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ETUDES ÉDITORIALES

LOI DE FINANCES 2022


NOTE SYNTHÉTIQUE SUR
LES MESURES FISCALES ET
DOUANIÈRES

DECEMBRE 2022

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La loi de finances (LF) n° 76-21 pour l’année budgétaire 2022 a été adopté par les deux
chambres du Parlement, promulguée par le dahir n° 1-21-115 du 5 joumada I 1443 (10
décembre 2021) et publiée au BO n° 7049 bis du 20/12/2021.

Des modifications ont été introduites par les deux Chambres, sur le projet de loi de fi-
nances soumis à l’examen du Parlement le 18 octobre 2021.

Cette LF intervient dans un contexte national de :


•• changement de Gouvernement ;
•• mise en œuvre du nouveau modèle de développement ;
•• relance économique pour dépasser la récession causée par la crise sanitaire
liée à la pandémie du Covid-19.

En outre, la LF entame la première année d’application des dispositions de la loi-cadre


n°69-19 portant réforme fiscale, promulguée par le dahir n° 1-21-86 du 15 hija 1442 (26
juillet 2021), visant la mise en place d’un système fiscal efficace, juste, équitable et équi-
libré, permettant de mobiliser le plein potentiel fiscal pour le financement des politiques
publiques et favorisant aussi bien le développement économique que l’inclusion et la
cohésion sociales.

Au titre de l’exercice 2022, la LF prévoit des mesures destinées à :


•• garantir la convergence avec les politiques publiques ;
•• renforcer les droits des contribuables et valoriser le rôle des instances de re-
cours fiscal ;
•• lutter contre la fraude fiscale ;
•• inciter l’investissement productif ;
•• consacrer le principe de la neutralité fiscale en matière de TVA ;
•• harmoniser les régimes préférentiels avec les normes et standards internatio-
naux ;
•• renforcer la contribution des entreprises et leur effort de solidarité ;
•• converger progressivement vers un taux unifié en matière d’IS ;
•• baisser progressivement les taux de la cotisation minimale ;
•• adapter et améliorer le régime de la contribution professionnelle unique ;
•• préserver le tissu économique national ;
•• protéger l’environnement et la santé publique.

La présente étude a pour objet de présenter les principales dispositions fiscales et doua-
nières de la LF par nature d’imposition et de mesure.

Seront ainsi présentées successivement les modifications des dispositions du Code gé-
néral des impôts-CGI (I), du Code des douanes et impôts indirects-CDII (II), des tarifs
des droits d’importation (III), des taxes intérieures de consommation-TIC (IV), du Code
de recouvrement des créances publiques (V) et celles se rapportant aux autres mesures
à caractère fiscal (VI).

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I- CODE GÉNÉRAL
DES IMPÔTS (CGI) : 

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1- L’IMPÔT SUR LES SOCIÉTÉS – IS
Abrogation de la progressivité des taux du barème et retour au régime propor-
tionnel d’imposition

La mesure porte uniquement sur le remplacement du barème progressif mis en place


par la LF 2018 par celui proportionnel avec maintien des mêmes taux d’imposition
rappelés ci-après :

Montant du bénéfice net (en DH) Taux


Inférieur ou égal à 300.000 10%
de 301.000 à 1 million 20%
Supérieur à 1 million 31%

Le nouveau mode de calcul est applicable au titre des exercices ouverts à compter du
1er janvier 2022. Par conséquent, les acomptes provisionnels dus au titre des exercices
ouverts à partir de cette date sont calculés selon les taux proportionnels précités.

Référence légale : article 19-I-A du CGI


Réduction du taux d’imposition applicable aux activités industrielles dont le bénéfice
net est inférieur à 100 millions de DHS

La LF réduit le taux maximum du barème d’imposition de 28% à 26% en ce qui concerne


les activités industrielles dont le bénéfice net est inférieur à 100 millions de DHS au titre
de leur bénéfice correspondant à leur chiffre d’affaires (CA) local.

L’activité industrielle consiste à fabriquer ou à transformer directement des biens


meubles corporels moyennant des installations techniques, matériels et outillages, dont
le rôle est prépondérant.

Cette disposition est applicable au titre des exercices ouverts à compter du 1er janvier
2022. Par conséquent, les acomptes provisionnels dus au titre des exercices ouverts à
partir de cette date sont calculés selon le nouveau taux.

Ainsi, les taux proportionnels applicables aux industriels dont le bénéfice net est infé-
rieur à 100 millions de DHS seront les suivants :

Montant du bénéfice net (en DH) Taux


Inférieur ou égal à 300.000 10%
de 301.000 à 1 million 20%
de 1.000.001 à 99.999.999 26%

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La nouvelle mesure s’inscrit dans le cadre du processus de convergence progressive
vers un taux unifié en matière d’IS et l’alignement sur les standards internationaux qui
interdisent les pratiques fiscales jugées dommageables.

A rappeler que la LF 2020 a entamé un processus de refonte des taux d’imposition par :
•• la réduction du taux maximum du barème de 31% à 28% pour le CA locale des
sociétés industrielles dont le bénéfice net est inférieur à 100 millions de DHS ;
•• le relèvement du taux du barème plafonné de 17,5% à 20% pour le CA à l’ex-
port.

Référence légale : article 19-I-A-9° du CGI


Institution d’un régime incitatif pour les opérations d’apport à une SA des élé-
ments d’actif et de passif des associations de microfinance

Les associations de microfinance bénéficient désormais du sursis du paiement de l’IS


correspondant à la plus-value nette réalisée suite à l’apport de leurs éléments d’actif
et de passif à une SA, conformément aux dispositions de la loi n° 50-20 relative à la
microfinance et ce, dans les conditions ci-après :
•• les éléments apportés doivent être évalués par un commissaire aux apports
choisi parmi les personnes habilitées à exercer les fonctions de commissaire
aux comptes ;
•• les associations doivent déposer auprès de l’Administration fiscale par voie
électronique, dans un délai de 60 jours suivant la date de l’acte d’apport, une
déclaration accompagnée de l’acte d’apport comportant le nombre et la nature
des éléments apportés, en indiquant leur prix d’acquisition, leur valeur nette
comptable et leur valeur réelle à la date d’apport, la plus-value nette résultant
de cet apport, et le montant de l’impôt correspondant ayant fait l’objet du sursis
du paiement ainsi que le nom de l’association ou sa raison sociale, son numéro
d’IF et le numéro d’IF de la SA devenue propriétaire des éléments apportés ;
•• les associations doivent s’engager dans l’acte d’apport à payer spontanément
le montant de l’IS ayant fait l’objet de sursis du paiement, par procédé électro-
nique dans un délai de 60 jours suivant la date du retrait ou de cession totale ou
partielle, par la SA, des éléments correspondants à la plus-value ou des titres
reçus par les associations en contrepartie de l’apport.

En cas de non-respect des conditions, la situation des associations est régularisée


selon les règles de droit commun.

Le montant de l’IS ainsi que la pénalité et les majorations y afférentes dont sont rede-
vables les associations de microfinance contrevenantes sont immédiatement établis et
exigibles, même si le délai de prescription a expiré.

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Les nouvelles dispositions sont applicables aux opérations d’apport réalisées à comp-
ter du 1er janvier 2022.

Référence légale : articles 161 quater et 232-VIII-20° du CGI


Maintien de la Contribution Sociale de Solidarité (CSS) pour les bénéfices des
sociétés et les revenus des professionnels et suppression de ladite contribution
pour les autres catégories de revenus

1. Personnes imposables :

La CSS sera applicable aux :


•• sociétés telles que définies à l’article 2-III du CGI ci-après (à l’exclusion des
sociétés exonérées de manière permanente - article 6-I-A)

-- personnes morales adoptant la forme juridique de société ;


-- établissements publics ;
-- associations et autres organismes assimilés ;
-- fonds ;
-- établissements des sociétés non résidentes ;
-- établissements des groupements desdites sociétés ;
-- autres personnes morales passibles de l’IS.
•• personnes physiques titulaires des revenus professionnels soumis à l’IR selon
le régime du résultat net réel (articles 30-1° et 2° et 46) applicable, en particu-
lier, sur les bénéfices réalisés provenant de l’exercice de professions :

-- commerciales, industrielles et artisanales ;


-- libérale ou de toute autre profession.

à l’exclusion des revenus :

-- salariaux et revenus assimilés ;


-- profits fonciers ;
-- et profits de capitaux mobiliers.

2. Base et taux d’imposition :

La contribution est calculée :


•• Pour les sociétés : sur la base du même montant du bénéfice net servant pour
le calcul de l’IS et qui est égal ou supérieur à 1 million de dirhams, au titre du
dernier exercice clos ;

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•• Pour les personnes physiques  : sur la base du ou des revenus nets d’impôt
(article 267) réalisés et qui est égale ou supérieure à 1 million de dirhams, au
titre du dernier exercice clos.

Ces contribuables sont soumis aux nouveaux taux proportionnels ci-après :

Montant du bénéfice ou du revenu (en DH) Taux


D’un million à moins de 5 millions 1,5%
De 5 millions à moins de 10 millions 2,5%
De 10 millions à moins de 40 millions 3,5%
De 40 millions et plus 5%
Bien entendu le montant de cette contribution n’est pas une charge déductible du
résultat fiscal.

3. Obligations de déclaration :
•• les sociétés doivent souscrire une déclaration, par procédé électronique, préci-
sant le montant du bénéfice net et le montant de la contribution y afférent, dans
les 3 mois qui suivent la date de clôture du dernier exercice comptable.
•• Les personnes physiques doivent souscrire une déclaration, par procédé élec-
tronique précisant le montant du ou des revenus net d’impôt et le montant de la
contribution y afférent, avant le 1er juin de l’année 2022.

4. Obligations de versement :

Les sociétés et les personnes physiques concernées doivent verser spontanément le


montant de la contribution, en même temps que la déclaration.

Il convient de préciser que les dispositions en vigueur au 31 décembre 2021 demeurent


applicables pour les besoins d’assiette, de contrôle, de contentieux et de recouvrement
de la CSS sur les bénéfices et revenus, à l’exercice concerné par cette contribution.

A rappeler que la LF 2021 avait institué une CSS sur les bénéfices et revenus au titre
d’un seul exercice (2021) et dont le produit est affecté au Fonds d’appui à la protection
et à la cohésion sociale.

De même, la LF 2019 avait mis en place une CSS exclusivement sur les bénéfices,
applicable au titre de 2 exercices consécutifs (2019 et 2020). Elle s’appliquait aux socié-
tés, aux établissements publics, aux associations et autres organismes assimilés, aux
fonds, aux établissements des sociétés non résidentes ou établissements des groupe-
ments desdites sociétés et aux autres personnes morales passibles de l’IS réalisant un

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bénéfice net supérieur ou égal à 40 MDH, à l’exclusion de celles :
•• exonérées de manière permanente (art 6-I-A) ;
•• exerçant leurs activités dans les zones franches d’exportation (art 6-II-A-1°) ;

•• ayant le statut CFC.

Cette CSS est calculée sur la base du montant du bénéfice net servant pour le calcul de
l’IS auquel est appliqué un taux unique de 2,5%.

A l’origine, la LF 2013 avait institué une CSS sur les bénéfices et revenus qui avait rem-
placé la contribution pour l’appui à la cohésion sociale, mise en place pour l’exercice
2012 et destinée à alimenter un compte d’affectation spéciale «  Fonds d’appui à la
cohésion sociale », créé en vue du financement notamment des dépenses de mise en
œuvre du régime d’assistance médicale, d’assistance aux personnes à besoin spéci-
fique et de lutte contre l’abandon scolaire.

Elle s’appliquait  aux sociétés au titre des 3 exercices consécutifs ouverts à compter
du 1er janvier 2013 et aux personnes physiques titulaires de revenus réalisés ou acquis
durant la période allant du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2015.

Référence légale : articles 11-IV, 267 et 269 du CGI

2- L’IMPÔT SUR LE REVENU – IR


Amélioration du régime de la Contribution Professionnelle Unique (CPU)

En vue d’améliorer le régime d’imposition de la CPU, en particulier les modalités de


liquidation, la LF :
•• révise les coefficients de marge appliqués au CA déclaré en procédant au re-
groupement des activités de même nature ;
•• clarifie le mode d’imposition du revenu professionnel dans le cas de l’exercice
de plusieurs activités par un seul contribuable.

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Désormais, l’IR sera appliqué sur la base du CA réalisé auquel s’applique un coefficient
fixé pour chaque catégorie de professions, conformément au tableau ci-après :

Catégories de professions Coefficient


Alimentation générale 6%
Autres produits alimentaires 8%

- Matières premières
8%
- Matériaux de construction
Commerce
Produits chimiques et engrais 10%

Autres produits non alimentaires 12%

Restauration légère ou rapide 10%


Exploitation de restaurant et débitant de bois-
20%
sons
Transport de personnes et de marchandises 10%
Activités d’entretien 15%
Location de biens meubles 20%
Autres activités de location et de gestion 25%
Coiffure et esthétique 20%
Prestation de services - Mécanicien réparateur
- Réparateur d’appareils électroniques
- Activités artistiques et de divertissement
30%
- Exploitant de moulin
Autres artisans de services 12%
Courtiers 45%
Autres prestations 20%
- Produits alimentaires
Fabrication 10%
- Produits non alimentaires
Chevillard 4%
Marchand de tabac 3%
Marchand de gaz comprimé, liquéfié et dis-
4,5%
Commerces et activi- sous
tés spécifiques Marchand de farine, fécules, semoules ou son 5%
Armateur, adjudicataires ou fermier (pêche) 7%
Boulanger 8%

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Par ailleurs, lorsque le contribuable exerce plusieurs professions ou activités relevant
de coefficients différents, le revenu professionnel global est égal au total des revenus
déterminés séparément pour chaque profession ou activité.

Ces nouvelles mesures sont applicables à compter du 1er janvier 2022.

A rappeler que la LF 2021 a abrogé le régime du bénéfice forfaitaire, remplacé par la


CPU qui englobe les impôts et taxes dus par les contribuables à revenu modeste au
titre de l’exercice de leur activité professionnelle.

Une partie de cette contribution est constituée par des droits complémentaires destinés
à la couverture médicale des contribuables concernés. En effet, le montant de l’impôt
est augmenté d’un droit complémentaire, dont le produit est affecté au Fonds d’appui
à la protection sociale et à la cohésion sociale, déterminé selon les tranches annuelles
ci-après :

Montant trimestriel des Montant annuel des


Tranches des droits an-
droits complémentaires droits complémentaires
nuels (DH)
(DH) (DH)
Moins de 500 300 1.200
De 500 à 1.000 390 1.560
De 1.001 à 2.500 570 2.280
De 2.501 à 5.000 720 2.880
De 5.001 à 10.000 1.050 4.200
De 10.001 à 25.000 1.500 6.000
De 25.001 à 50.000 2.250 9.000
Supérieur à 50.000 3.600 14.400
Les personnes physiques concernées peuvent opter pour le régime de la CPU, dans les
conditions de forme et de délai prévues aux articles 43 et 44 du CGI.

Néanmoins, l’option pour le régime de la CPU est subordonnée au respect des deux
conditions suivantes :
•• le montant du CA annuel réalisé ne doit pas dépasser les limites suivantes :

-- 2.000.000 DH pour les activités commerciales, industrielles et artisanales ;


-- 500.000 DH pour les prestataires de services.
•• l’adhésion au régime de l’assurance maladie obligatoire de base.

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L’option reste valable tant que le CA réalisé n’a pas dépassé pendant 2 années consé-
cutives les limites précitées. Dans le cas contraire, le régime du résultat net réel est
applicable en ce qui concerne les revenus professionnels réalisés à compter du 1er
janvier de l’année suivant celles au cours desquelles lesdites limites ont été dépassées.

Sont exclus du régime de la CPU, les contribuables exerçant des professions, activités
ou prestations de services fixées par le décret n° 2-08-124 du 3 joumada II 1430 (28 mai
2009) désignant les professions ou activités exclues du régime du bénéfice forfaitaire.

Les personnes physiques passibles de la CPU sont soumises à l’IR selon le taux spéci-
fique de 10%, sur la base du CA réalisé auquel s’applique un coefficient fixé auparavant
pour chaque profession.

Ils sont également soumis à l’IR selon le taux spécifique de 20% au titre des plus-values
et indemnités ci-après :
•• la plus-value nette globale réalisée à l’occasion de la cession en cours ou en
fin d’exploitation des biens corporels et incorporels affectés à l’exercice de la
profession, à l’exclusion des terrains et constructions ;
•• la plus-value nette globale évaluée par la DGI lorsque les biens corporels et
incorporels, autres que les terrains et constructions, ne sont plus affectés à
l’exploitation ;
•• les indemnités reçues en contrepartie de cessation d’exercice de la profession
ou du transfert de la clientèle.

En ce qui concerne les biens amortissables autres que les terrains et les constructions,
la plus-value est égale à l’excédent du prix de cession ou de la valeur vénale sur le prix
de revient, ce dernier étant diminué :
•• des amortissements qui auraient été pratiqués sous le régime du résultat net
réel ou net simplifié ;
•• des amortissements considérés avoir été pratiqués en période d’imposition
sous le régime du bénéfice forfaitaire et/ou sous celui de la CPU, aux taux
annuels suivants :
-- 10 % pour le matériel, l’outillage et le mobilier ;
-- 20 % pour les véhicules.

Les contribuables concernés sont tenus de souscrire une déclaration annuelle au titre
du CA réalisé correspondant à chaque activité ou profession exercée avec le versement
spontané de l’impôt, par procédé électronique ou sur support papier, sur l’imprimé-mo-
dèle de l’Administration fiscale, et ce avant le 1er avril de l’année suivant celle au cours
de laquelle le CA a été réalisé.

Cette déclaration doit être souscrite auprès de l’inspecteur des impôts du lieu du domi-

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cile fiscal ou du principal établissement.

La déclaration doit comporter :


•• les nom, prénom et adresse du domicile fiscal ou le lieu de situation du principal
établissement ;
•• la nature des activités ou professions exercées ;
•• le lieu d’exercice des activités ou professions ;
•• le numéro de la carte nationale d’identité ou de la carte de séjour ;
•• le numéro d’identification fiscale ;
•• l’option pour le paiement annuel ou trimestriel ;
•• le numéro d’affiliation au régime d’assurance maladie obligatoire de base, le
cas échéant.

Ces contribuables sont également tenus de déclarer par procédé électronique ou de


remettre, contre récépissé en même temps que le versement spontané de l’impôt, une
déclaration récapitulant les plus-values et indemnités dans un délai de 45 jours à comp-
ter de la date de cession de tout ou partie de leur entreprise ou de leur clientèle ou de
cessation de leur activité.

La déclaration doit être souscrite auprès du RAF du lieu du domicile fiscal qui doit être
accompagnée de toutes les pièces justificatives relatives au prix de cession et d’acqui-
sition des biens cédés.

L’impôt dû, sur la base de l’option formulée dans la déclaration, doit être versé selon
les délais suivants :
•• Option de paiement trimestriel : versement de 4 acomptes dont chacun est égal
à 25% du montant de l’impôt dû, avant l’expiration des 3e, 6e, 9e et 12e mois
de la date d’ouverture de l’année suivant celle au cours de laquelle le CA a été
réalisé ;
•• Option de paiement annuel : versement avant le 1er avril de l’année suivant
celle au cours de laquelle le CA a été réalisé.

Référence légale : article 40-I du CGI


Prorogation des mesures transitoires relatives à l’abattement forfaitaire institué
au profit des revenus salariaux versés aux sportifs professionnels, entraineurs,
éducateurs et équipe technique

La LF révise les abattements forfaitaires, institués par la LF 2021 au titre des revenus

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salariaux versés au profit des sportifs professionnels, entraineurs, éducateurs et équipe
technique. Ainsi, le revenu net soumis à l’IR sur les revenus versés auxdits sportifs, est
déterminé désormais par application d’un abattement de :
•• 90% au titre des années 2021, 2022 et 2023 ;
•• 80% au titre de l’année 2024 ;
•• 70% au titre de l’année 2025 ;
•• 60% au titre de l’année 2026 ;

•• 50% au-delà.

A rappeler qu’à titre transitoire, la LF 2021 avait prévu que le revenu net soumis à l’IR
sur les revenus versés auxdits sportifs, est déterminé par application d’un abattement
de :
•• 90% au titre de l’année 2021 ;
•• 80% au titre de l’année 2022 ;
•• 70% au titre de l’année 2023 ;
•• 60% au titre de l’année 2024 ;

•• 50% au-delà.

Référence légale : article 247-XXXII du CGI

Prorogation jusqu’au 31 décembre 2022 de l’exonération des salariés lors du


premier recrutement

Cette exonération porte sur le salaire versé par une entreprise, association ou coopéra-
tive à un salarié à l’occasion de son premier recrutement pendant les 36 premiers mois
à compter de la date dudit recrutement.

Elle est accordée au salarié dans les conditions ci-après :

● le salarié doit être recruté dans le cadre d’un contrat de travail à durée indé-
terminée, conclu durant la période allant du 1er janvier 2021 au 31 décembre
2022 ;
● l’âge du salarié ne doit pas dépasser 35 ans à la date de conclusion de son
premier contrat de travail.

Référence légale : articles 79-V, 200-III et 247-XXXIII du CGI

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Prorogation jusqu’au 31 décembre 2022 des mesures au profit des contribuables
qui s’identifient pour la première fois auprès de l’Administration fiscale

Les contribuables exerçant une activité passible de l’IR, et qui s’identifient pour la pre-
mière fois auprès de l’Administration fiscale en s’inscrivant au rôle de la taxe profes-
sionnelle, à partir du 1er janvier 2022, ne sont imposables que sur la base des revenus
acquis et des opérations réalisées à partir de cette date.

A rappeler que pour les contribuables dont les revenus professionnels sont déterminés
selon le régime du RNR ou sur option selon celui du RNS, les stocks en leur possession,
sont évalués, de manière à dégager, lors de leur cession ou retrait, des marges brutes
supérieures ou égales à 20%.

En cas d’assujettissement à la TVA, la marge brute réalisée sur la vente des stocks
ayant fait l’objet d’évaluation, est soumise à ladite taxe sans droit à déduction, jusqu’à
épuisement dudit stock.

Les contribuables concernés sont tenues de déposer au service local des impôts dont
ils relèvent, l’inventaire des marchandises détenues dans le stock à la date de leur iden-
tification en faisant ressortir la nature, la quantité et la valeur des éléments constitutifs.

Référence légale : article 247-XVIII du CGI


3- TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE - TVA 
Rétablissement de la neutralité fiscale en ce qui concerne les opérations de vente
portant sur les panneaux photovoltaïques et chauffe-eaux solaires

La LF 2021 a institué l’exonération uniquement à l’intérieur, sans droit à déduction, au


profit des opérations de vente portant sur les panneaux photovoltaïques et chauffe-
eaux solaires, assujettis auparavant respectivement aux taux de 20% et de 10% avec
droit à déduction (à l’intérieur et à l’importation).

A défaut de précision que la mesure de la LF 2021 s’appliquait aussi bien à l’intérieur


qu’à l’importation, les opérations précitées demeuraient passibles du taux de 20% sans
droit à déduction.

Pour dépasser les difficultés de traitement fiscal de ces opérations par les profession-
nels du secteur, la LF :
•• applique le taux unique de 10% aux panneaux photovoltaïques et chauffe-eaux
solaires à l’intérieur et à l’importation ;
•• exonère, avec droit à déduction, les produits et matières entrant dans la fabri-
cation des panneaux photovoltaïques acquis localement ou importés par les
fabricants.

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Les produits et matières entrant dans la fabrication des panneaux photovoltaïques,
acquis par les fabricants desdits panneaux, exonérés sont les suivants :
•• Cellules photovoltaïques ;
•• Verre solaire ;
•• Cornières des panneaux en plastique (Corners) ;
•• Films encapsulants à base de polyoléfine (POE) ;
•• Ruban utilisé pour connecter les cellules photovoltaïques (Ribbon) ;
•• Boites de jonction avec câbles ;
•• Silicone pour les boites de jonction ;
•• Flux pour le soudage des cellules photovoltaïques ;
•• Crochet et structure support du panneau ;

•• Cadre du panneau.

Référence légale : articles 92-I-54°, 99-2°,123-59° et 124 -I du CGI

Rétablissement de l’exonération sans droit à déduction des matériaux de récupération

A rappeler qu’avant l’entrée en vigueur de la LF 2021, les métaux de récupération


étaient exonérés de la TVA sans droit à déduction depuis 2010. Pour la consécration du
principe de la neutralité de la TVA, la LF 2021 avait abrogé cette exonération, soumet-
tant ces métaux à la taxe dans les conditions de droit commun.

L’assujettissement a été justifié par le renforcement de la transparence dans le marché


des métaux de récupération et la lutte contre les pratiques de manipulation de la TVA,
qualifiées d’anticoncurrentielles.

Référence légale : article 91-I-C-5° du CGI

Exonération sans droit à déduction des opérations d’assurances Takaful

A l’instar des prestations réalisées par les entreprises d’assurances et de réassurance,


qui relèvent de la taxe sur les contrats d’assurances, la LF exonère sans droit à déduc-
tion les prestations réalisées dans le cadre des opérations d’assurances et de réassu-
rance Takaful prévues par la loi n° 17-99 portant code des assurances.

Référence légale : article 91-I-D-3° du CGI

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Clarification de l’exonération sans droit à déduction des intérêts de prêts accor-
dés aux étudiants

La LF précise que l’exonération sans droit à déduction des intérêts des prêts accordés
par les établissements de crédit et organismes assimilés aux étudiants de l’enseigne-
ment aussi bien privé que public ou de la formation professionnelle pour le financement
de leurs études tant au Maroc qu’à l’étranger.

Référence légale : article 91-V-3° du CGI

Réduction du seuil du montant des projets d’investissement de 100 à 50 millions de


dirhams, bénéficiant de l’exonération avec droit à déduction

L’exonération à l’intérieur et à l’importation concerne les entreprises existantes qui pro-


cèdent à la réalisation des projets d’investissement portant désormais sur un montant
égal ou supérieur à 50 millions de dirhams, dans le cadre d’une convention conclue
avec l’Etat.

A rappeler que le CGI prévoit que le délai d’exonération commence à courir, soit à
compter de la date de signature de la convention d’investissement, soit à compter de
celle de la délivrance de l’autorisation de construire pour les entreprises qui procèdent
aux constructions liées à leurs projets.

Cette exonération porte également sur les droits de douane applicables à l’importation
des biens d’équipement, matériels et outillages pour le compte des entreprises concer-
nées, nécessaires à la réalisation du programme d’investissement.

L’exonération des droits de douane concerne également les parties, pièces détachées
et accessoires importés en même temps que les biens d’équipement, matériels et ou-
tillages auxquels ils sont destinés.

En outre, les importations des biens d’équipement, matériels et outillages précités, sont
exclues des mesures de défense commerciale prises en application des dispositions de
la loi n° 15-09 relative aux mesures de défense commerciale.

Les nouvelles dispositions sont applicables aux conventions d’investissement conclues


avec l’Etat à compter du 1er janvier 2022.

Référence légale : article 92-I-6° et 123-22°b) du CGI et article 164-1°p) du CDII

Non soumission à l’obligation de régularisation de la déduction portant sur les


biens immobilisés dans le cadre des opérations de titrisation

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Cette exemption concerne les opérations de cession temporaire des biens immeubles
inscrits dans les immobilisations, réalisées dans le cadre des opérations de titrisation
entre l’établissement initiateur et les fonds de placements collectifs en titrisation confor-
mément aux dispositions de la loi n° 33-06 relative à la titrisation des actifs.

Cette mesure vise à renforcer la neutralité du régime fiscal applicable aux fonds de
titrisation.

Référence légale : article 102 du CGI


4- TAXE SUR LES CONTRATS D’ASSURANCES
Soumission à la taxe au taux de 10% des opérations d’assurances temporaires
en cas de décès souscrites au bénéfice des banques participatives

Le tarif de la taxe sur les contrats d’assurances est fixé au taux de 10% pour les opé-
rations d’assurances temporaires en cas de décès souscrites au bénéfice des banques
participatives à l’instar des autres organismes prêteurs.

Cette mesure anticipe l’entrée en vigueur de l’assurance Takaful.

Référence légale : article 284-2° du CGI


5- TAXE AÉRIENNE POUR LA SOLIDARITÉ ET LA PROMOTION
TOURISTIQUE
Intégration dans le CGI des dispositions de la taxe aérienne pour la solidarité et
la promotion touristique

La taxe aérienne pour la solidarité et la promotion touristique a été institué par l’article 4
bis de la LF 2014 qui demeure applicable pour les besoins d’assiette, de recouvrement,
de contrôle et de contentieux de ladite taxe pour la période antérieure au 1er janvier
2022.

1. Personnes assujetties :

La taxe est appliquée aux billets d’avion, quelle qu’en soit la forme, supportée par les
voyageurs en plus du prix desdits billets, concernant les vols en partance des aéroports
marocains quelles que soient les conditions tarifaires consenties par les sociétés de
transport aérien.

Sont exonérés du paiement de cette taxe :


•• le personnel dont la présence à bord est directement liée au vol considéré, no-
tamment les membres de l’équipage responsables du vol, les agents de sûreté
ou de police et les responsables du fret ;

17
•• les enfants de moins de 2 ans ;
•• les passagers en transit direct, effectuant un arrêt provisoire à l’aéroport et
repartant sur le même vol et le même avion au bord duquel ils sont arrivés ;
•• les passagers reprenant leur vol après un atterrissage forcé en raison d’inci-
dents techniques, de conditions météorologiques défavorables ou de tout autre
cas de force majeure ;
•• les passagers utilisant des liaisons aériennes intérieures ;
•• les passagers transitant par les aéroports marocains, dont la durée d’arrêt ne
dépasse pas 24 heures.

2. Tarifs de la taxe :

Le tarif de la taxe est fixé à :


•• 100,00 DH pour les billets de la classe économique ;

•• 400,00 DH pour la première classe/classe affaires.

3. Obligations de déclaration et de versement :

Les sociétés de transport aérien sont redevables auprès de l’Etat au titre de cette taxe
et sont tenues de la recouvrer auprès de leurs clients et d’en verser le produit confor-
mément aux modalités ci-après :
•• les sociétés de transport aérien résidentes au Maroc sont tenues de déposer
chaque mois, auprès de l’administration fiscale par procédé électronique, une
déclaration faisant état notamment du nombre des passagers transportés le
mois précédent sur les vols dont le départ est effectué à partir du Maroc et
le montant global de la taxe y afférente. Ces sociétés doivent verser la taxe
spontanément par procédé électronique, en même temps que la déclaration.
•• les sociétés de transport aérien non résidentes qui n’ont pas de siège social ou
de représentation au Maroc sont tenues de déposer chaque mois auprès de
l’Office National des Aéroports (ONDA) une déclaration faisant état notamment
du nombre des passagers transportés le mois précédent sur les vols dont le
départ est effectué à partir du Maroc et le montant global de la taxe y afférente.
Ces sociétés doivent verser la taxe en même temps que la déclaration. L’ONDA
doit verser la taxe perçue à l’Administration fiscale, par procédé électronique,
dans le mois qui suit celui au cours duquel l’encaissement de la taxe a eu lieu,
accompagné des déclarations des sociétés concernées.

18
4. Procédures :

Les dispositions relatives au recouvrement, au contrôle, au contentieux, aux sanctions


et à la prescription, prévues dans le CGI en matière d’IS sont applicables.

Référence légale : Titre VI - articles 288 à 292 du CGI


6- MESURES COMMUNES
Réduction du taux de la cotisation minimale (CM) pour les entreprises dont le résultat
est bénéficiaire

La LF réduit le taux de la CM applicable en matière d’IS et d’IR (revenus professionnels),


de 0,50% à 0,40% au profit des entreprises dont le résultat courant hors amortissement
est déclaré positif.

Le taux de 0,60% reste, toutefois, applicable pour les entreprises dont le résultat cou-
rant hors amortissement est déclaré négatif au titre de deux exercices consécutifs,
au-delà de la période d’exonération.

La nouvelle mesure est applicable au titre des exercices ouverts à compter du 1er janvier
2022.

A rappeler que les entreprises déficitaires bénéficient de l’exonération de la CM durant


les 3 premières années de leur début d’exploitation.

Référence légale : article 144-I-D du CGI

Exonération des opérations de transfert des biens immeubles des anciennes


collectivités territoriales (CT) à celles nouvellement créées

La nouvelle mesure propose d’exonérer de tous impôts, droits et taxes (prévus par
le CGI), les opérations de transfert des biens immeubles des anciennes CT à celles
nouvellement créées, suite à l’éclatement ou le regroupement desdites collectivités.
Ces opérations sont réalisées conformément aux dispositions de la loi n° 57-19 portant
réforme du cadre juridique des biens immeubles des CT visant la modernisation de la
gestion desdits biens et en faire un levier pour le développement local et régional.

Référence légale : article 247-XXXIV du CGI

19
Reconnaissance du dépôt bancaire comme moyen de paiement pour le règle-
ment des transactions

Ne sont pas soumis à l’amende de 6% pour infraction aux disposi-


tions relatives au règlement des transactions, les règlements dont le mon-
tant est égal ou supérieur à 20.000,00 DH, effectués par dépôt bancaire.

Toutefois, l’entreprise venderesse est tenue de déclarer le client dans l’état des ventes.

Référence légale : article 193 du CGI

Abattement de 70% pour la plus-value nette réalisée à l’occasion de la cession


des éléments de l’actif immobilisé

A titre transitoire, la LF fait bénéficier les entreprises au titre de l’exercice ouvert au


cours de l’année 2022, d’un abattement de 70% applicable sur la plus-value nette
réalisée à l’occasion de la cession des éléments de l’actif immobilisé, à l’exclusion des
terrains et constructions, à condition que :
•• le délai écoulé entre la date d’acquisition des éléments concernés par la ces-
sion et la date de la réalisation de leur cession, soit supérieur à 8 ans ;
•• l’entreprise s’engage à réinvestir le montant global des produits de cession net
d’impôt en immobilisations, dans un délai de 36 mois à compter de la date de
clôture de l’exercice concerné par la cession, selon le modèle de l’Administra-
tion à joindre à la déclaration du résultat fiscal ;
•• l’entreprise souscrive un état comprenant le montant global des produits de
cession net d’impôt ayant fait l’objet du réinvestissement et la nature des im-
mobilisations acquises ainsi que la date et le prix de leur acquisition, selon le
modèle de l’Administration à joindre à la déclaration du résultat fiscal ;
•• l’entreprise conserve les immobilisations acquises pendant au moins 5 ans, à
compter de la date de leur acquisition.

En cas de non-respect de l’une de ces conditions, la situation de l’entreprise est régu-


larisée selon les règles de droit commun.

Par ailleurs et par dérogation aux dispositions relatives aux délais de prescription, le
montant de l’impôt ainsi que la pénalité et les majorations y afférentes dont sont rede-
vables les entreprises contrevenantes sont immédiatement établis et exigibles, même
si le délai de prescription a expiré.

A rappeler que la LF 2008 a supprimé l’exonération des plus-values de cession d’élé-


ments d’actif. De même, la LF 2009 avait supprimé les abattements appliqués sur les
plus-values de cession d’éléments incorporels et corporels de l’actif immobilisé.

Référence légale : articles 232 VIII-4° et 247-XXXV du CGI

20
Annulation des pénalités, majorations et frais de recouvrement sur les opéra-
tions de transport touristique

A titre transitoire et nonobstant toutes dispositions contraires, sont annulés les péna-
lités, majorations et frais de recouvrement sur les opérations de transport touristique,
ayant fait l’objet de mise en recouvrement, au cours de la période allant du 1er janvier
2020 jusqu’au 31 décembre 2021, en sus du principal des impôts, droits et taxes pré-
vus dans le CGI, et demeurés impayés au 31 décembre 2021.

Cette annulation est conditionnée par le paiement spontané du principal desdits im-
pôts, droits et taxes avant le 1er janvier 2023.

Référence légale : article 247-XXXVI du CGI


7- PROCÉDURES FISCALES
Renforcement des garanties des contribuables

1. Responsabilisation de l’Administration fiscale en matière de notification des


redressements :

La LF remplace le terme « Inspecteur des impôts » par « Administration » en matière


de procédure de vérification de la comptabilité en vue d’assurer la responsabilisation
des différents échelons hiérarchiques dans la notification de nouvelles bases rectifiées.

Référence légale : articles 220, 221 et 226 bis du CGI

2. Amélioration du dispositif du débat oral et contradictoire :

La nouvelle disposition proposée prévoit qu’avant la clôture de la vérification, l’Admi-


nistration doit procéder à un échange oral et contradictoire concernant les rectifications
qu’elle envisage d’apporter à la déclaration fiscale. A cet effet, le contribuable est in-
formé de la date fixée pour l’échange oral et contradictoire et de la date à laquelle la
vérification sera clôturée.

A rappeler que l’échange oral contradictoire mis en place par la LF 2020 s’opère après
la clôture de la vérification et préalablement à l’envoi de la première lettre de notification
des redressements envisagés. Ainsi, l’Inspecteur vérificateur ne pouvait plus revenir à
l’entreprise pour vérifier les nouveaux éléments invoqués par le contribuable.

Référence légale : article 212-I du CGI

21
Renforcement des moyens de lutte contre la fraude fiscale

En vue de lutter contre les sources de revenus occultes, acquis par les contribuables
qui se manifeste à travers un train de vie non justifié, la LF permet l’identification d’office
des contribuables en infraction aux dispositions relatives à l’obligation d’identification
dans le cadre de l’examen de l’ensemble de la situation fiscale des contribuables.

Ainsi, pour les contribuables contrevenants aux dispositions des articles 78 et 148-I du
CGI, l’Administration peut leur attribuer d’office un identifiant fiscal, avant d’engager la
procédure de taxation d’office prévue à l’article 228 du CGI.

En outre, la LF opérationnalise la Commission des Infractions Fiscales à caractère pé-


nal, en prévoyant que l’organisation et le fonctionnement de cette instance seront fixés
par voie réglementaire.

Référence légale : articles 216 et 231 du CGI

Institution des Commissions Régionales du Recours Fiscal (CRRF)

1. Compétence :

Les CRRF connaissent des réclamations sous forme de requêtes présentées par les
contribuables qui possèdent leur siège social ou leur principal établissement à l’inté-
rieur du ressort territorial dans les cas suivants :
•• rectifications en matière de revenus et profits de capitaux mobiliers ;
•• vérification de comptabilité des contribuables dont le CA déclaré au compte
de produits et charges, au titre de chaque exercice de la période non prescrite
vérifiée, est inférieur à 10 millions de DHS.

Elles statuent sur les litiges qui leur sont soumis et doivent se déclarer incompétentes
sur les questions qu’elles estiment portant sur l’interprétation des dispositions légales
ou réglementaires.

2. Composition :

Chaque commission comprend :


•• 1 magistrat, président, désigné par le Chef du gouvernement sur proposition du
Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire ;
•• 2 représentants de l’Administration dont l’un tient le rôle de secrétaire rappor-
teur ;
•• 2 représentants des contribuables appartenant à la branche professionnelle la
plus représentative de l’activité exercée.

22
Les représentants des contribuables sont désignés par le Chef du gouvernement, pour
une période de 3 ans. Ils sont choisis, avant le 31 octobre de l’année précédant celle
au cours de laquelle les membres désignés sont appelés à siéger au sein de la com-
mission, parmi :
•• les personnes physiques membres des organisations professionnelles les plus
représentatives exerçant des activités commerciales, industrielles, de services,
artisanales ou de pêches maritimes, figurant sur les listes présentées par les-
dites organisations et par les présidents des chambres de commerce, d’indus-
trie et de services, des chambres d’artisanat, des chambres d’agriculture et des
chambres maritimes ;
•• les experts comptables ou les comptables agréés figurant respectivement sur
les listes présentées par l’Ordre des experts comptables et l’Organisation pro-
fessionnelle des comptables agréés.

Aucun membre ne peut siéger pour un litige dont il a eu déjà à connaître dans le cadre
de l’exercice de son activité ou de sa fonction.

Les premiers membres des CRRF peuvent être appelés à siéger immédiatement après
leur désignation.

3. Procédure devant la CRRF :

L’inspecteur reçoit la requête adressée à la CRRF et la transmet avec les documents


relatifs aux actes de la procédure contradictoire permettant à ladite commission de
statuer. Cette requête définit l’objet du désaccord et contient un exposé des arguments
invoqués.

Un délai maximum de 3 mois est fixé pour la communication par l’Administration des
requêtes et documents à la CRRF, à compter de la date de notification à l’Adminis-
tration du pourvoi du contribuable. A défaut de communication de la requête et des
documents, dans le délai prescrit, les bases d’imposition ne peuvent être supérieures à
celles déclarées ou acceptées par le contribuable.

Le secrétaire rapporteur convoque les membres de la CRRF, au moins 15 jours avant la


date fixée pour la réunion. Il informe les deux parties de la date à laquelle elle tient sa
réunion, 30 jours au moins.

La commission statue valablement en présence du président et de deux autres


membres. Elle délibère à la majorité des voix des membres présents. En cas de partage
égal des voix, celle du président est prépondérante. Les décisions doivent être détail-
lées, motivées et sont notifiées aux deux parties par les secrétaires rapporteurs, dans
les 4 mois suivant la date de la décision.

23
La CRRF doit statuer dans un délai de 12 mois, à compter de la date de la réception de
la requête et des documents. Lorsqu’à l’expiration de ce délai, elle n’a pas pris de dé-
cision, le secrétaire rapporteur en informe par lettre les parties, dans les 2 mois suivant
la date d’expiration dudit délai de 12 mois.

Un délai maximum de 2 mois est fixé pour la communication par l’Administration de la


requête et documents à la CRRF à compter de la date de réception de la lettre d’infor-
mation. A défaut, les bases d’imposition ne peuvent être supérieures à celles déclarées
ou acceptées par le contribuable.

Les décisions des CRRF, y compris celles portant sur les questions pour lesquelles elles
se sont déclarées incompétentes, peuvent être contestées par l’Administration et le
contribuable, par voie judiciaire. Néanmoins, le recours par voie judiciaire ne peut être
intenté en même temps que le recours devant les CRRF.

Référence légale : article 225 bis du CGI

Réaménagement des attributions des Commissions Locales de Taxation (CLT)

La LF partage les compétences de la CLT avec la nouvelle CRRF pour mieux encadrer
les recours fiscaux dans la perspective d’une spécialisation.

Par conséquent, les compétences des CLT seront limitées aux rectifications en matière
de :
•• revenus professionnels déterminés selon le régime de la CPU ;
•• revenus et profits fonciers ;

•• droits d’enregistrement et de timbre.

Pour plus d’efficacité des CLT, la LF :


•• prévoit que le choix du représentant du contribuable peut être effectué égale-
ment parmi les notaires et/ou Adoul (les premiers représentants de l’ordre des
notaires et des Adoul peuvent être appelés à siéger immédiatement après leur
désignation) ;
•• confie le secrétariat à un représentant de l’Administration fiscale, sans réfé-
rence au « chef du service local des impôts » ;
•• proroge le mandat des représentants des contribuables sortants jusqu’à la dé-
signation des nouveaux ;
•• institue une disposition relative à l’incompatibilité pour éviter que les personnes
ayant eu à connaitre des dossiers dans le cadre de l’exercice de leur activités
et/ou fonctions, prennent part aux travaux.

24
A titre transitoire, les CLT continuent à connaitre des recours dont elles sont saisies,
conformément aux dispositions en vigueur au 31 décembre 2021, et ce jusqu’à la mise
en place des CRRF.

Référence légale : article 225 du CGI

Réaménagement de la composition de la Commission Nationale du Recours Fiscal


(CNRF)

Pour renforcer l’expertise et l’efficacité de la CNRF, la LF :


•• précise que les représentants des contribuables peuvent être choisis parmi les
experts comptables et/ou les comptables agréés ;
•• fixe à 3 ans renouvelable une seule fois, la durée pendant laquelle les repré-
sentants de l’Administration siègent ;
•• proroge d’office le mandat des représentants des contribuables sortants jusqu’à
la désignation des nouveaux ;
•• élargit les cas d’incompatibilité pour couvrir l’ensemble des membres ayant
déjà eu à connaitre le litige, soit dans le cadre de l’exercice de leur activité ou
fonction, soit en CLT ou en CRRF.

Les dispositions relatives aux conditions de désignation des fonctionnaires sont appli-
cables à ceux nommés à compter du 1er janvier 2022 au sein de la CNRF.

Référence légale : article 226 du CGI

25
II- CODE DES DOUANES
ET IMPÔTS INDIRECTS
- CDII : 

26
Suppression de la zone de surveillance spéciale située au long des frontières
terrestres et maritimes

Le rayon des douanes sur lequel s’exerce l’action de l’Administration tout le long des
frontières terrestres et maritimes nationales en vue de soumettre les marchandises à
des conditions strictes pour lutter contre toutes les formes de fraude, a été supprimé
dès lors que les dispositions en vigueur reconnaissent aux agents des douanes des
prérogatives en matière de contrôle et de surveillance sur toute l’étendue du territoire
douanier.

En outre, les mesures de police relatives à la circulation et la détention des marchan-


dises à l’intérieur du territoire douanier sont très contraignantes et difficilement appli-
cables.

Référence légale : articles 24, 25, 26, 27, 34, 39, 41, 45, 47, 53, 167 à 180, 221, 279 ter,
282 et 302 du CDII

Réaménagement des sanctions douanières

La mesure vise l’assouplissement du dispositif répressif, la clarification des dispositions


y afférentes et l’introduction des dispositions pour prendre en charge de nouvelles pra-
tiques frauduleuses.

Le nouveau dispositif :
•• réduit le montant des amendes ;
•• révise l’assiette de calcul des amendes (ex. valeur en douane) ;
•• supprime certaines infractions ;
•• instaure une infraction relative aux fausses déclarations ou aux manœuvres
ayant pour effet d’obtenir un remboursement ou un avantage quelconque atta-
ché à l’exportation ;
•• revoit l’agencement en identifiant d’abord les infractions douanières avant de
déterminer les sanctions applicables ;
•• instaure une cohérence dans le classement des infractions en regroupant
celles qui ne portent pas directement sur une marchandise en tant que contra-
vention de troisième classe ;
•• prend en charge la dématérialisation des procédures douanière (enregistre-
ment des déclarations) et les nouvelles situations de fraude (non-respect des
engagements pris par les exploitants des MEAD et importation prohibées).

Référence légale : articles 219, 279quater, 283, 283bis, 285, 288bis, 295bis, 297bis,
299bis, 301 et 305 du CDII

27
Dématérialisation des procédures douanières

La LF poursuit le processus de dématérialisation et précise que :


•• la déclaration en détail peut s’effectuer par procédé électronique ;
•• le délai de paiement des droits et taxes est décompté à partir de la date d’émis-
sion du titre de recette au lieu de celle de l’inscription du titre de recette au
bordereau d’émission.

Référence légale : articles 74 et 93 du CDII

Assujettissement à la TIC de certains articles et équipements électriques et


batteries pour véhicules

Les produits concernés sont les suivants (Cf. Ci-dessous les développements concer-
nant la TIC) :
•• les articles, appareils et équipements fonctionnant à l’électricité ;
•• les appareils électroniques ;

•• les batteries pour véhicules.

Référence légale : article 182-1° du CDII

Insertion des dispositions relatives à l’obligation de déclaration des effets de


commerce, des moyens de paiement et des instruments financiers à l’entrée et à
la sortie du territoire national

Les effets de commerce, les moyens de paiement et les instruments financiers sont
soumis, à l’entrée ou à la sortie du territoire assujetti, à une déclaration lorsque leur
valeur est égale ou supérieure à 100.000,00 DH.

Cette mesure, déjà prévue par les dispositions de l’Instruction Générale des Changes
relatives à l’importation et l’exportation d’instruments ou moyens de payements libellés
en devises par les personnes résidentes ou non résidentes au Maroc (article 202), a été
intégré dans le CDII pour se conformer aux recommandations des instances internatio-
nales compétentes en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux (GAFIMOAN).

A préciser que les cartes bancaires ne sont pas concernées par cette disposition.

Le défaut de déclaration est considéré comme une contravention de troisième classe,


passible d’une amende égale à la moitié du montant non déclaré.

Référence légale : articles 66 bis, 234, 235 et 240 du CDII

28
Prolongation de 4 ans à 10 ans du délai de conservation des documents relatifs
aux effets de commerce, aux moyens de paiement et aux instruments financiers

Le délai de 4 ans fixé pour la conservation des registres, déclarations et documents


relatifs à des opérations douanières ou à des activités soumises à TIC, détenus par
l’administration, a été prorogé à 10 ans lorsqu’il s’agit des effets de commerce, des
moyens de paiement et des instruments financiers.

Référence légale : article 45 quater du CDII

29
III- TARIFS DES DROITS
D’IMPORTATION - DI : 

30
Révision à la hausse des droits d’importation sur certains produits
•• De 10% à 40% pour les préparations de viande de poulet présentée sous forme
de galettes ou portions, panées, précuites, congelées, d’un poids n’excédant
pas 100 grammes et emballées dans un sachet en matière plastique relevant
de la position tarifaire n° 1602.32.10.00 ;
•• De 2,5% à 17,5% pour les lampes et tubes à incandescence, à l’exclusion de
ceux à rayons ultraviolets ou infrarouges.

L’ensemble de ces mesures vise à améliorer les recettes douanières, à encourager la


production locale et à renforcer l’efficacité énergétique.

Référence légale : article 4 de la LF

 Baisse des droits d’importation applicables à certains produits


•• De 40% à 2,5% pour les préparations utilisées pour la fabrication de médica-
ments utilisés pour le traitement du diabète (position tarifaire n° 3003.90.94.00) ;
•• De 40% à 10% pour les préparations à base de sulfate de sodium et de carbo-
nate de sodium ou de chlorure de sodium, présentées sous forme de granulés
colorés par des pigments, lesquelles ont été spécialisées au niveau de la posi-
tion tarifaire n° 3402.90.17.10 ;
•• De 17,5% à 2,5% pour les déchets en poly (éthylène téréphtalate) position
tarifaire n° 3915.90.04.00 ;
•• De 40% à 17,5% pour les lames de couteaux tranchantes ou dentelées (posi-
tions tarifaires n°s 8211.92.00.81 et 8211.92.00.89) ;
•• De 40% à 17,5% pour les cellules en lithium (position tarifaire n° 8507.60.07.00).

Ces réductions visent à encourager la production locale et à approvisionner régulière-


ment le marché.

Référence légale : article 4 de la LF

31
IV- TAXES INTÉRIEURES
DE CONSOMMATION -
TIC : 

32
Dématérialisation des registres de comptabilité matière

La mesure proposée intervient dans le cadre de la dématérialisation des supports dé-


claratifs et des documents annexes. Concrètement, il s’agit de tenir par procédé élec-
tronique les registres d’entrée et de sortie prescrits aux redevables de la TIC.

Référence légale : articles 9 du dahir portant loi n°1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 oc-
tobre 1977) et 5 de la LF
Augmentation de la quotité applicable aux e-liquides

L’objectif est la mise en œuvre des recommandations de l’OMS visant l’application


d’une réglementation plus contraignante pour les cigarettes électroniques, en alignant
le niveau de taxation avec les produits de tabacs.

Désormais la TIC applicable aux liquides pour charger ou recharger les appareils élec-
troniques dits « cigarettes électroniques » et appareils similaires est fixée comme suit :

Unité de Quotité (DH)


Désignation des produits
perception
Liquides pour charger ou recharger les appa-
reils électroniques dits « cigarettes électro- 10 millilitre 05 (au lieu de 03)
niques » et appareils similaires ne contenant
pas de nicotine
Liquides pour charger ou recharger les appa-
reils électroniques dits « cigarettes électro- 10 millilitre 10 (au lieu de 05)
niques » et appareils similaires contenant de
la nicotine
Référence légale : articles 9-H du dahir portant loi n°1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9
octobre 1977) et 5 de la LF
Nouvelle augmentation de la TIC sur les tabacs

L’augmentation aura pour conséquence d’aligner les cigarettes fabriquées avec du ta-
bac brun avec les cigarettes fabriquées avec d’autres tabacs.

33
Les nouveaux tarifs se présentent comme suit :

Quotité ad
valorem du
Quotité spé- prix de vente Minimum de
Désignation des produits
cifique public hors perception
TVA et TIC spé-
cifique
- Cigarettes fabriquées avec du
100,00 710,2
tabac brun
DH/1000 DH/1000 ciga-
- Cigarettes fabriquées avec 67%
cigarettes rettes
d’autres tabacs
L’augmentation sera applicable comme suit :

Quotité ad valorem
Quotité spéci- du prix de vente Minimum de
Désignation des produits
fique public hors TVA et perception
TIC spécifique
782,1
A compter du 1er janvier 175 DH/1000
66% DH/1000
2023 cigarettes
cigarettes
826,7
A compter du 1er janvier 275 DH/1000
64% DH/1000
2024 cigarettes
cigarettes
900,9
A compter du 1er janvier 400 DH/1000
61% DH/1000
2025 cigarettes
cigarettes
953,0
A compter du 1er janvier 550 DH/1000
56,5% DH/1000
2026 cigarettes
cigarettes

Référence légale : articles 9-G du dahir portant loi n°1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9
octobre 1977) et 5 de la LF

34
Instauration d’une TIC sur les produits et équipements énergivores ou polluants

1. TIC sur les articles, appareil et équipements fonctionnant à l’électricité :

Désignation des produits Quotités


Réfrigérateurs, congélateurs, climatiseurs, lave-linges, sèche-linges et lave-vais-
selles :
– classe énergétique A et B 0 DH/unité
– classes énergétiques C et D 100 DH/unité
– classes énergétiques E et F 200 DH/unité
– classe énergétique G 500 DH/unité
Lampes et tubes à incandescence pour tension de plus de 28 volts 01 DH/unité

2. TIC sur les appareils électroniques et les batteries pour véhicules :

Désignation des produits Quotités


Téléviseur :
- avec écran inférieur ou égal à 32 pouces 00 DH/unité
- avec écran supérieur à 32 pouces 100 DH/unité
Ordinateurs portables 50 DH/unité
Autres ordinateurs de bureau :
- avec écran 50 DH/unité
- sans écran 30 DH/unité
- Ecrans d’ordinateurs 20 DH/unité
- Tablettes 30 DH/unité
Téléphones portables :
- téléphones intelligents (Smartphone) 50 DH/unité
- autres téléphones 00 DH/unité
Batteries pour véhicules à l’exception des batteries utilisées pour
les chaises roulantes spécialement aménagées pour les personnes 50 DH/unité
en situation de handicap, les cyclomoteurs, les motocycles et les
tricycles même électriques

L’instauration d’une TIC verte ou écologique sur ces produits vise à respecter les en-
gagements du Royaume en matière de protection de l’environnement et de dévelop-
pement durable. Elle vient également en application des orientations de la loi-cadre n°
69-19 portant réforme fiscale.

Référence légale : articles 1er-11°, 12°, 13° et 9-J et K du dahir portant loi n°1-77-340
du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) et 5 de la LF

35
V- CODE DE
RECOUVREMENT : 

36
Institution de la possibilité pour les comptables du Trésor de recouvrer les
créances publiques dues au profit des établissements publics

La LF intègre les trésoriers payeurs des établissements publics dans la liste des comp-
tables chargés du recouvrement des créances publiques.

Elle prévoit également la possibilité pour les comptables publics relevant de la Tré-
sorerie Générale du Royaume, les receveurs des douanes et impôts indirects ou les
receveurs de l’administration fiscale, d’effectuer les opérations de recouvrement des
créances publiques dues au profit des établissements publics, dont la liste sera fixée
par arrêté du Ministre chargé des finances.

Référence légale : article 3 du Code de recouvrement des créances publiques

37
VI- AUTRES MESURES
FISCALES : 

38
Institution de l’obligation de régularité fiscale pour les bénéficiaires des subven-
tions publiques d’investissement

La LF prévoit que pour bénéficier des subventions directes de l’Etat, dans le cadre du
soutien à l’investissement, les personnes physiques et morales concernées doivent être
en situation fiscale régulière vis-à-vis de leurs obligations de déclaration et de paiement
des impôts, droits et taxes exigibles prévus par le CGI.

Un texte réglementaire définira les modalités d’application.

Référence légale : article 7 de la LF

Abrogation de la suspension de la perception des droits et taxes applicables à


l’importation des matériels au sol et matériels d’instruction importés par les en-
treprises de transport aérien

La LF abroge, à compter du 1er janvier 2022, les dispositions de l’article 7-I de la LF


1998-1999, qui prévoit la suspension de la perception des droits et taxes applicables
à l’importation des matériels au sol ci-après, devant être utilisés exclusivement dans
l’enceinte des aéroports internationaux, importés par les entreprises de transport aérien
de passagers, de courrier ou de marchandises dont l’ensemble des services assurés
à destination ou en provenance des territoires situés hors du Maroc représentent au
moins 80% de l’ensemble des services exploités par elles :
•• Matériels destinés à l’entretien, à la réparation et au service des aéronefs ;
•• Matériels nécessaires à la fabrication, la remise en état, la révision, l’essai ou la
vérification de parties, sous-ensembles ou équipements d’aéronefs ;
•• Matériels pour le service des passagers ;
•• Matériels pour le traitement des marchandises ;

•• Pièces destinées à être incorporées aux matériels ci-dessus.

Cette abrogation intervient dès lors que toutes les exonérations du droit d’importation
ont été intégrées à l’article 164 du code des douanes.

Référence légale : article 5 bis de la LF

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