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Pièces mécaniques soudées

Matériaux
par Alain MICHEL
Ingénieur CNAM et ESSA
Professeur à l’École supérieure du soudage et de ses applications (ESSA)

1. Les aciers.................................................................................................... BM 5 188 - 2


1.1 Rappels sur la soudabilité des aciers......................................................... — 2
1.1.1 Aciers C-Mn, microalliés, faiblement alliés pour traitement
thermique et alliés martensitiques au Cr.......................................... — 2
1.1.2 Aciers alliés ferritiques au chrome.................................................... — 3
1.1.3 Aciers alliés austénitiques au chrome-nickel ................................... — 3
1.2 Méthodes d’étude de la soudabilité des aciers......................................... — 4
1.2.1 Analyse thermique au refroidissement ............................................ — 4
1.2.2 Étude de la soudabilité par la méthode des implants ..................... — 5
1.2.3 Critère de dureté sous cordon ........................................................... — 6
1.3 Normes françaises d’aciers pour constructions mécaniques soudées... — 6
1.3.1 Aciers au C-Mn pour usages généraux au voisinage de l’ambiante
et à chaud ............................................................................................ — 7
1.3.2 Aciers non alliés ou microalliés à grains fins pour usage à
l’ambiante et au froid ......................................................................... — 7
1.3.3 Aciers à haute limite d’élasticité traités thermiquement................. — 7
1.3.4 Aciers alliés au Cr-Mo pour usage à température élevée (T < 580 °C) — 7
1.3.5 Aciers alliés au Ni pour usage aux basses températures ............... — 8
1.3.6 Aciers inoxydables ............................................................................. — 8
1.3.7 Aciers à striction garantie dans le sens travers-court ..................... — 9
1.3.8 Aciers à usinabilité améliorée ........................................................... — 9
1.4 Prévention du risque de rupture fragile..................................................... — 9
1.4.1 Introduction......................................................................................... — 9
1.4.2 Principe de la détermination d’une qualité d’acier au moyen de
l’essai de flexion par choc.................................................................. — 10
1.5 Critères de choix des nuances d’acier en vue du soudage ...................... — 11
1.6 Récapitulatif des nuances d’aciers pour construction mécanique .......... — 11
2. Les alliages d’aluminium ....................................................................... — 18
2.1 Rappels sur les alliages d’aluminium et leur soudabilité......................... — 18
2.1.1 Alliages de corroyage......................................................................... — 18
2.1.2 Alliages de moulage........................................................................... — 19
2.1.3 Choix des alliages d’apport pour soudage....................................... — 19
2.2 Récapitulatif des nuances d’alliages pour construction mécanique ....... — 20
Pour en savoir plus........................................................................................... Doc. BM 5 188

ans le texte qui suit, l’auteur se propose d’aborder les deux grandes catégo-
D ries de matériaux que sont les aciers et les alliages d’aluminium.
Après quelques rappels nécessaires à la compréhension des problèmes posés
par la soudabilité des diverses familles d’aciers utilisables en construction méca-
nique, l’auteur présente au travers d’une classification fonctionnelle, les caracté-
ristiques des aciers approvisionnables selon les documents normatifs en
vigueur ainsi que leur comportement lors du soudage. Il est également évoqué
le comportement éventuellement fragile de certaines nuances ainsi que les
moyens de prévention de ce risque de rupture.

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Les alliages d’aluminium font l’objet d’une approche analogue, et pour cha-
cune des deux catégories, les critères de choix sont examinés, et un tableau
récapitulatif des diverses nuances normalisées destinées à usage général ou
mécanique permet au lecteur de disposer de quelques éléments de comparaison
sur les caractéristiques et la soudabilité des nuances.

1. Les aciers convient alors de choisir un procédé de soudage qui, dans son prin-
cipe, opère en phase solide, tel que la résistance par bossage (23),
par étincelage (24), l’induction (74), ou bien encore un procédé de
brasage (9xx). Contre toute attente, le soudage par friction (42), qui
1.1 Rappels sur la soudabilité des aciers se traduit par une forte inflexion du fibrage au voisinage du plan de
joint, génère un assemblage fragile à l’excès.
Nota : la classification des procédés de soudage se trouve en [BM 5 185, tableau 1].
Sans devoir entrer dans le détail des phénomènes métallurgiques
qui gouvernent la soudabilité des aciers et pour lesquels le lecteur ■ Grossissement du grain austénitique et surchauffe (soudabilité
consultera utilement l’article [6] des Techniques de l’Ingénieur, les locale)
problèmes de soudabilité caractérisant cette catégorie de matériaux Au cours du cycle thermique de soudage, la zone de liaison ainsi
peuvent être énumérés et regroupés en fonction des diverses que la zone affectée thermiquement se trouvent portées localement
familles d’acier (§ 1.1.1, 1.1.2 et 1.1.3). à haute température pendant un laps de temps qui est en relation
avec les conditions thermiques imposées par l’opération (puissance
spécifique transmise, vitesse de déplacement de la source, tem-
1.1.1 Aciers C-Mn, microalliés, faiblement alliés pérature initiale, épaisseur, conduction et convection). Le gros-
pour traitement thermique sissement du grain austénitique pendant le maintien à haute
et alliés martensitiques au Cr température (> 1000 oC environ) est assez sensible, dans le cas des
aciers non alliés, et il en résulte une fragilité locale de cette région
Dans ces familles d’aciers, qui s’avèrent les plus utilisées dans le par suite de l’apparition de constituants peu favorables (structures
domaine de la construction mécanique, les problèmes de soudabi- de Widmanstaetten) au sein de grains grossiers (effet de l’« hérédité
lité auxquels les services compétents (études et fabrication) doivent structurale »). Cela conduit en principe à définir des conditions opé-
porter leur attention sont très nombreux ; il s’agit en particulier des ratoires adaptées (limitation d’énergie et multiplication des passes
problèmes suivants. de soudage) afin de minimiser ce phénomène.
Nota : les définitions des soudabilités opératoire, locale et globale sont données en
[BM 5 185, § 1.2.3]. ■ Fissuration à froid sous cordon (soudabilité locale)
■ Effervescence des aciers non calmés (soudabilité opératoire) La fissuration à froid sous cordon constitue un redoutable méca-
nisme d’endommagement qui fait intervenir simultanément la trilo-
L’effervescence des aciers non alliés, générée par la présence gie des facteurs suivants :
d’oxyde de fer provenant de l’élaboration, se traduit dans le bain de
fusion, par un dégagement gazeux d’oxyde de carbone, traduisant — création au cours du refroidissement, dans la zone affectée
de la sorte la réaction d’oxydo-réduction : thermiquement (ZAT), d’une structure martensitique par suite des
conditions d’austénitisation d’une part et de la vitesse de refroidis-
FeO + C → Fe + CO, sement d’autre part, dont la dureté et la fragilité sont en relation
avec la concentration en carbone [la vitesse de refroidissement est
et susceptible de donner lieu selon le mode opératoire de soudage
exprimée soit effectivement en terme de vitesse de refroidissement,
retenu à une importante formation de porosités dans la zone fondue
soit en terme de temps de refroidissement dans un intervalle de
du cordon.
température ( ∆t 800
500 par exemple)] ;
L’addition d’éléments réducteurs (Si en particulier, Al, Ti...) lors de — introduction fortuite d’hydrogène dans le bain de fusion en
l’élaboration de l’acier, permet d’éviter le dégagement d’oxyde de cours de soudage (soit par l’acier de base, soit par le métal
carbone lors de la fusion en cours de soudage. Les aciers modernes d’apport) ;
obtenus par coulée continue sont en principe systématiquement — genèse lors du refroidissement, de contraintes résiduelles
calmés au silicium. positives (traction) amplifiée en général par un effet géométrique
■ Fissuration à chaud dans la zone fondue (soudabilité locale) défavorable (effet d’entaille au raccordement ou à la racine), dans la
ZAT, laquelle se trouve être précisément le siège des deux modifica-
La fissuration à chaud en zone fondue résulte de la présence tions précédemment exposées.
d’une forte concentration d’impuretés (S et/ou P) provenant de
l’acier de base, drainée par le bain de fusion et rassemblée locale- Les précautions qui permettent de se prémunir vis-à-vis d’un tel
ment par ségrégation primaire, conduisant ainsi à la formation mécanisme sont maintenant bien établies ; elles visent en parti-
d’eutectiques à bas point de fusion, fragiles, qui se rompent lors culier :
des déformations (retrait) générées par la solidification de la zone — à éviter toute introduction d’humidité dans la zone fondue en
fondue. cours de soudage (séchage des produits d’apport, des flux, des sur-
faces et pureté des atmosphères protectrices) ;
La mise en œuvre d’aciers à teneur limitée en impuretés — à préférer, dans le cas des aciers alliés, les nuances dont la
( < 0,035 % sur coulée par exemple) et l’utilisation de produits teneur en carbone est modérée (C < 0,20 % par exemple) ;
d’apport générant un laitier basique (carbonates de calcium entre — à pratiquer le préchauffage, puis le postchauffage afin de per-
autres) ou comportant une teneur convenable en manganèse a per- mettre à la fois le séchage des surfaces, la diminution de la vitesse
mis de résoudre ce problème depuis fort longtemps. de refroidissement de la ZAT, le dégazage partiel de l’hydrogène
D’un autre côté, lorsqu’il y a obligation d’assembler un acier à éventuel et l’abaissement partiel du niveau des contraintes rési-
haute teneur en soufre (destiné au décolletage par exemple), il duelles.

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■ Arrachement lamellaire des produits corroyés (soudabilité glo- ■ Grossissement de grain de la zone affectée thermiquement
bale) (soudabilité locale)
Cet endommagement provient d’une déformation par extension L’absence d’une transformation totale : α → γ lors du chauffage,
générée au cours du soudage par les mécanismes de retrait (plasti- conduit à un grossissement et une surchauffe du grain ferritique
cité de dilatation notamment), et s’exerçant selon une direction voi- dans la ZAT des cordons de soudure qui provoque une fragilité du
sine de la normale vis-à-vis de plans de corroyage (laminage joint, limitant en cela ses possibilités d’utilisation dans les construc-
principalement) dans lesquels existe un état inclusionnaire suffi- tions de sécurité.
samment dense d’inclusions aplaties. Les inclusions qui donnent Par ailleurs, la transformation partielle : α → γ lors du chauffage
lieu au phénomène sont précisément celles qui peuvent se défor- de nuances non stabilisées, donne lieu, au refroidissement, à un
mer plastiquement au cours de l’opération même de corroyage. Il liseré martensitique à haute teneur en carbone qui se révèle être
s’agit le plus souvent de sulfures de manganèse (MnS), de silicates une seconde cause de fragilité.
et de silico-aluminates ; leur concentration se caractérise microgra-
phiquement par la longueur projetée inclusionnaire (mm–1). Enfin, une troisième et dernière cause de fragilité apparaît avec le
phénomène réversible de vieillissement qui affecte particulièrement
Les aciers laminés, sensibles à cet endommagement, sont carac- les nuances à haute teneur en Cr, lors de maintiens prolongés vers
térisés par une très faible ductilité (exprimée en termes de striction 475 oC.
ou de résilience) mesurée à l’aide d’échantillons prélevés dans la
direction travers-court (désignée également par z c’est-à-dire nor- Afin d’atténuer cette fragilité, quelques nuances alliées ferritiques
male aux plans de laminage). au Cr sont élaborées avec des additions d’éléments stabilisants (Ti,
Nb). Malgré cette amélioration, il convient de donner la préférence
Les dispositions permettant de se prémunir d’un tel endommage- à des MOS limitant l’échauffement (soudage à grande vitesse sur
ment sont très diversifiées et il convient de citer entre autres : outillages munis de patins refroidisseurs par exemple).
— le choix d’un acier à basse teneur en soufre ou, mieux, celui
d’une nuance spécialement élaborée (qualité Z) ; ■ Rochage de l’envers du joint en soudage à l’arc (soudabilité
opératoire)
— la modification de la conception du joint soudé (joint sur tran-
ches au lieu de joint sur peau tel que proposé dans l’article En l’absence d’une protection gazeuse ou liquide (laitier) sur
[BM 5 189, § 2.3.1.1.2]) ; l’envers du joint lors de l’exécution des toutes premières passes de
— la réalisation préalable d’un rechargement profond par sou- soudage, une oxydation du bain de fusion au contact de l’air
dage, sur le laminé suspect (tel que proposé dans [BM 5 189, ambiant a lieu en cet endroit, conduisant, après refroidissement, à
§ 2.4.1]) ; une couche spongieuse d’oxydes, impropre à une passivation de la
— le choix d’un mode opératoire de soudage (MOS) approprié surface. Une précaution naturelle consiste évidemment à assurer la
mettant en œuvre des préchauffages sélectifs (cas des constructions protection de l’envers du joint avant soudage à l’aide d’une circula-
axisymétriques par exemple) ainsi qu’une séquence de montage tion d’un gaz inerte (argon en l’occurrence) amené de proche en
adaptée générant des déformations négatives dans les zones sensi- proche au moyen d’un trainard ou d’une latte support réfractaire ou
bles. encore emplissant la capacité gazeuse naturellement formée par la
construction à réaliser.
Nota : une liste des principaux sigles employés se trouve au début de l’article
[BM 5 185].

■ Vieillissement accéléré des régions écrouies (soudabilité globale) 1.1.3 Aciers alliés austénitiques au chrome-nickel
Ce mécanisme résulte principalement de l’action d’interstitiels
Les aciers alliés austénitiques au Cr-Ni constituent encore une
tels que l’azote qui, après déformation plastique à froid suivie de
famille qui n’est pas exempte de difficultés posées par le soudage.
chauffage à température modérée (200 à 350 oC environ), donnent
Certains problèmes leur sont spécifiques.
lieu à de fins précipités qui bloquent les glissements, et fragilisent
l’acier par le relèvement de sa température de transition (TK27 par ■ Fissuration à chaud en zone fondue (soudabilité locale)
exemple : température à laquelle est garantie l’énergie de rupture
La fissuration à chaud de la ZF de soudures sur aciers austéniti-
de 27 J).
ques au Cr-Ni n’est pas différente de celle des aciers non alliés
Les procédés d’élaboration récents des aciers sont de nature à puisqu’elle relève du phénomène de ségrégation qui a comme effet
faire disparaître le phénomène ou tout au moins à minimiser les d’enrichir le liquide en certains éléments (impuretés telles que S et
conséquences du voisinage d’un joint soudé avec une région de P ou additions telles que Si, Nb et B), conduisant de la sorte à un
structure mise en forme à froid (par pliage, par cintrage ou par abaissement de la température de solidification du liquide interden-
emboutissage). En revanche, et selon le MOS mis en œuvre, l’intro- dritique. Le remède habituel consiste à régler la composition de la
duction fortuite d’azote peut être à craindre et, lorsqu’il s’agit de for- zone fondue de façon à ce qu’elle contienne après solidification une
tes épaisseurs soudées en multipasse, l’écrouissage localement certaine quantité (1 à 8 % en principe) de ferrite, laquelle sera le
généré par l’effet thermomécanique de l’opération, associé au reflet d’une concentration plus élevée à l’état liquide (influence de la
maintien dans la gamme de températures critiques, peut s’avérer vitesse de refroidissement).
comme des éléments générateurs d’un mécanisme de vieillisse-
Lorsque certains impératifs (corrosion, amagnétisme, par exem-
ment local accéléré de la zone fondue.
ple) ne tolèrent aucune teneur en ferrite dans la zone fondue, une
Sur les nuances sensibles au phénomène de vieillissement, le solution est apportée par la mise en œuvre d’un alliage d’apport
remède préventif consiste finalement à réaliser la mise en forme à totalement austénitique comportant une teneur élevée en manga-
chaud, tandis qu’une disposition corrective se ramène à un traite- nèse (7 à 10 % par exemple).
ment thermique qui peut être une relaxation ou bien une restaura-
tion sur un ensemble terminé, ou alors une normalisation, laquelle ■ Précipitation des carbures de chrome (soudabilité locale)
est en principe réservée au composant mis en forme. Les aciers austénitiques au Cr-Ni à teneur moyenne en carbone
(C > 0,03 %) ne doivent leur structure à l’ambiante que grâce à un
traitement thermique d’hypertrempe qui les place ainsi dans un état
1.1.2 Aciers alliés ferritiques au chrome hors d’équilibre. Lors du chauffage et du refroidissement qui résul-
tent du cycle thermique de soudage, le passage, même rapide,
Cette famille d’aciers alliés voit apparaître quelques problèmes d’une valeur extrême à l’autre de l’intervalle de température de sen-
supplémentaires et spécifiques de soudabilité ; on retiendra en par- sibilisation (600 à 700 oC) conduit à une précipitation de carbures de
ticulier les problèmes suivants. chrome (du type Cr23 C6) dans les joints de grains austénitiques. Il

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en résulte une déchromisation locale de la matrice s’accompagnant


d’une perte d’inoxydabilité d’une part et d’une fragilité des joints de
grains d’autre part, l’ensemble donnant finalement lieu au phéno-
mène de corrosion intergranulaire.
Les dispositions permettant de se prémunir vis-à-vis de ce phéno-
mène, dont les conséquences ne sont pas immédiatement visibles,
sont nombreuses ; il pourra s’agir :
— d’une préférence donnée à une nuance à basse teneur en car-
E1 T = f (t )
bone (< 0,03 %) ;
— d’une utilisation d’une nuance comportant des éléments stabi-
lisants tels que Ti ou Nb (mais alors d’autres formes de corrosion dT = f ' (t )
peuvent apparaître) ; C1 dt
— du choix d’un traitement thermique de mise en solution et
hypertrempe après soudage (si la pièce soudée est suffisamment A E2
petite et de forme simple pour autoriser un tel traitement qui s’effec-
tue à haute température : 1 100 oC environ).
C2
D’autres problèmes de soudabilité ne sont pas spécifiques à cette
famille d’aciers ; il conviendra de ne pas oublier celui du rochage
(oxydation du Ni et du Cr en phase liquide) de l’envers des joints
lors de l’exécution des premières passes ; il pourra s’agir également xy
du problème suivant.
d2T = f '' (t )
■ Restauration et recristallisation des états écrouis (soudabilité
a principe de l'analyse thermique dt 2
locale)
Ce phénomène, qui n’est en revanche pas spécifique aux aciers
austénitiques ni même aux aciers en général, conduit à un adoucis- T (°C) dT
dt
sement de la ZAT c’est-à-dire un abaissement des propriétés de
1 200 1 160
résistance (Rp 0,2 , R 1 , Rm ) accompagné d’un accroissement des pro-
priétés de ductilité (A %, Z %, KV).
Dans le cas des pièces minces soudées à l’arc (1xx), la largeur de 1 000 T
la zone adoucie est relativement élevée par rapport à l’épaisseur, et
la résistance de l’assemblage transversal ne peut excéder celle de
l’acier à l’état adouci, perdant de la sorte le bénéfice apporté par
l’écrouissage initial.
Une solution permettant de minimiser les conséquences de
l’adoucissement consiste à orienter obliquement les assemblages
soudés vis-à-vis de l’effort principal, et/ou à faire appel à un procédé D
500 Ms dT
de soudage focalisant l’énergie de façon à réduire au strict mini- 440 F
dt
mum la largeur de la zone adoucie. Mf
325

200
1.2 Méthodes d’étude de la soudabilité 100
des aciers 50
1 10 20 30 40 50 t (s)
Dans le cadre de cet article, le propos se limitera à une représen-
tation succincte des méthodes d’étude de la fissuration à froid sous d2T
cordon, assortie de quelques commentaires sur la conduite à tenir dt 2
en matière de choix ou de comparaison de nuances d’acier sur les-
quelles le risque est à considérer.

1.2.1 Analyse thermique au refroidissement


d2T = f '' (t ) = g (T )
Cette méthode, fondée sur l’étude des anomalies de la loi de
dt 2
refroidissement provoquées par la variation d’enthalpie lors d’une
transformation de phase (méthode de la dérivée seconde : d2T/dt 2, Mf Ms
comme représenté sur la figure 1) permet d’obtenir la courbe de
transformation au refroidissement continu (TRC soudage), en sou- 50 200 325 440 800 T (°C)
mettant in situ un échantillon d’acier à analyser à un cycle réel de 100 500
soudage. Il convient en effet de souligner que l’utilisation éventuelle
d’une courbe TRC T Th ne pourrait être extrapolable à une opération Ms température de début de transformation martensitique
de soudage, les raisons sont qu’en soudage : Mf température de fin de transformation martensitique
— la température d’austénitisation est variable dans un large
intervalle ; b courbes obtenues avec un acier faiblement allié au Mn-Ni-Mo
— le temps d’austénitisation est bref (diffusion imparfaite des
espèces) ;
— des contraintes thermiques agissent sur l’austénite. Figure 1 – Analyse thermique au refroidissement

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,,,
,,
,,,
800 450
T (°C) HV5 Profil de
l'entaille
700 400
A 20
0,5 ø8
a
600 350
A+F+C
40°

500 300 M 10
F+C

,,
,,
400 250
A A+F+
H = f (∆t 800 ) Couple thermoélectrique

,,,
,
+ C+M 500 Implant
M
F+C+M
300 M 200

,
Plaque support
T0 = 20 °C
10
e = 7 mm Douille

20 e
Tige de traction
e = 10 mm
30 Extensomètre
W (kJ/cm)

e = 15 mm

,,,,
40
e = 30 mm e = 20 mm

0 10 20 30 40 50 60

,,,,,
,
∆t 500
800 (s)
Compteur du temps Ressort
de rupture
A austénite H dureté maximale

,,
F ferrite sous cordon
M martensite T0 température initiale
C cémentite des pièces à souder
W énergie de soudage

Figure 2 – Diagramme TRC soudage d’un acier type S 355


et application à la détermination des conditions de soudage
Figure 3 – Principe de l’essai de fissuration sur implant

Certains appareillages d’étude réalisent sur éprouvettes une


simulation thermique par chauffage/refroidissement d’un cycle réel
de soudage enregistré au préalable sur une pièce en vraie grandeur — dans la mesure où l’énergie de soudage n’est pas de nature à
en acier de nuance thermiquement représentative, et les points de écarter la transformation martensitique de la ZAT, la dureté prévisi-
transformation sont alors détectés soit par analyse thermique, soit ble de cette dernière renseigne sur les précautions à prendre en
par dilatométrie. matière de préchauffage, postchauffage et contraintes résiduelles
(liées à la séquence de soudage), de façon à éviter le risque de fissu-
Les résultats sont représentés graphiquement sur un diagramme ration à froid sous cordon.
de transformation, légèrement différent du TRC conventionnel, qui
indique les constituants en présence en fonction de la température
et du temps de refroidissement dans un intervalle de température 1.2.2 Étude de la soudabilité par la méthode
800
donné ( ∆ t 500 par exemple). des implants
La figure 2 illustre un tel diagramme dans le cas d’un acier S 355, Par rapport à la méthode précédente dans laquelle seul le cycle
et présente par ailleurs son utilisation pratique à l’aide d’un second thermique intervient, la méthode des implants permet précisément
800
diagramme renseignant sur la valeur de la variable ∆ t 500 en fonction d’introduire les deux autres paramètres que sont la présence éven-
des conditions thermiques mises en œuvre (énergie de soudage et tuelle d’hydrogène en zone fondue d’une part, et la contrainte méca-
température de préchauffage entre autres) sur une plaque d’épais- nique exercée sur la martensite lors de sa formation d’autre part.
seur donnée. L’étude s’effectue alors à l’aide d’échantillons d’acier (implants)
L’intérêt pratique d’une telle démarche est évident : insérés sur une plaque d’épaisseur donnée (figure 3) sur laquelle un
dépôt de soudure est réalisé dans des conditions énergétiques
— l’étendue du domaine martensitique (exprimée en temps :
variables avec un procédé et un produit d’apport spécifié (hydro-
800
∆ t 500 ) permet d’apprécier rapidement si la martensite peut être évi- gène). L’implant étudié comporte généralement une entaille (circu-
tée par une simple augmentation de l’énergie de soudage ; laire ou hélicoïdale) disposée avec grande précision dans la ZAT,

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permettant en cela d’accroître la contrainte de traction qui sera pro-


gressivement exercée lors du refroidissement, jusqu’à un niveau 500 500
donné maintenu pendant plusieurs heures, au cours desquelles σ (MPa) Rp 0,2 HV5
peut se produire une fissure, voire une rupture. Dureté
sous
400 cord 450
Après dissection de l’implant permettant divers examens métallo- on
graphiques de la ZAT entaillée, l’expérimentation donne lieu finale-
ment à l’établissement de courbes de fissuration soit à froid, soit
sous préchauffage, sur un diagramme gradué en temps ( ∆ t 800) et en 300 400
500 Rupture
contrainte.
L’exploitation de la courbe de fissuration à froid en soudage hors
préchauffage (voir l’exemple de l’acier au Cr-Mo sur la figure 4) per- 200 350
met de renseigner rapidement sur la validité d’un MOS, connaissant
Fissuration Non-fissuration
les conditions de bridage ainsi que la limite d’élasticité de l’acier.
De son côté, l’étude de la fissuration à froid en soudage avec 100 300
pré-et postchauffage est établie sur la base d’un niveau constant de
contrainte (limite d’élasticité de l’acier à l’état de référence), et les
diagrammes sont alors gradués en température (de pré- et post- 0 250
chauffage) et temps (de postchauffage) (voir l’exemple de l’acier au 0 5 10 15 20
Cr-Mo sur la figure 5). ∆t 500
800 (s)

Certaines familles d’aciers (C-Mn, microalliés), homogènes sur le


plan de leur comportement vis-à-vis des résultats de fissuration par 0 5 10 15 20 25 30 W20 (kJ/cm)
cette méthode, ont donné lieu à la création de logiciels [1] qui per-
mettent la détermination rapide des conditions optimales de mise Acier faiblement allié au Cr-Mo
en œuvre, par soudage, d’une nuance donnée, connaissant :
Procédé 111
— l’analyse de l’acier, et ses caractéristiques mécaniques (Rp 0,2) ; Électrodes basiques Cr-Mo traitées à 350 °C pendant 2 h
— les épaisseurs en présence et la configuration géométrique du W 20 énergie de soudage sur une épaisseur de 20 mm donnant
joint ;
le ∆t 500 correspondant en abscisse
800
— le procédé de soudage ainsi que le degré de bridage.
Le logiciel détermine alors l’énergie linéique minimale à mettre Figure 4 – Diagramme de fissuration à froid hors préchauffage.
en œuvre en soudage à froid, ou bien une température de préchauf- Cas de l’acier au Cr-Mo
fage pour une énergie donnée.

1.2.3 Critère de dureté sous cordon T (°C)


Le critère de dureté sous cordon (HV 350 maxi par exemple), long-
temps et encore actuellement retenu comme base d’admissibilité de
QMOS, provient d’une époque où le rôle de l’hydrogène et celui des
contraintes étaient sous-estimés, voire ignorés, et la seule notion de 200
dureté, associée à une catégorie unique d’aciers (C-Mn tels que Non-fissuration
fy < 360 MPa) et à un seul procédé de soudage (111 avec électrodes
enrobées type B), permettait de rendre compte de la probabilité de
fissuration à froid. 150
L’évolution des élaborations d’aciers d’une part (microalliés et fai-
blement alliés), ainsi que celle relative aux techniques et aux pro- Rupture
duits d’apport de soudage d’autre part (à bas hydrogène),
confortées par les résultats des études de fissuration à froid par la 100
méthode des implants, ont fait clairement apparaître que le critère
de dureté était aujourd’hui inadapté pour constituer une base
d’admissibilité de QMOS sur le plan du risque de fissuration qu’il est
sensé représenter. 0 30 60 90 120
Un tel critère se doit toutefois d’exister sur le plan de la garantie Durée de postchauffage (min)
de l’adaptation plastique de la ZAT lors de la mise sous charge de
Acier faiblement allié au Cr-Mo
l’assemblage, et sa valeur se doit d’être modulée en fonction de la
répartition de la martensite dans le volume de la ZAT, laquelle Procédé 111
dépend de la nuance de l’acier ainsi que du MOS (influence de Électrodes basiques Cr-Mo traitées à 350 °C pendant 2 h
l’autorevenu en soudage multipasse ou technique « temper bead »). - contrainte : Rp 0,2
- énergie : 15 kJ/cm
- épaisseur : 20 mm
1.3 Normes françaises d’aciers pour Figure 5 – Diagramme de pré- et postchauffage
constructions mécaniques soudées
Les paragraphes qui suivent dressent une liste non exhaustive de mise en œuvre. Quelques commentaires explicatifs permettent de
normes françaises qui définissent les produits au travers d’une clas- situer le domaine d’emploi et de préciser les nuances envisageables
sification par familles d’aciers, laquelle est établie, soit sur la base en soudage.
d’un usage de la construction soudée, soit sur celle de propriétés L’année de parution et le titre complet des normes se trouvent en
particulières de l’acier se rapportant à son état structural ou à sa [Doc BM 5 188].

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1.3.1 Aciers au C-Mn pour usages généraux plifiée (C + Mn/6) est peu adaptée aux nuances (HLE) susceptibles
au voisinage de l’ambiante et à chaud de comporter quelques éléments trempants résiduels (Ni, Cr, Mo
par exemple).
De très nombreuses nuances sont approvisionnables et aptes au
soudage au sein des diverses normes relevant de cette famille : les
produits concernés sont, entre autres, les suivants : 1.3.3 Aciers à haute limite d’élasticité
— produits plats et produits longs pour usage généraux : traités thermiquement
NF EN 10025 ;
— tôles et bandes laminées à chaud pour mise en forme à froid : Le domaine d’utilisation de cette famille d’aciers recouvre
NF A 36-301 ; approximativement ceux des deux familles précédemment présen-
— tôles en aciers pour appareils à pression (nuances non alliées tées.
P235GH à P355GH) : NF EN 10028-1 et 2 ; Bien que la mise en œuvre d’un acier à haute limite d’élasticité
— barres étirées et ronds écroutés (nuances S235, E335, C22R, soit de nature à amincir les éléments constitutifs, il convient de véri-
C35R, et 20 Mn5) : NF A 37-401 ; fier le comportement vis-à-vis de la rupture fragile, surtout lorsque
— pièces forgées d’usage général en aciers non alliés (nuances la construction est soumise soit au froid, soit à des chargements
F37 à F60) : NF A 36-612 ; dynamiques (chocs).
— profils creux finis à chaud en aciers de construction non alliés :
Les documents normatifs définissant les diverses nuances sont
NF EN 10210-1 ;
peu nombreux ; citons :
— aciers pour trempe et revenu (nuances non alliées : CxxE et
1Cxx) : NF EN 10083-1 et 2 ; — tôles en aciers de construction à HLE livrées à l’état traité :
— tubes sans soudure, de précision pour usage mécanique : NF EN 10137-1 à 3 ;
NF A 49-310 ; — aciers pour trempe et revenu (nuances alliées au Cr, au Cr-Mo
— aciers moulés d’usage général (nuances GE230 à GE370, et au Cr-Ni-Mo) : NF EN 10083-1 ;
GE16Mn5, GE20Mn6) : A 32-054. — aciers pour trempe et revenu (nuances alliées au bore) :
NF EN 10083-3 ;
Par suite de leur disparité, le comportement au soudage de ces — assemblages soudés et brasés pour constructions aéronauti-
diverses nuances est très variable, et il convient d’apprécier leur ques (partie aciers) NF L06-380-1 à 3 ;
soudabilité locale à l’aide de leur « carbone équivalent » (C + Mn/6) — aciers moulés pour construction, d’usage général (nuances :
qui impose, le cas échéant, les précautions d’usage (préchauffage G10MnMoV6, G25CrMo4, G20CrNiMo12, et G15CrMoV6) : A 32-054.
et/ou énergie de soudage élevée) dès lors que ce dernier excède
0,40 à 0,48 % selon le bridage et le risque d’introduction d’hydro- En raison de la diversité des élaborations d’aciers qui constituent
gène. cette famille (aciers trempés et revenus à haut ou moyen carbone,
aciers durcis par précipitation à bas carbone, ...), les comportements
Par ailleurs il convient également d’analyser sérieusement le ris- sur le plan de la soudabilité sont disparates, et la notion de
que de rupture fragile (voir § 1.4) lorsque la construction est épaisse, « carbone équivalent » est dénuée de tout fondement.
ou si la nuance ne présente qu’une garantie à température ambiante
en termes de TK27 . À l’inverse de la norme NF EN 10137-1 à 3 qui ne définit que des
nuances adaptées au soudage (moyennant quelques précautions
Pour une utilisation à chaud, seules les nuances définies par indispensables), les autres documents normatifs comportent des
NF EN 10028-2 présentent des caractéristiques mécaniques garan- nuances pour lesquelles la soudabilité est incertaine, voire illusoire.
ties, et la vérification au fluage s’avère déterminante dès lors que la
température excède 400 oC pour une longue durée de maintien En effet, étant entendu que la dureté (et par voie de conséquence
(105 h) ou 425 oC pour une durée intermédiaire (104 h). la fragilité) de la martensite formée en cours de soudage est en
Nota : le critère de vérification au fluage consiste à déterminer la température pour
relation avec la teneur en carbone, il est prudent de limiter à la
laquelle la limite d’élasticité garantie est égale à la contrainte de rupture par fluage pour valeur de 0,25 % la teneur en carbone d’un acier autotrempant
une durée donnée. soudé dans des conditions de bridage sévère et défavorable (voir
Enfin, le soudage de nuances écrouies s’assortira d’une vérifica- article [BM 5 190, § 1.2]). En revanche, un acier autotrempant à
tion du risque de vieillissement éventuel ainsi que de celle liée à 0,35 % de carbone serait envisageable dans des conditions de bri-
l’adoucissement local de la ZAT. dage négligeables, voire favorables. Quoi qu’il en soit sur le plan du
bridage, les précautions sont impératives en ce qui concerne :
— la présence d’humidité éventuelle et ses conséquences dans le
1.3.2 Aciers non alliés ou microalliés à grains fins bain de fusion ;
pour usage à l’ambiante et au froid — la mise en œuvre d’un préchauffage (à une température infé-
rieure à Ms , température de début de transformation martensiti-
Les conditions d’élaboration et de traitement des nuances que), suivi d’un post-chauffage (avantageusement prolongé par un
relevant de cette famille confèrent aux aciers une structure à grains traitement thermique dans le cas de nombreuses nuances).
fins, qui est de nature à garantir une bonne ténacité, c’est-à-dire une Dans tous les cas, il sera souhaitable de consulter les diagrammes
basse température de transition ductile/fragile (– 40 oC < TK27 TRC soudage et surtout ceux relatifs à la fissuration à froid avec ou
approximativement), ce qui ne doit pas exclure la vérification du sans préchauffage, qui existent sous forme de recueil [2].
comportement ductile de l’acier sous charge ; les produits considé-
rés seront entre autres les suivants :
— produits plats en aciers à haute limite d’élasticité (HLE) pour 1.3.4 Aciers alliés au Cr-Mo pour usage
formage à froid : NF EN 10149-2 et 3 ; à température élevée (T < 580 oC)
— produits laminés à chaud en aciers de construction à grains
fins : NF EN 10113-2 et 3 ; Les aciers qui relèvent de cette famille comportent des additions
— profils creux finis à chaud en aciers de construction à grains de Cr et Mo, éléments alphagènes qui ont pour effet d’élever le point
fins : NF EN 10210-1 ; de transformation Acl (température à laquelle l’austénite commence
— tubes sans soudure pour circuits hydrauliques et pneumati- à se former au cours du chauffage), améliorant de la sorte la stabilité
ques (nuance : TU42BT) : NF A 49-330. des constituants structuraux à haute température, et par voie de
Dans sa quasi-totalité, cette famille d’aciers est caractérisée par conséquence la résistance au fluage. Les traitements thermiques
une soudabilité très satisfaisante ; notons au passage que la notion appropriés à un tel usage comportent nécessairement un revenu à
de « carbone équivalent » exprimée à l’aide de la formulation sim- température plus élevée que celle d’utilisation de la pièce.

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Les teneurs en Cr et Mo habituellement présentes (1 à 5 % Cr et dables pour usages généraux, il convient de citer les normes :
0,5 à 1 % Mo) augmentent fortement la trempabilité de ces aciers, ce NF EN 10088-1, 2 et 3, FD A 35-570, NF A 35-578, NF A 49-117,
qui nécessite des précautions lors du soudage, ainsi qu’un traite- NF A 36-613.
ment thermique après exécution consistant en un revenu d’adoucis-
sement des ZAT. 1.3.6.2 Aciers inoxydables ferritiques au Cr
Les constructions destinées à cet usage étant fréquemment celles
Cette famille d’aciers dont la teneur en chrome ( > 12 %) est
des appareils et tuyauteries contenant des fluides sous pression, les
suffisante pour assurer une excellente résistance à la corrosion
documents normatifs de définition d’aciers sont spécifiques à ces
vis-à-vis de nombreux milieux (atmosphères urbaines et marines en
secteurs de constructions soudées :
particulier) présente, après avoir subi certains cycles thermiques à
— tôles en aciers pour appareils à pression (nuances alliées au haute température, une sensibilité accusée à plusieurs formes de
Mo et Cr-Mo) : NF EN 10028-1 et 2 ; fragilité, dans le cas de nuances non stabilisées. En revanche, elle
— tubes sans soudure en aciers non alliés ou alliés au Mo et présente un excellent comportement à haute température en atmos-
Cr-Mo : NF A 49-213 ; phère oxydante jusqu’à 800 oC (Cr < 18 %) et même 1 000 oC
— tubes soudés en aciers non alliés et alliés ferritiques au Mo et (18 % < Cr < 30 %) sous réserve d’éviter toutefois pour ces derniè-
Cr-Mo : NF A 49-243 et A 49-253 ; res nuances le maintien prolongé entre 450 et 550 oC susceptible de
— pièces forgées pour appareil à pression en aciers alliés au Mo, les fragiliser. La mise en œuvre, par soudage par fusion, des nuan-
Mn-Mo Cr-Mo : NF A 36-602 et A 36-606 ; ces stabilisées, et a fortiori de celles non stabilisées, doit faire l’objet
— pièces moulées en acier pour appareils à pression (nuances des plus grandes précautions sur le plan énergétique, et l’exécution
alliées au Cr-Mo) : NF EN 10213-1 et 2. d’un traitement après soudage est recommandé dans le cas du sou-
Avec cette famille d’aciers, la vérification au fluage devient dimen- dage homogène.
sionnante dès lors que la température excède 450 oC pour une lon- Des documents normatifs spécifiques aux nuances ferritiques
gue durée (105 h) ou 470 oC dans le cas d’une durée intermédiaire existent ; en particulier : NF A 49-148.
(104 h).
1.3.6.3 Aciers inoxydables martensitiques au Cr
1.3.5 Aciers alliés au Ni pour usage À la différence de la famille précédente, celle des aciers inoxyda-
aux basses températures bles martensitiques présente une composition (10 % < Cr < 14 %
et C < 0,3 %) telle qu’après avoir donné lieu à une solidification en
Il s’agit d’aciers pour lesquels la teneur en nickel, comprise entre ferrite ils se transforment entièrement en une austénite fortement
0,7 et 9 %, permet de garantir une température de transition TK27 alliée laquelle, lors d’un refroidissement relativement rapide, se
allant de – 60 oC à – 196 oC, constituant de la sorte une catégorie transforme enfin en martensite, complètement ou non (austénite
intermédiaire entre les aciers à grains fins et les aciers inoxydables résiduelle) à température ambiante. Trois catégories d’aciers inoxy-
austénitiques, pour l’emploi aux basses températures. dables martensitiques sont observables :
Afin de limiter au strict minimum le grossissement du grain en — aciers à durcissement direct par trempe : malgré certaines
ZAT, les précautions sont drastiques sur le plan de l’apport énergé- additions de Ti ou d’Al, la soudabilité des aciers de cette catégorie
tique lors du soudage, conduisant ainsi à exclure certains procédés devient problématique dès lors que la teneur en carbone excède
(121 par exemple), certaines positions (verticale montante par 0,12 % ; leur comportement mécanique à chaud en atmosphère oxy-
exemple), et à limiter certains paramètres d’exécution déterminants dante est convenable mais leurs performances se trouvent limitées
sur le plan de l’échauffement (intensité par exemple). Sur le plan par la température de revenu laquelle n’excède guère 650 oC ;
des MOS deux catégories d’aciers sont à considérer : — aciers à durcissement direct par précipitation (Ms > Tambiante) :
— les nuances comportant au plus 3,5 % Ni, qui se soudent en additions de Ni et Cu + Nb ou Ti + Al ;
homogène (des difficultés sont à attendre avec le 3,5 % Ni par suite — aciers à durcissement indirect par précipitation (Ms < Tambiante):
de durcissement de la zone fondue et le traitement thermique après additions de Ni, Mo et Cu + Al.
soudage est nécessaire) ; Pour ces deux dernières catégories, la teneur en carbone est rela-
— la nuance comportant 9 % Ni (et très souvent celle à 3,5 % Ni) tivement basse, et la soudabilité est acceptable pour certaines nuan-
qui nécessite une liaison par soudage hétérogène à l’aide d’un ces mises en œuvre à l’état adouci et traitées après soudage ; par
apport austénitique, soit un alliage base Ni (70 % Ni-Cr-Fe), soit un contre, leur utilisation à chaud n’est pas recommandée.
acier inoxydable austénitique au Mn (16 % Cr-12 % Ni-6 % Mn) les- En matière de pièces moulées, un document normatif est spécifi-
quels offrent un comportement ductile à – 196 oC et une limite que à la famille martensitique : NF A 32-059.
d’élasticité laquelle, bien que supérieure à celle des nuances austé-
nitiques classiques, demeure plus faible que celle des aciers de
base. 1.3.6.4 Aciers inoxydables austénitiques au Cr-Ni
et Cr-Ni-Mo
Les principaux documents normatifs relèvent ici encore du sec-
teur industriel relatif à la construction d’appareils et tuyauteries Dans cette famille d’aciers inoxydables, la teneur en Ni, ajustée en
pour fluides sous pression ; citons à titre indicatif : fonction des teneurs en éléments alphagènes (Cr et Mo), est suffi-
samment élevée pour que la structure soit totalement austénitique
— tôles en aciers pour appareils à pression : aciers alliés au au-dessous de 1 150 oC et le demeure aux basses températures de
nickel : NF EN 10028-4 ; façon stable, cela en fonction de la concentration en éléments gam-
— tubes soudés en aciers alliés au nickel pour usage à basse magènes (Ni, Mn, C). De la sorte, ces aciers, qui ne présentent aucun
température : NF A 49-240 ; point de transformation, sont sensibles au grossissement du grain
— tubes sans soudure pour circuits hydrauliques et pneumati- austénitique lequel, cristallisant dans le système cubique à faces
ques (nuances au Ni) : NF A 49-330. centrées, possède d’innombrables possibilités de glissement, et
ne se trouve en aucune façon être le siège d’une transition duc-
tile/fragile du type de celle observée dans le cas de la famille ferri-
1.3.6 Aciers inoxydables tique.
Le traitement thermique de référence des aciers de cette famille
1.3.6.1 Documents normatifs généraux
consiste en une mise en solution des divers précipités (carbures
Parmi les documents normatifs définissant les produits appro- notamment) à haute température (1 050 à 1 100 oC) suivie d’un
visionnables à partir de chacune des quatre familles d’aciers inoxy- refroidissement rapide (hypertrempe à l’eau ou à l’air) qui leur

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confère une ductilité maximale et une résistance optimale à la ■ Nuances austénitiques au manganèse, dont la soudabilité est
corrosion. convenable en général.
Leur mise en forme à froid est susceptible de faire apparaître Certains documents normatifs spécifiques aux nuances austéniti-
(selon la stabilité de l’austénite) une martensite d’écrouissage ayant ques doivent être cités : NF A 49-147 et NF A 32-056.
comme conséquences une perte d’amagnétisme et une diminution
de ductilité à basse température. 1.3.6.5 Aciers inoxydables austéno-ferritiques
Les aciers inoxydables austénitiques classiques au Cr-Ni sont
Cette dernière famille d’aciers inoxydables est articulée autour de
pénalisés à température ambiante et à l’état hypertrempé par une
teneurs en Cr et Ni (et additions de Mo et Cu) permettant d’aboutir
limite d’élasticité modeste, accompagnée en revanche par un vaste
dans des conditions de refroidissement données à une structure
domaine de consolidation par écrouissage qui leur permet, dans ces
comportant une importante concentration en ferrite (40 à 60 %) de
conditions, de doubler leur limite initiale. Une autre possibilité
nature à résoudre certains problèmes spécifiques de corrosion.
d’amélioration de la limite d’élasticité à l’ambiante consiste en une
addition d’azote (0,1 à 0,2 %). Le soudage de ces aciers pose un problème d’ajustement de la
concentration en ferrite de la zone fondue et de la ZAT par suite de
L’addition de molybdène (2 à 3 %) améliore la tenue à certaines la cinétique de la solidification d’une part et des cycles de réchauf-
formes de corrosion (notamment par piqûres en présence d’ions fage en soudage multipasse d’autre part.
halogénés), ainsi que la résistance mécanique à haute température.
Certains produits (tubes soudés, pièces moulées) austéno-fer-
À haute température, leur comportement au fluage est excellent ritiques sont regroupés avec les austénitiques (NF A 49-147 et
(addition de bore : < 45 ppm), et il convient de noter à ce sujet que NF A 32-056)
la vérification vis-à-vis de ce mode de ruine ne devient dimension-
nante qu’au-delà de 590 oC pour les longues durées (105 h) ou
640 oC pour les durées intermédiaires et ce dans le cas des nuances
1.3.7 Aciers à striction garantie
classiques à teneur moyenne en carbone et stabilisées.
dans le sens travers-court
Par ailleurs, leur utilisation en atmosphère oxydante est envisa-
geable jusqu’à 800 oC (Cr < 18 %), 1 050 oC (18 < Cr < 25 %) ou Pour cette catégorie d’aciers, l’élaboration fait appel à une
même 1 100 oC (haut Si ou Ni > 30 %) (les températures indiquées composition chimique appropriée (bas soufre et/ou addition d’élé-
sont susceptibles d’être diminuées de 150 oC en présence d’atmos- ments sphéroïdisants), limitant ou modifiant l’état inclusionnaire, et
phères réductrices). Toutefois les nuances à haute teneur en Cr autorisant ainsi une ductilité en traction dans la direction du tra-
(> 20 %) sont susceptibles de fragilisation lors de maintien prolongé vers-court (z ). La caractéristique de ductilité garantie, mesurée lors
entre 600 et 850 oC (formation de phase sigma). de l’essai est le coefficient de striction (Z ) ; trois valeurs de striction
Les aciers inoxydables austénitiques donnent finalement lieu à un peuvent être garanties (Z 15 à Z 35).
classement en quatre catégories. Les produits laminés (qui peuvent être des tôles, bandes lar-
■ Nuances austénitiques au Cr-Ni ou au Cr-Ni-Mo, dans lesquelles ges-plats et profilés) présentant une ductilité garantie dans le sens
il est possible d’observer : travers-court, d’épaisseur comprise entre 15 et 250 mm, de nuances
non inoxydables dont la limite d’élasticité garantie n’excède pas
— les nuances à basse teneur en carbone (C < 0,03 %) ; 500 MPa, font l’objet de la norme NF EN 10164.
— les nuances à teneur moyenne en carbone (0,03 % < C
< 0,08 %) non stabilisées ;
— les nuances stabilisées (Ti ou Nb) à carbone moyen ; 1.3.8 Aciers à usinabilité améliorée
— les nuances comportant une addition d’azote ;
— les nuances comportant une addition de bore. Les additions telles que soufre, plomb (ou S et Pb), traditionnelle-
Dans cette première catégorie, à l’exception des nuances non sta- ment incorporées dans les aciers (NF A 35-561 et NF A 49-310), afin
bilisées à carbone moyen, qui ne peuvent être soudées valablement de fragmenter le copeau en cours d’usinage, favorisent la fissura-
qu’à l’aide de procédés délivrant un cycle thermique très rapide de tion à chaud en zone fondue lors d’opérations de soudage à forte
façon à minimiser l’importance et l’étendue des carbures formés dilution sur la tranche des produits. En revanche, les risques sont
lors du cycle (*), toutes les autres nuances ne présentent pas de pro- minimisés lorsque les soudures sont exécutées sur peau (assembla-
blèmes particuliers de soudabilité. À noter toutefois que le soudage ges à clin de pièces coaxiales emboîtées par exemple) avec dilution
des nuances à l’azote ne permet pas de maintenir dans la zone fon- limitée le plus possible.
due la teneur de l’alliage de base et qu’en conséquence les caracté- Quelques documents normatifs récents (NF A 49-312 et
ristiques mécaniques s’en trouvent légèrement réduites. XP A 49-342) proposent diverses nuances présentant une soudabi-
(*) Noter ici l’aptitude du soudage par résistance par points ou par bossages qui permet lité convenable avec des procédés classiques de soudage par
de confiner la ZAT (potentiellement sujette à carbures) hors de la surface soumise à corro- fusion.
sion.

■ Nuances dites superausténitiques à haute teneur en Cr et Ni,


dans lesquelles il est encore loisible d’observer des additions diver-
ses destinées à améliorer soit la résistance à certaines corrosions 1.4 Prévention du risque
(Mo + Cu par exemple), soit la tenue à l’oxydation à haute tempéra- de rupture fragile
ture (Si par exemple).
Pour cette deuxième catégorie, il y a lieu, en revanche, de procé-
der à un choix approprié du produit d’apport afin de permettre l’éla- 1.4.1 Introduction
boration d’une zone fondue comportant, sous réserve des
impératifs de tenue à la corrosion, ou de fragilisation par phase À l’exception de la famille austénitique dont la maille atomique
sigma, une faible quantité de ferrite afin d’éviter la fissuration à élémentaire cubique à face centrée comporte d’innombrables plans
chaud. de glissement, les autres familles d’aciers comportent une maille
cubique centrée (ferrite), éventuellement déformée par une trans-
■ Nuances permettant un durcissement par précipitation (addi- formation martensitique (maille quadratique centrée) qui donne lieu
tions de Ti, V, B). à deux mécanismes de rupture :
Les nuances de cette catégorie sont caractérisées par une souda- — glissements (rupture ductile) ;
bilité délicate. — clivages (rupture fragile),

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observables en principe de part et d’autre d’une température dite


de transition (TK ) qui est dépendante de très nombreux facteurs
(géométrie, métallurgie de la pièce, chargement, milieu). σ
Les concepts modernes de dimensionnement vis-à-vis de la rup-
ture (endommagement progressif, rupture brutale) admettent l’exis-
tence d’un défaut plan (dimensions : 2 c, a, si débouchant) passé
inaperçu à l’issue des contrôles non destructifs (CND) de fabrication
et de maintenance, et sollicité en mode I (figure 6) lors des diverses a
situations d’étude de la structure (fonctionnement normal, excep- 2c
tionnel, surcharge d’essai).
La stabilité du défaut plan sous charge vis-à-vis de la rupture fra-
gile s’énonce alors simplement par la condition suivante :
KI < KIc
relation dans laquelle KI et KIc représentent respectivement le fac-
teur d’intensité de contrainte maximal à la pointe du défaut, et sa e
valeur critique dans le matériau dans les conditions du chargement.
Il y a lieu d’observer que KI dépend :
— de l’épaisseur de la paroi (e ) c’est-à-dire de la triaxialité des Figure 6 – Défaut plan dans l’assemblage soudé
contraintes à fond de défaut ;
— du niveau de contrainte existant au voisinage du défaut, qui
inclut notamment :
• la contrainte géométrique (σG) qui tient compte de la pièce et
RR
de ses imperfections,
• et la contrainte résiduelle (σu) vraisemblablement générée par Essais MR :
les diverses opérations de fabrication (mise en forme et/ou sou- KIc (élastique)
dage). CODc (élastoplastique)
De son coté KIc est fonction : JIc (élastoplastique)
— de la structure métallurgique de l’acier (nuance et qualité) qui
dépend évidemment :
• du traitement thermique d’élaboration,
• du fibrage et de l’orientation du plan de rupture vis-à-vis de ce
dernier, Essais de flexion
• de l’écrouissage éventuel de fabrication et du vieillissement par choc sur barreau entaillé (KCV)
qui peut en résulter ; e
— des conditions de chargement de la structure, à savoir :
• la température (Tmin), Figure 7 – Essais de caractérisation de la ténacité
• la vitesse de déformation (dε /dt ) au voisinage du défaut ;
— du milieu (corrosion éventuelle).
En pratique, la ténacité d’un acier peut être appréciée : la formulation est établie sur la base de défauts « équi-KI » de forme
— soit à l’aide d’essais de flexion par choc sur éprouvettes semi-elliptique (défauts débouchants) ou rectiligne (défauts traver-
comportant une entaille artificielle calibrée (désignée également par sants) dont les dimensions fixées arbitrairement peuvent être consi-
résilience Kcv), définis par le document normatif NF EN 10045-1 ; dérées comme industriellement réalistes.
— soit par des essais spécifiques de mécanique de la rupture
La méthode est reprise dans le document normatif FD A36-010
(KIc , CODc , JIc) sur des éprouvettes comportant une véritable fis-
dont la formulation générale s’exprime par :
sure, eux-mêmes également définis par les documents normatifs
A 03-180 à A 03-184. [CODc : valeur critique de l’ouverture en fond Tmin = 1,4 TK28 + 70 ln [(fy – 50)/360]
de fissure (Crack Opening Displacement ), JIc : valeur critique de + 25 + DT (e ) + DT (ε’) + DT (σ /fy)
l’intégrale de Rice (N/mm)].
À l’évidence, les essais spécifiques de mécanique de la rupture expression dans laquelle TK28 représente la température à laquelle
(MR) sont particulièrement appropriés dans le cas des constructions est garantie l’énergie de rupture de 28 J et ∆T (e ), ∆T (ε’), ∆T (σ/fy )
épaisses et/ou réalisées en acier à haute résistance (figure 7), tandis sont des fonctions respectives de l’épaisseur, de la vitesse de défor-
que l’essai de flexion par choc sur barreau entaillé constitue une mation et du niveau de contrainte (σG + σu).
approche raisonnable de caractérisation de ténacité d’un acier dans La figure 8, qui reproduit le graphique relatif à l’acier S 355, mon-
toutes les autres situations. tre comment la température Tmin évolue selon les diverses varia-
bles, prouvant en cela l’erreur commise par les errements simplistes
et anciens qui consistaient à choisir la température de référence
1.4.2 Principe de la détermination d’une qualité TK28 ni plus ni moins égale qu’à Tmin .
d’acier au moyen de l’essai de flexion
Il y a lieu de noter qu’une méthodologie semblable est proposée
par choc par un code récent de construction de charpente métallique [4].
C’est à l’IRSID [3] que revient le mérite d’avoir établi la corrélation Il est utile de préciser enfin que la température de référence TK28
entre KIc et KV28 , dans le cadre de travaux sur la mécanique de la garantie sur l’état de livraison du produit en acier, est susceptible
rupture, conduisant en conséquence à l’élaboration d’une formula- d’évoluer de façon défavorable (c’est-à-dire de s’accroître) sous
tion permettant d’exprimer assez simplement la température mini- l’effet d’une mise en forme par déformation plastique à froid
male d’utilisation sous charge (Tmin) en fonction des divers (écrouissage), puis de s’élever encore par vieillissement éventuel
paramètres susceptibles d’influencer la rupture fragile, lesquels naturel ou accéléré, dans la mesure où l’acier présente une sensibi-
sont convertis en termes de température. Il convient de préciser que lité vis-à-vis de ce dernier phénomène.

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truction soudée non parachevée (ni relaxée), soumise en fatigue,


Tmin (°C) résulte des constatations suivantes :
fy = 355 MPa
TK28 = +20 °C — l’assemblage soudé est le siège d’entailles naturelles d’acuité
40 dε = 0,1 s–1 notable réduisant la phase d’initiation de l’endommagement ;
dt — la cinétique de fissuration (phase de propagation) est peu
σ
0,85 < < 1,0 dépendante de la nuance de l’acier ;
fy
0 °C — le niveau des contraintes résiduelles de soudage est plus
20 élevé, et les déformations induites par l’opération le sont égale-
ment, générant de la sorte des flexions parasites accrues.
–20 °C
À noter que ce dernier inconvénient est de nature à ne pas
compenser l’amélioration qui devrait résulter de l’amincissement
0 apporté par la nuance HLE (effet d’échelle).
50 100 150 e (mm) Lorsqu’une justification est apportée dans la mise en œuvre d’un
acier HLE, une préférence doit être donnée à des nuances d’élabora-
–40 °C
tion thermomécanique, qui permettent des approvisionnements de
–20 produits plats, longs et tubulaires d’épaisseurs non négligeables, et
ce en raison de l’amélioration significative de soudabilité locale
apportée par ce procédé d’élaboration. À noter toutefois que les
TK28 = –60 °C
aciers thermomécaniques ne supportent pas les traitements thermi-
–40
ques à température supérieure à 550 oC, ce qui est de nature à poser
un problème dans le cas de constructions très épaisses pour les-
quelles la prise en compte du paragraphe 1.4 conduit à spécifier une
Figure 8 – Évolution de Tmin en fonction de e et de TK28 dans le cas relaxation thermique. D’un autre côté, le soudage de pièces minces
de l’acier S 355 pose le problème analogue d’adoucissement de la ZAT et des
conséquences qui en résultent sur le comportement intrinsèque
de l’assemblage (cf. BM 5 186, § 1.1.2).
En ce qui concerne les autres catégories d’aciers HLE faiblement
1.5 Critères de choix des nuances d’acier alliés, il convient, en construction soudée, de préférer les nuances
en vue du soudage élaborées dans ce but, qui comportent une teneur modérée en
carbone (C < 0,20 %) et en manganèse (Mn < 1,20 %), plutôt que
celles s’adressant à des usages généraux (NF EN 10083-x par exem-
Au stade de la conception d’une construction soudée, le projeteur ple). En effet, ces dernières sont susceptibles de contenir un haut
doit prendre en considération divers critères lui permettant de défi- carbone, lequel donne lieu à une ZAT dont la dureté et la fragilité
nir quelques nuances susceptibles d’être appropriées pour chacun excessives et incompatibles avec l’impératif d’adaptation plastique,
des éléments constitutifs de la construction. conduisent à réaliser un traitement thermique de revenu après sou-
Nota : le terme « nuance » est utilisé ici dans son sens le plus général qui englobe à la dage, pénalisant de la sorte le prix de revient de la construction.
fois les propriétés mécaniques, chimiques et l’état structural.
Les critères à considérer sont a priori aussi disparates que ceux se Dans le cas de produits corroyés, une importance toute particu-
rapportant à l’aspect technique : lière doit être accordée à l’orientation du fibrage, tant sur le plan du
comportement du joint soudé vis-à-vis de l’autobridage éventuel
— température d’utilisation ; (sensibilité à l’arrachement lamellaire), que sur celui du comporte-
— niveau de contrainte en transit dans l’élément ; ment vis-à-vis de la corrosion ou même de la tenue en fatigue (rôle
— impératif de poids et/ou rigidité de la structure sous charge ; de l’orientation et de l’alignement des inclusions).
— phénomènes de corrosion ou d’abrasion ;
— variabilité des actions conduisant à la fatigue mécanique ou
thermique ;
1.6 Récapitulatif des nuances d’aciers
ou ceux ayant trait à l’aspect économique :
pour construction mécanique
— type de produit et mode de mise en forme permettant in fine
l’obtention de l’élément constitutif ; Le tableau 1 (p. 13) présente, sous la forme d’une classification
— délais d’approvisionnement du produit ; inspirée du fascicule de documentation CR 12187 (1995), une liste
— cadences de production (en série) de la construction ; non exhaustive des nuances d’aciers utilisables en construction
— disponibilité de MOS dans les services de production,... mécanique soudée.
Très fréquemment, lorsque ne se posent ni les problèmes de cor- La présentation des nuances ainsi que la référence normative per-
rosion ou d’abrasion, ni ceux de résistance aux hautes ou très bas- mettent de connaître rapidement :
ses températures, c’est l’impératif de poids qui prévaut (en
— le type de produit concerné (produits plats, profilés, barres,
particulier dans le cas de structures en mouvement) conduisant
tubes soudés ou non, forgés, moulés) ;
naturellement le projeteur vers des nuances d’aciers à haute limite
d’élasticité. Cette approche se justifie pleinement lorsque la cons- — l’état métallurgique de référence ;
truction ne fait l’objet que de chargements essentiellement stati- — la destination habituelle du produit (exception faite des aciers
ques. En revanche, la démarche est critiquable dans la mesure où la alliés au Cr-Mo pour usage à chaud, et des aciers alliés au Ni pour
construction se trouve soumise à variabilité de chargement, sans basse température, pour lesquels les références normatives rete-
que cette dernière ait donné lieu pour autant : nues concernent les appareils et tuyauteries pour fluides sous pres-
sion, toutes les autres références normatives s’adressent à des
— ni à une vérification de son dimensionnement par calcul en usages généraux ou à la construction mécanique) ;
fatigue ; — la limite d’élasticité minimale garantie à l’ambiante ;
— ni à une étude appropriée de conception vis-à-vis de cette — les caractéristiques mécaniques garanties à température
forme d’endommagement, avec en particulier la définition de para- élevée ;
chèvements sur les assemblages soudés. — la température pour laquelle une énergie de rupture de 27 J
Il convient en effet de souligner ici que l’inopportunité d’une (valeur moyenne mesurée sur échantillonnage de 3 éprouvettes), en
nuance HLE (à haute limite d’élasticité) mise en œuvre sur une cons- flexion par choc est garantie sur éprouvettes entaillées en V ;

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— la soudabilité des nuances référencées, étant entendu que Nota : les indices se rapportent aux notions de soudabilité locale et globale et sont
exprimés numériquement de 1 (excellente soudabilité) à 4 (très mauvaise soudabilité).
l’indice affecté se rapporte à des procédés de soudage à l’arc (1xx),
mis en œuvre au travers de MOS comportant, sauf exceptions pré- Il est superflu de préciser qu’une telle classification, établie à partir
cisées, un métal d’apport homogène, et dans le cas d’assemblages de documents normatifs qui, par définition sont en évolution perma-
non spécialement bridés lors de leur exécution. nente au cours du temps, se doit d’être tenue à jour périodiquement.

Légende et renvois du tableau 1


Type de produit :
P : tôles, larges-plats, bandes L : profilés B : barres
Tu : tubes sans soudure Ts : tubes soudés
E : estampés, matricés F : forgés M : moulés
État :
Lc : laminage à chaud Lf : laminage à froid Ln : laminage normalisant
Mc : formage à chaud Mf : formage à froid Ec : écrouissage
N : traitement thermique de normalisation Tc : refroidissement contrôlé TM : laminage thermo-mécanique
R : traitement thermique de revenu T + R : traitement thermique H : traitement thermique
de trempe et revenu d’hypertrempe
Dp : traitement thermique de précipitation Rc : traitement thermique de recuit
Usage :
Gé : généraux Mf : pour mise en forme à froid Mé : mécanique
Pr : appareils et tuyauteries pour fluides sous pression Aé : aéronautique
Nuances :
x, xx : signifie que plusieurs qualités existent pour la nuance donnée (la température TK27 indiquée est alors celle de la qualité la plus
performante).
Lorsqu’il y a plusieurs nuances, celles-ci sont données dans l’ordre de la moins résistante à la plus résistante.
Composition chimique :
c : garantie sur coulée p : garantie sur produit * : carbone équivalent garanti sur coulée
Limite d’élasticité à l’ambiante :
Les valeurs indiquées sont les valeurs minimales garanties (ReH , ou Rp 0,2) pour des dimensions n’excédant pas :
16 mm d’épaisseur pour les produits : P, L, Tu, Ts
40 mm de diamètre pour les barres (B)
50 mm d’épaisseur pour les moulés (M), forgés (F), et estampés (E).
Lorsqu’il y a deux valeurs, celles-ci correspondent aux deux nuances extrêmes de la colonne « Nuances ».
Caractéristiques mécaniques à chaud :
f2T : limite d’élasticité à 0,2 % garantie à chaud f1T : limite d’élasticité à 1 % garantie à chaud
fuT : charge de rupture garantie à chaud σ1,R : contraintes de fluage (1 % et rupture) garanties
Résilience par flexion par choc :
(L) : énergie de rupture garantie en sens long sans (T) : énergie de rupture garantie en sens travers
signifie qu’aucune valeur n’est garantie par la norme
(2) : énergie de 40 J garantie (au lieu de 27) (4) : énergie de 60 J garantie
(3) : énergie de 50 J garantie (5) : énergie de 80 J garantie
Indice de soudabilité :
4 : soudabilité très difficile malgré les précautions de soudage (risque de fissuration très important)
3 : soudabilité délicate, nécessite des précautions de soudage
2 : soudabilité convenable avec précautions élémentaires
1 : excellente soudabilité en toutes circonstances
(7) : nécessite des précautions vis-à-vis des cycles thermiques de soudage en raison de la garantie sur TK27
(8) : de préférence sur état traité ; le revenu de précipitation peut être réalisé après soudage
(9) : sur état recuit ; le traitement thermique (T + R) est à effectuer immédiatement après soudage
(10) : de préférence sur état hypertrempé
(11) : soudable uniquement en hétérogène
(12) : indice diminué d’un point si soudage sur peau du produit.
Lorsqu’il y a deux valeurs séparées par une barre oblique, celles-ci correspondent aux deux nuances extrêmes de la colonne « Nuances ».

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Tableau 1 – Classification des nuances d’aciers pour construction mécanique soudée (1)

Carac- TK27 Indice


Type Compo- fy à
Sous- Référence normative téristi- long/ de
de État Usage Nuances sition l’ambiante
groupe (date de parution) ques travers souda-
produit chimique
(MPa) à chaud (oC) bilité

Groupe 1 - Aciers non alliés ou C-Mn tels que fy < 450 MPa, C < 0,25 % et Mn < 1,7%
1-1 NF EN 10025 (12-93) P, L, B Lc, N Gé E185 sans 185 sans sans 2
NF EN 10025 (12-93) P, L, B N, Ln Gé S235xx, S275xx c+p 235/275 sans – 20 (L) (2) 1
NF A 36-301 (06-92) P Lc Mf 1C, 3C, 3CT c 200 sans sans 2/1
NF A 35-551 (07-86) B N Mé XC10 à XC18 c ou p 210/245 sans sans 1
NF EN 10083-1, 2 (02-97) P, B, E N Gé C22E, C25E, 1C22, 1C25 c + p 210/230 sans sans 2
NF A 37-401 (02-93) B Ec Mé S235 Et c+p 270 sans sans 2
fy < 275 MPa

NF A 36-612 (01-82) F Gé F37, F42, F48 c+p 195/265 sans sans 1/2
NF A 49-112 (03-87) Tu Lc, N Gé, Pr TUE220A, TUE235A c+p 220/235 sans sans 1
NF A 49-501 (10-86) Tu, Ts Mc, N Gé TxE235 x, TxE275 x p 235/275 sans – 20 (L) 1
NF EN 10210-1 (08-94) Tu, Ts Mc, N Gé S235JRH, S275JxH c* + p 235/275 sans – 20 (L) 1
NF EN 10219-1 (10-97) Ts Mf Gé S235JRH, S275JxH c* + p 235/275 sans – 20 (L) 1
NF A 49-310 (12-94) Tu N Mé TU37b c 240 sans sans 1
NF A 49-311 (12-74) Tu Lf, Lc Mé TU37b c+p 220 sans sans 1
NF A 49-330 (09-85) Tu N Mé TU37B, TU42B c+p 220/240 sans sans 1
A 32-054 (09-94) M N Gé GE230, G16Mn5 c+p 230/250 sans 20/– 20 2/1
1-2 NF EN 10025 (12-93) P, L, B Lc, N Gé E295, E335, E360 sans 295/360 sans sans 2/3
NF EN 10025 (12-93) P, L, B N, Ln Gé S355xx c+p 355 sans – 20 (L) (2) 2
NF A 37-401 (02-93) B Ec Mé C22R Et c+p 310 sans sans 2à3
275 < fy < 360 MPa

NF A 36-612 (01-82) F Gé F52 c+p 320 sans sans 2


NF A 49-501 (10-86) Tu, Ts Mc, N Gé TxE295 x, TxE355 x p 295/355 sans – 20 (L) (2) 2
NF EN 10210-1 (08-94) Tu, Ts Mc, N Gé S355JxH c* + p 355 sans – 20 (L) 2
NF EN 10219-1 (10-97) Ts Mf Gé S355JxH c* + p 355 sans – 20 (L) 2
NF A 49-310 (12-94) Tu N Mé TU52b c 350 sans sans 2
NF A 49-311 (12-74) Tu Lf, Lc Mé TU52b c+p 345 sans sans 2
NF A 49-330 (09-85) Tu N Mé TU52B c+p 350 sans sans 2
A 32 054 (09-94) M N Gé GE280, G20Mn6 c+p 280/300 sans 20/– 20 2
1-3 NF A 37-401 (02-93) B Ec Mé E335 Et, 20Mn5 Et c+p 370/390 sans sans 3/2

fy > 360 NF A 49-501 (10-86) Tu, Ts Mc, N Gé TUE450 x, TSE450 x p 450 sans – 20 (L) (2) 2
MPa NF A 49-310 (12-94) Tu N, Ec Mé TU20MV6 c 440 sans sans 2
Groupe 2 - Aciers à grains fins normalisés ou thermomécaniques
2-1 GFN NF EN 10149-3 (12-95) P N, Ln Mf S260NC c+p 260 sans – 20 (L) (2) 1 (7)
fy < 275 MPa

NF EN 10113-2 (06-93) P, L, B N, Ln Gé S275Nx, c* + p 275 sans – 20 (T) 1 (7)


NF EN 10210-1 (08-94) Tu, Ts N Gé S275NxH c* + p 275 sans – 50 (L) 1 (7)
NF EN 10219-1 (10-97) Ts Mf Gé S275NxH c* + p 275 sans – 50 (L) 1 (7)
NF A49-330 (09-85) Tu N Mé TU42BT c+p 240 sans – 45 (L) 1 (7)
2-2 GFN NF EN 10149-3 (12-95) P N, Ln Mf S315NC à S420NC c+p 315/420 sans – 20 (L) (2) 1/2 (7)
fy > 275 MPa

NF EN 10113-2 (06-93) P, L, B N, Ln Gé S355Nx à S460Nx c* + p 355/460 sans – 20 (T) 2 (7)


NF EN 10210-1 (08-94) Tu, Ts N Gé S355NxH à S460NxH c* + p 355/460 sans – 50 (L) 2 (7)
NF EN 10219-1 (10-97) Ts Mf Gé S355NxH à S460NxH c* + p 355/460 sans – 50 (L) 2 (7)
A 32 054 (09-94) M N+R Gé G10MnMoV6 c+p 380 sans – 40 2 (7)
(1) Se reporter à l’encadré p. 12 pour la légende et les renvois.

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Tableau 1 – Classification des nuances d’aciers pour construction mécanique soudée (1) (suite)

Carac- TK27 Indice


Type Compo- fy à
Sous- Référence normative long/
de État Usage Nuances sition l’ambiante téristi- de
groupe (date de parution) ques travers souda-
produit chimique
(MPa) à chaud (oC) bilité

2-3 TM NF EN 10149-2 (12-95) P TM Mf S315MC à S700MC c+p 315/700 sans – 20 (L) (2) 1/2 (7)
NF EN 10113-3 (09-92) P, L, B TM Gé S275Mx à S460Mx c* + p 275/460 sans – 20 (T) 1 (7)
NF EN 10219-2 (10-97) Ts TM Gé S275MxH à S460MxH c* + p 275/460 sans – 50 (L) 1 (7)
Groupe 3 - Aciers non alliés, microalliés ou faiblement alliés, trempés et revenus tels que C < 0,25 %
3-1 NF EN 10137-2 (12-95) P T+R Gé S460Qxx, S500Qxx c+p 460/500 sans – 60 (T) 2 (7)
NF EN 10137-3 (12-95) P T + Dp Gé S500A, S500AL c+p 500 sans – 40 (T) 2 (7)
fy < 500
A 32 054 (09-94) M T+R Gé G10MnMoV6 c+p 500 sans – 40 2 (7)
3-2 NF EN 10137-2 (12-95) P T+R Gé S550Qxx à S690Qxx c+p 550/690 sans – 60 (T) 2 (7)
NF EN 10137-3 (12-95) P T + Dp Gé S550Ax à S690Ax c+p 590/690 sans – 40 (T) 2 (7)
NF A 35-551 (07-86) B T+R Mé 16MC5 à 20MC5 c ou p 600/690 sans sans 2
NF A 35-551 (07-86) B T+R Mé 18CD4 c ou p 620 sans sans 2

500 < fy < 690 MPa


NF A 35-551 (07-86) B T+R Mé 10NC6 à 20NC6 c ou p 500/690 sans sans 2à3
NF A 35-557 (06-83) V T+R Mé 25CD4 c+p 800 sans sans 2
NF A 35-557 (06-83) V T+R Mé 21B3, 20MB5 c+p 600/660 sans sans 2
NF EN 10083-1 (02-97) P, B, E T+R Gé 25CrMo4 c+p 600 sans + 20 (L) (2) 2
NF EN 10083-3 (04-96) P, B, E T+R Gé 20MnB5 c+p sans sans sans 2
A 32 054 (09-94) M T+R Gé G25CrMo4, c+p 550/650 sans 0/– 20 2/3
G20CrNiMo12
3-3 NF EN 10137-2 (12-95) P T+R Gé S890Qxx, S960Qx c+p 890/960 sans – 40 (T) 2 (7)

fy > L06-380-2 (04-91) P, B, F T+R Aé 15CDV6 c 780/930 sans sans 2


690 MPa A 32 054 (09-94) M T+R Gé G15CrMoV6 c+p 700/930 sans + 10 2à3
Groupe 5 - Aciers au Cr-Mo pour usage à chaud
5-1 NF EN 10028-2 (12-92) P (N, T) + R Pr 13CrMo4 5 c+p 300 f2T , σ1,R 0 (T) 2
NF A 49-213 (03-90) Tu N+R Pr TU13CD4 04, c+p 290/325 f2T , σ1,R 0 (L) 2
0,75 < Cr < 1,5 %

TU10CD5 05
NF A 49-243 (04-85) Ts N+R Pr TS15CD4 05 c+p 295 f2T , σ1,R 0 (L) 2
NF A 36-602 (07-88) F (N, T) + R Pr 15CD4 05 c+p 295 f2T , σ1,R 0 (T) 2
NF EN 10213-2 (02-96) M T+R Pr G17CrMo5 5, c+p 315/440 f2T , σ1,R + 20 2/3
G17CrMoV5
5-2 NF EN 10028-2 (12-92) P (N, T) + R Pr 10CrMo9 10, c+p 310 f2T , σ1,R 0 (T) 2à3
11CrMo9 10
NF A 49-213 (03-90) Tu N+R Pr TU10CD9 10 c+p 325 f2T , σ1,R 0 (L) 2à3
1,5 < Cr NF A 36-602
< 3,0 %
(07-88) F (N, T) + R Pr 10CD9 10, 10CD12 10 c+p 310 f2T , σ1,R 0 (T) 2à3
NF EN 10213-2 (02-96) M T+R Pr G17CrMo9 10 c+p 400 f2T , σ1,R + 20 (2) 2à3
5-3 NF A 36-206 (08-83) P (N, T) + R Pr Z10CD5 05 c+p 310/390 f2T , σ1,R 0 (T) 3
NF A 49-253 (09-82) Ts N+R Pr TSZ10CD5 05 c+p 390 f2T , σ1,R 0 (T) 3
3,0 > Cr NF A 36-602 (07-88) F (N, T) + R Pr Z10CD5 05 c+p 310/390 f2 T, σ1,R 0 (T) 3
NF EN 10213-2 (02-96) M T+R Pr GX15CrMo5 c+p 420 f2T , σR + 20 3
(1) Se reporter à l’encadré p. 12 pour la légende et les renvois.

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Tableau 1 – Classification des nuances d’aciers pour construction mécanique soudée (1) (suite)

Carac- TK27 Indice


Type Compo- fy à
Sous- Référence normative long/
de État Usage Nuances sition l’ambiante téristi- de
groupe (date de parution) ques travers souda-
produit chimique
(MPa) à chaud (oC) bilité

Groupe 7 - Aciers alliés au Ni


Aciers pour usage à basse température
7-1 NF EN10028-4 (12-94) P N, Ln Pr 11MnNi5 3, 13MnNi6 3 c + p 285/355 sans – 60 (T) 1 (7)
Ni < 2,0 %

NF EN10028-4 (12-94) P (N, T) + R Pr 15NiMn6 c+p 355 sans – 80 (T) 2 (7)


NF A 49-240 (09-83) Ts N Pr TS17N 2 c+p 325 sans – 60 (L) (2) 1 (7)
NF A 49-330 (09-85) Tu N Mé TU17N 2 c+p 325 sans – 60 (L) (2) 1 (7)

7-2 NF EN 10028-4 (12-94) P (N, T) + R Pr 12Ni14 c+p 355 sans – 100 (T) 3 (7)

2,0 < Ni NF A 49-240 (09-83) Ts N+R Pr TS10N9 c+p 245 sans – 80 (L) (2) 2 (7)
< 4,0 % NF A 49-330 (09-85) Tu N+R Mé TU10N14 c+p 245 sans – 100 (L) 3 (7)
7-3 NF EN 10028-4 (12-94) P (N, T) + R Pr 12Ni19 c+p 390 sans – 120 (T) 2 (7) (11)
4,0 < Ni
NF EN 10028-4 (12-94) P T+R Pr X7Ni9, X8Ni9 c+p 490/585 sans – 196 (T) 2 (7) (11)
< 10 %
Aciers à très haute résistance durcis par précipitation
7-4 Ni
L06-380-2 (04-91) P, B, F H + Dp Aé E-Z2NKD18 8 5 c 1 600 sans sans 1 à 2 (8)
> 10 %
Groupe 8 - Aciers inoxydables ferritiques et martensitiques au Cr
8-1 NF EN 10088-2, 3 (11-95) P, B Rc Gé X2CrNi12, X2CrTi12 c+p 210/250 f2T sans 3/2
NF EN 10088-2, 3 (11-95) P, B Rc Gé X6Cr13, X6CrNiTi12 c+p 220/250 f2T sans 2/3
NF EN 10088-2 (11-95) P Rc Gé X6CrAl13 c+p 210 f2T sans 2à3
NF EN 10088-2, 3 (11-95) P, B Rc Gé X6Cr17 c+p 240 f2T sans 3à4
Aciers ferritiques

NF EN 10088-2 (11-95) P Rc Gé X3CrTi17, X3CrNb17 c+p 230 f2T sans 2


NF EN 10088-2 (11-95) P, B Rc Gé X6CrMo17, c+p 260/280 f2T sans 3/2
X2CrMoTi18
NF A 35-578 (10-91) P, B Rc Gé Z12C25 c+p 240 f2T fuT sans 3à4
NF A 35-578 (10-91) P, B Rc Gé Z12CAS18, Z12CAS25 c+p 290 f2T fuT sans 3à4
NF A 49-117 (09-85) Tu Rc Gé, Pr TUZ10C17 c+p 250 sans sans 4
NF A 49-148 (12-80) Ts Mf, Rc Gé, Pr TSZ6CT12, TSZ5CT14 c+p 225/245 sans sans 2/3
NF A 49-148 (12-80) Ts Mf, Rc Gé, Pr TSZ8C17, TSZ6CT17 c+p 250/325 sans sans 3/2
NF A 36-613 (09-86) F Rc Gé Z6CA13-F, Z8C17-F c+p 225 sans sans 3à4
8-2 NF EN 10088-2, 3 (11-95) P, B T+R Gé X12Cr13, X20Cr13 c+p 400/550 f2T sans 2/4
NF EN 10088-2, 3 (11-95) P, B T+R Gé X30Cr13 c+p 600 sans sans 4
NF EN 10088-2, 3 (11-95) P, B T+R Gé X3CrNiMo13-4 c+p 650/800 f2T + 20 (3) 2
NF EN 10088-2, 3 (11-95) P, B T+R Gé X4CrNiMo16-5-1 c+p 680 f2T + 20 (3) 2
NF A 35-578 (10-91) P, B T+R Gé Z12CNDV12-3 c+p 800 f2,uT σ1,R + 20(T) 2 à 3 (9)
Durcissement par trempe

NF A 35-578 (10-91) P, B T+R Gé Z21CDV12, c+p 600/750 f2,uT σ1,R + 20(T) 4


Aciers martensitiques -

Z21CDNbV11
L06-380-2 (04-91) P, B, F T+R Aé Z12CN13 c 410 sans sans 2 (9)
L06-380-2 (04-91) P, B, F T+R Aé Z12CNDV12 c 750 sans sans 2 à 3 (9)
NF A 49-117 (09-85) Tu Rc Gé, Pr TUZ12C13 c+p 210 sans sans 2
NF A 36-613 (09-86) F T+R Gé Z12C13-F à Z30C13-F c+p 400/800 sans sans 2/4
NF A 36-613 (09-86) F T+R Gé Z5CND13 4-F, c+p 700/850 sans sans 2à3
CND17 5-F
NF A 32-059 (03-84) M T+R Gé Z12C13-M, Z22C13-M c+p 400/500 sans sans 2à3
NF A 32-059 (03-84) M T+R Gé Z6CN12 1-M, CN12 2-M c+p 380/650 sans 0 3
NF A 32-059 (03-84) M T+R Gé Z4CND13 4-M c+p 500/750 sans 0/+ 20 2
NF A 32-059 (03-84) M T+R Gé Z4CN16 4-M, c+p 580/850 sans 0 (2) 2
CND16 4-M
(1) Se reporter à l’encadré p. 12 pour la légende et les renvois.

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Tableau 1 – Classification des nuances d’aciers pour construction mécanique soudée (1) (suite)

Carac- TK27 Indice


Type Compo- fy à
Sous- Référence normative long/
de État Usage Nuances sition l’ambiante téristi- de
groupe (date de parution) ques travers souda-
produit chimique
(MPa) à chaud (oC) bilité

8-3 NF EN 10088-2, 3 (11-95) P, B H + Dp Gé X5CrNiCuNb16-4 c+p 600/1 000 f2T sans 1à2
Durcisse- NF EN 10088-3 (11-95) B H + Dp Gé X5CrNiMoCuNb14-5 c+p 720/1 000 f2T + 20(L) 1à2
ment
structural FD A 35-570 (11-96) P, B H + Dp Gé Z7CNU15-5 c 720 sans + 20(L) 1à2
Ms > T0 NF A 32-059 (03-84) M H + Dp Gé Z5CNU16 4-M c+p 500/850 sans + 20 1à2
8-4 NF EN 10088-2, 3 (11-95) P, B H + Dp Gé X7CrNiAl17-7 c+p 1 310 sans sans 3
Durcisse-
ment NF EN 10088-2 (11-95) P H + Dp Gé X8CrNiMoAl15-7-2 c+p 1 380 sans sans 3
structural
Ms > T0 FD A 35-570 (11-96) B H + Dp Gé Z4CNDAT13-9 c 900/1 300 sans + 20(L) 3
Groupe 9 - Aciers inoxydables austénitiques

9-1
NF EN 10088-2, 3 (11-95) P, B H Gé X2CrNi18-9, c+p 200 f2T f1T + 20(T)(4) 1
X2CrNi19-11
NF EN 10088-2 (11-95) P H Gé X2CrNiN18-7, 18-10 c+p 270/330 f2T f1T + 20(T)(4) 1à2
NF EN 10088-2 (11-95) P Ec Gé X2CrNiN18-7 C850, c+p sans sans 2à3
C1 000
NF EN 10088-2, 3 (11-95) P, B H Gé X6CrNiTi18-10 c+p 200 f2T f1T + 20(T)(4) 1
NF EN 10088-2, 3 (11-95) P, B Ec Gé X6CrNiTi18-10 C700, c+p 350/500 sans sans 2à3
C800
NF EN 10088-2, 3 (11-95) P, B H Gé X2CrNiMo17-12-2, c+p 220 f2T f1T + 20(T)(4) 1
12-3
NF EN 10088-2, 3 (11-95) P, B H Gé X2CrNiMoN17-11-2, c+p 280 f2T f1T + 20(T)(4) 1à2
13-5
NF EN 10088-2, 3 (11-95) P, B H Gé X6CrNiMoTi17-12-2 c+p 220 f2T f1T + 20(T)(4) 1
NF EN 10088-2, 3 (11-95) P, B Ec Gé X6CrNiMoTi17 C700, c+p 350/500 sans sans 2à3
C800
NF A 35-578 (10-91) P, B H Gé Z6CNT18-10B, c+p 195/210 f2,uT σ1,R sans 2
CNNb18-12B
NF A 35-578 (10-91) P, B H Gé Z6CND17-13B, c+p 195/205 f2,uT σ1,R sans 2
Austénitiques

CNDT17-13B
NF A 35-578 (10-91) P, B H Gé Z8CN25-20, c+p 240 f2,uT σ1,R sans 2
Z15CNS25-20
NF A 35-578 (10-91) P, B H Gé Z15CN 23-13 c+p 240 f2,uT σ1,R sans 1à2
NF A 49-117 (09-85) Tu H Gé, Pr TUZ2CN18-10 c+p 175 f2T fuT – 196 (L) (5) 1
NF A 49-117 (09-85) Tu H Gé, Pr TUZ6CN18-10, c+p 190/200 f2T fuT – 196 (L) (5) 2/1
Z6CNT18
NF A 49-117 (09-85) Tu H Gé, Pr TUZ2CND17-12 c+p 175 f2T fuT – 196 (L) (5) 1
NF A 49-117 (09-85) Tu H Gé, Pr TUZ6CND17-12, c+p 190 f2T fuT – 196 (L) (5) 2/1
Z6CNDT
NF A 49-117 (09-85) Tu H Gé, Pr TUZ12CN24-12 c+p 220 sans – 196 (L) (5) 1
NF A 49-147 (12-80) Ts Mf, H Gé, Pr TSZ2CN18-10 c+p 175 sans sans 1
NF A 49-147 (12-80) Ts Mf, H Gé, Pr TSZ6CN18-10, c+p 195/205 sans sans 2/1
Z6CNT18
NF A 49-147 (12-80) Ts Mf, H Gé, Pr TSZ2CND17-12 c+p 195 sans sans 1
NF A 49-147 (12-80) Ts Mf, H Gé, Pr TSZ6CND17-12, c+p 205/215 sans sans 2/1
Z6CNDT
NF A 49-317 (11-80) Tu H Mé TUZ2CN18-10, c+p 175 sans sans 1
CND17-12
NF A 36-613 (09-86) F H Gé Z2CN18-10-F c+p 175 f2T – 196 (T) 1
(1) Se reporter à l’encadré p. 12 pour la légende et les renvois.

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Tableau 1 – Classification des nuances d’aciers pour construction mécanique soudée (1) (suite)

Carac- TK27 Indice


Type Compo- fy à
Sous- Référence normative long/
de État Usage Nuances sition l’ambiante téristi- de
groupe (date de parution) ques travers souda-
produit chimique
(MPa) à chaud (oC) bilité

NF A 36-613 (09-86) F H Gé Z6CN18-09-F, c+p 210/215 f2T – 196 (T) 2/1


CNT18-10-F
NF A 36-613 (09-86) F H Gé Z2CND17-12-F c+p 175 f2T sans 1
Austénitiques

NF A 36-613 (09-86) F H Gé Z6CND17-12-F, c+p 210/215 f2T sans 2/1


CNDT17
NF A 32-056 (03-84) M H Gé Z2CN18-10-M c+p 180 sans sans 1
NF A 32-056 (03-84) M H Gé Z6CN18-10-M, c+p 200 sans sans 2/1
Z6CNNb18
NF A 32-056 (03-84) M H Gé Z2CND18-12-M c+p 180 sans sans 1
NF A 32-056 (03-84) M H Gé Z6CND18-12-M, c+p 200 sans sans 2/1
Z6CNDNb
9-2 NF EN 10088-2, 3 (11-95) P, B H Gé X1NiCrMoCu25-20-5 c+p 220 f2T f1T + 20(T)(4) 2
NF EN 10088-2 (11-95) P H Gé X1CrNiMoN25-22-2 c+p 250 f2T f1T + 20(T)(4) 2
NF EN 10088-2, 3 (11-95) P, B H Gé X1NiCrMoCu31-27-4 c+p 220 f2T f1T + 20(T)(4) 2
NF A 35-578 (10-91) P, B H Gé Z8NC 33-21 c+p 190 f2,uT σ1,R + 20(T) 2
Super g
NF A 49-117 (09-85) Tu H Gé, Pr TUZ12CN25-20 c+p 220 sans – 196 (L) (5) 2
NF A 32-056 (03-84) M H Gé Z8CN25-20-M c+p 200 sans sans 2
NF A 32-056 (03-84) M H Gé Z6NCDU25-20-04-M c+p 170 sans sans 2
9-3 FD A 35-570 (11-96) P, B H + Dp Gé Z5NCTDV25-15B c 600 sans + 20(L)(3) 3 (10)
g Durcis- NF A 35-578 (10-91) P, B H + Dp Gé Z5NCTDV25-15B c+p sans f2,uT σ1,R + 20(T) 3 (10)
sement
Précipita- L 06-380-2 (04-91) B H + Dp Aé Z3NCT25, E Z3NCT25 c 660 sans sans 2/1 (10)
tion
9-4 NF EN 10088-2 (11-95) P H Gé X2CrMnNiN17-7-5 c+p 280 f2T f1T + 20(T)(4) 1
g Mn NF EN 10088-2 (11-95) P H Gé X12CrMnNiN c+p 320/330 f2T f1T + 20(T)(4) 1
17-7-5,18 9 5
Groupe 10 - Aciers austéno-ferritiques
10 NF EN 10088-2 (11-95) P H Gé X2CrNiN 23 4 c+p 400 f2T + 20(T)(4) 2
NF EN 10088-2, 3 (11-95) P, B H Gé X2CrNiMoN 22 5 3 c+p 450 f2T + 20(T)(4) 2
Aus-
téno- NF EN 10088-2, 3 (11-95) P, B H Gé X2CrNiMoCuN 25 6 3 c+p 490 f2T + 20(T)(4) 2
ferriti- NF EN 10088-2, 3 (11-95) P, B H Gé X2CrNiMoN 25 7 4 c+p 530 f2T + 20(T)(4) 2
ques
NF A 32-056 (03-84) M H Gé Z6CNDU20-08-M c+p 320 sans sans 2
Groupe 11 - Aciers non alliés ou faiblement alliés à teneur en carbone telle que C > 0,25 %
11-1 NF EN 10083-1, 2 (02-97) P, B, E N Gé C30E, C35E, 1C30, 1C35 c + p 250/270 sans sans 2
NF EN 10083-1, 2 (02-97) P, B, E T+R Gé C30E, C35E, 1C30, 1C35 c + p 350/380 sans + 20(L) 2/3
NF EN 10083-1, 3 (02-97) P, B, E T+R Gé 28Mn6, 30MnB5 c+p 490 sans + 20(L) 2/3
NF EN 10083-1 (02-97) P, B, E T+R Gé 34Cr4, 34CrMo4 c+p 590/650 sans + 20(L) 3
NF EN 10083-1 (02-97) P, B, E T+R Gé 30CrNiMo8 c+p 1 000 sans + 20(L) 3
C < 0,35 %

NF A 35-557 (06-83) V T+R Mé 32C4, 30CD4, 34CD4 c+p 710/820 sans sans 3
NF A 35-557 (06-83) V T+R Mé 30CND8, 30NC11, c+p 770/980 sans sans 3/4
35NCD16
L 06-380-2 (04-91) B, F T+R Aé 35CD4 c 740 sans sans 3
NF A 49-311 (12-74) Tu Lf, Lc Mé TU 56b, TU XC35 c+p 295/320 sans sans 3/2
A 32-054 (09-94) M N Gé GE320, G30Mn6 c+p 320/350 sans + 20 3/2
A 32-054 (09-94) M T+R Gé G35CrMo4 c+p 600/690 sans 0/+ 20 3à4
(1) Se reporter à l’encadré p. 12 pour la légende et les renvois.

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Tableau 1 – Classification des nuances d’aciers pour construction mécanique soudée (1) (suite)

Carac- TK27 Indice


Type Compo- fy à
Sous- Référence normative long/
de État Usage Nuances sition l’ambiante téristi- de
groupe (date de parution) ques travers souda-
produit chimique
(MPa) à chaud (oC) bilité

11-2 NF EN 10083-1, 2 (02-97) P, B, E N Gé C40E, C45E, 1C40, 1C45 c + p 290/305 sans sans 3
NF EN 10083-1, 2 (02-97) P, B, E T+R Gé C40E, C45E, 1C40, 1C45 c + p 400/430 sans + 20(T) 3
NF EN 10083-1 (02-97) P, B, E T+R Gé 38Cr2 c+p 450 sans + 20(T) 3

0,35 % < C < 0,50 %


NF A 35-557 (06-83) V T+R Mé XC38H2, 38C2, 42C2 c+p 640/670 sans sans 3
NF A 35-557 (06-83) V T+R Mé 38B3, 38MB5 c+p 650/720 sans sans 3/4
NF A 35-557 (06-83) V T+R Mé 38CD4 à 42CD4 c+p 830/870 sans sans 4
L06-380-2 (04-91) P, B, F T+R Aé 40CDV20, E 40CDV20 c 1 300/ sans sans 4/3 (9)
1 500
NF A 36-612 (01-82) F Gé F 60 c+p 340 sans sans 3
A 32-054 (09-94) M N Gé GE370 c+p 370 sans sans 3
Groupe 12 - Aciers à usinabilité améliorée
NF A 49-312 (04-93) Tu Lc, N Mé S470M, S450MG2 c+p 440/460 sans + 20 (2) 2
Aciers à NF A 49-312 (04-93) Tu T+R Mé S650MG2 c+p 650 sans + 20 2
soufre
contrôlé XP A 49-342 (06-97) Ts Lc,N Mé ST185x à ST460x c+p 200/460 sans – 20 (2) 1à2
XP A 49-342 (06-97) Ts Tc Mé ST600AC c+p 600 sans – 20 2
NF A 35-561 (06-92) B Lc Gé S 250Si, S300 Si c+p 235 sans sans 3 (12)
Aciers à
haut NF A 35-561 (06-92) B Ec Gé S 250Si, S300 Si c+p 300/320 sans sans 3 (12)
soufre
NF A 49-310 (12-94) Tu N, Ec Mé S 100, 18MF6 c 240/650 sans sans 3 (12)
NF A 35-561 (06-92) B Lc Gé AD 37Pb à AD 60Pb c+p 215/315 sans sans 3à4
Aciers (12)
au Pb NF A 35-561 (06-92) B Ec Gé AD 37Pb à AD 60Pb c+p 275/415 sans sans 3à4
(12)
(1) Se reporter à l’encadré p. 12 pour la légende et les renvois.

■ Série 1xxx : aluminiums non alliés


2. Les alliages d’aluminium Leur teneur en éléments d’addition est inférieure à 1 %. Ils présen-
tent une excellente tenue à la corrosion et une excellente soudabilité
mais, à l’état adouci (recuit), leurs caractéristiques mécaniques de
2.1 Rappels sur les alliages d’aluminium résistance sont insuffisantes pour qu’ils puissent présenter, d’une
et leur soudabilité façon générale, un intérêt en construction mécanique soudée.
■ Série 3xxx : alliages Al-Mn
Laissant le soin au lecteur de consulter utilement l’article [7] des
Ces alliages bénéficient de caractéristiques mécaniques de résis-
Techniques de l’Ingénieur qui traite de façon approfondie la métal-
tance plus élevées que celles de la série précédente et présentent
lurgie d’élaboration des alliages d’aluminium, il convient de limiter
par ailleurs une soudabilité convenable ainsi qu’une bonne résis-
dans le cadre de cet article les propos relatifs à leur soudabilité en
tance à la corrosion.
les regroupant selon les diverses familles suivantes.
■ Série 5xxx : alliages Al-Mg
2.1.1 Alliages de corroyage Il s’agit de la série dans laquelle certaines nuances offrent à l’état
adouci les limites d’élasticité maximales (fy > 125 MPa) pour cette
Ces alliages sont destinés à l’élaboration de produits obtenus par catégorie, ce qui autorise une utilisation dans le domaine des
déformation plastique par laminage, par filage, par étirage ou par constructions mécaniques. Mis à part les nuances comportant une
forgeage. Ils font l’objet d’une désignation numérique comportant teneur en Mg voisine de 2 % qui les rend sensibles à la fissuration
quatre chiffres, et ils sont subdivisables en deux catégories selon à chaud, les autres nuances présentent une soudabilité conve-
leur mode de durcissement. nable.
Il y a lieu de noter toutefois que les nuances comportant au moins
2.1.1.1 Alliages non durcissables par traitement thermique 4 % de Mg montrent une sensibilité à la corrosion intergranulaire
(précipitation de Al3Mg2) lors de maintien à température dans
Ces alliages acquièrent leurs propriétés mécaniques par effet de divers milieux. Cela conduit à limiter la température d’utilisation à
soluté auquel s’ajoute le cas échéant un durcissement par écrouis- 80 oC pour un service en continu et à 150 oC pour un fonctionne-
sage en fin d’élaboration. ment intermittent de la structure.

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Dans les alliages de cette famille, des additions de Mn, Cr, Ti ont ● Avec addition de Cu : les alliages de ce groupe sont ceux qui
pour but d’améliorer la résistance à la rupture ainsi que la souda- offrent les résistances mécaniques les plus élevées (fy > 460 MPa à
bilité. l’état T6), mais ne présentent pas en revanche une soudabilité locale
Hors milieu les rendant sensibles à la corrosion, les alliages à suffisante avec les procédés de soudage à l’arc.
4-5 % Mg offrent une tenue acceptable au fluage, dont la vérification
devient toutefois dimensionnante dès 100 oC environ pour une
durée de maintien intermédiaire (104 h). 2.1.2 Alliages de moulage

Les alliages de fonderie permettent d’obtenir par coulée par gra-


2.1.1.2 Alliages durcissables par traitement thermique
vité, par dépression ou par pression des pièces de forme complexe
Le traitement thermique de durcissement des alliages d’alumi- qui, le cas échéant, sont assemblées par soudage sur des
nium consiste en une précipitation en phase solide (phases sous-ensembles corroyés. Bien que leur coulabilité ne soit pas
précipitantes : Mg2Si, Al2Cu, Al2CuMg, MgZn2...), soit à température excellente dans tous les cas, la plupart des séries examinées dans le
ambiante (maturation : état T3 ou T4), soit à température élevée cadre des alliages de corroyage se retrouvent en fonderie, et il con-
(revenu : état T5 ou T6 ou surrevenu : état T7), de l’alliage ayant subi vient d’ajouter à cette liste celle des alliages Al-Si (et additions) qui
au préalable une mise en solution suivie de trempe et éventuelle- présente en revanche une aptitude particulière à ce mode de mise
ment une déformation plastique avant précipitation (état : T351x ou en forme. En se limitant aux nuances les plus fréquentes, un grou-
T651x). pement par familles s’effectue de la façon qui suit.
Nota : dans l’attente de la future norme européenne EN 1706 qui repose sur une symbo-
■ Série 2xxx : alliages Al-Cu-Mg et Al-Cu-Si-Mg lisation numérique, l’ancienne désignation alphanumérique sera encore utilisée dans le
contexte de cet article.
Les alliages de cette série présentent à l’ambiante de hautes
caractéristiques de résistance à l’état traité (fy > 400 MPa) et leur
2.1.2.1 Alliages non durcissables par traitement thermique
tenue à chaud est convenable bien que le fluage soit dimensionnant
dès 100 oC dans le cas de durée intermédiaire (104 h). ■ Alliages Al-Mg
En revanche, leur utilisation se heurte à deux inconvénients :
Malgré une coulabilité médiocre, les pièces obtenues présentent
— une mauvaise résistance à la corrosion qui nécessite la mise une ductilité et une soudabilité convenables dans la mesure où elles
en œuvre de précautions appropriées (anodisation, placage) ; ne sont pas obtenues par fonderie sous pression.
— une soudabilité inacceptable dans le cas des alliages compor-
tant du Mg soudés par procédés à l’arc (141, 131). La mise en œuvre ■ Alliages Al-Si
de procédés à focalisation d’énergie (76) apporte une amélioration
dans certaines configurations (en relation avec les paramètres : L’alliage de base est l’eutectique binaire Al-Si13 qui présente une
nuance-épaisseur-bridage). excellente coulabilité, une soudabilité convenable, mais une ducti-
lité modeste.
■ Série 6xxx : alliages Al-Mg-Si et Al-Si-Mg
2.1.2.2 Alliages durcissables par traitement thermique
Cette famille d’alliages présente un excellent compromis entre les
performances mécaniques à l’ambiante (fy > 250 MPa à l’état T6) ■ Alliages Al-Si-Mg
d’une part, et la résistance à la corrosion et la soudabilité d’autre
part. Les alliages à faible teneur en Mg et Si offrent par ailleurs une Les alliages courants comportent 7 à 10 % de Si et 0,3 à 0,7 %
aptitude particulière au filage de produits longs au prix d’une dimi- de Mg. Ils offrent à la fois une bonne coulabilité et soudabilité et leur
nution sensible de leurs caractéristiques mécaniques. ductilité est convenable dans le cas de fonderie en coquille.
La tenue à chaud de ces alliages est toutefois discutable puisque ■ Alliages Al-Si-Cu-Mg
le fluage intervient dans le dimensionnement dès 70 oC pour une
durée intermédiaire (104 h). Ils présentent une bonne coulabilité, une résistance mécanique
élevée mais une faible ductilité. Leur soudabilité n’est toutefois pas
Il y a lieu de préciser que le soudage sur état traité T5 ou T6
suffisante ni à l’aide des procédés classiques à l’arc, ni par faisceaux
s’accompagne localement d’un adoucissement momentané par
d’électrons.
suite d’une mise en solution et trempe au cours de l’opération. La
maturation naturelle à l’ambiante conduit alors dans la zone affec- ■ Alliages Al-Cu-Si, Al-Cu-Ni et Al-Cu-Mg
tée thermiquement à une évolution vers l’état T4 dont les caractéris-
tiques mécaniques sont très inférieures. Aucune des nuances de cette famille ne présente une soudabilité
suffisante, soit en raison de la présence simultanée de Cu et Mg, soit
■ Série 7xxx : alliages Al-Zn-Mg et Al-Zn-Mg-Cu par ductilité inacceptable des fonderies.
Cette série comporte deux sous-groupes :
● Sans addition de Cu : à l’état traité, les alliages présentent une
2.1.3 Choix des alliages d’apport pour soudage
limite d’élasticité élevée (fy > 280 MPa à l’état T6), ainsi qu’une
résistance convenable à la corrosion dans la mesure où la structure
À la différence du soudage des aciers au sein desquels la très
n’est pas soudée.
grande majorité des nuances fait appel à un produit d’apport homo-
La soudabilité des alliages de ce groupe se résume de la façon gène, nombreuses sont les nuances d’alliages d’aluminium qui
suivante : nécessitent un apport hétérogène, c’est-à-dire un alliage dont la
— la soudabilité opératoire est convenable ; composition chimique relève d’une série différente, soit en raison
— la soudabilité locale à l’état T6xx est affectée par la mise en d’une sensibilité à la fissuration à chaud de la ZF, soit par suite de la
solution locale générée par l’opération de soudage conduisant en volatilisation d’un élément d’alliage pendant le transfert dans l’arc,
cela à des propriétés mécaniques de l’état T4 dans la ZAT ; soit enfin parce que la résistance mécanique de la ZF est insuffisante
— la soudabilité globale à l’état T6xx est peu satisfaisante par à l’état brut de soudage.
suite d’une forte sensibilité à la corrosion feuilletante aux abords du Comme les alliages d’apport peuvent provenir de diverses séries
joint soudé ce qui constitue une sévère limitation à la mise en œuvre ou de familles différentes, il devient possible de faire apparaître des
de ces alliages dans la construction soudée. critères de choix fondés sur des notions variées telles que :

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— les propriétés mécaniques optimales du joint soudé (incluant à 2.2 Récapitulatif des nuances d’alliages
la fois les propriétés de résistance et de ductilité) ;
— l’absence de sensibilité à la fissuration de la ZF et de la ZAT ;
pour construction mécanique
— la résistance à la corrosion ;
Le tableau 2 présente sous la forme d’une classification inspirée
— le comportement vis-à-vis de l’anodisation. du fascicule de documentation CR 12187 (1995), une liste non
Dans le contexte de cet article, seuls les deux premiers critères exhaustive des nuances d’alliages d’aluminium utilisables en
seront pris en compte dans l’attribution des indices de soudabilité construction mécanique soudée.
figurant dans les tableaux récapitulatifs du paragraphe 2.2. La présentation des nuances ainsi que la référence normative per-
Le classement des divers alliages d’apport peut ainsi être établi mettent de connaître rapidement :
sur la base suivante : — le type de produit concerné (produits plats, profilés, tubes sou-
— a1 : série 1xxx : alliages 1050A, 1080A, 1100 ; dés ou non, forgés, moulés) ;
— a2 : série 2xxx : alliage 2319 ; — l’état métallurgique de référence ;
— a3 : série 3xxx : alliage 3103 ; — la destination habituelle du produit ;
— a4 : série 4xxx : alliages 4043A, 4047A, 4145 ; — la limite d’élasticité minimale garantie à l’ambiante ;
— a5 : série 5xxx : alliages 5356, 5183, 5154, 5280. — la soudabilité des nuances référencées, étant entendu que
l’indice affecté se rapporte aux procédés de soudage à l’arc (131 et
Il convient de noter que l’alliage 4043A présente deux avantages 141), mis en œuvre au travers de MOS utilisant l’alliage d’apport
indiscutables qui sont : spécifié, pour des assemblages non spécialement bridés lors de leur
— une moindre sensibilité à la fissuration des nuances 2xxx, exécution et non soumis à un traitement thermique après soudage.
3xxx (avec Mg), 5xxx (à bas Mg), 6xxx, ainsi que des nuances de Nota :
moulage ; • Les indices se rapportent aux notions de soudabilité locale et globale et sont exprimés
— une meilleure tenue en fatigue des joints soudés en raison de numériquement de 1 (excellente soudabilité) à 4 (très mauvaise soudabilité).
l’amélioration qu’il procure à la forme des raccordements (pieds de • En soudage homogène, l’alliage d’apport est celui dont l’analyse est la plus proche
dans le sous-groupe concerné, en soudage hétérogène, l’alliage d’apport recommandé est
cordon). spécifié par un renvoi.
En revanche, les zones fondues générées par cet alliage sont Il est superflu de préciser qu’une telle classification, établie à par-
caractérisées par une faible ductilité. tir de documents normatifs qui, par définition, sont en évolution
Il correspond enfin à la nuance appropriée en vue des assembla- permanente au cours du temps, se doit d’être tenue à jour périodi-
ges mixtes corroyés/moulés au Si. quement.

Légende et renvois du tableau 2


Type de produit :
P : tôles, bandes, larges-plats, laminés F : forgés M : moulés
Lf : profilés obtenus par filage Bf : barres obtenues par filage Be : barres obtenues par étirage
Tf : tubes obtenus par filage Ts : tubes soudés Te : tubes obtenus par étirage
État :
O : recuit H111 : légèrement écroui après recuit final
H1x : écroui seulement H2x : écroui et restauré par traitement H3x : écroui et stabilisé par traitement théo-
théorique rique
Hx2 : écroui 1/4 dur Hx4 : écroui 1/2 dur Hx6 : écroui 3/4 dur
T3 : mis en solution, trempé, écroui et mûri T351 : mis en solution, trempé, tractionné et mûri
T4 : mis en solution, trempé et mûri T451x : idem T4 (x pour filés)
T5 : mis en solution et trempé pendant transf. à chaud et revenu (produits filés)
T6 : mis en solution trempé, et revenu T651x : mis en solution, tractionné et revenu (x pour filés)
T73 : mis en solution trempé et surrevenu T735x : mis en solution, tractionné et surrevenu (x pour filés)
T8 : mis en solution trempé, écroui et revenu T851x : mis en solution, tractionné et revenu (x pour filés)
Y2x : moulé en sable Y3x : moulé en coquille Y4x : moulé sous pression
Yx0 : non traité thermiquement Yx3 : mis en solution, trempé et revenu Yx4 : mis en solution, trempé en mûri
Yx5 : stabilisé après moulage Yx6 : mis en solution, trempé et stabilisé
Usage :
Gé : Généraux Aé : Aéronautique
Nuances :
Désignation numérique selon NF EN 573-1
Symbolisation chimique selon NF EN 573-2 (produits corroyés) ou ISO/DIS 3522-2 (produits moulés).
Lorsqu’il y a plusieurs nuances, celles-ci sont données dans l’ordre de la moins résistante à la plus résistante.

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Légende et renvois du tableau 2 (suite)


Composition chimique :
(2) : spécifiée dans la norme NF EN 573-3 (10-94)
c : garantie sur coulée p : garantie sur produit
Limite d’élasticité à l’ambiante :
Les valeurs indiquées sont les valeurs mini garanties (Rp 0,2) pour des dimensions n’excédant pas :
40 mm d’épaisseur pour les états O, H111, H112, Hx2, T4x, T6x
20 mm de diamètre pour les moulés (M).
Lorsqu’il y a deux valeurs, celles-ci correspondent aux deux nuances extrêmes de la colonne « Nuances ».
Indice de soudabilité :
Ho : apport homogène Hé : apport hétérogène
4 : soudabilité très difficile malgré les précautions de soudage (risque de fissuration très important)
3 : soudabilité délicate, nécessite des précautions de soudage
2 : soudabilité convenable avec précautions élémentaires
1 : excellente soudabilité en toutes circonstances
(4) : alliage d’apport type a4 tel que 4043 préférable sur le plan du risque de fissuration et de la tenue en fatigue,
alliage type a5 tel que 5356 conseillé sur le plan de la ductilité du joint soudé
(5) : alliage d’apport type a5 tel que 5356
(6) : l’apport 4145 permet d’améliorer la résistance mécanique de la ZF mais est sensible au risque de fissuration.
(7) : l’apport 2319 permet d’améliorer la résistance mécanique de la ZF mais est sensible au risque de fissuration.
(8) : traitement thermique de désensibilisation à 250 oC –24 h si structures soudées soumises à CIG.
Lorsqu’il y a deux valeurs séparées par une barre oblique, celles-ci correspondent aux deux nuances de la colonne « Nuances ».

Tableau 2 – Classification des nuances d’aluminium et alliages pour construction mécanique soudée (1)
fy à Indice de
Type Nuances Compo-
Sous- Référence normative l’ambiante soudabilité
groupe de État Usage sition
(date de parution) Désignation Symbolisation
produit chimique (MPa) Ho Hé
numérique chimique
Groupe 1 - Aluminium et alliages de corroyage sans traitement thermique
1-1 NF EN 485-1,2 (12-94) P O, H111 Gé AW-1080A, 1070A, Al 99.8, 99.7, 99.5 (2) 15/20 1
1050A
Al et Al-Mn (Mg < 0,3 %)

NF EN 485-1,2 (12-94) P H12 Gé AW-1080A, 1070A, Al 99.8, 99.7, 99.5 (2) 55/65 2
1050A
NF EN 485-1,2 (12-94) P H14 Gé AW-1080A, 1070A, Al 99.8, 99.7, 99.5 (2) 70/85 2
1050A
NF EN 485-1,2 (12-94) P O, H111 Gé AW-1200 Al 99.0 (2) 25 1
NF EN 485-1,2 (12-94) P H14 Gé AW-1200 Al 99.0 (2) 90 2
NF EN 485-1,2 (12-94) P O, H111 Gé AW-3103, AW-3003 Al Mn1, Al Mn1Cu (2) 35 1
NF EN 485-1,2 (12-94) P H12 Gé AW-3103, AW-3003 Al Mn1, Al Mn1Cu (2) 85/90 2
NF EN 485-1,2 (12-94) P H14 Gé AW-3103, AW-3003 Al Mn1, Al Mn1Cu (2) 120/125 2
1-2 NF EN 485-1,2 (12-94) P O, H111 Gé AW-3105, -3005, -3004 Al Mn Mg (2) 40/60 1
Al-Mn NF EN 485-1,2 (12-94) P H12 Gé AW-3105, -3005, -3004 Al Mn Mg (2) 105/155 2
(Mg
> 0,3 %) NF EN 485-1,2 (12-94) P H14 Gé AW-3105, -3005, -3004 Al Mn Mg (2) 130/180 2
1-3 NF EN 485-1,2 (12-94) P O, H111 Gé AW-5005, AW-5050 Al Mg1, Al Mg1.5 (2) 35/45 1
NF EN 485-1,2 (12-94) P H12 Gé AW-5005, AW-5050 Al Mg1, Al Mg1.5 (2) 95/130 2
Al-Mg (Mg < 3 %)

NF EN 485-1,2 (12-94) P H14 Gé AW-5005, AW-5050 Al Mg1, Al Mg1.5 (2) 120/150 2


NF EN 485-1,2 (12-94) P O, H111 Gé AW-5251, -5052, -5049 Al Mg2, Al Mg2.5 (2) 60/80 1
NF EN 485-1,2 (12-94) P H12 Gé AW-5251, -5052, -5049 Al Mg2, Al Mg2.5 (2) 150/170 2
NF EN 485-1,2 (12-94) P H14 Gé AW-5251, -5052, -5049 Al Mg2, Al Mg2.5 (2) 170/190 2
NF EN 1592-2 (12-97) Ts Hx25 Gé AW-5251 Al Mg2 (2) 160 2
(1) Se reporter à l’encadré p. 20 pour la légende et les renvois.

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Tableau 2 – Classification des nuances d’aluminium et alliages pour construction mécanique soudée (1) (suite)
fy à Indice de
Type Nuances Compo-
Sous- Référence normative l’ambiante soudabilité
groupe de État Usage sition
(date de parution) Désignation Symbolisation
produit chimique (MPa) Ho Hé
numérique chimique
1-4 NF EN 485-1,2 (12-94) P O, H111 Gé AW-5754, -5454, -5154A Al Mg3, Al Mg3.5 (2) 80/85 1
NF EN 485-1,2 (12-94) P H12 Gé AW-5754, -5454, -5154A Al Mg3, Al Mg3.5 (2) 170/190 2
NF EN 485-1,2 (12-94) P H14 Gé AW-5754, -5454, -5154A Al Mg3, Al Mg3.5 (2) 190/220 2
NF EN 485-1,2 (12-94) P O, H111 Gé AW-5086, -5182, -5083 Al Mg4, Al Mg4 Mn (2) 100/125 1
NF EN 485-1,2 (12-94) P H12 Gé AW-5086, AW-5083 Al Mg4, Al Mg4 Mn (2) 200/250 2
NF EN 485-1,2 (12-94) P H14 Gé AW-5086, AW-5083 Al Mg4, Al Mg4 Mn (2) 240/280 2
NF L06-380-2 (04-91) P O, H111 Aé 5086, 5083, 5056 Al Mg4, (2) 100/125 1 (8)
Al Mg4Mn, Mg5
NF EN 755-1,2 (07-97) (LBT)f H112 Gé AW-5754 Al Mg3 (2) 80 1

Al Mg (Mg > 3 %)
NF EN 755-1,2 (07-97) (LBT)f H112 Gé AW-5086, AW-5083 Al Mg4, Al Mg4 Mn (2) 95/125 1
NF EN 754-1,2 (06-97) (BT)e O, H111 Gé AW-5754 Al Mg3 (2) 80 1
NF EN 754-1,2 (06-97) (BT)e Hx4 Gé AW-5754 Al Mg3 (2) 180 2
NF EN 754-1,2 (06-97) (BT)e O, H111 Gé AW-5086, AW-5083 Al Mg4, Al Mg4 Mn (2) 95/110 1
NF EN 754-1,2 (06-97) (BT)e Hx2 Gé AW-5086, AW-5083 Al Mg4, Al Mg4 Mn (2) 190/200 2
NF EN 754-1,2 (06-97) (BT)e Hx4 Gé AW-5086, AW-5083 Al Mg4, Al Mg4 Mn (2) 230/235 2
NF EN 1592-2 (12-97) Ts O Gé AW-5754 Al Mg3 (2) 70 1
NF EN 1592-2 (12-97) Ts Hx25 Gé AW-5754 Al Mg3 (2) 170 2
NF EN 1592-2 (12-97) Ts O Gé AW-5086, AW-5083 Al Mg4, Al Mg4 Mn (2) 100/115 1
NF EN 1592-2 (12-97) Ts Hx45 Gé AW-5086 Al Mg4 (2) 220 2
NF EN 586-1,2 (08-94) F H112 Gé AW-5754 Al Mg3 (2) 80 1
NF EN 586-1,2 (08-94) F H112 Gé AW-5083 Al Mg4.5 Mn0.7 (2) 110 (T) 1
Groupe 2 - Alliages de corroyage durcissables par traitement thermique
2-1 NF EN 485-1,2 (08-94) P O Gé AW-6061, AW-6082 Al Mg1SiCu, (2) < 85 3 1 (4)
Al Si1MgMn
NF EN 485-1,2 (08-94) P T4, T451 Gé AW-6061, AW-6082 Al Mg1SiCu, (2) 110 3 1 (4)
Al Si1MgMn
NF EN 485-1,2 (08-94) P T6, T651 Gé AW-6061, AW-6082 Al Mg1SiCu, (2) 240/260 3 2 (4)
Al Si1MgMn
NF L06-380-2 (04-91) P T4 Aé 6060, 6005A Al MgSi, (2) 60/90 3 1 (4)
Al MgSi(A)
NF L06-380-2 (04-91) P T6 Aé 6060, 6005A Al MgSi, (2) 140/200 3 2 (4)
Al MgSi(A)
NF L06-380-2 (04-91) P T4 Aé 6061, 6082 Al Mg1SiCu, (2) 110 3 1 (4)
Al Si1MgMn
Série 6xxx

NF L06-380-2 (04-91) P T6 Aé 6061, 6082 Al Mg1SiCu, (2) 240/260 3 2 (4)


Al Si1MgMn
NF EN 755-1,2 (07-97) Lf T4 Gé AW-6060 Al MgSi (2) 60 3 1 (4)
NF EN 755-1,2 (07-97) Lf T6 Gé AW-6060 Al MgSi (2) 140 3 2 (4)
NF EN 755-1,2 (07-97) Lf T4 Gé AW-6005A Al MgSi(A) (2) 90 3 1 (4)
NF EN 755-1,2 (07-97) Lf T6 Gé AW-6005A Al MgSi(A) (2) 200 3 2 (4)
NF EN 755-1,2 (07-97) (LBT)f T4 Gé AW-6061, AW-6082 Al Mg1SiCu, (2) 110 3 1 (4)
Al Si1MgMn
NF EN 755-1,2 (07-97) (LBT)f T6 Gé AW-6061, AW-6082 Al Mg1SiCu, (2) 240/260 3 2 (4)
Al Si1MgMn
NF EN 754-1,2 (06-97) (BT)e T4 Gé AW-6060 Al MgSi (2) 65 3 1 (4)
NF EN 754-1,2 (06-97) (BT)e T6 Gé AW-6060 Al MgSi (2) 160 3 2 (4)
(1) Se reporter à l’encadré p. 20 pour la légende et les renvois.

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Tableau 2 – Classification des nuances d’aluminium et alliages pour construction mécanique soudée (1) (suite)
fy à Indice de
Type Nuances Compo-
Sous- Référence normative l’ambiante soudabilité
groupe de État Usage sition
(date de parution) Désignation Symbolisation
produit chimique (MPa) Ho Hé
numérique chimique
NF EN 754-1,2 (06-97) (BT)e T4 Gé AW-6061, AW-6082 Al Mg1SiCu, (2) 110 3 1 (4)
Série 6xxx

Al Si1MgMn
NF EN 754-1,2 (06-97) (BT)e T6 Gé AW-6061, AW-6082 Al Mg1SiCu, (2) 240/255 3 2 (4)
Al Si1MgMn
NF EN 586-1,2 (08-94) F T6 Gé AW-6082 Al Si1MgMn (2) 250 (T) 3 2 (4)
2-2 NF EN 485-1,2 (08-94) P O Gé AW-7020 Al Zn4.5Mg1 (2) < 140 4 2 (5)
NF EN 485-1,2 (08-94) P T4, T451 Gé AW-7020 Al Zn4.5Mg1 (2) 210 4 2 (5)
NF EN 485-1,2 (08-94) P T6, T651 Gé AW-7020, AW-7021 Al Zn4.5Mg1, (2) 280 4 2 (5)
Série 7xxx

Al Zn5.5Mg
NF L 06-380-2 (04-91) P T6 Aé 7020 Al Zn4.5Mg1 (2) 280 4 2 (5)
NF EN 755-1,2 (07-97) (LBT)f T6 Gé AW-7020 Al Zn4.5Mg1 (2) 290 4 2 (5)
NF EN 754-1,2 (06-97) (BT)e T6 Gé AW-7020 Al Zn4.5Mg1 (2) 280 4 2 (5)
2-3 NF A 50-451 (10-86) P T4 Gé 2117 Al-Cu2.5Mg p 150 3
NF A 50-451 (10-86) P T8 Gé 2618A Al-Cu2MgNi p 335 3à4
NF A 50-451 (10-86) P T851 Gé 2618A Al-Cu2MgNi p 375 3à4
NF EN 485-1,2 (08-94) P O Gé AW-2014 Al-Cu4SiMg (2) < 140 4
Série 2xxx

NF EN 485-1,2 (08-94) P T4, T451 Gé AW-2014 Al-Cu4SiMg (2) 250 4


NF EN 485-1,2 (08-94) P T6, T651 Gé AW-2014 Al-Cu4SiMg (2) 390 4
NF EN 485-1,2 (08-94) P O Gé AW-2017A Al-Cu4MgSi (2) < 145 4
NF EN 485-1,2 (08-94) P T4, T451 Gé AW-2017A Al-Cu4MgSi (2) 250 4
NF L 06-380-2 (04-91) P T87 Aé 2219 Al-Cu6Mn (2) 350 1à2
NF L 06-380-2 (04-91) P T851 Aé 2618A Al-Cu2MgNi (2) 375 3à4
Groupe 3 - Alliages d’aluminium moulés
3-1 NF A 57-702 (02-81) M Y20, Y30 Gé Al-Mg3 c 60/70 2
NF A 57-702 (02-81) M Y20, Y30 Gé Al-Mg6 c 90/100 2
Al-Mg NF A 57-703 (07-84) M Y4x Gé Al-Mg6 c sans 4
NF A 57-703 (07-84) M Y4x Gé Al-Mg10Si c sans 4
3-2 NF A 57-702 (02-81) M Y20, Y30 Gé Al-Si12 c 70/75 1
NF A 57-702 (02-81) M Y20, Y30 Gé Al-Si12Cu c sans 2
Al-Si
(Cu NF A 57-703 (07-84) M Y4x Gé Al-Si9, Al-Si12 c sans 4
< 1 %)
NF A 57-703 (07-84) M Y4x Gé Al-Si12Cu c sans 4
3-3 NF A 57-702 (02-81) M Y23, Y33 Gé Al-Si2MgTi c 180 2 2 (6)
NF A 57-702 (02-81) M Y23, Y33 Gé Al-Si7Mg c 180 2 2 (6)
Al-Si
+ Mg NF A 57-702 (02-81) M Y23, Y33 Gé Al-Si7Mg0,3 c 180 2 2 (6)
(Cu NF A 57-702 (02-81) M Y23, Y33 Gé Al-Si7Mg0,6 c 210 2 2 (6)
< 1%)
NF A 57-702 (02-81) M Y23, Y33 Gé Al-Si10Mg c 180 2 2 (6)
3-4 NF A 57-702 (02-81) M Y20, Y30 Gé Al-Si5Cu3, -Si6Cu4 c sans 3 3 (7)

Al-Si NF A 57-702 (02-81) M Y30 Gé Al-Si7Cu3Mg c sans 4


+ Cu NF A 57-702 (02-81) M Y35 Gé Al-Si10CuMg c 150 4
3-5 NF A 57-702 (02-81) M Y24, Y34 Gé Al-Cu4Ni2Mg2 c 160/190 4
Al-Cu NF A 57-702 (02-81) M Y23, Y33 Gé Al-Cu5NiCo c 160 4
NF A 57-702 (02-81) M Y24, Y34 Gé Al-Cu4MgTi c 200 4
(1) Se reporter à l’encadré p. 20 pour la légende et les renvois.

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© Techniques de l’Ingénieur, traité Génie mécanique BM 5 188 − 23
P
O
U
Pièces mécaniques soudées R
Matériaux E
par Alain MICHEL
N
Ingénieur CNAM et ESSA
Professeur à l’École supérieure du soudage et de ses applications (ESSA)

S
Références bibliographiques A
[1] Logiciel OPTISOUD (IS/CETIM). d’aciers à résistance moyenne fournis en forte
épaisseur. JA 1974 de la SFM.
Dans les Techniques de l’Ingénieur V
[2] Documentation pratique sur la soudabilité des
aciers (IS/CETIM), Institut de Soudure.
[4] Eurocode n° 3 (DAN P22 311, annexe C),
AFNOR.
[6] MURRY (G.). – Soudage et soudabilité métal-
lurgique des métaux. M 715 (1994), traité
Matériaux métalliques, vol. M 3 II.
O
[3] MARANDET (B.) et SANZ (G.). – Étude par la
mécanique de la rupture de la ténacité
[5] Demi-produits en aluminium, Pechiney-Rhe-
nalu, mai 1997.
[7] DEVELAY (R.). – Traitements thermiques des
alliages d’aluminium, M 1290, 1291, 1292
(1986), traité Matériaux métalliques, vol. M 4.
I
R
Normalisation

NF EN 485-1 6-1994 Aluminium et alliages d’aluminium. Tôles, bandes


et tôles épaisses. Partie 1 : conditions techniques
NF EN 1706 5-1998 Aluminium et alliages d’aluminium. Pièces mou-
lées. Composition chimique et caractéristiques
P
de contrôle et de livraison (avec les normes
NF EN 485-2 (A 50421), NF EN 485-3 (A 50422),
NF EN 485-4 (A 50423) est destinée à remplacer
mécaniques (remplace NF A 57-702, févr. 1981 et
NF 57-703, juil. 1984). Indice de classement :
A 57220.
L
partiellement NF A 01-101, nov. 1972, NF A 50-751
et NF A 50-761, juin 1970 au plus tard en juin
1995). Indice de classement : A 50-420.
NF EN 10025 12-1993 Produits laminés à chaud en aciers de construc-
tion non alliés. Conditions techniques de livraison. U
Indice de classement : A 35-501.
NF EN 485-2 12-1994 Aluminium et alliages d’aluminium. Tôles, bandes
et tôles épaisses. Partie 2 : caractéristiques méca-
niques (avec les normes NF EN 485-1 (A 50420),
NF EN 10028-1 12-1992 Produits plats en aciers pour appareils à pression.
Partie 1 : prescriptions générales. Indice de classe-
S
NF EN 485-3 (A 50422), NF 485-4 (A 50423), juin ment : A 36-205-1.
1994 est destinée à remplacer partiellement NF EN 10028-2 12-1992 Produits plats en aciers pour appareils à pression.
NF A 50-751 et NF A 50-761, juin 1970 au plus tard Partie 2 : aciers non alliés et alliés avec caractéris-
en juin 1995). Indice de classement : A 50-421. tiques spécifiées à températures élevées. Indice
NF EN 754-1 6-1997 Aluminium et alliages d’aluminium. Barres et de classement : A 36-205-2.
tubes étirés. Partie 1 : conditions techniques de NF EN 10028-4 12-1994 Produits plats en aciers pour appareils à pression.
contrôle et de livraison (remplace en partie Partie 4 : aciers alliés au nickel avec propriétés
NF A 01-101, nov. 1972). Indice de classement : spécifiées à basse température (remplace avec
A 50-610. NF EN 10028-1 (A 36205-1), déc. 1992 la norme
NF EN 754-2 6-1997 Aluminium et alliages d’aluminium. Barres et NF A 36-208, déc. 1982). Indice de classement :
tubes étirés. Partie 2 : caractéristiques mécani- A 36-205-4.
ques (remplace en partie NF A 50-411, avr. 1989). NF EN 10083-1 2-1997 Aciers pour trempe et revenu. Partie 1 : conditions
Indice de classement : A 50-611. techniques de livraison des aciers spéciaux
NF EN 755-1 7-1997 Aluminium et alliages d’aluminium. Barres, tubes (résulte de l’incorporation de NF EN 10083-1,
et profilés filés. Partie 1 : conditions techniques de juil. 1991 et de l’amendement 1, févr. 1997). Indice
contrôle et de livraison (remplace NF A 01-101, de classement : A 35-552-1.
nov. 1972). Indice de classement : A 50-630. NF EN 10083-2 2-1997 Aciers pour trempe et revenu. Partie 2 : conditions
NF EN 755-2 7-1997 Aluminium et alliages d’aluminium. Barres, tubes techniques de livraison des aciers de qualité
et profilés filés. Partie 2 : caractéristiques mécani- non alliés. (résulte de l’incorporation de
ques (remplace en partie NF A 50-411, avr. 1989). NF EN 10083-2, juil. 1991 et de l’amendement 1,
Indice de classement : A 50-631. févr. 1997) (remplace NF A 33-101, juil. 1982).
Indice de classement : A 35-552-2.
NF EN 1592-1 12-1997 Aluminium et alliages d’aluminium. Tubes électro-
soudés HF. Partie 1 : conditions techniques de NF EN 10088-1 11-1995 Aciers inoxydables. Partie 1 : liste des aciers
contrôle et de livraison (remplace NF A 01-101, inoxydables. Indice de classement : A 35-572.
nov. 1972). Indice de classement : A 50810.
NF EN 10088-2 11-1995 Aciers inoxydables. Partie 2 : conditions tech-
NF EN 1592-2 12-1997 Aluminium et alliages d’aluminium. Tubes électro- niques de livraison des tôles et bandes pour
soudés HF. Partie 2 : caractéristiques mécaniques usage général (2e tirage, avr. 1997) (remplace
(remplace NF A 50-501, sept. 1987). Indice de clas- NF A 35-573, mai 1990). Indice de classement :
sement : A 50811. A 35-573.

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est strictement interdite. − © Techniques de l’Ingénieur, traité Génie mécanique Doc. BM 5 188 − 1
P PIÈCES MÉCANIQUES SOUDÉES __________________________________________________________________________________________________________
O
U NF EN 10088-3 11-1995 Aciers inoxydables. Partie 3 : conditions techni-
ques de livraison pour les demi-produits, barres,
fils machine et profils pour usage général (rem-
(A 49502-1), août 1994 la norme NF A 49-501,
oct. 1986). Indice de classement : A 49-502-2.
NF EN 10213-1 2-1996 Conditions techniques de livraison des pièces
R place NF A 35-574, mai 1990). Indice de classe-
ment : A 35-574. moulées en acier pour service sous pression.
Partie 1 : généralités (remplace NF A 32-055,
NF EN 10113-1 6-1993 Produits laminés à chaud en aciers de construc- déc. 1985). Indice de classement : A 32-055-1.
tion soudable à grains fins. Partie 1 : conditions
générales de livraison. Indice de classement : NF EN 10213-2 2-1996 Conditions techniques de livraison des pièces
A 35-505-1. moulées en acier pour service sous pression. Par-

E NF EN 10113-2 6-1993 Produits laminés à chaud en aciers de construc-


tion soudables à grains fins. Partie 2 : conditions
tie 2 : nuances d’acier pour utilisation à tempé-
rature ambiante et à températures élevées
(remplace NF A 32-055 déc. 1985). Indice de clas-

N de livraisons des aciers à l’état normalisé/lamina-


ge normalisant (2e tirage, juil. 1997). Indice de
classement : A 35-505-2.
NF EN 10213-3 2-1996
sement : A 32-055-2.
Conditions techniques de livraison des pièces
moulées en acier pour service sous pression. Par-
NF EN 10113-3 6-1993 Produits laminés à chaud en aciers de construc- tie 3 : nuances d’acier pour utilisation à basses
tion soudables à grains fins. Partie 3 : condi- températures (remplace NF A 32-055, déc. 1985).

S tions de livraison des aciers obtenus par lami-


nage thermo-mécanique. Indice de classement :
A 35-505-3.
NF EN 10283
Indice de classement : A 32-055-3.
11-1998 Aciers moulés résistant à la corrosion (remplace
NF A 32-056 et NF A 32-059, mars 1984). Indice de
A NF EN 10137-1 12-1995 Tôles et larges plats en aciers de construction à
haute limite d’élasticité à l’état trempé et revenu
NF EN 22553 8-1994
classement : A 32062.
Joints soudés et brasés. Représentations symbo-
ou durci par précipitation. Partie 1 : conditions
V générales de livraison (remplace avec
NF EN 10137-2 et NF EN 10137-3, déc. 1995 la
liques sur les dessins (remplace NF E 04-020,
avr. 1972). Indice de classement : A 80-020.
norme NF A 36-204, juin 1992). Indice de NF EN 24063 11-1992 Soudage, brasage fort, brasage tendre et soudo-
O NF EN 10137-2
classement : A 36-204-1.
12-1995 Tôles et larges plats en aciers de construction à
brasage des métaux. Liste des procédés et des
numérotations pour la représentation symbolique
sur des dessins. Indice de classement : A 80-021.
I haute limite d’élasticité à l’état trempé et revenu
ou durci par précipitation. Partie 2 : conditions de
livraison des aciers à l’état trempé et revenu (rem-
NF A 03-180 6-1981 Produits sidérurgiques. Détermination du facteur
d’intensité de contrainte critique des aciers.

R place avec NF EN 10137-1 et NF EN 10137-3,


déc. 1995 la norme NF A 36-204, juin 1992). Indice
de classement : A 36-204-2.
A 03-184 12-1987 Produits sidérurgiques. Mécanique de la rupture.
Informations sur l’essai ECO.

NF EN 10137-3 12-1995 Tôles et larges plats en aciers de construction à A 32-054 9-1994 Produits de fonderie. Aciers moulés d’usage
haute limite d’élasticité à l’état trempé et revenu général en construction mécanique (remplace
NF A 32-051, juil. 1981 et NF A 32-054, mai 1978).
P ou durci par précipitation. Partie 3 : conditions de
livraison des aciers durcis par précipitation (rem-
place avec NF EN 10137-1 et NF EN 10137-2, déc.
NF A 32-056 3-1984 Produits de fonderie. Aciers moulés inoxydables
austénitiques et austéno-ferritiques.

L 1995 la norme NF A 36-204, juin 1992). Indice de


classement : A 36-204-3. NF A 35-551 7-1986 Aciers de construction non alliés et alliés spéciaux
pour cémentation. Nuances. Demi-produits, bar-
NF EN 10149-1 12-1995 Produits plats laminés à chaud en aciers à haute
U limite d’élasticité pour formage à froid. Partie 1 :
conditions générales de livraison (remplace avec NF A 35-557 6-1983
res et fils machine.
Aciers spéciaux aptes aux traitements thermiques
pour éléments de fixation à filetage extérieur à
NF EN 10149-2 (A 36-231-2), déc. 1995 la norme
S NF A 36-231, juin 1992). Indice de classement :
A 36-231-1.
hautes performances destinés à la construction
mécanique.

NF EN 10149-2 12-1995 Produits plats laminés à chaud en aciers à haute NF A 35-561 6-1992 Produits sidérurgiques. Barres, fil machine en
limite d’élasticité pour formage à froid. Partie 2 : acier de décolletage d’usage général. Conditions
conditions de livraison des aciers obtenus par techniques de livraison.
laminage thermomécanique (remplace avec FD A 35-570 11-1996 Nuances françaises d’aciers inoxydables d’usage
NF EN 10149-1 (A 36-231-1), décembre 1995 la général ne figurant pas dans l’EN 10088 parties 2
norme NF A 36-231, juin 1992). Indice de classe- et 3.
ment : A 36-231-2.
NF A 35-578 10-1991 Produits sidérurgiques. Aciers inoxydables pour
NF EN 10149-3 12-1995 Produits plats laminés à chaud en aciers à haute utilisation à haute température.
limite d’élasticité pour formage à froid. Partie 3 :
conditions de livraison des aciers à l’état norma- A 36-010 5-1980 Choix des qualités d’aciers pour construction
lisé ou laminage normalisant. Indice de classe- métallique ou chaudronnée vis-à-vis du risque de
ment : A 36-231-3. rupture fragile (complétée par l’erratum, nov.
1980).
NF EN 10164 9-1993 Aciers de construction à caractéristiques de défor-
mation améliorées dans le sens perpendiculaire à NF A 36-301 6-1992 Produits sidérurgiques. Tôles et bandes laminés à
la surface du produit. Conditions techniques de chaud en continu en acier pour emboutissage ou
livraisons. Indice de classement : A 36-202. pliage à froid. Nuances et qualités.

NF EN 10210-1 8-1994 Profils creux pour la construction finis à chaud en NF A 36-602 7-1988 Pièces forgées en acier soudable pour chaudières
aciers de construction non alliés et à grains fins. et appareils à pression. Aciers alliés au Mo, au
Partie 1 : conditions techniques de livraison (rem- Mn-Mo et au Cr-Mo. Nuances et qualités.
place avec NF EN 10210-2 (A 49502-2), oct. 1997 la NF A 36-603 7-1988 Pièces forgées en acier soudable pour chaudières
norme NF A 49-501, oct. 1986). Indice de classe- et appareils à pression. Aciers alliés à haute limite
ment : A 49-502-1. d’élasticité. Nuances et qualités.
NF EN 10210-2 10-1997 Profils creux pour la construction finis à chaud en NF A 36-612 1-1992 Pièces forgées d’usage général. Aciers non alliés.
aciers de construction non alliés et à grains fins.
Partie 2 : tolérances, dimensions et caractéristi- NF A 36-613 9-1986 Pièces forgées d’usage général. Aciers inoxyda-
ques du profil (remplace avec NF EN 10210-1 bles.

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__________________________________________________________________________________________________________ PIÈCES MÉCANIQUES SOUDÉES
P
O
NF A 37-401 2-1993 Produits en acier transformés à froid. Barres éti- NF A 49-253 9-1982 Tubes en acier. Tubes soudés longitudinalement
U
NF A 49-112 3-1987
rées et ronds écroûtés-galetés. Caractéristiques
mécaniques.
Tubes en acier. Tubes sans soudure à extrémités
par fusion en aciers non alliés et alliés ferritiques
utilisés aux températures élevées (dimensions.
Conditions techniques de livraison).
R
lisses laminés à chaud avec caractéristiques NF A 49-310 12-1994 Tubes en acier. Tubes sans soudure de précision
garanties à température ambiante et conditions pour usage mécanique. Dimensions. Conditions
particulières de livraison. Dimensions. Conditions

NF A 49-117 9-1985
techniques de livraison.
Tubes en acier. Tubes sans soudure à extrémités
techniques de livraison (remplace NF A 49-310,
mars 1994). E
NF A 49-311 12-1974 Tubes en acier. Tubes sans soudure pour usages
lisses pour transport de fluides et autres usages.
Aciers inoxydables ferritiques et austénitiques.
Dimensions. Conditions techniques de livraison.
mécaniques (dimensions. Conditions techniques
de livraison).
N
NF A 49-147 12-1980 Tubes en acier. Tubes soudés longitudinalement à A 49-312 4-1993 Tubes en acier. Tubes sans soudure en acier à
extrémités lisses pour canalisations et usages usinabilité améliorée pour éléments mécaniques
généraux. Aciers inoxydables austénitiques usinés. Dimensions. Conditions techniques de

NF A 49-148
(dimensions. Conditions techniques de livraison).
12-1980 Tubes en acier. Tubes soudés longitudinalement à
livraison.
S
NF A 49-330 9-1985 Tubes en acier. Tubes sans soudure étirés à froid
extrémités lisses pour canalisations et usages
généraux. Aciers inoxydables ferritiques (dimen-
sions. Conditions techniques de livraison).
pour circuits hydrauliques et pneumatiques
(dimensions. Conditions techniques de livraison) A
(2e tirage, oct. 1987).
NF A 49-213 3-1990 Tubes en acier. Tubes sans soudure en aciers non
alliés et alliés au Mo et au Cr-Mo utilisés aux tem- L 06-380-1 4-1991 Assemblages soudés et brasés pour constructions
V
pératures élevées. Dimensions (avec tolérances aérospatiales. Détermination du degré de souda-

NF A 49-240 9-1983
normales). Conditions techniques de livraison.
Tubes en acier. Tubes soudés longitudinalement
bilité et de brasabilité des matériaux. Partie 1 :
généralités.
O
sans fusion à extrémités lisses pour appareils à
pression et tuyauteries utilisés aux basses tempé-
ratures (dimensions. Conditions techniques de
L 06-380-2 4-1991 Assemblages soudés et brasés pour constructions
aérospatiales. Détermination du degré de souda-
I
bilité et de brasabilité des matériaux. Partie 2 :

NF A 49-243 4-1985
livraison).
Tubes en acier. Tubes soudés longitudinalement
assemblages homogènes.
R
par pression de diamètres inférieurs ou égaux à L 06-380-3 4-1991 Assemblages soudés et brasés pour constructions
168,3 mm en aciers non alliés et faiblement alliés aérospatiales. Détermination du degré de souda-
ferritiques utilisés aux températures élevées bilité et de brasabilité des matériaux. Partie 3 :
(dimensions. Conditions techniques de livraison). assemblages hétérogènes.
P
L
U
S

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