Vous êtes sur la page 1sur 18

Module de lecture Niveau 

: 7ème Enseignant : Lazhar Guedri

Reconnaître les caractéristiques d’un début de conte


Qu’est-ce qu’un conte ?
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
Toutes les histoires racontées, dans les contes ou dans les romans, dans les films comme
dans les pièces de théâtre, se déroulent selon un ordre que l’on nomme le schéma
narratif. Le schéma narratif est l’ordre dans lequel les événements s’enchaînent dans un
récit.
Dans cette première séance, nous allons nous intéresser particulièrement aux deux
premières étapes du schéma narratif : la situation initiale et l’élément modificateur (ou
perturbateur).
Commence par lire le texte suivant (voir support). Il s’agit d’un début de conte intitulé «
Jeannot et Margot ».
Comme tous les contes, ce conte a longtemps été transmis à l’oral avant que les frères
Grimm ne le retranscrivent et ne le publient.
La situation initiale : lignes 1 à 3

1- a) Relève une indication de lieu lignes 1 à 3. Elle répond à la question : où ?


....................................................................................................................................
b) À quelle époque l’histoire se passe-t-elle ?
c) À quel temps les verbes sont-ils conjugués ?
2- a) Combien de personnages évoque-t-on ?
b) Lesquels à ton avis seront les personnages principaux ? Lesquels seront les
Personnages secondaires ? Comment le devines-tu ?
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
3- Relève un adjectif et une expression qui te renseignent sur la situation financière des
personnages au début de l’histoire.
....................................................................................................................................
4- Quels sont les deux sens du mot « marâtre » (ligne 17) ? Aide-toi du dictionnaire.
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
L’élément modificateur : lignes 2 à 20
1- Quelle proposition subordonnée introduit un événement imprévu ? Quel temps verbal est
alors employé ?
2- Pourquoi le père est-il soucieux ? Que lui propose la femme du bûcheron ? Comment
fait-elle pour qu’il accepte sa proposition ?
E Le héros : lignes 19 à 44
1- Comment les enfants découvrent-ils le projet de leurs parents et comment chacun réagit-il ?
2- Quel objet va peut être les sauver ?
3- Lequel des deux enfants est, selon toi, le héros et pourquoi ? 83
Le début d’un conte
Un conte est une histoire imaginaire qui se passe à une époque imprécise, dans un lieu
indéterminé.
Les contes sont tous construits de la même manière : la situation initiale commence par
présenter les personnages et le cadre où se déroule l’histoire. Le personnage principal
est facilement identifiable. Ensuite, un élément modificateur (ou perturbateur) vient
déclencher le début de l’action en modifiant la situation initiale. L’élément modificateur
est souvent annoncé par des expressions comme « un jour », « un beau matin ».

Découvrir les épreuves du héros et les circonstances de


l’action
Dans cette séance, nous allons voir que le héros de conte est souvent soumis à des
épreuves. Nous allons également apprendre à reconnaître les compléments
circonstanciels.
Lis le texte suivant. Il s’agit de la suite du texte que tu as lu à la séance 1, « Jeannot et
Margot ».

A Première lecture
1- Le verbe lorgner (ligne 30) signifie au sens propre regarder avec insistance, loucher sur
quelque chose et au sens figuré avoir des vues sur quelque chose, convoiter.
Quel est le sens employé dans le texte ? ..........................................................................
2- D’après le contexte, le nom commun « cognée  » (ligne 43) désigne :
□ la grosse hache utilisée pour fendre le gros bois.
□ le coup donné par la hache du bûcheron.
□ le bruit du bois qui se fend.
B Le lieu et la durée de l’épreuve
1- Dans quel endroit les parents emmènent-ils leurs enfants ?
2- a) Relève les indications de lieu dans les lignes 36 à 43.
....................................................................................................................................
b) Ces indications fournissent-elles au lecteur des informations précises ou vagues ?
......................................................... Les enfants savent-ils précisément où ils se
trouvent et où se trouvent leurs parents ? ..................................................................

3- Observe ces phrases du texte reproduites et numérotées ci dessous :


1. Jeannot et Margot restèrent assis auprès du feu et, quand vint midi, ils mangèrent
chacun leur petit bout de pain. 2. Et comme ils entendaient les coups de la cognée,
ils croyaient que leur père était dans le voisinage.
a) Souligne dans ces phrases les indications de lieu.
b) Lis ces phrases à voix haute en supprimant les indications que tu viens de souligner.
Laquelle de ces phrases est devenue incorrecte ?
Je retiens :
Compléments essentiels et compléments circonstanciels
Les groupes de mots que l’on ne peut pas supprimer dans une phrase sont essentiels
pour sa compréhension. Ces groupes de mots sont appelés compléments essentiels.
→Ils croyaient que leur père était dans le voisinage.
L’indication de lieu « dans le voisinage », comme tous les autres mots de cette phrase,
ne peut pas être supprimée : c’est un complément essentiel de phrase.
Les groupes de mots que l’on peut supprimer dans une phrase ne sont pas essentiels
pour sa compréhension, mais apportent des informations sur les circonstances. Ces
groupes de mots sont appelés compléments circonstanciels : on peut les supprimer
mais dans ce cas, la phrase est moins précise. On peut aussi les déplacer. Si on les
supprime ou les déplace, la phrase reste grammaticalement correcte.
→Jeannot et Margot restèrent assis auprès du feu.
L’indication de lieu « auprès du feu » peut être supprimée ou déplacée : c’est un
complément circonstanciel de lieu de la phrase ; il précise l’endroit où Jeannot et
Margot sont assis. Si on le supprime, on perd cette information : Jeannot et Margot
restèrent assis.
Poursuivons maintenant notre étude du texte.
4- a) Dans le deuxième paragraphe, quelle raison la marâtre donne-t-elle pour laisser les
enfants seuls ? ..........................................................................................................
b) Dans le troisième paragraphe, qu’est-ce qui fait battre la branche de-ci de-là et fait
croire aux enfants que leur père coupe du bois non loin de là ? ..................................
c) À quoi cette branche est-elle attachée ? .....................................................................
d) Quand les deux enfants se réveillent-ils ? ....................................................................
e) Relis toutes tes réponses précédentes puis indique si la forêt est un lieu hostile ou
accueillant.
....................................................................................................................................

5- a) Reporte-toi au texte de la séance 1 de cette séquence (« Jeannot et Margot ») et


indique quand la marâtre réveille les deux enfants (l’indication se trouve dans le
dernier paragraphe).
....................................................................................................................................
b) Combien de temps l’action dure-t-elle entre le moment où les enfants se sont levés
(texte de la séance 1) et le moment où ils se réveillent à nouveau (notre texte dans la forêt) ? Relève
pour répondre les compléments circonstanciels de temps (CCT)
à partir de la ligne 18 dans notre texte ci-avant. Attention ! Tu ne dois relever que les
compléments circonstanciels, c’est-à-dire qui peuvent être supprimés et qui expriment
le temps.
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
Coup de pouce : beaucoup de ces compléments circonstanciels de temps (CCT) sont des
propositions subordonnées sur le modèle : « quand + sujet + verbe ».
C L’épreuve et l’initiation
Réponds aux questions suivantes.
1- Relis les lignes 10 à 21. Pourquoi, au début, les enfants ne sont -ils pas inquiets ?
2- Mais quand ils se rendent compte qu’ils sont seuls, comment réagit la petite fille ? Et
Jeannot ?
3- Quelle épreuve ces enfants doivent-ils affronter ? Grâce à quoi s’en sortent-ils ?ce 3
Les compléments circonstanciels de lieu
Tu vas préparer un travail d’expression écrite que tu réaliseras dans la séance suivante et
dans lequel le lieu et le moment seront très importants. Nous allons étudier plus en détail
les compléments circonstanciels de lieu et de temps : tu seras capable de les repérer dans
un texte et de les utiliser lorsque tu écris pour
apporter des précisions.
Lis le texte suivant.
Du temps que je gardais les bêtes sur le Luberon, je restais des semaines entières sans
voir âme qui vive […]. De temps en temps, l’ermite du Mont-de-Lure passait par là pour
chercher des simples* ou bien j’apercevais la face noire de quelque charbonnier du Piémont ;
mais c’étaient des gens naïfs, silencieux à force de solitude, ayant perdu le goût de parler
[…]. Aussi, tous les quinze jours, lorsque j’entendais, sur le chemin qui monte, les
sonnailles du mulet de notre ferme m’apportant les provisions de quinzaine, et que je voyais
apparaître peu à peu, au-dessus de la côte, la tête éveillée du petit miarro (garçon de ferme),
ou la coiffe rousse de la vieille tante Norade, j’étais vraiment heureux. […]
Or, un dimanche […], il vint un gros orage, et je pensai que la mule n’avait pas pu se
mettre en route à cause du mauvais état des chemins. Enfin, sur les trois heures, le ciel
étant levé […], j’entendis parmi l’égouttement des feuilles et le débordement des ruisseaux
gonflés les sonnailles de la mule.
Alphonse DAUDET, « Les Étoiles », in Lettres de mon moulin, 1879.
* simples : plantes qui servent à soigner.
1- Classe dans le tableau suivant les groupes de mots en gras (ce sont tous des
compléments circonstanciels) selon qu’ils donnent des précisions sur le lieu de l’action
(compléments circonstanciels de lieu) ou sur le moment de l’action (compléments
circonstanciels de temps).
compléments circonstanciels de lieu compléments circonstanciels de temps

............................................................. .............................................................
............................................................. .............................................................
............................................................. .............................................................
............................................................. .............................................................

Je retiens:
La fonction complément circonstanciel
Les groupes de mots qui ont la fonction « complément circonstanciel » ne sont
pas indispensables mais ils enrichissent la phrase. Si on les supprime, la phrase est
moins précise mais elle garde un sens. Les compléments circonstanciels donnent des
précisions sur le lieu, le temps, la cause, la manière.
1- Les compléments circonstanciels de temps :
Quand ? Combien de temps ? Depuis combien de temps ? ....
classe grammaticale fonction

1) adverbe : Les héros des contes sont


toujours soumis à des épreuves.
2) groupe nominal :
• avec préposition : Au lever du jour, ils
partirent.
• sans préposition : Ils marchèrent toute la
nuit. compléments circonstanciels
3) préposition + verbe à l’infinitif : après avoir de temps
marché deux heures, ils s’arrêtèrent.
4) subordonnée conjonctive : Quand vint midi,
ils s’arrêtèrent.

2- Les compléments circonstanciels de lieu :


Où ? Par où ? D’où ?
classe grammaticale fonction

1) adverbe : Jeannot et Margot dormirent


dehors.
2) préposition + groupe nominal : Jeannot et compléments circonstanciels
Margot marchèrent dans la forêt. de lieu
3) pronom (précédé ou non d’une
préposition) : Jeannot et Margot y
marchèrent.

2- Fais maintenant les exercices suivants.


a) Voici une liste de compléments circonstanciels de temps :
le reste de la nuit ; de bon matin ; les voyant occupés à travailler ; demain ; puis ; tout
à coup ; se voyant seuls ; un soir ; ensuite.
Remets chacun à sa place dans le texte ci-après.
Précise, entre parenthèses, la classe grammaticale de chacun.
…………………. (………………….………) les enfants étaient couchés. Le bûcheron dit à
sa femme : « Tu vois bien que nous ne pouvons plus nourrir nos enfants ; je ne veux
pas les voir mourir de faim. Aussi suis-je décidé à les perdre …………………......….....
(…………………...................) dans le bois. »
Le Petit Poucet alla se coucher et ne dormit point……………….................….
(…………………..............................), se demandant ce qu’il allait faire. Il se leva et
alla ………………….............. (………………...............…..) au bord d’un ruisseau, où il
ramassa des petits cailloux pour en emplir ses poches, et ………………..................….
(…………………......................) il revint à la maison.
Les parents s’éloignèrent de leurs enfants qu’ils avaient emmenés dans le bois,
………….......………............... (………………….............................), et ……....…….........
(…………………...........................) s’enfuirent par un petit sentier.
…………………......... (……………........…….), …………………..... (………………….),
les enfants se mirent à pleurer.
b) Remplace les GN soulignés par l’adverbe de temps qui convient dans la liste suivante :
aujourd’hui – mensuellement – annuellement – quotidiennement – trimestriellement.
- Chaque jour, je fais des étirements. →......................................................................
- La fête a lieu tous les ans. →....................................................................................
- Les ouvriers sont payés tous les mois. →..................................................................
- Le relevé de notes est envoyé chaque trimestre. →....................................................
- Ce jour-ci, je n’ai pas le temps de faire les courses. →...............................................
c) Pose la question qui porte sur le complément de lieu souligné.
Ex : J’ai mangé à la cantine. →Où as-tu mangé ?
- Elle va au jardin. →.................................................................................................
- J’ai aperçu mon chat par la fenêtre. →.....................................................................
- C’est à Dieppe que se trouve notre maison secondaire. →........................................
- Il fait trop froid ici ! →............................................................................................
- Il range ses chaussures sous le lit. →........................................................................
Séquence 3
- Retire-toi de devant moi ! →....................................................................................
- Je m’y assois toujours. →.........................................................................................
- Je viens tout juste du bureau. →...............................................................................
- Elle y repart. →.......................................................................................................
- C’est tout là-haut que le chat adore grimper. →.......................................................

µUtiliser le champ lexical de la forêt dans les contes


Dans cette séance, tu vas acquérir le vocabulaire nécessaire pour évoquer la forêt des
contes dans un travail d’expression écrite.
A Enrichir son vocabulaire

JJe retiens:
Qu’est-ce qu’un champ lexical ?
Un champ lexical désigne dans un texte un ensemble de mots se rapportant à une
même idée.
1- Relève les mots qui appartiennent au champ lexical de la forêt dans le texte de la séance , intitulé «
Dans la forêt » que nous avons lu à la séance précédente (Mets les citations entre guillemets).
....................................................................................................................................
2- a) Observe le champ lexical suivant :
futaie – taillis – fourrés – buissons – broussailles
Les mots sont rangés dans un ordre bien précis. De quel ordre s’agit-il ? Aide-toi de ton
dictionnaire pour répondre.
....................................................................................................................................
b) Retrouve deux couples de synonymes dans la liste suivante. Attention, il va te rester un
nom commun ! lisière – bosquet – clairière – orée – bouquet
....................................................................................................................................
c) Que signifie le nom qui te reste ? ..............................................................................
Sur quel mot a-t-il été formé ? ......................................................................................
3- Voici un dessin d’arbre : complète la légende avec les mots de la liste ci-dessous. Prends le mot
souligné quand on te propose un groupe de synonymes. Aide-toi du dictionnaire si
besoin !
L
es feuilles
La frondaison ou la ramure
L’écorce
La cime ou le faîte ou le sommet
La fourche
Le tronc
Une branche
4- Les forêts portent des noms différents selon qu’elles sont composées de telle ou telle
essence d’arbres.
a) Retrouve ces noms à partir du modèle qui t’est donné en exemple : c’est facile, il faut
toujours rajouter le même suffixe.

Rappelle-toi, un suffixe est une partie du mot que l’on a ajouté derrière le radical.
Exemple : une forêt plantée de chênes →c’est une chênaie
Une forêt plantée de hêtres →c’est une .............................................................................
Une forêt plantée de châtaigniers →c’est une ....................................................................
Une forêt plantée de peupliers →c’est une .........................................................................
Une forêt plantée d’oliviers →c’est une ..............................................................................
b) Faisons l’inverse maintenant :
Une pinède est une forêt plantée de ....................................................................................
Une sapinière est une forêt plantée de ................................................................................
5- Complète les phrases ci-dessous avec les adjectifs pouvant s’appliquer à la forêt ou au
bois répartis dans les trois listes. Attention, il y a parfois plusieurs solutions et tous les
mots ne sont pas à placer. Attention également aux accords !
• Adjectifs concernant la lumière : ombragé(e) – ombreux(se) – ténébreux(se) – sombre –
clair(e) – lumineux(se) – obscur(e)
• Adjectifs concernant l’étendue : vaste – profond(e) – immense
• Adjectifs concernant la quantité d’arbres et d’arbustes : épais(se) – clairsemé(e) –
broussailleux(se) – touffu(e) – dense – impénétrable
a) Ils allèrent dans une forêt ............................................où, à dix pas de distance, on
ne se voyait pas l’un l’autre.
b) Le château était entouré d’une forêt de ronces .......................................... que nul ne
pouvait traverser.
c) Cette partie de la forêt était ....................................................... : il n’y restait que
quelques arbres rabougris.
d) Dans cette ............................................... forêt, les deux enfants se perdirent
rapidement.
e) Au bout du chemin, ils trouvèrent une clairière ................................................ dans
laquelle ils se réchauffèrent aux rayons du soleil.
f) Il était très difficile d’avancer dans les taillis, le bois était .............................. et le
petit garçon se fatigua très vite.
B Expression écrite
1- Lis ce texte attentivement.

L e soleil était haut quand ils se réveillèrent, ils avaient froid. Sur la hauteur,
tout près, le soleil brillait parmi les arbres. Là, ils pourraient se réchauffer.
Ils grimpèrent tout en haut et se trouvèrent sur une pente au bord d’un lac clair et
limpide. Il y avait des myriades de poissons éclairés par les rayons du soleil et tout près
, un grand fourré plein de noisettes, il y avait jusqu’à sept grappes.
D’après H-C Andersen, Ib et la Petite Christine
a) Cette forêt est-elle accueillante ou effrayante ? ..........................................................
b) En gardant les mots en gras soulignés, écris un texte où la forêt sera inquiétante.
......................................................................... quand ils se réveillèrent, ils avaient froid
Sur la hauteur, tout près, ..............................................................................
........................................................ Là, ils pourraient ............................................
.............................. Ils grimpèrent tout en haut et se trouvèrent sur ...................
........................................................................... Il y avait ........................................
................................................. et tout près, .............................................................
...................................................................................................................................
...................................................................................................................................

2- Dans la suite du conte Jeannot et Margot dont tu as lu deux extraits dans les séances
précédentes, le bûcheron et la marâtre finissent par réaliser leur projet. Ils emmènent les enfants
encore plus loin dans la forêt, les enfants s’endorment mais cette fois, ils sont vraiment perdus !
En dix lignes, raconte leur réveil au milieu d’une forêt effrayante en réutilisant le
vocabulaire étudié dans cette séance et en insistant sur ce que les enfants ressentent.

Tu emploieras des compléments circonstanciels de lieu et de temps pour bien préciser le


cadre et le moment de l’action.
Pour réussir cet exercice, il te faut faire un brouillon ! Lis attentivement la fiche méthode
« Je travaille au brouillon » qui se trouve à la fin de ce cours. À chaque fois que tu devras
effectuer un travail d’expression écrite, travaille d’abord au brouillon : le brouillon te
permet de travailler pas à pas et cela est indispensable pour t’aider à écrire un texte
correctement construit et correctement orthographié.

....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................

Identifier péripéties, résolution et situation finale


Dans cette séance, nous allons voir les étapes suivantes du schéma narratif : les
péripéties, la résolution et la situation finale.
Commence par lire le texte suivant. Il s’agit d’un autre conte des frères Grimm, «Les Sept
Corbeaux»
.
A Les personnages
1- À la ligne 1, à qui renvoie le pronom personnel « elle » ?
Relève, dans la totalité de ce texte, les groupes nominaux qui servent à désigner ce personnage.
2- Qu’est-ce qu’une fratrie ? Aide-toi du dictionnaire si besoin.
Combien de frères la petite fille a-t-elle ? En quel animal ont-ils été transformés ?
2- Que cherche à faire la petite fille ? Relève, dans le troisième paragraphe du texte, la citation du
texte qui le révèle. Mets ta citation entre guillemets.
3- B Les péripéties
4- 1- Relis les lignes 1 à 3 du texte.
5- À quel moment du conte commence cet extrait ?
6- 2- Quels lieux la petite fille traverse-t-elle ? Lesquels de ces lieux sont inhospitaliers ?
7- Lesquels sont plutôt accueillants ?
8- 3- Fais la liste des différentes rencontres qu’elle fait et des événements qu’elle vit.
9- 4- Quels êtres et quels objets aident la petite fille ?
10- Vérifie tes réponses dans le corrigé.
11- C La résolution
12- 1- Quelle est la situation finale de cette histoire ? Celle-ci se termine-t-elle bien ?
13- 2- Quels éléments merveilleux sont intervenus pour permettre cette résolution ?
14- Vérifie tes réponses dans le corrigé.
15- Note le numéro de la séance (Séance 7) puis recopie ce qui suit sur ton cahier-
mémoire. Écris en
16- rouge les expressions en gras. Tu devras être capable de bien orthographier les
mots en rouge et
17- d’en connaître le sens.
18- Rappel : le schéma narratif est l’ordre dans lequel les événements s’enchaînent
dans le récit. Les
19- deux premières étapes sont la situation finale et l’élément modificateur (ou
perturbateur).
20- Péripéties, résolution, et situation finale
21- Dans le schéma narratif, les péripéties correspondent à la troisième étape que l’on
22- nomme l’action : le héros essaie de résoudre le problème.
23- La quatrième étape est appelée la résolution : le problème du héros est résolu.
24- La cinquième étape est la situation finale : dans les contes, les personnages sont
25- heureux à la fin du récit.

26- je retiens
27- D Expression écrite
28- Voici le début et la fin d’un conte. À toi d’inventer l’action, c’est-à-dire les
péripéties ou les
29- épreuves ainsi que la résolution.
30- D’après les frères Grimm, La gardeuse d’oies près de la fontaine,
31- Petite anthologie du conte.© Éditions Gallimard
32- « Tous les droits d’auteur de ces textes sont réservés. Sauf autorisation, toute utilisation de
33- ceux-ci autre que la consultation individuelle et privée est interdite. » www.gallimard.fr
Situation initiale et élément modificateur (ou perturbateur) :

34- I l était une fois une vieille femme qui vivait seule avec son troupeau d’oies. Elle
35- possédait une petite maison à la lisière d’une forêt profonde, et chaque matin,
36- appuyée sur sa canne, elle prenait en boitillant le chemin des grands arbres. Elle
37- s’affairait alors avec une énergie étonnante pour son âge, ramassant de l’herbe pour
38- ses oies, des fruits sauvages pour son goûter et ramenant le tout sur son dos courbé.
39- Or il advint qu’un matin un chevalier passa par là. [...] Il n’avait encore rencontré
40- personne lorsqu’il aperçut la vieille occupée à couper de l’herbe. [...] Pris de pitié
41- pour la pauvre femme, il dit :
42- « Je vais porter votre fardeau afin que vous voyiez que même les riches peuvent
43- courber l’échine. »
44- Situation finale :
45- L’histoire ne dit pas ce qu’il advint de la belle princesse, mais il y a fort à parier
46- qu’elle épousa le jeune comte grâce à qui le sortilège avait été rompu. On peut penser
47- sans crainte de se tromper que la vieille femme qui s’occupa d’elle était une bonne
48- fée, très certainement celle qui, lors de sa naissance, lui accorda le don extraordinaire
49- de changer ses larmes en cascades de perles.
50- 1- Avant d’écrire.

a) Quels personnages de la situation initiale retrouves-tu dans la situation finale, d’après


toi ? .........................................................................................................................
b) Quel personnage ne se trouvait pas dans la situation initiale ? ...................................
c) Deux faits importants sont évoqués dans la situation finale : souligne-les.
Vérifie tes réponses dans le corrigé.
Tu peux maintenant inventer la partie du conte qui manque (l’action, c’est-à-dire les
péripéties ou
les épreuves ainsi que l’élément de résolution.)
2- Pour te guider dans ton travail d’expression écrite, voici quelques éléments du conte dont
tu peux te servir, ou non.
Un lieu : Un étang au clair de lune.
Des personnages :
• Une femme très laide qui semble être la fille de la vieille femme.
• Un roi et une reine.
Des objets :
• Une boîte en émeraude contenant une perle.
• des vêtements noirs ; un foulard gris.

Pour réussir cet exercice, il te faut faire un brouillon ! Lis attentivement la fiche méthode
« Je travaille au brouillon » qui se trouve à la fin de ce cours. À chaque fois que tu devras
effectuer un travail d’expression écrite, travaille d’abord au brouillon : le brouillon te
permet de travailler pas à pas et cela est indispensable pour t’aider à écrire un texte
correctement construit et correctement orthographié !

....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................

Écrire des contes à partir d’images


Dans cette séance nous allons observer des illustrations de contes et tu vas imaginer de
courts textes
en t’appuyant sur le schéma narratif et en utilisant l’imparfait et le passé simple que tu as
étudiés
dans les séances précédentes.
Observe attentivement les illustrations suivantes.

Observe attentivement les illustrations suivantes.



Illustration de Florence Harrison, 1912.


Illustration de Doreen Baxter pour Illustration d’Arthur Rackham pour La Pluie d’or, 1910
La Chèvre aussi grosse qu’un éléphant, 1955
(Chris Beetle LTD, Londres)

.

A Supports et techniques
1- Quel est le support de toutes ces images : papier, pierre, bois, verre, toile, écran, tissu...?
....................................................................................................................................
2- Quel est le support utilisé pour réaliser une tapisserie ? Un tatouage ? Un dessin ? Et une
pyrogravure ? ................................................................................................................
....................................................................................................................................

3- Quelles sont les techniques utilisées dans les images que tu as sous les yeux :
photographie, dessin au crayon, peinture, aquarelle, encre, cinéma, mosaïque,
ordinateur ? ..................................................................................................................
....................................................................................................................................
4- Le mot aquarelle est formé sur le mot latin signifiant eau. Il désigne une technique
consistant à peindre avec une peinture spéciale délayée dans de l’eau. Cherche d’autres
mots français formés à partir du mot latin aqua.
....................................................................................................................................
Vérifie tes réponses dans le corrigé.
B Observer les images
1- a) • Dans chacune des images précédentes, quels personnages appartiennent au monde
des humains ?
• Quels personnages appartiennent à un univers merveilleux ? Comment le vois-tu ?
b) Compare les deux petites filles de l’image 3.
Vérifie tes réponses dans le corrigé.
2- Précise les couleurs dominantes de chaque image et qualifie–les à l’aide d’un adjectif
choisi dans les couples suivants :
claires / foncées ; douces / vives ; chaudes / froides.
3- Remplis le tableau suivant pour déterminer le lieu et le moment de chaque scène :
Image 1 Image 2 Image 3
Lieu
................................
................................
................................
................................
................................
................................
................................
................................
................................
................................
................................
................................
moment
................................
................................
................................
................................
................................
................................
................................
................................
................................
................................
................................
................................
C Expression écrite
Chaque image illustre un épisode de conte. Imagine pour trois d’entre elles, une ou
plusieurs étapes du schéma narratif.
1- Image 3
Deux petites filles rencontrent un gnome qui s’est coincé la barbe dans une souche.
Invente la situation initiale qui pourrait précéder cet élément modificateur.
Quel temps verbal vas-tu utiliser dans cette situation initiale ?...................................
Coup de pouce : comme tu l’as appris, la situation initiale est la première étape du
schéma
narratif ; on y met en place le cadre (en précisant le lieu) et on y présente les
personnages. On
indique notamment le nom ou le surnom des protagonistes. Appuie-toi sur les
observations que
tu as faites concernant l’apparence des deux petites filles pour leur trouver un nom.
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
2- Image 2
Une sorcière a décidé d’inventer une nouvelle potion magique. Après avoir récolté dans
la forêt les ingrédients nécessaires, elle prépare la boisson. Puis en chemin, elle rencontre
une chèvre à laquelle elle administre son breuvage. L’animal se transforme alors en
éléphant.
a) Souligne dans ce court résumé ce qui correspond à l’illustration.
b) Écris la suite en ajoutant deux péripéties. La chèvre, transformée en éléphant,
constitue une nouvelle épreuve pour la sorcière qui cherche à lui faire retrouver son
aspect initial.
Commence ainsi :
« Mais la chèvre satisfaite de sa nouvelle corpulence, en profita pour ... »
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................

Séquence 3 Fiche méthode n°1


Le travail au brouillon
« une rature n’est pas un raté ! »
A Quand a-t-on besoin de faire un brouillon ?
Lorsque l’on doit rédiger un texte en respectant des consignes.
Lorsque l’on doit répondre à une question qui demande un développement.
Dès que l’on n’est pas sûr de ce que l’on va écrire ou de la façon dont on va l’écrire.
B Qu’est-ce qu’un brouillon ?
Un aide-mémoire où on note ce qu’on sait déjà ou qu’il a fallu vérifier (des formules,
l’énoncé, une leçon...).
Un cahier sur lequel on fait des essais, où on s’exerce, on s’entraîne.
Un « premier jet » ou première version du texte qu’on va améliorer, compléter, modifier.

C À quoi sert de faire un brouillon ?


Lorsque l’on doit rédiger, il faut penser à beaucoup de choses en même temps : à ce que l’on
va dire, à la façon dont on va le dire, à l’orthographe, à la ponctuation, à la disposition dans
la page...
On utilise un brouillon quand on ne veut pas tout faire en même temps ou tout dans sa
tête : trouver, inventer, se rappeler, résoudre, illustrer, prévoir, rajouter, supprimer, ordonner,
présenter, corriger...
D Travailler efficacement au brouillon.
Un texte qui a été construit et travaillé au brouillon est un texte qui a été modifié : on a
ajouté, supprimé, déplacé, remplacé des mots ou des groupes de mots

La première de couverture
La première de couverture apporte au lecteur des informations précises : le titre, le nom
de l’auteur, le nom de la maison d’édition et celui de la collection.
La première de couverture doit séduire le lecteur : l’illustration est donc attrayante.
L’auteur a écrit le livre ; la maison d’édition a publié le livre ; la collection est un ensemble de livres
parus chez le même éditeur et qui ont des points communs.
L’imprimeur a fabriqué le livre ; l’illustrateur a réalisé les dessins, le libraire a vendu le livre, et le
bibliothécaire (ou documentaliste) a prêté le livre.

Sur le dos du livre, on retrouve les informations principales – le titre, l’auteur, la maison
d’édition - ce qui permet de classer et de repérer l’ouvrage dans une bibliothèque.

j Sur la quatrième de couverture, on trouve souvent un texte qui présente le contenu du


livre ou le début de l’histoire et cela éveille la curiosité du lecteur.

j Livre de fiction et documentaire


La première et la quatrième de couverture permettent de déduire si l’on a dans les
mains un livre de fiction (d’imagination) ou un livre documentaire (d’informations).
De plus, les tables des matières de ces deux types d’ouvrages sont très différentes :
dans les oeuvres de fiction, la table des matières est beaucoup moins longue que dans
les ouvrages documentaires dont le plan est présenté de manière très détaillée.
©
Le texte documentaire
Un texte documentaire apporte des informations précises sur un sujet. La mise en
forme est claire. Le vocabulaire employé est un vocabulaire spécialisé, très précis. Le
texte documentaire est souvent accompagné d’illustrations qui permettent de mieux
retenir les informations données.
Le paragraphe et l’alinéa

j Les textes sont organisés en paragraphes. Pour commencer un nouveau paragraphe,


on revient à la ligne et on n’oublie pas l’alinéa (un alinéa est un retrait en début de la
ligne).
Le roman historique

Le roman historique est un récit de fiction : l’histoire, certains personnages, l’action, les
dialogues sont inventés. Cependant le cadre (c’est-à-dire le lieu et l’époque) est réel et
s’inspire de la réalité historique. L’auteur mélange également les personnages de fiction
et les personnages historiques

j Auteur et narrateur
L’auteur d’un récit est celui qui a imaginé et écrit l’histoire.
Le narrateur est celui qui raconte l’histoire : il peut faire partie de l’histoire (c’est
alors un des personnages) ou peut ne pas en faire partie (on parle alors de narrateur
extérieur).

j
Séquence 2
©

D Raconter à la troisième personne


Le récit est à la troisième personne quand le narrateur ne fait pas partie de l’histoire.
Les personnages de l’histoire sont désignés par leurs noms, leurs prénoms, puis par les
pronoms de 3e personne qui sont :
Il, elle, le, la, lui, l’ pour le singulier.
Ils, elles, les, leur, eux pour le pluriel.
Tiotka était tellement effrayée qu’elle ne pouvait émettre le moindre son.

Le récit à la première personne


Le narrateur, lorsqu’il est un personnage de l’histoire, s’exprime à la première,
personne. Ce narrateur peut être le personnage principal, le héros ou l’héroïne, mais il
peut aussi être un personnage moins important, un observateur qui décrit ce qu’il voit.
le chien dans notre bande dessinée est ce témoin qui raconte les exploits de son
maître. Il est le narrateur et il emploie les pronoms de 1ère personne : « Alors, nous
devons aller la voir ».
Les pronoms personnels de 1re personne sont : je, me, moi pour le singulier et nous pour
le pluriel.
quen2
© C Déterminants et pronoms personnels
Certains déterminants et certains pronoms personnels de la troisième personne ont la
même forme, il ne faut donc pas les confondre.
• Un déterminant accompagne toujours un nom, il le précède.
Le chat est allongé sur le fauteuil.
• Un pronom ne précède pas un nom, il remplace un nom.
Je le vois sur le fauteuil. Le remplace le chat.
Ne pas confondre leur (déterminant possessif) et leur (pronom personnel)
Leur, quand il est suivi d’un nom est un déterminant possessif et il prend un « s » au
pluriel.
Mes voisins reçoivent leurs amis ce soir dans leur nouveau logement.
Leur, quand il est suivi d’un verbe est un pronom (on peut le remplacer par lui), il est
invariable.
Je leur ai donné des conseils pour le menu. (Je lui ai donné...)

Raconter dans l’ordre chronologique


On peut rapporter les événements dans l’ordre où ils se sont déroulés : on dit alors que
le récit est chronologique. L’ordre chronologique est toujours le même : c’est l’ordre
du temps et il ne change pas. Mais on peut choisir de raconter les faits dans un ordre
différent sans oublier aucune étape du récit.
On peut repérer les différentes étapes du récit grâce à des indications temporelles
(un jour ; après cela ; ensuite ; une semaine plus tard etc...).

Vous aimerez peut-être aussi