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Un manuel simple pour

Volume 1 apprendre les bases

A mettre
dans toutes les
caisses
à
clous !
Technicien de maintenance en chauffage et climatisation
TMCC pour les idiots
Sommaire

1 Avant propos 7
2 Généralités 9
2.1 Electricité 9
2.2 Physique 24
2.3 Physique des gaz 26
2.4 Composition volumétrique des gaz 31
2.5 Grandeurs de combustion des gaz 32
2.6 P.C.I. et P.C.S. des gaz 32
2.7 Grandeurs caractéristiques des gaz 33
2.8 Points de rosée en combustion oxydante avec divers excès d’air 33
2.9 Rendement de combustion sur PCI du gaz naturel 33
2.10 Rendement de combustion sur PCI du propane 34
2.11 Rendement de combustion sur PCS 34
3 Les générateurs de chaleurs 35
3.1 Introduction 35
3.2 Les générateurs au sol 36
3.2.1 Le générateur au sol fonte 36
3.2.2 Le générateur à brûleur atmosphérique 36
3.2.3 Le générateur acier 36
3.3 Le générateur mural 37
3.4 Le générateur à condensation 37
3.5 Le générateur sans production d’ECS 38
3.5.1 Le générateur à combustible solide 38
3.5.2 Le générateur à brûleur atmosphérique 38
3.5.3 Le générateur gaz ou fioul à brûleur à air soufflé 38
3.5.4 Le générateur spécial 38
3.5.5 Le générateur aéraulique 39
3.5.6 Le générateur électrique 39
3.6 Le générateur avec production d’ECS 39
3.6.1 Le générateur mural 39
3.6.2 Le générateur au sol 40
3.6.3 Le générateur ECS indépendant 40
3.7 Choix d’un générateur 40
3.8 Débit d’irrigation d’un générateur 40
4 Production d’eau chaude sanitaire 40
4.1 La production d’eau chaude sanitaire instantanée 40
4.2 Production d’eau chaude sanitaire à accumulation. 41
4.3 Production d’eau chaude sanitaire semi accumulation. 42
4.4 Production d’eau chaude sanitaire semi instantanée. 42
5 Hydraulique 43
5.1 La distribution chauffage 43
5.2 La boucle primaire 45
3
TMCC pour les idiots
5.3 Les émetteurs 51
5.3.1 Radiateurs 51
5.3.2 Le plancher chauffant 54
5.3.3 Les ventilo-convecteurs 55
5.3.4 Les aérothermes 55
5.4 Pompes et circulateurs 56
5.4.1 Présentation 56
5.4.2 Détermination et dimensionnement 58
5.4.3 Sélection 58
5.4.4 Conditions de pose 58
5.4.5 Types particuliers 59
5.4.6 Mise en service 60
5.5 Le vase d’expansion 61
5.5.1 Vase d’expansion sanitaire 62
5.5.2 Pression de pré gonflage 62
5.5.3 Volume d’expansion 62
5.5.4 Volume minimum du vase 63
5.5.5 Dysfonctionnement du vase 65
5.6 Soupapes 66
5.6.1 Soupape de sureté 66
5.6.2 Soupape différentielle 69
5.7 La bouteille de découplage 71
5.8 Les robinets 71
5.8.1 Robinet simple réglage 71
5.8.2 Robinet de réglage 72
5.8.3 Robinet d’équilibrage 72
5.8.4 Robinet double réglage 72
5.8.5 Robinet thermostatique 73
5.8.6 Robinet de raccordement mâle-mâle 76
5.8.7 Robinets vannes 77
5.8.8 Robinets à soupape 78
5.8.9 Robinets à piston 78
5.8.10 Robinets à tournant 79
5.8.11 Robinets à boisseau défoncé 80
5.8.12 Robinets à papillon 80
5.8.13 Les robinets à membrane 80
5.8.14 Les robinets de régulation pneumatiques 81
5.8.15 Robinets de vidange de radiateur 82
5.8.16 Réglage de débit 82
5.9 Les vannes de régulation 82
5.10 Purgeurs 86
5.11 Le disconnecteur 87
5.12 Le groupe de sécurité 88
5.13 Autres accessoires hydrauliques 89
6 La combustion 93
6.1 La combustion du carbone 93
6.2 La combustion du soufre 94
6.3 La combustion de l’hydrogène 94
6.4 Combustion du méthane 95
6.5 Les oxydes d’azote 95
6.6 Différents types de combustion 96
6.7 Facteur d’air N (λ) 96

4
TMCC pour les idiots
6.8 Teneur en CO2 96
6.8.1 CO2 neutre des combustible usuels 97
6.8.2 Rapport Vfs / Va des combustibles usuels 97
6.9 Teneur en O2 98
6.9.1 Calcul de l’excès d’air 98
6.10 Effet du CO sur l’homme 99
6.11 Rapport CO / CO2 99
6.12 Limites d’inflammabilité 100
6.13 Point d’éclair 100
6.14 Point d’inflammation 101
6.15 Vitesse de propagation du front de flamme 101
6.16 Indice de Wobbe 102
6.17 Pouvoir calorifique 103
6.18 Point de rosée 104
6.19 Diagrammes de combustion 105
6.19.1 Diagramme de Biard 105
6.19.2 Diagramme d’Ostwald 106
6.19.3 Diagramme de combustion oxydante du fioul 106
6.20 Analyse de combustion 106
6.20.1 Mesure de la température 106
6.20.2 Mesure du tirage ou de la dépression foyer 107
6.20.3 Opacité 107
6.20.4 Mesure de la teneur en CO2 ou de la teneur en O2 107
6.20.5 Mesure de la teneur en CO 107
6.20.6 Analyseurs électroniques 107
6.20.7 Teneur en CO2 et excès d’air 108
6.21 Rendement de combustion sur PCI 108
6.22 Ordres de grandeurs d’une bonne combustion 109
7 Divers 111
7.1 Les raccords démontables 111
7.2 Le tube acier 118
7.3 Le tube cuivre 127
8 Glossaire 139

5
1 Avant propos

Ce manuel n’a pas la prétention d’être une aide exhaustive à l’exercice du métier de
technicien de maintenance en chauffage et climatisation, mais de regrouper les principales
connaissances à détenir.

Son rédacteur est un militaire servant au RICM 1 de Poitiers, en cours de reconversion, qui à
l’âge de 50 ans a décidé de découvrir un nouveau métier. Il va tenter de vous faire
partager les connaissances acquises durant les 10 mois de sa formation à l’Afpa de
Toulouse, en toute modestie.
Pas d’inquiétude, tout s’apprend !

« Là où il y a une volonté, il y a un chemin »

Il tient avant tout à remercier Mme Françoise MOULIN sa conseillère en reconversion, les
formateurs TMCC, M. Stéphane LUCU et M. Yvon LE-GUEN, M. Eric NOGUES pour
l’habilitation électrique, M. Damien FACCA pour l’aptitude à la manipulation des fluides
frigorigènes, l’entreprise ELIPSE qui a accepté de l’accueillir durant la PAE 2 module
« climatisation » et M. Cyril Méliand de l’entreprise COFELY AXIMA pour la PAE module
« chauffage ».

Le complément de cet aide-mémoire reste la documentation papier ou informatique


délivrée par l’Afpa, les recherches personnelles sur Internet, et surtout les notices
techniques des équipements, sans oublier le fameux « KOTZA ».
Notez que ce manuel a été réalisé à base de numérisations et de copier - coller de bribes
de renseignements contenus dans ces documents.
Non garanti sans erreurs ni BUG.

Certains seront peut-être froissés ou touchés dans leur orgueil … tant pis !
En fait « pour les nuls » aurait été plus indiqué, tout le monde connaît. Mais cette marque
est protégée, et sans autorisation …
La page de couverture a déjà été bien copiée, faut quand même pas abuser.

Alors pourquoi pas :


 « TMCC pour les couillons »,
 « TMCC pour les pattes de poulet »,
 « TMCC pour les quatre doigts »,
 « TMCC pour les deux mains gauches »,
 « TMCC pour les blondes »,
 « TMCC pour les glanches3 »,
 ou bien « TMCC pour les manches à c….... ».

Faites votre choix et … bonne lecture !

Didier

1
Régiment d’Infanterie Chars de Marine
2
Période d’Apprentissage en Entreprise
3
Glanche : Métissage d’un gland avec une tanche.
2 Généralités

1.1 Electricité
Intensité
On appelle intensité d’un courant (I) la quantité d’électrons qui traverse une matière donnée par
unité de temps.
L’unité d’intensité du courant est l’ampère (A), mesurée à l’aide d’un ampèremètre monté en
série dans le circuit.
ampèremètre
i

générateur récepteur V

A
Pince ampèremétrique

Quantité d’électricité
L’unité de quantité d’électricité est le coulomb (C).
L’électron a une charge électrique trop petite pour servir d’unité de base.
Le coulomb représente la charge d’environ 6 . 1018 électrons.
Dans la pratique on ne mesure pas la quantité d’électricité (Q), on la calcule à partir de la relation
:
Q = I .t
Q en coulombs
I en ampères
t en secondes

Le coulomb est la quantité d’électricité transportée en une seconde par un courant de un ampère.
( 1 C = 1 A.s )
Le coulomb étant une quantité très petite, on utilise couramment une unité plus grande, l’ampère-
heure (Ah).
L’ampère-heure est la quantité d’électricité débitée par un courant constant de un ampère
pendant une heure.
Q = I .t
Puisqu’il ya 3 600 secondes dans une heure, un ampère-heure vaut 3 600 coulombs.

1 Ah = 3 600 C

Différence de potentiel ou tension


On appelle tension (U) la différence de potentiel aux bornes d’un générateur ou entre deux points
d’un circuit électrique.
L’unité de mesure de la tension est le volt (V), mesurée à l’aide d’un voltmètre monté en
dérivation.

Résistance électrique
On appelle résistance électrique (R) la propriété d’un conducteur de s’opposer plus ou moins au
passage du courant.
L’unité de la résistance électrique est l’ohm dont le symbole est la lettre grecque oméga (Ω).
On mesure la résistance à l’aide d’un ohmmètre, monté en dérivation entre les deux points dont
on veut mesurer la résistance. Il doit toujours être utilisé HORS TENSION ! Ouvrir le circuit avant
de le brancher.
La résistance R d’un conducteur dépend de plusieurs facteurs:
De sa longueur l ; plus le conducteur est long, plus la résistance est grande,
De sa section s ; plus la section est grande plus la résistance est petite,
De sa nature ; chaque matériau conducteur est caractérisé par sa résistance spécifique
appelée résistivité ρ (rô).

La formule de calcul de la résistance d’un conducteur à partir de ces trois facteurs est la suivante :

ρ . l
R =
La résistivité ρ d’un corps est la résistance d’uns fragment de ce corps ayant 1 m de long et 1 m²
de section.

L’unité de la résistivité s’exprime donc en Ω.m²/m ou en simplifiant en Ω.m.

Dans la pratique, on exprime la résistivité en Ω.mm²/m du fait que la section des conducteurs
s’exprime généralement en mm².
La résistivité d’un corps varie avec la température, sa résistance variera de la même façon suivant
la loi :

Rθ = R 0 . ( 1 + α θ )

Rθ : résistance à la température θ
R0 : résistance à 0 °C
α : coefficient de température
θ : température du corps

Les divers matériaux peuvent être classés comme conducteurs ou isolants.

Les conducteurs sont des métaux qui opposent très peu de résistance au courant et sont, pour
cette raison, utilisés pour transporter ou « conduire » de l’électricité dans les fils ou les câbles
électriques.

Les isolants sont au contraire des matériaux qui offrent une forte résistance au courant jusqu’à
empêcher complètement le passage. Ils sont utilisés pour isoler les conducteurs.

Loi d’Ohm
La loi d’Ohm lie les trois principales grandeurs électriques (tension, résistance, intensité) par la
relation :

U = R . I
U en volts, R en ohms, I en ampères

Cette relation est très utile dans les calculs électriques car elle permet, en tournant la formule, de
déterminer une des trois grandeurs en connaissant les deux autres.

U=R.I R=U/I I=U/R


Loi de puissance électrique
La puissance électrique P est proportionnelle à la tension et à l’intensité :

P = U . I
P en watts, U en volts, I en ampères

Le watt est la puissance fournie par un courant de 1 ampère sous une tension de 1 volt.
TMCC pour les idiots
Cette relation est très utile dans les calculs électriques car elle permet, en tournant la formule, de
déterminer une des trois grandeurs en connaissant les deux autres.

U=P/I I=P/U

La loi de la puissance électrique peut également être exprimée à partir de la résistance et de


l’intensité. En effet les deux formules de base :

P=U.I et U=R.I

permettent une autre expression de la puissance :

P = R . I2
Energie électrique
L’énergie fournie W est proportionnelle à la puissance et au temps :

W = P . t
W en joules, P en watts, t en secondes

L’unité « légale » de l’énergie est le Joule qui correspond au watt-seconde :

1 J = 1 W.s

L’unité pratique de l’énergie électrique est le kilowattheure qui correspond à 3 600 kilojoules :

1 kWh = 3 600 kJ

Loi de Joule
La loi de Joule permet de calculer l’énergie thermique dégagée à partir de la formule :

W = R . I2 . t

W en joules, R en ohms, I en ampères, t en secondes

On appelle « effet Joule » le phénomène de dégagement de chaleur produit par un courant


électrique parcourant un conducteur.

Résistances en série
Dans le montage suivant, la résistance Req équivalente à l’ensemble des résistances est égale à la
somme des résistances :

Req = R1 + R2 + R3

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TMCC pour les idiots
I1 I2 I3
I I
R1 R2 R3

U1 U2 U3
Ut

Req

L’intensité est constante dans tout le circuit : I = I1 = I2 = I3


L’intensité est égale à :

Ut U1 U2 U3
I = = = =
Req R1 R2 R3

La tension totale est égale à la somme des tensions : Ut = U1 + U2 + U3


Tension aux bornes de chaque résistance :

U1 = R1 . I U2 = R2 . I U3 = R3 . I

Résistances en parallèle
Dans le montage suivant, l’intensité totale est égale à la somme des intensités :

I = I1 + I2 + I3

I1
R1

I2 I
R2

I3
R3

U
Req

Calcul des intensités


I1 = U / R1 I2 = U / R2 I3 = U / R3 I = U / Req

L’inverse de la résistance équivalente est égal à la somme des inverses des résistances qui
constituent le circuit.

1 / Req = 1 / R1 + 1 / R2 + 1 / R3

La résistance équivalente est toujours inférieure à la plus petite résistance du circuit.


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TMCC pour les idiots

R1

R2

Req

Dans le cas particulier ou le circuit ne comporte que deux résistances, la résistance équivalente
peut se calculer ainsi :

R1 x R2
Req =
R1 + R2

Req
Dans le cas particulier ou le circuit n’est constitué que de n résistances identiques, la résistance
équivalente peut se calculer ainsi :

Req = R / n

R : valeur d’une résistance, n : nombre de résistances.

Le sectionneur

Rôle : Le sectionneur est un appareil de coupure à commande manuelle destiné à isoler


électriquement une installation de son réseau d’alimentation.

Point d’attention : La vitesse de fermeture et d’ouverture étant liée à l’opérateur, le sectionneur


ne doit jamais être manœuvré en charge. Il peut être équipé d’une poignée extérieure
cadenassable en position ouvert avec un cadenas de consignation.

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TMCC pour les idiots

Le fusible

Rôle : Interrompre le courant dans un circuit soumis à une surintensité par fusion dû à l’effet joule
d’un filament.

Interrupteur différentiels

Rôle : C’est un dispositif qui, en cas de défaut d’isolement d'un composant de l’installation qu’il
protège, sectionne l’alimentation électrique.

Point d’attention : Il est obligatoirement associé à une mise à la terre des masses des matériels
qu’il alimente pour faciliter l’établissement d’un courant de fuite à la terre.

L’emploi d’un interrupteur différentiel haute sensibilité constitue une mesure de protection
supplémentaire contre les contacts indirects.

Le disjoncteur différentiel

Rôle : il associe, la fonction de l’interrupteur différentiel et la fonction du disjoncteur


magnétothermique.

Point d’attention : Il est obligatoirement associé à une mise à la terre des masses des matériels
qu’il alimente pour faciliter l’établissement d’un courant de fuite à la terre.

L’emploi d’un disjoncteur différentiel haute sensibilité constitue une mesure de protection
supplémentaire contre les contacts indirects.

Le disjoncteur magnétothermique
Les disjoncteurs magnétothermiques sont des appareils de protection
permettant l’isolement du circuit par ouverture automatique des contacts
lors d’une surintensité ou d’un court-circuit.
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TMCC pour les idiots
Ils peuvent être de différents types :

Monophasé unipolaire
Biphasé Bipolaire Triphasé Tripolaire
+ Neutre

Triphasé + Neutre Tripolaire + Neutre Triphasé + Neutre Tétrapolaire

Les commandes

10 2 0 1 1 2

Bouton tournant 1 position Bouton tournant 2 positions


interrupteur Bouton tournant 3 positions Bouton poussoir

Les contacts

ou

Contact no temporiséContact
au travail
no temporisé au repos
Contact Contactau
no et nc temporisé notravail
et nc temporisé au repos
Discontacteur

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TMCC pour les idiots

Contact Interrupteur Sectionneur Disjoncteur Contacteur

Contact temporisé auContact Contact


travail temporisé au travailtemporisé au
Contact Contact
repos temporisé temporisé au travail et au repos
au repos

Les relais

A1 A1 A1 A1

A2 A2 A2 A2
Bobine de relais temporisé au travail et au repo
Bobine de relais temporiséBobine
au travail
de relais temporisé au repos
Bobine de relais et de contacteur

Le transformateur

Rôle : Le transformateur est nécessaire pour abaisser ou élever une tension alternative à partir
d’une autre tension alternative.

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TMCC pour les idiots
Point d’attention : Le transformateur peut être monté :
 Nu pour montage en armoire électrique.
 Protégé pour montage en apparent.

Constitution

CIRCUIT MAGNETIQUE

Alimentation Utilisation

U1 U2

PRIMAIRE SECONDAIRE
ENROULEMENTS

Fonctionnement :
Le rapport du nombre de spires entre le secondaire et le primaire est égal au rapport des tensions
et est appelé m ou k
U2 = tension secondaire
N2 N1 U2 U1 U1 = tension primaire
m = = N2 = nombre de spires secondaires
N1 = nombre de spires primaires
Il y a trois cas possibles :
N2 = N1 → U2 = U1 → m = 1 transformateur séparateur (sécurité)
N2 > N1 → U2 > U1 → m > 1 transformateur élévateur (allumage)
N2 < N1 → U2 < U1 → m < 1 transformateur abaisseur (commande, sécurité)

Un transformateur abaisseur branché à l’envers devient élévateur.


En théorie, la puissance au secondaire P2 d’un transformateur est égale à la puissance au primaire
P1 :
P2 = P1
donc :

U2 . I2 = U1. I1
et :

U2 I1
=
U1 I2
17
TMCC pour les idiots
Attention, le rapport des intensités est l’inverse du rapport des tensions.
Si la tension au secondaire est plus faible, l’intensité sera plus grande.

Le Contacteur

Rôle : Le contacteur est un appareil de commande à distance qui permet d’établir et interrompre
un ou plusieurs circuits pouvant être manœuvrés en charge. Lorsqu’un électro-aimant est
alimenté les contacts sont actionnés, quand il n’est plus alimenté les contacts reprennent leur
position initiale.

Point d’attention : Le contacteur existe sous différentes formes: monobloc, sur barreaux.

L’appellation d’un contacteur pilotant un circuit de puissance est KM.


L’appellation d’un contacteur pilotant un circuit de commande est KA.

Fonctionnement :
Lorsque la bobine de l’électro-aimant est alimentée, le contacteur se ferme, établissant par
l’intermédiaire des contacts principaux, le circuit entre le réseau d’alimentation (sectionneur) et
le récepteur (moteur).

L’alimentation de la bobine entraîne également la fermeture (ou l’ouverture) des contacts


auxiliaires.

Avantages :
Interrompre des courants monophasés ou polyphasés importants en agissant sur un auxiliaire de
commande parcouru par une faible intensité.

Possibilité d’effectuer une commande à distance à l’aide de fils de faible section, d’où réduction
importante de la longueur des câbles « puissances » utilisés.

Le contacteur permet également d’assurer un fonctionnement intermittent ou continu et de


multiplier les postes de commande.

Choix du contacteur:
Il se fera :
• En fonction de la tension de fonctionnement du circuit de commande pour les
bobines.
• En fonction de la tension de fonctionnement du circuit de puissance.

Catégories d’emploi en courant alternatif :

AC1 : S’applique à tous les appareils d’utilisation à courant alternatif (récepteurs) transformant
directement l’énergie électrique en énergie calorifique (résistances).

18
TMCC pour les idiots
AC2 : S’applique à tous les appareils utilisant l’effet magnétique en courant alternatif dont la
particularité est d’instaurer un courant d’appel d’environ 2,5 fois le courant nominal.
AC3 : S’applique aux moteurs à cage et les appareils utilisant l’effet magnétique dont la
particularité est d’instaurer un fort courant d’appel d’environ 5 à 7 fois l’intensité nominale de
fonctionnement.
AC4 : S’applique à tous les appareils mentionnés dans la catégorie AC3 mais dont la coupure se fait
pour la même intensité que celle de démarrage, 5 à 7 fois l’intensité nominale.

Les blocs additifs de Contacts auxiliaires

53 61 71 83

54 62 72 84

Rôle : augmenter le nombre de contacts asservis à un relais, à un contacteur ou à un disjoncteur.


Point d’attention : Le nombre des contacts des blocs additifs peut varier (1, 2, 4); et peuvent être
de nature différente (no, nc ou no et nc).
Les contacts portent le nom de l’appareil sur lequel il est fixé (KM, KA…).

Le relais thermique

1 3  5 97 95

2 4 6 98 96

Rôle : Interrompre par échauffement d’un bilame le circuit de commande d’un moteur lors d’une
surcharge sur le circuit de puissance. La coupure est retardée.
Point d’attention : Le thermique se règle à l’intensité nominale du moteur.
Il interrompt aussi le circuit de commande lors d’un déséquilibre entre phases.
L’effet retardateur permet de palier la pointe d’intensité de démarrage du moteur.
Attention :
- le relais thermique ne coupe pas physiquement la puissance.
- certains thermiques ont une position de réarmement automatique.

Câblage d’un thermique en monophasé :

Pour éviter le déclenchement du thermique par déséquilibre des phases, il faut que chaque bilame
soit traversé par un courant identique. Pour ce faire, il est nécessaire de mettre deux des trois
bilames en série sur la phase.

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TMCC pour les idiots

Les départs moteur

Rôle : Le disjoncteur moteur remplace le sectionneur à fusible et le relais thermique, de ce fait il


assure la protection contre les court-circuits, les surcharges, les démarrages trop fréquents et les
disparitions de phase.
Point d’attention : le relais thermique coupe physiquement la puissance, il est aussi muni de
boutons marche/arrêt pouvant être manœuvré en charge.

KM

Rôle : le départ moteur assure la protection contre les court-circuits, les surcharges, les
démarrages trop fréquents, les disparitions de phase ainsi que l’automatisme de mise en marche et
d’arrêt du moteur.

Les départs moteur en monophasé


Pour éviter le déclenchement du disjoncteur par déséquilibre
des phases, il faut que chaque bilame soit traversé par un
courant identique. Pour ce faire, il est nécessaire de mettre
deux des trois bilames en série sur la phase.

Le discontacteur en coffret
20
TMCC pour les idiots

95 Poignée sectionneur
F
Q Appareil de coupure
96

13

KM
S1 +
ou
14
F
A1
KM
A2

Rôle : centraliser la commande et la puissance en un seul coffret pour une machine ou un poste de
travail.

Point d’attention : si le sectionnement n’est pas installé sur le coffret, il faut installer un appareil
de coupure verrouillable et cadenassable en position ouvert près de la machine ou du poste de
travail.

La protection peut être thermique, magnétique ou magnétothermique.

Couplage des moteurs triphasés

Couplage étoile Couplage triangle

Contacteur heures creuses

Contacteur heures creuses Alimentation bobine


1 3

Marche forcée
1 3 A1

1
A1 Marche automatique
0 auto 1 auto

A2
A2 Arrêt
2 4
2 4

symbole
Rôle : Pour bénéficier du tarif réduit de l’électricité durant les heures creuses, on utilise un
contacteur dit « heures creuses ». On l’appelle aussi contacteur jour/nuit.
21
TMCC pour les idiots
Le contacteur heures creuses est constitué d’une bobine électromagnétique actionnant des
contacts.
Point d’attention : Ces contacteurs existent en 2, 3, 4 pôles, avec un circuit de puissance de 25 ou
40 A. La protection de la bobine sera en 2A.

Ph
N
Télécommande EDF
2A 20A

A2 A1 1 3

2 4

Vers le chauffe-eau

Télérupteur

Télérupteur
Arrivée phase
1

Curseur manuel
A1 1

0
Alimentation bobine
A A2
A2 1
2
2
Sortie vers lampe(s)
symbole

Rôle : Commande d’une ou plusieurs lampes d’un nombre quelconque d’endroits différents. La
bobine est alimentée par impulsion sur un des boutons poussoirs.

Point d’attention : La bobine peut être alimentée par une tension différente de celle passant par
les contacts 1 et 2.

22
TMCC pour les idiots

Ph
N
16A

A2 A1 1

Minuterie

Minuterie Alimentation bobine

Alimentation
A B
min 10
B 28
6
Réglage de la temporisation
A1 4

Marche forcée / Automatique


A2
A 4
4 1 Sortie vers lampe(s)
symbole

Rôle : Commande d’un ou plusieurs endroits, d’un circuit s’ouvrant automatiquement au bout d’un
temps prédéterminé (réglable). La minuterie alimente un ou plusieurs points lumineux.
Point d’attention : La bobine peut être alimentée par une tension différente de celle passant par
les contacts B et 4.

Ph
N 23

16A
TMCC pour les idiots

A2 A1 B

Interrupteur horaire

Interrupteur horaire L 4 5 6 Alimentation horloge

0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 Écran digital

L 18:54 am
Auto
Manuel Touches de programmation
1 2 3 4 5 6 7

Menu OK
N
Borne commune.
1 2 3 Arrivée en phase
L

symbole N N 1 2 3 Contacts NO-NC

Rôle : Les interrupteurs horaires commandent l’ouverture ou la fermeture d’un ou deux circuits,
selon la programmation de l’utilisateur. La programmation peut être mécanique (cavalier), ou
électronique (clavier).
Point d’attention : L’interrupteur horaire a un faible pouvoir de coupure. On peut les employer
avec un contacteur.

1.2 Physique
Masse
Quantité de matière que contient un corps, exprimée en kilogramme (kg). La masse (m) est
immuable.
Le kilogramme est aussi la masse de 1 dm3 d’eau à 4°C.
Poids

24
TMCC pour les idiots
Le poids(Pd) d’un corps est l’attraction que la terre exerce sur ce corps. Il est variable en
fonction de la latitude et de l’altitude.
L’unité de poids est le Newton (N).
Pd = m.g

g : attraction terrestre (9,81 N/kg en métropole)


En apesanteur g= 0, donc Pd=0.

Définition de l’état d’un corps :


Un fluide a une forme variable.
Un liquide est un fluide incompressible.
Un gaz est un fluide compressible.

Masse volumique :
Rapport de la masse sur son volume.
m
𝝆=
V
3 3
S’exprime en kg/m pour les gaz et en kg/dm pour les solides et liquides.

Masse volumique de l’eau à 4 °C : 1 kg/dm3


Masse volumique de l’air à 0 °C : 1,293 kg/m3 (n)
Masse volumique du fioul domestique : 0,84 kg/dm3

Densité :
La densité (d) d’un corps liquide ou solide est le rapport de la masse du corps à la masse du
même volume d’eau à 4 °C. C’est aussi le rapport des masses volumiques.
masse du corps
densité =
masse du même volume d ' eau à 4 ° C

C’est aussi le rapport des masses volumiques.


masse volumique du corps
densité =
masse volumique de l ' eau à 4 ° C

x
d= =x
1
Pour les solides et les liquides d est identique à celle de la masse volumique exprimée en
kg/dm3.

Densité des gaz :


La densité (d) d’un gaz est le rapport de la masse du même volume d’air sec à 0°C et à
1013 hPa de pression absolue.
masse du gaz
densité =
masse du même volume d ' air sec à 0 ° C

La densité est aussi le rapport des masses volumiques.


masse volumique du gaz
densité =
masse volumique de l ' air sec à 0 ° C

25
TMCC pour les idiots
x
d= =y
1,293
Ne pas confondre densité et masse volumique.

Exemple : L’azote a une masse volumique de 1,25 kg/m3 et une densité de 0,97.

Poids volumique :
Pd
𝝕=
V
3 3
S’exprime en N/m pour les gaz et en N/dm pour les solides et liquides.
Pd m. g m
𝝕= = = .g = 𝝆 g
V V V

Déperdition :
D = G . Volume . △t

Depuis la norme RT2012, G = 0,4


Moyenne annuelle à Toulouse = - 5°C, donc :
△t = 20 – (-5) = 25

1.3 Physique des gaz


Loi d’Avogadro
À température et pression constantes, le nombre de molécules de gaz contenu dans un
volume donné est le même quel que soit le gaz. La distance qui sépare les molécules d’un
gaz ne dépend pas de leur nature mais de la pression qui la diminuera et de la température
qui l’augmentera.
Une mole de gaz soit 6,022 .1023 molécules occupe un volume de 22,4 litres.
Le volume V d’un gaz à température et pression constantes dépend donc du nombre de
molécules n selon la relation : V = k1 . n avec k1= RT/P

Loi de Boyle-Mariotte
À température constante, le produit de la pression absolue P et du volume V d’une
quantité fixée de gaz est constant. À une température différente (maintenue constante),
P.V est également constant mais prend une valeur différente. C’est aussi le cas si l’on
change la quantité de gaz.
P .V = constante
Le volume V d’un gaz à température (k2) constante dépend donc de sa pression absolue P
selon la relation : V = k2 / P

Première loi de Gay-Lussac


V
= constante
T
À pression constante, le volume V occupé par une quantité fixée de gaz est proportionnel à
sa température absolue T. Ceci introduit la notion de coefficient de dilatation thermique à

26
TMCC pour les idiots
pression constante. Le volume V d’un gaz à pression constante (k3) dépend donc de sa
température absolue T selon la relation : V = k3 . T

Deuxième loi de Gay-Lussac


À volume constant, la pression absolue P exercée par une quantité fixée de gaz est
proportionnelle à sa température absolue T. Ceci introduit à nouveau la notion de
coefficient de dilatation thermique à pression constante.
P
= constante
T

Loi des gaz parfaits


Les trois équations suivantes :
V P
= constante = constante
P .V = constante T T
P.V
= constante
permettent d’exprimer l’équation générale : T
Qui nous permet de déterminer les variations de volume d’un gaz suite à des variations de
pression et/ou de température en l’utilisant ainsi :
P .V 1 1
=
P .V
2 2
= . . .. .. .=
P .V
x x

T 1 T 2 T x

Les trois équations de volume suivantes : V = k1 . n V = k3 . T V = k2 / P contiennent


des constantes k1, k2 et k3 qui ne sont pas identiques. Si l’on réunit ces trois constantes en
une seule appelée « R » constante des gaz, on obtient :
R .n.T
V=
P
Que l’on appelle « loi des gaz parfaits » sous la forme :

P.V = n.R .T
P : pression absolue Pa (Pmesurée + 1)
V : volume m3
n : nombre de moles
R : constante des gaz 8,314 J/mol.K
T : température absolue K (Tmesurée + 273)

Exemple :
n = 1, R = 8,314 J/mole.K, T = 273,15 K, P = 101 325 Pa
V = (1 . 8,314 . 273,15) / 101 325 = 0.0224 m3
Soit le volume molaire de 22,4 litres.
Nota : le nombre de mole n d’une quantité de gaz est : n = m / M avec (m : masse de gaz
(g) et M masse molaire (g/mole)

Loi de Dalton
27
TMCC pour les idiots
Un gaz occupera tout l’espace dont il disposera. Dans le cas d’un mélange de plusieurs gaz,
chacun d’eux en fera de même, et prendra une pression partielle qui serait celle qu’il
aurait s’il était seul à occuper tout l’espace.
La pression totale du mélange est égale à la somme des pressions partielles des gaz
constituants.

Pm = P1 + P2 + P3 ….

La pression partielle de chaque constituant est proportionnelle à son pourcentage de


volume dans le mélange et à la pression du mélange.

P1 = Pm . ( V1 / Vm )

Exemple : Un mélange constitué de 200 L de gaz A, 300 L de gaz B et 500 L de gaz C est à
une pression absolue Pm de 2 500 mbar. Quelle est la pression partielle de chaque gaz
constituant ?
Vm = 200 + 300 + 500 = 1 000 L
PA = 2 500 . ( 200 / 1000 ) = 500 mbar
PB = 2 500 . ( 300 / 1000 ) = 750 mbar
PC = 2 500 . ( 500 / 1000 ) = 1 250 mbar
Vérification : Pm = PA + PB + PC = 500 + 750 + 1250 soit 2 500 mbar

Dans le cas d’un mélange comprenant un élément condensable, la teneur maximale de cet
élément dépendra de la température du mélange. Prenons par exemple un mélange
constitué d’air sec et de vapeur d’eau.

Si la température du mélange est de 20 °C, la pression partielle de la vapeur d’eau ne peut


pas dépasser le point d’équilibre pression-température c’est-à-dire 23,37 mbar. Au delà de
cette pression, la vapeur d’eau condense. La teneur maximale en vapeur d’eau d’un
mélange air-vapeur dépend donc de sa température. L’air humide pourra d’autant plus
contenir de vapeur d’eau qu’il sera chaud.

l’air est une « éponge » à humidité. Plus il est chaud, plus il contient de l’humidité.

Quelle est la teneur maximale de vapeur d’eau dans de l’air humide à la température de
20 °C et à la pression totale de 1 013,25 mbar ?
La teneur maximale correspond au rapport de la pression de saturation de l’eau à cette
température sur la température du mélange.

Teneur maxi 20 °C = 23,37 mbar / 1 013,25 mbar = 0,023 soit 2,3 %

À 40 °C, la pression de saturation est de 73,75 mbar. La teneur maximale de vapeur d’eau
pour cette température sera de :
Teneur maxi 40 °C = 73,75 mbar / 1 013,25 mbar = 0,073 = 7,3 %

En physique, et particulièrement lorsqu’il s’agit de gaz, on préfère parler de teneur en


masse (invariable) plutôt qu’en teneur en volume (variable). En psychrométrie (science de
l’air humide) la teneur en eau d’un mélange air sec-vapeur d’eau s’exprimera en kg
d’eau / kg d’air sec. Cette grandeur est appelée « teneur en eau » ou « humidité
spécifique » ou « humidité absolue ». On la désigne par la lettre x.

28
TMCC pour les idiots
À 20 °C et à la pression atmosphérique normale, la teneur maximale en volume qui est de
2,3 % correspond à une humidité absolue de 14,7 g/kg. (Elle serait de 46,8 g/kg à 40 °C.)

Le tracé de la courbe de saturation sur un diagramme d’ordonnées température-teneur en


eau est le fondement du diagramme, appelé « diagramme psychrométrique » ou
« diagramme de l’air humide » ou « diagramme de Mollier » établi pour une pression
précise du mélange et pour une plage de température.

Zone de
brouillard

Autre « application » de la loi de Dalton :

Dans les fumées, la teneur et donc la pression partielle de vapeur d’eau produite diminue
lorsque l’excès d’air augmente.

En conséquence, la température de saturation (le point de rosée) diminue également


lorsque l’excès d’air augmente.

Exemple du méthane :
Combustion avec de l’oxygène :
CH4 + 2O2 = CO2 + 2H2O
Combustion avec de l’air :
CH4 + 9,52 air = CO2 + 2H2O + 7,52 N2

En combustion stœchiométrique, nous avons 2 unités de vapeur d’eau pour 10,52 unités de
fumée.
Le pourcentage de volume de vapeur est donc : 2 / 10,52 = 0.19 = 19 %
La pression partielle de vapeur est de : 1 013,25 mbar . 0,19 = 192,63 mbar
Cette pression correspond à une température de saturation d’environ 60 °C.
Le point de rosée de la combustion du méthane sans excès d’air est donc d’environ 60°C.
Si la combustion se fait avec, par exemple 20 % d’excès d’air, nous avons toujours 2 unités
de vapeur d’eau, mais les 10,52 unités de fumée « neutre » sont augmentées de 1,9 unités
d’excès d’air (0,2 fois 9,52)
Le pourcentage de volume de vapeur est donc : 2 / 12,42 = 0.16 = 16 %
29
TMCC pour les idiots
La pression partielle de vapeur est de : 1 013,25 mbar . 0,16 = 163 mbar
Cette pression correspond à une température de saturation d’environ 56 °C.
Le point de rosée de la combustion du méthane avec 20 % excès d’air est d’environ 56°C.

Si la combustion se fait avec, par exemple 50 % d’excès d’air, nous avons toujours 2 unités
de vapeur d’eau, mais les 10,52 unités de fumée « neutre » sont augmentées de 4,76
unités d’excès d’air (0,5 fois 9,52)

Le pourcentage de volume de vapeur est donc : 2 / 15,28 = 0.13 = 13 %


La pression partielle de vapeur est de : 1 013,25 mbar . 0,13 = 133 mbar
Cette pression correspond à une température de saturation d’environ 51 °C.

Le point de rosée de la combustion du méthane avec 50 % excès d’air est d’environ 51°C.

Correction de comptage
Le pouvoir calorifique des combustibles gazeux est donné pour des conditions dites
« normales » de température (273,15 K) que nous appellerons T0 et de pression absolue (1
013 mbar) que nous appellerons P0.
Dans la pratique, le gaz combustible sera à une température absolue T1 différente de T0 et
à une pression absolue P1 différente de P0.
Il y aura donc toujours besoin d’effectuer une « correction de comptage » pour transformer
les volumes « lus » au compteur V1 en volumes « normaux » V0 et réciproquement.
Pour effectuer la « correction de comptage », qui permettra de transformer V0 exprimé en
m3(n) en V1 exprimé en m3 ou réciproquement, il faudra connaître :
P1 = P atmosphérique réelle + P relative du gaz au compteur
T1 = température absolue du gaz au compteur
P0 = 1 013 mbar
T0 = 273,15 K

La loi des gaz parfaits nous donne la relation :

P .V 0 0
=
P .V
1 1

T 0 T 1

Qui nous permet de calculer :

V P .V T
1 1 0
V P .V T
0 0 1
0= 1=

T P 1 0 ou T P 0 1

Si l’on connaît le volume lu au compteur V 1 et que l’on cherche le volume normal V 0


correspondant on utilisera la formule :

V . V .( P 1 atmosphérique + P gaz ) .273


0=

(T gaz +273 ) .1013

30
TMCC pour les idiots
Si l’on connaît le volume normal V 0 et que l’on cherche le volume lu au compteur V 1
correspondant on utilisera la formule :

V V .(t
. 0 gaz +273 ). 1013
1=

(P atmosphérique + p gaz ).273

Exemple :
Le volume de gaz devant passer au compteur en une heure pour fournir 440 kW de
puissance à une installation est :
PCI = 11 kWh/m3(n), t°gaz = 15 °C, Pgaz = 300 mbar, Patm= 1000 mbar
3

V . 40 m .(15 ° C +273 ).1013


( n) mbar
1=

(1000 + 300 ). 273 K mbar mbar

V1= 32,88 m3

1.4 Composition volumétrique des gaz

CH4 C2H4 C2H6 C3H6 C3H8 C4H8 C4H10 C5H12 O2 N2 CO2

carbonique
anhydride
propylène
méthane

éthylène

butylène

pentane

oxygène
propane

butane
éthane

Nature du gaz

azote
Lacq 97,3 _ 2,1 _ 0,2 _ O,1 _ _ 0,3 _
Algérie
87 _ 9,4 _ 2,6 _ 0,1 _ _ 0,4 _
(Le Havre)
Gaz naturels

Algérie (Fos) 91,2 _ 6,5 _ 1,1 _ 0,6 _ _ 1 _


Algérie (Montoir) 87,1 _ 8,8 _ 2,5 _ 0,2 _ _ 0,8 _
Mer du Nord 88,6 _ 4,6 _ 1,1 _ 0,8 0,1 _ 3,9 1,4
Russie 92,3 _ 3,2 _ 0,8 _ 0,3 0,1 _ 3 0,4
Groningue 82,9 _ 3,2 _ 0,6 _ 0,2 0,1 _ 12 1
Propane _ 0,5 2 30 65,5 _ 2 _ _ _ _
Gaz de pétrole

Butane _ 3,2 _ _ 6,1 21,8 68,6 0,3 _ _ _


avec air

Air propané à 7,5


_ 0,2 0,5 8,3 18,2 - 0,5 - 15,2 57,1 _
kWh/m3(n)

Air Propané à
_ 0,3 1,1 17,2 37,6 -- 1,1 - 9 33,7 _
15,6 kWh/m3(n)

31
TMCC pour les idiots

1.5 Grandeurs de combustion des gaz

Va Vfh Vfs VH20 mH20 VCO2 C02 max


Nature du gaz
m3 / m3(n) m3 / m3(n) m3 / m3(n) m3 / m3(n) kg / m3(n) m3 / m3(n) %
Lacq 9,9 10,7 8,7 2,03 1,63 1,3 11,8
Algérie
10,7 11,8 9,6 2;16 1,74 1,16 12,1
(Le Havre)
Gaz naturels

Algérie (Fos) 10,1 11,2 9,1 2,08 1,67 1,09 11,9


Algérie
10,6 11,7 9,6 2,15 1,73 2,5 12,1
(Montoir)
Mer du Nord 9,6 10,6 8,7 1,98 1,59 1,1 12
Russie 9,6 10,7 8,7 2 1,6 0,8 11,9
Groningue 8,7 9,7 7,9 1,8 1,44 0,6 11,8
Propane 23,5 25,4 2 3,77 3,03 65,5 14,1
Gaz de pétrole et leurs
mélanges avec l’air

Butane 30,7 33,1 _ 4,82 3,87 6,1 14,3


Air propané à
5,7 6,9 0,5 1,03 0,82 18,2 14,1
7,5 kWh/m3(n)
Air propané à
12,9 14,4 1,1 2,14 1,72 37,6 14,1
15,6 kWh/m3(n)
Air butané à
5,5 6,8 1,1 0,99 0,79 37,6 14,3
7,3 kWh/m3(n)

1.6 P.C.I. et P.C.S. des gaz


PCI PCI PCS PCS
Nature du gaz
kWh/m3(n) kWh/kg kWh/m3(n) kWh/kg
Lacq 10,2 13,8 11,3 15,3
Algérie (Le Havre) 11,2 13,6 12,4 15,1
Gaz naturels

Algérie (Fos) 10;6 13,6 11,8 15


Algérie (Montoir) 11,1 13,5 12,3 15
Mer du Nord 10,1 12,5 11,2 13,8
Russie 10,1 13,1 11,2 14,4
Groningue 9,1 11 10,1 12,12
Propane 25,4 12,8 27,5 13,9
Gaz de pétrole et
leurs mélanges

Butane 32,9 12,7 35,6 13,7


avec l’air

Air propané à 7,5 kWh/m3(n) 6,9 _ 7,5 _


3
Air propané à 15,6 kWh/m (n) 14,4 _ 15,6 _
Air butané à 7,3 kWh/m3(n) 6,7 _ 7,3 _

32
TMCC pour les idiots
1.7 Grandeurs caractéristiques des gaz
mv densité LI LS
Nature du gaz
kg/m3   % %
Lacq 0,74 0,74 5,1 14
Algérie (Le Havre) 0,82 0,64 4,7 13,8
Gaz naturels

Algérie (Fos) 0,78 0,6 4,9 13,9


Algérie (Montoir) 0,78 0,64 4,7 13,8
Mer du Nord 0,81 0,62 5,2 13,9
Russie 0,78 0,6 5,2 14,3
Groningue 0,83 0,65 5,7 15,6
leur mélange avec

Propane 1,98 1,53 2,4 9,3


Gaz de pétrole et

Butane 2,6 2 1,8 8,8


l’air

3
Air propané à 7,5 kWh/m (n) 1,47 1,14 8,7 33,8
3
Air propané à 15,6 kWh/m (n) 1,68 1,3 4,2 16,5
Air butané à 7,3 kWh/m3(n) 1,55 1,2 10,5 37,5

1.8 Points de rosée en combustion oxydante avec divers excès d’air


Excès d’air
Nature du gaz
0% 20% 40% 60%
Lacq 59.2 55.6 52.7 50.2
Algérie (Fos) 59.1 55.6 52.7 50.1
Algérie (Montoir) 59.0 55.5 52.6 50.0
Mer du Nord 59.1 55.6 52.7 50.1
Russie 59.2 55.6 52.7 50.2
Groningue 58.8 55.5 52.5 50.0
Propane commercial 53.9 50.5 48.0 45.5
Butane commercial 53.6 48.5 47.5 45.0

1.9 Rendement de combustion sur PCI du gaz naturel

( temp
h comb= PCI %–
fumée
100 - 0,47
tempCO
air )
2

33
TMCC pour les idiots

( temp
h comb PCI
=
21–-
fumée
100 - 0,84
temp%air
O2)

1.10 Rendement de combustion sur PCI du propane

( temp
h comb PCI
= %–
fumée
100 - 0,51
tempCO
air )
2

( temp
h comb= PCI 21–-
fumée
100 - 0,76 %air
O2)
temp
1.11 Rendement de combustion sur PCS

P
h comb PCS = h comb
PC
CI
PCI . S
Combustible PCI / PCS
Gaz manufacturés 0,89
Gaz naturels L 0,89
Gaz naturels H 0,9
Butane - Propane 0,92

34
3 Les générateurs de chaleurs

1.1 Introduction
Le générateur est un équipement dans lequel la chaleur produite par transformation de d’énergie
est transmise à de l’eau pour augmenter sa température.

① Production (chaudière) - ② Brûleur - ③ Tableau de commande avec régulation - ④ Sonde


extérieure - ⑤ Sonde d‘ambiance - ⑥ Sonde départ - ⑦ Soupape de sécurité - ⑧ Manomètre - ⑨
Robinet thermostatique - ⑩ Emetteur - ⑪ Plancher chauffant - ⑫ Vanne 3 voies motorisée - ⑬
Circulateurs - ⑭ Vase d’expansion - ⑮ Purgeur automatique - ⑯ Vanne d’isolement - ⑰
Cheminée - ⑱ Ventilation basse.

Les générateurs peuvent être classés d’après :

o Le matériau : fonte ou acier


o La pression de fonctionnement : basse ou haute pression
o Le type de chaudière : spécifiquement conçue pour un combustible, transformable ou poly
carburant
o La pression régnant dans la chambre de combustion : à foyer atmosphérique ou pressurisé
o Le combustible : solide, liquide, gazeux ou générateur électrique
o Le fluide caloporteur : eau chaude < 110°C ou > 110°C, vapeur basse ou haute pression
o Le type de préparation d’ECS : à préparation d’ECS instantanée ou à accumulation
o Le type de circulation des gaz brûlés
 A combustible solide, combustion à travers la masse
 A combustible liquide, simple, double ou triple parcours
 A combustible gazeux, à air soufflé ou atmosphérique

1.2 Les générateurs au sol

1.1.1 Le générateur au sol fonte


o Fabrication en grande série
o Facilité de montage
o Sécurité de fonctionnement
o Risques de corrosion (INT/EXT) très réduits
o Possibilité d’augmentation de la puissance par adjonction d’éléments

Le foyer est composé d’éléments intermédiaires, assemblés entre eux par des nipples et des
tirants, dont le nombre permet d’adapter la puissance aux besoins. Il est entièrement démontable.

1.1.2 Le générateur à brûleur atmosphérique


Il peut être en fonte ou en acier.
Il est utilisé en installation domestique et en installation de moyenne puissance.

1.1.3 Le générateur acier


En général en monobloc.
Avantages :
o Masse moins importante
o Géométrie optimale
o Possibilité de réparation de la chambre de combustion
o Bien adapté aux pressions et températures élevées
o Plus grande charge thermique des surfaces de chauffe
o Puissance élevées par unité

Inconvénients :
o Risques de corrosion plus élevés
o Impossibilité d’augmenter la puissance par adjonction d’éléments
o Difficulté de transport et de manutention dans le cas de grosses unités.

Existent à foyer borgne ou non borgne :


Le foyer borgne est fermé dans le fond. Les fumées reviennent sur le devant puis passent dans les
carneaux, avant d’être évacuées à la cheminée.
Le foyer non borgne est ouvert dans le fond. Les fumées traversent les carneaux, avant d’être
évacuées à la cheminée.
TMCC pour les idiots



① ④ ⑦


⑪ ②

① Tableau de commande : Permet de réunir les divers raccordements électriques, commandes et


signalisation.
② Entrée générateur : Permet le raccordement à l’installation.
③ Sortie générateur.
④ Doigts de gant : Permet d’installer des organes de mesure de température.
⑤ Calorifuge : Isole thermiquement le corps du générateur.
⑥ Raccords de soupapes : permet de raccorder directement la soupape de sûreté sur le
générateur.
⑦ Boîte à fumées : Récupère les fumées en sortie de carneaux.
⑧ Buse de fumées : Permet le raccordement du conduit de fumées.
⑨ Trappe de ramonage : Permet de récupérer les suies et résidus de combustion de la boîte de
fumées.
⑩ Raccord de chasse : Permet de raccorder directement une vanne de chasse ou de vidange sur le
générateur.
⑪ Foyer : Permet à la flamme de se développer et de transmettre l’énergie au générateur
⑫ Les carneaux : Permettent la circulation des fumées et la transmission de l’énergie au
générateur.
⑬ Turbulateurs : Permettent de ralentir le passage des fumées dans les carneaux et d’augmenter
ainsi le temps d’échange entre les fumées et l’eau.

1.3 Le générateur mural


Peut être à chauffage seul, à ECS seul ou mixte.

1.4 Le générateur à condensation


Dans ce type de générateur on récupère la chaleur latente contenue dans la vapeur d’eau des
fumées, ainsi que la chaleur sensible de ces fumées. Il faut que la température du circuit soit
inférieure au point de rosée qui est d’environ 60°C pour le gaz.

37
TMCC pour les idiots

1.5 Le générateur sans production d’ECS


Ce type dit « à simple service » a uniquement pour fonction de réchauffer l’eau au niveau primaire
de l’installation.
Dans la partie secondaire, le générateur peut fournir de l’énergie soit pour le chauffage, soit pour
la production d’ECS via un échangeur, soit assurer les deux fonctions.

1.1.4 Le générateur à combustible solide

1.1.5 Le générateur à brûleur atmosphérique


Peut être au sol ou mural. En opposition aux générateurs équipés de brûleur à air soufflé, il n’est
pas équipé de brûleur à ventilation. L’air nécessaire est aspiré par simple ascension des gaz brûlés.
Il peut être soit raccordé au conduit de fumées et prend l’air comburant dans le local, soit équipé
de ventouses assurant l’alimentation en air depuis l’extérieur dans un conduit double enveloppe.

1.1.6 Le générateur gaz ou fioul à brûleur à air soufflé


Avantages du fioul :
o Bonnes possibilités de régulation
o Possibilité de marche programmée
o Libre choix du vendeur de combustible
o Simplicité du brûleur facilitant la maintenance
Avantages du gaz :
o Paiement des factures au vu des consommations
o Encombrement minimal du fait de l’absence de stockage
o Contrôle simple des consommations
o Propreté des installations

1.1.7 Le générateur spécial


Générateur à tube d’eau
Surtout utilisé en centrales thermiques, et réservé à des puissances très élevées. Contrairement
aux générateurs à tubes foyer, c’est l’eau qui circule dans les tubes.

Chaudière à vapeur
Principalement utilisée en industrie : chauffage urbain, cuisines collectives, hôpitaux, laveries
industrielles, pressing.
Le circuit primaire est constitué par une chaudière à vapeur et le secondaire produit l’eau chaude
par un générateur de chaleur qui peut être monté soit dans la chambre vapeur, soit sur la
chaudière, soit sur un châssis annexe à la chaudière.

Générateur à huile thermique


Principalement utilisée en industrie.
C’est la propriété des huiles de pouvoir atteindre des températures élevées à la pression
atmosphérique qui est retenue dans ce principe.
38
TMCC pour les idiots
La circulation d’huile peut se faire en circuit ouvert ou fermé.

Générateur solaire

1.1.8 Le générateur aéraulique


Générateur aéraulique à combustibles solides
Composé de trois parties :
- le foyer, constitué d’une chambre en matériaux réfractaires,
- l’échangeur de chaleur
- l’habillage, constitué d’une chambre maçonnée, l’air à réchauffer entrant par le dessous et la
sortie d’air chaud par la partie supérieure.
Générateur fabriqué en fonte et recouvert de profilés en forme d’ailette.
Utilisés essentiellement pour réchauffer les grands volumes (gymnases).

Générateur aéraulique à gaz


Utilisation de la chaleur dégagée par la combustion du gaz pour assurer directement le réchauffage
de l’air sans utiliser de fluide caloporteur intermédiaire tel que l’eau ou la vapeur.
Principaux éléments : le brûleur, l’échangeur, les dispositifs de régulation, les dispositifs de
sécurité.

Générateur aéraulique à fioul


Principaux éléments : une chambre de combustion en acier spécial, un brûleur fioul, une batterie
de chauffage, un châssis permettant le raccordement aux conduits d’air.

1.1.9 Le générateur électrique


Le générateur électrique à eau comme fluide accumulateur
La chaleur produite par le courant électrique est accumulée dans l’eau.

Le générateur électrique avec autre fluide accumulateur


A la place de l’eau on utilise un autre médium accumulateur de chaleur. Les substances
accumulatrices peuvent être liquides telle que l’huile ou solides tels que des éléments réfractaires.

1.6 Le générateur avec production d’ECS


Ce type dit « à double service » a pour fonction de réchauffer l’eau au niveau primaire de
l’installation. Dans la partie secondaire, le générateur peut fournir de l’énergie directement ou via
un échangeur d’énergie pour l’ECS et le chauffage.

1.1.10 Le générateur mural


Le générateur assure les deux services. Il est en attente d’une demande d’ECS ou de chauffage.
La micro accumulation : Le générateur maintient le micro accumulateur en température, lors d’un
puisage, le brûleur s’allume instantanément pour maintenir la micro accumulation en température.
L’accumulation : Le générateur maintient le ballon en température, lors d’un puisage le ballon
chute en température, et le brûleur se rallumera si besoin.

39
TMCC pour les idiots
1.1.11 Le générateur au sol
Production semi-instantanée : seule la capacité du ballon d’ECS change entre la production semi-
instantanée et la production semi-accumulée.
Production semi-accumulée : seule la capacité du ballon change entre la production semi-
instantanée et la production semi-accumulée.
Pour un générateur monobloc le ballon est immergé dans la partie supérieure de la chaudière.

1.1.12 Le générateur ECS indépendant


Générateur électrique instantané.
Générateur électrique accumulé.
Générateur gaz instantané.
Générateur gaz ou fioul accumulé.

1.7 Choix d’un générateur


En fonction :
Du combustible : gaz ou fioul
De son utilisation : chauffage seul ou avec ECS
De sa puissance par rapport aux besoins
De son rendement : générateur plus ou moins performant.

1.8 Débit d’irrigation d’un générateur


Il faut éviter tout choc thermique.
Le débit d’irrigation sera compris entre 1/3 et 3 fois le débit nominal.

Débit nominal = Puissance générateur/(1.16*∆θ) avec ∆θ = 15 K.

S’il y a variation de débit dans le générateur, il devra être progressif.

Exemple : générateur de 200 kW


QV nominal = 200/1.16*15 = 11.5O m3/h
QV d’irrigation minimum = 11.5O/3 = 3.84 m3/h

4 Production d’eau chaude sanitaire

1.9 La production d’eau chaude sanitaire instantanée


Le système de production d’ECS est dit « instantané » lorsqu’il ne dispose d’aucune réserve d’eau
(ou volant thermique).

L’eau chaude ne sera produite qu’au moment du puisage.

Échangeur

Échangeur
Q Q

40
TMCC pour les idiots

Applications : GAZ ELECTRIQUE

Raccordement
électrique

Electricité
Gaz
EF ECS
EF ECS

ECHANGEUR
(fluide primaire)

Entrée Sortie ECS

PRIMAIRE SECONDAIRE

Sortie Entrée EF

Avantages :
- Encombrement réduit
- Pas de risques de légionelle
- Production continue

Inconvénients :
- Puissance appelée très importante
- Débit limité (douche froide)
- entartrage

1.10 Production d’eau chaude sanitaire à accumulation.

Le système de production d’ECS est dit « à accumulation totale » lorsqu’il dispose d’une réserve
d’eau chaude correspondante aux besoins journaliers.

L’eau est maintenue chaude dans la réserve indépendamment du puisage.


Applications :
GAZ BALLON ELECTRIQUE
Raccordement
électrique

Fluide
GAZ
primaire

41
ECS ECS ECS
Eau froide Eau froide Eau froide
TMCC pour les idiots

Avantages :
- Puissance de chauffe faible
- Volume chauffé

Inconvénients :
- Volume de stockage important
- Temps de chauffe lent
- Consommation de veille
- Légionelle

1.11 Production d’eau chaude sanitaire semi accumulation.

EAU
CHAUDE

BALLON
ECHANGEUR
TAMPON
ENTREE

FLUIDE PRIMAIRE

SORTIE EAU FROIDE

Dans ce type de production, l’eau chaude sanitaire est produite instantanément et stockée dans un
ballon tampon dont le dimensionnement lui permet d’assurer un débit de pointe de consommation
de 10 minutes (Qm).

Volume d’occupation et puissance appelée faibles.

1.12 Production d’eau chaude sanitaire semi instantanée.


Le système de production d’ECS est doté d’un ballon tampon qui permet d’amortir les variations
de température de soutirage, mais qui ne peut absorber la totalité des pointes de consommation
de 10 minutes ( Qm )

42
5 Hydraulique

1.13 La distribution chauffage


Principe : La distribution de chauffage permet d’amener l’énergie produite par les générateurs
(chaudières) aux émetteurs (radiateurs).

Eléments constituant une installation de chauffage


Emetteurs

Circulateur Réseau de distribution

Chaudière Vase d’expansion

Distribution bitube
Un tube aller amène l’énergie aux émetteurs, un tube retour
ramène l’eau à la chaudière pour la réchauffer.
C’est le mode de distribution le plus utilisé, en collectif et en
individuel.
Avantages et inconvénients :
Tous les radiateurs sont alimentés à la même température, certains
radiateurs sont plus favorisés. Ce type de raccordement nécessite
deux tuyaux.

Distribution monotube
L’eau de départ rentre dans le premier radiateur. Elle ressort par le
bas du radiateur et rentre dans le deuxième radiateur et ainsi de
suite.
L’eau revient du dernier radiateur au retour chaudière.
Les radiateurs les plus éloignés sur la boucle sont de dimension de
plus en plus importante étant donné que la température d’entrée
diminue.
Ce mode de distribution est très peu employé actuellement.
Avantages et inconvénients :
Un seul conduit d’alimentation, les radiateurs ne sont pas tous
alimentés à la même température, le dimensionnement des
radiateurs est plus délicat.

Distribution monotube dérivation


Chaque radiateur est équipé d’un robinet répartiteur.
Ce robinet comporte une entrée et une sortie.
Sur l’entrée on raccorde le tube venant de la chaudière, pour le
premier radiateur.
Sur la sortie on raccorde l’entrée du robinet répartiteur du
radiateur suivant.
L’eau revient du dernier radiateur au retour chaudière.

Avantages et inconvénients :
Un seul conduit d’alimentation, les radiateurs ne sont pas tous alimentés à la même température.
Dimensionnement des radiateurs plus délicat.
Système esthétique. Plus facile à raccorder. Utilisable si les radiateurs sont en pourtour du
logement.

Robinet répartiteur
Une partie du débit de l’installation rentre dans le radiateur via le
robinet répartiteur.
L’autre partie est bipassée directement sur le radiateur suivant.
35 % du débit total passe par le radiateur au maximum.
Il est conseillé de ne pas dépasser 0.6 m3/h par boucle soit 10 radiateurs
environ.
Ce mode de distribution impose un dimensionnement des radiateurs très
rigoureux

Distribution bitube Parapluie


Dans ce type d’installation, l’eau chaude monte au dessus des radiateurs puis redescend.
La circulation de l’eau peut être assurée par thermosiphon.

Distribution bitube chandelle


Dans ce type d’installation, l’eau chaude monte directement aux radiateurs puis redescend vers la
chaudière.
Les canalisations sont en dessous des émetteurs, passage en plinthe, passage dans un sous-sol, un
vide sanitaire.
Cette distribution est fréquemment utilisée.

Distribution bitube drapeau

Les tuyauteries sont verticales, et les émetteurs sont


raccordés sur ces colonnes.

Ce système est utilisé pour desservir des étages.

Distribution pieuvre
Les radiateurs peuvent être équipés de robinets et tés de réglage
ou de robinets distributeurs bitube.
Le circulateur de chaudière alimente les collecteurs de départ et
de retour.
Les radiateurs sont raccordés directement aux collecteurs (en
cuivre ou plus souvent par des canalisations souples type PER).
TMCC pour les idiots
Les tuyauteries d’alimentation passent dans le sol sous
fourreaux.
Avantages et inconvénients :
Rapidité de mise en œuvre. Peu de perte de charge dans la
distribution. Équilibrage et calcul des radiateurs plus faciles.
Difficulté pour installer en rénovation.

Boucle de Tickelman
Ce système fait que les émetteurs favorisés en alimentation seront
d’autant handicapés pour le retour à la chaudière.

Cette particularité facilite l’équilibrage de l’installation.

Divers
Les différents systèmes peuvent se cumuler sur la même
installation.
Cette installation est en drapeau et en chandelle sur la
partie horizontale.

Passages des tuyauteries :


Les canalisations peuvent s’installer en « plinthe » c’est-à-dire les
tuyauteries fixées horizontalement sur une paroi verticale, l’une au
dessus de l’autre, avec de préférence le tube attribué au départ (aller) Tuyau départ
au dessus de celui attribué au retour.
Dans les parties habitées, le réseau des tuyauteries est généralement Tuyau retour
positionné au dessus des plinthes d’où son appellation.

Les canalisations peuvent s’installer sur un plan horizontal ; dans ce cas


le montage se dit en « Trolley » ou en « Nappe ».

1.14 La boucle primaire


Pompe
Circuit non régulé :
Le générateur est irrigué par la pompe
chauffage.

Circuit régulé :

Collecteurs
Circuit secondaire
Circuits secondaires Vanne trois voies
Débit variable
45
TMCC pour les idiots

Le générateur est irrigué par la pompe chauffage. Son débit est fonction de la position de la
vanne trois voies. Si la vanne est fermée, le débit est nul !

Le débit constant d’une vanne 3 voies se trouve toujours côté circulateur.

Utilisation dune pompe de recyclage :

Pompe de recyclage

Circuit chauffage

La pompe de recyclage permet d’assurer un débit minimum dans le générateur quelle que soit la
position de la vanne trois voies.

Elle permet également de rehausser la température de retour au générateur.

Débit minimum est égal au tiers du débit nominal. Dm = Dn/3


Boucle primaire sur bouteille de découplage :

La pompe primaire permet


d’assurer un débit constant Pompe primaire
dans la boucle générateur -
départ primaire - bouteille-
retour primaire-générateur.
46
Bouteille de découplage
TMCC pour les idiots

Boucle primaire sur collecteurs :

Circuit secondaire
Pompe primaire
La pompe primaire permet
d’assurer un débit constant
dans la boucle générateur-
départ primaire-collecteur
départs-bipasse-collecteur
retours-retour primaire-
générateur.

Collecteurs
Les collecteurs permettent le raccordement de plusieurs circuits secondaires.

Les circuits secondaires peuvent être de natures différentes.

Circuits secondaires
Pompe primaire

Etc…

Batterie de générateurs :

Circuits secondaires

Pompe primaire

47
TMCC pour les idiots

Les générateurs devront être raccordés sur une boucle de Tickelmann.


L’irrigation peut être assurée par une pompe primaire commune aux générateurs.

Boucle de Tickelmann : longueur des canalisations aller égale à la longueur des canalisations
retour (équilibrage).

Pompes primaires par générateurs :

Une pompe primaire, sur chaque générateur, permet d’assurer un débit adapté au générateur
qu’elle équipe.
Des clapets anti-retour doivent être installés.

Circuits secondaires

Pompe de recyclage commune aux générateurs :

Circuits secondaires

Une pompe de recyclage, Pompe primaire


commune aux générateurs,
permet de rehausser la
Pompe recyclage
température des retours.

48
TMCC pour les idiots

Pompe de recyclage sur chaque générateur :

Une pompe de recyclage, sur chaque générateur, permet d’assurer un débit minimum et de
rehausser la température des retours du générateur qu’elle équipe.

Circuits secondaires

Pompe primaire

Pompe primaire et pompe de recyclage par générateur :

Une pompe primaire, sur chaque générateur, permet d’assurer un débit adapté au générateur
qu’elle équipe. La pompe de recyclage permet de rehausser la température de retour.

V1 : Vanne 3 voies de mélange. (Application chauffage EAU)


Qv : débit constant
T° variable

V2 : Vanne 3 voies de décharge ou diviseuse.(Application chauffage AIR)


Qv : débit variable
T° constante

Circuits secondaires

V2

V1

49
TMCC pour les idiots

Pompe primaire servant au recyclage :

La vanne trois voies, placée sur le retour du générateur ne s’ouvrira que lorsque le retour sera
suffisamment chaud pour éviter la condensation.

Tant que la température souhaitée n’est pas atteinte, la pompe primaire du générateur ne sert
qu’au recyclage.

Boucle primaire par générateur :

Chaque générateur dispose de sa propre boucle primaire.


Chaque générateur est parfaitement irrigué.

Circuits secondaires

50
TMCC pour les idiots

1.15 Les émetteurs


Ils dissipent dans le local la chaleur nécessaire au maintien de la température ambiante. Cette
chaleur sert à compenser les déperditions.

1.1.13 Radiateurs
Radiateurs fonte
Ils sont constitués d’éléments assemblés entre eux.
En standard ils sont livrés par blocs de 10 éléments.
Pour adapter leur puissance aux besoins d’un local, on sectionne un bloc, ou on rajoute des
éléments à un bloc.
On peut aussi avoir des radiateurs assemblés à la demande.

Radiateur classique : Les éléments fonte sont assemblés entre eux, la façade du radiateur n’est
pas unie.

Radiateur rideau : La façade du radiateur est unie.

Avantages :
- l’inertie du système liée au matériau,
- la montée en température s’effectue progressivement lors de la remise en service,
- la descente en température s’effectue progressivement lors de l’arrêt du chauffage.
Inconvénients :
- le poids des radiateurs,
- leur encombrement,
- l’inertie dans le cas de chauffage intermittent avec de nombreuses périodes d’inoccupation.

Radiateurs acier
Ils sont fabriqués en acier en tôle de 12/10 mm.
Ils ont une faible contenance en eau.
Ils permettent une mise en température rapide, ils s’adaptent aux exigences des régulations
modernes.
Ils sont esthétiques.
Ils ont un bon rapport qualité prix.
Généralement ils sont livrés avec leurs accessoires (vidange et purgeur) et les consoles de pose.
Deux types : Panneaux horizontaux ou panneaux verticaux.

Radiateurs aluminium
Ils sont constitués d’éléments assemblés entre eux.
Pour adapter leur puissance aux besoins d’un local, on sectionne un bloc, ou on rajoute des
éléments à un bloc.
Le poids des radiateurs est faible.
Il faut faire attention aux matériaux utilisés lors du raccordement.

Echange thermique

51
TMCC pour les idiots
La chaleur entre le fluide caloporteur et l’ambiance se transmet de 3 manières :
- par conduction à travers la paroi du radiateur,
- par convection,
- par rayonnement à partir d’une masse chaude vers une enceinte froide.

Emplacement des radiateurs


On les pose :
- dans la mesure du possible sous les fenêtres,
(et plus particulièrement sous celles possédant une entrée d’air neuf)
- sur un mur extérieur,
- en dernier recours sur les cloisons intérieures.

Règles de pose des radiateurs


Règles à respecter pour ne pas perturber le fonctionnement du radiateur :
- utiliser les consoles prévues par le fabricant,
- poser le radiateur à 12 cm du sol ou sur les pieds prévus à cet effet,
- ne pas poser le radiateur dans des endroits où les modes de transmission sont diminués
(niches, etc..),
- le radiateur doit permettre de réchauffer l’air neuf. Pour ce faire il est préférable de le
placer en allège de fenêtre plutôt que derrière la porte…

Choix des radiateurs


Ils sont déterminés en fonction des déperditions de la pièce
La puissance installée du radiateur = les déperditions
Les puissances des radiateurs sont déterminées en fonction de la norme NFE 442
La norme fixe le cadre des émissions fournies par le fabricant
Elle prévoit le ∆ températures entre la température moyenne du radiateur et la température
ambiante . La formule

Δθ = θe + θs - θa
2
Exemple : 75 °C de température d’entrée, et 65 °C de température de retour et 20 °C de
température ambiante.

∆ température = (( 75 + 65 ) / 2 ) – 20 = 50 K

Eléments pris en compte dans le choix du radiateur :


- la hauteur du radiateur est égale à la hauteur sous allège – 150 mm (si le radiateur est posé
sous la fenêtre),
- s’il est posé sur un panneau de mur il sera le plus haut possible,
- la longueur du radiateur sera égale à la longueur disponible – 100 mm,
- l’épaisseur sera la plus faible possible.

Equipement des radiateurs


Les radiateurs sont équipés :
- d’un robinet de radiateur simple permettant
l’isolation du radiateur,
- d’un coude de réglage permettant l’isolation et
l’équilibrage du radiateur,
- d’un purgeur,
- d’un robinet de vidange.

52
TMCC pour les idiots
Raccordement des radiateurs
Raccordement du même coté
- dans le cas ou le radiateur est plus haut que long,
- ce système de raccordement dans la plupart des
cas permet un gain de temps de façonnage,
- les tubes aller et retour sont raccordés du même
coté.

Raccordement en diagonale :
- dans le cas ou le radiateur est plus long que haut,
- ce système de raccordement facilite l’irrigation du
radiateur et améliore l’échange,
- les tubes aller et retour sont raccordés en
diagonale.

Le débit et la température d’eau permet d’amener au radiateur la puissance nécessaire au


maintien de la température de la pièce.
QV du radiateur = puissance installée / (∆ température * C )
∆ température = différence de température entre aller et le retour soit :
75 °C – 65 °C = 10 K
C = chaleur massique de l’eau soit 1.16 Wh / K. kg

Exemple : 960 / ( 10 * 1.16) = 83 L / h

Les diamètres de raccordement sont fonction du débit traversant le radiateur.


Pour le cuivre
QV maxi L/h Diamètre
90 12*1
140 14*1
210 16*1
Diamètre 14*1 : 14 = diamètre extérieur, 1 = épaisseur.
Pour l’acier
QV maxi L/h Diamètre
250 21.3*2.3

Qv = v . s
(L/h) (m/s) (m2)

Qv : débit volumique en m3/s


S : section de tube en m3
V : vitesse d’écoulement enm/s

Q v doit être < à 0,5 pour éviter le bruit.

1.1.14 Le plancher chauffant


On utilise la masse du plancher pour chauffer par rayonnement la pièce.
Les tubes sont intégrés dans la dalle de forme.
La distribution du fluide est de type basse température (régime 45°C/35°C).
La température de surface ne doit pas excéder 28 °C.

53
TMCC pour les idiots

Le plancher chauffant est constitué de :


- l’isolant périphérique posé sur la périphérie de la pièce,
- les plaques isolantes avec plots de fixation des tubes PER,
- le tube PER,
- le treillis soudé de retrait,
- la dalle de répartition,
- le revêtement de sol,
- les collecteurs ou nourrices de distribution.

1.1.15 Les ventilo-convecteurs


Ils sont de type carrossé pour pose apparente.

Ils sont de type non carrossé pour pose encastrée.

Ils utilisent le principe de la convection forcée pour chauffer le local.

Un ventilateur récupère l’air de la pièce et le fait passer à travers une batterie chaude puis rejette
l’air réchauffé dans la pièce.

54
TMCC pour les idiots

1.1.16 Les aérothermes


Ils sont utilisés pour chauffer les locaux de volume important.
Ils sont posés au dessus de la zone de vie des personnes.
Ils utilisent le principe de la convection forcée pour chauffer le local.
Un ventilateur récupère l’air du local et le fait passer au travers une batterie chaude puis le
rejette réchauffé dans la pièce.

Conditions de pose :
- ils sont posés horizontalement ou suspendus à soufflage vers le bas,
- ils sont posés sur un support fabriqué à la demande,
- il faut laisser entre le mur et l’appareil une distance suffisante pour pouvoir démonter le
ventilateur,
- une grille de protection permet de sécuriser l’appareil en cas d’intervention à proximité de
celui-ci.

en recyclage dans la pièce en tout air neuf - avec caisson de mélange


air neuf et air recyclé.

55
TMCC pour les idiots

Raccordement d’un aérotherme en recyclage.

Raccordement d’un aérotherme à prise d’air neuf.

1.16 Pompes et circulateurs

1.1.17 Présentation
Rôle
• Véhiculer dans les canalisations de chauffage un débit d’eau suffisant pour apporter
émetteurs l’énergie nécessaire pour compenser les déperditions du bâtiment (débit).
• Vaincre les pertes de charge du réseau le plus défavorisé (pression).

Circulateur gamme domestique Circulateur domestique à variation Circulateur à brides


de vitesse électronique

Circulateur double Circulateur avec horloge sanitaire et thermostat Circulateur pour bouclage
Circulateurs : Nous appellerons circulateurs les équipements dont l’axe d’entrée et l’axe de sortie
sont identiques. En général, ils sont réservés aux petites et moyennes puissances.

Pompes : Nous appellerons pompes les équipements dont l’axe d’entrée et l’axe de sortie sont
différents. En général, ils sont réservés aux gros débits.

Circulateur Pompe

Caractéristiques d’une pompe

56
TMCC pour les idiots
Le débit est la quantité d’eau horaire qui circule dans l’installation de chauffage. Il est exprimé en
mètre cubes par heure (m3/h). Il est fonction de la puissance du réseau et du régime de
fonctionnement de celui-ci.

La hauteur manométrique (Hm) est la différence de pression entre l’aspiration et le refoulement


de la pompe à un débit déterminé elle s’exprime en mètre de colonne d’eau (mCE).

Circulateurs monoblocs
L’eau est mise en mouvement par une roue (force centrifuge) entraînée par un moteur qui est
refroidi par le fluide pompé.
Ils peuvent être simples ou doubles. Dans ce cas le deuxième circulateur est en secours.
Les circulateurs sont utilisés sur des réseaux ayant des petits débits.
Raccordement sur le réseau par raccords union ou par brides

Roue

Les pompes
L’eau est mise en mouvement par une roue entraînée par un moteur via un arbre et un
accouplement, Le moteur est refroidi par un ventilateur.
Elles sont simples et sont en général montées sur un socle recevant la partie moteur et la partie
hydraulique. Ces pompes sont installées sur des réseaux à débit important.

1.1.18 Détermination et dimensionnement


Débit
Le débit est défini en fonction d’une puissance à fournir, en lien avec un écart de température
entre l’entrée et la sortie du générateur ou des émetteurs.

Q = P/ Dq .
Débit en l/h
Cm
= Puissance en kW/ écart de températures en K . Chaleur massique 1,163 kWh/t.K

1.1.19 Sélection
Pour sélectionner un circulateur il faut :
- connaître le débit du circuit,
- connaître les pertes de charge du circuit le plus défavorisé.

57
TMCC pour les idiots
Démarche à suivre pour effectuer une sélection
1- Sélectionner le type du circulateur sur le diagramme général
2- Sélectionner la courbe de fonctionnement du circulateur sur son diagramme spécifique

1.1.20 Conditions de pose


Raccordements hydrauliques
Circulateurs individuels :
- Ils sont directement montés sur la tuyauterie.
- En général ils sont posés sur la tuyauterie de départ après la chaudière.
- Les arbres des moteurs doivent être horizontaux.
- Ils sont équipés de 2 vannes.
- Ils sont raccordés sur la tuyauterie avec des raccords démontables.
Circulateurs petit collectif :
- Toutes les conditions de l’individuel s’appliquent au collectif.
- Ils sont montés entre des manchons anti-vibratiles pour éviter de propager les vibrations et
les bruits à l’installation.
- Ils sont équipés d’un manomètre différentiel.
- Ils sont posés sur un support.
- Ils sont raccordés sur la tuyauterie avec des raccords démontables.
Pompes :
- Toutes les conditions du petit collectif s’appliquent aux pompes.
- On ne doit pas monter une vanne papillon directement sur une bride de pompe.
- On peut monter une pompe moteur vertical, mais pas le moteur sous la pompe.
- Elles sont fixées sur un bâti ou posées sur socle.
- Elles sont raccordées aux tuyauteries avec des brides.

Raccordements électriques monophasé


Circulateurs simples monophasés :
- Ils sont réalisés suivant le schéma de raccordement fabricant.
- Les installations doivent être conformes à la NFC 15 100.
- Les raccordements sur les circulateurs s’effectuent sur une plaque à bornes
Circulateurs et pompes triphasés :
- Ils sont réalisés suivant le schéma de raccordement fabricant.
- Les installations doivent être conformes à la norme NFC 15 100.
- Les raccordements sur les circulateurs s’effectuent sur une plaque à bornes.
- On contrôlera le couplage des enroulements du moteur et sa compatibilité avec la tension
disponible.

1.1.21 Types particuliers


Débits variables
Courbe de pression
Principe de fonctionnement :
Le circulateur est autorégulé
8
électroniquement. Il adapte NPSH sa vitesse de rotation en fonction des
SXE32-40

pertes de charges du réseau. Il s’adapte à toutes lesCourbe


valeurs
de réseau
de QV et Hm situées à l’intérieur de sa
plage de fonctionnement. 7

6
Hmt / NPSH (mCE)

Avantages : 5
- Niveau sonore faible.
4
- Économie d’énergie.
3

1 58
0
0 1 2 3 4 5 6
Q (m3/h)
TMCC pour les idiots

Utilisation sur des installations équipées de robinets thermostatiques où il adapte le débit aux
besoins de demande chauffage.
Remplacement
Circulateur à bride télescopique
Ce type de circulateur télescopique permet de remplacer une grande partie des circulateurs
existants sans effectuer de grosses modifications de tuyauteries.
Ce circulateur est utilisé dans en cas de remplacement de circulateurs existants. En général, il
pallie les caractéristiques dimensionnelles d’encombrements introuvables aujourd'hui ou les
modifications complexes et coûteuses.

Entraxe de 130 à 320 mm avec possibilité de réglage


pour chaque modèle.
Plage de débit comprise entre 0.5 m3/h et 30 m3/h.
Des brides ovales et rondes à visser permettent
d’effectuer le remplacement dans le cadre de
circulateurs raccordés par des unions.

1.1.22 Mise en service


Mise en service: contrôles préliminaires
Contrôles hydrauliques :
- Installation en charge et en état de fonctionnement.
- Ouverture des vannes.
- Présence d’un manomètre permettant la mesure de la Hm sur chaque pompe.
Contrôles électriques :
- Conformité du raccordement :
- aux documents fabricant
- aux règles de l’art.
- Présence des protections et des coupures.
- Calibrage des protections.
Mise en marche :
- Régler la courbe de fonctionnement du circulateur.
- Placer le commutateur sur la position marche.
- Contrôler le sens de rotation du circulateur (triphasé). Attention l’inversion de sens de
rotation ne change pas le sens de circulation du fluide.
- Inverser deux phases si le moteur triphasé tourne à l’envers.
- Contrôler l’intensité absorbée à la pince ampèremétrique.
- Contrôler le débit de la pompe et adapter le réglage de courbe si nécessaire.
- Contrôler que le circulateur ne propage pas de bruit et vibrations à l’installation.
- Effectuer un deuxième relevé de débit après équilibrage.
Mise en service: contrôle de la Hm
59
TMCC pour les idiots
Le contrôle de la hauteur manométrique s’effectue en mesurant, pompe en marche, la pression
amont et la pression aval. La Hm est égale à la différence des deux.

Mise en service: contrôle du débit


Le contrôle du débit se fera à partir du relevé:
- Identifier le circulateur.
- Relever sa courbe de réglage.
- Sur le diagramme du circulateur, positionner la Hm relevée au manomètre (4 mCE).
- Tracer une droite jusqu’à la courbe.
- Au point d’interception tracer une droite verticale.
- Lire le débit réel de la pompe (39 m3/h).
Courbe de pression
3
14 2
1
12

10
Hmt / NPSH (mCE)

0
0 10 20 30 40 50 60
Q (m3/h)

En utilisant la courbe réseau passant par le point de fonctionnement, En utilisant la courbe


réseau passant par le point de fonctionnement.

1.17 Le vase d’expansion


raccordement

partie haute est raccordée directement à l’installation et est donc remplie d’eau.

sertissage
Les deux parties du vase sont séparées par une membrane souple.

La partie basse où se situe la valve renferme du gaz sous pression (azote).

valve

Rôle : Palier la surpression due à la dilatation de l’eau lors de sa montée en température.


Installé partie « gaz » en bas, généralement sur le retour, directement au réseau (pas de robinet).

Installer OBLIGATOIREMENT :
- Des purgeurs d’air manuels ou automatiques aux points hauts de l’installation
60
TMCC pour les idiots
- Un dispositif de sectionnement du remplissage
- Un dispositif de vidange de l’installation
- Un manomètre
- Une ou plusieurs soupapes de sécurité (évacvap)
Pour les installations à combustibles solide :
- Une soupape thermique (ouverture en cas de dépassement de température)
- Un dispositif de « réalimentation » automatique en eau froide.

Comme pour une chambre à air, une vessie de vase perd de l’air avec le temps. Il est donc
recommandé de vérifier la pression au moins une fois par an.

Accessoires de vases :
- Raccord rapide
Facilite le démontage du vase sans vidange de l’installation (en dévissant
le vase au clapet on obture automatiquement l’orifice de raccordement
et inversement).

- Contrôleur de pression de 0 à 4 bar.

Vase d’expansion ouvert

En tôle galvanisée En tôle galvanisée cylindrique En polypropylène


Attention : Le montage doit se faire de façon à ce que le débit d’eau circulant dans le vase soit
limité au besoin. A la mise en eau, veiller à ce que remplissage se fasse tranquillement et que
l’orifice servant d’évent soit dégagé.

1.1.23 Vase d’expansion sanitaire


Le vase d'expansion pour réseaux sanitaires se pose entre le groupe de sécurité et le chauffe eau.
Il absorbe l'expansion due à la montée en température dans le chauffe eau et limite ainsi la montée
en pression dans le réseau d’eau chaude sanitaire en évitant au groupe de sécurité de couler.
Il est en acier si l’eau traverse une vessie ou en acier inox si la vessie est remplacée par une
membrane. Le vase est équipé de raccord 3/4", membrane ou vessie butyle CE pour les vases de 8
et 11 litres et il est pré gonflé à 3 bar.
Contrairement au vase d’expansion chauffage, il doit être impérativement monté en circulation
afin de pallier tout problème de légionellose.

Vase à membrane Vase à vessie

61
TMCC pour les idiots
1.1.24 Pression de pré gonflage
Elle doit être égale à la pression de l’eau au niveau du vase quand l’installation est froide et la/les
pompes en fonctionnement.
Elle sera la pression statique de l’installation à son niveau le plus haut, souvent la hauteur du point
le plus haut au dessus du vase, augmentée de 5 mCE.

Exemple : Point le plus haut 10 m, la pression de pré gonflage sera de : 10+5 = 15 mCE soit
1,5 bar.
Pour éviter que la membrane du vase colle à la paroi lorsque l’installation est froide, il est
préférable que la pression de pré gonflage soit légèrement inférieure à cette valeur (- 0,1 bar).
Suite de l’exemple : P = 1,5 – 0,1 = 1,4 bar

1.1.25 Volume d’expansion

VExp = VInstal x η

η : coefficient d’expansion en fonction de la t°

Suite de l’exemple : volume d’eau de 2 m3, température maxi moyenne de 80°C.


Le pourcentage sera de 2,9 % et le volume d’expansion sera : 2000 L x 0,029 = 58 L

Remarques : S’il est prévu d’ajouter de l’antigel, il faut déterminer l’expansion suivant le tableau
ci-dessous : en L/m3 en fonction du % de glycol.

62
TMCC pour les idiots

1.1.26 Volume minimum du vase

Vmini = VExp / ηVase


avec ηVase = (P2 – P1) / P2
P1 = Ppré gonflage + 1,013 bar
P2 = Ptarage + 1,013 bar ± (Z/10,2)

Suite de l’exemple : soupape tarée à 3 bar, située 1m (Z) au dessus de l’axe du vase.
P1 = 1,4 + 1,013 = 2,413 bar
P2 = 3 + 1,013 + (1/10,2) = 4,11 bar
ηVase = (4,11 - 2,413)/4,11 = 0,413
VMini = 58/0,413 = 141 L (au minimum)
Détermination directe du vase pour les installations individuelles :

63
TMCC pour les idiots

* La détermination à partir de la puissance est approximative (14 L/kW)


** Pour les chaudières à combustible solide (bois ou charbon)

1.1.27 Dysfonctionnement du vase

orrecte, lors de la montée en température, contrôlez l’augmentation de pression et l’ouverture de la soupape.

64

La soupape crache ? non OK Remarque :


oui
Appuyez brièvement sur la valve du vase
TMCC pour les idiots
De l’air sort de la valve ?non

oui non
De l’eau sort de la valve ? Vase vide de gaz
Contrôlez la pression de prégonflage

non Vase sous-gonflé


La pression est bonne ? oui
Vase sur-gonflé Appuyez plus longtemps sur la valve

oui non sort toujours de la valve


oui ?
L’eau
Vase trop petit Membrane percée

Vase vide de gaz :


Causes possibles :
- mauvaises manœuvres,
- valve fuyarde,
- vase percé côté « gaz » (très rare mais possible).
Remèdes :
- regonfler le vase,
- changer la valve si elle est fuyarde,
- changer le vase s’il est percé.
Point d’attention :
- contrôler le fonctionnement après dépannage.

Membrane percée :
Causes possibles :
- usure de la membrane,
- réaction chimique avec l’oxygène de l’air,
- corrosion interne par les condensats de l’air.
Remède :
- remplacer le vase.
Points d’attention :
- vérifier que l’eau ne provient pas de la condensation,
- contrôler la pression de pré gonflage du nouveau vase.
Vase sous-gonflé
Causes possibles :
- mauvaise pression de pré gonflage à l’origine
- mauvaises manœuvres,
- valve fuyarde.
Remèdes :
- regonfler le vase,
- changer la valve si elle est fuyarde.
65
TMCC pour les idiots
Points d’attention :
- contrôler que la pression d’eau à froid au niveau du vase n’est pas supérieure à celle
considérée pour le calcul de la pression de pré gonflage,
- bien contrôler le fonctionnement après dépannage.

Vase sur-gonflé :
Causes possibles :
- mauvaise pression de pré gonflage à l’origine,
- passage dans le côté « gaz » du vase d’une partie de l’hydrogène produit par l’électrolyse
de l’eau du fait de la présence de métaux de potentiels très différents dans l’installation
(très rare mais possible).
Remèdes :
- réajuster la pression de pré gonflage,
- supprimer les causes ou les effets de l’électrolyse.
Point d’attention :
- bien contrôler le fonctionnement après dépannage.

Vase trop petit :


Causes possibles :
- mauvais dimensionnement à l’origine,
- extension de l’installation sans modification du système,
- ajout d’antigel dans l’installation.
Remèdes :
- remplacer le vase par un vase plus grand,
- ajouter un second vase (même pression de pré gonflage).
Point d’attention :
- redimensionner correctement le nouveau système.

Vase trop grand :


Le fait que le volume du vase soit supérieur au volume nécessaire n’implique à lui seul aucun
dysfonctionnement.
Par contre s’il est sur ou sous-gonflé ou si sa membrane est percée, des dysfonctionnements
identiques à ceux diagnostiqués ici apparaîtront.

1.18 Soupapes

1.1.28 Soupape de sureté


Dispositif conçu pour limiter automatiquement la pression
dans une installation équipée d’un vase fermé.

Soupapes de sûreté avec manomètre

Elles ont deux rôles :


- assurer par leur ouverture automatique une pression maximale dans tout le réseau inférieure à
la pression maximale de service ( PMS ) des appareils et des accessoires constitutifs,

66
TMCC pour les idiots
- assurer l’évacuation continue de la vapeur pouvant être produite par la ou les chaudières
qu’elles protègent.
La valeur de la pression de début d’ouverture (PDO) aussi appelée pression de tarage de la soupape
permet de garantir le premier rôle (PDO < PMS), le diamètre, le nombre de soupapes et leur
emplacement permettent de garantir le second.
Le diamètre, le tarage et le nombre de soupapes dépendent donc de la pression de l’installation et
de la puissance du générateur qu’elles protègent.

Elles peuvent être à ressort ou à contrepoids :

Fonctionnement :
La force exercée par le ressort ou le contrepoids maintient le clapet sur son siège.
En fonctionnement normal la pression de l’eau exerce une force sous le clapet inférieure à celle du
ressort, le clapet est fermé.
Si la pression de l’eau augmente trop, la force exercée sous le clapet devient supérieure à celle du
ressort et le clapet se soulève laissant échapper du fluide ce qui fera redescendre la pression.
L’évacuation du fluide par la soupape devra être canalisée.

Remarques :

Si la pression d’eau augmente du fait d’un remplissage abusif, par exemple, la soupape va se
mettre à battre.
Une soupape qui a « craché » peut devenir fuyarde du fait que le clapet n’est peut-être pas bien
retombé sur son siège ou du fait que la portée du siège est sale. Il faut alors forcer la soupape à
s’ouvrir manuellement par à-coups pour rincer le siège ou repositionner le clapet.
L’évacuation de la soupape doit se faire dans un entonnoir raccordé à l’égout par une tuyauterie
de diamètre supérieur à celui de la soupape.

Pour les installations de production d’eau chaude sanitaire, le groupe de sécurité (obligatoire)
comporte une soupape qui crachera un peu à chaque montée en température de
l’accumulateur.
67
TMCC pour les idiots

Pour éviter ce phénomène qui peut entraîner une détérioration du groupe de sécurité, on peut
installer un vase d’expansion sanitaire qui pourra absorber le volume de dilatation sans faire
cracher la soupape.
Ces vases ont un principe de fonctionnement et un mode de détermination analogue à ceux des
vases de chauffage mais leur construction et les matériaux employés les autorisent à être
utilisés sur les réseaux d’eau potable

Soupape de sûreté thermique


Utilisée pour la protection des installations fermées
équipées de générateurs à combustible solide ou poly
combustible.
En cas de surchauffe accidentelle, le refroidissement de la
chaudière est assuré par l’ouverture de la soupape qui
évacue de l’eau chaude et provoque ainsi une circulation
d’eau froide.
La pose de la soupape de sûreté chauffage reste obligatoire.

1.1.29 Soupape différentielle


La soupape différentielle permet de conserver une pression constante et
un débit de circulateur en établissant un bipasse entre le départ et le
retour de l’installation lorsque les robinets thermostatiques de
radiateurs se ferment.
L’association d’une soupape différentielle sur l’installation est conseillée
avec les robinets thermostatiques.
équerre
Avantages :
Elle évite les bruits et vibration.
Elle protège le circulateur en maintenant une circulation permanente.

68
TMCC pour les idiots
Les symboles utilisés ou
P

Soupape différentielle de décharge


S’ouvre en établissant un by-pass entre le départ et
le retour, lorsque les robinets thermostatiques se
ferment.
Existe en deux modèles : 3/4 et 1 1/4.

Le montage d’une soupape thermostatique :


Elle peut être raccordée en dérivation sur les radiateurs.

Elle peut être raccordée en dérivation sur le circulateur.

Le principe de fonctionnement :
La soupape est fermée : La soupape s’ouvre :
Pr + P b < P h Si Pr + Pb > Ph
Pr = la pression du ressort.
Pb = la pression sur le retour.
Ph = la pression sur l’aller.

Molette de réglage

Pr
Le réglage se fait en tournant la molette supérieure, et en
Pb
choisissant sur l’echelle graduée, une valeur correspondant
à la hauteur manomètrique du circulateur.

Ph

69
TMCC pour les idiots

La procédure de réglage d’une soupape différentielle.

A). Préparation de l’installation.


Déposer les robinets thermostatiques.
Poser les capuchons de réglage manuel des robinets thermostatiques, et les visser à fond de
sorte à ce que les robinets soient réglés à la levée nominale.
Tourner la molette de réglage de la soupape différentielle pour afficher la valeur la plus
grande (ressort complétement comprimé).
Ouvrir les tés de réglages
Mettre le circulateur en fonctionnement.

B). Réglage de l’installation.


Effectuer l’équilibrage hydraulique de chaque radiateur en agissant sur son té de réglage.
Desserrer la molette de réglage de la soupape différentielle en diminuant la valeur affichée
jusqu’au début d’ouverture.
Si le chauffage est en fonctionnement en peut constater une augmentation de la température
de sortie soupape.
Retendre alors un tout petit peu le ressort de la soupape jusqu’à la limite d’ouverture.

C). Remise en état de l’installation.


Déposer les chapeaux de réglage manuel.
Remonter les robinets thermostatiques sur les radiateurs
Régler les robinets thermostatiques à leurs valeurs de consigne.

La soupape différentielle à membrane.

 Cette soupape est commandée par une membrane, et elle est raccordée au réseau par deux
prises de pression.
 Les soupapes à membrane sont plutôt utilisées pour les gros réseaux.
 Leur réglage s’effectue de la même façon que précédemment.
70
TMCC pour les idiots

1.19 La bouteille de découplage


Elle permet la communication hydraulique entre les circuits primaire et secondaire sans
interférence entre ces circuits.
Elle permet aussi le dégazage en partie haute et l’évacuation des boues en partie basse.

Purge

Arrivée primaire
Départ secondaire 1
Départ secondaire 2
Retour primaire
Retour secondaire 1

Retour secondaire 2

Vanne de chasse

La bouteille de découplage est utilisée soit en « casse pression », soit en « mélange »

1.20 Les robinets

1.1.30 Robinet simple réglage


Il équipe généralement le départ des radiateurs pour permettre l’arrêt ou la mise en chauffe de
celui-ci.

Le raccord conique démontable permet le démontage du radiateur après l’avoir isolé


hydrauliquement.

Robinet simple réglage équerre Robinet simple réglage droit

Ces robinets existent également à braser, à clipser, ou équipés d’un coude union.

1.1.31 Robinet de réglage


Régler le débit ou isoler le radiateur du circuit quand on ferme aussi le robinet.

71
TMCC pour les idiots

Té de réglage à visser Coude de réglage à visser

1.1.32 Robinet d’équilibrage


Permet de régler le débit du radiateur qu’il équipe et d’isoler ce dernier lors du démontage sans
nécessiter l’arrêt de l’installation. Un bouchon cache la vis de réglage, nécessitant ainsi de
l’outillage pour intervenir.

Ces robinets d’équilibrage existent également à braser ou à clipser.

Les robinets d’équilibrage à siège oblique sont utilisés pour réaliser des réglages
précis sur les circuits de chauffage, d’ECS et de climatisation. Permettent
d’obtenir une grande précision des débits d’eau sur les colonnes de chauffage, on
les appelle alors robinets pied de colonne. Permettent également la mesure des
débits d’eau à l’aide de la prise de pression instantanée raccordée à un mesureur
de débit. Ces robinets servent également à l’isolement des réseaux situés en aval
du robinet.
Les robinets d’équilibrage à brides sont utilisés pour réaliser des réglages précis sur les gros circuits
de chauffage, d’ECS et de climatisation. Ils permettent la mesure et le contrôle des débits par
l’intermédiaire de 2 prises de pression. Ces robinets servent également à des fonctions d’isolement
des réseaux.

1.1.33 Robinet double réglage


Permet d’isoler le radiateur du circuit en agissant sur le volant du robinet, et de régler le débit du
robinet grand ouvert par action sur une vis de réglage placée dans l’axe du volant sous la vis de
fixation de celui-ci.

1.1.34 Robinet thermostatique


Robinet qui reçoit une tête thermostatique qui permet à l’utilisateur d’obtenir un confort
appréciable de la régulation de la température de l’ambiance, engendrant des économies
d’énergie.

72
TMCC pour les idiots

Corps droit Corps équerre inversé Corps équerre Corps double équerre (droite ou gauche)

Ce système permet une limitation du chauffage pièce par pièce.


Son but est d’optimiser les apports gratuits intérieurs et extérieurs, en évitant la surchauffe des
locaux par l’émission calorifique de l’émetteur installé dans la pièce.
Il permet aussi de réduire momentanément la température d’une pièce.

L’usage de robinets thermostatiques est particulièrement destiné :


- aux constructions fortement isolées thermiquement, puisque les apports gratuits sont
prépondérants,
- aux installations régulées en fonction de la température extérieure,
- aux locaux à forts apports gratuits de calories (pièce avec cheminée, cuisine, séjour à forte
occupation, locaux ensoleillés, pièces à variation de température momentanée) S

  

Lorsque la température de consigne est atteinte le débit est normalement arrêté.

Positionnement
L’emplacement de la tête thermostatique est
particulièrement important.
Une bonne circulation de l’air ambiant autour de
l’élément sensible permettra une bonne détection de la
température de la pièce.

Positionnement de l’élément sensible :


Pas de tête verticale, utiliser plutôt un robinet avec une équerre inversée.
Pas d’élément sensible sous une tablette, préférer une sonde à distance  Utiliser une tête
thermostatique avec sonde à distance
Pas d’élément sensible près d’une source de chaleur comme les radiateurs trop épais, utiliser une
technique pour éloigner la sonde.

73
TMCC pour les idiots
Pas d’élément sensible au dessus des tuyauteries
Pas de sonde au contact direct avec le soleil.
Pas d’élément sensible enfermé derrière un rideau, préférer une sonde à distance.

Les chiffres d’étalonnage correspondent à une échelle de température.


Mais attention les températures d’étalonnage ne correspondront pas à la température de la pièce.
Elles diffèrent surtout en fonction de l’implantation de l’élément sensible.

Avantages
Les avantages du robinet thermostatique :
- il permet d’intervenir sur le débit du fluide afin d’adapter la température du radiateur à
l’ambiance de façon automatique,
- l’utilisation de robinets ordinaires impose des manipulations répétées pour réguler la
température,
- l’utilisateur obtient ainsi un confort appréciable, et de réelle économie d’énergie en intégrant
automatiquement dans la régulation tous les apports d’énergie,
- il permet d’obtenir la température désirée pièce par pièce.
Mais en aucun cas les robinets thermostatiques ne remplacent l’équilibrage hydraulique de
l’installation.
Ou permettent d’augmenter la puissance d’un radiateur !!

Perturbation
Dans le cas d’un thermostat d’ambiance qui pilote l’installation de chauffage, il est déconseillé
d’avoir dans la pièce de ce dernier des robinets thermostatiques.
L’installation de robinets thermostatiques sur une installation de
chauffage central entraîne le risque d’arrêt du débit en cas de
fermeture totale de l’ensemble des robinets.

Pour éviter cette perturbation, le montage d’une soupape différentielle


en dérivation après la pompe est recommandé.

Les perturbations liées aux robinets thermostatiques.


Lorsqu’une installation de chauffage centrale est équipée de robinets thermostatiques, si aucune
précaution n’a été prise, au fur et à mesure de la diminution du débit à cause de la fermeture
automatique des robinets, des perturbations apparaîtront.
 Bruits de circulation, vitesse de l’eau trop grande.
 Vibrations de certains robinets qui ne pourront plus se fermer à cause d’une pression
différentielle trop élevée.
 Mise en danger du circulateur par manque de refroidissement.

Les solutions utilisées pour pallier les dysfonctionnements causés par les robinets
thermostatiques.

Il existe trois solutions pour traiter ces dysfonctionnements.


1) Un des radiateurs ne sera pas équipé de robinet thermostatique mais d’un robinet
manuel.
2) L’installation est équipée d’un bipasse manuel réglable
74
TMCC pour les idiots
3) Tous les radiateurs sont munis de robinet thermostatique et l’installation est équipée
d’une soupape différentielle.

Levée nominale
Le robinet thermostatique n’est jamais ouvert en grand et ne régule que sur une course réduite de
la levée du clapet.
La « Levée nominale » d’un robinet thermostatique correspond à la position du clapet lorsque la
température mesurée est de 19 °C alors que le point de consigne (qui entraînerait la fermeture
totale) est à 21 °C.
La levée nominale du clapet est d’environ 0,5 mm alors que la levée totale est d’environ 5 mm.
En fonctionnement stabilisé, la température ambiante variera peu et le clapet oscillera entre la
levée nominale et la fermeture.
Le calcul du robinet et l’équilibrage du radiateur se fera à partir de cette levée nominale.
Pour les robinets thermostatiques, on ne parlera pas de Kv en grande ouverture, mais de Kvn ou Qn
qui correspond au Kv à la levée nominale.

Tête thermostatique
Possède une échelle de graduation de 0 à 5 (température de 0 à 30 °C)

Tête thermostatique simple Tête thermostatique avec sonde à distance

Tête thermostatique Support pour tube Doigt de gant


avec sonde de contact

Coque de protection
Permet d’obtenir différents niveaux de sécurité :
-fonction antivol seulement
-limitation de la température et antivol
-température de consigne indéréglable et antivol

Coudes de montage pour robinet taraudé


Permettent un raccordement esthétique du robinet et du
coude de réglage dans le cas d’une alimentation par tube
plastique gainé en sortie de cloison.

75
TMCC pour les idiots
1.1.35 Robinet de raccordement mâle-mâle
Raccordement rapide et esthétique des radiateurs alimentés par des tubes plastique ou cuivre en
sortie murale.

Coudes de montage pour robinet mâle


Permettent un raccordement esthétique du robinet et du coude de
réglage dans le cas d’une alimentation par tube plastique gainé en
sortie de cloison.
Il existe aussi des raccords union à visser pour
permettre de raccorder directement le radiateur aux
tuyauteries.

Des ensembles thermostatiques sont aussi disponibles pour les installations bitube et monotube

Cet ensemble est constitué par un corps de robinet thermostatique, du tube de raccordement et
d’un répartiteur.

Les robinets (vannes) pour radiateurs à robinetterie intégrée.

Vanne simple livrée avec mamelon Vanne bitube avec cône d’étanchéité

1.1.36 Robinets vannes


Les robinets vannes sont communément appelés vannes.
Un obturateur, appelé opercule se déplace perpendiculairement à la veine du fluide au droit du
siège.

Particularités :

76
TMCC pour les idiots
- faible perte de charge,
- inaptitude au réglage, ne doit servir qu'au sectionnement,
- pas de sens de montage.

Schéma Nomenclature Exemple


REP DÉSIGNATION
1 Volant de manœuvre
2 Tige de manœuvre
3 Fouloir
4 Étoupe
5 Chapeau
6 Opercule (monobloc taraudé)
7 Siège
8 Corps
9 Bride de raccordement

OPERCULE MONOBLOC
En une seule pièce, le dièdre que forment les faces de l'opercule doit être identique à celui que
forment les sièges du corps. Exige une grande précision d'usinage et ne supporte pas les variations
importantes de température.

OPERCULE ELASTIQUE
Il comporte un évidemment périphérique. Une variation angulaire des portées d'étanchéité est
rendue possible grâce à l'élasticité de l'acier. Bien que déformable l'opercule reste en une seule
pièce. Il est très utilisé pour des fluides chauds.

DOUBLE OPERCULE
Constitué de deux parties identiques, grâce à leur suspension mobile, les opercules peuvent
compenser les variations d'angle du dièdre formé par les sièges. Chaque opercule possède une
nervure de guidage latérale coulissant dans des rainures de guidage du corps. A l'ouverture
décollement immédiat des opercules de leur siège, pas de glissement donc faible usure des
surfaces de contact.

OPERCULE A DISPOSITIF DE BLOCAGE


Les sièges sont parallèles. Les deux parties de l'opercule s'appuient sur un coin interne placé en
leur centre. A la fermeture, l'extrémité inférieure bute sur le fond du corps du robinet et les deux
parties de l'opercule s'écartent et viennent se placer sur leur siège. Peu de frottement au niveau
des surfaces de contact.

OPERCULES A LIBRE DILATATION


Les sièges sont parallèles .Les parties de l'opercule sont écartées par action du ressort hélicoïdal
placé à l'intérieur et les applique constamment sur leur siège. La suspension à la tige et le guidage
cylindre/cylindre les rendent solidaires. Les déformations liées aux variations de température sont
compensées ou absorbées par le ressort. L'étanchéité sur le siège amont n'est jamais réalisée.

77
TMCC pour les idiots
1.1.37 Robinets à soupape
Un obturateur, appelé soupape ou clapet, se déplace parallèlement à la veine du fluide au droit du
siège.
Particularités :
- perte de charge importante,
- autorise le réglage,
- sens de montage (gravé sur le robinet).

Comme pour les robinets vanne, il existe des robinets :


- à soupape à tige montante (mouvement hélicoïdal),
- à tige sortante (mouvement de glissière).

1.1.38 Robinets à piston


Un obturateur, appelé piston, coulisse selon son axe entre deux garnitures d'étanchéité.
La fermeture se réalise contre le courant du fluide.
Particularités :
- perte de charge importante,
- autorise le réglage,
- sens de montage (gravé sur le robinet).

Schéma Nomenclature Exemple


REP DÉSIGNATION
1 Volant de manœuvre
2 Écrou de manœuvre
3 Tige de manœuvre
4 Piston
5 Fouloir
6 Garniture d'étanchéité
7 Chemise
8 Corps
9 Bride de raccordement
10 Arcade

78
TMCC pour les idiots

1.1.39 Robinets à tournant


Un obturateur, appelé tournant, est percé d'un orifice appelé «lumière».
Il se déplace autour de son axe de révolution dans un corps appelé boisseau perpendiculairement
au sens d'écoulement du fluide.

Particularités :
- perte de charge négligeable à pleine ouverture,
- débit total en un quart de tour du levier de commande,
- sens de montage suivant le modèle.

Le tournant existe sous différentes formes : conique, cylindrique, sphérique.


La lumière suivant le cas est de forme trapézoïdale, rectangulaire ou circulaire.
Le corps pour les tournants coniques et cylindriques peut-être : foncé (fond du corps non percé) ou
défoncé (fond du corps percé).

Schéma Nomenclature Exemple


REP DÉSIGNATION
1 Arbre de manœuvre
2 Garniture d'étanchéité
3 Fouloir
4 Tournant (conique)
5 Bride de raccordement
6 Corps (boisseau foncé)
   
   

1.1.40 Robinets à boisseau défoncé

Réglage des surfaces de contact Réglage des surfaces de contact


automatique par action du ressort par action sur l'écrou

79
TMCC pour les idiots
1.1.41 Robinets à papillon
Un obturateur, appelé papillon, se déplace autour de son axe de révolution perpendiculairement
au sens d'écoulement du fluide. Particularités :
- perte de charge négligeable à pleine ouverture,
- débit total en un quart de tour du levier de commande,
- très faible encombrement pour des sections de passage importantes.

Schéma Nomenclature Exemple


REP DÉSIGNATION
1 Arbre de manœuvre
2 Papillon
3 Corps
4 Bride de raccordement
   
   
   
   

1.1.42 Les robinets à membrane


Un obturateur souple et déformable en élastomère vient obturer le passage du fluide.
On distingue deux grandes catégories :
les robinets à membrane,
les robinets à manchon déformable par pincement.

Particularités :
- perte de charge faible (veine fluide peu perturbée).
- convient pour les fluides chargés, les produits acides (matière de la membrane en fonction
des caractéristiques du fluide).
- dans le cas des fluides chargés le réglage de débit est à éviter pour limiter l'usure de la
membrane par abrasion.

Schéma Nomenclature Exemple


REP DÉSIGNATION
1 Volant de manœuvre
2 Tige de manœuvre
3 Écrou de manœuvre
4 Sabot
5 Membrane
6 Arcade
7 Bride de raccordement
8 Corps

80
TMCC pour les idiots
1.1.43 Les robinets de régulation pneumatiques

Schéma Nomenclature Exemple


REP DÉSIGNATION
1 Arrivée signal pneumatique
2 Diaphragme (membrane)
3 Boîtier
4 Ressort
5 Tige de commande
6 Arcade
7 Presse étoupe
8 Clapet
9 Siège
10 Corps

Servomoteur direct Servomoteur indirect

En l'absence de signal le ressort En l'absence de signal le ressort


lève la tige de commande. pousse la tige de commande.

1.1.44 Robinets de vidange de radiateur

Standard à bec orientable

1.1.45 Réglage de débit


Le bon fonctionnement d’une installation utilisant plusieurs circuits dépend de la maîtrise des
débits dans ces différents circuits. Le stabilisateur de débit garantit les débits du circuit et de
façon indépendante des variations des débits des autres circuits.

81
TMCC pour les idiots

Modèle standard Modèle à brides

Robinet de pied de colonne manuel

Équipé de purgeurs de chaque côté pour permettre différents montages et de prises de pression
amont et aval.

1.21 Les vannes de régulation


Vanne à caractéristique linéaire : La meilleure progressivité de la puissance thermique est obtenue
avec une autorité a = 1. Il est impensable de choisir cette valeur. Ce type de vanne ne peut pas
être utilisé en régulation continue. Il peut être utilisé en régulation TOR.

Vanne à caractéristique quadratique : La meilleure progressivité de la puissance thermique est


obtenue avec une autorité a = 1. Il est impensable de choisir cette valeur, mais si la hauteur
manométrique de la pompe le permet, une autorité de 0,6 à 0,7 donne une progressivité
acceptable.

Vanne à caractéristique logarithmique : Dans ce type de vanne, le déplacement du clapet produit


une variation de débit proportionnel au débit total précédent le changement. La meilleure
progressivité de la puissance thermique est obtenue avec une autorité de 0,6 à 0,7.

Vanne à puissance calorifique linéaire : Dans ce type de vanne, le constructeur a conçu le clapet
de façon à obtenir une puissance calorifique proportionnelle à la levée du clapet pour une autorité
de 0,5. Une autorité trop grande aurait le même effet qu’une autorité trop petite.

Sécurité chauffage : Vanne trois voies thermique.


Elle se pose sur le départ, dans les installations avec une chaudière à
combustible solide et ballon ECS à accumulation.
La vanne assure une température constante dans la chaudière, évitant
ainsi la corrosion due au point de rosée.
Tant que la température de réglage de la vanne n’est pas atteinte, elle
reste fermée et assure un recyclage à la chaudière.

Fonctionnement des vannes trois voies :


Une vanne trois voies possédera :
- une voie où le débit ne change pas,
- deux voies où les débits varient en fonction de l’ouverture de la vanne.

débit variable débit constant

82
débit variable
TMCC pour les idiots

Sur les schémas, la voie où le débit est constant doit être différenciée des deux autres. Ici, elle
restera blanche alors que les autres voies seront noircies.
(en musique, une blanche vaut deux noires)

Selon son raccordement, une vanne trois voies peut travailler en mélange ou en répartition.
en MELANGE( deux entrées – une sortie )

en REPARTITION ( une entrée – deux sorties )

La position de la vanne trois voies par rapport au circulateur et à l’utilisation définit le type de
montage.

Les montages « mélange » et « répartition » permettent de faire varier la température du


départ vers l’utilisation.

Les montages « décharge » et « décharge inversée » permettent de faire varier le débit


dans le tronçon utilisation.

Montage mélange :
La vanne travaille en mélange, elle permet de faire varier la température de départ vers
l’utilisation. La pompe se situe du côté utilisation.

température variable

UTILISATION

débit variable débit constant

Montage répartition :

83
TMCC pour les idiots
La vanne travaille en répartition, elle permet de faire varier les débits arrivant au point de
mélange et donc la température de départ vers l’utilisation. La pompe se situe du côté utilisation.

Point de mélange température variable

UTILISATION

débit variable débit constant

Montage décharge :
La vanne travaille en répartition, elle permet de faire varier le débit passant dans l’utilisation. La
pompe se situe du côté production.

température constante

UTILISATION

débit constant débit variable


Montage décharge inversée :

température constante

UTILISATION

débit constant débit variable

La vanne travaille en mélange sur le retour, elle permet de faire varier le débit passant dans
l’utilisation. La pompe se situe du côté production.

Montage en injection :
84
TMCC pour les idiots

injection température variable

UTILISATION

débit constant débit constant

La vanne travaille en répartition, elle permet de maintenir les débits constants sur l’utilisation et
la production et, en s’ouvrant, de modifier la température de départ en injectant de l’eau chaude
dans le circuit utilisation avec extraction de la même quantité d’eau froide.
Elle pourrait tout aussi bien être posée en mélange sur le retour.

Moteur thermique :

Le « moteur » est constitué d’un élément dilatable équipé d’une


résistance électrique.
Lorsque la résistance est alimentée, l’élément se dilate et pousse une
tige qui vient ouvrir le clapet de vanne. Lorsque la résistance n’est
plus alimentée, l’élément dilatable se refroidit doucement et un
ressort situé dans la vanne ramène le clapet vers la fermeture.
Une molette, placée sur le moteur, permet de comprimer le ressort
hors tension et donc d’ouvrir la vanne manuellement.

Servo moteur « 3 points » :

Y1

Y2

L’actionneur est un moteur électrique et équipe généralement une vanne tournante.

L’alimentation en Y1 ou en Y2 fait tourner lentement le moteur dans un sens ou dans l’autre


permettant l’ouverture ou la fermeture lente de la vanne. Lorsque l’alimentation ne se fait plus,
le moteur s’arrête et la vanne reste dans sa position précédente.
Le moteur est équipé de fins de course qui couperont son alimentation avant d’arriver en butée.
Le réglage des cames de fin de course devra être contrôlé avant la mise en service du système !

Ce type de servo moteur est équipé d’un système permettant le positionnement de la vanne en
« manuel ».

85
TMCC pour les idiots

Moteur électro-hydraulique :
Le « moteur » est un vérin hydraulique équipé d’une pompe et d’une
électrovanne.
Lorsque le moteur est alimenté, l’électrovanne est fermée et la pompe
injecte l’huile sur le dessus du vérin. Celui-ci descend doucement en
poussant une tige qui vient ouvrir le clapet de vanne.
Lorsque le moteur n’est plus alimenté, la pompe s’arrête et l’électrovanne
s’ouvre. De puissants ressorts remontent le vérin doucement et la tige
ramène le clapet de vanne vers la fermeture.
Une molette permet d’ouvrir la vanne hors tension en comprimant les
ressorts.

Vannes double monotube

Livrée avec cône d’étanchéité Livrée avec mamelon

1.22 Purgeurs
Purgeur d’air automatique
Permet à une installation de chauffage de fonctionner dans
de meilleures conditions.
L’accumulation des bulles d’air dans la bouteille du purgeur
provoque la descente du flotteur et en même temps
l’ouverture de l’obturateur.

Purgeurs de haut de colonne Purgeurs d’air automatiques à encombrement réduit

Purgeur manuel à volant


Il permet d’éliminer l’air dans le radiateur sans l’aide d’outil.

Purgeur à volant Purgeur à volant bec orientable Symbole graphique

Purgeurs d’air à clé

86
TMCC pour les idiots

à bec fixe à bec orientable Clé à carré

Purgeurs automatiques de radiateur

Purgeur pour radiateur acier Purgeur pour radiateur


fonte et aluminium fonte et aluminium

1.23 Le disconnecteur
Dispositifs de remplissage des installations de chauffage installés entre
deux robinets d’arrêt. Dans les installations domestiques ils sont à zone
de pression non contrôlable.

Le remplissage peut se faire de façon automatique.


Les modules d’alimentation automatique sont équipés d’un disconnecteur et d’un réducteur de
pression.

Module d’alimentation pour installation de chauffage d’une puissance inférieure à 70 kW

Sens de circulation de l’eau

Module d’alimentation des installations de chauffage d’une puissance supérieure à 70 kW

87
TMCC pour les idiots
1.24 Le groupe de sécurité
Dispositif regroupant quatre fonctions :
- robinet de barrage
- clapet anti-retour
- soupape de sécurité tarée à 7 bar
- vanne de vidange
Cet appareil est obligatoire chaque fois qu’on installe une production d’eau chaude sanitaire à
accumulation pour éviter, entre autre, l’explosion du ballon due à une pression trop forte (> 7 bar).
Cette hausse de pression est due à la dilatation de l’eau qui se produit naturellement à chaque
montée en température du ballon. Cet excédent de volume d’eau doit être automatiquement
évacué par la soupape du groupe de sécurité. La soupape ne doit pas être bloquée ou bouchonnée
et nécessite obligatoirement un raccordement à l’égout.

Raccordement du ballon

Clapet anti-retour

Arrivée d’eau froide

Soupape et dispositif de réglage Robinet d’arrêt ¼ de tour

Raccordement à l’égout

Entonnoir siphon
Groupe de sécurité horizontal

1.25 Autres accessoires hydrauliques


Dégazeur séparateur d’air
La partie active est constituée d’une maille métallique à éléments réguliers, ils sont positionnés en
éventail dans le corps de l’appareil, de façon à interrompre le flux de l’eau et à générer une
turbulence.
Le large passage abaisse la vitesse de l’eau et la pression se qui
favorise le dégazage.
Les micros bulle ont tendance à se fixer sur les mailles.
Elles s’accumulent et lorsque le volume est suffisant, elles montent
naturellement jusqu’à la chambre en partie haute, où elles sont
évacuées.
Leur installation est particulièrement recommandée et de préférence en amont du circulateur ou
en aval de la vanne en mélange.

Pot de décantation
Permet de séparer les boues grâce à son volume important et par la
même occasion de séparer l’air de l’eau du circuit.
Installé sur les retours il a trois fonctions :
- séparateur d’air,
- pot de décantation,

88
TMCC pour les idiots
- bouteille d’injection.

Bouteille d’hydraulique
Permet de résoudre les problèmes d’interaction des circulateurs entre
eux, de décanter les boues et de purger l’air des installations.

Bouteille d’induction
Rôle : Elle permet d’introduire dans un circuit
fermé d’une installation les produits
complémentaires à l’eau.

Réglage de la pression eau froide


Le réducteur de pression est un élément de sécurité de l’alimentation en eau
froide qui permet de limiter la pression dans les appareils et l’installation.

Sécurité sanitaire

Anti bélier
Le coup de bélier résulte d’une augmentation brusque de pression dans une
canalisation.
La cause est souvent due à la fermeture rapide d’une vanne ou d’un robinet, ou
la mise en route ou l’arrêt d’une pompe.
La surpression «onde de choc» parcourt à partir de son origine la tuyauterie et
provoque des vibrations et des coups dangereux pour les appareils, les joints et
raccords de l’installation.

La pose des anti-béliers permet de réduire la surpression à des valeurs acceptables.


Elle doit se faire le plus près de
l’origine du coup de bélier.

Anti-bélier à membrane Anti-bélier à ressort

89
TMCC pour les idiots
Thermomètres appliques

Thermomètre à bracelet Thermomètre à ressort

Thermomètres plongeants

Thermomètre axial Thermomètre radial

Thermomètres industriels Thermomètres verticaux gaine laiton

Indicateurs de pression

Hydromètre Manomètre axial Manomètre radial

Accessoires hydro câblé


Les collecteurs de distribution sont proposés en deux gammes, des kits prémontrés avec
robinetteries intégrées ou livraison détaillées, soit des collecteurs composables.
Ces collecteurs s’utilisent également dans les installations avec radiateurs, plancher chauffant et
dans la distribution sanitaire.

Collecteurs pré-montés comprennant :


- vannes à sphère,
-collecteur de départ avec curseur d’équilibrage,
-collecteur de retour avec robinet thermostatisable,
- terminaison avec purgeur et vidange,
- support.

Vannes à sphère avec raccord démontable pour les


collecteurs, avec poignées de manœuvre de couleur.

Collecteur à robinetterie intégrée

90
TMCC pour les idiots
Soit avec robinets thermostatisables Soit avec curseur d’équilibrage proportionnel

Porte thermomètre pour entrée collecteur Débitmètre à flotteur Raccord pour les départs de collecteurs

Support double complet avec garnitures thermo-acoustiques et vis et chevilles

Collecteur composable sortie 1/2 portée plate Collecteur composable sortie 1/2 portée conique

Terminaison de collecteur cloison Terminaison de collecteur pour sanitaire Sorties de cloison

Robinet d’équilibrage Robinet thermostatisable Tête électrique

Kit hydraulique
Les constructeurs mettent à votre disposition un ensemble de kits hydrauliques de départ
chaudière.

Kit 1 départ régulé Kit hydraulique isolé


+ 1 départ non régulé

Kit soupape différentielle Kit hydraulique d’appartement

91
TMCC pour les idiots

Régulation

Vanne directionnelle Vanne quatre voies Vanne quatre voies montée

92
6 La combustion

Les éléments de base de la combustion

Carbone et hydrogène sont les « combustibles ».


Oxygène et azote sont les constituants principaux de l’air de combustion.
Le soufre est un élément combustible « perturbateur ».

1.26 La combustion du carbone

Carbone + oxygène = Dioxyde de carbone

C + O2 = CO2
C + O2 + 79/21N2 → CO2 + 79/21N2
Pour brûler 1 kg de carbone il faut :
1 866 litres d’O2
7 022 litres de N2
soit 8 888 litres d’air

La combustion d’1 kg de carbone produit donc :


1 866 litres de CO2 (soit 3,66 kg)
7 022 litres de N2
soit 8 888 litres de fumées et dégage environ 9,1 kWh

1.27 La combustion du soufre


Soufre + oxygène = Anhydride sulfureux
+ =
S + O2 = SO2
S + O2 + 79/21N2 → SO2 + 79/21N2

Pour brûler 1 kg de soufre il faut :


700 litres d’O2
2 633 litres de N2
soit 3 333 litres d’air
La combustion d’1 kg de soufre produit :
700 litres de SO2
2 633 litres de N2
soit 3 333 litres de fumées et dégage environ 2,5 kWh

1.28 La combustion de l’hydrogène


Hydrogène + oxygène = Eau

+ =
2H2 + O2 = 2H2O
2H2 + O2 + 79/21N2 → 2H2O + 79/21N2

Pour brûler 1 kg d’hydrogène il faut :


5 600 litres d’O2
21 066 litres de N2
soit 26 666 litres d’air

La combustion d’1 kg d’hydrogène produit :


11 200 litres de vapeur d’eau
21 066 litres de N2
soit 32 266 litres de fumées humides et dégage environ 33,6 kWh PCI et 39,2 kWh PCS

1.29 Combustion du méthane


Méthane + oxygène = Dioxyde de carbone + Eau
TMCC pour les idiots

+ = +
CH4 + 2O2 = CO2 + 2H2O

1.30 Les oxydes d’azote


Plus connus sous le terme générique « NOx », les oxydes d’azote sont :
Le monoxyde d’azote (NO) qui est produit en grande quantité (90 à 95 %) mais qui s’oxyde
rapidement en NO2 dans l’atmosphère,
Le dioxyde d’azote (NO2) produit en faible quantité dans la combustion.
Le protoxyde d’azote (N2O) produit en très faible quantité.
Les NOx apparaissent dans la combustion parce que l’air contient de l’azote (il y en a aussi dans
certains combustibles : Fioul, Charbon) qui se combine à l’excès d’oxygène dans certaines
conditions de température.
Le mécanisme de formation des NOx est complexe car les réactions se font soit en atmosphère
oxydante (N + O2 donne NO + O), soit en atmosphère réductrice (N 2 + O donne N + NO). Ce dont on
est sûr, c’est que la formation de NO est fortement tributaire de la température.
Les installations de combustion interviennent pour à peine 16 % dans la production des NOx (avec
plus de la moitié pour le charbon et le fioul lourd), alors que les transports en sont responsables à
plus de 75 %.

Répartition de la production des Nox :


L’air que nous respirons est faiblement chargé en NO 2 (quelques ppm) et sauf pour quelques cas
précis (métiers à risque), il n’y a aucun risque pulmonaire direct. En revanche, ce gaz est
responsable en grande partie de l’acidité des pluies et de ses effets néfastes sur la végétation.
Malgré la faible participation des chauffages à la pollution par les NOx, les réglementations
imposeront rapidement des limites assez sévères.

95
TMCC pour les idiots
1.31 Différents types de combustion
Stœchiométrique : complète sans excès d’air
Oxydante : complète en excès d’air
Réductrice : incomplète en défaut d’air
Mi-oxydante : incomplète en excès d’air
Mi-réductrice : incomplète en défaut d’air avec présence d’oxygène dans les fumées
Oxido-réductrice : incomplète sans excès ni défaut d’air

1.32 Facteur d’air N (λ)


R
N=
Va
R
En combustion stœchiométrique R=Va, par conséquent : N= =1
Va

R
En combustion oxydante R>Va, par conséquent : N= >1
Va

R
En combustion réductrice R>Va, par conséquent : N= <1
Va

N > 1 : Excès d’air N <1 :Défaut d’air

Excès d’air Ea
Vea
Ea=
Va
N = 1 + Ea ou Ea = N - 1
Défaut d’air Da
Vda
Da=
Va
N = 1 - Da ou Da = 1 - N

1.33 Teneur en CO2

Lorsque l’excès d’air augmente :


- Le volume de fumées sèches augmente,
- Le volume de CO2 ne bouge pas.

La teneur en CO2 dans les fumées sèches varient selon l’excès d’air.
96
TMCC pour les idiots
Plus l’excès d’air est fort plus sa teneur est basse.
Si l’excès d’air est nul la teneur est maximale et l’on parle de « CO2 neutre » ou « CO2 max » qui
dépend de la composition du combustible utilisé.

Vco2
Teneur CO2¿
Vfc réel

Vco 2
Teneur CO2¿
Vfsn+Vea

Vco2
Teneur CO2 neutre ¿
Vfsn

1.1.46 CO2 neutre des combustible usuels

En connaissant la teneur en CO2 des fumées sèches d’un combustible donné, on peut calculer
l’excès d’air d’une combustion oxydante en utilisant la formule suivante :
Vfs CO 2 n−CO 2 réel
Excès d ' air= x
Va CO 2réel

1.1.47 Rapport Vfs / Va des combustibles usuels

Teneur en O2 et en CO2

97
TMCC pour les idiots

15,4

1.34 Teneur en O2
Lorsque l’excès d’air augmente :
le volume de fumées sèches augmente,
le volume d’O2 dans les fumées augmente.

La teneur en O2 dans les fumées sèches varie selon l’excès d’air. Plus l’excès d’air est fort plus la
teneur est élevée.
La teneur en O2 dans les fumées pourra varier de 0 à 21 % selon qu’il n’y a pas d’excès d’air ou que
celui-ci est infini. (Phase de pré-ventilation par exemple)

1.1.48 Calcul de l’excès d’air


En connaissant la teneur en O2 des fumées sèches d’un combustible donné, on peut calculer l’excès
d’air d’une combustion oxydante en utilisant la formule suivante :

En connaissant la teneur en O2 et en CO2 des fumées sèches d’un combustible quelconque, on peut
calculer l’excès d’air d’une combustion oxydante en utilisant la formule suivante

1.35 Effet du CO sur l’homme


- Fatigue, faiblesse des jambes, vertiges et maux de tête,

98
TMCC pour les idiots
- Puis nausées et vomissements
- Ensuite somnolence, ce qui empêche de réagir.

Besoin d’un apport massif d’oxygène qui ne peut être pratiqué qu’en milieu hospitalier.

1.36 Rapport CO / CO2


On produit moins de CO lorsque l’excès d’air se situe ente 10 et 40 %.
On trouvera donc des « pics » de CO (et d’imbrûlés en général) lors des démarrages, des arrêts et
des changements d’allures.

99
TMCC pour les idiots
1.37 Limites d’inflammabilité
Les limites d’inflammabilité d’un combustible définissent les pourcentages minimum et maximum
du combustible dans l’air permettant sa combustion.

Combustible Lii Lsi


Butane commercial 1,8 % 8,8 %
Propane commercial 2,4 % 9,3 %
Gaz naturel Algérie 4,7 % 13,7 %
Gaz naturel Russie 5,2 % 14,3 %
Gaz naturel mer du Nord 5,2 % 14,5 %
Ancien « gaz de ville » 5% 32 %

1.38 Point d’éclair


Le point d’éclair est la température la plus basse à laquelle un combustible liquide, sous une
pression absolue de 1 013 hPa, émet suffisamment de vapeurs inflammables pour que celles-ci
s’enflamment au contact d’une flamme existante, mais insuffisamment pour que la combustion
amorcée puisse se poursuivre d’elle-même si cette flamme est supprimée.
Chaque combustible liquide a son propre point d’éclair aussi appelé « point éclair » ou « point
d’inflammabilité » ou « flash point » qui donnera, entre autres, les limites hautes de températures
de stockage, de transport et de manipulation.

Combustible Valeurs moyennes


Essence - 16….+ 10 °C
Pétrole 20……….60 °C
Fioul domestique 70………120 °C
Fioul lourd 120……140 °C

La réglementation répartit les combustibles liquides en quatre classes en fonction de leur point
d’éclair:

Point d’éclair
Liquides particulièrement inflammables < 0 °C
Liquides inflammables de la 1re catégorie 0….55 °C
Liquides inflammables de la 2ème catégorie 55...100 °C
Liquides peu inflammables > 100 °C

100
TMCC pour les idiots
1.39 Point d’inflammation
Le point d’inflammation est la température la plus basse à laquelle un combustible liquide doit
être porté pour qu’après inflammation, la combustion amorcée puisse se poursuivre d’elle-même
par réaction en chaîne.
Chaque combustible liquide a son propre point d’inflammation aussi appelé « point de
combustion » ou « point de feu » qui est environ de 20 K supérieur au point d’éclair.

Température d’auto-inflammation
La température d’auto-inflammation, aussi appelée « température d’ignition » ou « point
d’inflammation spontané » est la température la plus basse à laquelle un mélange gazeux compris
dans les limites d’inflammabilité peut s’enflammer spontanément même en l’absence d’une source
d’allumage.
Il n’est pas nécessaire d’activer la totalité du mélange pour le faire brûler. L’inflammation d’une
partie du mélange libère une énergie suffisante pour activer le solde.
Cette température détermine le moyen « d’allumage » du mélange (résistance, arc électrique,
bougie, simple compression…)

Allumettes 170 °C
Bois 200…300 °C
Charbon de bois 300…425 °C
Fioul lourd 340 °C
Fioul domestique 360 °C
Essence 350…520 °C
Butane 430 °C
Ancien « gaz de ville » 450 °C
Propane 500 °C
Suie 500…600 °C
Gaz naturel 650 °C

1.40 Vitesse de propagation du front de flamme


C’est la vitesse à laquelle se déplace la flamme dans un tube horizontal contenant un mélange
immobile de gaz ou de vapeur de combustible et d’air.

Cette vitesse est fonction :


 de la composition du mélange, (à l’intérieur des limites d’inflammabilité)
 de la nature du combustible,
 de la température, (qui augmentera la vitesse)
 de la pression,
 des obstacles.

Il peut arriver que la vitesse de propagation dépasse celle du son, c’est la détonation.
Mélanges air / combustibles à 0 °C

101
TMCC pour les idiots
Combustible Vitesse de propagation vF en m/s
Gaz naturel 0,20…..0,30
Propane 0,43
Butane 0,39
Ancien « gaz de ville » 0,60…..0,80
Fioul domestique 0,35
Essence 0,41
La vitesse augmente avec la température de la flamme.

1.41 Indice de Wobbe


Utilisé pour l’interchangeabilité des gaz. C’est le rapport entre le pouvoir calorifique supérieur en
kWh/m3(n) du gaz et la racine carrée de sa densité.

L’indice de Wobbe permet de calculer la pression d’alimentation « p » nécessaire pour conserver la
même puissance avec le même injecteur pour des gaz différents d’une même famille.

Indices de Wobbe et pressions d’interchangeabilité


Pression
Nature du gaz W
(mbar)
Algérie 15,5
Russie 14,4 18 mbar
Gaz naturels
Mer du Nord 14,1
Groningue 12,6 25 mbar
Propane commercial 22,2 37 mbar
Gaz de pétrole
Butane commercial 25,2 28 mbar

Gaz manufacturé Ancien « gaz de ville » 8,3 8 mbar

1.42 Pouvoir calorifique

102
TMCC pour les idiots
La quantité de chaleur libérée lors de la combustion complète d’un matériau est appelée « chaleur
de combustion » (kJ/kg ou kJ/m3(n)).
Pour les matériaux combustibles qui contiennent de l’hydrogène et par conséquent pour lesquels
on retrouve de la vapeur d’eau dans les produits de combustion, on distingue le « pouvoir
calorifique supérieur » et le « pouvoir calorifique inférieur » suivant que l’on prend en compte ou
non la chaleur de vaporisation de l’eau des fumées.

Le pouvoir calorifique est dit supérieur (abrégé : PCS) quand l’eau qui résulte de la combustion du
gaz hydrogène et des hydrocarbures est supposée ramenée à l’état liquide dans les produits de
combustion.

Le pouvoir calorifique est dit inférieur (abrégé : PCI) quand l’eau qui résulte de la combustion du
gaz hydrogène et des hydrocarbures est supposée à l’état vapeur dans les produits de combustion.

La détermination des pouvoirs calorifiques des combustibles solides et liquides ne peut se faire
avec précision qu’à partir de mesures calorimétriques.
L’estimation du pouvoir calorifique inférieur peut se calculer à partir de formules empiriques si
l’on connaît la composition pondérale du combustible.
PCI (MJ/kg) = 34,8 c + 93,9 h + 10,5 s + 6,3 n – 10,8 o – 2,5 w
(c, h, s, n, o et w sont respectivement les teneurs en kg/kg de carbone, hydrogène, soufre, azote,
oxygène et eau du combustible solide ou liquide considéré.)
Dans les applications thermiques de notre secteur, on ne connaît jamais la composition exacte du
combustible utilisé.
Dans la pratique, on utilise la plupart du temps les valeurs PCI et PCS données directement par les
distributeurs de combustibles ou les valeurs moyennes données dans les tableaux suivants.

Nature du gaz PCI PCS


Lacq 3
10,2 kWh/m (n) 11,3 kWh/m3(n)
Algérie (Fos) 10,6 kWh/m3(n) 11,8 kWh/m3(n)
Algérie (Montoir) 11,1 kWh/m3(n) 12,3 kWh/m3(n)
Mer du Nord 10,1 kWh/m3(n) 11,2 kWh/m3(n)
Russie 10,1 kWh/m3(n) 11,2 kWh/m3(n)
Groningue 9,1 kWh/m3(n) 10,1 kWh/m3(n)
32,9 kWh/m3(n) 35,6 kWh/m3(n)
Butane commercial
12,7 kWh/kg 13,7 kWh/kg
3
25,4 kWh/m (n) 27,5 kWh/m3(n)
Propane commercial
12,8 kWh/kg 13,9 kWh/kg
Fioul domestique 11,9 kWh/kg 12,7 kWh/kg
Fioul lourd (S = 2 %) 11,4 kWh/kg 12 kWh/kg
Fioul lourd (S = 1 %) 11,8 kWh/kg 12,5 kWh/kg
Ces valeurs sont des valeurs moyennes

1.43 Point de rosée


Le point de rosée est la température au dessous de laquelle la vapeur d’eau contenue dans les
produits de combustion va se condenser.

Ce changement d’état suit la relation pression-température. La température de condensation de


l’eau contenue dans les fumées dépend de la pression partielle de la vapeur d’eau qui elle même
variera en fonction :

103
TMCC pour les idiots

- de la teneur en hydrogène et en eau du combustible et de l’humidité absolue de l’air


comburant qui tendront à augmenter le point de rosée,
- de l’excès d’air qui tendra à diminuer le point de rosée.

Pour les combustibles soufrés, on parle de « point de rosée acide » qui augmente avec la teneur en
soufre et est toujours supérieur au « point de rosée eau ».

Points de rosée en combustion stœchiométrique avec de l’air sec.

Gaz naturel 59 °C
Butane commercial 53 °C
Propane commercial 54 °C
Point de rosée eau 50 °C
Fioul domestique
Point de rosée acide 120 °C
Point de rosée eau 50 °C
Fioul lourd
Point de rosée acide 130 °C

Le point de rosée diminue lorsque l’excès d’air augmente.

1.44 Diagrammes de combustion

1.1.49 Diagramme de Biard

stœchiométrique

104
TMCC pour les idiots

O2 CO2 =

8
dioxyde de carbone dans 16
Combustio
= 5 Excès
8,5d’air
Combustio %

7
15
n
Excès mid’air
n= mi
N % CO

6
0,1 ..

les fumées sèches


14
0 0 ==20
CO =
oxydante
20 %
0,1
%
H oxydante
2 ==0,08 ..

5
8,5
H 0,85
0,08
, , = 8,5 = 0,85

13
2
8,5
8,5=%=%0,68 8

4
0 1 0,68

12
1,2

3
8 %% ,

11
2
en
10
5

Teneur
1
9
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
10
20
11 12
Teneur
21
5 13 14 15 16 17 18
en oxygène dans les fumées 19

sèches

1.1.50 Diagramme d’Ostwald


Teneur en CO2 dans
2 secs
8

Gaz
12
les 0gaz brûlés

16

naturel
6
10
14

% CO 5 4 3
4

0 2 2 4 1 6 0 8 10
Teneur
12 en O
14 2 dans
16 les gaz
18 brûlés
20 secs

105
TMCC pour les idiots
1.1.51 Diagramme de combustion oxydante du fioul

1.45 Analyse de combustion


L’analyse de combustion peut être faite en utilisant des analyseurs chimiques type « Brigon » qui
ne donne qu’un résultat ponctuel, ou des analyseur « électroniques » qui donnent un résultat
ponctuel ou une mesure continue.
Le prélèvement se fait dans l’axe du conduit à environ 1 diamètre de la buse de sortie de fumée du
générateur et toujours avant le coupe tirage.

1.1.52 Mesure de la température


La mesure de tempèrature se fait à l’aide d’un thermomètre (0 à 500°C) placé dans l’orifice de
prélèvement.

1.1.53 Mesure du tirage ou de la dépression foyer


Mesure directe et continue d’une dépression par introduction dans la cheminée ou dans le foyer de
la sonde du déprimomètre.
Placer l’appareil sur une surface plane et stable, effectuer la mise à réro de l’aiguille, introduire
l’embout, lire sur le cadran (1 mmCE = 0,1 mbar).

1.1.54 Opacité
L’opacité se mesure en faisant passer de la fumée prélevée avec une pompe « smoke-test » à
travers un filtre papier, et en comparant la teinte obtenue à une échelle graduée de 0 (blanc) à 9
(noir).
Réchauffer l’appareil en aspirant un peu de fumée, mettre en place le filtre papier, introduire le
tube dans l’orifice, prélever l’échantillon (pomper 10 fois), retirer le papier et comparer sa teinte
à l’échelle « Bacharach ».

106
TMCC pour les idiots

1.1.55 Mesure de la teneur en CO2 ou de la teneur en O2


La mesure consiste à prélever un volume précis de fumée à l’aide d’une poire et à le mélanger,
après condensation et filtration, à la solution contenue dans l’anlyseur. Echelle graduée sur
l’appareil de 0 à 21 indiquant le pourcentage de CO2 ou d’O2 dans les fumées sèches.
Vérifier l’état d’étanchéité du système, appuyer sur le clapet pour faire descendre le liquide,
mettre à 0, introduire le tube et actionner la poire pour chasser l’air, appuyer à fond, presser la
poire 18 fois, maintenir la poire pressée et lever le doigt de l’embout, retourner l’analyseur 3 ou 4
fois pour mélanger, poser l’analyseur verticalement et lire le % sur l’échelle.

1.1.56 Mesure de la teneur en CO


La mesure s’effectue par lecture de longueur de coloration d’une ampoule éprouvette graduée, à
usage unique, placée dans une pompe à main.
Déposer la poignée de la pompe, casser les deux embouts de l’ampoule, l’introduire dans le
manche creux, effectuer le prélèvement en actionnant la pompe 1 fois, lire le résultat sur l’échelle
N=1. Si le résultat est faible, effectuer un deuxième prélèvement en actionnant 9 fois la pompe,
lire résultat sur échelle N=10.

1.1.57 Analyseurs électroniques


Généralement équipés de cellules d’analyse d’O 2 et de CO, d’un thermocouple, d’une pompe
électrique et d’un calculateur. Les résultats peuvent être imprimés, stockés ou utilisés par des
applications informatiques.
Initialiser l’analyseur, la sonde dans l’air ambiant :
Programmer l’analyseur, introduire la sonde dans l’orifice, lire les résultats, imprimer et/ou
stocker les résultats.

107
TMCC pour les idiots
1.1.58 Teneur en CO2 et excès d’air

1.46 Rendement de combustion sur PCI

η comb PCI = 100% - % des pertes par fumées

Le pourcentage des pertes par fumées dépend :

- Du combustible utilisé,
- du volume de fumée réellement produit,
- de l’élévation de la température des fumées.

Pour effectuer ce calcul il faut :

- Mesurer :
- La température de l’air comburant du brûleur,
- la température des fumées
- le % de CO2 des fumées sèches,
- le % d’O2 des fumées sèches.
- déterminer Xa ou X’a en fonction du combustible,

(temp fumées−temp air)


Si l’on mesure le CO2 : Pertes fumées=Xa
% CO 2

(temp fumées−temp air)


Si l’on mesure l’O2 : Pertes fumées=X ' a
21−% O 2
108
TMCC pour les idiots

Valeurs usuelles de Xa et de X’a

Formule de rendement de combustion sur PCI - Formule de Siegert

(temp fumées−temp air )


η comb PCI=100−Xa
% CO 2

(temp fumées−temp air)


η comb PCI=100−X ' a
21−% O2

Le rendement de combustion sur PCI peut être déterminé en utilisant la réglette de calcul
fournie dans les coffrets d’analyseur de combustion « manuels ».
Le rendement de combustion sur PCI peut être donné directement par les analyseurs de combustion
électroniques.
Ne pas confondre rendement de combustion et rendement chaudière.

1.47 Ordres de grandeurs d’une bonne combustion


Ces valeurs sont des moyennes, il faut adapter son réglage à l’état de l’installation et à la fiabilité
du réglage.
Fioul domestique Gaz naturel
  Petite
Petite Moyenne Moyenne Propane Butane
puissanc
puissance puissance puissance
e
O2 4.5 à 6 % 3.5 à 6 % 3 à 6.5 % 2.5 à 6 % 3 à 6 % 3 à 6 %
8.5 à 10 à 12 10 à
CO2 11 à 12 % 11 à 13 % 8 à 10 %
10.5 % % 12 %
1.30 à 1,20 à 1.20 à 1.15 à 1.10 à 1.10 à
N ou λ
1.40 1.40 1.45 1.40 1.40 1.40
Opacité 0à1 0à1 - - - -
CO 0 à 100 ppm
NO 0 à 100 ppm
Installation ancienne : 240 à 260 °C
Températur Installation récente : 200 à 240 °C
e fumées
Installation « basse température » : 160 à 200 °C
Tirage 109
De 0,10 à 0,20 mbar
TMCC pour les idiots

110
7 Divers

1.48 Les raccords démontables

Les raccords à visser

bouchon manchon coude

té Raccord-union croix

Filetage pour tuyauterie avec étanchéité dans le filet (filetage « au pas du gaz »)

- conique pour le filetage,


- cylindrique pour le taraudage.

Filetage conique Taraudage cylindrique

L’étanchéité dans le filet est réalisée avec du téflon ou de la filasse.

Filetage pour tuyauterie sans étanchéité dans le filet

- le filetage, comme le taraudage est cylindrique.


Filetage cylindrique Taraudage cylindrique

L’étanchéité sera réalisée par un élément supplémentaire (joint).

Généralités sur les joints

Les critères de choix d’un type de joint sont :

- la pression de service,
- la température de service,
- la nature du fluide,
- le type de face de joint entre brides,
- l'effort de serrage possible.

Les éléments propres au joint sont :

- sa résistance mécanique,
- sa résistance aux agents chimiques,
- son élasticité,
- la charge minimale nécessaire à l'écrasement du joint.

Un joint se désigne par :

- le type,
- la matière,
- le diamètre nominal

Joints plats non métalliques


Élastomère entoilé ou non entoilé
PTFE (téflon) avec entoilage
Fibre végétale

Joint fibre et caoutchouc comprimés enrobé de téflon

Joints plats métallo-plastiques


Joint enrobé d'une enveloppe métallique mince

Joints plats métalliques


TMCC pour les idiots
Lisses

Striés

Ondulés

Joints annulaires pleins ou joints toriques (métalliques ou en élastomère)

Annulaire ovale

Annulaire octogonal

Lenticulaire

Faces de joint

La norme AFNOR n’indique que deux faces de joint :

- les faces plates,


- les faces surélevées :
- simples,
- avec emboîtement simple ou double,
- avec logement pour joint lenticulaire.

Type A Type B

Face de joint plate Face de joint surélevée

Mâle type C Mâle type E

113

Femelle type D
Face de joint pour emboîtement double Face de joint pour emboîtement simple

TMCC pour les idiots

Type J

Face pour joint annulaire

Généralités sur les brides


Une bride conformément à la norme (NF E 29-203 pour les rondes et NF E 29-202 pour les ovales)
est une pièce, le plus souvent ronde ou ovale, en une ou plusieurs parties, monobloc ou séparée,
assemblée à un composant (avec ou sans collet) et destinée à être raccordé de façon démontable à
un autre composant lui- même équipé d'une bride.

Bride sans collerette Bride avec collerette

Une bride peut-être définie par :


- son type (mode de raccordement avec la tuyauterie),
- sa face de joint,
- son gabarit de raccordement (diamètre nominal et
pression nominale).

Désignation des brides


D'après la norme NF E 29 203, pour caractériser une bride il faut indiquer dans l'ordre les éléments
suivants :
- le terme « bride »,
- ISO PN suivi du numéro approprié,
- DN suivi du numéro approprié,
- la symbolisation comprenant le numéro du type de bride suivi de la lettre désignant le type
face de joint,
- la référence de la présente norme,
- le matériau,
- le diamètre extérieur spécifié du tube et son épaisseur (s'il y a lieu).

Exemple :
Bride ISO PN 10, DN 125, type 12-B, NF 29-203, acier BF 42, pour tube 139,7.
114
TMCC pour les idiots

Sens de montage des emboîtements

Bride de raccordement sur canalisation :


- emboîtement mâle sur la bride côté amont de la pente,
- emboîtement femelle sur la bride côté aval de la pente. (le mâle au dessus…)

Piquage sur canalisation pour montage de petits appareils (capteurs…) :


- emboîtement mâle sur la bride côté appareil,
- emboîtement femelle sur la bride côté canalisation.

Robinets de tous types :


- emboîtement mâle sur chaque bride.

Gabarit de raccordement (GN)


La norme NF E29 002 introduit la notion de gabarit de raccordement.
C'est l'ensemble des dimensions permettant de réaliser un assemblage à brides. Il est désigné par
une pression nominale et un diamètre nominal.
Ex : bride type 01
Les contre-brides

115
TMCC pour les idiots

Contre- bride à souder Contre-bride tournante

Contre-bride à visser
Serrage des boulons
Pour que le joint soit uniformément serré entre les deux brides, il est nécessaire de procéder
ainsi :
vérifier les portées des brides et l’état du joint,
poser le joint entre les deux brides,
aligner les deux brides entre elles,
poser tous les boulons (rondelle côté écrou),
serrer tous les boulons à la main (le joint doit plaquer sur les deux brides),
serrer les boulons, en quinconce, à environ 50 % du couple de serrage pour la première
moitié et à environ 70 % pour l’autre (voir diapo suivante),*
serrer les boulons, dans l’ordre circulaire, à 100 % du couple,*
vérifier le serrage à température ambiante après un premier cycle de montée en
température (si possible).
* si le couple de serrage est connu et que vous disposez d’une clé dynamométrique…

Ordre de pré serrage des boulons


1
5 8

3 4

7 6
2

Couple de serrage
Les couples de serrage en Nm obéissent à des normes.

116
TMCC pour les idiots
* si le DIMENSIONS DE POIDS couple
ISO PN BOULONNERIE
de DN RACCORDEMENT A1 B1 C1 UNITAIRE
(bar)
D K L Nombre Diamètre kg
10 90 60 14 4 M 12 17,2 18,0 14 0,6
15 95 65 14 4 M 12 21,3 22,0 14 0,7
20 105 75 14 4 M 12 26,9 27,5 16 1
25 115 85 14 4 M 12 33,7 34,5 16 1,1
32 140 100 18 4 M 16 42,4 43,5 16 1,6
40 150 110 18 4 M 16 48,3 49 16 1,8
10/16
50 165 125 18 4 M 16 60,3 61,5 18 2,4
65 185 145 18 4 M 16 76,1 77,5 18 2,9
80 200 160 18 8 M 16 88,9 90,5 22 3,6
100 220 180 18 8 M 16 114,3 116,0 22 4,6
125 250 210 18 8 M 16 139,7 141,5 24 6,2
150 285 240 22 8 M 20 168,3 170,5 24 7,6
200 340 295 22 8 M 20 219,1 222,0 24 10,2
250 395 350 22 12 M 20 273,0 276,5 26 13,3
300 445 400 22 12 M 20 323,9 327,5 26 15
350 505 460 22 16 M 20 359,5 359,5 28 20
10
400 565 515 26 16 M 24 411,0 411,0 32 25
450 615 565 26 20 M 24 462,5 462,5 38 28
500 670 620 26 20 M 24 513,5 513,5 38 33
600 780 725 30 20 M 27 616,5 616,5 40 45
serrage est connu et que vous disposez d’une clé dynamométrique…

Couple de serrage en Nm recommandé pour des brides en acier.


PN 6 PN 10 PN 16 PN 25 PN 40
DN 10 25 45 45 45 45
DN 15 25 45 45 45 45
DN 20 25 45 45 45 45
DN 25 25 45 45 45 45
DN 32 45 110 110 110 110
DN 40 45 110 110 110 110
DN 50 45 110 110 110 110
DN 65 45 110 110 110 110
DN 80 110 110 110 110 110
DN 100 110 110 110 210 210
DN 125 110 110 110 370 370
DN 150 110 210 210 370 370
DN 200 110 210 210 370 400
DN 250 110 210 370 400 400
DN 300 210 210 370 400 400

1.49 Le tube acier


Propriétés physiques
117
TMCC pour les idiots
Fabrication à partir de minerai de fer
Point de fusion 1 535°C à 1 580°C
Masse volumique 7,8 kg/dm3

Formes commerciales
Les longueurs : variable de 4 à 7.50 m. La longueur commerciale la plus courante est de 6.40 m
( avec + ou – 5 cm )
Les diamètres : on doit lire le diamètre extérieur en mm puis l’épaisseur, aussi en mm.
Les commandes : les tubes peuvent être livrés suivant la commande et l’emploi :
- sans protection (tube noir pour le chauffage)
- galvanisés (recouvert d’une pellicule de zinc à l’intérieur et l’extérieur pour la plomberie)
- filetés aux extrémités et munis de manchons lisses

Particularités le tube NF 49145 est réalisé à l’aide de feuille de tôle enroulée et soudée sur toute
la longueur

Caractéristiques des tubes acier et filetages

NF 49 145 NF 49 115
Ǿ diamètre
Ancienne Masse Filetage Masse
Extérieur Epaisseur Epaisseur
dénomination kg/m pouce kg/m
nominal mm mm
linéique linéique
8/13 13.5 2 0.567 1/4 2.3 0.635
12/17 17.2 2 0.75 3/8 2.3 0.845
15/21 21.3 2.3 1.08 1/2 2.6 1.20
20/27 26.9 2.3 1.40 3/4 2.6 1.56
26/34 33.7 2.9 2.20 1 3.2 2.41
33/42 42.3 2.9 2.82 1¼ 3.2 3.09
40/49 48.3 2.9 3.25 1½ 3.2 3.56
50/60 60.3 3.2 4.51 2 3.6 5.03
60/70 70 3.2 5.27 2¼ 3.6 5.90
66/76 76.1 3.2 5.75 2½ 3.6 6.44
80/90 88.9 3.2 6.76 3 4 8.38

Les outils de coupe


But : la coupe consiste à sectionner une pièce en deux ou plusieurs partie sous différentes formes
et angles.
Différents modes : par copeaux, par tranchage, par abrasion, par fusion
 Par copeaux : la scie à métaux et le coupe tube à lames

Une scie à métaux comprend


– une monture fixe ou extensible (en acier ou en aluminium)
- une lame en acier fondue ou trempée sur un tiers (denture).
Elle se caractérise par : sa matière, sa longueur commerciale (entre –
axe des trous) et son nombre de dents au centimètre.

Le coupe tube à lames


Il donne une coupe franche, les couteaux enlevant progressivement un copeau, sans bavure

118
TMCC pour les idiots
 Par tranchage
Coupe tube à une molette et 2 rouleaux :
- seuls les rouleaux sont mobiles, la coupe est franche par l’extérieur mais il existe une
bavure intérieure.
Coupe tube à 3 molettes :
- plus pratique il permet d’opérer par 1/2 rotation seulement.
Coupe tube à chaîne :
- pour les gros diamètres, constitué par des maillons portant chacun une molette
coupante.
Attention à la mise en place, risque de coupe biaisée.

 Par abrasion
Tronçonneuse fixe
Tronçonneuse portative
Disque d'une matière dure qui sectionne par frottement et
usure. Coupe franche, rapide avec un minimum de bavures

 Par fusion:
Oxycoupeur : Le métal chauffé au rouge ( presque en fusion ) est sectionné par un jet
d'oxygène, il est brûlé par l'oxygène

Entretien et Précautions
Scie à métaux
- détendre la lame après usage
- au montage les dents doivent être vers l'avant
- couper à une cadence de 1 mouvement / seconde

le nombre de dents 6 pour les métaux tendres


8 pour les aciers doux
12 pour les métaux durs ou de faible épaisseur (tube)
Son mode d’action:
- pression modérée durant le mouvement avant
- pression nulle durant le mouvement arrière
- utilisation sur toute la longueur de la lame
- cadence de 60 coups à la minute

Coupe tube
- utiliser des molettes et couteaux en bon état
- ne pas faire levier avec la coupe tube en fin de coupe
- lubrifier durant la coupe

Tronçonneuse
- ne pas travailler sans protecteur, sans lunettes
-ne pas toucher la partie tronçonnée (chaude et coupante)
-attention à la direction des étincelles.
-ne pas poser la tronçonneuse avant l'arrêt totale du disque
119
TMCC pour les idiots

Oxycoupeur :
- mêmes précautions à prendre que pour un chalumeau S.O.A

Assemblage des tubes


Fonction : Raccorder des tubes de matières identiques ou différentes afin de permettre la
circulation d’un fluide (gaz, eau, fioul, fumée, etc.…)

Conditions :
-être étanche, c’est à dire résister à la pression
-être démontable (maintenance) ou non suivant les besoins
-résister aux températures élevées
-résister à la corrosion du fluide
-être compatible avec le fluide transporté
-être compatible avec la nature du ou des tubes raccordés

Moyens :
-Assemblages soudés
-Assemblages collés
-Assemblages mécaniques filetés
-Assemblages mécaniques non filetés
-Assemblages emboîtés

Réglementation : Pour chaque matériau se référer aux normes concernant le cahier des
charges ou le type d’installation.

Nota : Dans cette leçon ne sont étudiés que les principes d’assemblage des tubes. Il est bien
évident que pour respecter la condition d’étanchéité il faudra dans certains cas rajouter un
élément supplémentaire pour la réaliser. L’étanchéité sera traitée dans une autre leçon.

Filetage- Taraudage
Fonction : Assembler des pièces ou des tubes

Définitions :
Le filetage : c’est une rainure hélicoïdale creusée sur la partie extérieure d’une pièce
cylindrique
Le taraudage : C’est une rainure hélicoïdale creusée sur la paroi intérieure d’une pièce
cylindrique et creuse.
Le pas : c’est la distance qui sépare 2 sommets consécutifs du filet. A chaque tour complet la
vis ou le tube avance d’une longueur égale au pas.

Les filières

Généralités :
Les filières sont des outils qui servent à exécuter des filetages aux extrémités des tubes afin
de les assembler à l’aide de raccords taraudés.
120
TMCC pour les idiots

Différents types de filières :


La filière à tête interchangeable
- Ces filières comportent un système de cliquet intérieur commandé par un bouton afin
de choisir le sens de rotation de la tête.
- Les peignes sont emprisonnés dans une tête
- Le filetage se fait en une seule passe
- Le filetage achevé, il faut revenir en arrière pour dégager la tête. Pour ce faire, une
grande attention est recommandée, car cette opération risque de détériorer les peignes.
- Il est nécessaire de posséder 2 têtes par diamètre de tube :
Une couleur rouge pour réaliser un filetage au pas à droite
Une couleur jaune pour réaliser un filetage au pas à gauche

Les raccords en fonte malléable


Fonction : Assembler par filetage et taraudage des tubes.

Principaux Types :

Assemblages Changements de Raccords


Dérivations
Droits direction Spéciaux

Manchons Tés Bouchons


Coudes
Mamelons Croix Ecroux
Courbes
Brides Distributeurs Raccords mixtes

Caractéristiques :
-Résistance au serrage
à la dilatation (température)
mécanique (pression- contrainte)
à la corrosion (rouille)

Assemblage :
- Jonctionnements démontables :
- manchons droits et gauches
-unions
- Jonctionnements fixes :
- manchons droits - droits

121
TMCC pour les idiots
- Coudes
- tés

Les raccords à souder

Domaine d’emploi :
Les courbes en acier doux sont utilisées pour les assemblages de tubes dans le transport de
fluide à usage généreux : tarif 1et2, tarif 3 sans soudure tarif 10 et 19.

Fabrication :
Les courbes sont exécutées par forgeage à chaud à partir de tubes sans soudure,
préalablement éprouvés à 60 bar.

Désignation :
Les courbes sont désignées par le modèle, l’angle, le diamètre suivi de l’indice de la norme
de référence.

Exemple :
Courbes à souder 3 dg – 90 – 26,9 - NF A 49 – 181

Les normes de référence sont :

Les réductions concentriques

Domaine d’emploi :
Les réductions concentriques à souder sont destinées à être utilisées pour les assemblages de
tubes d’acier à extrémités lisses tarifs 1, 2, 3, 10 et 19.

Fabrication :
Les réductions sont exécutées à partir de tubes sans soudure préalablement éprouvés à 60
bar.

Désignation :

122
TMCC pour les idiots
Les réductions sont désignées par le grand diamètre et par le petit diamètre extérieur suivi
par l’indice de la norme de référence.

Exemple :
Réductions concentriques à souder de 33,7 – 26,9 – NF A 49-184
La norme de référence est : NF A 49-184 Diamètre (d ) de 33,7 à 406,4
Diamètre (d1) de 26,9 à 355,6

Les fonds à souder

Domaine d’emploi : Les fonds bombés en acier sont destinés à être soudés en bout des tubes
en acier extrémités lisses ( tarifs 1, 2, 3, 10 et 19 )

Fabrication :
Les fonds bombés sont exécutés à partir de disques découpés dans des tôles. Ils sont fabriqués
par emboutissage à froid ou à chaud.

Désignation :
Les fonds sont désignés par un diamètre extérieur suivi de l’indice de la norme.

Exemple :
Fond de 33,7 – NF A 49-185
La norme de référence est : NF A 49-18 H Diamètre de 33,7 à 419

Façonnage d’une baïonnette

1- Tracer au sol un angle de 45°


Pour cela tracer à l’aide d’une équerre un angle de 90° (1)
Tracer une côte de 200 mm par exemple sur chacune des droites perpendiculaires (2 et 3)

123
TMCC pour les idiots

(1) (2)
Tracer la diagonale entre les deux points

(3) (4)

2- Réaliser un coude à 45 ° (5)


3- Tracer l’équerre sur l’axe du tube et mesurer de l’équerre à l’axe du tube, l’écartement de la
baïonnette et tracer (6)
4- Façonner le deuxième coude à 45° (7)

(5) (6) (7)

Façonnage d’un chapeau de gendarme

1- Relever dans le tableau précédent la côte A et le raccourci


Côte « A » en
Ø diamètre du tube Obstacle en mm Raccourci en mm
mm
15 60 5
20 60 5
30 70 5
21..3 x 2.3 35 80 10
40 90 15
50 100 15
60 120 20
15 70 5
20 70 5
26..9 x 2.3
30 70 5
35 80 10

124
TMCC pour les idiots
40 90 10
50 100 15
60 120 20
15 80 5
20 80 5
30 80 5
33.7 x 2.9 35 90 5
40 100 10
50 110 10
60 140 15

2- Tracer la côte A plus le raccourci (1)

3- Tracer la côte A de chaque coté du repère (2)

(1) (2)

4- Réaliser des coudes à 45 ° sur chaque trait les plus éloignés (3)

(3) Vous obtenez une pièce


identique à celle-ci

5- Retourner la pièce et cintrer jusqu’à ce que le tube s’aligne correctement (5) et (6)

125
TMCC pour les idiots

(5) (6)

Façonnage d’un té 130


Le té se réalise en deux étapes

1- préparation de tube piqué


Tracer les quatre axes sur le tube
Pour cela positionner la côte à respecter, là où doit être réaliser le piquage (1)
Puis répartir de chaque côté du trait le 1/2 diamètre du tube (2)
Exemple : pour le 50*60 prendre 30 mm
Tracer la coupe en allant d’un axe à l’autre en passant par le repère précédent (3)
Couper le tube sur le traçage réalisé

(1) (2) (3)

2- préparation du tube piqueur


Tracer les quatre axes sur le tube puis repérer le ½ diamètre sur deux axes opposés (4)
Tracer la coupe en allant d’un axe à l’autre en passant par les repères (5)
Réaliser la coupe en suivant le traçage et réaliser l’assemblage (6)

126
TMCC pour les idiots

(4) (5) (6)

1.50 Le tube cuivre


Les principales caractéristiques du cuivre

29éme élément du tableau périodique des éléments


Métal de teinte rouge caractéristique
Seul métal naturellement coloré avec l'or
Meilleur conducteur électrique et thermique après l'argent
Présent dans les organismes vivants de 1 à 10 milligrammes par kg
Température de fusion : 1 084,5 °C

Les principales propriétés physiques du cuivre

• Numéro atomique 29
• Masse atomique 63,546 g (69,17 % d'isotope 63 et 30,83 % d'isotope 65)
• Densité moyenne 8,92
• Coefficient de dilatation thermique linéaire moyen entre 20 et 100 °C : 16,8.10-6/°C
• Température d'ébullition 2 578 °C
• Capacité thermique massique à 20 °C : 385 J/(kg.K)
• Masse volumique à 20 °C : 8,94 (kg/dm3)
• Conductivité thermique à 20 °C (W/(m.K)) : 328
• Conductivité électrique à 20 °C (% IACS) : 70 à 90 (variable en fonction de la teneur en
phosphore)
• Résistivité électrique à 20 °C (10-8 W.m) : 2,2

Les tubes
Une large gamme, conforme à la nouvelle norme européenne NF EN 1057 de décembre 1996,
couvre tous les besoins des installateurs :
26 diamètres de 6 à 267 mm
12 épaisseurs de 0,5 à 3 mm
3 états de livraison : recuit (R 220), demi-dur (R 250) et dur (R 290)
3 états de surface extérieure : nus, gainés, isolés

Le cuivre se dilate peu sous l'effet de la température.


Il se dilate 7 fois moins que les matières plastiques et son coefficient de dilatation est
pratiquement le même que celui du béton.

127
TMCC pour les idiots

Classification électrochimique
Les contacts entre différents métaux en présence d'eau sont parmi les principaux problèmes à
éviter lors de la mise en œuvre d'une installation sanitaire ou de chauffage central.

La corrosion galvanique correspond à la corrosion d'un métal mis en contact avec un autre métal
"plus noble", en présence d'un électrolyte. Par un phénomène d'électrolyse, il y a dissolution du
métal le moins noble, qui joue alors le rôle d'anode, tandis que le métal le plus noble, qui, lui,
joue le rôle de cathode, ne subit aucune transformation.

On a coutume de classer les métaux par ordre décroissant de tendance à se corroder. Cette
"noblesse électrochimique" est établie sous la forme d'une échelle (échelle de Nernst) qui permet
de comparer le comportement des métaux entre eux lorsqu'on les met en contact deux par deux.

A travers cette échelle, on peut constater que, mis à part les métaux précieux auxquels on peut
ajouter le carbone, le cuivre se trouve être le plus noble de tous les métaux usuels.

Il est ainsi à l'abri de la corrosion galvanique.


Normalisation

Les tubes et raccords en cuivre font l'objet de normes européennes dont les références sont les
suivantes

Norme européenne tubes de cuivre


NF EN 1057, indice de classement A 51-120 - Décembre 1996

128
TMCC pour les idiots
Cuivre et alliages de cuivre
Tubes ronds sans soudure en cuivre pour l'eau et le gaz dans les applications sanitaires et de
chauffage.

- Norme française tubes ronds en cuivre NFA 51-121 - Décembre 1988


Tubes ronds en cuivre revêtus d'une gaine réalisée en matériau thermoplastique à structure
non expansée et non alvéolaire.

Norme européenne raccords en cuivre


NF EN 1254, indice de classement E 29591-1 à E 29591-5 - Avril 1998

Marquage
Les tubes de cuivre bénéficiant du droit d'usage de la marque NF doivent faire l'objet d'un
marquage gravé sur les tubes tous les 60 cm.

Les informations suivantes doivent y figurer dans l'ordre indiqué :

- La marque commerciale
- La période de fabrication (année/trimestre)
- La norme de référence
- La dimension ( extérieur et épaisseur en mm)
- Le pays de fabrication
- L’usine productrice
- Le fabricant (nom ou sigle)
- Sigle NF pour être utilisé en France

Tube cuivre recuit


Afin d'effectuer plus facilement des opérations de façonnage du tube, il est parfois nécessaire de
procéder à une opération de recuit sur les tubes écrouis.

Méthode préconisée :
Pour rendre leur malléabilité aux tubes, il est nécessaire de les chauffer jusqu'à obtenir un début
de couleur « rouge sombre ». L'opération de recuit résulte d'un compromis entre la température et
la durée.
Plus la température de recuit est basse, plus le temps de maintien à cette température doit être
élevé.

Remarque :
Un maintien trop prolongé à la température de recuit « rouge sombre » risque de rendre le cuivre
poreux ou cassant - grossissement intempestif du grain - sans qu'il soit possible de le ramener à son
état premier.

Le cintrage

Les paramètres de cintrage des tubes de cuivre :


Diamètre
Etat extérieur Rayon de cintrage * Mode de cintrage
(mm)

129
TMCC pour les idiots
Tube recuit en 7 fois le diamètre
>= 22 à la main
couronnes extérieur
3 à 4 fois le
Tube recuit en pince à cintrer
>= 22 diamètre
couronnes cintreuse d'établi
extérieur
3,5 à 4 fois le cintreuse d'établi
Tube écroui en
> 22 diamètre machine à cintrer avec
longueur droite
extérieur mandrin intérieur
3 à 3,5 fois le machine à cintrer avec
Tube écroui en
> 22 diamètre mandrin intérieur et recuit
longueur droite
extérieur préalable

LES RACCORDS

Conforme à la nouvelle norme européenne NF EN 1254 d'avril 1998, il existe une gamme diversifiée
de produits, parmi lesquels :
- réductions
- manchons
- unions (coudés, droits, droits à souder...)
- coudes (à 45°, 90° ...)
- appliques fixes
- tés (égaux et réduits)
- bouchons

Raccords à braser
Les raccords en cuivre à braser par capillarité bénéficiant du droit d'usage de la
marque NF sont conditionnés dans des emballages qui portent la mention de
l'identification du fabricant et le logo NF.

Raccords à clipser
Les raccords à clipser font partie d'une gamme de raccords pour tubes de
cuivre ne nécessitant ni soudure, ni filetage, ni clé, ils sont
particulièrement indiqués pour les installations accessibles.
Ces raccords, réutilisables, peuvent être déboités et remboités autant de
fois que nécessaire. La rotation du tube dans le raccord est possible, ce
qui facilite la pose et les travaux annexes comme peindre derrière un
radiateur par exemple.
Ces raccords représentent la solution idéale lorsqu'il est difficile ou
dangereux d'effectuer une soudure.

Raccords à sertir
Les raccords à sertir font partie d'une gamme de raccords - agréée CSTB -
compatibles avec tous types de tubes cuivre (écroui, recuit ...), ils sont
utilisables avec un outillage à sertir simple.
Ces raccords permettent une mise en œuvre simple et rapide, et sont
particulièrement indiqués lorsqu'il est difficile d'effectuer une soudure.
Ces raccords présentent le gros avantage de pouvoir être encastrés.

130
TMCC pour les idiots

Raccordement multifonctions
Les systèmes tubes de raccordement multifonctions comprennent quatre familles de produits,
particulièrement adaptés aux installations de canalisations apparentes ou semi-encastrées, aux
zones d'installation difficiles d'accès et aux problèmes de mise en œuvre complexe comme les
cintrages délicat, ou les raccordements d'appoint ...) :
- systèmes de raccordement flexibles " prêts à poser "
- systèmes de raccordement rapide sans soudure
- systèmes de raccordement rapide pour robinetteries encastrées
- systèmes de raccordement rapide pour radiateurs

Tubes cuivre pré-isolés


Les tubes cuivre pré-isolés sont constitués d'un tube cuivre recuit en
couronne et d'une gaine en mousse de polyéthylène à haut pouvoir
isolant, les tubes cuivre pré-isolés constituent la solution idéale pour
l'incorporation en dalle de béton (avis technique CSTB 14 + 15/95-432) et
pour le passage des canalisations en combles, en vide sanitaire et dans les
pièces à forte variation de température.
Disponibles en 7 diamètres (l'épaisseur du tube étant de 1 mm) et en 2
épaisseurs de gaine, les tubes cuivre pré-isolés sont particulièrement
adaptés au système hydrocuivre® de pose en pieuvre à partir de
collecteur.

Découpe
La découpe des tubes de cuivre s'effectue selon les procédés suivants :

- Avec un coupe-tubes à molette Avantage : une déformation minimum


du tube.
A éviter : une découpe brutale du tube qui risque de l'ovaliser ou de créer
une bavure importante. Cette bavure risque de freiner le passage de l'eau
et de créer des pertes de charge par turbulences qui peuvent générer des
corrosions-érosions

- A l'aide d'une scie circulaire


Avantage : une coupe franche qui ne déforme pas le tube.

- A l'aide d'une scie à métaux à denture fine


Indication : à utiliser en particulier pour les grands diamètres.
La coupe doit être perpendiculaire à l'axe du tube. Pour assurer sa
protection,
celui-ci doit être maintenu en étau avec des mordaches en plomb ou en
bois.

Après découpe, on procèdera à l'ébavurage dans les conditions suivantes :

131
TMCC pour les idiots
- A l'alésoir monté sur le coupe-tube

- A la lime à fine dentelure, ronde pour l'intérieur, plate pour l'extérieur


ou demi-ronde dans les deux cas.

BRASAGE
Le brasage est le procédé de base pour l’assemblage des tubes cuivre.
La brasure capillaire, technique facile et originale particulièrement adaptée au cuivre et d'une
grande fiabilité, a contribué de façon très importante au développement de l'utilisation des tubes
de cuivre.
Cette technique s'est en outre fortement répandue avec l'usage de plus en plus étendu des
raccords à braser par capillarité
On distingue deux types de brasage :
- le brasage tendre
- le brasage fort

Brasage tendre
Le brasage tendre est l’opération consistant à assembler des pièces métalliques par fusion d'un
métal d'apport, dont le point de fusion est inférieur à 450 °C, dans un intervalle ménagé entre les
pièces.

Principe de mise en œuvre :


Le phénomène de capillarité est un phénomène par lequel un liquide se répand entre les
interstices de deux pièces en contact et progresse de proche en proche quelle que soit la position
des pièces.
Dans le cas du tube de cuivre, cette capillarité se réalise d'autant mieux que l' espace annulaire
existant entre le tube et le raccord est faible et régulier, c'est-à-dire quelques centièmes de mm.

Les métaux d'apport :


En pratique on utilise pour le brasage capillaire des tubes de cuivre et des métaux d'apport du type
étain-cuivre ou étain-argent dont le point de fusion se situe généralement autour de 250°C .
Remarque : la brasure étain-plomb n'est plus autorisée en sanitaire mais seulement en chauffage.

Précautions à prendre :
L'opération de brasage capillaire nécessite certaines précautions concernant le calibrage des
extrémités du tube et le nettoyage des parties en contact :
Ajustage parfait des deux pièces
Coupe du tube franche et d'équerre
Bavures soigneusement enlevées
Nettoyage à la laine d'acier extérieurement et intérieurement.

Les flux décapants :


Après nettoyage et pour éviter l'oxydation pendant le chauffage, on appliquera modérément une
couche de flux décapant sur toute la surface extérieure du tube à braser (pièce mâle).
Le flux doit être appliqué sans excès de façon à ne pas provoquer de coulures à l'intérieur du tube.
Mieux vaut placer la partie mâle de l'emboîture vers le haut
Les deux parties sont enfoncées l'une dans l'autre, en imprimant au tube un mouvement rotatif
pour assurer la bonne répartition du flux.
Il existe de nombreux produits jouant le rôle de flux décapants pour le brasage tendre des tubes de
cuivre, et notamment :
132
TMCC pour les idiots

- Les flux halogénés, qui contiennent des chlorures ou des fluorures alcalins. Ils sont très
efficaces, mais nécessitent une élimination totale après brasage, par lavage et brossage à l'eau
chaude, car leurs résidus sont corrosifs.

- Les flux organiques à base de colophane, qui ne sont pas corrosifs et ne nécessitent pas
d'élimination après brasage.

Remarque : certains métaux d'apport comportent une âme active constituée d'un flux
généralement non corrosif.

Il est inutile de procéder à l'étamage préalable du tube ou du raccord.


Les parties à braser seront chauffées légèrement jusqu'à ce qu'elles puissent fondre par simple
contact, en éloignant la source de chaleur et en appliquant la baguette de soudure.
Le métal d'apport liquide doit mouiller le métal de base, c'est-à-dire s'étaler à la surface du métal,
afin de faciliter la pénétration dans un intervalle entre les pièces.
Par capillarité, la brasure doit progresser tout autour des pièces à assembler, de façon à former un
cercle de brasure régulier, qui assure le raccordement et l'étanchéité du joint.
Le chauffage doit être minimum mais suffisant pour faire fondre la baguette de brasage. Un
chauffage excessif pourrait brûler le métal, et entraîner des risques de corrosion.

Brasage fort
L'assemblage par brasage fort est à déconseiller pour les réseaux de distribution d'eau sanitaire. Il
est même interdit dans certains pays.En effet, le risque de sur chauffage du métal est important
et, par conséquent, augmente la probabilité d'une oxydation par brûlage, avec les risques de
corrosion correspondants.

Ce brasage ne doit être utilisé que dans des cas particuliers.

Il est notamment recommandé dans les réseaux en cuivre pour distribution de gaz. Le risque de
corrosion y est nul, en raison de la siccité du fluide transporté.

Principe de mise en œuvre :


Dans l'exécution d'un assemblage par brasage fort, il faut éviter de chauffer les tubes à une
température excessive. Il s'agit en effet de ne pas provoquer la brûlure du métal et d'éviter ainsi le
risque occasionnel de corroder le tube.
Il est donc conseillé de choisir un alliage d'apport à point de fusion aussi bas que possible et ne
dépassant pas 700°C.

Les métaux d'apport :


Métaux d'apport classiques sont du type cuivre-phosphore ou cuivre-phosphore-argent.
Les alliages d'apport à base de phosphore sont dits "auto-décapants", et permettent d'éviter
l'emploi du flux, car le phosphore élimine l'oxyde au fur et à mesure de sa formation.
Il existe d'autres métaux d'apport du type cuivre-argent-zinc par exemple, qui nécessitent l'emploi
de flux spécifiques. Le mode opératoire est identique à celui de la brasure tendre, mais il faut
veiller à ce que l'assemblage atteigne rapidement la température désirée d'une façon aussi
uniforme que possible.

Précautions à prendre :

133
TMCC pour les idiots
Les dégradations que peut subir la structure du métal dépendent de la température, mais
également de la durée pendant laquelle cette température est maintenue. En conséquence, les
opérations de brasure forte, et spécialement celles qui sont effectuées avec des alliages d'apport
dont le point de fusion est de l'ordre de 700°C, doivent être réalisées le plus rapidement possible
et sans hésitation.

FAÇONNAGE
Façonnage d’un coude 90°
1 - Tracer la cote à respecter sur le tube

2 - Placer le tube dans la cintreuse en mettant la cote à respecter du coté du crochet


Placer le trait de côte à l’équerre du bord du galet de la cintreuse.
3 - Cintrer à 90 °

Puis vérifier l’équerrage.

(1) (2) (3)

Façonnage d’une baïonnette


1 - Placer le tube dans la cintreuse en mettant la partie la plus courte dans le crochet.
Cintrer à 45 °.
2 - Placer le tube comme sur la photo et mettre une équerre sur son axe.
3 - Mesurer de l’équerre au bord du galet et ajuster la côte désirée.
4 - Cintrer à 45°.
5 - Recuire les coudes afin d’ajuster la baïonnette

(1) (2)

134
TMCC pour les idiots

(3) (4)

(5)

Façonnage d’une cuillère

1 - Tracer la côte égale à l’écartement entre les deux tubes.


2 - Placer le trait sur le repère zéro de la cintreuse.
3 - Réaliser le cintrage à 45°.
4 - A partir du milieu du coude, tracer la côte égale à
l’écartement des deux tubes.
5 - Placer le tube dans la cintreuse en plaçant le
trait sur le repère zéro.
6 - Cintrer à 22.5°.
L’angle de 22.5° est le milieu entre le (1)
repère 0 et 45°.

7 - Recuire les coudes afin d’ajuster la cuillère.

(2) (3)

135
TMCC pour les idiots

(4) (5)

(6) (7)

Façonnage d’un chapeau de gendarme


1 - Relever dans le tableau ci dessous la côte A et le raccourci.

Ø du tube à Côte « A » en


Obstacle en mm Côte « B » en mm
cintrer mm
15 40 5
20 45 5
12 x 1 35 55 10
ou 30 60 10
14 x 1 40 70 15
50 80 20
60 90 20
15 50 5
20 60 5
16 x 1 30 65 10
ou 35 70 10
18 x 1 40 80 15
50 90 15
60 100 20
15 60 5
20 65 10
30 70 10
22 x 1 35 80 15
40 90 15
50 100 20
60 120 20

136
TMCC pour les idiots
2- Tracer la côte à respecter plus le raccourci.
3- Reporter la côte A de chaque coté du trait.
4- Placer le tube dans la cintreuse, en positionnant le trait du milieu aligné avec le repère 45°
5- Cintrer à 90°.
6- Placer le coude à 90 ° dans le crochet de la cintreuse avec un trait sur le repère zéro.
7- Cintrer à 45 °.
8- Renouveler l’opération pour le deuxième coude à 45°.
9- Recuire les coudes afin d’ajuster le chapeau de gendarme.

(2) (3) (4) et (5)

(6) (7) (8)

(8 bis) (9)

137
8 Glossaire

A : Ampère - unité d’intensité


Bar : Bar unité de pression (dépression)
C : Carbone
C2H4 : Ethylène
C2H6 : Ethane
C3H6 : Propylène
C3H8 : Propane
C4H10 : Butane
C5H12 : Pentane
CH4 : Méthane
CMA : Capacité maximale d’aspiration
CO : Oxyde de carbone
CO2 : Dioxyde de carbone
COSTIC : Comité scientifique et technique des industries climatiques
CSTB : Comité scientifique et technique du bâtiment
CTA : Centrale de traitement d’air
Ea : Excès d’air en %
Da : Défaut d’air en %
DTU : Document technique unifié
g : Attraction terrestre (9,81 N/kg en métropole)
Hm : Hauteur manométrique (différence de pression entre aspiration et refoulement à
un débit déterminé (mCE))
H2 : Hydrogène
H2O : Air
I : Intensité – unité du courant électrique
K : Température en Kelvin
Lii : Limite inférieure d’inflammabilité en % de combustible
Lis : Limite supérieure d’inflammabilité en % de combustible
mCE : Mètre de colonne d’eau
N : Taux d’aération ou facteur d’air
N2 : Azote
NPSH : Net Positive Succion Head (définit une hauteur manométrique nette)
02 : Oxygène
p : Pression en N/m2, appelée en France le Pascal
P : Puissance
PCI : Pouvoir calorifique inférieur en kWh/unité de combustible
PCS : Pouvoir calorifique supérieur en kWh/unité de combustible
PER BAO : Polyéthylène réticulé Barrière anti oxygène
Quali enr : Qualification énergies renouvelables
Quali Bois : Qualification générateurs à combustibles solides
Quali PAC : Qualification Pompes à chaleur
Quali PV : Qualification Photovoltaïque
Quali SSC : Qualification Système solaire combiné
Ql : Chaleur latente
Qs : Chaleur sensible
R : Volume d’air réellement utilisé en m3(n) d’air/unité de combustible
TH : Titre hydrotimétrique exprimé en degré français (dureté de l’eau)
V : Volt unité de tension
Va : Volume d’air stœchiométrique en m3(n) d’air/unité de combustible
Vea : Volume d’excès d’air en m3(n) d’air/unité de combustible
Vda : Volume des fumées neutres en m3(n) d’air/unité de combustible
vF : Vitesse de flamme en m/s
Vfh : Volume de fumées humides en m3(n) de fumées/unité de combustible
Vfn : Volume de défaut d’air en m3(n) de fumées/unité de combustible
Vfs : Volume de fumées sèches en m3(n) de fumées/unité de combustible
W : Indice de Wobbe
W : Travail en Joule
W : Watt – unité de puissance en électricité
△ : Différence
λ : Taux d’aération ou facteur d’air
η : Rendement en %
θ: Température
Ω : Ohm - unité de résistance (impédance)
𝝕 : Poids volumique en N/m3 pour les gaz et en N/dm3 pour les solides et liquides

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