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Management de la mobilité et

sécurité routière en entreprise


CMC quadrant – 17 juin 2014
Conduire une démarche de
mobilité durable
Les Caisses de Sécurité Sociale

CNAMTS CNAVTS CNAF ACOSS


Caisse Nationale Caisse Nationale Caisse Nationale Agence Centrale
d’Assurance d’Assurance d’Allocations des Organismes de
Maladie Familiales Sécurité Sociale
Vieillesse

Maladies, maternité, invalidité, décès

Accidents du travail et maladies


professionnelles

CRAM
La Caisse Régionale d’Assurance
Maladie d’Île de France
CARSAT : Caisse d’Assurance Retraite et de Santé
CNAMTS au Travail
Caisse Nationale
d’Assurance Maladie CRAM IF : Caisse Régionale d’Assurance Maladie

Pôle Entreprise
Risque AT/MP

Prévention Tarification Réparation


Le contexte professionnel

• Les accidents en mission : L411-1


• Les accidents de trajet : L411-2
L’accident de la route : Quelles
conséquences pour l’entreprise ?

• Humaines
• Financières ?
• Pénales ?
Un risque caractérisé par sa gravité :
Année 2012
• 10% des accidents avec arrêt (travail ou trajet)

• Mais c’est aussi : plus 5 millions de journées perdues

• Accidents mortels du travail : 558


– dont mission : 115 20,6%

• Accidents mortels de trajet : 323


– dont accidents routiers : 271 83,9%

• Ensemble : 881
– dont accidents routiers : 386 43,8%
Un risque caractérisé par sa gravité :

Années 2011

• Accidents mortels du travail : 560


– dont mission : 112 20 %

• Accidents mortels de trajet : 393


– dont accidents routiers : 354 90 %

• Ensemble :
La moitié des accidents mortels liés au travail (travail et
trajet) sont des accidents de la route
Typologie des accidents routiers

• Voiture particulières 33,4% 45,7 %


• 2 roues motorisées 16,9% 29,7 %
• Vélos 5,2% 7,2 %
• VUL 7,1% 0,8%
L’accident de la route : Quelles
conséquences pour l’entreprise ?

• Humaines
• Financières ?
• Pénales ?
L’accident de la route : Quelles
conséquences pour l’entreprise ?

• Obligation de sécurité à l’égard du salarié


• Obligation de réparer les dommages causés par
le salarié à des tiers
• Responsabilité civile en cas de faute
inexcusable
• Responsabilité pénale en cas d’accident
constitutif de blessures ou d’homicide
involontaires
L’accident de la route : Quelles
conséquences pour l’entreprise ?

• Humaines
• Financières ?
• Pénales
Tarification AT/MP

Plusieurs modes de tarification en fonction de l’effectif de


l’entreprise.
Évolution en 2012

Taux brut = (coût des sinistres/salaires) x 100


Tréél = (taux brut + M1)(1+M2)+M3+M4
M1 : Majoration trajet, M1(2011) : pour 100€ de salaires = 0,26 €
M2: charges générales, M3 : Solidarité, M4 : Pénibilité
Cout Moyen accident grave

• Métallurgie : IP de 40% et plus :


440 460 € en 2012

• Transport : IP de 40% et plus :


390 451 €

• Lien arrêté du 19 décembre 2012


– barème des coût moyens
Et si on comptait vraiment tout ?

- quelques coûts sont


Identifiés (AT/MP, assurances…)

- les coûts « cachés »


sont découverts par la suite

- les moins chiffrables sont


ceux qui touchent à la
crédibilité commerciale de
l’entreprise.
Qu’est ce que la mobilité ?
• On bouge de plus en plus pour se rendre à son travail ou pendant sa
journée de travail.

• Ça prend un temps important dans la journée

• Avec des conséquences sur le travail :


– immédiates sur les conditions de réalisations du travail
• fatigue, stress dus aux retards, aux urgences, aux temps
d’intervention réduits par des déplacements…

– différées sur la santé du salarié :


• lombalgies, troubles musculo-squelettiques, stress répétés…

– ou encore sur la sinistralité, indemnisée dans le cadre du travail :


• accidents de trajet, en mission, accidents de travail
Conséquences

• Des études internationales sur le


trajet domicile - travail : diabète,
obésité, cancers, hypertension…

• A titre d’exemple : coût de la


perte de productivité due aux
trajets estimée à 1,2 milliards de
livres au Royaume–Uni

• Avec des conséquences sur


l’équilibre vie professionnelle –
vie privée
Comment les entreprises
abordent elles la mobilité ?

• Les entreprises sont incitées à aborder la mobilité en élaborant des


plans de déplacements entreprise ou inter-entreprises :
(contexte de la loi Solidarité Renouvellement Urbain)

– répondant à un objectif environnemental, (Étude ARACT 2011 :


Moteur principal : obligation légale PPA)

– conduisant donc à la mise en place d’actions visant


principalement la réduction de l’empreinte carbone des
entreprises.
Quelle place pour les conditions de
travail dans les PDE/PDIE?
• Rarement prise en compte dans
les PDE/PDIE

– Parfois, une motivation liée à


l’accessibilité pour les
« clients », ou l’attractivité
d’une zone. Enjeu
commercial et économique.

– Le plus souvent,une
conséquence des actions
menées, mais rarement
évaluée.
Et pourtant la convergence existe…

• Code de bonne pratiques : • Code de bonne pratiques :


Prévention du risque routier Prévention du risque routier
trajet (2004) mission (2003)

– Organisation du travail – Visio et audioconférence,


(aménagement des horaires,
télétravail) – Formation à la conduite

– Incitation à l’utilisation des


transports collectifs.

– Action logement,
restauration et services
Pistes de réflexion / Pistes d’action

• Concernant le Diagnostic

– Étude de flux, accessibilité


(PMR)

– Participation des salariés


(pratiques de déplacement)

– Mobilisation de la hiérarchie

– Implication des
représentants du personnel
(notamment partie mission)
Pistes de réflexion / Pistes d’action
• Concernant le plan d’action

– Organisation interne adaptée au projet ( rapprochement


entre Direction Environnement et Direction Hygiène et
Sécurité)

– Intégrer des objectifs de santé et sécurité (engagement de


la direction, prise en compte d’indicateurs de sinistralité,
analyse des accidents)

– Rapprochement avec le DU (Risque routier mission, RPS)

– Mutualisation des actions : navettes, services, bureaux de


passage, logement…
Les arbitrages

• Concernant le covoiturage

– Formation,
– Entretien du véhicule,

• Concernant le parc véhicule de l’entreprise

– Cahier des charges d’acquisition des véhicules


– VE : prise en main, consignes sur entretien,
stationnement/charge, protocole d’intervention en
cas d’accident
Les arbitrages

• Concernant la promotion du vélo,


des cheminements piétons

– Sécurisation de l’infrastructure
(séparation des flux, revêtement,
éclairage…)

– Sensibilisation, Formation,
Information (itinéraires conseillés)

– Port des équipements de protection


individuelle,
Les cibles particulières

• Conducteurs de 2RM

• Intérimaires (informations sur


conditions d’accès au site)

• Horaires atypiques
– Prestataires de services
(horaires)
– TAD, lignes de nuit,
ramassage
– Sensibilisation, repos
Pistes de réflexion / Pistes d’action

• Concernant le suivi et l’évaluation

– Indicateurs de suivi : fréquence et gravité des accidents,


typologie des accidents, absentéisme, maladies.

– Baromètre social/déplacement (Mesurer l’impact de la mobilité


pour les salariés)

– Budget transport intégrant : Les déplacements professionnels


remboursés, la participation éventuelle aux titres de transport (carte
orange, etc.)
Merci de votre attention

Pour en savoir plus :


www.cramif.fr
LE RISQUE ROUTIER EN
ENTREPRISE

1
LE RISQUE ROUTIER EN ENTREPRISE

LES ENJEUX:

- Le social : les obligations juridiques et humaines de l’employeur

- L’économique : les coûts directs et indirects

- Le développement durable : sur l’utilisation d’un véhicule

- L’image de l’entreprise

- La responsabilité pénale

2
LE RISQUE ROUTIER EN ENTREPRISE

LES ACTEURS :

- Le rôle du Président

- Le rôle de l’encadrement (supérieur et commercial)

- Le rôle des instances (CCE, CE et CHSCT)

- Le rôle des RH et de la médecine du travail

- Le rôle des collaborateurs

3
LE RISQUE ROUTIER EN ENTREPRISE

LES ACTIONS (forme):

- La communication institutionnelle : notre intranet

- Les actions de prévention : les mesures prises pour réduire les risques

- Les interventions « en direct » : les grands itinérants: commerciaux,


métiers spécifiques

- Les actions « terrain » : animation sur les sites

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LE RISQUE ROUTIER EN ENTREPRISE

 LES ACTIONS (fond) :

- Le téléphone

- Les distances de sécurité

- L’alcool / drogue

- La ceinture de sécurité

- La fatigue au volant

- L’entretien du véhicule

- L’organisation du travail

- Les cas d’accident : étude de l’arbre des causes


5
Compte-rendu des échanges du 17 juin 2014 sur le thème :
Management de la mobilité et sécurité routière en entreprise

Introduction
Présentation de la Chambre de commerce et d’industrie des Hauts-de-Seine
Guillaume Malbert – Service Clubs et Clusters

Présentation de la réunion Quadrant


Delphine Extra – SAIGI

Cette réunion est le 2ème Quadrant organisé dans le cadre du Club Mobilité Capital territorialisé,
un club mis en place par l’ADEME IDF et la Région Île-de-France.
Les organisateurs de ce quadrant 92 sont :
- la Chambre de commerce et d’industrie des Hauts-de-Seine qui accueille la réunion,
- la Communauté d’agglomération Grand Paris Seine Ouest qui avait accueilli la dernière
réunion sur le thème du télétravail, des télécentres et du nomadisme,
- la Communauté d’agglomération Sud de Seine, nouvel arrivant du réseau des chargés de
mission mobilité de la Région IDF,
- le Parc Noveos (Le Plessis-Robinson-Clamart) géré par la société privée la SAIGI.

L’objectif de la réunion est d’évoquer les solutions qui s’offrent aux entreprises pour réduire
l’accidentologie de leurs employés. C’est aussi un moment d’échange avec des professionnels
de la prévention qui expliqueront les avantages de mener une politique de sensibilisation et
d’information articulée avec un plan de déplacement organisé à l’échelle d’une entreprise ou d’un
territoire.

L’objet premier de la prévention routière est de réduire le risque routier via la formation et
l’information (exemple : formation à la prise en main d’un véhicule électrique), mais également
par le biais d’actions mises en œuvre dans le cadre d’un Plan de Déplacement d’Entreprise
(exemple : remboursement en totalité de la carte transport)
Politique de sécurité et mobilité durable
Pourquoi mettre en place une politique de sécurité et de mobilité durables ?
Julien TONNER – CRAMIF
(lien de téléchargement de la présentation)

La CRAMIF (Caisse Régionale d'Assurance Maladie d'Ile-de-France) intervient dans un cadre


plus large que celui de la prévention routière, au sein de la CNAMTS (Caisse nationale de
l'Assurance Maladie des travailleurs salariés). La CNAMTS intervient à l’échelon régional et a la
particularité de n’exister qu’en Ile-de-France. Les missions de la CRAMIF sont diverses : prévenir
les risques professionnels auprès des entreprises et calculer les tarifications selon les résultats
des entreprises en matière d’accidentologie.
2
Contexte professionnel du risque routier :
• Accidents de mission : accidents qui ont lieu à l’occasion d’un déplacement nécessaire à
l’exécution du travail. C’est un accident de travail.
• Accidents de trajets : accidents survenus sur les trajets d’aller et de retour entre le domicile et
le lieu de travail ou à destination du lieu de restauration et, dans la mesure où le parcours n’a
pas été interrompu ou détourné pour un motif personnel.
• L’entreprise ne peut pas choisir le mode de déplacements des salariés pour venir sur leur lieu
de travail. Le PDE peut donc être un moyen d’agir sur le risque trajet en élargissant l’éventail
des modes d’accès possibles.
• Les conséquences du risque routier pour l’entreprise sont graves : la moitié des accidents
mortels liés au travail (travail ou trajet) sont des accidents de la route.

Mettre en place une politique de risque routier en entreprise, c’est agir sur les facteurs
déterminants de l’accidentologie.

Conséquences des accidents de la route pour l’entreprise :


• Conséquences humaines : désorganisation de l’entreprise
• Conséquences financières :
- perte de la marchandise
- répercussions des coûts des accidents sur l’ensemble des cotisations des entreprises au
régime général (tarification AT/MP)
- coût forfaitaire d’un accident dans le secteur de la métallurgie : 440 460€ en 2012
• Conséquences pénales :
- La loi de 1991 fait peser sur l’entreprise la responsabilité de l’accident : obligation de
sécurité et de résultat, obligation de réparer les dommages causés par le salarié à des
tiers, réparation intégrale en cas de faute inexcusable
- L’entreprise doit réaliser le « Document Unique » pour identifier les risques

Enjeux des déplacements pour l’entreprise :


• Les accidents de la route engendrent des coûts visibles.
• Les déplacements entraînent une multitude de coûts et d’enjeux invisibles pour l’entreprise :
coût matériel et financier, remplacement du salarié, enjeu commercial, dialogue social
dégradé, conditions de travail, motivation au travail (1h30 de transport pour venir au travail
peut avoir un impact sur la motivation au travail dans la journée), risque de lombalgie pour les
commerciaux restant longtemps au volant, hypertension,…
• Au Royaume-Uni, la perte de productivité liée aux trajets a été évaluée à 1,2 milliard de livres,
non indemnisés par la sécurité sociale.

Réunion d’échange sur le management de la mobilité


et la sécurité routière organisée par :
Convergence entre les PDE et la sécurité routière :
• À l’origine, les entreprises abordaient la mobilité sous l’angle environnemental, via le Plan de
Protection de l’Atmosphère. La sécurité routière est néanmoins de plus en plus prise en
compte.
• Il existe en effet une convergence entre sécurité routière et mobilité :
- Dans le Document Unique, les risques psycho-sociaux sont à prendre en compte, via la
recherche de l’équilibre vie professionnelle / vie privée (cf. crèches, télétravail…)
- Dans les codes de bonnes pratiques sur les risques de missions et de trajets, des actions
relevant du PDE sont promues :

Risque routier trajet : Risque routier mission :

- Organisation du travail : étalement des


heures de pointe, télétravail…
- Visio- et audio-conférence : réduction du 3
déplacement

- Incitation à l’utilisation des transports


collectifs : amélioration de la fréquence, - Formation à la conduite : écoconduite +
aménagement des abris bus, conduite en sécurité
cheminements piétons pour les fins de
parcours

- Actions liées au logement, à la restauration


ou aux services aux salariés

Pistes de réflexion et d’actions :


• Méthodologie dans le diagnostic d’un PDE :
- Intégration de la question des PMR dans les enquêtes mobilité
- Participation des salariés
- Mobilisation de la hiérarchie
- Implication des représentants du personnel
• Méthodologie dans le plan d’action :
- Intégration des objectifs de sécurité et de santé : indicateurs de sinistralité…
- Rapprochement avec le Document Unique
- Mutualisation des actions : navettes, services, bureaux de passage, logements…

Exemples d’actions :
• Covoiturage : le covoiturage mission peut être considéré comme une cible prioritaire pour les
actions de prévention (plusieurs salariés pouvant être impliqués dans un même accident)
• Véhicules :
- Entretien : pour les trajets domicile-travail, une campagne d’entretien du véhicule
personnel peut être organisée 1 à 2 fois par an.
- Parc de véhicules de l’entreprise : les véhicules doivent être adaptés à la mission du
salarié, notamment en ce qui concerne les équipements (airbag,…).
- Pour les véhicules électriques (VE), une session de prise en main doit être organisée.
- Consignes sur l’entretien et protocole de prise en charge en cas d’accident
• Promotion du vélo :
- Faire remonter aux pouvoirs publics les points noirs en matière de sécurité des
infrastructures
- Proposer des équipements aux cyclistes : casques, gilets…
- Sensibilisation, formations…
• Cibles particulières :
- 2 roues motorisés (2RM) : soumis à une forte accidentologie. La sensibilisation est
indispensable, même si l’entreprise n’encourage pas ce mode de déplacement…

Réunion d’échange sur le management de la mobilité


et la sécurité routière organisée par :
- Horaires atypiques : réflexion sur les contraintes rencontrées par les prestataires de
services (nettoyage des locaux la nuit). La dimension sociale doit compléter les aspects
de sécurité et d’environnement.
• Harmonisation entre les différentes politiques : remboursement des frais d’hôtels, organisation
de la disponibilité et de la productivité
• Suivi et évaluation :
- Organisation de circuits pour faire remonter l’information
- Suivi du budget transport

Le cas de l’entreprise Axa 4


Quels outils de prévention des risques routiers pour l’entreprise ?
Philippe GONIN-FLAMBOIS - Axa
(lien de téléchargement de la présentation)

La politique de prévention des risques routiers mise en place par Axa depuis une dizaine
d’années est un exemple concret de ce qui peut être fait dans une entreprise tertiaire ayant une
activité de services.
Ce projet a été initié à Axa suite à une remarque de la CRAMIF selon laquelle l’entreprise
générait trop d’accidents. Un état des lieux a été fait, ainsi qu’un benchmark auprès d’autres
entreprises. La démarche concernait 4000 commerciaux et 8000 personnes en province venant
au travail en voiture.

Les enjeux des risques routiers :


• Enjeu social : obligations juridiques et humaines de l’employeur vis-à-vis des salariés
On ne parle pas de formations, mais d’information et de sensibilisation pour « tenter de
convaincre », c’est-à-dire provoquer la réflexion chez l’interlocuteur
• Enjeu économique : l’entreprise ne perçoit généralement qu’une partie des coûts liés à
l’accidentologie et aux risques engendrés par les déplacements (coûts directs), négligeant les
coûts indirects
• Enjeu de développement durable : 4 questions se posent : faut-il toujours utiliser son
véhicule ? Ne faut-il pas développer le covoiturage ? La visio- et l’audio-conférence ne
peuvent-elles pas réduire les déplacements ? Quelles formes de télétravail peuvent être mises
en place ?
• Enjeu de l’image de l’entreprise
• Enjeu de la responsabilité pénale de l’employeur et de la co-responsabilité pénale pour les
managers

L’implication de différents acteurs :


• Nécessité que la démarche soit portée par le numéro 1 de l’entreprise. Axa a signé une charte
sécurité routière avec la CNAM et les pouvoirs publics.
• Rôle de l’encadrement supérieur et commercial. La responsabilité de l’encadrement ne
s’arrête pas après la sortie du travail.
• Rôle des instances (CCE, CE et CHSCT). La démarche sécurité routière a été présentée
devant l’ensemble des 28 CHSCT et validée.
• Rôle des RH et de la médecine du travail (cas des commerciaux : contrôle de la vue, kms
parcourus par jour, temps de travail…)
• Rôle des collaborateurs qui peuvent jouer un rôle de relai d’information

Réunion d’échange sur le management de la mobilité


et la sécurité routière organisée par :
Les actions:
• Communication institutionnelle sur l’intranet : les informations doivent être permanentes et
variées (ex : 1 thème par mois : gonflage des pneus, téléphone, alcool…). Il ne faut pas
uniquement se cantonner à un événement lors de la semaine de la mobilité ou du
développement durable ; il est nécessaire d’instaurer une démarche pérenne.
• Actions de prévention :
- Règle d’or : réduire les déplacements en voiture et privilégier de manière absolue les TC
- Mise en place du télétravail pour les salariés les plus lointains
- Rechercher les RIE les plus proches pour réduire les déplacements du midi
- Mise à disposition de gonfleurs de pneus dans les parkings
- Distribution de gilets fluos, attribution de triangles de pré-signalisation et d’éthylotests
- Diffuser des livrets types « Un 2 roues parle à un 4 roues », « Un 4 roue parle à un 2
roues » 5
- Conférence avec le professeur Damien Léger sur le sommeil au volant
- Intervention pour sensibiliser les salariés sur leur conduite
- Animation terrain : police gendarmerie, prévention routière, crash test

Thématiques abordées :
• Téléphone au volant : Axa est fondamentalement opposée à l’usage des téléphones portables
au volant car cela constitue un risque avéré. Elle préconise à ses collaborateurs de s’arrêter
dans des emplacements sécurisés pour passer leurs appels.
• Cigarette, sandwich, GPS, autoradio, kits mains-libres : tout ce qui peut perturber le
conducteur présente des risques
• Distances de sécurité
• Alcool / drogue
• Ceinture de sécurité : statistiquement tout le monde ne la porte pas
• Fatigue au volant
• Entretien du véhicule, contrôle technique
• Organisation du travail
• En cas d’accidents : l’étude de l’arbre des causes (que s’est-il passé depuis le lever du
commercial le matin ? nombre de kilomètres parcourus ? nombre d’appels téléphoniques
passés … ?) permet d’analyser les raisons de l’accident et de savoir comment agir pour
réduire le risque dans le futur.

Réunion d’échange sur le management de la mobilité


et la sécurité routière organisée par :
Echanges
Matthieu Rubion – ERDF : avez-vous des statistiques d’accidentologie sur les Véhicules
électriques (VE) ?
Julien Tonner : il existe peu d’information sur l’accidentologie des VE car ils ne sont pas
identifiés dans les statistiques de la CRAMIF. Il est intéressant d’anticiper ces risques car, en VE,
la conduite peut surprendre, notamment au démarrage. Les entreprises doivent prendre en
compte l’utilisation de VE dans leur organisation : formations sur la conduite de ce type de
véhicules, information sur la recharge. Elle doit également se demander si les temps de
déplacement sont compatibles avec l’autonomie du VE.
Philippe Lacoste – EDF : les VE posent la question de la prise en main du véhicule. Les
conducteurs ne sont pas nécessairement habitués et les piétons encourent un risque
supplémentaire lié à l’absence de bruit.
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Julien Tonner : exemple de La Poste où des VE sont mis en place pour les tournées adaptées.

Matthieu Rubion – ERDF : quel doit être le protocole en cas d’accidents ?


Julien Tonner : certaines entreprises ont mis en place des extincteurs dans le véhicule, mais les
salariés n’ont pas forcément été formés à les utiliser. Dans ce cas, on enjoint les salariés de
s’éloigner du véhicule.

Charlotte-Fleur Cristofari - Total : les actions présentées par Axa s’inscrivent-elles dans
une démarche à l’échelle nationale ou mondiale ?
Philippe Gonin-Flambois : la démarche sécurité routière est transposée dans les autres entités
France et apparaît dans le Document Unique. C’est une politique France d’Axa, mais pas une
politique monde. Au niveau mondial, il existe des politiques différentes en matière de prévention
et de répression. De même, la qualité du réseau routier dépend des pays.

Delphine Extra – Saigi : quid de la question des bonus / malus en cas d’accidents sur les
voitures de fonction ?
Philippe Gonin-Flambois : une centaine de courriers d’avertissement sont envoyés par an.
Julien Tonner : la difficulté tient au fait que les salariés ne veulent pas toujours signaler les
accidents et les points qu’ils perdent (certains n’ont plus de points sur leur permis, sans que
l’employeur en soit informé). Par ailleurs, l’organisation de l’entreprise peut être critiquable : les
systèmes de primes encouragent les commerciaux à multiplier les RDV dans une même journée,
au détriment de la sécurité routière (même difficulté pour les coursiers).
Il ne faut pas que les accidents soient liés à l’organisation du travail, car l’entreprise est co-
responsable.
Philippe Gonin-Flambois : il faut regarder les statistiques pour repérer si un employé a cumulé
plusieurs accidents. Auquel cas une action de prévention spécifique doit être envisagée.

Marie-Jeanne Menrath – Ministère de l’Ecologie : le cas du 2-roues est-il abordé dans la


politique d’Axa ?
Philippe Gonin-Flambois : Axa préfère que le commercial soit en voiture, mais il est impossible
d’interdire le 2-roues motorisés. Les commerciaux qui ont 2 à 3 ans d’ancienneté ont un véhicule
de fonction qui est obligatoirement une voiture.
Marie-Jeanne Menrath : le vélo a l’avantage de maintenir en bonne santé, cela devrait être
encouragé.
Philippe Gonin-Flambois : cela peut être encouragé à condition que l’accès et le trajet soient
sécurisés.
Marie-Jeanne Menrath : l’idée du livret de cohabitation entre les vélos et les autres usagers est
intéressante. À la Défense, elle pourrait être déclinée en : « Le 2-roues parle au piéton » et
inversement.
Julien Tonner : il ne faut pas rentrer dans une logique de conflit pour ou contre le vélo.

Réunion d’échange sur le management de la mobilité


et la sécurité routière organisée par :
Delphine Extra : l’intégration du vélo par une entreprise se fait par étape (1 : sécurisation des
cheminements cyclistes, 2 : formations remises en selle, 3 : achats d’une flotte de vélo…).
Jérôme Kaplan – CCI 92 : à partir de quand une entreprise peut-elle considérer que l’accès vélo
est sécurisé ?
Julien Tonner : la question doit se poser différemment : le PDE doit avoir comme objectif de
faciliter le report modal. Or, l’entreprise ne peut pas sécuriser les déplacements en vélo (cette
compétence relevant des pouvoirs publics). Un travail doit donc être fait avec la collectivité locale
afin d’identifier les aménagements cyclables nécessaires.
Philippe Lacoste : l’entreprise n’a pas toujours envie de faire la promotion du vélo. Il est
nécessaire d’avoir une politique volontariste de la part des pouvoirs publics pour créer les
conditions idéales d’utilisation du vélo.
Pierrick Wainschtein – SNECMA : il y a un potentiel d’utilisation du vélo chez Snecma et une
surreprésentation des accidents vélo par rapport aux utilisateurs de vélo. L’entreprise a 7
l’impression de ne pas pouvoir faire grand-chose, à part faire des courriers aux collectivités.
Delphine Extra : dans le cas de Noveos, des réunions avec les collectivités locales et un bureau
d’étude ont été organisées pour aborder le thème des transports en commun. Ces réunions ont
permis d’aborder le sujet des stations Véligo, des aménagements cyclables et de faire émerger
une réflexion au niveau local.
Philippe Lacoste : un PDIE a plus de poids vis-à-vis des pouvoirs publics que des demandes
dispersées.

Jérôme Kaplan : La démarche de sensibilisation est-elle pyramidale chez Axa, avec la


formation de quelques collaborateurs qui eux-mêmes ont pour mission de former
plusieurs de leurs collègues, etc. ?
Philippe Gonin-Flambois : la démarche n’est pas à proprement parler pyramidale. Elle a été
mise en place par la voie hiérarchique, accompagnée de formations à la demande

Réunion d’échange sur le management de la mobilité


et la sécurité routière organisée par :

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