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LES BLESSURES PAR ARME A FEU 

Les armes à feu provoquent des dégâts plus ou moins importants en fonction
 du type de l'arme,
 des cartouches,
 de la distance du tir.

La première plaie occasionnée est la plaie d'entrée. Le trajet provoque lui aussi des dégâts importants,
et enfin le projectile peut ressortir du corps et provoquer ainsi la plaie ou orifice de sortie qu'il importe
de différencier des orifices d'entrées.

Donc, les éléments qui composent la plaie par arme à feu  sont:
 L’orifice d’entrée.
 Le trajet.
 L’orifice de sortie.

1/ L’ORIFICE D’ENTREE :

Si elle est habituellement facile à trouver, il ne faut pas méconnaitre certaines localisations atypiques
telles que les orifices naturels, les régions axillaires, et sous-mammaires, ainsi que l'angle interne de l'oeil.

La plaie d'entrée peut être composée de plusieurs parties qui sont présentes ou non en fonction de la
distance de tir, de l'interposition de vêtements... (Caractères constants, caractères inconstants ou
secondaires)
1.1. LES CARACTERES CONSTANTS : Ne sont pas influencés par la distance de tir.

ORIFICE DE PENETRATION (PERFORATION) :


Elle peut être de formes variables en fonction de l’incidence du tir :
-          Circulaire (tir perpendiculaire).
-          Oblongue, Ovale ou en boutonnière ( tir tangentiel ou oblique).

Les bords sont en général nets et réguliers, l'aspect est en général net à l'emporte pièce il peut tire
irrégulier lorsque le projectile à un impacte avant le contact lorsqu' a s'agit de balle explosive ou de balle
à très haute vitesse initiale ( THV ).

Le diamètre de cet orifice dépend essentiellement de celui du projectile, mais également de la distance de
tir :
 Dans les tirs à longue distance, le diamètre est inférieur au calibre du projectile.
 En revanche, dans les tirs à bout touchant, il est supérieur au calibre du projectile.

LA COLLERETTE EROSIVE : abrasion épidermique sur le pourtour de l’orifice de pénétration. Souvent


appelée « zone parcheminée » ou « zone contusive »

Il s'agit d'une abrasion épidermique rougeâtre, aplatie, située au pourtour de l'orifice d'entrée.
Initialement, elle doit être examinée à la loupe car l'arrachement épidermique est fin.

Quelques heures après le décès, sous l'action du « parcheminement » cutané, elle devient plus typique et
mieux visible.
Elle est provoquée par le projectile qui percute la peau et la perfore. Cette collerette peut être :
 circulaire et concentrique lorsque le projectile rentre perpendiculairement à la peau.
 plus ou moins oblongue et excentrique dans les autres cas (tir oblique) :

La zone d'abrasion la plus large correspondra à l'arrivée du projectile et à son premier contact avec la
peau.

LA COLLERETTE D’ESSUYAGE : liseré noir (sauf en cas de superposition des vêtements…)

Elle correspond à l'essuyage du projectile sur la peau au niveau de la plaie d'entrée. Normalement, le
projectile est chargé de graisses, de particules de rouille ou de plomb, de lubrifiant ect… lorsqu'il traverse
le canon.

Alors, au moment du franchissement de la peau. Il « s’est essuyé ». Alors les particules se déposent sur le
bord de l’orifice d’entrée, juste en dehors de la collerette érosive.

L'importance de la collerette d'essuyage dépend de l'entretien du canon et non pas de la poudre utilisée.
Elle dépend également de l'interposition fréquente d'un vêtement, avec un essuyage qui aura lieu à ce
niveau.

Elle revêt un aspect foncé, grisâtre ou noirâtre et est pathognomonique de la plaie d'entrée. Lors d'une
pénétration oblique par rapport à la peau, elle est en forme de croissant bilatéral.

Il faut se garder de la confondre avec la zone d'estompage lors d'un tir à bout touchant.

1.2.- LES CARACTERES INCONSTANT OU SECONDAIRES :

LA ZONE DE TATOUAGE :

Elle intéresse la zone cutanée la plus périphérique de la plaie d'entrée.

Elle est constituée d'une zone de tatouage proprement dite qui est relative aux incrustations ponctiformes
de débris de grains de poudre, partiellement ou entièrement brûlés, dans la peau (épiderme
essentiellement) et d'une fine poussière superficielle provenant de la combustion de la poudre.

Il s'agit d'une impaction des grains de poudre avec dermabrasion cutanée et non pas d'une brûlure. Elle est
de couleur brun-rougeâtre ou rouge-orangée.

Cette zone peut être absente si la combustion de la poudre a été totale.

Elle n'est nettement observée qu'en cas de tir de distance intermédiaire. L'interposition de vêtement la
diminue mais ne la supprime pas complètement.

La coloration brun-rougeâtre de la zone de tatouage est le signe d'une plaie ante mortem.

Dans le cas de tir post-mortem, les incrustations de poudre revêtent un aspect plus grisâtre ou jaunâtre
avec un aspect humide et sont surtout moins nombreuses que lors d'un même tir chez une personne
vivante.
Ces lésions cutanées ne peuvent être par le lavage simple et elles cicatrisent en cas de survie de la
victime.

LA ZONE D'ESTOMPAGE :

Plus périphérique, qui correspond au dépôt pulvérulent grisâtre. Elle prend un aspect de suie que le lavage
ou l'essuyage font disparaître. Sa forme est variable en fonction des caractéristiques internes du canon.

LA ZONE D'ENTRÉE ATYPIQUE :

a) les plaies rasantes :

Le projectile abrase la peau, sans pénétrer dans le corps. Il se produit une lésion dermo-épidermique avec
un aspect le plus souvent oblong, circulaire dans sa partie initiale et pointue dans sa partie terminale.

Cet aspect n'est pas systématique et il est parfois difficile, compte tenu des irrégularités de la peau,
d'affirmer la direction du tir.

b) Les plaies tangentielles :

Le projectile suit le même trajet que dans le cas précédent, ruais il pénètre dans le corps au niveau sous-
cutané, provoquant des dilacérations et des déchirures de la peau.

C'est la direction des déchirures qui indique celle du projectile Les plaies perforantes superficielles

c) Les plaies par réentrée :

Le projectile traverse une partie du corps, ressort et pénètre de nouveau dans le corps.

Il s'agit essentiellement des projectiles qui traversent le bras, (avant-bras ou la main, avant de pénétrer
dans le thorax ou la tête ( plaies de parade notamment ).

Il s'agit également de plaies intéressant les deux membres inférieurs.

D'un point de vue général, ces plaies de réentrée ont des collerettes érosives irrégulières et larges, avec un
orifice d'entrée à bords irréguliers et déchiquetés. Une mention particulière doit être portée aux plaies du
creux axillaire.

Elles peuvent prendre la forme d'une fente ou d'un ovale, parfois sans collerette érosive et davantage
ressembler à une plaie de sortie qu'à un orifice d'entrée.

On peut résumer en mentionnant

1) A bout touchant et à bout portant  :


la force d’expansion des gaz provoque une plaie contuse à l’orifice irrégulier, déchiqueté, étoilé surtout
une cavité anfractueuse.

2) A courte distance :
Il se forme autour de l’orifice une tache noire (dépôt pulvérulent de produit de combustion)

2.- LE TRAJET :

Il doit être suivi :


– chez le blessé, lors de l’intervention chirurgicale par l’exploration,
– chez le cadavre, plan par plan lors de l’autopsie.

Il s’accompagne d’une ecchymose d’accompagnement et d’autant d’orifices d’entrée et de sortie que


d’organes traversés.

Il n’est pas toujours rectiligne et dépend des obstacles que le projectile rencontre ainsi que de la mobilité
des organes.

Ainsi est-il rectiligne dans un organe plein (foie, rate, rein), et sinueux dans un organe mobile (poumon,
cœur).

3°/ L’ORIFICE DE SORTIE : Elle est inconstante. Ne comporte :


– ni collerette d’essuyage
– ni tatouage
– ni estompage.

Les nombres d'orifices de sortie est rarement identique au nombre d'orifices d'entrée.

Il peut être inférieur, identique, voire supérieur. Les caractéristiques générales de ces plaies sont
sensiblement équivalentes avec un aspect plus grand et plus irrégulier que les plaies d'entrée.

 Les plaies de sortie ne possèdent pas de zone d'essuyage, de collerette érosive (en principe), de
zone de tatouage ou d'enfumage.
 Les aspects les plus fréquents sont les suivants : stellaire ; déchirure ; curviligne ; circulaire ;
irrégulière ; bords éclatés.

Les caractéristiques des plaies de sortie : Elles sont le plus souvent contuse, mais peut être parfois à
bords relativement nets, Elles dépendent donc des projectiles eux-mêmes, mais également de la région de
sortie.

 Ainsi une peau tendue comme celle du cuir chevelu, donne une plaie de sortie étendue et
irrégulière.
 En revanche, une peau flasque est à l'origine de plaie de sortie plus petite, à type de déchirure ou
de coupure.

Les plaies de sortie peuvent être difficiles à localiser, notamment sur les lieux de découverte du cadavre
où l'examen est gêné par la présence de sang ou de souillures.

Le diamètre de sortie n'est pas strictement corrélé avec celui du projectile. 1l est en général plus grand que
l’orifice d’entrée compte tenu des oscillations et des culbutes du projectile lors de son trajet intra-
corporel, mais il peut être plus petit du fait de l'élasticité cutanée.

Le projectile peut ne pas avoir d'énergie suffisante pour ressortir du corps. Il peut être palpable en sous-
cutané.
Enfin, ce projectile peut avoir fragmenté ou avoir provoqué des esquilles osseuses responsables de
plusieurs plaies de sortie (nombre de sorties supérieur au nombre de plaies d'entrée ).

Cette grandeur et cette irrégularité des plaies de sortie tiennent au fait que les projectiles perdent de leur
stabilité en pénétrant et en traversant le corps humain.

Elle peut être aberrante en cas de rebondissement (dans la boîte crânienne) ou de migration  dans un gros
vaisseau  du projectile.

Ils peuvent ricocher sur des os et ressortir du corps après avoir effectué un ou plusieurs mouvements
autour de leur axe.

Ils peuvent aussi être déformés lors de leur trajet intra corporel et perdre de leur régularité circulaire.
Les plaies de sortie occasionnées sont donc plus grandes et plus irrégulières.

LES PLAIES PAR ARMES A FEU

I – GENERALITES /  INTRODUCTION :

L’Expertise médico-légale des Plaies par armes à feu est un ensemble de démarches dont
l’aboutissement logique est la recherche de la réalité des faits :

 Réalité de l’acte dans le déterminisme de l’accident, du suicide ou de l’homicide.


 Réalité de la mort dans la recherche de ses causes exactes.

Rappel sur ce que sont les armes à feu :

On distingue plusieurs catégories d’armes suivant leurs caractéristiques propres et leurs utilisations :
 LES ARMES LONGUES ( Fusils et Carabines ) : possèdent une crosse leur permettant
d’être épaulées.

 LES ARMES COURTES ( Pistolets mitrailleurs, pistolets mitralleurs automatiques ) :


ont une crosse généralement amovible ou repliable.
LES ARMES DE POING ( Revolvers et Pistolets, pistolets semi automatiques) : destines à être
utilisées d’une seule main. Pour les revolvers, les cartouches sont placées dans le barillet. Les pistolets
possèdent un chargeur amovible de plusieurs cartouches

On classe, en outre ces armes suivant leur type de canon :

 LES CANONS A AME RAYEE : prévus pour le tir à balles. Ce sont les pistolets mitrailleurs, les
revolvers et pistolets et certaines armes longues)
 LES CANONS A AME LISSE : prévus pour le tir à cartouches chargées de plombs (Fusils et
Carabines de chasse )

2.- LES MUNITIONS :

Une cartouche moderne est constituée de différents éléments :

2.1. LES PROJECTILES : ( Balle ou la Grenaille ) : C’est L'agent vulnérant. C'est l'élément expulsé par
le canon lors du tir. Il y a plusieurs types

 Les balles Blindées : C’est un noyau enveloppé d’une chemise de métal.


 Les Balles Semi-blindées : Balles dites expansives car elles se désintègrent lors de l’impact. les
balles expansives champignonnent lors du contact avec la cible et lui transmettent une grande part
de l'énergie cinétique, provoquant des dégâts considérables,
 Les balles explosives, les balles perforantes ( balles légères avec vitesse initiale très élevée ).
 Les Projectiles pour armes lisses : Dont les plus connues sont les Balles Brennecke ou les Balles
de type Blondeau.
 On y ajoute les Balles en Caoutchouc, en bois ou en carton (pour les fusils anti-émeute )
 Les Plombs de chasses : Allant du N° 12 pour les plus petits au N° 000 pour les plus gros ( Les
Chevrotines )

2.2.- LES POUDRES : Ce sont les charges explosives. C'est sa combustion qui va donner l'énergie
cinétique au projectile. Elles sont de deux types :
 La Poudre Noirs (La plus ancienne) : qui contient du Salpêtre, du Soufre et du Charbon et dont la
combustion dégage beaucoup de fumée.
 Les Poudres Pyroxylée (Les Poudres sans fumée) : Elles se consument avec une inflammation
progressive, ce qui leur donne de très fortes vitesses initiales.

2.3.- LES AMORCES : C’est sa percussion qui permet sa combustion puis la mise à feu de la poudre
 Les amorces actuelles contiennent du peroxyde ou trinitroesorcinate de plomb, du sulfure
d'antimoine ou du nitrate de baryum ;
 la recherche de ces résidus sur les mains des individus permet d'identifier l'auteur du coup
de feu.

2.4.- LA BOURRE : Que l’on ne retrouve que dans les cartouches de chasse et qui peuvent être en liège
ou en plastique. La bourre sert de base à la propulsion des grains de plomb.

2.5.- LES DOUILLES OU ETUI: c'est l'élément qui maintient tous les éléments de la cartouche.
 Elle sont presque toujours cylindriques
 Elles sont en Cuivre, en Laiton, en Métal Nickel ou Acier.
 Le culot comporte un bourrelet ( Revolvers) ou une gorge ( Pistolets ). Le poinçon qui se trouve
sur son culot permet d'identifier son calibre et sa provenance.
 Pour les âmes lisses : les douilles de cartouches de chasse comportent un culot métallique de
hauteur variable et un corps en carton ou en plastique.

3.- DETERMINATION DES CALIBRES

Pour les armes à canon rayé le calibre correspond au diamètre du projectile, il peut également
correspondre au diamètre du canon à l'intérieur des rayures ou à l'extérieur. Ainsi les calibres sont très
divers 

Pour les armes à canon lisse, le calibre correspond au nombre de balles sphériques que l'on peut fabriquer
avec 406 g de plomb ( ancienne livre française ).

Le calibre 12 correspond à un diamètre de 18 mm, le calibre 16 à 17 mm, le calibre 20 à 16


EXAMEN DES LIEUX ET DU CORPS DU DELIT :

A. PROJECTILES  :

1. Lors d’un attentat commis par coup feu, de multiples raisons commandent de rechercher les
Projectiles :
 Soit dans le cadavre ( Office du Médecin Légiste )
 Soit ayant percé la victime ou manqué le but (Office de la Police Scientifique)
2. Il faudra noter le point où sera trouvé le projectile et la hauteur de ce point.
3. La bourre que la déflagration de la poudre projette à une distance variable sera recherchée sur le sol.
Quelquefois, la cartouche brûlée ou la douille peut-être jetée derrière l’auteur par un geste machinal

B. ARMES  :

Sur les lieux de l’action : on peut  découvrir une arme ayant servi au crime ou disposée à dessein de faire
croire à un suicide ou enfin, effectivement utilisée par la victime.

Il faut se saisir de l’arme après avoir noté son emplacement,  sa disposition  et mise sous sellée au fin
d’expertise.

EXPERTISE DES PLAIES PAR ARMES A FEU :

La manière d’examiner un corps : Les constations et les  prélèvements qui doivent être faits.

Il est souhaitable que dès la découverte d’un cadavre décédé par arme à feu, un Médecin Légiste soit sur
place dont il a de multiples constatations à faire :
Ø  Position du cadavre ;
Ø  Position de l’arme éventuelle ;
Ø  Examen succinct des orifices avec un minimum  de manipulation ;
Ø Cadavre enlevé dans un sac plastique pour éviter qu’une  balle glissée dans les vêtements
puisse s’échapper  au moment du transport. Et il est indispensable de placer les mains du sujet à
l’intérieur de sacs en papier.

Au niveau du Service de Médecine Légale et  lors de l’acte nécropsique :


Ø  Une Radiographie du corps avant l’acte paraît souhaitable (Difficile à obtenir  )
Ø  Le déshabillage du corps doit être minutieux ;
Ø  Ne pas laver le corps avant l’autopsie ;
Ø  Examen minutieux du corps notamment déterminer l’orifice d’entrée et de sortie ;
Ø  Compter les orifices, les décrire et les positionner  sur le corps. en essayant de les numéroter
avant de prendre les indispensables photographies.

La situation des orifices doit être faite par une mensuration par rapport à des repères anatomique du corps 
( Plante de pieds : sujet ayant pu être tiré debout ou Partie inférieure du pubis : sujet ayant pu être tiré
assis )
Ø  Les prélèvements des orifices pour différencier un orifice d’entrée d’un orifice de sortie.
Ø  Prélèvements de balles ou de plomb doit être fait avec le plus grand soin.
( Proscrire les instruments métalliques )
POUR CES DIFFERENTS EXAMENS, QUELLE EST L’AIDE  QUE L’ON PEUT APPORTER
AUX MEDECINS LEGISTES :

1.      L’examen des vêtements :


 Examen avec loupe binoculaire : pour vérifier l’orifice, les fibres du tissu et leur inclinaison et
recherche la présence ou l’absence de grain de poudre.
 Examen par caméra télévisée en lumière I.R + U.V ou Filtres colorés : pour la précision de la
distribution des grains de poudre et l’aspect de l’orifice.  De même, utilisée lors de tir comparatif.

2.      L’examen des orifices :


 A la loupe binoculaire : pour permettre de montrer s’il s’agit d’un tir à bout touchant, bout portant
ou à distance.
 Prélèvements peuvent être effectués :
Ø  Pour déterminer les résidus de tir ( sur les orifices et mains d’un individu ). Cette recherche est
actuellement faite par différentes techniques :
 Absorption atomique ;
 Microscope électronique à balayage ;
 Activation neutronique.

L’approche Médico-Légale correcte des décès par un Traumatisme Balistique :

A. SUR LES LIEUX

L’approche correcte de décès à la suite de Blessures par coup de feu commence sur les lieux de
découverte. C’est là qu’un ensemble de constatations valables sur le corps peuvent être perdues ou
déformées et que des éléments fictifs peuvent être introduits par inadvertance lors de manipulation
malencontreuse du corps.

Les règles les plus importantes sur les lieux de découverte du cadavre sont :
 Ne toucher au corps qu’avec les mains gantées et le moins possible afin d’éviter de faire
disparaître des indices directeurs qui pourraient se trouver sur les vêtements ou sur la surface du
corps du défunt.
 Ne pas ouvrir les mains de la victime ou de procéder à une prise d’empreinte digitale en raison :
o L’encre noire utilisée pour la prise d’empreinte peut soit imiter, soit camoufler et soit
introduire des matériaux contaminant qui pourraient conférer aux examens ultérieurs des
mains à la recherche de résidus de tir.
o La manipulation des mains ou du corps par un O.P.J n’ayant pas pris les précautions
nécessaires de ganter ses mains peut transférer des résidus et cela en partie de son travail
( Manipulation d’arme de tir avec peut conférer aux examens ultérieurs des mains de la
victime )
 Procéder à Prise de Photographie sur les lieux :
o Vue instantanée de repérage ;
o Vue en gros plan.

B.- TRANSPORT DE LA DEPOUILLE A LA MORQUE OU AU SERVICE DE MEDECINE


LEGALE

1.      Des sacs en papier devront être placés autour de ses mains pour éviter la perte d’indices. Des sacs en
papier sont préférables aux sacs en plastique car, si les sacs en plastique sont placés autour des mains ou
en contact du corps réfrigéré, il se produit une humidité par condensation dans les sacs qui est capable de
diluer les résidus de tir de l’ordre du nanogramme.

( Concentration significative : ANTIMOINE > 35 Ng ; Baryum  > 150 Ng ; Plomb > 800 Ng )

2.      Le corps sera enveloppé dans un drap ou placé dans un linceul propre. Ceci dans un but de prévenir
la perte d’indices apparents qui existent sur le corps et d’éviter d’apport de traces contaminantes
provenant du véhicule utilisé pour le transport du corps jusqu’à la Morgue ou le Service de Médecine
Légale.

C. LE BLESSE PAR BALLE

1. Si la victime n’est pas morte tout de suite après avoir été touché et qu’elle a été transportée vers
l’Hôpital :
 A l’Hôpital un certain nombre de démarches Médico-Chirurgicales peuvent avoir été tenté. Pour
cette raison, les comptes rendus médicaux détaillés concernant la victime  depuis son admission
jusqu’à sa mort devront être consignés et établis.
 Les sites d’injections devront être entourés d’un trait à l’encre par l’équipe médicale hospitalière
pour indiquer qu’il d’agit d’une lésion d’origine thérapeutique et qu’ils ne sont pas antérieurs à
l’hospitalisation.
 Les thoracotomies, les laparotomies et les incisions chirurgicales devront être repérés ou décrites
dans le rapport médical.
 La balle récupérée lors  de l’acte opératoire doit être prise sans l’aide d’instruments de chirurgie
afin d’éviter d’ajouter des artéfacts conférant aux comparaisons balistique.

2. Si la mort se produit en l’espace de quelques heures après l’admission à l’Hôpital :


 Des sacs en papier devront être placés sur les mains de la même façon que quand la mort survient
sur les lieux du crime.
 Le corps et la totalité des habits portés par la victime devront être transférés vers les locaux de la
Médecine Légale.
 Tous les rapports médicaux détaillés des examens et des actes pratiqués  devront accompagner le
corps.
 Tout le sang prélevé lors de l’admission à l’hôpital devra être récupéré pour éventuelles
recherches toxicologiques et groupage sanguin.

D. APRES RECEPTION D’UN CORPS A LA MORGUE OU AU SEVICE DE


MEDECINE LEGALE

Le Médecin Légiste devrait procéder successivement aux étapes suivantes :


 Radiographie dans tous les cas de blessures par arme à feu avant le déshabillage que le projectile
soit supposé demeure encore dans le corps ou être ressorti.
 Prélever les résidus de tir sur les mains ceci à l’aide d’écouvillons imprégné d’acide nitrique à 5%
ou grâce à un ruban adhésif.
 Les empreintes digitales peuvent être prises ; de même que les prélèvements d’empreintes de
paume de mains qui peuvent se révéler utiles.
 Le corps est examiné toujours revêtu de son habillement afin de vérifier si les pertes de
substances des habits correspondent par leurs localisations à des blessures du corps, ainsi que la
recherche de résidu de poudre et de suie.
 Le corps est examiné sans ses habits et sans être nettoyé à la recherche  minutieuse de grains de
poudre ou de suie. Durant, ces temps des photographies de blessures non nettoyées sont prises (au
moins deux vues de chaque blessure )
 Chaque blessure est examinée minutieusement à la recherche de signes caractéristiques d’orifice
d’entrée et de sortie.
 Autopsie proprement dite à la recherche de lésions internes ( Etude du trajet)
 Prélèvement sanguin pour la recherche de groupage sanguin et éventuel recherche toxicologique
qui peuvent être nécessaire dans les cas de blessures par coup de feu.
 En remarque durant l’acte nécropsique :
o Il faut récupérer la balle qui n’est pas ressortie du corps ( Pour une étude balistique
comparative )
o Il faut récupérer la bourre dans les cas de blessures par cartouche de fusil de chasse et un
échantillon représentatif de plomb.
o Il faut éviter de sonder une blessure par arme à feu afin d’éviter de créer de faux trajet de
blessure, de déformer la blessure ou voir déplacer le projectile.
 Au terme de l’acte nécrosique un rapport détaillé sera transmis à l’autorité requérante.

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