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Mémoire de fin d’étude 

: Aménagement durable d ‘un quartier résidentiel


Approche théorique

-Introduction  :
La recherche théorique ou recherche fondamentale, est une étape
importante dans le processus d’élaboration du projet, essentiellement pour nous ; les
étudiants.
Donc avant d’aborder la phase d’analyse, il est nécessaire, voir indispensable de
connaître certaines notions théoriques, qui sont le fruit de l’expérience et de la pensée des
différents architectes, urbanistes, théoriciens et autres.
Donc thématiser l’architecture est nécessaire et essentiel dans la concrétisation d’un projet.
Elle évite à toute création formelle de tomber dans l’impasse de banalité en n’obéissant qu’à
des besoins fonctionnels et esthétiques.
« Le thème et le contenu de l’architecture ne sont rien d’autre que l’architecture même »
Donc nous allons vous proposer une compilation de définitions plus ou moins détaillées,
selon l’importance des différents éléments, et selon leur lien avec notre thème.

I. Quartier résidentiel  :
1. Définition  :
Le quartier résidentiel est une partie de la ville, d'une taille assez grande, qu'on
présente comme un espace à deux dimensions pour qu'un observateur puisse pénétrer par
la pensée et qui se reconnaissent parce qu'ils ont un caractère général qui permet de les
identifier.
Le terme de quartier résidentiel renvoie également aux parties d’une ville considérées d’un
point de vue de voisinage, c'est-à-dire à une portion de ville définie en termes de proximité
par rapport au logement.
Cette deuxième dimension de la notion de quartier renvoie plutôt aux pratiques et
représentations que les habitants ont de leur ville. Le quartier se définit alors par les lieux de
sociabilité qui structurent la ville au niveau local : rues commerçantes, équipements publics,
espaces verts, etc.

photo1 : quartier résidentiel / source : internet


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2. Classification des quartiers résidentiels   :


Dans le monde les quartiers résidentiels sont classés en plusieurs
catégories :

2.1. Selon le type d’habitat  :


2.1.1. Habitat individuel:
L'habitant, propriétaire ou locataire, a un
accès Individuel à son logement, cet accès est
destiné à un seul ménage. Le logement est
prolongé le plus souvent par un espace extérieur.

Photo 2 : habitat individuel/source : internet

2.1.2. Habitat collectif:


Les halls et les accès au logement sont
collectifs, Partagés par tous. Ils distribuent des
groupes De Logements plus ou moins nombreux. La
notion de Copropriété est fortement présente.

Photo 3 : habitat collectif / source : internet

2.1.3. Habitat semi collectif  :


Le concept d'habitat intermédiaire est né de
la volonté de donner à l'habitat collectif l'allure et
certains avantages de la maison individuelle ou,
Inversement, de penser le groupement des
Logements individuels de façon à approcher les
Densités et l'urbanité du logement collectif.

Photo 4 : habitat semi collectif / source : internet

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2.2. Selon Les types de regroupement d’habitat  :

2.2.1. Habitat dispersé  :


Quand des habitations sont séparées les unes
des autres.

Photo 5: habitat dispersé/source : internet

2.2.2. Habitat spontané  :


Forme d’habitat qui s’est développé au cours du
temps hors de toute contrainte administrative
et suivant un processus de construction d’une
manière illicite.

Photo 6: habitat spontané/source : internet

2.2.3. Habitat planifié  :


C’est un habitat pour le quel la conception, le
financement, et la réalisation sont planifiés et
porte à la responsabilité d’un seul ou plusieurs
intervenants, il peut être d’origine public ou
privé.

2.3. Selon leur architecture  : Photo 7: habitat planifié/source : internet

2.3.1. Ensembles résidentiels non sécurisés


2.3.2. Ensembles résidentiels fermé:

D’après la définition de j. blakely, «des quartiers résidentiels dont l’accès est


contrôlé, et dans lesquels l’espace public est privatisé. Leurs infrastructures de sécurité,
généralement des murs ou grilles et une entrée gardée, protègent contre l’accès des non-
résidents. Il peut s’agir de nouveaux quartiers ou des zones plus anciennes qui se sont
clôturées, et qui sont localisés dans les zones urbaines et périurbaines, dans les zones les
plus riches comme les plus pauvres ».

2.4. Selon le tracé  :

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2.4.1. Centré  :
Se dit d’un aménagement urbain ou
d’un bâtiment dont la composition est conçue
autour d’un point, éventuellement selon une
symétrie par rapport à ce point. Le point
central est généralement matérialisé par un
édicule ou un élément de mobilier urbain :
fontaine, statue équestre,……etc.

figure1: trame centré/ source : Mathieu Charbonneau

2.4.2. Damier:
Disposition des voies de façon
orthogonale, formant des ilots carrés ou peu
allongés. Le terme est employé notamment à
propos de l’urbanisme hippodamie, défini
par hippodamos de Milet AU V siècle avant
notre ère et héritier de l’urbanisme
orthogonal des villes coloniales grecques des
VII et VI siècles.

Figure 2: Trame quadrier en damier source : Mathieu


Charbonneau

2.4.3. Labyrinthe  :
Tracé urbain, issu d’une planification
ou non, aux parcours complexes et aux
dispositions architecturelles ne ménageant
aucun repère. L’effet de labyrinthe est
généralement fortuit. Il est planifié dans
certaines réalisations des années 1970-1980
en France, visant à reproduire la complexité,
en apparence incompréhensible, des
formes spontanées.

Figure 3:Trame labyrinthe / source : Bernard Gauthier


« espace urbain »

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2.4.4. Radioconcentrique  :
Se dit d’un tracé urbain ou les voies
rayonnent d’un même point et sont reliées
entre elle par des voies concentriques à ce
même points. Ces voies concentriques
peuvent être des segments de tangentes à
des cercles dont le centre est ce point, et
former des polygones.

Figure 4: Trame radioconcentrique/source : Mathieu


Charbonneau

2.4.5. Linéarité  :
Disposition d’un plan tracé urbain
issu d’une planification, dont les voies
suivent des lignes parallèles et forment des
angles droits entre elles.

Figure 5 : Trame linéaire/source : Mathieu


Charbonneau

2.4.6. Orthogonale  :
Organisation d’un plan, selon une direction unique et une largeur étroite,
généralement en accompagnement d’une
infrastructure de transport ou du fait de la
contrainte d’un site.

Figure 6:Trame orthogonale/source : Mathieu Charbonneau

2.4.7. Plan de turbine:


Disposition des rues reproduisant la
spirale des Pales d’une turbine, par exemple autour d’une place.

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Figure 7: Plan de turbine/source : Mathieu Charbonneau

2.4.8.
Enroulement  :
Disposition concentrique du tissu urbain généralement autour d’une éminence du
relief ou d’un quartier plus ancien, pouvant être matérialisée par une fortification. Il est en
particulier présent dans des agglomérations médiévales s’élevant sur un site escarpé,
comme dans le sud de la France il suppose l’établissement de rues le long de courbes de
niveau ou formant une spirale montant autour d’une éminence du relief.

II. Les composants de quartier résidentiel   :


Le quartier résidentiel est constitué par :

1. L’habitat 
Le thème de l'habitat a donné lieu à de nombreuses productions dans lesquelles le
logement est tour à tour analysé en tant que marché, bien patrimonial, lieu d'intimité, point
de départ des mobilités quotidiennes, forme valorisée ou dévalorisée, réceptacle des modes
de vie et de la représentation sociale, lieu de sociabilités…

1.1. Définition des concepts

1.1. 1. Définition de l’habitat:


Selon L’ENCYCLOPEDIA UNIVERSALIS « au centre de la notion d’habitat se trouve
l’homme lui-même et son toit abri, ce qui amène continuellement à confondre l’habitation
ou groupe d’habitation avec l’habitat au sens le plus large du terme.
L’habitat n’est pas qu’un toit abris, foyer ou logis, mais un ensemble socialement organisé. Il
permet à l’homme de satisfaire ses besoins physiologiques, spirituels et affectifs ; il protège
des éléments hostiles et étrangers. Il lui assure son épanouissement vital.

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L’habitat intègre la vie individuelle et familiale dans les manifestations de la vie


sociale et collective. De plus en plus la notion d’habitat prend un sens écologique :
l’habitat devient avant tout « l’environnement ou les hommes vivent » : vivre seul vivre en
société ».

1.1. 2.Définition de l’urbain  :


Selon Larousse : « du latin urbains, par opposition à rural ; les populations urbains
expression désignant l’ensemble formée par une ville et Ses banlieues ou communes isolées
regroupant plus de 2000 habitants agglomères ».

1.1. 3.Définition de l’habitat urbain  :


A. Habitat et modèle culturel  :
Le logement n’est pas une « machine à habiter » comme le dit le Corbusier ,
susceptible de procurer une vie harmonieuse par la satisfaction des besoins répertoriés une
fois pour toutes quel que soit l’individu auquel il est destiné.
On ne peut pas demander à l’habitat de s’adapter à un logement qui lui est attribué sans
tenir compte de ce que signifie pour lui le fait d’habitat.
L’espace habité possède des significations qui sont liées à l’ensemble de l’existence de
l’habitat.
Celui-ci s’approprie l’espace habité par un marquage en référence à des modèles transmis
par l’éducation. Ces modèles sont appelés « modèles culturels » ils sont propres à chaque
nation : le japonais ne mange pas comme le français, l’allemand ne cuisine pas comme
l’espagnol…….etc.
Ce modèle ont trait fondamentalement, en ce qui concerne, les espaces du logement, aux
relations conjugales, familiales, et sociales. Dire que ces modèles sont culturels c’est indique
que ce sont des modèles communs aux individus d’une culture donnée. Ces modèles sont
largement partagés par l’ensemble de la population.
On ne trouve pas semble-t-il de différences suivant l’âge, le sexe, la catégorie
socioprofessionnelle, le revenu.
Le problème est donc de finir le champ d’action des modèles culturels dans le domaine de
l’habitat et les conséquences que cela prend pour la mise en forme, ce champ d’action est
immense évidement puisque s’y trouvent impliquées toutes les relations sociales, de la ville
quotidienne des habitats. Les modèles ne sont pas les modes d’exécution automatiques des
pratiques : faire la galette par exemple, est une tradition qui existe toujours, mais elle ne se
fait pas de même manière que le faisait nos arrières grands mères ; il faut donc distinguer
entre le conformément du rituel et la conformité de la pratique.
B. Habitat et pratique  :
L’habitat organise le logement en se conformant à des modèles qui impliquent à la
fois une pratique et une symbolique. Les modèles de ces pratiques et de cette symbolique de
l’habitat concernent la sociabilité, l’organisation familiale, les rôles masculins/féminins, le
propre et le sale. L’habitat en se référent, à ces modèles il organise son espace suivant un
certain nombre d’opposition : privé/ public, dehors/ dedans, propre/ sale, masculin/féminin,

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parent /enfant, apparent /caché etc.…….qui caractérise, oriente et gouverne la


pratique de l’espace.
« On entend par pratiques sociales, l’ensemble des comportements plus ou moins
intériorisés et des activités domestiques et par rapport ou sociale qui construisent l’identité
sociale d’un individu(ou d’un groupe ».
Les qualités du logement, de ce point de vue, correspondent à l’inscription ou au non
inscription dans l’espace des pratiques dont nous avons parlées ci-dessus. Cela veut dire très
clairement que l’architecte, connaissant ces pratiques, part de ces pratiques pour composer
le plan de son logement. Le rapport avec l’usage- habitat, base de l’inscription des pratiques
dans l’espace du plan devient ainsi fondamental, l’usager n’est plus considéré comme
être « besoin » mais comme être « de pratique » les besoins n’étant que l’expression
physiologiques, donc réduite, de ces pratiques. L’architecte est, dans un espace de
représentation. C’est-à-dire que sa tache est immense et périlleuse, car il ne s’agit pas de
reproduire des modèles « spontanés » mais d’interpréter dans l’espace des pratiques
virtuelles.
C. Habitat et mode de vie:
« Nous appelons mode de vie la forme canonique de la vie quotidienne, et de son
univers symbolique ». Cette vie quotidienne, dont l’habitat est l’un des aspects principaux,
reflète la transformation qui affecte l’appareil de production, l’évolution de la
consommation, distribution, les progrès techniques etc.…….
Ainsi les modes de vie représentent une notion abstraite ou viennent s’inscrire les pratiques
quotidiennes, engendrées entre autre par des modèles sociaux et culturels.
Par ailleurs, les modes de vie liés, au progrès technique, sont appelés à des changements
plus rapides que les modèles culturels. En effet, modes de vie et modèles culturels se
transforment à des rythmes très différents et des changements dans le mode de vie
n’entrainent pas des transformations immédiates des modèles culturels dès lorsque ceux-ci
se transmettent dés le plus jeune âge par l’éduction familiale. A la déférence de se qui se
passe pour les modèles culturels, les modes de vie de différencient selon les groupes
sociaux. A ce que concerne l’architecte, le rôle de celui-ci consiste à adapter l’habitat aux
transformations des modes de vie en tenant compte des modèles culturels qui commandent
l’organisation de l’espace.

1.1.4. Logement  :

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Le logement est défini comme une surface utile aménagée pour remplir un
certain nombre de fonctions. Le logement peut être unifamilial s’il abrite
uniquement les membres d’une même famille constituée par le couple et ses enfants et
éventuellement par des ascendants.
Il peut aussi être occupé par plusieurs noyaux, liés ou non par des biens de parentés, par
plusieurs personnes isolés. Le logement est une unité fonctionnelle ou l’organisation de
l’espace répond aux normes culturelles de la société et l’époque, mais la dimension, la
forme, l’organisation interne, le niveau d’équipement du logement sont également liés à la
structure au niveau économique et social. « C’est la façon donnée à chacun de vivre l’espace
de ses nuits, et de ses jours, tout en côtoyant l’autre de manière variées ».

1.1. 5. Les différentes formes de l’habitat  :


A. Forme rurale  :
La forme d’habitat rurale est située dans un
milieu champêtre, agricole ou villageois. Sauf dans les
milieux villageois ou dans des domaines, les
habitations de cette forme Occupent de vastes
terrains et sont habituellement distantes les unes des
autres. Les services collectifs sont très limités et les
commerces et services de base sont localisés à
plusieurs kilomètres de ces habitations.
Photo 8: habitat rurale/Source : Denis Chabot
© Le Québec en image, CCDMD
B. Forme panoramique  :
La forme d’habitat dite panoramique est caractérisée par un regroupement
d’immeubles Résidentiels de forte densité comptant
plusieurs étages. Cette forme d’habitat est localisée
en fonction d’attraits particuliers tels que plans
d’eau, parcs d’envergure ou vue panoramique.
Elle convient particulièrement aux ménages non
familiaux et aux personnes retraitées. Bien souvent
isolée des services et commerces environnants, la
concentration de logements permet d’y intégrer Photo 9: habitat panoramique/Source : Denis
Chabot © Le Québec en image, CCDMD
certains commerces et Services tels que piscine,
tennis, salle de Rencontre, salon de coiffure,
pharmacie,
Dépanneur, etc.
Toutefois, ces commerces et services ne Permettent Pas de répondre à tous les besoins des
résidants de Sorte que l’automobile Est souvent indispensable.

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C. Forme banlieue  :
Issue des années d’après-guerre, la
forme d’habitat banlieue est généralement
caractérisée par une grande homogénéité des
fonctions et des densités et par l’isolement
des résidants par rapport aux nuisances
inhérentes à la vie urbaine, comme le bruit, la
pollution de l’air et la circulation automobile.
Cette forme d’habitat est très populaire
auprès des ménages familiaux qui désirent
accéder à la propriété et qui recherchent un
milieu sécuritaire et homogène. Photo 10: habitat banlieue/Source : Denis Chabot © Le
Québec en image, CCDMD

D. Forme urbain  :
La forme d’habitat urbaine est
multifonctionnelle et souvent animée. Cette
forme d’habitat est généralement issue d’une
époque où la possession d’une automobile
était peu répandue, ce qui explique la densité
élevée de la trame urbaine et la proximité des
commerces et services. L’âge moyen des
bâtiments est souvent élevé bien que des
bâtiments récents viennent parfois s’insérer
parmi les plus anciens. On y observe
également le développement de projets
résidentiels importants sur des terrains laissés Photo 11: habitat urbain /Source : Denis Chabot © Le
Québec en image, CCDMD
vacants par des immeubles industriels désuets
ou mal adaptés à la nouvelle économie.

L'habitat est alors bien plus qu'un simple logement, qu'un bien de consommation. Il
est un lieu d'appropriation, de symbolisme, de relations familiales et sociales, il se comprend
dans son rapport à l'espace et à la durée.

2. Les équipements et les espaces public:

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2.1. Les équipements:


L’équipement d’une ville se compose des commerces et services, des
équipements collectifs d’intérêt général, des lieux de production et de stockage. Par
extension, le jargon urbanistique englobe sous le vocable équipement ce que nous appelons
ici les infrastructures.
Les équipements traduisent les besoins quotidiens divers de la population, l’implantation de
ces équipements se fait selon des normes de programmation urbaine (grille des
équipements) établie en fonction des conditions socio économiques et politiques de la
société en place. Ils sont de plus en plus nombreux et variés, coûteux à créer et à faire
fonctionner, on peut les classer selon leur finalité.
D’autres équipements, désobéissant à la grille pré établie et aux normes présentent des
spécificités culturelles (musée, théâtre….), administratives, de recherche et historique.
Les équipements en défini par plusieurs types :
1. Les équipements culturels:
1.1. Définition:
Un équipement culturel est une institution, également un but un lucratif, qui met une
relation des œuvres de création et de public, afin de favoriser la conservation du patrimoine,
la création et la formation artistique et plus généralement, la diffusion des œuvres de l'art et
de l'esprit, dans un bâtiment ou un ensemble de bâtiments spécialement adaptés à ces
missions " Claude Mouillard. "Concevoir un équipement culturel".
2. Les équipements sportifs et de loisirs  :
2.1. Définition:
L’équipement sportif et de loisir est un lieu de pratique des APS dont l’existence
dépend soit d’une volonté politique dans le cas d’équipements publics, du marché pour un
équipement privé, soit de l’appropriation d’un espace public. La réalisation d’un équipement
sportif demande des réponses architecturales et urbanistiques en fonction de contraintes
financières, techniques et juridiques (PLU, ERP, normes, homologations), adaptées (choix
technique et politique) aux besoins les plus divers allant des nécessités pédagogiques de
l’enseignement aux demandes individuelles de loisir et de compétition.
3. Les équipements scolaires  :
3.1. Définition:
Ensemble des équipements collectifs destinés à la scolarisation des enfants : école
maternelle, école primaire, collège, lycée. Les communes exercent la responsabilité de
l'équipement et de l'entretien des écoles maternelles et primaires. Le département a la
charge des collèges et la région celle des lycées.
Pour chaque académie (principale circonscription administrative déconcentrée du ministère
de l'Education nationale, chargée d'appliquer régionalement, la politique éducative définie
par le gouvernement), une carte scolaire est dressée et fixe la programmation des
équipements scolaires à réaliser, en se basant sur les prévisions d'évolutions
démographiques de leur territoire. La réalisation de cette carte donne toujours lieu à

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polémique, car elle détermine notamment les ouvertures ou fermetures de


classes, ainsi que le nombre de postes d'enseignements affectés à chaque
académie. Elle détermine également les établissements dans lesquels doivent être scolarisés
les enfants en fonction de leur lieu de résidence ce qui lui vaut le reproche de ne pas
favoriser la mixité sociale des établissements.
4. Les équipements des commerces et de services  :
4.1. Définition:
Le commerce est une activité consistant à fabriquer, transporter et vendre des biens
et des services d’un lieu à un autre dans le but de les échanger. Faire des achats est une
activité urbaine très importante qui entretient la vie, non seulement pour l’acte d’acheter
mais aussi pour les fonctions secondaires qui en découlent telles que flâner devant les
magasins, observer les gens, faire des rencontres, se distraire, consommer, etc.

5. Les équipements administratifs et de services  :

5.1. Définition:
C’est le premier facteur dans le succès d’un équipement. Elle est très complexe. Le
but de cette fonction est assurer une parfaite gestion, aussi faciliter l’orientation et les
renseignements (commissariat de police, antenne P.T.T….).

2.2. Les espaces publics :

1. Définition de l’espace public extérieur  :


"Les espaces collectifs urbains, appelés encore espaces publics ou espaces extérieurs,
sont constitués par l'ensemble des lieux ouverts à tous. Ils sont généralement sous la
responsabilité des collectivités publiques ou parfois de droit privé. Ils sont le plus souvent en
plein air, mais peuvent être partiellement ou totalement couverts."
Les espaces publics sont formés d’espaces libres, généralement, affectés à des usages
publics. Ils comprennent les rues, les places, placettes et jardins, etc. Les paysages urbains
et les façades des bâtiments formant interface entre l'espace public et l'espace privé, en
sont une autre composante. Dans ce cas les espaces publics et privés se complètent. "Va
être dit espace public au sens fort, un espace accessible n'importe quand – c'est-à-dire
n'ayant ni heure d'ouverture, ni heure de fermeture: rues, places
publiques… par n'importe qui, sans aucune discrimination, pour des activités qui ne sont pas
nécessairement explicitement déterminées, à condition que celles-ci se conforment à un
règlement d'usage établit par l'autorité publique". De plus, c'est un espace gratuit qui sert
aux activités de passage, de détente et de loisir. Il peut servir aussi à des activités
économiques.

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2. Les composants des espaces publics extérieurs  :


2.1. Les espaces verts  :
2.1.1. Définition  :
La notion d’espaces verts au sens contemporain du terme est assez récente d’usage
dans le langage des professionnels, même si leur présence remonte aux premières
réalisations de cités. Le terme « espaces verts » est nouveau puisqu’il fut utilisé pour la
première fois dans la loi d’orientation foncière du 30 décembre 1967, qui le définit comme «
une surface réservée aux parcs et jardins dans une zone urbaine ». Les espaces verts en
milieu urbain se définissent en tant qu’espaces publics qui regroupent nature et verdure. Ils
offrent aux habitants la possibilité de s’échapper de leur environnement souvent bétonné
vers des refuges naturels tout en restant en ville. Ces espaces ouverts de dimensions plus ou
moins importantes, par rapport aux autres espaces urbains, proposent de multiples activités
aux usagers telles que promenade, marche, sport, etc.
Les espaces verts sont nécessaires autant pour la ville que pour ses habitants. Leurs effets
positifs sont à considérer sur plusieurs niveaux et touchent plusieurs domaines, qui vont de
la purification et l’aération de la ville jusqu'à la santé des citadins. Leur aménagement en
ville doit rependre à plusieurs critères ; forme, dimension, emplacement, etc. qui doivent
être étudiés profondément. Faute de quoi on aura affaire à des espaces vides et sans vie.

2.1.2. Typologie des espaces verts urbains  :


On peut donc déceler deux (2) grandes catégories d’espaces verts qui sont :

 Les espaces verts suburbains :


De surface dépassant généralement les
20 ha, les espaces verts suburbains sont situés
aux abords des villes. les aménagements qui
leur sont proposés sont d’une variété
intéressante et font de ces lieux des espaces
spécialisés. parmi ces espaces on trouve les
zoos, les parcs d’attractions, etc. Ces
équipements verts font offices généralement les
week-ends où les citoyens fuient leur
environnement quotidien qui est celui de la ville
pour un environnement plus naturel à la Photo12: Des quartiers suburbains qui créent la
biodiversité/ source : muret, Allain, s’abrie.
recherche
de la détente et de l’évasion. En sus
des activités qui Peuvent s’y dérouler, ce sont
des lieux qui participent entre différents types d’usagers.

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 Les espaces verts urbains :

De ces espaces verts, les squares et les


jardins sont les figures les plus courantes. Le
square n’est qu’un espace de dimension
réduite ne dépassant pas généralement les
cinq (5) à six ha et ne présentant pas
beaucoup d’aménagements. Ils constituent
pour les habitants des lieux de détente et de
promenade. Ils sont aussi des décors urbains
où ils agrémentent les paysages. Photo13 : Espaces verts urbains, France Verte
Ces espaces qui sont réalisent souvent dans les Paysage/ source : muret, Allain, s’abrie.

Anciens tissus pour offrir un Endroit naturel dans un milieu dense à Dominante minérale,
sont fréquentés par des usagers qui habitent aux alentours. Ils peuvent abriter des jeux
pour Enfants et du mobilier léger. Les parcs de quartiers par contre Peuvent atteindre
jusqu’à dix (10) ha de surface. Les adultes Peuvent y pratiquer quelques activités sportives
en plus du repos et la détente qu’ils offrent. Les enfants aussi sont gâtés par la variété de
jeux qu’ils leur sont destinés.

Schéma 2 : Exemple sur les types des espaces verts/ source : muret, Allain, s’abrie.

Schéma 1 : Exemple sur les types des espaces verts/ source : muret, Allain, s’abrie.

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2.1.3. Rôles des espaces verts urbains  :


La végétation spontanée ou rapportée qui s’y développe est indéniablement une
composante dynamique de tout aménagement. Ses rôles tant au niveau économique que
social, sont primordiaux.
 Le rôle écologique:
-L’épuration chimique:
Les rejets dans l’air de monoxyde de carbone, dioxyde de souffre, d’ammoniac,
d’oxyde d’azote, de fluor, etc. Ont de nombreuses origines : foyers domestiques et
industriels, transport…etc.
La végétation des espaces verts contribue à l’épuration et à la réduction du taux de CO2 par
l’intermédiaire de la fonction chlorophyllienne (lors de l’activité photosynthèse, un hectare
enherbé retient 1000 m3 de carbone provenant de 2400m3 de CO2 absorbé)28. De même,
grâce à leur métabolisme, les végétaux fixent des gaz nocifs tels que l’anhydride sulfureux.
Cependant la capacité des végétaux à épurer l’atmosphère est plus faible dans les zones
fortement polluées du fait d’une surcharge d’éléments nocifs. L’excès d’éléments toxiques
dans le milieu aérien peut entraîner le dépérissement du végétal (pluies acides dues
principalement aux oxydes d’azote et dioxyde de souffre).
Au niveau du sol, les structures végétales de type haie, constituent d’excellents régulateurs,
en absorbant tout ou une partie des produits phytosanitaires utilisés en excès sur les
parcelles cultivées (engrais, pesticides), limitant ainsi les problèmes de pollution de sols, de
rivières ou de nappes phréatiques.
-L’épuration bactériologique:
Figure 16 : Typologie des espaces verts / source :

Muret, Allain, s’abrie.1987


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La teneur en particules microbiennes est variable selon les zones


d’habitation. Les végétaux, en fixant les poussières et en secrétant des substances
à propriétés antibiotiques, contribuent à la diminution de la teneur en germes microbiens de
l’air.
-La fixation des poussières:
En retenant les poussières sur le feuillage, les végétaux participent à la purification de
l’air. Cependant, pour que cette action soit efficace il ne faut pas que les végétaux soient
surchargés, ce qui suppose une surface en espaces verts et un Volume de végétation
suffisant (les végétaux arborescents fixent environ 50 tonnes de poussières par an et par
hectare).
-La thermorégulation:
Les espaces arborés favorisent également un abaissement des températures d’où un
rafraîchissement de l’ambiance et une augmentation de l’humidité relative de l’air (un
hectare de forets rejette dans l’atmosphère 30 tonnes d’eau par jour). La baisse de
température entraîne des mouvements d’air descendant, compensant la circulation
ascendante de l’air au niveau des zones bâties. En l'absence du vent, ces mouvements
évitent la formation et la stagnation des masses d’airs polluées, qui se forment au-dessus
des villes et qui constituent un bouchon empêchant le flux d’air frais. Les divers
aménagements basés sur le végétal ou l’eau, assurent des rôles biologiques essentiels à la
conservation de la biodiversité végétale, par la présence d’une pluri spécificité dans les
différentes strates, et animale par les fonctions d’habitat, de refuge, de repos,
d’alimentation et de lieu, support de la reproduction.
 L’amélioration de la qualité du cadre de vie  :
-Le rôle psychologique:
Les espaces verts urbains favorisent le maintien de l’équilibre psychique et
psychologique de l’être humain. Des études approfondies (GRAHN) 29 montrent que les
moments passés au grand air ont une fonction curative réelle pour les patients et les
résidents des hôpitaux, des hospices de vieillards et de maisons de repos. Les individus
dormaient mieux, avaient besoin de moins de médicaments, étaient moins agités et
beaucoup plus loquaces.
Une théorie a été élaborée par KAPLAN sur le rapport entre l’attention de l’homme et
son cadre de vie, indiquant que la végétation et la nature renforcent notre attention
spontanée et permettent à notre système sensoriel de se détendre et aiguisent notre
concentration.
-Le rôle décoratif:
Le rôle décoratif d’un aménagement accompagne et complète en général la fonction
utilitaire. Le rôle fondamental d’embellissement, par l’utilisation des végétaux, de minéraux
et de l’eau se retrouve bien entendu dans les aménagements paysagers spécifiques comme
les jardins ou parcs d’ornements, mais également dans des conceptions plus naturelles
(végétation de berges) ou plus rigides (autoroutes, immeuble).

-Le rôle de masque:

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Mémoire de fin d’étude : Aménagement durable d ‘un quartier résidentiel
Approche théorique

Contre l’environnement disgracieux et déplaisant, les solutions pour la


constitution d’une isolation visuelle sont diverses et basées essentiellement sur le
choix des végétaux ou des modifications de relief (vallonnements).
-Le rôle d’isolation phonique:
La lutte contre le bruit permet de réduire un certain nombre de troubles
psychologiques (gène, perturbation), physiologique (perte d’audition, fatigue) et
fonctionnels (interférence sur l’activité exercée) chez l’homme. Si les dispositifs comme le
talus, murs paysagers ou écrans imperméables se révèlent les plus efficaces, les écrans
végétaux, dés lors qu’ils sont suffisamment hauts et larges, jouent également un rôle non
négligeable dans la lutte contre le bruit (une végétation dense de 10 m d’épaisseur, sur une
surface plane, réduit le bruit de 1 DB). Le merlon planté (butte de terre surmontée de
végétaux) semble être actuellement la solution offrant les meilleurs résultats en atténuant
les bruits, pour une emprise au sol relativement limitée, tout en conservant un aspect
paysager et esthétique de qualité.

2.2. Les places:

2.2.1. Définition  :
Espace public non bâti , desservi par des
voies, affecté aux piétons ou par rapport et aux
véhicules, elle est un espace libre de rencontre,
peut avoir pour vocation un marché, le
stationnement de véhicules, la jouissance d’une
vue panoramique devant la mer ou un lac, etc.
La place est en même temps un fond de
perspective pour une ou plusieurs voies
convergeant vers lui, elle joue un rôle essentiel
dans la perception d’une agglomération.
L’accompagnement architectural de la place Photo14 : La place d’Espagne à Rome/
peut source : rome-passion.com

Concerner son Cadre bâti, parfois construit


Selon un Ordonnancement, les édicules, le mobilier Urbain et le traitement du sol rendant
son usage Plus commode, le tout pouvant constituer une place aménagée.

2.2.2. Les différents aspects des places publiques  :


Cette composante de l’espace urbain est un lieu qui possède plusieurs qualités et
abrite diverses fonctions de la vie urbaine. La forme, l’esthétique qu’elle dégage, les Activités
qui s’y déroulent, les symboles qu’elle reflète, etc.
Un aspect émotionnel et informationnel. Les places publiques peuvent être perçues et
vécues de différentes manières.

 L’aspect fonctionnel de la place  :

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Mémoire de fin d’étude : Aménagement durable d ‘un quartier résidentiel
Approche théorique

Les citadins portent leur choix généralement sur des endroits où la vie
urbaine est pleinement exprimée. La place publique est l’un des lieux de la ville
les plus fréquentés. Cela peut être observé par les différentes activités qu’elle abrite
lesquelles sont liées à la culture, au commerce, à la politique ou à la religion. « Née de la
nécessité de se rassembler devant le siège du pouvoir, devant le temple, ou dans les lieux du
commerce, la place devient un support des fonctions essentielles de la cité : l’échange la
rencontre au sens le plus large du terme ». En effet, ces fonctions permettent à la place
d’exister et de fonctionner Correctement. Une place qui englobe plusieurs fonctions en
même temps est généralement plus fréquentée qu’une autre qui en possède moins. Ceci
fera d’elle un lieu qui attire les gens, un lieu de sociabilité et de vie collective.

 L’aspect formel de la place  :


Les places dans la ville jouent un rôle de repère du fait qu’elles sont souvent situées
sur des points de convergence. Donc leurs formes sont aussi importantes que les activités
qu’elles abritent. Elles ont une forme purement géométrique ou non, grandes ou petites,
plates ou en pentes, etc., cela dépend de plusieurs critères. La situation qu’occupe une place
dans le tissu urbain d’une ville influe sur la forme qu’elle pourra prendre. La morphologie du
site est un autre élément à prendre en considération lors des opérations d’aménagement. La
forme d’une place ou placette peut dépendre tout simplement – et c’est souvent le cas- des
goûts Esthétiques du concepteur. Les jeux de lumières et d’ombres, les textures des façades
des immeubles, la hauteur des constructions entourant la place, etc. sont autant d’éléments
intervenant sur sa forme. « Moins que l’étendue au sol, c’est la relation entre les dimensions
Horizontales et verticales qui déterminent la taille d’une place »31. On peut dire que les
formes des places publiques sont liées à la lecture que peut avoir chacun de nous d’un
espace donné et des ambiances dans ce lieu. En effet une place remplie de monde paraîtra
sûrement plus petite que lorsqu’elle est vide. Les paysages perçus à travers différents
parcours dictent notre lecture de la forme d’une place.

 L’aspect émotionnel:
A travers les différentes sensations et réactions psychologiques qu’elle procure chez
les usagers, la place possède un aspect émotionnel. En effet la pratique de cet espace sous
différentes formes que ce soit promenade, flânerie ou même faire des courses, seul ou
accompagné, crée des sentiments de plaisir, de convivialité et parfois de gène.
Les éléments qui composent les places publiques ont aussi une influence importante sur
l’état psychologique des gens. La présence de végétaux et de l’eau modifie
Considérablement nos sensations dans une place en créant des microclimats spécifiques. Sa
pratique le jour est totalement différente de celle la nuit sous des lumières artificielles.

 L’aspect informationnel:
La place est aussi un espace informationnel. Le caractère publicitaire de la place ne
doit pas être négligé. C’est par rapport à cet élément que des usagers ont tendance à
préférer une sur l’autre. La signalétique dans ces espaces est une autre source d’information
; elle nous renseigne sur une partie de la ville et nous guide à travers ses quartiers. La

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Mémoire de fin d’étude : Aménagement durable d ‘un quartier résidentiel
Approche théorique

communication dans les places fait partie de l’information dans ces lieux. Ces
critères nous donnent un aperçu de ce que doit être une place. Sa position et ses
rôles font d’elle un élément important dans la composition urbaine. Ils contribuent à créer
des places pleines de vie comme elles l’étaient autrefois.

2.3. La circulation dans l’espace urbain  :


La circulation constitue la fonction la plus importante de l’espace urbain. Les espaces
publics sont les lieux de circulation des individus, mais aussi celle des biens. Cela est assuré
par différents types de voiries ; rues, ruelles, cheminements, etc. Plus récemment, de
nouvelles formes sont apparues afin de répondre aux nouvelles exigences qu’à connues le
développement industriel au 19eme siècle et l’apparition de la voiture. On parle alors de
routes, autoroutes urbaines, auto rues,……. etc.
Le terme voirie regroupe l’ensemble des différentes voies de circulation destinées aux
différentes formes de mobilité dans l’espace de la ville. On peut, alors, distinguer trois (3)
types de circulation dans l’espace urbain :
- Circulation mécanique : réservée seulement aux transports mécaniques.
- Circulation piétonne.
- Circulation mixte.

2.3.1. Avenues et boulevards :


Ces artères constituent tout d’abord des lieux de promenade et de rencontres avant
d’être de simples rues de passage. L’avenue qui est une large voie urbaine bordée de
plantations, est « une création de l’âge classique (Versailles par exemple) qui accueille la
circulation des carrosses, les défilés militaires, les fêtes urbaines… ». A Paris, Haussmann
créa tout un système d’avenues dont les Champs-Elysées qui seront par la suite imités dans
le monde entier. Signifiant autrefois le terre-plein d'un rempart, la notion de boulevard a
évolué pour devenir ce qu'elle est aujourd'hui c'est-à-dire une large voie de circulation. C'est
aussi un espace destiné à la promenade "c'est un lieu où l'on va, un peu à la manière du
"corso" italien ou des "ramblas" espagnoles, avec ses trottoirs plantés, ses contre-allées
occupées par des terrasses des grands cafés".

2.3.2. Les rues  :


Le mot rue vient du latin « ruga » qui signifie chemin bordé de maisons ou de
murailles dans une agglomération. Elle peut abriter différents types de commerces. « La rue
est :
Un espace de circulation dans la ville et structure ses quartiers. Elle dessert les logements et
les lieux d’activités économiques ; un espace d’échanges (commerciaux, relationnels…)
« La rue constitue un endroit commun où se déroule les tractations commerciales, échanges
sur des affaires avec les voisins et où se développent des opérations de police. De là on
observe, on dénonce les délits… L’identité de la cité se découvre dans la rue à travers des
fêtes religieuses, privées ou publiques. C’est alors l’occasion de montrer que l’on est un bon
citoyens ».

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Mémoire de fin d’étude : Aménagement durable d ‘un quartier résidentiel
Approche théorique

2.3.3. Voirie de desserte:

Est un espace collectif ouvert à proximité du logement. La voirie de desserte a pour


rôle essentiel de permettre d’accéder aux habitations ; c’est un lieu privilégié de rencontre et
de jeux. A cet effet, on ne doit ni le considérer ni l’aménager comme une voie de circulation,
elle doit tout simplement permettre l’accès des voitures des riverains.

Schéma3 : exemple sur la voirie de desserte/ source : internet

2.3.4. Les ruelles :


Généralement plus étroites que les rues où elles peuvent avoir une largeur inférieure
à 1m, les ruelles sont des voies d’accès secondaires. Parfois elles sont inaccessibles
lorsqu’elles sont obstruées par des clôtures ou des jardins. Dans les anciens tissus, elles
abritent plusieurs activités commerciales et participent à l’animation de ses quartiers. Elles
sont le support de la vie urbaine.

2.3.5. Cheminement piétons  :


Dans toutes l’opération, on constate que le réseau de circulation des piétons est
essentiellement composé du réseau de desserte classique qui peut être valablement
complété en tant que de besoin par des chemins spécialement réservés aux piétons. Ces
chemins indépendants peuvent se révéler utiles en dehors de la fonction de liaison entre
habitations et équipement, sachant qu’ils contribuent au désenclavement de certains
espaces tels qu’impasses……etc.

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Approche théorique

Figure9: exemple sur le Cheminement piétons / source : internet

2.3.6. Les aires de stationnement :


Une aire de stationnement est l’espace aménagé pour stationner des véhicules. Elle
peut être sur la voie publique, en souterrain ou à l’intérieur d’un immeuble (parking étagé).
L’aire de stationnement se divise en plusieurs emplacements réservés au stationnement des
voitures et dont la surface avoisine en général les 25m2.
On peut distinguer quatre (4) types de stationnement en ville :
- le stationnement diurne, c’est celui lié au travail. Il consomme beaucoup d’espace surtout
au centre ville
- le stationnement temporaire
- le stationnement pour les livraisons des marchandises
- le stationnement nocturne, réservé généralement aux habitants

Schéma 4: exemple sur l’aire de stationnement/ source : internet


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Approche théorique

2.4. Le mobilier urbain :


Le terme mobilier urbain est apparu dans les années 1970, « son
apparition révélant une première réaction devant l’accumulation hétéroclite des
constructions et des objets fonctionnels dans l’espace urbain ». Le mobilier urbain ou «
composant urbain » est défini comme l’ensemble des éléments ou plutôt les objets qui
composent, les espaces publics urbains. Ils sont à caractère utilitaire et servent soit à une
fonction précise, soit comme décor, et dans ce cas ils participent à améliorer l'aspect des
paysages urbains.
« Les composants urbains, ne sont pas des équipements destinés à être posés dans des
territoires administratifs donnés, mais des outils d’aménagement de l’espaces collectif dont
l’assemblage avec d’autres équipements permet de mettre en scène l’espace collectif »
En effet l’aspect que peut avoir un jardin, une place ou une rue dépend de la diversité des
objets qui existent sur ces lieux. Cette variété du mobilier urbain nous ramène à en citer
ceux qui nous semblent les plus courants :
-L’éclairage public 
- Signalisation dans l’espace public, les bancs, les corbeilles. 

2.5. Clôture  : Photo15 : les corbeilles de Photo 16: l’éclairage Photo17 :


public/ les mobiliers fleurissent/
propreté/ source : turbo.fr source : hellopro.fr Source : saccolor.wordpress.com
-La clôture assure la lisibilité d’un espace en mettant l’espace public en relation avec les
bâtiments, mais également les différents bâtiments entre-deux, en créant une continuité le
long des voies.
- Elles participent donc à la composition du
paysage urbain, en donnant sa forme à
l’espace public. En tant que premier élément
de la propriété privée offert à la rue, elles
influent sur la qualité de l’espace public et
elles peuvent favoriser l’intégration du bâti Photo 18: Clôture d’un quartier résidentiel/ source : internet
dans son environnement. Elles jouent donc
un rôle de passage, de transition, permettant
à la fois de marquer clairement le passage
d’un espace à l’autre et de le rendre moins
abrupt.

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Approche théorique

-Elle sert également de moyen de défense. Très vite, elle adopte une fonction
symbolique en marquant la reconnaissance de la notion de propriété privée.
Qu’elle soit une véritable barrière physique empêchant l’intrusion ou qu’elle suggère
simplement le changement de statut. Les clôtures sont également un espace de
représentation sociale, traduisant la personnalité et les gouts de chacun. La clôture joue
enfin un rôle de préservation de l’intimité des habitants. Elle est de plus en plus utilisée par
les habitants pour se barricader, bloquer les vues depuis l’espace public et renforcer le
caractère privé de ce qui se trouve derrière.

2.6. Espaces de commerce-loisirs et détentes  :


Espaces de commerce  :
En effet l’un des critères de réussite de la rue piétonnière est sa fréquentation ou la
fonction commerciale est l’une des plus importantes sources de fréquentation.
Espace de loisir  :
Les espaces extérieures urbains ont légalement comme fonction de permettre, la
détente, pour assurer les fonctions inhérentes aux espaces de loisirs, ils doivent recevoir des
équipements souvent très spécifiques.

2.7. Aires de jeux  :


Lors de la conception des aires de jeux, l’objectif prioritaire est d’organiser des espaces de
dimensions suffisantes à partir d’un aménagement élémentaire des sols et quelques
installations simples et dépourvues de danger. La premier impératif de cette organisation
concerne la sécurité : l’enfant dois être protégé des dangers de la circulation, tant sur les
terrains que sur les chemins qui conduisent. Le second impératif est de constituer un monde
à l’échelle des enfants lors de la conception des aires de jeux, il est utile de distinguer des
groupes d’âges avec des besoins spécifiques.

Photo 19: exemple sur l’air de jeu au milieu d’habitat/ source : internet

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Approche théorique

2.4. Les principes d’organisation des espaces urbains extérieurs   :

Ainsi les espaces extérieurs présentent certains principes d’organisation qu’on peut les
résumer en :
-L’organisation est l’aménagement par lequel les parties constituantes d’un être vivant sont
reliées en vue de remplir des fonctions définies. Ce concept et l’avantage de recouvrir à la
fois la notion de vie et de fonction, donc organiser l’espace urbain d’ordre esthétique et
utilitaire débouchant sur une finalité sociale.

-Organiser c’est également trouver une disposition dans l’espace telle que toutes ces
particularités correspondant le plus précisément possible aux besoins et aux activités
humaines.

-Ce qui veut dire, pour la conception de l’espace urbain, que les caractéristiques
quantitatives doivent être choisis et assemblées de telle sorte que l’ensemble soit aisément
perçu par l’homme et qu’il constitue un cadre adapté à la vie de la cité.

-Il faut donc définir les moyens concrets qui permettent de développer une organisation
pour l’espace urbain, la liberté se résume à la présentation de principes définissant de façon
géométrique.
Remarque  :
-L’espace extérieur urbain exerce une fonction primordiale, il donne à vivre, de lui dépend
l’image de la ville, il exerce aussi d’autres fonctions importants c’est le lien de circulation, de
la communication et de la rencontre.

-L’espace extérieur permet aussi la lutte contre nombre de nuisances qu’elles soient
phoniques ou atmosphériques. Toutes ces fonctions multiples de l’espace extérieur urbain
doivent être envisagées de façon de globale de telle sorte que la ville donne un sentiment
d’unité et donc de personnalité.

-Ce sont les architectes qui font la conception ainsi que l’aménagement des extérieurs, dans
ce sens, ce qui important est ce que représente l’espace extérieur pour l’habitat et sa
capacité à le pratiquer, à lui attribuer une symbolique, car c’est grâce a la pratique et à la
symbolique de l’habitat que les espaces peuvent exister.

2.3. L’habitat et le Développement durable


L’image de l’architecture écologique varie radicalement selon le relief, le climat, les
ressources régionales, la culture locale, le niveau social des usagers et les choix politiques
ceux qui les gouvernent. Cette multiplicité des réponses n’est d’ailleurs pas nouvelle : l’étude
de l’habitat vernaculaire montre la multitude des solutions permettant d’apporter à l’usager
le confort qu’il souhaite, tout en respectant l’intégrité du territoire. Sans être passéiste, il
Semple aujourd’hui nécessaire de trouver un équilibre entre tradition et modernité, et de
développer un habitat « résonné » : fonctionnel, confortable, économe en matières
premières et respectueux de l’environnement, au sens large du terme.

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Approche théorique

2. 3.1. Définition de développement durable  :


Le développement durable est une nouvelle conception de l’intérêt
public, appliquée à la croissance économique et reconsidérée à l’échelle mondiale afin de
prendre en compte les aspects écologique et culturels généraux d’une planète globalisée.
Autrement dit c’est une doctrine politique visant à allier deux notions opposées et
nécessaires :
Le développement des sociétés de façon équitable et la protection de l’environnement.
Selon la définition proposée en 1987 par la commission mondiale sur l’environnement et le
développement dans le rapport Brundtland, le développement durable est :
« Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre
la capacité des générations futures à répond aux besoins des générations du présent sans
compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». Deux concepts
sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des
besoins essentiels des plus démunis à qui convient d’ accorder la plus grande priorité, et
l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose
sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir.
Face à l’urgence de la crise écologique et sociale qui se manifeste désormais de manière
mondialisée (changement climatique, raréfaction des ressources naturelles, écarts entre
pays développés et sous-développés, perte drastique de biodiversité, catastrophes
naturelles et industrielles). Le développement durable et une réponse de tous les acteurs
(états, marché, société civile) pour reconsidérer la croissance économique à l’échelle
mondiale afin de prendre en compte les aspects écologiques, environnementaux et socio-
humains du développement. Il s’agit aussi, en s’appuyant sur de nouvelles valeurs
universelles (responsabilité, participation et partage, principe de précaution, débat,
innovation,…) d’affirmer une approche double :
-Dans le temps : nous avons le droit d’utiliser les ressources de la terre toute en assurant la
pérennité pour les générations futures.
-Dans l’espace : chaque humain a le même droit aux ressources de la terre (principe de
destination universelle des biens).

2. 3.2. Principes généraux du développement durable   :


Le Développement durable constitue une véritable nécessité pour un Développement
humain tenant compte des dimensions économique (améliorer l’efficacité économique),
sociales (améliorer l’équité sociales et lutter contre l’exclusion et pauvreté) et
environnementales (maintenir l’intégrité de l’environnement).A ces trois dimensions se
greffe la dimension démocratique (participation citoyenne).A ces dimensions du
développement, se superposent une série de principes indissociables de la mise en œuvre
du développement durable , notamment :
-Le principe de solidarité dans le temps intégrant une vision à long terme et dans l’espace.
-Le principe de précaution : ce principe vise à prévenir la dégradation de l’environnement et
la pression sur les ressources naturelles de la planète.
-Le principe de participation.

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Approche théorique

-Le principe des responsabilités communes mais différenciées.

2. 3.3. L’habitat dans le quartier durable  :


A. Définition:
Un habitat durable est un logement consommant à la fois peu d’eau et d’énergie, de
préférence renouvelable, dans son fonctionnement quotidien, et s’intégrant Et s’intégrant
harmonieusement dans son environnement. C’est aussi un habitat qui préserve la santé de
ses occupants en leur apportant un meilleur confort. Pour finir, c’est un bâtiment qui aura
Nécessité peu d’énergies et de matières premières pour sa construction et dont on saura
Recycler les matériaux lors de sa destruction. Ce sont la raréfaction des ressources en
énergies fossiles et la prise de conscience de leurs impacts sur la planète qui ont amené
cette réflexion autour d’une conception nouvelle de notre habitat.

B. Les exigences de l’habitat écologique  :


-Intégration au terrain :
-prendre en compte la topographie, les vues et les caractéristiques climatiques : Direction
Des vents dominants, angles maximal du soleil selon les saisons, éventuels masques produits
par le relief et la végétation.
-adapter le bâti au terrain : implanter au plus juste dans la pente naturelle, limiter les
Terrassements et les murs de soutènement, protéger les sols à l’écosystème fragile.
-préserver autant que possible la végétation existante et préférer les végétaux locaux pour
Les nouvelles plantations.
-choix des matériaux  :
-utiliser les matériaux renouvelables (bois), recyclés, recyclables ou dont La production
demande peu énergie.
-utiliser des matériaux reconnus sans danger pour la santé.
-choisir des matériaux produits dans la région pour limiter le transport, source De pollution,
et favoriser l’économie locale.

-Maitrise des besoins en énergie pour le confort thermique:


 Mesures passives sur l’enveloppe, en général gratuites ou amorties en moins de
cinq ans :

- implantation optimisant l’orientation en fonction des caractéristiques climatiques par la


forme du bâti.
-le dimensionnement des baies en fonction de l’ensoleillement.
-le choix des matériaux tenant compte de l’avantage apporté par la présence de quelques
éléments à forte inertie thermique :
-isolation renforcée de l’enveloppe
-suppression des ponts thermique
-vérification de l’étanchéité à l’air

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Approche théorique

 Mesures demandant un surcoût d’investissement, généralement


amorties en cinq à vingt ans :
-capteurs solaires thermiques pour l’eau chaude sanitaire
-plancher chauffant solaires
-ventilation double flux avec récupération de chaleur à haut rendement (disponible pour les
maisons avec label habitat passif)
-puits canadien (ou puits provençal) pour chauffer l’air neuf en hiver et le rafraichir en été
 Mesures passives sur l’enveloppe, gratuites ou peu coûteuses  :
-orientation et dimensionnement judicieux des ouvertures
-protection solaire pour éviter l’éblouissement (éléments pare soleil fixer et mobiles)
 Mesures actives amorties rapidement grâce à la baisse de la consommation :
-utilisation d’ampoules à basse consommation

Transport : -véhicule extérieur

-des pertes exceptionnelles

-diviser par 2 le nombre de places règlementaires

-auto-partage/covoiturage

-bornes photovoltaïques pour voiture électriques

Bruit :-Comportements respectueux

-isolement des bruits aériens

-isolement des bruits extérieurs


Communication :-visites organisées

-affichage et suivi des consommations

-conférences Quartier
-accueil de chambres d’hôtes

Alimentation :-autoproduction

-Centrale d’achat

-AMAP

Déchets :-réduction des déchets à la source


ville
-tri sélectif, point de collecte dans la rue

-compost

Culture :-expositions

-animations

Habitant

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Approche théorique

Schéma 5 : le service d’un quartier durable /source : internet

-Conclusion de la phase théorique  :


Après l’étude de la phase théorique nous pouvons dire que :
Un quartier de qualité est un lieu où l’on souhaite s’installer et vivre. Il s’inscrit
harmonieusement dans le paysage et l’histoire de son territoire. Il répond aux besoins de ses
habitants et permet les échanges entre des personnes aux profils et aux âges différents. Il
respecte l’environnement et contribue à la qualité de vie communale.
L’habitat est considéré désormais comme l’un des secteurs le plus consommateur
d’énergie. il participe aussi à la pollution de l’atmosphère par l’utilisation des énergies
d’origine fossile, comme le charbon, le gaz et le pétrole. celles-ci sont sources de gaz à effet
de serre, responsables du dérèglement climatique et de l’écosystème.
cependant, l’habitat peut devenir le domaine le plus propice à la concrétisation des procédés
et des matériaux les plus économes en énergie.
De nouvelles techniques de construction ont vu le jour ces dernières années qui permettent,
si les moyens suivent d’économiser beaucoup de ressources énergétiques et réduire leurs
effets polluants. il est donc important de considérer nos lieux de vie professionnels et
personnels, avec une approche environnementale. agit dans ce sens au quotidien dans nos
appartements, nos maisons ou nos bureaux, c’est préserver la santé, la nature, la vitalité de
tous, aujourd’hui, et surtout la planète pour demain.

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