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L’ENTREPRENEURSHIP

L’entrepreneurship est une discipline qui va très vite et se diversifie constamment. Les gens
de tous les âges, de toutes formations, de toutes nationalités lancent leurs propres affaires qui
remodèlent l’économie du monde. La question est celle du chemin à emprunter face aux défis
et les outils dont il faut s’équiper pour réussir dans l’entrepreneuriat. Ce n’est pas un chemin
facile à suivre, mais la récompense à la fois tangible et intangible fait que le risque vaut la
peine d’être pris. Vous ne serez pas simplement récompensés financièrement pour vos bonnes
idées d’affaires, mais, vous serez capables de travailler sur quelque chose que vous aimez
avec passion.
Le nombre de gens qui veulent réaliser leur rêve, à travers le monde est en pleine croissance.
Globalement, un adulte sur huit est activement engagé à lancer une affaire aux USA. L’esprit
d’entrepreneuriat est très important dans le développement économique d’un pays.

Qu’est-ce que l’entrepreneur?


L’entrepreneur est une personne qui, face au risque et à l’incertitude, identifie les opportunités
et rassemble des ressources nécessaires pour créer une nouvelle affaire (business) dans le but
de la développer et de réaliser du profit.
Le profil de l’entrepreneur
1) Un sens profond de responsabilité personnelle sur le résultat de l’affaire qu’il
démarre ;
2) Un calculateur du risque qu’il prend ;
3) La confiance en soi pour remplir plusieurs rôles et faire réussir son projet ;
4) La détermination à développer la capacité de concentration pour accomplir un objectif
singulier ;
5) La joie de poursuivre un objectif de long terme ;
6) Un haut niveau d’énergie ;
7) Etre orienté sur le futur pour rechercher de nouvelles opportunités ;
8) La compétence à organiser et de mettre les bonnes personnes à des postes de travail
qui leur permettent d’être productives (casting comme au théâtre ou dans un film);
9) L’attitude face à l’argent : considérer l’argent comme un moyen ou un symbole pour
se réaliser, mais pas comme un but ;
10) Avoir un haut degré de tolérance, de créativité, de flexibilité, d’innovation ;
11) Travailler dur et être tenace.
Les entrepreneurs sont des héros
QUEL EST LE BENEFICE MAJEUR DU CREATEUR D’UNE AFFAIRE ?
a) La satisfaction de créer sa propre destinée ;
b) Faire la différence, réaliser son propre potentiel ;
c) Apporter une contribution à la société ;
d) Etre reconnu pour ses efforts ;
e) Faire ce que l’on aime et y prendre du plaisir.
LES OSBTACLES QUI CONDUISENT FREQUEMMENT A L’ECHEC DES AFFAIRES ?

- Le propriétaire d’une affaire doit connaitre son projet en profondeur dans les détails :
bâtir un modèle d’affaires viable, développer un business plan solide, comprendre les
états financiers (Chiffre d’affaires, soldes intermédiaires de gestion), gérer les
ressources financières, apprendre à gérer efficacement le personnel, protéger son
entreprise de la concurrence ;
- L’incertitude du revenu ;
- Le risque de perdre la totalité de l’investissement ;
- Des heures de travail dur ;
- Mauvaise qualité de vie pendant la période de lancement de l’affaire ;
- Haut niveau de stress ;
- Responsabilité totale sur échec ou réussite ;
- Découragement.
Le propriétaire doit :
- Donner le ton ;
- Créer un slogan pour l’entreprise ;
- Etablir un haut niveau de comportement ;
- Engager les employés à respecter les valeurs et l’éthique ;
- Instaurer une culture de communication ;
- Eliminer le mot “ indispensable’’ ;
- Recruter et promouvoir des personnes ayant un bon comportement ;
- Faire des formations sur l’éthique ;
Les bonnes pratiques de l’entrepreneur 
a) Etudier son affaire et se familiariser avec les problèmes qui y sont rattachés ;
b) Planifier : maitriser les étapes à suivre au regard du contexte ;
c) Encourager les employés à tous les niveaux de l’organisation ;
d) Discerner, détecter, être vigilant, contrôler les progrès accomplis dans son entreprise
vers l’atteinte de plusieurs objectifs ;
e) Discuter, communiquer : observer la diversité des ressources engagées dans
l’entreprise
f) Inclure : pousser les employés à briser les barrières qui peuvent s’ériger ;
g) Etre persistant, dévoué, endurant dans la mise œuvre du projet.
Créativité : habilité à développer de nouvelles idées et découvrir de nouvelles voies pour
détecter les problèmes et opportunités
- L’entrepreneur qui réussit braver des risques, explorer les nouvelles idées et poser des
questions quand c’est nécessaire.
- Les risques existent à différents niveaux : politique, social, macroéconomique,
microéconomique, managérial, technique, financiers et humain. le risque zéro n’existe
pas. Nul ne peut maitriser entièrement l’avenir, même avec les meilleurs instruments
de prévision (BREXIT, Gilets Jaunes, Crise anglophone).
Les enquêtes ont prouvé (montré) que les propriétaires des petites affaires pensent qu’en
travaillant plus dur gagnent plus d’argent et sont quelqu’un d’autre. Avant de démarrer une
petite affaire, chaque porteur potentiel devrait anticiper les bénéfices que l’affaire pourrait
apporter.
DIVERSITE CULTURELLE DE L’ENTREPRENEUSHIP
- les jeunes entrepreneurs ;
- Les femmes entrepreneurs ;
- Les entreprises des minorités ;
- Les immigrants entrepreneurs ;
- Entrepreneurs à temps partiel ;
- L’entrepreneuriat à domicile (52 % aux US) ;
- L’entreprise familiale ;
- Les co-preneurs : des couples travaillent ensemble comme copropriétaires de leur
affaire ;
- L’entrepreneuriat estudiantin (ceux qui abandonnent les études ou font les deux) ;
- L’entreprenariat des retraités.

ET SI L’EMERGENCE INDUSTRIELLE VENAIT DU GENRE ?

L’Approche Genre dans la Vision de l’Emergence en 2035 se focalise sur l’autonomisation


de la femme. Elle est abordé dans la sous-section consacrée à la Stratégie
d’Industrialisation, en termes du renforcement du rôle social et économique de la femme
ainsi que celui des groupes marginalisés. Notablement, la Vision 2035 et le DSCE ne donnent
pas suffisamment de perspectives sur la question en dépit d’un cadre normatif très élaboré:
La Plateforme d’Action Africaine (1995) sur l’intégration féminine dans l’ensemble des
politiques, plans et mesures visant à réaliser l’égalité, le développement et la paix ;

Le Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels (1966),   qui
recommande d’assurer l’accès des femmes dans des conditions d’égalité aux ressources
économiques, notamment à la terre, au crédit, à la science et à la technique ;

La Déclaration Solennelle sur l’Egalité entre les Hommes et les Femmes en Afrique (2004)
réaffirme l’engagement au principe de l’égalité entre les hommes et les femmes contenu
dans l’Acte Constitutif de l’Union Africaine et dans différents instruments et initiatives
régionaux, continentaux et internationaux relatifs aux droits humains des femmes.

Des orientations présentées de manière globale dans les sous-stratégies du DSCE, visent
indifféremment les hommes et les femmes, à l’instar de : « le Gouvernement va poursuivre
la sensibilisation des parents et de la communauté notamment dans les zones rurales à forte
pesanteurs des coutumes traditionnelles pour permettre à la jeune fille de bénéficier des
mêmes conditions d’accès à l’éducation. L’Etat et la communauté veilleront à une
représentativité équitable des filles, tous secteurs confondus pour ce qui est de la formation
professionnelle, de l’enseignement supérieur et de l’accès à l’emploi ».
La question est alors de savoir si l’on peut considérer cette formulation comme une
déclaration de politique susceptible de rétrécir les espaces de l’exclusion de la femme de
l’appareil de production et du système de redistribution des richesses. Sans doute que non !
Par contre, quelques solutions sont présentées sous l’angle opérationnel dans la Matrice
d’Actions Prioritaires du DSCE, à travers :

« -L’accompagnement à l’installation des femmes et des jeunes dans les filières ciblées ;

- l’épanouissement de la femme et sa contribution au développement socio-économique ;

-l’encadrement aux techniques culturales et la réduction de la pénibilité des tâches réservées


aux femmes1 ».

Difficile d’apprécier un renouvellement instrumental pour la promotion de l’égalité et de


l’équité sensibles au genre : le gender mainstreaming.

En ce qui concerne la concentration métiers, les femmes sont sous-représentées dans le


BTP. Dans le secteur informel agricole ou non agricole, elles y font encore face à de
nombreux obstacles  parmi lesquels : les préjugés  socioculturels, la division sexuelle du
travail, l’illettrisme, l’insuffisance de mécanismes facilitant l’accès aux financements,
l’ignorance des techniques de négociation des partenariats aux niveaux national ou
international, le manque d’information sur le fonctionnement et le comportement du
marché et des filières, l’incertitude dans l’évolution du niveau des compétences, la
contrainte des normes et qualité des produits et services.

Malgré tout, les femmes réalisent plus de 70 % du travail agricole et contrôlent 90 % de la


chaîne alimentaire qui va de la production à la cuisson des aliments, en passant par la
transformation et la commercialisation. Elles défient ainsi les barrières juridiques, les
coutumes et toutes sortes d’archaïsmes érigés par la société pour pérenniser un système
phallocratique qui réserve aux hommes, la propriété foncière et la gestion des revenus de la
famille. En plus de la confiscation du temps de travail des femmes, les hommes se font
accompagner dans leur réussite sociale, politique ou industrielle par celles-là à qui les
corvées d’eau et les tâches ménagères sont historiquement échues.

Toutefois, il existe quelques programmes gouvernementaux cofinancés par l’aide publique


au développement et qui sont susceptibles de rendre les femmes capables de :

1. s’aider elles-mêmes ;
2. aider ceux qui dépendent d’elles et leurs communautés ;
3. prendre part aux activités de création des richesses.

Des politiques d’encadrement et d’encouragement à l’entreprenariat féminin sont mises sur


pied par des partenaires au développement avec un accent sur la micro entreprise. Des
lignes de crédit sont destinées à certaines coopératives pilotées par les femmes comme
PRO-PME, MPPF-CAM2. Ces initiatives malgré tout, font face à l’absence de Chambres de
Métiers et des structures d’intermédiation sensibles au genre. Par ailleurs, la Vison de
1
. Chapitre 3 : de la Croissance, Section 3.3 : Développement Social, paragraphe 3.3.4 du DSCE, 2009.
l’Emergence en 2025 vise à démanteler les discriminations sexuelles et à briser les multiples
verrous hérités de l’histoire, pour démontrer que l’esprit d'entreprise existe chez la femme,
mais il n’est que partiellement valorisé.

La problématique du genre est également abordée sous certains aspects par l’Institut
National de la Statistique : « l’analyse statistique montre qu’il y a une relation entre le sexe
du promoteur et l’affiliation de l’entreprise à un groupe patronal. Autrement dit, le fait d’être
femme ou homme prédispose le promoteur à s’affilier à un groupe patronal 3 ». L’enquête
menée par cet organisme fournit des données utiles d’analyse.

Tableau : Répartition des entreprises selon la forme juridique et suivant le sexe du


promoteur.

Forme juridique Masculin Fémini Total % % Féminin


n Masc.
Société individuelle 48 149 24 150 72299 66.6% 33.4%
SARL unipersonnelle 757 131 888 85.3% 14.7%
Sté à responsabilité limitée (SARL) 2 625 395 3 020 87% 13.0%
Société anonyme 1 245 184 1 429 87.2% 12.8%
Société en nom collectif (SNC) 35 7 42 83.4% 16.6%
Société en commandite simple (SCS) 28 6 34 82.4% 17.6%
Sté en commandite par action (SCA) 11 0 11 100% 0.0%
Société de développement 217 68 285 76.2% 23.8%
Coopérative 379 96 475 79.8% 20.2%
Groupement d’initiative (GIC) 29 2 31 93.6% 6.4%
Groupement d’intérêt économique 176 25 201 87.6 12.4%
(GIE)
Sociétés publiques et parapubliques 200 22 222 98.1% 9.9%
ONG 245 77 322 76.1% 23.9%
Autres à préciser 712 304 1916 84.2% 15.8
Total 54 808 25 467 80 275 68.2 % 31.8 %
Source  : INS/RGE 2009.

La diversification du portefeuille ne semble pas être l’affaire des camerounaises. Elles


préfèrent minimiser le risque entrepreneurial en évitant de placer leur épargne dans des
actifs dont elles ne maîtrisent pas la rentabilité. La frilosité, la peur de l’incertitude, la
méfiance vis-à-vis de l’avenir pourraient être un trait de caractère lié au genre.

Affiliation à un mouvement syndical.

2
. Microprojets Productifs en faveur des Femmes Camerounaises ; voir Rapport National d’évaluation D’habitat
II : Istanbul + 5.
3
. Recensement des Entreprises ; Rapport Thématique, 2009 ; p. 159.
Réponse Sexe
Masculin Féminin Manquant Total
Oui 2 995 843 30 3 868
Le personnel participe
53 055 25 400 11 646 90 101
à un syndicat Non
56 050 26 243 11 676 93 969
Total
Source : INS/RGE 2009.

La concentration des entreprises dirigées par des femmes dans le secteur informel en tant
que lieu de prolifération de la société individuelle justifie le faible taux de syndicalisation
constaté par l’enquête.

Tableau : Répartition des entreprises selon la tranche d’effectifs employés et le sexe du


chef d’entreprise

Sexe du - de 5 5-9 10-49 50-99 100- 250- 500- + de


promoteur employés 349 499 999 1 000 Total
Masculin 46 389 3 493 1 835 211 131 50 19 21 52
149
Féminin 23 814 995 411 13 10 6 1 1 25
251
ND 7 866 1 719 1 021 52 61 17 5 3 10
744
Ensemble 78 069 6 207 3 267 276 202 73 25 25 88
144
Source : INS/RGE 2009.
L’ancrage massif du leadership féminin dans des entreprises de moins de cinq employés
étonne quelque peu au regard du nombre de femmes formées dans les écoles d’ingénieurs,
de commerce et dans des Universités. L’on constate que le nombre de femmes dirigeantes
diminue brutalement dès que l’entreprise monte en effectifs. Ceci constitue un autre sujet
de recherche.

Bienvenue dans le monde des entrepreneurs.

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