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ela dépend principalement de la hauteur d'eau.

Lorsque la hauteur d'eau est importante > 5,5-6m, les


solutions d'aération de fond, type Aquaturbo AER-SB ou AER-GS, sont à privilégier car les bulles d'air
ont un temps de séjours suffisant pour oxygéner le bassin. Lorsque la hauteur d'eau est faible,
l'aération de surface, type Aquaturbo AER-AS ou AER-GD, est une solution intéressante car elle crée
de fortes turbulences permettant aux bulles d'air de mieux oxygéner le bassin.

Système d’aération
Ce poste représente entre 60-80 % de la consommation d'énergie d'une station d'épuration.

Les systèmes d'aération peuvent se subdiviser en deux grandes classes :

 Les systèmes qui aèrent en surface.


 Les systèmes qui aèrent l'eau par bullage, installés sous le niveau de l'eau.

Les systèmes immergés comprennent de nombreux systèmes mais le plus utilisés est à fines
bulles. Il est intéressant de noter que de nouveaux systèmes par diffusion d'air (par opposition au
bullage classique) promettent d'excellents rendements énergétiques.

Les systèmes qui aèrent en surface


Dans les systèmes en surface, il y a :

 Les systèmes mécaniques lents et les systèmes mécaniques rapides :

Les systèmes mécaniques rapides :

 Ils sont peu utilisés en stations municipales car peu efficaces en termes de rendement
énergétique.

Les systèmes mécaniques lents :

Ils comprennent les aérateurs à arbres verticaux (turbines lentes) et les aérateurs à arbres
horizontaux (appelés brosse). 

Turbines lentes

Aspirent l’eau par l’intermédiaire ou non d’une cheminée, puis la projettent latéralement dans
l’air.
Ils ont le meilleur rendement d’oxygénation, la plus haute capacité d’oxygénation par unité et la
meilleure capacité de brassage pour de grands bassins.

Leur maintenance est négligeable alors que les aérateurs à fines bulles doivent impérativement
être nettoyés. La durée de vie des turbines lentes est nettement plus élevée et leur fiabilité
largement supérieure.

Par contre, leur rendement mesuré suivant la norme EN 12255-15 donne de meilleurs résultats
pour les fines bulles.

Cette norme permet de mesurer et donc de comparer l'efficacité des systèmes en conditions
standard donc à 20 °C, 1013 mbar et avec de l'eau clair (potable). Pour avoir une bonne image
de la facture énergétique, il faut intégrer le facteur alpha.

Ce facteur est le rapport entre le Kla (coefficient de transfert d'oxygène) en eaux usées et le Kla
en eaux claires. Ce facteur alpha qui dépend de l'eau est très différent quand on aère en surface
ou sous l'eau. Il est nettement favorable aux aérateurs de surface (de l'ordre de 0,9 pour les
aérateurs de surface) alors qu'il n'est que de ± 0,6 pour les systèmes fines bulles (valeur pour
des eaux usées urbaines).

De plus, les aérateurs de surface ne nécessitent généralement pas de mélangeur alors que le
rendement énergétique d'un système d'aération doit reprendre tous les accessoires utilisés pour
l'aération. Sur des périodes d’exploitation données, on peut constater que la consommation
énergétique des aérateurs de surface de type lent (grand diamètre) est similaire aux fines bulles
toute autre chose étant égale par ailleurs. Cela a été mis en évidence notamment aux Pays-Bas
où les deux systèmes sont installés sur des compteurs d'énergie de manière systématique.
D’autres critères sont également importants à prendre en considération tels que le bruit, les
aérosols et les accessoires indispensables à un système d’aération. Les aérateurs de surface de
type lent peuvent être entièrement recouverts de manière à supprimer toute nuisance. Pour les
fines bulles, c’est le suppresseur qui doit être capoté et mis dans un bâtiment avec
éventuellement des filtres à air. L'aération de surface requiert moins de bâtiment et nettement
moins de travaux sur chantier ce qui limite l'énergie grise. 

Brosse

Balaient l’eau par la fraction immergée de leurs pales et la projettent en aval.

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