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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la


Recherche Scientifique
Université Hassiba Benbouali de Chlef
Faculté de Technologie

Département de Génie des Procédée

Niveau universitaire : Master II


Module : milieu poreux et dépéries
Spécialité : Génie Chimique

TP : 01
Fluidisation gaz-solide : Hydrodynamique, transfertde chaleur

Présenté par : Dirigé par :


 ALRAYYES Mohammed  Dr. BENSEBIA Bensaber
 REZKALLAH Khalil
 TOUIL Oussama

Année universitaire : 2020/2021


TP 01: Fluidisation gaz-solide

Sommaire
I. Introduction...............................................................................................2
II. But du travail.............................................................................................3
III. Matière utilisé............................................................................................3
IV. Partie théorique.........................................................................................3
1. Phénomène de fluidisation.......................................................................................3
2. Caractéristiques du garnissage.................................................................................5
3. Vitesse minimale de fluidisation.............................................................................6
4. La porosité du lit au minimum de la fluidisation.....................................................7
5. Perte de charge à travers un lit fluidisé....................................................................8
6. Expansion des lits fluidisés................................................................................................8
7. Vitesse maximale de fluidisation.............................................................................9
V. Partie expérimental...................................................................................9
VI.1. Manipulation........................................................................................................9
1. Détermination des caractéristiques du garnissage et du lit......................................9
2. Mesure des caractéristiques du lit fluidisé...............................................................10
 Procédure de démarrage....................................................................................10
 Procédure d’arrêt...............................................................................................11
 Procédure expérimentale...................................................................................11
VI.2. Les résultats.........................................................................................................11
1. Les caractéristiques du garnissage et du lit..............................................................11
2. Les résultats des essais expérimentaux de fluidisation............................................12
3. Présentation graphique des résultats expérimentaux...............................................13
4. calcule la vitesse minimale de fluidisation Umf...................................................................................15
5. Calcule la vitesse terminale Ut.........................................................................................................................16
VI. Conclusion..................................................................................................17

1
I. Introduction
Depuis 1926, date de la mise au point du procédé de gazéification Winkler pour la
production du gaz de synthèse à partir de charbon en poudre, et la construction en 1942 de la
première installation industrielle de cracking catalytique en lit fluidisé (FCC) par la société
EXXON, les applications de la fluidisation se sont multipliées. Parallèlement à ces
réalisations industrielles, de nombreuses études ont été menées pour donner aux constructeurs
et aux utilisateurs des règles de calcul et de dimensionnement basées soit sur des corrélations
expérimentales, soit sur des modèles de connaissance. Mais la complexité des phénomènes
mis en jeu et l'importance des choix technologiques sur des dispositifs apparemment simples,
comme par exemple l'influence du distributeur sur le comportement hydrodynamique et les
phénomènes d'attrition, continuent à imposer des expérimentations lors de la mise au point
d'un nouveau procédé.
La fluidisation est la mise en suspension de particules solides par un gaz ou un liquide. Ce
mode de contact gaz/solide a de nombreuses applications dans des traitements physiques ou
chimiques de la matière. Cette courte présentation a pour seule ambition d'introduire les
principaux phénomènes qui régissent la fluidisation gazeuse et de présenter quelques
applications industrielles. L'ingénieur des industries minérales utilisera la fluidisation dans
des procédés de séchage ou de traitement métallurgique comme la calcination du calcaire, la
réduction des sulfures, la chloration de certains oxydes métalliques ou la réduction des oxydes
de fer.

Figure : Colone de la fluidisation gaz-solide


II. But du travail

L’objectif principal de ce travail est d’abord de visualiser les différents régimes


d’écoulement d’un gaz (l’air) à travers un lit constitué d’un empilement de garnissage
constitué de particules sphérique de bille de verre.

Il s’agira également de déterminer les données expérimentales des paramètres de la


fluidisation gaz-solide, telles que la vitesse minimum de fluidisation, les pertes de charge,
l’expansion du lit et la vitesse maximale.

Une partie du travail consistera préalablement à déterminer les caractéristiques physiques


du garnissage et du lit, en déterminant les caractéristiques du garnissage utilisé, et du lit.

III. Matériels Utilisé


 Balance technique avec une précision de 0,001 g ayant une charge maximale de 150 g ;
 Récipient (bécher de 20 à 30 ml) ;
 Eprouvette graduée.
 Les particules du garnissage ;
 Colonne à fluidisation.

IV. Partie théorique


1. Phénomène de fluidisation
Quand un fluide ascendant traverse une couche de matériau pulvérulent, à partir d’un
certain débit d’air, le lit pulvérulent commence à se dilater permettant à chaque grain d’être en
suspension dans le courant de fluide : c’est l’état fluidisé. Il permet de mettre en contact
intime un fluide (liquide ou gaz) et un solide divisé. Dans notre cas, nous étudierons la
fluidisation solide – gaz.
Notons :
- Vmf, vitesse minimale de fluidisation,
- Vmb, vitesse minimale de bullage.
Considérons une couche de particules sphériques solides de même taille reposant sur une
grille poreuse horizontale, à l’intérieur d’une colonne. On va faire circuler un gaz dans la
colonne, dans le sens ascendant. On augmente au fur et à mesure le débit donc la vitesse de
gaz afin d’observer les étapes suivantes :

- 0 < V < Vmf : la couche de solide reste sur la grille. Plus la vitesse augmente, plus on peut
observer des vibrations. Plus V augmente, plus la perte de charge croit.
- Vmf < V < Vmb : pour une vitesse Vmf, on observe une expansion de la couche. Plus la
vitesse augmente, plus le lit est expansé. Pour V > Vmf, la perte de charge devient
constante. Les particules sont indépendantes les unes des autres et sont soumises à des
mouvements désordonnés qui les conduisent à se déplacer uniformément de bas en haut
et de haut en bas. On ne note aucun mouvement de translation du lit par rapport au fluide
: la surface supérieure est quasi plane.
- Vmb < V : à partir d’une certaine vitesse, des phénomènes de bullage ou de renardage
apparaissent dans le lit. L’aspect de la surface du lit ressemble à un liquide en ébullition.
- Vmb <<< V : pour de très fortes vitesses, on observe des phénomènes de pistonnage qui
peuvent conduire à une expulsion du solide hors de la colonne. Cette particularité peut
être appliquée au transport mécanique des solides pulvérulents.
On notera que la vitesse minimale de bullage Vmb est comprise entre Vmf et 5Vmf
généralement.
2. Caractéristiques du garnissage
 Dimensions des particules de garnissage 𝐏
(̅𝐝̅
̅)

Les dimensions des particules de garnissage sont mesurées à l’aide d’un pied à coulisse,
mesurant au 1/10ème de millimètre. On prendra un nombre suffisamment grand de particules
afin d’estimer un diamètre moyen :
̅𝐝̅ 𝟏 𝒅 .............................................................................................(01)
̅= ∑
𝐏 𝑷𝒊
𝒏
𝒊=𝟏

 Masse volumique du garnissage (ρg)

La masse volumique du garnissage (ρP) sera déterminée en mesurant la masse (mg) d’un
volume donné de garnissage (Vg).

La masse du garnissage (mg) sera mesurée à l’aide la balance à 0,001 g de précision, en


mesurant la masse du récipient vide (𝐦𝐫é𝐜𝐢𝐩𝐢𝐞𝐧𝐭
𝐯𝐢𝐝𝐞
) et la masse du récipient rempli de
garnissage
𝐫𝐞𝐦𝐩𝐥𝐢
(𝐦 𝐫é𝐜𝐢𝐩𝐢𝐞𝐧𝐭 ) :

𝐦 = 𝐦𝐫𝐞𝐦𝐩𝐥𝐢 − 𝐦𝐯𝐢𝐝𝐞 .........................................................................(02)


𝐠 𝐫é𝐜𝐢𝐩𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐫é𝐜𝐢𝐩𝐢𝐞𝐧𝐭

Le volume du garnissage (Vg) sera déterminé comme étant le volume du récipient qui le
contenait (Vr), auquel on enlèvera le volume du vide entre les particules (Vv).
mg
ρg =
Vg

Figure: Détermination de la masse volumique du garnissage

Le volume du vide (VV) entre les particules contenues dans un récipient de volume (VR)
sera déterminé en mesurant le volume d’eau (Veau) nécessaire pour recouvrir le garnissage
contenu dans le récipient :
VV = Veau
Et finalement :
Vg = VR − Veau
𝐫𝐞𝐦𝐩𝐥𝐢 𝐝𝐞 𝐠𝐚𝐫𝐧𝐢𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞
𝐦 𝐦 −𝐦𝐯𝐢𝐝𝐞
𝐫é𝐜𝐢 𝐩𝐢 𝐞𝐧𝐭 ..........................................................................................................
𝛒𝐠 = 𝐠= 𝐫é𝐜𝐢𝐩𝐕𝐢𝐞𝐧𝐭
−𝐕
(03)
𝐕𝐠 𝐑 𝐞𝐚𝐮

 Porosité statique du lit de garnissage (ε0)

Il s’agit de la porosité du lit à l’état statique, qui exprime le rapport entre le volume du vide
existant entre les particules du garnissage et le volume total du lit à l’état fixe, comme le
montre la figure, ci-dessous :

Figure : Porosité statique

Concrètement, la porosité statique peut être mesurée par le rapport :

𝐕𝐕
𝛆𝟎 = ..........................................................................................................(04)
𝐕𝐑

3. Vitesse minimale de fluidisation


La vitesse minimale de fluidisation est un des paramètres essentiels pour caractériser le
phénomène de fluidisation. De nombreuses corrélations ont été proposées dans la littérature
permettant de calculer Umf selon les conditions opératoires.
La corrélation semi-empirique d’Ergun constitue la base de toutes les autres corrélations
proposées par la suite. En appliquant cette corrélation aux conditions minimales de
fluidisation (indice mf), nous obtenons :
−∆𝐏𝐛 𝛍𝐟 (𝟏−𝛆𝐦𝐟 )
= (𝟏 − 𝛆 )(𝛒 − 𝛒 )𝐠 = 𝟏𝟓𝟎 𝟐 𝛒𝐟 (𝟏−𝛆𝐦𝐟 )
𝟐
...(05)
𝐇𝐦𝐟 𝐦𝐟 𝐩 𝟐
 𝐝𝐩 𝛆𝐦𝐟 𝐦𝐟 + 𝟏, 𝟕𝟓  𝟑 𝐦𝐟
𝐯 𝐝𝐩 𝛆𝐦𝐟
𝐯

Le réarrangement de cette dernière équation donne :


150 (1 − εmf )  εmf 3Ar
Re
mf
2
+ Remf − v =0
1,75 v 1,75

𝐑𝐞𝐦𝐟 𝐝𝐩 𝐔𝐦𝐟 𝛒𝐟
= .............................................................................................(06)
𝛍𝐋
𝐀𝐫 = 𝐝𝐩𝟑𝛒𝐋(𝛒𝐩−𝛒𝐟)𝐠 .........................................................................................(07)
𝛍 𝐟𝟐
Donc la solution de cette équation :
(𝟏−𝛆𝐦𝐟 )
𝐑𝐞 = (𝐂𝟐 +
𝐂 𝐀𝐫)𝟏⁄𝟐 − 𝐂 ...................................................................(08)
𝐦𝐟 𝟏 𝟐 𝟏 𝐯
150 (1 − εmf ) (1 − εmf )
C1 = = 42,86
2 1,75 v
v
 εmf3
C2 = v = 0,5714  ε 3
v mf
1,75
Quelques valeurs pour les paramètres C1 et C2 sont énumérés dans le tableau suivant :
Tableau: Paramètres C1 et C2 de l’équation

4. la porosité du lit au minimum de la fluidisation


Une des méthodes utilisables pour la détermination de la porosité ou le degré de vide au
minimum de fluidisation, est basée sur la mesure de hmf. La porosité au minimum de la
fluidisation est proche de la porosité du lit fixe. Nous avons utilisé un pycnomètre à hélium
pour déterminer cette porosité ainsi que la densité du lit au repos.
𝒎𝒑
𝜺𝒎𝒇 = 𝟏 − ..................................................................................(09)
𝒉𝒎𝒇 𝑨(𝝆𝒑 −𝝆𝒈 )

Où mp est la masse totale des particules.


A la section de l’enceinte.
Une autre méthode est liée à la connaissance de la perte de charge ∆Pmf entre deux niveaux de
la couche distants de ∆h.
∆𝒑𝒎𝒇

𝜺𝒎𝒇 = 𝟏 − ∆𝒉 ......................................................................................(10)
(𝝆𝒑−𝝆𝒈)𝒈

5. Perte de charge à travers un lit fluidisé


Une fois que les particules ont été introduites sous la forme d'un lit à garnissage fixe, et que
le lit est traversé par le courant gazeux, il s’établit une perte de charge à travers le lit -ΔP b, à
travers la hauteur Hd, mesurée à travers le lit fluidisé. La perte de charge constante due à la
friction est alors donnée par :
−∆𝐏𝐛 = 𝐇𝐝(𝟏 − 𝛆)(𝛒𝐩 − 𝛒𝐟)𝐠 .....................................................................(11)
6. Expansion des lits fluidisés

L’expansion du lit est l’augmentation de la hauteur du lit fluidisé, elle est définie par
l’expression : Hd/Hst, ; Hst et Hd, sont respectivement les hauteurs du lit à l’état statique et à
l’état dynamique.

Parmi toutes les corrélations pour estimer l’expansion du lit, le modèle de Richardson et Zaki
est probablement le plus populaire en raison de sa simplicité et de sa bonne concordance avec
les données expérimentales. Il est basé sur l'équation suivante (Karaman1992)
𝐔𝐭
= 𝛆𝐧 ........................................................................................................(12)
𝐔𝐢

Où l'exposant n peut être déterminé à partir des corrélations :

Pour 1 < Ret < 200


dP
n = (4.4 + 18 ) Re−0.1
t
DC
Pour 200 < Ret < 500

n = (4.4)Re−0.1
t

Pour Re t> 500


𝑛 = 2.4
Ui, la vitesse superficielle du fluide à ε= 1, peut être calculée à partir de la relation suivante
(Richardson, 1971) :
𝐝𝐏
𝐥𝐨𝐠𝐔𝐢 = − ......................................................................................(13)
𝐃𝐂
𝐥𝐨𝐠𝐔𝐭
Où Ut est la vitesse terminale de chute libre des particules.

7. Vitesse maximale de fluidisation


Lorsque les particules sont entraînées par le gaz et commencent à quitter la colonne de
fluidisation, la vitesse maximale de fluidisation ou la vitesse terminale de chute des particules
est atteinte. Elle peut être exprimée par la relation suivante :
(𝟏+𝒏)
𝟒 (𝝆𝒑 −𝝆𝒇 )∗𝒈∗𝒅
𝒑
𝑼(𝟐−𝒏) =𝟑 𝒏 (𝟏−𝒏)
......................................................................(14)
𝒂∗𝝁 𝒇∗𝝆 𝒇

Où a et n sont des paramètres dépendant du régime d’écoulement et sont donnés par le


tableau, ci-dessous.
Tableau : caractérisation des régimes d’écoulement
Régime d’écoulement a n Domaine

Stokes 24 1 10-4<Rep<1
Allen 18,5 0,6 1<Rep<103
Newton 0,44 0 103<Rep<4.105

Rep est le nombre de Reynolds modifié, rapporté à la particule : ρfUdp


= μf
Rep
Afin d’identifier le régime d’écoulement, on peut utiliser les nombres adimensionnels
suivants (X et Y) selon que l’on connaisse les dimensions des particules ou la vitesse :
4 ρf(ρp − 3 ρ 2U 3
ρf)gdp3 f t
X= , Y=
3 μf 2 4 μf g(ρp − ρf )

V. Partie expérimental
V.1 Manipulation :
1. Détermination des caractéristiques du garnissage et du lit
a. Mesure le volume total du récipient : il s’agit du volume total jusqu’au bord : (VR) ;
b. Peser le récipient de mesure vide (mrécipient
vide
);

c. Peser le récipient plein de garnissage (mrécipient


rempli de garnissage
);
d. Remplir le récipient de mesure avec le garnissage jusqu’au bord ;
e. Araser le niveau supérieur du récipient à l’aide de la réglette en effectuant un mouvement
oscillant ;
f.Remplir l’espace vide entre les particules de garnissage avec de l’eau jusqu’à la partie
supérieure du récipient : Veau;
g. Déterminer la masse volumique apparente (ρg) de la manière évoquée, plus haut.
h. Déterminer les dimensions des particules de garnissage : (̅dP̅);
i. Déterminer la masse volumique du garnissage utilisé :(ρP) ;
j. Déterminer la masse volumique apparente du lit :(ρlit) ;
k. Déterminer la porosité statique du lit : (ε) ;
2. Mesure des caractéristiques du lit fluidisé
Pour réaliser la fluidisation gaz-solide dans ce travail, nous utilisons la colonne C-1 dans le
schéma suivant :

Figure: Schéma du circuit de gaz du banc de fluidisation


 Procédure de démarrage
1. Le démarrage commence d’abord par la vérification que les vannes se trouvant sur le
circuit du gaz sont fermées : VG-1 à VG-9.
2. On doit s’assurer également que les entrées et sorties du liquide sont fermées pour la
colonne qui sera utilisée. Dans le cas de l’utilisation de la colonne C-1, il faut fermer les
vannes de liquide sur C-1 ; y compris la vanne VD-1 de vidange de la colonne C-1.
3. On remplit la colonne avec le garnissage choisi à la hauteur (Hst) choisie.
4. La mise sous tension du compresseur se fait à l’aide du mini-disjoncteur.
5. Le démarrage se fait à l’aide du bouton de démarrage vert.
6. La pression dans le ballon du compresseur est programmée à 8 bars. Quand cette pression
est atteinte, le moteur du compresseur s’arrête.
7. Après cela, on commence à introduire le gaz dans le système, en ouvrant chaque vanne
lentement et en s’assurant qu’il n’y a pas de pertes de gaz. L’ordre d’ouverture des
vannes se fait à partir de la vanne VG-1 (située à l’extérieur du Hall, sur le compresseur).
On ouvre les vannes jusqu’à celle de l’entrée des débitmètres à gaz qui doivent rester
fermées, à ce stade.
8. Ouvrir légèrement la vanne VG-9 d’alimentation de la colonne en gaz.
9. Ouverture graduelle de la vanne VG-4 du débitmètre 18-A.
10. Suivre l’évolution du lit en augmentant le débit gazeux à l’aide du débitmètre 18-A.
11. Noter le débit indiqué au minimum de fluidisation.
12. Pendant tout l’essai, noter les pertes de charge totales dans la colonne (-ΔPC) à l’aide de
l’indication sur le manomètre différentielle en U (valeur en mm H2O) et la hauteur
dynamique du lit (Hd) sur la règle graduée le long de la colonne.
13. On peut déterminer uniquement les pertes de charge de la grille support de garnissage (-
ΔPg) et les pertes de charge du lit fluidisé (-ΔPb)en changeant la position de la prise de
pression.
 Procédure d’arrêt
1. Arrêter le compresseur avec le bouton d’arrêt (rouge).
2. Fermer la vanne de gaz sur le circuit du gaz.
 Procédure expérimentale
1. La vitesse minimum de fluidisation : (Umf) ;
2. Les pertes de charge à l’aide du manomètre différentiel en U : (ΔPC), (ΔPb), (ΔPg) ;
3. La hauteur dynamique du lit fluidisé : (Hd) ;
4. La vitesse d’entrainement des particules : (Ut).
V.2 Les résultats :
1. Les caractéristiques du garnissage et du lit :

a. Masse volumique du garnissage utilisé 𝒌𝒈


= 𝟑. 𝟎𝟐𝟒
: 𝝆𝒈 𝒎𝟑

b. Diamètre des particules de garnissage : 𝒅𝒑 = 𝟐. 𝟔𝟕𝒎𝒎


c. La porosité statique du lit de garnissage : 𝜺𝟎 = 𝟎. 𝟒𝟔
d. Masse volumique apparente du lit :
𝝆𝒍 = 𝝆𝒈 (𝟏 − 𝜺𝟎 ) + 𝝆𝒇 ∗ 𝜺𝟎 → 𝑙𝑒 𝑓𝑙𝑢𝑖𝑑𝑒 𝑐 ′ 𝑒𝑠𝑡 𝑎𝑖𝑟 𝑑𝑜𝑛𝑐
𝝆𝒍 ≅ 𝝆𝒈(𝟏 − 𝜺 𝟎)
𝒌𝒈
𝝆𝒍 ≅ 𝟏, 𝟔𝟑𝟑
𝒎𝟑
e. Hauteur statique du garnissage à sec :𝑯𝒔𝒕 = 𝟑𝟔 𝒎𝒎
f. Diamètre de la colonne : 𝑫𝒄 = 𝟑𝟔 𝒎𝒎

g. La masse volumique de l’air 𝝆𝒇 = 𝐊𝐠


:
𝟏, 𝟐𝟐𝟓 𝐦𝟑

h. La viscosité dynamique de l’air : 𝝁𝒇 = 𝟏, 𝟕𝟖𝟗𝟒 ∗ 𝟏𝟎−𝟓 𝐏𝐚. 𝐬


2. Les résultats des essais expérimentaux de fluidisation :
Les résultats expérimentaux seront présentés selon le tableau suivant :
Débit U ∆P Hd Hd/ H0
Qindiqué (m/s) mm H2O mm mm
120 0,4999 10 36 1
140 0,6442 18 36 1
160 0,7885 22 36 1
180 0,9327 26 36 1
200 1,0770 32 36 1
220 1,2213 38 36 1
240 1,3655 46 36 1
260 1,5098 58 36 1
280 1,6541 58 40 1,111
300 1,7983 54 45 1,25
320 1,9426 54 50 1,389
340 2,0869 54 55 1,53
360 2,2312 54 60 1,667
380 2,3754 54 65 1,8055
400 2,5197 54 70 1,944
420 2,6640 54 75 2,0833
440 2,8082 54 70 1,944
460 2,9525 54 75 2,0833
500 3,2410 54 80 2,222
550 3,6017 54 85 2,361
600 3,9624 54 95 2,64
650 4,3231 54 120 3,333
700 4,6837 54 160 4,444
750 5,0444 60 220 6,111
800 5,4051 70 420 11,667
850 5,7658 64 780 21,667
900 6,1264 1120 31,111
950 6,4871
1000 6,8477996
3. Présentation graphique des résultats expérimentaux :
 L’évolution des pertes de charge avec la vitesse superficielle ((-ΔP) = f(U))

80

70
perte de charge (Δp)

60

50

40

30

20

10
0 1 2 3 4 5 6 7
0 vitesse super ficielle (U)

On observe que plus le U est élevé, plus la perte de charge est importante. Ensuite, la perte
de charge devient constante. Les molécules sont indépendantes les unes des autres et subissent
des mouvements désorganisés qui les font se déplacer uniformément de bas en haut et de haut
en bas.
La vitesse minimale de fluidisation sera alors l'intersection entre le palier horizontal et la
partie croissante des chutes des pressions. Donc la vitesse minimale expérimentale est égale :
= 𝟏, 𝟓𝟓 𝒎 (𝐔𝐦𝐟)é𝒙𝒑
𝒔
 l’évolution de l’expansion en fonction de la vitesse superficielle ((Hd/H0) = g(U)).
35

30
l’expansion du lit(Hd/H0)

25

20

15

10

0
0 1 2 3 4 5 6 7
vitesse super ficielle (U)

Notez que la couche solide reste sur la grille. Plus la vitesse est élevée, plus les vibrations
peuvent être observées. Ensuite, une expansion de la couche est observée. Plus la vitesse est
élevée, plus la dilatation du lit est grande.
Les molécules sont indépendantes les unes des autres et subissent des mouvements
désorganisés qui les font se déplacer uniformément de bas en haut et de haut en bas. Il n'y a
pas de mouvement de transition du lit par rapport au fluide. A une certaine vitesse, la bulle ou
le phénomène de ventilation apparaît dans le lit. La surface du lit ressemble à un liquide
bouillant.

 Les pertes de charge calculée


Pour calculé les pertes de charge on utilise l’équation d’Ergun :
(−∆𝐩)𝐜𝐚𝐥
= 𝟏𝟓𝟎 𝛍𝐟(𝟏 − 𝐔 + 𝟏, 𝛒𝐟(𝟏 − 𝛆) 𝟐
𝛆)𝟐 𝐔
𝟐
𝐇𝐝 𝐝𝐩 𝛆𝟑 𝐝𝐩𝛆𝟑

Donc : (−∆𝐩)𝐜𝐚𝐥 = 𝐇𝐝 ∗ (𝐚𝐔 + 𝐛𝐔 𝟐 )


μf (1 − ε)2 ρf(1 − ε)
Avec a = 150 = 𝟏𝟏𝟐𝟕, 𝟗𝟓𝟏 , 𝑏 = 1,8 = 𝟒𝟓𝟖𝟏, 𝟔𝟎𝟓
dp 2 ε3
d p ε3
Tableau: Comparaison des valeurs calculées et mesurées des pertes de charge
Perte de charge Erreur relative
U Hd (∆𝑷)𝒆𝒙𝒑 − (∆𝑷)𝒄𝒂𝒍
(∆𝑷)𝒆𝒙𝒑 (∆𝑷)𝒄𝒂𝒍 | |
(∆𝑷)𝒄𝒂𝒍
(m/s) Mm mm H2O mm H2O mm H2O
0,4999 36 10 6,27298927 0,59413631
0,6442 36 18 9,64719521 0,86582728
0,7885 36 22 13,7218269 0,60328505
0,9327 36 26 18,4933328 0,40591208
1,0770 36 32 23,9683307 0,33509506
1,2213 36 38 30,1437544 0,26062598
1,3655 36 46 37,0145964 0,24275298
1,5098 36 58 44,5903863 0,30072881
1,6541 40 58 58,7406688 0,01260913
1,7983 45 54 77,295975 0,30138665
1,9426 50 54 99,3241137 0,45632538
2,0869 55 54 125,110287 0,56838081
2,2312 60 54 154,946338 0,65149225
2,3754 65 54 189,108937 0,7144503
2,5197 70 54 227,918167 0,76307286
2,6640 75 54 271,652672 0,80121675
2,8082 70 54 280,509587 0,80749321
2,9525 75 54 330,918052 0,83681761
3,2410 80 54 422,417353 0,87216434
3,6017 85 54 550,359184 0,90188226
3,9624 95 54 740,142999 0,92704113
4,3231 120 54 1107,44543 0,95123913
4,6837 160 54 1726,0102 0,96871397
5,0444 220 60 2743,04779 0,97812652
5,4051 420 70 5993,73698 0,98832114
5,7658 780 64 12631,9234 0,99493347

4. calcule la vitesse minimale de fluidisation Umf


Pour calculer la vitesse minimale on a calculé le nombre de Reynolds, donc après les
équations (06, 07, 08) on trouvé la vitesse minimale :

Umf = Remf μ
3
dp ρL (ρp −ρf )g
L , Ar
μf 2
dp ρf =
(1 − εmf )
Remf = (C12 + Ar)1⁄2 − 
C2 C1
v
150 (1 − εmf ) (1 − εmf )
C1 = = 42,86
2 1,75 v
v
 εmf3
C2 = v
= 0,5714  ε 3
v mf
1,75
Et pour calculer le Reynolds on a calculé la porosité minimale εmf , les particules est forme
sphères (c'est-à-dire v = 1) donc après l’Investigation (Richardson 1971) on trouve C1 = 25,7 et
C2 = 0,0365
𝐂𝟏 .  𝐯
𝛆𝐦𝐟 = 𝟏 − → 𝛆𝐦𝐟 = 𝟎, 𝟒𝟎
𝟒𝟐, 𝟖𝟔
𝐀𝐫 = 𝟒𝟖𝟏𝟑𝟑𝟏, 𝟏
𝐑𝐞𝐦𝐟 = 𝟏𝟏𝟗, 𝟔
𝐦
𝐔𝐦𝐟 = 𝟎, 𝟔𝟓𝟒𝟑
𝐒

5. Calcule la vitesse terminale Ut


Pour cela, on utilise l’expression de la vitesse terminale de chute libre (équation 14) :

(𝟐−𝒏)
𝟒 − ) ∗ 𝒈 ∗ 𝒅𝒑(𝟏+𝒏)
𝑼 = (𝝆𝒑 𝝆𝒇
𝟑 (𝟏−𝒏)
𝒂 ∗ 𝝁𝒏𝒇∗ 𝝆 𝒇

Ne connaissant pas le régime, pour déterminer a et n, mais disposant de dp, nous faisons appel
au critère sans dimension X :
𝟒 𝛒𝐟(𝛒𝐩 − 𝛒𝐟)𝐠𝐝𝐩𝟑
𝐗=
� 𝛍𝐟𝟐

𝐗 = 𝟏𝟕𝟏𝟑, 𝟓𝟒
Le tableau suivant, précise les critères adimensionnels
X Y Rep
24 1/24 1
410 2,44 10
10700 15 100
440000 2270 1000

Comme X est comprise entre 410 et 10700, cela veut dire que Rep est compris entre 10 et
100 :
Pour 1<ReP<1000, le tableau 01, indique qu’il s’agit du régime d’Allen ; pour lequel, a = 18,5
et n = 0,6.
Et donc :
𝟒 (𝝆𝒑 (𝟏+𝒏)
− )∗𝒈∗𝒅 𝟏
𝝆𝒇
𝑼𝒕 = ( 𝒑
(𝟏−𝒏)
)𝟐−𝒏
𝒏
𝟑 𝒂 ∗ 𝝁𝒇 ∗ 𝝆𝒇
𝟒 (𝝆𝒑 − 𝝆𝒇) ∗ 𝒈 ∗ 𝒅𝟏,𝟔 𝟓
𝑼 =( 𝒑 )𝟕

𝟑 𝟏𝟖, 𝟓 ∗ 𝝁 𝒇 ∗ 𝝆 𝒇
𝒕 𝟎,𝟔 𝟎,𝟒

𝒎
𝑼𝒕 = 𝟎, 𝟏𝟒𝟏
𝒔
VI. Conclusion
Après les expériences de ce TP sur l'air sur un obtenu les résultats précédents qui nous ont
permet d’obtenir les valeurs de perte de charge (∆p). Ce TP nous a éclairci les points ambigus
et nous a donne une vue générale sur la fluidisation.
Dans cette étude, il a été constaté que la valeur d'erreur est grande entre la valeur
expérimentale et la valeur de calcul de la vitesse minimale et de la perte de charge, en
particulier à des vitesses élevées supérieures à la vitesse minimale. En effet, le régime de
fluidisation est une fluidisation agrégative où En régime hétérogène il y a apparition de bulles
et on dit que le lit est bouillonnant, ces bulles sont formées par le passage du gaz à travers les
particules solides, leur diamètre croît rapidement du distributeur à la surface du lit, on observe
dans ce cas un mauvais contact des deux phases ainsi ce type de fonctionnement peut
endommager l’appareil.

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