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24 - 25 .

llutomne 1967

CECIL B. D EMILLE . JOURNAL DE 1 6


PR ÉSENCE
1 .. ,
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Dirc\'l ion : .J at' IJII «'!"i LO tr HCFLLE ~. A lairr FI·~ I:H \Hf .
l'iPn··· f' l
J{,;dal'liou : .facqra. ·-. U HJH<:t•: t.u.;s . l\1, '.

CE i\ lll\1 E HO DO LIB LE : H F
ETRAl\<;EH: ~ F

ABONNEMENT
(6 num éro.~) (12 n llllléro~ 1
Fran ce et Outre-Mer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 F
Etudiants et Ciné-clubs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 F .5-t F
Etranger . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .31 F .50 F
Ciné-clubs étrangers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 F 60 F
56 F
Adresser lettres, chèques ou mandats :
25, Passage des Princes - Paris (2~) • C.C.P. 11.056-71
Les articles n'engagent que leurs auteurs. Les manuscrits ne sont pas rendus.
Tous droits de traduction et de reproduction réservés.

SOMMAIRE
CECIL B. DEMILLE

~~cq~e, LOURCELLES : Avant-propos .. ·: .. .......... · · · · · · · · · · ·:: : 1


tene ~UINLE : Bwfzlmograplue et btblwgraphze ... · · · · · · · · · · · 3
Append1ee : Quelques opinions de DeMille ........ · · · · · · · · · · · · · · · · 73

.lu•·(rucf' LOUHCELLES : Journal de 1966 77

ILLUSTRATION
CPt· ill B: De:\1illc ct Hedy Lamarr sur Je plateau tle Sam.wn errun' (11:~~~~1\
),,ftlah f 19491 ... · · · · · ·rurc
'~l~c> T{'tL Com mflru/n~;.;,;.s· i 92:3; . : :: :: :: : ::: : ::: :::: : ..
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r, J.l'll'la Landi dan ... Si f 1 (' c. ·> ... • •.... ..
Edna\:)· . , . · · /!,tt o t re . ross f] ).t.. l ....... · · · · · · · · lll'ïr•·.~ ;or
\ . a) Coopt>r, Th<'ndor·f' Hol~«•rts t•t Julia Fave tian:-< Olt ·
.r~t,. Godlt·.
···u: 1l918) .
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IIOLh l't'liU 1( Il
AVANT· PROPOS

L'œuvre de DeMill~, la plus cohérente de l'histoire du cinéma, comprend:


les comédies sur le couple, les illustrations bibliques, les films sur les
pionniers. Bien entendu, l'enseignement biblique inspire aussi les films sur
le couple et sur les pionniers.
Les comédies de DeMille présentent toutes le même schéma et la même
leçon: un couple mal assorti devient un couple bien assorti quand la femme
commence à comprendre que son destin - et son bonheur - consistent dans
la soumission à l'homme. Il ne s'agit pas seulement que la femme soit belle
et vertueuse, il faut encore qu'elle le soit selon l'idée de l'homme. Ces
rapports de l'homme et de la femme sont traités par DeMille sur un ton
amusant, sarcastique, parfois dramatique - jamais tragique. Le tragique,
en ce domaine, n'intervient que quand on essaie de croire à l'égalité des
sexes. DeMille n'y croyait pas. Il voyait la femme inférieure et supérieure à
l'homme en mille points, l'homme inférieur et supérieur à la femme en
mille autres points. Source de complications, non de tragédie.
Les films d'aventures de DeMille sont ses films les plus sobres et les
plus impersonnels. A tel point que, si on ne devait garder qu'un seul film
américain, on pourrait choisir Unconquered et se passer du reste. Unconquered,
comme Union Pacifie, dresse l'inventaire des qualités de l'homme selon
l'idéal américain, qualités traditionnellement attribuées aux pionniers, mais
que DeMille s'est plu à retrouver dans diverses communautés, par exemple
celle du cirque (The greatest show on earth) qu'il a décrit comme un monde
que ses habitants doivent reconstruire tous les jours. Ces qualités se résument.
ou se résorbent, dans l'ultime qualité : le sacrifice, le don de soi. Dieu demande
tout de l'homme.
l'en viens aux illustrations bibliques. Pourquoi ce terme d'illustration
•·t·il une résonance péjorative? N'est-ce pas le plus beau talent que de
créer une œuvre où rien n'est de soi où rien n'est à soi sinon, justement,
le ~lent? DeMille n'ambitionnait pa's d'autre gloire: être un illustrate~r,
un unagier, un enlumineur. Il ne faisait pas des films pour se trouver, ~oins
encore pour se confier. Il voulait illustrer, et peut-être propager: la foi qui
était la sienne. réfractée, comme dit Freda, à travers le prtsme de 88
lantaiaie penonnelle.
l
BIOFILMOGRAPHIE
DE CECIL B. DEMILLE
commentée par lui-même

Cecil Blount DcMille (1) est né le 12 aoftt Pict~res Corporation pour laquelle il
1881 à Ashfidd, Massadlllsl'lls. La famille réallse quatre films entre 1926 et 1928.
de son pèn·, d'origine hollandaise, était En_suite, il se sépare de Cecil pour tra-
installée uux Etnls-Unis depuis 1658. Son vaIller sur quelques films parlants. Après
grand-père, William Edward DeMille, avoir réalisé une cinquantaine de films
étatlt établi comme marchand en Caro- il fonde en 1941 le Drama Department
Une du Nord dans la petite ville de de l'Université de Californie dont il sera
Washington dont il était le maire. Wil- le président jusqu'à sa mort en 1955.
liam DeMille mourut en 1873 après avoir Les deux frères, tout en restant très
été ruiné pendant la guerre de Sécession liés, poursuivirent leur carrière presque
qu'il fit dans les rangs sudistes. Cecil toujours séparément. Agnes DeMille (fille
reprit certains des exploits de son grand- de William) l'explique en disant que
père dans un de ses premiers tllms, The toute sa vie durant Cecil eut le complexe
Warrens of Virpinia. du frère cadet. En effet, dans leur jeu-
Le père de C.B., Henry Churchill De- nesse, c'est sur William que se fondaient
Mill , naquit en 1853. Bien que passionné les plus grands espoirs de la famille
de théAtre dès l'Age de treize nns, il fait DeMille, c'est lui qui fit les meilleures
d'abord ses études à New York, car il études, c'est lui encore que J esse L. Lasky
o' tait pas question à l'époque dans une voulait comme collaborateur de ses comé-
ramllle telle que la sienne de devenir dies musicales, avant de se r a battre sur
act ur professionnel. Il prati~ue ce~en­ Cecil.
dant 1 théAtre en umateur. En 187o, il En 1876, Henry DeMqle, le~r. père,
d id de devenir professeur d le t•r juil- qui a toujours été très pteux, deCI?e de
l t 1876, il épouse, mnlgré l'op~>osition devenir prètre de l'ég_li~e _épiscopahenne,
d aa famille, une jeune Anglaise Ma- l'églisl:' :mglicnnc nmertc:u~e. Il ne sera
tUda 8 atrice Samuel, qui enseigne l'an- jamais ordonné prêtre, preférant final~­
llals dans la même école que lui et qu'il mcnt devenir auteur de théâtre, ~ats
t.>n gardera toujours 1~ goùt des médtta-
ooalt d puis 1872. tions sur la Bible qut marquera tant le
Le 26 Julll t 1878, naissunt·e de leur
P l r tlls, Willlum Churchill c.n. qui jeune Cecil:
J ~ me sozwiens s_ur_tout, . orsq u~
1
« ndra auteur d théAtre avant d'être ··avais on::e ans, des fozre.es où zl nous
t • L jour oil sou frère Cecil lui chapitre dt~ 1 A.ncren Testament.
.._.ra Ull part dans la compagnie Lasky,
U fuaera passant ainsi ik côté de la
J.. •t
lr:;ar un · ,
lill chapitre du ,~our.•eau
et ·oru•ent un
'Et t· r · ·•
· . r J'historre des a s-t. rus,
f Ull • Mala ap~a le succès de Squaw l'httptlrt' su d 1'1-.'rzrope ou alors
•• ~
011
Glt, Ullam r joint son frère à Hollv- de I'Angldare • de l'ictor Hugo
1
un flUSStlgt' dt• Thad.-t rtl./o 11
11 travaille d'abord ik ses côtés, . 1 tre ault'!lr t' l asszque.
. ..
J.1! U en 191& son premier film
IN ~uffin. Il poursuivra seul une
ou ~le qzu q.u~ . ~~~elle et modulée et un
{lL'tlll u ~le .z. o;.tamatique. .4r•et' lui, tout
d m tteur n scène jusqu'en gram! s~n:; t! d ï un 'o !lr : ~ l.e dra-
1 U rejoint Cecil ik la DeMille pararssatt ';nu. 11 t•a~néra Jet sa fa;.·nn de
mcrturye e~. ul~ 1,;e doit nu vraie s'il
photograp ze~ cœur dl': ,o;p ·d zt l!rs . •~
llt'llf touch e_r t> or'ble el lt's clas:>iqrz e
ftoue. ' de1
lr orh
1rre 1a ~· • . 1l ne. .a var't
c ur d'un erzfant
tl e
ë d es paroles cod irecte u r en 188R . II ~L>lt la <'on .
z'il prononçaz.t d e son œ u- sance, e n t re nu t res, rl c , 1' I f red Buckl11 nrtt ~ -
p as en 1899 qlzorsqu'il parlazt les t erm e.<; qu i sent rlécoratl' u r d nnl' 'IIlurant {'ri
hét ·ques • ployait . de ses fllms m u ets. En l!lOO il n ne
a:'c c rn s~e
preop th/tîfrale ent
vr éra :. e
photographzder: ma-
. t auteur
de « cam DeMille devt en Robert Aclen ,,
HenrY . une pièce ~ ui lui vaut
llVCC SlJCCè!'l )'examen de S Orti e
e nga gé p nr Ch arles Frohman. Je
gr a nd p ro du c~e u r de thélltre de l'épo~~~!l
r11 t

tique! éc;:t résentée maiSiè~es au service p o ut· un p etlt rôle d ans « H(•arts A •
janta's. e ~e lecteur de ptbéAtre. Il écr!t Trump s :1> d e Cec il Ra l eigh. C'est nu Cl>u~e
une piac nd directeur .de John Dclmcr s d'un e t ou r n ée av(~e cette p)èce qu'il fa!~
d'';'n fra une comédte, « four en 1883. ln con n ai ssa n ce d e Constance Ad a m s
Iut -mc:me ui fera un t vec le fille d ' un juge d u New .Jersey. Il se flanc~
Da~!h:s~fi.:t'n qrenoueo~:lè'd~!!:;~nt,a il ac- a vcc elle l e 31 d écem b re 1900 ct l'épouse
ét' r d'acteur. A c pièces · c Sealed le 1~ a ot\t 1902. Il ne. se qu!tteront
m t~c de. jouer et
cep
dans deusxa femme: «Young
avec
jama 1s. D~ sa f~mm e, C.B. écnt dans
[nstructJOns :t ' son a utob10graph1 e:
Mrs Winthro~:t.'t en collaboration a;:c «Nous nous sommes mariés le 16 aoat
E~ 1886, .fi crèharles Barnard, « e 1902 selon le rite épiscopalien à la mai-
un journahst~, éaliste se passan~ dans son des Adams, 77 Wa shin gton Street
Main Line :t, ptèce r . . de fer, qut sera East Orange. Un homme peut écrire ~
le milieu des che%•~: avant d'être plus qu'il a dans le cœur sur se& parents
d'abord un autre ès La même année, ou son frère ou ses plus chers am is. Il
tard un grand huee n . célèbre producteur ne peut pas parler de sa femme. S'il est
grâce à Dan ;rof ~a 1·a. connatssance de assez fou po.ur es~ayer~ il éch ouera,
de théâtre, ' a: u'ssi célèbre homme quelle que sozt sa szncénté et ses do ns
David Bclasc~, ludc~x hommes écriront d'écrivain. Je n'aurai pas cette foli e. Je
del tht~V.t'et t;90 qu~tre pièces .en colla- dirai seulement une nouvelle f ois que
en re t sucees · « The son prénom est Constance . Dans toute
boration, gui seChront qua re «The ébarity l'histoire du monde, jamais prénom n'a
Wife , «Lord umley :t,
Bali, ' et «Men and Women :t, puis ~e été plus mérité.~
sépareront tout en restant bons amls C.B. foursuit sa carrière d'acteur. En
uisque B~lasco .continue~a de fréquenter 1901, i joue dans « To Have and To
fa maison DeM1lle et atdera plus tard Hold ~. «Are You a Mason ~ de Leo
Cecil à faire ses premiers pas dans le Ditrichstein, cAlice of Old Vincennes , ,
mond e du théAtre. En 1902, « Hamlet » (rôle d'Osric), c If
En avril 1891, Henry DeMille quitte 1 Were King~ de John Luther Long
New York pour se fixer à Pompton Lake (rôle de Colin de Cayeux), « Lord Ch um -
dans Je New Jersey. Après avoir adapté ley ~. pièce de son père et D. Belasco.
une célèbre pièce allemande c Das verlo-
rene Paradies, qui connalt un grand suc- Les tournées sont parfois mouvementées,
t·ès (sous le titre c The Lost Paradise, ), mais Mrs. DeMille sait toujours faire
il réécrit sa pièce «The Main Line » face à la situation :
sous Je titre c The Danger Signal , et « Chaque fois que je traverse le conti-
remport e un triomphe. Il est emporté par nent en trazn, je me souviens des vieux
la typhoïde le 10 février 189 laissant wagons de bois du début du siècle et de
une pièce Inachevée c The Promised leurs fen~tres qu'on ne pouvait ou vr ir
Land , . qu'avec un levier. Ce sont peut-~tre ces
Sur son lit de mort, il demanda à sa fe'!~tres hermétiquement fermées qui ont
f~~tme
11 11
de la is~e r les deux garçons faire fl!zt que notre wagon n'a pas été pulvé-
• '!Porte quoi, devenir boucher ou pl- rzsé lorsque notre train dérailla un j our
tt.n1er, tout, sauf du théAtre. c Mais en Virginie, en pleine campagne . Mrs.
lm·u liQr, déclara pl us ta rd Cecil nou~ De!tlille avait admiré les fleurs sauvages
nous somme s lances tout de suit' d
le Athéltre ; no us l'a vion s dans le eaan:n,s le long de la voie. Lorsque le train s'ar-
vec énergi ~· 0 ,.. · r~ta br'}squement, je reçus sur la t~te
tr a\.at' 1 pour e,éle\·er
mrs. eM ilie se remet au
se d . un extrncteur qui se brisa me recou-
av ril 1893, elle ouvres eux ftls. En vrant d'une mousse puant~. Tous les
c. ,Henry C. De~fille Scbo~l pr~r:pton la passagers hurlaient et un voyageur de
1. une des peu sion na ire Girla ». lommerce se mit à poursuivre le contr6-
l::velyn Nesb it alor lgé: d:e~6· en 1902, ~ur '!ans le couloir en braillant 9u'il se
née par Stanford Wh 't ana, ame- fzch art paa mal de l'accident malS qrr'il
sou . traire à John Bar~ ~ qui voulait la vou 1ait • · '
'! r.10 d Tht Girl on'J rr:i:!e (ct le scé- Au •. qu on 1ur rembourse le billet .
M mrlzeu .de tof!t ce tapage on entendit
Sww g de Richard Fl . h Red Veluet
l>eMille \'a JlOl rf aire fiSC er). Willlam « Jt· f'DeMrlle drre d'une voix douce :
cuetfl~~· dnous allons pouvoir sortir et
1

Allema.gnt, ·1 FriiH>ut· so} é.ducat.ion en


En 1896 au Penn syl vanf ~{JU · luJ , entre Mille ea fleurs sauvapea ,, Mrs. De-
rairie a /)iou~s eu une rnfluence modé-
1
n 1898, il n ai~· en .. · 1 ary College,
comme \ olont air,: d ' .aJu, de s'e ngager qu'eu:· sa ep 1!111 c_ette époque, j'a i s u
f1DO-a tnêri aine. Sa ar~~i~Î guerre hia-
célètirea aé que 1 e srtuatwn » (L e s tro is
n'importe urart /arr~ fac.e cwu t'crime à
tJUite ~ temp c:t n té de e le rattrape
I~AAllltt( le ,collège po~: m,~rne année l'œuvre de ~eMll 8 d ' accident de t l'll in d e
Arta) d Amertc n Academ . sr'nacrlre à day 0926) e le : The Road to Yester·
ont IO n père a vait ltéob lèrarnatlc Greateat Sho Union Pacifie (1939) et Ths
r vement être un écho wd on Earth (1963). sont peut-
En 1903 ll ve cet événement).
' a pour la première fols e n
Californ ie en tournée. Il jo11e l t' ~ h criff d'nhnr·d
cl:1nS • Tcss of th e d'U l'! Jervi ll <·s :.. Il n ·;,.. . r·f·til'
· ·c r1 t • . PIIJ· S IH'CI'P ' ' . Lcnr ç.;re-
' 1 11 ~ oll:l iFiratt<J II P!lt un u ll< ' t' è J
décou\' r c égalcnwnt IIJJ t~ ouvc l a"> p cct d u pnrt <' t 't · ~ .. · • c
~ ( ' • , .; ' 11 .' r e proplt(:tirpH: !1 •I<Ht l>cMillc :
monde d u spcctacl•: en <•nlnrn t d ans l n ~· ' 1 orntn •· Le li v r••t. e t d<• !>"Mille
Standard Opera Co m pnny •n'r i l est '~ h an ­ 'f ll t ll"!i i·Jt·<· fi VI'<: La -; l<y ln mi c -cu -cè ne
leur, régisse u r, in1prcsario, et c. 11 <· h a nte L<·ll .1.V l"H' !I 11 ' 111 1 <11• Wi ll ium l.t:IS ;orr!lr, 1 '
entre au t res dall'i « '1 h t• Bo h cmin n G il'l :t, mu s "I Ue 1\o hcrt Jlo()d H<JWCrll les
de
c Les cloches de Co n H! Yill e , c M a r·th a • l 'll:>l umes d e B l anche Lasky sœ •rr, li'un
(il dir ige mt!mc J'o rd H·s l r <' un soi r <Jll e Je m arc lr :t !Hl ~l e j.lanh, Surnr; ol (jr,!rlfhh
chef est ma la de). c T he• ;\lil< n do •. « Il cn J·h (J! 1 " '~ tun1 (, oJrl wyn) . Cette cr1médle mu-
Co urageo u s •· Vers la m ê m e époque, il IHca lc est 11 ui v i<~ de q uc lq tH:'i outreR dr1 nt
écrit en co ll a ho r·n li o n a \' C <' sou fr èr e "•.In th e Ba rr;,ck s" ct .. The Antiquf!
pl usieur p ièn'!'. qui lW sc·ronl pas de ( , 11'1 ~. -
l{rands s ucee\!'.: « The ( ii.' IIÏll s • (représenté .Pui s ~ i e nt la gron d e ~· nn{:c 1913. La11ky
en 1906), c T lw Hoy al Mo u11lcd :. (1908 - v1c nt d es.~uyer un échec cui'iant en es-
C.B. csl co- rne ll c ur en scène), c After say a nt d Jmpo ser les c: Folies-Uergère,
Five • (1913), «Th e Sta mpedc •· ay x Etats-Uni s. Le s a ffa ires de Sam Gold-
En 1907, C.B. r etrouve• l'an cie n ami fll~? march ent m a l dep u is b ba isse sur le
de la fa m i lle , Da vid Bela sco, qui lui prnt des gants. Avec u n t roisième Jarron
prop ose d e. j <! ucr dan s ~n~ de : > e s .pro- A~hur Friend, ju r iste ct b usincssma~
du ctio ns, ec rite par Wllltam DeMllle : av1 sé, les deux bea u x-f rères décident de
c The Warren s of Virginia » . La distri- se lancer dans le cin éma. Ils décident
b utio n comprend Frank Kecnan, Char- d'engager D.W . Griffit h dont le nom
l otte \Va lkcr, Emma Dunn et une petite commence à être con nu . Mais Griffit h
début a nte, Gladys Smith, qui deviendra n'a pa~ le goftt du risq ue et refuse.
célèbre so us le nom de Mary Pickford. C.B., lut, accepte, esp érant surtout so rtir
En 1910, 13elasco l'engage pour écrire ainsi de ses difficultés fi nanci ères (sa
un e pièce. DeMille écrit « The Return of de:nière pièce, cAfter Five "· vie nt d e
Peter Grimm '' • J'hi stoire d'un homme faire un four). Quant a u cin éma, il sait
qui revient sur terre pour réparer le à peine ce que c'est. La suite, c'est la
mal qu'il :J f a it de son vivant. La pièce genèse de Hollywood, le départ pour
F~agstaff, Arizona, avec une petite équipe
conn a ît un grand succès en 1911, mais
elle a été complètement réécrite par ou les deux seules personnes un peu
Belasco, et DeMille n'est mentionné sur familiarisées avec le cinéma son t Oscar
le programme qu'en toutes petites lettres Apfel, jeune metteur en scène q u i servira
comme auteur de l' «idée » . DeMille ne de conseiller technique à De~lil le , et le
collaborera plus jamais avec Belasco, photographe Alfred Gandolfi. Ma is le
mais ils con se rveront des relations ami- climat de l'Arizona est impossible. P lu-
tôt que de rebrousser chem i n, l 'équipe
cales. poursuit jusqu'au terminus du chemin de
La même année un enfant nait, Ceci- fer, Los Angeles où, paraît-il, certai n s
lia, qui épousera plus tard Frank Calvin font déjà des films. DeMille découvre u ne
(d'abord c chair-boy » , puis « research petite grange qu'il loue dans une banlieu e
consultant:. de Del!Hlle), dont elle divor- de Los Angeles, Hollywood. Le 29 décem-
cera en 1938 pour épouser un homme bre 1913 commence le tournage de Th e
d'affaires californien, Joseph W. Harper. Squaw Man, tournage qui sera dra mat i-
Un peu a va nt le succès de « Peter que : attentat contre DeMille, sabotage d u
Grimm •, l>eMille réalise sa première négatif, etc. DeMille triomphe des pre-
mise en scène théâtrale : « Speed » de miers saboteurs, membres du c: ~lotions
Wilson Uood, qui est le premtet· succès Pictures Patents Co.», premier trust et
de Sidney Grcenstrcct. racket de distributeurs de cinéma . qui éli-
Entre temps, Mrs. DeMillc, dont 1'6cole mine, parfois brutalement, les distribu-
de jeunes filles n'a ptts été un succès, teurs concurrents. La première du film, en
est devenue impresal'io ct agent littéraire janvier 1914 devant l'équipe, les amis, l es
de la c Mrs. H.C. DeMillc Authors' Repre- producteurs, est un désastre. L:e film est
sentative:. devenue en 1910 ln c DeMille mal perforé. C'est la ruine. :\lais Lasky n
Play Co.:.. Cecil devient c. general mana- l'idée d'aller à PhilndelÏhie demander
ger • et découvre l'aspect financement ct du secours au plus gi·am technicien du
production du théAtre. Il lance Walter cinéma de l'époque, Sigmund « Pop .~
Hampden à qui il donne son premier Lubin. C'est un hommt' du Trus~. mats
grand rôle . dans c Chee~· up ~ de Mary il accepte quand mèmt· de les :uder. Il
H.oberts Hlnehart, ma1s néglige une t·cfnit les pcrforntions d 1'he Squaw Man
Jeune starlette, Theodosia Goodmun qui sort le 15 février 191-l a ne un . ){rand
deviendra Tht•da Bara. ' succès. Ln jeune l'ompagnil..• dé~1dc • dt'
En 191~ u lieu la rencontre capitale fail'c au moins un tllm put· mo1s . .El it~
uvee Jesse L. La11ky. Luky est un célèhn· engage d'uutres mdtt.·ul's t•n ~cènt.'.
product':ur de comédies musicales. Com- En avril 191-l, lkl\lilh.' décidt• de s'
me il aune lt·s comédie!! musicales bien lunct•r dans ln mist' t' Il s~o·~nt' seul e t
constru.ites, }1 décide de s'assurer la col- tourne The Vir!lilliall. Il ndop~e . uu e t~ ­
laboratwu d uu homme de théAtrc confir- funt qu'il appl'lh.• John. 1~ l!~lt vet~ u·
mé. Il va lt·ouvet· Mrs. l>eMillc et lui sun frère pmu· t'l'I'ÏI't' de!! sct•~tur.iOS . \Vtl -
d.emun~e d'entrer t•n contuct uvee Wil- linm vient à t•outre-nrut•, mats il t'e st r a
ham. f.lle prétend qu'il est trop occupé quarante uns à Hollywood t•ommc ~·~ nu­
et lui recommunde Cecil. Lasky est tout ri ste et metteur en !Wl'nt• . l .n m Jut·
. Bchsco n·nd dix de .ses m .oin .~ 11 r 1,. o; ; ,;,1,. , 1 r ilo., ,.
nD ée DaVId c' 0. ,.l' til seront filnl('('!;, prfolnlf sur /,. si 1·qr· Ill)
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<' ~lJTJP t.tgn•c nér·Jc 11 nc priv(, 1 • ~ 11 .Ctnnpr. ,, •
11
an•c a .
\\'.'\'. Hodkz~1so~u~uPJavrrs de Zukor ct l1vc Jll~qu'cn 1921 s - ~ 111 ' ' r ;., ••!..- . ~·
film de la {to~oscn cl ·de In Bosworth. • • • r, Il 1! ( ' 11 j r ff
guerre, con sistera à. c ·, s ~J y r~·,. d;,
•n·t rJe
<'<'IIX de 1~ ' l'lH pnu•· Je film Rose ()f ~wr p1cd -t le cin<:m~• 'H 1 - In!.;HrP
C'c· t aussi e~te 'vc .\ filk n •nconlra .Teanic fabrique un système de'· px •:rrul·c'l ~ lJ
t he R•!llcho qd'·!bord nclricc d:tns de pe- l a t 1·r e t .suggere
>.
à J ~~kyr<'J''l <:tir
. •n P'• r-
~f a cpherson, ' . dc\'i nt p 1u ~ lard sa d,'cnvoycr tous les film~ i.:• ~> k \a a. Zukr,r
tit.~ r<;iltcs ...·~t\itη~~ ;'usq 11 'à Land of Li-
scen a n~ e t1tres en anrtlais et e 11 fr~ vcc Jnt•;r.
b ~ anr·a
berly (ltl3!l) . ui ranJ.ge l'Europe donne lc,?dmé atta.nh. é L~ projet l:chr, ~H:111J r au.lt.
1 e sera r al!séc Jors de 1. • 0<~ 1s
L~. g·~~rea~éricain, jusqu'ici plus ou guerre mondiale. a Rtc•m dc
~uoi~~n1rïbutaire du cinéma européen, un Loin d'être découragé c ~ ré l'
elan définitif. . è d film de propagande antÎ-aÙ~~ .. ;d~,e ~ n
En 1916, Cecil demande ~ sa m re e l Come Back to YouJ et juste a u rn (Tri[
ie rejoindre à Hollywood ou ell~ mourra où l'Air Force lui demande de , , .ornent
en 1923. C'est a us si en 192.3 qu 11. achè!~ ~lm ~ux: les activités de l'armée d~rΕ, ~n
la maison qui sera la s1e!lne JUS9u. a 1 armistice est annoncé. air,
a mort au 2010 De~Iille Dnve. En. JUin En 1920, les grands studios se dl·
de la même année, la Lasky fusiOD;ne tent DeMille. Pour le garder l« p·'PU-
aYec la Famous Players. Zukor rachete mount augmente son salaire. . •C.B. ara-
- f•mdr:
bientût les actions Paramount de Hod- avec sa femme, son avocat ~eil )1cCart h··
kimon et dedent le patron. En août, et sa be,lle-mère EU~ King Adams ~ Cecfi
il oblige Goldfish à dém,issionner. Go~9 - B. DeMille Productions~ qui de viendr·
fish s'associe alors avec 1 auteur de thea- une société en 1923. a
tre Edgar Sel"~·n et forme 1~ Goldwyn . En 1922, il adopt~ Katherine, orphe-
Pictures Corporation dont Il prendra lme de guerre canadienne, qui fera plus
plus tard le nom. tard une carrière d'actrice dans les fi l m s
En 191 i, les Etats- Cuis entrent en de De:\fille (le premie r éta nt Mrtdqm
guerre. De~fille ,·eut s'engager, mais les Satan), mais aussi avec :\fcCarev Œelle
autor ités militaires le tro:.Jvent trop âgé. of the Nineties) et hien d'autr-es. E1lt
On lui »ignale qu'i l aurait peut-être une épousera en 1936 Anthony Quinn dont
ch a nce comme a dateur. Sait- il piloter? cHe a depuis divorcé. C.B. adopte égale-
c Son. répond DeMille, mais j'appren- ment un enfant trouvé, abandonné da m
drai, _ Il vient dt découvrir les joies la voiture de son dv oca t. et l'a ppel!.:
de ra,·iation avec Al Wilson, jeune pilote Rkhard.
engagé par la Paramount pour une sé-
q ence dans ur: film. Il prend des cours En 1922, De~fille a quelque peu ra-
de p ilotage : lenti son rythme de production. Il fa it
c J'avais, uutre d es raisons patriotiques son premier voyage en Europe a vec son
une autre ra.isrJ!l d'apprendre il. pilo t er .: dt:corateur et assistant Paul Iribe. Il
!a P.eur. !oute mr1 vie, j'ai eu une peur tombe gravement malade à Pari s. Il est
rrr: rsonnee. de l'a_lfilu:Je. C'était quelque s auvé grâce à un militaire qu'il a connu
~h :;~e gu.e }e devws vamcre comme j'avais alors qu'il apprenait à pilvter: le col o-
.Ufd ls varncu ma peur de monter les esca- nel Harvey Burwell, alors officier d'~­
lr ers dans_ le nüir . Dans une certaine .:upation en Allemagne, qui vi.e-?t le \·?:r
m esure, P,llüter .étoit tr~ s frJcile ri l'épo- tous les week-ends. Le sup!:neur hie-
que. Il !'Y aoalf r;ue deux instruments rarchique de Bunvell trouve ces \'Oyages
a surveiller : la jauge d'essence sur le à Paris suspects et vient se rendre co mpt~
~~b~ea~.1 d_e b'i;d et l'allimètrt' à sr)n poi- sur place. Et c'est ain si que. DeMi l.lc fa1t
h e · race a eux, on savaii à quelle la connaissance du générn.l Htlly .lttch :H·
auteur o_n était et Cf.Jmbien de temps . près son procès, Billy Mtt.:h;ll Hnt tl\ ~
cl: louua,zt .eno:re y rester. Les para-
ru u n exutazent pas. La premiere
Burwell voir Dc~Iille. C.B. r conte ·
c !t.'ous jurâmes de tout faire pour q.ue
~nau;é~'/eyr (ue ur,u_s commettzez était, !tlitchell réalise S(Jn rëue et pour fazrt
avancer la cause de l'aviation ». ln lb u-
nuit . ra '. a dernzêre. En volant de
Wle 'b Je -~uz• dpaué une fois à travers rcuscment, De. fille n'n pa r conté 1
autre {~~!ede t e fil de fer barbelé et une suites de ce serment.
riaaant sur r~vers un eucalyptus, atter- De retour nux Eiat 1>-f'ni , il c t no mmd
laiari le 1 e fuselage O]Jre avoir vice-président de la I•cdcral Tr.ustd 8 Ïa
riére m:; a~/'· d'!n• les branches der- Savings Bank of Holly\\Ood, pu1 A _
ljratignur~ au Je ne me fis aucune Commercial • 'ationnl .Dunk f I.o . 0 t
~ rau . IIPa, mé!ne une pouufère lt:S et a le droit de igner le lull
instrument . JI avazt encore un autre émis par la banque. H Cdt. 1 conna 1 t
inatrurnent'. 'i
on peut a_ppeler ça un ance du plus grand bnnquwr de ~ 1.
tracteur aVait a 1 cl~ anglat~e, que l'in•- fornie, l'Italien Amadeo P ·t ·r Gi 1 H 11 ~1t
OUJoura à portle de la qui Je sauvera en 1923 n lui a\an r
deux cent cinquante mille dollar P u
6
tcnni n cr Th1• T_cn Commanrlmrnts dont
mr fiT<>Jwsr•nf. If~ ~nn/ 1 .
Je tournng<· avatt. s u bi rlt·s dc.'·pnsscmcnts
(·normt·~ de hudgct. nt• /H' 11 ~··nf
,1,,. 1,.· ~
•11·
,.,.7;;. rl
n 11 11
, ,.~ s,·,-·nr.ll
f"'"
dr.
''li~,rté& dèset
En clérem h rc 1924, r'cllt l a r u p lut"l' nvt•c n idt· 11·q :n i si t 11. d,"n" Sfl ll •• d•• ctné17UI
Zukor d la P:1rn n HHm t . Lt'!' r el n t ions <1 11 <"1111 fl l"~rl rt rf•• 0
'J"fll'' . .f p n~ lrfliiiJI!
entre Dcl\ti ll c ct Znknr St' so nt d c.'· t t'·rio- dr n.~t· ·1 u~si 11 flr 3; 11 11 111
'' 11 •• { <lire nrtlre
nlc:s. maigri· 1<- :sn cc<'s cl t·~ Tt•n Co mm n nd- d 1• ,.,:; 111 ;,. ,.;, ,r s.ac (J il l .'l "~' .fnire, j'PIISflil'.
mt•nts. So n co nt rat es t 1111 11111 1·. h • !) fan- ltllil lllf'l l r tll"/ n : ''~'f! ~' "*S IIIt rm l es IIÎ-!- ''"
vier 192~. ·
DeJ\.li ll l' pren cl a u ss it l'l l <"mtla<'l :l vt•c ~t· r·". l' l t: llt /,s· ;;;:u/'c';~~~~,;~7~:;.'/~s 'j,'" j'~·~
.,sn ~ , 1 1
llOII N lro u tn~r l e~; 1·apit(lur f)nllr
!:1 P t·od nccrs D ist r ihnl in g C orpora tion
c<H llJHl~ nit• ch· d is l r ihuti,,n <(IH' vient d~
flll"t '
"
r:l'd rlflltl ll fJ I/ Il IHIItf O II .S. Il .
D_l·M I!I r crée cette os·l(:lnis:1 ti 0 n la
fo nd er un ba nquier, .Ter eminh Milba nk
qui cherc h e d es film s il di stl'ibuer. Dc 2 « D11·r rt o r s' Guilcl "
avec Sl'lrlemcrst
al.tlrcs r_ndt c urs e n scène, F.rank Borzng~.
trois
l\fi lk vi en t d'achete r pour sn rropre K,wg _V1dor ct Lew i s Mi lestonc, mais il
co m pagn ie les studios de Thoma s J-. Ince n a rn ve pas . à. lrouvt· r d e capitaux, bien
qui dent de mourir ct les rebapti se qu e ces _tro.1 s hommes soient parmi les
Tk:\! ill e St u dio. Les cit•ux hommes s'a s- plu s estlm c.s à Holl ywood (respective-
socient c t fon dent la Cinema Corporation m ent P?Ur S evenlh llea iJen, llallelujah et
of Am erica, « holding» qui possède tou- Ail Qutet on the Weste rn Fr on t).
tes les actions des deux sociétés : P.D.C. Après l'échec d e Th e God l P~>s Gir l (à
et C.B. Del\lille Co. ca u se de l'arrivée d u son) et du troisième
Le premier film réalisé il Dcl\fille Stu- Squaw Man a insi qu e de la ~ Directors'
d io est Th e Road to Y est erdag. De Guild '>, DeMille se retrouve sa ns travail .
19:25 à 1928 DeMille superviserà une Certains le considèrent m ême comme fini.
ci nqu antaine de films en plus des trois Il décide d'entreprendre un gra nd voyage
qu'i l mettra lui-même en scène durant touristique en Europe avec sa femme
cette p ériode : The Volga Boatman, King dans l'intention d'y trouver du t ravail.
of Kings , The Godless Girl. Il a d'ailleurs un projet ~ The Sign
Del\l ille conserve d'assez bons rapports of th e Cross », rem ak e d'un fllm tourné
p ersonnels avec Zukor et Lasky durant p a r Zukor en 1914. 11 considère so11
cette période. Pourtant deux incidents projet comme le trois ièm e volet de
détérioreront un peu plus ses relations sa trilogie religieuse : The Ten Com-
a vec les autres membres de la Para- mandments (~Dieu donne la Loi ~). The
m o unt : un employé dénonce DeMille King of Kings ( « l'I nt erprét :llion de \a
p our fraude fiscale, mais celui-ci arri- Loi>>), The Sign of the Cross («La pre-
n •ra à se justifier. Enfin, au cours d'un servation de la Loi »). Il essa ie d'abord
congrès Paramount on joue un petit d e monter le film en Grande-Bretagne,
sketch interprété par Marshall Neilan et mais le projet échoue. Au théâtre, il
Ford Sterling où ils se moquent du dé- découvre Charles Laughton et décide de
part de DeMille « gone down the road to lui donner le rôle de Néron si jamais
yestcrday » (1), mais les exploitants pré- Sign of the Cross se ré_alise. .
sents réagissent en faveur de DeMille. Il visite ensuite Pans, la Belgiqu~, le.s
1927 est l'année de King of Kings, le Pays-Bas l'Allemagne, enfin la Russie ou
plus grand succès de DeMille. En 1928, le son film 'Godless Girl remporte un ~and
parla nt fait son apparition. Godless Girl succès. Il est vrai qu'il est ampute d e
est distribué avec une bande sonore. Le sa dernière bobine (le rachat des héros)
cmema est en pleine tran sformation. et qu'il est considéré, dit C.B.,. comm~
DeMille estime qu'il ne peut plus à la « un documentaire sur la brutalité. poll-
fois produire et mettre en scène. Il se cière aux Etats-Unis et la propagation , d!
relire de la Cinema Corporation of Ame- l'athéisme parmi la jeunesse amerz-
rieu, vend les Del\fille Studio à Jo seph caine ». Des pourparlers en . vue . de tou~­
P. Kennedy (père du président) et signe ner en Russie «Guerre et Paix » ec~ouen .
le 2 aoftt 1928 un contrat pour trois DeMille est fasciné paRr SIS ~~~s\~~~ 3~
films à la M.G.M. metteur en scène en U. · · · . p
Octobre 1929, c'est le krach et l'épo- toujours «un film d'Ei scnstcm . . de . on-
d kine » etc) mais refuse ra t.t•gonqnc:
que de la c great depression » qui mar- ov t de v' oir. ;on projd discute p:H dle ..,
quera l'atmosphère de presque tous les men l t s h "' t.•,· ,_
films américains du début du parlant. représentants _syndi~a~tx ( e o u . ·
Les excès de ces films amèneront la créa- niciens, machll1os,. ch . , . Qu ·tdratu re
tion du code Hays que DeMille présente Il achète les drOI_ts d~ y!î'~nti~ Knt nev
à l'industrie du cinéma à Hollywood, en du Cercle~. ~oméd~~ dais) et fait d•• sou
1930. (q u'il ne réahf sera pm
. ' llV '\Dl't't
. lu {'('•' ' i sh•tt<"t'
·~ ·' •
Après Madam Satan, Dt•MillC' réalise mieux pour ·~tr~ d 1• t ·tn'<' humou r tn t x
u n second remake de Squaw Man, qui padflque e~ rep~H~. n. ;,s ' (n'ou lu i dt· bit~··
est un échec. Il déclare à un ami : slo~ans antt-a.me. rtlll.ll a. "llllSt'lHt lui e. ,pit-
c Peut-être ai-je fait cette troisième A un uutvt . 'l' 'lt"lll"l' ( ~ •• . "t l " ·t'
version sous le coup d'une sorte de
:s : •
1 l;tnit un cap t n _t:s •
(}\1:11\t que « ~. lllcoNn "rs 'uc pour Ol ll'U X
dé sespoir. Je n'arrilJe pas ù Mre inspiré qui n ' a 1"1 ~ ' les "1ot ;pltqm'
t lt r~
. 1 : I•~ n n t - 'l t ,
J)/1/" le gPnre de films tJIIe les producteurs ~ t·rvir h' l' apttaNl -._.. t /.~onrncnt t' Il t•sda-
alors, qnl' les on:s t
flint <[IIÏ val{e'! » . f séjour t'n ( l n~ c .·. Eg •pt'
Après un . hrC' , D 'Mill~· r l' \' ÏetHl l'nt à
1 ) .)t•U dt! IllOI S S Ul ' l1• \ï ' ll :l lt 1lf' Sfll' •
tir (Tile Ruad tu Yestaday) pout· signifier t•t Terre Satnh' , hs e
que DeMille appartl1:nt au passé.
7
}!l!lt (.'t Cil 1932 Il luli C' prll.tr impn ~ ('r Hohcrt A
d en décemnr<' • '1, mount t·t c o nll_n <' cn.t\f lldat r l' puhli n lin ltlt)( .• · T ft
HolJywoo jJlc n\'l'<' ln ara fil . pn' !ud<•nltd Il:'< ô t• t !lfi2 tn n i 9 F '111c 1cctton l\
C.B. sc récnnc . l'cs~ai pout· nn m." l'<'tllport t•t·a . ' · ' '' nhow c r
sipnc un conCtrnt n qui est un gt·and suc.- En l!l fd, il comnwnt'C' h r··· 1.
Srqn nf t!te ,ross. HIY<'Il\1 conl rnt pour dt•A 'l'rn Cnm'?utndm••n/ 11 d'ont ' ·;,. 1l.lir,n
111
c<'s. Il stgne no m .
l!lllo(<' :st• pn~II'S lltvr n Jl! 11 fJU ': tlt 1:J :of,(1t \i'~~­
· Il !13;.,
1rots ns Oc Mill<' t'li\ .tsnl{<' d' t
"'' rcf•
• • 1.
-
(.'<·s l t' Il T~gypte 111 ' tl :lltt·11 :;,1 : ~ '" ' ·
En 1. "• • 1 •r son t'Olllrat, n~. t s l'ri:St' <·nnlinquc . . •e film soti ~~c m,; rc
rer sans t:<'?on' ~- ~tércssc, ct•llt' dt•s fl·è -
um' propostt.wn l'. . qui lni propost'ut d l'l'llljlnl'lt• Un lmtn<' OSC 'Hli:Cè l! n l.! 5r,
res I,eyer. rots du\ s.t\~i';m dt' racHo tou:s vient une dernière {oi s en E'~r eMili e
0111 1!!57 pour k lancer. - ~ OJ>e en
de diriger . unelt• ~ 1' li·.x R·tdio•
Thcali'C
.
:..
1nn d ts.
h•s "JI, 't tlc't"l sion de mt eux En l!H)fl, sc11 médecin~ lui r <'<'rt .
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Dei\r1 t ·' 't
yot une • . t 1 • dl?nt de sc reposer. rt ne peut 3 ~
1 1 ~lm."ll ­
1 , dn .. ma. IJ udop c. c
f:t~re. connnl re dr~matiscr des histotres complètcmeut la réalisatil>n de h rvn' ,1!r
• • è
caneer, n11s en sc ne ~,>ar Anth()ny eQ .1u:--
p~t_nct~fl~m~~s 4: en les transformant en (après que Brynner a1t été pres,cntiutno
d~}A d · p' hon.iqncs interprétées par
prononce qu~lqucs mot s nu d(:hut dn)f\lll
ptt'<'t'S ra JO des actrices de cinéma ~.
des actct!r~ et1936. ~ lien la première (coupé ultértcuremcnt). Le 22 rléce b m
1:t, . t••. JUin "
4: The Legionnaire and the
La- 1958, il fait sa dernière apparitio m re
d1~1~ss~~·~c .Mariene Dietrich et Clark Ga-
public à la première du film . n en
ble Le «Lux Radio Theatre» rend:r:a Le. 9 jan':ier 1959, il :end visite un
D ·~f"Jlc célèbre dans tous l_es Etats-Ums dernière. fo1s aux st~d~os Paramoun:
et~.d:Irera jusqu'au 22 janner 194~. Le 19, tl consent à s aliter sur l'ord ·
En 1937, C.B .. refu~e _de se presenter de ses médecins. Et selon le récit de Agnre
pour Je parti republ!cam au poste de DeMille .: « Deux jours plus tard, le
au matm, on retrouva son lit vide n
21
sénnteur de Californie.. . avait désobéi et s'était levé. La famine
En 1940. DeMille presente a une expo-
sition de machines à sous un pro~et affolée, se mit à le chercher partout 0~
d'appareil qui devait p~sser des pet~ts le découvrit assis près de sa femme
documentaires de trois mmutes .. Le proJet Constance, qui était elle-même trop ma~
est accueilli avec intérêt, mais n'9;ura la~e pour parl~r et n'était peut-être
pas de suites. C'est en quelque sorte lan- mt;me p~s consci~nte de sa présence. Il
cêtre des sCOJ,Jitones. hu tenait la mam et semblait attendre
En 1941, c est C.B. qui remet à John q_uelque . chose. Quand on arriva, il re-
Ford J'Oscar de la mise en scène pour vmt docilement dans son lit et c'est là
How Green Tl'as My Valley. que quelques heures plus tard, sa Bible
En aoftt 1944, l'American Federation à côté de lui, très simplement dans
of Radio Artists, syndicat radiophonique 'iOn sommeil, il mourut :) . '
dont De~fille fait partie, lui envoie, com-
mr à t(lUS ses membres, une lettre lui
dem::mdant de verser un dollar pour
constituer un fonds destiné à lutter MISES EN SCÈNE
co~tre un projet de loi permettant à
qUiconque en Californie de travailler
sans affiliation à aucun svndicat. De- La liste de base des films mis en
:\fille. ennemi du principe· du c closed scène par De~fille est celle figurant dans
shop • (refus d'emplover des travailleurs un petit livre noir conservé au Del\Iille
non syndiqués) refusè de payer. Le syn- Trust à Hollywood où De~lille consignait
dl~at le menace. De~fille tient bon. Il les films dont il se considérait l'auteur.
fa1t~ sa ùerniè~ é.missi_on Je 22 janvier Cette liste comporte i3 films. 70 d'entre
19-ta .. Désormats, Il lu1 est interdit de eux sont reconnus depuis longtemps
t~ava11ler à la radio comme à la télévi- comme étant de De::\tille. A cela s'ajoutent
!'IOD. Chicago de Frank rrson, seul film de la
~~~is, s'il !J'a plus le droit de travail- série De~lille Productions de 1925-28 à
~~r. a la radt.o, Del',fille a encore le droit avoir été inclus par De~lille dans ses
~ p~rle_r. SI on l.Y fm·ite. Le 17 mars mises en scène, Land of Liberty. film de
1!145. lnnte par son ami William M Je( montage produit par De~fille et Califor-
f~r:. (!Jui l'a aidé à réaliser Union Paci~
Be: tl dHen,d ses opintons à la radio
des lettres d encouragement lui arrivent
nia's Golden Beginning, partiellement mis
en scène par lui. Nou. v avon joutt
3 films de 1914, Brewster'. Million , The
de ~~u- le Etats-Eni s. Certains envoient .\!aster Mind et The Man On thr. Bo.T
e argent pour lutter contre 1 . parce que les journaux corporatif d
de!> .wndicat . DeMille dA. 'd ad presslOn
1 c b t"Il ~·ri e e fonder l'époque désignent OeMille co mm or-fa-
F rdom> e. 1 Foundation for p l't' 1 li ateur, un film de 1916. The Go o e Girl:
'd'f Oltca
(e11e fut di ~~~te Aetdra jusqu'en 1959 partiellement mi· en scèn p r lui, ain 1
8
dateur) 1 d · mort de son fon- qu'un film ùc 1917, Nan of Mu ic oun-

( 1re e rott rles travaillettr à fClin, où ln équ nee de blizz rd t
partie d' • . ne
d
eux
E
tat
droit en 1958 d'
au~:un ~yndtrat. En 19~5
seulem t dA.f
en
.. '
.... endaient ce
lui (il en r oute le tourna
autohiogra~hie,
d n
n en pr 1 r l'app r-
°
de ~~ DeM'Il 1 e
' Ftx-neuf: grâce au. effort tenance). ous a\·ons ajouté par ill ur
oundatton
Après la guerre D M'Il · ,
clivement de f e. I. e s oc.cupe assez
{·n 1921 Don't Tell F.uerything qui c, Ï-
prend vingt minutes d'un pi de d •\-
il fait des eonfére~c~datJtond plour la_q~elle {airs of Anatol n n r tenu d n
e e n poltttque. montage déftnitir, enfin n 1932 For tlf.ll
Co mmandm cnts qui e ompr<' nrl d l.' l nrgc!l
ex t raits d es Tcn Commanrlm<'n t x ( 192:1). l"('VIcnd rn 1t Jnoin 11 dt ct· , .
ronllid(·•·n t lon lo" d'e ftu ('Il 11tn<ho,
1914 T H E SQU AW MAN (Le mari de '" ' Rl"flupc de jtn ln· n<-glil(f'nh)(, pour
l'Indienne) (5 bob.), Lnsk y. mt'rn 1• 111 ~ 1<' cuneR 1< 1' 11 11 qui n'nvnient
Réal. : DeMill c cl Osenr Ap fol. h i:~toin! vi' Il Stl~dio. C'él.nit une hnnne
Scén. : DcMill c, d'après l n ("Olll6d ic l l.'ur d r~mnt~ e • e pn.sslo,nnnntc. Sn va-
d'Edwi n Mil t on Hoyle. l n Rcèn<·. Sc~;• < t ~e~ 111,l d être éprouv(:e à
f ·l " re dnit conntl de lu
Phot.: Alfred Gund Ôltl ct Alvin Wyc-
koff. l'~~~~~·~~~t" ,.:~~~ .J•n hl ic. qui ni luit nu théAt.rc,
Vo t l ' . <. frnctHm d u public que nous
Déc. : Wllfr cd Buckl nnd . ·l \ •o n s lt ltr rc~, c_n plu'! du public de
!lfont. : Mamie W ngne1·. (d ' n c m n 1111 1 CXIstaJt d éjà ct ne C("!lsall
/nt. : Dust in Farnum (J nm cs Wyngatc) , n u Rllll" lll <·r. ·
WinifrC'd Kingston (LHdy Diana) ,J'é l ni11 eonval ncu qu e Je 11 « fcnture
Dic k LaRcn o (Big Bill) , Red Wing pla yH ~ '\II C m enti on na it le nom cl(' notr~11
(Naturich), Dick LaStrunge (Grou- c<?mpagn1 e, ét a ient l n solution de l'nve-
<'hy), Foste r Knox (Sir .John), Monroe mr : des film s de pl nsic·urR bobines ra-
Salisbur y (Sir Henry of Kerhill), Joe ~~ ontnnt un e h istoire hien construite, 'bien
E. Singleton (Tabywana), Billy Elmer JOuée, pas des « ho uche-trou :t comme
(Cash Ha wkins), Fred Montague (Mr. on . e n pn ssait dans les cafés-concerts,
P etrie), Bab~ DuRue (Hal), Harry mat s des film s im portants, intéressants
A. H i scox (Fletcher), Gordon Sack- en eu x-m êm es et présenta nt une forme
dramatique vraie et nouvelle. En por-
ville (capitaine du batea u), Mrs. La- t a nt tou s no s efforts vers cette solution
Reno (sa femme), Baby LaReno (son nous étions en t rain de changer le cour~
fils), F.O. Galvez (Butler), W.J. Burns de l'industrie ciném a t ogra phique amé-
(Shorty) , Milton Brown (Bud Hardy), ricaine. Nous n'éti on s pas les seuls à
Ed Lewis (Nick), Thomas Figee (Co- penser ain si. Je n'ai pas la prét ention de
wan), Sydney Dean (Dean), Alson revendiquer pour moi-même ou pour
(bookmaker), Harry McCabe (Bunco la Jesse L. Lasky Fea t u re Play Company
man), Kathleen DeVois (Bunco wo- le monopole de l'idée des lon gs më-
man), Charles E. Whitaker (détective), trages. Le premier peut-être qui en ait
Mrs. Filson (Lady Elizabeth), Mrs eu l'idée en Amérique fut George Kleine
Fuller (Lady Mabel), Mrs. Montague qui réalisa The Life of Moses, un film
(Mrs. Jones), Mrs. DuRue (barmaid), de plusieurs bobines, en 1908. Mais The
Gordon MacGregor (butler), Cecil B. Life of Moses fut présenté bob ine par
DeMille (un joueur de pharo), Iron bobine dans les cinémas, comme c'éta it
Eyes Cody (danseur indien), Tex la coutume à l'époque et il n 'eut aucun
Driscoll (Clark), Oscar Apfel, Hal succès. Le même George Kl ei ne im porta
Roach, Art Acord, J.G. Harper, Dick en 1913 le film Quo Vadis qui avait huit
Palace, W.H. Stratton, Helen Carru- ou neuf bobines et tint plusieurs m ois
thers, Nell Franzler. à l'Astor Theatre à New York. La m ême
Un noble Anglais, Jim Carston, est année, le film d'Hobart Bosworth . Th_e
amoureux de la femme de son cou- Sea Wolf, d'après Jack Londo n, 9u1 f a ~­
sin. Ce cousin ayant commis une indé- sait sept bobines, et un film de s1x bobt-
licatesse, Jim se dénonce à sa place et nes, Traftic in Souls , basé sur l'é ~ud~ de
s'exile aux Etats-Unis dans le Wyo- Rockefeller consacrée à la p ro shtut u~ n,
ming où il épouse une Indienne qui sortirent à New York. David W a rk Gnf-
lui donne un fils. En Angleterre, le fith croyait lui aussi aux films de pl u-
cousin meurt en avouant ses fautes. sieurs bobines, mais il n 'ét a it pa~ allé
Les parents de Jim vont aux Etats- au-delà de quatre bobines avec Ju dzth of
Unis et supplient celui-ci de rentrer. Bethulia. La compagnie d'AdolJ?h Zukr,
Jim refuse. Toutefois, il accepte que la Famous Players, ét a it e n tram de r . a-
son fils aille en Angleterre pour y ~tre liser en quatre bobines A Lad u of Qrwlztf"
éduqué comme un ge'!tleman. A~ _dé- Comme cela avait été. le c~s p~ur
cinéma lui-même, à l'mventw n . ~que
l
part de son fils, l'lndzenne se suzczde. plusie~rs cerveaux nvaient .tra.va lll~d au
Remake muet en 1918, parlant en 1931. même moment à partir de prm.ctpe~ bl eb~=
DeMi/le eat figurant. . l'"dé du film en phtstenrs o 1
C.B. DeMille. - Puisque nous étions nes fut 11 e ef rut•t de plusieurs cerveau x
hques,
décidés à pratiquer dans notre compagnie et des nôtres notamment.
une politique selon laquelle tous les 1914 BREWSTER'S MILLIONS (5 bob.)
films seraient assez longs pour raconter
une véritable histoire, avec une action Lasky. f 1 t DcMille
aussi élaborée que celle que le public Réal. : Osca r .1A1P est~ ne ct \\' im·hell
attendait d'une pièce, c'est donc tout na- S én • •· Med'1v1 eè •Jol COtllt.\dte
. h~
• . \"'• ·
turellement que Jesse Lasky et moi nous
nous sommes tournés vers le théâtre
' C
Smith, nEr s 'ougley bnst.lt.' su r
Smith et . yrlon Gcorl{e Ùnrr MeC ut-
pour trouver notre premier scénario. une histou·t• < t.'
Une pièce d'Edwin Milton Royle avait ebeon. C
eu du succès quelques saisons aupara- Phot. : A. Wyl·kof .
vant : «The Squaw Man~. C'était un D é c. .. w. Bucklnnd. .
1 Sin~otll'ton (F.dwm
p ·t
t: r
western dont beaucoup de scènes se pas- lnt. : Josep 1 :Èdwnrd Ahdl'S (1\obert
saient au Wyoming : cela nous intéres- Br<•wster), Montgomery Bn•w ste.r),
sait, car ainsi on pourrait en tllmer la Brewster et • (Junw Sl•Jgwkk ), Mts~
plus grande partie en extérieurs, ce qui Sydney Dea ne
1914 TfΠCALL OF THE ~OHTH rL':.tp-
pel du Nord) r;, hoh.J La~ky.
Scé.n. : f)eMillc, d'aJ,rb le rf> man tic
St.~.:w;u·t Edwart White c C<mjurtjr·~
HrJil'it:~ tt la pjèce du même tTtre de
Cicorgc Brüadhur~t.
Phot.: A. WyckofT.
IJ/:r. : W. Buckland.
/ni.: RolJert Ede11on (Ned Trent et
Gr~dunc Stt:wart), 1lH:t>dr,rc H<,}Jcrt.
fie mardlandJ, Winifred Kinl(stt>n
(•w fllle), HrJrace B. Carpenter (Hand),
.ftJdë Deane (Picard), Vera McGary
(.Julie), Milton Brown (Me-en-f{an),
ThtJJnlll'l H. Galcn {Albert), Stewart
Edwart White (un chef lndicn), Tex
J>ri.'lt:oll.
/Jrumt rie la jalousie chez lu tmpptUrl
tlu r:ranrl N(Jffl.
J!n4 WHA'f'S fHS NAME? (5 bob.) Luky.
Sr:éu. : UeMHJe, d'aprèH le roman de
GeorJ{e Barr McCutcheon.
Phot. : A. Wyckotr.
/Jtc. : W. Jluckland. Lollt
/nt.: Max Flgman (Harvey), •
lh1h rt11<,n (Nellie Duluth), Sydney
Deaue (IJncle Peter), Fred Montarue
(1 ~tfrfux • Cecilia IJeMille ( •nfanO.
Tex Dri"coJI. ull
I.e mari d' ur1~ c~l~bre com4dienne
dun• l'ombre de celle-cl.
1914 TH P. MAN FROM HOME (5 bob.)
l.uky. . 16U de
Nctll. : JJddille, d'Mprh ~- ~ (MD
Booth 'J arklngton et o.r·~
Wibon.
f'lrol .: A . W.vdwtr.
IJh: .: W . llud<lnnd .
Jn/. : Tht•orlot·•· 1\oht•t · t :-~ (Lt• Hnt 11 fl o 11 , .
Chnrlt•ll Hl<:httHIII (llunld Vodw;!~
Pi kt•) •. Mnhc·l Vn11 ll~•r• ' " cr·:ttu•l Cln 111 •
ger Slrnp ~ ott) , A 111111 Hl tri( (lfd••n
Ivnnoff), l· n·d ~'""'"ll"'' (l·:ud lfuw .
co11l ~<,) , Moiii' O<' St~liiiiiiii'.Y (!lou , Al
ruer-!<'), llorrH' I' Il . ( .nqwull'l' (1 vunotr)
J)or·othy Qulnc·y. T\' f>l'l~woll . '
A Sorrrnlf•. , 11111'. Anu 1ricailll' 111111 11
s'a'r'm!ra~·h1• d 1111 ./l'lill l' A nvtoix 1 ~r1 11f 1•
d tn.~rgnrfuutl . /,,. }111 1'1' tlu /t'UIII' hor11
nl(• "'' ?'JI''' •.lllt' lllllflrt· .~ .~··· 1'111111(: d'un
réoo/utroniilllrt• rll.~.~~· 'fil il tJ fait
condamner rt/1.1' lniiHtll.rforc,lx l'li Si-
hl-rit• . :f rriiJI'ftl ù. S'?rrenlt: Ir lttfl: ur
de la JI'IJ/11' A !llfrtNIITI,f' IJIIÏ vt·ul em -
pt'cher Ir· mrcru!fll', p111 .~ Ir f'PIHJlullon -
naiN' é(}(ult: des minl'.'1 de Si{Jérie el
décidé ù sl' venger.
!914 ROSE OF THE HANCHO (La roHe
du ranch) (5 bob.) LaHky.
Réal.: Dc.:Millc el Oscar i\pfe1 (Ké-
qucncc.:s de la mi ne). ·
Sein. : DcMillc, d'après lu pièce de Da-
vid Bcl::tsco et Hichunl Waltr>n Tully.
Phot. : A. Wyckoff.
Déc. : W. nuckland.
Int.: Bessie Barriscalc (.Juanita Castr<>)
.Jane J):Jrv.·e!J (~c-iillra Ca~, lro), ,VJr 111 ~
Ne Sali~hury (f>r>n LuiH), Uick La-
Heno (Ezra Kincaid;, .Jack W ..John H-
ton (Kcarncy;, .Jcanic Mac,.Phctson
((Jsabclita E::;pinoza;, Wii!Jam C.
UeMille (un cow-.boy), Charles Hich-
man, Frank Jfr>pkins, Tex DriHcoll.
Cali/ornir, J 850. Les rancheros esptJ.-
gnols refusent de foire enregistrer leurH
propriétés, comme le demande le gou-
vernement de Waûtircuton. Un bandit
essaie par la terreur de ·'~'«ppr()pri er
certain.a rancit es. Un agent du ylJu ver-
nement vient défendre le.11 inlérél:; rie::
propriétaireH et tr/mhe afftfJI.Jreux de lu
fille de l'un d'eux. l~xtérieurR tr,urnéK
à ()Id Mr;nfereg (Padre'K f)ord en, r ;rJII friJ
Ranchr,h San Pernand() Mr)untainx d
M,,ha.ve, f;a/ifrJTnie; AfJlW·~ CrJlienleH et
Noyales, Mexique.
C.B. -- Duraut Je tt>urnage Mrmroe IOI4 Hll<: GIJ\L 01" 1'HE GOLI>hN WF.ST
S::di~Lury dl,nna tJnc belle preuve de (fi bfJh.J l.a11ky. ,. d
Ci'JUragc. Je vrJulai:l Jnrwtrcr d;snf! une Scén. : DcMillc, d'upr~ lrt l' 1cee ~
Mine un hrHtune tenant une cruehc IJavid Bcll.t11C 1' ·
d'cau un peu au-dc!!IW~ de !Ut tête et l'li fJf. : A. Wyckoff. )
la t;ruche réduae en mietteK par une 1 f • Thc,,di,rc 1\l,l,l:rl (.Ju,·k 1\uncc •
halle. On pr>uvait tr,urner cela en deux "M;lbcl -V••" Htii'Cil I..n 1111 ), }l ou
• • Ault KinK
plan~ ; d'aht,rrJ Ja halle qui purtult, puin l'cters (Jtruncrri'Z), • (SIJ' v
lu cruche vol:wl en (;r:luh, maü' je. VtHI - fW 11 wkleJ SytJucy l>ct•" ' "
1. Hill • ' l' tmcr {At~hlJy • ,)UII
lab que le public voie ltHJte 1'uditm B tJCaJ. Y (N . . Hnyuwud Il ut ~
t~'un coup ..J>explirjutti la "cène lt M•mrt1c M ucphcrJilll . tr••• J, S or
Sa~hlJuty en Jul di~tant CfiH~ . l'hr,nune . t ) J)h;k l, aSti'IWIC
ton (( ..,~," f(J •
'jlJJ tirer;dt l:tua un tireur d'élite. JI
n • 1 l'
1,
"llmJ Tex J>d ç.,IJ. f.IJtll,r,, '
" \\' 'll'tl
,uprtr a re •
d·.,,,,
at.:œpta en wc dhanl qu'il aavalt lfUC, l/llf'. jeune otfl •r. w,.t(~j, 1 (le miflt:UTJ , u t
P''.ur fJ,ut 1·c rjue je 1u1 demandala de (Il dun•
ti(J 101 hé u11t:
. Flle'' t 11 mbt tJmourtu a•..
f&Jn.:, 11>u1é~ 'Je .. precautltnt• ~halent ff(l· rtimée du • " 1· · 1,ercht pur lu poilee.
rcment r,,l·.c·, - ce c~ul éblt certe11 u11
t.:.t,mr,lfmcnt r(:c.onrc,rtant pour un met-
d'un de•pehudo 1 'j; tolutre. Il e•t reprl•.
Rite le cac e f'. jeu t~uec te •l•trtf, elle
teur en ~ne. Mal11 vu le• clrl:Onltancell, Hll trlclaanf tiUI 1 la ule aauue . t.xt~
Il lfH,hJH de 1'ahrlter derrière un mur
JilUJ haut que 11.1 tète, 111 aeule précuu-
obflent P 011 ~
1
rieu ra 1oufllr;; .. •1
!:,
M 111111 t i•atomor, pr 1
1
tlrm que je pouvab prendre. c'était de de Sali IJ/ego, (.allforll r. .
ccmfler l'anne au melHtur Ur~ur que Je
lj bob.) Lasky. Jlucklnnd, Alvin \Vyckoff et rnoi-rn
oSE GIHL (, t DeMilJc. (·linn~ l'nJtl<:nt~ d<· notr.· ~Ille
1 6 T~E ~~ ThomrÎ)~til l c c l HnroJ~
ln\s
91
]léa/.· ~''lJi:un C.
\:til jns<Ju't• n· que Jo <'<>pie zhor .
le roman l'lit• H'arrl'ns of Virginia nrrivc ·à , de
sctn.: lvi rl'après
l't{cGrath, rctch cn), Mon- Yod< d tjll!' Sum noJclfhh n111 t s ll:lé e"-'
l't[cGratb. rite Clnrk <? sN Dunbar phil', pi<•i11 d'Inquiétude, po11r nr, ft Rra -
lllnndeJ· où 11011!1 vou) ion'$ en venir.<~­
/nt. : ltfa~~~;ur\' (le roi Paytoi~ (Comte 1 1
roe Sa Id d·uc), L. Den ne, .Jn m t~s 'H o\ ions nou11 Pll:> <Juc· Ri ln moiti(: ft~ "e
(le gran . ) Sydnc.r . n Crll·- 11H'nl du viSIII(t' dun nc t c,tr Hait (.~; 1':·
Wallenp~e~~ 'pctcrs, T.·g,c c C~ss id y,
11 n~· t•, l es di r·cclcu J'M de suiJl,, ne fJ"icr · 1' 1•
Neill, ·Ernest .Jo y •. ·.~,· e ·JI . que moJ't'. 1c pnx d
. p our l e fi lm'l 1 y 1llf•nt
pen ter, bnso n • .THIH'~ D.t ~r dc~ bohé- mo m e n t~ où Mich e l-A n ge lu i-même 11 he~
Miss !oces;e, t•~lf~vt e p des pa ysan .~ soi n d'ê t re U!l peu. Machiavel. .Jesse 11 e.
Une prrnçt rt>cuer!lu: Jt':;se d'oies. Un mo i uous té legruph 1âmes à Sam que e~
mi~ns. font une gar ::wnanl, t ombe les d i r ecteurs de salles ne savaient 81
qur en déguisé en li retrou ve son cc que c'était q u e des éclairages à l>~s
prince. d'elle el e ~ s'étan t dis- Hembra nd t, c'éta it tant pis pour eu a
anzourL~"C metteur en sn;/t;ife le rem - Sam no us rép ondit, plein de j oie et d.
trône.ave c la vedettc,
pulé lques sc è nes du film . so ula ge m ent : « Pour des éclairages h
plaça pour queRRENS OF VIRGINIA la R<>mbrandt, il s paieront le double 1 •
1915 THE WA 1915 TH E UN ~FRAI ~ (4 bob.) Lasky. .
(5 bob.) Lasky. t Da\'id Belasco. Scén. : DeM11le, d après le livre de
Prod. : La.sk.Y e C DeMille, d'après sa Elea nor M. Ingram.
Scén. : William . Phot. : A. Wyckoff.
pièce. W ckoff. Déc. : W. Buckland.
Ph ot. : A. ykland Int. : Rita Jolivet (Delight Warre n)
Déc. : W. Buc N ·n . (General Warren), House Peters (Stefan Balsic), Pag~
!nt . : James Biuren (Mrs. Warren), P eters (Michael Balsic), Billy Elmer
Mabel ~an t (Agatha Warren), Pa- (Jack McCarty), Larry Peyton (Da.
Blanche w(ee frère) House Peters nito) , Theodore Roberts (agent secret)
ge Peters son M r. or'ie Daw (Betty Marjorie Daw (lrenya), Tex Driscon:
(Ned Burt~) , ld a ~Vard (Bob War- Un e jeune héritière américaine est prise
Warren)? k eL!Reno (General Grif- dans le tourbillon d'une révolution au
ren), RDic
fin), aym ond Hatton . ' Lucien Litt- Montenegro. Kidnappée par Michael,
lefield Mildred Harns. .l aristocrate félon quz trahit sa patrie
p dant' la guerre de Sécession, la fzl e pour l'Autriche, elle est sauvée par
en , . sudiste est amoureuse le frère de ce dernier, Stefan, qui dé-
d'un genera 1 du Nor d quz· zn
d'un lieutenant · t.ercepte joue les plans des Autrichiens.
un train de ravitaillement des_tzné au.x 1915 THE CAPTIVE (5 bob.) Lasky.
rebelles. Il est fuit prisonmer ma.zs S cé n. : DeMille et Jeanie Macpherson.
elle, déchirée entre l'a!fLOUr et le devozr, Phot. : A. Wyckoff.
lui propose de le fa!re éva1e~ . Il re- Déc. : W. Buckland.
fuse et se prépare à etre fuszl~e , quand Int. : Blanche Sweet (Sonya Martino-
le général Robert E. Lee capztule. Les vitch) House Peters (Mahmud Has-
amants sont alors réunis. san) 'Page Peters (Marko) , Jeanie
C.B. - Le premier scénario de mon Ma cpherson (Milka) , Theodore Ro-
frère que j'ai mis en sc~n~ !i été sa berts (bourgmestre), Billy Elmer (~f­
pièce c The Warrens of V1rgm1a ~. Il y ficier turc), Gerald Ward, Tex Dris-
a\·ait des raisons sentimentales à cela. coll.
David Belasco avait produit la version Durant la guerre des Balkans, un.e
théâtrale de Bill avec un grand succès. paysanne ruinée du Montenegro reçozt
J'y avais joué. Et l'histoire était va- un prisonnier de guerre turc pour Jr~­
guement basée sur la capture de notre vailler dans les champs. Elle le ru r~
grand-père durant la guerre de Séces-
sion. d'abord puis tombe amoureuse dfef . ~~ .
Il la s~uvera des griffes d'un o rczer
Je n'étais pas satisfait de ces scènes turc.
d:intéri eur de nuit où l'on voyait le
celèbre soleil de Californie entrer à flots 1915 THE WILD GOOSE CHASE (4 bob.)
par les fenêtres. Nous accrochâmes des Lnsky: C B t William C. DeMille,
tent ures de velours noir aux fenêtres à
~·e~térieu:, et le c manteau de la nuit :.
Scén. .
d'après · la· pièce
e de "n ' illi a m C.
e~a1t vraiment alors d'un noir d'encre 1 Phot. : A. Wyckoff'.
Cne bonne part de la magie de Belasco Déc · W Buckland. ht) Tom
dans ses. mises en scène résidait dans /nt.'.: In~ Claire (BeJt)l) \Vl!cie~ 1 Litt-
~a ~erve1Ueuse utilisation des effets de Forman (Bob Ran a • Marlboroulh
Bumkfre. Ayant été à cette école Wilfred Iefleld (Grind), Hef:n •ond Hatton
f ~c and et moi-même décidÀmes de (mère de Betty), T~/o~ore Roberts
z:~red comme _D.W. Griffith et Billy Bit- (père de Betty),
(Horatio Brutus Bangs •
) Tex Dris-
ée! '. es expériences du point de vue des
e au ages. Au ssi, grâce à quelqu es lam- leur• P!Jrell t ' ,·o~
~ .Portatives
pVOisi n nou s empruntées à un théAtre
coll.
Croyant à tort que ia deUZ jeunfl
ombre~ là oJ.. co11mmençAmes à créer des posent à leur maria fi 1 '•uz et 4et~itll­
u e ea devaient être. yens s'en~udiient ~~bu~!nt•.
11 ent com~ ens
12
J!ll.li THE ~!IAB (L ' A!·nhc•) ([• bnh.) Ln llky rlll lml/111' fui
S chr. : S<lwy n , <1 npr·•\N Ha pi è1·c c t' ll'tdl r r t' Il l 1•11 r/fu v~lu d' ~lre gt fi <:U . I.e
JkMillc.
I'lr ol .: A . W yckoJl .
• JIOf{lnard 1•• NIl ,
lriiJt~t' qu ' ap;f> ~ ( ·
11
L.,
1
l' / Maria / {Q• u '"
fllm Il e fui d ia·
[)ile . : W . Jlucld:nlcl. lill ! ( ' Al\ . . nrm('n et T empl ntl cn t.
lrrl .: Ed g nt• S <•lw y n (.fnmil Ahclnllnh 1 • MI•N (('
A 7.lllll ) , llornc·c· H . Cnrp<' lllc·r (k .'iehr. : WÙt!nn;IICme n) (6G'J Lallky .
dwl!t), :WiltOII Bt·own ~Abdnllnh), Bil- lH1llv<'ll e d•• l' · Dc>M i ll e , d'a p rèa la
l y hlm< t' (M<:s hllt'v) , (,,•rlt' ll<l<· Hohlla l'l•ot · A W k ro llp c r Médméc
soal (Mn r y ) , Sy r\IH•y J),•n Il<' ( ~ o 11 pt\ t•e) · · · yc off •
~hi : W . BHddnntÎ .
·nwodon• T\oh•·•· L:~ (l{y 11 mil Pu rthn) • HH H1alli : S a m W()üÙ
!ln r l!\011<( lJni(Oil SJlll' l'l HII~{!' I'), J 1·vt 1 ~ lut. : (i<·rnhlit• e F · ' .
s . Lohh, ~tourist_ c nlllel·ietdn), Mnrl(nrct Ince 1\t•ld (D~m "{n"). <y ar m c n) , Wnl-
Mllyù , l<•x ))nNcoll. cJoLn <E11cnml11~)oi!Bill l ed~o De Cor -
/,t' fils d ' un cl~t• ik ht1dc>uill lomln~ amon- rulc ll), Horace B 'C Y Elmer (Mo-
r t•l1.1' dt' la fille d'un m ÏIIHionnaiJ·e ,Jcanle MncpherliO n("ente r (Pastla ),
américain. lta KIAng (Merced'es), Te~uJD~~~~i AMniil:
on . Brown. •
l!H 6 CHIMMIJ~ FADDEN (5 bob.) Lasky.
C.B. - Ln gatté ét ·t 1
Scén. : DeMlllc cl Jeanic Macpherson
d'nprès le livre d'Edward W. Town:
aux studios La sky
moi -même di'l
i
atl oln . de réaner
.e our ou J esse et
sc nd ct lA pièce d' Augnstus Thomas. Bill l mes fatrc venir mon frère
pour e mettre au courant de
Phot .: A. Wyckoff.
Déc. : W. Bucldand. nous venions de découvrir conc:ni'!~
ln/. : Victor Moore (Chimmle Fndden) « Crmàn » · ~ill trava11lalt déjà au scé-
RHymond Hatton (Larry Fadden)' nHr o, parttr surtout du llvret de l'o-pé-
Mrs. Lewis McCord (Mrs. Fadden): ra de Bizet. Nous lui apprtmes la nouvelle
Ernest Joy (Van Courtlandt) Anita avec toute la délicatesse possible . nous
King (sn flllc), Camille A!'!to'r· (« Lfl v;enions de découvrir que les dr~its de
l opér1~ étaient réservés et que les pro-
Duchesse ~ ). Tom Forman (Antoine)
pr~étair~s des droits demandaient un
Tex Driscoll. ' prix qm aurait pu être raisonnable à la
Les auenlnres de Chimmie Fadden, seule condition qu'ils nous donnent en
pittoresque figare du Bowery, lorsqu'il plus le Louvre et quelques immeubles
devient domestique chez un milliar- des Champs-Elysées. Heureusem ent pour
daire de la Cinquième Avenue. nous, Bizet avait fait sa c Carmen:.
d'après une nouvelle de Mérimée et nous
1915 KINDLING (5 bob.) Lasky. pouvions utiliser cette nouvelle. Certains
Sdn. : DeMme, d'après le livre de personnages et certaines situations étaient
Charles A. Kenyon et Arthur Horn- différents dans le livre et dans l'opéra.
blow tiré de la pièce de C.A. Kenyon. mais Carmen était identique dans les
Pitot. : A. Wyckoft'. deux œuvres et le public attendait avec
Déc. : W. Bucklnnd. impatience Geraldine Farrar dans Car-
Int. : Charlotte Wnlker (Maggie men. Dill fut à la hauteur. Il écrivit un
Schultz), Thomas Mcighan (Heine bon scénario d'après Mérimée et per-
son mari), Raymond Hatton (Stev~ sonne ne s'en est plaint, sauf peut-être
Butes), Tex Driscoll, Mrs. Lewis les héritiers de M. Bizet.
McCord, Billy Elmer, Lillian Lang- Pour la corrida, j'avais engagé un ma-
don, Florence Dagmar·, Tom Forman. tndor professionnel qui doublait l'excel-
Tabll'au de la vie quotidienne dans lent Pedro de Cordoba dans le rôle d'Es-
une maison des bas-follds de New camillo. Mais ce fut le taureau qui fut
York: une logeuse avare, sa fille le plus professionnel des deux. Il prit
pll'ine de cœur, et les locataires : 1111 le mntudor à contre-pied et voilà que
couple désirtux de s'établir dans le matador 11e mit à voltiger dans les
l'Ouest, un escroc millable, etc. airs ct vint brutalement s'aplatir juste
d(•vunt le taureau. Le taureau baissa la
l!lta MAJ\IA HOSA (Mnrlu 1\osa) (6 bob.) tête pour l'encorner. Nous ne pouvions
Lasky. rien faire. Mais la nature, qui est par:
Scén. : William C. DeMlllc, d'après la fois bonne, avait doté ce taureau, parmt
comédie de Guido Marbury et Wal- les milliers de taureaux de sa génération,
Juce Gillputrick. d'une paire de cornes très écartées, si
Pilot.: A. Wyckoff. hien qu'nu lieu de transpercer le mata-
/Jéc. : W. Uudlland. dor, le taureau le prit gentiment dans
Int.: Gt·rnldlne Farrur (Muria), Wal- ses corne!! et le souleva. Quand le tau-
luct~ Hcid (Andre!!), Pedro De Cor- rcnu revint de sa surprbw, Il' matador
dobu (1\umon), E1·nest Joy (Carlos), nvnlt eu le temps de sauter asses loin
Anltu King (Ana), Horace B. Car- pour 11c mettre à l'abri. Lù cuu1éra tUma
pcnlcl' (PNiro), .Jaune!$ Neill (un prê- tout cclù. Plan magbtral d'allleura.
tre), Tex Drlscoll. t)1, WEST
Maria Jloaa, Jeune Catalane, a deu:r 1915 CHlMMil': FADDEN 0
amoureux. L'un accuae l'autre d'1111 (4 bob.) l,nsky.
Sc~n.: l>eMllle et Jeanle .~ucpheraoi!·
crimt qu'il n'a pas commia. J)irwocent
est envoyé dans une colonie p~niten­ d'après une histoire d Edward '\! ·
tiaire. Maria Uoaa ~poulie alorl l'autre, Townsend.
mai•, le jour du mariage, lej.aux cou- Phot. : A. Wyckotr.
fiable reulent car un acte 'h~rof•m•
( .,.. , l''' '"' l"''j j• rj,l , hl ol !.1
,,., ~ ,.Jt,. •l't • .;, ;u 11 d ' u11 11 Ju,_, ,u 1 a ,,1
' t 'l ' jf.fi Sli 11
tf li JU t·fi•JJIJt+ ,
Jjuddllllrl .' Jlrnmlt· r•utfdt•IJ), , ,, )j '(liJ J
/Jh · ~~. · M"'"''((,f f)oH' i•' "1 t·Jt ), 'J JJJ ~
1111
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Mr ll. 1 :Il,,, i ;(JL JJ CN LIJA N C.1. If; 1,•,1,.1
( ,um• t ./<~Y (V"" . , 'I 'J•tlt/t·JI) , ~tuy • J. ••~1< Y ,., 01 ,;, . M"''V!'' 'J' •t11 ·l IJ• MîJJ,
f,t •W ~ Îf·df<HI f{.lll
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J'/lol . W • Jlllddund .
Wyd1••ll.
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{;/J!mmlt· J•udd~!;JJII' ·,, trou
, 1JI'Itl. 1 })t!t' . Wullu•t H ' "' (/I•IK'" Mro1udov, 1,
,\111/r ' r ta 1,.rft•IJ1 r/a!I M J(l/l{tJIIf' Il /Jtl ." H Jjf.l'!y IMt•I 'Y fJt·IJllJJ. H'" 'ti • ,,
dr•/111'"' fi' 1 1 fllr(,•rlf·/rf' '""' 1 <.lt·I(J' JI 't• •J' (' ·,1 ..,,., IJt·HbyJ, LJ ... Ill
,. dr l'or rf t · Jl AHll(}ll . . J 11 tl ( 1
11
. rM Hil"'Yh '• Y 1• · • ,,.~~,. ,. ,
Wflfl Slrr•rl. (fi 1It/IJ.) .r "Y. lJ ~·ltl y). Hl• .Y IIJIJ/Ifl . H h lt ~Hl (,J j lli ·
'fr · ~f !"f'A '1101.; r'l en tnt lon) (MI I. ,, , 11 , HJ'Jit} J',duu (IIHHIIJc!J, '1 x
1:1
Il
1 ·• ,/t•unlt· Mu<: Iny ' • •
J)dMC<J)J ,
Utf llky.• f{ N ; 1IJI '1 111 n/111ll 'd l•l •• ltlll''' de
<' , ' t•lltll~ jl/ft~ /!. Mf fJfJ11fJ''. 1' }JfJr •'-• jJIJ
·>( /l ' • I'IIJH ,. ' Il JI(
1 11 1 IJJtt, J (~('
·' j ' <)(Ji!r hl . t; fJrnl;lilf· IJ l"
llll lldJr.
,,o/11' '1" Il• d J)l ,\f J Ill' ' / ff),TIH ' ~
{UJtJill V l'ktllf , 11 ,arJt; 1e r . Flle
1/Céal/Jii" • fuura p11r 'J , '!JI<IIJ•~:,r
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/'fil,( , .' J\, ~ y J t:tl rn~me lt•mpll 'fur: ue ,1,,.,lt ,
,, .
/) r: • • . w Hudd:JJJf. • , (Jten<:t· J)l,lprécJ,
J1 l "1 Jill ' 'J.'1('1 1
1, 1,: (,t·Jil 1 Jn< . 1 1 ., (./uli<·nJ, '. • • - J J l' 'J HE THAIL OJ' 'J If!~ UJNE\lJML
i'r·df'lt [JI;
(.nJII/ :i,l MuJ)f:J'), h)lil<: »I,INH (Lu plHlc du J>ln ·,tlllt<•ll'i:; (!', b•,b.J
<Jtnt: Ht,!JI·rl·. M~"~ M:or<lll), Jlt~yrrHITIU
J:wt~ Wd:.nn (, ~ 1 ., 11111 , JI 11 yt~.k11WU, Luuky. J)cMJJJc • ·" . Ja c 1lfJI•:t
, J' J
JI;,IIrm (!t· ho• 'Ill), ' Sc;én.: u 8Jll'è Jt• ' t
EoJl{cm; Walkcr ct le rtHnuu de ·''•hn
Tt:K fJrbcoJJ. "' ""firt'H'tr/() 11e
William l•' ox, ,Jr.
(j 11 IJi<JffJTII II It. ~ 1 1 •
til ll fJIIfl'll / 11/11': JCIIIII' t;t!fii<JI net;. J)éc. : W. H•Jcklum,l.
1•11 of. : A. W yckr,ff.
1!11/i 'IIIJ~ Uff~A'I' (/<tlrlt~lltu•«;J (60') ln/.: TIJtJIIHHI Mcighan (,ft>hn Hale;,
J,io •.ky. Tollnhull cl ./ct~rric M:te- 'J 111 ·tJI)tll'C Ht>hcrt'l ( i: IJcvll .v ,fudd
Sd•tt. : llt:dtii' une hÎHloirc de 'J 11 JJlvcr), CJwrlt~ltc Wulkt;~ (./une
pJH·n,t1n, d'nprc~
Il 'J orrnhuJJ. 'Jt,lllvcr), Eal'lc J•ox CJ>uvc Ioll•vcrJ,
'1 ex Uri IICIII J.
/'/"''· : A. Wyf'kt,fT.
fJh· W Blll'kl:wd. , /)u.rr .~ le .., rrt()nlayneJ~ de Virginie, un
ln/. fl:,;my Wllrd (hdiiiJ l~tWI,YJ, ~é!l- O(Jenl du fiOIItJern.ernenl lulle contre
111. Jluy~>kJIWI• J (Jl'J).' ,Jack
(lfll•hUl'U /t•s Tolfiot:J, lraftquanta d'alccJo[ et
IJt•:w (/Jick fhrdyJ, Jurnc:o NcJII (.ftJ- /(Jmln.! IJJnfJtii'I'IIX de leur fille.
nt•aJ.
, H. : A une dale lnditerm inée le per-
C.H. 'J'ft,.. 'J'rail of the /,OJIUtJme
' ''ltllfl(lt inlnJ,rété par S. llcJyakawa
Pille (La piHlc· du vin IJIJiit<aircJ étail
,, mv•lhil'uumnl! cltangé de nutiona- hu!li: xur Je célclH·c rtHJWll de John F<,x,
ltl•: IJtJJII la t;tJpte tlu film tJCiuelle- ,JJ•. et Ju pièce d'Eugèné Wultér. On ru -
""'''' '""1"',:,. uu mu11ée du cir•~ma Ct>rtle que Je l'lllfHIIJeiCI' él J,';Juteur, Ue )a
dt• N,.w }r11/, il " ~ t dt·ut•Jifi llak11 Ara- plècc ullèrent cnscrnhlc vo1r le film et
' ' ""• udrr IJrrman, roi dt l'ivoire. Pre- IJU'cu Korluut Eugèuc Wulter dit c lJe-
mi,., /llm don/ 011 ait tiré Ulll' pièce MJJJc u uu moin11 CfJIItlcrv(: le pin •·
,,., Iltllit Il':. "Même plHI, réplifJua trhtcment John
Fox, Jr., c'était un Héquoiu •·
L(:H aulcui·,., con1mc lc11 lectcun, 11e
plull(ru:nt souvent de cc que les fllm11
d(:f<ll'lfléul c1u mnliHucrent les llvrea dont
il11 Htmt til'éli. l'urfoh cette plainte ut
jur;liflée. Il y u dun11 lu nature humaine
llllt' fo,.tc tcnduJH:t: etui n()us pousse la
IIJIJ'''rlér cc que nou11 croyons nuivement
«~II·c dell uuu':l itH'II tiou11 it 1'œuvre d'un
:•ulrc, dèrs que 11111111 nou11 en emparonJ.
Mui11 le plu11 liouvt:nt, à mon avis, cette
pluiult: provleul d'um: mépriAe 11ur ce
que llf1nt le <"iu(:nw ct le publlc p~ur
lf'fJul'l on fait. de11 rllmll. Le romam~ter
11c lll'rt de rnol111, uve<: tout ce que celu
1
f' 11fiJHIJ'le dr: <·o•u:IHion ct de puluance
de lllll(l(r·atlou. Eu une phruac, Il peut
JIC:ÎIIdJ'l' un JICI'IIIIIIIIUJ(c, révéler tout une
vic·. Mul11 n«1U11 11e JHHIVOIIII pua fllmer
celte plu·u11c : Il fuut lna~rcr duna 1 • tcé-
uurlu du film 1111e llé(juenc 'tul n'eJLI•·
tuit ''"" du tout duns Je roman aOn de
<:onununl'fu ·r un public l'arrl6ro-plan
d'un Jll'rllonruel(c ou un élément de l'ac-
u tlou e1111 ntlel A J'hlatulre. Ln remarque
désappointée : «Ça n'est p u d a n s Je
livre :t est en réa lité ll!J homm a g~ ln c o~ s­ (Georges d~ lu Tréml) ilJ e), Theod r,re
cicnt r endu au roman c1er a n 1111 i h1 e n qu a u ~\Ohcrts (J évêq ue Pierre Cauchi)DJ,
scénari ste. I uJ_J y Mar ~ h a ll (L'Oise leur, m r,ine f:o-
n a lHJIJc), .Jack Holt, Ma rjorie Daw
1916 THE HEART OF NORA FLYNN ~flm P:; NP iJJ , Li!J ian L eight''"• J:iJly
(Le cœur de Nora Fl y nn) (6 bob.) - m er , .Ja rn e:; Yonng, Law r ence f' ay-
La sky. , t ym, lf ? r acc B. Ca rp enter, St ephen
Scén . : Jeanie Macpherson, d après C!rey , F~rn cst .Joy, .John Da ker, Wi!-
l 'histoire de Hector Tu rnbu li. llam Conklin, Wa lter Lon g, .Jane
Ph ot . : A. Wyek o fT. Wolff, Robe rt Gordon, Pa n sy Perry,
Déc. ; W. Buckland. Tex Dri scoll, William C. DeMille,
Jnt. : Marie Doro (Nora Flynn), Elliott George Melford , Donald Cri sp .
Dexter (Nolan), Ernest .Joy (Brantley Un soldat, E;ic Trent, eiJt amoaretu:
Ston e) , Lola May (sa f emme), Billy de Jean_.ne d Arc qui le repouu e. Il
,Ja cobs (son fil s) , Ma rg:1rct DcMille la. trah!l et la livre à ses bourreaux.
(sa fille) , Charles We st (.J a ck Mnny), Cznq s zècles . plu.~ tard, en 1914, un
Tex Dri scoll, Peggy George, Mrs. soldat anglazs, Eric Trent qui est la
Lewis McCord. réincarnation du précédent, se bat en
Par déoouement, Nora Flynn, gouver- France. Il découvre l'épée qui a ap-
nante irlandaise, fait passer le gigolo partenu à Jeanne . Galvanisé, il mène
de sa patronne pour son amant. Au une attaque et tombe pour la France ,
co urs d'une bagarre le fiancé de Nora rachetant ainsi la trahison de son
blesse le gigolo et la quitte. Mais il ancêtre.
apprend la vérité et revient chercher C.B. - Je choisis pour mon dernier
Nora apres avoir fait jurer à la pa- film de 1916 l'histoire de ,Jeanne d'Arc,
tronne qu'elle ne reverra jamais son malgré les inquiétudes de certains, adep-
amant. tes du principe qui dit que c les gens
ne vont pas voir les films à costumes :. .
C.B. - Ce film eut de bonnes critiques, Gone With the Wind et The Ten Com-
surtout à cause de la photo. « Une auto- mandments n'avaient pas à l'époque
m obile fonçant dans une rue sombre, réduit à néant ce principe et établi ce
éclairée seulement par les phares et le principe plus sain et dans lequel j'ai
reflet des réverbères sur le trottoir :t, toujours cru : à savoir que les gens vont
cela semble banal aujourd'hui, mais le voir les bons films, que les acteurs
pl a n fut jugé ~ l'ép.oque digne d'êtr~ soient en toge ou en smoking. Ce ne sont
cité dans le Mohon Picture News. Et, Sl pas les costumes qui pousseront les gens
j e me souviens bien, c'est aussi dans à aller voir un film pas plus qu'ils ne
cc film que j'ai employé pour la première les en empêcheront.
fo is une toute petite lumière placée dans Ce fut mon premier grand film histo-
la paume de la main d'Elllott Dexter rique. Le premier d'un modèle que j'ai
pour créer un effet réaliste au moment suivi depuis dans de nombreux films :
où il allumait une cigarette. un modèle qui a été en général très mal
1916 THE DREAM GIRL (5 bob.) Lasky. compris. Le mot de spectacle me pour-
S cén. : .Jeanie Macpherson. suivra toujours. Depuis des années la
Phot.; A. Wyckoff. presse s'est fait un devoir d'appeler d'une
Dé c.: W . Buckland. façon monotone tout nouveau film de
!nt. : Mae Murray (Meg Dugan), Théo- DeMillc un c spectacle~ . à la DeMi~le.
dore Roberts (Jim Dugan), James II n'y a pas lieu de critiquer la notion
Neill (Benjamin Merton), Earle Fox de spectacle quand elle est à sa place.
(Tom Merton), Charles West (c En- Nombre d'événements historiques, de
~lish :t Hal), Mary Mersch (Alice cataclysmes naturels sont des specta-
Mcrton), Mrs . Lcwi :o~ McCord (direc- cles. Le film est un moyen lnéga~é de les
trice de l'orphelinat), Tex Driscoll. représenter et David Wark Griffith et
fine jeune {ilfe él~vée dans les bas- moi -même avons été parmi les premiers.
fond s rive d'un princ~ charmant ~t le en Amérique du moins, à apporter au
rPtlcontre aprèiJ d'invraiiJt>mblables P~­ film toute la puissance dont il est capa-
rip~ties. ble dans ce domaine. Mais le . seul spe~­
tacle ne suffit pas et ne suffira jamats
1916 .JOAN THE WOMAN (Jeanne d'Arc) lt faire un bon film. L'action ou les ef!ets
Lasky. photographiques les plu!' spect.aculatres
Sc~ n. : Jeanie Macpherson. ne sauveront jamais une his~01re ,.ma~­
Pilot .: A. Wvckotr. vaise ou mal construite. Je crois qu tl n Y
1-: ffets apéciaÙx de couleur : A. Wyc. a qu'une seule façon de raconter u~e
kotr, Max Handschiegel, Loren Tay- histoire et cette façon vous est dictee
lor. par l'histoire elle-même. On ne prend
:-.econd unit directors (pour les séquen pa s une miniature pour la m~ttre dans
ce.~ de la bataille des Tourelles~ : un énorme c.1 dre, pas plus quVon nD vk
Willi a m '.~. "~Mille, George Melford rendre un Rembrandt ou un a!l v.c
el Donald Crisp . P en faire une minfaturt'. St l'Jus-
née ,: W . Buckland. i~i~~ a le c cadre :t qu'_il faut, c'est à
lnt . : Geraldine Farrar (Jeanne d'Arc), l'h 1. toi re que nous fa1son~ attention,
Wallace Reid (Sir Eric Trent), Ray- t ~on aux dimensions de 1'ecrnn.
mond Hatton (Charles VII), Hobart e Le public s'intéresse aux gen~, pas
Bosworth (La Hire), Charles Clary aux masses anonymes de gens, mals aux

15
Cl\l dt'tr11trr,
tl '" r1 g r· 11 u. 11 • rn p
' '1 peu l ndorrr rr~tonnd - '"' '4 l ll rll f)hp 1 rfoiIl
~ ubt ~u ni
htdlvid u so:lu~cul lt· co'; !'t-~li~r ,/:,dy nvn :~ <' I'IIÎIII Ï\' tl J !I ll
dont Je s unnd m~n J~'" ~sc•yni l tlltJll'c' ~ 't ,., d e ~n n l{ . d •nt l 'h
tcmcn t. Q t n n s, ri s IL j : >roJc•t nlll un l' ltr 11 rf 1111 Ill vi 1 11 ir
six ou sep {ols q u t> 1' ' · en i qun nd
moi chn q u~i son ct fnvnr ~~ :~h ~:.n• J '~l"rnu, !1 111 tlif • l!.fllf11 fJII rl h rt

tllm A Jao:~nll<' npparnf~~\~t . lc' l lcll l cltl p u r·t•'. ,. 11 11r' !cft Attl(htill.

me dt•nuw dnlt :arn«nu:, -,·,c~ re? • · l) n1c·


undypers C:nJlltiH il ltr ' l' hll fl li V nt
J
• ~. • )c m rch nn 1• " fon dn UH' III II I, •1tH .V li<JIIf' .~ . HIH : 1111 n1 , 11 rnhJ n11• ri.
f e~~~~ ,~t n bli cc poilttt ll ' hiltl ol n • t•o mmt• 1111
? . rnlt t etrc snlvn lt• Mnl, n o ll o n ~
:dg n 11 11'· l' f' 1\11 • J<·
l' llll .,i d l: r ~ lill<• lt!)~ 1!
c:oulrur• ir' p 11 11 V,nrnd d iHn 111 r.lr rn tl h 1
s :~ss~.) le Olen ct. t p nr te ll de· Jrlflll lh r.. W1,mu'~ · A" rif.hut l qu
•on tl•t en ]" s b o n s c
' nni fh\ r s par , ." ' t d e t oul 110 11 fln cl11 Olm JI y l t V; <ll d e ·, ,. n d -bla
pcrso '1 cspt·rnl ill g 11 rre •·
nu\chan l !l, t•t l a gnernit . Si unr ba~ a le tni ll t• dnr1 lt· 11 lr'I IIH; Itj(t ll (J
cœur que le bon gl'écrnn on si un g•gn t, - t nllwhé·C''I f rd tudt ll iiJI' II r :t l( t~ ·n Pr ne: )dea
faisait ralft' sur ent de terre r nvagcult \'_V1\ Jl UI'(' J\<:Î rJ jo Il :t j 1 11 Tl :!<d d ; l a nu) t1J
tesqur trcmblem t ci e était excita nt, d n nom ~l'l'',!'JC; ' T r ·nt, d 01 n 11 J pn,Jog .. a
des villes, le spec "ul intéressait J ody ct dans 1 éplloguc mrHl c rn e~. rn· 1 . 0
bien sftr. mai s cc qau s ectacle, c'était dans l'histoire de ./c ann e d'Arc 11r••~..lllS\il
et donn~lt ,50 ~ h~~~s gag~aÙ la bataille u ne tdée • •
wtéressante . \.J ca'
<t v ec un e • <~llu~l '
de sa,·o•r sé ~ t était englouti dans les a u thème de la réincarnation q ui p l aia~l~
ou si Je m c an terre n y a un peu p articu li è r ement à Jeanie Mac phenn '
pro§o~ded~~s d:o~: les sp.ectateurs, à mon .T'ai ut ilisé l~s flash-h a cks h i5 t o riq~~~
de . o y s;is li U moins qu'il y a un. peu dm~ s ~ n ce~ am n~mbre ~· au tre_, fl lrn!.
ll Vt s. ,Je , . . Qti'est-ce Cill e no11 s hsons Ma is 1 ex p énence ~a appr1 s que 5i >'ülla
dt J ody en mOI . · 1 d'i té êt
dans lès journaux avec le p us .n l'~· ~ tra nsp ortez le p ubhc au quinzi èm e siècle
qu'est-ce qui nous touche le p 1us . . IS o u d a n s une a utre époque recul ée et qu'à
toirt d'une inondation en Chine QUI a la fln vo u s l e ramenez brusqu eme nt au
coftté des millions de vies humaines, ou présent avec d e s scènes modernes .,. 0 u 5
J'h istoire d'un mineur isolé dans une risq uez d e voi r se perdre la fore~ émo-
mine effondrée, d'un individu dont nous tion nell e d e l ' hi st oire principale. Le pu-
connaissons le nom, dont nous pouvons hlic p eut penser qu'il ne s'agissait qu e
nous représenter la famille de façon à d'un rêve.
compatir avec elle? Pour nous lecteurs,
l'Inondation en Chine, c'est un spectacle; 1917 A ROMANCE OF T HE REDWOODS
le destin d'un seul mineur, qui englobe (La bête encha t n ée) ( 7 bob.) LaskY.
tous nos espoirs et toutes nos craintes, Scén. : Jeanie Ma cp herson et De51i l!e.
c'est une histoire.
d'après le rom a n de Jack Lond on .
S'Il y a pour les fllms historiques une Plzot. : A. Wyckoff.
formule DeMille qui a commencé avec Déc. : W. Bucklan d.
Joan the Woman, elle est très simple : Tnt. : Mary Pickford (Jenny Lawrence .
raconter une histoire personnelle inté· Elliott Dexter (Jack c: Blàck:) Brown .
ressante avec comme toile de fond de
gr~nds événements historiques. L'his· Charles Ogle (Jim Lyn), Tully ~br­
to1re ~onne ~ux événements historiques shall (S a m Spa rks), Ravmond Hat-
une stgniflcatlon plus vivante que celle ton (Dick Roland), Walter Lon!!
que la plupart des spectateurs auraient (Sheriff) , Winter Ha ll (John Law"..
trouvée dans leurs livres d'histoire La renee) , Tex Driscoll .
tolle de fon~ historique augmente Ï'im- Un bandit de grand ch emin est ra~heté
f.orta n~e de h~stoire individuelle et ofrre
! par l'amour d'une j e u n e orpheline.
liotéccaston d uhllser toutes les possibi.
s snectaculalres de 1 é C.B. - Ce fut mon pre m ier film ave?('
c'est l'h isto' a cam ra. Mais Mary Pickford, une h istoirt' de c 'ï.::i-
co nstrnctlontre dia~ ~trnptedle ~h!s. La lants ~ . Les admirateurs de 1\fary t>pro'u-
«'St l'ar t , a que e 1 histoire vèrent un choc lorsque, d an s la grande
ftce. T~~ ti:e :e:~!er~ui maintient l'édi. scè~e du fllm où les c: \'i~ilant: épar-
acteurs, tes effets s---'-l le spectacle, les ~nment le héros pour qu'il pui sse épou:.-r
la musique et ~""" aux, les costumes, Mary, on voya it celle-ci triC'oter de la
one des ga~nit:· - ne sont au fond la~ette . Pour l'immense p u blic qui l'ad 1 -
.r,.tme peindre res. J'a ime le spectacle. ratt, ~arv Pickford était le , vmh,,h• d'
J'ai me quand 1 sur une Jtrande toile
le fais bien Ma~s critiques disent que j~
Ih pettte IUle innocent l'. c·~ta tt ·dt'jl u~z
c oquant de lui avoi r coupé s~s ~·~l~b~­
à travailler .à l s je Passe plus de te-mps boucles. Mals de l a )a,·ette surtout dt'
que Je n'en a construction dramatfqu~
SJ>l'ctacul aire:.asse l fabriquer des effets 1~ layette tricotée a vant le. marisge. 'li
Jeanie Ma h n allait pa s du tout aw~ l't' qu'elle rep~·
~rio du tn: :b~~~ qui écrivit te acé. 1sentait. Ce-pl"nd a nt , n n t• fois !t•s Vi~·
ornon (Jeanne o s t le titre Joan the a j'ts :t repa rti s, o n apprenait qu'il s'agi •
~at ~ desa uvé.
la yett e p our une poup~e l"t t Htt
J~:!~i! in1alster' !~/er!~e~~tpahrce qu'elle l" att
P ut~t qu il umaln de
~~~vd~tiJnnel de ~. ds!:n~:r Je portrait l91' THE LI TTLE AM ERICA • (La ;p tite
buste, do~ned:ne Jeune PI!Y~~n:v:~ lllérlcaine)
craft . (6 bob)· Paralllount- Art-
16
aens de l'humour et Sc~n . : J eanle Macpherson.
Ph ot .: A. W yck o« .
Déc . w. Buckland. T, o fill e d e Monl r.z rtma empPreur rle3
Int.· .: Mnry Pickfor d (Angela Moore) , A z,t éqrtr,s, t om /J e q m o rtr~ u se d' u n l"f'Ipi-
Hobart Bosw orth (l e colon e l a ll e- f.t tllt P d lf r mrt,n Cort es. Il es t f ait pri-
mand), .Jac k ll o ll (li c ul e n.:ml ]{nrl !io nl~ r. 1\ ll c lwrera so n p e uple à Cortes
von Au st rc im ), .J a m es Nclll (s{· na - p o ru f e ,ÇfHIIJer.
tcur Moore), Ben Alex ander (Bobby
Moore), Guy Oliver (Von Au streim) , C. B. On m 'a so uvent accusé d e mal-
Edythc Chapman (Mt·s. von Aus- lrn !L e r l ' ll ist o i rC', m a i s lt·s ct·itiq,,;. .,
treim) Raymond Ha tton (Comte .Ju- Clll'l(' II Sc mc nt, o nt m an qué l'o cca~ i on d ~
les d~ Destin), Lillian Leighton 1~1 'acc u sc:, .de m altra iter la géog rnphie,
(grand'~a ;Jte d 'An ~cla) , \Valte r Lonj.( cc qu e .) U J pourta nt fa it d a n s Wf)man
(un offJCJCr pru ssH•n bruta l) , H:nnon G~d Forgot. _La scè ne prin cipale du film
Novnrro (un soldat blessé), \Vallacc es t un e b a tatlle entre Aztèq ues et Espa-
Beery, Sam Wood, Tex Dr1scoll, Col- gnol s sur l es m_a rches d'un temple en
leen Moore. . . . , form~ d ~ py r a m1d c, o u '! te0c:illi 7>. An-
Une j eun e Amérzcazne est azmée d un .i?urd hu! l e ~ é part cm e nt d Ps eff rts spé-
officier français , Jules de Destin, et cwux rn a ura tt bea ucou p a idé Mais cela
dun Allemand, Karl von Austreim, n'ex istait pas en 1917. Nou s a~o n s t r ouvé
qu'elle aim e. La guerre éclate. Elle part un.e but~e ayant à p eu près l a mêm e
pour la France hériter d'un chdteau tmlle qu un « teoca lli » et no us en a vons
que lui a légué sa tante. Son bateau, recouvert les pentes avec des mur s et
le « Veritania », est coulé, lors de la des escaliers comme dans une p y ramide
travers ée, par les Allemands. Elle est afin de donner une ba se solide aux guer-
parmi les rescapés. Elle arrive au chd- riers qui devaient grimper ou recul er
teau de Vangy, tenu par les Français selon l'évolution du combat.
commandés par De Destin qui y a ins- Le New York Times tro!J v~ ff'le le
tallé un téléphone secret. Le chdteau combat «était d'un réalisme inhabituel "' ·
est repris par les Allemands qui com- L'Exhibitor's Trade Re view déclar ~ :
m ettent dans le pays toutes sortes « M. DeMille a plus tiré de ses figurants
d'exactions. L'Américaine, grdce au que ne sauraient le faire la plupart des
téléphone, renseigne les alliés sur les metteurs en scène "'. Cela venait de ce
positions allemandes. Elle est arrMée que j'avais considéré les figurants comme
comme espionne, mais von Austreim des acteurs et non comme de simples
la sauve. Les Français reprennent fi- figurants. Quelle que soit la masse de
nalement le château et la libèrent. De gens figurant dans une scène, si le met-
Destin renonce à elle et, pour services teur en scène les considère chacun indivi-
rendus à la France, elle obtient la grdce duellement et leur fait comprendre et
de celui qu'elle aime. Une autre fin sentir qu'il attend d'eux une véritable
(mort de von A ustreim) fut tournée « interprétation», alors il obtiendra de
pour l'Europe. leur part cette interprétation.
C.B. - Pour la scène du torpillage du
bateau nous avions reconstruit pres- 1917 THE DEVIL-STONE (Le Talisman)
que entièrement un pont de paquebot (6 bob.) Paramount-Artcraft.
qui pouvait basculer grâce à un méca- Scén. : Jeanie Macpherson, d'après un
nisme, si bien qu'on voyait vraiment les sujet de Beatrice DeMille et Leighton
pa ssa gers tomber à la mer. Je crois bien Osrnun.
que cel a n'avait encore jamais été fait. Phot. et eff. sp. de co11leurs : A. Wyc-
Et cela fit de la peine à Mary Pickford, koff.
si économe, de barboter dans les eaux Déc. : W. Buckland.
dn port de San Pedro dans une robe Tnt. : Geraldine Farrar (Marcia Marrot),
de 400 dollars; je crois que la perte de Wallace Reid (Guy Sterling), Tully
la robe . lui fit plus de peme que d'avoir Mnrshall (Silas Martin), Hobart
à plonger dans les eaux glacées, car Bosworth (Robert Jndson), Lillian
en ce qui concerne la plongée elle l'exé- Leighton (Berthe), Horace B. Car-
cuta avec cette conscience professionnelle penter (pêcheur). B11rwe1l Hamrick
dont elle a toujours fait preuve dans (Pierrt>) . Mary " ' ilkinsnn (!!T"nri-mè-
son travail. re), William Carroll (S,ilas Martin).
Tex Driscoll, James Netll, Raymond
1917 THE WOMAN GOD FORGOT (Les Hatton, GHstav von Seyft'ertitz, Er-
Conquérants) (65 mn) Paramount- nest Joy, Mabel van Buren.
Artcraft. Une jeune Bretonne. fille de p~cheurs.
Scén . : Jeanie Macpherson. trouve une émeraude splendid~. Mais
P~ot. : A. Wyckoff. la pierre est maudite depuis le .four
Dec. : W. Buckland. où ellP fuf volée dans une église. lTn
lnt. : Geraldine Farrar (Tezca, fllle de riche vit>illard qui veut s'em r>arer dt>
Montezuma), Wallace Reid (Alvara- l'émeraude épouse fa jeune fi11e. Elle
do), Raymond Hatton (Montezuma), tombe amoureuse d'un jeune hnmm t'
Hobart Bosworth (Cortes), Theodore et tue son mari. Mai~r fe .four où elfe
{tosloff (Guatemoc, guerrier aztèque), rend l'émertmde à l'égfiu , la ma1édit'-
alter Long (Tnloc), Charles B. Ro- tion prend fin et les amants pe1went
ger~ (Cncamo), Olga Grey (Marina), trouver le bonhe11r .
•Tu ha Faye (une servante de Te zen),
TNex Driscoll, James Neill Ramon 1917 NAN OF MUSIC MOUNTAJN (5 bob.)
ovarro. ' Las ky.

17
ge Mel ( ord et DeMille (sé- Outre• J'cll'c·cllentc interprétntil)n
Réal. : Ged: blizzar~) . D' d'après le Hnymoml H n t ton, le fllm étnit re n~
q unblc pnr cc "chœur d(' vl.,age 11 :. ~hr.
~
uence h l'tfane IX,
. Beu 1a earmnn. '~·
Sc n. 'an de Fran~ M(Hc~y De Spain) , r u s of fnccs) qui donna "''" titr
nJm . P o ur montrc·r les pc·n~t-c·., ll'ng't ll•1
rom Wallace ReJd nn) Th cod ore dn ns l '<~Mprit tou rm1·nV rie .John 'frc~htt
Tnt. : Little (Nan Morg. J;mcs Cruze 11 0 11 11 fn i 11 l o n ~ n pp nrat~re ct !Ji p rntt e,
Ann D 11 k Morgan), (S
Roberts ( c Charles OgJc · as- 11
n ul o ur d C' luJ , Jl l ll ' surunpJ·r·~~Jr 11111 ,11 diff~~
(Gnle Morgan)d Hatton (Logan), ,Jack 11
r c nt. v l ~ngc11, nm lcrli~X, IIOmhrc", l!éd,, _
soon), Rak~x~~ (Sandusky), Guy 01~ sn nt s, r1can unts, ~I CC II III\t('llr,, cncQur;o. 1
c Hart» p e) James P. Maso gc 11 nt s cc nsé11 cx p r1m cr ses propres Pe
ver (Bull ag '\Voodward (JefTries),
(Scott), Henry Lcfevrr) , Alice Marc sé~s. C~l a con stitu ni t à l'époque un explo~t
Ernest Joy ( B Cal'pentcr (McAI - du point d e vu e de ln ph,togr 11 Phie.
(Nit a) , Horace · . Nou s y nrrl vâ m es en exposant plusieurs
pin). h mins de fer rétablzt fois l e film. Pour l e plan flnaJ de tou~
dans dl~sO uces~ et 'ttom be amoureux
Un fora_gent les vi sages d a ns l a cell ule rlu condamné
la
de la fille d'un bandr .
il fallut e~poser autan ~ de fois gu•n y
avait de vi sages, cc. q ui d emandait tout
WHISPERING CHORUS (Le le soin et la préci sion requis Par la
1918 THE ê ) ( 75 mn) Paramount. nature de la pellicule à l'ép oque.
Sa~ha~ j~~~~~eMacpherson, d'après le
cr~~·a~ de Perley Poore Sheehan. 1918 OLD WIVES FOR NEW (6 bob.)
Phot. : A. WyckofT. Paramount.
Déc . w. Buckland. Scén. : Jeanie Macpherson, d'ap rès le
/nt.·.: Raymond Hatton (John Tremble), roman de David Graham P hillips,
Kathlyn Williams (Jane Tremble), Phot. : A. WyckofT.
Edythe Chapman (mère de J~hn), Déc. : W. Buckland.
EJJiott Dexter (CoggesweiJ, deuxième Mont. : Anne Ba uchens.
mari de J. Tremble), Noah Beery, Sr. Jnt. : Elliott Dexter (Murdock), Flo-
(un docker), Guy Oliver (chef de la rence Vidor (Juliet), Sylvi a Ashton
police), TuJJy Marshall (Je patron de (Sophie Murdock) , \ Vanda Hawlev
Tremble), John Burton, Parkes Jones, (Sophie, dans le prologue), Th eodorè
W.H. Brown, James NeiJJ, Gustav Roberts (Berkeley), Helen Jerome
von Seyffertitz, Walter Lynch. Edna Eddy (Norma), Marcia Manon (Viola,
Mae Cooper, Tex Driscoll.
une cocotte), Julia Faye (Jessi e),
C.B. - Un critique déclara que ce Parke Jones (Charlie), Edna Mae
ftlm était c la quintessence du morbide:.. Cooper (Bertha), Gustav von Seyffer-
J'espère qu'il a vécu assez longtemps titz (Blagden), Tully Marshall (Sim-
pour voir certains films récents. The cox), Liiiian Leighton (serva nte),
Whispering Chorus a été en fait l'un Mayme Kelso (j!ouvernante), Tex
des premiers, sinon Je premier film, Driscoll, Edythe Cbapman, W illiam
de ceux que J'on a appelés plus tard Boyd.
c psvl'hologiques :.. Le confJit résidait
dans l'Ame des personnages plutôt que C.B. - 0/d Wives for New était essen-
dans des forces extérieures à eux. C'est tiellement l'histoire d'une femme pa-
l'histoire d'un homme condamné à mort resseuse et négligée qui ruine son ma-
pour son propre meurtre. Pour échapper riage. Sylvia Ashton, dans le rôle de So-
aux conséquences des vols qu'il a commis llhie Murdock, était merveilleusement ab-
dans le bureau ofl il travafJJe, John Trem- Jecte. Il y a peu d'actrices qui accepte-
hle (joué par Raymond Hatton) s'enfuit. raient un tel rôle et qui le joueraient
Il tron.ve un cadavre près d'un neuve, d'un façon aussi réaliste. La première
le mntJ.le pour qu'on ne puisse l'Identi-
fier, !tu met ses propres vêtement!! et scène où son mari (Elliott Dexter) essa ie
~s paplt>rs dans le!! JlOC'ht>s. Des a~~ét>s de se raser dans la petite salle de bain
~ us tard, défiguré lui-même après une sale ct en désordre de leur appartement
était destinée à situer le personnage de
agarre :ur les docks, Il est arrêté et
apccusc' d avoir assassiné John Tremble ln. femme et à faire pressentir la raison
ersonne ne croit hi · vraisemblable, sinon excusable, pour la-
pourtant l'raie, à p!~n sa }toire qui ~st quelle le mari se sentait attiré par c l'au-
tenant remariée heureuse :tmme, main- tre femme :., soignée, ordonnée, d~licate
un enfant qui ~era lJJé lÜ qui attend et tout à fait adorable (Florence Vidor) .
connatt en lui J h 1( me si eJJe re-
les conseils de so:: ,.~ irremhJe. E.lle suit
C'était la première scène de salle de
Que, même si l'hoie avocat qui lui dit bains dans un fllm de DeMille. Comme
Tremble, Il sera stlre~met est réellement toutes les scènes importantes de cha-
cun de mes films, son seul hut ~tnit d 'ni-
~e~ à ,la compréhension de J'hlstoirt'. Si
le meurtre dt> 1 en condamné pour
l ~JStotre avait un but quelconqut', ce
revêtir ses Prop:suh tuqufTll avait fait
lement ému, ~ a a. remb)e, ftna-
llle, lut laisse cr~rr arn,our rour sa fem. n était pas de suggérer aux maris de . t'
subit aon chAt! re qu II es coupable et débarrasser deo leurs femmes qu n n d e-ll es
confusion otJ 'ft"J/~rh avoir écrit une commencent à se laisser all e r, nu ds de
bfalfte : c'est mot quJ caaJret =~ c JustfC'e est suggérer aux maris comme aux femmes
e •. Do:: Jobn Trem. que le mariage, bien que tradltlonnelle-
tment céleste, dépend de bien d es M t nils
18 d~rrestres : la propreté, la bonne t enue
un intérieur, etc.
1918 WE CA~ · T HAVE ~VERYTHING
(L'Illusion du bon heur) (6 bob.) Para- pres dl! 15l1ldio ~ r:lill '" d
chauffeur d'; 11 ,.~ là h~ en cmant;Jant au
wouut. William C. D e,~t'Il
Scén.: 1 e,
d' apres
· Je :;iblc, C' ··t· ·l : . . - as le plus VJte p<J&-
n<Jlrc ~-~ aJ. \r·".rncnt. trJut prèa; c'était
Bill éG,itp:jc6.. ~tudJ<J q~t Huit en flammea.
rowan de Hupert Hughes.
Phot. : A. Wyc.:koff.
h m·m J". l>ré:l. ·'''Il~ <~vir,n!l tt,us eu
.\font.: _A. Bauchcns. d.i e' ~) c ,pcns<"c : <Jn l'au ra, n<,trc incen-
Déc . \\ . Buck! and. . n .uncn-, lc 6 cam{:
[nt.'.-' Ka t hlyn Wi lliams (Ch ar ity Coe li'hubillèrcnt ,: 't ·ras, 1f!S act~urs
1 ~n v 1 esoe Le grand. 1 hér
Chee ver) , Tburston Ha ll (Pel er Ch ee- '.ore. Ho b c,rts crHJ,cntlt Ï.. sc luisser film~;
ver), Elliott Dex ter ( J a ~ ~s p yckm a n) . 5<J~L•nt. d !lllC !rJge en flammes car ·e
Syh·ia Bre m er (Zad a l E tod e) , Wa n - l."J u va Js. J uré qu'il ne serait p~a brilfé
da Ha wley (Kedz ie Thr opp) , Sylvi a et ~1 ue . 31 par hus:;rd ce la arrivalt nrJu~
Ashton (.\i rs . Throp p), Ch a rl es Ogle étc Jn d rwns l e~ flammes tout d , 't:
(.\tr. Tbropp), T ully Marsh a ll (l e m et- L es acte f e su1 e.
· . u r !! urent superbes. Seuls les
t eur en scène), T b eo d or e Hoherts P?mp_J ers . fur~nt :;ssez étonnés. Ils
(l'acteur de com positio n), Ern est n ava 1en t J a m al~ vu d'aussi joyeux sini&-
Joy (le m échant) , B i~l,r E lmer (_l'ac- trés! Après a~o 1r étei?t le feu, ils parti-
ce ssoi r iste) , J a m es .!'l:elll (détecllve), r en_t sa ns vo1r q ue J'allumai un autre
Ra vmo nd Ha tton (l 'aviateur anglais), petit feu dan s les ruines pour filmer
Tex Driscoll. m es gro s pla n s .
[/ ne ex-infir n:ière, _Charity, ~ épousé
un m illionnazre quz _la_ nég~zge et la 1918 TILL I COME BACK TO YOU (7 bob.;
P a r a mo u nt.
trom pe . [/ n autre mzllzonnazre, Dyck-
man la console. Un jour Dyckman, Sc én. : Je anie Macpherson.
pren~nt la fiction pour la réalité (car Phot. : A. Wyckoff.
il s'agissait du tournage d'un film) Déc. : W. Buckland.
vo le au secours d'une actrice, Kedzie, Mont. : A. Bauchens.
qu i le séduit dans le but de renflouer !nt.: Bryant Washburn (Captain
la compagnie de cinéma qui l'emploie. Strong, USA), Flo re nce Vidor CYvon-
Finalem ent, c' est Charity qui épousera ne von Krntz), Gustav von Sevffer-
Dyckman tandis que l'actri.ce trouvera titz (Karl von Krutz), Winter Hall
le bonheur avec un marquzs. (Albert r••, roi des Belges) , Cl arence
C.B. - Certaines des scènes se pas- Geldert (le colonel a m ér ica in;, Geor-
saient dans un studio de cinéma et pour gie Stone (Jacques), Julia Faye (Su-
l'une d'entre elles mon frère Bill écrivit sette) , Lillian Leighton (Margo von
ce commentaire : c Le metteur en scène Krutz), Frank Butterworth (un jeu-
commence à devenir cinglé (pas trop, ne Allemand), May Giraci (Rosa) ,
parce qu'il doit le devenir encore plus C. Rohfeld (son père) , W .J. Irvin g-
d'ici la fin de la scène) > . Le rôle du met- Stroheim (un officier allem a nd ), Tex
te llr en scène était joué par Tully Mars- Driscoll, G. Butter Clonhough et
hall. Il déclara plus tard : c J'ai fait une c Teddy ~ (le chien de Jacq u es).
sorte de mélange, moitié DeMille, moitié Film de propagande pour encourager
D.W. Griffith. Je n'avais révélé à per- l'effort de guerre amérzcain et dénoncer
sonne ce que j'avais l'intention de faire, les atrocités allemandes en BelQique.
m a is le moment venu, je vis que M. De- Un jeune soldat américain désobéit
.fille riait sous cape. Mais je continuai, aux ordres de ses supérieurs pour sau-
~ ans m'en faire, comme si je n'avais
ver un orphelinat. Titre ca lqué sur un e
jamais eu l'intention de caricaturer qui phrase célèbre du roi des Belges,
Albert [••.
que ce soit~. Quant à moi je me de-
mande encore si c'est à Griffith ou à 1918 THE SQUA W MAN (Un cœu.r en
m oi que faisaient le plus penser les exil) (6 bob.) P a ramount.
mim iques amusantes de Tully Marshall
dans la scène où le metteur en scène de- Scén. : Beulah Marie Dix, d'après la
vient de plu s en plus cinglé. Je ne suis pièce de Edwin Milton Royle.
pas arrivé à le deviner. Phot. : A. Wyckoff.
Le cl ou du film fut une scène que Déc. : W. Buckland.
j 'ava is supprimée du scénario. Le roman Mont. : A. Bauchens.
de Rupert Hu~hes d'ob mon frère a\·ait Int.: Elliott Dexter (Jim Wyn;Degate),
tiré son scénarw contenait une scène spec- Ann Little (Naturich), Katerme Mc-
tacula ire d'incendie dans un studio de Donald (Diana), Jack Holt (Cash Haw-
cinéma. Jesse venait de m'écrire : c Notre kins) , Noah Ber:_r_)', Sr. (Tabyw ana),
politique pour 1918 est simple : réduire Thurston Hall (Henry), Helen D~n­
les dépen~s dans tous les domaines~. bar (sa mère) , \\'inter Ha ll (Petn e) ,
De ma u vaise grAce je me rangeai à l'avis Ernest Joy (Fletcher)! He~bert Stan~
de Bill qui me suggéra d'économiser ding (l'évêque) , Jul1a f•u y~ ( L ~ d~
be:. ucoup d'argent en supprimant l'incen- Mable) Theodore Roberts (B1g B1ll).
d ie et en donnant au film une fin moins Ramond Hatton (Shorty), Monte Blue
Cvl'lteuse, quoique moins intéressante. (Grouchy), Edwin Stevens (le ~he-
Mais un jour de la fln avril, comme je ïf) Guy Olh·er (dcputv sh eriff),
revenais avec mon équipe de tourner J~ck' Herbert (Barman), l>at Moore
en extérieurs à Griffith Park. je vis de (Little Hal), Tex Driscoll. .
la fu mée s'élever quelque part au loin Remake du film de 1913. Dern1er re-
vera le Sud-Oueat. c On dirait que c'est make en 1931.

19
. , . YOUR HUSBAND tail u' t d s pr ion
D() •:\''T Cii,\:\(rf.l, ll'lll j iS) lfi h 1b.) pou•· qu il s' ng g • S'il n
J 91 8 . . k )1.'3 ll .
d potl\'llit '·sllut r heur u1
tAprè~ la fllllt: ,
earamuun ·. Macpherso n . in, 'Il rpr·· ill·s. s• 'c 011
. . Jcaute • . , t•oclt t' ft <111 Inantc·n.~ un
SL't'Il· ·. A \\' y ckoll.
P~ot. · · · Buèklaud. . · 1 ll '''"'· yntl11d(' de 1 •Ch• t ·. 1.
p,,. llr.llt•r, Fur H'rn c 1 ru d ,
f?ec . :. \~.1 lllll'Clla Hoftman u . Ml l e lC
(,ost. · P d it 11s ft' ,.,.,,.;<; • '"'~Il ic tl d l' r 3 n g r
f:
<'Ill d•~<. l .,,. di , ,n1
Lei scu. lS
Mont . : A . .B~u~c 1_l e t • n (Lc il a Po r ter),
Jnt.: li!on~ (;~;~~~)~fer Va u S ulphcn),
1pt'il •. t l e
bit: de prc11dn~ t!ll ·~llr"·Ke l'h(, 1
t•rtf~tt!l; ci<· sa ville tt hlalc. L'hi
1
tc
:l • • Par

1 r
tr:1il cJ'_u•Jc faf'•n dJ':tJ~': tirtuc , ~:e 1 ,rnon.
Lcw Cod) ·t
Elliott Dc\,crb 0
(J·uucs Dcnby l'or tcr),
·ts O'é vè qUl'), Sy l v i :~ lll C 1J Ill IH: ~ I!IJ~;q,!t!:lll lHl 1 1
n'ét . hotn.
Tll codore el k e ) Juli a Faye fo1Témcnl 11n Jik!J c 'Jtl 1u 1 }JI n 111 té Plls
Ash t on (.Mrs.f H~c nd! ~h a mbrc), J a- l'all:til p:•rfois pl ur; rJ • C!•Ura rtu : li
c~ a ne~~e!llla,' ,.!Fet d e ch a m l>r l.'), Tex accomplir chez S()i un travail ~~ PIJUr
me s ,, e,
à la patrie que pou1· aller au fro~~. a tt:
0
• 1 ~r~:~~:l. néglige sa femm_e pour s~s
L. · · , Il lui acco rde le dworce. Mms 1019 MALE A:\IJ 1·1::.\lALE (L'Admlr-h'
f~:~~~~~ rich e qu'elle épo!lse est Ull; Crichton) (140 ffill) l'aramount ot H:
coureu r. Un jour, elle revozt son ma~z Scén. : ~eanie -:\-I_acpherson, d'après .
qui a co mplètemé ~nt changé et elle dz- coméd ie de Sir James :\1. Barrie~ 1
vo rce pour le r epouser. 4: T h e Admirable Crichton :.. ·
Ph ot. : A . Wyckoff.
19 19 FOR BETTER, FOR WORSE (7 bob.) Déc. : W . B uckland.
Paramount-Artcraft. . D éc . de la séquence babylonienne, co,.
Scén. : William C. Del\-hlle, d'après la lume s et ass istant-metteur en 3cène .
pièce d'Edgar Selwyn. Mitchell Lei sen. ' ·
Ph ot. : A. Wyckoff. Affiches publicitaires : Walt Disne:1.
Déc. : \\'. Buckland, Mitchell Leisen. Mont. : A. Bauchens.
Mo nt. : A. Bauchens. Int. : Gloria Sw a nson (Lady ~!ary La-
Jnt. : Gloria Swanson (Sylvia Norcross), senby), Thomas Meighan (William
Elliott Dexter (Docteur Meade), Jack Creighton), Ray m ond Hatton (Ernest
Holt (Crusader), Sylvia Ashton Woolley), Lil a Lee (Tweeny), Theo-
(t a nte de Sylvia), James Neill (oncle dore Roberts (Lord Loam), Robert
de Sylvia), Tom Forman (Richard Cain (Lord Brockelhurst). Julia Faye
Burton, architecte), Wanda Hawley (Susan), Rhys D a r by (La dy Eileen
(Betty Hoyt), Theodore Roberts (Dr. Duncraigie), Mildred Reardon (Lady
Roland), Raymond Hatton (Bud), (Agatha La senb y ), Wesley Barry (l'en-
\\'inter Hall (un docteur), Fred
Huntley (soldat de la Coloniale), Tex f a nt) , Edn a l\l a e Cooper (serYante).
Driscoll. Wesley Ruggles (u n cireur de chaus-
Une jeune femme quitte son amant sures) « Crichton » (le léopard), Tex
parce que, médecin, il préfère soigner Driscoll.
de petits infirmes plutôt que d'aller Séquence babylonienne : Gloria Sw:In-
~e battre en Europe. Elle épouse un son (la sa u va geon ne), Thomas ~ei­
Jeun e .~omme qui, lui, s'engage mais ghan (le roi) , Bebe Daniels tl:l faYv -
est grzevement blessé et porté disparu rite du roi) , Sen. Searle (garde du
Ell~ s~ tourne alors vers le médeci~ corps du roi).
quz _luz a pardonné, mais le jour du C.B. - Avant de comme ncer à pr<>duir~
marzage, son premier mari réapparatt ... For Better, For n ·orse, j'aYais demande
S ~-B. - C'est le second film que Gloria à Jesse Lasky d 'essayer d 'obtenir pour
d:ad~s~: h~t pour moi. C'est l'histoire ~?i les droits pour l e cinéma d'une
Ell iott Dex~mes, un médecin, joué par p1ece de l'un des meill eurs auteurs de
Tom Formaner u~t aiun soldat, joué par théâtre anglais, Sir J a mes M. Barrie,
Ci l s'agissait,'bÏen 8 ft:e~t lGlm~me f~mme «The Admirable Crichton ~ . Cela ne man-
se rappelle For Bett • e orta). St l'on quait pas d'audace car aucun de nous
d'h ui, c'est sans do~t' For Worse a ujour- ne connaissait Barrie et toute s les négo-
des nombreux films e C:~ .tant que l'un ciations devaient se f aire par tél 'gr:tOl·
que sur le m . que J at faits à l'épo- mes entre New York et l 'A ngleterr~·. Que
il y ava it ua nage et le divorce; mais penserait ce maitre de la fantai sie aima-
prémédité à ~ ~u~re thème sérieux et ble et délicate si ou lu i dt•mnnd:lit dè
pour un fllm . Ols ~ctu~l et audacieux vendre les droits d'une de ses plus t'd~­
ment après l;u•,. sorht cmq mois seule- brcs pièces à une bunde de duéustl's
de 1918. Seuls ce~gna~ure de l'armistice a~néricains, sans doull• arrogants et t·~·­
conn u cette é x d entre nous qui ont ~llqu~ s '? Pourtant Sir J a m e s accepta. En
l'ayersion pro~~~~= se souviennent de J!lnvt.er 1919, Jesse m e t élégraphia ~ut'
qu éprouvaient les À so!lv~nt violente luff~1re é t a it fait e. J e d onnai aussttot
« Planqués :. (sl k méncams pour le~
}~~~el'è et Oblig:~oi::>· q;.a lDOOi}isation la P•èce à Jennie l\Inl·phe rson pour qu'elle
con.n uence le scé nnr10. Tou t le 1llt1 Ild~
dia. ie 1n'ex.i
re lors . d e l a Seconde
1 nous
Gue devi n t é~att ravi jusqu'au jour o ù je s~mut
1
Guerre. Un sh~t Pas l~rs de la IJ;.~~èn- affolement dans le bu r ea u de New York
mme qut n'était 1 re f~: déclarant que j e vo ul ais changer le
20
pas appelé r~bÏ dce ilah pièce d e Barrie c The Adrui·
e r c ton • e n c Ma le and .F mule~.
Cc qui m'avait mi s lu pu e~ à l'ol·clll c, qu '<' llt· f n i ~;ni t po nt· im poser IICII g()flts
·"- t ·til une lettre ct un lc\ l q( t'U IIIUIC dt• d sn tu n ni l' d l' ln p •· • f <·l'tio n l• 1111n mnrl
~~~s~ c où o~ p ~ rlnil .d ~ ln pièce c u l'int~ ­ 1<' p t· •·• ~ ni l 1·:• r il se t n nn111it. ver11 IIJJ~
t tl·tnl « L an1u·nl Cnehlon :. . J e SIIV Ul ll n nlt'l' l <• mnw pl n'l 'l(· dni HIIIII<~. L'h(:rnïne
l JIl<.'11 ~"Ùt' •CJUC. l ' ctTClll'l ' u'é tail .puls duc éà flJJi SIIII Î( Ji ll !' l' 1111lp 1'1' 1Hl l'l' fJII 'êt r e VITt iiCII Il
)es se• mats JC 1nc 1 ts que S I n SllCl' - 1~1 · v ~· ut Jl ll'l l'ot·<·(·rn <· nt d it·c: êb·•: mnl
t·lit:c ' de Jcssc, pourtant ex pé1·imentée, l ngotc:e <· 1 <pt ' (\1 l'l' <' til ti vh· n'<:mpl!dt<•
l;vail pu faire cc.tt.c• Cl' l' l'UJ:O Il' puiJJi<', pu s d Il l•·•· ltttm :lin< ·. (il o ri :• Swllt t ll<nt l·lait
lui pourrait ln lnu·t• uusst. Les spcc- :!u ss i lulr· nltt<' II H (~ e n j ~ un c femm e déjà
tat~ urs s'imagim·!:a!cnt que 1~· Hlm était lun {· e cl :tn s l es prc mi è r cR hohin e11 d u
l'histoire d ' un o!ltcJl'l' de mnnuc c'omplè- lllm qn'tll c I'Hatl à l a fln d un, liOn
tcmcnt inconnu, sans d~utc « un truc de pct·sonn:q.(<' de f emm e tl·u n ~ fo r m l':c gaie
g uerre~ ou « un maclun à costumes ~ . et sl':dui sunlc. L'a utre fe m me était' Bebe
en tout cas pu:> cc qu'il était réellement, l>,a ni el s qui ~rou va ! t l à ll<> n p remier gran d
:1 sa voir l 'histoire amusante et touchante t•ol e drmn uttqu c. fhom uR Meigha n Hait
d'un m~îtrc d'h ôtel qui révèle ses qua- le mari ballotté e nt re ell es deux ct un
lités naturelles de chef lorsque la famille peu d ép a ssé par ]es événem en tR. Mais
de noble s dont il est le serviteur fait je ne croi s p as qu e l es sp ect ateu r s l'aient
naufra ge ct se réfugie sur une ile déserte plaint d 'être pourcha ssé à l a fo is par
dans les mers du Sud. Nous avions Gloria Swan son et Bebe Da niel s.
d'abord pensé appeler le film « The
Spcll ~ (L'ensorcellement), mais . je ~e 1920 SOMETHING TO THI NK ABOUT
décidai pour Male and Female qu1 expri- (7 bob .) Para mount-Artcr nft.
mait mieux la situation de base de Scén. : Jeani e Macpherson.
J'histoire : Je fait que les nécessités pre- Phot. : A. Wyckofl' et Karl Struss.
mi ères de la vic sur une île déserte sup- Mont. : A. Bauchens.
primaient les distinctions de classes en- Int. : Gloria Swa nson (Ruth Anderson),
tre lords et maître d'hôtel, ladies et fem- Elliott Dexter (David Markley) , Claire
mes de chambre et les rendaient tout McDowell (gouve rnante de .Markley),
simpl ement à leur condition d'hommes Thcodore Roberts (Luke Anderson),
et de femmes. Monte Blue (Jim Dirk), Theodore
A voir la panique qui régnait à New Rosloff (clown), Julia Faye (Alice
York, on a urait cru que j'avais proposé Blair), Mickey Moore (Da nny), James
d'in sta ller un sta nd de hot-dogs à côté Mason (le dandy provincial), Togo
de la tombe de Lincoln. Mais je tins bon Yamamoto (serviteur japona is) , \ Vil -
et je laissa i à Jesse le soin d'aller appren- liam Boyd, Tex Driscoll.
dre l a nouvelle à Sir James Barrie à La fille d'un forgeron dédaigne l'amour
Londres. Lors9ue Jesse expliqua avec d'un jeune infirme et épouse un ou-
beaucoup de Circonlocutions que j'avais vrier. L'ouvrier est tué. Elle revient
ch a ngé son titre en Male and Female, avec son enfant chez son père qui,
Barrie tendit la main à Jesse en s'ex- entre temps, est devenu aveugle et lui
damant : « Epatant! J'aurais dft y pen- rend la vie infernale. Elle finira par
ser moi-même 1 » . Malgré mon vandalis- accepter d'épouser l'infirme et ils trou-
me, ou peut-être à cause de lui, Sir James veront quand méme le bonheur.
fut heureux de nous vendre les droits C.B. - Elliott Dexter s'était assez
pour le cinéma de toutes ses pièces et bien remis d'une grave maladie pour
de toutes les pièces ou romans qu'il jouer dans ce film, mais il lui était !esté
écrira it à l'~tvenir, ce qui est une bien une certaine difficulté à se mouvo1r et
grande m a rque de confia nee venant de c'est pour~uoi Jeanie Macpherson écriv!t
quelqu'un d'aussi impressionnant que lui. pour lui 1 histoire d'un homme à demi-
1\119 WHY CHANGE YOUR WIFE? paralysé, frustré et amer, qui trouve
(L'échang e ou La proie pour l'ombre) finalement l'amour. Monte Blue jouait
(_1~0 ') Paramount-Artcraft.
sou rival dans le cœur de Gloria Swan-
.Scén. : Olga Printzlau, Sada Cowan, son· Elliott et Gloria trouvaient le bon-
heu~ grâce à un robuste bambin qui est
d'après un sujet de William C. De- aujourd'hui un excellent assistant-met-
~1ille.
Phot . : A. Wyckofl'. teur eu scène à la Paramount, Mickey
Mont . : A. Bauchens. Moore (1).
/Jéc. : W. Buckland. C'est a us si le premier film où, à côté
d'Alvin Wyckofl', figure au générique Karl
ln! :: Gloria Swanson (Beth Gordon), Stru s s, un cameraman dont la parfaitl>
1 bornas l\leighan (Robert Gordon), conuais snncc du noir et blanc a tou~ours
llebe Daniels (Sally Clark), Theodore été, à mon a vis, un des facteurs qut out
~~slolT CRadinoiT), Sylvia Ashton permis à c·e procé~é de conserver la place
( lantc I<atc), Clurcnce Gcld:n·d (le qu'il oceuJH' touJOUI'S dans le cinéma
doc~eur),, Mayme Kelso (Harriettc),
Julia 1· aye, Tex Driscoll William am(·l'Îcnin.
lloyd. ' C'est aussi Je prcmit•r de mt•s films
où intc•rvient un thème rt•llgleux : c'est
d C.ll. - Le film était basé 11ur une idée la foi de sa lol{euse (Clain• MeDowl'll)
~. m~m frère, destinée à un film qu'il
11
, a vaut'pu réa li 11er. C'était l'histoire (1) Mickey Moore Jouu, enfant, dans plu-
d ~~~e femme excessivement guindée ct aleura fllma de DeMille. U vlt•ut de mettre
~~ ·ttcul~use c dont le s vertus étalent les en acilne son premier ftlm, llawaliall Para-
uls VIces • et qui, à cause des efforts diu (avec Rlvta Presley).

21
Je t i l e t llfl ir.., ,.Jf,•. 11Llllll . r • •p rt
poir, et
ter d u d é ses ri ères f~ ·r. nf r. nrl pn ll [ ,• l t l l l l r .fwre. un1
0
e .Elliott Dexs irée et ses p ct Je f o unrn t11·ll .';' n e 'J ill f ur rd (J J ut
qui sau ~a sagesse inrJconcilinUon ti d c u..c. lw/11/l t'.S l n r~ rnl! .• pnr Ue lit
ce sont ttent la , 111. 1111 o: J·r: l c h d Aff~tiJ' or n
· perme l ' Illour. 01
q~l b e de a fruit dé- JIf/111· 11 ·urmil pru éJ(; r·c f ' 1111 tlnn1 le
trJoillP BIDDEN FRUITd~LCendrUlon)
• • • 1110 1.
luqt• dr'fwtll{.
1921 FOR011 La l égende
fendu aiilo unt. l!l:.!:.! J•OOL'S I'AHAJ/I ~E (J, • 11 rn dia
(8 bob.) Pa ~ Macpherson. d' 1111 ftlll} (!) but1.) ·' 111 ~~Inlntn •
. Jeante ff Scén .; ll<·lllith M :ti'H: IJJ x, Ôl11J 11 ·,,w
Scén. · Wycko ·
Ph~~:. 1", Ba ucbens~r d'uprè~ c Lnurèl ll u nd tl 11: l.uly:. d' 11
Morl ey) , Theo- Lconurd Mt'rTlck. ,
Mo .'A.· gnes Ayre s (M lfar rlngton Mnl-
/nt. . Roberts (Jam es (Steve Mor- /'fl o t . : A. Wyckoff, K urJ Stru~~.
dore Clarence Bu~ton (Mrs Mallo- Mo nt . : A. Bnuchen 3.
Ior)'), Kathlyn Wil!wm ue), Theodore JJ1 t. : Dorothy Du l t()n (P I>I l Pntchoul iJ
~;), \Vinter. Hall <t~~~sêe~pe) , Forrest Conrad Nage l (Arthur l'b clps;, Ther)~
d ore J{osloll (John HrJd <:ri q ucz ), .r J-
Ko sloff (Ptetro Ro ers) Bertram
Stanley (Nelcson . .,) Julia , Faye (do- lia Faye (Sa~aran, r e ine de SJ<tm),
J ohns (John rate , Dav (Nadia Mildred Harr1s (Ro sa IJu ch ên eJ, Cla-
.
mestlque )' DShannon
'scoll William" B oyd . r ence Burton (Manuel), J acqueline
Craig) , Tex rt. , ui est l'épouse L ogan (Girda), Kam_uela Searle (Kay;,
Une petite co~l!frz~~;e ~ un bal costu- Joh n Davidson (Prmce T al a at S r; iJ,
d'une brute es l'zn~z à qui il manque George F i elds (Pedro)! Guy Oliver,
mé par une.è c !eni~vité. Déguisée en William Boyd, Tex Dr1scoll.
un quatorzz rn t la reine de la Un soldat américain, Arthur Phe lps,
Ce.ndril/on,é ellie ~~ec intérit la cour soigné pendant la guerre da.ns un
sozrée et cou e · · 'té hôpital français pour une blessure aux
que 1uz• f az't l'un des rzches mvz s ...
yeux est tombé éperdument amoure ux
1921 THE AFFAIRS OF ANATOL (Le d'une chanteuse parisienne, Rosa Du-
cœur nous trompe) (135') Paramount. chêne, venue visiter l'hdpital. De
Scén . : Jeauie Macpherson, Beulah M.a- retour aux Etats-Unis, à El Paso, à
rie Dix Lorna Moon, Elmer Harris, la frontière mexicaine où il prospecte
d'après 'la comédie d'Arthur Schnttz- du pétrole, il ne peut l'oublier malgré
ler et le roman d'Elinor Glyn. l'amour que lui porte Poil Patchouli,
Phot. : A. Wyckoff et Karl Struss. jeune danseuse mexicaine. Un jour
Déc. : Paul Iribe (a.d.). Rosa vient à El Paso . Ph elps se préci-
Mont. : A. Bauchens.
lnt. : Gloria Swanson (Vivian de Witt
pite pour aller l'applaudir, mais Poli,
Spencer), Wallace Reid (Anatole de jalouse, lui offre un cigare truqué qui
Witt Spencer), Bebe Daniels (Satan explose.. Redevenu aveugle, Ph elps ne
Synne, c la femme la plus dépravée peut voir le spectacle. Po li, d o uée pour
de New York~), Wanda Hawley les imitations, lui fait cro ire qu'elle
(Emilie, une jazz-girl), Elliott Dex- est Rosa et Phelps l'é~ouse . Un jour
t er (Max Runyon), Monte Blue (Ab- un célèbre ophtalmologzste arrive à El
ner, le paysan), Agnes Ayres (Annie, Paso. Poll décide de se sacrifier et de le
sa femme), Theodore Roberts (Gor- faire venir. Phelps guérit, mais décou-
don Bronson), Theodore Kosloft' (Naz- vre la trahison de Poil. Il fait annuler
zer Singh), Raymond Hatton (pro- le mariage et la quitte pour aller re-
fesseur de piano), Julia Faye (ser- chercher Rosa. Poli se décide à épouser
vante de Satan Synne), Lady Gilbert Roderiquez, le patron du bar oil elle
Parker, Charles Ogle, Elinor Glyn, dansait, mais Phel~s rev ien t et veut la
Shannon Day, Tex Driscoll William reprendre à Roderzquez . Po il est bles-
Bo d. ' sée au cours de la bagarre. Phelps la
Un faux. Caaanova a plusieurs aven- réépouse et lui explique le m otif de
tures qur ~ont autant de déceptions et, son retour : il a retrou vé la trace de
ct~aque
rme. fors, revient à sa femme légi- Rosa au Siam. Malhe ureusement. a
n'est pas la Rosa qu'il imaginait, mais
19~1 pON'T TELL EVERYTHING (F t- un~ Rosa coquette qui flirte avec ~e
ll 1 avouer?) (6 bob.) Paramount au prznce Talaat-Noi et s'amuse de vvzr
Réal.: Sam Wood et DeMill · Phelps et le prince se disputer ses
Sc~~~: h~lbe.rt Shelby LeVin:.· d'après faveurs . A la suite d'un incadent lors
d'une cérémonie religieuse devant la
Ph lstolre de Lorna Moon
ot. : Alfred Gilks. · fosse des serpen t s sacrés, les d~~x
Int.: Gloria Swanson (Marian We t hommes somm ent Rosa de cholszr.
Eifl~tt wt~~~~~ (~~~~ey(CëRlen
rothy Cummi (J
)DaDle>:
roy , o-
8
Comme dans la ballade de Schiller
«Le Gant :t, elle lance son gant au
neviève Bun:g essica Ramsey), Ge- milieu des reptiles et déclare qu'elle
Gloria Wood (ni~~ ·d~Cr~a n), Baby
8
1
appartiendra à cel ui qui le ramè11era.
tnond de Bri Ch u en), Ray- Les deux homm es descendent dans la
Jullleaux Mo~c, arles de Briac Qes fos~e, Ph elps ram~ne le gant et, écœurâ,
Un sportif ga~. quztte Rosa· pour revenir à Poli.
qui déteste ,;e,~orlouaier une femme 1922 SA TURDA Y NIGHT (Le détour
• ma • aon ancienne (9 bob.) Par amoun t .
22 Scén. : J eanie Macpherson.
Phot. : A. Wyckotf et Karl Struss. - Une je11nc fille inconsciente et
\..l.i.
Déc. : Mitchell Leisen (a .d.). P!'~stonn(•c
de vitc~sc provoque un ae-
Cost. : Claire West. CHlent d est condamn(:c à ln prison par
Mont · A. Bauehens. llH procurent· nmoureux d'elle.
111t · · éonrad Nagel (Richard Wynbrook Pour pouvoir rcnflrc dnn~ sr,n cénario
Pr.cntiss), Leatrice Joy qrls Van u ne nlmosphl-rc nuth,.ntiq11e de pri-
s uvdam), Edith Roberts (Shnmrooll son, .Jcnnle Mncpher11on alla à Detroit
O'Day), .Jack Mowcr (T,om Mc<;!u lre), oit <"Il~· convint uvee une amie qu'elle lui
Sylvia Ashton (Mrs. 0 Day),. Ed ~th e vo l ct'HJI son mantc:1u de fl')urrure. Elle
chapma n (Mr s. Prc ~ti ss) , .Tult n Faye fnt. nn·êté·c avec le muntcau !.ur elle et
(Elsie Prc ntiss), 1 h cod ore Roberts cnvoy{·c en prison. ExC(!pté l'amie de
(Th codo r e Va n Suy dam), Lllta n .Jcn n lc, ln seule personne à Detr()it au
Le ighton (Mrs. Fer~u so n) , John Da- eourant de l'affaire était un policier.
vidson (comte Dimitr i Seardoff) , Heure usement qu'il n'était fas loin quand
Ja m es Neill (Tomki ns, l e maUre d 'h O- J ean ic décida que troi11 ours dans la
tel W inter Ha ll Oc profcssem:), Ray- pr ison de Detroit lui ava ent suffi am-
mo'nd De Bria c, Cha r l es De Br iac plem ent pour s'imprégner de l'atmos-
(les jumeau x O'Day),. M~bel Wash- phère nécessaire à son scénario!
bur n Mi ch ael Dark (mvttés au di- 1923 ADAM'S RIB (La rançon d'un
uer) ' Max F isher (chef d'orchestre), trône ou La côt e d'Adam) (10 bob.)
Zel ~a Maj a (bonne d'Elise), Marie Par amount.
Crisp (bonne d'Iris), May Foster Scén. : Jeanie Macpherson.
(femme de ménage), Anne Legendre, Phot. : A. Wyckoff et Guy Wilky.
Ethel Wales (invitées au bal), Ma- Mont. : A. Bauchens.
rion Skinner (logeuse), W.A. Clarke lnt. : Anna Q. Nilsson (Mrs. Marian
(Bill Dolan), Betty F~ancisco ~Ma­ Ramsay), Paulin e Garon (Mathilda
mie Taylor), Guy Eakm (pompter), Ramsay), Elliott Dext er (Prof. Na-
Lucien Littlefteld (secrétaire de Van than Reade) , Theodor e Kosloff (Ja-
Suydam), George Cooper (locataire romir XIII ), Milton Sills ().ficha el
négligent), William Boyd, Tex Dris- Ramsay), Julia F a y e (la mauvaise
coll. femme), Cla rence Gel d art (James Kil-
Une jeune snob est fiancée à un }fJunfJ kenna), George Field (ministre), Ro -
richard. Tous deux sont las de la oie bert Brower (Hugo Kerm aier1, For-
qu'ils mènent et décident de rompre. rest Robinson (Kram ar), Gino Corra-
Elle épouse un chauffeur et lui une do (lieutenant Brasch ek), Clarence
blanchisseuse. Les barrières sociales Burton (cave man), William Boyd.
font échouer les deux mariages. Le Tex Driscoll.
chauffeur tombe amoureux de la blan- Un mari, absorbé par ses aff aires, n é-
chisseuse et les deux snobs découorent glige sa femme qui, pour se consoler,
qu'ils sont faits l'un pour l'autre. flirte avec Jaromir XIII, roi détrôn é
de Voraldie. Afin d'éloigne r le mo-
1922 MANSLA UGHTER (Le Réquisitoire) narque, le mari restaure Jarom ir sur le
(1 0 bob.) Para mount. trône de Voraldie, aux prix des plus
Scén. : Jeanie Macpherson, d'après lourds sacrifices. Réconciliés par leur
l'histoire de Alice Duer Miller parue fille, les époux partiron t pour un nou-
dans le Saturday Evening Post. veau Vo1Jage de noces.
C.B. - Les années vingt ont ét é, entre
Phot. : A. Wyckoff, Guy Wilky. autres choses, l'époque des c fl appers ~ .
Déc. : Paul Iribe (a.d.). La « flapper », avec ses cheveux eourts.
Chorégraphie : Theodore Kosloff. ses jupes courtes et ses bas roulés. sa
Mont. : A. Bauchens. préférence pour le charleston (danse plus
lnt. : Thomas Meighan (District Attor- athlétique que la valse), devi~t ~ne ob-
ney Daniel O'Bannon), Leatrice Joy session pour les censeurs aussi b1en que
(Lydia Thorne), Lois Wilson (Evans, pour Hollywood. Je suis vieux j eu et
sa femme de chambre), Jack Mower j'estime que les jambes nues sont d e
(Drummond, un policeman), Julia mise dans une chambre à coucher ou
Faye (Mrs. Drummond), John Mil- sur la plage, mais pas a u bureau, et je
ter n (gouverne ur Stephen Albee), n'ai jamais aimé chez u ne f emme une
Doroth y Cumming (Eleanor Belling- bouche ou des ongles qu i ont l'.air
to n), Edythe Chapman (Adeline Ben- d'avoir été écla boussés p ar l'exploswn
nett) , George Fawcett (juge Romans), d'une bouteille de ketchup, mai s j e trou~
Ca sson Ferguson (Bobby Dorset), vais quand m ême que la c tl apper ~ ne
Mickey Moore (Dicky Evans), James manquait pas de chien. La j eu ne sse l'ho-
Neill (mattre d'hôtel), Sylvia Ashton que toujours, c'est d'ailleurs son rôle.
(gardienne à la prison), Raymond Je choisis donc de dHen dr e les c flap-
H.atton (Brown), Mabel Van Buren, p ers ~ dnns ,u!' ftlm ott u ne t ee n-age.r
Ethel Wales, Dale Fuller (détenues), typiqu e, à l tur a p paremme nt écervele,
Edw a rds Martindel (Wiley), Charles n~ussissnit , par son l'Onrage, sou dévoue-
Ogle (docteur), Gu y Oliver (musi- ment e t son intelligence, à .auver le
cien), Shannon Day (Miss Santa maria ge de ses parents. Le ftnsh-back de
Cla us), Lucien Littlefteld (témoin), la séquence p réhistorique permettait éga-
Leo Noemus, Tex Driscoll, William l ement de montrer que les jambes nues,
Boyd, May Giraci et le chien c Ted- les jupes courtes et l a ruse féminin
dy :. (Gloomy Gua) . ne sont pas une n ouveauté.
de . J>i!'ll n. sont fl :!1 hnp)
DMENTS (Les UHII·/n f, rll. Il fi. lrOIIVl (lU P
E TEN COMM) A[f4 bob.) Par n- pnrticip:t~ils .tiVIIICnt propfJa cornrn
1!123 TH andcment s
di:s. comm t jet I!'S J> 1x Lnrr~rrwnrl III C'IIl • ucun , •
mount. ·e Macpherso• · t Rn y R c n - j 1 •JJvnil propORf 1111 r·6nnri 1, Utlll de
Scén. : Jcan~verell Mnrley c Bert Glen- 11111 ;:; j'l·fais lfllerncnl P 'trllu d~ ; hl,
Phot. : J.(pphoto cou_le uArs)~hlc .J. Stout, J.p·:uulclll'. el rie ln v:olc11r ri e c tl 1
nahan d Curtis, r ) I JI H' J"(•f :118 Sf11· lfii'Ort fl'IIIV If , l lt)
no 11r' Edwar
\Vestci·berg (as. sistants · ' '
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11 11 .•· ,.. A 11 J'11 ' 11 ' 1,. r.:1 , tng •ru tire r
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k s g 11 g•!anf~ 1,<' prerniPr prix, ,.,, n~ r
Eff. ~PMitchèll Leisen:, h ,Tester, ,JnUa r ., 1
Dh . . . Clara West, R.l p fri s 1.000 d rd i;JJ'S 1t ehnr:11ne rf •• ' t(Jf.
Cost. · H dO Rie- JH' I'!IOI IJ H •S q 111• rn • SIVIlH;n.J
• .
rirHII!f• c
Je
11 lUI

Faye. t synchronisée : u., rt le ti tJ·c· d e rn()n fll'flr:hnin filrn . 11 '.[et
J[usique pos -
T en Cnmmand men l .~. · he
senfeld. h s .
Mont. : A. ~aue en Ùe . épisode b~blr­ ,J'c n viHagcai d':Jbord de· crmstruirc 'th
Jnt . : Premzère par R~berts (MOise), T en CnmmanrlmPnls c:•nnrne 1111 P , .e
que : Theodore ) Estelle Taylor d 'épi sod~ effsé, é crt'.t s c h ac·.~~~~ par un ~~~é'"na. i'l"rle
J

James Neill (Aafon ' De Rochefort riste 1 ren , p u 1s .J y r('n()nç:d Il


(Miriam), C~ar es, (femme du phD- a très pen <!c fllms à éJ?iV>dc:o; qui. air.:lt_
(Ramsès), Julia ~~oere (fils ainé du eu du s ucees. Le publ1c f'St d'in 11 tinct
raon), Terence son Butt (Dathan), et avec r a i son, favorable à l'11nité dr '
I;:w
pharaon),B 0 (conducteur des tra- matique dan s ] a constr11rtirm . Un se~Ï
Clarence u Johnson (L'homme de scénariste tra va illa avec moi sur ce fllrn.
vaux), N~~le Corrado (Josué)' José- Jeanie Macp~erson. Th e Ten Command:
bfS~!eP~in~~Tex Driscoll, Myrna Loy, ments fut fmalemen t une histoire m •
~at Moore. . d ' derne avec un prologue biblique. Le pro- 0

Deuxième pa;tie : RéJ!ZSh~drd Dix e(j~h~ logue, basé sur le Livre de l'Exode
San Franczsco : lC
McTavish), Rod La Rocque (Dan Mc
montre la Jibération des Hébreux pa;
Moïse qui les conduit h ors d'Egypte leur
Tavish), Edythe ~hapman ~Martha voyage à travers le d ésert jusqu'au 'mont
McTavish, leur mere), Leatr1ce Joy Sinaï où Moïse reçut les dix commande-
(Sally Lung), Agnes Ayres (une fem- ments. L'histoire mod erne montre deux
me perdue), Charles Og~e (le do.cte.u~), frères dont l'un respecte l es dix comman-
Robert Edeson (Reddmg), V1rgm1a
Bradford. dements tandis que l 'autre les transgresse
tons et est à la fin anéant i. Le châtiment
C.B. - J'avais confié à Barrett Kies- qui s'abat sur lui n'est p as d ft à la ven-
ling, jeune employé du service de publi-
cité du studio son premier job : trouver geance d'un dieu arbitraire, c'est plutôt
au sein du public l'idée de mon prochain une conséquence inévitable de ses actes,
film grâce à un concours. Il s'arrangea car la ]oi morale fa it partie de la struc-
avec le «Los Angeles Times:. pour que ture de l'univers tout auta nt qu e la loi
ce dernier patronne le concours. Le pre- de la gravitation. Par ex empl e, sa mère
mier prix pour la meilleure idée de film est tuée lors de l'effondrement d'une
était de 1.000 dollars; il y avait é&a- église parce qu'il a tran sgressé le
lement 1.000 dollars pour d'autres prix. commandement : « Tu ne vol eras pas,,
Comme c'était la première fois qu'un en construisant l'église a vec des maté -
prod~cteur , invitait le public à le riaux de mauvaise qualité.
conseiller, d autres journaux répandirent Au moment de mettre sur pied l'équipe
la nouvelle et ce qui avait commencé par technique nécessaire pou r un film de
luntt concdours local finit par amener des
e res e tous les pays d d cette ampleur, la société T echnicolor,
lettre s provenaient d'homm~s ~tdee.feLes alors toute récente, m e fit une p r oposition
IDes de tous les m . . rn- à la fois intéressante et h o n nête : accep-
religions et de t 1t1leux, de toute s ]es terais-je, pour les grandes scènes bibli-
Les suj t ,. ou es les professions ques du prologue, qu'ils i nstallent une
pl us sa~ré i~ ~lsu propfsaient allaient d~ de leurs caméras à côté de la mienne
cu le au plus subl~J:! jn7 du plus ridi-
0
afin de fi1mer ces plans en couleur ? .Si
le . nombre de ceux . e us frappé par le résnltnt me plaisa it, j e fer:tis affa1~e
suJet religieux et l' quid proposaient un ayec eux. Sinon, l'expé rienn• ne m':mr:ut
cessait de me tr un e ces sujets ne r.ten coOté et je pourrais d étruirt' l:l pel-
été proposé par ~casse.r:. 1.1 n'avait pas
be!, IDais par un ~a~C~lVain profession- heule. Je donnai mon nc<.'ord t•t R~·~·
rJfiantes de L . neant d'huiles lu Rennahan, un des m e ilJ. eu r~ opérat~urs
s'appelait p c N Îns1ng, Michigan IÏ de Ho1lywood, fut cha r gé de ln photo
:;.~~~ée ~in si. , ia ~:~: ~~·N avait ~om- en couleurs. Le r é sulta t fut e . l't•llt•nt ,•t
nous le conservâmes dan s le film.
cornman. c \ou cannot bre kous avait
C'étaitdments-;-they Will h a. the ten 1924 TRIUMPH (Triomphe) (8 bob.\
tout une Idée l re.tk you ~ Paramonnt.
à l'é~~aC:lles 1ue j'av~i~ses~randiose q'ue
Scé'!· : Jcnnie Ma cphe r so n, d'npr~s 11,11<'
le fils d'Ü::ryhfi~~.qui rév~l~i~e Porter h.J stoire de 1\fuy (He )eu Marwn) Eà-
se11 lectu e1111lle qui en IDoi l{In gton (parue d ans le S nturda~
quand nl'e~o à haute 'voix r:;e jappelait p Evening Post) .
us apprenait qu~ a Bible
24 1es lola Mhot. : J. P everell Marlt•y.
Ollf. : A. Bauche n s
A.asista11t : Fra nk U~son.
/pl.: 1. ~dt·i <' .lo' ( 111111 l.nntl), Ilot!
l.a 1\nc''f"" (King liano 1 , Vidtll' Vtor•
,.,,,; (\\Ïilinm .'Il v• r , t.hnol• !1 111{1•
.Tim, Il' <'•otltn mnitn•J, .ltoli11 Fn,v•
(nnnt•·~~·· Hi l u), !ol'<ll'l(o l IIW<'<'II (Ill• •
, id (;:lllll'l), ' 1 ho•ndno·o l<o!l loJff 1,\lt•,
, .,,,·illo>lll. ll·•h• ol Edo·~"" tS1<murl
(l n ·rlnn). ll llyttl•llld li a it " " ( 1111 "" "
~n l hlltd). /:1~t1 l ,itts (llllt' tttl\ ' 1 J• 1 J,
Sptl ll is\\!lo>d .\i l"• n ('I'II I T ÎIIÎ ), A lllt lt
lknnd t (\t'lld<'"~•· dl' tl t' lll·.·, d n u ft Il ·
1·;of,>) , ,1 111111 \ Î<' \oi !IIIIS ( p d llll'l ' I 'U h l\.
ti m en l ) . l' e ' D ri~•·u ll , 1\l uy (:l rud
\\' i l li:1 m Ht> yd . • '
~11/hT /,and, <'~llfli111Jo <' tlll.l' ll.~illt''( 1;, .
1

md. od Col/lrlis,•,· à l ot fois J>ar SOli


diro·!'f,·ur ll' i l/iam Si /l' cr cl p a r l'adm i-
t:istraleur Kin!} (;amt'l, IJ IIÎ so 11l d emi-
jrèn·s .~ ans
ft· sauo ir . Le t es tamentde
feu in-
Gamet do'shér if c Kin g, n oce ur
péféré. à moins q u'il n e s'am ende dans
1111 déla i de deu.'l: ans. Mais William
/,'ga ta ire uniucr se l, d evient noceur J
son tour tan dis qu e King, pauvre main-
tenan t, tra vaille avec acharnement.
A.pn;s des périp éties div erse s, King
épo 11se Anna et les deux frères réu·-
n is dirigeront l'usine au mieux de
leurs intérêts communs.
1924 FEET OF CLAY (Le tourbillon des
â mes) (90') Paramount.
Scén. : Be ulah Marie Di x et Bertra m
Millhauser, d'après le roman de Ma-
garetha Tuttle.
Phot. : J. Peverell Marley, Archie
J. Stout.
Etf. sp. : Roy Pomeroy.
Déc. Paul Iribe (a.d.) et Norman Bel
Geddes (s.d.).
Mont.: A. Bauchens.
Assistant : Frank Urson.
!nt. : Vera Reynolds (Amy Loring),
Rod La Rocque (Kerry Harlan) , Ri-
ca rdo Cortez (Tony Channing), Julia 1925 THE ROAD TO YESTERDAY (L'em-
Faye (Bertha Lansell), Robert Edeson pre inte du passé) (151 mn) PDC.
(Dr. Fergus Lansell), Theodore Kos- Prod. : DeMille.
loff (Armand Bendick), Victor Var- Scén. : .Jea nie Macpherson et Beulah
con~ Oe c_omptable), Lillian Leighton, Marie Di x, d'après la comëdi e de
Lucien Littlefield, Tex Driscoll, Wil- Dix et Evelyn Greenleaf Suther land.
liam Boyd, May Giraci. Phot. : J. Peverell Marlev .
Un jeune homme pauvre, Kerry Bar- Déc. : Mitchell Leisen, • Paul Iribe,
lan, tombe amoureux d'Amy, sœur Anton Grot.
d'un chirurgien célèbre. Il l'épouse Mont. : A. Bauchens.
après l'avoir sauvée des dents d'un A.ssistant : Frank Urson.
requin qui le blesse au pied. Comme !nt.: Joseph Schildkraut \ Ke nneth
le ménage est pauvre, Amy travaille Paulton / Lord Kenneth Stra ngenm),
c?mme modèle. La femme du chirur- \Villiam Bovd (Rnt•rt>nd Ja,·k .Mur,-
gzen poursuit Kerry et vient chez lui land / Jack lë pays:tn) , .h•tt . Goudal
e.xcit~r sa jalo~sie au sujet d'Amy. (Malena Panlton l\la h• n :1 1 lx>h
Survœnt le marz. Elle se jette par la mit' tmt•) , \'cra Revtwlds B th T.·l'f'lll
fe.nêtre. Scandale. Après avoir voulu Lady Eliz;t bcth \\'alsin gh . m Tyrt'ln,
dworcer, Kerry et Amy se suicident Tl'ixil• Fri l{ an l. a {tunh· Hnrri tt 1';-
ensemblent mais un happy-end les ra- rt•ll). Cu:;snn Ft•rg us,>u A l ri n c l\a·
mène sur terre, où ils ont le droit ely » Tompkyns), .Julia Fil)"<' 1 ••lh•
de recommencer leur vie à zéro. Fouks), Clurt' l\l'<' Bu rh>ll (Hu Il
Armstt·otJ I{) , Charh•s \\' lit \\' 1tt
1925 THE GOLDEN BED (Le lit d'or) Earnshaw) , Churh•s Cl ~try \.lll d du •
(9 hob.) Paramount. .Jost•phine Norman Anne V n cr •
Sc:én. : ;reanie Macpherson, d'après le Sullv l\und (nmit• d ' Eliz 1lwth), 1'
romau de Wallace Irwin. lhis'•·oll .
Phot . : ,J. Peverell Marley. Sc,:uario ahr<H'<Hl ahr mt où lr.s qu tre
Chorégr. : Theodore Kosloff. pt•rsolmay es prindpau,t· sont la réin-
Mont. : A. Bauchens. carnation d e quut re aulus qui ont v cu
lut t e menée p ar la petite minorit~ d'h
A l'époque l es qui o11èrcnl redresser ln t~te Il rn .
u Mogell Ag~é est atteint n
1 j o u g cie l ' opprc!'IRJon,
. c t j' cu , l'irl é ll!lna
un dram e ~Il jeune marr ; et se dé- ~on p roc h a i n film, The Vofgn /Joni~ <l e
actuelle :afa_di; mgsftér~~~ Malena. Une oô. Will inm Boyd joua. le rl\lc dn pny ~Jn ,
d'une me sa jeune em flirte avec un F eo dor. Le t itre du film . V('nnit rt c' '' "
tourne d ouple Beth, ;, n au- 1
. du c '. .• ·ntéresse " 11
amre Adrian, purs sr renant que ce b ell e ch n n son r u tHie populnn !'l (·c l• l'éph,., 11
snob, me : Jack. Apk th revrent à par l a voa. x m agm'fi que d c ('h " al Htp
' 1. ne.' ' ·,Il !;
tre hom t pasteur, e retrou-
1~/l;~~ L~~ crnz.f:::or::sxe:s. kl!n p1Uj 1!!27 TH E KING OF KINGS (Le Roi des
Roi s) (18 hoh.) P DC.
uent dans un de Malena quz a qu .
a la rech erc~e t reP.rendre Beth a Prod. : DeMille pou~ .Jeremiah Milbank
d Jack quz ~eudérarlle. Dans le co- Cinema CorporatiOn.
Adrian. Le rampersonnages principalux Scén . : .Jeani e Macp herson, DeMille
ma, les qua re dont ils ont été es Denison Clift, Cliffo rd Howard, Jack
revivent le drame A e . Lord Kenneth Jungmeyer.
acteurs au Moge~rilà ~ne jeune boh~­ Phot. : J . Peverell Marley, Fred Wes-
Strangevon est m ais il convoite la rr- terberg, .Jack A. Bad aracco (séquen-
mienn~, ~aJ~n~y:.':u. Pour lui échapper, ces en technicolor).
ch~ Elrza e déguise en paysanne et Déc. : Mitchell Lei sen, Wilfred Buck-
Elzzabet~ sh JI ck un jeune paysan. land, Paul Iribe (a.d.), Theodore
se rét~gzer~tre:uv: 1~ trace flu couple Dickson (s.d.), Paul G. Sp runck, Nor-
Kenne de tuer Jack sz Beth ne man Osann (architecte s) .
f'f menace . f · se
l'épouse pas. Surgrt Ma 1ena,. ër'{U. l Pre-designing : Dan Sayre Groesbeck,
ui veut reprendre son .marz. e uz-e Anton Grot, Edward Jewel , Julien
fa dénonce comme sorczère et on la Harrison, Harold Miles.
rondamne au bûcher. Ja~k se bat avec Cost.: Adrian, Gwen Wakeling, Earl
Kenneth qui le blesse grzèvement. Pen- Luick.
dant que Kenneth regarde br:tller sa Mus. : Hugo Riesenfeld.
femme , Elizabeth glzsse un pozgnard à Mont. : A. Bauchens, Harold McLernon,
Jack qui tue Kenneth et meurt. Les Clifford Howard.
personnages sortent de leur coma. Le Assistant : Frank Urson.
r~ve leur a ouvert les yeux. La malé- Cons. techn. : Dr George Reid Andrews
diction est terminée pour Ken guéri (protestant), Father Daniel A. Lord,
qui retrouve sa femme Malena et Beth S.J., Father G.G. Fox, S.J. (catholi-
tombe dans les bras de Jack. ques ; le rabbin Alkow et les révé-
rends William E. et Bruce Barton.
1926 THE VOLGA BOATMAN (Les bate- Int. : H.B. Warner (Jésus-Christ), Do-
liers de la Volga) (117 mn) PDC. rothy Cumming (la Vierge Marie),
Prod. : DeMille. Ernest Torrence (Pierre), Joseph
Scén . : Lenore J. Coffee, d'après le ro- Schildkraut (Judas), James Neill (Jac-
m a n de Konrad Bercovici. ques le Majeur), Joseph ~triker
Phot. : J. Peverell Marley, Arthur Mil- (Jean), Robert Edeson (Matthieu),
ler, Fred Westerberf. Sidney D'Albrook (Thomas), David
Eff. sp. : Gordon Jenn ngs.
f?éc. : Mitch.ell Leisen, Anton Grot (a.d.). Imboden (André), Charles Belcher
Cost. : Adrtan. (Philippe), Clayton Packard (Bartho-
Mon_t . .· A. Bauchens et Walter Forde. lomé), Robert Ellsworth (Simon),
Asszstant : Frank Urson. Charles Requa (Jacques le Mineur),
lnt. : William Boyd (Feodor, un bate- John T. Prince (Thaddée), J acq_ue-
lier), Victor Varconi (Prince Dimitri line Logan (Marie-Madeleine), Ru-
Orl?ff), Elinor Fair (Princesse Vera), dolph Schildkraut (Caillhe), Sam
ftulb111 ~aye <Mariusha, la gitane), DeGrasse (Simon le Pharisien), Cas-
o ert Edeaon (Prince Nikita), Theo- son Ferguson (le scribe), Victor Var-
dore Koaloff (Stefan, le forgeron), coni (Ponce Pilate), Majel Coleman
Arthur Rankin <Vaaili, un batelier) (Proculla, sa femme), Montagu Loye
~~Wire HPallette (~volutlonnalre): (le centurion), William Boyd (Simon
de Cyrène), Mickey Moore (Marc, en-
am umphrey, Tex Driacoll
f.t'n~ant la réuolution ruue, un b~te- fant), Theodore Kosloff (Ma rchus,
d:f.to~r~~e~olga tombe amoure~U: d'une capitaine de la garde du Grand ~
tre), George Siegmann (Barabbas),
Julia Faye (Martha), Josephine Nor--
W~i~~m-B~r~ce à une lampe 'lectrique, man (Marie de Béthanie), Kenneth
premier rôll de t~;~e djn• ce ftlm son Thomson (Lazare), Alan Brooks (Sa-
un Jour sur la Cinqui~. e Ame promenais tan), Viola Loufe (la femme adul-
York qua d j . me venue l. New tère), Muriel MacCormac (la petite
Publicité ".,ou~ ~~~ d ana une vitrine une aveugle), Clarence Burton (Dysmas,
représentait 1
a ampes Maada. Elle le bon larron), James Mason (Gestas.
la tête cour.J: f'!up e de Kens marchant le mauvais larron), May Robson (sa
qui, lui, levait lal et~cteption d'un homme mère), Dot Farley (servante d e Cai-
Cela évoqua pour mol "' e1 vera la lu m ière, phe), Leon Holmes (l'innocent), Hec-
l 'b UmanJ~ --L 1
à la ah ongue lutte de tor Sarno (le charpentier galil~n) ,
•--.aere e de la liberté. Jack Padgen (capitaine de la garde
romaine) , Robert St.Angelo, Rodrna n
F!nlt•y J n n u 11 Dl m t•, 1\lch nrc:J Al cxnn-
l , ,. Îlttdd F lnt•, \ VI ll ln m U<l11 o n r, t·t' ll t p ll dt• p t·t·Holl n ul( "t'ollfll.ll en rll!vutlon
~{~bc 1·t Mdü•t•, Tom London, Eùwnnl t•l Ht• pr·ontPnnn t rluua <16 ltlltl(ur. tunl-
'1'"'11. V•,llto ,.,. '1"1 1111' rut pn~rllt
S c lut<' fft•t·, l't'! t.•r Norrl 11, Dic k l\lc!uu•d 11
(soltlnt s l't)lllnin ll), .Jnmtl!l [•nl'lcy ; l .V uv nit rlu v ru i rl'tdl l•·u t•!l tla;111 c.-tt
(hourn•nu) , \)llo Lt•dcrtl l' (l<:h e:r, un n fl lt·uu tl lu , .• l t• llliVIllll l(ll'il y uurull pnrml
Phnd s it' ll ), lh·yuut WI\Hhhn•·n (nu l t• )luhll c d t•n Kt'llll p h· u x, iiii(Ulct de voir
jcum• l\OI~Ul iu), Lloud. lll•ltuorc (no- •:o • n tll~'nl lle t·nl l t r nlt.é 1111 IIUJd qui, puur
hl•• Rotmllu), Moule.• Collllt ll (nu l' l- 'u x, duit llllcr6, ot q u'Il y aurult anlllll
du· Juif) , Sojin (prlut•t• clt• Pc rtw) , tll'fl tWl' pllrpH•II Vt\1111 11 p out· rlcttner alnlll
Andrt:• C1uwon (u11 . rldw mnt·<'hnnd), 'Il"' dc·11 c·y u l qu nH Vt'll ll ll naHt.lrr À 111
\Villlnm Co11lt•lh> (1111 noble Bnhylo- M •t• onfllul't' dt• Dt•M IIl c .•le d6cldnl de le11
n!cn), Lucin Flnnunu (unc.1 OnlH6eu - ll lll'J>l·elldt·t· lou 11 c.~t cie I f.'~ d (·t'O tH·rrter J>llr
ne) , Snlly H.nnù (c.~sdnvo de Mnrlc- ":•c.• pt•t·m~èo t·e lll-cpH' Ilt't· Il l uquc•l le Hucun
Mndcleim' ), Noble Johm1on (conduc- d t' II X nl' ll ll.tlt•nda lt : un t: t·~ecptlon "Jl.l eu-
teur d<' chur), Ed Brady (un l~hurl ­ didt• dnn ~ l11 lu xt teii HC mnl11on de Mnrie-
sicn) , Jcttn Goudnl (femme, picu:~c), Mad!'ll'iu e, présc• nt n n l l u courtlar.t.m: su-
YtHHTII Truhctzlco~ (prince d Egyptc), Jl l' dJc.· entour('(• p u t· l t•H vl:;al{t'H avit!~~ c·t
Gcl'lrudc Chth·e (ln veuve pnuvre), Ml'JHIII Clll de lll' M tt d mi t'ltl t·t lt· s qui la tuqui-
Kenneth Gibhons, George Cnllig"; nent puree qu e l'un c.J.' e n ln· t:ux, k jeunt:
(princes d'Hé rode), Jere Austin, WoU .Judnll, J.ll' éfèl·c ln comjJ tq.( n lt• d 't il l dllt qH:II-
l it•J• vugnoonc.J. à l a 11 c·nnc. Qunud Marte-
Azcnocrg, Joe Honomo, Fred Becker, Mndclein c , foll<• d e j n lou 11ie, demandé
Joseph « Buldy ~ Belmont, Chnrlcs qu'on l'emmène v oir ce charp <:ut i t~r nn-
Clnry, Fred Cnvcns, Boris Charsky, znr6cn qui n e n :~orcelé son umaut prl:-
Colin Chase, Malcolm Dcnny, . Victor f(n•é , les !lpcctatcur·s o ublient lt: u rs Idées
DeLinsky, Dave Dunbar, Dennis préconçue!'! car lb1 sout anxie u x d e sn-
D'Auburn, Kurt Furberg, Sidney voir cc qui :~e pu1111er·a l or s de cett t• ren-
Franklin, Jack Fife, Bert Hadley, contre entre Murle-Madeleinc, Jud n11 et
Brandon Hurst, Edwin Hearn, Stan- le eharpentier.
ton Heck, Otto Kotka, Edward Lac- Mals cc que les 11pectateurs découvrent
key, Theodore Lorch, Max Montor, alors, c'est une foule de pa uvres ge ns
Earl Metcalf, James M1ncus, Bertram devant ln mai son d'un pêcheur et u n
Marburgh, George Marion, Louis Na- petit garçon à ]tl chevelure bouclée gam-
thea ux, Hiehard Neill, Robert über, bndant ct racontant à qui veut bien l'en-
Louis Payne, Al Priscoe, Herbert lcndt·c que l'homme qui est dan s la
Pryor, Edward Pcil, Warren Hodgcrs, rnnl :wn vient de le guérir de :ut paralysie
Joseph Swickard, Bernard Siegle, Carl ct qu'il peut maintenant mat·che r, cou -
Stockdale, William Strauss, Walter rh· et jouer. Puis arrive uue petite lll le,
Shumway, Phil Sleemnn, Charles Sel- n veu gle, marchant A tA tons à trn ycrs l :t
lon, Mark Strong, Tom Shirley, Char- foule. Un gumin, Mure, ln condutt à la
les « lnjun ~ Stevens, Paul Wiegle, maison. Ln foule est si dense qu' Il doit
Will Walling, Charles West, Fred soulever lu flllettc ct la fnlre entrer pur
Walker, Wilbert Wadleigh, Stanhope la fenêtre. L'enfant lève ses yeux mo rh,
Wheatcroft, Fred Huntley, Alexander avides ùc lumlèt·e. Une fo.-me vague
Pulasty, Emily Barrye, Elaine Ben- cotnmeuce. d'apparnttre, puis peu à pe u
nett, Lucy Brown, Edna Mae Cooper, n n v lsngc : et nous voyons le Christ pour
Kathleen Chambers, Josephine Cro- ln première t·ois par les yeux de ln petite
well, Frances Dale, Mlllle Davenport, uveugiE'.
Anna DcLinsky, Llllian Elliott, Aniel- Il n'y nvnit qu'un seul homme, à mon
ka Elter, Dale Fuller, Evelyn Fran- nvls, cnpnhlc de jouer le Christ avec
cisco, Margaret FranclHco, Winifred toute ln virilité ct toute l1t tendre~se,
Grcenwood, Julia Swayne Gordon, IIVt•c toute l'autorité et pourtant toute
Inez Gomez, Nutalic Gulitzen, Edna la r~st•rve, avec toute la. pillé et toute
Gordou, Eulalie Jensen, Jane Keck- ill ftH't't', uvee tout ce lél(t•r· hum o ur de s
ley, Lydia Knott, Nora Klldure, Allee gens simplt'li, nvec toute t•t• ttt• t' ll pndt ~
Knowland, Kudja, Isabelle Keith, Ce- d'mnour t•uvers st•s mni:-~ t't t'lln!r·.~ ~ e s
liu Lapan, Alla Moskova, Gertrude t•unc.·ml~ qui !!Ont lt· propn• dt• i ho m ·
Norman, Patricia Pulmcr, Gertrude mt• dt• Nuznrcth. Ce rut unt· tA ch e
Quallty, Hedwig Reicbcr, Rae Ran- surhumaine que je couflni11 à l' ud ,t•m·
dall, Reeka 1\oberts, Evelyn Selbie, tplt' jt• chol!llll pour lt• rôle, ll.lt \\ur-
Simone Sergis, Pt•ggy Schaefer, Anne uer. H.U. \Vnrnt•t· comprit, à lu pt r-
Tcernan, llarbaru Tennnnt, Mabel Vau ft·ctiou ma com·eptlon du Cbriat. Toute
Buren. ma vit•, jt· mt• !I IIÎII t\lnnnt': du nomhn· dt•
C.ll. - Chaque foil que j'al tnla eu gcuro~ tptl ont (·té détourn~a du cbt·bt lta-
chantier uo film biblique, il s'est trouvé 11hunc pur ,.,." d•l'ish eft'6mlu~a et pape-
beuucoup de geua pour ttre certuiua que lau·d:~, fuhdtJUt"li ir lu du1ine pur c.lea art b-
J'~tilub au dé 11utre - èl voUA. que Je lt· s dt· :~ ct·onc.lt~ zom•, jugé,a juste ll lllil'Z
me prupollllb maintenant de porter à bou11 pour h\ t•ntéchlame. Cot honuucs d e
l'écran le Chri11t Jui -ml\mc! L'Egll11e, Nuzureth étnlt un houuuo dont le o r p a
aeluo eux, aU~tit être indignée pu1· l'ir- était u1111ea robu11te p(lu1· réalater à qua-
reapect d'un tel projet et )ca gens que runtc juut'll de jet\no, à th: longs voyages
la religion l~tiue indifférents reateralont à pied à dea nuits S&III S IIOIUIUCil &»IUJéea
plua indUférenh eucon devant un 8lm eu pr'ièrea, dont l'ea&»rlt ~talt atftUé

11
1928 CHICAGO (Chi
DeMIUe. cago) (9 bob.) Path•-
IU.aJ. : Frank u
DcMJlle. ra(Jo et (aaoa doute)
8un. : l.ell(lr J .
P~ de Ma~""-:_ WCotree, d'aprh la
·- atkloa.
Je m l' de m a nd e laq u e )l e d e ces d,•nx vttl- fl,~i~on ,., JHtil! 1 • "'>ndnrnn(: pour u'al
tudc s es t l a plu s :d h ec. lt·f>.hll!le t•vr•nt Jl;flnf'X'· 'llll•m. L lend.
HJ29 DYN AMI T E ( Dynam it e) (130 mn)
11
ma ~· ~J1 dqtle•; tnin11Lc 11vant l' xécutlon
1

le Vf'l'tl.'d>lr: ns "li!lin :•vrnac. A rtir J~


MGl\f. . <'l•1.1<: llll llUtiol!, 1'1! l:fllll>l<: t11Bf SOrti
Prod.: Ikl'vt~ll c. 11 " 11 1!·' 111 ~ 1 ' 1' 'l<>n vf•ritab le rlestin.
Scr n .: .Jean1 c 1\facphl' J'so n .
Dia!. : .J. Mac ph erson , .John llo wn rd 1\ 1 lll'l'tvf·~: rlu JH•I'lant, lc11 ~en l,nlnn-
ct\1.<' 11 1 Jill l'. dr•s•;u11 hot·d Ir·•; vangl IHJ ··cs
Lawson ct Gl a d ys lJng('r. d t·. fl l'l'fl'<;ttO IIIli'UII:nt t<:t;hnirpt h quoi
Pbot : ,). Pcyct·c ll Marll'y. 11 111 111 I 1 VI ~t1 :t l rll' ll (: If: IDII\!1. 'J'rlllt Cl! Cfll
Déc. :. l\litc~1l'll L c i sc n, Cl·dl'i c c;ibhnn s. n •n 1 ~1. ; • v H > Il ~; tl ]lp i'Ît; 1111 r le dném fut
cast · Adnan. n u s~ tlot Ollldi (:. L11 c;, m(:r:. ét:dl plnc··c
Cb~r;s.on : « 0 How Am I To Ruow ~. dan s un e r·a ge ri e Vl:r n , inllon<>rÎ11éc riv'·c
' paroles de Dorolhy Parlter, chnnlée : 111 sol c l lf' H a <: l e 11r ~ v1,rwi<~nl réc:ilcr leur
par Russ Columbo. lt•x t c . C' (: l:ti ~ du th (:âl•·c, il n'y llV:til p1ull
Mont. : A. Ba.uchcns. d ?. p :~~~~~ ·· amH~:I cs,. plu s de gr•>:> plans, plu8
Assistant : Le1scn. d nll•m•lé . C éhll t eommc si toute la
Jnt. : Conrad Nagel (Roger Towne), Kay t echniqu e el l'art d u muet n'avaient
Johnson (Cynthia Crolhers), Charles jamais ex ist é.
Bickford (Hagon Derk), Jane Keckley Le premi er jo ur du tournage de DynQ-
(mère de Bobby), Muriel MacCormac mite, j'a i di t : '' E11lcvez-moi la c;·méra
(Kathie Derk), Joel McCrea (Marco, de cette cage et fi xez-l à sur une grue.
the Sheik), Robert Edeson, William Le personnage doit descendr e les esca-
Holden, Sr., Henry Stockhridge (3 liers et je veux les descen dre avec lui :. .
Wise Fools), Leslie Fenton, Barton Ce fut, bien sûr, l a panique : -c C'est
Hepburn (Young Vultures), Rita Le infaisable 1 Le bruit de l a caméra va
Roy, Ernest Hilliard, June Nash, couvrir l a voix d es act eurs!,, .J'insistai
Nancy Dover, Nelly Edwards, Jerry et je demandai une couverture q ue j'en-
Zier (Good Mixers), Tyler Brooke tortillai autour de la caméra. J e sayais
(The li fe of the party), Clarence que j'étais sur la bonne voie, m ai s on
Burton, James Farley (policiers), Ro- entendait quand même un peu l e ron-
bert T. Haines (juge), Russ Columbo ronnement de la caméra. Je d em andai un
(le détenu mexicain), Douglas Fra- gros édredon qui supprima com plète-
ser Scott (Bobby), Fred Walton (le ment le bruit, mais on ne pouvait plus
docteur), Blanche Craig, Mary Gor- actionner la caméra. Entre temps, Dou-
don, Ynez Seabury (voisines), Scott glas Shearer (1) avait entendu p arle~
Kolk (speaker radio). du cinglé qui s'agitait sur le plate au . a
C.B. - On me demande parfois d'où et il était venu voir ce qui se p a ssalt.
viennent les idées de film. Elles peuvent Il comprit tout de suite ce que je >ou-
venir de n'importe où. Je n'ai j amais eu lais et vint quelques jours plus tard
le plaisir de voir un scénariste me présen- m'apporter le . prem~er. « bl~mp ~ tot~ ­
ter un script parfait, prêt à être tourné. lement insonorisé. Amsi revmt l a yra1 e
Le plus souvent, .l'i~ée n'~st. qu'un ~out technique du cinéma.
petit germe, parfois Il ne s agit que d une 1930 MADAM SATAN (Madame Sata n)
seule situation dramatique, peut-être de
moins que ça. Ensuite, il fau~ la dévelop- (13 bob.) MGM.
per et en faire un scénariO cons~rUit. Prod. : DeMille.
Scén. : Jeanie Macpherson.
Mon premier film pour MGM, qUI est Dial. : Gladys Ungher et Elsi e hni s.
aussi mon premier film parlant, eut pou:t_: Phot. : Harold Rosson.
point de départ un petit entrefilet da~s Déc. : Mitchell Lei sen (a.d.).
un journal de Newark, New Jersey, dt- Mus. et chansons : Clifford Gery, ?,er-
sant qu'un prisonnier condamné à mort bert Stothart, E. Janis et Jack Kmg.
s'était marié quelques jours avant s~? Chorégr. : LeRoy Prinz.
exécution. Je me mis à penser : et s Il Mont. : A. Bauchens.
a vait été grâcié? Quel serait l'état d'es- ]nt. : I{ay Johnson (Angela Brook~) .
prit de cet homme et de sa femme, 9uel Reginald Denny (Bob Brooks) ,_ Lll-
serait leur avenir surtout si leur mariage lian Roth (Trixie), Rol:md "\ ou n g
avait eu lieu po~r certaines raisons lé- (Jimmy Wade), Elsa Petersen (Mar-
gales et non par amour? . , . . tha); . (~Bp --.
Le résultat fut Dynamzte, l histmr~ les officiers du Z~pp~ 1zn · . ·~ a. :
d'une jeune femme riche et gâtée. qUI, Boyd Irwin (cnpltntm') , . "n ll .t<l'
pour hériter de son grand-père, doit se Mac Donald ( 1 st l\l atl') · )Lu tl l ' ~ ~!\ r,..
marier avant une certaine date ou alors (2nd Mntc) Allan c Rot•ky :t Lallt'
renoncer à l'héritage. Le play-boy qu'elle (Sd Mate);' l{cnndh Gibbons i.4th
veut épouser n'est pas encore divorcé. Mnll'); .
Les exécuteurs testamentaires sont for- invités au bal masqutl. à bord du z~p­
mels. La jeune femme lit un articl.e sur pelill : Rinn Ill- Li !{ uro (l',)ll\t •sse
un condamné un robuste et rude mineur, cspn~nolt•). \\' ilfn·,l Lm·:ls shwtt•nr
qui offre so~ corps à la ,médecine e~ romnin), Tyler Brooke (Romeo • Lo-
espérant obtenir assez d argent pour
empêcher que sa petite sœur ne so~t
confiée à un orphelinat. Avec la comph- (t) Frère de Norma Sht-arer et célèbr
cité d'un juge, la jeune femme va à la Ingénieur du son de la MGM .
Marsh (Cnll troulJle), Henry Stockhrlùl!e (.,
on (Eve), Vera c er (fille hnrmnn), T ex Drlsco}J. ,,le)(, 1~
tus ThoWi~d) , MarthaMS~~rf (L'eau) , Cf . f ilm d e 191 3. Pr emier r
of tlie ) Doris Mc 11 Julanne 1918. ernaJ:e el\
de pêebeurll'i (Confusion), ) Al -
Mare i Va(Miss Conn n
i g Tower ,
l'Empire), 19:12 FOHGOTTEN COMMANOfo{lh.
Johnst~~nti (ofl'!cier dBctty Fran- (78 mn) Pu~·amount. "'~1'3
bert Askam (pJrnte)Rldlng Hood) , Réa l . : Louis Gasnier, William g h
Earl (Little Rolls K . tharine Ir- et DeMille (séqu ences eJttralte c <>tr
cl seo S bury (Baho) , ~ ) Ail een Tell Commandm ents, 1923) 8 de,
Y.nez cf: femme-a ra~t;~h~~lne De- Scé n . : James Bernard Fagan 'et A
vm g on (VIctoire),
R d'Henri VIII) , Brand Leahl. &nèa
ans d 9 femm es ~) P/Jot . : Karl Stru ss.
Mille (une K08e 10 ff (élcctrieitc ;
Theodore /nt .: Sara Maritz~ (Any a), Gene Ra
m ond (Paul ÜIISlp), Marguerite Ch Y-
et iack Kin~ (Herv::1~a Troubetzk~,
. Edward Prinz
chill (Marya Ossip), Irvin g Pich~Ï
(BitJ'), PrhncMary Carlisle, M'fry Na~ (professeur Marinoff), Ha ~ Berea-
June Nas ' th Dehn, Lou s . fo r d (prêt re), Edward Van Sloa
Allister, Doro Hy 11 Edward DaviS, (docteur), Kent ~aylor (Gregor), Fran~
theanx, EIIÎd' Ve~a Gordon, Nata- kie Adam s (greff1er), Jo~n Peter Rich-
Kasha Haro 1: Lucianti, Margue- mond ( = J ohn . c.arradine) (premier
lie Storn, ElMI:s Vernon, Lorimer prédicateur) , Wllham Shawban (se-
rite Swopj~hn Byron, Nora Lane, cond prédicateur), Joseph Sauer
Johnson, t son orchestre. (= Joe Sawyer) (Ivan Ivanovitch)3
Abe Lyman e . veut divorcer pour Boris Bullock (étudiant chahuteur)'
Parce que son marz1 une femme dé- Allen Fox (second étudiant), Joh~
éfdud: 1~n~e!a::;~é :f~ avec les m~e~ Deering (réceptionniste), Harry Cor-
cz e sa rivale. Au cours '! ding (policier), Flor ence Shreve (em-
armes queé d é dans un zeppelm, ployée au tribunal des divorces)
bal masqu onn · Madame Helen Carlyle (infir m ière). '
~~~ana!'pd:;fen1é~~;~:e d:nza «~oirée eJ Un étudiant, jeune marié, étudie la
~ 't la , conqu~te de son marz. Quan médecine auprès d'un gran d chirurgien.
,az . . d 'il est tombé amou- Sa femme est institutrice. Il devient
celuz-cz appren qu dé 'té il demande
reux de sa femme, Pl • "t l'amant de l'assistante d u chirurgien.
uand m~me le divorce. Une tempr: .e Fou de jalousie, celui-ci la tue el
3étruit le zeppelin et le danger réumt blesse grièvement le j eune homme,
définitivement les deux époux. qu'il sauvera quand même car il ert
le seul homme à pouvoir l'opérer. Les
1931 THE SQUA W MAN (105 mn) MGM. séquences bibliques de Ten Command-
Prod. : DeMille. ments se situent à un moment où deU:t
Scén . : Lucien Hnbbard, Lenore .J. C<!f- prédicateurs viennent enseigner la Bi-
fee, d'après la comédie d'Edwm Mll- ble aux jeunes élèves de la femme de
ton Royle. l'étudiant.
Dial. : Elsie Janis.
Phot. : Harold Rosso o. 1932 THE SIGN OF THE CROSS (Le
Déc. : Vincent Trotta, Michell Leisen Signe de la Croix) (107 mn) Paramount.
(a.d.). Prod.: DeMille. h
Cost. : Adrian. Scén : Waldemar Young, Sidn,ey Buc -
Mua.: Herbert Stothart. man et Nick Barrows, d après le
Mont. : A. Bauchens. drame de Wilson Barrett.
Int. : Warner Baxter (James Wyngate, Phot. : Karl Struss.
aUas Jim Carston), Eleanor Board- Déc. : Mitchell Leisen (a.d .) .
man (Diana, Comtesse de Kerhill), Mus. : Rudolph Kopf.
Lupe Velez (Naturich), Paul Cava- Mus. additionnelle : Mil an. Roder,
nagh (Henry, Lord of Kerhill), Ro- Paul Marguardt, Jay Che~ms.
land Young (Sir John Applegate), Dompteur de fauves : Melvtn Koontz.
Julia Faye <Mra. Chichester-Jones), Mont.: A. Bauchens. S
Lawrence Grant (General Strafford), /nt. : Fredric March (Marcus uped:
Eva Dennlson (douairière), Desmond bus, préfet de Rome) , Elissa Lan 1
Roberts (Hardwick), LilUan Bond (Mercta), Claudette Colbert (PopKpé.fh
<Babs Harrtngton), Harry Northrop Charles Laughton (Néron), lan et
(Silly Aas), Lucille Mel ntosh (vieille (Tigellin), Vivian Tobin (Dacia), H~d
douairière), Mitchell Lewis (Taby- ry Beresford (Fa vi us) , Ferdina hl
wana), Cha rles Bickford (Caah Haw- Gottschalk (Glabrio), Art h ur Hia)
kDina), J. Farrell McDonald (Big Bill)
ickie Moore (Hal), DeWitt Jennlng~
(Titus), Joyzelle Joyner (AncarNat
Tommy Conlon (Stepha n us),
(<st erUY Hardy) 1 Raymond Hatton Pendleton (Strabon), Cla rence B(P~:l~-
0
orty), Fra nx Hagney (Clark)
Victor Potel (Andy), Yrank Rie~ (Servllius) , Robert Manning u
~I'Oucby), Lnke COagrave (conduc- demua), Richard Alexander (~its)­
ur de la Ford), Ed Brady <Mc Sor- rius), William V. Mong (Lucio u ~
tf1)), ~!u"'s Pin Martin (Pete un mé-
Harold Healy (Tibal), J oe Bonom

. a • -rl Aakam Cmelllhre ae 1 la Pa- (le géa nt muet) , Cha rles B. Mit~!{
ton (Tyras), John Carrad 1ne
dea gladiateurs; un ch rétien), La
ud
C h nntfl,r (c:hr6ti n en haln~J. Ethe l 1: r, Tr., Bry n i Wa11 hh urn Tr
W 11 Jc (femme en pleur ) , Llrm 1 fl•!l- 'Ill
1111 111 • il lftrt 1 p :.J ., •
rnorc (p:~rit:ur ), Ani( 1 ~ H<Ja lttn (p y l( - IJ n ni t• f· ( f • r., r nk linn y, ,Jr,
rn ér.J, Kent T ny Jqr, Hoh Milr.ll. H Ill f, ' ' 11 ':_), Art hur Vlnt.on J
I • , 1• 11111 0 ' J, •·l b W:tl k r a f m
En J!l44, pr, ur la rr. &llnrli,._ du film,
De.'tfillr t ourna tiTI proi"Y"'"- r. t 1111 ,tpi
~ 1 ;· J.N,. ~ '"' tn,lr •i rr. , .Ir., l' r ••d J{.r1 tJ.
/ ~/ t' l ' '~, 1 1: 1 l'Y, .Ir ., W~tl l nr 1\r.l!l,
{ 0(/111! : •
Prod. a.,IOC. : Sidney flld rl ·I l .
f :r '' • f n ••k We il , .j r ., ( !n rl J.::~,.m rnl
~ {,·,· ' '' ' r,, ll k y, .11 ., l~hi · J nnl11, 1> ~
Srjln.: ,Jeanie Macphcrs<~n et Dud ley "'lff ."
1111
'J•, Till l>ennortt, .f'...J. Ra
Ni ehoh.
Ph ot. ; S t unr~ Thompson . /)onK on;- p,. f f f • IJiil e ,.,,,111, du ~'" "
1 '1"' ' ~ "1" '11 '1 "- ' ~ un rqtke}lttr 1 ul
Drr. : William Fl:tnMry (a.d.). 11 1 1 1 11 11
.\fui. dir. : S igm u n d K r u mgn ld . ~ rr~~ / ~ ,. " r; rJJrrmr.rç.rmt• de l tA .orff~ .
,\ fnnt.: ).. Ba uchcn . 1 " Vt ll n t r,., , , IJ '' '"J I tl u flll fi iJ•Ier en lltl•
Tnt.: Arthur Shie lds (c h a p r. J;tln .James fi l!rJrtf ""-" mi. /J,, rJ u rl' /ni fm f<fqlfrm,
Co tclln, catho l iq ue), S t nn lf:y l\ldge11
(chapelain T h orna!'l Ll oyd , p r ote,tn nlJ , C. H.. . .J';, !''h tr,uj<ollr/1 JI n!lé 'IDfl l a
James ~f lllican (Cn pt ain Kevin J>rls.- p r<Jh.ibJtH,n, ~~~·u~ p<Jilr't:ont <J'un n•rhle
cQII), To m Tu ll y (H Qb o k e n) , Oli ver fl~nbmtnt, (:11111t dé:'l:•lllrtmae P'>Ur l 'Arnl.
,.,~Îu r•., ct
. ~ . · "'"''' .l., ;,,. v r, t'•; T•'' " r le :tndl-
•·n l'J'' ,_
Th orndyke (L t. R !Jh ert H a mm ~J nd ),
W illia m Forresl (Col!Jn el Hugh Ma- da (pli ava1t prt>Tnill d' y mettre fln . Per-
son) , Jo h n .James <L t . H er b H a n son; •,r,nne n'avuil p r (;vu ave.e quelle hclllti
.Joel Allen (m it r aill e ur). ' '~ c nrJm 1J rf;U.X r a •:ketttr11, priv~ll del\ b~né­
L'in cendie de R ome perpétré par Néron f• cc•; qu e _leur ra pportait le trafic de l'al-
C0rJ ! , il ll a •e'!l ~,e jr:tcr 11ur Je ~ynrl k;,h,
a dér.ha1né la fur eur d e.~ Romoin 8 p l ~, l u er~:~ h f ~ ct pl u!! rf!ntahle!. A m rJn
con tre le., Chrétien., . Le préfet MarcuH ~v 1 ~ , 11:1 p rohib itio n a eu prJIJl' rhultat
Superbull, f avori de Néron et de Pop- tnd1r~~ de donneT au x ra cketter~ leur
pte, tom be a!"oure!lx, d'une jeune chré- pre m1 e r c ch an ce d'accro1t re leur pula-
tien ne, .Yercza, quz a éprend iaalement sa n ec. C'e!lt pour attirer l'attention aur
de lui maïa refu!le de quitter re. i! iem. le~ m éfailll d u r acket et pou r exalter l e
Quand Popp~e, folle de jalousie, donne p ur idéali sm e de la je une! ae américaine
l'ordre d'envoyer le• Chr~tiena au aap- q u e je fi & Thi11 Dag aru1 Age en 1933.
plice, Marcru décide de partager le 1ort
de celle qu'il aime.
Le prologue montre une forlereue oo- 1934: FO UR PRIGHTENED PEOPLE
lante •urvolant Rome. Der:L% aum6nien (8 bob .) P ar amount.
militaires, un catholique et un prole•- Prod. : DeMille.
tant , évoquent alon pour les hommes Sc~n . : Bartlett Cormack., Lenore J.
d'équipage l'incendie de Rome, la folie Coffee, d' après une hi sto ire de E.
de Néron et les débuts du chriatianis- Arnot Robertson.
me ... Phot. : Karl Stru u.
Mu 1. : Ka rl Hajo s.
1933 THIS DAY AND AGE (Triomphe de Mu 11. additionnelle : Milan Roder, Heim
la Jeunesse ou Loi de Lynch) (9 bob.) Roemheld et John Leipold.
Para mount. Déc. : Roland Anderson.
Prod. : DeMille. .' .font : A. Bauchena.
Scén . : Bartlett Cormack, d'après le /nt .: Cla udette Colbert (Judy J ones),
récit de Sam Mintz : c Boys in Of- Herbert Marshall (Arnold Hlnl(tt) ,
ftce •· William Ga rgan (Stewart Corder),
Phot. : J. Peverell Marley. Mary Boland (lrfra. Mardick), Leo
Déc. : Mitchell Lelae~ Hans Dreler, Carlllo (Montague), Nella W al ker
Roland Anderson. (Mr'l. Ainger), Tets u Ko m ai (cher Sc -
Mont. : Anne Bauchens. mang), Chrl! Pin Ma rt in (marin Indi-
Mus . ; Howard Jacbon, Gilbert and gène), .Joe De ~r u z ( !lo~cie r), Mlno~l
Ba er. Ni!5 heda (premie r Sak a1), Teru Shi-
Tnt . : Richard Cromwell (Steve Smith), macl a ( :o~e c o nd Sa k a i), E.R . •Jinadas
J udith Allen fGay Merrick.), Charles (troisième Sakai), Delmar Costello
Bickford (Louis Garrett), Warner (quatri ème S a k a i), Ethel Grlffiu
Rich mond (a vocat de la dl:fen $e), <mère de M rH. Ainge r) .
B liJy Gilbert (directeur du nl.ght- Ody u ée de quatre A.mlric~Jlna : 1111e
club;, Eddie Nugent (Don Merrlek), vedette de la radio. un cla lm late, IUle
Lester Arnold (Sam Weber), Bradley inllitutrice prude et une anob encore
Pa~e ( Tt)ledrJ), GJ.!y (;sher (chef d e en robe du aoir, re!cnpé.a d'un na,ufrage ,
)a Po1ice), Fuzzy Knlght (Mu), Har- errent n t ravers la junp_le mala11e. Ez-
ry Green fHerman), Louiae Carter térieura film éll à 1/awall (flu de Mauna
(Mra. Smith), Ben Alexander (Larry f .oa et Manna kta). I.'un du rarta é.chec1
Do ver), Ge(Jtge Barbier (juge Ma gui - flnancierl de Dellllle.
re), Samuel S. Hind s (maire) , Wade
&telfer (aherHf), lf(,ward Lang fi:cJi - 19S4 CLEOPATRA (Cl6opltre) (tl mo)
teur du Journal), Oaear Rudolph Paramo unt .
(Gua) , Ha rry C. Bradley ()fr. Smith), Pr(}d . : DeMllle. ,
SU II . Bartlett Cormack. d après ua
Michael St uart (Billy Anderson), auj;t de W a ldemar Youn1 t Viocent
Cha rles B. Kiddleton (pti,c ure ut}, Lawre nce, ainsi que l'lularqu ' Dion
Onest Conly (Georp Harrll), Mickey
1
hi e r (Sanc~o, ro i d~ Na vn r re·
. 'ite-Li\'e, Sénèqu e. r i n c f)('Md lc ( pn ncc~~r: li·Kstthe.
Cassius, 1 uiJner. France), Lum srl en B arn /''" ri e
. Victor '" comte de L e icester) , Will iarn r~ 0 hert,
Phot . .' Rudolph -!<oppR land Anderson
Jft;s· : Hans Dreter, o (Jl ugo, duc d e Bourgogne) j~rnurn
Dec. · c . Colbert) B oswort~ (Fre d e r ic, du c ;l 'Al '•.hart
(a .d.) . 's Banton (pour gne), M1sch u . A uer (p rêtr e q .lem,,_
t . Travl
Cost . Ralph J ester. hrc Je nwr:agc ),, Alberto Cr,n~ ! (~li;.
e A u ~ uch e n s. po ld , du c d A11tnche) , .J. CH r'J'o ) N·~r,.
J{onf . :· Agnês DeMiJie. (Cléopâtre), (m urch ond d'csdnv cs sa rr 'l Rin a 1 ~ h
Ch or. · · d tt Colbert dt•o n e Cord oha (K a ra kiJ S~h ) 1• l•e.
!nt. : Cl au .e . e (J le s César), Henry
Warren William Au toi ne) Gertrude J·ice M ur·phy (A lan , éc uyer • Mau,
Wilcoxon (Marc . n la n 'Keith (Oc- chard ), H:1 m Hay Hil l (.John '1e ,Bi-
Michael ccalgus~bildkraut (Hérode), d' Angl eterr e), 'Paul Sa tr1 ff '<Mp_r,hnce
. ce d e R uss1e
.. ) , .S ven Hu go ICB el '
tave), JosepS 'th (l~' noh :J rhu s ), lan prw
c . Aubrey · mJ . • Arthur Hobl (Sve rre, ro i de Norvège) , Fred M rlrg
.MacLaren (C:::àu~fudie (Pothinus), t es ta (G uill aume, roi de Sicil e) l:t
a-
(Br!~ t us), . Lhe~ (Apollodore), Claudia Von Tward owski (Nicol as, co ~te a~ a
Irnng Pte e Phelps (Cbar- Hongri e) , Anna Demetrio fd uè e
D~JI (Octj~e) , ::~~h~~Ford (Drusius), P erry Ask a m (soldat), Vallejo &:e~,
mw n), \~r ~wick (Achillas), Grace n er (moin e cha ntant), Ann Sh eri d~ ­
DRobk e ~t (Iraas) Edwin Maxwell (Cas-
ur ChID '
arles Morris• cc·tceron )' Harry
.
(une escla ve vendue au rnarché~
Emm a Dunn (mère d'Alan) St anl '
)
c~;esford (l e devin ), Ferdm a.nd Andrews (émir), Col in Tapiey (meey
8ott~chalk (Glabrio), R.obert Ma~mng sager), Harold Go odwin (un hlessê~­
(Acliu s) . Edward Deermgv (Jc>t P)
nier) Jane Regan (Lady e.s a '
nw·'}:
I
Harry Cording (ém ir ), Jason Hohard'
(un émir - un e scl ave chez Saladin)3
li am ' Farnum (Lepidus), LIOnel Bel- Oscar Rudolph. (écuyer de Philippe~
more (Fidius), Florence Robert~ ~a­ Augu ste), Edwm Maxwell (capit aine
d,· Fl ora). Di ck Alexa nder (ge neral du b a teau), Winter H all (archevê-
Philodemus) , Ccli a Ryland (L_n dy Le- que), Georgia Caine (nonne), Robert
da), William Y. ~~~mg (m édecm de la Adair (chambellan anglais) , Pat
cour) Kenneth Gtbson, Bruce War- Moore (écuyer de Leicester), Joseph
ren. 'wedgewood Nowell (~cribes), Swickard (acheteur) , Jean Fenwick
Harrv Raven, John Roy, Nell Hart, (jeune chrétienne), Edgar Dearing
Jr Jerrv Frank, George Brugerman, (charretier), Alphonz Ethier (prêtre)
Ji~ Ave; Olga Celeste (esclaves), Wil- Gilda Oliva, Mildred van Buren (da~
li am Farnum (sénateur), John Carra- des de compagnie d'Alice), J ohn Ru-
dîne (Romain), Jack Mulhall, Wilfred therford (chevalier), Ad dison Ri-
Lucas (Romains saluant Marc An- chards (sentinelle) , Mau rice Black,
t oine), Hal Priee (spectateur à la William B. Davidson (émirs), Guy
procession), Agnes DeMille (danseuse),
Ecki Oéopard). U sher (templier à la « b a rbe gr ise, ),
Boyd · Irwin (templier) , Ke nnet h Gib-
Les amours de Cléopâtre avec Jules son (capitaine anglais), Gor don Grif-
César puis Marc Antoine. fith (templier), George Ma cQuarrie
(capitaine des Templiers) , Sam Flint
1935 THE CRUSADES (Les Croisades) (capitaine des Hospitaliers) .
(1 23 mn) Paramount. Histoire de la Troisième Croisade (1189 -
Prod. : Adolph Zukor. 1192) où trois sou v erains : Ph ilippe
Scé.n. : Dudley Nichols, Waldemar Auguste, roi de France , Richard Cœur
\ oung, Jeame Macpherson, Edward de Lion, roi d'Angleterre et Frederic
T: Lowe, Harold Lamb, Howard Hig- Barb erousse, empereur d'Allemagne
gu~ et Charles Brackett, d'après un prutirent pour reconqu érir Jérusalem
SUJet de Lamb. retombé e aux mains des Infidèles en
Phot.: Victor Milner. 1187. Barberousse meurt accidentelle-
Ef{. sp. : Gordon Jenninga. ment, Philippe Auguste et Richard
Déc. : Ha n s Dreier, Roland Anderson Cœur de Lzon réussissent à prendre
(a.d.).
Cost. : Travis Banton. Saint-Jean-d'Acre , mais le ur rivalité
Mus. : Rudolph Kopp et Milan R d entralnera l'échec de la croisade.
(scène finale) . o er C.B. - The Crusades est u n exemple
~hansons :. paroles de Harold Lamb d~ ce que j'appelle : c cond ensé histo-
M~'::;n~nAtazBre dlit par H.S. Saintsbury: rique :t . Historiquement, il y a cu ply-
· · · aue 1en s. sieurs croisades, s'étendant sur deme stè-
ln~ : Henry Wilcoxon <Richard Cœur cles. Il serait impossible d e les raconter
r:n Li~n) , Lor etta Young (reine Be- toutes en 4.000 mètres de film ; s i quel-
t an gs~~d~~~N ë·a ~eb), lan Kt;ith (sul - qu'un e s~ ayait, les spectateu rs sort iraient
mite) c ' · u rey Sm1th O'er- de. la salle complètement ub r ut is e~ c.ou-
'
Auguate), ·JosephS
enry Gordon
hlldk (Phili ppe se•llera ient à tous leurs a mi s d é~· tt.er
marq uis de lrl c raut (Conrad, cette course épui sante à tra ve r s 1 hts-
Love (le ma éc ontferrat), lrlontagu t?,ire du Moyen Age. L es sp ec ta tcu~~ ~e
(Blondel, le rtr~-fderrant), Alan Hale s Intéressent pu s au x d a t e s : il s s JDt~­
a our), George Bar- ressent aux évé nement s et à leur signt -
3% ftcatlon. Nous avons chois i l'année 1187
mc centre de notre histOJre, mais
co~s
110 n'n \' OII:s pas hésité ~ Y. inclure ùes de Cn s lt•r) Ed l M
ents provenant d<• Cnu.sades unté- lllilli Ntr .. d'c Î v.;..n nx:well (Stanton,
clé n;.cs ou ~osti'l'icurcs à celle dntc. l'nr

(Schuyler (' nlf •llt· •·re), .John lly ;orns
rrcn 1 Jl c 1 ermite (nHc de C. Attbrey (<·o•nrnisl'ln · . :nd ~lX), Bruce W;orren
c:xc~J) :st u n composé de Pierre l'Enull~· (;ill,_ ~le ~. h•>rd sur la <Lizzie
smrUenu;rd de C l a i rvaux ct. de to u s J e~ \Vl, ll~),Fn~'',~k ~ll·o~g ,Cug..:nt cl•~ la
de t 1·es p rêc h e urs qui p a t·courn t·t· n t l 'Eu- Cl11u·llt•)~~hCI~url•c Sh·v .. ns (Jnjlln
au o ur prêch er l a C t·oisude. L' h is t oh·e I{IUH w(;(Jd ' "' Ay}csworth, Onu-
r ?ù : ~IJ'ell c 6ta it r·:a·o ~llt•t: n u puhl ie d a•ts ciéll de y', <.eo~l{c Clcvclo.nd (allsr,_
~1. crusadf!s nw nl ra rt s tmpl cment q n ' ll ,
(S<Juthe H li l~llyn) • J -'HIH A n d re
·•n
1•11
.~,.. dt e u un e epoq u e ott l es Chré ti ens, (Mury T dd Je. e), Le! la Mclntyre
f:0 ; 11 ~ 1 cs. roi s, c h e \' a 1it' l:s •. mu n an t s,, pour fJ ,Jnco l n) Har
(.John F. Ul!her) J)· •.
St u b. b ~
rr '
1 ,. m o tifs a lla nt de l a f01 ln pl us smcèro mes Sp d) (' ' av 1110n Clark t.Ja-
: ela p lu s noi r e fé l on i e e ~ à l' u p pâ t ~u H S
ce • •. w. llerzlnger (William
a · 11 quittèr ent le urs m mso n s ~;>ar mll - (If h cwMrd), William Humphries
lg:a 'r s' .1 tln d'a rrac h <'r la Terre Satnte aux (G 1.u g cCuUoch), Sidney Jarvis
Je pa• nts IllUSU l r_nans, .qu i, n ,c' Ï . ~d.eon Wells), Wadswol'th Harris
oceu p as,
a 1en t <,Wllh am Dcn~i:ion), Stanhope Wheat-
omme o n le p r ete nda it a l époqu e, d es Ooft (secré~a J re particulier), Henry
~hien s d'i !l~dèl.cs, m a i s d es hon;tmes d'une tho ~pomp r cx:). George Sparks (jeu-
haute ci v1hsaho n et d es guer r iers cheva- n'? n otr), C~rt1 s ~ero (abo.veur noir),
leresques. :Te prét~ nds que tous les spec- BI}ly McCl am (v1eux serviteur noir)
tateurs qu1 rentr a ~ent chez eux en ayant E
.W. . BorJ? an (barman), Walte;
compris cela avaient une assez bonne
idée de ce que furent les Croisades.
~cG nu l, W tlbur Mack, Max Davidson
(joueurs), Buck Connors (vétéran)
Oscar Rud.olph (j eune h omme), EarÎ
1936 THE PLAINSMAN (Une aventure de Askam (Tim), Everett Brown Blue
Buffalo Bill) (113 mn) Paramount. Washington (Noirs) Philo ~1cCu! ­
Prod.: DeMille. lo';lgh (garde de la diligence), J ack
Prod. assoc. : William H. Pine. Clifford (ordonnan ce) , Frank Layton
Second unit director : Arthur Rosson (aide de camp) , Noble Joh nson Sun-
(séqu"nce pe l'attaque des Indiens). ny Chorre, Richard Robles ' Greg
Scén.: Waldemar Young, Harold Lamb Whitespear, Chief Thund~rcloud.
et Lynn Riggs, d'après une adapta- Clay Le Roy (Indiens aux cheveu~
tion par J. Macpherson du livre de peints), Wesley Giraud (j eune trom-
Courtney Riley Cooper, Frank J. pette), William Royle (caporal Bran-
Wilstach et Grover Jones, c The nigan), Ted Oliver, James Mason,
Prince of Pistoleers ~. Richard Alexandet· (conducteurs de
Phot. : Victor Milner et George Robi- chariot), David Clyde (mineur), Hoo-
son. per Atchley (capitaine), Bob W ilber,
Eff. sp. : Farciot Edouart et Dewey Bud Osborne (cavaliers) , F ran klin
Wrigley. Farnum, Don Rowa n, Francis Sayl es
Déc. : Hans Dreier, Roland Anderson (passants dans Deadwood Str eet), La-
(a.d.), A.E. Freud eman (s.d.). ne Chandler (soldat - doublure de G.
Cost. : Natalie Visart, Dwight Franklin, Cooper), Chuck Hamilton, Hank Bell,
Joe De Yong. Myron Geiger, Bob Burns, Duke Lee,
Mus. : George Antheil, dirigée par Jack Walters, Frank Watson, Ke nneth
Boris Morros. Gibson, James Baker, Ben Hendricks
Mont. : A. Bauchens. (soldats), Kenny Cooper, Cecil Kel-
/nt.: Gary Cooper (Wild Bill Hickok), logg, Whitey Sovern, Ervey Collins,
Jean Arthur (Calamity Jane), James Frank Cordell, John Eckerts, Lloyd
Ellison (Buffalo Bill Cody), Charles Saunders, Al Burk, Slim Higbtower,
Bickford (John Latimer), Porter HalJ Jimmy Phillips (soldats - stuntmen -
(Jack McCall), Helen Burgess (Louisa doublures), Henry Stockb~idge, ~rene
Bennett, Louise Stuart, G:ul Shendan ,
Cody), John Miljan (General George Arthur Singley, Bud Flanaga.n, Ralph
Armstrong Custer), Victor Varconi Dalone, Louis Natheaux ~ Coh? Chase,
(Painted Horse), Paul Harvey (Chief Bud Fine, Jack Fife, Tmy Newland.
Yellow Hand), Frank Mcûlynn, Sr Sidney D'Albrook, Ed Schaefer, Bob
(Abraham Lincoln), Granville Bates Ellsworth Nelson 1\lcDowell , Marty
(Van Ellyn), Purnell Pratt (Captain Joyce Bl~ckjack Ward, J ess Ca n n s,
Wood), Pat Moriarty (Sgt Mcùinnis), Jane 'Keckley, Cora Shumway , Tt' .
Charles Judels (Tony, le coiffeur),
Anthon_y Quinn (un guerrier cheyen- Driscoll. S, · dt·
A la fin de la gu erre de rcesszon, . :;
ne), George MacQuarrie (General . t . d' rm es livunt de s fu szls
Merritt), George c Gabby :t Hayea tra f zquadl! s . l~;ild Bill Hil·kok déjoue
Cc Rreezy:. ), Fuzzy Knight (Dave) aux ln zens. ' b tt d 1 • le
leurs plans, mait il elllj a <1 u, at ;dle
George Ernest (le gamin), Fred Koh· d os Buffalo Bill li t one qu u_nt. ..rl
1er, Jr (Jack, conducteur. de chariot), · · ·a populart tt •
Frank Albertson (un jeune soldat), sacondazre, . mazs ' .s l'ait ch oisi pour
Harry Woods (Quartermaster Sgt), Fran.ce e.t'lJllql~ e. ~uQo~ slques plans de
1 trtre tran~ a ts .
Francia MacDonald (tricheur sur le
bateau), Francia Ford (vétéran), Ir· Paul H . Sloan avec Prttston oll er
9:iU i
l:ataille r eprill ddiiS c..lel'llllilllt•,F1. Î ' 'et
ving Bacon (aoldat qui a une crise ëllen Drew. ftlm commença pu 6tre
de nerfs), Edgal' Dearfng (meaaager G.B. - t.e
. Bill Hickok ct de Buf- Sr. (Gramby), Robert Barrat (Capt .

l'histoiJ·c 0 :Ildmais malgré la bonÏe Brown), Walter Brennan (Ezra p11 'n
vey), Evclyn Keyes (Madeleine) n ea.
r~tlo Bill . Yde James Ellison dans e
·ntcrprét.atiOn n·ll ]e personnage de glas Dumbr ille (Gou verneur C1'aibou.
:-ôle de Bu~aloa/ 'dominer l'hlstolr~, ne), Be ulah ~on di (tant e Charlott0e)•
Hickok finit i~; parfois, quelle que sodrt Anthony Qumn (Beluche), Sprin •
comme cela a~r ale du scénariste ou u Byington (Dolly Madiso1. ), Hugh s g
J'intention or~~~~ Dans ie cas de Plains- thcrn (General Andrew .Jackson)-
metteur e'"! scen e.ut-êtrc pas surpre?ant, Gilbert Emery (Captain Lockyer)'
man cc n est ,.f le \Vild Bill }ückok
puisque le r< c ( · Coo er Holmes Herbert (Captatn McWï'
Uams), Eric Stanley (General Ros~)~
était joué /ar
li y a eux
G:[Juttrel• dans le film.
. i terprétait le chef
i .. ina Basquette tRoxane), Stanle'
A!ldrc~s (contrôleur) , Richard Del..
Ghnrles B~ckfo~~.. ~~~u;ules vendant illé- mng (lieutenant Reed) , Louise Camp
d'unc ban de:a ~~rmes aux Indiens, et bell (Marie De Remy), Montagu Lov;
gaiement JI qui fut excellent, comme (Amiral Cockburn) , John ~a.tterson
Porter habitude dans Je personnage (Young Blade), Fra nk Melton (lieu-
à. so~ /de .Ta'ck McCall, conçu dans tenant Shreve), .Jack Huhbard (Char-
r·stfi'i~u comme un sous-ordre lâche les), Hans Stemke (Tarsus) J ohn
e 1 mo ant complice de la conspira- Rogers (Mouse), Michael Bro~ke <Lt
~on arcorXme 'tout historien du Far-:West Rogers), James Flavin (sergent an-
Il> s:.dt, .Tack McCall tua Wild Bil~ ~rckok glais), Alex Hill (Scipio), Davi son
li' 1rne hnlle dans Je dos. Les drrrgean~s Clark (colonel Butler), Ph il o McCnl.
dc la Paramount étaient très ennuyes lough (geôlier adjoint), George H
de nous voir faire un film où le hé~os - Reed (Nicodemus), Reginald Shef~
qui Jllus est Gary Cooper - étart tué field (chirurgien du bateau), Leyland
à la dernière bobine, au lien de partir
à cheval dans le crépuscule en compagnie
Hodgson (Lt. de vaisseau) , Evan Tho-
de .Jean Arthur dans un happy-end mas (Sir Harry Smith), Thaddeu11
conforme croit-on, aux vœux de tous les Jones (John Freeman), Engene Jack-
SJH'dnten~s . Jls nous demandèrent d'abord son (James Smith), Ivan \filler (com-
modore), James Craig (cré0!e), Barry
dt• rH' pas faire tuer Wild Bill; je leur
dis qm· je ne pouvais pas tr~hir l'His- Norton (Villere), Jack Pennlek (pi-
loir<· il ce point-là. «Bon, dit Ado}ph rate), Luana Walters (Suzette), J .P.
Zukor, mais s'il faut le tuer, ne le fartes McGowan (geôlier'\, Charles Trow-
p :~ s tu<·r pnr cc petit salaud de McCall. bridge (Daniel Carol), Alphonse
Fnil<·s-1<• :111 moins tuer par Charles Martel (major Latour), George Owens
Bickford l :t. Mais finalement l'Histoire fut (capitaine d'infanterie), Ted Oliver
rt•speeti•e et les spectnteurs ne firent au- (Fish Hook), James Burke (pirate),
t·unc objel'tion au drame plus efficace Barlowe Borland (invité), Mert La-
d d'ailleurs véritable de Hickok tué Varr (mutin), Mel Ruick (pirate qui
pur 11n « petit salaud:. et non par un joue du violon), Captain Richard Van
trnitrc de grand<' envergure. Opel (canitaine), Jack Deery (offici~
des Highlanders) , John Sutton (Lt .
1937 THE BUCCANEER (Les Flibustiers) d'artillerie), Charles Irwin (Highlan-
028 mn) Paramount. der) . Henry Mowbray (capitaine d'ar-
Prod. : DeMille.
tillerie), Ivo Henderson (porte-dra-
Prod. associé : William H. Pine. peaul, Elliott C. Brown, John Merkyl,
Scén. : Edwin Justus Mayer, Harold Buddy Roo•u•yelt, Edwin Sturgis,
l.amh, C. Gardner Sullivan, Jesse William W .• ~ner, Edward Brady,
L. Lusky Jr., d'après le roman de Robert Terry (officiers), Jesse A.
Lyl<' Saxon : c l .. afltte, tht• Pirate :t, Graves (majordome), Will Halroyd.
aduptc\ par J. Macpherson.
Suond unit diuctor: Arthur Hosson Dr Wilfred Halroyd (bretteurs), Pearl
(sfquence de l'invasion de la Nou- Adams (mar-chande de pralines),
velle-Orléans). Kurt Furberg, Olga Borget, Albert
Phot.: Victor Milner. Petit, Rosita Granada (passagers du
F.ff. sp. : Furciot Edouart, Dewey Wri- bateau), John A. Milton (joueur de
gley. • banjo), Bill McCall (officier du ba-
Dü. : Hans Dreier, Roland Anderson tenu), Bruce 'Varren (commissaire. de
(a.d.). hord), .James Robinson (facteur n"nr).
Cost. : Natalie Visart, Dwight Franklin. George Snvidan <Jeune marchand de
Mus. : Georg.! -~ nthi'II, dirigée par Bo- jour·naux frnnçnrs), Andrt• Cheron
ris Morros. (mnr(·hand français), Pnulitn ArviJU,
Mont. : A. Bauchens Blnnt•he Frnnke, Loulettt• La Plante,
Cona~iller tuhniqu~ : Spb!ia1lstes du Lita 1\fartv (Fr:tn~·aises), Ja<.'que~ Va-
Louisiana State Museum nuire (Frrinçnis), Pnnl Ellis, Jose Ru-
R~~:::.rchu historiquu : F;ank E. Cal- bio (Espagnols), l\fnrie Bndie (Esya-
/nt.: Fredric March (Jean Lafitte)
l{nolt'), Mildrt>d Gon'r, Libbv Tay l;I
(Jeunes négresses), Laura TreFa~wt i
Franciska Gaal (Gretchen), Akim Ta~ (Ïa dame polie), Antonia au~
mlroff (Dominique You) Mar ot \cliente), Puco Moreno (ubbé D~bor~. ;
~ahame (Annette Peavey), 'lan Kefth Flo Wi. (Mrs. Ltvingston), f~~b~:._
OQverneur CrawCord), Fred Kohler, MacDonald (Camden Blount), • a
les Emerson (employé de Clairbornt •
J~, :~~~ r;; .·rr, ; : J • A ( ~ f y Jr, ' J•;.•: Üt/~ >:;. r ~ n;
'J:;t, Jt•IIJ l':J r:Hr''' ,:.t.
J•,,,,f ,: JJ<.: '.f i!J <c, A .t '''-'~: V ltt;,m fL
l' J rst~.
;,"-'· '''''} 111ril r}ii".'J''' · A:~.J, ,: ) ' !, ~!Y,n ,
:.,An.. ·,v :o.J t~;J
IP:.L'; ',n , r-. r.~., r rj nE=r ,; 1-
IJ ''"'• .Jt:;"l'>t.: L. L:,•.Y.y ,fr ., 'J'"I,.,.t..._ J:ae
;,rJ ~qA<>li'''' V'r ,f:.r.;k Cu . ni n;.t:h<~ ro
rl'•JrH: J,j ;,t.JJ i r<: d ' Ern é-;t H:.y<hT. f,:.\4;e
\ I l l un::. l d l; r; rJ•; M:.rti n O. • J J ~ley.
J•J,tJ[ ,; VH:f.'ll' .'tfilner.
l~f/ . 11p .: f.r<,J·d,,n .Ienninga, F a r cir, t
J-;,j,,,J:,rt., IJ•·w•;l Wri~lcy .
/Jh;, : lb Il '> JJI'f; Jcr, ltf,] ;, nd A nrü: r .YJ n
(,J.rl ., ; A.L . J'J't: tH1 c m;..u ( IJ,tl. } .
r;"::l . .· ; ;;,f;,Ji•; Vi ... rt.
Mo ~ . : \il(lfllllld KrurngrJ!d ct .Joh n Lc i-
l•''ld.
Mr,/1/ , : A. 1!:11tdwn •.
/JitJI . tlir . .· Edwüt M:..xwt.:JJ.
f;''" "· l1:r;/w . : C.A . L!J;,I(Jbt; rli n, <:.\V.
'J uylrH-, H .H . J.;,ns,,n, lngfn ic ur rs de
J' 1J11 i •111 1'•• ei Il c;.
/nf .: H:•riJ:H·;, st..nwyck (Mr,Jiic Mon a -
lHJII), ,J,,t:J McCrca (.Jeff 4: Bucko :t
l:td J<-a·J, Aki111 T:~min,rf <Fluta),
J.y u11c Ov•·rm;on (J.t· :~ch Ovcrm llc},
H•,Jwrl. l'l'c!:II.<IIJ (Dick Allen ), Bri a n
IJ<IItlc·vy (Sid c,IUIJIC:OllJ, Anth o ny
(Jtduu (.fack Cordruy), Evclyn Key es
fMrn . C:dviuJ, Stuul <·y 1\ ld Hc' g<·ni·-
r:al C:u:owuwuiJ, 1\c~l(i:-. Toouu~y {Pud-
dy 0'1\t~tarlu·J, Hoht•rl. Burrat (Duke
Jtlui.(J, llt·m·y Kolkc1· (A:~u M. Dar-
•·••wH), Fuzzy Kuil.(hl (Coukie), Fran-
dl! McHouuld ((icawral Grenville M.
U<I(Jj(t·J • • Julia Fayt• (Monte) , • Ward
Jloud (uu Jlf> ~tc · ur de rul111), lla:hard
l.liJll' lSu111 1\c·c·cl), Si .Jeuk (Ull vieu
,,..,, ~ Jtt·l'lc·u•·), .J . M. 1\cni((un CMonu-
hlllll Wlll111'tl 1\obc•rhull ( 0 lk{
Alllt' ~ ) tlurolcl <iou&Jwin (Calvin) ,
Wllllu;11 lluutlt (lh111kv Cluyton), H t'•
tl' \\'uod~ (Al llre'll J, 'i , ull t : h u n ' \', .Ir.
dlullurhlcll·l, .lollf'Jih Crt•lllll tt' ll '•
a·•tl 111v 11• • SlmJ•~"" til'llntl , Slwal
ll'Aa·c·v · (1\o lwl, .lu ,.,,h Suwrt•r S_h n-
"'""'.' 1\lc'hurtl Dt•uulnl( (jiiUI',U lll t
du c llu ~tloll l'o11l :t ), Uvrun 1\, l• •uljl r
!Whlpplt,l, Will H~ ,. coula 1 ur.
S \'cl Su,v lur (uho\' '11&'1, 1\ulh \V rreu
(~lt' fl , Cu 1111lch•l, \~llllum l'llWI 1 lu~
l y), Eurl 11\( tam lUlu tt , .Julm )1 r •
tuu (lh·. UurAnl), S lin a· .1 ·k 11 J •
\\'·t lln ce (sc n n t <.' u r Atl rlnn MrH·ri ll (rnl·r·pnJr·j '1111 1•
r o m e), 1\forlfjf Hi c ks (Sn r gc nt), Mniv 1) 11 1\r•y, Dldc (;rnd•>rl , l ~ rld i ,; lhrt: rer
Smith) , Ru ss<' 0 •tn ) JJn v i11on C:lnr < t on, IJnvlrl Ncaw1·1f ( rl·pr>rt ~-· 11 ,, ,f•)}a-
R entty. (Mrs. ~. ~ clnt'n s (Oc tH' rnl Phil 1-f 11 rm'"' (r''fH>rt,•r· rn:o n r; h ll t.) St 111
(méd.<'cJn) , E~Îiillll1 .J. \Vot'tl!ing ton
SherJdnn) , ) Gli V Us hct· (C,cm•rnl
Cr11·n •l IHT~, .Tor· Gillwr·t ( Ir 1 /·~rl •p •
t t·M) Arc·hle 1'wit!'),,.JI , Stnr J 1 ~
tt
((Oliver Am~~ \<'s • McNnrrHll'll (Mr. W •lr r•u
' •
t r· r·r,ft f'lt't-rf·trtlrr :ll ), , ' 11 r 11 C1·•·it
1 rlpf'l:
Stnnford) , • 'al ~s ml I' C (Gouverne ut·
Mills) , Gus 1 ~ ~ Ancln·w s (Dr Hnrk-
S ldr ll'y J) 'AihrrH>k, .Jnr;k l<r:nur·rfy p t '
wnr d Kt'IIIIC, J.W . .JohrJ II ttm , ..; ~·,' -
Sn t'ford) • • S~n nE ~erlon (H('VN'Clld l>r S t n nJ (•y, .Jo h n Fcf•, ,John M. s,~/ 1 1
ness) , P~~l< ll~ch:Hdson, Alt· x nnd Pr T !'x DriRco)J et lu locr 1 ~ t>f i ~ ~
Todd): tf TC Fowler Mltchc·Jl In-
LcftWH' • • :. : ·. ) Mnry McLaren,
Vl trl ,
c .J. W. H owkr·r •, COnllh'tritr• ' ' Il 1 ~ ,
7
1 • nns
g rnhnm (off J('J('(fs d'officiels). l •:n 11H12, JH'. IIrlfJnf la (11/t•rn• tlt> S/>r:p:.·
J{eckley crn1 • · Hion , t:OTri/TII' II GI' lo conslnut/rm tlu pr
Ja ne . R ther (fille d'offieiel), Geor- mfer t:h emin d e f er t rrm ~ cr,ntln,.ntref­
FraBcesFr;~ch, Harry Bailey (sima- fTI! a{J r'.nf du (J'Ju vernem,.nt !lr,il tl~~
ge ). Edward Hearn (sergent), Mike jou er [ eH plrtn H d' un f il}llnt·ipr IJ/!re ;x
teurs '
Driscoll n(Denny),
'
. I nez s b Iry
ea, l et fuit er c oni N• l ex l ndtem; ;u .~ qu 'IJ 1r.p
lfll e le s d e u x lron çon H de l r1 lt(lnp fll/r ~t
(Shrimp), .Jnck Penmck (jou.eur d har-
, . ) Frank Yacone1hD' (joueur
JllOOIC:l ' k Al à la rencontre l'un de l'uutre réu u i ll- 1
d'accordéon), Jim Pierc.e, IC e- senf à .<le r ejoindre à Promrwfory Point
xander Oscar G. Henclnan, Max Da- le 10 mai 1869. '
~·Îdson' Ken Gibson, Victor de Linsky,
Chuck' Hamilton, Louis Natheaux, C.B. - Le suj et du film me fut sug-
Elmo Lincoln (joueurs de cartes), géré par Martin Quigley et je lui en suis
Jack Murphy (Terry, un eompier), reconnaissa nt. Nous avions commencé
\viibur Mack, Jack Clifford (barmen), avec Jesse Lasky, J r . à t ravailler sur
Emorv Parnell (contremaitre), Pat un scénario se passant dans la baie
Moria'rty (Mike), F?-"ank Shannon d'Hudson quand nous apprlmes que l a
(vieil homme), Captam E.H. Calvert Fox avait un sujet idenhque prêt à être
(major) Edward J. Le Saint (Father tourné (1). Ce que me suggéra ~fartin
Ryan), Sam McDaniel (un noir), .Jack Quigley rn~ J?lut tout de . suite : ra-
Chapin, Buddy Roosevelt (pompiers), conter l'histoire du premier chemin
Hal Craig (Cassidy), Mark Strong de fer transcontinental a ux Etats-lJnis.
(Connors), Hal Priee, George Magrill, Union Pacifie était un titre tout trou-
Cy Ring (surveillants), Russ Powel1, vé pour ce film qui me valut la fidèle
Leon Holmes (vendeurs), Albert Pe- amitié d'un grand Américain, alors pré-
tit (aquarelliste), Alfonso De Cruz sident de l'Union Pacifie, Will iam M. Jef-
(dessinateur), Wylie Grant (Savage), fers. Dès le début de notre travail, Bill
Wheaton Chambers (businessman), Jeffcrs mit à notre disposition toutes
Ida May (Goldie), 'Beth Hartman les ressources dont disposaient les che-
(Belle), Genevieve Bell (Kate), Do- mins de fer. Il nous donna deux ingé-
reen Pastor (Ruby), Evelyn Luckey nieurs et un spécialiste de la pose de
(Lulu); Bobby LaSalle (Fanny), Mar- rails comme conseillers t ech niques. Il
garet Roach (Violet), Viola Louie ouvrit les archives de la compagnie à
(Lil), Calla Waltz (Maggy), Wesley Frank Calvin qui était chargé de s recher-
Girard (un gamin), A.S. c Pop ~ By- ches historiques et qui y tro uva une
ron (vieil Irlandais), Horace Murphy, mine de renseignements; mais no us ne
Albert Taylor, David Clyde, George ptimes utiliser tous les détai ls curieux
Guhl, Tom Mahoney, John Power, qu'elles recélaient, comme p nr c.>Xempl ('
Pat Hartigan, David Thursby, Wal- les lettres de la directrice d'un cc.>rtain
ter Long, James Flavin, Ed Schaefer, établissement qui se plaignait à la
.Jim Farley, Robert Stevenson, Mi- Compagnie de ce que certains de ses
chael Slade, Dick Rush, Frank Mills, ouvriers avaient pris du bon t c.> m ps. sans
T.C. Jacks, Douglas Gordon, Ed Bra- rétrjbuer au tarif habituel le travatl de
dy, Rthan K. Laidlaw, Charles McMur- ces demoiselles.
phy (IrlAndais), George Regas, Monte Pour les scènes qui montrc.>nt I.a course
Bine, Charles c Iniun ~ Stevens contre la montre des Irland ms ron~­
Dick BoUlier, Frank I.. ackteen, Nobl~ truisant l'Union Pacifie contre l e.>~ Cht-
Johnson, Mala, Chic.>f Thundercloud nols de la Central Paciflc, Bill Jetre: ·
Iron Ryes Cody, Sonny Chorre, Gregg nous prêta les meilleurs posc.>urs de vote
White~pear, Tony Urehel, Jim Spen- de sa compagnie. Leur vitesse c.>! l:ur
cer, Richard Robles, Tex Rand, Nick précision étaient telles que des st•qutr!-
Thompson (Indiens), Tom Burke, Lew ces de notre fllm les montrant nu tr:wntl
Short, Ed Pen, Sr., John Merton furent utilisées par le gom·t•rnt•mt• nt pour
George Burton, Allan Connor, Jim~ ses fllms militaires d'ent rnhu•mtmt durant
my Dundee, James FarJey Ed Meske la deuxi~me guerre mondinle.
gay Miller (ouvriers),' Gertrud~
uyer, Mande Fealy (femmes d'ou- 1939 LAND OF LIBERTY (1 4 bob.) . .
vriers'), Lane Chandler Cha 1 Superv. et choix des extra its : DeM tll{'
McA
J
h. k •
voyK, uu e York, Nestor Palva
. r es Recherches historiques : HerbeFrt .(~
ames elso, Sam ~sh, Mante Faust· .Moulton, WJJliam H. Pine, ram
George Anderson, ' Francia Saylea:
·16
s. Harmon et Arthur M. DeBra .
Cons. hist.: J a m es T. Sh ot well . Bette !)nvis, .fun Dugtnn, Irene Dun-
Comm entaire : J en nie Macph erson ct n,e, Leif Erick~on W , I'' Il H
Fond· Cl • · · IC < s, enrv
.Tesse L. Lasky, Jr. ,John a,G "Ilork Gab l ~, .lanet rl,,:vnor,
1
Avec: Anton Walbrook (Prin ce Albert (' ' 'ert, Gnvm Gnrdon \.ar
{r~tt'r rHf>nita Granv ille, Sara 'Hadel
d'Angleterre), Don Amech e (Al exa n-
der Graham Bell) , George Raft (Steve . ne< 1 n t, lan Keith, .James Kirk~
~~ood: \.l nrcnce Kolb, vfJix: de Char-
Brodie), Henry B. Walthall (Cn ptain c.s L. 1 u ghton, Er ic Linden Mnrgar,.t
Buchanan), Owen King (Edmund Bur- l . l n(1say, Myrmt Loy, Jcu~ctt~ Ma~­
ke) , 1\fontagu Love (Amiral Cohurn),
John Hvams (Schuyler Colfnx), ~~l~ftld , ~nrton MacLane, .Joel Mr-Cr1·:•
George O'Brien (Davy Crockett), John 1.• ;.~ (;~~. McLagl cn, Robert McWade:
M,1 c arch, Robert Montgomery
Miljan (General George Armstrong , ck ~y Mousc, Anna Neagle, Henry
Custer) , Wadsworth Harris (William 0 Ne tll , Moroni Olsen Ga il Patrick
Dennison), Walter Warren (Benjamin Elizabeth P atterson, William Powell:
Franklin), C. Henry Gordon (Colonel .T~hn Qu al en, L uise Rainer, Basil
Gorgas), George Arliss (Alexander Rathbone, St anl ey Ridges, Leona
Hamilton), John Litel (Patrick Hen- . Roberts, ~heodore Roberts, Paul Ro-
rv) , Richard Dix (Sam Houston), beson, Will Roger s, Cesar R omero
Hugh Sothern (General Andrew Randolpb Scott, R ussell Simpson'
« Stonewall » Jackson), Vernon Stee- ,James Stewart, Margaret Sullavan'
le, Erville Alderson (Thomas Jeffer- Akim Tamiroff, Spencer Tracy Char~
son), Frank McGlynn, Walter Huston les Trowbridge, Walter W alker
(Abraham Lincoln), Leila Mclntyre Guinn «Big Boy ~ Williams Loi~
(Mary Tood Lincoln), Gordon Hart \Vilson, Fay Wray, Loretta Young,
(Robert Livingston), Spring Byington Blanche Yurka,
(Dolly Madison), Ted Osborne (James dans des extraits des 124 films sui-
Madison), John Hamilton (George vants :
Mason), William Humphries (Hugh Abraham Lincoln - The Adventures
McCullough), Addison R ichards (Ja- of Marco Polo - Ah, Wilderness - Ale-
mes Monroe), Crane Wilb ur (Napo- xander Hamilton - America - America
léon Bonaparte), Lewis Stone (D:n Marching On - America Yesterday - Angel
Walter Reed), Sidney Blackmer of Mercy - Arrowsmith - The Barrier
Frank Hopper (Theodore Roosevelt),., - Belle of the Nineties - Big Broad-
Eric Stanley (General Ross), C.H. cast of 1937 - The Big Parade - The
. Herzinger (William H. Seward), Da- Bill of Rights - The Bowery - The
vison Clark (James Speed), Ed win Buccaneer - Building a Building - The
Maxwell (Edward Stant on), lan Wolf~ California Trail - Cavalcade - Cimarron
(Talleyrand), George Irving (Captain - Cleopatra - Come and Get It - Conquer-
Taylor), Henry Stubbs (John F . Us- ing Horde - The Country Doctor - The
ber), John Lester Johnson (Booke~ Covered Wagon - Crime School - David
T. Washington), Robert Warwick, Harurn - Dead End - The Declaration
Claude King (George Washington), of Independence - Diamond Jim Brady
Sidney Jarvis (Gideon Welles), .Jo. Draegerman's Courage Dynamite
nathan Hale (General Leonard Wood) : - The Eagle and the Hawk - Enter Ma-
et: dans leur propre rôle ($éql1ences rl8me - Everv Dav's a Holiday - The
d'actualités) : Senator John Hollis Farmer Takes a W"ïfe - Freedom - Frou-
Bankhead, Senator William E. Borah tiers of the Future - Gateway - Give Me
William Jennings Bryan, Dr George Liberty - Great Meadow - The Great
Washington Carver, Thomas Alva Ziegfeld - Hearts In Bondage - Hell
Edison, Vice-President John Nanc6 Below - Heroes of the Alamo - Highlights
Garner, Generalfeldmarschall Paul and Shadows - Highlights of the Pas~ -
von Beneckendorff und von Hinden- High Wide and Handsome - Hoos1er
burg, Justice Charles Evans Hughes, Scho~l Master - If I Were King - In Old
Secretary Cordell Hull, General John Chicago - It's a Great Life - Janice
Joseph Pershing, Franklin Delano Meredhh - Jezebel - Jnarez - Kentucky -
Roosevelt, Theodore Roosevelt, Sena- Last of the Mohicans - Let Freedom Ring
tor Robert F. Wagner, Kaiser Wil- - Little New York - The Magniflcent Brute
helm Il von Hohenzollern, Woodrow ' - Ma id of Salem - Man of Conquest -
Wilson; · March of the Presidents - Men and Ma-
et : Marian Anderson, Edward Arnold, chines - Men In White - Men Must Fight
Jean Arthur, Felix Aylmer, Binnie - Moby Dick - My Man Godfrey - Nothing
Rarnes, John Barrymore, Lionel Bar- Sacred - Of Human Hearts - Old Iron-
n•more, Warner Baxter, Janet Bee- sides - One Man's Jonrney - One Tbfrd of
cher, Wallace Beery, Eleanor Board- a Nation - Operator 13 - Our Daflv Bread
man, Beulah Bondi, William Boyd, - Over the Hill - The Plainsman - 'Poppy -
Walter Brennan, George Brent, John- The President Vanlshes - Prisoner ?f
n8y Mack Brown, Virginia Hruce, Bob ~hark Island - Rainbow Canyon - Robm
urns, Mary Carr, Leo Carri1lo, Dan Hood of Eldorado - Romance of Loui-
.C arrolt, Tom Chatterton, Ronald Col- Ai{l 11a - The J\ough Riders - Ruggles of
. mp an, Walter Connolly, (}ary Cooper, Rea · qap - . San Francisco - Scbubert's
edro De Cordoba, Richard : Crom- · ser~tiade _:seguola - Servant of the Peo-
well, Robert Cummlngs, Karl Dane, ple · ·- Sevënth Heaven - Show Boat -

17
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C.B. -- · • • · ' • • ar une Coire
la prosptldtt' et 1z.t kn J ~ p la Golden
mo ndiale A .N_cw '\à orS <' p~~ nci sco . La
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e~~hi1 ~ribt;twn de l'industri cd cin.~mê~~g~a~
u e à ces événement s eva i .
bi q u'on me demanda de superviser et
a u~u:J t outes les compagnies collabor:-
ren t pour montrer les grands momen s
de l'histoire de l' Amériq_ue. Avec un
commentaire écrit par Jeame ~acpheértso.~
et Jesse Lasky, Jr. Land of Lzb~rly aJ
une compilation de séquence~ prtses dans
124 films et dans des centames de ban-
des d'actualité.
1940 NORTH WEST MOUNTED POLICE
(Les Tuniques Ecarlates) (125 mn)
Para mount.
Prod. : DeMille.
Associé : William H. Pine.
Second unit director: Arthur Rosso o.
Scén.: Alan LeMay, Jesse L. Lasky, Jr.
et C. Gardner Sullivan, d'après le
roman « Royal Canadian Mounted
Police» de R.C. Fetherstonhaugh.
Phot. : Victor Milner, W. Howard
«Duke» Green (Technicolor).
Eff. phot. sp. : Gordon Jennings, Far-
ciot Edouart.
Cons. pour la couleur : Natalie Kalmus,
Henry Jaffa.
Mus.: Victor Young.
Déc.: Hans Dreier, Roland Anderson
(a.d.), Dan Sayre Groesbeck, Joe De
Yong (s.d.).
Cost. : Natalie Visart, Joe De Yong,
Mont, : A. Bauchens (Oscar 1940).
Rec!rerches historiques: Frank E. Cal-
VIn,
Cons. tech. : Sergeant Major G.F. Grif-
ftn (A .C.M.P. Reg. No 5426 et Sergeant
George A. Pringle (N W M P Reg
No 2037). ' ' ' • '
Dia/. dir. : Edwin Maxwell.
lnt. : ~ary Cooper (Dusty Rivera), Ma-
deleme Carroll (April Logan), Pau-
lette Goddard (Louvette Corbeau)
Preston Foster (Sgt. Jlm Brett), Ro~
bert Preston (Constable Ronnie Lo-
gan), George Bancroft (Jacques
Corbeau), Lynne Ovennan <Tod Mc-
ttuff), Akim Tamlroff (Dan Duroc)
alter Hampden (Chief Big Bear) •
ton Cba ney Jr. (Shorty), Monta~
ove (Inspecteur CabOt), Francia
chez Dig_ Bcar), ;\ohlc .John on, Geor- 11 !lY.c fCiwrll'!lton J.n •
ge Magnll. Ray ..\faln, C.huck Hamil - i f.l11 n lw pi 11 1 p ,. , t 1l') • B n C a t'r
ton . B ill llnzlf?lt. ~~ontc Blue, Bill .Tq!.o 11 ), 1.;;, ,,, 1, 11 k M. Thom !1 Cl>r
IH>II"I, .J, Farr~·ll
11
\\'ilkcrson, Cl11ef \ owlnr.hic, Chier .111 ·kson (!lon JIQ.
T h undcrhird. M:11·c Corlcz, P:111l 1: Ti - Lll ne Cha nrll t•r (~ c·l >••no Id (ca ptt in
ny ~ Newlan, Sonny Chorrc, Dick n.t. FntTIIJ{III) , .• • ..lll11), Milhurn Ston~
Kli ne (chacun cleu:'\ ni l <''! ci' J nclil·ns 1 llugnev \1• ' '·'-''k L:u:ktc Il, Pr nk
.Joe De La Cruz, Jerome I>c Nuccio' ' .on llndl(c
J': r·anl< "'Hi1:h:ord' (ho • Al 1'·crguson,
Al Ferguson, Frnncisco Mnrnn, L<'o' C.lltl•••·), Keith flil'h;~~CII rle "?ain. de
nnrd :\lcll in, Tex Rn nd , Nick T hom_p _ ' , 11 nrry Wf>.r '11 CC.~taw
r11t h1 r· •J
·( Cor-
so n , George R<'gas, Dav id Ncwcll 1: 1'r·t· W t't' " 1> l. 1)< "i ace), 'Bfli
.Jer ry F 1:a '.' k (In d iens (' h ez Big Bear): l'oll< (S:ilt Ml ..l~; 1/'-~f' Lamb), (l!l~tr
r:n J 88fi,n_rd1'.S par 1111 r a n ger du 1'exaH, ~1orv i n), Lou' Mcr:i~;,rt C)nr~ juge
fe .~ « t un rq ucs tlcar l a t es ~ d e la police '' l'cllc·1n 1>) R cap1tarne rlu
· • aymond H1 1 tt 1 ,_ •
mnn l h ca 11ad i e_n 11e . ma t en_t 1111 c ré v o lte trc chnrpcntil'r) T 1 >0 v<>Ol-
co n tre l a dom z11a f ro11 ~ nta n.niqu e, f o-
Burhara B ' tt' ony l al.rJn (Cadge),
me nt ée p a r un assass zn a llz é d es ln- (Charleston rJL~dt'es) AmD'<t La ~bert
diens et 1111 idéalist e, Lo uis Rz el. Bruce Warr ' rey M1\ler,
Constantin en (leurs cavaliers),
C.B. - Mon premier film entièrement Grah · e RomanrJff (Pete,, Fred
G am (.Jake), .Jimm;r Dundee
e n techni color fut r éalisé avec la colla- (,. ally Gr owler), Sam Fhnt (chirur-
borati on du merveilleux régiment de la gi en), Gohr Van Vleck (First Mate-
Pol ice Mont é ~ cana dienne. Frank Calvin Charl est on), Oscar G. Hendrian (2nd
pnssa un m01s au Canada à se livrer à l~ a.t ~ -Ch Ch arleston PacketJ, Nestr)r
de s recherches sur l'histoire et les tradi- an a omme qui porte des bretel-
tions de la Police Montée et sur le rôle les) , J a ck Clifford, Ed Brady Jim
qu 'elle joua en matant Louis Riel la Maso~, J ohn Merton (marin's du
dernière fois qu'il s'efforça de soul~ver « Pt;hcan '>) ! J ames Flavin (père de
les Indiens contre l'autorité de la Reine la Jeune fille) , W ill Stanton (Face
Victoria. d~. Rat), Carmen Johnson (fille an
Cire), Charles Hamilt on (Bosco du
1941 REAP THE WILD WIND (Les Nau- « Tyfib »), Ha ssa n Ezzat (Cubain -
frageurs des Mers du Sud (124 mn) Charleston Packet) , Tom Chatterton
Paramount. (pasteur), Hayden Stevenson, Whea-
Prod. : DeMille. ton Chambers (avocats), Dick Al exan -
Prod. associé : William H. Pine. der (Stoker boss) , Ed Peil, Sr., George
Second unit director: Arthur Ros son. Anderson, Guy Usher, Emory P ar-
Scén. : Alan LeMay, Charles Bennet nell, Stanley. A~drews (greffiers), Lee
.Tesse L. Lasky, Jr., d'après une his~ Prather (hmsster), Cyril McLagl en,
toire de Thelma Strabel parue dans Carl Mathews (dockers) , George Guhl;
le Saturday Evening Post. chez Devereaux Co :
Phot. : Victor Milner, William V. Skall Kenneth Gibson, J.\V. Jobnston
(Technicolor). (employés), Forrest Taylor (trésorier),
Phot. sous-marine : Dewey Wrigley. George Melford (banquier), John St.
Eff. phot. sp. : Farciot Edouart Gor- Polis (foreign agent), Stanhope
don Jennings, William L. Pereira. Wheatcroft (secrétaire) , David Clyde
Eff. sp. : George Ulrich. (vieux directeur), Byron K. F oulger
Cons. pour la couleur : Natalie Kal- (coursier) ;
mus. au café :
Mus. : Victor Young. Don Zelaya (patron), Robert Homans,
Déc. : Hans Dreier, Roland Anderson Frank C. Shannon (capitaines), J a-
(a.d.). mes O. Anderson, Buddy Pepper
Cost. : Natalie Vi sart. (grooms);
~ont.: A. Bauchens. séquence du bal :
C. ons. tech. : Capitaine Fred F. Ellis. James Gillette (cavalier d'lvy Deve-
J~xt. tournés dans « Middletown Gar- reaux), Mildred Shay (fille aux allu-
dens » et « Cypress Gardens:. à Char- mettes), Claire McDowell (Ettie),
leston (Caroline du Sud). William Christy Cabanne. Louise La
lnt. : Ray Milland (Stephen Tolliver), Planche, Laurie Dougla s, Collin Blair,
.John Wayne (Capitaine Jack Stuart) Stella Marv Burgess, ,Tnck Dixon, Ma-
Paulette Goddard (Loxi Claiborne)' ry Sue Thomas, Mary J oyt•e 'Val sh,
raymond Massey (King Cutler), Ro~ Mildred Harris, Leotn L orraine, H e-
>ert Preston (Don Cutler), Susan len Dickson, Catherine W allace, Do-
Hayward (Drusilla Alston), Lynne rothy Sebastinn. Ynez Seabu ry, Tho-
Overman (Capitaine Philipp Phil- mas· Con lon, Hope Lftndin, Lora Lee,
boU), Walter Hampden (Commodore Mnrv Currier. Mel Ruick. Emmett
evereaux), Louise Beavers (Maum King (invités) ;
Marie), Elizabeth Rlsdon (Mrs. Clal-
~orne), Janet Beecber (Mrs. Mottram),
séquen ce du th é :
Rkhard Neill (vieu . gentleman),
edda Hopper (tante Henrietta Be- .Jnek Luden. Lloyd WhitloC'k, John
Msford), VIctor Kllian (Wldgeon) 1\ferkvl (southern gentlem en), Monte
Chartha O'Drlscoll (Ivy Devereaux)' BltH' ·(officier) , George H. Reed (ser-
arles Bickford (second du « Ty~ ,·ih•ur noir) , Ottola Nesm itb, Sarah
flb • ), Victor Varconi (Luhbock), Julin
9
l 1' li •l'c·•·ld n 'l J•J,, f .: Vi..t'"' Mli11 ' • W 111
. (cl o ll ttl d •~ 1 ' 1 '• ), 111
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( H<llHI< · Jll (S IIm ) . J-:f! . pl"'' · fii JI .: 11h n •it. t f'tJ•,u,,r
EJ'ic ,\ l tlt•lf « η'n/r·m', • . WuJJ,.,.,. K<'ll••y , t, .'{
,~r1 uiprtff'' du ·l "" (,Jo l'), SV NI Jluf(o l.l orl{ J•: fl . ~JI .; t(<>ni<>Jl .fc•,.,d , l(ll,
(Jc·o r l{ •: Hrll 01
11 1 1IF ,.,•Juud (flog c•r), Cl ur · t :n ll l<, J lllflt l n t;ou l r. tll : Nto! u l j K
(Binrlllc'), . li \\' li ll V O ' Co1111<11 j) ,l ,- . . 1111111
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kt• .1 . ./<' llllllfl ll;, ·' S ldtl'l '(lto y ) , Cul'l
( n .tl .), c;,.,,.W. :_: uw l•·y ( ll, rl . ) . '~'l "'<•n
(Hu g h) , J)n(•N• 11 ,:.')" j ~ d c· Alrlc ·u' ;
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·. till ,. Jubil er:.: Mu 11 .: V ld•11· Y'"'lll/, .
h turpu gl' Il 11111 1 . (:,JJul ltlllll'), llulp 11
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n,unu •·) v lrlll'll · l·;nl·nlln (Cliff), .l«~.ri'Y f.'otJ H. IN;Irn . :
M . WttiiK t; l l.
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J{ ' , Moju vc· (A 1·t) , IJoughton 8 1/[ll'rolx/on I P-r:h n . : LI t ·•h 11 IJ 1• •
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~ . ), c· t 1··J'Cd ' JI• "'n
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~l a n (î.u s), .JrH:k ~: h!'pln (~lem) ; /nf .: l h •ry Coop :·r {f)J'. f; c,, y tl r M
Wn ll~ l) )) ), L uru1m: f>lly f.\ hd•·J . ·
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'stuhhy Kn.'g•·r (l'ni), Lnrry J,nwRon f s•
'J~III y) , f • 1 .1((1!1~
fJ . ' '~JIIP
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f Fn1nk) Ocorgc Mugl'ill (Mike), .Ja ck lllrll.llll . J' t~m;w HIJ), fJr; nni !l ()'R te-
st .. rll ng' (Ln n e), Fr·cd . Z(~ ndu r (Splke), f(: <B e nJ Amin 1: HOJ'PY, Ht1pk '
Frn nk Fcrgu son (Snntth), Duve We!'l- Carl E 11 mond <Lt. IJ1rk y,, 11 J)~n ~) ,
grl'n (vi g il~). Dick ElmoJ'I' (c::d11n StHtll cy Hid geK (Cd r. Willi run"a k
1: BiJI" (;o gJ.:in_IIJ, Henny Mr.:Evny Uc ~
1
bo y) Frn nk F(:rgu son, Cnp A nclerHon,
Snm' Appcll, Mo x T>HvirfHiln, Harry « .Johnny " Le ww c rJJer), EIJJc,tt Reid
Î>(•:tn, Chrl stiun .J. Frank, Bl11y El- (William '(Andy-'> Ande:r!Sc•n) Mel
m(•r, Tony Murtcll1, Bllb Mlln11ch, vin Fru11 c h! (lui - m ~me), .Joc·J' All e~
John Power, A.D. ScwHJI, Leo Sulky (J\c,hc rt Kra u 11) , PuuJ Kelly (M ur -
(juré s). dock), Oliver Thor ndike (Aiaharn)
Aux Etats-Unis en 1840. Seuls les .JameH Millica n (R ohe:rt Elroy Wha~
grand11 voiliers peuvent assurer la liai- ley), Mike KiH a n (Th o m a11 Borghetti )
son entre les étals industriels de la Philip Ahn (Pin g), Doodle~ Wea ve;
Nozwf'Jle-Anglaterre el la vallée du Mis- (Harold Huntcr), Ba r bara Britton
si118ipi. A la pointe de la Floride se (ll.uth), Hi chard Loo CDr. Wei), Da-
lroufJe une passe barrée de récifs qui vlson Clark (IJr. fl o lruc-;), Si .Je nk .•
emplche l'accès de la Nouvelle-OrUans. (le facteur e n Arku n ~ws), Morton
Sur leurs légers sclroonerx, ft~ .., saiiiJe- Lowry (Lt. B ai nhr idgc), Richard Nu-
teur/1 de Key West alfrontent les tem- gent (Cnpt. Ca r-ruth crs) , Lc!itcr Mat-
pnes et vont secourir les ,équipages thcwg (f>r·. Wayne) , Victor Varconi
naufragés. Ils luttent contre des pil-
leurs d'épaves qui détournent à des- (Capt. Hy k), George Macready (un
Meill le11 navires vers les rochers, es- off1cier hollanda i11) , Hoyd Trwin (ma-
comp_tant le bé11é/ice du règlement qui jor anglais), Douglas .Fow lty, Miles
altrzbue la moitié de la cargaison récu- Mnnder, Gordon Richa rds (un Anglais
pérée aux sauveteurs. Quelques plan11 gur Je c: .Jun sscns ~). W illiam Severn
du film ont été repris da11s Road to (le petit Angl a is gur l e c: .Jansscns ~ ) .
BaU, 1953 de Victor Schertzinger. Edith Bnrrett (sa mère), W illiam Hall
(navlgatt~ur s ur· l e c: ,Jnn!I!ICns :.), Ca-
C.B. - Après avoir montré dans Union therine Craig (Mrll. Waynt), Ludwig
Pucifio l'Importance qu'avalent eu lea I>onath (Dr. Vranken), F r ank Puglia
chemins de fer pour la Jeune Amérique (guidt• javnnui s d a n 11 le tt·mplc), Ir-
en pleine expansion, j'évoquai l'année ving Bucon (mi ss io n nu in ·), Ottola
1840, l'époque otJ la mer était al Impor-
Nt~ s mlth (sa ft·mnu· ) , Sy h il Merritt.
tante pour notre paya, quand les bateaux Marle Lo1·edo, Lon~tt n Lu iz {jeunes
à voiles reliaient la côte Rat à la riche .Juvannl :ws), Lnkc Chan (u n t·onlie),
vall~e d~ Mlaaluipl. Notre scénario ra- Olt' Chnn (sn f<·mme) , Ye Ft•n Sung
contait 1 histoire dea rude11 marina de
Key West (duns l'archipel dea Florlda (prNre ehlnoi N) , Moy Mini( (vt-ndeur
Keys) 1"1 bravaient les ouragans pour
sauver es vlu humaines et les cargal-
de tM chinoi s), I Nnbcl Cooper (Little
Sergcunt) , Jodv Ciilht· r t (dwudron -
nlèrc), Linda ' lln·nt ( F u:~ ht a), (~ll(:t
d:~~ ~Ï~r~~~~eaux échoués sur les récifs Mnrlc Thuni li (nllrN(' h o ll urul.l, Salll
Flint, Lloyd Whitlock, J .W . .lohn!lton,
l9(t• THI~ STORY OP DR. WASSEI.I. C.yrlll Ring (u lisls tant N du 1~1;. 11<~ 1 :
.,.,. Odyu ée du Dr Wa aaell) (186 mn) rnc K) Patrfck 0' Moo('(' (l'lmullt•ur tl•
•'aramount. Hoppy), .1 ll('k Ludt·n (r h u u fl'(·u. •· du
~rod. : DeMUJe. Cllpltalrw Cnrruth c a·!l ), ()on uld SluH~t
~:~:· UIB oclé : Sidney Blddell. (soldut t•nckm•yl, G e urgc t-;Jd rNJ I)~· (Ill ·
Sun n~ A~lllt Ldirector: Artbur ltoaaou ftc:l er 'lui contrô le lt•s d ~gAts):
d'~pr6a iP.ut:~.-Y et harl11 Bennett;
dant Co d ~O.Jrap e du Comman-
bC1 • l.ftuence d Surabaya :
dw~trd Fielding
.
(lun iru l Hul'l),1
de J amesry 8on M. WaaaelJ et Je récit
IJton. ugh Beaumont (son a lde de caJD~ '
Charl c• Trowbr ldgc ( 1 ·t CapfM 111
U.S.N.) , 1\oy Cro rdo n (commluHlcr).
Ferdina nd Schu ma nn (en11elgne de
gard e), Gu s G l ass mir e (2 nd cn ptnin) Oick~~n, Geraldine Fisettc (inflrmiL
~nvnnni ) J ,_
Joe Gilhe_r t (t ~ l ég 1·a phi s te), Albert l't'li
J>om n seR • · ne BnutlRta, ,Jr1c
Rui z (radJ o), Edward Enrl e, Allen l(ucz Rnc 111 e u · •t
~ llnc:l rl • Î\c·dwin ~~!l~ll'J _n, R~Hiric
Hay (officiers) ; n ais) Fr k , . 1( (mf,rmJH~ JHVa-
séq11 ence de l'embarqu em e11 t d es bl es- 1\ '('! nn E l ~wtt (médecin anl(li>Ï!IJ
sés : lll,~h~•fi;I )HJ'kJ• frkhNn·f p<'tly offic·<'r - :\1nr:
Elliott Sullivan (offld cr), Jlngh Pros- • ·.le
( p rtli!111gc ·s _ C
orton • Sarah
', E, clw ar d 3
ser (bosco), Anthony Caruso (infir- Al 1 f 1: om p alllonway), Eric
( ' c en, { Jch arcl Ba rrctt, .John Ben'lon
1nicr), Chuck Hamilton (hrancnrdier), ',nrl y le H lackwell, .To h n Bo d en'
Sven Hugo Borg (gnrde hollnndals),
Bruce \VntTen (chirf p~ll y. ofTi c ct·), ~r~~r·gcc!J!'11 ? 1!crn un, E d gar Ca lc~cll'
(' Y ll't o, .l ameR Cornell J arne~
Louis Jean Hcydl (rns cJgnc), Fra nk r)our~ cy, Cl!nt D Clrrl ngton, R~ynold
Lncktecn (chnuffcue jnvnnais), Dave u ont, E d ward Howa r d Hcnr
Scott, Doris Lilly, La rry Lawson , For- Kra ft, Uu d d y Mcssi nger, Ha~1an Mïf-
rest Taylor (civils); ler , Alex McSwcyn, Malcomb Smith,
séqu ence de l'évacuation : Harry Templeton, Willi am R . Wilk er-
H:nvey Stephcns (capitaine dirigeant so~, Robert Wilbtn (m arm s améri~
J'évacuation), Frank Wilcox (son se- cam s) et Yvonne de Carlo.
cond), ''' arren Ashe (lieutenant di- Le docteur Was sell, obscur médecin
rigeant l'embarquement), George de . c.ampaflne de l'Arlwn s o .~. devient
Lvnn (Lt. Smith), Fred Kohler, .Tr. mi_sswnnazre _médical en Chine. Il y
(l)osco) , La rry Thompson (commis- fa~t la conna.zssance d'une jeune infïr-
saire), Louis Borell (sergent hollan- r;nère dont zl tombe amoureux, mais
dais) , Daniel de Jonghe tcivil hol- zl la perd de vue. La guerre ayant éclaté
landnis); entre les Etats-Unis et le Japon il est
séquence en Australie: nommé à Java où il est chargé' d'éva-
Forbes Murray (captain), Paul McVey, cuer des marins blessés à la bataille
Fra nk Mayo (commandcrs), Thomas de Macassar (janvier 1942) . Les J a po-
Quinn, Oliver FollanshP-e (Lt-com- nais débarquent à Java. Wassell fait
manders), Ralph Linn, Roy N. Dar- embarquer les blessés encore valides
mour, Glen Stephens (lieutenants), et reste avec dix hommes grièvement
Minor \Vatson (contre-amiral), Ed - blessés qu'il parviendra à sauver et
mund MacDonald (son aide de camp); à emmener en Australie en traversant
sur le « Janssens :1> : la jungle, aidé de quelques soldats hol-
Henry Victor (mate), Carl Neubert landais et britanniques encore dan s
(lst mate), Louis V. Arco (2nd mate), l'He. Accueilli en Australie comme un
Gavin Muir (3rd mate), Richard Ab- héros, il retrouve celle qu'il n'a jamais
bott (sous-officier hollandais), Will cessé d'aimer.
Thunis (radio), Ivan Triesault (ma- C.B. - Un soir de la fln d'avril 19-12,
telot-infirmier), Philip Van Zandt, Florence Cole, Berenice Mosk et moi-
Frederic, Giermann (mitrailleurs hol- même écoutions dans mon bureau une
landais), Frederic Bruno (vigie), des émissions du Président Roosevelt,
Tony Patton (steward), Angel Cruz qui ont tant fait pour inspirer et unir les
(steward javanais), Leota Lorraine Américains pendant la guerre. Au cours
(Hollandaise aux cheveux blancs), de son disconrs, le Président raconta l'hé-
Mary Currier (Anglaise), John My- roïque histoire d'un médecin de la ma-
long (joyeux passager au bar), Ru- rine appelé Corydon M. Wassell, qui, au
dolph Anders (marin hollandais bles- péril de sa vie, avait sauvé un certain
sé), Walter Fenner (diplomate hollan- nombre de marins américains blessés en
dais), Gretl Dupont (sa femme), réussissant, absolument seul. à leur faire
Grace Lem (Chinoise), John James quitter .Java juste avant l'arrivée triom-
(second mécanicien), William Chal- phale des Japonais. A peine avions-nous
lee (radio), George Magrill (marin), éteint la radio une fois le discours ter-
Willium Porrc~t. Mike Lnlly (civils), miné que le téléphone sonna. C'ètait mon
Rita Gould (mère), Ann Doran (fem- ami Ted Bonnet (1). «Avez-vous entendu
me qui prie), Stanley Priee (homme le Président? :1>.- «Oui». - « Avez-vons
qui pleure), Kenneth Gihson (homme entendu l'histoire de ce médecin de la
uu chapeau) Arthur Loft (Hollandais), marine? •· - c Oui~. - « Est-t·e. que
Hooper Atchley, Ron Randell, Maxi- vous ne pensez pas qu'on po.~rratt ~~
ne Fife, Ameda Lambert, Carla tirer un grand film?:.). - « St. ». Mat:s
Boehm, Phyllis Perry, Marianne de ni Ted ni moi ne savions le fln mot dt•
Sydow, Betty Alden, Griff Barnett, l'hlstoi're : le Dr Wassell avnit re~u 1\?r-
Isabelle Lamnl, .Frances Morris, Ce- dre d'abandonner ses hommes. trop l{ru:>-
cil Weston, Hazel Keener, Milton ycmcnt hless(·s pour être trnnSllOrlt•s t't il
Kibhee, Sam Flint (passagers), Fred nvalt J>ris sur lui de Msobéir à un ordre
Nurney, Lnne Chandler (Lt-colonels de son supérieur. ,
hollnndais), John Meredith (radio an- Je rencontrai 'Vassell. Il l'tait si mo-
glais duns la jungle), Juha Fnye de~t<' crue ln pensée de voir tourner sa
(Anne, une infirmière), Mildred Har- propre histoit·c lui était plus pénible que
ris, Greta Granstedt, June Kilgour,
Beth Hartman, Gloria Dea, Forrest ~-: Ùl.Attaché de presse de De.Mllle.
H t·nry S . N ot'~cll i n ~ct•. ,
. f llu affronter à nouveau Co n .~. t n ·l 111 . : Lapf a •n l·r ti F , P.lli
s'il lui av~Jt a e . us le persuader de
les JaponaiS.' .Terès l~i avoir déclaré que I ro n Eyes Cod y ( p<llll' 1 , ~~~~~ 11
collabor~r ~u ap is de verser 10 % des indi t' IIII C!I) ,
nous a\'1011~ pr<?m a caisse de secours de J)ial . rli r. : Ho h n1 Fnulk .
droits .du film 8 . 1 • il était prêt à faire Jnf . ( ia r v Coo p t'r i<'npl :•in Clll'Î!Ihph t•,
la Manne. Pou! ce 1a, llold etl), P n u ldle (iodclurd (Ahq(IIÎI
n'imporÏ~ . d~w~~ la 1\lari ne, nous rctrou - Mnrth n H n k ), llowrtrd ll a ~i l vh (d n r-
Avec al ,. "tnts de l'odyssée du l.in (iurlh) , Uo 1·i s l{ : H · !or~ · ( ( ; ll _v: • •., 1t 11 ,
D~m~~as!~fl
B
~~rJ;' pa ssadiredeestlh~~~~s l~~~~
· e Mosk a prcn d
<"h e f dt•s Sc n c<"a s ), LtTtl l(<· ll :, wa y
(,Jl'rcm y ,John L ove), Wn nl fi nn,!
. ~~e~IC our les confronter av ec celui .u (.Johu Frus t•r), l<: • ~ht· riJI< ' l>l'i\1iflt·
IDCCI\~r p sell J 'un des survivants, Melvut (Hanu a h), Henry W Il eo x cn, ( C n p l:. i 11
r fi S . · ~ 0 ro re rôle dans le St eel c), Sir Ch ar les J\uhn~y Smith
Kf::::-cl\/fi~a d~ fou~n!ge de la s{?uen~~ (Sir Bernar·d Gre nfell, juge il I'Oi cJ
de bombardement dans notr.e . I ,F• Bailey), Victor Va r ('oni (Capitaine
Siméon Ecu yer ), Virginia {jrt·y (D ia -
nous déclara : «Ramenez-moi a ava 1
J e préfère ça l ». . na), Porte r Hall (Leach), Mike Mo-
Il y a vait cependant .un d<;s her?sBque zurki (D ave Ho nc), Hohc rt Warwick
nous n'avions pas pu Intervtewer • ·èn- (Pontia c, chef d es Ottawa s), Rich ard
jamin Hopkins, matelot ~e. preml re Gaines (Colon el George WashingtQn ),
classe qui n'avait pas quitte Java. ~1 Virginia Campbell (:\llrs. Fraser) , Ga -
était trop griè':ement b~e~sé et on. aval~ vin Muir (Lt . F e r€{U S Md {e nzic), Alan
dO. le confier a un of~1c1er angla1~ 1u1 Napier (Sir Willi a m ,John son), Nan
avait promis de le sortir de là. ~aiS es Sunderland (Mrs. Pr uitt), Mark Law-
Japonais étaient arrivé~ ~rop vite. On rence (Sioto, sorcier Se n eca), Jane
pensait que « Hopp;v » e~a~t mort et on Nigh (Evelyn), Griff Ba r nett (Brothcr
le voya it dans le fllii?- re~1ster une der- Andrews of Pennsylvania), .John My-
nière fois, sans espo1r, a un:e atta9ue long (Colonel Henry Bo u q uet), Lloyd
japonaise. Ce n'est qu'une fo1s le film Bridges (Lt. H utchin s), 01 i ver Thor n-
fin i que nous apprîmes qu'il était prisol}- dikc (Lt. Bailli e), .Jack Penn ick (.Jim
nier. Alors je fis quelque cho~e. 9ue ~e Lovat), Paul E. Burns (Dan McCoy),
n'avais jamais fait et que je n a1 Jamais Davison Clark (Mr. Carroll of Vir-
refait car c'est contraire à toutes les ginia), Dorothy Adams (Mrs. Bront),
règles' de la construction dramatique d'un Clarence Muse (Jason), Raymond
fi lm. A la fin du film, après le mot Hatton (Venango scout), George Kir-
c Fin » on entendait ma voix, l'écran by (Charles Mason), Leo nard Carey
restant blanc, dire au ~ublic que la (Jeremiah Dixon) , Frank R. Wilco x
mère de Hoppy venait d apprendre que (Richard Henry Lee) , Ru ss Conklin
celu i-ci était toujours vivant. Et plu- (Mamaultee), Iron Eyes Cody (Red
sieurs mois a près la fin de la guerre, Corn - un Seneca - un Otta wa), Julia
Hoppy vint a ux Studios Paramount assis- Faye (la veuve Swivens) , Mary Field
ter à une projection du film, organisée (~!aggie), Diane W a del ow (fille du
pour lui et sa femme. Lancashire), Sa nders Clark (B en),
Matthe\v Boulton (captain Bro o k ~) .
1946 UNCO~QUERED (Les conquérants Willa Pearl Curtis (Ma m m y), Jeff
d'un nouveau monde) (146 mn) Para- York Ueune colosse), F rank Moran
mount. (l a brute), Olaf Hytten (comm issaire
Prod. : De~lille. d e bord du c Sta r of London:.), Alec
S cén. : Cha rles Bennett, Fredric M. Harford (bandit), Fred Zendar (un
Frank et Jes se Lasky, Jr., d"après le trappeur - un vill ageo is) , Dick Ale-
r oma n de Neil H. Swanson. x ander, William Meader, W allace
Ph ot. : Ra y Ren nah a n (Technicolor). E a rl (esclaves), Ba r b a ra Morri son
E ff. sp. : Farciot Edouart, W. Wallace (p a ssagère), Lloyd Whi tlock, Bo~·ù
Kelley, Paul K. Lerpae, Deveraux Jen- Irwin (pa ssagers), George .M agnil
nin gs, supervision d e Gordon Jen- (Ship's a gent - un officier du Royal
nings.
Second unit direc for : Arth ur Rosso n. American), Budd F ine (second du
Cons. pour la co uleur : Nata li e Kalmus, bateau), Valmere Ba rm an (fille nu
Robert Browe r . fou et ) , Sy d Saylor (bon imenh·ur P'?ur
.lfus. : \' ict or You ng, d'après des airs l e Dr Dia blo), J ohn Harm on (b<Hll.m .
popula ires, d es m a rch es militaires et pour Bonka bok a bu s), Eurl Hodgtn!l
des airs indiens. (bonim. pou r la si rène), Jack Weu-
Chan son : c Whippoorw ill's - A - Sin· therwax (ho mm e au chien snvaut •
ging • de Ray Evans et Jay Livings- Alan Bridge (milicien), R ichard Hcc-
ton. ves (Jo shu a), H ope Landin (sa m:rc),
Chor. : Ja ck CrosLv . Si J e nk s (fermt e r), Crane Whttlcy
Die. : Hans Dreier: W alte r Tyler (a.d.) , (eon t re maltre de la pla nt ation), Ho-
Sam Corner, Stanley Jay Sawley bert Barro n (surveillant), Jerry Ja·
(s .d.) . m es (vi ll ageois - officier - offici er
Cost .: Gwen \Vakelin g, Madame Bar - d u R oyal Amerlcan • greffier), f...rl c
bara Karinska. Alden (Zeke), Frank Hagney (Jake) ,
Mont.: A. Bauchens. Hugh Proaser, Ray Teal (soldats au
Recherchu hu toriquea: Donald HaJDe, c Gilded Beaver ~) . Edgar Durlng
(~tol da t au c Gllded Bea ver J) • ·rron·
ticrsm :lll). 1\'o bl c .J o hn son (J.(<'•a nt 1(11:"\0il 1) ('
ottnwn), Chief T hund erc l oud (Ch ief
J{illbu ck) , Sa ll y R awli nso n (b r u ne), 1 (' ·''" rt.cr • Ollol
rn :111 1 · ( . rl't()lilla •c •
1 ..1 · '!{' n rrnn11tnll. C:crtrudc V
Bill H a ll . .Jo h n Merl o n (cnpora u x), ( l(',
Fn·d l>ati,
nrnlyn c;ri .. 'r
mc:;, ic;>lrlc (,r y,
• -
(}cr:Jidine W a ll (Mrs. Bitt), Ch arl es 1/:, .Ir., Anna J (•hr ( h 1
. t op 1H'l' Clnrk. ' ' • • ra-
Victor (3 rôle s d'o fTi ci ei'S - un g 1· d - /~n 17(i(), yrrire ù f'r11• 1 l'
fier), Charles B . Middl eto n (Mulligan), d'ornu•s f e ·J f . ' .~' l lill frafi'Jilllni
Fred Kohl er , Jr. (scq.(c nt ), FniTcs l ·'
I Nt• d t• I o ul es 1
<.te rndren .
]'.()n t 1ac,
· •
n 1a
Taylor (marchand) , .Ja ck G. Lee la n all él• d e I' OhH' l nlms tndrenn~ll rh
10, a ll rUJ IIP IP'I C() / rnu;
(Màjor Trent), Buddy Hoo scvclt, f .
Dwight Bntcher (g;n·de s), ,John Mil - ~~ll !f ru .~ d e P enru~ ul va n it~ F ri /()Il p,
jan (accusateur); ::~r~ rh Pitt.~ bllr!Jlt (Xé '] .llf';r'l,'i! rJ/{,1_
: ), Xf-tfl/ 1' /I CP t/ e f f i d t'IWen / e d .
à ['Old Ba ile y: P.ld es· Ir ' - e.-; rll-
Henry Mowbray, .John Goldsworthy n.lrn r•e P11 r lrt ·'''corut unit ,:1
.f.) nak e Uw er (Idah o) .
(offiders de police), Gordon H.ichards
(sheriff), Montague Shaw (adjoint) , C.J}. - P.ouJ· ceux q u i savent v0ir le
Crauford Kent (chapelain), Arthur pa sse a t.ouJour s fourn i \ln enseigncm'ent
Gould Porter (greffier), Colin Kenny, moral ubl e pou•· l.e p résent, qu'ri s'agisse
LeYlnnd Hodgson (geôliers), Arthur de c;s ~omm es qu 1 ont co nstruit une voie
màke (noble visiteur), Leslie Denison ferre e a travers un conti nent primitif
(huissier) ; ou, de ceux qui ont su imp oser un droit
Boyd Davis (Dr. Boyd), Charles Flynn qu on leur r efu sa it. Il semble que nous
(Ensign Priee), Chuck Hamilton (vil- ayons besoin actuell ement de certaines
lageois - chef Lesser), Kenneth Gib- de ces. vertus primitives, de celles qui
son, James Carlisle, George Bunny, nous aideront à limiter nos ambitions et
Carl Saxe, Sam Ash, George Anderson, à garder les pieds sur terre. Nous avons
TreYor Bardette, James Flavin, Gil ainsi préparé un film sur u n ch ap it re
Sullivan, William Bailey, Al Murphy, éc~atant, bien que peu conn u, de l'his-
Harlan l\Iiller, Byron K. Foulger, Joe toire des Etats-Unis.
Whitehead, Walter Baldwin, Bill Nous avions l'intention de traduire ce
Wallace, Jasper Palmer, Jim Nolan, que ressentaient les hommes à u ne épo-
,Jim Drum, Don Lynch, Bill Murphy, que où la vertu et le courage ne von-
Ted Mapes (villageois), Ethel Wales, laient prouver qu'une seule chose, à savoi r
Llorna Jordan, Besse Wade, Betty que la liberté est aussi important e qu e
Farrington, Jane Everett, Donya la vie, car elle est la vie.
Dean (villageoises), Eddie Dunn, Bill 1948 CALIFORNIA'S GOLDEN BEGI~­
Sundbolm, Ray Spiker, John North- NING. Paramount.
pole, Bob Kortman, Jack Clifford, Prod. : Dean Riesner.
Guy « Slim » Wilkerson, Francis Réa1. : Edward Salven (assistant met-
McDonald, Francis Ford (frontiers- teur en scène de plusieurs films de
men), June Harris (frontierswoman), DeMille) et DeMille, pour les scènes
William Haade, Jeff Corey, Erville où apparaît Earl 'Varren, gom·er-
Alderson, John MaHon, Mike Lally, neur de la Californie.
Charles Sullivan (trappeurs), Len Scén. : Jack Roberts.
Hendry, Carl Mathews (trappeur - Phot. : Stuart Thompson.
Indien), Larry Lawson (trappeur - Mus. : Irwin Talbot.
officier du Royal American), Jack Int. : Governor Earl Warren Oui-mê-
Overman, Harry Cording, Bill Hun- me), Dean Riesner (commentateur) ,
ter (sentinelles sur les ramparts), ,John Eldredge (General John A. Sut-
Allan Ray (soldat), Cl ancy Cooper ter) Louis .Jean Heydt (Jam es -:\b r-
(sentinelle), .James Horne, Gus shail), Harold Vermilyea (directeur
Tante, Ted Allan, David Ralston, de journal), William Wright (Pete
Gilbert Wilson, Lex Barker (of- Wimmer), Irving Bacon (Charles Ben-
ficiers du Royal Americarr), ;Lee nett), Douglas Spencer (Ezra), Lpne
Phelps (sergent du Royal American), Chandler (reporter), Margaret F1eld
Fred Coby (soldat du Royal Ameri- (secrétaire).
can), Bert Moorhouse, Mike Kilian
(officiers de la Milice de Virginie), 1949 SAMSON AND DELILAH (Samson
Lane Chandler (officier de la Milice et Dalila) (131 mn) Paramount .
de Pennsylvanie), Larry Thompson, Prod. : DeMille.
Russ Clark, John James, Dick Elmore Prod. assoc. : Henry 'Vilcoxon. .
(officiers), Eugene R. Eberle, Calvin Second r1llif: Arthur Rosson. Ralph J<' s-
Ellison, Robert Baughman (jeunes Sc~~r .. Jessc L. Lnsky Jr. et Fredt•ril'
tambours), J.W. Cody (chef Lesser),
R_?dric « Rodd • Redwing, Albert Ca-
.. M . Fr~nk d'après un
sujet de Htm?ld
v•gga, Eric Alden, Jay Silverheels, Ll~mb et' Vladimir, Jabotinsky. t~ré
Vaughn Anthony, Bob Kortman, Ed- de l'histoire de Samson. et Daltlu
v~rd Persson (Indiens), Isabel Cha-
dans la Bible (Juges 13-16). .
Ph t . Georg(' Bnrnes (Tecbntcolor),
hmg Cooper, Charmienne Harker,
geu Mitchell, Fernanda Eliscu, Claire
u Brey, Mimi Aguglia, Nenette Val-
l~e~~cy Wrigl~y (pour les séquences
tournées en Eg~1.>te). •
1?n, Inez Palange, Maxime Cheva- Eff. phot. sp. : F arciot Edouart, \\ ·
lSier, Rose Higgins (squaws), Louise Wallace Kelley.
Eff. sp. : Gordon Jennlngs, Paul K. Ler-
· araydar, Constance Purdy, Al Fer-
l aw (troisii-mc coll. - deux <l )r &h)
pae, Devereaux J ennings, George Ul- .John JI :lllor_:~n (rpwlrièmc cr1 JI ,;, Hp"
rich . ouleur : Nata lie Kalmu s, Tcn l (cHH(IIJcmc coll.), .John M'" r t Y
Cons. pour 1a c (co ll t•cl<•ur arJ"J<Hn . t ), 1{ou . 1: H•Jdd''n
... rH; L

Ro~if~r!rv'::i~r, Walter Tyler (a .d.), J ~c d w i.ll~ (~l aiJ.S(:lll" - l!pcctutcur), giJ B
Déc. . C mer Ray Moyer (s.d .). Co oldiiJ (lllvJic - le grunrJ llr>ldat.;
Sam o • .Joe l A ll e n (cou JTJCI"J, llolw!l ~ ~ A '
1
il-fus . Victor Young. gc l o (so ldat philiNt.in), Ch:trl es i11 d~J ~
, ; •• Theoùore Kosloff.
Cho . . Edi"tb Head Gile Steele, Doro- (m:tJ·c!lU JHI . d:~nitr•), Lc'!let· J),,,,r
Cost. :
thy Jeakins, Gwen '
Wal•e t•JDg, Eloi s (cle u x 1è m e VJctirn<~). Wh<·atcm Chur
h e r s (tn> i si~me vict_.; , LiH·ry Thrm 1 ~=
w. Jenssen . so n (<p_wtr J ~mc v~ct.), .I :H·k CJ{r.
M on t · ·. .A · .Bauchens.
. Dan Sayre Groesbec ,
k
ford . (~ In <J UI ~ r!le. V Jet.),, TCJm Tyl e r
Prer-desz.gmnA~ckwell, Steve Doh~~uos, (cu p1t.a m e ph1h stJn), Al I<erguson (vil-
Norman
Peter Helk, H a l p ar ker • Robert I•aw-
A lagcoJ S - sp ecta t e ur), Tony Hugh es
cett, John Atherton, Ben St~hl, us- (marcha nd), George El drcdge (noble).
tin Briggs, Harold Von Schmidt, John Fred Kohl er , .Jr. (~oldat - soldat a~
Whitcomb. . H S t empl e), A r·~ Dll plllS (so ldat - boni-
R echerches historzques : enry . m enteur), (J eorg: Magrill (deux sol-
Noerdlinger, Gladys Per~ey. . dat s - un court1 san), Charlie Wag-
1 t . Hedy Lamarr (Dehlah), VIctor genheim (villa geois), Paul Scardon
n M~ture (Samson), George Sanders (le John Northpole (mendiant) Rus;
Saran de Gklza), Angela Lansbury (Se- Clark (esclave à l a meule), R~y Ben-
madar), Henry . ~ilcoxon (Ahtur), nett (garde-chiou rme), Gordon Ri-
Olive Deering (Mu:tam), Fa~ .Holden cl_lards (gui~e), Ed Peil, Sr. (prison-
(Hazelelponit), Julia Faye (Hisham), mer), Phyllis Kennedy (gamine aux
Russ Tamblyn (Saul), William Far- yeux écarquillés), T. Arthur Hughes
num (Tubai), Lane Chandler ~Teresh), (portefaix), Brahm Van den Berg
Moroni Olsen (Targil), Francis McDo- Charles E. Lunard (danseu r s au tem~
nald (le conteur), Bill «Pee We~ ~ ple), Gene Gary, Michael Hall, James
Davis (Garmishkar, le lutteur du roi), W. Horne (princes), Sheldon .Jett
John Miljan (Lesk Lakish), Arthur (obèse), Philo McCullo ugh (mar-
Q. Bryan (le gros marchand philistin), chand), Leota Lorraine (sa femme)
Laura Elliott (spectatrice au cirque), Ted Mapes (capitaine - un autr~
Victor Varconi (seigneur d'Ashdod), rôle), Fernanda Eliscu, Perry !vins
.John Parrish (seigneur de Gath), Mike Kilian (famille de bergers):
Frank Wilcox (seigneur d'Ekron), Carl Saxe, Delmar Costello (escla-
Russell Hicks (seigneur d'Ashkelon), ves), William Hall (un capitaine
Bo1.d Davis (Grand Prêtre), Fritz philistin - un capitaine), Chuck Ha-
Letber (Sharif), Mike Mazurki (chef milton (capitaine), Sam Ash, Bob
de la garde philistine), Davison Clark Kortman (vendeurs), Douglas Spen-
(prince marchand), George Reeves cer, Allan Douglas (court isans),
(messager blessé), Pedro De Cordoba Kay Bell, Vaughn M. An thony,
(Bar Simon), Frank Reicher (barbier Albert A. Cavigga (soldats), Dick
du village), Colin Tapley (prince), Foote (soldat au temple), Fred Zen-
C.harles Evans (~anoah), Jerry Aus- dar (un soldat - un spectateur), Lyle
tlD (bouffon), Nils Ashter (prince), Moraine (un soldat - autre r ôle),
Harry Woods (Gammad), Crauford Sarah Edwards, Ottola Nesmith,
Kent (astrologue de la cour) Frank Ynez Seabury, Margaret Field (spec-
~ayo (maitre architecte), Gedrge Zo- tatrices), Paul Lees, Charles Dayton,
ritcp. (dans~ur à l'épée), Hamil Pe- Carl Andre, Mort Thompson, Bert
trotf (premier danseur), Grace Zie- Moorhouse, Keith Richards (specta-
harth (danseuse), Marjorie Pragon teurs), Curtis Loys Jackson (un ga-
(danseuse au serpent), James Cra- min), Ruth D'Alhrooke (sa mère),
v~n~ Harry Cording (princes), Lloyd Gary Lee Jackson, Edward Coch, J oel
\\ hitlock (chef des scribes) Stephen Nestier, Bob Anderson (gamins), Sal-
~obert s (Bergam), Ed Hinton' (Makou) ly Rawlinson, Joyce Miller (invitées),
l'rank Hagney (garde à la meule)'
~.eo J. McMahon (cavalier - conduc~ Fairy Cunningham, Crissy Ellen Pic-
kup, Isabel Cushin, Rosemary Dvo-
eur de chariot), Thomas Browne
ruk, Miriam .Taye, Jon·e Milkr. Erica
1Hesenry (ministre des Finances) Char
Meredith (Gr d p • ' · - Strong, Betty Boyd, ·Fra nee s Morri s,
Watki (d "è an rc:tre), Pierre Besse \Vade, Claire Du .Ur ey, Ger-
ham We 'leuxHme prêtre), Fred Gra- trud Messinger, Greta Gra n stedt, Bet-
Dom'ingu s ey L opper, Budd Fine, Joe ty Farrington, Dorothy Adams, Ka-
Gardine ez, arry Steers, Howard ren Morley, Sylvia Hollis {doublure
t ( r (prêtres), Harry M. Temple-
(d:uxi~!'!!r~oldatsopl:Îltl),t· Eric Alden
8 In - un cour-
d'Hedy - un petit rôl e) , Cha rles J.
Conrad, Lew Harrev, Allan Rn~·· F r ed
tiaan i Datig, Jr., Robert Wood, stanley
deux - lun nvité - un spectateur - Blystone, Crane Whitley, Raymond
(lnier),o t..ata),i John c Skin& :t Miller Bond, David Bond, Kenneth Gibson,
ter S~eonc o Madero (potier), Les-
(prellller :Otfsepier), ,Edgar Dearlng Weldon Heyburn, John Kellogg, Stanff
Protaer (~co.:Ï :!fJ.)
d ::_pOta), Hugh
• han K. Laid-
ley Andrews, Byron K. Foulger, Je
York et le lion Jackie.
C.B. - Depuis plus de dix aus j 'avais
. de temp s à a utre à l'u ne des 1lHormalions qui
pensegrandes hi ::.t oirc s d 'a m ou r d e l'his- )lllill des lliè<:]Clj nell~' ~nnt.IICCIIIUU](:cs de-
pl~lS de la litt ë ra turc, l' hi stoire d e Sam- t•llcll <.'tres dt• entre nous
tolrc t Dnlila. qui est a u s si un p oignant 1 .nrmnllsmC'
vi•cu t·t ée.ril ltc,i;u· ct de song rpri r.nt
s~n;e de la Foi. ,Je l'ava is luc ct rel ue hOlnllll'S 1'1 les' r th le. En hnlll!lll nt le~
dl a le « Li vrc des J u gcs • : tnn is ch a.- cc que ;lOus cr~ c 1111!w 8 dC' lu Bihlc rl~
dansfoi~ j'étais arrêt é p a r ce que j e n 'a r- les nvnns lrnp ;:)0 ns ch·C' du r<'spcct, not~);
q.ue 's pas' à trouver le• m conducteur
\ ''ll
hu mn tli l{, FL J·e' uv~nt déprnriiJ(,s de leur
ri ~. nt les di fférent s ép1 sodes d e ln vic '
n o us l<•s nvons - ' C'rllJS f{li'Cll
cl(: t . m (:.rne, lcmp11
1j"h~amson, telle que ln mconle la Bible. ro li"i c u ~c ..., 1. P H l l 116·s de lc11r valeur
" • •> o n nous <Il J' ·
~t111-~ un jour je tombai sur 1111 rom a n "
ven ir qu e Samson 1:11 t 1 1 ~c o ~1ous so,_t-
' connu de Vlndimü· Jnbotinsky : scx u e lle mah ,. PII!i de frénés1e
Pj~ 1 dgc and Fool ~ . ct mon problème fut d evi n t Z1 ve u gle ~~ ' 1 ~~ fr·_uch_cta .lc>rsqu'il
«, olu La Bible raconte la colère de nu· è re,
.
ou s i on n ous q u en
obi'm Il v 1 t 1a 1
res · après qu e sa fi nue é e a1t · été 1 0 , u-
Samson vcnlr q u e Moï s ·. K a !lOtiS sou-
d nnèe à un autre par son père et son . 1 t · e _avaJt un tempérament
V I? e n c t mc urt ner, mais u'il le
r~fus méprisant d'épouser la cadette, La tn sa pour un ifier tout un ~euple ~a{­
Bible ne donne pas le nom de la cadette. condulre à. la liberté, de même ue s~
Jabotinsky lui en donne un : Dalila. Par on n~u s 1 app elle que la peur faisait
; simple artifice, plausible et tout à fait su~r u sa ng à J ésus lui-même mais
frgitime, l'histoire d evenait un drame plu- qu Il a ffront a ses bou rreaux a~ec le
tôt qu'un récit. Le récit répond à la ques- c~lx:n e e~ l a force que do nne la volonté
tion « comment? ~. Le dra me répond à la d1vme, Il nous est m oin s facile d'ex-
uestion «pourquoi?». A partir du mo- cuser ,nos propres d ésirs, nos haines et
~ent où la cadette, repoussée d'une façon nos !achetés.
si humiliante par Samson, s'appelait P?~1r les rôles de Samson et Dalila, je
Dalila elle avait un motif pour le dé- choiSI~. deux a~teurs, princip alement par-
truire,' plus violent, plus brûlant, que la ce qu Ils representent pour une grande
simple somme d'argent qui lui avait partie du public l'essence de la virilité
été offerte par les Philistins. et de la beauté féminine : Vict or Mature
Je n'avais pas fait de film biblique e~ . Hedy. ~a~arr. Le choix ét ait risqué.
depuis King of Kings, ni fait de film S Il se revelait que mes acteurs n'avaient
sur un sujet religieux depuis The Sign of rien à apporter au scénario, sinon l'un
the Cross et The Crusades. Une nouvelle son aspect viril et l'autre sa beauté, aussi
génération de producteurs était née depuis parfaits qu'ils soient, nous serions p as-
King of Kings, et la plupart accueillirent sés à côté du vrai sens du film. Mais
ma suggestion de Samson et Dalila avec quand je vis les rushes de l a scèn e du
une méfiance à laquelle je m'attendais. moulin à blé, où Samson d a ns sa grande
Une histoire biblique pour la génération détresse est raillé par Dalila qui
d'après guerre? Investir des millions de comprend ensuite que l'homme qu'elle
dollars dans une histoire bonne pour le a aimé et trahi est maintenant a veu gle,
catéchisme? M'attendant à ce chœur de je m'aperçus, au cas où je ne m'en serai s
lamentations que je connaissais déjà, je pas aperçu auparavant, que le talent de
demandai à Dan Groesbeck (1) de me Victor Mature et d'Hedy Lama rr n'était
dessiner deux personnages : un athlète pas seulement à .fleur de peau.
grand et musclé que regardait avec des Il y a dans Samson and Delilah u n e
yeux à la fois froids et aguichants une séquence spectaculaire durant laquelle
jeune femme mince et ravissante. Quand Samson aveugle, après avoir frié pour
les dirigeants arrivèrent, prêts à nous que lui revienne sa force, fait s eff ondrer
sauver, la Paramount et moi, du désas- le temple des Philistins sur eux et leur
treux projet C(Ue je formais, je les saluai, Dieu. Si la scène est spectaculaire, c'est
leur demandai de s'asseoir et je leur ap- au «Livre des Juges» qu'on le d~it, non
portai le dessin de Groesbeck. à moi. Cette scène nous posa un mtér~s­
- « Et ça, dis-je, ça vous va comme sant problème d'architecture : constrmre
sujet de film? ~. un temple qui pourrait s'écrouler compl è-
. Ils furent enthousiasmés. Ça, c'était du tement par le seul effondrement de
cméma! Comme d'habitude un type ren- deux colonnes. La Bible ne donne pas _de
contre une fille - et quel type et quelle dessins; mais nous trouvâmes la desc~lp­
fille 1 tion d'un édifice de ce genre . et c} un
. - « Ça, Messieurs, c'est Samson et Da- écroulement de ce genre dan~ Plme lAn-
1I 1a,, cien et nous avons construit le temple
- « Ah bon, c'est ÇA que vous vouliez com~1 e Pline l'indiquait, mais en ~en9:nt
dire ... Vo'!s comprenez ... Nous pensions corn te de ce qu'exigenit notre . hl~toue
quèe ...h, .ma1s ça, c'est différent... Ça, c'est et :fas précautions à prendre, amsl que
t r s 1en ~. des apports de la techniqut' moderne.
Onn m'a parfois reproché de pimenter Les scènes à sensa~ion dans mes fil m s
1a ible de sexe et de violence. Je me ne sont jamais gratuites. Prenez la mort
demande seulement si mes accusateurs d'Angela Lllnsbury transpercée par un
lnt lu certains passages de la Bible. S'ils javelot. Je trouve qu'une mort comme
11 là une mort atroce - a son
es ont lus, ce doit être à travers les ~:n:- parce qu'elle montre que suppri-
une vie humaine eat une chose
~hC:quante et horrible. Le danger c'est
n..Œ.. Pre-de•lJPler de plu1leur• ftlm• de d'adopter une attitude insouciante, dé-
~··
h nwd d'nnl nti . Le s •' •!•
·' nn>lt<' dc, ·:tn.l . • .. , ·tclndkllll' lll t\ l n l t··
r/111 t:-: :<nnt . :<.'''' ·'~'\'',j.-' p ctils wcsft'l' tl ;>; Inn •
1 ,~ , i,;i,>n. ·~: 11 des n>w hP,\'11 tunnt,d•Î
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dais qut uwn.l t 1,<~:.,,, 11<'11\t'll f . « l'Il n 1 1 ~~Il
Indien:< ct ··~·". ~ lt<~!llnll':-> t onthc•nl. (.(lu

c~t uH> n fn',<


tante. <'1 , 1 11
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P:tn 1 " d. t.' t>ts tt' IIIH' dtllS<' JH' II llnpor-
ainsi p u t· <·onsl d t\t·c'r
• • 'tH lllllt' 111 w c h ost• 1111 11 s
}:l JIHll'f d HUll 111 l
im po!'fn nc''·
' l ' S'l' SHOW O N J•;A HT II
1!1f>3 THE C. Hh A ~ ~·,, ,. ; 11 1 l' h np il<•tt n
1
(s, o tt ·•s ) Je(lr, P'l 11mn)
~' " 11
. Pnrn nwun .
t
du
111 (111 (1(' ,).
Prod · DeMill e.
· ·. H ·n rv \Vilcoxon . i h
A ssoc. ·. td. · t >r· Stnnlc>y Ciold sm t .
P d coor uw r • '
ro . i unz'f d l.J' ..• Ad hu•· Ho sson, Il l' Il l'Y
Scconr
S 1Vil~o;;:dric M. Frnnk, Hnrr6 Ly ndon
c~.r Theodore St John, d'après une
histoire de F.M. Fran}{, T. St John et
Frank Cavett. . )
Phot. : George Barnes (Techmco 1or .
Second unit ph ot. : J. Pcvercll Marley,
w. Wallace Kel1ey . .
Eff. sp. : Gordon Jennu~gs, P aul K. Ler-
pae, Devereaux Jenmngs.
Col. cons. : Robert Bronner.
Déc. : Hal Pereira, Walter Tyler (a.d.),
Sam Corner, Ray Moyer (s.d.). .
Cost. : Edith Head, Dorothy Jeakms.
Mont. : A. Bauchens.
Ghor. : Richard Barstow.
Mus. : Victor Young.
S angs : «The Greatest Show on Earth :.,
«Be A Jumping Jack~. de V. Young
et Ned Washington~. « Lovely Lua-
wana Lady~ de John Ringling North
et E. Ray Goetz, « Popcorn and Le-
monade », «A Picnic in the Park »,
« Sing A Happy Song » de Henry
Sullivan et John Murray Anderson.
R echerches : Henry S. Noerdlinger.
Commentaire dit par : DeMille.
lnt. : Betty Hutton (Holly), Corne!
Wilde (The Great Sebastian), Charl-
ton Heston (Brad Braden), Dorothy
Lamour (Phyllis), Gloria Grahame
(Angel), James Stewart (Buttons)
Henry Wilcoxon (Inspecteur Grego:
ry), Lyle Bettger (Klaus);
et dan s leur propre rdle :
Em m.ett Kelly, John Ringling North,
Antomette Concello, Cucciol a, Tuffy
Genders, Lynn Couch, Art Concello,
Father Ch arle s L. El sla ndc r.
Gu est Stars : '
B ing Crosby, Bob Hope
t eur s) , Mona Freeman Ma (deux specta-
M h
(deux. specta!rices), Edmo~ o!Biie~
Uf! aboyeur), Cecil B. DeMiJle 0
presen t at eur), \ VilJi a m Boyd. e
avec: •
~!n'~ence Ti erney Œenderson), John
Stee}:.~nffiarry)t, John Ridgely (Jack
Wn co , assts a nt mana ger), Frank
Carso~ (médecin du cirque) , Bob
(mère d~MB t?al), Llllia n Albertson
1
die), Gloriau ons), J u lia Paye <Bir-
Marab (ToJ!y) DBew <ton) , Anthony
:!!....
Noe) Nein ru(Nce a m eron <Bru-
· -.-.er <Cha oe1), Charmlenne
I"'Dlenne), Dorothy Cri-
Frances Ca mpbell. , . c·o:d c·s, montent la l .
• t echn. po ur les sccnes de ctrque: rutn vn.:uc 11 11 ode cl font d'un t e r
Lorshn Ringling North. Numéros ré- - tout c·ch puy~ ~e rêve : c'est cel;
·,fi·s par J ohn Murray Anderson. ù l 'écrnn. ' - que Je voulai11 rn<)nlrcr
. "·t de cirqu e : Brook s. Costume. !\l ais je dcv·Jis l' h
~0~ : le con co u r s du czrque Ringling d e près . . Je m~ ·s, 1• _a Ord tout examiner
· liÉ~os-Bar:wm &. Bai~ e~ Circu s, a v ec ~ag(, dans un c ·II:,'IS P'>llr ainsi dire en-
{es num eros srLwant ~ . . • .J' e n n 1· accomp a~o;né
J IIC ' lflll t J' 'l'
u'n . · t' c <j e 1!l.t9.
Lon Jacobs, ~h e Flywg . Artouy s ••1J:tc d e plu s i cu 1·s Hals d d.J.ns sa traversée
Idnavis, L~cwna ~ l· r~cdcl, F~~t x la

plui t·
·
t' l 1·
•'
, . Il Ml rl dlc-Wcst par
can1culc ('J• 1 R'
Adler. Eddie Rohl, fl_lC Zoppes, .l he Illacco mp agnait ct s'. t · ·'· -' •'; ys osson
flying soncc!lo s, Chn sty & Gor!lla, lahl c <' nl' ant de 1. · es I,;vélcc une vl:ri-
1 a 1>a 11c Les 1 y
Prince I aul, Paul .Jung, C.B. Lmd- c c so n carn e t sc nt 1 ·. . ·. ,J pages
·ev Rix et ses ours, Jeanne Sleetcr, co miqu es o u tr~gJ1 i{l u ~- eJnù;s d'mcidents
~-t;r'onica Martell, Rusty Parent, Truz- d e petit s déta'1 l

" cs,
s q ue l'on po
anecdotes 't .
ou
zi. Merle Evan,s, Peter Grace! Appo- se r da ns le fil m d '· . u_va1 utlli-
lonia Abeen, 1hc Alzanas, L1lo Jus- a vec. so in, de p ~tit:;g~t, de CJrque noté
couli sses» qua nd l e m cen~ ~ <'dans les
l evé, quand il faut l ave aquJ 1 age_ est en-
ton, The !_l.ealles, Buzzy Potts, Paul
Jerome, 1Ibor et ses phoques, Bo-
ues Brown, Lola Dobritch, Tonito, gner les enfant s et q u'~net reprtlser, bai-
Jimmy Armstrong, Charley B~ll, Otto dans •· papo e comme
. n Importe quelle petite ville de
Griebling, Arthur Burson, Bill Sny- province.
der Miss Loni, The Maxellos, Eugene . L~ mom~nt le plus impressionnant de
Scott Frank McClosky, Bob Reynolds, la Vl_e du ~uque est malheureu sement im-
Arky' Scott, Trisco, The Chaludis, The P,?SSlble a filmer. C'est la nuit lor sque
Fredonias, Erme Burch, Miss Patri- l 1mmen~e tente est vide et qu 'il n'y a
cia, Mroczkowski et ses chevaux, Fay plus qu un seul homme dans le cirque
Alexander, The Hemadas, The Boka- d.ot?-t le travail est de tirer , dans l'obscu-
ras, Paul Horompo, Gilbert Reichert, nte, la corde centrale qui fait t omber
Peterson et son chien, La Norma, The au sol, la grande toile de tente. J 'insistai
Flying Cornets, The Romigs, Martha po_ur l ac~omp~gne!" un soir, mal gré cer-
Hunter, James Barnes, Mike Petrillo, tams qu1 craignaient, non sans raison
George Werner, Pat Scott et Gar- d'ailleur~, de lire dans les journaux du
gantua II et Mademoiselle Toto (les lendemam la manchette suivante : c Un
bébés gorilles) . metteur en scène tué par la chute de l a
Un cirque gigantesque traverse les toile d'un cirque», ce qui n'aurait pas
Etats-Unis. Joies, rivalités et drames été une très bonne publicité pour le cir-
des gens du voyage. Cf. The Circus que. Quand la derniere cheville qui main-
~fan (pour le personnage de Stewart, tient la corde est ôtée, la toile qui est
1914) et Leopard Lady, 1928. Extérieurs à vingt mètres de haut tombe d'un seul
tournés à Sarasota (Floride), Wash- coup de dix mètres. Puis elle se gonfle
d'air et tombe lentement jusqu'au sol
ington, New York et Philadelphie. et l'air s'échappe de ses côtés. Aucun cau-
C.B. - Au début de 1949, je lus un chemar n'est plus terrifiant que la pensée
petit entrefilet dans le « Hollywood Re- d'être étouffé sous des centaines de mè-
porter » disant que Ringling Bros et tres carrés de lourde toile. Mais pour
Barnum and Baile~ seraient éventuelle- l'homme qui laisse tomber la corde il
ment intéressés qu on fasse un film sur ne s'agit ni plus ni moins que d'un tra-
leur cirque. En cinq minutes, j'avais télé- vail quotidien.
phoné à Henry Ginsberg, alors directeur
d~s productions Pararnount, et réglé les
1954-56 THE TEN COMMANDMENTS (Les
details de mon prochain film The Grea- Dix Commandements) (222 mn) Para-
test Show on Earth. mount.
. Il y a eu plusieurs bons films et plu- Prod. : DeMille .
Scén. : Aeneas MacKenzie, Jes~e L.
SI~urs films pas très bons prenant pour Lasky Jr., Jack Gariss, Fredr1c M.
toile de fond un cirque, mais aucun qui Frank, d'après la Bible, le . Coran,
me paraisse un film sur le cirque : un Flavius Josèphe, Eusèbe, Philon et
~lm où le cirque lui-même a la vedette. « Prince of Eg~pt » de J??rothy Cla~­
~·y a au monde aucune autre insti- ke Wilson, « Pillar of F 1re » du R~­
tu~wn ,comparable à un cirque améri- vérend J.H. Ingraham, «On~ Eagle s
caiD. C est une armée, c'est une famille, Wings » du lh•yèrend A.E. ~on t ho n .
u~e ville qui se déplace sans cesse.
f e~t un géant agile. C'est la sueur, la
r~hgue et _les dangers encourus pour faire
Recherches historiques : Henry S.
N oerdlingcr, assisté de Gladys Per-
t~re et frissonner un continent tout en- Se~~~·d unit dir . : Henry W~lcoxt?n.
Ier. Toutes les nations du monde y sont Phot. : Loyal Griggs (Vtslavtsion -
~~prtsentées, mais ceux qui en font par-
~e orment un clan séparé du reste du Techdnico!torp)h. of . J Peverell Marl ey.
f onde. Et pourtant ces hommes et ces S econ nnz .. ·
John Warren, W. Wallace e ey.
K 11
d:mmes qu1 rentrent avec désinvolture , . Richard :Mueller.
qu~s des cages pleines de lions rugissants, Co1. cons. · p K Le.l'pae, Farciot
Eff. phot. sp. : au1 .
co semblent voler à travers les airs Edouard.
umme si c'était leur élément naturel, Eff. sp. : John P. Fulton.
q i plantent les piquets, tirent sur les
r Bernstein. Mim i Gihson (petite c ., p e tit e fille)
Mus. : E1me Pr inz Ruth Godfrey. Dionc Gump (c .), Nnncy H :t i c ( )'
Gh or. :HL~Rffercira ·,Valter Tyler, Al- .T une .Joce l yn (e ., m .r ., h . r• h c 7 y~·'
Déc. : a . ( d ') Ray Moy er, Sam t h nn, f<•mmc de f( .c.) , Ri c h rrrd ·K a-
bert No(zat) J~r;y Cook (architecte) . (vlci l h omme chez Mr>ï ~ <·. ; mr ) ~n!"
Comer d 1·~·h. Head Ralph Je sler, ,John Ko h c (joli e e .), Fr!"cl Kohl cr ·.r~ .· rc'~: 1
CoJst. : E D0 rothy'
ensen, Jeakins, Arnold ci'écpllp <·), Kr· n n et h M n i'J)<>n:d d frn cr
Friberg. c.), J> c· l !• r Mnmako H khef d ' ti r i .r ·
Jrc rH· Ma rt i n (Tuya), (ieorgc Mcl'fo~)J.
11
Mon t . : Ah B :~ulfrens\\Tilliam C. Hayes (No hi c; v.o.), .J ohn MeJ>ton Am··
Cons. tee l!t_ · .0 Museum) New York), Mo 1111ln c 11 ( :u1s rs
· t nn t s d c 1' nrchrt
' · ectçn:t
e
ffetL~hf~ H~bachi (Louqsor, Egypte),
1
P a ul a Morf(n n (h.e.), Dorothy Nel!~
Dr. Keith C. Seele, Dr. Ralph ~tart- mann (m .r. , h . chez Dnthnn) Joh
r. George R Hugues (lnstl u J'ari s h (c h e ik de H.cphidim) 'n~ctr ·n
cu~, PJ.·Chicago),· Rabbin Rudolph! « Rodd. ~ Hcd win g (J{.c ., v.o \ Add~=
Lne~ acLibrairie de ]a Communaute son Rrcha rd s (p orte-éventail ) Keith
Juudaïque, Los Angeles), James Hen- Ri chnrd s (v.o., c., e., h. chez Dathan
ry Breasted. (M .. ) y 1 m.r., g.c.), .Jamie Russell (e.), Mar~
1 t . (1) Charlton Heston OISe • u coreta Starr (e., v. o.), Onslow Stevens
n Ér)rnner (Ramsès), Anne ~axter (Ne- (Lugal), Clint Wa lker (capitaine de
fertiti), Edward G. Robmson (Da- Sardaigne), Amand a Webb (v.o., jeu-
than) Yvonne De Carlo (Sephora), ne femme, ex.), Frank Wilcox <Wa-
Dehn; Paget (Lilia), John Derek (J?- zir), Jeane Wood (e., m.r. v 0 )
sué) Sir Cedric Hardwicke (Sethi), Abdullah Abbas (g. c.), George Ra ~~
Nin~ Foch (Bithiah), Martha Scott mond Aghayan (e.), Ahmed Salàh
(Yochabel), Judith Anderson (Mem- Sayed Ahmed (e.), Luis Alberni (vieil
net), Vincent Priee ÇBaka), J?hn Ca~­ h. chez Moïse), Lilian Alhertson (e)
radine (Aaron), Olive Deermg (MI- Barbara Aler (noble da me d' Edo~:
riam) Douglas Dumbrille (Jannes), prêtresse; v.o.), Ted All an (b.):
Frank De Kova (Abiram), Henry Wil- Cl.aire Andre, Dorothy Andre (e),
coxon (Pentaur), Eduard Franz (Je- M1chael Ansara (g.c.), Bart Antinora
thro), Donald Curtis (Mered), Law- (e.), Alan Aric (v.o.), Joel Ashley
rence Dobkin (Hur Ben Caleb), H.B. (g.c.), Maria Elena Aza (dan seuse)
Warner (Aminadab), Julia Faye (Eli-
sheba), Lisa Mitchell, Joanna Mer- Bill Bagdad (e.), Vicki Bakkan (c. ;
lin, Joyce Vanderveen, Pat Richard, v.o.), Peter Baldwin (c.), P atti Bal-
Noelle Williams, Diane Hall, Babs lon (h.), Judy Barrett (v.o.), Norman
Eleanor Christie (les filles de Je- Bartold (signalman), Betty Bassett
thro), Abbas El Boughdadly (con- c.), Jack Baston (porte-éventail), Ar-
ducteur du char de Ramsès), thur Batanides (h.; v.o.), George Bax-
Fraser Heston (Moïse enfant), John ter (second vizir), Prudence Beers
Miljan (l'aveugle), Francis J. McDo- (m.r.; v.o.), Don Bender (jeune gar-
nald (Simon), Ian Keith (Ramsès 1), çon), Marc Bender (e. enfant), Ri-
Paul De Rolf (Eleazar), Woody chard Bender (e. enfant) , R it a Ben-
Strode (roi d'Ethiopie), Tommy Du- nett (e.), Butch Bernard (granary
ran (Gershom), Eugene Mazzola (fils ·child), Dehl Berti (assistant de l'ar-
de Ramses), Ramsay Hill (Korah), chitecte), Robert Bice (s.), Jan Brad-
Joan Woodbury (sa femme), Esther ley (c.; e.; m.r.), Harriett Brest (ex.),
Brown (princesse Tharbis), Rushti Condv Brown (e.), Naam a n Brown
Abaza (e., v.o), Dorothy Adams (e., (Ethiopien), Linda Sue Brown (pe-
v.o), Eric Alden (o., g.c., e), E.J. Andre tite fille à la poupée), Wanda Brown
(Cheik d'Hazerath), Babette Bain (e.), Zeev Bufman (e.; ex.; v.o.),
(Miriam, enfant), Baynes Barrou Rexford Burnett (e.), Polly Burson
(g.c.), Kay Bell (g.c., e, à la barbe (e.), Paul Harvey, Herbert Butterfield
rousse), Mary Benoit (gardienne de (médecins de la cour), Lillian Bu:veff
Moise enfant, c., v.o., deux autres (mère), Florine Capian (h.), Cliff Car-
rôles), Henry Brandon (chef des ar- nell (ambassadeur d'Idumée). Larry
mées), Robert Carson (Eleazar) Ro- Chance (g.c.), Anna Cheselka (e.),
bert ~lark (petit garçon ex.), 'Russ Ken Christy (e.), Shari Clark (e. :
Conkhn (prisonnier flagellé, h. chez m.r.), Fred Cobv (g.c.; v.o.), Peter
Dathan), Touch Connors (berger ama- Coe (s.), Edward· Colebrook (e). J ohn
l~cite), Henry Corden (Sheik d'E- Compton (e.), Roger Creed (g.c. ; e.;
ZI?m), Edna May Cooper (c.), Kem garde baka), John F. Cretan (c., e.:

- D1bbs (s.), Maude Fealy (e., m.r.),

1 (1)
~1 ~n1 de
La plupart des acteurs de aeeond
ce film (et de The Buccaneer) jouent
m.r.), Doroth:r Crider (ex.), Dean Cro-
mer (c.), K1yo Cuddy (prêtress~~·
Fairy Cunningham (c.e.), Jnck Cu •
ningham (s. armé d'une lance). Tln~
1'61 s eu( rs rôles. Nous avons désigné ce Dante (cap. lybien), Jann Da( Y)
ea ou en l'absence de rOie précis la aé-1 (nageuse), Frankie Darro .e;) ·
ra~: 8 ~~~ ~aquelle l'acteur joue un rôle) Madelyn Darrow (c. pres du basst!e ~
clave. n_ a es : c. = courtisan; e. = es-
de-chio~~. s~ence de l'exode; g.c. =
gar- J. Stevan Darrell (h.), Jnm(eh) Dv:ra
(v.o.), Terence De Marnev · • r)
du P&llage d.e\aHhébRreu; m.r. = séquence Denharn (e.; h. chez Da thau : ntB~~
s. == sold t. er ouge; o. = otrtc1er ·
du veau da,o~.v.o. = séquence de l'adoration John Diggs Jr (ambassadeur de )
hylone), Allan Douglas 1" ·· u~~s
0
' • ( \' 0 •
John Drexel (e.), Robert ·
lai ) , li rj i L u n. 11 (e.. .
l~d . rd • rl ( · . Il nr. • ~ 1 nt c
l · ard u Jl la1 ), n th on ' ' ~\1 !1·
t r l . p rct n l r. ~ml p r t )._ ~~ h rl
:\an~ l ~~- al ·r , } t.t: . l• 111 tc.),
Frnn k lin }· !"1~\111\ ,(d 1gaut 1n· . Frunk
F:t ' . rl ~ t .). l at o ~· id.' r ''" ~~· .), t. iln
Fi tÏn ,•.) . ,1. l' K l:,l emtn g l~,. , . , it 1 ur),
~~ ~ f\ b l i~. J•c!l 1 h •l'i• l' (h . . l\o'ht•rt
l·\•r i·,•:-t l ·:) · l ~d" m·,t. FP:>lc!· l<' .), \'t•ra
~!. Jr:ult:l:> ~~· . tn,d•t<'l\): htü h ~· l...lut·-
,.t•r ~~·tll'nnt t•. ), lll\il t.:lt'Y, L••on:1nl
ti N'f~''· '1\ltty •.3<'•'~'ti'•' ~~·.) , il a l ( ~•·rani
\,C . ; nt.r. :.. \',t1,), ,l l':\lll~t' . Üt'I'S,<ll\ (.\' .,
f. :n·1•,· l atw: •' " .) , h nul :r. lt d c h d 1
l'kil il' t'. ,·lu•: ) hll~tl) ••l o l•tlhcrt {c.) ,
Richnrd l1ildl' ll th., n u·.), Audy Glick
u,·unc h . ;. l1,'tYin l1,)rd'',n tnmb.nssn-
•h' Ur ,h• 1 nnt•). .hui)· lH>l'l'n (jeun e
filll' :t ,.,.,. l';ln,·). Cliff Goul d (n o bl e) ,
H1•nl.l rü 1\.. Llo:z; i cr (h.) , J aclyune
t!n•.:-m (.mt.'rc), M:üa Gregory (e.) ,
H.obt•rt Griffin (gran d prètre), Mary
.-\.nn Griggs ~ Y .o.) , J erry Grov e s (e.),
LYil Guild (e.), F r ank H a gney (v.o.),
Chu.::k Hamilt on (e. ; m.r.), Ka y Ham-
mo nd le.) , P et er H a nsen (jeune aide),
Charmien ne Harker (c., d a me de
Crè te), Michael Harris (c.), John Hart
\.~tmbassa d eur de Crète), Maurice B.
Hart. Jean Ha r vey (e .) , Edm und H as-
him (cap. d e s gardes; o.; cap. des
trompette s), Mary Ann Hawkins (e.),
Helene H eigb (c.), Len Hendry (b. chez
Datban), Robert D. Herron (messa-
ger ), Herbert Heyes (vieux conseil-
ler) , H allene Hill (vieille femme),
Ed H inton (g.c.; porte-étendard), Pa-
tricia Hitchcock (c.), Madeleine Hol-
me s (e.) , Robert Hunter (messager),
Adele Cook Johnston (c.), Lorna Jor-
da n (v.o.) , Patricia Iaunone (granary
ch ild) , Eddie Kane (m.r.), .Mary Ellen
Kay (c. près du bassin), Max Keith
noble) , Arthur Robert Kendall (assis-
ta nt d e l'architecte), Robert Kendall
(jeune e. avec les pigeons), Don
Kent (cap. de Tintyru), George Ale-
xander Khoury (v.o.), George Kil-
burn (e.) , Glen Kilburn (h. chez Da-
tha n), Walter Woolf King (héraut),
Cha r lo tte Knight (e.), Mel Koontz
sorcier éthiopien), Walter Kray (c.),
Fra n k Lackteen (vieillard; vieillard
pri a nt; b. chez Dathan), Ethan K.
Laid law (fils de Joseph), Harry Lan-
der s (ass istant de I'nt·chitcctc; h.),
Bob Lavarre (g.c.), Mitchell Lawrence,
No rman Leavitt (c.), Michael Lej(end
c.; s. armé d'une lance), David Leo-
r~a rd (vieillard), Carol Levequc (v.o.),
Frank Leyva (h.), Jlurry Lewis, Ro-
n a ld Lis (e.) , Ton~ Louis (v.o.),
Jerry Luca s (b.; gcôlaer), Don l.ynch
(o., v.o. ), Etnructt Lynn (vil'il 1.'. ;
~. o .),, Herbert Lylton (aerviteur de
Scllu ; m.r.) , 1\ickey Mc<iough (jcum•
lfrÇ!HJ) , Fruuk McMuhon (e.), Sarry
MOJC!Jilum (c., v.o .), (e., v.o.), Caaey
14cGrcgor (c.), Terry Macl\ae) (c., e.),
~\alph Ma jor (11. aumé d'Utw l11nce),
,~n Hu e Mulouf (h. près du sphinx),
~u y Mamfo rd (amba n ndeur d'A ..y -
rle), Sb a fQn Maun a (j e unet flUe por-
nr un< ~ 11 11 11 '
<II: 'S II Il rp ll lfac.é
n'éaivnicnt du monde
g uerre, des_ ~~~sd:rc qu'il fallait refaire ~ui é lnil r e t H lllt·~ JII' IIH'c hêrltl r qu ·
1\nm si· t~ 11 tlllflJIIant é '/ Qu'ovni -Il r. t
"n ticr po u~. mmandme11 ts . Le mo.nde a
The . Teri od isaien t-ils, qu'on l u i rnp- pour '1"'' 1<•11 11r. 11lptc u•·~ cff.,. ·nt SOn
bc soll1, mc: de Die u c l il était évident, illl:tJotl' l'l :;on ntJm d e l n JII C <'rc 1 S'ét lt.n
pelle 1 ~ ~o~a n s certaines de ces lettres, n·hell(: c ontn~ le l'hnrnou , t.•vlli l-il Incité
du mows . e ex éricnce que le monde l<' ll c·s1:Jn v<:H , dcr l'lllll':t <> ll ." ,,._,Jtl\'cr ,
q ue ~a t~ITI~~ du P t otnli t nrismo fnllcisto t lh•·•·t(· ~uult· s pn•· 1111. d• eu lfll"<•rtnu11
Elult. il, p e ut ·~ ~n:, 1:~ pnnc:~ M.'•Ï•;-: '! 4 ·f•U1!
1
vcmu t d av~ I e nvall fa it compn.•Jidl'~ À
ct commum st 1 Lo i de D i ou t'lit le l ou- IIJIJII' Jllll' ll ltl l llll l <fil'! , U Vn lt è l.(: j J II!IIIible
bca u co u~ ,qjte I fb erté hu mnhlt' . ,J e senti s d acd·d<·r 1111 trôn e d hf(YJ!tc Jll•r Jc11 fe m .
deme nt d a 't être d it Muis comm e nt ?
q u e cela . e':Îi~c uté n ve~ m es co lla h ot·a-
JIH' S : lil l hom IJJI: jJI>II V lill d l'VI~ fi j l' ) ' f ,
1·uou ('Il (·pousunt l'hériti è r e du tr ô n e t~
1

.J'en uw: Is . 1 e u sa ut 1·esp ccl e r la fc•mrue de 1\umsès II H~tit l a r e in e 1


"1-t
tc lll'S! d u~o~~ e l
1
d! 19:.! 3 ; un e hi st oll:e
prcnuère ' ~ ~IOn t-être un prologue bi-
fc.:r li tl. Si Mo1 s c.: avalt été prin ce h é r itl;-
avaut llumsès, Ncfcrtiti n ' avait-ell e 'P~~
moderne a\cc, ,v eu s u ggé~a l 'hi stoire d' un été n l ors d'abord sa fiancé e '! ·
~~~~~~~ ~~Ticl~~~e~ honnête .citoyen . d'~:: Tout ce que les hi stori e n s moderne
n~ms ra~ontaient sur. l'Egypte du trei~
\'i ll e américa in e, ct c!e s torci·cts m}Iognutré
·
1 1 Le scénariO aura • zièm e Siècle av. J.-C. concordait avec
~~;;;~~c 1~ ·film de 1923, c~ qui se passe les l égendes transmises par les Midrashim
uand on r especte les diX command~­ et les œ u vres d'auteurs ancien s comme
~1Cnts et qua nd .on les transgres~e. Mats Philon, F la viu s Josèphe et Eu sèbe qui
moi, j e ne cessais de pens~r à 1 é~iso~e p arlent de Moïse comme d'un prince
biblique de la premièr~ verston. Il n,avait victime d' une intrigue de cour foment~
p as vieilli, car il était ét,ernel. PUis on par des rivaux j alo ux. Notre scénario se
me proposa de racon~er 1 exode ~es en- constituait à partir des pages mêmes de
fants d'Israël, condUI~s par Moïse, en la B!b~e, des légendes vénérables du peu-
illustrant chacun des diX commandements ple JUif, des monuments encore existant!
par di fférentes histo~r~s où sera~e~t inter- de l'ancienne Egypte et des conclusions
ven us certains indiVIdus participant à de certains des meilleurs spécialistes mo-
cet exode. Ma is finalement il fut décidé, dernes de la Bible et de l'histoire de
et je crois que c'était la décision la plus l'Egypte.
sage de porter tout simplement à l'écran Le devoir de tout h istorien est de don-
l 'ép i~ode tel qu'il figure dans la Bible. ner un récit exact de faits connus et
Cet épisode biblique est éternel. Il est prouvés. Le devoir de tout dramaturge
a uss i très actuel. C'est l'histoire d'un est de remplir les lacun es entre ces faits.
esclavage et d'une libération, deux mots Le fait qu'Alexandre n 'ait pa s de jambes
qui, pour le monde entier, s'étaient char- et que son cheval n'ait pas de pattes
gés depuis 1923, d'un sens plus fort. dans la mosaïque abimée de Pompei qui
Quand Moïse, inspiré par Dieu, deman- représente la bataille d'I ssus ne prouve
dait a u Pharaon : « Laisse partir mon pas qu'il y ait eu à cette ép oque des
peuple», les deux forces en présence hommes sans jambes et des ch eva ux sans
éta ient les mêmes que celles qui s'affron- pattes. C'est au dramaturge de découyrir
taient a ujourd'hui dans un monde par- ce qui manque dans la mosaique de
tagé entre la tyrannie et la liberté. Quand l'histoire.
Moïse conduisit son peuple vers le mont
Sinaï, ce peuple decouvrit, comme le
monde actuel, que la vraie liberté est SCENARIOS,
la liberté due à Dieu, Plus nous faisions
de recherches sur l'histoire de Moïse, et PRODUCTIONS ET
P.lus elle devenait une histoire drama- SUPERVISIONS
hq~e et humaine. La Bible nous dit que
.MoiSe fut élevé à la cour du Pharaon On ne saura sans doute jamais le nom-
en tant qu e fils adoptif de la fille du Pha- bre exact de films auxquels DeMille a
ra o~, bref comme un prince d'Egypte; collaboré, en particulier penda nt la pé-
ma is l_a Bible ne dit rien sur sa vie, entre riode Lasky. Producteur a mbit ieux, tra-
sa peti te enfa nce et son adolescence, épo- vailleur infatigable, DeMille, en tant qur
2 ue ~ la quelle il tue le garde-chiourme « director-general » de la compagnie. a
g:yptJen. Comment apprit-il qu'il était sans doute plus ou mo ins supen·isé tous
J ui f'> · Qu'e st -ce qu1· l'a poussé à renoncer les films Lasky a u moins j u squ'en 1917.
aux splendeurs et à la puissance de la Outre le fait qu'on le ret rouve sur cer-
cy ur pour partager le sort de son peu- taines photos de pla t eau, on sait qu'il
p e esclave? Qu'est-il arrivé à Moïse remplaçait souvent a u p ied levé un me~­
pbnd~ nt toute s ces ann ées '? Nos re- teur en scène m a l a d e ou avnnt dcs ennms
~e:r~hes nou s firent découvrir des cho- avec la vedette et qu' il surveill~it d~ t~s
situ~:~é~~Esa~tes. Les Erincipaux auteurs près les films de s a ctrice s qu il atmatt
diriger, en pa rticulier Bl anche Sweet. Il
sès II, 130~~I234sous e règne de Ram-
Ie Pha av. J.-C. Dans ce cas écrivit aussi plusi cu rs sl·énurios. d
Séthi I asn c~ez qui Mo ïse fut élevé étai; Nous donnons d 'abord une liste e
oak n' ur e mur d'un temple à Kar- tllms Lasky a u x quels la collaborat~on de
Sét hi 1 J a une. sculpture représentant
Mala l'im son PriDce héritier Ramsès LI.
De Mille e st soit vra isemblable, sott cer-
taine, et quelques fi lms basës sur ~es
a ge de Ramsès a été sculptée scénarios de DeMille, puis Chang!llg
Hu s bands mis e n scène par deu de ses
so
ct supcrvillé p ar l ui en 1924.
assistant 5 ons en s u it c ln série d e11 fll m11 /illr T'ar/;, Snn F
NCius _donn ar ' lui d e 1925 A 1928 pour ,,.,,. Oit Fif'ld~ rrnnndn .V(llleu, l.a-
prodtuts P Oistrlbuting Corpo ration p ull! tlltt• dt" rarl'~ ,·' f.rtltfflrtrtr. . Cot~lient
prCiduccrs rès sa r upture avcc ln Pnru- }llftr(ttt·s dt• Ût~ .PJ;~'l;:;;;,'" ritrtlrtlftlnyr(l •
path.:l, Î~· premier. lft' fl '.~ 1/i glrr nn d ii, f n t.
JllCIUnt. 1 ~omme ~ personncllcinent super- l!l l -1 1\EAI>Y MONFY
!!t'rt f . 0RI'Rr Apf.•1 l (1) hoh.) l.llllky.
nnnCinl'< r DeMillc. Ln p n rl d e DeMIJl c 1
.-;,., " · : .r urn,·~~ •
,.jsé 1> paproduction ct ln s uperv i sion d o
dans 111 s est diftlcill- à d élcrminc r . li !nt . Etiwurd M~~1~.1'mw~~ et l>eMilh:.
T h ,·o d or~· R.oh,~rtll Cil( (. teve Bnlrrl),
ces tll~;n tout ens qu'il ait cu un droit .J llllH~II N l' ill (.Jnckl'lo Mllle 1\e~rdonJ,
semble d sur Ic choi x dcs a cteurs et sur 1\ e n o (Cnptu in Wc 11 ~ 1 re")•.
D1ck Ln-
OC rcf{l~·trlos qui rcsscmhlcnt bea ucoup
les sc qu'il 11 lui- même tourné s vcrs In U l'n il~. (Grucc T y 1cr. . ) ), II'!I!IJe Rarria-
à cc~x époque. La publicité de ces film s n J l' urr e New-York . d
Ch Pur d'o r trouv p f n n 1111 Plll'nu rhP.r-
mè~ basée sur le nom de DeMillc (cc qui 1or ttne Pl l'nmotu
était ené certains critiques ct historiens 1!)1 4 THE CIRCUS MAN ( .
11 :un considérer parfois comme des film s R éal. : Oscar Apfel. 5 hoh.) Laaky.
à .lese~ scène par lui). Ils étaient tournés Sc:én. : Dc,Mill c ct Ge~rge Barr McCut-
0115
DcMillc Studio (les a nciens studios ~hctohn dRa.près son histoire c The Rose
d~ In~e) !?our DcMi]lc Productions et, 1n e mg '>.
sau f m .
ention contraue, « présentés par Autres titre s : Th e Rose in th R'
C.B. De.Mtlle » · . . The Ringmaster. e JDg,
Signalons pour !Jmr que, sans signer Tnt. : J ode Mullally (David Jenison)
u générique, DeM1lle a travaillé de très Florence Dagmar (Christine Brad:
~rès au scénario de tous les films qu'il dock), Theo dore Roberts (Braddock)
a mis en scène. Mabel Van Buren (Mrs. Braddock)'
Ramond Hatton (Ernie Cronk), Ho:
1914 THE ONLY SON (4 bob.) Lasky. ward Hickman (Dick Cronk), Fred
Réal.: ? Montague (colonel Grand), Billy El-
Scén. : DeMille, d'après la pièce de mer (Isaac) , Hubert Whitehead
Winchell Smith. (Frank Jenison).
!nt. : James Blackwell (Thomas Brai- Ac.cusé d'un meurtre qu'il n'a pas com-
nerd, Sr.), Thomas W. Ross (Thomas ~rs, un hom_me se réfugie dans un
Brainerd, Jr.), Jane Darwell (Mrs. czrque et devient clown. Il arrioe à se
Brainerd), Merta Carpenter (Gertrude disculper et tombe amoureux de la fill e
Brainerd), M. MacMillan (Henry du propriétaire du cirque. Scénario r e-
Tompkins), John D. Wild (Charles pris en partie dans The Greatest Show
Lester), Fred Starr (Collins), Milton on Earth, 1953. Tourné comme Ge der-
Brown (détective). nier avec la collaboration du Barnam
Accaparé par ses affaires, un industriel and Bailey Circus, dirigé par John
néglzge sa femme qui prend un amant. Ring ling.
Celui-ci est assassiné, le scandale éclate. 1914 THE GHOST BREAKER (5 bob.)
L'industriel divorce, mais leur fils Lasky.
prend le parti de sa mère. Il a été élevé Réal. : ?
comme un gosse de riche, mais l'épreu- Scén. : DeMille et James Montgomery,
ve le mtirit et il arrivera à réconcilier d'aprè s la comédie de Paul D1ckey et
ses parents. Charl es W. Goddard.
lnt. : H.B. Warner (Warren Jarvis),
1914 THE MAKING OF BOBBY BURNIT Rita Stanwood (princesse Ma r ia Thr-
(4 bob.) Lasky. resa), Horace B. Carpenter (duc d'~l­
Réal. : Oscar Apfel. va) Jode Mullally (frère de la prm-
Superv. : DeMille. ces~e), J.W. Burton (Rusty), Billy
Scén. : d'après la pièce de Winchell Elmer Dick LaStrange, Fred Monta-
Smith, basée sur le roman de George gue (s~s hommes de m~in) , Theodore
Randolph Chester. Roberts (père .de. la prmcesse).
lnt. : Edward Abeles (Bobby Burnit), Un jeune Amérrcam cherch e un trésor
Theodore Roberts, Bessie Barriscale. dans un chdteau hanté.
1914 WHERE THE TRAIL DIVIDES (5 1914 CAMEO KIRBY (5 bob.) Lasl>y.
bob.) Lasky. Réal. : Oscar Apfel. .
Réal. : James Neill. Scén . Willinm C. DeMille, C.C. .et
Superv. : DeMille. Bo.o th Turkington, Harry Leon W tl-
Scén. : Stewart Edward White et W. son d'après leur pièce.
Lilllbrldge. !nt . ' Dustin Farnum (Camco Kirhy).
1 F;cd Montague (colonel Moren u) ,
nt.: Robert Edeson (c How • Lander),
~nlfred Kingston (Bess/Vlrglnla), Nt'ill (John Randnll) , Jude
tf.~j11c:llv (son fil s), Win ifn•d K i n t:s t on
A ~o.dore Roberts (colonel Lander),
f n r1m Short ( c How • La nd er, en- (Adel e ·nandall), Dick I~a Re no (am i
fant), Mary Jane Hlgbee (Bess, en- i Klrby) Ernest Joy (lo nd e).,
F~n~·Jack W. Johnston, James Neill, 11 ~ e·ou eur 1~atu r u.r ut il ise S«'·" yau1.~ ri
!d ~ de.~ nécessiteu.l·. S e passr dans le
Dra e , ont~ue, Constance DeMille.
Smake
1 1
~ de ... de la No uvt•ll e- Orlt'uns. Re-
un me ~une emme blanche qui ~pouae u ' prtt;H f } !) ' J U
lndren. xt~rieura tourne• d Grif- par Joltn For< ,.,. · •'·

51
1915 YOUNG ROMANCE (4 bob.) L ask y. 191 5 THE GOVER.NOR'S LADY (6 b
R éal . et scén .. : William C. DeMille, Lnsky . ob.)
d'a près sa pièce. R éal. : C.c01·gc MeJford.
Superv. : C.B. 1. N 1 ' Scé n . : Ali ce Bradley, d'après lia Pl'"c•
1 t . Edith Taliafcrro (Ne h e o a n, ct JJ cM ill e. " ~
nli,Ïï.ss Va n Duser), Tom Forma n (Tom Mu t;. : S.L. « Roxy ~ Rothafel
Clancy). . h . /nf:: Ed i th Wynn~ Mathi,~n CM
En vacan ces, un 1e~1n e omme quz S l a cl c), .Jam es Neill (Daniel Sl {e.
joue l es fils de fa,I!llfl e _toml1 e amou - T h cod o r e Roberts (le Rénateur) Me),
reux d'rme fille qu zl crozt riche . Ils .se A 11 iso n (sa fllJe), Tom Form~ ay
retrouvent fous deu~ ~ans le grand j m m e avo ca t) . n (le
magasin où ils travmllazent, san s s' en Deoenu gouverneur, un homme · .
dmiter, tout près l'un de l'autre. simple, est dévoré par l'ambtti/adls
déctd e de divorcer de sa femme n. .z
1915 AFTER FIVE (5 bob.) Lasky. elle arrive à le reconquérir. ' mats
R éal. : Oscar Apfel. 1915 SNOBS (5 bob.) Lasky.
Scén.: William C. DeMille, d:après sa Réal.: ?
pièce écrite en collaboration avec Scén. : DeMille et Geor ge Bronson R
C.B. ward. o-
Phot. : Alfredo Gandolft. Int. : Victor Moore (Disney) An't
!nt. : Edward Abeles (Ted Ewing), King, Constan ce Johnson Er~est J~ a
Theodore Roberts (chef de la S.S.S.), Un laitier hérite d'un t itre de d y.
Sessue Hayakawa Oe valet), Betty mais découvre que l'argent ne fait p~~
Schade (Nora Hildreth), Jane Darwell l~ bonheur. Jl trouvera guand m~me
(Aunt Diddy), Monroe Salisbury (Sam lamour avec une brave Jeune f ille.
Parker), James Neill, Ernest Joy,
Jode Mullally, Ernest Garcia. 1!)15 THE WOMAN (5 bob.) Lasky.
Un jeune homme se croyant ruiné par Réal. : George Melford.
un coup de bourse prend une assu- Superv. : DeMille.
rance sur la vie au bénéfice d'une Scén. : William C. DeMille, d'après la
orpheline qu'il protège et décide de pièce de David Belasco.
mourir «accidentellement» avec l'aide /nt.: Theodore Roberts (sénateur Jim
des tueurs d'un syndicat du crime. Mais Blake) , Ernest Joy (sén at eur Mat-
sa fortune a, en réalité, doublé et il a thew Standish), Mabel Van Buren
toutes les peines du monde à stopper (Grace Robertson), Lois Meredith (la
les tueurs. Remake en 1925 sous le titre standardiste), James Neill (Robert-
Night Club. son), Tom Forman, Raymond Hat-
ton, Helen Hill, Dr. Beitel.
1915 THE COUNTRY BOY (5 bob.) Lasky. Un sénateur veut ruiner la carrière
Réal. : ? politique de son rival et déccuvre dans
S cén. : Edgar Selwyn, d'après sa pièce 1~ pa_ssé d~ celui-ci une femme, auj our-
et DeMille. d huz marzée et heureuse, que ce riual
/nt. : Marshall Neilan (Tom Wilson) politique a jadis abandonnée.
Loyola O'Connor (sa mère), Florenc~
Dagmar (Jane Belknap), Dorothy 1915 STOLEN GOODS (5 bob.) Lasky.
Green (Amy, la chorus-girl), Horace Réal. : George Melford.
B. Carpenter (Merkle), Edward Lewis Szzperv. : DeMille.
(spéculateur). Scén. : Hector Turnbull.
Un jeune paysan va à la ville chercher Int. : Blanche Sweet (Margery Hunt1e1) ,
glor_re e~ fortune. Il n'g connait que des House Peters (chirurgien militaire
désrllusrons et revient au village épou- américain), Theodore Roberts (chi-
ser celle qui l'a toujours aimé. rurgien militaire allemand), Cleo
Ridgely (Helen North, la kleptomane),
1915 A GENTLEMAN OF LEISURE (5 Sydney Deane (Mr. North) , Horace
bob.) Lasky. B. Carpenter.
Réal. : Geo.rge Melford. Une jerrne Américaine est arr~tée par
Scén. : DeMille, d'après la pièce de John erreur pour vol. En 1914, elle devient
Stapleton et P.G. Woodehouse infirmière sur le front belge où elle
!nt.,·: Wallace Eddinger (Robert' Edgar retrouve la· vraie coupable qui m eurt.
(t
1
1[oughby Pitt), Carol Hollaway
o ly <?reedon), Billy Elmer Oe va-
Elle prend son identité ...
let), Juha Keller, Sydney Deane Tom Hl15 THE FIGHTING HOPE (5 bob.)
Forman, Frederick Montague. ' Lnsky.
~~ur . se t!ésennug~r un riche jeune Réal. : ?
SupertJ. : DeMille.
N mme /art le parr de devenir voleur
ileuÜÏÏsea7t pas payer de sa personne: Scén. : William J. Hurlbut (d'aprês sa
pièce) et Margaret Turnbull .
1, i es servrces d'un vrai c monte-
~~~ a ~ • P11our cambrioler une maison Int. : Laura Hope Crews (Anna Gra!l-
ger), Theodore Roberts (son mari) ,
u'. es ce e du chef de la police Ce
~ r/ ne s~it pas, c'est que la lill~ du Thomas Meighan (président de la
e~:"~:!'b~rre eat la jeune fille dont il banque), Gt'rald Ward (Robert Ha-
rold Granger), Cleo Ridgely (l'ac-
nade en ba~moureua: apris une prame-
eau. trice), Bill Elmer (détective Fletcher);
llne femme lutte pour sauver son mar
52
our vol. Mai., le mari. est vrai- l!l16Tlrr.- 1 (
arrMé foupalll e ('(, d e p l us, zl a IJo/é
ment ~ e mattresse. lll!nl.: 'F~~~F: MASK (0 bob
8r:t'n.: ncM'k Rcicher. .) T.nsky,
pourTHE
" PUPPET CROWN (5 bob.) l'hot · W Ille et .lcani M
t915 l•rr·n;i~r· l~tlle. r Stradllntc ncpheraon.
1 re · (] ·
LaskY· ? 1nt.: Wallnf'c . R !Jdcr t e Mask
H.i.dl(cly (K.ntcc ~ CDan Decrin.g) Cl
Réal. : . DeMille. 1

Su[/r~·àarold McGra th (d'après sn p iè- (SJ]VI'J" Spllrs) R enncr), Earle 'F eo


Sc Tl· 'et William C. DcMlll c. l> rJJ•othy Ah~·i (Ebert Fleming o·ox)e
ce~ Ina Claire, Carlyle Bl ac){Wcll, Un e .iew1e ch:r l'ltrella). • Im '
In~hristian Lynton, Cleo Rid gely, Ho- l:n n f'l's.~ion con t cheul!e d'or déf end
race B. Carpenter, John Abraha m, fJero n , qu i eb t· re un bandit. 1 e f sa
" a ussi shé 'f
George Gebhart, Tom For m a n, M ar- 1 · ·
Il l IJ I Pnl en aide. Tl du 'village,
or-

j orie Daw. .
rincesse d'OŒsra_ ~pous e un riche 19 17 BETTY TO T
f:n/,.icain après avozr perdu son trdne. P arnmount. HE RESCUE (5 bob.)
Réa l. et prod · ·. F ran k R cichet
THE CLUE (5. bob.) Lasky. Scén · : B ea t ri ce c D . ·
915 Osmu n et C.B. · eMille, Leighton
1 Réal. : James Neill.
S én . Margaret Turnbull. Int . : Fannie W d
S~pe.rv. : DeMille. J ack Dean (Joh~ K(Betty Sherwin),
!nt . Blanche Sweet (Christine Lesley), Leighton (Constance Krwood), Lillian
Ëdward Mackay, Billy Elmer, Page Neill (Hen ry Sherwin)erc'hod), James
Peters, Ernest Joy, Sessue Hayakawa, (James Fleming) Ted D arles West
Gertrude Keller. "Jim). ' uncan (Big
Une Américaine, mattresse d'un agent Drame chez les chercheurs d'or.
secret japonais, refuse de le quitter
quand il est accusé de meurtre. 1918 LESS THAN KIN (5 bob) p
mount. · ara-
1915 THE SECRET ORCHARD (5 bob.) Réal. : Donald Crisp.
Lasky. Scén .. : Alice Duer Miller et Marion
Réal. : William C. DeMille. Fairfax,
Superv. : DeMille. Superv. : DeMille.
Scén. : Channing Pollock, d'après le Phot. : Henry Kotani.
roman d'Agnes et Egerton Castle. Déc. : Wilfred Buckland.
Int.: Blanche Sweet (Diane May), Cleo lnt. : Wallace Reid, Ann Little, Ray-
Ridgely (Cora Mav), Edward Mackay mond Hatton, Gustav von Seyffertitz,
(duc de Cluny), Marjorie Daw (Na- Noah Beery, James Neill, Charles
nette), Carlyle Blackwell, Theodore Ogle, Jane Wolff, James Cruze, Guy
Roberts, Cynthia Williams, Loyola Oliver, Jack Herbert, Calvert Carter.
O'Connor, Sydney Deane. Le responsable d'un accident mortel se
Une demi-mondazne parisienne fait réfugie en Amérique Centrale et y ren-
élever sa fille dans un couvent et lui contre son sosie dont il prend l' iden-
cache son passé. Sortie du couvent la tité. Revenu aux Etats-Unis, il tom be
jeune fille trouve le grand amour: amoureux d'une jeune fille et doit
avouer la vérité pour pouvoir l'épou-
1915 THE MARRIAGE OF KITTY (5 bob.) ser.
Lasky.
Réal. : George Melford. 1924 CHANGING HUSBANDS (7 bob.)
Superv. : DeMille. Paramount.
Scén. : Hector Turnbull d'après une Réal. : Frank Urson et Paul l ribe.
adaptation par Cosmo' Gordon Len- Superv. : DeMille. .
nox de l'histoire de Fred de Gressac Scén. : Sada Cowan et Howard Hil{gm,
«La Passerelle:.. d'après l'histoire d'Elizabeth Alexan-
lnt.: Fanny .Ward (Kitty), Jack Deane der « Roles ~.
(Lord Regmald Belsize), Cleo Rid- Int.: Leatrice Joy (Gwynne. Evans/ Ava
Graham) Raymond Griffith (Bob
gely (Helen de Semiano), Tom For- Hamilto~) Victor Varconi (Oliver
mMan (son frère), Richard Morris, Evans) Juiïa Faye (Mitzi), ZaSu Pitts
un rs. . Lewis McCord . (D 1'1 ) ' Helen Dnnbar CMrs. EYan s).
• Jeune homme amoureux d'une wfn i~~ Boyd (Conrad B.ardshaw) ;
re/d
actrrce ne peut hériter que a'il ~pouse
femme laide et qui ne fasse pas
thédtre. Une jeune fille Kitty dé -
Une femme mariée s'ennrne .et déctde
de devenir actrice. Son marz accet~t
Elle rencontre une actrice sans tale
hl e de a'enlaidir pour épou~er le }eune qui est son sosie et prend sadep ,?~~~
a o~me. ~ais celui-ci compte divorcer . le mari tombe amoureux
v~e ~s avorr touché l'héritage. Il décou- Mars t l t et la fem m e amou-
Jolie~ar la suite que Kitty est tr~s triee sans , a en de l'actrice. Les cri-
reuse de 1,amant insist~ren t beaucoup
19 tiques. de l époqdue DeMille dans la m ise
k~~~SfRONG'S WIFE (5 bob.) Lasky. sur l'rnfluence e
en scène et les décors.
Superv. : DeMill 1925 THE NIGHT CLUB (60 m n) Para-
lnt . Ed e.
Thom na Goodrich (May Fielding),
mount. Urson et Paul Iribe .
.Jame asC Melghan (Harvey Arnold), Réal. : Frank
1 ruze, Hal Clements.
Scén. : Keene Thomp son, adapté _par m n ri, d •'po u il ~ é, dh;i<!" _de 11e IJI!.n(ler du
\Valter Woods, d'après la pièce /Jr 11111 u if'r nto1s ce/tu rt, pr11t/ent , 1Jri-
« After Five :. de Willi am C. ct C.B. f 1ln· l e récn n cil ier 0/J('(: " " femme . l~ ilm
DeMi lie. « p Prso n ne ll emenl superiJisé • pr1r !Je-
/nt · Raymond Griffith (Robert White), M ille l'f r·onsirUré pa r ln fir" s" ri e l 'épo.
V~ra Reynolds (Edith H e n~ e rson), qu e co m mr. un fil m d r· J•• tHill c.
~'a ll a c e Beery (Dinblo), LouJ se Fa-
zenda (Carmen). . . J !J2S T H E COM I NG OF AMOS (fi hr,'b .)
Inspiré d' After Five, Hll5. Com éd_u : I'DC.
lln dé?e.spéré rate tout es ses tenlatwe s Tl t'a f .: P a ul S loane.
d e SlllClde . Sd n .: .Ja m es C reel man ct. G1uret P'<>rt,
d':tp rès le r o m an d e William ,J. L<,cke.
1926 THE RETURN OF PETER GRIMM In!. : H o d La Hoc~{ ue rArnos J~urrlen),
(8 bob.) William Fox . .Jcll a Gnud a l (p rmeesse N::tdla R;,mi-
R éal. : Victor SchertzmRer. . ro ff), Noa h Beer y . (Ha,mrm Garcia),
S cén. : Bradley King, d après, la p1~ce Hi c hH r d Ca rl e (Davu1 f•ontenoy), Ar-
de David Belasco inspirée dun suJet thu r H oyt (B en dy ke Hamilton), Tri-
de C.B. DeMille. . ) x i e F riga nz a (Duchesse of Parth),
/n t . : Alec B. Francis (Pe~ e r Gnmm , Cla r ence Bu rt on (Pedro Valdez), Ruby
John Roche (Frederik Gnmm), Ja~et Laf ay ette (in firmière).
Gaynor (Catherine), Richard Walh~g Comédie se déroulant dan s les milieux
(James Hartman), John St Polis du cin éma. Les am ours d'u n acteur et
(Andrew McPherson), Lionel Belmox;e d'une actrice, fausse prin cesse russe.
(Reverend Henry Bartholomey), Eli-
zabeth Patterson (Mrs. Bartholomey), 1926 THE WEDDING SONG (7 bob.) PDC.
Bodil Rosing (Martha), Mickey McBan Réal. et prod. : Al a n Hal e.
(William), Florence Gilbert (Anna- Scén. : Douglas Z. Doty et Charles
marie) Sammy Cohen (le clown), Whittaker, d'après l a p ièce d'Ethel
Hank (Tob, le chien). " ' atts Mumford.
Un vieillard revient sur la terre pour Intertitres : George Ma ri on, Jr.
réparer le mal qu'iZ a fait, sans s'en /nt. : Leatrice Joy (Beatrice Glynn),
douter, durant sa vze. Robert Ames (Hayes Allam), Charles
Gerra rd (Paul Glynn) , Rosa Rudami
1935 THE RETURN OF PETER GRIMM (Ethea), Clarence Burton (Captain
(83 mn) RRO. Saltus), Gertrude Claire (Grandma),
Réal. : George Nichols, Jr. Ethel Wales (Auntie), Gladden James
Prod. : Kenneth Macgowan. (Jeffrey King).
Scén. : Francis Edward Faragoh, d'après Un escroc se sert de sa sœur pour Dam-
la pièce de Belasco-DeMille. per un millionnaire et s'approprier sa
Phot. : Lucien Andriot.
Mus. dir. : Alberto Colombo. fortune, mais l'amour triomphera.
Déc. : Van Nest Polglase. 1926 MADE FOR LOVE (7 bob.) PDC.
Mont. : Arthur Schmidt. Réal. et prod. : Paul Sloane.
/nt. : Lionel Barrymore (Peter Grimm), Scén. : Garrett Fort.
Helen Mack (Catherine), Edward Ellis Mont. : Elmer Harris.
(Dr. Macpherson), Donald Meek (Rev. Intertitres: George Marion, Jr.
Henry Bartholomey), George Break- /nf. : Leatrice Joy (Joan Ainsworth),
stan (William), Allen Vincent (Fre-
derik Grimm), James Bush (James Edmund Burns (Nicholas Ainsworth),
Hartman), Ethel Griffies (Mrs. Bar- Ethel Wales (Lady Diana Trent), Ber-
tholomey), Lucien Littlefleld (colonel tram Grassby (Mahmoud Bey), Bran-
Lawton), Greta Meyer (Martha). don Hurst (le phara on) , Frank But -
Remake du précédent. ler (Freddie Waddams), Lincoln Sted-
man (le chérubin), Neely Edwards
Films distribués par Productions Dis- (Pierre).
tributing Corporation (PDC), puis en
1927 par Pathé-DeMille (P-DM). Une jeune femme est courtisée par un
prince arabe, mais elle lui préf ère un
1925 HELL'S HIGHROAD (6 bob.) PDC. jeune archéologue qui, lui, ne s'inté-
Réal. : Rupert Julian. resse qu'aux vieilles pierres.
S~én. : Lenore J. Coffee, Eve Unsell,
d après le roman d'Ernest Pascal. 1926 THREE FACES EAST (7 bob.) PDC.
Phot. : J. Peverell Marley. Réal. et prod. : Rupert Julian.
Int. : Leatrice Joy (Judy Nichols), Ed- Scén. : C. Gardner Sullivan et Monte
mund Burns (Ronald McKane), Julia Katterjohn, d'après la pièce d'A n-
Faye (Mrs. Dorothy Hobart), Robert thony Paul Kelly.
Ede~on (Sanford Gillespie), Helene Phot. : J. Peverell Marley.
Sullivan (Ann Broderick) /nt. : Jetta Gouda} (Miss Hawtree •
Une. bourgeo!se accepte de. vendre son Fraulein Marks), Roberts Ames
::zarz à une rzche veuve pour un million (Frank Bennett), Henrv B. Walthall
e dollars. Mais le mari aime r4elle- (George Bennett), Clivè Brook (Val·
:Ûe'!J Id
veu~e et la femme, mortifiée,
sitcz e e ~u~ner spn mari. Elle y réus-
dar), Edythe Chapman (Mrs. Ben-
nett), Clarence Burton (John Ames),
1 avec 1 azde d un banquier auquel Ed Brady (Firking), Rupert Julian
e le promet de devenir sa mattresse. Le (William Hohenzollern).
Lutte entre les services d'espionnag•
54
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111 {,'r•• (; 11 ,.,. ,.,. 111 ond in ' •
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U n jl'llll<' lndi,·n. amollrt'l/ .1' d r/111' /J/an- Inti SI JNNY S IIH·. !J I• 1, h>h.J l ' l
cbc . s 1• sacrifie po11r Stllllll'[ ft> [1·èrr. de U<'rll. : ()c,rl n ld Cr•i ll p .
la j 1• 11 nt• fi//,·. coupable ct un meurt re. Supt•rtJ. : Eltu~r · H r11·ri11.
Sch1. . 1\c· ul :dl Mnl'i e IJi x, P.. Harrl ,
lÇI:!Ii SlLE~CE {8 bob.) PDC .. d'nprè s le rorn"n c Su n ny I ucrow •
Rt;al . ..t prod.: H. u p~rt J~1han; d'Henry Sl ,f,Jhn C:'J'JJI · r .
St·én. : Beu lah Ma n ~ D1x, d après la / nt. : Ver·a
Hcynold 11 rsu nny Ducrow),
pièce de Mn x Ma r cm . Edmund Burn~ (Stanley (Jr;hri ngton),
Phot. : J. Pe yer ell Ma rl ey. George K. Arthur Œert .Jackson),
[nt.: H.I3. " ra rn er (Jim Warren) , Vera ZaSu Pilts Œv e lyn), f·.t h ·1 f:J yton
Reynolds (Norma Drake / Norma Po- (C i ssy Carson), Loui~ Nath eau x (alJ-
wers), R aymond Hatton (Han:y Sil- si st an t de Stanley), Sally Ra n d (dan-
,·ers), R ockliffe Fellowes (Ph1l Po- seu se), .Jocelyn Lee, Majel Colema n
wcrs), J ::tck Mulhall (Arthur Law- (sh ow girls) .
r ence), Virginia Pearson (Mollie Un e j eune o uvrière devient vedette .
Burke) .
Un escroc sc sacr_ifie pou_r que ~a fille 1926 TH E CLINGING VINE (7 bob.) PDC .
n'ait pas à rougzr de luz. Il luz cache R éal. : Pa u l Sloane.
qu'il est son père. Plus. tard, rl s'accu- S11pe r v. : C. Gardner Sullivan.
sera à la place de sa fzlle du meurtre Scén. : Rex Taylor, d'après une adapta-
d'un maUre-chanteur qui voulait ruiner ti on p a r J ack Jevne de la pièce de
le bonheur de celle-ci. Zcl da Sea rs.
!nt. : Lea t rice Joy (Antoinette Allen),
1926 RED DICE (7 bob.) PDC. To m Moo r e (Jim m y Bancroft) , Toby
R éal. et prod. : William K. Howard. Cla ude (G r and ma Bancroft), Robert
S cén. : J ea nie Ma cpherso n et Do11gl a s Z. Edcson (T.M . Bancroft), Dell Hen-
Dot y, d'après c The Iron Chalice :t de r so n (B . Ha rvey Phillips), Snitz
d'Octa vins Roy Cohen. Edward s (A. Tutweil er) .
Phot. : Lucien Andriot. Un e f emm e d'affaires apprend à deoe -
!nt . : Rod La Rocque (Alan Beckwith), n ir sé duisante.
Marguerite de la Motte (Beverly
Va ne) , Ray Haller (Johnny Vane), 19 26 HER MAN O'W AR (6 bob.) PDC.
Gustav von Seyffertitz (Andrew R éal.: Frank Urso n.
North), George Cooper (Squint Scog- Superv. : C. Gat d ner Sullivan.
gins), Walter Long (Nick Webb), Edy- Scén. : Jeanic Macpherson, Garrett Fort
t h e York (Mrs. Garrison), Clarence et Cha rl e s Logu e d'après l'histoire
Burton (majordome), Charles Cl a ry « Bla ck Ma rriage :t d e Fred Jackson.
(Di strict Attorney), Alan Brooks !nt. : Willi a m I3 oyd (Ji m Sanderson) ,
(Conroy) . Jimmie Ad a ms (son copaiD), Jetta
Goudal Oa m a itre sse de Sandersün) ,
Drame se passant dans le milieu des Robert Edeson (général allemand ,
bootleggers.
Frank Reicher (ch ef des servtcu se-
1926 BACHELOR BRIDES (74 mn) PDC. cret s) , Gr a ce d 'Armond (l·omtes e ,
Réal. et prod.: William K. Howard. Juni or Coghlan (Peter). • •
Scén. : Garrett Fort et C. Gardner Sul- Pa r am our pou r un soldat <Jnti.rrror~,
livan, d'après la pièce de Charles Ho- la fill e d ' un officier allemand trahzt
race Malcolm. son pa ys .
Phot . : Lu cien Andriot. 1926 YOUNG APRI L lS ourlre d'avril (7
lnt. : Rod La Rocque (Percy Ashfield), boh.) PDC.
Eulalie Jensen (Lady Ashfteld), Ellnor Rhrl. : Dlln n ld Crisp .
Fair (Mary Bowing), George Nichols Supu r, , : Will iam Sistrom.
(Henry Bowing) , Julia Faye (Pansy), S cén . : Dn u glns Z. D<•ty, nd 1ph p. r
Lucien Littleflcld (Bcami sh), Sally Jt•n nit• Ma cpherso n, d'apr~s le roman
Rand (Bonne), Eddie Gribbon (Gla s- d 'Ege rt o u Castle.
gow Willie) , Paul Nicholson (Strang) . Int . : Bt•ssi l' Lll\'t' (!(r,and •-,luche"
Com édie policière : un e jeune fille Vldorl u Cedliu \ 'On Sa. henu alias
perd. son col~ier de perles, bijou de Victo r ia Sax ), Joseph S hildkraut
fam1ll e, la ve1lle de aon mariage. (p ri nce Caryl), R udolph Sc.blldkraut
hi ~tolre d(l Pete~ · li . J{ y " •
h ) Drynnt Washburn
(roi Ste~ 11 11 • n. ks (Jerry) , l'lw / .: JJ n l Ho:i~on . .
W,rincc M1,dw ~l~, (1f~ntcl:klJ Dot Far- ln/ . : W ill inm Boyd (.~un ll11q~ a) , Eli.
Clarence <:'eldc l . l uDaumc'n:y (com- )101 " Fu i•· ( l 'o ~ IJ; c, •. ll!lii~HI), W nlt r
, ~~~~ont (1 vun), A n u
lcy (Maggtlcd)y L <> n l( ( ll u nl< Mdl!>.n l), l.111ly Mu nh a ll
tesse), .Ua (1 )11 v 1· Mu h ler) , 1 om Sunbc:hi {Snrn
l!n~rcJ~~;n e prin ce s se, élem5e aux Epi~~; Bl n d l), Mu r·cc ll c Conl ny {JurJy) ,
H' 1•.~ / c rn m o d e!·1w 11 11 r Il'. 1h é me de
! · to 11 rn e dans son pay .~
l nz s, r e rince u~e/le n'a pas clwis i, u 0 111 , 11J r f .lull t' l/ 1:. J.utl e entn; der~x
li tomte final em ent auiou-
épo!rsderonutneple
mazs fwniflr H tl' N e iJ t' /11' 11 d t: mo iii OTIIJ. L,., IJ~r c
dt· l(om t- o t~H I tu é par l'o n clt~ ill' Ju fi ef/1'.
re use. JI H di- couvriront l'amou r Pli ll11li,. , ..
1!)2() FOH ALlMONY ONLY (72 mn) PDC.
R éa l. : William ç.. DeMlllc. 1!) 27 GOilPOHAL KA T.E ( H bob.) .PDC.
R éal .: J' u ul S Jo u n c.
P rod . : ,John C. F l!nn.
S cén. : Lcnorc J. Coffce. M ·t · Wil- 8ufel'/J ,: C. G ardn er S ull ivan.
Jn t · Lcatrice Joy (Mary al •10 ) Scen .: Albert Shelhy Le Vino, d'aprh
Ji;ms), Clive Brook (P~tcr W Ill~ams • un suj e t d e Z e ld u Sea1·s et Marion
Orth.
Lilyan Ta shman (Nurctss~ Willla~s),
Ca sson Fcrguson (Bertle Wal'lng), Jnt.: Vera Reynolds (Kate), Julia Faye
Tohy Claud e (la bonne). . (Be cky), Ma j c l Col eman (tvely 11 )
Une femme s'est mariée pour_ dwor~er Kenneth Thomso n (Jackson), Harry
et touch er un e pension alzmenta!re. Allen (Williams).
Elle tombe vraiment amoureuse dun La gu erre vue du point de vue dea
autre !lomme et doit renoncer à sa pen- artistes qui viennent distraire le s com-
sion pour l'épouser. battants.
1!)26 GIGOLO (87 mn) PDC. 1927 NOBODY'S WIDOW (7 bob.) PDC.
Réal. : William K. Howar~. Réal. : Donald Crisp.
Supuv. : C. Gardner Sullivan. Scén. : Clara Beranger et Douglas z.
Scén. : Garrett Fort et ,MarJOn Orth, Doty, d'après la pièce d'Avery Hop-
d'après une histoire d Edna Ferber. wood.
Int. : Rod La Rocque (Gideon Cory?,
Jobyna H.alston (Mary HubLel), LoUI- Int. : Leatrice Joy (Roxanna Smit h)
se Dresser (Julia Gory), Cyril Chad- Charles Ray (séna t eur .John Clay~
wick (Dr. Gerald Blagden), George ton), Phyllis Haver (Betty Jackson),
Nichols (Pa Hubbel). David Butler (Ned Stevens), Dot Far-
N'arrivant pas à se réadapter à la vie ley (bonne de Roxann a) , Fr i tz ie Rid-
civile à la fin de la Première Guerre, geway (Mademoiselle Renée), Charles
un jeune Américain de vient (Jigolo à West (valet).
Paris, mais sa fiancée amérzcaine le Une jeune femme, croyant que son
sauve de la déchéance. mari la trompe, le quitte et retourne
à ses anciens amis en prétendan t
1926 RISKY BUSINESS (7 bob.) PDC. qu'elle est veuve. Mais le mari saura
Réal. : Alan Hale. la reconquérir.
Scén. : Beulah Marie Dix, d'après l'his-
toire de Charles Brackett c Pearls 1927 RUBBER TIRES (6 bob.) PDC.
Before Cecily •· Prod. et réal. : Alan Hale.
Pilot. : .James Diamond. Superv. : A.H. Sebastian.
/nt.: Vera Reynolds (Cecily Stough- Scén. : Zelda Sears et Tay Garnett,
ton), Ethel Clayton (Mrs. Stoughton), d'après une histoire de Frank Woods.
Kenneth Thomson (Tcd Pyncheon), Phot.: Robert Newhard.
Ward Crane (Coults-Browne), Louis Int. : Bessie Love (Mary Ellen), May
Natheanx (Lawrence Wheaton), ZaSu Robson (Mrs. Ellen), Harrison Ford
Pitts (Agnes Wheaton), George Irving (Bill), Junior Coghlan (frère de
(Schubal Peabody), Louise Cabo (Ro- Mary), Erwin Connelly (Mr. Ellen),
salie).
Une ~nère veut obliqer sa fille à épouser John Patrick (Adolph), Lawrence
Burton.
un nche parti, mazs la jeune fille pré·
fère un pauvre médecin qu'elle épou- Une cou1·se-poursuite en automobile,
sera. de New York à Hollywood.

1926 THE CRUISE OF THE JASPER B 1927 THE YANKEE CLIPPER (9 bob.)
(6 hob.) PDC. PDC,
~éal.: James W. Horne. Réal. et prod. : Rupert Julian.
~uperv. :, William Sistrom. Superu. : C. Gardm·r Sullivan.
Scén. : Zelda Sears et Tay Garnett Scén. : Garnctt \Veston l't <.larn•tt Fort .
d'après une histoire de Don Marquis' d'après une histoire de Denison Clift.
lnt. : Hod La Rocque, Mildred Harris: Phot. : John Mcscall.
1 2 l11t. : William Boyd (Hal Wiuslow, le
7 JIM THE CONQUEROR (6 bob.)
9PDC. capitaine), hlinor Fair (Jocelyne
Huntington), Junior Coghlan (Mic-
Réal. George Brackett Seitz. key), John Mlljan (Richard), Julia
~rés, John C. Flinn. Faye (la Heine Victoria), Walter Long
Scén. Will M. Ritchey, d'après une <Portugese joe), Burr Mclutosh (Mr.
Winslow), Harry Holden (Zachary
TnylcH·), Clnrt n<'C IIPrlnn, Stuntnn
f[cck. 11111 ,. 1111 "mtiriroin, Ill
CorlrH: cnt; t;. 11 ~ 1 . • /11tlcuu till ·
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d'aprcs 11\ Jill t< l •.
so n s. .
Phot.: L n ch• n A n t1t'lU 1• . 1
Intertitres: Jo hu \V. K rn fll (' l Jo til 1!1:.!7 '1111·. COIJN'J'HY J)I1C'l'tH (8 • b .)
Fnrnn v. . I'VC.
Mont.: .Jack lJ cn ut s. . PJ"od. 1'/ Jh~l.: H11pc•·l .Julian.
Jnt.: Jetta (ioudal (ln. f cm~n c), Ken- 8u p t'rv. : lll·r·tnlln Milllwua ·r.
neth ThtHU Sllll (le m nrl), George Ban- Sd n . . Jll'ulah .\1ul'ic 1Jix, ù' près une
croft (l'étran~cr), Geor ge N1chol s (l e hb.loir·e de J:zol;. F<Ji·rc ter et b.nn
père), Cly .:ic C~ o k . (H om er ), Robert Page.
PerrY lB ucl•y 0 Nell) . Pll ol. : .1. jJevcrcl 1 Marley.
Un élëueur de mo ut?ns ramène à la Mo nt. : Claude Ucrkcley.
ferme pa tern elle sa Jeun e épouse, an- l n l.: Hudolpil Scbildkruul (Am!J! Rin-
cienne dan seuse, dét estée par son beau- k er ), J unio~· Coghl<tn fSurd J <Jnel) ,
père . L'arriv ée d' un étranger déclen- Sa m De Grasse (Ira Hardlnv. 1 , Virgi-
ch era un drame . nia Bradfo r d (Opal .JfJnCllJ. Gl ... a"·
1927 THE LITTLE ADVENTURESS (7 Brockwell lMyra Jones), Frank Ma-
rion (J oe H arding) , Jane Keckley
bob.) PDC. (Abbie Harding) , Louis • 'a.theaux
Prés. : John C. Flinn. . (Sidney Fall), E t hel Wales (Redora
Pra d. et réal. : William C. DeMllle. Bump).
Scén. : Cl ar a E era nger, d'après la ~ièce
c The Dover Road :1) de A.A. Milne. Un m éd ecin de cam pagn e devient direc-
Ph ot. : Charles P. Boyle. t eur d' un hopilal après avoir Jailli re-
[nt. : Vera Reynolds, Victor Varconi, noncer à son m étzer par la faute de
Phyllis Haver, Theodore Kosloff. son riche beau-frère qu i le ci.éteate.
1927 GETTING GERTIE'S GARTER (ï
1927 FIGHTING LOVE (7 bob.) PDC. bob.) PDC.
R éal. : Nils Oiaf Chrisander. R éal. : E. Mu~o n Hopper.
Scén. : Beulah Marie Dix, d'après le Superv. et scén.: F. McGrew Willis,
roman « If the Gods Laugh ~ de d' nprès l a pièce de W ilson Collison
Rosita Forbes. et A very Hopwood.
Phot. : Henrv Cronjager. Phot. : Hal fiosson.
!nt. : Jetta - Goudal (Dona Vittoria), /nt. : Marie Prevost, Cha r les Ray,
Victor Varconi (Gabriel Amari), H a rry Mycrs, Sally R and, Willia m
Henry B. ''-'althall (Filipo Navarro), Orlamond, Fritzi Ridgew ay, Franklin
Louis Natheaux (Dario Niccolini), Pangborn, Del Henderso n , Lil a Les-
Josephine Crowell (princesse Torrini). lie.
Comme on veut la marier à un homme Vaudeville. Remake par A llan Dwan
qu'elle déteste, une jeune femme choi- en 1945.
sit d'épouser un vieil ami de son père.
Mais entre-temps, elle fait la connais- 1927 HIS DOG (7 bob.) P a t he-DeMille
sance d'un jeune officier ... (P-DM).
Réal. : Karl Brown.
1927 VANITY (6 bob.) PDC. Superv.: Walter Woods.
Prod. et réal . . Donald Crisp. Scén. : Olga Pl"intzlau, d'après un sujet
Superv. : C. Gardner Sullivan. d'Albert Payson Terhune.
Scén. : Douglas Z. Doti_. Intertitres : John Krafft.
/nt. : Leatrice Joy (Barbara Fiske), Mont. : Ma rgaret Darrel.
Charles Ray (Lloyd Van Courtland), /nt. : Joseph 5c:hildkraut ( P c t ~r 01 en •
Alan Hale (Dan Morgan), Mayme Julia Faye tDorl·as) , Cra u ford K~nt
Kelso (Mrs. Fiske), Noble Johnson (le (Mr. Gault), Sally Ra nd (Marian
cuisinier du bateau) tielen Lee Fault), Robt.•rt Edeso n (col nel
Worthing (Tess Ramsay) Louis Pay- Mnrsden) , Annnbdle M agnus Olh·e),
ne (maître d'hôtel). ' Fn•d Wnlton (Cha tham .
Une jeune femme snob s'humanise T,a fidélitt! d'un chiw t:. ll lratne le ra-
après avoir été infirmière pendant la dwt de sorz 111aitre.
guerre.
1U27 THE 1\E.J LTVENA Tl ON OF AU. 1'
19~bC:HE FIGHTING EAGLE (9 bob.) MAl\\' (6 boL) P- D~I.
Prés . : John C. Flhm.
~rod. et réal. : Donald Crisp. Réal. : Erle G. Keuton.
~uperv. : C. Gardner Sullivan. Scé11. : Zt.'ldu Sean et An t h"nv lde-
Scé!'· : ~oullhs Z. Doty, d'après c The wuy, d'après une p ièce d' n"oe \\'ar-
Exploits of Brigadier Gérard • de uer adapté e l)llr Raymond Caon o.

7
/nt .: May Hohson (tante May W a tkln s) ,
l! a rrison Ft~r-cl (.fuel( Watkln11), Phyl -
Ils Hav c~ r (Mnrlhu llunkin) , Fra nklin
Pnngborn (M elville) , Robert Edcson
(ju g e HopJ> c r), /\l'thur Hoy l (Gu :;
\Vatkin 'l) , letty Brown (Alina).
Une nieille fille voudrait que son n ev eu
devienn e r:n édecin. Il préfère l es cour-
ses autom o biles.
1!}2 7 A PERFECT GENTLEMAN - P-DM.
R éal.: Clyde Druclunan.
S cén.: CllElrlcs Horan.
: .James Diamond.
Ph o t .
/nt. : Monty Banks (Monty Brooks), 1!J~7 THE FOlWlJ>DEN WOMAN (7 bob
Ernest Wood (George Cooper), Henry P - DM . ·J
Barrows (John Wayne), Ruth Dwycr Il éal.: Pa ul 1... Stein.
(sa fille), Arthur Thalasso (officier de l'ré s. el s uperu. : Will ia m C IJeMJll
marin e) , Ha zel Howell (sa femme), Scér~. : Clara 1Je~a,nger, d 'après le récel.
Agos li no ilorga lo (Bnrco), Mary Foy 4: Brothers~ d him er Ha r ris t
(la tante), Syd Crossley (le valet), lr~l. : .Jetta qoudal (Zita), Iv~n Lehe.-
Jackie Coombs (l'enfant). dcff (Je_ che1k), L . Sn eg()ff (le sulta
Un timide se marie. Josephwe Norman (femme de chanJ,
1927 THE ANGEL OF BROADWAY (7 bre de Zita), Victor Vareooi (colo mj
bob.) P-DM. Gautier), Juseph Schildkra ut (J:e
Réal. : Lois Weber. La.coste), Katherine Dale Owen (i n11a~
m1ère). r
Scén. : Lenorc J. CoO'ee.
Mont. : HaroJd McLernon. Deux frères sont amoureux d'une
Phot. : Arthu:r Miller. espionne à lo solde du Maroc.
/nt. : Leatrice Joy (Babe Scott), Victor 1927 ON TO RENO (6 bob.) P-DM.
Varconi (Jerry Wilson), May Robson Prod. et réal. : James Cruze.
(Big Bertha}, Alice Lake (Goldie), Scén. : Walter Woods, d'après une his-
Elise Bartlett (Gertie), Ivan Lebedeff toire de Joseph Jackson.
(Lonnie), Jane Keckley (Captain Mont. : Mildr<:d Johnson.
Mary), Clarence Burton (Herman). !nt. : Marie Prevost (Vera), Cullen Lan-
Une danseuse va à l'armée du salut dis (Bud), Ned Sparks (Robert Hol-
chercher de la couleur locale pour son mes), Ethel Wales (Mrs. Holmes)
nouveau numéro et tombe amoureuse .Jan«: Keckley (gouvernante), Mickey
d'un salutist~. Damels.
1927 COMBAT (5 bob.) P-DM. Une jeune mariée dans le besoin reçoit
Réal. : Albert Hiatt. mille dollars pour jouer le rdle d'une
Scén. : William L. Lamb. autre femme. à Reno. Complications
Phot. : Marcel Le Picard. avec son marz.
/nt. : George Walsh (Jack Hammond), 1927 THE MAIN EVENT (7 bob.) P-DM.
Bradley Barker (Capt. Samuel Year- Réal. : William K. Howard.
kcs), Cla'ire Adams (Wanda), Gladys Scén. : Rochus Gliese, d'après l'histoire
Hulette (Risa Bartlett), Dex Reynolds « That Makes Us Even» de Paul
(Craig Gord(•n). Alli son.
Drame sous les Tropiques. Mont. : Claude Berkeley.
1927 A HARP IN HOCK (autre titre • !nt. : Vera Reynolds (Glory Frayne),
THE SAMARITAN) (62 mn) P-DM. . Rudolph Schildkraut (Began, Sr.),
l!éal. : Renaud HoO'man. Julia Faye (Margie), Charles Delaoey
Scén: : S~J:?Ya Levien, d'après une his- (Johnny Regan), Robert Armstrong
tou·e d Evelyn Campbell. (Red Lucas), Ernie Adams (le boxeur
Mont. : Donn f-!:~yes sonné).
Phot. : Dewey Wrlgiey. Un jeune boxeur voit sa carritre brisée
Int. : . Bessie Love (Nora), Rudol h par une femme Le rachat de celle-ci.
~cluldkraut .<Isaac Abrams), Junror 1927 THE RUSH HOUR (6 bob.) P-DM.
Coghlan (Timmy Shannon) Ma
Rohson (Mary Banks), Joseph 'strike~ Réal. : E. Mason Hopper.
J?r. Mueller), Elise Bartlett (Mra Superv.: F. McGrew WiJlis.
Shannon). ' Scén. : Zelda Sears et Fred Stanley,
Amitié entre un vieux juif prtteur sut d'après l'hlstoirt· de Frederick et
gages et un gamin irlandais. Fanny Hatton c The Azure Shore».
Mont. : Donu Hayes.
1927 DHESS PARADE (7 bob.) P-DM !nt. : Marie Prcvost (Margie Dolaln),
Prés. : William Sistrom · Harrison Ford (Dan Morley), Seena
~rod. et réal. : Donald · CrJsp Owen (Yvonne Doree), David Butler
·~ 11f/rv. : William Sistrom. · (William Finch), Ward Crane (Duo-
Sc n,. : Douglas z.
Doty, d'après l'hfs- rock).
trJJre c Raw Material » écrite ar Je Une vendeuse se dispute avec •on fian-
Major Alexander Chillon en pcoUa- cé. !/ayant sauvée d'un kidnapping, il
se réconciliera avec elle.
58
1928 THE WISE WIFE (7 hnh.) P - J>M. ll•liiiii 'H (/.o •ho ' ), .1111111''' A ldi11• ( fllllll
· Jlhrl. : F. Mn l'lon llopr•·•·· ru· ) , H11dd l•' lut· fi•· ·WI ' IIfid ' ·

Sup~<rn.: Wilhnm C. lk~l.llu. /,t• l"'hllt" tlt• '·"lllffdllltn


Sch!. : Zddn St'lll'll <'! J ny Cllll'lll LI,
d'nprès J'ho >'toh·•· ri Arthur Son1m"" l!JAII l.l•: T ' l ~ ll CO t:ALLMiliEI\ Ill l11ol. , )
Roche. l' IIM .
Phot . Frnn!l Goorl. Il t111f 1•:1,,.,. 1:11 ft'"'
/nf :·Phyllis Hnv•·•· (li<Jlt~n lllttlndl'lll), .'it•o111 , I•,JIIflll CltoW,.flll oi" ,•J>l' Il lltl
T~m Mom"!' (.John llnll•ulllll), Itrl'fl MooJI'I d•· 1\ldouo·d lloH•dful( l1uvl1 .
\V ali on (père" d'Jiclün), .llulc(tWIIrw 1'/wl .. l.oo<'lo·" A11tll'lot .
Logan (.lenny Lou), .Jn11cph Strll(or Mu11f .: ll,oo ·•old Md,,,.,,,,,
·~ (Cart'''' Fairfax\ Hnhm•t. Bnld11r (,Jn - 1111 .: .loood•u· <:"1\'ol'"' lloodl:oll,lo• •1 . 11 111'•
•'' o·IMou Jltll'. l (1 ,ullsolwoo)l l~il11oJ' l'ulr
son, le nwltrc d hl)l(,J) ·
Une femme réuHHil à. oomr~~l"tJer II<Jn (!;J,.o· llltlll), W1odt· Jlol•· .,,. tMd}lul:yJ,
mari en deuenanl tiiiHHt Ht!dullfalllt: que lUI. C11lvnl (J•I·dud•·ur ,., du f), lvruo
ses riuales. l.t·b•·dl'fl' (•··'"""'''''''Ill').
(;aiiiiJJIIf•r, fl'll ~·ru1 tl•· t:fJIII'K"" tl111111 " "
f/1'11111 )11urnal, til•tJit•nl l'nml d'till t'r. •
1928 MY FHIEND FH.OM JNDJA (6 bob.) pllrlf'r nptlt:lalillf tian~ f,~, af/lltrt:ll t:rl•
P-DM. mlllf•lltlll 1"1 }tnlf• lt•lf rJillt•<; /io.-~.
Réal. el SITJII'I'/J.: E. Muson /JopfH'''·
Scén. : Rex Taylor, d'après ln p èec de IW..!II S'J'ANI> ANI) IH~LIVJm (1: t,.,l..)
H.A. De Souchet. l' DM.
Phot. : Dewey Wrigley. l'riJd. t~l r~ul.: Uo•wltl Crl11p .
Mont. : .Tamm• Morley. St:rln.: S;,du C•1wson.
/nt.: Franklin Pan~born (WllUam Va- l'hot.: Ouvld AIJèl.
lentine), Elinor Palr (Bernice), Ben MIJnl.: llarlull"l1 Huut.•:r.
Hendricks, .h-. (Charles), Ethel WalcK ln/.: llod L:1 H•1Cf(UI: (H••g•·r N••rmun),
(Arabella Mott), .Jeunette Loff (Mu- Lupe V<:lt:z Uurllu), Wuruer I)Jarul
rion), Tom Rlckctts (.Juge Belmorc), (Chi ku), Lou l11 Nu theo u x fCu,•tnl n
Louis Natheaux (R. Au:ttln Webb), Dnq{lH), IJirne (J'atda ~VCJ,
.Jnm•o:!
Tom Dugan (le faux prince indien), A. l':olu:-~thy
(MujttJ, J'rank Lonnintt
George Ovey (son domestique). (l'ie1.J"to), Bt;,rllartl Sleg•:l (,p~raleur
Un jeune homme est amoureux d'une a VCIII(Ic), CJ:u·cut:(: Burtl)n (t,fftclcr
jeune fille qu'il a connue après un t:owrna!ld:ont <;u clld), Churl~11 c ln-
accident d'auto. Il est pris par la tante jlln" Stcv•·11:-l (f{rim).
de celle-ci pour le prince hindou qu'elle 1/i.~loire d'un f,1111tlil tlt: (Jrllllfi dlf•mill
attend à sa réception. qui df:oalixe Il!:; !JUill au eri tJ, c .'.;ltJnt/
(Jnt/ rll!fimu" f/,11 IJtJtU«e ffi 11ir.). ,,u
1928 THE GIRL IN THE PULLMANN (6
bob.) P-DM. H}:.lf! THE LJ!XJI•AJUJ LADY (7 bt,h.J J•.
Réal. : Erle C. Kenton. lJM.
Superv. : F. McGrew Willis. Ulwl.: 1\11/H:rt Juliau.
Scén. : Willis, d'après « The Girl ln the SuJ,erO. : ~é1'lmm Milllwu11er.
Upper C :. de Wilson Collison. Sdw. : lkulah Mtorl•: Dix, d'rtptèll la
Phot. : Dewey Wrlgley. piècé rt'Edw<•rrl Chlldx Curpenter.
Mont. : .James Morley. l'Joui.: .Jt,hn Mt:licall.
!nt. : Marie Prevotst (Hazel Burton), /111.: .J:ociJIIt;l:ru: Log11n (Paula), Alan
Harrison F•>rd (Dr. Donald Burton), Hal<: (Î.:tt: .:u"J, J\ohert Arm•trong
Franklin l'aoghorn (ffe""lor Br(JOk!!), rCJu·hJ lit·dwlg Heiclu:r (11 rtul Hnl-
Kathryn McGuire <Dr>llie Jones), wei(J, .i01me ,~ Br;•dhury, Sr. (Herman
Ethel Walea (Mr!. .Jone!IJ, Harry H(!rl itz), Dic;k Alexa wJer ftftctor, le
,\fyers (.Jerry Mur>n). rl<•mpleur de litollll), William Burt
fi n Ct.Juple de jeune marié11 se ntroutJe (l'n:IIIWI'), ~ylviu A!'hl•111 {Mama Lo·
dan-3 le méme wr1gon que l'ex-femm~ Jil:•), Kay JJe11ly11, .Willlc Mue Gar10n
du mrui et l'e:rrchevalier aervant de la ( l"of:I'Viollh:ll uutrJdiiCIHICll).
mariée. Il 11e je1me ft;mml'. jr,ue lu d~tectloe•
d11n11 ur• cir411e r,ll •()nt commit du
Hl:!k THE WRF.CK OF THE lf&C)PERUS meurlrell 111/JIIférieux.
(7 br, b.; P-DM.
Rér1/.: Elmer Clifton. 19~8 'IIJJ~ NJ(iiiT JfJ.'YF.I\ (65 mu) I)·I>M.
Su[,erv. et ,.,·én. : Harry Garr, d'apr~a /féfll. : Walter Lanf( .
un~ adaptatwn par John Farrow du .~uptrv. : ,l:allt'll Cruze.
poeme de Henry Wadaworth Long· .~f;éll.: Wt1ltcr W()l>dll, d'aprh un récit
fel]r,w. de Jlrank Hamllt(Jil Sp ann n.
Mtmf.; Eléannr Hall.
1111: : S;,ra De Gra11~ (Gaptaln David
Jnl. : Wllllurn B(Jyd (Jhnmy Jlradl
)!,l.fllli l\3l &tl.n (K.ate Murphy), l'h Jo
t?·
filrJcum), Vlrglnla Bradford (Gale McLuiJ,,ugh (Buh Mu 111 na), ou
SlrH--umJ, Francia Fr1rd (John Haz- ~khru:n'er (}tfra. MUf'JihyJ, DeWltt J•n·
7.11tdJ, Fr~nl>:. Warfon (John lbzzard, nlnl(•Uucka), John MIJerta (Tany),
Jr.), Alan Hale (Slogapore Jack), H ,JJert Dudley (Freddy).
P.tht:l Waln Ueborah Sloc:um), JoM- Jfivu/IU entre deux micaruc till d•
phlne: So·rman (Ja flanc.U), Utltoa / f1Ctlfll (J/{ Ile.
l !l:JR JIU ONT<illl' i\f \ ONT·~SS (llo mn) p. l'ot·tl (1\olo), '1'. T\ny llnrn !1 ( ,
Oi'lf. ,,. · 1 t l'r1"tl·ll" l'oïnf\IH>t'u (Il l'lor), l.
Rt'al. : F . Hnr111011 t'tl{ 1 • ! il Il t'tl Id (If' VIolet).
l'rr>d.: Ht•d<H' Turnh11 ll . , • l'om~tlit 11111' 1,. 111111 Ïll{lt'.
Srh1. : H<l lwrt i\ l .t'<'. d :1 \1n'" « 1 h t•
1'!;Ill ~H y SC li 1'1 ~1\ .r .hot.,, l' 11 l.
!. ion Tr tp d<• D n n it'l Na t 11111 1\uh l n .
.lfr>nf.: Harn l .! l\fcl.t•r tHH I, Il !' n l'h·nt·. fljl,f .: !l owu•rl lltl{~'"
Phot. : D:l\ i d A h d. St••l/1, ,' 'f'O,\' (,[11'111 11, d'(IJII' '1 IJfl hJ
Inft·rtifrcs: Ed" i n .lu s i ns l\t ny<' r . . 1.,;,., "" lltull! y M11rploy, f•rlrop p r
Jnf.: .Tnc q u t•l ir ll' L ngn n (Nn nt lll ) , <. li ve• 1i ll i" Il ( ~ Il• '' ·"tt. '
Brnn k (C hild <•n• ). 'Vnltt• r Mt·(; rn il .lfun l .: Àrlf' l :olrlf' Cntlll'•ll .
( Bn ·Hm). .Jnm t.•s llr:u lhut·.v, O IH'II r ! 11 ( ,·r/i / r,• 1: .John l{t "t•IT1.
Smith, Vad im lln ttw n·. Lou i~
Nn · ln / : \VI II ir,flt ll"vd lill••r~rlyJ lan
tlwn ux. C l :n t' ll l'l' Hnrt_on , V n· gi_ni n lflt l <• (S I ImJ, St11• c:rtrt,J r~, fly),' h r.
S:tvk. F rank Il :ll{ l H' y, Emm r tl RtllJ(. 111 VHttl(hll (.Inn(•), \\'esley H rry
Parc·;· qne s a n a m orrn·r1.t' Il l' l 'l'Il/ pas ( I '"Pf>l't·llt i).
l'épou.~ cr, nn c j <'IInr da cl"f.ll r> !t' _qnrlf c f) ,. 11 ,r ''"Prit·r~ 'flli lrtrnfli/1,•"/ ri dre ~r
1
pour u n rich e co l o n sud· afn caln . L_e f fi l'ltr l l" f ll'll l r> d " 11 n ' f rrrl!t• -f'i,.f lllé/rrlli e
colon est rn in,:. r lf c f' llf,rtndo nnt• f>rll s SIITI { (/JnfJ I/ 1"1' 1/ :C d r /(J lllf..ml'. [il!,., 1111
lui r euit•n t lors q ll' il conrt 1111 grave
danger. 1928 HI S COUNTHY hutr(' tlt:rc: A SH!I•
COMES TN) (7 h'll>.) 1'-DM.
Hl:?8 THE BLUE DANUBE (67 mn) P-DM. R é11 f . : Wi ll iflm K. Howarrl.
R éa l . : P a ul Sloane. Scé n. : Snnya Lev icn et .Jnlicn .10 er,h-
P ra d. : Ralph Block. so n , d 'aprè~ un e hist0ire de ./. ,J,,_
S cé n. : Harry Carr et P . Sloane, d'après seph so n.
une histoire de John Farrow. Int ertitres : ,John Krafft.
Phot. : Arthur Miller. Mont.: Bnrb nr n Huntcr.
Mont. : Margaret Darrell. Tnt. : Rud o lp h Schildkrnut (Peter Plecz-
/nt. : Leatrice Joy (Marguerite), F~ank ni ck) , Lou ise Dresser (~fr8. Plet7.-
Reicher (Baron), Nils Ashter (Erich), n ick), Linrh Landi C:-rtarthe), Fritz
Joseph Schildkraut (Ludwig), Albert P eld (Sokol), Luc ien Littlef\eld (Dan
Gran (Herr Boursch), Seena Owen Casey), Robert Edeson (juge), Lou is
(Helen Boursch), May Robson. Nath eau x (Se~m on), Milton Holmcs.
Un jeune noble autrichien . est amou- Les aiJent ures dun émigré à New York.
reux de la fille d'un aubergiste. Il pa~t
pour la guerre. Ses lettres sont inter- 192 8 HOLD'EM Y ALE (8 bob.) P -D)f.
ceptées par ur: riva_l jaloux c_~ui épol!se R éal. : Edw a rd H . Griffi th .
la jeune fille q11z se ~r{)lt O ilhfl~ e. Prod. : Hector Tnrnbull.
Quand le jezznt! noble revzent, la vénté Sc én . : Geoq;c Drom gold et Sanford
éclate. Le rival fente d'assassiner le H cwitt, d'aJ,rès une histoire d'Owen
jeune homme, échoue et se suicide. Davis.
Mont. : Harold McLernon.
1928 ALMOST HUMAN (6 bob.) P-DM. /nt. : Rod La Rocque (J a ime Emma-
Réal. : Frank Urson . nuel Alvarado Montez). Jeanette Loff
Superv. : Willjam C. DeMille. (Helen), Hugh All a n (Oscar). Joseph
Scén. : Clara Beranger, d'après l'his- Cawthorn (professeur), T om Kennedy
toire « The Bar Sinister ~ de Richard (détective), ,Terry Ma.nd;v (val~t).
Harding D~·vis. Un étudiant sud-amérrcazn detltent !ln
Mont. : Adelaide Cannon. grand jouellr de football.
Phot. : Lucien Andriot.
Intertitres : John Krafft. 1928 MAN-MADE WOMEN (6 bo b.) P·DM.
Tnt.: Vera Reynolds (Mary Kelly), Ken- Réal. : Paul L. Stein.
neth Thomson (John Livingston), Prod. : Ralph Block.
Ma.iel Colem nn (Cecile Adams), Cl,..irc Scén. : Alice D.G. Millt>r, d'après une
McDowell (Mrs. Livingston), Ethel histoire d'Ernest Pascal.
Wales (Kaite), Fred Walton (docteur), Mont. : Doane Harrison.
et les chiens Hank (Pal), Paul {Le- Phot. : .John 1\tescall.
gend Royal), Trixie (Maggie). !nt. : Leatrice Joy (Nnn Pa:v son)., John
Trois chiens racontent (par l'intermé- Boles (John Payson), H.B. " urn~r
diaire des sous·titres) l'histoire de leurs (.Jules Mort·O, St'enn 0"\"\~en ~M ademoi­
maUres. L'hérdine apparatt après que selle Georgr·tte), .Tny F.nton (Ga rth •
les chiens ont parlé d'elle pendant .Tennett<' Loff (1\larjorit•), Stdney Bra·
vingt minute.Y. cv (Owens). ,
Un· hnmmt• se dt'ttlch e de celle qu11 a
1928 A BLONDE FOR A NIGHT (65 mn) aimée rrprl'!l leur mari agl'.. Elle lutte
P-DM. pnur rt•conqllrlrir son l>o n hr. ur.
Réal. : E. Mas<;n Hopper.
SupertJ. et scrn. : F. McGrew Wlllis 192R THE BRli'E OF THE COLORADO
P- D M.
co-scen : Rex Tavlor). d'nprès une
histoire de Wilson Colltson. Réal. : Ehn c1' C.llfton. , l'hh·
Mont. : .James Morley. Scén . : I>t•niln' n Cllft, d aprèRs B av
Phot.: Dewey Wrlgley. tolre de John F n rrow et J. · r • ·
Int. : John Boles (John B arrow ~). ~
Intertitres : John Krafft.
nnl Btossom (Marv J e nkins), \\ 11~ y 1
lnt. : Marle Jlrevost (Marle), Harrison
Irving (Fritz Mue)ler), Henr e 1
60
(R egan), C.nrl St ock dnle (le vieux l'rnc/. : ll c nl'v Wil<''>X0n ,
.Jc n ki n s), Rich ard Al cx!'nder (Dirk). Sn1 n .: .k ~ ,: 1. 11 lty, .I r. t B r nlu
Drame dan:; le décor d11 (xrand r:anuon i\lo :; k , rl'.1prl:ll Ir! <' é rwrlo d'Edw in
du Co lorado. .l11 :;tu 11 !\1,. yc r d C. Gardner Sul H-
vnn tir·(: rie l'urlaptntion pnr J n ie
l!l 2S W ALIUNG BACK (64 mn) P-DM. Mtt<'(>hC'rl\on du livre rlc J.yle Sa xo n :
·Réa l · R upert .Juli a n . .. Lnfltl.••, !111· l'irntc :., mi ll en sc!ne
Scé n : :. Mon te Kn tterj o hn, d 'n prè,R c A pnr lkMil lc <·n 1!):17.
R id e in th e Co untry:. d e Geo r ge l ' lm / . : Lr>.Y;l) Gril(l( .'l (TechniCfJI<>r-V h-
J{ ibbe T urner. l:lvis ion) .
Mont.: Cl a ud e Bcrl{el cy. C11 / . eonH.: JI idJIJ rd Mueller.
/nt.: S n e Carol (Pa t sy S cht~~]cr), RI - R f( . ~; p .: .J(Jhn P. Ft!lt<>n.
ch a rd (Smok e , I'hatcher),
W a ll i u g J•:ff. phtd . sp .: Farciot !-;d••uar1, W. Wal -
Ivan Lebed eff (Bea ut Th1bant) , Ro- l ace Ke ll cy, Paul K. Lr!rpae.
bert Edeso u (Thatcher , Sr .), Jane IJ ér; . :S» rn Corner, Huy Moyer (a.d.),
J{cckley (1\frs. Thatch er) , Florence H a l J'c J·cir<•, Wultcr Tyler, Albert
T ur ner (Mrs. Schuylcr), James Brad- Noza ki (s.d.).
b ur y Sr. (Gy p) , Arthur Rankin (Pet Cosl. : Halph .rester, .E dith Head, John
Pa st~rs), Di lly Sullivan, George E. J en sen.
Stone (escrc>cs). . Ghor.: Jo seph ine Earle.
Un j eun e h omme vole une vozture et Mu s.: Elmer Bernstein.
cause un accident,, mais il, se rach~te Chanson s : ~ Lover' s Gold », paroles de
après avoir contrzbué à 1 arrestatzon Ma ck Dav id, mus. d'Elmer Bernstein,
du n e bande de gansters. « Allez l 'ea u>, chantées p ar Yul
Brynner.
1928 THE COP (8 bob.) P-DM. Mont.: Archie Marshek.
Pra d. et réal. : Donald Crisp. Prologue : Cecil B. DeMille présente le
Sup ervision : Ralph Block. film.
S cén. : Tay (,arnett, d'après nne his- Rech. hist.: Gladys Percey, Elizabeth
t oire d'Elliott Clawson. Higgason.
Mont. : Ba rbara Hunter. Cons. techn.: Capta in A.T. Ostrander.
Phot. : Arthur Miller. !nt.: (1) Yul Brynner (Jean Lafitte),
!nt. : William Boyd (Pete c Smlthle ~ Charlton Heston (General Andrew L.
Smith), Alan Hale (Mather), Jacque- Jackson), Claire Bloom (Bonnie
line Logan (Mary Monks), Robert Brown), Charles Boyer (D om ini ~e
Armstrong (Scarface Markas), Tom You), Inger Stevens (Annette Cl a t-
Kennedy (Sgt Coughlin), Louis Na- borne), Henry Hull (Ezra Peav ey),
theaux (Louie), Phil Sleeman (Lord Everett G. Marshall (Gouverneur
Courtney). Claiborne), Lorne Greene (Mercier),
Les aventures d'un jeune policier. Ted De Corsia (Captain Rumb<>), Ro-
bert F. Siœon (Captain Brown) , Jer -
1928 TENTH AVENUE (65 mn) P-DM. ry Hartleben (Miggs) , Sir Lancelot
R éal. et prés. : William C. DeMille. (Scipio), John Dierkes (Deacon), Geor-
Scén. : Douglas Z. Doty, d'e.près la ge Mathews (Pyke), Bruce Gordon
pièce de John McGowan et Lloyd (Grambv) Robert Warwick (Captain
Griscom. Lockver),' Steven Mario (Beluche),
Phot. : David Abel. Onslow Stevens (inspecteur des dou~­
Mont. : Adelaide Cannon. nes), Ashley Cowan (Mouse), Jul.to
!nt. : Phyllis Haver (Lyla Mason), Vic- De Diego (Miguel), Theodora Dav1t~
tor Varconi (Bob Peters), Joseph (Marie Claiborn e) , Mike . ) fazu rki
Schildkraut (Joe Ross), Louis Na- (Tarsus), Fran Jeffries (Cartba) , Ken
theaux (Fink), Robert Edeson (Ed Miller (la jeune sentinelle), Lesley
Burton), Ethel Wales (Ma Mason), E. Bradley (Captain McWilliams),
Casson Ferguson (Curley), Ernie S. Barry Kellev (Commodore Patterson),
Adams (Benny). Woody Strode (Toro), Paul New!an
Le petit monde d'une pension de fa- (Captain Flint), Douglas Dumbrille
mille de Manhattan. (receveur), Paul G. Wexlex: (J:Iorse-
1929 SIN TOWN (5 bob.) P-DM. face), Leonard Graves (ChlghlZol.a),
R éal. : J. Gordon Cooper. Jack Kruschen (Hans), Manuel RoJas
Scén. : J.G. Cooper et William K. Ho- (Antonio Loronas), Robin Hughes
ward. (Lt. Rogers), Harry Shannon (Cap-
Phot.: Harold Stein. tain du « Corinthian , ), J.ames Todd
lnt.: Elinor Fair (Mary Barton), Ivan (Mr. Whipple), Wally Rtcha~ (Lt.
Lebedeff (Pete Laguerro), Hugh Al- Shreve), Ir\'> Adrian (femme ptr~ t_e),
len (c Silk ~ Merrick), Jack Oakie .James Sen·,, (officier de la ~uhc~
(« Chlcken » O'Toole), Robert Perry créole) Regmald Sheffield (Tripes),
(c Slippery ~· Simpson). Stcphe~ Chnse (Colond ~~Uer), J u -
Western. lia Faye (une dame au \. tcto~ Ba~l
_ une femme à Ha rnt a na). !'\ onn.t
1958 THE BUCCANEER (Les Boucaniers)
ll 1!) mn) Paramount.
Mise en .<!c~ne : Anthony Quinn. - (Ï)Ut. = séquences à Bnrtt lnr~a; ''.:_ c.'l~
Second unit: Arthur Rosson.
Supervision: Cecil B. DeMille.
gante' t. =
femme; o.
rate; 1 . = soldat; v. ==
officier , p . - p l
vlllageols (e).

61
Va rdcn (Mme Hila ire), John Hub- t ~ cky), .John Giovanni (v.. h
bard (capita ine du c Dra goon :.) , Brad V1dory Roll), Don Giovani ( · au
.Johnson (officier) , Henry Brandon mi l in•; h . au Victory Bat{ de la
(mn.jor). BilJy, L ~e Hart (jeune fille Jocelyn (e.), Ruth Batcheloj• LJune
qui joue d.e 1 épmette) , Syl La J:!lont Ke n t, Wa lter Kray, Richard 'K · a~
(Lobo) , Knthleeu Freeman (Ttna), (v.), .Jacqu e li n e Reer (c . . r à•Phnl(
Mimi Œb son (Marjoric), Raymond Il nr ri e tt e Tarler, Caro lyn Tl o~ sc c·, ~l .J,
Greenleuf (sénateur), Fredericb Le- L c n Il e n dry, Amanda Webb (v) ' -M·J,
dcbur (Captain Bart), .Judd Holdren Wa gn er (geôlier ; city guard) • Bali.
(1\.fajor Reed) , Harlan Warde (atta- M11lllz (s.), .J acqu e!! Gal lo (Ht )• Ben
ché de P atterson), Charles Meredith h a r a Hu sh (e.) , Gil Perk ins Joe' G ar-
(le vi eux sénateur), Alberto Morin .John Ben son (docker s), Frank éay,
(major Catour), Chester Jones (Cato) , dell (conducteur d e cha r iot) For-
Mickcv Finn, Eric Alden, Jack Pen- Carson (p.; city guard) Ste red
nick. Frank Hagney, John P. c Blac- Ea st (p.), Bill Mead er (~ ) Mwar_d
Ide » Whitcford (pirates), Pamela Mi~l er (docker; p.), Rex HÜi (e.;frns
Danova (Mrs. Mercier - une douai- qm mange ~ne p astèque), PhyÛ~t
rière) Madame Sul-Te-Wan (ven- Johannes (cli ente au m arché ( 1
deuse' d'herbes miraculeuses), Ty Emilie Stevens (_cl. au marché ; ~·~·
Hungerford (= Ty Hardin) (jeune Myron Cook, David Armstrong Fr a · k
soldat mourant), Ed Hinton (second
mate Bt.), Paul Salata, Roger Creed,
Watk!ns, Matt Murphy, Geo~ge
Watkms, Preston Peterson Ton·
W
Donald l\IacLean, Peter Coe, Kenneth
Terre li (pirates), Carl Saxe (p.; doc-
Roux (p. Bt.), Frank Levya Cp.'Bt .
R<?nald Sorens~m, Irwin Marcua· ' (g~:
sI
ker), Chief Yowlachie (Indien Choc- ~ms n:ageant a Bt.) , Marga rita Mar-
ta''') Thaver Roberts, Kurt Stevens tm, Alix Nagy (f. B~.), Lydia Wolf
(genÙemen de la Nouvelle-Orléans), (f. Bt.; v . ; e.), Al Pa1ge (soldat sou-
Agnès :Marc (v.; autre f.), Jerry Lucas cieux), Chuck Hamilton (homme du
first mate Bt.), Mary Benoît (v.) , Kentucky), Bill Meader (s.; v.), Torn
June Rose Ross (v.; e.), Dorothy Hennessy (p.), Howard Gardiner
Elsa Bovar, Vicki Bakken, Sandra (gentleman au Victory Bail), Michael
:\fatesky • (élégantes), 1\lajel Barrett Pierce (v.), Jan Bradley (e.), Monty
(e.; cliente au marché), Mande Fealy Margetts, Tom Dall, Jose\)h Wylot
(e.; f. à Bt.) , Angelo Prioli (chanteur Alyn Lockwood, Mllt Collms, Adel~
des rues italien), Don Megowan St Maur, Doris Wiss, Doris Simmons
(p. avec huche), Michael Ross (p. Cf. premiere version en 1937. Primi~
barbu), Rie Roman (Tim), Emmett tivement, le film devait ~tre mis en
Lynn (frontiersman), Pat Comiskey scène par Yul Brynner. .TJeMille a
(Stormy), William Forrest (ftrst supervisé ce film d'assez loin.
Highland o.; Colonel Dale), Val Be-
nedict (first mate), Ruth Harris Conte ACTEUR
(f. ) , Douglas Evans, Skipper McNally
(soldats), Lane Chandler (homme des Après avoir fait une silhouette dana
bois) , Robert Carson (major de la son premier Squaw Man , DeMille refusa
milice). Charles Victor (o. de liai- de reprendre une carrière d'acteur. n
son) , Kariue Nordman (e.; cliente), accepta cependant au cours de sa car-
Lucy Knox (e.), Manuel Paris (gent- rière de tenir son propre rôle dans quel-
leman) , El(:ktra Rozanska (v.; Mme ques films.
Duplessis), Jean DeBriac (gentilhom- 1923 HOLLYWOOD (Hollywood) (8 bob.)
me français; Dr Hilaire), Allan Nixon MGM.
(sgt) , Robert Bice (milicien), Sid Réal.: James Cruze.
Melton (homme du Kentucky), Car- Scén. : Tom Geraghty, d'après une his-
ter Mullav, Jr. (v.), Jack Chefe (M. toire parue dans Photoplay.
Lesa int) , ÈÜzabeth Slifer (sa femme), Phot.: Karl Brown.
Bill Bagda d (p. A la main coupée), lnt.: Hope Drown (Angela Wh~taker) ,
Dick Barrow (o.), William Hunter Luke Cosgrave (Joel \\'hitaker),
(p.) . Peter Bourne (Lt. de dragons), George K. Arthur (Lem Le!f.erts),
J o sephine Whittel (douairière), Wil- Ruby Lafayette (grand-mère W bita-
liam Remick (homme à la statue), ker), Harris Gordon (Dr. Luke Yor-
Bill Erwin, .Mason Curry, Lee Martin. rison), Bess Flowers (Hortense T~
William Hunter (civils), Courtland wers), Eleanor Lawson (Ma.rtt~_
Sh epard (p.), Fred Kohler, Jr. (s.), Whitaker), King Zany (Horace Prin
Max P o wer (commissaire de bord), gle);
Gilbert Laskey (frontiersman), Jack et dans leur prol!re rôle : De-
Shea (docker) , Rex Dante (o. an- Cecil B. DeMtlle, William C. u-
glais) , Phila Marco (Vilière), Til- Mille, Charles Spencer Cha~lin, ~:ek
lie Bor n (vendeuse noire), Joseph glas Fairbar.ks, M!lry Pic~.fr<I.Saldi,
Marievskv (\·endeur français), Allan
Douglas (v. ; acheteur), Gay McEldow-
Holt, Thomas Metghan, • 1
Lois Wilson, J. Warren
·lgan
err Be~
ft
ney (f. ; f. a u \'icto ry Bali; f. Bt.L Pola Negri, William S. H a ~. Ro--
Fra nk Leyra (vendeur espagnol), Turpin, L1nyd Hamiltor!, Wtl~iers.
Florine Caplan (v.), George D. Bar- gers, T. Roy Barnes, '~· al~er owen
rows (geôlier; city guard), Diane Mav Mc..\voy, Anna Q. N1lsson, Ped1•
Destine (e.). Nick Pawl (h. du Ken· Moore, Bull Montana, Baby
La u rence Wheat, Jacqueline Lo!f_.D, chine (pour la dnn~f' <le V. Zorlna).
Vio la Dana, Mary Astor, Jack Pu~k­ lnt.: \'i!'!o1· Moor•· (Pop 'Web,tcr), FÀ-
ford, Betty Compson, Lcatri~e .Toy, dit• Brac·k•·n (.Jimmy Wf'hllter), B tty
Theodo t·e J(oslofl, George J.iawcett, ll.uttun (l'olly .JudaonJ, Wultcr Abel
Bryant Washburn, Hope Hampton, C!••·isllH), (;i) Lnmb (Hi-P<>ckcts),
Eileen Percy, Stunrt Hol mcs, R icar- Lnl!'l Du l cy (Mimi), Anne Revere (Sa-
d o Cort ez Agnes Ay res, L il n Lee, r,n h ), C~·cll B. l>eMille nui ·même).
N oah Bec;y Alfred E. Green, Anit a <~ary Cro!lb,Y (lui-même), Preaton
St ewart, Fo;d Sterling, Sigrid Holrn- St u q{el! OtH-mêmo), FJ"nnk M<>r n
q u ist . . . . (son uml), Hal ph Murphy (lul-m~me),
Une j eune fl lle qlll r~ v e d e de v en rr Jl ni'Jicy l>canc (lui-même) Jack Hope
vedette arrive à lJo lly wood a v ec BOil (1u i -même) ; '
gm nd-père. Ma is c'est ce d ernier qu i et :
est engagé, dev ien t vedette et fait v e- num éro de /J ob l/ op e:
nir à Ho lly wood tou t le r estant de la Jl o h H ope (ma1tJ·c d e cérémonie~) •.Jt:r-
fam ille .. Tous f eront du cinéma, sauf la ry Colonn a (présentateur du numé-
jeune fz lle. ro), William Bendix, Marion Martin
(couple) , Maxine Ardell, Marjorie
1930 FREE AND EASY (95 mn) MGM. Deanne, Lon a ine Miller (g.irla), Ches-
Prod. et réa l.: Edward Sedgwick. t er Clute (air raid warden);
Scén . : Pa ul Dickey et E. Richard numéro c Old Glory ::& :
Schayer, d'après son histoire. Bing Crosby; Irving llacon (fermier
Dial .: Al Boasberg. du New Hampsh ire) , Virgi nia Bris-
Phot .: Leonard Smith. sac (femme d'Iowa) , Matt McHugh
Mu s. et chansons: Ray Turk et Fred (homme de Brooklyn), Peter Potter
E. Ahlert: c The Free and Easy :., (gamin de Georgie), Édward J . Marr
c You've Got Me That Way :., c It (méchant);
Must Be You :.. numéro des joueurs de cartes :
R essorti sous le titre: Easy Go. Fred MacMurray, Franchot Toue, Ray
Int.: Buster Keaton (Elmer Butts), Ani- Milland, Lynne Overman ;
ta Page (Elvira Plunkett), Trixie Fri- numéro «Sweater Sarong and Peek-a-
ganza (Ma Plunkett), Robert Mont- Boo Bang » :
gomery (Larry Mitchell), Fred Niblo Dorothy Lamour, Paulette Godda rd,
(lui-mêma), Cecil B. DeMille (lui-mê- Veronica Lake, Arthur Treacher, W al-
me), David Burton (lui-même), Ed ter Catlett, Sterling Holloway, Tom
Brophy (Deuny), Edgar Dearing (po- Dugan (HitJer), Paul Porcasi (Mus-
licier), Jackie Coogan (lui-même), solini), Richard Loo (Hiro-H ito);
Lattice Howt:ll (chanteuse), John Mil- numéro «Black Magic:.:
jan et Gwen Lee (acteurs dans la Vera Zorina, Johnnie Johnston,
scène de lit>, Lionel Barrymore (met- Frank Faylen (soldat);
teur en scène), William Haines (in- numéro « Dreamland »:
vité), William Collier, Sr. (maitre Mary Martin, Dick Powell, The Gol-
de cérémonies), Karl Dane, Dorothy den Gate Quartet;
Sebastian (vedettes du western). numéro « Smart-as-a-Tack:.:
Theodore Lorch (Marx, metteur en Eddie « Rochester :. Anderson, Ka-
scène du western), Richard Carle therine Duham, Slim and Siam,
(premier ministre dans le film), Joe Woody Sh·ode (motocycliste);
Dominguez (machino), Ann Dvorak numéro « Priori ti es »:
(chorus-girl). Susan Hayward (Geneviève), Ernest
On voit DeMille discuter des acteurs Tru ex (M urgatroyd) ;
de son prochain film: il mentionne à numéro «Swing Shift »:
ses collaborateurs Joan Crawford, Gar- Marjorie Reynolds, Betty Rhodes,
bo et Norma Shearer. Keaton, enten- Donna Drake; Louise LaPlanch e. Lor-
dan_t la conversation, suggère sa petite raine Miller, Donivee Miller (3 girls
amze, A. Page. on billboard), Sherman Sanden
(square dance caller), Don Castle,
1942 STAR-SPANGLED RHYTHM (Au Frederic Henry;
pays du rythme) (lOO mn) Paramount. et:
Réal.: George Marshall. Walter Dare Wahl and Co (numéro
Scén.: Harry Tugend. acrobatique), Alan Ladd (Scarface) ,
Sketches: George S. Kaufman, Arthur MacDonald Carey (Louie the Lug) :
Ross, Melvin Frank et Norml\ll Pa- finale:
nama. Veronica Lake, Dorothy Lamour,
Phot.: Leo Tover, Thedore Sparkuhl Paulette Goddard, Albert Dekker,
(Technicolor). Marjorie Reynolds, Cecil Kellaway,
Déc.: Hans Dreier, Ernst Fegté (a.d.), Lynne Overman, Alan Ladd, Ellen
Stephen Seymour (a.d.). Drew Jimmy Lydon, Charles Smith,
Cost.: Edith Head. Fran~es Gifford, Susanna Foster ,
Mont.: Paul Weatherwax. Robert Pre~ton, Louise LaPlanche.
Chansons : Johnny Mercer (paroles), Donivee Lee, Christopher King, Alice
Harold Arien (mus.). Kirby, Marcella Phillips ;
Mus. dir.: Robert Emmett Dolan. t't:
Arr. vocaux : Joseph J. Lilley. Edwurd Fielding (Mr. Freemont), Ed-
Chor. : Danny Dare et George Balan- gar Dearin~ (Mac), William Haade
(Huffy), Maynard Il" l me11, . J HrnCll M il -
l i<':tn (rnnrinll), Eddie .Jo h n~on (Tr,m - IJ 17••rrcs t. kC' II r y Wob
m y), Ar·th111 ' L•1 ft (Cusey), Drno tb y S u" .Juuu 1Aull1 ·r 1 V Kirby), 01
Gntngcr, llarhurn Pt~p p er, ,ft·nn l'hif- Fuyl •u (r·él{i a ' 'lrJ i1r
o nrt l Pr ~
Jips, Liwln (lrr ·y C< Jtla t n· fi ll t' .H J, Jl., y d 1.1 .1\ . O'C•wnciiJ, Wil l! uk l erK ~k
(llud11 I'J u rn l Ill Il
Davi.s (Cup l ain l<iiii{.S IPy), E ddi l' l kw, • /Il,, JJre ~, • ar l
Hod Cameron (.sou :-~- rdl it:iers), ,J<1h 11
, 1 drtn l! 1'" 11r 1 1
S h ny (scn t inc lk). J<o i t h H ic: h nrd fl Cct:il H. IJc·MiJJc, 1:1 ~Ï ('
(niT i ci <'r), .] ad< ll o lH ~f' l :; (ns~ i :; l : llil nu t - II•>Jif', ( ,:,Jy c,,,,r,cr, I\;r•; l!y, ll •h
h:ur en Sc<\ n t•). 1{:11 h :11·i Il l' ll oclt Il 1\lun L "drl, l l:Jr1Hts•11 !-; t Y MIJJand
(Rate), G la d ys lll n l <' ( Li z). l• · Ut~ ( ,,,rJd:,,-,J, JJ, 11·,1 tl.,y u?'""Yck, I·au~
Un m(Jrin rmulr ic:a in cro it q11 e IWJI l'<JIIlcH Llli<t:, St>nny '1uft · Uill tl ur, Ve...
prrc, a n cienn e V l~dc llc cl1• w es fi' J' II II , e11 t fi t:ld , Wi Ji i:uJ; H<,Jd~~; ·l'J 11 '} Ca n1.
ril' l letll l prnd uct e ur à lrJ }Jarumo~tnf , Scutt, Hu rt L IHII:H~ttcr ('' • l.u:uf,etr.
mais il n'e st qw• p ortier. I. e marin l> w n :; Ly n _r ')tel'! i 1111 : 1. 111 1 1 hu a~ li
J' r~;--; t <Ju, ·1onn ' ·IY<1<·n
,• L und," Willl· - ' !• ' '
, ' 1'"'"rt
a f f irm t• à so n col on el que la compa-
gn il' est prèl e à donn er un s pectu.cle H ~t s:s:y F st z w-r:J/d, c;,, ~ts IJ:d~m L~:n<J h,; ,
de b ienfu. isa n ce u u bén éfi ce d e la ma- D }<SJiv;;, H ii Jy IJt:W<,Jfc -~;. H <,wartJ
rin e. H e ure u se m enl , lfl P a ramount a C :~ rey, A rl c<· n W hc<:J:1 JJ, l•:..tr-"~'"lrma)rj
bon cœ ur e l le sp ectacle aura lieu, grdce l es, M<Jn a Frecrna.n ( '•·c1· ,;c Kn'J'N-
1
à la collaboratwn de toutes les stars ,J o.tnny
c
.~oy, Virgin •ia '"Field,neR·".h:Y•
(' 11· •
du s t u dio . Webb, St a Jllcy ~ Stash q sc rej
Mitchell Leisen, Frank But)~ ernG~nta,
ge Marsh all,. . Barne
. u:y Lle an, Mary
r, eol'-
E<i
19 4 7 VARIETY GIRL (Hollywood en fo-
lie; (93 mn) Paramount. ~ a r d s, V 1r t; m 1a Welles, sauz R· -
R éal. : Georg-e Marshall.
lln son, Nanette Parks W"n u4 w-
d rJ· x, A ndra Vern e, .Patricia
'' ~ ~:~.en-
aWh't
Prod.: Daniel Dare.
June Harris, Rae IJatterson M'kh1 :.
S cén: Edmund Hartmann, Frank Tash- Rasumny, George Reeve~. ' • 1 •a li
lin, Robert Welch, Monte Brice. numéros mus icaux: '
Ph o t.: Lionel Lindon, Stuart Thomp- Roget: Dana, Roberta J onay, Sall
son.
Efj . sp.: Gordon Jennings, Farciot
Rawhn son? Jac Lucas Fisher (numl
Edouart. ro frança1 s) ;_ Pearl Bailey e:t Do
Déc.: Hans Dreier, Robert Clatworthy B a~k sdale; J 1m et Mildred :\lulcav~
(a.d.), Sam Corner, Ross Dowd (s.d.).
Sp1ke Jones and his City Slickers:
Pinto Colvig (imitateur) ; '
Cost.: Edith Head (pour les vedettes), et:
Dorothy O'Hara et Waldo Angelo. Glen Tryon (Bill Farri s;, ~ella \\'al-
Mont.: LeRoy Stone.
ker (Mrs. Webster), Torben :\1ever
Mus. dir.: Joseph J. Lilley, Troy San- (André, serveur du Brown Derby)
ders.
Arr. mus. : Van Cleave. Jack Norton (chasseur), Elaine Riley
(caissière), Charles Victor, Gus Tante
Chor.: Billy Daniels, Bernard Pearce. (assistants a'O'Connell), Harry Hay-
Séquence de marionnettes en technico- den (régisseur du Grauman's Chi nese),
lor: Dick Keene (dompteur de chiens),
Réal.: George Pal. Ann Doran (coiffeuse), Jerry James
Animation: Thornton Hee, William (assistant), Eric Alden (maquilleur),
Cottrell. Frank Mayo (metteur en scène), Lu-
Mus.: Edward Plum.b. cille Barkl~y. Carolyn Butler (secré-
taires), Edgar Dearmg, Ralph Dunn
Chansons et numéros musicaux: (policiers) ;
~ Dream aud ballet sequence • sur séquence du bazn turc:
~Impossible Things:. de Frank Loes- Sammy Stein (masseur) , Jack 0\·er-
ser, chanté par Mary Hatcher. man (Abdul), Russell Hicks, Cra n~
~ .komeow and Julicat :. d'Edward Whitley, Charles Coleman, Hal H.
PJumh: marionnettes et M. Hatcher. Dawson, Eàdie Fetherston, Frank
~Y our Hcnrt Calling Mine:. de Hagney, Len Hendry Lorin L. R ak~r
Loesser, chanté par Hatcher et Spike (clients), Joe~ Ray, Hal Rn nd (~ I­
Joncs ct son orchestre. rcctc urs de cmému), Robert, B. W.il-
~ Ho(Jgie _. de Charles W. Bradahaw, lia ms (assistant de G. Pal), Catherltle
dansé/ar les Mulcays, Cruig (sccrélnire), Bob Alden (chlls-
~Tire • de Fisher et Roberts. seur d'autographe), Russ Clllrk (rua s-
~He Can Waltz • de Loesser, chanté seur);
par Hatchcr.
4: Talluhaaaee • de Loesser, chanté séq ue11ce à Six Den:ayn e's : , W il-
par Ladd el Lamour. Huss Sa uuders, 1 ed Oc \\ uyne, _
c Tiger llag • de D.J. LaHocca, chan- liam Snydcr, Fay Ak auder .~~~~=
veurs), Ray Saundeu, Audrey S
tl par Hope uccompagné à l"harmo· ders (clienb);
nica par les Mulcays.
c Harmony:. de James Van Heuaen et: E . Ya·
et Johnny Burke, chanté par Crosby Put Moruo (poivrot), Lee mery,
et Hope. rllyn Gray, Renee Ruudall {o~;d'!~:
c We French • de Loesaer, chanté par ses), Jesst: <ira vos (c.hefC Artlr g(Saster
Roger Daon. party), Wllla Pearl u 5 Du·
lnt.: Mary Hatcher (Catherine Brown), Jenkins), MJldred Boyd ~ .~ 1 ~(Ha.,..
ke Johnson (jongleur), • i: Il
vey (officier américain), Alma Ma- Dryn:m (tnllleur), Ruth Clifford (a&-
crorie (propri~taire), .Janet Thomas, crétalrc de Shelùrake), Bert 'Moor-
Paul Lees, Douglas Regan, Warren hou sc (f{ordon Cole), Yvette Veddcr
J oslin, John Stanley, Joel Friend, Al (fille u u téléphone), Al Fergus•m
Ruiz, Pat TE'mpleton, Larry Badaga- (type prè11 du téléphone), .John Skina
liacca, Albert Pollet, Raymond Lar- Mi1lcr (électricien), .John C'lrtay
gny.
Une orpheline trouvée a~andonnée sllr (j~~•ne polic~mun), Robert Emmett
<~ Connor (v1e11x policeman) Gerry
un fauteuil de salle de crnéma à Pitts- Gl'l:nzer (Connie), Tommy I'vo (ga-
burgh est ado~tée par le « Variety mtn), Emmett Smith (Noir) .fay Mr>r-
Club~. Jeune ille, elle v ient tenter ley (~> bèse), Howard Ncgl~y (police
sa chance à Hol ywood. On voit DeMille ca ptam), ~en Cbri11ty (chef de la bri-
tourner une séq uence d' Unconquered. ga de crim1nelle), Len Hendry (ser-
L'héroïne entre par erreur s ur le pla- gent), Sa nford E. Greenwald (camé-
teau et gdche la pr ise. r~ma n d'actualités), Howard .Joslin
(lieutenant de police).
1947 J ENS MANSSON I AMERIKA. Un e ancienne vede tte du mud qui
Réal.: Bengt Janzon. r~v e de faire sa rentrée au cinéma
Phot.: Bert il Palmgren, Max Steinert. ent,retient un jeune gigolo qui veut la
]nt.: Edvard Persson, Mim Persson, quztter pour une f emme pl us J'eune.
Christine Larsson et Cecil B. DeMille. Elle le tue. On voit DeMille iriger
F ilm suédois dont les sé9uences avec une séquence d e Samson and Delilah
DeMille ont été tournées a Hollywood. (décor reconstitué sur le plateau d u
film de Wilder). Convoquée par an aa-
1950 SUNSET BOULEVARD (Boulevard sistant de la Paramount qui voulait
du crépuscule) (110 mn) Paramount. seulement lui louer aa ooiture, a.ne
R éal.: Billy Wilder. vieille 1sotta-1< raschini, Swanson ar-
Prod.: Charles Brackett. rive sur le plateau croyant que DeMille
Scén.: Wilder, Brackett et D.M. Marsh- à qui elle a envoyé un scénario, oeut
man, Jr. la voir pour tourner ce scénario a vec
elle.
Pho t .: John F. Seitz.
Eff. sp.: Gordon Jennings, Farciot 1952 SON OF P ALEF ACE (Le fil s de Vi-
Edouart. sage-Pâle) (95 mn) Paramonnt.
Déc.: Hans Dteier, John Meehan (a.d.), Réal.: Frank Tashlin.
Sam Corner, Ray Moyer (s.d.). Prod.: Robert L. Welch.
Cost.: Edith Head. Scén.: Tashlin, Welch et Joseph Quil-
Mu s.: Franz Waxman. lan.
Mont.: Doane Harrison, supervisé par Phot.: Harry J. Wild {Technicolor).
Arthur Schmidt. Eff. sp.: Gordon Jennings, Paul K. Ler-
lnt. : Gloria Swanson (Norma Des- pae, Farciot Edouart.
mond), William Holden (Joseph G. Déc. ·: Hal Pereira, Roland Anderson
Gillis). Nancy Oison (Betty Schafer), (a.d.).
Eri c von Stroheim (Max von Mayer- Mont.: Eda Warren.
li ng), Fred Clark (Sheldrake), jack Ch or.: Josephine Earl.
W ebb (Artie Greene), Lloyd Gough Mus.: Lyn Murray.
(~f o re no), Franklyn Farnum Oe cro- Chansons: c Wing Ding Ton ight ,. •
que-mort) , Cecil B. DeMille Oui-mê- « California Rose ,., c What A Dirty
m e) , Larry Blake, Charles Dayton Shame ~ de Jay Livingston et Ray
(deux représentants), Buster Keaton, Evans; c Am 1 in Love._, c A Four
H.B. Warner, Anna Q. Nilsson (par- Legged Friend :. de Jack Brooks ;
t enai res de N. Desmond aux cartes), c There's A Cloud in My Vall ev of
Hedda Hopper (journaliste), Ray Sunshine :. de Jack Hope et Lily· Mo-
Eva ns, Jay Livingston, Sidney Skols- r a ine.
ky, Doris Dawson; Tnt. : Bob Hope (Potter, Jr.). Jane Rus-
séquence du tournage de Samson and sell (Mike), Roy Rogen et son che-
Delilah: val Trigger, Cecil B. DeMllle (un pho-
Henry Wilcoxon (Ahtur) , Julia Faye tographe), Bill Williams (Kirk) , Lloyd
(Hish a m), Virginia Randolph, Frank Corrigan (Doc Lovejoy), Paul E.
O'Conno r, Gertrude Astor, E. Muon Burns \Ebenezar Watkins), Douglas
Hopper, Eva Novak, William Far- Dumbrille (Sheriff Mclntlre). Harry
oum (courtisa ns) , Joel Allen, Ralph Von Zell (Steuer), Iron Eyea Cody
Montgomery (accessoiristes) , Gertle (chef indi en), Charle:L Cooley (Char·
Messinger (colfCeuse), Anne Bauchens, ley) Charl es Morton (Ned), Don Dun-
Beren ice Mosk, Edward Salven (eux- ning (Wally), Leo J. McMa hon (Cr ag),
mêm es), Arthur A. Lane, Archie R. Felice Richmond (Genevieve Becky).
Dalzell (camer amen), Stan Johnson, Cha rmienne H a rker (Bessie), Isabel
W illiam Sheeh an (assistants), James Cushin (I sabel), Jane Ea sto~ (Clara),
Hawley, Edward Wahrman (ca- Ho mer Dickin son (vill ageois), Lyle
dreu r s), Moraine (c Wea verly_ ,.), H ank M~nn
et : (premier ba rma n), Michael A. Clrtllo
Edd ie Dew (adjoint au coroner), Roy (Mick y second ba rman). Chester
Thompson (cireur) , Michael Brandon, Conkli~ (Ch est er) . F lo Stanton (Plo),
Kenneth Gibson (vendeurs). Peter John George (J ohnny), Geof'le R ua-

65
~C'II, .John l~'ppC'l', Lcwi~ H. Morphy,
Danny H . :-iands, .JnJn(,ll Van, H<>rn ~ 11' \'C I\ (hflllllf') , Chnrt., V
(mcmbre11 d.C' ln pntr01ulh~). Chnrlea \ ' ir •tr.,• .1\ornit~, ( Arrv e r .n { - ),
11
Quirk (Zekc), Frnnk Cordi'U (llndt,), ""' "' · f:"
. r ;~dt
.Y WJlk•:rllnn, Mi nt calll
1 c11 kr . .fun llrorfl 1) rf
r •

\Villard \Vlllingh:un (.Id,), Wnrrcn
Fisk~ (Trav), Cnl"l Anrln• (l'r•dro), "·'""· llohhy !'nyc (cfifl nl R • ,j lekey
An,ne Don• (c la diabh·s11c •), (<ordon !i lllll rll! famille) pflltl !' l~t fJ n..
Carvcth (lndit>n), FJ't•ddit• Zt~ndur !\olr, W;u-rt:Jt Whit•·, C:~tr/rA~·.·i~ n -
(Okic), Hnzcl noynt• (vlclillcl ft·mnu~). .1 1{0 '1 ~;•• tJ, Mnx- Powrr Bîi n Oe
Wal ly Hoyle (Perkins), H.u s C<mklln Edith Clnirr·, _.rody o:c,,~ M'".ad e r
(Indièn), Ùli ver lll nko (t 61égrn ph istc), l(•fi), Chf'rokN• Lnnr!r;rm' 'r inv l~
11

Boh St Angel o (L t•m ), H ownrd .lo11lln nuoiv.rr•), f>ic:k Alexander (1, rl(h•nnrne
(Sam), Ar·t Camero n (Art), Louille l' l oski (()hioJte), M11h!!l Shn ·n,. UrJ, ,/•le
Lnne, Jonnne Ar nold, Ma rie ~baw, nw ohèl!<'), Boh Scr1tt (Jnuf. -~ (feil\.
) ,,
IIOJJ • ·~nu 1,
J> ,,, 1~trd, f<'runkl
... . nteur
n ..
uu
Bla nche Ren:r.c (eni niÎ ncuscs), (,t• J·Itl -
dine Farn um (cignr ctte-glrl) , Va l e- n 11 m, Bohhy B<Arhcr, Cathy Yfi• Par-
r ie Verno n, Suc Carlton (filles dans Hobcrt H. flragg. ' 1 Siltll ,
Ja chambre it co ucher) , Ja cll Pcpyc r Slgn~llon11 c!1fin que, rf(: p 11 i~ NrJrfh W
Mo un /ed P() /u:e, f>eMillf: prhf'l!l a it e~ t
(client :m r esta urant) , Jonath an Ha le
(gou ver n eur) , Marie Shaw (matrone), même seR lllms dans les handeé'i-· ll t- 1
Jean Will es (Penelope). ces ou parf.ols au début du film l~i~~~r,n.
Pou r remercier Bob Hope de son appa- Dans cert~unes présentations on n'ent:~
r it ion da ns Greatest Show on Earth, que sa VOIX (Wassell, Unconuuered <·
DeMille accepta de faire une très son ) , d ans d' au 1res on Je •voit parler·
, •>am-
courte appanlion en photographe. Greatest S how, Buccaneer et r;urtout il ·
S cèn e r eprise dans le film TV de Sagal. a l e p etit discours qui ouvre Ten ComY_
mandm ents: « My name is Cecil B De
1956 THE BUSTER KEATON STORY Mille ... » . · -
(L'homme qui n'a jamais ri) (91 mn)
Paramount.
R éal.: Sidney Sheldon. TELEVISION
Prod. et scén.: Robert Smith et Shel-
don. 1963 THE WORLD'S GREATEST SHOW-
Phot. : Loyal Griggs. MAN - The legend of Cecil B. DeMil!e
Eff. sp.: John P. Fulton. (90 mn.) MGM.
Déc.: Hal Pereira, Carl Anderson (a.d.), Réal.: Boris Sagal.
Sam Corner, Ray Moyer (s.d.). Film évoquant la vie et la carrière
Cost.: Edith Head. de DeMille à l'aide d'extraits de'fllms,
Mont.: Archie Marshek. de bandes d'actualit és, de témoigna.
Cons. techn.: Keaton. ges, de scènes reconstituées, de pho-
Mus.: Victor Young. tos, etc. P a ssé à NBC-TV le 1n dé-
!nt.: Donald O'Connor (Buster Keaton). cembre 1963 après The Wonderful
Ann Blyth (Gloria), Rhonda Fleming World of Color, émission de W'alt
(Peggy Courtney), Peter Lorre (Kurt Disney, qui prononce quelques mots
Bergner), Larry Keating (Larry Win- d'introduction. Passé à la TV fran-
ters), Richard Anderson (Tom Mc- çaise en août 1965 sous le titre :
Afee), Dave Willock (Joe Keaton), Cecil B. DeMille, géan t du cinéma.
Claire Carleton (Myra Keaton), Cecil Prod.: Henry Wilcoxon, Stanley Ro-
B. DeMille (lui-même), Larry White berts.
(Buster à 7 ans), Jackie Coogan {El- Recherches : Berenice Mosk avec la
mer Case), Dan Seymour, Mike Ross collaboration de Y. Fr ank Freeman
(Indiens), Nan Martin (Edna), Robert et Samuel Goldwyn.
Christopher (Nick, le barman), Richard Scén.: S. Roberts.
Aherne (Franklin), Tim Ryan (poli- Phot.: Philip Lathrop (couleurs).
cier du studio), Joe Forte (directeur Déc.: George \\' . Davis, Gabri el Scogna·
du théâtre), Ralph Dumke (Mr. Jen- milio (a.d.), Henry Grace, Frank
nings), Larry Rio (HoJt)~ Ivan Trie- McKelvy (s.d.) .
. sault (Duke Alexander), t"amela Jay- Mont.: Hugh Fowler, supervisé par
son (jeune première), Keith Richards John Duning.
(j eune premier), Dick Ryan (père Mus.: Elmer Bernstein.
cie Susan), Elizabeth Slifer (Mrs. An- Le film comprend : ité
derson), Ann Cornwall (Mrs. Jen- 1) Des témoignages de persounal 5
nings) , Benny Rubin (Wilkie), James qui ont travaillé avec DeMille ou
Stone (propriétaire), Edward Wahr- qui l'ont connu : Charlton Heston,
man (cameraman), John Benson (anli Samuel Goldwyn, Cornt'l W ilde~ ~,!:­
de Gloria - un invité), Allan Paige ria Swanson, Edward G. Robm rt'
(maquilleur) , Mary Benoit (coiffeuse), Barbara Stanwyck, Jn mes Ste;a •
June .Jocelyn (habilleuse), Richard Betty Hntton. Bob Hope, Yul p?;,~;
Gilden (gigolo), Len Hendry (chauf- 1wr, enfin Billy Graham qu 1
feur de taxi - mari trompé), Eric des films bibliques de DeMll~e. ..
Alden (metteur en scène), Ben Mantz 2) Des extra it s dt'S films ~ 111 " 1111 ~~:
(photographe) , Courtland Shepard Samson an d Delilah (plusteurs ·
(assistant - invité), Don Dunning traits); raJon)
(Slate), Pat Moran (assistant), Emllle Th e Squaw Man (première ve '
Male and F em ale,
66
Th e Ch eat (Fannic \Vnrd mnrq u l·e au 1~1:1:; IIOI.l.YWOt)J) EXTI\A GII\1. (1 bob.).
fer), , d . ) J1rlfll. : llerlwrt Moultnn, d11n11 l ri
Feet of Clay (sequence u rcqum , c l'an• mount Vnricties », dlslribu
M.anslaughter, <' JI n<lfll t:ur, pour le lunr:cmenl de
Th e Ten Commandmenls ( 1928) , f:TI/IIrtdr./1.
Sunset Bou levard (scène nvcc Stro- Sch1. · .f<lhn Fl<>n;y.
h eim et Swanson), / )iut . Jlerman H<Jffmnn.
Dynamite (i 'dfondl·crn c n t d t• ln m ine), l n / .· C.B., A nn Sheridan Willl11.m Par-
Madam Satan (l u chute du zeppelin} . li ll ln, C lrtrtt Rlmhn ll Y~ung, noe fllu-
Ho ll ylJJood Extra Girl (DcMille h a- J'Il nlc.
rang uant l es fi g u r ant:'! de 7'/r e CrJ18(1- ll ~ ali,!itl l ors du
lou rna gr de Cruaadea,
des) , d r.~ lnl> 11 1'> p o u r
le lan cemtn l du film
Th e Ho/l"fi. IJJood Yo u N ever S ee (tour- e11 a o fll 1\J:IG. Un e 11cèn e upr iae dan11
nage de Cleopa t ra), l e film T V de Saga/ : on 11 volt lJeMitle
Cleopa tra, . . dirig er un e 11cèn e d e f oule .
Un ion Pacq zc, Film s 3 Ur lc:1qu el s nùu~ manquons de
Th e Greate st Sho /JJ on Earth (Wilde ren se ignements précis :
t omba nt du trapèze - apparition de
Hope et B i u~ Crosby), 1948 THE RIGHT TO WORK.
S on of Pa lef ace (apparition de De- Mont . : Anne Ba uchens.
Mille), 3 bobines filmée s par Param ount News-
Th e B ucca11eer (1958) (bataille), reel sur la comparution de DeMille
King of Kings. devant le Bouse Committee on La bor
3) Des séquences d'actualités : De- and Education à Washington a prè s se'!
Mille pilotant son avion - recevant ennuis avec le syndicat de la radio.
un oscar vour l'ensemble de son AID TO NATION.
œuvre. Sans doute de la même date. Une bo-
4) Extraits de son programme de bine. DeMille à Washington.
radio (Lux Radio Theatre ». Plan RESEARCH.
fixe d'un poste de radio. On en- Date inconnue. Court métrage docu -
tend DeMille présenter les films sui- mentaire de la série How a fi lm i s
vants: made.
Bail of Fin; (voix de Barbara Stan- HISTORY BROUGHT TO LIFE (Séri e Pa-
wyck), ramount : The movies are better tban
The Champ (voix de Wallace Beery), ever).
Lost Angel (voix de Margaret O'Brien Commentaire dit par DeMille. Extraits
et James Craig), de ses films.
A Tale of Two Cilies (voix de Ronald
Colman), PROJETS
Manhattan Melodrama (voix de Clark
Gable), Quelques proj.ets de films non réalisés
On entend également : Jean Harlow, par DeMille ou réalisés par d'autres met-
Robert Taylor, Carole Lombard, Lio- teurs en scène.
nel Barrymore, W.C. Fields, Gary Henry Wilcoxon, producteur associ/
Cooper. de tous les films de DeMille depuis Sam-
5) Episodes dirigés par Boris Sagal : son and Delilah, nous a fourni, le 5 m .ti
- un plateau de cinéma au début du 1967 à Hollywood, quelques détails sur
parlant avec John Dierkes (rôle du les derniers projets de DeMille. Nous les
metteur en scène), donnons ci-aprl's.
- reconstitution du tournage d'uue 1916 BROADWAY JONES, d'après l a
séquence de Greatest Show avec Ja- pièce de George M. Cohan. Réalisé eu
mes Stewart et Betty Hutton. La 1917 par Joseph Kaufman.
voix-off de DeMille est en fait celle
d'Henry WHcoxon. 1922 ROMEO AND JULIET, d'après Sha-
kespeare avec : Rudolph Valentino (Ro-
1964 HOLLYWOOD AND THE STARS, meo), Leatrice Joy (Juliette), Wallace
c The Great Directors :.. Reid (Mercutio), Theodore Kosloff (Ty-
Emission de NBC-TV de 30 mn mon- balt), Conrad Nagel (Paris), Theodore
trant 30 metteurs en scène au tra- Roberts (Capulet).
v1l:il· Parmi eux DeMille, Griffith,
H1tch~ock, Chaplin, Curtiz, Wilder, 1925 THE SORROWS OF SATAN, d'après
Premmger, Kazan, Minnelli, Lean, Marie Corelli. Réalisé en 1926 par D.W.
Frankenheimer, LeRoy. Griffith.
1925 GUERRE ET PAIX, d'après Tolstoï
DIVERS (en Russie).
Films tournés par Paramount pour le LA QUADRATURE DU CERCLE, d' aprè s
lancem:.!nt ,,e deux fUma de DeMille: ln ptèce de Valentin Kataev.
1934 THE HOLLYWOOD YOU NEVER 1932 THE DOHENY STORY, histoire d'un
SEE. célèbre scundale financier.
On U voit DeMille diriger Cleopatra.
Quelques plans repris dans le film TV 1934 STORY OF ESTHER, sur un scé-
de Sagal. mu·io de MucKinlay Kantor.

67
1987 H U DSO N 'S BAY CO!\fi'ANY, 1\nr 1111
scénnrio de .l c anit• MnC'J)Itt•r!lun et. ,Jcl\- d P l lfly· ~ · · o 11 t !\, 111 111
d t• ' 111 '""' ' ,. l 'hl ~toln '" '"
sic Lasky, .JI-. 1
nv"" R
:i t 'o lltl ~u~~ l .o nt 11 1 •lu ' '""l •1 t c},,tl at
1!138 TROUBLE SHOOTEU, d'~tpt•c\8 lt li - J' JI J IIC l' Il J> ll llr j
. Kt' c ,. cll x - 1w 11 J 1111 11 , "':" Il •l r ''
vre d'Enwst Hnyco . nu Il dt v int t 1• 1 ·1 1 1111 uu l>~1 h

19:1!1-1942 RUHALES (autr titro : TUF l'•\


1li ll ln·lllu Ill Il , , • 1l .. li ll 1'•l i l l <· r t l'lllf>r
1 ll l{ l<'l• •r.,., •,
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FLAMEL Film snr lt• l\kxiqttP n u d(· h 11 Î lille · c·ul ·r· ll' l·c· hnll~tlll " rc • IHu,,.~ltl ~ "l tl
du vingtMmc sièclt', snr uu R<'l~ ruu·in VC'llll •ut rlc · 1<' 11111 t• h ~»:•"r li .. ,..,.,. •·c '
de- .T. Macpherson t't T lwodoJ'tl St ,John Nou 11 uvlo11 ., " 1111 ~ 11 1 ' dt· fHy,.,.,. I r. ,,;"' 111•
Ncnf nutrt's ~ct~nnris lc•s l'< >ll n hortllrc ut J<. flllllf •IJ ,f{ " , ~(. ,, .. ,.111' 1 11 ,,., ·. ~·t·· .
(' 01111111'
épisodiqlll'nwnt RU sc•tl u nl'lo : ,J. H oh(\J'l ( l l'IHU I !HJO pc·urlnut Il " Jotc• d<• Mhr,:kt''ll
Bren, Gladys Afwnh•r, .lt•sstl L n~t lty .Jr., IH) I,I II II I O tti J'illii N Nil Vtt• ~;:<·n.l• flt l fi,; /1!
A~nn LcMny, Al bt>rt Mn Hz, Ed gc um b l t•l'lc• IIII X ludt·H Mon ncttOIIH·H·•· d t• •·uv~J,
Puwhou •.Joh n Howard Lnwso u. Cb nr- pion <·n 1-:ur"IJflt.'. Jludc•n ~lt(· ~~''mrn'l ~~­ 1
les Bennett, lsordcu Chnsc. Vt~rs 196!i, ly p <• (f't'•t~ ft jl l ll' f , fi II VII'I OWt:ll ~1alt Il •
la Parnmonnt avait env isagé de rc- dt· l ' h uinou,. . t·l plul~tnut:dt 1111 V.•·u,d R•·u·~
prendx·e ce proj et. uotrc .ll<'(muriO <'ompoJ·tuJt :i;.nll nr·ret t t
:1~11 IIC~ Il<'ll d <· eom(·dll· ' 1llllnhrt·u-
1940 FOR WHOM THE BELL TOLLS n n vnlt rien d'un J'MH•tu. T11 ltlleu l'nw,· JI
d'aprè s Hem ingway, sur un scénari~ co nn nît le vieux PlllrÎotur~~t le ,rn'"•d ~:
de .T. Macpherson . Réalisé en 1948 par d eve nu à la fln de 1111 vic . qu Il e,t
Sa m Wood. d n ncc à le prendre po 111• un tl l)rt " l en-
notre film 'l'arrête ju~tc a 1 Klllcul(, mui ,
1944 FRITIOFS SAGA, co-production amé- il abnndonne sn br]Jl~ntc ~ ~~~ment r1(1
ricano-suédoise sur les Vikings. Scéna- t a ire p our fond er le llcoutis~':r ère mllJ .
r io de Filip Lundstrom et Marian tout l e m onde connaît la !lultl:.rce 'IUt
Brilioth. Avec Signe Hasso.
195~ MARY, su r la vie de la Vier
Henry Wilcoxon : c DeMille ruminait rte (a utre titre : Q UEEN OF QU~~::S~~
t oujours dix projets en même temps
commençait à travailler avec des scé~ 195~ PROJECT X, dernier projet de De
naristes, puis tout d'un coup se déci- Mtlle, ava ~t :;a mort, film c cosmique;
dait pour le projet auquel on s'atten- sur 1 hi ~totre d e l'humanité et lu bea U
dait le moins. Il lui aurait fallu vivre d e l'uniVer s. u
a u moins cinq cents ans pour les réa-
liser tous. Il avait toujours été inté-
ressé par un film sur les Vikings, mais BIBLIOGRAPIIIE
le film n'atteignit jamais le stade de
la production. Il y eut simplement un Nou s nou s sommes lim it6s aux numé-
projet de scénario». ro s spéci au x co n sacrés à l>cMil lc, aux
ouvru gc s ct n ux articles comportant de~
ren se ignem ent s biographiques, des comp-
1945 THOU ART THE MAN, sur un &cé- tes rendus d e t o urnage et des déclaration~
nario de J. Macpherson. L'histoire du de DeMill e.
roi David.
A) THE AUTOBIOGRAPHY OF CECIL
1951 HELEN OF TROY, sur un scénario B. DeMILLE, cdi ted, by Donald Hay-
de J a ck Gariss. Réalisé en 1953 par Ro- ne, Engl ewood Clifis, New Jersey,
bert Wi se et Raoul Walsh. Prentice-Ha ll, 1959 et Londres, W.H.
Allen , 1960.
AL EXAN DER THE GREAT. Réali sé en Le t extt! de l'Auto biogra ph ie, rrrlitJto par
1956 p a r Robert Rossen. Donald llayne à partir de 1953, [ut
publié peu après la mort de DeMtlle. ts
1957 THE BIG BRASS BAND, scénario modalités de sa rédaction sont analwsül
d'Edward James, Edward Hope et Bar- dans la pré/ace du livre. A noter qu'~
n ey Sla ter sur les orchestres de collé- la mort de /Je!Jiille le tex te définitif Uatt
giens et d'étudiant s. Projet de Jesse pratiquem ent établi. . , .
Lasky, Sr. auquel DeMille pensait col- La meilleure autoblographre dun, CI-
laborer, interrompu par la mort de néaste. /Jien que compoaée d l'aide d élé-
Lasky. ments très disparates (n otea personne?Its
accumulées depuis toujours par Ddl rllt,
1958 ON MY HONOR, scénario de Wil- articles et interview s publita tout au '!~'ft
coxon et .Tesse Lasky, Jr. sur la vie de de sa carrière, de.), elle e6f url par ,.
Lord Baden Powell , avec David Nlven. rés umé de l'œ utJre de Vt'Mil!t.. et liiiJ~ 11,
Wilcoxon prépare actuellement le film bien la coh ére nce de ses opw ron• su
sur un nouvea u scénario de Sidney cinéma.
Box.
H.W.: c Six moi s avant sa mort, De- B) OUVRAGES ET AHT ICLE.S ~:\~~
Mille a vait décidé que son prochain film TENANT I>ES HENSEIG:Nh~Jb~l
sera it consacré à Lord Baden Powell qui BIOGHAPIIJQUES.
a eu une vie a b solument extraordinaire.
No u a a vou a d iscuté ensemble du scénario. a) Ouvrases.
c Heb!Dd th•
No ua a urlooa JlU raconter une hlatolre S u m u c 1 GOLOWYN :

68
scrcen ~. New York , George H. Doran qni ft commf'ncé à travailler avec Ddllllt.
Co., 1923. d <> f:nm mf' st•cr él rJin< personnel en 1946 seu•
William C. DeMILLE : c Ho lly~oo ~a ­ lemcnl, a f ai t d'lmporlante11 recherches
ga,. New York, Dutlon und Co., 1939. 1111r l fl l'f1rrière de DeMille qu'il raconte
dol h ZUKO.H. : c The p u b lic l s ncver au f il d eH chapi t res . HecrJ11p1· parfr,;~ I' A u -
A wr~ng,. (écrH en colln,boralion a~cc l o/Jioyraplrie e l la complète IIOUIJent.
Da le Kramer), Lo u drcs, CusHell a nd Co., b) Articles.
1954. Traducti on frauçalflle . l u mêm e K. 0 W EN : « The Kick-in propheta le-
année chez Corr~n so u 11 h' lill'(' : « Le " end of the f rères DeMillc, who hullt
u blic n'a j amais t o r t :t. 11 day l l" h t reu i lly out of a dream :.,
Je~sc L. LAS KX' : « 1 blow my own horn » , Ph otopla y , lJ" C), octobre 1915.
Londres Vic tot· Gollancz, 19&7. li.é8umé l'ru nler article important sur lu frèru
en fra nÇa is dun s <.:inéma 58 (J) n " 25 DeMille ..Rvoque Le déJ?art f ulgurant de
sous l e t it re : « L e ci n é ma cotte ave n - Leur c ar~t è re et re pro ~ ut t quelques propo•
t u re • · de IJeMtlle. On y vo rt que la conception
Q11 aire livres imr_ortanl s pour appré- qu e IJ eMille avait du cinéma était la
cier l'am pleur de l activité déployée par m i2m e en 191 5 qu'en 1959: raconter une
DeM ille à la Lask l/ au début de sa car- histoire intéressant e avec le m aximum
rière. On y voit .qu il a eu so-? mo.t à d,ire de réalism e, libérer le cinéma des con-
sur tous les films au moms Jusqu en ventions du théâtre , préparer soigneuse-
1917/1 8. ment chaque f ilm au niveau du scénario,
Pierre ANDHIEU : «Le film des souve- des décors, etc. A une époque oà la maj o-
n irs de Charles de Rochefort •, Paris, rité des cinéastes tournaient n'import e
S.P.E., 1943, réédité en 1947 sous le quoi n'importe comm ent , DeMille faisait
titre : « Secrets de vedettes:., Paris, de la rigueur et de la clarté l'e ss ence du
Editions Kergema. cinéma.
Souvenirs du. célèbre acteur français Adela ROGERS St JOHN : c Cecil and
de th éd tre et de cinéma qui connut égale- Bill, the enigme of the DeM ille b roth-
m ent un certain succès aux Etats-Unis à ers:., Photoplay, octobre 1923.
L'époq ue du muet. Rebaptisé Chas de XXX : « DeMille puts Hollywood unem-
R oche, il interpréta entre autres le rdle ployed extras back to w ork ,, Mo tion
du Pharaon dans le premier Ten Com- Picture Magazine , novembre 1932 .
ma ndments. Dans . un chapitre (repris Consacré au tournage de Sign of the
dans l' « Anthologie du Cinéma • de La- Cross grtlce auquel des milliers de fi gu-
pierre) il évoque DeMille et le tournage rants hollywoodiens sans emplo i purent
de Ten Commandments. c Je garde de être réengagés.
DeMille le souvenir d'un homme trts Jeaoie MACPHERSON : c C.B. :t, Motion
c/J ic, très gentil, mais très dur dans le Picture Magazine, 1934.
travail.~ De Rochefort affirme avoir mis
t!ll !l cène une séquence du film (à la de~
Agnes DeMILLE : c Good night C.B. :. ,
m ande de DeMille), mais il ne préciae pas Esquire, janvier 1964.
laqu elle. Excellent article de la nièce de De-
Mille qui apporte des précisions sur les
Mary PICKFORD : c Sunshine and Sha- rapports de C.B. avec son frère Will iam
d o w :t , New York, Doubleday and Co. et sur leur vie quotidienne.
1955 cl Londres, William Heinemann. Art ARTHUR : c DeMille : Mao and
1906 . Préface de DeMille. Myth :., Variety, 4 janvier 1967. Extraits
Dans ses mémoires, Mary Pickford ne repris sous le titre : c C.B. DeMille 's
parle que très brièvement des deux films Human Side :t dans Films in Review,
qu 'elle a ioui'Tiés avec DeMille, mais assez nvril 1967.
pour qu'un se rende compte du respect Ensemble d'anecdotes classique.s sur
d de la crainte qu'il inspirait à ses col-
luborateurll. Dans sa préface, DeMi/le DeMille.
évoque ses débuts arz tltétilre avec Pick- C) ARTICLES DE DeMILLE.
ford er1 décembre 1907, 9uand elle s'ap- « DeMille discusses new pollcy -
pelait encore Gladys Snuth. Ils jouaient Longer runs destioed to crowd out
1 ~ fr èrl'. et la sœur dans la pièce de Wil- poorer photoplays :t, Motion Picture
lwm lJeMille c The Warrens of Virginia :.. News, 26 décembre 1920.
Aguc s DeMILLE : c Dance to the piper :t, DeMille explique sa politiqu ~ de P.ro-
New York, Groaset and Dunlap, 1961. duction : remplacer la quanttté (fzlms
Mémoires de la nièce de DeMille, célè- tournés rapidem ent et uout s à. une ~r­
bu danseuse et chorégraphe. Un chapitre rière éphémère) pa_r la qual zté (fzlm s
consacré à sun oncle, refondu et complété importants, susceptzbles de rest er long-
P<: ur l'article paru dans Esquire en jan- temps à l'affiche).
Iller 1964. c What docs marrlage mean :t et
c More about marriage, tt1 told by
PhU KOUI\Y : c Ycs Mr. DeMllle :t, New Cecil B. DeMille to Adela Rogers St
York, G.P. Putnaru's Sous, 1969.
Livre indispensable. 1'rè• bizarrement John:., Photoplay , décembre 1920 et
ctJJIItruit, mais bourré d'anecdotes a ur mai t9:U. ,
DI'Mille et sea collaborateur•. L'auteur, DeMille moraliste de .alon à 1 i poque
de au com ~ dif.'s sur le m ariag e. Un asp~ct
de son œuvre qui d isparut rres qlll! t'Olll-
(1) Lea tltrea dea p~rlodlque1 aont tadl- p/~tement avec le /)(JTlan t e l'avè11ement
qu4a eo Italique (aaur dana la rubrique B). de 1ea films ~ piques cl gn md spectacle.


tures », in Th e Blue Book of the Fascicule publicitaire .
Screen, 1923. n è~e du film . DeMill e . PU érzl. sur la
« The public is always right » , Ladies' quz L' ont présenté co:::~e le Jeu de c]e-
Home Journal, septembre 1927. de la Bible. Le film lui e Un lltCUtia Ua:
_ « Are the movies guilty? », Motion la so?ennité outrée de c;m:re démen~~e
Picture Magaz in e, septembre 1934. - D1 sco~r~ ,Pr ononcé le ~O tt te:z:te. a
_ « How I make a spectacle» , Photo- n u Cr1t1c s Circle à Lo 0 dOctobre 195?
play, octobre 1934. publiés dans le Dail res. Extrait
L itanie publicitaire destinée à impres- 1 "r novembre 1957 ety Telegraph d~
sionn er le futur spectateur de. Cleopatra <t How to be a criUc :r> 'd
8008
~e titre .
en lui exposant tout le travazl prépara- r:ilming, mars 1958. ans Fzims anr.i
toire du film . A pour seul intérM d'Mre Defense des Ten Comma
le premier exemple de l'importance que pllb lic contre les critiques. ndments et du
DeMi/le accordait aux recherches histo- - Préface à 4: Moses » d'H
riques avant d'entreprendre un film. publié par la Paramount e~ryl George,
- «No fight on the edge of a cliff :r>, Conférence sur Moïse r 0 957.
Stage, 1937. un ami du père de DeMill! àor;;[ncée Par
- « I break into Hollywood:!), Answers, 1884. P~blié par Paramount d'asgow en
2 octobre 1937. exemplazre appartenant à D Mp_rèa un
- Le sex-appeal au cinéma, Cinéa-Ciné, déclare dans sa préface avot zlle _quz
15 janvier 1930, repris dans l'« An- les passages qui l'ont inspir~ soulzgné
thologie du Cinéma » de Marcel La- réalisation des Ten Commandme~~~r Ba
pierre, La Nouvelle Edition, Paris 1946. D) INTERVIEWS DIVERSES. .
Sur la transcription des problèmes
sexuels au cinéma : l'audace ne doit pas « DeMille talks shop ~ Moving p· t
exclure le goât. « Le brillant déve loppe- W or?d, 29 aoftt 1914 et 4: Ce 1-1 uBe
DeMzlle explzque dans ces deux i 915
ment du cinéma au cours de ces dernières De~1lle at "':ork :r> ibid. 10 juille~\ ·
années est la preuve évidente que l'at- t ·
traction des sexes intelligemment et hon· view_s pourquoi il a quitté le thédtre ~er­
nétement traitée apparait comme l'une le. cznéma et P.ourquoi il préfère ce de~~
des plus grandes forces morales de l'hu- mer, plus réaliste. A la lumière de quel-
manité.» ques séquences de ses plus récents film
Cali of the North, Rose of the Ranch~'
- · « Cecil B. DeMille writes about t he 'Y ar;~ns of. Virginia, il montre la supé~
movies l) Film Review, Londres, Mac- norzte du cznéma. Dans la seconde inter-
donald and Co., 1947. view, DeMille, monteur de tous ses pre-
Article intéressant mais bizarremen t miers films jusqu'à l'arrivée. d'Anne Bau-
écrit, sans aucun plan précis . DeMille chens (Old Wives for New, 1918) sou-
s'explique sur sa ~~onception du cin éma ligne l'importance qu'il accorde au' mon-
et la responsabilité du metteur en scèn e. tage qui représente, selon lui, un cin-
Une remarque sur Unconquered. quième de son travail et déclare qu'il
- « After 70 pictures :t, discours pro- modifie beaucoup ses films au montage,
noncé le 22 janvier 1956 au Beverly par exemple en déplaçant le 4: climax _q
Hilton Hotel, publié dans Films in d'une scène. Seul article à notre connais-
Review, mars 1956. sance à insister aussi nettement sur cet
Discours prononcé au cours d'un ban- aspect de son travail.
quet de la Screen Directors' Guild, ce qui - « An interview in the air», par Eli-
explique la solennité du ton. DeMille y zabeth Peltret, Photoplay, décembre
fait un éloge mitigé de Griffith et parle 1919.
de la responsabilité du cinéaste. - «Cecil B. DeMille also speaks ,, in
- « Forget spectacle- lt's the story that Motion Picture Directing de Peter
counts » Films and Fi/ming, octobre Milne, Falk Publishing Co. 1922.
1956. DeMille parle de la direction d'acteurs .
L'article qui résume le mieux la pensée - « We interview Cecil B. DeMille ,, par
de DeMi/le sur un point fondamental : Gladys Hall et. Adele Whit~ley ~let­
au cinéma, seule l'histoire compte. cher, Motion Pzcture Magazzne, n 3,
Préface à c Moses and Egypt :., d'Hen- 1922. .
ry S. Noerdlinger, Los Angeles, Uni- Interview ridicule, découpée en trozs
versity of Southern Cnlifornia Press, scènes dialoguées où deux écervelées ~­
1956; traduction française chez Marne lent surtout de l~ur émoi au mome!lt ~
sous le titre : c Moïse et l'Egypte :., réaliser l'interview. Les auteurs laz~sen
1957. à peine parler DeMille qui, commde' .zl e~
Livre érudit et austère qui témoiqne avait l'habitude avec ce genre zn 1e~
de l'énorme travail de recherche quz a viewers, met fin à l'interview en. Q,ue;
précédé la réalisation des Ten Command- ques phrases lapidaires. C~ractérzstz%/é~
ments. Dans sa préface, DeMille reprend comme article ayant . CO!f~rzbué ~ ac De-
ce .qu'il, a dit mamies fois à propos du de- dit er auprès du publzc lrmage dun
vozr 9cu a le metteur en scène de combler Mille autocrate mégalomane. D Ryan
par l imagination et le bon sens les lacu- - « By Public Demand :., par on '
nes de nos connaissances historiques. Photoplay, 1923. l'i ge de
c Pourquoi j'ai fait les Dix Comman- Article assez banal. Reprend Uleu de
dements:., texte publié par la Para- DeMi/le potentat trô11ant ,au ~ e De-
mount. ses ob jets rares. L'auteur zndtervzer, (que
Mille sur les Ten Comman men
70
[Jr.Hilft• ,, 'npprl:lr: ,j l o urnu) r:l •nr rr lnt rvl • l' r 1\ •h rt l r nkl
qu;il pense du r· int 1nlll . Fi11 pf11t1 inll:rr: a• hl l 'nlv r lt y, 1 jui n 1 , '
sant•· ni'l llt·.lf~llr: (lfftllfl~r t•in frmmr:r~l { t'fi l n t n·l~ • JI r H r u~~ Ull r 1
rnnl'lni.~ .rf" ,.,rr ,< mn '("' rrr. <'<1111 / >rr•rr.tu•nl ; •,n •k d I J11r o nr t r ) WO
pas c. q11 ris ont nfforn• ,i 1111 rnl rl ' fl"" , 1 \ , 11J d f' 111lo r 1 1 •8.
t rsq11r. sfuf"'finrrf, ,,. f'T" flnllld 'l'"! /,• .'ti· illlrr,.lrws 1f, 111 t '" rf'/ron
r'-1 r'"IIIH't"h rw IJ r 1/1/ r 1 111 t.
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1.' n 1
mond•' ail ct'>rrrrrl :. .
« ll nw Chr i ~ t t'll llll ' 111 p id un•11 :., p ur '" Il' ri • '• l'flttJr'. f'tufl "' / •rufr, Il'''
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Frerl t•ric k ,) :l llH'S S mith , l'lw l n pfn l{ , '." " 111 dtllf• ll l • r, '' ·/"n l t: J " "' l' t:tll~t 1blr r
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ln i t1rc.<.<tT711 fl!llll ' cr> /lll a fl r,• lrr fl•'llt\ lf t' I ·~ J ' ! 1 I I·. H ! >S i>i i ·J ~ c : 'IAUX 1 JI) \, ).
dt• l~Ï11 1{S l'f 1'1·~ prif tlrr11 11 fl"lflll'f
1\ i ll l{ o f I ,H,\ I ' IIII·.S, 1 ~: ;<; 1 ,\11:1 , 1': ~ .
le film fut f o ll rll •'· liu•":. WA I.I I l ~ KH.\'i l. · fllmogr ph i ln
- « T n e Yer ehn o!'t' ht•n ul iful w o nu•n :. , 11 l• 1!111 1 " v '"''"l' IIJ•J> •. Str ~kholm 1 4 1.
p nr R n sn lind ShnfTt' l', 'Pir o t n pfrr u . IH' p ~ 1 " " '' ,. ,.,, ,," " • ."ne"' /11 l"ernl re fll-
tcrnhn• 1930. tn f)( / t'fJ{' ' "'' rJ ,. fl r'oftll e ( l i l r qut.lq u t.&
nr.ttillt' t' .l'p l iq rr t• Qllt' les arfrfct:!l qu' il
a crrgaflt' t's n ' éta i r nt j a mais drtc bea11ft's
tt ~· f ,•t u s). _ !J r~ n r l' ll r .~. l•it.n
{tim o lll !! l tJJ' If/ 11':.
,r,,, mala un
r: t

cla ss ~q II<' S mais allaient tortfrs un défaut,


Ct' pet i t quelq u e chose qui fait l e succès.
BI ANCO E NE ll! >. A••IH IU55 . n a rticle
rl e f o nd "' 1\ t: vi xi•,nc dl I>eM llle, et
- « Hcre's Holl:vwood, introducing Cecil u ne. film ograp h ie d • Hr,berto Chltl et
B. Del\fille >.Interview par Harry Alan ~l arJO Q u a r gnol o.
Towers. chapitre 11 de c: The March En se mble imp ortant mofy r~ ae11 UHUf-'·
of the Movies >, Londres, Sampson
Low, Marston and Co., 1947. FILMS AND F ILMI NG : c Cecil B. DeMille
Interview banale sur les débuts de De- number ;), octobre 1956.
Mille et ce qu'il pense du cinéma. Comprend l'article c Forge t .specta-
cle ... '> , un article sur le tou rnage de Ten
- « 34 ans de cinéma;), Ciné-Revue 1947, Commandments, un article de fo nd dt.
D 48.
0
Peter Bak er : c Showman for the m il-
- Interviews in Constellation, juin lions '> , qui est un rt sumé de /a ro;-
1953; Le Monde du 4 juin 1953. riè:e de DeM~lle et ~ne petite f ilm ogra-
- « I'm not scared of T.V.;), Daily phze, la premzère quz soit san.s er r e ur~ t.t
Sketch du 29 septembre 1953. qui coïn cide avec ce ll e de 1'.-\ utobiogra-
DeMille répond à sept questions cen- phie.
trées autour de quatre thèmes princi- Charles FORD : c DeMille '>, sér ie Antho-
paux: la T.V., le relief, les stars, l'impor- lo gie du Cinéma , n o 21 , 1967.
tance de l'histoire dans le film. DeMille Ca rlos Fcrnandez CUENCA : c H om enaje
répond comme il l'a toujours fait : seule a Cecil B. DeMille >, Madrid , Filmo t eca
la valeur du scénario compte dans un Na cional de Espana, 1959.
film, plus que les vedettes, la couleur
ou le procédé. Liste de c filins racontés •
- Interview radio jar Shirley Thomas publiés à partir de l'œuvre de
NBC Program, 1 avril 1954. '
Cecil B. DeMille
- « Cecil B. DeMille à Paris :. Ciné-
Revue 1957, no 45. MANS LA UGHTER : c Le réqu isit oi r e-.,
- « My 5 Commandments ~. interview Le Film Complet, n" 59, 6 janvier 1924.
par Edward Goring, Daily Mail du 31 THE TEN COMMANDMENTS: c Les di :t
commandements~ in Mon Cin.;. n" 1 L
octobre 1957. du 25 décembre 1924 nu no 156 du
Cinq réponses connues à cinq questions 12 février 1925.
connues sur la Bible. A noter que le THE VOLGA BOA TMAN : c Le batellt>r
« fo~cing ~ publicitaire de DeMille à la de la Volga », Les Grands R om :w s Fil-
~ortze. des Ten Commandments l'a amené
a . znszster plus que de coutume sur la més, n° 8, 1927.
THE KING OF KINGS : «Le Roi des
Bzble. Tous les articles ou interviews Rois», Editions Tallandier 192 7).
donnés par DeMille à la sortie du film THE GODLESS GIRL : c: Les damn és du
sont assez médiocres. cœur :. , Editions Tallandier (1929).
- « Cecil B. DeMille, un Américain bien MADAM SATAN : «Madame Sata n ~ . Le
siir !le l~i ~. par Jean-Louis Tallenay Film Complet du Samedi, n o 1154,
Radzo-Cznéma-Télévision, no 409 du 9 avril 1932.
17 novembre 1957 THE SlGN OF THE CHOSS : c Le . i n
Interview sans intir~t réalisée au mo- dt• ln l'roh: ~ . Film Compl t, no lOil.
ment de la sortie à Paris des Ten Com- 27 mai HH8 (version dt• 1944 1
mandments. prologue).
- I?ter)vi ew par Art Linl<lcttcr (télévi - THIS DA Y AND AGi-: : c Trlomph d la
SIOn , 2 0 octohre 1955. jt•mwssc » , Lt• Film Compld d u ~br li,
- « Students Editors Interview:. Los n" 1590, 22 janvll-r 1935.
Angel~s, 24 mars 1958. ' THE PLAINSI\IAN : c ll ne ave utut"e de
- Interview par Diek Donovan 1 Butl'alo Bill:., Le Film Compl t du
Angeles Times, 11 avril 1958 ' AJS
Jt•utli, n" 2010. 30 st•pt cmhr • 1937.
~9ls~view par George Pratt,· 21 avril
UNION PACIFIC : c: Pa cifi · Expre :.,

1
Le Film Complet du ~cudi, n• 2351 du (( Le!! invincible!! :t, Star Ci
21 décembre 1939. Et sous le titre : n • 52, 14 mars 1963 né Brav 011 l'e
«La route des géants :t, Western Aven- SAMSON AND DELILAH. '
turcs IJ• année, n" 7, 20 avrll 1962. Dalila "• Mon Film 0 ; 2~Sar.nson et
NOH.TJf WEST MOUNTED POLICE: c Lea vier 1952. ' 3, 23 Jan-
tunique:<~ écarlates :t, Mon Film, n" 178,
14 décembre 1949. Et sous le titre THE GREATEST SHOW
c Tuniques écarlates :t, Les Films pour «Sous le plus grand ON .EAI\Tij.
vous, n" 87, 21 juillet 1958. mnnde :t, Mon Film n• chapiteau d~
hrc 1958. ' 3 8 4 , 30 décell\.
REAP THE WILD WIND : c Les naufra-
geur!~ des mers du Snd ~. Stars ct Fi lm3 THE B UCCANEER : c Les ho
n • 19, 1 .. février 194-8. . Nous Deux Films, n• 72 , 196~caniera ~.
UNCONQUERED : «Les conquérants d'un
nouveau monde~. Mon Film, n• 219,
S1gnalons à part: SUNSET Boui
c Boulevard du crépuscule, MEVAR.D:
l" novembre 1950. Et sous le tit re : n• 269, 17 octobre 1951. ' on Filtn,

72
APPENDICE Q!lELQ!lES OPINIONS DE DE MILLE

BEAUTE ET PERSONNALITE e~tre le Bien et le Mal, et comme l' a dit


J e n 'ai jama is choisi pour les rôles Milton : 4: Celui qui sait voir le vice avec
principaux de mes films des femmes qui ~ontoe s ses séductions et tous ses plaisir s
soient des b eautés. Voici en résumé ce la~tJces et qui pourtant s'en sépare et
que j 'ai contre les femmes trop belles. qui r~co:t;~nait et qui choisit ce q ui ' est
le vrai Bien, celm-là est un vrai m ilitant
0

Elles sont trop posées, trop guindées,


n'aiment pas refl éter une émotion qui chrétien '> o Les vrais grands moralistes
pourra it déranger la calme ordonnance ceux qui ont profondément réfléchi au~
de leur bea uté classique. Consciemment problè;IDes de l'art et de la morale, ont
ou inconsciemment, il en est toujours compris cela. Cette conception l arge cette
ain si chez elles. Elles ont tendance à profonde compréhension de l'art est bien
prendre la pose, à se mouvoir sans pas- loi~ de la mesquinerie des censeurs pour
sion, à éviter l'émotion qui est l'ennemie qm la morale est une question de lon-
d'un maintien parfait. Choyées par la vie, gueur de jupes ou de profondeur de
elles ne sentent pas le besoin de faire des décolletés.
progrès, de se rendre agréables, d'exté- L'immoral pour nous serait de dépein-
rioriser leurs sentiments. Les réactions dre un mond~ où n'existerait pas l e Mal,
d'une bonne actrice doivent être pleines un. monde o? 1~ Mal ne serait j a m ais
de spontanéité et d'émotion. Ce qui n'est pUissant et sedmsant. Ce serait immoral
jamais le cas chez une femme trop belle. car ce serait faux. Et ce serait corrom~
Malgré les objections des commandi- pre la jeunesse que de lui enseigner
taires, j'a i choisi Gloria Swanson après qu'elle vit dans un monde où la vertu
l'avoir vue dans un film de Mack Sen- tri.omphe parce qu'elle n'a pas d'adver-
nett où elle recevait une tarte en pleine saires. Y a-t-il pire corruption que de
figure. Je l'ai choisie pour son dyna- professer un mensonge ? Et nous som-
misme, qu'elle est capable de mettre au mes les vrais défenseurs de la moralité
service de n'importe quel rôle. Swanson quand nous luttons contre la censure
n'a rien d'une beauté, mais elle a la fa- qu~nd nous. r.efusons de nous plier au~
culté remarquable de donner l'illusion exigences ridicules de certains groupe'i
de la beauté parfaite. La personnalité qui veulent faire pression sur nous.
l'âme que l'on découvre dans le regard'
c'est cela qui fait l'individu. La beauté CHAIR-BOY
physique est superficielle. Je préfère la
mobilité d'expression. Vénus n'aurait Le c: chair-boy » de DeMille, voilà un
aucune chance à Hollywood. sujet qui a fait la joie d'Hollywood pen-
dant des années. Lorsqu'un metteur en
CENSURE ET MORALE scène travaille sur un film chaque jour
du matin au soir, son travail demande
Je n'a~ pas b~soin de préciser que le toute son énergie et une attention cons-
but du cméma n est pas de faire des ser- tante. S'il a l'occasion de s'asseoir pen-
mons ou de déformer la vérité en pei- dant quelques instants, il se doit d'en
gnant .un monde où n'existent pas les profiter. Mais il ne doit pas avoir à cher-
~au':ais côtés de la vie. Il y a des gens cher sa chaise, ni à courir sur le plateau
hien. mtentionnés qui veulent un art anti- en essayant de retrouver l'endroit où il
rptique qui ne serait plus le reflet de l'a laissée la dernière fois qu'il s'est assis.
a nature. Ces braves gens essaient de J'ai résolu le problème en engageant pour
toute~ leurs forces d'imposer leurs idées' chaque nouveau film un jeune garçon
parfois par la censure, parfois par de~ dont le travail consiste à prévoir ~ue
gf?ubesJ de pression organisés et disci- ma chaise sera là où je suis quand j en
m s.. e .souligne qu'il s'agit de braves ai besoin. Ainsi, je ne J.>erds pas de
gens hien I.ntentionnés, mais ils ne savent temps, et je ne cesse jama1s de me con-
paÙ ce qu'Ils font. centrer sur le film en cours.
D n film demande drame et action Frank Calvin est l'un de ceux de mt's
:~;ne, cela veut dire un conflit. On n~ c chair-boys :. qui a compris que ce tra-
&te pas montrer le rayonnement du vail est une occasion sans pareille d'ap-
eeu~ ~~ns montrer _par contraste la noir- prendre le métier de producteur et de
Cession :!é:~n~ee~rms m~ralistes d~ pro- metteur en scène. Le chair-boy est tou-
noblir et fort ïl que 1 art devrait en- jours derrière ou à côté du metteur en
forme 1 er le caractère. On ne scène. Il voit l'ensemble des activités de
rendantpas dei caractères forts en les production du point de vue du metteur
dans du a~~nes Lou ein les enveloppant en scène, ce qui présente des avantages
· a v e est une guerre uniques. Il entend tout ce que dit le
mette u r en scène . Il voit pourquoi il d'une V{!rltnh le cnmpro;\hc• .
r1
décide telle ou te ll e chose, r,ourq uo i 1! cl ' expressiOn .
dont i t 11 · pa11!1HJ11 u lll.<1yen
modifie telle ou te ll e aulrl'. S il est i n t e l- sem bl e que l e p u b l ie r 1cnt~ et iJ rn
li gent, il peut ml!me profiter des erreurs 111Cilt c·•• l
L
S" j
Il • • 1
· . :<!Cnt lrl t '1
n crJtJquc dr1 1"t . e
- nctJve.
qu'il voit, y compris cell es du Inctt cur l t•s nrts, .1·emplir sa fr >ne.t 10n• • dun !! t 1,
en scène. Loin d'être un va l et, il a u ne 1 . •
11
11 a
I{II C e ~r l l H]Il e. J ui - m~mc nit' rnut
p l ace de p remier c h o i x à l 'écol e l n pl us moye n d exp r es~uo n qu'il . Jl<•nr le
pratique du cinéma. eompré h c n s io u ct le mA JUge la m~m
· t e envers so n arterne
l ' 11 1·t 1s ... res Pect 'lll'ae
CRIT IQUE ( ! ( • fll
. 0 0 0 0
. é1111 c r1' t•1que
1ns c on sJ u·' è re rt ue le ·>1111
Certa in s d 'ent re vo us ont lu, san s do ute, url b â l u 1·d , s'il p a rl e de cl ~ ·mu tst un
l a criti q ue p arue dan s Tim e s ur Tit e T en cc b esoi n inn é d e p ro u vc: ·H~ue fi lm avec
~ ur cc p r oduit du < n l ck el ;~~ér~ 11 Périflrit~
Commandments . Ell e u m t!m e é t é r epro-
du ite avec a ll égre sse quinze jours plu s
t ard dans un journa l publié derrière le
JI se ra m a lhe ur e u x d an s 11011
c e~ a se ve_rra d a n s ses j ugem~:n{"VIlJI, et
t.•. _alor 8

hl1 c n e. li c ndra p as C<H npte d . · Le pu. 8


ri dea u d e f er - ~e suppose donc que
p a s m a l de gens 1 ont lue. Je la men- ct _l_n tr1 s l e o pini o n d n public re ,:c:ll)(·c i,
ti onn e ici, non rour la réfuter, car le cnllqu e dev ie ndra d e J)lus . Ill a ura le
apr è s c h a qu e film à succès · en IY ·plus· t r1· ste
film lui-même sen charge, mais pour
illustrer un point de vue. Le jeune hom- si un critique d e film s p~ss au~re, Part,
m e qui a écrit cette critique a eu l'idée extrême et con sidère Je ci · "/ 1 autre
lumineuse de prendre le mot «exode~. un a rt tell em ent a vancé q u~]ma,
11
C<Jmmc
d e faire précéder ce mot d'un « s ~ et portée que de l ui ct d e ue; est &. la
- miracle - la critique de cinéma a s'il con sidère le cinéma, ~ ou f ua~~s~ut~es,
atteint un nouveau sommet avec cette comme l~ propri été de quelques inte~te,
création du mot « sexode ~. Toute la tu~~s - ll se coupera du reste d u p ub~
critique de ce jeune homme tournait qu ll est de son devoir de serv1·r t 1 ~·
a ut our de cette éblouissante création. .
fi nua t"t
riS emeut par ne plus se
, e ll
1
Ce genre de chose est vraiment très qu'à lui-même. Le cinéma est un ~~~:~
facile à faire. Beaucoup plus facile - de toucher le.s masses. Le critique ui
car cela représente moins de travail - accepte
. . ce
. fait - sans rechigner , 8 ans
q
que d'analyser sérieusement le film, de gem~r, s1mp 1emeut comme un fait _
se donner la peine d'acquérir certaines celm-l_à saura amener de meilleurs fi lms
connaissances sur la façon dont on fait et fimra par accroître l'influence de sa
un film, de le juger en conséquence, en profession. La critique est une forme de
expliquant à ses lecteurs si le film est se~vice public. C'est une forme d"en-
réussi ou non et pourquoi, de souligner seignement. Nous en avons besoin.
la force ou la faiblesse de sa construc-
tion, de dire si le metteur en scène a DIRECTION D'ACTEURS
réussi ou non à exprimer les P.ossibilités
dramatiques du scénario. Voilà ce que Etre acteur est un dur travail. Il faut
j'appelle critiquer, ce que j'appelle juger. d'abord du talent, mais cela ne suffit
C'est ce que tout metteur en scène est en pas. Il faut aussi posséder ce je ne sais
droit d'espérer - ni plus, ni moins. Et quoi que j'appelle l'autorité, cette fac ulté
c'est ce que le public est en droit d'espé- innée de savoir s'extérioriser, sans arro-
rer au lieu de ces petites astuces super- gance ni exagération, mais avec cette
ficielles dues à des critiques qui s'atta- calme assurance qui témoigne silencieu-
chent à des détails secondaires et négli- sement de cette qualité innée. L'un des
gent le fond du problème. signes les plus manifestes de cette auto-
Bien sfi.r, je connais mieux le problème rité, c'est la sobriété. Un grand acteur,
de la critique de cinéma aux Etats-Unis comme un grand orateur, ne donne ja-
qu'ailleurs. Je me demande s'il arrive mais l'impression qu'il. va jusqu'au .bout
jamais aux critiques de se demander de sa puissance d'émotiOn. Il donne JU~e
pourquoi leurs écrits ont si peu d'in- ce que le rôle ou la scène demande .~au
fluence sur le succès ou l'échec d'un donne au public l'impressi on qu Ii }
film. Si une pièce de théâtre a de mau- encore des ressources profondes qu il
vaises critiques, elle ne tient pas long- n'utilise pas et dont il reste 1 ~ ~n :u tre.
temps. De bonnes critiques peuvent beau- Dès qu'un acteur utte~nt ,l!l l_mlll_e ~ x­
coup aider un livre- de mauvaises, l'en- trêmc d'un sentiment, 11 s :~m omdn t ~: .tr
terrer pour longtemps. Il n'en va pas de il ne lui reste plus rien ;\ d tl llllt' r .
même avec les films - du moins aux Au Conservatoire quand j'étudia is ~our
Etats-Unis . Tout producteur ou tout met- devenir ucteur l'un dt• mt•s prtlfes~turs
teur en scène aime avoir de bonnes cri- était Charles jehlingt•r. J'ai toujou rs ~~~
tiques, bien sfi.r, mais il sait que les cri- beaucoup de respt•t•t püur lui et P1 5
tiques, bonnes ou mauvaises, auront fina- tunl lorsfflW nus rupports n'étuknl v.,u
lement peu d'influence sur la façon dont ' à q~ e nous ut'-
rle!! rnppol't!l de mnître t .'" ' rrutolre
le public accueillera le film. Cela est par- vînmes bons amis. Mais au Couse !linger
fois réconfortant pour le producteur, nous n'étions jumnis t~'l~t·cord . Je:.:teurs
mais ce n'est pas un signe de santé. avnit unt~ façon de dJng~r let a oyalt
C'est le signe que la fonction de la cri- que jt• n'ni jamais adnuse. l pro-
tique a perdu de son sens. qu'il falluit imposer aux a cteur\:fg r 1
. Pou~quoi ? L'une des raisons en est, JH' c t•ouceptiou d'un rôl.e, les ,.~i et de
Je cro1s, que trop de critiques manquent fuirc, pour tous les détutls de

74
mouvement, exa_ctemcf!t cc , que lui esti- il n'avait paR comprifl la profonde vérité
mait qu'ils devaient faire. C est une façon ck la phrn!lc de Sir Henry Irving : c 11
d' btenir de la part d'une troupe une faut dirige•· le théâtre comme un com-
· n~erprétation homo~ène, mais ~c n:eat mc.•·.n·, sil~on. il é<;houera en tant qu'art:. .
~as une façon d'e~setgner le métier dac- Gril flth n n Jamais pu réussir à. s'adapter
teur. Et j e ne crois pa~ no? p l us que ce a.ux nécessités commerciale11 du cinéma.
·t le moyen d'obtenu d nn acteu r le Cc ln témoigne !Hln!i doute de sa grande
sol ximum dont il est caP.able, en suppo- h •~n nè.teté. Mai~. l1 l ' a 11 sc de cela , J'i nd 11 s-
~~t évidemment qu'il soit dou é a u d éf? nrt lt·•.e ct"!émntogrnphique et le monde ont
d'une dose suffisa nte de com p ré h ensi on, H'? pl'lvés. d e son talent pendant les
d'autorité et de talent. RC izc dern1èrefl années de sa vie.
'Bien stîr le m etteu r ~n scène ~o lt dir i- Ma is, fait pl uR important encore Grlf-
ge~ Il doit gui der et Intég rer 1 Interpré- flt~1 n'étt~ it. pa_s u n dramaturge . yj a s11
tation de chaque ac~eu r da ~ s l a conce~;~­ utiliser l h 1sto 1re de Thomas Dixon c The
tion général e de la pi èce. Mai s ~ e n e cro~ s Cl a n sman » et en faire, grâce à. la magie
pas qu'un metteur en scèn e dOive jama1~ d e sa mi se en scène et de ses mouve-
faire violence à un acteur d t; talent qm m ents d e ca m éra, Birth of a Na tion, qui
a une profon de compréhen swn d e son est un film t ou jou rs aussi passionnant.
rôle. Une b onne inter prét ation est aff~ire Ma i s quand il e n ch atna avec Int olerance,
de création. Sinon comment pourrait- il film conçu d'ap rès un scénario original
y avoir do u ze f~çons différentes de j?uc,r d e sa compo sition et r empli pourtant de
Hamlet, et q u 1, t o utes, so nt. vrai es ? scè nes inou bli ables, les sp ectateurs quit-
J'aime u n bo n sp ectacle de manonnettes, tèrent la salle complètement d ésorientés
mais là il n e s'agit pas de jouer. Le par les efforts de Gr iffith pour racont er
montreur manipule, il ne dirige !?.as. quatre hi stoires différent es, se p a ssant à
En ta nt que metteur en scène j ai tou- quatre moment s trè s él oignés de l'His-
jours es sayé de suivre ce principe, que toire, reliés par un thème commun qu'il
mon t r ava il, une fois que j'ai choisi fallait quelque temps pour compren dr e
un acteur pour un rôle, consiste à l'aider et par la répétition d u célèbre et t r ès
à expri mer le mieux possible sa façon à beau plan de Lillian Gish c f a isa n t ba-
lui de concevoir le rôle. A va nt de donner lancer éternellement un berceau •·
un scéna rio à un acteur, je lui raconte J'étais là à la première d'Into lerance
tout e l'histoire du point de vue du per- à Hollywood, quand Griffith en p rése n-
sonn age qu'il doit interpréter. Il tient tant son film demanda timidement a ux
do nc de moi sa première conception du spectateurs « d'être gentils pou r son p etit
rôle. Mais il peut l'interpréter autremenl spectacle». Plus tard, les spectateu rs et
que moi pour certains points. Je peux surtout les exploitants ~ui sont des gens
p enser que ma conception est meilleure, têtus ne furent pas gentils du tout. Grif-
ma is il doit interpréter son rôle comme fith fit d'autres films q u i remportèrent
il l 'entend. Sinon il n'y aura aucune un succès à l a fois arti stique et com-
vérité dans son jeu. mercial, mais j'ai toujours pensé que son
déclin avait commencé avec Intoleran ce.
GRIFFITH Car le grand secret de la réussite a u
Il y a bien des années, les gens cher- cinéma, c'est une bonne construction d r a-
ch a ient à me flatter en faisant de moi matique. Intolerance montra que Grif-
le rival de Griffith. Griffith n'avait pas fith ne possédait pas ce don. C'est cel a ,
de r ival. C'était notre maUre à tous. plus que son manque de sens des affaires,
Les historiens du cinéma disent aujour- son manque d'accoutumance au film par -
d'h u i, et cela est vrai, que Griffith n'a l a nt, sa sensiblerie devenue démodée
pa s inventé le gros plan ou le montage après la Première Guerre mondial e, qui
parallèl e ou certains des autres procédés explique à mon avis pourquoi sa ca r ·
de mi se en scène qu'on lui a attribués. rière s'est terminée si tristement.
Cela n 'enlève rien à sa gloire. Il a fait
q uelq ue chose de plus important que MUSIQUE DE FILM
d'i n venter ces procédés. Il a été le pre-
m ier à comprendre totalement la valeur Les compositeurs ont souvent ét~ sur -
narra tive d u ciné m a; Je premier à Je pris, lorsqu'ils m'app o rta ient des pages
h ausser au n iveau de l'art; le premier à entières d'une œuvre complètement or-
d on n er à l a ca m éra son langage et sa chestrée, de me voir leur demander de
so upl.esse. Il nou s a tout appris. s'asseoir au pi a no pour m 'en jouer .les
Ma is alors pou r quoi est-il mort pres- principaux thèmes avec un seul dotgt.
q ue d a n s l'oubli ? Pourquoi tous ses Il s mettaient certainement cela sur le
films n'ont-il s pas eu le succès de Birth compte des petites manie s d e DeMille.
of a Nation ? Pourquoi les producteurs !\fuis ils comm ençaient à compre ndre lors-
r efusaient-il s vers l a fin de sa vie de que je leur expliqu a is que souven t, gràt•t•
l'.en gager ? Hollywood est une ville ca'(>ri- à l 'habileté d e s musici e n s d ù l:t bcuutl-
C I~u se et qui oublie vite, mais cela n eJt- de J'orchestration, un thème très f!'ibl~
phque pa s tout. peut faire illusion, m êm e pour cel ut qut
La r~po n sc t ie nt e n j) nrti e dan s Je fait l ' a composé. Le producteur du fl lm p~ut
~u~ Gr1~flt~ a va it le s défauts de ses qua- se laisser entraîner par t•ettl·, v irtuostté
htés; C éta1t un grand artiste, mais un ju squ'au moment où, lors de l enregist re-
médwcr e ~ o mme d'affaires. Comme beau- ment il découvre tout A coup que ce
coup d art1 st es d e théâtre ou d e cinéma, thèm~ qui d evait soulign er a vec force

75
SI' R
hn 1:Il 7 i•
t ouJ •li ll '~. opÏP l'Id !I l rd 1
pins llllpo >d!lll! d'11 11 tl lt u .
ojhl Jl!i', je· ,., " ' ,, • . ol .ic •' • .,j '""joqr• ,
cpa'il o'. l pP~. Îhl t• tic 1 d r o' ol e Ht'n tr d ll l m
nu \'c•.!l'f t o•:~ o'<ll l ll ii P .•• 1 • \ 'li ill BU ll ch•u l ~
mo 1 P•'lt:l' t' li p :t l"l . lll tl i':t ln•IIJ HR lh ~A ·
fr litS \lili t' i~fllÏi' llf ft 1\ JICIIf'IC' tfo• IIH IIt
p r· . mais j':ti l o> u jo> llt', t' t \ 't· tlt• rf- un i r
unt• ll't>tq >t' d ' ndo• u r:~ dt• l n lt' llt <' n l t'll
nlt l i:-;. 11 1 1•> 111' it h1Hr d n n :~ lllll' ~é rit• d e
films da n~ l n qudh• tel ndt•nr p o urrait
j 'll t'r le ht'nls , puis, par cxe mp}C', un
pet il rô l t• d e ma i h.·t• d'hôtel dan ~ li' film
~ ui nt nt. d e . . l'n urai !l C!lsnyé d e m ettre
l'ac 't'nt sur l'hi stoire <'t sur chaque per-
s OJ IIl :t~ c en particulier, plutt\t que :~ur
u n ~~u d eux n oms rélèbres. Je crois que
cc gcn l't' de films plairait au public, qu'il
lui donnera it confiance dans lo compa-
gnie qui les produirait et qu'economique- Cet ensemble o , ,. -.abll par IP iene co.,
m ent et a rtistiquement cc serait plu :~ ovec lo colloborotlon de Stmoe i .f
sa in que le c star-system:.. Mais je n'ai Jacques Schmitt pour lo frt"''9roptt"-. Ln propos
j a m a is pu réaliser ce projet. L'industrie de De Mille sont ntroits de l' Avto~rop\ de.
cinématographique est condamnée au ouvroges et périodiques cités don a b ' .
phie et en particulier de : Dolly Slwtc , ·E
c: star system:. qu'elle n er(·é et }('s pro- Film. and Fllming, Films la Revlew, F l~
ducteurs estiment que ]cs star s so nt un e Photoploy.
sécurité. .J'ai souvent donné des rôle ~ Nous remercions auui pour le11r oWe 4't levn
importants à des acteurs relntivement conteils Mlu Lillion Schwarh " MM. O.Witt
peu connus. Et bien sou,·cnt il~ so nt Bodoen, John Cocchl, Gunnor Lundqv , :Jock
d evenus non seulement des vedettes mals E. Holan et Jamea R. Parish, oiftsi que le Brit
Film fnstitute (londres), La Cillémat'*tue l or
ont fini par se prendre pour des soleih de Belgique (Bruxell"), Filmhistorisko Sa
autour desquels le monde devait tourner. garna (Stockholm), le Uncoln Res.. rd1 Cnhf
Cela n'est pas vrai bien sâr de toutes (New York), La Motion Plchue Acodemy of Arts
les grandes vedettes avec qui j'ai tra- ond Science• (Holl)"'l'ood) et la PoroMOuat ( "
vaillé. Les plus grands acteurs sont sou- York et Paris).
vent les plus consciencieux, des c ou- Enfin nous tenons à re ""'cier tovt ~~
ment Miu Florence Cole, consetYotrice d u De
vriers:. en qui on peut avoir toute con- Trust à Hollywood, olnsi que M. Heery Wiko.xN

76
JOURNAL DE 1966
par Ja cques LOURCJ:LLBS

c Noti!T r-e cru!! l '<m Jll:n r:, puérilité.


C'est là 110n prix. "
(.Jacq ues Chardonne,
<r P ropos C<Jrn me ça,,.
c Il faut prendre garde que c hien
ecnre ~ peut être, quel quef() ie, écrirr:
comme un épicier. "
(Paul Léautaud,
c Notes retrouvées 1> ).
«Ma mémoire, Monsieur, est comme
un tas d'ordures.,
(Borges, c F u nes
ou la Mémoire • ).

Voici de8 note& sur quelques-uns des 392 films sortis à Paris en 1966,
ain.&i que sur quelques autres, plus anciens, mais que l'on pouvait revoir (ou
découvrir) cette même année.

Jer Janvier. - La Femme du boulanger, Pagnol, 1938 (télévision) . Il n'y


a pas un cinéma de recherche et un cinéma de divertissement, un cinéma
théâtral et un cinéma pur, un cinéma littéraire et un cinéma prosaïque.
Toutes ces distinctions ne servent à rien, n'ont aucun sens. Pourquoi ? Parce
que, dans tous les films intéressants, l'invention, qui est la moitié au moins
du génie d'un cinéaste, est proprement insituable. François Truffaut.! un jour,
a essayé, à propos d'Hitchcock, d'opposer une idée de scénariste et une idée
de mise en scène. L'idée de scénariste, c'était, dans Les Orgueüleu."C {Y. Allé-
gret, 53), Michèle Morgan envoyant un télégramme et disant à l'employé
des Postes : «Enlevez tendresse:. - idée censée souligner la cruauté incon-
sciente du personnage. L'idée de metteur en scène, c'était, dans Under Capri-
corn (Hitchcock, 49), Michael Wilding plaçant sa veste derrière une vitre
transformée ainsi en miroir, pour obliger Ingrid Bergman à prendre conscience
d? sa b.eauté toujoun intacte. Opposition peu probante : on pourrait aussi
bten vou là deux idées de scénariste l'une mécanique, <~onvtmtionnelle, vul-
g,aire, l'autre, celle d'Hitchcock, surp;enante et admirable. Et les tleux idées
opp~sent ~oins par leur nature que par leur qualité. En fait, il e8t à peu
8

pr~ Jmpostnble, au cinéma, de prédser la nature d'une bonne idée, tant la


~Ille en scène est faite de l'imbrication de mille éléments divers et hé té.ro-
genes. On peut tout au plus mesurer la valeur d'une bonno idée à la force

11
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I ' IIH'tlla t'Oillllflf 'H IJIII ', c•iuc'·uw de · n~•· it) . 1)an H •·h ·Hflll' fil rn
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ueR exteneurs. . -t-1 ete, tee mqucrncnt parlant, un réactionnaire
' ouIrect,
n~va~c~r ? La ~~wAtio~, on ~e ~oit, cet à peu près, insoluble et n'a gu:
d mtürct. Cc qu 11 a decalque d un autre art, ce qu il a inventé, a l'a fait.
comme Aans y penser, en suivant Aimplement son instinct à la recherche de
la meiJleure incarnation possible du monde et des personnages qui lui
tenaient à cœur. A voir Aes fùms aujourd'hui, on s'aperçoit, et cela n'est
plu~ contesté par personne, qu'il a été en somme une sorte de classique,
pour qui l'écriture du scénario et la création des personnages comptaient plus
que tout, d'accord en cc1a, et peut-être sans le savoir, avec la majorité des
grands cinéasteA qui ont toujours affirmé (y compris ceux qui n'écrivent pas
une ligne de leur script) que l'élément le plus important d'un film est
J'histoire, tant comme point de départ que comme résultat réel de la mise
en scène.
Pour ce qui est du tournage en extérieurs, c'est nne technique susceptible
d'utilisations si diverses qu'on ne saurait trouver d'unité dani les écoles ou
embryonH d'écoles (paysugiHtcs scandinaves, néoréalisme, nouvelle vague, etc.)
qui s'en sont réclam(~H. Malgré cela, on peut sans trop ~'~rtifice distin~er
deux grandes façons, fondamentalement oppos(~cs, de les .uhhser. La ,?rem1~re
eonMÏAlc à aller en exti-t·imtrs en observateur, en tounste, dans l mtent10~
d'i-tormer·, de ~'i-tonner Roi-même, de faire valoit· la variété et l'originalite
des lieux ri-vélf.!-1 pur 1a caméra. T.'autr·e est cdle qu'a choisie ~agnol. Sa
Prow·nc:e •~Ht une· Provence: immémoriale, statique, à peine regardee, profon·
dément liée au dt:l-11 in des personnageR, aussi peu mise en valeur et pou~ant
aussi présenh~ que 1t•s paysages des meilleurs westerns avec lesquels _les . 0d18
tle J>agnol ne sont pal'l d 'a1·ueurs sans · a ffi mte. · ' C'est l e monde elarg.,. e
l'homme <'onsuhRtantid1t•nwnt ntt.ac1w, n· sa terre na t a1e, que Chc~terton · ' .· ..oppose,t
dam~ Ma critique du coRmopolitil'mc tlc Kipling, au monde l'ltngu tedrem~:" 1
rlitrèci tlu alohe-troller : « LC" ~ 1o 1w-trotlt't\ t•t•nt·t' · · ·1 VI·t d a llil' un mon e Pi <'"'
reMtrcint qtw ],. papmn. Il n~l'lpn·c· lon.rom·" nnc n t mo!<p h t'-rt' loea
· ' n · · . •
, ,1t'. b1.on< r '
ctou.
est un ~n•lroit ('ompnrnblt~ 11· (']• tu·ago · t'l f'l• lH'ago
· "" t 1·omparnblc u ,
1 0111
• ouu•au.~
1 e pasMaaer •ft• Jltttpu•bot Il vu toult'!-1 lc•s rtH't'~ ,rhmlllllt's ct Dt' pt.nst . .:.s les 1
• ' r:> , • } ' ';.t • H'tltl>l Jt•s ('ODVt'llLlll( . •
cboscH qui l•~~"~ ~t-JHII't•nt : ln nourrJIUrt', t·~ H 'n .. , , Europe.
·
anneaux dans Je rwz t:ommc en - r·ullW ou aux «II Af · l ·t•Jllt•s t•omme en
1 A riais motlernes.
le fard hluru: <·lu:z . 1cs A nt•u•nt-~. t~ t 1L• f ' l r 1J rou ~"~uc• (' u•z t's ng
• ·1, songe aux
, , 1
L'homnu~ tians Hon t'tiiTt' t c (' wux n a 11 t 1 • ··t· 1 vu du tout maas 1

78
choses qui unissent }C8 hm nlliCR ; l a !ailll, l c~H c:nfunltl, la ht:auti~ !le!l { DlDI &
et les pronlCsE~es ou lcl:l tncuaccH du cu~l. .. » C hcto~tt'J' I on no te: t:galcmcnt : cH '·
que nous avons. pri8 racine . d~us u n_ endroi t.' l'end ro it. s·.~,vanouit :». Cette
Provence évanou1c. non l o u n~:~ t Htllt ', cu• / ,a l'l' llllll t' du h 01 d n.u(l,r' r est suus
doute }"élément le p l ns in thTsHanl du d ato~Aic· i to~ m c cie Pagnol.
L'autre élénlCut. fort du film , e'c~:~ t, cltm H l' in trigue, ln Hnu d ainet{: elu cli;part
de Ginette Leclerc, q ui donne un a~:~ p cc t tra gique ù l'œuvre. Tout au long
du film, Ginette Lcd e re l'Ctl t c pour a iu Ai dit·e un p enmn n ug(: « ahflent :b. s()Jl
retour silencieux d ans l a dc rnièt·e Héquen cc eon finn c cette impression. Pas
de querelle, pas de discu ssion, pas de dram e, p as de p t~ycholog i e. Le f1Jm
devient ainsi un simple dialogue entre Raimu ct la fatalité, entre Raimu et
l'absence de son amour.
Note ajoutée : L 'histoire du cinéma est loin d'être achevée - à peine
commencée en r é alité . Trois domaines à mon avis devraie nt tenter les futurs
historiens du cinéma. Je les indique brièvement : 1) le cinéma français
d'avant-guerre : un cinéma qui a beaucoup demandé à des gen s qui n'étaient
pas exactement gens de cinéma, surtout gens d e thé âtre - acteurs, dram a-
turges - et qui, en conséquence, a beaucoup reçu d'eux; un cinéma dont les
buts, les méthodes, l'esprit sont presque aussi différents de ceux du cin éma
français d'après-guerre que s'il s'agissait de deux cinémas de nationalité
différente. Avec le sourire (1936), film écrit par Louis Verneuil et mis en
scène par Maurice Tourneur est, par son invention, sa vivacité, son cynisme,
son expressivité à tous les niveaux (en particulier social et moral) un film
typique de cette période, où le cinéma français fut peut-être le premier du
monde. Bien mièvres et hien scolaires en tous cas nous paraissent aujourd'hui,
à côté de ce film, les meilleures comédies américaines de l'époque. ll est sûr
qu'il y a là tout un domaine à explorer et à recenser avec, comme on dit,
«un regard neuf»; 2) le courant comique dans le cinéma italien des débuts
du parlant à nos jours (de la clownerie pure à la plus virulente satire sociale)
est un filon sans doute Intéressant lui aussi; 3) le troisième domaine est
peut-être le plus important : il s'agirait d'examiner, dans une perspective
historique, le rôle de chacune des principales :firmes américaines. Cette étude
n'est pas à mener, comme certains le croient, d'une manière hostile à la
notion d'auteur. Ses conclusions au contraire mettraient on ne peut mieux en
valeur l'importance et le talent respectifs des grands du cinéma U.S.

18 Janvier. - Deux heures à tuer, Ivan Govar, 66. Le film est tiré d'une
pièce de Vahé Katcha. Unité de lieu, unité de temps. Malgré cela, l'histoire
est confuse, par moments incompréhensible, tant il est vrai que l'intelligi·
hilité d'une intrigue ne dépend pas des principes sur lesquels elle est bâtie,
mais de l'honnêteté et de la clarté d'esprit de celui qui la raconte.
Le lieu: un hall d~ gare d'une petite ville de province. Temps continu :
les deux heures en question (1 h 40), la nuit, dans l'attente d'un train. La
région est terrorisée par un sadique, tueur de femmes. Qui est-il : Michel
Simon, Raymond Rouleau, Pierre Brasseur ou Jean-Roger Caussimon? Il Y
a quand même une originalité dans Deux heures à tuer. C 'est que le person·
nage sur lequel, dès qu'il apparaît, se portent tous les soupçons, pe rsonnage
qu'on présente comme complexé, inquiétant et antipathique à t~ouhait, t~e
trouve être effectivement le vrai coupable. Embarrassés par cette audace,
les auteurs ont essayé de l'amoindrir en prédpitant le dénouement, qui et~t
encore plus obscur que le reste de l'intrigue. On sort de la Halle saw ê t re
sûr d'avoir rien compris. C'est l à unf• ntse nouvelle, très c .
me~t: po~ ~asqucr la faiblesse ou J'artific(• d' une int~ i :ployee, actuelle-
esperant amsi donner au [,lpcclatcur une raison nouvclJ gt d , f)~ loflh~t<:u~it,
~1 1 l J 1· • ~
'1 f c s y l O...::reeeer
•..-.
.. l' l'ca cu d. e <urau~ metnc .: il n'en nH t l HlH clf•, p 1re
au\rais•
· v
C
. r,t 1 a u t c t . •
vou a une cs cans<:'s, mult.rplcs d'un eert ain J:.... J· nt. .er amernent
. 1 · · , . ', · ,_ " cressemcnt rl
p01u. ~ c1nema, que d autrcH preferent a ppeler, pour s'en é H public
du cmema », alors qu e e'est en réalité la ehose la plu 8 1 :tonner, ~ cnae
justifiée du m on de. ' og.tqut! et la pltll!
De cette tech nique, Jose ph Losey a été un précurseu d
,
a propos e
d B lm d Date ( « P résen ce » no 20) . « Il y r 'quan
0
0

1j
t , l' . ~ ec a ré
d' l
.
h oh IDes fin 1 · av at a or 1g1 d
a. es qui, , étaient
. ,
très explicites, t rès précises. Tout e'ta'It exph ne . eux
.
t ou t se tenait et c eta1t tres ennuyeux. J 'étais sûr que ce n 'e't ot que,
· J'a1· r etourne. toute la fin, je l'ai condensée en une seulat hp asho ce qu' 11
f a IIa1t. 0

,.
n a1 nen ' expli que' d u tout. De sorte que, si l'on en a envie 0 e ome et'Je
~ M p l . . ' n peut ne p
etre sur que . res e ait commis le meurtre. On ne connaît pas 1 d, ~8
A

sur la façon dont elle a procédé pour placer le cadavre sur le div 08 eta~
bien que les gens sortent du cinéma en disant : a-t-elle commis c8.14 etc. S1
ou ne l ' a-t-eIle pas commis, · coDllllent s,y est-elle prise pour ·fairee meurtre ·
ceIa.? etc. Ma1s . 1'ls aiment
. l e fil m. Al ors que si on avait tout expliqu, CCCl , ou
avis,. ils n ' auraient . pas aime. , 1e film parce qu'il aurait été limitée, pa a mon
explications>>. Une telle déclaration, parmi beaucoup d'autres, est en r :es
un bon commentaire sur le déclin de Losey dans ses derniers film.s. ou re

26 Janvier. - The naked kiss, Fuller, 63. Quand le film commence


Constance Towers est en train d'assommer son ex-proxénète. Durant b
bagarre, elle fait tomber sa perruque (elle apparaît complètement chauve) et
prend à l'homme les 75 dollars qu'il lui devait. Les titres du générique
passent sur elle remettant sa perruque, se maquillant, redevenant peu à peu
une femme très féminine. Dans la glace, elle se trouve un peu vieillie et
décide d'abandonner la prostitution. Elle décide aussi de changer d'air. Elle
arrive dans une petite ville de province, racole un policier, Griff, et sous le
prétexte de lui vendre une bouteille de champagne, engage avec lui la
conversation. Elle lui parle de Goethe mais n'est pas comprise. «Go who?,
dit le policier. Elle refuse son offre de travailler dans le caharet où il
emmène habituellement des filles. Elle loue une chambre à une petite bonne
femme très sympathique qui a pour habitude de bavarder avec un I?anne·
quin couvert de décorations : son fiancé, un militaire, porté disparu il Y a
une vingtaine d'années.
Constance travaille maintenant, très hien et très efficacement, dans une
clinique de petits infirmes où elle expérimente des méthodes que Full~r a
décrites ici même, très hien et très efficacement, il y a quelques , numeros.
Elle fait la connaissance du propnetaue· , · d e 1a el'IDique· qut· pos sède
·, ,egalement
.
P resque toute la ·
ville, '
ou sa fam1 'Il e est ·
msta Il'
ee d epuis· de s generationsell et
. d
des générations. Constance a aussi des amies, es protegees. une , , L' d'entre
• es,
f ·re
une infirmière très sensible, qui en a assez de la clinique, so~ge ~t ÊÛe
embaucher comme entraîneuse dans le caharet indiqué par Grati. e va la
même de recevoir à cet effet, 25 dollars d'avance. Cons!ance. v~ trOUY: la
'
tenancière du caharet, . p l usieurs
lui envOie . f 01s
. son sac a main a trave...
figure et l'oblige à mâcher les 25 dollars. 11 soi Dlêlne·
fl est plus facile de conseiller }es autres que d~ se COD8~~e:D ~aria&C'•
Le propriétaire est tombé amoureux de Constance et 1 a deman

80
EJ1c h CSJ . ' (' /' . F> il ••, d• t•man
• 'tc a· a f'C'f'P •
d r: con ~~i l a 11 rnann
• •
quin rle •
a 1 logeu
. • .
. I t ]]f• d 1~ride d~ rl •rc: 0 11 1. non flan aVfllr aupr1ravant cc aue on
Fma cmcn · ~ • · · l '. • TJ . •
futur sur ·on paseé.. JJ dil fJu ' ïJ vt• . u t f: p ouaer. fJU I'Ind . nu!mc. , n jfJUr ila
,. · t toute gui ll erette, dk v •e nt dH~z lu1 pour lu, montr er on vo e
} 1 mprOVJ8 C, • ·• . · J L· L} ''}
d e manee. ~:. , 1
· • VJ]e ,] ~crn 1 vre alor"· d 11nc n 1anwrr: JD f uu1tau ~~, q u 1 a un pen·
. . .
chant très marqu 1~ pour_ J ~'". fi~lcl.tt f:H (k .llfH!t:t.n tc uhr. t·om p rt:n d ~ot ul am po ur~Ol
• . , . .J ,
1
h ·onomie étai t 1 pf·ruh c l't S J ant•pat H JU C). 11 f •t fJ tH: ce a n eet.
sa p ysi J
1 rf .
ull ent un ohF<tadr a le ur 111 a n agc, fJU a u f·ontra1n· 1 ~ senten t ront pa &J·
:Cm:::;, étant anorma ux t o u A les df' ux. Elle n'c11~ p afl d'aceorfl . Elle le frappe
d'un coup de réccp tcu•· de t_f~_J i! phonc Hnr l e cranf:. Il me urt. Dan ~ un pl~n
·rable le voile de m ar we flf' Conatanf'e recouvre le cadavre. P roees.
a d ml
Acquittement.' Con stancr FOrt du tri b una ] . ~u
.... r l e p erron, aes am JCs
. l' atten f1ent
pour l'emhras~er et la féli citer. E~le_ s'en va. Fulle r affirm e qu'elle red~vie~~ra
une prostituée. Le spectateur, lUJ , a cause des nombreuses coupures 1nfhgees
au film, n'en sait rien. Cel a n ' a d'ailleurs au cune importance, puisque le
film est m ainten ant terminé e t que le dénouement, qui évoqu e ce qu'on ne
verra j amais sur l'écran, eAt ce qu'j] y a de moins important dans u n film.
Un p etit mot, en passant, sur les coupures dans les film s. Elles sont de
plus en plus fréquentes, elles sont scandaleuses ;. il fau~ les signaler, les A

~mpêcher, lutter contre par tous les moyens possibles. Bien sur. Elles ont
quan d mêm e un petit avantage : elles confirment un film dans sa nature
profonde. Comme la censure, les coupures infligées aux films ont souvent,
sans le savoir, un rôle éminemm ent critique. Un film laid sera enlaidi par
des coupures. Un film trop mou, trop long, d'autant allongé et ramolli par elles.
Un heau fi lm, on n e peut pas vraiment dire que les coupures l'embelliront- ce
serait un hien vilain paradoxe que de l'affirmer - mais d'une certaine
manière le caractère évident, non vulnérable, de sa beauté en sera confirmé,
sera rendu par elles plus vivace encore. Un film fou comme Naked kiss, les
coupures accentueront sa folie. C'est pourquoi les cisailleurs de pellicule
devraient enfin comprendre, non le scandale de leur action, qui ne peut les
émouvoir, mais son inefficacité, qui devrait les faire réfléchir.
Revenons à Naked kiss. Fuller, dans ses précédents films, s'était déjà
penni R pas mal de chose s. Cette foi s, il se permet tout. Et le climat de
folie de Naked kiss, qui provient d'un surcroît d'énergie et d'intensité dans
la façon dont réagi sRent les personnages, provient aussi du schématisme
généralisé dans l e quel Fuller a voulu em,errer son film. Schématisme de
l'hi 11toirc, df:s personnages. du genre lui-même. Le génie de Fuller est qu'à
travers (:es 11iverR schémati smes finisRe par s'exprimer le schématisme des
con<:eptiom Ro(·ialcs ct morales des so(·iétés actuelles (telles que les voit
Fuller) , et que le propos C'ritique 1lc l'auteur soit finalement exalté par les
excès mêmes de son œuvre.
Bon gré mal gré, l'essentiel dc l'œuvre de Fuller - son monde, comme
il le décrit lui-même. « de haine, de santz; et ife mort » - s'est incamé
dans les deux genreR tra11itionnelA ifu «policier» et ifu film de guerre. en
vertt~ 1J'une attiranl'c que, m~me si elle commence à lui peser un peu aujour-
d'hUI, Fuller n'a jamais son~Z:t- à renier. Le film policier, quelle que soit sa
~onne, a pour raifolon ,]'être de prt>t-~ enter ]e combat schématique du Bien et
.u Mal , et n'en a pa R 1l'autre. Une manière de !l'accommoder de ce schéma-
~ume, de l'accepter, de l'oublier, consiste à le rejeter 11ans le passé du film ,
ans les faits antl-rieurs au iféhut du rt-cit. Comment lt• hon est devenu le
hon, le mé,:hant, le méehant, est ce que le scénario s'appliquera à passer sous
silence. Quand le film commence, les dés sont jetés. Et le Bien 1
proches alors de la conception de Shaw dans « Man and Sup et e Mal,
sobnt motns
Ji
.
he~::'
d ,
categor JC.s ~ta Iesh pour Jt~ge~ . ' omme que deux attitude;
. . hl" . 1h ennan '> (1)
rement c OISies par 1UI, 1mmua 1es, antithetiques et se livrant d
d ' ans le
mon e soct"al, a' un a ffrontement sans fin, d'où toute possibilité de
ls~on,
· estd a filpnorz l?~n1e.
Ignee e
· · h · A cette dconcept~on, on peut rattacher une conver.
.
ms po 1c1ers assez mo estes d aspect, taciturnes un peu f 6
1 ngue
ou' l'au t eur n ' appara1t ~ guere,
' ct d ont 1e ch e f · d' œuvre est peut-être
' The rustes '
margin de Richard Fleischer. narrow
Un autre courant du film policier, hostile au schématisme fondament
du genre, a tenté de le récuser en cultivant systématiquement l'ambigu..~1
dans l'histoire et dans les personnages. Ce courant est inséparable du pers 1 •
nage du détective privé, créature interlope par excellence, mi-police, mi-truS:~
dont l'ironie presque anarchiste, la conviction hien ancrée que l'argent n'~
pas d'odeur et l'aisance à louvoyer dans les milieux les plus divers font
s'évanouir peu à peu lf'> s barrièn·-. entre bonne société et hors-la-loi. A sa
suite, nous pénétrons dans des histoires (:onfuses dont la morale aussi est
confuse. The big sleep est un exemple caractéristique de cette catégorie d~
« policiers » prenant plaisir à iminuer que le Bien et le Mal ne sont peut-
être que deux étiq1.1ettes apparemment différentes, destinées à recouvrir une
même réalité confuse. (Notons au passage qu'à l'intérieur d'un genre qui,
dans son ensemble, a pris un sérieux « coup de vieux », c'est cette dernière
catégorie~ considérée la pl us brillante à l'époque, qui a pâti le plus des
outrages du temps.)
Fuller rejette aussi bien ce parti pris d'ambiguïté que le schématisme
traditionnel de type Narrow margin. Il le ;e.iette non co~~1e schématisi_Ue
mais comme hypocrisie et mensonge. Pour lm, la bonne soc1ete est un repaire
de crapules et d'infâmes hypocrites. alors que les h~s-fon~s ~euv~nt receler,
à l'occasion. d'immenses trésors d'indépendance, d honnetete, d a~dace ~t
de courage a• proc ]amer 1a vente.
· · · C,e qu1· eqtnvau
' · t a' remplacer · l'ancten h,sche-
matisme ·par un schématisme beaucoup plus virulent (en tant que sc erna:
tisme)' beaucoup plus contraignant et é~ou~an~ pour ~es r;rs~nnag~~ =~t ~;
devient ainsi le cadre idéalement propice a 1 exaltat10n e eur g
de leur haine du monde qui ]t-,. entoure. . , , · cee tée par
Une part de la folie tlt• Nal.·f'd kis.~. celle qm a ete lle mloms at. p semble
le public, vient de •·c nw• . ,1an~ ],.mtrigule. • h
u ne(1 .seu e.del) a tema tveclinique.
ou la
s'offrir aux personna~es r.~minin~ : ou le ca laret e d or . 1 deux grandes
Dualisme et représentation mf'>ntale où Fuller ]re~m~e] edvoble escarcan qui la
aepirations natureIl e d e 1a f emm e mais. .P. utot . eDual1~me ou insupportable,
• ., ·~ ·
tient pnsonntere oepms es SI · d "ècles de c1v1 1J~atton. ·
le caractere • ab surde
• d
invivable dont Fuller accuse a essem, · non r ]e spectateur.
f l' d .C.Jm lié au prece • 'dent '
' •
et presque parodique. L autre aFnec t d la
e . . o Je u
'em mnte, tout au ong du
n ' · 1
tient dans la série de conduites plu!' que VInles qu. tpment c'est qu'elles ne
film Constance T owers. S•• e lJe 1e:-.- «emprunte »MlUS· eJe,. condmtes ' . purement
a~s . Fn rela. eUe est bien
sont' pas à elle qu'elles ne lui conviennf'>nt pas.
(<ensément \ fé.;.inines ne lui '?n~ien~Pnt P~d:"?;:, p ::j
à, l'aise dan~ sa "-".:.u,
un personnage fullérien. minorJtatre, mterme la! 'nie ce qu'il étatt, reJ ;
dana sa case sociale, voire dans son sexe, ~~ . re où il ~n ~!lt. C'e!lt )e draiD
ce qu'il est devenu t-t ne sait plu" liu tout, pour mr.

(1) Cf. Bor~es : Pucal in c Eaqaêtee :t.


sonnages de J?ulle1· : mépriser furieusement ceux qui se contentent
d per sox·t, des cotlificat~ons
· · 1es, , <1c l'h · · · n ' a~ou:.
· pas,
dees leur socta . ypocnstc,. maJs
' t e part la force de detach enxenl necessatre pour vtvre tout a fa1t en
d au r , , b . ., fi . J 1 .
. de ces codifications, c l s a slcntr u en flou nr. ~a mora e, chez }:t uller,
mai ge ' 1 1 · · ·
éduit la p l upart du temps a u u c an mora , une msatas actwn. a f oree,
· f · L
, . , d c cc l e'1an t:ornp t cn t p 1u~o~ que cc qu' on trouve, et
ee r 'olence l a spontaneite
.
l aVl ' . C .
souvent on ne trouve ncn. c qu1 es t p e ut-etre -- apre~; tout - le fin mot
A •

de toute morale. . , . ,
L'œuvre de F uller est auJOurd hnt a un to urnant._ 11 semble qu'elle n'ait
plus tellement à gagnex· à s'exprimer dans le cadre des genres traditionnels.
A part le grand :film. de guerre qui lui r este à faire ( ~ T he b ig red one ,. ) ,
qu'il ne cesse de préparer et qui sera l e testament de tout un aspect de son
œuvre, Fuller a été jusqu'à présent aussi loin qu'il est possible dans l a tenta-
tive de faire exploser les genres hors de leur cadre originel. Aller plus l oin
encore ser ait probablement arbitraire et même stérile. C'est pourquoi il est
à souhaiter qu'il puisse réaliser librement les films qu'il a envie de faire, la
plupart écrits par lui, et dont une bonne partie appartient au genre biogra-
phique. ll y a ~à sans doute .un ~éb~uché nouveau pour ces personnages
exceptionnels qw hantent son Imagination.
J'avais vu Fuller en septembre dernier dans un appartement à Mont-
martre. Le projet qui l'occupait le plus à l'époque, outre ses «Fleurs du
Mal» qu'il venait d'achever d'écrire, était un Balzac. Un Balzac hien entendu
à ne pas mettre entre toutes les mains et peut-être pas entre celles des
universitaires. Mais Fuller aime assez Balzac pour avoir le droit d'en dire
ce qu'il l~ plaît. Et, d'autre part, il faut admettre que Balzac est à lui
seul un «phénomène» suffisamment riche pour qu'on s'intéresse à lui, non
seulement à travers ses livres ou à travers une fidèle continuité biographique,
mais aussi à travers certains événements capitaux de sa vie sur lesquels peut
méditer et rêver à loisir l'esprit créateur d'un homme comme Fuller. Le sujet
du film ne semble d'ailleurs pas du tout devoir être : le génie de Balzac. Mais
plutôt: comment un génie comme Balzac arrivait-il à vivre, à s'accommoder
de son propre génie? de quelles forces (de quelles obsessions) sa force créa-
trice s'accompagnait-elle, et comment ces forces arrivaient-elles, ou non, à
faire ensemble bon ménage? Le Balzac de Fuller sera un Balzac sauvage,
déchaîné, dévoré d'appétits, poétique mais finalement très proche, sans doute,
de la réalité.
Je transcris ce qu'il me disait: << On ne verra pas - jamais! - Balzac
en train <f écrire. Une fois ou deux seulement il parlera de littérature. Le
füm pourrait être la vie de John Smith - un John Smith dont on saurai~
après coup qu'il est Balzac. Il a une obsession : épouser une femme riche.
Et t!e~t sur le chemin de réaliser cette obsession qu'ü écrit son œuvre. Voilà
l'idée de base». Je lui demande : «A quel moment de la vie de Balzac
co~~nce le film? » - « First lay (à la première fille avec qui il couche) .
Mau il Y aura des petits flashes sur so1t enfance, les écoles où il a été, etc.
Dam tout le film, je mêlerai séquences tragiques et séquences comiques.
T~nez, un exemple de séquence comique. » Fuller marchant, gesticul ant,
mune les gestes des personnages. « La scène est au Grand V éfour. Des serveW"S
JHI~'f"ent la salle à manger, portant toutes sortes de plats volumineux et
Gppett.uan.t.. Balzac entre (Ü n'a pas un &ou), regarde les serveurs et le~
inlerro1e. rnin.utiewement sur les plats qu'ils tramportent ~. Fuller imitant
Balzae (JI prononce la première syllabe de eon nom comme le bowl de


Hollywood bowl), c'est Fuller im itant quelqu'un qui serait plw~ Full
D , 1 1 . er que
nat~rc.. ressd~ sur _s cs ta on~, n c pc~f an t pas un pouce d e Fla taille qui est
petite, Ivre orgttCJ 1 ct (1c v 1c, 1a voix (" 1a1ronnantc, il se met à hurler _ .
a ' agit
• tOUJOUrs
• uc
.l B a 1zac p 1ant e· a u rn ·1·
• tcu '1tt (',rand V{:four _ 11
J .
J}
Balzac ... de Balzar ». Re p enchant ver11 mo i : « !P. d e co m plf~U~ tm•nt h~ULS
On lui donne une table. Il commwul('. d,('_ nombreux plots. Arrive l' oddit " n ...
Fuller-Balzac prend u ne f e uille d e pap ier v ierge su r Jaq ue JJ c iJ sign .L~n"(
Balzac. Commentaire d e S.F. : «Balzac est malin. Il suit : les pauvre~ c : 1 e
· h es, eux, s"gnent
le$ rzc · ». ., paumt·•
Pour Fuller, M"'" H an ska est à p e n prè~:~ une p utain. B alzac ne l' ·
pas. Je 1u 1. d eman d e s''Jl en est vr a 1n1en
. t sur. « E v idemment ... évidem aJme1
A

1~ ne l'aime pas, il est obsédé par elle, c'est différent. Il se dit : 1·e l'aurrte_ntü.
1.aut qr!e 1e· l'.me: rat,Un
n ' est p as d e l' amour. Il e~t o b s.c'd c' atLSSL· par sa richesse.
· C, e
JOUr, il est mv,te chez elle, en Pologne, tres lom, très loin. Mm• Hanska
un grand. r hâ!eau __et de nombrc,ux ~?mestiques . L'un d'entre eux est fouett~
pour avmr desobm; tant fouette qu Ll. en meurt. Balzac, témoin de la scene ,
nu1rmure : comme cette femme est nche! ». '
ll me demande si j'ai lu « Le père Goriot ». Il adore le roman. ( Great
stuff! » hurle-.t-il. ?a diction est telle qu'à l'aide d'~ mot d'une seule syllabe
(great, fun, big), Il peut pousser un hurlement qui dure plusieurs secondes.
TI continue : « J'ai une idée sur ce livre. Vous savez que Balzac aimait sa
mère ... c'est-à-dire qu'il voulait monter dans son lit ... si ... si! D'aüleurs eUe
était tellement belle! Bref, je crois que Balzac désirait que sa mère l'aime de
la même façon que le père Goriot veut que ses filles l'aiment. Vous voyez
ce que je veux dire?... Laissez-moi vous raconter la fin du film. Balzac est
dans son lit. Il va mourir. Il parle encore, 1nais si bas qu'on l'entend à peine.
Dans sa chambre, il y a trois personnes : sa mère, Hugo et le docteur.
Mme Hanska est dans une autre pièce à somnoler dans son lit. La mère de
Balzac et le docteur vont la trouver pour essayer de lui faire sentir que sa
conduite est odieuse. Ils la supplient ir aller au moins une minute au chevet
de son mari. ~ Il fait froid », gémit Mme Hanska dans son lit. Enfin elle se
lève, traînant avec elle sa couverture. La caméra suit cette couverture qui
glisse doucement sur le sol. Mm• Hanska arrive auprès de Balzac. Il dit, et
c'est sa dernière phrase: «Mais qu'est-ce qu'elle a donc de différent?,
(durant tout le film, à chaque nouvelle conquête, Balzac se demandait vaine·
ment: mais qu'a-t-elle de différent?), puis il meurt. Mm• Hans~a ~etoume
dans 1a chambre, toujours suivie par la caméra, remonte dans son l~t, s e~roule
dans les couvertures, et on voit surgir entre les draps le pied, puls la Jambe
d'un homme, qui passe par dessus la jambe de Mme Hanska. The end.
c: Et vous savez, après le film, je n'aurai pas fini. Je veux mener une
compagne. Je veux qu'on porte Balzac du Père Lachaise où Ü est actuellement,
au Panthéon et qu'il y soit placé en p l ez.n · ml'l'1.eu. Q uz.· ~st-~e qu'ï1 ·y a • au Pan-en
théon? Voltaire ... Rousseau, d'accord. Mais Balzac dolt etre P,!'~~ 6
lein müieu Peut-être que 1'e n'y arriverai pas. Qu'est-ce que J a1. " P.6
":J
re.
?
P . ' . l . ]6 tJOU$
On dira: U.S. gd home! Je m'en fous completement. Je ne saJs Pus "' ,...
ai dit que j'ai visité le musée Balzac, rue Raynouard. Il n'y vient p~que '7e,
IORIIB, ci peine un viliteur tous les deux jours. Et comme ~a peut eu; sa ~
J'ai donné cinq dollars au gardien et je lui ai dit: « Keep ~~ clean ~·,.:~
bien travaillé moi--même là-bas un mois ou deux, le temp& de re~ .
9'1 ea étD.t. Malheurewement je ne parle IJaS français.,~. · ~-1 • n
ne eait
Je lui demande à quel acteur il pense pour le rôle de .~sac.
,. · .,. Jlaî' du tout. Pa,; p..-,nr k mnnu·nt. L\'·cri.tur~ ·! l'un fihn
a ne I Intere<',C . . • 1 t· •
pas. Ç l · . t h"ohnncnt nntonoutc qnt ne :<tnnnlt t: tn~ tan1 H'IIP · pllr
our u 1 un ac e a ·
t ïncidcr tel rok an~e td 1t<·teur. nt pnr 1\\ll'lltH~ uutr

es P . d f ·
4

1e •"ouci .e an-e d' dcoc nuttéricl. 1\1ôute 1c f onn a t , 1·t n .n pa~ J n tno t. nt t re .11 1,
éoccupat:IOn or r . l .1 . . N
pr "'1
de ce t•qu 1 • sera.
n y
ne ,-eut pa8 pcn!lcr. P our (' 11l011U,nl , l l'l'rtl. 0 ('OUtpt nt
• ridée de bat'IC. l c8 p Ct'S0 11ll ll!;t'~ Ct ('t't'lll lll S 11\0ll\'e ll\ (~1\lJI d' np•
.
qu e 1 J.DBplrat:J.on.
. · ent spon t ant~UlCU l n es c 110"''" tnlii · · ·
~ IIH'<'II.
ll t' t ou t t'C l u, t l o ses
P areil qUI ,, D81SS
· ·at·n fi
. F 1lcr n 'c8t l Hl t'l llC U er.
C'es t 1nc~ u te An p nn<'IJHl
. . le .u~rtc.
c. •
titu d es d ecrn . • 11 ·
ap d paquet de fe uilles bla ndtcs . « A la plupart dt·.~ m Ntt•u r.~ e n
fl. me tendiunt•J VOliS d onn ez ça et d eu x. million s d l' liollars ('f VO II .~ / t• ur t/ite.~:
scene, me ·I ' . "l . .
· -nwi un fil m , ils n e peuvent pa s. 11 01 , } (' p e ux».
« F mtes · ff. . , . , · 1 1 ·
J tai il y a troi s ans une a tnite entre C<'rta tns ep 1 sonc~ (lC 1n v1e
de M.es:C~ e t le contenu des films .d e Fuller. Je la confinnerai aujou rd'~ui l?ar
extraits de « D errière cmq barreaux» (1952 ) : On m• trn l11 t iJ I C fl
queI ques , d ont est c1wrge, l' etre
~ . ,
'on aime (p 44) Lamour pa.sswnn c co mrne
que ceux qll . · · ~ . . . .
une dynamite effrai e tous les etres a~mable.s (p. 48). Chercher en sot le petr t.
au qui n'est que soi, c'est bien souvent ne retrouver personn e (p. 192). Il
[bon troser se regarder en face avec horreur (p. 193). Je sni_ç furi eux contre
fes hommes, furi eux contre toutes lerLrs folies. Et cela me rend fur ieu x contre
moi-même, furieux contre mes folies, furieux d'être homme (p. 208) .

23 Février. - The courtship of Eddie's father (Minnelli) et The sound


of mzuic (Wise). Deux films qui appartiennent encore à un genre (le genre
familial) inexistant en France, inexistant à vrai dire partout sauf en Amé·
rique. Genre double, secret, où l'on peut tout dire si on a du talent, genre
destiné idéalement, et peut-être plus encore que les autres genres américain s,
à quelques-uns et à tout le monde, chacun trouvant à s'y intéresser selon son
âge et selon ses préoccupations.
Sur le film de Minnelli, je ne ferai qu'une remarque. L'évolution dt"
Minnelli est l'une des plus étonnantes du cinéma américain. La séquence
c There's beauty everywhere » (Il y a de ]a beauté partout) de Ziegfeld Follies
(45) est typique de ses premiers films et de ses capacités à l'époque. Comme
The Pirate ou Meet me in Saint-Louis, elle reste inoubliable par le degré
de laideur quasi-insoutenable auquel elle atteignait, à la fois dans les arti-
fices de la recherche plastique, le vide de l'anecdote, le mauvais goût et
l'affectation des interprètes, la sophistication ratée de l'atmosphère. Le
premier film intéressant de Minnelli fut Father of the bride (50), où, sur
un sujet banal, Minnelli manifestait une invention dans la direction d'acteurs
nettement supérieure à ce que laissait prévoir le scénario. Minutie, attention
à des détails psychologiques sans répercussion bors de la scène en train,
taJt:u! fou pour présenter à l'intérieur de la même histoire des personnages
exténeure.m~~t- très différents mais identiques au fond par leur morale et
leur sensibilite - c'étaient là des qualités qu'on n'allait plus cesser de
retrou~er dans. les films de Minnelli et par exemple, aujourd'hui, dans le
~eille~ tnptyqu~, féminin (Shirley Jones, Stella Stevens, Dina Merill )
e ourtshr.p of Eddr.e s father. Le premier chef-d'œuvre de V.M. fut Tea and
rpathy (5~).' film si riche et si profond que je ne commenoerai même pas
(~n parler 1~. Av~ ses trois derniers films, Courtship (63), Goodbye Charlie
riè), f.!. The sandpr.per (65), Minnelli est définitivement entré, laiasant der-
..:t, :upas ma~ de s~ admirateurs de la première heure, dans le cercle dee
etteun en scene U.S., ét cela d'une façon bien paradoxale puiaqu'à
un n1onwnt où <'C cercle, en cc qui <·onccrne les nu~Ucurs ·. . .
,. · · . . d . en sccnc en a~t.v•t ·
ne R etait Jamats aust!J ungcrcus<'ntent 1-~ d uit. 11 y e s t m A• . b ' · · e,
qu ' auJonr
. d'J lUI. t:1CS b ons, ses 1noins hon8 ct n•ênw Ace mau erne • fil
'"' lt'n ent •
·. re
. , . I . . vau~ ms c1evwnne t
~nteressants, pour aVOir Ull p arti(' d 'une évol u t ion a · f .n
inattendue. llSS I ructueuse ct
The sandpipcr, par. cxcmpl <', lJ·oiH joun~ ù peine a 1,rès qu'on l' ·t
, a1 vu et
par 1e genre de souvenu· qu on en garde, c'eHt le type mêmf' d f'l d ' '
, 'il , . d' . u • m ont on
es~ ~ersua d e qu s agtt un clast~ i quc. ClasHiquc, pan:e 'lu'a parts ·
IDirOJr d e l 'homJuc qut· l' a 1·cn· }'u;c· c t nurou
· . de l'époque ct d 1· ,ega. 1Cil
' ' ' l' • • . • } h U ICU OU i} a
ete rea 1se; a parts cga cs, n1yt . ologie p r ivée et documen taire. De même, Tea
and sym.patlry, Goodbye Charl'w, sans cesser d'être de purs ohJ'ets 1·
M'Innen·1, son t aussi. d es films qu•. en disent long c ecorat•
·r
comme l cs a1me · l'Am.é..~
rique d'aujourd'hu i, ses in certitudes sexuelles, son désjr ù'indépe~f d
· Hu cnces exteneures,
• .
·
secunte,· · sa peu r des In etc. Mais là n'est pa ance, e
je voulais dire. T h e cou rtship of Eddie's father est avant tout un s 1 qu~
respire, à chaque plan, le plaisir, la passion de filmer La chose la 1 m qui
rr
, · pus rare
actuellement. La plupart des films qu on voit aujourd'hui en effet la t'
l ' ennui,. 1e d esir
. . d' un prestige
. socia . l , l a peur de l'insuccès, ' le hasard' en rou
so me,
les ont inspirés; parfois, à un niveau à peine supérieur, c'est le désir d'aff~he,
ses I"dees,
• de montrer qu,on n ,est p~s. dépassé par son époque. Et voilà pourquoi IC er

ce sont des ersatz de films. Ce plaiSir de filmer de Minnelli est lié sans doute
à son évolution. Ça n'a pas été l'évolution de quelqu'un qui s'oblige à rejeter
so?" pass~, ~ui va même jusqu'à s'i~terdi~e d'y jeter de temps en temps un regard.
Minnelli na pas beaucoup change en vmgt ans. Il n'a rien eu à renier. Pas de
révolution, pas de soubresaut. Evolution uniquement de l'intérieur et par le
talent, les sujets favoris restant les mêmes mais se chargeant peu à peu d'une
plus vaste réalité. Le talent s'est accru, incroyablement. Le matériel et les
préférences personnelles de l'auteur, elles, n'ont pas bougé.
Je me suis posé la question : chez qui, actuellement, trouve-t-on un tel
plaisir de filmer? Quels sont les metteurs en scène qui ne cherchent pas plus
à s'étonner eux-mêmes qu'à étonner les autres; qui suivent tranquillement
leur bonhomme de chemin; dont on puisse dire, avec envie ou admiration :
~Tiens, voilà des gens qui ne doivent pas s'ennuyer sur un plateau»? J'ai
cherché : Preminger, Minnelli, Billy Wilder dans ses tout derniers :films, et
aussi Robert Wise. S'il y en a d'autres, ils m'échappent.
Technicien consciencieux, souvent assez ennuyeux à ses débuts (The body
snatcher, Born to kül, Bouse on Telegraph Hill), Robert Wise est devenu
par la suite technicien brillant, parfois technicien sublime, dans quelques-uns
de ses derniers films (Somebody up there likes me, 1 want to live, Odds agailW
tomorrow) . Au début de sa carrière, il lui est arrivé une chose étrange. S~n
neuvième film, The set·up (49), connut dès sa sortie un immense sucees
critique et fut aussitôt salué (et répertorié dans les histoires du _cinéma)'
comme un chef-d'œuvre, un film dur, original, solide, bref un classique. Or,
le füm était effectivement cela. Coïncidence si rare entre les juge~en'! d~
l'époque et l'intérêt réel du film qu'on a plaisir à la noter. Re"? _au!ourd h~~
The set·up est tout simplement l'un des meilleurs films ame~1cams de ,
période d'après guerre. Les trois unités pour une fois au serv1ce et non 8
rebrousse-poil du sujet; une continuité dramatique admirable, toutes , 1es
scènes s'articulant pour ne paraître constituer qu'une seule grande l e ,
tous les plans un seul plan; un sens de la concision inséparable de toua ee
grands films; la présenct synchronique et discrète de plusieurs aspecte

86
dictoires (minable, burlesque, atroce, exaltant) du F~ujet, étaient quel-
contra parmi les nomhreux mentes
ques-uns . . d u fil m, qut. f ont qu '"1
1 na' nen
. :t
pernu
de sa force aujourd'hui.
Hormis cette excepti?n, _il fall?t hi en_ ~ Wise une ving~a~ne de ~ms plutôt
"d avant qu'il arrive a decouvnr sa ventable pcrFionnaltte. Depu •s quelques
an ~s en tous cas, il semble que ses rnc i1leurs filmR ra(:ontcnt à peu près la
annees
~ e histoire, ou plutot ~ 1e meme~ · sc h ern
· a (l'h"tAto ·tre. N otons d' ab or(l c h ez
m?~a
l· Ul 'd•Ictibles tou]' ours sur 1a pente· (1n scan. d a)ages
fréquence d'un certain type de personn (l ynam iquef!, indi sciplinés,
motns. ~
p ar gout, '} .
1rre • ' . e, . 1 est. VTat,
e par fatalité. A ces personna ges esscntJ ellcrnent spectaculaires, qu1 font
Ju bruit, même quand ils sont par nature mod estes et sans arrière-pensée,
c'est le talent par ticulier de Wise de savoir accorder une technique infiniment
bril1ante et spectaculaire elle aussi. Tous, à différents degrés et de l a façon
la moins littéraire qui soit, on les voit animés par une sorte d'én ergie révo-
lutionnaire (l'opposé, souvent, de l'esprit révolutionnaire), qu i b ouleverse le
monde autour d'eux. Et le rythme inimitable de certa-ins W ise est h ien celu i
de la révolution, d'un renouvellement complet des choses à plusieurs n iveaux.
Dans Somebody up there likes me par exemple, Rocky Graziano, de sa
haine, de son agressivité, de son humour purement négateur, arrive à tirer -
c'est le sujet du film - l'étoffe d'un grand boxeur. A mesure qu'il change, le
monde change autour de lui. Bientôt, il 1·emue des montagnes, - et le cœur des
foules. L'héroïne de 1 want to live, à partir du moment où elle est empri·
sonnée, la vie, et le sentiment de sa propre dignité, augmentent en elle, faisant
paraître le châtiment de plus en plus abject, insupportable. Elle aussi modifie
l'opinion, elle sème le doute et le trouble dans les esprits. Le mouvement,
dans et hors le film, est identique, qui entraîne l'adhésion générale aussi
hien de la part des témoins réels de l'histoire que de la part du public du
film. C'est d'ailleurs une constante chez Wise que le spectateur s'identifie
moins, en général, au héros et à son action qu'il ne s'identifie aux personnages
qui, à l'intérieur même du film, assistent à cette action et ne peuvent s'empê-
cher, soit dans la honte, soit dans l'enthousiasme, d'y participer.
En résumé, si on voulait analyser les raisons de la popularité actuelle
de Wise, il faudrait mettre en avant : 1) sa capacité de dépeindre une action
dans n'importe quel milieu, n'importe quelle atmosphère, talent qui se perd
en ce moment, mais dont on peut être sûr en tous cas que celui qui le possède
possède en même temps un deuxième sens pour éviter les poncifs, la complai·
sance envers soi-même, les factices continuités thématiques; 2) cette énergie
révolutionnaire des personnages, qui donne sa direction et son rythme à
l~istoire (parfois cette énergie est sans objet, est une simple agressivité à
1egard de soi-même et Wise devient alors l'un des meilleurs cinéastes de
la f.atigue et de l'exaspération, cf. le personnage de Robert Ryan dans Odds
ag~·m~t tomorrow); 3) enfin cette identification du public, non à l'action
~nnCipale (qui demeure, elle, à bonne distance, à l'écart de tout sentimenta·
hsme. d~uteux) , mais aux témoins réels de l'histoire. C'est la façon personnelle
ft origmale qu'a Wise de montrer que toute histoire, et plus précisément
a,. morale de toute histoire, peut devenir un spectacle ~t cela pour le bien
r~fe. de cette morale. C'est sa façon à lui de passionner son public et de
UI ai~e garder en même temps une distance , un recul, vi s-à-vis de ce qui
l e pass10nne.

11 Mars. - Vu Bunny IJnkP is missing au « Paris ». Sublime.

87
2.'3 M rlr.s. C r llH~ rlir• ru ilit <.~ Î rf 1, l ' , .
.1
u « r·u 1>aUe u rs:. , 111 ; l ()r r]c l ~ ' l ' f Il. · ~~ Il J•., nt e•mfJirP. • du valc.
• 1 ' ~ a r1Pmlf•rr• tru. . neux C<
pre r'Ul'Cl' n eu r up f• rit! ur rf~ ·· t , ~ o 'rr11, HVn t ent p <,ur . . lfi~
. . / E ~B vr. r. nH'rJI P dr • • Olt lrJll de
r'mll za t. ro n o !- m i ly , 1 roi e ihnr• fi1l l' . , • VJVrr: r~ t d r;a fj iJ ,~ Th :"
] 'l 1c p 1tt ori g i a m 1 un n <HJVr·u 11 Arthur Hillr· ' e runPr
r c f1 m v~nu ,
J

11 11 dr 1 . , 111' } l' , - L-
• • , • rJ ! 1111 1 anr11•r· () 1.· · 1 • . r et l'ur1
pa fnc r' tn PJII a to rnphirrue rl P tou 1 . 1 • •• ~ • •gtn<l n • • ~ me ~~n Ar , •
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anlr!nca . ' ( VLSe ll fU COn ~ ·'! f•~ nt r,·t qu•: JfjiJCII alltrf!!l"
BeJlc auda('c d'abord, p arce qu' il y avait d .. h' .
d e remarques amcrc , ] ans u~tte Jsto Jrr· tc t
, c c détaHs pénibles à f.vouu e . l' . '. )~ un tas
. l .
ment: a h ~o umen t sanR amertume sans rJ en rle {'rif\ . . d f
. • J r , fJU& ()nt eté .
tr ·1
es ca me-
d .o b.. 1 J ' ~ pe Dl e or<"e L'obi'1 .
e1r an <; a moinc re conviction, les situations abs ] .· · gat1on
CJUelquefo i- le dégoût et la contrainte réuni . et I . un es .oui nous aceulent
f au~.- 'c hon te qu e nous 1nspne . . '
la plupart du temr)s le suc · d
mJ s aussJ e sentim 1
ent 1 e
. . ces es ruses m,1
nou servent - Je r esume sommairement le propos rlu film _ t f ~ • . ·'1-
, . ., ] on ourn 1 au
sccnan ste une matJ er e c ramatique suffisamment riche par ell _ ~
,.1 1 · :l A l• . e meme pour
qu 1 a1ssc ce cote a cancature et l'outrance, qui ont gâché ·
· · · • ( f . ' recemment,
t an t d e s?enanos n~teressa~ts c . cel~1 du Dr. Strangelove ). Son talent principal
est de la1 ~~ er grossir la scene, parfois comme s'il s'arnssait d'une scène d .
. . ,, l' h d c- rama
tique, JUsqu a ce que a sur e et le sens en débordent. Ses meilleures réussites.
de ce point de vue, sont les scènes autour du débarquement d'Omaha Beach ;
l'or dre que reçoit James Gamer (jusque-là magnifiquement plan qué) d'aller
fil mer sur place le débarquement, avec l'aide de deux soldats dépourvus du
moindre rudiment de technique cinématographique et d'ailleurs complète-
ment soûls, ~ mais pas assez soûls pourtant, dira J.G., pour aller de gaîté de
eœur filmer des macchabées avec des caméras sans film:.; puis le débarquement
lui-même : James Garner criant sur la plage : ~Foutons le camp d'ici,,
fau ch é aussitôt par les halles d'un supérieur ct devenant hien malgré lui «le
p r emier mort à Omaha Beach » ; enfin les honneurs posthumes qu'on s'apprête
à lui rendre juste avant qu'on apprenne qu'il a échappé à la mort et que
4: le premier mort à Omaha Beach est clone hel et hien vivant ».. . ..
Belle audace, aw~si, parce que pleinement morale. C'est le tnste pr.tVIlege
du cin~ma f~uropécn que de faire coïncider audace et immoralité. Rten de
plus moral au contraire · qu(: cc fil m •yu•· retrouve avec force le sens de toute ...
bonne polémique à F!avoir : la dénonc:iation du faux héroïsme, de lA'hypochnste:
l'affinnation qu~héroïsmc ' et hon wn B ne ~; ont ((U ' une. seule . et meme d c ose8·
faire C'..e qu'on a envie de fa1re, utter pour ses c . l onv•ctwns quan on en '
ne pas s'en inventer quand on n'en a pas. . film la person·
Je erms . qu'•l . est •l'fi' 1 ICI e
'l d e JUger,· a• partir de cet umque1'nsuffisant. ' Peut·
']] C · t trouvé son sty1 e teme,
nalité d'Arthur JI 1 er. ertams on . •·1 n'arriverait pas
être a-t-il sent1· son JO · f er1or1te
• · · • d eva~ t .u n si beau &en. pt,h etnorable qu 1 de lua• ren dre
à le rejoindre. Néanmoins il a chmsl une faço~ tres ~vait faire bon méDage
hommage. n
a senti qu'un style neutre, te~e ml eme, ~)0
' t au besom a s~rvJr. a
s
direction d'acteurs.
Elle a le
avec la virulenee f l un propos e ' .' t • sûre ,J'elle·tUême.
. . • b e inventive mats res d rsonnages,
en partJcu11er, est sec e,, ~ u ) ~tifs et les réactions es .P~ d'un
mérite de ne pas rencherir sur cs m 1 l i ue interne, inBJdteu&e,
qui devaient ae révéler très lentement &elon a og q


lia logne dramn t itpu· {·n·i t tlr mu in 1lt- maît r(:. L'av•:n ir <li ru tptellf! pla
<rendra A1·tJnu· lli1lm·. S'i l n d u t alent, 1:1: film u't :n twru •pa'un1: pn!mièr
p toute prtitr nwn•. f eH IUI11•n
ct . · ..S' •' l n ' en a pttH, •:•: twru, ç ' n11ra 1:t1;
' ' - aur.un , 1outc
I à-dcH!~U!l HOn mei lleur fi lm .

7 Ar•ril. L)fh a n-uHH I~ dt'H JIOill~ ii'H d e lu pn · m i•·n~ p artie (Lt• j nnrnld rFunt•
femmP e, blrmc. 1965) , d e MOn truit r nwnt d i~H t H' I d eH mi lieux {,tudiuot ain j
que de ~a n•ch cn.• h c, b~e n di Hc·ut n hl c, du H JH' <'IfH·u la i r~ d anR 1eR ~IJlH:nc~s
d'opt~ration, T~e 1W11tJe nu JOLLrnal d: une jf•mnw e n lJlanc d Autant-Lara apparaJt,
qu'on !l'en é ton ne on non, comme un film honn ê te, gr ave, et qu i mérite le
respect. Les trait A mar quants en sont : J'abf.!cncc de poésie, la netteté et la
!Oéchcresse de l'image, l'abondance des nouvea ux visages (pl u!! nombreux encore
que dan 8 la premi ère parti e) , la direction singuli f. rem en t juste et homogène
de t ous les p er sonnageA . N'oublions pas non plus la fluid ité, la beauté du
commentaire off à la premi ère personne, marié, parfois merveHleusement,
à cc qui est peut-ê tre l'âme de la mise en scèn e, à savoir un sen s aigu de l a durée
des plans eu égard à leur coefficient dramatique - par exemple dans la
dernière séquence (arrestation de l'héroïne).
D'une façon générale, il y a dans le film, Autant-Lar a ayant réussi d'une
part à se corriger de ses défauts et à supprimer les erreurs de l a première
partie (peut-être cela lui a-t-il servi de les avoir préalablement commises, ces
erreurs, puis de s'en être rendu compte et de les avoir évitées ; peut-être
faudrait-t-il à tout film un brouillon de film: idée mythi que, irréalisabl e,
idée de cinéphile évidemment, mais qui, comme toutes les idées de cinéphile,
se réalise un jour ou l'autre, il suffit d'ouvrir les yeux; e t c'est cela sans
doute - se corriger de ses défauts - qu'il faut appeler l'humilité d'un
cinéaste), Autant-Lara ayant réustJ.i d'autre part, ce qui est plus méritoire
encore, à mettre en veilleuse le caractère trop brillant et gênant p our l'en-
semble de l'œuvre qu'aurait pu avoir t elle ou telle de ses qualités (et c' est
cela sans doute - avoir plus confiance dans l'idée de base, le propos d'un
film que dans aucune des qualités dont on croit pouvoir faire preuve pou r
l'exprimer - qu'il faut appeler la sincérité d'un cinéaste) , b ref il y a dans
le film, à cause de tout cela, une tranquillité de style qui se trouve exprimer
à la perfection la tranquillité d'âme de l'héroïne.
Au début clu film, on la voit arriver et s'installer dans une campagne
ni plus ni moins rétrograde qu'une autre, Memil-sur-Ou('he, en Nomtandie.
Le spectateur est déjà heureusement surpris qu'un :film français ait ahan-
donné les trottoirs de la capitale. Là, notre ex-étudiante paraît bien décidée
à exercer 80n métier selon des convictions, des principes qu'elle a, et qui, pour
le moment du moins (1966), !'Ont plutôt «avancés». A sa manière. à son
petit niveau , elle est une innovatrice. Rien n'y paraît dans sa conduite. Pas
d'arr?gance, aucune fierté, aucun esprit revendicateur; tout au plus une
certame crainte de ne pas être à la hauteur et encore cette crainte n 'est pas
aesez forte pour devenir un complexe, nne obsession. Dt·~ son arrivée, elle
se fait des amis, des ennemis; d'autres restf'nt dan11 l't>xpt't•tative et bien
en~endu ceux qui lui devraient le plus de reconnaissance sont ceu. -là mêmes
quJ la regardent du plus mauvais œil. Tout cela est bien banal, elle ne s'en
:wnne guère. Et justement, à travers ce pt'rsonnage Rimplc et éDiouvant de
.emme au travail, il faut féliciter Autant-Lara d'avoir fait, conm1e le dit
Je De sais plus qui à propos d'un roman de Simenon, « W1 pas de plus vere

89
ln rlc•srri pt io n cf c re ttc• lumalit
. ,.
1tllc• . . ( > fJTf ' fHtrlff• f/ 1• /n • •
t a t un· rn a •s r1u 1 l 'r• ~'> t millc- {01. 11 . _vu• ~ fJlll r: 1. pr:ut . "Ot
•. l ' )'' · · 1
P Il • r111 t'JJH:ntn -. •. 1 r e ra,.
C ( st a I ll Jllra t 1011 fnttclnnwntn) • J . C)O r·t J ' IIH IUt~ K JI f ; t f• . J • ert
f ant 1c f e· 1·H' tlt•r
· au t~!I Î u y nnt 11. c ,
1 1
• u· livree "" P"u · d-v" "nt
o ' ''" ~ que
l ' c . ·c'rre son 1te•rnnu•
• ·· 'c· prc• t~c · nt<·r un m1~ tic · r
. 1ni
1 'l'lllrtc l Jlu.·nu• un r 'J 11 ·• , vu ·la f llr!Jn)r- · J)
(ct d on r c1c po 1t•miqw•) , ' 01111101
de· n ' avc .. :. or 1 r:• 1·•~ nlf • nt 1),. ll<;<m •1 1JO t
l a, a u d t>. li"IHH'
. · ' '" pu 11 r· 1u~ rr· 11c· u nu· tt - n',. tvca .
nt clt'H nntn~~~ tl'nvo ·. . , . .• • . N: rm vulf:ur ,:,·t ~ ~· IJ 1e
J ' t 1 , Il Hu H .r. r c·r:r a 111 our dr h . e ern, nt.
P lt'rc c . t'~ ve rt W-l c-arneh~•· it~t icl" ''H de· JI,. : liOn ~~rf>ïn,. l'· 1 .
accon1p l 1. par que l qu'un qui lt• h"t · · . . lrtlpOrlr•
. 1 . : 'JUd· 1rava .1 'JUilnd · "rn,,.
. ·
l ' ou)Il" d
1
' . • 1 . uvc r convlf'tum . 1·
u tcmp!-l. l humi lit(- lu Lt-naeit·~ ct
. 11 r. t
.J a Jlllllenr:f!, rnJ pl ::.
ff l . ' · · •· · une Horte 1 ~ fl at' f . lh...,t
c a~ant . cs eonfht8~ toutes choses sur leHque lle 8 lcH fil · :s ~tt."m traru ,JiiJI!
e ux aussi. en notatiOns (Guitry qui a si hien rn!l rk f,uJtry ahrmdent1
FIU montrf'r ou~ 1 t
c l lose d u mon d e l a plus incompatible ave . - ] - e ravaJ} . est 1,
L'h , .. d'A c un FICntJment d'"FI ] a
er~I~e , utant-Lara, malgré une certaine hostilité J o ?~ent moral).
rencontre ICI et la, ne se sent pas isolée W il d 1. . - exteneure rJu'ellP.
sure d e ne nen
A . com p rendre à la vie .c'est d'e e c JSait que
d '' la maniere .. 1a plu,
11
. . li .
f aiSait , ' ssayer e se rendre til
a USIOn a ces philanthropes et i déalistes d t b~ U e ), fi
d es program m es a, l ' u sage de l'humanité entière ete qu· outfin·
aca 1t qui .h"t"a 188ent
· h d · · .
se Juger a an onnes, Incompns par elle après avoir la 1 1 Issent tOUJours
d par
, , . d . ' p upart u tem
amasse a SOn egar Un Immense ressentiment, ll fai sait ali · ps
. , . USlOn aux gens m 1 ;
tiennent syst ematiquement à opposer bonheur individuel et h nh '1~
l'humanité, alors que, hien souvent. tout cela est mêlé comme le senot l'he~ _de
d u film d 'Autant- Lara. E n rendant· semee · aux autres, ' elle se rend en erome •
t ·
~:s semee a e e-meme.
' Il A A L
utant· ara a su rendre cela sensible dans le
meme

, . Mêlés, pare~l~ement, les différents aspects de sa vi~, le~ divers sentiments qui
1 amment. Sa ha1son, par exemple, avec un drogue, frere du médecin dont
elle est l'assistante, est décrite sur un ton juste, qui fait sa part à la simple
envie physique, à l'estime, au hasard aussi. C'est encore un des mérites du
film : le refus de hausser le ton, l'acceptation du relatif, de la non-homogénéité.
même si elle en devient moins exaltante, de toute expérience. Ce relativisme,
ce scepticisme, ainsi que la sobriété polémique du film, ont en outre un côté
profondément français. On sent un homme revenu de pas mal de choses, de
choses, même, qui l'intéressaient et qui ne veut plus mainten ant s'exalter
v ainement se monter la tête. Dans la sélection françai se d'un festival, si les
.
sélections 'des festivals avaient quelque logique, le film d' Autant-La.ra n 'aUI1llt
pas fait , je crois, mauvaise figure. C'est un film qui, par son espnt, par son
ton, représente bien la France. Il n'y en a pas tellement.

16 Mai. - Mort de Matarazzo. Comme F re da, comme beau coup · J'autreil.


. )
. ge d'une mere
et m algré le succès commercial de son. film Cat~?'e (L e m~n son la revue
et d e la série qui en découla (cf. le bilan pubhe par « Cm ema 60 >, Je me
· l 1enne,
1ta ' · · · 'liet 64) M a t arazzo ne fut J>as prophète
JUID·JUI , B en.. sonF'lpays. .
In~titute
. . . l'
rappelle la r é action d 'un critique 1ta 1en, rem·on tre au r ths11 • n1 .
Je lui citats
en 1960. Nous en é tions venus à parler du cinéma de ~on pays.. en Italie:
le nom de deux ciné astes parhcu . l"
Ierement m . t eressa
. nts' a 1mon avts, n sans avotr .
, ·
Fred a Matarazzo. Sa reactwn ut v1ve. f · Il tourna les
. . t a ons, no
·-s? :.. Je me
la n ce' '· "" E st-ce que vous ave z f ait · expres · d e ch01str 1es Ph"' . que· le cmema
. ·
· '"' . · C 1 '
d emande s'il a changé d'avis depots. e a n est pa~ cel' b rtain. Quot
ombre de re\'Ues
italien soit r elativement rJC . h e et qu''1 I se pubhe a· as n
. . . ~ let~ 111 wlqu i'H rin•~ n t~ l CH d e v ale ur qui font ex ist1:r le dnéma
AJll'f' Ill 1HH C H, • J,
. . ' 1 l'c~ t 1 ·an .,.erqu1 l1'11 a 1 ccouvc rlH.
1la ] 1cn C CH ,., . , , f · .l
, ' il a n ·ivc 1, n,·foi H, un c Jncas t c, un c~ r., a t e ur a ur a a •t pr1: u vc ou
(.onnne
.· • •
, l . . l
j nwnque gtincra cnacnl a u x c.rtlHJUf'.M 1 ~~ pro l:sfiJOn .
f . L' u n e 11e
~('llt' ('Jiftqllt 1111 " f . • · L' j ( }'
· .·. ' ~' en e ffet ln JII"<' 111H: t·c 01 11 qtu) J<' rc n eontrat r re1 a f:D ta 1c, ce
lllt'H s n r pl r::;t ' '1 . M (. l' .
. tal er l'ef'l linu• dtnlH laquell e 1 lt~u a rt u t a r a :r.:r.o Jf: 1 Jfl !lll rp nsc 1:ar
fut cl c <on s . , . 1 1
., frétJU<'Ut nu c·tni' IIW cie vorr 1 C!4 tornrncH 1le tnlent M<: <:onn tu tre et
A

,
il n e st p a... M
, . ·) ct J·e Il<' croi ~-1 JIRH uw trompe•· hcauc:oup en a v an çant qu e atara zzo
st•AltJllel . · . J 1v 1 · J' . t.' •
duit Jllêmc le 8eul compatnotc pout· cquc \ r J'e< a ual c u a~t ant 1 e11 l•Jr_ne. ~s~1me
pmu
. l'homme beaucoup plus que pour· 1 œuvre, comme t me 1e • at un Jour, 1
, . 1tcurtc, trop souvent a, l''1ncompre, h enswn . d es
. . ·lon lui Matnrazzo ~:~'clatL
(',11 , Hl ' . • . ,, d' de cu. <:onstanc:es (j'f
Jill
·1·, , cinémato<l'nlplumtcs
1{ u .... t" ' ,l.
mns1 qua
, •
1vers
'
concours
• d 1 ( e a·
.
, able.~ qui l'avaient empêché de reahser 1 œuvre d1gne e son ta ent. ~u o1·
'or ,
qu'il en $oit, le peu que fut cette œuvre par rapport a ce qu e e auratt u' Il . dA
être, ct le peu de cc peu que nous en co~nai ssons ~beauco'?p , de ~ de
Matarazzo ne sont pas sortis en France) avaient suffi a nous Interesser a son
auteur ct suffisent amplement, aujourd'hui, à le classer parmi les meilleu r s
cinéastes italiens.
Sa première œuvre, Treno popolare (1933) fut célèbre comme film pré-
nèoréaliste. Ses préférences l'auraient porté vers la comédie causti que et
satirique. Pourtant c'est dans le climat du mélodrame qu'il inscrivit l'essen-
tiel de son œuvre : mélodrame social (La. fille de la rizière) , mélodrame
d'aventures (Le navire des filles perdues), mélodrame romantique et musical
(sa vie de Verdi), enfin nombreux mélodrames familiaux qui lui apportèrent
le succès à défaut de la gloire. Matarazzo traîna dans tous ces films un ton bon
enfant qui n·excluait pas l'humour, qui n'excluait pas non plus de belles
envolées vers le délire et la folie. Son originalité à lui, ce fut, au milieu des
situations les plus abracadabrantes, de garder la tête froide, les pieds sur
terre~ attitude qui avait pour effet, non de dissoudre le baroque de ces situa-
tions~ maiFO au contraire, par contraste, de le mettre en valeur.
Pour la morale. il adopta celle du bon sens et des sentiments simples,
assaisonnés d'humour. Le reproche mi-sérieux, mi-goguenard, que lance, à la
fin du film~ un personnage de Fumée d'opium au..-x drogués avachis, chassé8
de leur repaire : « Alors quoi~ vous ne feriez pas mieux de manger des
beefstcacks! » est typique de l'esprit qui régnait dans ses films. ll aurait sans
doute volontiers souscrit à l'opinion d'Alphonse Daudet dans ses «Notes sur
la vie, : «Je suis frappé du peu de variété, d'originalité qu'il y a dans ces
de ons de la soeiété. dans ces bas-fonds du vice et du crime ». En cela, il se
trouvait d'accord avec le véritable esprit du mélodrame qui est de montrer
qu~ la simplicité. l'innocence, finissent toujours par déjouer les conspi·
rations compliquées ct monotones des Méchants~ de montrer aussi que le
malheur et le vire sont toujours un peu surfaits~ un peu moins rusés qu'on
ne croit.
Dans sa majeure partie, l'œuvre de Matarazzo retotc à découvrir. Nous en
reparlerons. plus en détail. dans un prochain numéro.

de ~ Mai. - _On _parle be_aucoup de « cinéma libre » en ce moment. Peu


C ·tnt plu!!> hbre~ », SI le mot a nn sem, que le film de Pasquale Festa
:p:~: Una verg,i~w per il prinâpe, qui vient eonfirmer les qualités de
LLer
~t ~ sorh en ~r~nce : Le ~~i bianche Le se e des ange .
té du SUJet. Le voc~o baanche traitait des l'astrats au XVJ.It'. Una t-'ergine

tl
tourne uutout· ,ru n d r ~~ i t dt• c ui" Ul' . • ·
. • .1 · · " ~ · · qtt un pnt •·c 11, . l an\ 011
\'Olt
.. eontra
. 111t n • e r-e t' t'. non s ·ut . n t· 1
·' " .
.t ~ • p o nr t• c at·t t·r 11t• t'
· · ' \• n 1-80
d Imput:-~ance c t p o uvoir t.·ontr ·wt c t· 1, .- P'•t le r ·pro
- I 1 ~ • , c. llllttu ge quc• la rn·1 l'
nupo::-c. .e p t·oc ta in F c , la Cantnnnil . , . . ' . · on lt .Etat 1Ut·
. - l. T . ,. ~ t , t a 11111, autr~ ~VO(" ll .10
Tntltu ee ua cx'mture de draM e t é J\1·ti" . , 11 1' 1 1 • 1. . • · ' " Il lnri u
que pen d c c l to~ e. · · · · • • •· • HH' , •• a ' n ('·11t'· " '''· 1 1·~. n•cs •n t ,•r •
Liberté
' } 'de' ~tnu: turc { : uttt• r~ u i t t• tl'nm· 1:dotc •s~ JIÏ<lunnt ~~~, C Ul.-II'U ~t· ('{{
.
pa rf Ol~ , t.~ lOtSlt.' ~ pour c ~cu l p loi:-oir •Jn' ou !lent '· . l' · . . :
., ' 1 . , . . . qu a pn s aulellr u 11· rayantf• 1

·. .
pln~ a es raconter. needotet.O q u 1 eu outre suiT'sc t A l rt: utur,
. . l . ' ' • n alllp 1~~uaenl à '[ .
une reconshtutwu Ht'ltor iquc tout » fait pa ~A ionnant y _. . ourntr
films les plus librement didact iques qui soient . instruct·;· ou·, en effet leo
,
d e ch o::;es d f . d d, . . . . J s conRtannnent nl .
. ct. e. a tts, . c etalls 1 stgntficatifs' mais auss·J, c t d ans la'.rm·etns
proportion. Intrtgants, 1ncomp ets plein s d'ombre et d . eme
1 film d' ' c qucstwns Dur t
tout e , pas . au tre fil conducteu r - ccci est plus vrai fies V : b. an
que de Una verg1-ne - que la curiosité non méthodique du narratocz. umche
t fil , 1 .. d' eur, compo-
sdan · ~on . l~ un. p eu a a . ~an1ere un mémorialiste (Campanile a ce ton
e memona ~ste SI ~are ~u cmema et qui pourtant lui convient si hien).
N on momdre hberte de ton : son film n'est jam ais appliqué. A
cela surprend. Cette non application, tant plastique que dramatique
· 1 .· ( . .
peut mieux e SUJet sert ce c11mat de vraisemblance historique qu'on ' t
·
pomt,
, "".. on ne
a::
L

d b' . dr ' nes


Jamais sur e 1en atte1n e - qu on est sûr, par contre, de ne j amais atteindre
• • A

quand on le recherche trop avidement). Campanile a le sen s historique qui


n 'est pe~t-être qu'une var~ante du s~ns de l'humour. Exemple: ses princes
se promenent dans des decors magnifiques sans y jeter un coup d'œil· le
mobilier, des plus réduits, est fichu à l'as de pique; le nécessaire, parfois,
manque (une glace, un peigne) . On nous le rappelle non sans ironie : ces
gens-là se croyaient pauvres - et l'étaient à de certains égards. Cela, noté au
milieu d'autres choses, en passant, en courant : s'il pouvait en être ainsi de
tous les :films!
Autre aspect de sa liberté de ton : l'auteur s'aventure constamment aux
abords de la vulgarité et du pire mauvais goût; mais ses audaces, nullement
gratuites, ne peuvent choquer que les gens très vulgaires (et n'y manquent
d'ailleurs pas). Comme tous les gens curieux, le monstrueux l'intéresse, mêlé
à la trame de la vie. Peut-être héritier de Boccace et de Machiavel, il l'est
bien plus encore de Suétone. TI y a du Suétone dans les V oci bianche et dans
Una vergine, en particulier dans la description de ces plaisanteries sinistres
que se font entre eux, par oisiveté autant que par vengeance, les personnages
des deux films. C'est même ici qu'apparaissent le mieux «l'ombre et les
questions ». Questions à nous posées, silencieusement, par l'intermédiaire de
cette évocation de mœurs d'époques qui nous semblent à la fois proches et
lointaines. Et d'abord : qu'est-ce ' que' nous en pensons ? Dtfftct
· · ·1e a' d'tre. Elles
neus intéressent, elles ont des côtés charmants, par maints c.~ ôtés elleslin~us
répugnent : quel soulagement d'en être sorti! La licenœ y était ans
(cette licence qui crée le climat de farce atroce oit baignent les deux. ~lrus1,
nu;:
contrainte également et parfoil'l l'une ct l'autt·e inextricablement melees} an:
le même destin comme dans celui tlu héros <le Vru1 vergine. "Epoquer~ proc.· tes~
' • ·r exacteDlen~
lointaines, parce qu'on ne peut pas plus les t:onnattre que savot ' une
ce qu'on en pense : attrait, répulsion, dégoût, effarement, ~D~~t f,ourteur:
pa rt dans notre jugement, qu'ils empêchent <l'être net. H~nnetete e. ~uDOdf,
, . . ul ' · 't d , .8 de 1ua a
1 ap888Dt d'époques aussi rec ees, cette m ceru u e, qu 1
ed indiMOCiable de toute bonne évocation historique .


· IIfi
· iii'M, ,:1 , 111 ni .-' n .·Jol il l· la d /·siuvoltun d :1' ut dar ;
1, O ll l e~' ('«'"'
'
I' Il l'lll'lt~J"IM
• ' ff JJ U IÏ H J ivn·r HH II O J' tJ. ·,, d t• jll lllll'f'l l otl' l
• J UtraÎf JUill « l niYIJl t' l ' »
<J ll Î nf . 111· l'ou i 1111 · t'I"I:I'IMc,
· c-"
' , ... 11 ' 111 1 to11 h ic·n o •·iuiunl ..., lill ••in/·rna :
ob~<crvallon~<_ <1 .
J . JH ( 1(' :-<U 11 ,.. pu 1 11 1 •. , .. ; 11 tl oc u 11 w ul niH• , u ll m1 1 d ' t il l " lrt";nu~ t l' utr ,
0
tOJ1 VI ' Hl ' • ' t Jll 'j f Il l' Ha it J'ÎI' Il 1' 1 tif : ll f'll f uÏ HIIO JHUI t 'l/lllt\ 1', b1• •f 1111
d'1ID hontnt<' qua t-~a • c 1 ,
ton qu'on peut 1>H'Il
ton . ll J
' l'de r ,. 111 1u 11 1 c·c·ln I'H' p n''ll''" ' ' ' (•·•· 11 n• ~ •: 1"''8Cflte pt
t) 1ID vrai t on cl ' httmuni Mtc ·.
souvcn
Note a1ou •
tee ,
·• TA ,. filnt doit lwn •
11 c·c"'l' • /·v idl ' llllf lf' JII , ;, Vi11.,1 ;., (;tt rn JI
• )
• trctiii 'M, la doul1l 1~ n u lun : •l•· pnrw<: ~l 1 c
dont les va· nl ar< )'11'1 1.,... 1-0111 icU•Jilltltc'
. l' 1 1 f' j' . ,
·
bouffon, 1a 1uc, H· l't' c~ inlenuillrmlo • {cf.. Hou M h• :a
. u . 1 1u OI-(I
. H: • •:1 Hl : 1(•• UJ , rrwn
.. , J ' a•' t '(', JIII I OJ"Ic~ cJc ·~o~
des cruenc:;. VIC'IOI..C'.M.
.
Hl M .JI ~ M/11 1\ IJUI '
.
a Jll ll\l l ; nlt; ne1 •~
' ? d ra d c n 101• (JIU'
.-ouvJen . ('OllllliC~
, c)u Jll'lll('~ UII X 11'111 1\ Ulolt' lt Ut l\ ") ~t;J·v•;nt Ut lill•
J 1
1'. a hl cn1en t 1e JIC J' SODIHW<'. ac : ludknu ~nt.
Ga sH IIIUII CM I. l1: JI g rand ac;teu r , u
II H
o Il na
, 1 · 1•f' · j 1
· •
cxnen1a 1' t aJ'I en • ~'-in on du cin•~u•a tout <·ourl.. . JlfA M • t: J"l :glfltrt~
, • f •: tnr. J
. · e'loi gntS de l'acteur françai H, , p.HydJOiogH{tte l~ l. un pt ~ u d n11t , <JIH~ ' '.!
est aUSi!!I . IJ ~ • L • } ,
l'héroïque et impersonnd acteur a~u cn~am. ~J: tn ~
1
r()H:n un .~_t:roB
1
peut au HRJ
earl.en le maquereau anttpathJqne •1CH mc : o• • ·anu :~o~ r o 1f: qu 1 a
sh a kesp ' . f . t • J' ·
h coup J·oué) le prince <le la Renau;sance, k par att auru t1, a~t ul:Jf! ux
eau urbain ou' l'Italien typique et 1n
escroc . f attga
. bl e, qu''l . l' , J
J ,a munorta Hif: • anA
Il
sorpasso. Quoiqu'il soit à l'aise da~s . tous Je~ genrcA, .e est l?a~a~Jo ~al emen~ k
genre très limité de la comédie sabnque qu1 a le mtellx revele 1_ tn~prc~tHon­
nante variété de ses possibilités (cf. les sketcheH remarquables, f:Crtts a son
intention, de Parliamo di donne) . Gassman a maintenant à Ra di sposition un
éventail de voix, d'accents, de coiffures, de démarcheR, de oilhouettes, pre que
infini. Le miracle est que dans chacune de ses compositions la part du dégui-
sement, de l'accessoire proprement dit, soit la plus réduite possible. En ce
sens, il est l'anti-Robert Hirsch.
Son secret est sans doute de ne pas en avoir, de ne pas vouloir en avoir.
Freda nous disait que sa réussite tenait à la discipline de fer qu'à la différence
de la majorité des acteurs italiens, plutôt pareHF!elJX, il avait su s'imposer.
Mais, en général, pour la plupart des acteurs, l e travail - un travail intensif -
a pour seule conséquence de les installer défmitivement dan~ la perfection
monotone et refermée sur elle-même d'un type, d'un caractère qui, à partir
d'un certain moment, ne se renouvelle plus. Il en a été autrement pour
Gassman. Le travail, ainsi que la santé qu'il ne peut B'cmpê<;her de manifester
dam tous ses rôles et qui est comme une sorte de commentaire malicieux,
sous-jacent à tous les personnages de brutes et d'incapahle8 qu'il a eu à
interpréter, ont fait de lui l'acteur parfait, l'acteur qui ne tient à aucun rôle,
~i ~eut être tour à tour, et en même temps s'il le faut, infiniment grave et
mfimment clownesque, l'acteur, !!urtout, qui paraît inventer le scénario à
mesure que celui-ci progresse.
Deuxième note ajoutP.e : Les deux film!! de Fe. ta Campanile révè lent de la
JJ~rt d~ leur auteur un ton original, indépendant des négligences qu'on peut
ça et la Y relever. Je voudrai t; mentionner un (:ertain nombre d'autr d né a t
dont ~'œuvre a réua~i également à avoir ~ un ton ~, t~n di!pit dc8 •·ircoD8tance
~ décevantes, diffieiles, de leur gestation. li s'agit entre aut r ·e d'E.G.
L . ' Hugo ~regonese, Stuart Heisler, Matarazzo, Paul Fejoe, Ludwig, Ida
w1:o, ~ay M 1 ll".nd~ C. Wallers, P. Wtmùkos, Chenal, Maurice Tourneur, Jac
e 'Richard Wllr;on. Marginales et mal (:onnues, il n'e t pa ha&ardeus: d'affir-
~que lei œuvres d_e <:es cinéa!lte ont fait fructifier le cinéma e n profon deur.
eont analoguee a ces livres dont parle MiiJer et qui con ti tue nt, di t-il,
«réservoirs secrets où vont puiser les auteu · d · .
se'd uue
. l'h omm e d e l a rue » En tous cas rsellmoins . .oues qui 1 .,savent comment
1es regar d e a· d eux f01·s. On ne· peut les ignor
' es. mentent e r~sp ect et qu'on
. . . B. er SJ on est tant SOit p . .
par 1e vrai ctnen1a. 1en entendu la liste cJ· de . eu Interessé
' · · ssus est 1o1n d'être ex h austiVe. .
24 J uin . - Certains cinéastes sont méconnus d'a t · .
rare qu ' un Cineaste
· · so1t . a. l a fms . n econnu
. et ' ; uC'res surest1mes · Il est
surest·
. . . . . 1 Imc. est 1e cas de H k
D ecnte contme une Image cornélienne de la grand d 1 . . . aw s.
'h , .. , d . '1
l eroisme entoure e pen s, son œuvre ne vaut paseur, e a generosité d
t · tte S ' e
ai·neurs. L a nlei'Ileure phrase sur Hawks est une phrase npecl ·M es vertus
B sont
d H . U e arc ernard .
propos e atan : << n film de Hawks est un film e't "t · . a
L ',etroitesse
. d . I.l ' roi mais c1au ~
onune. n y a peut-être pas lieu de cherche 'Il 1 . ·
d u sucees , d H r ai eurs a raison
e awks en France et pourquoi, d'entre les grands c· · te .
· · ·1 f 1 ·
ncams, I ut e premier à y être apprécié. tneas s ame·
Red line 7.000, son dernier film, procure un plaisir qui n 'est
me'1 ange, 1Oin · d e l'a, ma1s · qui. est pourtant tres . vif,. un plaisir en pas 1sans
sorte « d e cmep e », c est-a- ue provenant moins du film lui-même que
· ' hil ' ' d · que que
d
comparaisons que la mémoire s'amuse à faire entre le film et d'autres fil es
sur l e meme ~ ·
sujet, entre l e filrn et d' autres films du même auteur. ms
Depuis plus de trente ans, Hawks a eu une évolution hautement recom-
mandable et hien plaisante à constater : celle d'un d'un homme qui, peu à
peu, s'est libéré de son propre académisme (pas de films plus académiques,
dans différents genres, que A girl in every port, The dawn patrol, The crowd
roars, Today we live, Red river, etc.) et a su, dans le même temps, abandonner
les voies qui n'étaient pas faites pour lui, en particulier celles de la grande
aventure morale, où il n'a jamais été très à son aise. Dans Hatari, par exemple,
on n'a pas assez remarqué que les personnages, évoluant dans un monde à part,
entièrement à leur goût, loin du sang, des idées, de toute forme de violence,
manifestent un dilettantisme moral complètement en marge du propos de
la plupart des films d'aventures américains. Leurs problèmes sont minimes,
strictement personnels et l'auteur se presse d'en rire, ou plutôt d'en sourire.
Le titre même et la façon dont il vient dans le film sont de l'antiphrase.
La force principale de Hawks, c'est d'aimer les gens normaux, de s~voir
en parler. Ses descriptions de monstres, dans ses comédies, ne. sont qu'~ elo~.e
de la vie normale. ll aime aussi, et sait montrer, la monotome de la vie, qu Il
ne ressent pas du tout comme un manque, une nosta1g~e, · ma1s. · comme un
facteur d'équilibre de cette vie, justement, normale. Dans Red hne,. ses cou~
reurs automobiles s'ils ont leurs drames, ont plus encore leurs habitudes e
leur routine Ils ~e s'interrogent guère sur eux-mêmes, philosophent encore
moins et ne. décollent jamais de ce qu'ils font. Aucun romantisme : les gens
les plus terre à terre du monde. Pourquoi font-ils des courses? Peut-etffr~ partce
. 1 . . R ·-ons su tsan es.
qu'ils ne savent rien faire d'autre et aussi par p aisir. . ai~ . . es et
L'origm' alité de Hawks est d'ailleurs ici : choisir des suJets tres md'm~tude
. · · d '1 n'est pas absent, peu ap
n'y rien ajouter. Elan moral 1umte. quan 1 • • T les films de
à créer des mythes, information réduite au ~mimu~n, rl vo~:ms de King, de
Hawks Quelqu'un me faisait remarquer : « Quan on vmt es d toujours une
Daves . de Preminger, outre leur valeur propre, Oo~ ~pprenn peu excessive
' k • • 'en» piDIOn U •
maue de choses; chez Haw s, J~ma~s rt . . lui re rocher : c'est a
mais vraie dans l'ensemble. Il serait bi~n ~~:edeu~~ y aur~t dans un au~
cause de cela qu'il n'y a dans ses films rlien . qe Red line est un film Il

.
film sur le même sujet, à cause de ce a aussJ qu
. , ,_; ' lliiii~"<UDL (ne fon:on t ' Ït'll : lt lJ ~r·z 1111111 anl) .
1
irreapcctucnx . 1 · '
,nrlnul•
:. 1• · 1If' •1,. f'111 ,. 1 gnr·ç ou
A traver!'\ t 111
clniH' ~ 1 f'~ IIIVO t'l 't'
., · 1 · · 1 1 1 ·
• • ..1 • ur ~o~c <'1 li<' 11antw, 11nwk 11 a n1 1'! 1 l(tl• •I•JIH' ,. 10 ,. 1 • a 'l ''l tfl•
!!Ur les pastc s "c (0 . 1 . • Il 1 '
· certaine incxprC!'IIIÎVÏic~ qui l n n :nt 11 1 pc :rnw_n ' t } HII X ""'' ,. • • q u
une d . . J'ai vn JHlH !ICr p lw~ic• u •·H Hnr t e H d1: J'~ Hnt'H 1:11 ; dl 'Il n• • r<'
Char . onnc ·. «chacune
· f or m c'·t· p ur
1· 1111'
· que 1•ou rf 'II JIIt' · ;ut · 11• ~~t.' 1tc c' po JU .
b la1ent pas .· •·nalité· 1·i cn nu i JH' HOll . 1c p ro •1111· 1 11•: l' atuw pr11 ' •~ r• ~ t•n ' 1 • r.m1
A ucune otigi ' ., f 1 • . • •
't · és ~ F t il fa ut HUJJ H doul t~ un t•r uw t u 1•ut pour hnttr atn 1 un
b ien d e ernu 11 · ' . , . .
.c 1 • de telles 1w t a tion l'l, tl i' p o taJ'V tW H dt : J Hil~Jol t o n , cf t : p u ll •t •l" l "'' • 141rnpl rn nt
' J•
banales et vraies. S u p1·l- m e ,. c ·~n nt ·(~ e t ( efol tn vo t 111'1: : .''' : u ru qu 1 n c t . !)
IUID :;Ur J, . J l ') . '

(:l'I l ed u 1 ou la m • ,d•~ ~~t 1


d ' un Jeu· ne , qui ne' VC'Ul louer auc un e mode, .
d' temps ont le plus de relief et d'exad thHie.
un P ar dessus tout, R ed line cAt terriblement (!X prer!f!if de H awk s lui-mi!mc,
de ses qualités et de ses défauts, de cc qu' il aime, de ee q u'il n'aime pas, de
ce qu'il aime avec des. réserves. (Des f.em~ ~s, par cxem r!Je, i] par),-! l! ~r. un
ton à la fo is << vache», JUSte et un peu 1nddferent; ton u n HJW' dan~ le cmema
américain.) S'étant beaucoup forcé , il ne se force plus du tout. Sa sécheresse,
son avarice de soi-même, son mépris du lyrisme, maintenant, le servent. L'étroi-
tesse a accentué la clarté. Comme Bernard Shaw, qui recomm andait à F. Harris
à la veille d'écrire un livre sur lui : « Et surtout, pas de pornographie. >,
les meilleurs films de Hawks, aujourd'hui, semblent dire aux crit iques : « Et
tmrtout, pas de délire! » On voit qu'ils n'en font rien.

14 Octobre. - La Cinémathèque vient de présenter quelques films connus


et inconnus de Paul Fejos. Il est peu d'œuvres, je crois, plus douces et plus
mystérieuses que celle de Fejos, plus mystérieusement accordées à la sub st an ce
du cinéma. Depuis longtemps déjà, j'ai l'habitude après chaque film d'en faire
un bref résumé, accompagné en général d'une ou deux remarques sur le
plaisir que j'y ai pris ou manqué d'y prendre. Parfois, des années après. il
m'arrive de feuilleter ces résumés écrits à la hâte, sans style, sans r aison ,
mais qui reflètent pour moi un peu de l'esprit de certains films que je
voudrais et ne peux pas revoir. (Passion ingrate que celle de voir des films;
on ne fait pas ce qu'on veut). Un beau fil~ quelques lignes suffisen~ il
revient en mémoire. Ainsi le résumé de Marie, légende hongroise. Je revois
presque le film en le lisant.
Marie est servante dans une famille aisee. La fille de la maison va se
marier. Marie assiste de loin au hal, fait son lit, s'apprête à se couch er. Un
homme de la noce ramène une fille qui le quitte à la porte. Il off re des
bonbons à Marie sur le terre-plein devant la maison, sous les branche~ d·un
rommier. Fondu. On. comprend .qu'ils se sont aimés. La patronne t rouye de
a layette dans les affaires de Marie; elle la chasse. Marie sur la route rt'ncontre
~o~me. qui l'a mise enceinte. II lui donne un peu d'argent ct se sauve.
, arie f~1t ~es ménages quatre jours ici, deux jours là. Elle travaille d un s u n bar
a, prostituees, est serveuse, s'évanouit un jour en travaillant. l..t~s pro tituée
M:~upent d~ hébé. Lors d'une cérémonie religieuse, en eo~tume f~lklorit]Ue,
ne va presenter son hébé à la Vierge. Un comité de hicnfaisuu ct' le lui
p~d. Elle va se saouler dans un bar, entre dans mu~ éulisc }•our maudire la
V Ierge

et 8 ' ecrou
' 1e. Ell e est morte. Elle monte au firmamt'nt.
J
~"'
De l à-h aut, elle
\'Olt sa fille sous l
jette .. h ' Il
e meme ar re qu e e autrefois, avet· un amo ureux. Marie
u __. ~ri euxd de. la pluie : la jeune fille rentre pré(·ipitamment ch ez elle.
.-.ne ec ate e nre.
,. La douceur, le mystère des mc1'lleu1s . fil1 ms de Fe
. .
qu 11s racontent toujours des h isto. ' JOs VIent en pan· d
. . '.
d es fil ms. A u Cinema, 1 eeou 01111·e 1 • . rres un •
peu
_1
plus si l
mp es qtle la tn
le e ce
l \econon1 1c uc par 1 d . . oyenne
p us, touche plus que la p r ofnsiOil D l '. . o es, c penpéties) f
1 d
p acer es personnages plus simpl · ans ces HslotreR ·
. . . , rappe
SIUlp1Cf.!, F ej 08 aitn . .
. 1 es en(.Ot c ct. tres vul . hl ait a
pas a pas, es prenant }lal"fois d;;.s le . "1 1 nera C f.! , qu'il s,; .
1 . ' ur rcvc t et es ac -.va•t
tOUS es monH'nts Intenses de leur J.OUl"néc Oll tle 1, . CUOmpagnaut à travers
tmc• sequence,
· une mmu . te au cün · film n'a . eur v1e.. , ne J. oumee, . •
une vie
A h . . ' nue ux montre a . 1 . ,
Ineme c ose; n ·a nneux Inontré h fot·ce ll'e . . . . que pomt c'est la
1 1 · d
rcce er a niom re seconde, le mo indre IYeste
• · xptes ~;tvlte tran
·t ' d·
·n
. qut e que peut
• • o - quo 1 1en 1nté · '
econ01ne et rn esure. Ce n'é tait pas leur b ut t .. ' gr~s a un tout
fil d F . . e pouitant, vus au] d'h .
ms e eJos paraissen t, par inst ants é trangemen t d P our m, les
·
b Je~. · 1 , ' mo ernes our .
Simp e : apres les œ uvres plus ambitieu ses de Lan . une r~lBOn
t111mutry of fea r, B illy Mitchell Bunny Lake ) tt g et. de Prellllnger
. ., ' - ' ce e attention m · ·
ten d re, Inqmet e, sensible et pourtant touJ·ours ellipt· . mutteuse,
..J fil · ·
uans ses . m s, on sait maintenant qu'elle est le cinéma. tque que man1festait F ·
CJOs
Parnu les films inconnus, on a pn voir : Eric the Great (1928) B
(1929) . C'est l'autre côté de Fejos : le brillant la virt uosite' t h · ' J.a."!'!~a7
F . ? U h . ' ec nique. YlU etalt
eJo s . n p otographe de Prenunger, rencontré en 64 qui ava1·t t aill'
a vec l 111 ans sa Jeunesse, me la décrit comme quel qu'un d'ext rav e
· d · , '
b n·n ant, Imposant, · A

remement
constamment entouré d'un état-maJ·or de collab t
·
devoues. · Il se rappe1ait · l a capacité de Fejos d ' assimiler en deux Jora ·o eurs 1
d · 1· d
contenu e vingt Ivres, e se mettre au niveau de n ' importe quel personnage
urs e
d e n'importe quel milieu qu'il avait à connaître pour les besoins d'un film:
Ce n'~st pas. tou~ ~ ~ait ainsi .que je ~e l'imagi?ais. M ais, en fait, à y regarder
de pres, la simplicite de la m1se en scene de FeJos implique bien la maturation
préalable d'une technique très élaborée. Il n'est pas indiffér en t de savoir
que, pendant quelques années, Fejos s'est amusé à être u n grand t echnicien.
C'est peut-être pour cela que, plus tard, ses films su rent jouer à la fois - ce
qui est rarissime - sur un montage court fait de plans rapprochés, très brefs,
et sur de longs mouvements sinueux accompagnant les personnages et les
imprégnant au décor. Cela explique aussi que, dans ses films, où règne une
p erpétuelle vivacité d'invention, de gestes, de petits d étails, de réactions de
la part des personnages, la vie semble cependant décrite sur lm ton contem-
platif, lyrique, apaisé, qui est celui de Fejos regardant les choses.
Les dernières années de sa vie, Fejos les a consacrées à l'anthropologi~.
On venait le trouver, il demandait : « A quelle branche de l'anth ropol?gte
vous intéressez-vous? - « C'est le metteur en scène que nous voulons vorr ».
Il refermait la porte. A Catherine Wunscher ( « Films in revie w ». m:U:S 54)
il a confié : «Pour rien au monde, je ne voudrais refaire un film. J e n ai plus
la jeunesse ni l'enthousiasme nécessaires». Fejos avait tourné des .films en
Hongrie, en France, en Amérique, en Autriche, au Danemar~, a~ Siam, aux
Indes, en Chine, au Japon. D est mort en 1963, je n'ai pu savon ou.
, . . · E 1 Roberto Rossellini
17 f!ctobre. - _S~~ ~n scenan~ de PJu~1ppe. r an.ger, . . La r'ise du
a tourne pour la televls:&on franc;a1se une evocation h1stonque · P'l 'brité
. .
pou.w1r par Louu XIV. Parce que
R ll. .
osse IDI conserve encore
. . unt' plcee
udi au
~ur certains films réalisés après guerre, parce que le film a ete ap a en ce
Felltival de Venise, et surtout parce que le cinéma est assez pa.uvre uoUJ
'Q'QDVmty 011 fait grand bruit autour de ce travail. Ce ~i ne . doit pademeu·
empêcher de porter sur lui un jugement nuancé, rendu necessaue, au
ar l'œuvre elle-même. , .
rant,J! film repose sur un parti pris qui se défend : réfuter l'imagerie d'Eptnal
l' troosphère de laquelle on a l'habitude de se représenter le Grand
d~.n~ ~ le Roi-Soleil, et lui substituer une conception plus historique et phu
S~alec. ete des faits. Une scène (la deuxième), le physique de l'acteur choiai
re ts •e terpréter Louts . XIV et ctnq
. ou SIX. d etat
, "1s d"tssemtnes
, . , d ans l'œuvre,
pour ID . .
d ,fendent ce parti prts.
e La scène dont je v~ux . parler, plu~ un tab~eau qu'u~e ~ène, -~ontre
M arin en proie aux medectns. Le cardtnal agonise; les medectns, heettants,
a:onsultent entre eux. Le seul remède qu'ils savent préconiser, déjà maintes
i:is administré, est la saignée. Un des docteurs déclare avec assurance : c Le
corps humain c?ntient 24 litre~ de. s~ng. Une. saignée sup~lé~entai~e ne peut
être que bienfaisante ». Mazann, hVIde, se leve de son h t, s asseott dans un
fauteuil et subit sans se plaindre le sempiternel traitement. Il meurt peu
après. Telle qu'elle est présentée, la scène étonne, inquiète, efiraie aW!8i;
bref, elle intéresse. Là au moins, les auteurs ont atteint leur but . On oublie
même qu'elle n'a rien à voir avec le sujet.
Jean-Marie Patte incarne un Louis XIV lourdaud, presque bovin, sans
grâce, sans grandeur, terne, déplaisant, parfois ridicule. C'est en fonction
de sa « personnalité » que quelques détails du film prennent leur relief. Le
petit lever du roi et de la reine est aussi peu « grand siècle » que possible.
La reine, souriant stupidement, frappe à petits coups dans ses mains. Un
courtisan explique que c'est sa manière de signifier que le roi a rempli son
devoir conjugal. Plus tard, le roi paraît en costume d'apparat: on pense au
Bourgeois Gentilhomme. Plus tard encore, le roi prend son repas. Des sou·
venirs scolaires nous ont laissé à tous une image de la scène : le roi seul à la
grande table, les courtisans debout, la musique, le défilé des plats, etc. Oui
mais : le roi mange à peu près comme un porc; non seulement il refuse
d'employer la fourchette mais il jette sur le sol les aliments dont il ne veut
plus. De plus, le service, qui occupe un grand nombre de domestiques, est
très mal fait : Louis XIV doit réclamer à boire («J'ai soif»). On remarque
aussi au passage : un petit cadenas ferme les plats dans lesquels les viandes
aont apportées au roi.
On peut encore signaler à l'actif du film, et quoique ces éléments n'appor-
tent en eux-mêmes aucune force à l'intrigue : la beauté et l'authenticité des
c?stumes, la remarquable qualité (pour un film français) de la photo d'exté-
neurs : netteté, vivacité des couleurs (la photo d'intérieur est plus terne) ;
enfin une bonne utilisation des décors réels.
Les défauts du film sont par contre beaucoup plus forts et plus constants
que ses qualités. Ils tiennent tant à l'élaboration et à la construction du scénario
CJ!l'à la mise en scène proprement dite. En vrac : absence de point de vue
d auteur, aussi flagrante mais moins ridicule que dans L'âge du fer; mollesse
de la co!ltinuité dramatique dépourvue de lignes de force; jeu incertain des
~eteurs a l'exc~ption de Silvagni (Maza~n); statisme et convention des dia·
gues, renforces par un doublage horrible; mise en place des penonnagee
~.le cadre et travail de la caméra ultra-académiques. Ces défauts accusent
aiblc:sse du parti pris initial. Par esprit de sérieux, par volonté pédagogique,
~.~~!re ,~tout par peur des conventions, on a retiré, on a nié tout ce qui
la;•lt 1. ~téret de l'époque dans sa représentation traditionnelle : le faste,
~M!~' la grandeur, l'immoralité ouverte, le machiavélisme du jeu poli-
• cela D'a été remplacé par rien. A aucun momeut, OD D'a d'iDtimité
soit avec les personna es .
c'est le comble pour ! t s;lt ~vec les faits; à aucun
se fait, d'un ordre succédil:t s,uJet, on n'a l'impression :oment non plue, et
Dans son ensemble le fil a, un autre ordre, d'un esprit ~elque chose q1li
L'histoire de Rossen· ~ nd a ~as atteint son but. a un autre e Ptit.
h· · c IDJ. epu1s quel 8
Ien gaie. oupé de ses source d'' . . ques années n'est .
~ossellini erre d'expériences :n ~U:p~r?tiOn (le néoréalisme, În~ri~e histoire
nences au cinéma non d p nences. On a coutume d' rgtnan),
d'une réelle audace, maise:e~u~res qu~ prennent des risques o~;~ler. e:x.p&
tables, qui ne sont pas arrive'sama' s dperOJe~s udn peu saugrenus, un p:~~t_~nt
expe~unent
' · ales se reconnaissent en génér d films .mtéressants.
venirl , es · , ~... œuvr
Les -men•
a tue ~ans 1~ sujet toute originalité et, àa laa l' e~ trBits :. le_ ~ésir d'originali:
mte~e~ ~el
(on finit toujours ,Par se demander pourquoi U:::s e, tout
part, la Hamme, 1 ardeur créatrices de l'auteu
sées dans tout ce qui entoure l'œuvre l
mw qu'il soit
ont e!e faits); d'autre
, r se~ ent touJours s'être épui-
1 uhli 't, 1 . ' a preparation, la mise en al
a p Cl e, es mterviews, et il n'en est rien resté' d l' v. eur par
dit n . . ans œuvre p
e. y a amsl une flamme, un ton acerbe passionné da l roprement
Rossellini autour de son film (cf «Le cinéma' c'est fini' . n~.
es propos de
du 6-10-66) qui font totalement défaut au
Prise d
mm lui-m~U:: -N~aro li~raire
. u pouvoJr · par .L oulS
· XIV est l e seul long métrage de· Rossell' eanmoms, · d La
on pmsse parler depuis 1954 (La peur). lDI ont

. ll !a~t met~e- à P&_rt lndia (1957-58), non sorti en France et présenté


hie~ so~r ~ la Cmematheque, et qui n'est pas exactement un film de fiction,
mais plutot une sorte de causerie paresseuse et anecdotique sur l'Inde d'au-
jourd'hui, où l'on peut voir à la rigueur l'amorce d'un genre nouveau au
cmema. Entremêlées à un commentaire et à des plans purement documen·
taires, Rossellini présente quatre courtes histoires à peine dramatisées, non
dépourvues pourtant d'intérêt dramatique. Cette structure est l'indice d'une
réelle liberté d'esprit. La liberté d'esprit est complètement affranchie du
désir de paraître original. La banalité ne la rebute pas. ll y a tout au long
d'lndia un acquiescement à la banalité qui incline le spectateur à accueillir
du meilleur cœur les remarques de l'auteur sur la douceur, la lenteur, ~a
sagesse indiennes. L'auteur semble dire : «Je n'avais rien à fai~e. Je m~ s~s
promené. Voilà ce que j'ai vu, compris, ce qu'on m'a raconte, ce ma qm:
intéressé. Je n'ai pas cherché à être com~let. Je n~ t~e aucune conclus1on ),
La liberté d'esprit c'est cela aussi : ne s efforcer a rien.
Comme l'Inde' elle-même, le film de Rosse~~ni f~it .une lUged part : :
animaux. Un singe est même le héros de la demiere, histon:d
qui est la plus simple et la plus naturellement contee. Qua 1 f 're où il a
C:n:
co~nce,
le singe sur les épaules de son maiAtre, est en route L'h vers a s'écroule
OI
brus-
l'habitude d'être exhibé. Le soleil tape très fort. t 0 ~:
lui le caresse,
quement, frappé d'insolation. Le petit sing~ t~me A;ul:survautour; descendre
le chatouille, essaie de le réve.iller. fl VOit Iento} ·n e et fait en plein
en cercle vers le corps. Seu1' il se me t en route p vers e VJ ag
h b'tude il ramasse l'argent
, d lques mh, n ne sait plus ou, a,Iler. Les
spectateurs. ar a 1 '
air son numero evant que .
qu'on lui jette. Maintenant la nwt est to ee. d 1 . car il sent 1 hoJll.l':'e.
.
smges sauvages, d ans 1es a rbres ' ne veulentd pas e wrecue1·n·1 par un foram.
'il a été -
Peu de temps après, le spectateur appr~n . qu f . un numéro de trapeze.
On le voit sous le chapiteau d'un vrai cuque aue
Une autre VIe . commenllc~. . d'observer l'Inde de l'exrene , . ur' de ne pas
Le mérite de Rosse lill a été

98
. , , 1' rt•fice) de se fon dre avec l a mentalité indi enne. 11
essayer (là aurait ete a I athie mais une sympath ie d'Occiflental. Cela se
· l'Inde avec symp ' · p 1
a regar de~ d histoire aussi menue que ce11c du am ge. our ?s
reflète meme ~s udne réincarnation prévoit pour chaque être vivant, apre&
. dous' la doctnne . e variée d'existences. I_.a f 1octnnc
IIID . , 1.
fol app H JUC aussi
. au x
1a mort, une succession .hl , ·, . J' · e
·maux L ,0 cci·d en t a 1, lui , est plus sens1 e . u, , a variete •)] existencest qu
1 ,.1
ani e etre ; traverse de son vivant même, . van ete ·tl qn • appe ] e ;~.. aven ure:..
ch'ba.qu d · peut-être été écnte pour 1 uatrer a premtere hl concep·,
L I St 0 ire
,,
u smge a
. 'elle dispense sur l'écran, sc r attache Jnd1scuta ement a
. .
t 1·on L emotiOn qu ' R Il' . ,, . , .
• d TI a même des années que osse tnt n e s etatt trouve aues1
la , secon e. y 1" d" . "1 . , . At
d • ' alt"sme. « Le néoréa tsme, ISaJt·I , consiste a .suivrenun e re,
Pres u neoredans toutes ses découvertes, toutes ses ImpressiOn .
s. est un
avec amour, h . 1 d . . d'
A t et"t 1 au-dessous de quelque c ose qui e om1ne ct qm, un coup,
etre tou P • • • ·1 J"h d
1e f rappera effroyablement au moment precis ou I se trouve , . I rement) ans
1 de sans s'attendre à quoi que ce soit. » Cette declaration (1955 , une
e mon
fois enlevés' le sentimentalisme et les mots Inuti . "1 es, reste une h onne d'fin' e Itlon.
du cinéma tout court, néoréaliste ou non.

18 Novembre. - A l'inverse de Ford, de King, de McCarey, de Premin-


ger, Hitchcock est, comme Fritz . Lang,. stimulé. ~ar un, matériau pauvre,
ouvertement schématique, offrant SI possible (et la Il se separe de Lang) un
défi à ses facultés créatrices. Le défi peut être inclu dans la structure temp~
relie du sujet (Rope, Dial M for murder) , dans sa structure spatiale (The
lady vanishes, Rope, Rear window, etc.), dans son type d'explication (la
psychanalyse dans Mamie, qui est une discipline scientifique peut-être accep-
table, mais un invraisemblable moyen d'approche de personnages roma-
nesques) ou dans n'importe lequel de ses éléments. Dans la plupart de ses
fi11118, Hitchcock communique en effet l'image d'un cinéaste à l'impitoyable
clarté d'esprit, machiavélique dans ses moyens, obstinément simple dans son
propos, qui conçoit les rapports auteur-spectateur comme une lutte, une sorte
de conspiration, d'embuscade où doit tomber le spectateur, mais qui ne fait
confiance, pour mener à hien cette lutte, qu'aux qualités objectives de chaque
film prenant appui systématiquement sur les imperfections, les artifices et
les obstacles spécifiques du sujet.
Tom curtain ne fait pas exception à la règle. Pour son soe film, Hitchcock
a accepté de plein gré la psychologie débile, à peine humaine, des récits
d'espionnage dans la conception actuelle du genre. Cette infra-psychologie
des personnages est même à l'origine de l'émotion qui se dégage de plusieun
moments du film, par exemple lors de la scène de (fausse) rupture entre
Paul Newman et Julie Andrews. Paul Newman, savant américain a décidé
de franchir le rideau de fer dans l'intention de continuer, en coilaboration
Û~ ees confrè~es soviétiques, la mise au point d'un projet que les Etats-
dé~ ~nt refuse de financer. Pour ce voyage, qui a grande chance d'être
tif, P.. Newman ne veut pas s'embarrasser de sa fiancée. Celle-ci constate,
laDI poudvo~r se l'expliquer, la froideur subite de son fiancé puis finit par
eocAlompren ,re. Alfinors qu'ils sont assis à une table de restaurant,' elle demande •
menu ncest•• c Ou'1, c1',est
?L' ·
~ fin1~~:..murmure sans relever la tête, continuant de lire le
--..~odtion
•ur...a&""'
paradoxale d'une telle
e deux personnag · ·
scène : nous nous intéressons à la
' ,
110111 no • té es qm, pns separement, ne nous intéressent pas ·
ua ID ressons à ce qui se passe entre eux quand leur individualité À

99
chacun ne · nous intéresse p as (constante h' t h
d ox ale aussi, parce que fond. 1 c cockienne) E
ckienne). On ne tardera p e,e sur un malentendu (autre ~ motion Para
as a appren dre e ff onstante h' .
pouT un voyage sans retour
. • qu'il ne trah 1.t np e et que Newm an ne p ltchco. 1
men t ch Iper un secret ou d as son pays qu''l art Pas
travailler tranquillement au e~:v~ux savants s~viétiques ~uis ~e:~mpte seule.
1
1
un peu plus loin Dans tine 't lce de sa patne. La même me'p .rer chez lui
. · vo1 ure Newm nse s'a 1 ·
est assis avec sa fiancée et 1
, . eur gar'd e d u cor an ,p ayant franchi le r·1deau Inpttiie d f \
A menque et qui évoque avec un . . . s, un ex-réfugié qui , e er,
Et ts U · N ' e u on1e ant1pathiqu 1 a vecu e
a •. ms. ewman a (par aît avoir ) h
de faire ce qu'il fait Julie A d
d e, quetques souven·
honte e ses paroles; d'être lrs dea
n \
t · n rews a onte pour 1 . avec lui
spec ateu r ressent cette honte Q 1 . Ul et pour elle-m~ ;
teur apprend le vrai dessein de ;:~=~ Ssta~ts plus tard, ce mêmee~ Le
P. Newm an est bientôt contraint dans . d ou ~gement. Pas pour longtempcta.
rocamh
"' o l esques, d' assassiner son garde ' d es cuconstancesC . 1. ~uss1· atroces s :
sur notr~ ant~pathie, méritait-il aussi la :o;:~p~t ~~~: • qu1 ~é~itait à c~;
plus tra1tre a son pays, est hel et hien . t an, qu1 n est peut-être
,. f maln enant un assas .
I... m ra-psychologie des récits d'espionnage récents , s~ . .
rati on d e l''1n d'IV!'d ual'Ite• d es personnages sert d 1 . • c est-a-dne ., l'evapo.
'
. d'H' h k Ell ' e p USieurs mameres l .
ti ons
' l'"
Itc coc .
d 1
e contribue à ce que l'ém t'
scène globale au spectateur sans passer par
'
c est Inverse e a technique d'identification du spectate ·
1: ·n d'
Ion ai e uectement de la
s personnages (En ce
es mten-

h, sens,
l'histoire.) ·
Elle
t
est le véhicule idéal de tous les malentendus~ellauxf
,
ili~rosl de
e ac te eur
successiond e , 1 au moment . d' . opportun
. , ' leur
.. disparition · Des h eros · Sl· peu mté· ·
ress~nts ans eur In Ividuahte paraitront sans invraisemblance refléter les
sentiments que nous leur prêtons; sans invraisemblance non plus 'ls 1
abandonneront - paraîtront les abandonner - quand le malente~d~ ce~
sera: Lem: manque d'épaisseur se prêtera enfin aisément à divers changements
d'orientation morale des spectateurs vis-à-vis d'eux.
. Quant à cette constante de l'émotion à base de malentendu, impure du
p01nt de vue dramatique, en elle se réflète une partie essentielle du propos
hitchcockien. Tout au long du film, les émotions du spectateur se bousculent,
se contredisent, s'annihilent, jamais en accord avec la vérité des faits. C'est
là précisément que se révèle la vraie nature d'Hitchcock: celle d'un morali~
de tradition profondément anglo-saxonne qui se méfie de la sensibilité et
s'ingénie à passer au crible, à suspecter la validité de nos émotions. TI ne met
pas en doute leur sincérité, leur spontanéité : il leur dénie toute valeur en
tant qu'indice du vrai. C'est qu'à ses yeux la sensibilité ne se content~ P~
d'être ce qu'elle est; elle outrepasse ses droits; elle guide le jugement, b1entot
elle le remplace. Fondée sur des sympathies et des antipathies, des humV~
momentanée8, des représentations touchantes et erronées concernant le ~~1
et le Bien, elle a ses raisonnements, ses détours à elle, qui en toute bo~e ~
se substituent à la réflexion. Dans cette mesure-là, elle est persuasive, unagt·
native - et néfaste. Plutôt que de discourir (ou de faire discourir ses perso~
nages) inefficacement là-dessus, Hitchc~ck préfè~e. ~o~fier ~ la ~::œ-::fee
le soin d'exprimer son propos. Pour lUI, la sensibilite est 1 une dgr le
• d l'h E · l' e elle devra ans
c pUlNances trompeuses :. e omme. n premier I u. 8 tteïat
film tromper le spectateur. Et plus elle le trompera, plus l'auteur aura
eon but, qui est moral. était arrivée,
Bien significative, à cet égard, est la mésaventure qui lui tout le fibD.
on •'en 10uvient, avec le dénouement de Suspicion. Pendant
d'un pcnonnag~ 11piritud t frivole, .
Hitchcock avait · ace umul6
. autour es d'une culpahlhtf' ' · . · d c rn urtre, fa·t aant.
mement f ascJnan •
. t diverse!! prcuv
{ . es au sper.tatfmr eon inno,:cnce . .uos pr
·r - oduo-
ainsi désirer de touteCs ses(' OICt intcrprl-tiit un p«:rHnnnugu niminel. P r ] •
. t que ary ,ran , . -• J, h
teurs re f uscreo 1 18 cxactt:rncnt, la pha!le ultimo uc lia ' cmar e.
b'Ip lpour act·u~:~er lè'J ,fivorN~ entre llflOIIihilité ct v'rit'.
011
ils gâchatent le film
fall · 1 fût coupa
''1 c. -· . J •
D ait qu • • 'd · b lcmenl les souhnitl4, lt:ll C11pcrancc11 ' e cette 11en , •·
P our opP oser' Jrremc Ia ' hl d l . . d 1
.
bilité et les exigences, au demeurant ineupporta eH, e a JUHlu:e et c a
vérité.
• b ·
Adieu. au mac-m a h onr..sme. J' ai· vu toute!\ 110rtee de
20 Decem, re.Je-n'en ai pas parlé. Trop négatifs. Si négatifs même qu'ila
films cette annee.. , .
enlèvent toute idee d en due du mal. .
· · fran ais tourne maintenant parfaitement en rond. La p 1UJ?a~
d
Le cJDema
'néastes posse'dç
ent 1eur me'thode à eux pour éviter de b composer1 un ·rec1~
d
es Cl •
d ommuDiquer une exp 1 e·r ·ence , de tirer de leurs colla orateurs
h h . a 451
mom re
, p~r
parcet
e cIl d talent, bref pour éviter de faire un film . Fa ren el-t
e base sur une idée terriblement artificielle et contestab~e, qu'il
ûiu:~ ede~açon plus artificielle encore. (i_d~e ~ontestable pa~ce -~e, SIA danger
il y a, concernant les livres dans les cxvilxsabons futures, xl . reside ~u.re~ent
ucaucoup m o'ns
L--
1
dans leur suppression éventuelle que dansd leur proliferation.
A • • A

Mais passons là·dessu~). Ce p~int ~e ~épart avait quan .meme. un m~erët


'Virtuel. n pouvait stimuler l'Jmagmatxon des auteurs,' qw ~uraxent d~ se
1811tir obligés de tr_?uver au ~oins, un. e~_btyon de . re~onse a. 1~ question :
comment cette civilisation, qw a detnut 1 ecnture, reussxt.elle a sen passer ?
Quel système d'instruction, notamm~nt, a·t.elle mis sur pie~ ? Au . lieu de
cela, nom voyons sur l'écran une mmable escouade de pompxers qux, molle-
ment et sans conviction, incendient quelques livres cependant qu'à des kilo-
mètres de là, un groupe de frontaliers s'attelle à la tâche absurde d'apprendre
par cœur les claSBiques de la littérature universelle. Les auteurs nous font
put aussi des scrupules moraux d'un de ces pompiers iconoclastes qui, à la
fin du film, rejoint les frontaliers. Voilà. C'est tout. Quand on s'approche
d'une école, le spectacle de la classe est remplacé par le murmure en oit dea
eafaats qui récitent, au lieu d'un texte, une table de multiplication. C'en le
fllll8 d'expédients qui, en toutes circonetances, se substitue dans le film à
D aameu honnête du sujet. Une telle inaptitude à mettre en place un sujet
111'~ a. soi-même choisi, à en imaginer les plus élémentaires conséqueneea,
à 1'1118C1'1re •d.ans une atmosphère intéressante, inventive, crédible, a quelque
....._ de Dllserable et de navrant. Cette impuiseance caractérietique de chaque
d'UD ~ ~omme Fahrenheit, le spectateur aurait presque tendan~
eDe eet generale et constante, à l'imputer au cinéma lui-même. C'e&t en
- que le film est ~u.isible, à éviter. n donne trop d'arguments à Cfl1D
peillent ~core. au cinema comme à un sous-produit, en particulier à ua
littéraue. Or;t voit bien l'intention, peu estimable, qui a présidé
•tlilaltiCJa .du film : il fallait «mettre dans sa poche:. le t~pectateur av&Dt
1611
•Je ;u VOir une. seule imag~ ~~ ~m; il fallait l'intriguer et en même
1 la :n::er (~efense des CIVIIIsabons mortelles, défense des linee en
doat l' cro~ade !) par une idée·choc, à vrai dire ultra-conven tion-
~ressujn, II on peut parler d'expression, serait sur l'écr&D l a
et paL~ !~.a plus académique possible. Sur ce plan-là - m ain mjMt
ICI 1re sur la catégorie de spectateurs, apparemment aérieuee

101
et cultivée, au fond ,
~~ portée d'un film ::mpleteme~t inconsciente . . ,
reussite. Peu glo . ~nt de 1 avoir vu _ ' qut preferera touj
U h neuse, I} est vrai c ?n peut parler d' ours saisit
n omme et une fe ' ar sans rtsque une certa·
h.o~e, lui, à être le cat ime, autre film dont il ~ été . Ule
Cinema depuis si:x ou a ogue de tous les « vieux t parle cette année
systématisation de touts:pt a~~i Son idéal, qu'il atteint ru:.::
culaire d'unité dans 1 e hqu I ne faut pas faire au ci~é s . e constituer la
~edécou~erta' ::
pellicules noir et hla:c pt o~o,. poussée ici jusqu'au dél= ( absence specta.
dans chaque séquence d eitees~ couleurs) ' irréalisme du a~ec ~mpl?i de
entre séquences nni red e p ans etrangers à la séquence refson,dtmmtxtion
.
C es defauts ' "1~ onne au film l' . . • us es l' ·
ne seraient . . aspect ongmel d'une s.,~te d Iatsona
. nen encore s'Il ne ' · . ~ e rush
une app1Ication, un désir de h' f . s y aJoutait, dans le mot'nd ,_~·
'nibl 1en aue un s • · . re P.lllll
pe e et antipathique Quant , 1;. t . eneu:x Imperturbable franche.... '
pru d ent - e Il e enterre ·le film S a f In rtgue I - h anal'Ite,
· sentiUiental'
. -ent
fi · 1 ' · a ormu e qui ISme
s~p~r ~le et un conformisme rofond v ' . . repose sur un modernisme
cote desa~réahle des succès inju~ifiés : ~n :,~VI~ment resservir. C'est le
1
. Faut~il aussi mentionner Le deuxième souffle dp~s. f'
qui 't d . 1
pre en contmuer e cinéma B américain alors
, o Ieux ''l
ilm de , prestige,
.
des deux qualités fondamentales de ce cine'ma la' . la qu ~ . manqule a la fois
0 L z· . - . conciSIOn et ar ih'Ii . '
, u. ~ z,gne ~e _demarcation, peut-être le film le plus académi e 1 ~ 1 té •
l histoire du cinema français ? qu e toute
Plus regrettable encore est l'échec d'une fraction du cinéma f ·
qu'on aurai't pu appe1er « d e tr01s1eme
. .. f oree» à cause de son intention rançaiS d'exi
ter entre les courants opposés du film intellectuel et du film purement co:.
mercial. ~és d'une opposition douteuse, vicieuse en son principe, nvant de
compromis, les films de cette tendance sortis cette année, L'homme de Marra·
kech, Avec la peau des autres, Objectif 500 millions, La vie de château, etc.
ont été des fiascos à la fois sur le plan du divertissement et sur le plan du
sérieux. Tis n'ont fait que souligner le caractère arbitraire, anti-cinématogra·
phique, et surtout très démodé, d'une telle opposition. Les films divertissante
sont des films sérieux; les films sérieux sont toujours divertissants; on rougit
d'insister. Le malheur de ces films n'est pas qu'ils soient mauvais ou ratés.
C'est bien pire : ils sont vides, morts. Avec eux disparaissent un à un lea
espoirs qu'on pouvait fonder Rur les personnalités diverses de leurs auteu;e
dont les premiers films s'étaient fait remarquer, en général, par un ce:nm
enthousiasme un ton un tantinet original Les noms de Deray, Sautet, D; ~
etc., viennen; ainsi s'ajouter à ceux de. Truffaut, .c~abrol, Melvi~:· !:t~;~t,
Resnais, Astruc, Malle, etc., pour constituer un cmema conforta d''l rfai't
éteint. sans risque, presque sans rapport avec 1a rea 1 e · d
, r t. . le mo e ehistoire,
pa
. ,
d'un cinema . b . .
petit~ ourgeots que Jamais, a aue
. , un moment . e son · onsidérer
. . f . ' . d
1e cmema rança1s n avatt e st pres . , approché · On en arnve a c
d ge'nies au
Duvivier, Delannoy et meme c·n
A
1 es
G .
rangter, si . non comme f . ·ur sept, ou
es
moins comme des artisans . .
conscu:•ncieux. e t c apables . ' une. .OJS e;és quelques
huit de faire J. aillir d , un matenau• . solide e t quJ , le~, a mteress . un fihn atta-
éclairs, quelques beaux moments, voue d'en tirer ' .a l occasiOn,
' · L' flaire Saint·F'Ulcre,
chant de bout en bout (Voici le temps des a$Mlssms, a
Le• amitié& particulières, Maigret voit rouge)·, un fort continsent
, . 't , eu pres norula 1
D eet sorti cette annee en CICCUI a. p fil restent égaUS a, - ·
• d decade ct"s ms t coJlDU
de filma d'avant~garde. D e d eca e en 1 . ' d'habitude, et qui auron
mimee. En 66, il y en aura eu un peu p us que

lOJ
cès un peu plus grand que d'habitude. Sp(•culationK a n'•~n pluA finir
un suc
les confine du reve ct uc
A .1 , 1·ttc,
1a rea , perflonnagr.H de n(\vropatbes, fe J
sul~ 'stes de dégénérés de toutes Aorte!\ offrant un lt~rrain propice à des
so, zpsz
ences ' de provocatiOn
. , -1e, ceux flUI. a ffcetwnncnt
puerJ - ce genre de fil.me
(slequ
e P
lus réactionnaire du cinéma) et sea pcrAonnages familiers auront été
' par L'homme au crane - ' 17'-epu l ~;c.on,
- 1 pul!)Tu· m
- ta.sca,
blés cette annee rase•,
; ;;, Pas plus que ces fil~s ne cha~gent, ~n n~ peut c~ang(~~ d'avils. s.ur ~~.x.
Intérêt technique, dramatique, plastupte, hzstonquc, ROcJai : zero. Ong.mal1te :
zéro. . · d · , ·
Beaucoup de films de Jeunes, auss1, et e pay~ cJnematographiquement
. unes souvent fortement influencés par la France. Leur apport, dans la plu·
J:rt d~s cas, se réduit à une grande complaisance à montrer des personnagea
~déboussolés», assortie d'un m anque total de maturité (technique et morale)
pour les analyser. Le négatif, ici, hurle et ne laisse place qu'à un jugement
d'ordre sociologique, d'autant plus lim ité qu'il ne peut s'exercer sur le résultat
fibné, qui est informe, mais seulement sur ceux qui filment.
Chez les jeunes, et les moins jeunes, cinéastes américains, dont un grand
nombre vient de la télévision, aucune ligne de force, si ce n 'est celle d'un
éclectisme de mauvais aloi, ne se dessine encore. Chez aucun d'entre eux, on
ne peut déceler jusqu'à présent d'originalité particulière. Certes, Jewison
paraît meilleur que George Roy Hill, Franklin Schaffner meilleur que Ralph
Nelson, Lumet (récemment) un peu plus doué que Mulligan, Arthur Penn
un peu moins gâcheur que Peckinpah. Mais souvent, d'un film à l'autre,
d'un sujet à l'autre, le jugement change et l'attitude la plus réaliste pour le
moment semble devoir être celle de l'expectative.
TI n'y a pas à se le cacher: ce que nous traversons en ce moment, ce sont
les années noires du cinéma. La plupart des cinéastes de la première géné-
ration (DeMille, Dwan, Guitry, King, Lang, McCarey, Walsh) ont disp aru
ou pris leur retraite. Dans la génération suivante, les cinéastes les plus t alen-
tueux acceptent et subissent divers types de mésaventures qui les amènent
à une quasi décadence. Raisons économiques pour les uns (Tourneur, IDmer) :
habitués des petites productions, petites mais dignes, où pauvreté n'était p as
vice, et ces productions tendant à disparaître, ils n'ont plus le choix qu'entre
trois solutions également déplorables : s'arrêter de tourner; accepter dea
budgets si minuscules, si dérisoires qu'ils en deviennent paralysants; travailler
à la télévision, où l'expérience a montré que l'initiative et le talent ne par-
viennent presque jamais à triompher. D'autres, plus heureux en apparence
(Losey, Donen) tournent, mais à vide et à contresens. Losey est passé corps
et biens dans le clan du pire cinéma intellectuel européen. Ses derniers films
(King and country, Modesty Blaise) sont pauvres, mécaniques, sans force et
sans humour. Le succès dans l'exil aura été sa prison dorée. L'évolution de
~onen. ~'est guère plus enviable. En apparence, il n'a pas changé de genre ni
d ~Ibons: Pourtant, après avoir cultivé les éléments les plus spont anés, les
1
Pus Inventifs, les plus inimitables de son talent, tout se passe comme s'il
m;:ait aujourd'hui n'en cultiver que les plus artificiels. Arabesque est un
dpres.que ~tégralement fait d' « effets spéciaux », utilisés cer tes avec
~d bno, mais qui n'en constituent pas moins le plus inutile des filma.
tout on pense à la faculté d'invention de Donen pour m ettre en place
~ ~ond!' de petites silhouettes pittoresques et caricatur ales, métamor-
ti 8
biento~ en personnages humains, vivants, amusants, parfois pathé-
quea et audacieux (il faut voir et revoir Kiss them for me ) , quand on pense

101
à eon habileté pour faire durer, puÏil exploser une ecène ( f 1
J,osbc F_errefr d ans Dee!J ,,..
. c • e monologu de
dmy hd~art), le morcellement dramatique d 'Arabe..~.
l a us1ve ragmentatlon u ecoupagc, la mécanisation out .·· --':lue,
. ·
d 1rect10n d" acteurs, et tout son délire optique ne peuvent · ranctere · de l1
· ' · · , êl '
paral8on, qu une p1llc m ee e regrets. d 1nspuer, Plll' CQUl.

A voir cette évolution, on s'aperçoit que les deux genres (et


peut-être que des genre~:~ : des états d'esprit) qui manquent le pl ce 8011 ~ ~lus
1 1 , d' . (0 ua au c•nema
actdu~. sont a c ome 1e. ~a1e d n.l'hthe ~own. Veep in my heart) avec sea thèQlee
.
1
d'
1
tra 1t1onne s : es p &laus e
.
1
l ,d'
1
um1 ité, l'acceptation de soi le
' respect du
au tr~; et. a dcome 1 ~ bnAoire, satirique, non dogmatique, avec
p1ttoresqude
1 1
son type e « p a1santenes evant a rme :., son humour qui n'est p aeule-
ment le sens du ridicule ch ez autrui, mais une sorte de ricanement da~ · .
· 1 f
- sent1menta au ond - devan t le mau vais usage que nous faisons de
esespere
t
. .
con d1t10n. Il y a un tout petit . p eu de ce1a dan s certains films à sketches italiena no re
qui ont u n e insolence de ton, sensible aussi dans leur structure (sketchea aux
durées très variées, cf. 1 mostri; personnages ayant un rôle principal dana
certains sketches, épisodique dans certains autres, cf. Signore e Bignon) que
beaucoup de pays pourraient leur envier. Malheureusement l'esprit d~ cea
films a une tendance à dévier vers un immoralisme systématique et conven-
tionnel qui les vide d'une partie de leur force. Il y a un peu de cela aU88Î. -
ce ton de comédie noire- dans les films de Jean-Pierre Mocky dont l'obstina.
tion et les progrès commencent à se faire remarquer. Mocky a fait sept filma.
Il a 37 ans. Il est ce qu'il est convenu d'appeler un «jeune cinéaste,, A ce
propos, liste des jeunes cinéastes qui ont déjà enrichi le cinéma par leur
talent, et non seulement par des promesses: outre Mocky, Léonard Keigel
(Léviathan, La dame de pique, admirables tous les deux) , Festa Campanile dont
j'ai parlé, Jack Garfein (Something wild) s'il tournait un peu plus, Bertrand
Blier (Hitler, connais pas). . . .
Le paradox~ de la période actue~~' du point ,~e vue de 1~ .distribution
et de l'exploitation (et donc de la cr1t1que) est qu e~ant un:e ~enode pau~
elle se trouve par là-même extrêmement favorable a la f01s a la ~econn~s­
sance à la revalorisation des œuvres classiques, et à la mise en cuculatioD
de to'utes sortes de sous-produits rattachés à des tenda~ces baroques
maturité. Dans une programmation aussi variée et aussi c?nfuse (1),. e ro.e
f ~
de la critique devrait être considérable. Or il n'en est rten. ~ela tient, ~~
crois 1) à la difficulté inhérente à la fonction du critique d'a l~e~'!"tre
e xiste des pe' ri odes pauvres et que ce soit précisément durant ' une:_ ber de
elles qu'il ait à s'exprimer; 2) à la constatation · <J!1'il ne• peut
, s empecn/>_ il 8
. • d assé recent il s est tromr -·
faire des innomb ra hles f ois ou, ans un P • ' 1 ritique à louer
manqué le coche. Ces deux éléments amènent peu a peu e c

• ad Dana la seule IDDée 66, et. poar


(1) Un sipe dea tempe mineurma•• earaetéri .:::~t programmé, outre les ~rtie:u:
nous en tenir à la région parisie~e, lea esploitan~als suivants: Jerry Lew!s. Lo~usB!o~
les ressorties (de plus enJ plus Jre~~~~~:!·J~~.r~~ Godard, de fiJJDJ J•PP0 ':;18' ~= Renoir,
Richard Lester, Tom et erry, u Bond. du &lm libre, Elvis re ey, 6ha d'épo11-
de &1ma soviétiques, de l'éponvdnti:é~:::'lte. Laurel et Bardy, John lorté!~ Iéaen~
Raoul W al•b, du &lm les,' et e du myltère et de l'aventure. ea mer au cioémat
1
Ymte et policier, Bumpbrd" Brsa::.._ Brisiue Bardot. de I'humoor, dW• Zola. Wood:!
du &lm Interdit au moinap e S:nen. Jolé Benazeral, Wùt ~~ey~eal. dea Beat!• OJJ
18
d'animation Annecy 66: ï:'r Berpaao. Jamea Dean. du - Ill
Woodpeeker, Jean Gabm. poar
the rocb, ete.. ete.
, . cmcnl d uvc:ugli:rrwnt t out cc c1ui IIC p rl·1wnte : atti t ude non
8Y
lltc:n18lHjU
. • , par c-,u·dknce.
<~ntaf~H- oinH cie di x unR nc~anmoinH lc:K u •uvn·R tic: 80 tjo d c11 d n ê a 11tea Je
,n :.0111 d é mi~:~c11 à leur v•·uiC' phwc· : Luug, W alda, Pn:m ingcr, Ford,
11

v-aleur
, ] . au ·t. Pout· Guitry, lhvun, K.ua g, 1c• c·yc·Jc: c:11 l 10111 . • l'"c:lrc: ar:1wvc:,
, J ll lll. ll 1'1
Ful ct ' c c. , ,.
~ Jl aura coule, c·outwc ou ual , paH UHl
1 d' cau KOU H 1c" pon l8 cJCIJlllA •
cl!t engage.
•, où cie.'· fendre par c· xc:mp e 1 JVI "l 1 · l ·
u ·'! t U l cr.ty • f~ep s pa1111aat JHJUr une
1 epoque
. ·c paradoxale, ct ou · A Ill1a·o· J•>U:t.Jn
· H' cc ' h anntt
' · ct parvcnaat · fi1na1emeut a
fantal&l au fiJm , à }a dCUXWJl)(' .. . . · · , · · J •
VHIJOII , Ull f'CJ"LllJJl Interet HOCH> C>glf{Ue.
J) ur an t
trouver·cttc période le ro~ 1 c c1c 1a cntJquc · · ffi · Il ' ' ·
o aew c aura c~tc qua1u nu : touJours 1 ·
toute < 'f . . .
à la traîne, tonjour~ 11. tupe a1.tc, toujou rH no c?m prcnant pa11, "_JBJII t(mF~:lt
tc it la longue ct mcoul-'eiCmmcnt c1c cc qu c11e ne comprenait pu. , e
. tout an p l us l c h aromctrc . fl ucnccs qu1. tnomp
.
1
comp été . d cs ID h aient
. sans e Ile.
aura 1 · ' · 'hl f l Al d ·
Pl 8 vivifiant, et p us ImprevlSJ c, ut e ro e e certains mouvements ct en
a~ticulicr de l'un d'entre eux dont le rôle est aujourd'hui bien terminé. Cela
pown1ence en cfl'ct ù paraître étonnant que des gens aient pu se réunir et
;'opposer aux autres en prônant simplement le mérite de ces quatre nom.s :
Lang, Losey, Walsh, P~e~ger (et celu~ ,d'';In ~e~ai~ , nombre d'autres
cinéastes qui s'apparentaient a eux). Ce qui eta1t origmahte, paradoxe exces-
sif, voire déplorable manière de se faire remarquer est devenu aujourd'hui
évidence, simple manifestation de bon sens. C'est tant mieux. En ces matière&,
le sort d'un mouvement qui réussit est de se dissoudre, de sc diluer dans
l'acceptation générale. Il n'y a que le faux qu'on se rappelle et qui date.
Vu avec un peu de recul, ce mouvement, qui ne fut sans doute rien
d'autre qu'un acte de lucidité élémentaire s'exerçant dans une période riche,
apparaît singulièrement lié à cette période riche (1944-59). Aujourd'hui, le
rôle de la critique, je parle en théorie et s'il était rempli, serait bien différent.
Moins sélectif. Moins spectaculaire. Plus ingrat. Plus laborieux. Ses caracté-
ristiques? Je ne peux que les mentionner brièvement : scruter les genres
annexes, en particulier le genre « fantastique ~ dans son acception la plus
large ( « mythes et légendes »), seul genre narratif à l'heure actuelle, et qui,
pour cette raison, canalise l'intérêt Je toute une partie du public amenée à
se détourner des autres grands genres (musical, policier, western), tous en
décadence aujourd'hui; apercevoir par là, à un moment où il semble se déea·
gréger, l'édifice <oo•pact du <!inéma américain dont la cohérence se reflète
a~ai dans les Las-côtés ; évaluer à propos de diverses entreprises documen-
taires ou para-documentaires ce qui, en elles, correspond à l'essence du cinéma
dans les termes où Michel Mourlet l'a décrite : cà la fois le documentaire
et la féerie», dans les termes aussi où Fritz Lang entrevoyait la nature de
js pro<'hains films : sans préoccupation esthétique, brutaux et réalistes dans
e .st,yle ~es actualités; bref, continuer, parmi tant de déceptions et de mornea
801
r~es, a cher<'her obstinément les ligneR de force et la perle rare; ne rieD
•avou; ne rien prévoir.

Jacques LOURCELLES.

105
FRITZ LANG
ÉDITIONS PRÉSENCE DU CINEMA
25, Passage des Princes ~ Paris 2e


LE PREMIER DOSSIER COMPLET
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No 10 A VENIR DU CINEMA FRANÇAIS
No 11 OTTO PREMINGER
No 12 CLAUDE SAUTET -DON WEIS
No 13 RAOUL WALSH
No 14 SCENARISTES FRANÇAIS ET AMERICAINS
No 15-16 BLAKE EDW ARDS
No 17 RICCARDO FREDA - LES ACTEURS
No 18 JOSEPH L. MANKIEWICZ
No 19 SAMUEL FULLER
No 20 JOSEPH LOSEY - SAMUEL FULLER
No 21 JOHN FORD
No 22-23 ALLAN DAWN- JACQUES TOURNEUR

No 9 à 14 et No 18 à 21: France: 5 F - Etranger: 5,50 F


No 15-16 : France : 7,50 F - Etranger: 8,50 F
No 17: France: 8 F - Etranger : 9 F
No 22-23 : France 7 F - Etranger : 8 F
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DU 50
CINEMA
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Tome 2
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BECKER par René Gilson.
COCTEAU par Claude Beylie.
d a na la col h.!c t ion
EPSTEIN par Philippe Haudiquet.
FEUILLADE par Francis Lacassin.
FEYDER par Victor Bachy. CINEMA
GREMILLON par Pierre Billard .
GUITRY par Jacques Siclier.
LINDER par Jean Mitry.
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MELlES par Maurice Bessy.
VIGO par Marcel Martin. Cette collection
consacrée aux grands
520 pages sur papier couché· 300 photos.
Chaque tome : 38 F. ( f~ancoJ. L~ !!Jus
cinéastes du monde en t i er
complete des encyclopédJe.r du cmema . a obtenu deux fois
(1963 et 1966) le
Tome 1:
Dovjenko, Eisenstein, Flaherty, LION D'OR
Griffith, Ince, Korda, Laurel et de l'Edition
Hardy, Murnau, Ophuls, SJOstrOm. Ciné~atographlque
cparu en mai 1966 >. Internationale
Tome 3 : au Festival de Venise
(A paraître en février 1968>. De
Mille, Munk, Lubitsch, Stiller, Parmi les derniers volumes
Mack Sennett, Fescourt, Stro- publiés ou à paraître :
heim, Vertov, Rossen, Mizoguchi. CHAPLIN • HUSTON
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