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Fonctions d’usage

Fonctions d’usage
Objectifs du cours :
– comprendre le principe du transformateur et les spécificités techniques d’un moteur
asynchrone ;
– reconnaître le matériel ou l’appareillage associé aux équipements industriels.
Dans ce cours, nous aborderons les fonctions d’usage en électrotechnique industrielle.

S1N : puissance apparente au primaire du transfor-


I. Transformateurs mateur ou puissance assignée du transformateur en
voltampères (VA)
Un transformateur de potentiel est un dispositif
permettant l’adaptation d’une différence de potentiel S2N : puissance apparente au secondaire du transfor-
alternative ayant une certaine valeur, en une diffé- mateur en voltampères (VA)
rence de potentiel de valeur plus ou moins élevée
sans modifier la fréquence. Le transformateur de N1 : nombre d’enroulements au primaire en nombre
potentiel ou de tension transforme une tension alter- de spires
native, au primaire, en une tension alternative au
secondaire. Le transformateur ne fonctionne pas avec N2  : nombre d’enroulements au secondaire en
du courant continu. nombre de spires

1. Relation fondamentale U1N : tension nominale au primaire du transformateur


d’un transformateur monophasé en volts (V)

Le transformateur est un convertisseur d’énergie U2O : tension à vide au secondaire du transformateur


alternatif/alternatif réversible qui ne change pas la en volts (V)
fréquence durant le transfert d’énergie de la source
(primaire) vers la charge, mais qui adapte la tension Si m 1, alors le transformateur est élévateur.
ou le courant au récepteur.
Si m 1, alors le transformateur est abaisseur.

u1 u2 Si m = 1, le transformateur assure l’isolement entre la


source et la charge connectée au secondaire.
m

Fig. 1  Symbole du transformateur monophasé © Skill and You 2. Exemple de transformateur monophasé

Par principe de conservation d’énergie, on a : Le transformateur ci-dessous, appelé aussi ballast,
est un transformateur convertissant 230 V en 11,5 V
pour alimenter les tubes ou lampes halogènes. Le
courant nominal pouvant être fourni en sortie est de
Rapport de transformation : 4 A efficace.

1
Transformateur ballast
PN 230V
TR 5/23-01-B-P 50/60Hz
Lamp. halog. 12V 50W

Classe : F ta : 40°C
Avec protection thermique 11,5V
SEC 4A

et 
Fig. 2  Transformateur ballast de lampes ou tubes halogènes © Skill and You

Application

Le courant fourni au primaire serait :

3. Les transformateurs triphasés


de distribution

Le transformateur ci-dessous est appelé transforma-


teur de commande. Il convertit 230 V en 24 V pour
alimenter la partie commande (boutons-poussoirs,
contacts des contacteurs et des protections, voyants)
d’un montage dédié à un équipement industriel.

Fig. 4  Transformateur en haut de poteau en zone rurale © marchsirawit -


stock.adobe.com

Les transformateurs triphasés peuvent se décliner


sous plusieurs formes. Les transformateurs en haut de
poteau dans les zones rurales sont dimensionnés pour
convertir des 20 000 V en 400 V ou 230 V suivant
les usages. Leur puissance assignée est généralement
moins élevée qu’un transformateur de distribution
que l’on peut trouver dans les postes de distribution.
Ces transformateurs de distribution peuvent convertir
des 20 000 V en 400/230 V. Les transformateurs dans
les postes de source (HTB/HTA/BT) peuvent convertir
des tensions de 60 000 V en 400/230 V.

Fig. 3  Transformateur de commande © Legrand

Application

Si le transformateur de commande a une puissance


assignée de 63 VA et qu’on considère U2O = 27 V, le
courant au primaire et au secondaire du transforma-
teur peuvent être calculés comme suit :

Fig. 5  Transformateur de distribution triphasé HTA/BT © teptong - stock.


adobe.com - Copyright by Matee Nuserm

2
Fonctions d’usage

4. Plaque signalétique d’un transformateur de distribution triphasé

Sur la plaque signalétique d’un transformateur de distribution, on peut lire certaines informations.


TRANSFORMATEUR TRIPHASE 50 Hz Réf. de conformité
Conforme à Année 2003 
 400 kVA Nr 53727 JF-2 Isolement HT KV 125-50
Tension de c/c 4,00 Couplage D yn1 1 
Haute tension Basse tension
 pos 1 20500 V Nature enroul. ALU 
Tensions

pos 2 20000 V 410 V Refroidissement ONAN


 pos 3 HUILE 
19500 V Diélectrique
Maisse diél. 240 kg
Masse à décuver 675 kg
Courants 11,5 A 563,3 A Masse totale 1150 kg 
Ambiante 40 °C
 Usine de Maizières-Les-Metz (Moselle) France

410 v
NAL-226374

Minera
Fig. 6  Plaque signalétique d’un transformateur de distribution HTA/BT © Skill and you

1) Puissance apparente S assignée du transformateur lement au secondaire. Le « n » signifie que le neutre
(en kVA) est distribué côté BT.

2) Tension de court-circuit (%) 8) Nature des conducteurs

3) Tensions assignées respectivement au primaire et 9) Mode de refroidissement


au secondaire du transformateur (en V ou kV)
10) Différentes masses (diélectrique, totale…)
4) Courants assignés respectivement au primaire et au
secondaire du transformateur (en A ou kA) 5. Définitions de quelques grandeurs

5) Fréquence d’emploi (en Hz) Niveau d’isolement


Le niveau d’isolement est la tenue diélectrique
6) Niveau d’isolement des matériels aux surtensions de manœuvre et aux
surtensions d’origine atmosphérique.
7) Couplage et indice horaire, ici : Dyn11. Dyn11
signifie un couplage triangle au primaire (D), étoile Tension de court-circuit UCC %
au secondaire (y) avec le neutre sorti (n) ; l’indice La tension de court-circuit UCC % est la valeur
horaire est de 11 : c’est le déphasage des tensions efficace de la tension primaire qui est réduite de ce
entre le primaire et le secondaire exprimé en heure pourcentage lors d’un essai en court-circuit.
(une heure équivaut à 30 °). 11 × 30 ° = 330 ° : dépha-
sage compté dans le sens horaire entre une tension
simple aux bornes d’un enroulement au primaire par
rapport à une tension simple aux bornes d’un enrou-

3
Courant assigné nominal Dans le cas de la plaque signalétique du transforma-
Le courant assigné nominal est la valeur effi- teur vu précédemment, le mode de refroidissement
cace que le matériel peut supporter sans dépasser les est : ONAN.
limites d’échauffement.
ONAN signifie que l’enroulement est isolé par de
l’huile minérale et les radiateurs refroidis par convec-
tion naturelle.

Interdiction des PCB ou polychloro­biphényles


Les PCB ou polychlorobiphényles ou pyra-
Courant de court-circuit ICC (kA) lènes sont des huiles diélectriques plus ou moins
Le courant de court-circuit ICC (kA) est la valeur visqueuses, insolubles dans l’eau, jaunâtres et à forte
minimale du courant que le transformateur débiterait odeur aromatique.
en cas de court-circuit à la sortie du transformateur. Cette huile de refroidissement est interdite depuis
1985 pour les transformateurs du fait qu’elle est classée
comme polluant organique persistant (perturbateur
endocrinien).
Le refroidissement des transformateurs limite les
pertes joules dans les enroulements et évite le vieil- 6. Couplage et rapport de transformation
lissement prématuré des matériaux. Un diélectrique des transformateurs triphasés abaisseurs
(isolant) assure le refroidissement des parties actives
par rapport aux masses. La nature du diélectrique Notons m0 le rapport de transformation par colonne
peut être de l’air, du liquide ou du gaz. Tout dépend d’un transformateur triphasé.
de la technologie du transformateur.

Le tableau ci-dessous indique la signification des


lettres.
Le rapport de transformation global MIi dépend du
Tableau n°1 Mode de refroidissement couplage des enroulements primaire et secondaire.

FLUIDE DE REFROIDISSEMENT EN CONTACT AVEC LES


FLUIDE DE REFROIDISSEMENT EXTERNE
ENROULEMENTS
1re lettre 2e lettre 3e lettre 4e lettre
Nature Mode de circulation Nature Mode de circulation
A : air
G : gaz N : naturel (thermosiphon)
L : liquide isolant à point de F : forcé (pompe)
A : air N : naturel (thermosiphon)
feu non mesurable D : dirigé dans les
W (water) : eau F : forcé (pompe)
O (oil) : huile minérale ou enroulements (par
isolant de synthèse avec un ventilation)
point de feu < 300 °C

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Fonctions d’usage

L’indice I indique le couplage au primaire du transfor- 1. Constitution et caractéristiques


mateur, côté haute tension. d’un moteur asynchrone
L’indice i indique le couplage au primaire du transfor- Un moteur asynchrone est constitué d’un rotor et d’un
mateur, côté basse tension. stator.

Tableau n°2 Couplage et rapport de transformation a. Le stator


COUPLAGE COUPLAGE
RAPPORT DE
PRIMAIRE SECONDAIRE
TRANSFORMATION
(HT) I (BT) I
Y y MYy = m0
D d MDd = m0
D y MDy = m0 √3
Y d MYd = m0/√3

II. Machines électriques
tournantes triphasées à courant Fig. 8  Un stator © stock.adobe.com - Oleksandr Kostiuchenko
alternatif
Les machines tournantes électriques à courant alter- Le stator est la partie statique de la machine compre-
natif peuvent être des moteurs ou des générateurs nant trois enroulements ou bobinages déphasés de
de courant alternatif utilisés pour des applications 120 ° raccordés au réseau électrique par six bornes :
en monophasé ou triphasé. Ces machines peuvent trois bornes d’alimentation et trois bornes de
être synchrones ou asynchrones, à cage d’écureuil ou couplage. Les enroulements statoriques induisent un
rotor bobiné suivant les applications. champ magnétique tournant qui entraîne le rotor à
une vitesse légèrement inférieure  à la vitesse angu-
laire de synchronisme .

 : pulsation du réseau (en rd/s) dépendant


de la fréquence du réseau. fe = 50 Hz en France, 60 Hz
au Japon et en Grande-Bretagne par exemple.

p = nombre de paires de pôles

Fig. 7  Vue du rotor et du stator d’un moteur asynchrone à rotor bobiné Vitesse de synchronisme en tr/s 
© YouraPechkin - adobe stock

Pour avoir la vitesse de rotation en tr/min, il suffit de


multiplier NS par 60.

5
Pour un réseau triphasé de fréquence 50 Hz : g < 0 : le moteur fonctionne en hypersynchronisme,
c’est-à-dire que N > Ns.
Tableau n°3 Vitesse de rotation en tr/min pour un réseau triphasé de
fréquence 50 Hz  2. Plaque signalétique d’un moteur
NOMBRE VITESSE DE VITESSE DE asynchrone
DE PAIRES TYPE DE SYNCHRO- SYNCHRO-
DE PÔLES MOTEUR NISME NS NISME NS Les principales caractéristiques du moteur sont notées
P (TR/S) (TR/MIN) sur la plaque signalétique : fabricant, référence,
1 Bipolaire 50 3 000 indice de protection, classe d’isolement, masse en
2 Tétrapolaire 25 1 500 kg, couplage, tension d’alimentation, fréquence
3 Hexapolaire 16,66 1 000 du réseau, vitesse de rotation en tr/min, puissance
utile nominale en kW, facteur de puissance (cos  ),
courant nominal consommé en ampères (A).
b. Le rotor

Fig. 10  Plaque signalétique d’un moteur (plaque alimentation réseau IE3)


© Leroy-Somer

Fig. 9  Un rotor © Oleksandr Kostiuchenko - fantasy - stock.adobe.com 3. Couplage d’un moteur asynchrone

Le rotor est la partie mobile du moteur asynchrone. Le couplage des enroulements statoriques permet de
Il peut être à cage (en court-circuit) ou à rotor bobi- faire fonctionner les moteurs asynchrones sous deux
né. Le rotor tourne à une vitesse de rotation angulaire tensions. Il est fonction de la tension du réseau et de
 légèrement inférieure à . la tension que peuvent supporter les enroulements.
Le couplage est réalisé par une connexion, à l’aide de
barrettes, sur la plaque à bornes. Deux couplages sont
possibles : le couplage étoile et le couplage triangle.
g est appelé le glissement, c’est-à-dire la différence de
vitesse angulaire entre le stator et le rotor.

u1 w1
v1

0 < g < 1

Le glissement généralement est faible. Il est donné en


pourcentage.
w2 u2 v2
g = 0 : fonctionnement synchrone, les deux fréquences
de rotation N et Ns sont identiques.
Fig. 11  Plaque à borne sans couplage © Skill and You
g = 1 : au démarrage, la fréquence de rotation du rotor
est nulle, le rotor est bloqué.

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Fonctions d’usage

a. Couplage étoile Pour déterminer le couplage des trois enroulements


Les bornes u2, v2 et w2 forment un point de neutre statoriques d’un moteur asynchrone, il faut :
fictif, mais il n’est jamais raccordé au neutre du –– connaître la tension que peut supporter un
réseau. enroulement ;
–– si cette tension est égale à la tension simple du
–– C’est la tension simple V valant 230 V qui est aux réseau  couplage étoile ;
bornes des enroulements. –– si cette tension est égale à la tension composée du
réseau  couplage triangle.
–– Le courant en ligne I est le courant qui traverse les
enroulements.

Dans le cas d’un couplage étoile, on a la relation


u1 w1
entre la tension simple V et la tension composée U v1
suivante :

w2 u2 v2
u1 w1
v1
Fig. 13  Couplage triangle © Skill and You

Exemple
MAS 230/400 V : tension que peut supporter un
enroulement 230 V  couplage étoile.
w2 MAS 400/690 V : tension que peut supporter un
u2 v2
enroulement 400 V  couplage triangle.

Fig. 12  Couplage étoile © Skill and You

b. Couplage triangle III. Démarrage direct


Il n’y a pas de point de neutre dans le cas d’un
couplage triangle, on ne peut donc pas mesurer de
d’un moteur asynchrone
tension simple à ce niveau. un sens de rotation 
Les schémas suivants permettent d’alimenter un
–– C’est la tension composée U qui est aux bornes des moteur asynchrone triphasé directement sur le
enroulements. réseau.

–– Le courant en ligne I n’est pas le courant qui Le schéma de puissance est constitué principale-
traverse les enroulements. On note J le courant ment d’un sectionneur, d’un contacteur et d’un relais
dans les enroulements. thermique.

Dans le cas d’un couplage triangle, on a la relation


entre les courants suivants :

7
Réseau 400 V
L1 L2 L3

XP1 XP2 XP3

1 3 5
Isole le circuit de puissance
du réseau. Les fusibles type aM*
protègent contre Q1
les courts-circuits.
2 4 6

Sectionneur porte-fusible
1/L1 3/L2 5/L3

Établit ou interrompt
le courant dans les circuits KM1
de puissance et de commande.
2/T1 4/T2 6/T3

Contacteur
1/L1 3/L2 5/L3
Protège le moteur
contre les surcharges. F1
Réglé à In du moteur. 2/T1 4/T2 6/T3

XP4 XP5 XP6

U1 V1 W1

Relais thermique

M
XPE 3~

Moteur asynchrone

Fig. 14  Démarrage un sens de rotation d’un moteur asynchrone : schéma de puissance © Skill and You

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Fonctions d’usage

24V alternatif Il existe d’autres solutions de réalisation pour démar-


XC2
rer un moteur asynchrone triphasé.
XC1
* Disjoncteur moteur magnétique
N 1 * Contacteur
* Relais thermique
F2
L1
2 L2
L3
1 3 5
Protège le moteur
13 contre les
courts-circuits.
q1
Q1
I> I> I>
14 2 4 6

Établit ou interrompt
95 1 3 5
le courant dans
les circuits de puissance KM1
F1
et de commande. 2 4 6

96 1 3 5
Protège le moteur
contre les surcharges. F1
XC6 Réglé à In du moteur. 2 4 6

u v w
1
MAS
Eˉ S1 M1 3~

2
Fig. 16  Solution 3 produits (démarrage d’un moteur asynchrone triphasé)
© Skill and You

XC3
3 13

S2 Km1

4 14 13 97

Km1 F1
XC4
14 98

A1
XC7 XC8
KM1
X1 X1
A2
H2 H2

XC5 X2 X2

Fig. 15  Démarrage direct d’un moteur asynchrone un sens de rotation :


schéma de commande © Skill and You

9
* Disjoncteur moteur magnéto-thermique Solution 1 produit : protège le moteur contre les
* Contacteur
surcharges et les courts-circuits. Le contacteur associé
permet d’établir ou d’interrompre le courant dans les
circuits de puissance et de commande.
Sectionneur :
isole le circuit
de puissance
du réseau. Q1

IV. Modulateurs
1. Variateur de vitesse

Protège Q2 a. Variateur de vitesse pour machine à courant


le moteur contre continu
les surcharges et Les variateurs de vitesse (redresseur commandé) pour
les courts-circuits.
machine à courant continu (moteur ou génératrice)
sont largement utilisés pour le pilotage, l’excitation
de génératrices synchrones (alternateurs) fonction-
nant à l’aide du courant alternatif, ce qui est le cas
KM1 en traction ferroviaire, monte-charge, funiculaire,
Établit ou interrompt etc. Il existe diverses stratégies de contrôle ne faisant
le courant dans les pas l’objet de notre programme : la modulation par
circuits de puissance
et de commande. largeur d’impulsion (MLI ou PWM : Pulse Width
Modulation en anglais), la variation en U/f constant
et le contrôle vectoriel de flux.
M
3~ Les câblages des variateurs de vitesse sont détaillés
M1
dans les notices et documentations techniques de
Fig. 17  Solution 2 produits (démarrage d’un moteur asynchrone triphasé) chaque produit.
© Skill and You

* Contacteur disjoncteur intégral


1/L1
3/L2
5/L3
A1
A2

I> I> I>


2/T1
4/T2
6/T3

Fig. 18  Solution 1 produit (démarrage d’un moteur asynchrone triphasé)


© Skill and You

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Fonctions d’usage

Bobine de lissage

Rhéostat
Induit d’excitation
REDA34
3 x 400 V : 50 Hz

MCC Inducteur
Réseau triphasé

MCC

Rhéostat Machine
Variateur DC de à courant continu
Redresseur démarrage
commandé
(Thyristors)
ou Hacheur (4Q)

Fig. 19  Schéma de câblage d’un variateur DC associé à une MCC © Studio graphique

b. Variateur de vitesse pour machine à courant alternatif


Les variateurs de vitesse à courant alternatif se placent généralement juste en amont du moteur asynchrone. Un
variateur de vitesse est composé des éléments suivants :

Variateur de vitesse

Réseau
MAS

Redresseur PD3 Filtrage Dissipation Onduleur

Fig. 20  Schéma synoptique d’un variateur de vitesse de moteur à courant alternatif © Studio graphique

11
Exemple de réalisation
Variation de vitesse pour une pompe (moteur asynchrone) de relevage.

1 F1 2 3 1 1 F2 2
Q1
N 13 14 N 4 2 N

PE N 1 3 5 1 T1
F3 2 TSX Micro
63 VA
Q1 230/24 V vers schéma de commande
N Alim. vers TSX Micro
24V AC
2 4 6
1/L1 3/L2 5/L3
1/L1 3/L2 5/L3

Q2
1-1, 6 A
Q3
Vers TSX Micro 2,5-4 A
I I I

I I I
Ready_ATV Défault ATV Défault_pump
I I I
Vers TSX Micro
DMZI
2/T1 4/T2 6/T3 +24 V +24 V R I I I

L1 L2 L3 2/T1 4/T2 6/T3

+24
LI1
LI2
LI3
LI4
R1B
R1A
R1C

R2A
R2C

ATV312
L N PE
Variateur de vitesse ATV312
M1
PA/+

U V W PA 230 V

2/T1 4/T2 6/T3


A01
COM
AI1
+ 10
AI2

U V W PE

M3
230/400 V

Fig. 21  Exemple de réalisation : association d’un variateur à une motopompe © Studio graphique

c. Intérêts de la variation de vitesse Il convient de paramétrer les variateurs de vitesse


–– Diminution des pertes mécaniques présentes dans conformément au cahier des charges imposé et aux
les variateurs mécaniques (poulies, courroies, caractéristiques du moteur.
engrenages).
–– Limitation des surintensités au démarrage. 2. Démarreur progressif de vitesse
–– Adaptation précise de la vitesse.
–– Contrôle du couple. Un démarreur progressif pour moteur à courant
–– Réglage du débit d’une pompe ou d’un ventilateur. alternatif est un convertisseur alternatif/alternatif. Il
–– Allongement de la durée de vie des constituants convertit une tension efficace alternative sinusoïdale
mécaniques (moins d’à-coups). à fréquence fixe en une tension sinusoïdale déformée
–– Limitation du bruit. par le retard dû à l’angle d’amorçage des triacs. La
–– Économie d’énergie. valeur efficace est variable en sorite et la fréquence
–– Freinage par récupération d’énergie possible. variable également. Ce type de convertisseur prend
aussi le nom de gradateur à angle de phase.

12
Fonctions d’usage

Il convient de paramétrer ces démarreurs progressifs


conformément au cahier des charges imposé et aux
3 ph 3 ph caractéristiques du moteur.

V. Éclairage
Fig. 22  Principe du convertisseur gradateur à angle de phase
© Studio graphique Depuis l’invention de la lampe à incandescence
Le schéma ci-dessous explique le principe de câblage par Thomas Edison en octobre 1879, les sources
et la composition interne simplifiée d’un démarreur d’énergie lumineuse sont nombreuses et présentes
électronique progressif. dans bon nombre d’infrastructures et de domaines
d’activité. Les LED (Light Emitting Diode ou diode
Démarreur
progressif électroluminescente en français) sont par exemple
utilisées aujourd’hui tant pour les unités centrales
d’ordinateur que pour le domestique ou l’éclai-
rage de secours (BAES : bloc autonome d’éclairage
de sécurité). L’objectif des éclairages innovants est
3 x 400 V : 50 Hz
Réseau triphasé

d’éclairer durablement de la façon la plus optimale


MAS possible suivant les besoins tout en consommant le
3~
moins d’énergie électrique possible. Les OLED (LED
organique) ont été conçues dans cette optique ainsi
que leur technologie dérivée comme les PLED (diode
électroluminescente à polymère). Les PHOLED
Contacteur (Phosphorescent Organic Light-Emitting Diode) sont
de ligne
en voie de recherche et développement. 
Fusibles pour Triac
semi-conduceur 2 thyristors montés
En option «tête-bêche »
Les chercheurs et ingénieurs travaillent depuis
Fig. 23  Schéma d’un démarreur progressif associé au moteur asynchrone quelques années sur l’éclairage «  intelligent  »,
© Studio graphique c’est-à-dire un éclairage pouvant s’adapter à
l’environnement.
Exemples de démarreurs progressifs
Altistart ATS 01N109FT – 4 kW Schneider Exemple
DIGISTART STV 1312 – Leroy Somer En présence d’un véhicule ou d’un chat, l’éclairage
Altistart ATS 48D22Q – 11 kW - Schneider public s’intensifiera ou s’atténuera. Nous pouvons
SIEMENS SIRIUS 3RW4027-1BB04 imaginer également un éclairage s’adaptant à la
ABB 1SFA896106R7000 – 5,5 kW vitesse ou à la température ou toute autre chose.
La technologie et la science n’ont de limite que
Le démarreur progressif : l’imagination.
–– sert à limiter les appels de courant trop élevés en
démarrage direct ; Voici une classification de lampes électriques. Nous
–– permet d’éviter les « coups de bélier » au démar- ne faisons pas cas ici des lampes à combustion (acéty-
rage des pompes qui pourraient endommager à lène, essence, huile, pétrole, torche, etc.).
long terme les canalisations.

13
Tableau n°4 Classification de lampes électriques

INCANDESCENCE LAMPE À FILAMENT CLASSIQUE, HALOGÈNE, NERNST (1897)


Cathode froide, néon, tube germicide, lumière noire,
Décharge basse pression
plasma, vapeur de sodium
Halogénures métalliques, vapeur de mercure, vapeur de
Décharge haute pression
sodium
Luminescence Fluorescence Tube fluorescent, lampe fluorescente, lampe à induction
Electroluminescence Diode électroluminescente (LED), lampe à LED, OLED
Arc électrique Xénon, stroboscope, bougie Jablochkoff
Chimiluminescence (bâton lumineux), radio
Autres
luminescence

Les photos suivantes montrent les diverses catégories de lampes existantes.

Fig. 24  Ensemble d’ampoules halogènes, LED © nowicki - stock.adobe.com

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Fonctions d’usage

Fig. 25  Lampes à incandescence, fluorescentes compactes, halogènes © vvoe - stock.adobe.com

Fig. 26  Types de culot d’ampoule © SolaruS -Adobe Stosk

Les dispositifs d’éclairage sont des systèmes à faible Les étiquettes énergétiques des ampoules
inertie thermique. Afin de réaliser de la variation de
luminosité, on leur associe un gradateur à angle de Lorsqu’on achète une lampe, on peut trouver une
phase, basé sur le même principe de fonctionnement étiquette sur laquelle est mentionnée la classe éner-
que le convertisseur utilisé pour le démarrage des gétique du produit (A++, A+, A, B, C, D, E). Nous
moteurs à courant alternatif (voir démarreur progres- donnons un exemple de grandeurs pour une ampoule
sif de vitesse). L’inconvénient de ce type de gradateur de flux lumineuse de 800 lumens.
est qu’il génère des harmoniques du fait que les ondes
de courant et de tension en sortie, aux bornes de la
lampe, ne sont pas purement sinusoïdales.

15
Tableau n°5 Les étiquettes énergétiques des ampoules

CLASSE TYPE D’AMPOULE PUISSANCE (W) EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE (LM/W)


A++ Lampe LED 7 114
A+ Lampes LED et fluorescentes 11 73
A Lampes économiques et fluorescentes 15 53
B Meilleures lampes halogènes 40 20
C Bonnes lampes halogènes 50 16
D Lampes halogènes standard 60 13
E Lampes à incandescence (interdites) Supérieure à 60 Inférieure à 13

L’efficacité lumineuse (lm/W) Voici un tableau donnant un ordre de correspon-


C’est le rapport entre le flux lumineux et la dance des puissances.
puissance absorbée par la source lumineuse.
Tableau n°6 Ordre de correspondance des puissances (éclairage)
Le flux lumineux (lm)
Le flux lumineux (lm) est la quantité totale de INCANDESCENCE ÉCO-HALOGÈNE LED
lumière émise par la source lumineuse dans toutes les 25 W 15 W 1,5 W
directions à la fois. À puissance égale, on préfère en 30 W 20 W 3W
règle générale une ampoule dont le flux lumineux est le 50 W 35 W 4W
plus élevé si on souhaite éclairer fortement une pièce. 65 W 45 W 5W
75 W 50 W 6W
La puissance dissipée (W) par l’ampoule est la puis-
100 W 65 W 9W
sance souhaitée à l’intérieur d’une pièce. Dans un
salon, pour une ambiance tamisée, on préférera 120 W 75 W 12 W
une puissance comprise entre 5 et 11 W pour des 180 W 120 W 20 W
ampoules fluo compactes (son ancêtre étant la lampe
à vapeur de mercure basse pression inventée en
1901).
VI. Chauffage
Si l’on veut une ampoule LED qui se rapproche le plus
d’une lampe à incandescence en matière de lumi- Les dispositifs de chauffage sont des systèmes à forte
nosité (blanc chaud), pour éclairer une chambre par inertie. Ils peuvent être par conséquent associés à un
exemple, il faut alors choisir une ampoule LED warm gradateur à train d’onde afin d’effectuer de la régula-
light ayant une température de couleur de 4 000 K tion de température en « tout ou rien ». Le gradateur à
(kelvin) et 800 lm de flux lumineux ayant une puis- train d’onde délivre en sortie une tension sinusoïdale
sance de 5 W. Elle restituera l’équivalent de 60 W de fréquence fixe et une tension efficace variable. Ce
incandescent à peu près. dispositif ne génère pas d’harmonique puisque les
ondes de tension et de courant en sortie, aux bornes
N.B. Cette correspondance varie d’un fabricant à du convecteur, sont sinusoïdales. De plus, un convec-
l’autre et dépend également du flux lumineux. Pour teur est une charge résistive ne consommant donc pas
des lampes de salon, on choisira des ampoules LED de puissance réactive et ne générant pas de pollutions
warm light 5 W ayant une température de couleur de harmoniques sur le réseau.
2 700 K (kelvin) et 470 lm de flux lumineux. La puis-
sance équivalente en incandescent à ce moment-là
vaut à peu près 40 W.

16
Fonctions d’usage

Signal TOR
« Tout ou rien »
Circuit de
commande

UR
V
Vmax UR
Vmax
Veff
R
t t
tc
convecteur
Période T

Fig. 27  Principe de la variation de chauffage d’un convecteur thermique © Studio graphique

Les relations importantes pour l’estimation de la cela, nous avons le choix d’associer un variateur
tension efficace aux bornes du convecteur et sa puis- de vitesse à l’aérogénérateur ; dans ce cas, nous
sance moyenne sont les suivantes : optons pour une ventilation de type petite vitesse
(PV) ou grande vitesse (GV) en réalisant un couplage
Dahlander.

avec 

Rapport entre le temps de conduction du triac et de la


période T du signal de sortie :

avec   (puissance maximale dissipée par


le convecteur thermique assimilable à un résistor R).

Remarque sur le chauffage Fig. 28  Vue latérale de ventilateurs industriels modernes à grande capacité
Pour le chauffage industriel, nous utilisons © Kuznietsov Dmitriy - stock.adobe.com

un gradateur à train d’onde triphasé. Le schéma est


similaire à celui d’un démarreur progressif associé au
moteur asynchrone, mais la commande se fait en TOR
comme expliqué précédemment.

VII. Ventilation
Les systèmes de ventilation dans les conduits d’aé-
ration, les aérogénérateurs dans les tunnels routiers
ou métros, sont destinés à assurer le renouvellement
de l’air vicié ou le dégagement de fumée dans des
espaces confinés. En fonction du besoin, un système Fig. 29  Système de ventilation sur une façade de bâtiment
de ventilation peut ventiler plus ou moins fort. Pour © Евгений Фисенко - stock.adobe.com

17
Exemple d’un ouvrage de ventilation dans le métro
parisien réalisé en 2013
Ce chantier qui a duré 18 mois a permis le renou-
vellement et le renforcement de 150 ouvrages de
ventilation ainsi que la création de 18 ventilateurs. La
création d’ouvrages de ventilation concerne en prio-
rité les lignes équipées de rames de métro sur pneus
(lignes 1, 4, 6 et 11), qui dégagent plus de chaleur. Le
système de ventilation se situe dans un tunnel qui relie
deux stations. Selon les contraintes du milieu souter-
rain, il peut se trouver à une profondeur comprise
entre 10 et 40 mètres. Le fonctionnement de la venti-
lation est le suivant : en mode confort (petite vitesse
PV), l’air est aspiré à une vitesse de 60 m3/seconde et Fig. 30  Système de ventilation dans le métro de Moscou (Russie) © Zemelya
évacué par une grille située au-dessus de la voirie. En
cas d’incendie (grande vitesse GV), les ventilateurs Principe du moteur Dahlander
ayant des pales de 3 mètres d’envergure permettent le Le moteur Dahlander comporte deux bobinages par
désenfumage du tunnel en évacuant la fumée dans la phase que l’on peut soit coupler en parallèle (une
direction opposée au foyer d’incendie, à raison d’un paire de pôles) soit coupler en série (deux paires de
débit de 90 m3/seconde. La vitesse de rotation des pôles). En parallèle, le moteur tournera à sa vitesse
pales est comprise entre 1 000 et 1 500 tours/min. maximale (grande vitesse GV). En série, la vitesse du
moteur sera divisée par deux (petite vitesse PV).

18
Fonctions d’usage

Couplage Grande Couplage série-triangle (notez qu’il n’y a Petite


parallèle-étoile vitesse pas de barettes de couplage) vitesse

L1 L2 L3
W2 U2 V2

W2 U2 V2 U1 V1 W1

U1 V1 W1

L1 L2 L3

KM1 : petite vitesse


Circuits de puissance KM2 : grande vitesse
et de commande KM3 : couplage parallèle
des bobinages

13
-Q1 S1 : arrêt
S2 : marche petite vitesse

95 14
1/L1
3/L2
5/L3

S3 : marche grande
-F1 vitesse
Q1 95 96
2
4
6

-F2
21 96
1
3
5

1
3
5
1
3
5

KM3 KM1 KM2 -S1


1 2
3 4
5 6

1 2
3 4
5 6

2
4
6

3 32

13

13
-S3
-F1 -F2 -S2 -KM1 -KM2
14

14
4

4
2
4
6

2
4
6

21

21

-KM3 -KM1
W2
U2
V2

21 22

22

13

M1 -KM2 -KM2
3~
A1 14
A1 22

A1
UI
VI
WI

A2

A2

A2

KM1 KM2 KM3

Fig. 31  Principe du moteur Dahlander © Studio graphique

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