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Département de génie civil

Module de charpente métallique II


Chapitre III – Résistance aux phénomènes d’instabilité
élastique : Voilement
Préparé par : Afif Beji, ing., M.Sc.A.
afif.beji@esprit.tn
2017/2018
Plan du cours
I. Introduction

II. Aspect expérimental du voilement

III. Détermination des caractéristiques de la section efficace d’une section de


classe 4

IV. Aspect règlementaire du voilement

2
I. Introduction
✓ Le voilement est le troisième phénomène d’instabilité de forme qui peut
affecter les pièces métalliques minces soumises à la compression. D’une
façon, si l’on considère une plaque rectangulaire mince, parfaitement plane,
articulée sur ses quatre bords et on la soumet à une contrainte de
compression plane uniforme 𝜎𝑥 sur deux côtés opposés, on s’aperçoit, à partir
d’une certaine charge limite, d’une déformation transversale (perpendiculaire à
son plan) qui prend lieu 𝜎𝑐𝑟 ;
✓ Il est à noter que, contrairement au flambement et au déversement d’une
pièce, l’apparition du voilement n’est pas synonyme de ruine brutale de 3
la plaque. En effet, à partir d’essais expérimentaux, il est bien visible que si on
charge davantage la plaque, déjà voilée, elle sera capable d’encaisser le surplus
de contrainte appliquée et d’y résister. Ceci peut être expliqué par l’effet de
membrane qui prend lieu à l’intérieur de la plaque. Ainsi, on peut qualifier le

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phénomène de voilement comme peu dangereux;

✓ Un autre mode probable pour lequel le phénomène de voilement peut se


manifester est celui dû au cisaillement. Il se produit selon la diagonale
comprimée;
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✓ Le phénomène de voilement affecte principalement les âmes des poutres
métalliques, qui sont considérées minces. Comme déjà cité, ce phénomène
apparaît sous l’effet de contraintes excessives de compression ou de
cisaillement;
✓ Dans la mesure d’écarter le risque d’apparition de ce phénomène, il est
possible d’intervenir soit en :
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➢ Augmentant l’épaisseur de l’âme;
➢ Disposant des raidisseurs d’âme, judicieusement positionnés;
✓ Le choix est finalement dicté, cas par cas, suite à une étude comparative des
coûts;
✓ Pour ce qui est de l’aspect théorique du voilement, il est fondé principalement
sur la méthode énergétique de Timoshenko, bien qu’elle présente des
insuffisances, du fait que les contraintes calculés correspondent que rarement
aux contraintes de ruine;

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II. Aspect expérimental du voilement
✓ Ceci peux être illustré par les vidéos suivantes :

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III. Détermination des caractéristique de la section efficace d’une
section de classe 4
✓ Avant de passer à l’aspect règlementaire du voilement, on va exposer la
méthode de détermination de la section efficace d’une section de classe 4 :
✓ Tout d’abord, il faut distinguer entre :
➢ 𝐴 : Aire brute d’une section : les caractéristiques de la section brute sont
déterminées en utilisant les dimensions nominales;
➢ 𝐴𝑒𝑓𝑓 : Aire efficace d’une section : calculée en se basant sur les largeurs
efficaces des parois comprimées et les largeurs brutes des parois tendues;

𝐴
✓ Coefficient de réduction d’une section transversale : 𝛽𝐴 = 9
𝐴𝑒𝑓𝑓
✓ Pour les sections de classe 4, le voilement local peut se produire pour des
contraintes critiques inférieures à la limite élastique ⇒ il intervient donc dans
le dimensionnement;
✓ L’approche de l’EC 3 consiste :
➢ à déterminer une section dite efficace avec des caractéristiques réduites
par rapport à la section réelle ou brute;
➢ à appliquer ensuite à cette section efficace, les critères de
dimensionnement valables pour les sections de classe 3;
✓ La section efficace est obtenue en calculant la largeur efficace de chaque paroi
constituant la section brute;
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✓ Procédure de détermination de la largeur efficace d’une paroi
✓ Dans les sections de classe 4, des largeurs efficaces peuvent être utilisées pour
prendre dûment en compte les réductions de résistance résultant des effets du
voilement local, voir l'EN 1993-1-5, 5.2.2;
1. Calcul du rapport entre les contraintes extrême d’une paroi sur la section
brute :

𝜎2
𝜓=
𝜎1
2. Calcul du coefficient de voilement 𝐾𝜎 par la formule appropriée dans les
tableaux suivants :
11
✓ Sections possédant des
parois internes
comprimées

12
✓ Sections possédant des
parois comprimées en
console

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3. Calcul de l’élancement réduit :

Largeur de la section

𝑏ത
𝑓𝑦 𝑏ത 1 𝑓𝑦 𝑡
𝜆𝑝 = = 12 1 − 𝜈 2 =
𝜎𝑐𝑟 𝑡 𝜋 𝐾𝜎 𝐸 28,4𝜀 𝐾𝜎

Contrainte critique de voilement Epaisseur de la paroi Coefficient de voilement


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✓ Contrainte critique de voilement élastique sollicitée par des contraintes
normales :
𝜋2𝐸 𝑡 2
𝜎𝑐𝑟 = 𝐾𝜎
12 1 − 𝜈 2 𝑏ത
4. Calcul du coefficient de réduction 𝜌 et par conséquent 𝑏𝑒𝑓𝑓 :
1 𝑆𝑖 𝜆𝑝 ≤ 0,673
𝜌 = 𝜆𝑝 − 0,22
2 𝑆𝑖 𝜆𝑝 > 0,673
𝜆𝑝

5. Répartition de la largeur efficace 𝑏𝑒𝑓𝑓 suivant la valeur de 𝜌 et la


configuration appropriée donnée par les tableaux précédents :
✓ En général, on détermine la largeur efficace des semelles avant 15
d’entamer la détermination de
la largeur efficace de l’âme :

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Exemple 1
• Poutre PRS en flexion simple :
𝑡𝑓 = 20 𝑚𝑚
➢ 𝐴 = 31000 𝑚𝑚2 ;
𝑡𝑤 = 10 𝑚𝑚

𝑑 = 1500 𝑚𝑚
➢ 𝐼𝑦 = 1205410 𝑐𝑚4 ; ℎ

➢ 𝑊𝑦 = 15655 𝑐𝑚3 ;
➢ S235
𝑏 = 400 𝑚𝑚
Q1 : Montrer que la section est de classe 4.

Q2 : Déterminer les caractéristiques géométriques 𝑏𝑒𝑓𝑓 , 𝐴𝑒𝑓𝑓 , 𝑣𝑖 , 𝑣𝑠 et


mécaniques (𝑊𝑦,𝑒𝑓𝑓 , 𝐼𝑦,𝑒𝑓𝑓 ).
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Exemple 2
• Poutre PRS en flexion simple en acier de nuance S235;
Q1 : Montrer que les caractéristiques géométriques de la section brute sont :
𝑡𝑓 = 12 𝑚𝑚
➢ 𝐴 = 16400 𝑚𝑚2 ;
𝑡𝑤 = 8 𝑚𝑚

𝑑 = 1000 𝑚𝑚
4
➢ 𝐼𝑦 = 281737 𝑐𝑚 ;

➢ 𝑊𝑦 = 5503 𝑐𝑚3 ;
Q2 : Montrer que la section est de classe 4.
𝑏 = 350 𝑚𝑚
Q3 : Déterminer les caractéristiques géométriques 𝑏𝑒𝑓𝑓 , 𝐴𝑒𝑓𝑓 , 𝑣𝑖 , 𝑣𝑠 et
mécaniques (𝐼𝑦,𝑒𝑓𝑓 , 𝑊𝑦,𝑒𝑓𝑓,𝑠 , 𝑊𝑦,𝑒𝑓𝑓,𝑖 ). Déduire le moment résistant 𝑀𝑒𝑓𝑓 .
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IV. Aspect règlementaire du voilement
I/ Critères de vérification
✓ La résistance au voilement par cisaillement des âmes des poutres dépend de
l’élancement de l’âme 𝜆𝑤 = 𝑑 Τ𝑡𝑤 , ainsi que de l’espacement des éventuels
raidisseurs d’âme intermédiaires;
✓ Il est question de passer par une vérification de la résistance au voilement par
cisaillement sous ces conditions :
69𝜀 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 â𝑚𝑒𝑠 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑟𝑎𝑖𝑑𝑖𝑠𝑠𝑒𝑢𝑟𝑠
𝑑 (𝑒𝑥𝑐𝑒𝑝𝑡é𝑠 𝑐𝑒𝑢𝑥 𝑠𝑢𝑟 𝑎𝑝𝑝𝑢𝑖𝑠)
𝜆𝑤 = >
𝑡𝑤 30𝜀 𝑘𝜏 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑑𝑒𝑠 â𝑚𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠
𝑟𝑎𝑖𝑑𝑖𝑠𝑠𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑚é𝑑𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 19
✓ On définit l’élancement réduit de l’âme 𝜆𝑤 par :

𝑓𝑦 𝑑

3 𝑡𝑤
𝜆𝑤 = =
𝜏𝑐𝑟 37,4𝜀 𝑘𝜏
Contrainte critique élastique au Coefficient de voilement par cisaillement
voilement par cisaillement donné comme indiqué dans la suite

✓ La plupart des profilés laminés du type IPE, HEA, HEB, ne présentent pas de
risque de voilement d’âme par cisaillement. Le phénomène est par contre
critique pour les profilés reconstitués soudés;

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II/ Méthodes de calcul
✓ L’Eurocode 3 expose deux méthodes pour la vérification des parois
constitutives d’une pièce métallique, compte tenu de sa classe. On distingue :
➢ La méthode postcritique simple : Elle est applicable dans tous les cas,
mais à condition que l’âme de la poutre soit munie de raidisseurs
transversaux d’appuis. Cette méthode est recommandée lorsque le
rapport 𝒂Τ𝒅 > 𝟑. Sinon, elle mène à des résultats conservateurs;
𝑎 étant l’écartement entre les nus intérieurs des raidisseurs;
➢ La méthode du champ diagonal de traction : Elle n’est applicable que
si l’âme de la poutre est munie de raidisseurs transversaux
21
intermédiaires. Elle est applicable lorsque le rapport 𝟏 ≤ 𝒂Τ𝒅 ≤ 𝟑. En effet,
lorsque ce rapport dépasse 3, l’inclinaison du champ diagonal de traction
place cette méthode du côté de la sécurité;

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Méthode post critique simple
1. Cisaillement pur
✓ Il faut s’assurer que : Effort tranchant résistant
Limite élastique de l’âme
𝑑𝑡𝑤 𝜏𝑏𝑎
𝑉𝐸𝑑 ≤ 𝑉𝑏𝑎,𝑅𝑑 =
𝛾𝑀1
Contrainte moyenne (dite postcritique
simple) de cisaillement qui est fonction de
l’élancement de l’âme 𝜆𝑤 (Calculé ci-après)

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✓ L’élancement de l’âme s’écrit :

𝑓𝑦 𝑑

3 𝑡𝑤
𝜆𝑤 = =
𝜏𝑐𝑟 37,4𝜀 𝑘𝜏

Contrainte critique élastique au


voilement par cisaillement
𝜋2 𝐸 𝑡𝑤 2
= 𝑘𝜏 12 1−𝜈2 𝑑

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2. Interaction entre effort tranchant, moment fléchissant et effort normal
✓ Il est inutile de passer par une vérification de l’interaction entre l’effort
tranchant sur le moment fléchissant, si les deux conditions suivantes sont
remplies :

𝑀𝐸𝑑 ≤ 𝑀𝑓,𝑅𝑑
Moment résistant plastique de calcul de la
ቊ Résistance de l’âme seule au voilement par
section comportant les semelles uniquement 𝑉𝐸𝑑 ≤ 𝑉𝑏𝑎,𝑅𝑑 cisaillement

✓ En présence de l’effort normal 𝑁𝐸𝑑 , 𝑀𝑓,𝑅𝑑 devra être réduit en conséquence


et sera déterminé par : Effort axial plastique de la
semelle seule
= 𝐴𝑓𝑦
Moment 𝑀𝑓,𝑅𝑑 (de la semelle
𝑁𝐸𝑑
seule) en l’absence de 𝑁𝐸𝑑 𝑀𝑓,𝑅𝑑 = 𝑀𝑓0 1−
𝑁𝑓,𝑅𝑑 25
✓ Si 𝑉𝐸𝑑 ≤ 0,5𝑉𝑏𝑎,𝑅𝑑 , il n’est pas nécessaire de réduire la résistance de calcul de
la section transversale. Dans le cas contraire, il faut vérifier :

2
2𝑉𝐸𝑑
𝑀𝐸𝑑 ≤ 𝑀𝑓,𝑅𝑑 + 𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑 − 𝑀𝑓,𝑅𝑑 1− −1
𝑉𝑏𝑎,𝑅𝑑
✓ Cette formule correspond au tronçon AB de la
figure suivante. Elle illustre l’interaction entre
l’effort tranchant et le moment fléchissant;
✓ Si 𝜎𝑥 < 𝑓𝑦 , il n’est pas nécessaire de réduire
𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑 à 𝑀𝑁 ;
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Méthode du champ diagonal de traction
1. Cisaillement pur
✓ En phase élastique : Effort tranchant résistant

𝑑𝑡𝑤 𝜏𝑏𝑏
𝑉𝐸𝑑 ≤ 𝑉𝑏𝑏,𝑅𝑑 =
𝛾𝑀1
Contrainte de cisaillement qui est fonction
de l’élancement de l’âme 𝜆𝑤

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✓ Cette dernière expression de 𝑉𝑏𝑏,𝑅𝑑 est valable lorsque l’âme est en phase
élastique. La contrainte étant uniforme dans tout le panneau. Toutefois,
lorsqu’on continue d’augmenter la charge, au-delà de la limite élastique, la
diagonale comprimé du panneau, qui est saturé, se trouve incapable de
supporter le surplus de contrainte de compression. Par conséquent, une
contrainte de membrane 𝜎𝑏𝑏 apparaît. Elle engendre une déformation des
semelles de la poutre vers l’intérieur du panneau accompagnée d’une
plastification de cette partie de l’âme. Ladite contrainte est constante dans le
champ diagonal de traction plastifié, de largeur 𝑔 et d’inclinaison 𝜙;
✓ Les contraintes principales, après projection sur les axes 𝑢 et 𝑣, s’écrivent
28
29
À partir du cercle de Mohr :

𝜎𝑢 = 𝜎𝑏𝑏 + 𝜏𝑏𝑏 𝑠𝑖𝑛 2𝜙


൞ 𝜏𝑣 = −𝜏𝑏𝑏 𝑠𝑖𝑛 2𝜙
𝜏𝑢𝑣 = 𝜏𝑏𝑏 𝑐𝑜𝑠 2𝜙
✓ Par ailleurs, le critère de Von Mises s’écrit :
𝜎𝑢2 + 𝜎𝑣2 − 𝜎𝑢 𝜎𝑣 + 3𝜏𝑢𝑣
2 = 𝑓2
𝑦

✓ D’où l’on tire :

𝜎𝑏𝑏 = 𝑓𝑦2 − 𝜏𝑏𝑏


2
3 − 1,5 𝑠𝑖𝑛 2𝜙 2 − 1,5𝜏𝑏𝑏 𝑠𝑖𝑛 2𝜙

✓ La largeur 𝑔 du champ diagonal de traction vaut :


30
𝑔 = 𝑑 𝑐𝑜𝑠 𝜙 − 𝑎 𝑠𝑖𝑛 𝜙 + 𝑠𝑐 + 𝑠𝑡 𝑠𝑖𝑛 𝜙
Longueur d’ancrage du champ diagonal de Longueur d’ancrage du champ diagonal de
traction le long de la semelle comprimée traction le long de la semelle tendue
✓ Ou encore :
𝑔 = 𝑑 𝑐𝑜𝑠 𝜙 − 𝑎 − 𝑠𝑐 − 𝑠𝑡 𝑠𝑖𝑛 𝜙
✓ Cette partie du panneau étant plastifiée, elle est capable de supporter un effort
tranchant additionnel qui s’exprime par :
𝛥𝑉𝑏𝑏,𝑅𝑑 = 𝑔𝑡𝑤 𝜎𝑏𝑏 𝑠𝑖𝑛 𝜙
✓ L’Eurocode 3 introduit, de plus, un coefficient de sécurité de 0,9;
✓ Ainsi, l’effort tranchant résistant global s’écrit :

31
1
𝑉𝑏𝑏,𝑅𝑑 = 𝑑𝑡𝑤 𝜏𝑏𝑏 + 0,9𝑔𝑡𝑤 𝜎𝑏𝑏 sin 𝜙
𝛾𝑀1

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𝑑 𝜃
✓ On pose : 𝜃 = 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 , on a : < 𝜙 < 𝜃, avec :
𝑎 2

𝜃
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑠 = 0
2
𝜙 = 𝜃 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑠 = 𝑎
2
𝜃 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑠
3
✓ 𝑠𝑐 et 𝑠𝑡 sont calculés à partir de la formule suivante :
Moment de résistance plastique réduit de
la semelle considérée déterminé ci-après

2 𝑀𝑁𝑓,𝑅𝑑
𝑠=
𝑠𝑖𝑛 𝜙 𝑡𝑤 𝜎𝑏𝑏

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✓ Tout d’abord, on suppose que l’effort normal 𝑁𝐸𝑑 et le moment fléchissant
𝑀𝐸𝑑 sont repris uniquement par les semelles. Ainsi, l’effort normal résultant
dans chaque semelle s’écrit :
𝑁𝐸𝑑 𝑀𝐸𝑑
𝑁𝑓,𝐸𝑑 = ±
2 𝑑 + 𝑡𝑓
✓ 𝑀𝑁𝑓,𝑅𝑑 est ensuite calculé par :
2
𝑁𝑓,𝐸𝑑
𝑀𝑁𝑓,𝑅𝑑 = 0,25𝑏𝑡𝑓2 𝑓𝑦 1−
𝑁𝑓,𝑅𝑑
𝑏𝑡𝑓 𝑓𝑦
𝑠𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑙𝑎𝑠𝑠𝑒 1, 2 𝑜𝑢 3
𝛾𝑀0
=
𝑏𝑒𝑓𝑓 𝑡𝑓 𝑓𝑦
𝑠𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑙𝑎𝑠𝑠𝑒 4
𝛾𝑀1 34
2. Interaction entre effort tranchant, moment fléchissant et effort normal
✓ Il est inutile de passer par une vérification de l’interaction entre l’effort
tranchant sur le moment fléchissant, si les deux conditions suivantes sont
remplies :

𝑀𝐸𝑑 ≤ 𝑀𝑓,𝑅𝑑
Moment résistant plastique de calcul de la
ቊ Résistance de l’âme seule au voilement par
section comportant les semelles uniquement 𝑉𝐸𝑑 ≤ 𝑉𝑏𝑤,𝑅𝑑 cisaillement

✓ La valeur de 𝑉𝑏𝑤 représente la valeur particulière de 𝑉𝑏𝑏,𝑅𝑑 , définie


précédemment, obtenue lorsque la résistance des semelles seules 𝑀𝑓,𝑅𝑑 est
épuisée par le moment fléchissant 𝑀𝐸𝑑 ;

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III/ Vérification des raidisseurs transversaux intermédiaires
✓ Indépendamment de la méthode choisie pour la vérification de la résistance
de l’âme au voilement par cisaillement, il est inévitable de vérifier la résistance
des raidisseurs transversaux. La méthode de vérification est exposée ci-
dessous :
✓ L’effort de compression 𝑁𝑠 dans un raidisseur vaut :
𝑁𝑠 = 𝑉𝐸𝑑 − 𝑑𝑡𝑤 𝜏𝑏𝑏 Τ𝛾𝑀1
✓ Il est important de noter, que la valeur de 𝜏𝑏𝑏 à garder est la plus petite des
valeurs obtenues pour les deux panneaux adjacents au raidisseur;
✓ Ensuite, la résistance du raidisseur au flambement doit être vérifiée en
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Respectant les trois conditions suivantes :
➢ Il convient de considérer une largeur d’âme de 15𝜀𝑡𝑤 de part et d’autre du
raidisseur et de l’inclure dans la section transversale efficace du raidisseur;

➢ La vérification au flambement se fait en considérant la courbe de


flambement "𝑐", et une longueur de flambement 𝑙 ≥ 0,75𝑑;
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➢ Pour que la rigidité du raidisseur soit satisfaisante, il faut que son inertie
minimale 𝐼𝑠 vérifie :

3
3
𝑡𝑤 𝑎
1,5𝑑 2 𝑆𝑖 < 2
𝐼𝑠 ≥ 𝑎 𝑑
3
𝑎
0,75𝑑𝑡𝑤 𝑆𝑖 ≥ 2
𝑑
Ensuite, on fait l’hypothèse que la résistance à l’effort tranchant de la section
est diminué de la part de contribution de l’âme, s’il n’y avait pas de raidisseur :

𝑑𝑡𝑤 𝜏𝑏𝑏
𝑁𝑠 = 𝑉𝐸𝑑 −
𝛾𝑀1
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