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Dans un communiqué de presse rendu public ce jeudi 12 février et dont copie est

parvenu à Anadolu, la banque africaine de développement (BAD), à travers son chef


économiste régional Emanuele Santi, établit un lien entre les performances au football
et l’économie des pays tels la Côte d’Ivoire et le Ghana.
« Le rapport entre performances sportives et économiques n’a jamais été confirmé
mais  selon une étude (en anglais) de la banque d’investissement, Goldman Sachs, la
victoire engendre une croissance supérieure de 3,5 % à celle du marché mondial au
cours du premier mois, mais l’enthousiasme s’estompe par la suite », écrit le chef
économiste régional de la BAD, Emanuele Santi.
Il propose en fait une analyse du développement des deux pays finalistes de la 30è
édition de la Coupe d’Afrique des Nations, qui s’est déroulée en Guinée équatoriale et
soldée par la victoire des Eléphants de Côte d’Ivoire (9 tirs au but à 8) face au voisin
Ghanéen le 8 février dernier à Bata.
« Il se trouve que j’étais détaché au Ghana en 2005, où je suis devenu un aficionado du
miracle économique que vivait le pays et de son équipe nationale de football, les Black
Stars (les « Étoiles noires »).
Depuis, l’équipe ghanéenne  n’a cessé d’être classée parmi les quatre meilleurs pays
dans les tournois de football qui se sont succédé en Afrique.
Il fait le parallèle avec  le cas ivoirien en soulignant que « De son côté, la Côte d’Ivoire
voisine était plongée, à la même époque,  au beau milieu de sa « décennie perdue »,
malmenée par les conflits . A cette époque, les Éléphants n’avaient pas réussi à passer
la phase de poule pour les trois éditions précédentes de la CAN » peut-on lire dans le
communiqué.
« Dix ans plus tard La Côte d’Ivoire est devenue l’une des économies à la croissance la
plus rapide au monde » et  les  éléphants ont repris avec les consécrations.
L’analyste économiste de la Bad, s’aventure prudemment à faire un parallèle entre les
erreurs faites par les Blackstars du Ghana lors du match de finale et les erreurs faites
par leur  pays sur le plan économique.
« A l’instar de sa dernière défaite aux tirs au but lors de cette CAN 2015, les difficultés
économiques que connaît actuellement le Ghana découlent en grande partie de ses
propres erreurs » estime-t-il.
Toutefois, il relativise la portée de cette victoire des éléphants sur l’économie, passé le
temps de l’euphorie et de la commercialisation de quelques gadgets.
« Pour la suite, on ne saurait affirmer avec certitude que cette victoire donnera un
nouvel élan à la Côte d’Ivoire. Au-delà de leur impact économique, les compétitions
de football sont des événements à dimension sociale qui renforcent le sentiment
d’identité nationale dans beaucoup de pays » écrit Emanuele Santi.
Poursuivant, il affirme que «Ce sentiment d’unité dans un pays encore largement
polarisé est probablement ce dont la Côte d’Ivoire a le plus besoin pour consolider sa
croissance économique et poursuivre sa trajectoire vers la paix.[..] Mais la tenue
d’élections pacifiques, sera l’un des défis majeurs que la Côte d’Ivoire aura à relever –
un défi dont on ne connaîtra l’issue qu’à la toute fin du match ».

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