = tr(L) (2.13)


1
I20 = trL2 (2.14)
2
1
0
I3 = trL3 (2.15)
3
et ψ s’écrit :
ψ(L, T ) = ψ(I10 , I20 , I30 , T ) (2.16)

2.5 Thermoélasticité linéaire


On se place dans la configuration initiale κ0 et on se restreint à l’étude des déformations
infinitésimales définies par :
kLk ¿ 1 (2.17)
et des petites variations de températures :

θ = T − T0 (2.18)

On linéarise la loi de comportement en limitant le développement de ψ au deuxième ordre


en fonction de θ etL.

1 1
ρ0 ψ = π 0 : L − ρ0 s0 + L : A : L − k : Lθ − ρ0 bθ2 (2.19)
2 2
où π 0 et k sont des tenseurs symétriques. A est un tenseur physique d’ordre quatre,
constant et symétrique définit avec 21 paramètres indépendants.

Aijkl = Aklij = Ajikl = Aijlk = Ajilk (2.20)

On obtient ainsi la loi de comportement thermoélastique linéaire sous la forme suivante :

π = π 0 + A : L − kθ (2.21)
1
s = s0 + k : L + bθ (2.22)
ρ0

2.5.1 Interprétation physique des coefficients


– π 0 est le tenseur des contraintes initiales correspondant à une déformation nulle et
à un écart de température nul par rapport à la configuration de référence.
– s0 est l’entropie massique initiale.
– Le tenseur A est le tenseur de l’élasticité à température constante.
18 CHAPITRE 2. LOIS DE COMPORTEMENT

– à partir de (2.22) on a :
1
T ṡ = T k : L̇ + T bθ̇ (2.23)
ρ0
– ρ10 T k est le tenseur des chaleurs latentes massiques de déformation
– T b est la chaleur massique à déformation constante.

2.6 Matériau thermoélastique linéaire isotrope


ψ ne doit faire intervenir que les invariants de L et jusqu’en deuxième ordre. Ainsi :

λ 1
ρ0 ψ = π 0 I10 − ρ0 s0 θ + I102 + 2µI20 − kI10 θ − ρ0 bθ2 (2.24)
2 2

On remarque que dans cette formule π 0 , s0 , λ, µ, k et b sont toutes des constantes scalaires.
On en déduit :

π = π 0 I + λ(trL)I + 2µL − kθI (2.25)


1
s = s0 + k(trL) + bθ (2.26)
ρ0

On remarque :
– Le tenseur de contraintes initiales est, en raison de l’hypothèse d’isotropie du ma-
tériau, un tenseur isotrope quelconque :π = π 0 I
– Le tenseur d’élasticité A ne dépend que de deux coefficients indépendants λ et
µ (coefficients de Lamé) ou E(module d’élasticité de Young) et ν (coefficient de
Poisson) ou K (module de compressibilité) et G (module de cisaillement).
– Le tenseur k est isotrope aussi : k = kI.
L’inversion de la loi de comportement donne :

1+ν ν
L − L0 = π − tr(π)I + αθI (2.27)
E E

où α est le coefficient de dilatation thermique linéique.

νE
λ = (2.28)
(1 + ν)(1 − 2ν)
E
µ = G= (2.29)
2(1 + ν)
2 E
K = λ+ µ= (2.30)
3 3(1 − 2ν)
k
α = (2.31)
3λ + 2µ
2.7. TRANSFORMATION INFINITÉSIMALE ET FORMULATIONS EULÉRIENNES19

2.7 Transformation infinitésimale et formulations eulé-


riennes
On avait :
ρ
σ= F .π.F T (2.32)
ρ0
avec :
F = I + ∇u (2.33)
On peut alors écrire la loi de comportement thermoélastique linéaire en termes de contraintes
de Cauchy :
ρ ρ ρ
σ = F .π 0 .F T + F .A : L.F T − F .kθ.F T (2.34)
ρ0 ρ0 ρ0
1. Transformation infinitésimale :

∇u ¿ 1 (2.35)
1 1
L ' ε = (∇u + ∇uT ) ' (gradu + graduT ) (2.36)
2 2
ρ −1
' (1 + trε) = (1 − trε) (2.37)
ρ0
σ ' π 0 (1 − trε) + gradu.π 0 + π 0 .gradu + A : ε − kθ (2.38)

2. État initial naturel :

π = 0 pour ε = 0 etθ = 0. (2.39)


π0 = 0 (2.40)
σ = A : ε − kθ (2.41)
Pour le matériau isotrope : (2.42)
σ = λ(trε)I + 2µε − kθI (2.43)
1+ν ν
ε= σ − (trσ)I + αθI (2.44)
E E
On peut décomposer les tenseurs de contraintes et de déformations en partie sphérique et
déviatoire : On a ainsi :

s = σ − (trσ/3)I (2.45)
εd = ε − (trε/3)I (2.46)

trσ = (3λ + 2µ)trε − 3kθ (2.47)


s = 2µεd (2.48)

1 − 2ν
trε = trσ + 3αθ (2.49)
E
1+ν
εd = s (2.50)
E
20 CHAPITRE 2. LOIS DE COMPORTEMENT

2.8 Stabilité du matériau thermoélastique


1
– 2
L: A : L défini positif
– 3λ + 2µ > 0
– µ>0
– E>0
– −1 < ν < 12

2.9 Hypothèse des contraintes planes


Valable pour les poutres et plaques minces par exemple.

σ33 = σ13 = σ23 = 0 (2.51)

On obtient ainsi :

σij = λ0 εkk δij + 2µεij (2.52)


avec : (2.53)
2λµ νE
λ0 = = (2.54)
λ + 2µ 1 − ν2

2.10 Hypothèse des déformations planes


Valable pour les structure très longues, par exemple : remblais, barrages et fondations
filantes.
σ33 = σ13 = σ23 = 0 (2.55)

2.11 Matériau thermoélastique orthotrope

     
σ11 A11 A12 A13 0 0 0 ε11
     
 σ22   A12 A22 A23 0 0 0   ε22 
     

 σ33  
 = A13 A23 A33 0 0 0 


 ε33 
.
 σ23   0 0 0 A44 0 0   ε23 
     
     
 σ13   0 0 0 0 A55 0   ε13 
σ12 0 0 0 0 0 A66 ε12

   1   
ε11 E1
− νE121 − νE131 0 0 0 σ11
     
 ε22  

− νE212 1
E2
− νE232 0 0 0  
  σ22 
     

 ε33 
 =
− νE312 − νE322 1
E3
0 0 0   σ33 
.
   1   
 ε23  
 0 0 0 G23
0 0  
  σ23 
   1   
 ε13   0 0 0 0 G13
0  σ13 
ε12 0 0 0 0 0 1
G12
σ12
2.12. MATÉRIAU ORTHOTROPE DE RÉVOLUTION 21

avec les conditions de symétrie suivantes :


ν12 ν21
= (2.56)
E1 E2
ν13 ν31
= (2.57)
E1 E3
ν23 ν32
= (2.58)
E2 E3
Les inégalités suivantes doivent également être vérifiées par ces paramètres :
1 − ν12 ν21 > 0 (2.59)
1 − ν23 ν32 > 0 (2.60)
1 − ν13 ν31 > 0 (2.61)
1 − ν12 ν23 ν31 − ν21 ν13 ν32 − ν21 ν12 − ν31 ν13 − ν32 ν23 > 0 (2.62)
On a ainsi 9 paramètres indépendants : E1 , E2 , E3 , ν12 , ν13 , ν23 , G23 = A44 , G13 = A55 , G12 =
A66

2.12 Matériau orthotrope de révolution


On suppose l’axe 3 être l’axe d’orthotropie. Par rapport au cas orthotrope, on a les
égalités suivantes :
E1 = E2 (2.63)
ν13 ν23
= (2.64)
E1 E2
G13 = G23 (2.65)
E1
G12 = (2.66)
2(1 + ν12 )
     
σ11 A11 A12 A13 0 0 0 ε11
     
 σ22   A12 A11 A23 0 0 0   ε22 
     

 σ33  
 = A13 A23 A33 0 0 0 


 ε33 
.
 σ23   0 0 0 A44 0 0   ε23 
     
     
 σ13   0 0 0 0 A44 0   ε13 
σ12 0 0 0 0 0 A11 − A12 ε12

   1   
ε11 E1
− νE121 − νE131 0 0 0 σ11
  

 ε22 
  − νE121 1
E1
− νE131 0 0 0   σ22 

     
 ε33   − νE131 − νE131 1
0 0 0   σ33 
  =
 E3  
  .
 ε23   0 0 0 1
0 0   σ23 
   G13   
   1   
 ε13   0 0 0 0 G13
0  σ13 
ε12 0 0 0 0 0 2(1+ν12 ) σ12
E1

On a ainsi 5 paramètres indépendants : E1 = E2 , E3 , ν12 = ν21 , ν13 = ν23 , G23 = G13 =


A44 = A55 , G12 = 2(1+ν
E1
12 )
22 CHAPITRE 2. LOIS DE COMPORTEMENT

2.13 Milieux avec dissipation intrinsèque non nulle


On se place dans le cadre d’une transformation infinitésimale. On utilise l’hypothèse
de l’état local associé et on se donne l’énergie libre en fonction de non seulement ε et
T mais aussi des variables internes α qui peuvent être des scalaires, des vecteurs ou des
tenseurs. On a ainsi : ψ(ε, T, α). On introduit également des lois complémentaires sur
l’expression de la dissipation φ(ε, T, ε̇, α̇). On suppose que le tenseur de contraintes est
constitué d’une partie réversible (σ r ) et une partie irréversible (σ ir ) :

∂ψ
σr = ρ (2.67)
ε
σ ir = σ − σ r (2.68)

ainsi que (β) la force thermodynamique associée aux variable α

∂ψ
βr = ρ (2.69)
α
β ir = β − β r (2.70)

sachant qu’on imposera toujours β = 0 car cette force n’apparaît pas dans l’expression de
la dissipation intrinsèque. La dissipation intrinsèque volumique s’écrit alors :
∂ψ ∂ψ
Φ1 = σ : ε̇ − ρ : ε̇ − ρ = (σ − σ r ) : ε̇ − β r : α̇ (2.71)
∂ε ∂ α̇

ce qui donne :
Φ1 = σ ir : ε̇ + β ir : α̇ ≥ 0 (2.72)
On constate que si on admet l’orthogonalité de φ par rapport à ε̇ et α̇ :
∂φ ∂φ
: ε̇ + : α̇ = 0 (2.73)
∂ ε̇ ∂ α̇

on peut déduire :
∂φ
σ ir = (2.74)
∂ ε̇
∂φ ∂ψ
β ir = = −β r = −ρ (2.75)
∂ α̇ α

Les relations de la loi de comportement deviennent :


∂ψ ∂φ
σ = σ r + σ ir = ρ + (2.76)
ε ∂ ε̇

∂ψ ∂φ
β=ρ + =0 (2.77)
α ∂ α̇
Chapitre 3

Elastoplasticité

On se place dans le cadre de la plasticité incrémentale. Ceci est indispensable lorsqu’il


n’est pas possible d’écrire une relation biunivoque entre déformations et contraintes. On
fait l’hypothèse de partition de la déformation en une partie élastique réversible et une
partie plastique irreversible :
ε̇ = ε̇e + ε̇p (3.1)
Les contraintes sont reliées aux déformations élastiques par :

σ̇ = C e : ε̇e (3.2)

où C e désigne le tenseur de rigidité élastique.


Le critère de plasticité permet de préciser quand les irreversibilités apparaissent. La
règle d’écoulement permet de préciser la direction de la déformation plastique ; son am-
plitude est fixée par les règles d’évolution des paramètres d’écrouissage.

3.1 Surface de charge


La surface de charge définit les limites du domaine d’élasticité du matériau. Son choix
est basé sur les observations expérimentales. Elle est fonction du tenseur de contraintes σ
et des variables d’écrouissage α :
f (σ, α) = 0 (3.3)
Les variables d’écrouissage α permettent de décrire l’évolution de la surface de charge au
cours de la sollicitation. Elles peuvent être de nature scalaire, vectorielle et/ou tensorielle.
On distingue les situations suivantes :
– f (σ, α) < 0 régime élastique
– f (σ, α) = 0 régime plastique
– si f˙(σ, α) < 0 régime de décharge élastique :
– ε̇p = 0
– α̇ = 0
– σ̇ = C e : ε̇e
– si f˙(σ, α) ≥ 0 régime de charge plastique :

23
24 CHAPITRE 3. ELASTOPLASTICITÉ

– ε̇p 6= 0
– σ̇ = C e : ε̇e = C e : (ε̇ − ε̇p )
Les déformations plastiques se produisent lorsque la contrainte σ est située sur la surface
de charge et a tendance à en sortir.

3.2 Règle d’écoulement


Elle définit la façon dont se développent les déformations plastiques et elle s’écrit sous
la forme :
ε̇p = λ̇p Ψ (3.4)
λ̇p est le multiplicateur plastique et définit l’amplitude du taux de déformation plastique.
Il s’obtient en écrivant la relation de consistance ou de compatibilité (voir section 3.4).
Ψ donne la direction de l’écoulement plastique. On admet souvent l’existante du po-
tentiel plastique g(σ, α) tel que :
∂g
Ψ= (3.5)
∂σ
Lorsque g = f , la loi d’écoulement est dite standard ou associée. Sinon, elle est non-
associée.

3.3 Ecrouissage
Il faut également donner la loi d’évolution des variables d’écrouissage de la forme :

α̇ = λ̇p l(σ, α) (3.6)

Les paramètres d’écrouissage n’évoluent que s’il y a déformation plastique.

3.4 Multiplicateur plastique


Pour déterminer la relation incrémentale liant les taux de contraintes aux taux de
déformations, il faut calculer le multiplicateur plastique λ̇p . Cela s’obtient en écrivant la
condition de compatibilité f˙(σ, α) = 0 qui signifie qu’en charge plastique, la contrainte
est et reste sur la surface de charge f (σ, α) = 0 :

∂f ∂f ∂f ∂g ∂f p
f˙(σ, α) = : σ̇ + α̇ = : C e : (ε̇ − λ̇p ) + λ̇ l(σ, α) (3.7)
∂σ ∂α ∂σ ∂σ ∂α

d’où :
∂f
∂σ
: C e : ε̇
p
λ̇ = ∂f ∂g ∂f (3.8)
∂σ
: Ce : ∂σ
− ∂α
l(σ, α)

En éliminant λ̇p , on obtient entre les taux de contraintes et les taux de déformations :
3.5. CONDITION DE CHARGE DÉCHARGE 25

∂g ∂f
(C e : ∂σ
) ⊗ ( ∂σ : C e)
ep e
σ̇ = C : ε̇ = (C − ∂f ∂g ∂f ) : ε̇ (3.9)
∂σ
: Ce : ∂σ
− ∂α
l(σ, α)

avec (A ⊗ B)ijkl = Aij Bkl .


C ep est appelé tenseur de rigidité élastoplastique. Notons que ce tenseur n’est symé-
trique que lorsque la loi d’écoulement est associée (g = f ).
Pour une formulation dite "en contraintes", le multiplicateur plastique est exprimé en
fonction des increments de contraintes (imposées). On établit alors une relation donnant
les déformations en fonction des contraintes. On a donc :
∂f ∂f ∂f ∂f p
f˙(σ, α) = : σ̇ + α̇ = : σ̇ + λ̇ l(σ, α) (3.10)
∂σ ∂α ∂σ ∂α

d’où :
∂f
∂σ
: σ̇
p
λ̇ = ∂f (3.11)
− ∂α l(σ, α)
En éliminant λ̇p , on obtient la relation entre les taux de contraintes et les taux de défor-
mations :
∂g ∂f
∂σ
⊗ ∂σ
ep−1 −1
ε̇ = C : σ̇ = (C − ∂f ) : σ̇ (3.12)
∂α
l(σ, α)
C ep−1 est appelé tenseur de souplesse élastoplastique. Il n’est symétrique que lorsque la
loi d’écoulement est associée.

3.5 Condition de charge décharge


f˙ < 0 λ̇p = 0 décharge
f˙ = 0 λ̇p > 0 charge
On a toujours : λ̇p f˙ = 0

3.6 Quelques critères de plasticité (surface de charge)


sans écrouissage (parfaitement plastique)
Matériau isotrope : Cette fonction tensorielle à valeur scalaire doit respecter les sy-
métries materielles, donc peut s’écrire en fonction des contraintes principales ou les
invariants de contraintes. Par ailleurs, c’est une fonction convexe.
q
Critère de Von Misès : f (σ) = J2 (σ) − k ≤ 0
Critère de Tresca : f (σ) = max | σi − σj |≤ 0 ; σi et σj étant les contraintes
principales.
q
Critère de Drücker-Prager : f (σ) = J2 (σ) + M I1 (σ) − N ≤ 0
26 CHAPITRE 3. ELASTOPLASTICITÉ

Critère de Mohr-Coulomb : f (σ) =| σi − σj | +(σi + σj ) sin ϕ − 2cM C cos ϕ ≤ 0

q
Matériau anisotrope : Critère de Von Misès : f (σ) = J2 (A : σ) − k ≤ 0 où le
tenseur A décrit l’anisotropie initiale.
q
Critère de Drücker-Prager : f (σ) = J2 (A : σ) + M I1 (σ) − N ≤ 0
Critère de Coulomb : f (σ) = |τ | + σn tan ϕ − C ≤ 0 où n est la normale au plan
d’anisotropie, avec :

σn = n · σ · n (3.13)
τ = σ · n − n · σn (3.14)

3.7 Tenseurs déviateur des contraintes et déviateur des


déformations
On décompose σ et ε ainsi que leur taux de variations σ̇ et ε̇ et leurs parties élastiques
et plastiques en une partie sphérique et une partie déviatoire :
tr(σ)
– partie sphérique ou contrainte moyenne : σm = 3 = I1 /3
– partie déviatorique : s = σ − σm I
On a ainsi :

σ = s + σm I (3.15)
tr(s) = 0 (3.16)

3.8 Invariants de s

J1 = tr(s) = 0 (3.17)
2
1 I1
J2 = tr(s : s) = I2 − (3.18)
2 6
1 I1 J2 I13
J3 = tr(s3 ) = I3 − 2 + (3.19)
3 3 27
tr(ε)
– partie sphérique ou déformation volumique : εv = 3
= I1 /3
– partie déviatorique : εd = ε − ε33 I
On a ainsi :
εv
ε = εd + I (3.20)
3
tr(εd ) = 0 (3.21)
3.9. INVARIANTS DE TENSEUR DE DÉFORMATION DÉVIATOIRE 27

3.9 Invariants de tenseur de déformation déviatoire

J10 = tr(εd ) = 0 (3.22)


1
J20 = tr(εd : εd ) (3.23)
2
En mécanique des sols on utilise :

p = σm (3.24)
q
q = 3J2 (3.25)
s
4 0
ε = J (3.26)
3 2

3.10 Quelques critères de plasticité (surface de charge)


avec écrouissage
écrouissage isotrope :
q q
f (σ, εp ) = J2 (σ) − k(1 + a J20 (εp )) ≤ 0 (3.27)
q
f (σ, α) = J2 (σ) − k(1 − α) ≤ 0 (3.28)

Surface de charge Cam-Clay :


p
f (σ, εpv ) = q + M p(1 − ln )≤0 (3.29)
pc
p
avec pc = pc0 · eβεv (3.30)

écrouissage cinématique
r
f (σ, εp ) = J2 (σ − Θ : εp ) − k ≤ 0 (3.31)

écrouissage cinématique+isotrope
r q
f (σ) = J2 (σ − Θ : εp ) − k(1 + a J20 (εp )) ≤ 0 (3.32)
28 CHAPITRE 3. ELASTOPLASTICITÉ

[1], [2], [3], [4] ,[5, 6, 7]


Bibliographie

[1] J. Salencon, Mécanique du Continu, vol. I, II, III. Ellipses, AUPELF/UREF, marke-
ting ed., 1995.
[2] Manuel de rhéologie des géomatériaux. Presse des Ponts, f.darve ed., 1987.
[3] J.Lemaitre and J.L.Chaboche, Mécanique des matériaux solides. Dunod, 1985.
[4] W. Lai, D. Rubin, and E. Krempl, Introduction to Continuum Mechanics.
Butterworth-Heinemann Ltd., third ed., 1993.
[5] W.-F. Chen, Constitutive Equations for Engineering Materials ; Elsticity, vol. 1 of
Studies in Applied Mechanics. Elsevier, 1994.
[6] W.-F. Chen, Constitutive Equations for Engineering Materials ; Plasticity and Mode-
ling, vol. 2 of Studies in Applied Mechanics, vol. 37. Elsevier, 1994.
[7] E. M. Wai-Fah Chen, Nonlinear analysis in soil mechanics ; Theory and implementa-
tion, vol. 1 of Developments in geotechnical engineering Vol 53. Elsevier, 1990.

29

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