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Architecture 2ème année / Bachelor Physique du bâtiment III

Exercices Intégrés – Série 1

Isolation thermique d’un mur ancien (rénovation)


Le mur ancien, représenté en coupe ci-dessous, est un mur double dépourvu de
toute isolation thermique. Une lame d’air de 6 cm d’épaisseur sépare les plots de
ciment extérieurs (15 cm d’épaisseur) du bardage intérieur en brique de terre cuite (6
cm d’épaisseur). Son assainissement énergétique est réalisé par adjonction d’un
isolant thermique (mousse de polyuréthane expansé) dans l’espace inter-murs.
Evaluer les pertes spécifiques (en W/m2) de ce mur avant et après rénovation, ainsi
que ses pertes (en W) pour une surface de 30 m2 pour les deux cas :
1) Hiver (température de l’air intérieur : 20 °C, température de l’air extérieur : 0 °C),
2) Eté (température de l’air intérieur : 26 °C, température de l’air extérieur : 30 °C).

Avant rénovation

Matériaux d [cm] λ [W/mK]

Béton 15 0.8

Lame d’air 6  = 6 [W/m2.K]


Brique t.c. 6 0.5

Après rénovation

Matériaux d [cm] λ [W/mK]

Béton 15 0.8

Mousse isolante 6 0.04

Brique t.c. 6 0.5

Indice: pour vous aider vous pouvez utiliser les Tableaux au verso.
1
R 75
Construction de l‘élément Désignation de l‘élément ____________________________________ __
1 d
(schéma, coupe) resp.__
h h l
No d W/(m2 ·K)
de la Matériau de construction l
couche m W/(m ·K) m2 · K/W
Transfert surfacique intérieur (hi)

Transfert surfacique extérieur (he)


1
valeur U = _____ =
Tabl. A Rtotal
W/(m2 · K)
Rtotal = ____________

R
Construction de l‘élément Désignation de l‘élément ____________________________________ __
1 d
(schéma, coupe) resp.__
h h l
No d W/(m2 ·K)
de la Matériau de construction l
couche m W/(m ·K) m2 · K/W
Transfert surfacique intérieur (hi)

Transfert surfacique extérieur (he)


1
valeur U = _____ =
Tabl. A Rtotal
W/(m2 · K)
Rtotal = ____________
Architecture 2ème année / Bachelor Physique du bâtiment III

Exercices Intégrés – Série 2

Bilan énergétique d’un mur pourvu d’une isolation translucide

Un mur ancien des années 1950, composé de 30 cm de brique (U = 1.1 W/(m2·K)) et


d’orientation sud, est assaini par adjonction extérieure d’une couche d’isolation
translucide ( = 0.06 W/(m·K), épaisseur de 6 cm) protégée des intempéries par un
vitrage simple ( = 0.81 W/(m·K), épaisseur de 4 mm) ; la transmission énergétique
globale du vitrage et de l’isolant translucide est égale à 0.6.

Afin d’améliorer le captage du rayonnement solaire, la surface extérieure du mur, à


l’origine de couleur grise (a = 0.6), est revêtue de peinture noire (a = 0.9). Les
conditions hivernales moyennes pour Lausanne sont caractérisées par un
éclairement énergétique des surfaces verticales orientées au sud de 90 W/m2
(moyenne jour-nuit) et une température d’air extérieur de + 5 °C ; la température de
l’air intérieur du bâtiment est égale à 20 °C.

Evaluer le bilan énergétique net et spécifique (en W/m2) du mur avant et après
adjonction de l’isolation translucide. Discuter des conditions de confort thermique
estivales et proposer une modification constructive appropriée.

Iinc

Qi

Qe

Béton

Isolation translucide

Vitrage extérieur

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Architecture 2ème année / Bachelor Physique du bâtiment III

Exercices Intégrés – Série 3

Détermination de l’impact des ponts thermiques

1) Le mur suivant, d’une longueur de 6 m et d’une hauteur de 2.5 m, supporte une


dalle de balcon de 18 cm d’épaisseur dans sa partie supérieure. Déterminer son flux
de chaleur (θi = 20 °C et θe = 0 °C): a) en négligeant le pont thermique dû à la dalle
de balcon, b) en tenant en compte ce dernier. Quelle est la différence relative ?

Mur sous balcon

Matériaux d [cm] λ [W/mK]

Mortier extérieur 2 0.87

Fibre de verre 16 0.04

Béton armé 15 2.30

Figure 1.1-A1 : Extrait du catalogue des ponts thermiques publié par l’Office Fédéral de l’Energie.

2) a) Déterminer les pertes thermiques vers le


sol d’un local en sous-sol chauffé à 20°C à
travers un mur de 30 cm de béton armé (
) et d’une surface de 10 m2.
b) En ajoutant une isolation sous forme de
panneau isolant sous vide de 43 mm (
), que deviennent ces pertes
thermiques ?
Note: le PIV illustré ci-contre « Vacucomp P1 »
est protégé par 3 mm de caoutchouc concassé

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Architecture 2ème année / Bachelor Physique du bâtiment III

Exercices Intégrés – Série 4

Condensation superficielle

1) Calculer la température de surface intérieure du mur ancien de la série 1 avant


rénovation pour la période hivernale (température de l’air intérieur : 20 °C,
température de l’air extérieur : 0 °C) dans les conditions suivantes :

a) sans obstructions du mur à l’intérieur (espace libre),


b) en présence d’une armoire (espace meublé) avec hi = 2 (W/(m2·K)),
c) en présence d’une armoire encastrée avec hi = 1 (W/(m2·K)).

Déterminer pour chaque condition l’humidité relative maximale admissible à l’intérieur


pour qu’il n’y ait pas de condensation. Le diagramme de Mollier figure au verso.

2) Une salle bain est caractérisée par une température d’air intérieur de 24°C et une
humidité relative élevée de 70%; la température de l’air extérieur, typique de la
saison hivernale à Lausanne, est égale à 0°C. Les températures de surface
intérieures du mur d’enveloppe de la salle de bain sont, pour cette raison,
respectivement égales à 14°C pour le vitrage et 19°C pour le contrecœur.

14oC 24oC
70%

19oC

Evaluer les risques de condensation superficielle sur la partie intérieure du mur


d’enveloppe au moyen du diagramme de Mollier (au verso).

a) A quel(s) endroit(s) cette condensation apparaît-elle et pourquoi ? Quelle est, le


cas échéant, la quantité d’eau condensée en geau / (m2·h) ?

b) Donner deux solutions pour pallier à ces risques de condensation dans notre cas
d’étude.

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Architecture 2ème année / Bachelor Physique du bâtiment III

Exercices Intégrés – Série 5

Condensation dans le mur

1) Considérer le mur monocouche suivant d’une conductivité thermique de


et de coefficient de diffusion de vapeur d’eau de

intérieur extérieur

𝜃𝑖 2 °C, 𝜃𝑒 − °C,
𝜑𝑖 65% 𝜑𝑒 8 %

𝑥
c c

dans lequel il s’agit de déterminer au moyen de la méthode de Glaser :

a) la zone potentielle de condensation.

S’il y a condensation, déterminer de surcroit :

b) la quantité d’eau condensée ,

c) la quantité d’eau condensée sur tout l’hiver (60 jours) ,

d) la satisfaction des règles en matière de condensation.

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Architecture 2ème année / Bachelor Physique du bâtiment III

Exercices Intégrés – Série 6

Evaluation des risques de condensation dans un double-mur porteur


(Méthode des Pascal-jours)

Le mur extérieur d’une villa individuelle, située à Lausanne, est constitué de plots de
ciment creux de 17 cm d’épaisseur et d’un bardage intérieur composé de briques
isolantes (épaisseur de 6 cm). Ce double-mur porteur est isolé à l’aide d’un matelas
de laine de verre d’une épaisseur de 6 cm.

Extérieur Intérieur

Matériaux d [cm] λVAP [mg/h.mPa]

Plots de ciment 17 0.05

Laine de verre 6 0.5

Brique isolante 6 0.12

∆ Se ∆ Si
Evaluer les risques de condensation à l’intérieur du double-mur au moyen de la
méthode des Pascal-jours.

Déterminer la quantité d’eau condensée en période hivernale, ainsi que la quantité


d’eau évaporée en période estivale.

Proposer des remèdes constructifs pour réduire les risques de condensation.

Données complémentaires :

Température d’air intérieur : 20 °C


Humidité relative intérieure : 60 %

Lausanne (20 °C/60 %) : Ak = 1705 g/m, Bk = 630 g/m, mj = 0.59

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Architecture 2ème année / Bachelor Physique du Bâtiment III
Nom : ................................... Prénom : ...................... No Sciper : ...........................

Session hiver 2012-2013

Examen de Bonus [1]

Veuillez répondre avec soin à la question ainsi qu’au problème en détaillant vos
solutions et calculs au moyen de feuilles volantes. L’ensemble de vos copies, ainsi
que les énoncés, seront collectés à la fin de l'examen.

Durée: Notation :

40’ Présentation : 1 point


9.5 points maximum

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I. QUESTION (2.5 points)

1. a) Pour chacun des deux murs illustrés ci-dessous, citer la ou les méthodes
que l’on peut utiliser pour déterminer la quantité d’eau condensée dans le mur,
et justifier votre réponse.
b) Quelles sont les étapes de la méthode de Glaser ?
c) Déterminer les unités des et de la méthode des pascal-jours.

int. int.

ext. ext.

II. PROBLEME (6 points)

1. Un mur ancien présenté ci-dessous par ses composants possède une valeur U
de 1.7 (W/(m2·K)).

Composant du mur Epaisseur (cm) Conductivité thermique (W/(m·K))


Ciment 1 1
Béton 10 1.8
Lame d’air (Λ = 6 W/(m2·K)) 8
Brique 10 0.6
Plâtre 1 0.4

a) Que devient cette valeur si l'on remplace la lame d’air par une isolation de
laine de verre de conductivité thermique λ = 0.04 W/(m·K) ?

b) Quelle épaisseur d’isolation extérieure sous forme d’EPS (


( faut-il rajouter au mur isolé en a) pour atteindre une valeur
U de ( (Minergie) ?

c) Quelle sera la température de surface intérieure du mur avec isolation du


point b) (Minergie) et sans isolant (mur original), lorsque la température
extérieure est de -4oC et la température intérieure égale à 20oC ? Dans les
deux cas, existe-t-il des risques de condensation pour une humidité relative
intérieure de 50% ? Quel élément constructif peut conduire à des risques de
condensation élevés ?

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Architecture 2ème année / Bachelor Physique du bâtiment III

Exercices Intégrés – Série 9

Evaluation des propriétés acoustiques d’une salle de séminaire


(EPFL/Centre Est, 2ème étage)

Une salle de séminaire, située dans les bâtiments du Centre Est de l’EPFL (Section
de physique, 2ème étage), possède un volume de 202 m3 et se distingue par ses trois
façades donnant sur l’environnement extérieur (cf. Figure suivante). Ces dernières
sont constituées de panneaux métalliques isolants qui occupent (2/3) de l’aire de
l’enveloppe, et de vitrages triples (4/9/4/9/4 mm) pour le reste. L’indice d’affaiblissent
acoustique apparent et pondéré des panneaux est égal à 40 dB, celui des vitrages
est de 32 dB.

3
Volume = 202 m
2
Surface = 84 m

Déterminer l’isolation acoustique normalisée et pondérée résultant de


l’ensemble de l’enveloppe de la salle de séminaire.

 Cet indice est-il approprié compte tenu de l’environnement extérieur de l’EPFL


( )?
 L’indice en question serait-il approprié à des conditions urbaines typiques
( )?

Données complémentaires :

Correction liée au volume (dB)


Combinaison des indices d’affaiblissements acoustiques apparents et pondérés

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Architecture 2ème année / Bachelor Physique du bâtiment III

Exercices Intégrés – Série 10

Propriétés acoustiques d’une cloison dans un cabinet médical

Un cabinet médical est constitué d’une salle de consultation et d’une salle d’attente
(cf. Figure suivante), possédant toutes deux un même volume de 65 m3. Une cloison
double sépare les deux locaux; pour des raisons de confidentialité des entretiens
avec les patients, cette cloison se caractérise par un indice d’affaiblissement
acoustique normalisé R’w de 55 dB. La cloison d’une surface totale de 14 m2 est
percée d’une porte de communication, dont l’aire est égale à 2 m2.

65

14-2 = 12

65

Déterminer la valeur optimale de l’indice d’affaiblissement phonique normalisé


R’w de la porte, si l’on veut que les conversations du médecin et de ses patients
(niveau sonore de 55 – 60 dB) soient imperceptibles dans la salle d’attente.

De quel type de porte de communication s’agit-il ?

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Architecture 2ème année / Bachelor Physique du Bâtiment III

Exercices Intégrés – Série 11

Profondeur hors-gel des conduites d’eau

La température du sol est soumise à des variations journalières et saisonnières de


l’intensité du rayonnement solaire, que l’on peut assimiler à des ondes sinusoïdales;
leur période respective est égale à 24 h et 365 jours. La profondeur de pénétration
de ces variations de températures du sol dépend de leur période: en d’autres termes,
les variations journalières « restent en surface », alors que les variations
saisonnières sont perçues « en profondeur dans le terrain ».

Déterminer la profondeur de pénétration (dite aussi effective) des variations de


température journalières et saisonnières de température du sol dans un terrain
humide.

A quelle profondeur faut-il enterrer des conduites d’eau pour qu’elles demeurent
hors-gel durant toute l’année ?

Données complémentaires :
Coefficient de diffusivité du sol (terrain humide) : a = 12.10-7 m2/s
Plage de variation annuelle des températures d’air extérieur : -3 °C à + 23 °C

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Session hiver 2012-2013

Examen de Bonus [2]

Veuillez répondre avec soin à la question ainsi qu’au problème en détaillant vos
solutions et calculs au moyen de feuilles volantes. L’ensemble de vos copies, ainsi
que les énoncés, seront collectés à la fin de l'examen.

Durée: Notation :

40’ Présentation : 1 point


9 points maximum

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Architecture 2ème année / Bachelor Physique du Bâtiment III
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I. QUESTION (3 points)

1. a) Quelle est la définition de la diffusivité thermique ainsi que ses unités ?


b) Pour définir quelle(s) grandeur(s) la diffusivité thermique est-elle utile dans le
cas d’une perturbation sinusoïdale ? Donner définition et unités.
c) A quoi est lié la limite de capacité de stockage thermique d’un mur ?
Quelle(s) recommandation(s) feriez-vous pour optimiser le stockage de
chaleur dans un bâtiment de type passif (Minergie P) ?

II. PROBLEME (5 points)

1. Dans un appartement au rez-de-chaussée de 120 m2 mesurant 2.4 m de


hauteur sous plafond, la valeur d’exigence minimale pour la protection contre le
bruit de choc est de (sensibilité au bruit moyenne et degré de
nuisance du local d’émission modérée selon SIA 181:2006).

a) Quelle doit être l’épaisseur de la dalle afin d’assurer une isolation phonique
acceptable ? Expliciter toutes les étapes de votre démarche.
b) Si le voisin du dessus déménage et que son appartement est transformé en
salle de répétition de musique (degré de nuisance fort: selon SIA
181:2006), que devient le complément nécessaire à l’indice de la dalle ? Et
que conseilleriez-vous comme remède ?

Données supplémentaires :
- Correction pour le local :
- Niveau de pression pondéré du bruit de choc de la dalle (SIA 181:2006):

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