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M1 MES - psychologie du développement - 2010/2011

Le développement de 3 à 6 ans

(suite)

- 2010/2011 Le développement de 3 à 6 ans (suite) Le développement des conduites symboliques :
- 2010/2011 Le développement de 3 à 6 ans (suite) Le développement des conduites symboliques :

Le développement des conduites symboliques : le jeu et le dessin Le développement affectif et social

des conduites symboliques : le jeu et le dessin Le développement affectif et social Corinne Totereau,

Corinne Totereau, Saint Cyr Chardon

Le jeu

Chez l’enfant, jouer fait partie des activités nécessaires. C’est aussi naturel qu’apprendre, communiquer, explorer, mais avec une dimension supplémentaire, le plaisir.

Ce développement du jeu est en lien avec le développement de l’enfant. Du niveau cognitif dépend l’exercice de tel ou tel jeu, mais en retour la pratique de jeux élaborés participe au développement.

Par exemple, l’acquisition de la fonction symbolique permet le jeu de fiction, la capacité à se décentrer favorise l’accès aux jeux sociaux et de règles

et en retour

Le jeu permet le développement du langage, la capacité de raisonnement, l’attention, la mémoire…

la capacité de raisonnement, l’attention, la mémoire… ledéveloppement du jeu - Classifications et évolution du

ledéveloppement du jeu

- Classifications et évolution du jeu

- Fonctions du jeu

Classifications et évolution du jeu

Théorie de Piaget et travaux de Smilansky : classification des jeux selon leur degré de complexité mentale

4 grandes catégories

- les jeux fonctionnels, les jeux d’exercice (ou jeux sensori- moteurs) : 0 à 2 ans environ

- les jeux de construction : à partir de 1 an

- les jeux symboliques, jeux de fiction, jeux du faire-semblant :

18 mois à 6-7 ans

- les jeux de règle, jeux formels : 7 à 11 ans

Les jeux fonctionnels, les jeux d’exercice (ou jeux sensori-moteurs) de 0 à 2 ans

« forme primitive du jeu », jeux qui dominent tout au long de la période sensori-motrice mais qui se poursuivent cependant pendant l’enfance

= jeu constitué d’actions répétitives impliquant des mouvements musculaires, avec ou sans objets pour le seul plaisir de réussir, répéter, reproduire, transformer, un phénomène intéressant obtenu dans un 1er temps par hasard

Ex : secouer des objets bruyants, faire rouler une balle, pousser un chariot …

obtenu dans un 1er temps par hasard Ex : secouer des objets bruyants, faire rouler une

Les jeux constructifs à partir de 1 an

Degré de complexité cognitive supérieur au jeu fonctionnel, car utilisation d’objets pour construire ou inventer autre chose :

construction, bricolage, matériel de peinture

jeu qui occupe une place importante parmi ceux qu’on peut observer chez les enfants.

Jeux devenant de plus en plus élaborés vers 5 ou 6 ans

C’est une forme de

ceux qu’on peut observer chez les enfants. Jeux devenant de plus en plus élaborés vers 5

Évolution des jeux symboliques en fonction de l’âge de l’enfant (Smilansky, 1968)

Vers 2 ans : l’enfant s’imite lui-même ou d’autres personnes et assimile un objet à un autre Mécanismes précis dans le jeu, qui vont progressivement se coordonner et devenir plus complexes :

- projection de schèmes symboliques sur des objets nouveaux : l’enfant fait s’asseoir sa poupée (préalablement, il imitait lui-même l’action : ici l’enfant déplace sur un objet son activité propre)

- la projection de schèmes d’imitation sur des objets nouveaux :

par ex la poupée lit le journal (l’enfant fait faire aux objets une action d’autrui, alors que préalablement il l’imitait lui-même)

Entre 4 et 7 ans : le jeu symbolique devient collectif, jeux de rôles ; les enfants expérimentent plusieurs rôles (cow-boy, indien,

gendarme, voleur, parent, médecin

basés sur la complémentarité Manifestation d’un souci de vraisemblance, de ressemblance avec la réalité, imitation des adultes ou de personnages de cinéma

) et organisent des jeux collectifs

Les jeux symboliques, jeux de fiction, jeux de faire-semblant :

18 mois à 6-7 ans

Jeux introduits par l’acquisition de la fonction symbolique aux alentours de 18 mois-2 ans

Représentation d’objets ou d’évènements (signifiés) au moyen d’autres objets ou gestes (signifiants) exécutés par le jeu

Pour Piaget, apogée du jeu enfantin

Jeux dans lequel l’enfant invente une situation imaginaire comme faire semblant d’être quelque chose ou quelqu’un d’autre, en s’adonnant à des activités d’abord relativement simples puis de plus en plus complexes

des activités d’abord relativement simples puis de plus en plus complexes Place importante dans la vie

Place importante dans la vie de l’enfant.

- l’assimilation d’un objet à un autre (par ex une boite d’allumettes devient une petite voiture) ou l’assimilation du corps propre à un objet (par ex l’enfant joue à être un animal)

Vers 3-4 ans : l’enfant représente des scènes réelles de la vie quotidienne et multiplie les combinaisons, c’est-à-dire les mises en scène organisées qui associent plusieurs personnages, dont la fonction est de transformer la réalité ou encore, plus simplement, d’inventer des histoires

À partir de cet âge, le jeu sert également à mettre à distance des événements désagréables et des peurs : envoyer sa poupée chez le docteur, lui faire des piqûres… jouer à l’enterrement (Film jeux interdits)

Les jeux symboliques ne s’arrêtent pas à 7 ans !

Activités de fiction pour adultes : cinéma, théâtre, jeux de rôles…

Les jeux de rôles à l’école

Serge Tisseron : http://www.dailymotion.com/video/xdxa48_faire- des-jeux-de-role-des-l-ecole_webcam (6’14)

Les jeux de règles : 7 à 11 ans

Ils débutent entre 4 et 7 ans, mais sont surtout présents entre 7 et 11 ans (affaiblissement du jeu enfantin et passage progressif au jeu adulte).

Ils comportent un code à respecter et des règles que les joueurs acceptent.

Ces jeux représentent une étape importante pour la socialisation :

apprendre à jouer selon des règles, à respecter des consignes (présence d’une organisation), utiliser des tactiques, des stratégies (compétition avec enjeu de victoire) tout en y prenant plaisir (billes, jeux de société, jeux sportifs …)

Le jeu de règles intensifie la socialisation et nécessite de concevoir des relations d’égalité et de réciprocité avec les autres partenaires.

La décentration est nécessaire car mise en relation de plusieurs aspects obligatoires : compréhension et respect de la règle commune, des stratégies de jeu, du tour de rôle…

aspects obligatoires : compréhension et respect de la règle commune, des stratégies de jeu, du tour
aspects obligatoires : compréhension et respect de la règle commune, des stratégies de jeu, du tour

Règle conçue comme sacrée et intangible, supra-individuelle, imposée par un adulte (« c’est papa, ou la maitresse, qui l’a dit »), qui ne doit pas être transgressée (rien ne peut la remettre en débat)

À la période opératoire : l’enfant comprendra qu’une règle

n’est pas arbitraire ou absolue, qu’elle résulte d’un consensus auquel chacun accepte de se soumettre et qui peut être modifié si tous en sont d’accord

À noter : parfois plus de plaisir dans la phase de prévision et

de codification de la règle que dans le jeu lui-même (parfois, temps d’une récréation entièrement consacrée à cette phase préalable au jeu !)

Ils se jouent à plusieurs (au moins à deux) et contribuent au développement de la moralité infantile.

Ils commencent lorsque les enfants se détachent de l’égocentrisme et peuvent adopter différents points de vue : ils deviennent capables de construire des règles partagées, d’établir des sanctions et un système de normes et de valeurs valables au sein du groupe constitué.

Ex du jeu de billes codifié :

l’enfant joue avec les billes d’abord de façon sensori-motrice (à éviter car risque).

Plus tard, lorsqu’il en prend conscience, la règle est d’abord perçue par l’enfant comme individuelle : chacun suit ses propres règles. Ils n’ont pas besoin de règles communes pour jouer ensemble et y prendre du plaisir.

Puis, comme chaque joueur cherche à être vainqueur, apparition d’un souci de contrôle mutuel et donc d’un besoin de règles valables pour tous. Ce qui conduit à une codification parfois excessive, avec des règles de plus en plus complexes

valables pour tous. Ce qui conduit à une codification parfois excessive, avec des règles de plus

Les fonctions du jeu

Jeux : occasion de progresser dans tous les domaines du développement (moteur, cognitif, affectif et social)

- sur le plan physique : les jeux impliquent des déplacements, des gestes, des mouvements (moments privilégiés de consolidation et de développement des schèmes d’action physique)

- sur le plan cognitif : effort de l’enfant pour comprendre les

choses et leur donner un sens, le jeu stimule le raisonnement, la

créativité

- sur le plan langagier : développement du vocabulaire, de nouvelles formes d’expression d’idées, de sentiments

Tous les types de jeux contribuent au développement cognitif de

l’enfant en lui permettant de développer ses habiletés langagières

et sa capacité à résoudre des problèmes

A son insu : assimilation de concepts qui seront à la base de ses

apprentissages scolaires ultérieurs

Exemples d’activités préparatrices à la lecture :

- repérer les détails sur les pièces d’un casse-tête ;

- faire semblant de lire un message ;

- trouver des différences entre 2 images semblables…

Exemples d’activités préparatrices aux mathématiques :

- manipulation de blocs ;

- jeux de classification ;

- jeux de construction en volume…

le dessin

- Évolution du dessin

- un dessin à thème : le dessin du bonhomme

le dessin - Évolution du dessin - un dessin à thème : le dessin du bonhomme
le dessin - Évolution du dessin - un dessin à thème : le dessin du bonhomme
le dessin - Évolution du dessin - un dessin à thème : le dessin du bonhomme

- sur le plan social : lieu privilégié d’exploration des rôles qu’éventuellement l’enfant sera amené à jouer plus tard ; apprentissage de l’ajustement de ses interactions aux demandes des autres ou à résister à celles-ci

- sur le plan affectif : le jeu permet de résoudre des conflits émotionnels, de faire face à l’anxiété et à la peur, d’exprimer les affects …

Le jeu

Bernadette Céleste : http://www.latelevisiondesparents.com/video/mGZo (8’41)

Évolution du dessin

Attrait de la majorité des enfants pour l’acte de dessiner qui débute vers 18 mois (en même temps que le jeu symbolique et pour peu que le matériel nécessaire soit mis à disposition).

Langage adressé aux autres ou besoin spontané qui cherche à se satisfaire ; permet d’exprimer ce que les enfants ne peuvent pas formuler verbalement ou par l’écriture.

Le dessin : une activité transitoire à laquelle l’enfant va s’adonner dès la prime enfance, qui va se développer par la suite et qui va s’éteindre avant l’adolescence

Bon exemple d’activité renforcée par le milieu, puisque c’est une des activités phares de l’école maternelle

Intérêt de son étude

Apport d’informations sur l'organisation mentale de l'enfant et son évolution

Le dessin de l'enfant rend compte de l'évolution de la pensée symbolique - représenter par un signifiant présent un signifié absent - (de ce qu'il a dans la tête, comment il perçoit et comprend le monde).

C'est un indicateur du développement :

- du schéma corporel

- de la latéralisation

- de la représentation de l'espace

De nombreux psychologues se sont intéressés au dessin :

- Georges-Henri Luquet qui a consigné les milliers de dessins de sa fille Simone (publication en 1927 de son livre "le dessin enfantin")

- Florence Goodenough avec le dessin du bonhomme

- Paul Osterrieth

- Liliane Lurçat (acte graphique, espace, schéma corporel)

Évolution du dessin

Accord général sur les grandes lignes, les grandes étapes (selon P. Osterrieth)

- le gribouillage de 1 an 1/2 à 3 ans

Luquet : réalisme fortuit vers 2/3 ans

- le schématisme de 3 à 9 ans

Luquet : réalisme manqué vers 3/5 ans

réalisme intellectuel vers 5/8ans

- le réalisme conventionnel de 9 à 13 ans

Luquet : réalisme visuel à partir de 9 ans

- différenciation et tarissement de l'activité graphique à

l’adolescence. Après la puberté, tarissement de l'activité graphique ou parfois évolution vers une production de niveau artistique…

Le dessin comme témoin de l’évolution de l’enfant au niveau

- psychomoteur : la qualité de son graphisme dépend en partie de ses possibilités psychomotrices

- intellectuel : ex du dessin du bonhomme et de l’égocentrisme intellectuel par la juxtaposition d’éléments qu’il a du mal à coordonner

- affectif : expression de son imaginaire, de ses émotions et de son vécu intérieur, de ses problèmes du moment

Pour Piaget, parallèle avec le jeu :

- jeu fonctionnel : gribouillage ; action répétée pour le seul plaisir de faire ;

- jeu symbolique : dessin représentatif cherchant à symboliser, plutôt qu’à reproduire fidèlement ;

- jeux de règles (vers 7-8 ans) : plus grande conformité aux formes visuelles et plus grande exigence de ressemblance avec la réalité.

L’interprétation par Luquet (1927) de l’évolution des dessins enfantins

Interprétation ancienne mais intéressante et toujours d’actualité pour permettre de comprendre les étapes de développement du dessin

Pour Luquet, le dessin de l’enfant est toujours réaliste, dans le sens où l’enfant a toujours la volonté de donner des objets une représentation exacte, que la ressemblance cherchée soit obtenue ou pas

Dessin de l’objet non pas tel que l’enfant le voit, mais selon la représentation mentale qu’il s’en fait : le modèle interne Dessin = traduction graphique du modèle interne

Les débuts de l’expression graphique :

le gribouillage de 1 an ½ à 3 ans

Production des 1 ers tracés vers le début de la 2 ème année Dominance de l’impulsivité motrice sur la fonction représentative, répond à un besoin fonctionnel

Tracés par simples activités motrices, en l’absence de contrôle visuel (tracés lancés, de balayage - va et vient continu du geste - , puis griffonnages circulaires)

Pas d’action motrice figurative. Uniquement le plaisir du mouvement pour le mouvement

Plusieurs étapes rendues possibles par :

- le contrôle progressif du mouvement à la fois au niveau du bras, de la main et des doigts (du proche au distant)

- l’intervention croissante du contrôle visuel (l’œil qui au début suit la main, la guide par la suite).

qui au début suit la main, la guide par la suite). Cette découverte accidentelle, « après
qui au début suit la main, la guide par la suite). Cette découverte accidentelle, « après

Cette découverte accidentelle, « après coup » ou en cours de route, nommée, entraîne par la suite une intention délibérée de représentation (mais en fait, difficile de savoir si l’intention est première ou relève du pointage d’une ressemblance fortuite…).

Ex : un cercle va représenter un ballon

« Prise en charge de l’acte graphique par la fonction symbolique », Lurçat.

À 16 mois : tracés issus de mouvements perpendiculaires au plan de

la feuille, rotation de l’épaule

À 20 mois : utilisation spontanée de la main pour maintenir la

feuille de papier, tracé impulsif qui dépasse souvent le cadre de la feuille, crayon tenu à pleine main Balayages horizontaux ou obliques, vers la droite pour les droitiers et vers la gauche pour les gauchers.

Rotation du coude

À 21 mois : 1 ers tracés circulaires dans le sens horaire uniquement,

séries de courbes par rotation du poignet

À 24 mois : imitation d’un trait, puis gribouillages circulaires qui

résultent de la coordination du mouvement de rotation de l’avant-

bras et de l’avancement ou du retrait du bras

Pour Luquet : réalisme fortuit vers 2/3 ans

Interprétation après coup par l’enfant de son dessin, entre 20 à 24 mois

Moment où l’enfant va trouver par hasard ou après coup une ressemblance entre son tracé et un objet familier (ce qu’il connait, ce qu’il sait dire)

Il remarque une analogie d'aspect, plus ou moins vague entre un de ses tracés et des objets qu’il connaît. De là, l’intention d’améliorer ce premier tracé par l’ajout d’éléments et donc début de l’intentionnalité.

là, l’intention d’améliorer ce premier tracé par l’ajout d’éléments et donc début de l’intentionnalité. 6

A 30 mois : imitation d’un trait vertical et horizontal, cercles rendus de plus en plus précis par les mouvements de rotation du poignet

Au cours de la 3 ème année : découverte par l’enfant de la relation entre son mouvement et la trace produite, intérêt pour cette trace qu’il va interpréter après coup « j’ai fait … »

Au niveau moteur, le contrôle croissant permet la limitation du tracé et le ralentissement du mouvement

Vers 3 ans : mouvements circulaires dans les 2 sens avec les 2 mains Contrôle des courbes, des spirales

Vers 3 ans ½ : apparition des lignes parallèles au bord de la feuille (ligne de base) et des croix

L’étape du schématisme : de 3 à 9 ans

L’âge d’or du dessin enfantin

Anticipation visuelle de l’acte graphique

Au cours de la 4 ème année : valeur vraiment représentative du dessin, effort de l’enfant pour imiter le réel, recherche de la ressemblance avec les objets en annonçant le thème de son dessin avant de commencer

Perfectionnement du contrôle moteur, qui permet la réalisation des premiers bonhommes reconnaissables, qui vont être à la source de toutes les figurations ultérieures

3 procédés sont utilisés à cette période du réalisme intellectuel :

- la transparence : l’enfant dessine ce qui est important pour lui et qui en principe est invisible (le bébé dans le ventre de la maman) ;

- le rabattement : les éléments dessinés sont comme aplatis (arbres rabattus de chaque côté de la route, les roues de la voiture) ;

- la multiplication des points de vue : les différents éléments d’un objet sont envisagés simultanément sous des angles différents (un visage de profil avec 2 yeux)

Frénésie de l’enfant de 3 ans : 20 dessins en 20 minutes !! (voire même 24 « dessins » en 10 minutes, Osterrieth)

A ce niveau, s’amorce un tournant décisif vers 3 ans : le graphisme va prendre une valeur de signe, les tracés vont représenter quelque chose

L’étape du schématisme : de 3 à 9 ans

Pour Luquet, deux démarches graphiques successives à cette étape :

le réalisme manqué, vers 3/5 ans

Difficulté à synthétiser : les éléments sont juxtaposés au lieu de faire un tout cohérent (scène de paysage) ou mal placés, collés les uns aux autres et disproportionnés : chapeau au-dessus de la tête, boutons de la veste à côté…

le réalisme intellectuel, vers 5/8 ans

L’enfant dessine ce qu’il sait de l’objet et non ce qu’il voit et son dessin contient tous les éléments réels de l’objet même s’ils sont invisibles.

- la transparence

- la transparence
- la transparence

- le rabattement

- le rabattement
- le rabattement

L’étape du schématisme (réduction de la représentation figurée des objets à quelques détails sommaires)

Entre 3 et 7 ans, constitution d’un vocabulaire de structures graphiques qui ont une valeur représentative et qu’on appelle des types, des schémas (schémas du chapeau, de la tête…) L’enfant ne cherche pas la copie exacte de l’objet :

« … il le dessine de mémoire, ou plutôt selon certains schèmes très simplifiés et plus ou moins stéréotypés. Il le raconte au fur et à mesure qu’il en évoque les détails, dans un inventaire plus fortuit que systématique. Mis devant l’objet qu’il doit reproduire, il ne le regarde plus dès qu’il s’est rendu compte du « motif » ; et il le décrit comme ses moyens lui permettent de traduire ce qu’il a dans l’esprit » H. Wallon, De l’acte à la pensée, Paris, Flammarion, 1972, p.21

De l’acte à la pensée , Paris, Flammarion, 1972, p.21 - la multiplication des points de

- la multiplication des points de vue

- la multiplication des points de vue
- la multiplication des points de vue

Diversification du répertoire graphique de l’enfant, constitution d’un répertoire de structures graphiques : les schémas pour Osterrieth, les idéogrammes pour Lurçat

Entre 3 et 4 ans : dessin surtout énumératif Accumulation sur la feuille de schémas correspondant aux objets les plus divers (sapin de noel, personnage …) Emplacement arbitraire de chaque schéma : juxtaposition des éléments du dessin les uns à côté des autres comme une sorte d’énumération graphique où aucune action n’est représentée

dessin les uns à côté des autres comme une sorte d’énumération graphique où aucune action n’est

Vers 4 ans : plaisir à représenter de façon répétée les objets de sa vie quotidienne (bonhommes, maisons, fleurs) Apparition de scènes rudimentaires : la juxtaposition des graphismes n’est plus aléatoire. Mise en relation d’objets et de personnages (auto dans le garage ou sur la route, maman dans la maison, dans le jardin, chien dans la niche)

Vers 5 ans :

Les dessins racontent de véritables scènes : réalisation de scénarios dans lesquels les personnages jouent un rôle. Dessins d’événements familiaux (le repas, les jeux à l’extérieur) ou vus à la télévision (dessins animés).

époque des personnages en série qui conduisent à la représentation de la famille avec la différenciation des sexes

papa maman mon frère mon chien
papa
maman
mon frère
mon chien

Les cheminées des maisons sont perpendiculaires à l’oblique du toit et non à la ligne de base de la maison : courant jusqu’à 7 ou 8 ans, car difficulté avec la représentation de l’espace ; idem pour arbre sur la montagne, niveau d’eau dans la bouteille penchée…

avec la représentation de l’espace ; idem pour arbre sur la montagne, niveau d’eau dans la
la montagne, niveau d’eau dans la bouteille penchée… A partir de 6 ans, ou un peu
la montagne, niveau d’eau dans la bouteille penchée… A partir de 6 ans, ou un peu

A partir de 6 ans, ou un peu avant : Apparition des paysages, avec arbres et maisons (transparence de la maison laissant voir les scènes familiales, points de vue inconciliables, mais l’enfant le sait et représente ce qu’il sait). La répartition des éléments du dessin dans l’espace va s’organiser

Les 1 ers paysages representés avec une ligne de sol (ou le bord inférieur de la feuille), une ligne ou une bande représentant le ciel, le soleil …

avec une ligne de sol (ou le bord inférieur de la feuille), une ligne ou une

Ensuite représentation du mouvement et de l’action, qui amène à 2 nouveautés :

- une altération des schémas habituels : non respect des proportions, des membres des personnages,déformations partielles, localisées à un segment du corps (l’allongement démesuré du bras du personnage censé cueillir un fruit ou ramasser un ballon pour figurer l’action),

(l’allongement démesuré du bras du personnage censé cueillir un fruit ou ramasser un ballon pour figurer

- l’apparition du profil, pas correct d’emblée (ex : personnage de face avec les pieds de profil, la tête de profil sur un buste de face).

pas correct d’emblée (ex : personnage de face avec les pieds de profil, la tête de

La phase du réalisme conventionnel (de 9 à 13 ans) et suite de l’évolution

Pour Luquet, le réalisme visuel à partir de 8/9 ans et au-delà :

l’enfant dessine ce qu’il voit et non plus ce qu’il sait de l’objet ; réalisme perceptif où le dessin ressemble à une photo, va se conformer aux apparences avec reproductions des perspectives, des volumes, des proportions…

Fin du dessin enfantin en tant que tel.

Désintérêt pour le dessin vers 11/12 ans

Changement frappant à 9 ans dans la précision toujours plus grande apportée aux éléments figurés, dans le souci du détail et la maîtrise des formes.

Perte de la fougue et de la spontanéité observées chez les enfants de 4 à 6 ans (scolarité plus contraignante, souci du réalisme donc plus d’effort volontaire, progrès du langage pour raconter les histoires…)

Souci d’une représentation naturaliste, plus conforme aux informations d’ordre visuel, plus formel.

Apparition de la perspective, respect des proportions (objet en partie caché avec une seule partie visible, éléments d’arrière-plan plus petits…)

Apogée du schématisme entre 7 et 9 ans : diversification des scènes et des paysages, témoignant de l’accroissement des expériences et des connaissances de l’enfant, aussi bien en ce qui concerne les objets et les personnes que les relations

Utilisation des couleurs plus conventionnelle

relations Utilisation des couleurs plus conventionnelle Disparition graduelle des transparences et des rabattements

Disparition graduelle des transparences et des rabattements

Dessin qui correspond à une étude plus réfléchie et non plus seulement à quelque chose de vécu

Effort pour respecter les couleurs et perte de la fantaisie du dessin

En bref, entre 10 et 13 ans : l’enfant veut bien faire, son dessin est destiné au regard extérieur ; le souci de rigueur dans la figuration rend cette dernière plus rigide et moins expressive.

Après 12 ans : apparition de critères esthétiques ou d’un style personnel (caricatures, graffitis …)

À l’adolescence : soit abandon de l’activité graphique (en apparence car plus d’exposition spontanée des productions) soit qualité de leurs productions

graphique (en apparence car plus d’exposition spontanée des productions) soit qualité de leurs productions
graphique (en apparence car plus d’exposition spontanée des productions) soit qualité de leurs productions

- avant 3 ans : 1 ers essais à l’époque du réalisme fortuit

(un vague cercle va être étiqueté bonhomme par l’enfant)

Bonhomme éclaté dont les différentes parties sont dissociées les unes des autres, elles sont dispersées dans l’espace graphique formé par la feuille

parties sont dissociées les unes des autres, elles sont dispersées dans l’espace graphique formé par la

Ensuite apparition des bras représentés par des lignes horizontales de chaque côté du cercle sans différenciation tête / tronc

vers 4 ans : "Le têtard" est enrichi de détails : yeux, bouche, nez, nombril, les pieds tracés en direction opposée l’un par rapport à l’autre (vers l’extérieur) Parfois l'enfant représente aussi le sexe ou les cheveux

l’un par rapport à l’autre (vers l’extérieur) Parfois l'enfant représente aussi le sexe ou les cheveux
l’un par rapport à l’autre (vers l’extérieur) Parfois l'enfant représente aussi le sexe ou les cheveux

Un dessin à thème : Le dessin du bonhomme

Un des 1 ers dessins signifiants de l’enfant Passe par des stades caractéristiques selon l’âge

Évolution du dessin du bonhomme, liée à l’évolution de la représentation de soi de l’enfant et à ses progrès cognitifs

Permet d’observer les progrès réalisés par l’enfant dans la construction de son schéma corporel :

- quelle représentation se fait-il de son propre corps ?

- quelle idée a-t-il des éléments qui le composent ?

- comment conçoit-il leurs proportions ?

- Vers 3 ans : ajout de détails qui aboutissent au bonhomme têtard

L'enfant dessine un rond représentant la tête et le corps. 2 bâtons sont attachés à ce rond pour représenter les jambes. Parfois l'enfant représente aussi les bras par 2 bâtons. Les yeux, la bouche et le nez sont parfois représentés mais pas toujours. Le têtard peut persister jusqu'à l'âge de 5 ans sans que cela soit anormal

représentés mais pas toujours. Le têtard peut persister jusqu'à l'âge de 5 ans sans que cela

Vers 5 ans : apparition du bonhomme type (2 cercles, un pour la tête, un

pour le tronc, où sont implantés bras et jambes)

Évolution à travers l’augmentation des détails dessinés : vêtements, chevelure, accessoires

bras et jambes) Évolution à travers l’augmentation des détails dessinés : vêtements, chevelure, accessoires
bras et jambes) Évolution à travers l’augmentation des détails dessinés : vêtements, chevelure, accessoires
bras et jambes) Évolution à travers l’augmentation des détails dessinés : vêtements, chevelure, accessoires

Vers 6 ans : le bonhomme est complet et articulé, il est parfois habillé, double contour des membres

Vers 6 ans : le bonhomme est complet et articulé, il est parfois habillé, double contour
Vers 6 ans : le bonhomme est complet et articulé, il est parfois habillé, double contour

De 8 à 12 ans : l’équilibre corporel apparaît, aucun élément important ne manque, le personnage peut être représenté de face, de profil ou du dessus, mais le dessin est en cohérence

de profil ou du dessus, mais le dessin est en cohérence Palier dans l’augmentation des éléments
de profil ou du dessus, mais le dessin est en cohérence Palier dans l’augmentation des éléments
de profil ou du dessus, mais le dessin est en cohérence Palier dans l’augmentation des éléments

Palier dans l’augmentation des éléments dessinés vers 12 ans, âge au-delà duquel il n’y a plus d’évolution

12 ans , âge au-delà duquel il n’y a plus d’évolution Vers 6 ans : début

Vers 6 ans : début des indications de dynamisme, par ex apparition des mouvements des bras ou des jambes, orientation des pieds dans la même direction (souvent à droite pour un droitier), puis apparition du profil vers 6 ans 1/2

des pieds dans la même direction (souvent à droite pour un droitier), puis apparition du profil
un droitier), puis apparition du profil vers 6 ans 1 / 2 Cf. test du dessin
un droitier), puis apparition du profil vers 6 ans 1 / 2 Cf. test du dessin
Cf. test du dessin du bonhomme de Florence Goodenough

Cf. test du dessin du bonhomme de Florence Goodenough

L’évolution de la conscience de soi Période de 3 à 6 ans : étape significative

L’évolution de la conscience de soi

Période de 3 à 6 ans : étape significative dans le développement affectif et social de l’enfant

jusque vers 2 ans, encore très dépendant de l’environnement familial, ne peut être laissé sans surveillance…

contrairement à l’âge de 6 ans où existence de liaisons avec certains autres enfants, capable d’une certaine indépendance, peut se séparer momentanément de ses parents…

progressivement, il se construit une image de lui-même plus complète qu’auparavant : peut aimer ou ne pas aimer ce qu’il est, découvre qu’il fait partie de la catégorie des garçons ou des filles…

Grâce aux multiples expériences vécues par l’enfant mais aussi par les informations reçues de l’entourage, l’enfant va développer un concept de soi

Ex : à 4 ans, un enfant est déjà capable de se définir lui-même (couleur de ses cheveux et de ses yeux, énumération des membres de sa famille, description de sa maison, affirmer de ses goûts culinaires …)

MAIS descriptions qui portent sur des aspects extérieurs et sur des comportements concrets, et peu sur ses propres émotions ou sa personnalité

Tendance à se décrire de manière très positive Seulement à 7 ans : plus de nuances et de réalisme dans sa description de lui-même, autocritique en reconnaissant ses forces et ses faiblesses

le développement affectif et social de 3 à 6 ans

- L’évolution de la conscience de soi

- Le développement de l’identité de genre

- Le développement social

Concept de soi : ensemble des représentations que nous nous faisons de nous-mêmes, de nos caractéristiques et de nos traits

Évolution constante du concept de soi : début avec la conscience de soi (cf. CM précédent), développement et complexification durant la petite enfance, l’adolescence et l’âge adulte, parallèlement au développement cognitif

Analyse néopiagétienne : les changements qui surviennent autour de 5 à 7 ans apparaissent en 3 étapes (Case, 1985, 1992)

- À 4 ans, représentation de soi simple, c’est-à-dire une vision en

une seule dimension : « j’aime la pizza », « je suis fort »

- vers 5/6 ans, capacité à faire certaines connexions logiques

entre différents aspects de sa personnalité : « je cours vite, je saute

haut et je suis grand ; je suis aussi capable de lancer une balle très loin et je pourrais donc faire partie d’une équipe de basket »

Mais pas en mesure de considérer qu’il peut être bon dans certains domaines et moins performant dans d’autres

- vers le milieu de l’enfance, prise en compte des aspects

différentiels des performances en fonction des domaines :

capable de comprendre qu’il peut à la fois avoir de la facilité à jouer au basket et de la difficulté en natation

Auto-évaluation

En général, tendance des enfants à se décrire de façon positive et à surestimer leurs capacités (concept de soi favorable).

Vers 3 ans, l’enfant croit qu’il peut tout réussir (gagner une course, compter sans se tromper…)

Vers 4 ans, se rend compte de l’évaluation des autres (critique) et les prend en compte, donc début de la déception en cas d’échec, et de la honte en cas de bêtise

Seulement vers 7 ans : plus de nuances et de réalisme dans sa description de lui-même, capable d’une certaine autocritique en reconnaissant ses forces et ses faiblesses

Proposition d’un découpage en 3 stades (Lafortune, 2004, les émotions à l’école)

Premier stade (de 2 à 4/5 ans)

Début de catégorisation des émotions et compréhension de l’incidence de certaines causes externes ;

vers 2 ans, joie, tristesse, peur ou colère ;

vers 3 ans, compréhension du fait que la perte d’un objet peut être cause de tristesse, que recevoir un cadeau peut provoquer de la joie, qu’être en face d’un monstre peut provoquer de la peur… ;

vers 4/5 ans, compréhension de l’incidence du souvenir, penser à un événement, regarder une photo peut provoquer joie ou tristesse

Troisième stade (de 8/9 ans à 11/12 ans)

Apparition (approximativement dans l’ordre) :

- de la compréhension de l’incidence des règles morales

Comprendre qu’une personne peut être fière si elle a accompli un acte moralement valorisé (s’effacer en faveur d’une autre personne, résister à une tentation) ;

- de la compréhension de la nature des émotions complexes ; joie de retrouver un

animal perdu, mais triste en même temps de constater qu’il est blessé ; joie d’aller récupérer un ballon dans la rue (en dehors de la cour de récréation) mais culpabilité d’avoir enfreint la règle (ne pas sortir de l’enceinte de l’école) ;

- de la possibilité de contrôler le ressenti émotionnel : penser à des choses agréables

pour ne plus être triste, à des choses tristes pour arrêter de rire, parler à d’autres peut également aider à réduire l’intensité des émotions.

Compréhension et régulation des émotions

Une des acquisitions majeures de la petite enfance

L’enfant qui comprend ses propres émotions est capable de mieux les contrôler et d’être plus sensible à ce que les autres ressentent

Deuxième stade (de 4/5 à 8/9 ans)

Compréhension de l’incidence de certaines causes internes ;

distinction entre émotions apparentes externes et émotions ressenties internes :

à partir de 4/5 ans, un enfant peut comprendre qu’une personne qui a faim peut éprouver du plaisir ou du déplaisir à la vue d’un plat d’épinards, suivant qu’elle les apprécie ou pas !

Vers 7 ans, prise en compte du rôle des connaissances et capacité de distinguer entre apparence et réalité d’une émotion (faire semblant de pleurer, quand on est gai ou l’inverse…)

Le développement de l’identité de genre

Identité de genre : représentation qu’une personne se fait d’elle-même, selon son appartenance à un sexe et dans une société donnée

Le fait d’être un garçon ou une fille : impact sur l’apparence physique, les vêtements portés et la façon de bouger, mais également sur le concept de soi et la perception qu’on a des autres

Les différences en matière de jeux et de préférences apparaissent tôt et traduisent des idées bien arrêtées sur la féminité ou la masculinité.

Exemple :

« Jérémy eut naïvement l’idée de porter des barettes à l’école maternelle. Un autre petit garçon souligna plusieurs fois dans la journée que Jérémy devait être une fille puisque « seules les filles portent des barettes ». Après avoir répété que le port de barettes n’avait pas d’importance et qu’il suffisait pour être un garçon d’avoir un pénis et des testicules, Jérémy finit, à bout d’arguments, par baisser ses culottes. La chose n’impressionna d’ailleurs pas son camarade qui rétorqua simplement que « tout le monde avait un pénis, mais que seules les filles portaient des barettes ».

Sandra Bem (1989)

- la stabilité du genre, de 3 à 5 ans : permet à l’enfant de concevoir l’appartenance à un genre comme une réalité permanente reliée au sexe anatomique

- la consolidation ou la constance du genre, de 5 à 6 ans :

amène l’enfant à concevoir un sentiment d’appartenance physique et psychologique à un sexe L’identité de genre est établie : l’enfant réalise que ni son comportement, ni son apparence ne peuvent modifier son genre ; les variations de coiffure, de vêtements ou d’activités n’affectent pas le sexe d’une personne

L’identité sexuelle (5’38)

http://www.dailymotion.com/video/xf06kz_vos-enfants-en-10-

questions-l-ident_people

Vidéo le choix des amis

http://www.youtube.com/watch?v=RjE44mURLRg&feature=youtube

_gdata Boris Cyrulnik La planète des enfants 46 min à 58 min

Les étapes du développement de l’identité de genre

4 phases successives :

de l’identité de genre 4 phases successives : - la conscience du genre , de l’existence

- la conscience du genre, de l’existence des 2 sexes de 18 à 24 mois : permet à l’enfant de comprendre que le monde animal et humain se partage en 2 catégories, le genre masculin et le genre féminin

- l’identification du genre, de 2 à 3 ans : amène l’enfant à comprendre qu’il appartient lui aussi à l’un des deux genres et à différencier le genre des personnes qui l’entourent, mais en s’appuyant essentiellement sur des critères extérieurs tels que leurs vêtements, longueur des cheveux, barettes !

Le développement social

De 3 à 6 ans : élargissement du cercle social de l’enfant

Rencontre d’autres enfants et adultes à l’école maternelle

Nouvel apprentissage : l’amitié

Les premiers amis :

Fonctions des relations amicales : apprendre à s’adapter aux autres, à se montrer empathique et à résoudre certains conflits

Préférence pour les enfants du même sexe et du même âge

Conclusion

Au moment de quitter l’école maternelle pour l’école élémentaire, l’enfant a perfectionné bon nombre de compétences mises en place à la période précédente :

- gain en force, adresse et en précision, sur les plans de la motricité globale et fine (plus lente à se développer) ;

- début de la possibilité d’envisager ce que pensent les autres ; début de prise en compte des idées, des émotions et des motivations des autres (mais prégnance d’une pensée subjective et relativement « illogique ») ;

- maîtrise du langage : il connaît un grand nombre de mots,

maîtrise en grande partie la syntaxe et est capable d’adapter

son discours en fonction de ses partenaires ;

- acquisition du concept de soi et découverte des rôles et de l’identification sexuelle

À regarder à la maison : La méthode Piaget (1H 09)

http://archives.tsr.ch/player/piaget-dimensions