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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

Remerciement

Tout d’abord, nous rendons grâ ce à Dieu, tout puissant, pour la force et le
courage qu’il nous a accordé.

Avant d’entamer ce rapport, nous profitons de l’occasion pour remercier tout


d’abord notre professeur Monsieur EL QUORI ABDELOUAHED qui n’a pas cessé
de nous encourager pendant la durée du projet, ainsi pour sa générosité en
matière de formation et d’encadrement. Nous le remercions également pour
l’aide et les conseils concernant les missions évoquées dans ce rapport, qu’il
nous a apporté lors des différents suivis, et la confiance qu’il nous a témoigné.

Nos vifs remerciements vont également à Mr le Directeur de l’école


supérieure de technologie de Meknès, aussi aux membres de jury pour l’intérêt
qu’ils ont porté à notre recherche en acceptent d’examiner notre travail et de
l’enrichir par leurs propositions.

En fin, un spécial remerciement à toutes les personnes qui ont participé de


près ou de loin à la réalisation de ce travail.

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

Dédicaces

Nous dédions ce travail

A nos parents, Qui ont toujours nous soutenons pour leur amour, support, sacrifice et
leurs prières.

A nos frères sœurs, pour leur soutien et leur présence au moment difficile.

A toutes nos familles, à nos amis, pour leur amour et patience.

A tous les gens qui ont cru en nous et qui nous donnent l’envie d’aller en avant.

Nous vous remercions tous, votre soutien et vos encouragements nous donnent la force de
continuer.

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

Sommaire
Introduction générale

Chapitre1 : Crédits bancaires et les risques associés

I. A propos de crédit bancaire


1. Notion de crédit bancaire
2. Caractéristiques de crédit bancaire
3. Typologies de crédit bancaire

II. Risques afférents à l’octroi des crédits bancaires


1. Notion du risque de crédit bancaire
2. Principales catégories de risque de crédit

Chapitre2 : Gestion des risques des crédits bancaires

I. Enjeux de la gestion et analyse des risques des crédits bancaires


II. Mesures de gestion des risques des crédits bancaires

Chapitre 3 : Cas pratique

Conclusion générale

Introduction Générale
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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

Le secteur bancaire marocain est considéré comme l'un des moteurs du développement
de l'économie du pays et de sa prospérité. Il constitue un pô le de financement primordial
pour les agents économiques. Il joue certes un rô le d’intermédiation, mais également et
surtout un rô le de catalyseur de fonds pour assurer la croissance et le développement du
pays. L’environnement bancaire est devenu très instable et impénétrable face aux déférentes
perturbations de la sphère monétaire. Suite à ces dernières, les banques sont devenues de
plus en plus menacées par une diversité de risque nuisant à son activité et à sa position sur
le marché financier. La banque sert donc d’intermédiaire entre les agents économiques en
situation de capacité de financement, en recevant leurs fonds sous forme de dépô t, et elle les
distribue par des crédits, à ceux qui désirent financer leur activité.

Le secteur bancaire souffre de plusieurs risques parmi ils : risque de marché, d’option, de
crédit, de liquidités, de paiement anticipé, de gestion et d’exploitation, risque administratif
réglementaire, événementiel, risque spécifique etc.…

Le risque qui nous intéressera ici est le risque de crédit aussi appelé risque de
contrepartie. Ce dernier représente un risque de pertes en cas de défaut de paiement des
contreparties. En effet, il est indispensable pour les établissements bancaires de mettre en
place une réglementation adaptée, et aussi des systèmes efficaces de maîtrise du risque. Le
dispositif de contrô le interne est un moyen qui permet d’atteindre les objectifs au sein de la
banque et maîtrise ses risques. Il constitue le fondement d’un fonctionnement sû r et prudent
d’une organisation bancaire. Le Comité de Bâ le sur le contrô le bancaire, ainsi que les
autorités de contrô le bancaire du monde entier, insistent sur l’importance du contrô le
interne, ils ont réformé des dispositions du contrô le prudentiel à savoir, l’adéquation des
fonds propres des établissements de crédit face à l’augmentation des risques, La
réglementation prudentielle des banques prend donc aujourd’hui largement appui sur le
contrô le interne.

Par conséquent et dans le but de mettre l’accent sur ce qui a été dit précédemment, la
problématique qui se pose : « Quels sont les concepts et démarche de la gestion des
risques des crédits bancaires au Maroc ?».

Dans le cadre de notre projet de fin d’étude on va traiter :


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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

Chapitre1 : Crédits bancaires et les risques associés

I. A propos de crédit bancaire


II. Risques afférents à l’octroi des crédits bancaires

Chapitre2 : Gestion des risques des crédits bancaires

I. Enjeux de la gestion des risques bancaires


II. Mesures de gestion des risques des crédits bancaires

Chapitre3 : Cas pratique

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

Chapitre 1

Crédits bancaires et les risques associés

I. A propos de crédit bancaire :


L'activité bancaire peut être résumée dans la réception de fonds d'un cô té et la réalisation
d'opérations financières d'un autre cô té, parmi ces opérations, l'octroi de crédit constitue
sans doute une des activités les plus captivantes pour une banque, mais aussi les plus
dangereuses, compte tenu du risque.

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Le banquier garde dans l'esprit un objectif omniprésent de sécurité en recueillant les


informations nécessaires à l'élaboration de chaque dossier de crédit, le risque n'étant jamais
cerné dans sa globalité, des événements imprévus peuvent à tout moment venir infirmer les
prévisions les plus rationnelles et les mesures prudentielles les mieux élaborées.

Ainsi, le souci des banquiers bailleurs de fonds a été toujours centré sur le respect des
points suivants :

 Obtenir des garanties et sû retés, souvent sur la chose financée ;

 Se ménager une capacité de mobiliser (refinancer) sa créance ;

 Faire correspondre la durée et la forme de rémunération des financements qu’il


octroie et celles de ses propres sources de financement.

1.Notion de crédit bancaire :


Les crédits bancaires sont des financements accordés aux différents agents économiques
(personnes morales ou personnes physiques) par les établissements de crédit. Un crédit
bancaire est une somme d'argent avancée par une banque. En contrepartie, vous vous
engagez à la rembourser sur une période déterminée et à lui payer des intérêts. Il vous
permet donc de réaliser des projets sans attendre d'avoir l'argent nécessaire, mais vous
engage contractuellement avec une banque.

Le montant que vous prête la banque est déterminé à l'avance. Si vous avez ensuite besoin
de plus d'argent, vous devrez négocier avec votre banque pour augmenter le capital
emprunté ou souscrire un nouveau prêt.

Les banques impliquent avant leur octroi, une analyse de risque, et aussi des prises de
garanties. Ils peuvent être consentis pour des durées courtes (découvert) ou peuvent tout au
contraire, être remboursés à long terme (3 ans et plus).

2.Caractéristiques de crédit bancaire :


La concurrence entre les établissements de crédit s’exerce largement en matière de taux
de crédit. Le coû t du crédit est un paramètre primordial que l’ensemble des clients étudient
avec attention. Les caractéristiques du crédit proposé, notamment en termes de souplesse,
peuvent être également déterminantes.

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

o Taux de crédit :
Le niveau des taux de crédit, dans la limite des taux usuraires (la loi a prévu des taux
maximum, applicables par le prêteur, appelés taux de l’usure), sont fixés librement par les
banques. Ces dernières sont tenues de communiquer dans leurs offres de crédit le Taux
Effectif Global qui est calculé manière identique par toutes les banques.
o Conditions financières :

Les conditions financières du crédit à court terme varient selon le niveau des taux d’intérêts
sur le marché monétaire entre banques qui correspond à leur coû t de refinancement. Les
taux interbancaires évoluent en fonction des niveaux des taux directeurs de la Banque
Centrale. A long terme, le coû t du refinancement des banques est directement sous
l’influence du niveau des taux du marché obligataire. Le taux du crédit est donc fonction du
coû t de l’argent pour la banque, du risque de l’opération financé et de la qualité de
l’emprunteur.

o Annuités :
Les annuités correspondent à l’amortissement financier (part du capital remboursé) et aux
intérêts (proportionnels à la durée du crédit, à son montant et à son taux).

o Garanties :
Les garanties varient assez fortement selon la nature du financement demande, du montant,
de la durée et du client lui-même. Pour des projets de court terme et de montant limité, la
banque exige rarement des garanties.

o Frais de dossier :
L’étude du dossier engendre des frais qui, selon les types de crédit et de banques, peuvent
être fixes ou proportionnels au montant du prêt. Il existe généralement un minimum de
perception. Toutefois, certains types de crédit (par exemple le prêt à taux zéro) ne
comportent pas de frais de dossier.

o Coût du crédit :
Il se calcule en prenant en compte la totalité des paiements effectués à la banque (avec les
intérêts et l’assurance) ainsi que les frais de dossier et les frais liés aux garanties.

3.Typologies de crédit bancaire :


Les crédits proposés actuellement par les établissements bancaires sont très diversifiés,
puisqu’ils tendent à épouser les nouveaux besoins des clients. Dans cette partie on en citera

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les plus connus parmi les clients et les banques, et la classification sera en fonction de la
catégorie de la clientèle.

3.1. Le crédit trésorerie :


Qui est un financement à court terme sous forme de trésorerie. Le découvert porte sur un
montant maximum à ne pas dépasser, et remboursé sur une période fixée à l'avance en
accord avec le banquier. C’est la forme de crédit la plus simple qu’un banquier puisse
accorder à son client en l’autorisant à rendre son compte débiteur durant la période de
crédit. On en distingue :

a. La facilité de caisse : qui permet de présenter un compte de dépô t à solde débiteur,


pour une très courte durée soit quelques jours, renouvelable périodiquement. Ce type de
crédit vise tout particulièrement les particuliers qui disposent de revenus réguliers et
domiciliés sur le compte et ayant une situation stable et connue. L’expérience et la plupart
des politiques de risque démontrent qu’une facilité de caisse égale à un mois de salaire est
un plafond absolu. Le remboursement de la facilité de caisse s’effectue via l’augmentation
progressive des mouvements créditeurs supérieurs aux mouvements débiteurs.

b. Le découvert : il s’agit d’un crédit de trésorerie consentie au client particulier qui


bénéficie d’un revenu régulier et domicilié sur un compte, pour une durée beaucoup plus
étendue que la facilité de caisse qui peut atteindre plusieurs semaines, voir plusieurs mois. Il
répond généralement à un besoin plus important du client ou à un besoin plus long à
résorber que la facilité de caisse. Le montant sera déterminé au coup par coup,
dépendamment de la politique risque de l’établissement.

3.2. le crédit à la consommation :

Qui est un prêt non affecté à un usage déterminé, mais permet au client de financer ses
besoins personnels soit en biens soit en services. C’est un crédit amortissable, remboursable
par mensualités fixes. La somme prêtée est versée intégralement, en une seule fois, pour un
montant, une durée de remboursement et un taux d'intérêt déterminé au départ, il se
décline en plusieurs produits tels que :

a. Le Crédit affecté : dont l’octroi est conditionné par l'acquisition d'un bien ou
service (l'achat d'une voiture, des travaux, vacances, mouton de l'Aïd...). Le taux de ce crédit
varie selon la durée et le montant, l'établissement prêteur et bien sur le profil de
l'emprunteur.

b. Le prêt personnel : qui n’est affecté à aucune dépense particulière dont le montant
peut être utilisé librement par l'emprunteur. A durée et montant égaux, le taux effectif global
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est plus important pour le crédit personnel que pour le crédit affecté. Le montant des
assurances facultatives est relativement peu élevé, ce qui permet à l’emprunteur d'être
protégé en cas de défaillance financière.

c. Le Crédit revolving : ou crédit renouvelable offre une réserve d'argent


permanente qui est mise à disposition du client, qui peut être utilisée en totalité ou en
partie, et dont il ne faut jamais dépasser le montant autorisé, le client dispose d'une carte
destinée à régler les achats auprès des commerçants affiliés.

d. Le Crédit gratuit : accordé sans aucun intérêt, devenu très courant au Maroc ces
dernières années, laisse croire que le commerçant prend à sa charge les intérêts. En réalité,
le coû t du crédit est presque toujours répercuté sur le prix affiché.

3.3. le crédit immobilier :

Qui est destiné à couvrir tout ou partie d’un un achat immobilier, une opération de
construction, ou des travaux sur un bien immobilier existant. Généralement, le recours au
crédit immobilier est motivé par une insuffisance de fonds, mais parfois il peut s'avérer être
un choix judicieux pour d'autres raisons, dans le cas par exemple ou le placement du même
montant rapporterait plus que le coû t du crédit, ou afin de bénéficier d'un effet de levier
financier dans le cas des personnes morales, ou tout simplement pour préserver son fond de
roulement. Il faut savoir que dans le crédit immobilier, une garantie est toujours demandée
par l’établissement de crédit.
Pour la clientèle entreprise, le service bancaire offre des produits répondant aussi à leurs
besoins qui sont souvent plus importants en termes de valeurs que ceux des clients
particuliers et demandent aussi plus de vigilance de la part de la banque vu l’enjeu que
représentent les sommes consenties durant les opérations.

3.4. les crédits d’exploitation :

Qui servent à couvrir des besoins de financement irréguliers. Destiné à financer les actifs
circulants qui ne sont pas couvert par le fonds de roulement, il correspond à un montant
maximum accepté par la banque, mais le taux d’intérêt s’applique uniquement sur la partie
effectivement utilisée. Le crédit d’exploitation procure immédiatement des liquidités et
permet d’éviter la réalisation à court terme de certains éléments du patrimoine. Il s’agit
donc d’une limite de crédit utilisable selon les besoins qui peut être utilisée sous des
différentes formes. On en distingue :

a. le crédit de relais : qui anticipe sur une opération généralement financière ayant des
chances certaines ou quasi-certaines de se réaliser.

b. l'avance sur marchandises (ASM) : consistant à financer un stock et à appréhender,


en contrepartie de ce financement, des marchandises qui sont remises en gage au créancier.

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c. l'avance sur marché public : en vue de l'exécution de travaux ou de la livraison de


fournitures.

d. l'escompte commercial : c’est une opération de crédit à court terme par laquelle un
banquier escompteur, paie le montant d'un effet de commerce à son client qui en est porteur
et qui le lui remet en contre partie. Le banquier prélève sur ce montant, une comme elle-
même appelée escompte, correspondant aux intérêts à courir jusqu'à l'échéance en plus de
certaines commissions.

3.5. les crédits d’investissement :

Qui peuvent être à moyen ou à long termes et dont le taux d'intérêt, les modalités
d'utilisation et le plan de remboursement sont fixés par contrat. Ils peuvent servir à financer
des investissements en actifs fixes comme des bâ timents, des machines, de l'équipement, etc.
Les banques les font souvent sous forme de leasing, où la banque reste propriétaire du bien
financé par ce type de crédit jusqu’à remboursement du leasing, où en générale il y a achat
de la machine objet motivant le contrat. Il arrive que le prêt soit de taille très importante et
qu’une seul banque ne prenne pas tout le risque mais partage le risque avec d’autre banque.
Le remboursement de ces crédits ne peut être assuré que par le jeu des bénéfices.

a. Le crédit à moyen terme : dont la durée se situe environ entre deux et sept ans est
généralement destiné à financer l'acquisition d'équipements légers. Il comporte plus de
risques d'immobilisation, de perte que les crédits à court terme. Toute fois, le risque
d'immobilisation est écarté lorsqu'il y a un engagement prit par la banque centrale ou tout
autre organisme mobilisateur.

b. Le crédit à long terme : sont par définition des crédits dont la durée excède sept ans
et sont destinés généralement à financer de lourds investissements, c'est-à -dire ce dont la
durée l'amortissement va au-delà de sept ans, il peut prendre la forme d’un crédit bail
(leasing) qui permettra le financement de tout le matériel dont l'entreprise aura besoin
pour son activité courante. Cette technique permet à une entreprise d'acquérir des biens
d'équipements à l'issue d'une période de location dans des conditions variant selon que ce
bien soit mobilisé ou immobilisé.

II. Risques afférents à l’octroi des crédits bancaires :

1.Notion du risque de crédit bancaire :

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

Le risque de crédit est le risque que le débiteur ne réponde pas à son obligation initiale
qui est de rembourser un crédit. En fait, dès que le client débite son compte, la banque est
appelée à supporter un risque de crédit.

Selon Michel ROUACH et Gérard NAULLEAU, le risque de crédit est définit comme étant
« un engagement portant une incertitude dotée d'une probabilité de gain et de préjudice,
que celui-ci soit une dégradation ou une perte ».

SAMPSON pour sa part considère que: « la tension qui habite les banquiers est
inséparable de leur métier, ils veillent sur les économies d'autrui en les prêtant à d'autres ce
qui comporte inévitablement des risques. Il continue en précisant qu'un banquier qui ne
prend pas de risque n'en est pas un ».

Généralement, la prise de risque est tout simplement liée à l'objet principal de l'activité
bancaire : l'octroi de crédit. Cette prise de risque est inéluctable et justifie l'existence même
des banques.

2.Principales catégories de risque de crédit :


Les opérations de crédit comportent plusieurs formes de risque : les risques liés aux
relations des banques avec les entreprises clientes et les particuliers, et les risques inhérents
à la politique commerciale des banques.

2.1. Les risques liés aux relations bancaires entreprises :

La relation entre la banque et ses clients peut dégénérer négativement dans les cas où le
débiteur ne peut faire face à ces obligations dans les délais prévus (risque
d'immobilisation des fonds prêtés) ou lorsqu'ils refusent ou ne peut effectuer le
remboursement (risque de non-paiement).

Les conséquences entraînées par ses risques peuvent être graves, « le simple retard dans un
remboursement peut être préjudiciable pour un établissement qui travaille avec des
fonds empruntés, car comme tout commerçant ou industriel, il doit faire face de son cô té,

à ses propres échéances et, compter sur les rentrées nécessaires à l'équilibre de sa
trésorerie ».

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

La réalisation de ces différents risques peut-être une conséquence de la conjoncture (risque


général), de l'activité du client (risque professionnel), ou de la situation est la personnalité
de celui-ci (risque particulier).

a- Le risque général :

Causé par la conjoncture politique, économique, sociale ou par des événements


naturels graves, il est difficile à prévoir. Les crises politiques peuvent entraîner des crises
économiques comme les suspensions de paiement, les suspensions de fourniture de
matières de produits etc., les crises économiques peuvent provoquer l'asphyxie des
entreprises financièrement fragiles par le ralentissement des échanges ; les troubles
sociaux peuvent causer la paralysie de l'activité économique globale ou particulière à
certains secteurs où entreprises, des événements naturels graves peuvent aussi frapper
durement l'économie d'une ou plusieurs régions (tremblements de terre, inondations,
sécheresse etc.)

b- le risque professionnel :

Lié à l'activité de la clientèle, il peut apparaître lors des modifications brusques affectant les
caractéristiques d’un secteur donné, par exemple les découvertes et les révolutions des
techniques ou des procédés de production, la fermeture de marchés extérieurs, ou les
variations importantes dans les prix mondiaux, dans les cours des devises, dans la
fourniture des matières premières, des produits finis etc.

c- le risque particulier :

Lié à l'activité de chaque entreprise à part, ce risque est fonction de la personnalité des
dirigeants (leur expérience, leur moralité, leur surface, etc.), de la structure financière de
l'affaire (structure d'endettement, suffisance du fonds de roulement, la rentabilité de
l'affaire etc.), de l'activité commerciale (dynamisme des ventes, rotation des sortes, les
délais accordés à la clientèle, etc.), de l'adaptation de l'entreprise aux contraintes
économiques : l'évolution des techniques, investissements, amélioration des procédures etc.

2.2. Les risques résultants de la politique commerciale des


banques :
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Ce sont tous les risques liés à la concurrence bancaire et à l'importance de la distribution des
crédits par une banque.

a- les risques liés à la concurrence bancaire :

Ce sont des risques courus par la banque en ayant pour objectif de faire face à une
concurrence qui offre de meilleures conditions de crédit, cette concurrence peut devenir
préjudiciable non seulement à la banque qui octroie le crédit mais aussi au client lui-même
en lui causant de graves difficultés de remboursement.

b- les risques liés à la distribution du crédit :

En recherchant l'accroissement du volume de ses concours avec ses possibilités de


trésorerie, et l'obtention du maximum de profit, la banque peut, avec une mauvaise
prévision dans l'évolution de la distribution des crédits, engendrer un déficit commercial
(risque commercial) ou provoquer la pénalisation de la banque par les autorités monétaires
(risque de pénalisation).

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

Chapitre 2

Gestion des risques des crédits

bancaires

I. Enjeux de la gestion et analyse


des risques des crédits
bancaires :

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

Les banques exercent plusieurs métiers forts différents. Banque commercial, domestique
et internationale de crédit et dépô t des entreprises et des particuliers banque de marché.

Le facteur commun à toutes ces activités est le risque de manières simplifiée la banque est
constituée d'hommes et de capitaux, et la prise de risque se traduit par des gains et de pertes
dont la différence doit permettre la rémunération des uns et des autres.

Les banques se sont dotées dès l'origine de règles de gestion de ces risques destinées à
garantir leur sécurité et leur pérennité.

Dans tous les pays, les autorités monétaires ont cherché de leur coté, depuis longtemps à
imposer des contraintes fortes à l'activité bancaire pour assurer la sécurité des différentes
places soumises à leur contrô le respectif.

La perception du risque par les banques Marocaines :

La gestion des risques est un processus qui concerne toutes les fonctions d’une banque
dont les objectifs globaux sont :

 Une compréhension et une évaluation appropriées des risques, qui doivent


correspondre au profil de risque recherché par la Banque.
 Une adéquation entre les fonds propres et le profil des risques courus.
 Une optimisation des rendements par rapport aux risques pris.

Ainsi, la perception de la notion du risque par la banque marocaine se base sur les 8
principes suivants :

 La banque prend des risques de crédit et des risques de marché dans le but de générer
une plus-value.
 La banque cherche à minimiser son exposition aux risques opérationnels.
 Toute prise de risque s’inscrit clairement dans l’exercice des métiers de la banque.
 La banque s’assure de la transparence des risques pris .Elle n’engage une transaction
que lorsqu’elle sait gérer les risques qui en découlent.
 La gestion des risques de la banque considère, de façon cohérente, l’ensemble des
sources de risque et surveille leur impact potentiel.

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

 La banque applique dans la gestion des risques des définitions, des fondements
méthodologiques et des principes organisationnels uniformes.
 Elle améliore de façon continue sa gestion des risques.
 Le niveau maximal de prise de risque doit être en adéquation avec les fonds propres
disponibles, en tenant compte de l’ensemble des risques auxquels la banque est
exposée, et en allant au-delà des exigences strictement réglementaires.

- D’autre part dans pratiquement toutes les banques marocaines, les risques sont analysés
et gérés en fonction de leur impact potentiel. Trois types d’impact sont distingués :

 L’impact financier : c’est-à -dire la logique de la performance, selon laquelle


l’approche risque doit être abordée par la banque sans pour autant négliger l’essence de sa
mission qui consiste à réaliser des bénéfices en vue de rémunérer valablement le capital.
Donc toute gestion de risque doit prendre en compte l’impact sur le bénéfice net, sur la
valeur des fonds propres et/ou sur le cours de l’action.
 L’impact régulateur : consiste à concilier l’impact précédent avec la contrainte de se
conformer aux exigences réglementaires imposées par les autorités de tutelle, en prenant en
compte les spécificités d’un environnement socio-économique très particulier tant en ce qui
concerne le niveau de la culture financière de la population, que la réalité de l’entreprise
nationale.
 L’impact sur la réputation : Une politique de gestion de risque trop rigoureuse peu
ternir l’image commerciale de la banque auprès de sa clientèle, et ses partenaires extérieurs.
Aussi, toute politique de gestion de risque doit-elle intégrer la dimension de notoriété de la
banque.

Section 1 : La gestion du risque de crédit


1.La gestion stratégique du risque de crédit :

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

La gestion stratégique du crédit fait appel aux choix faits par l'institution en ce qui
concerne le contexte de travail et la clientèle qu'elle se propose de servir quel est le profil
risque des clients et des différents services financiers de crédit utilisés! L'analyse et la
gestion stratégique du risque consistent à définir les axes de développement principaux de
l'IMF sur ses marchés actuels ou à venir.

Elle constitue une démarche de positionnement pour laquelle le risque relatif à chaque
client et à chaque segment de la clientèle doit être analysé et maitriser.

1.1. Gestion opérationnelle :

La gestion opérationnelle du risque de crédit est la résultante des orientations


stratégiques arrêtées par la direction d'une institution, en termes d'actions concrètes Elle
consiste à définir et à mettre en œuvre des outils de gestion du risque appropriés aux choix
stratégique faits et en cohérence avec la politique de maitriser des risques

1.2. Gestion curative :

Elle consiste l'ensemble des dispositions ou de dispositifs mis de dispositifs mis en place
par l'IMF par la récupération du crédit Trois piliers sont nécessaires pour qu'une action de
recouvrement soit efficace:

 La réactivité dans le déclenchement des actions.


 La continuité dans les actions.
 La progressivité dans les différentes actions.

2.Gestion des fonds propres bancaires :


Dans le secteur bancaire, le concept de « fonds propres » joue un rô le essentiel et
conditionne la mesure de la performance et la représentation de la valeur. Mais de quels

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

fonds propres s’agit-il ? Les banques utilisent différentes notions de fonds propres
(comptables, prudentiels, normatifs, en valeur de marché, etc.) et le concept est loin d’être
homogène. Cette chronique vise à rappeler pourquoi les fonds propres occupent une place
centrale dans le secteur bancaire, les difficultés pour faire « cohabiter » ces différentes
définitions et l’absence de véritable cadre alternatif.

Tout d’abord, la notion de fonds propres est fondamentale dans le secteur bancaire, parce
que la banque est un secteur régulé, et que c’est principalement par des contraintes de fonds
propres que s’est exercée la pression du régulateur.

Déterminée à partir des fonds propres comptables, la notion de fonds propres prudentiels
a été précisée et a évolué en fonction des changements réglementaires. Dans le cadre de
Bâle III, le niveau nécessaire de fonds propres a été renforcé, imposant aux banques de
réduire le total de bilan ou encore d’augmenter le capital.

La constitution des fonds propres :

Les banques souhaitant se constituer un montant de fonds propres supplémentaires


disposent de plusieurs mécanismes :

a. Mise en Réserve :

Conservation de la totalité ou d’une partie des bénéfices (dividendes non distribués).

b. Cession d’actifs :

En cédant des actifs comme des filiales, participations, ceci a pour effet de réduire la taille
du bilan. Le montant des fonds propres reste inchangé, mais étant donné que la taille du
bilan diminue, la part des fonds propres dans le bilan augmente mécaniquement

c. Augmentation de capital (émission d’actifs) :

Cette solution n’est jamais privilégiée car elle réduit la rentabilité des banques. Le
régulateur, qui a un droit de regard, peut obliger une banque à procéder à une augmentation

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

de capital s’il considère que les fonds propres sont insuffisants par rapport aux
engagements.

d. Apport de capital et de titres hybrides :

Certains produits financiers sont acceptés dans le calcul des fonds propres, comme les
titres de dettes non remboursables ou les obligations convertibles en actions. Les
actionnaires peuvent également si nécessaire apporter eux-mêmes du capital.

e. La gestion des fonds propres :

Si la banque a constitué assez de fonds propres, elle se contentera de suivre l’évolution du


montant à conserver. La méthode la plus simple est de se constituer une marge de fonds
propres supplémentaire en début d’année, ce qui en facilitera la gestion tout au long de
l’année. Les banques préfèrent toujours mettre un peu plus de fonds propres de cô té afin de
bénéficier d’une plus grande flexibilité (cette marge représente un coû t important et varie
en fonction des banques, mais on peut estimer que 2% des fonds propres immobilisés
peuvent répondre à ce besoin de flexibilité).Pour gérer leurs fonds propres, les banques sont
limitées dans leurs possibilités. C’est pourquoi, elles préfèrent jouer sur leurs niveaux de
crédit et marché opérationnel afin de réduire le montant des fonds propres à immobiliser.
En début d’année, des objectifs de rentabilité et des enveloppes de crédit et de marché sont
attribués aux différents pô les et sous-pô les d’activités. Tout au long de l’année, les banques
vont suivre l’évolution de leur bilan de manière mensuelle et trimestrielle à travers
l’évolution de leurs encours, du crédit global et de leur rentabilité. Ainsi elles pourront
procéder à des ajustements.

Section 2 : démarche d’analyse de l’octroi des crédits bancaires :

Nous allons voir dans cette partie les différentes étapes de la filière risque

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

permettant en principe de limiter le risque de crédit sur l'ensemble du portefeuille


d'une banque ainsi que la démarche idéal de gestion bancaire.
- Phase 1 : entré en relation, demande de crédit

- Phase 2 : L'analyse du crédit et évaluation des risques

- Phase 3 : La décision

- Phase 4 : Le suivi du crédit

- Phase 5 : La sortie du crédit

A. L’entrée en relation :

L'entrée en relation est extrêmement importante. Pour différentes raisons que nous
allons voir, il se peut qu'une demande de crédit ne soit pas possible ou fasse l'objet d'une
plus grande attention dès la prise de contact. Ce travail est effectué par le chargé d'affaire
entreprise ou le chargé de clientèle pour les particuliers. L'examen initial de tout client
demandant un crédit implique de respecter quelques principes généraux assez
identiques dans toutes les banques.

 Examen du profil du client : toutes les entrées en relation ne sont pas


possibles car elles présentent par nature de risque.

Les entreprises en création : Par ailleurs, les établissements de crédit se montrent


très sélectifs pour les concours sollicités par des entreprises en création. Les critères
de compétence ou de notoriété des dirigeants sont particulièrement déterminants en
sus des équilibres financiers qui devront nécessairement être toujours respectés. Le
chargé d'affaires aura l'obligation dès le départ d'obtenir les informations spécifiques
à ce type de client plus risqué.
Le secteur d'activité : Il peut exister des dispositions particulières concernent
certains secteurs d'activités plus sensibles. En effet, outre les règles de vigilance
s'appliquant aux entreprises en création, ou dont la cotation est dégradée, certains
secteurs font l'objet d'une surveillance particulière.

Actuellement, les secteurs qui présentent aux yeux de la profession bancaire un risque
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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

accru sont :
· Les entreprises de promotion immobilière,
· Les entreprises de bâ timent et de travaux publics.
· Les entreprises de transport.
· L'hô tellerie ou plus globalement les cafés, hô tels, restaurants.
· Les services (agences immobilières, conseils en informatique, centres sportifs)
·
 La notion de groupe de société :

L'examen initial de tout client demandant un crédit implique de respecter quelques


principes généraux parmi lesquels il faut citer la notion de groupe.
Le risque sur la clientèle doit être appréhendé selon une notion de groupe conformément
à la définition édictée dans le règlement du Comité de la Réglementation Bancaire. Le
risque de contagion entre sociétés du même groupe peut être en effet important et
dangereux pour la banque. Ainsi, le principe de contagion implique, lorsqu'un risque est
avéré, de l'étendre à l'ensemble des associés.
 La clientèle particulière :

Les risques sur la clientèle particulière sont quand même d'une importance moins
conséquente pour la banque que pour le secteur des entreprises, ne serait-ce que par les
montants en jeu. Un client ne représente à lui seul qu'une part infime des crédits octroyés
sur tout le secteur. L'impact d'une défaillance sur la banque est réparti sur des dizaines de
milliers de clients particuliers que peuvent compter les grandes banques. Le risque est, par
contre, important s'il se réalise globalement souvent et sur un grand nombre de clients.
Pour les établissements bancaires, il convient d'avoir surtout une bonne stratégie de
sélection des clients dans la procédure d'octroi de crédits aux particuliers. Le chargé
d'affaire doit se tourner vers une cible de clients définit au préalable par la banque.
Pour permettre une décision plus rapide dans l'octroi de crédit et une meilleure
appréhension du risque, les particuliers et les professionnels font l'objet, comme les
entreprises, d'une cotation interne.

 La clientèle professionnelle :
L'entrée en relation est légèrement différente sur la clientèle professionnelle
notamment en ce qui concerne leurs revenus. On peut dire que le professionnel est
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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

dans une situation intermédiaire entre analyse du risque entreprise et analyse du


risque sur particulier. Il convient notamment d'évaluer ses revenus tirés de son
activité de professionnelle et d'évaluer son revenu en tant que particulier
(évaluation du patrimoine).

 Limitation géographique :
Au sein des réseaux mutualistes, les établissements de crédit se voient limiter
dans leur intervention géographique et doivent s'en tenir au strict respect des
règles édictées par le groupe central concernant la territorialité et leur zone de
compétence.

Ces contraintes de limitation géographique risquent d'être fortement amplifiées


par le phénomène de fusion qui s'étend actuellement dans le monde bancaire. En
l'espèce, le récent regroupement des mutualistes Crédit Mutuel et CIC amène
l'organe exécutif à se poser la délicate question de la compétence territoriale.

B. L’analyse de crédit et évaluation des risques :

Nous allons étudier l'analyse des risques inhérents au crédit. Comme nous l'avons
vu, l'analyse intervient dans un processus bien définit dans la filière risque.
L'analyse des risques suit également une méthode qu'il convient d'étudier afin de
comprendre comment l'analyste arrive à porter un avis sur la faisabilité d'un crédit
ou d'une opération.

Le schéma ci-dessous concernant le secteur des entreprises présentes de manière


globale le processus d'analyse puis de décision. Ce processus est quasiment le
même pour le secteur des particuliers et des entreprises.

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

Schéma : L'analyse crédit entreprise

On peut ainsi voir qu'une bonne information au préalable est nécessaire avant toute analyse.

a. Les informations disponibles pour l'analyste crédit :

 Les informations provenant du client :

Parmi les informations provenant du client, il y a bien sû r les documents comptables et


financiers obligatoires. Les documents prévisionnels sont également très appréciés par les
banquiers car ils permettent d'évaluer les perspectives des dirigeants.

Ces prévisionnels permettront ensuite d'être confrontés avec la réalité et donneront une
indication sur la crédibilité du client et de la confiance à lui accorder. Certains éléments de
communication peuvent également être très utiles (plaquettes, sites Internet, publicité...)
afin de mieux connaître un secteur d'activité parfois très spécifique.

Enfin, il y a les « impressions » que peut avoir le banquier avec son client. Ces
informations quoique subjectives sont évoquées dans les analyses afin de rendre compte
des relations qu'entretiennent les clients vis-à -vis de la banque. Ces relations peuvent être
opaques et floues, délibérément ou non, ou apparaître au contraire très transparent.

Ce sont également des éléments déterminant de la confiance, contribuant à se forger une


opinion générale notamment sur toute la durée de la relation. On peut en effet tromper la
confiance d'un banquier une fois mais, en principe, pas deux fois.

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

 Les informations disponibles chez le banquier et les informations


professionnelles :
Le banquier peut étoffer les données transmises par l'agence par diverses informations d'origine
interne et externe.
 Le système d'information interne :

On l'a vu, un système d'information performant peut faire gagner des gains de
productivité ou de coû ts, dans l'optique de l'abaissement du coefficient d'exploitation
d'une banque. Un bon système d'information améliore également la quantité et la qualité
de l'information disponible. Ainsi, l'analyste peut, via l'informatique de la banque,
consulter toute sorte de données commerciales très utiles, notamment pour l'élaboration
de contrats, ou la compréhension et le suivi quotidien d'un compte bancaire.

Les données financières (bilans et compte de résultat, gestion des effets...) sont
également largement retraitées de façon à perdre le moins de temps possible. Les
informations comptables et les ratios financiers sont automatiquement gérés par le
système informatique et l'analyste n'a alors plus qu'à les interpréter. L'essentiel du travail
de l'analyste étant de trouver les causes d'éventuelles anomalies financières et les sources
de risques de dossier.
 La cotation interne :

Chaque grande banque établit une cotation interne de ses clients. Cette cotation remise à
jour très régulièrement (chaque mois) évolue selon la nature des risques et des
événements survenant dans la vie de la société. Elle donne également une bonne
information sur l'ensemble d'un groupe. Ainsi, une société peut se trouver en bonne santé
financière et commerciale et pourtant obtenir une cotation interne dégradée. Ce décalage
pousse l'analyste à s'interroger sur les raisons d'une telle cotation. La raison la plus
courante étant l'existence de liens avec des sociétés ou un groupe plus risqué .

 Le dossier de la relation :

Le dossier de la relation est également une source très précieuse d'informations. Tout au
long de la relation et à l'occasion de chaque révision de dossier, toutes les informations

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

importantes recueillies sont archivées. Au moment d'une révision d'une demande de


crédit ou d'une opération plus complexe, ce dossier contient le passé de la relation et peut
éclairer l'analyste sur certains points importants.

Ces informations peuvent l'aider à voir plus clair sur la nature de la relation sur le long
terme, notamment la lecture des prévisionnels passés et la confrontation avec ce qui a été
effectivement réalisé.
b. L`analyse financière et évaluation des risques :

Les dossiers de crédits entreprises arrivant dans le service analyse des risques ou
service des engagements, sont toujours hors délégation agence (montants importants) ou
parfois risqués par nature (opérations spécifiques comme des rachats de parts etc.). Le
chargé d'affaire ou son directeur d'agence n'ont alors pas la délégation pour donner un
accord.
L'analyste reçoit donc le plus souvent un dossier déjà constitué par le chargé de clientèle,
comportant les informations commerciales, financières et comptables de l'entreprise et
une première analyse reposant sur toutes les informations vues précédemment. Sur cette
base, il effectue son expertise dans un service « engagements » ou « risques » du siège ou
d'une agence importante. Les relations avec l'extérieur (les clients) sont plutô t rares.
Dans toutes les banques, quel que soit le cas, l'analyste crédit examine la situation
financière des clients pour évaluer la recevabilité de leur demande, leur solvabilité,
l'existence de garanties suffisantes. Il analyse les documents financiers en examinant
l'évolution des comptes d'exploitation et en établissant un certain nombre de ratios à
partir du bilan.

Ce travail, qu'il faut toujours faire, ne doit pas forcément être commenté dans la note
finale. Le but final n'étant pas de faire un commentaire descriptif et donner une
succession de chiffres ou ratios mais de mettre en exergue les risques à partir de ces
évolutions.

27
La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

 Le compte de résultat :

L'analyste doit évaluer la société à travers l'évolution de son activité et de sa rentabilité


constatée dans le compte de résultat. Il regarde l'aptitude des dirigeants dans leur gestion
et dans leur maîtrise des SIG. Le travail de l'analyste est de chercher, autant que possible,
chacune des causes ayant entraîné les grandes évolutions de SIG.
Il évalue aussi la capacité de l'affaire à générer des bénéfices sur plusieurs années. Ce
résultat permet ainsi de calculer la Capacité d'autofinancement. Cette CAF est un élément
essentiel pour les banquiers car elle montre la capacité de remboursement des emprunts
à chaque exercice. Il confronte cette CAF avec les tombées financières à moins d'un an
(Remboursements d'emprunt annuels : intérêts+ capital).
 Le bilan :

L'analyste crédit évalue également la structure financière à travers le bilan. Il convient


ainsi de rapprocher la demande de crédit avec le niveau d'endettement. Il regarde le
niveau d'endettement et le niveau de fonds propres afin d'évaluer si un nouvel
endettement est raisonnable ou s'il existe encore une marge de manœuvre possible ou
une marge de sécurité, en cas d'endettement trop important, la société obère sa capacité
d'investissement futur.
En cas de fonds propres très faible, la société n'a plus aucune marge de sécurité avant
une éventuelle mise en faillite si la situation ne s'améliore pas. L'étude patrimoniale doit
évaluer le risque de défaillance.

 La trésorerie :

Les problèmes de trésorerie sont des signes avant-coureurs de problèmes au niveau de


l'équilibre financier. L'analyste fait un tour d'horizon de la trésorerie et une étude des
mouvements du compte en banque. Ce suivi peut donner une idée des habitudes de
paiement et d'encaissement et permettre d'apprécier le besoin en fonds de roulement et
les solutions bancaires adéquates par rapport aux demandes. Ainsi, certaines demandes
ne posent pas de problèmes au regard de la société mais paraissent excessives ou inutiles
par rapport à ses besoins.
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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

c. La recherche des risques inhérents au dossier :

Le banquier résume enfin dans sa note tous les risques inhérents à l'ensemble du dossier
en expliquant les problèmes ou les succès d'une société.
L'analyste doit en conséquence étudier toute autre information importante plus
spécifique à chaque dossier tels que le changement de capital, l'analyse de groupe, des
fournisseurs et clients, l'étude sectorielle, l'évaluation de fonds de commerce, des
apporteurs de parts dans un LBO etc.
Au sein de la BAM et sans doute dans chaque outil d'aide à la décision, il y a un rappel de
l'ensemble des points et risques à voir lors de chaque dossier :
-Objet de la demande :

Risque lié à la géographie du capital.


Risque lié à l'activité.
Risque clients, fournisseurs, sous-traitants. .
Risque lié à la rentabilité.
Risque lié à la structure financière.
Risque lié à la politique d'investissement.
Exercice en cours et en prévisions.
Qualité des relations bancaires.

Malgré les multiples analyses aux différents niveaux du processus d'octroi de crédit, il se
peut, pour certains dossiers sensibles, que les risques soient importants mais
n'empêchent pas leurs faisabilités. Certains crédits peuvent être accordés sous réserve de
garanties.
d. L'étude des garanties :

L'analyse des comptes annuels est bien insuffisante dans certains cas pour avoir une
idée du devenir d'une société ou d'un dossier. Il n'y a pas ou peu de méfiance vis-à -vis
d'une société présentant d'excellents résultats sur plusieurs années avec une structure
financière satisfaisante. Réciproquement, il faut tenter de sortir d'une affaire qui tourne
très mal.
Se pose le problème des sociétés, particulièrement nombreuses, au devenir incertain ou
présentant certains risques inhérents au dossier. Après une étude financière et comptable,
il s'avère que les comptes d'une société n'offrent pas suffisamment de garanties dans
l'octroi d'un crédit et la capacité de l'entreprise à le rembourser.
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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

La banque cherche donc des garanties lui permettant, si le risque se concrétise, de


pouvoir sortir de l'affaire à tout moment sans trop de pertes. Les banquiers ont donc
l'habitude de demander alors des garanties ou des gages à leurs clients les plus difficiles.
Ces demandes sont toutefois commercialement délicates car certaines sociétés ou
dirigeants sont parfois réticents

Schéma : Les différentes garanties.

 Les garanties personnelles :

 Le cautionnement simple ou solidaire :

Le cautionnement est un engagement pris par un tiers, la caution, de s`exécuter en cas


de défaillance du débiteur. Il ne peut excéder ce qui est dû par le débiteur. Le
cautionnement est unilatéral c'est à dire que seule la caution prend un engagement.
 L'aval :

L'aval est l'engagement apporté par un tiers appelé « donneur d'ordre » ou avaliste
sur un effet de commerce pour en garantir le paiement. L'avaliste est donc solidaire du
débiteur principal. Cette opération s'apparente donc à un cautionnement.

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

 La lettre d'intention :

La lettre d'intention est un document écrit adressé par une société mère à un
établissement de crédit pour garantir les engagements pris par sa société filiale. Selon
les termes employés dans cette lettre, ce document crée un engagement moral et une
véritable obligation de moyens ou de résultat.

 Les garanties réelles :

 Le nantissement :

Le nantissement est l'acte par lequel le débiteur remet au créancier un bien en garantie
de sa créance. Si le bien remis en garantie est meuble, on parle de gage. Il existe plusieurs
types de garanties : le nantissement du fonds de commerce, le nantissement du matériel et
véhicule, le gage sur véhicule et le nantissement de parts sociales.
 L'hypothèque :

C'est l'acte par lequel le débiteur accorde au créancier un droit sur un immeuble sans
dessaisissement et avec publicité (inscription au registre de la conservation des
hypothèques du lieu de situation de l'immeuble).
Elle peut être légale, conventionnelle (à la suite d'un contrat) ou judiciaire (résultant
d'un jugement). En cas de non-paiement et de poursuites, le créancier procède à la
réalisation du bien par vente forcée de l'immeuble saisi, aux enchères publiques.
De même, le débiteur ne peut vendre le bien sans avoir rembourser au préalable le
créancier car la garantie est attachée à l'immeuble. La durée de l'hypothèque diffère selon
le type de crédit à garantir. Une hypothèque est assortie d'un rang, critère fondamental qui
détermine les priorités lors de la vente de l'immeuble en présence de plusieurs créanciers.
Une hypothèque offre donc une bonne garantie si le rang est bon.

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

C. La décision :

Selon les cas, le chargé d'affaires est habilité à prendre lui-même la décision si les
critères d'analyse sont respectés et qu'il a la délégation pour le faire (il dispose d'un
montant de crédit plafonné).
Au-dessus d'un certain montant d'engagements, il transmet la demande avec un avis
motivé à son supérieur ou à un comité risque (un service de direction des risques).
Ces derniers donnent un avis, comme vus précédemment, sur l'opportunité d'accorder le
crédit ou des lignes de fonctionnement court terme (crédits de caisse, de trésorerie etc.) en
se référant également aux différents critères d'analyse déjà évoqués et repris dans une
analyse complète et synthétique du dossier. Il existe par conséquent plusieurs niveaux de
délégations.

 Les délégations de pouvoir :

Aujourd'hui, les établissements de crédit recourent la plupart du temps à un système


décisionnaire décentralisé en matière d'octroi de crédit. Ce mode de fonctionnement
permet une plus forte réactivité au moment où la concurrence accrue incite les banques à
vouloir donner une réponse rapide à leur client sur l'acceptation ou le refus d'une demande
de prêt. Dès lors, une procédure de délégation clairement formalisée doit être mise en
place dans une banque. Cette procédure repose sur deux acteurs : le délégant et le
délégataire , dans un premier temps, l'organe délibérant, le Conseil d'Administration,
délègue à l'organe exécutif un pouvoir de décision pour accorder des dossiers de crédits à
concurrence d'un certain montant ainsi que la faculté de déléguer à son tour tout ou partie
de ses pouvoirs. Ensuite, le délégataire reçoit délégation écrite d'un supérieur hiérarchique
pour octroyer lui même des dossiers de crédits.
On peut donc distinguer plusieurs grands niveaux de délégations plutô t similaires dans
l'ensemble des grandes banques marocaines et allantes dans l'ordre croissant de pouvoir
d'octroi de crédit :
o Délégation chargé d'affaires entreprises à hauteur d'un certains montant.
o Délégation directeur d'agence.
o Délégation comité direction régionale.

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

o Délégation directeur du service analyse crédit.


o Délégation de comité de crédit.

 Les comités de crédits :

Pour les opérations importantes ou particulières, la décision d'octroi de crédit doit être
prise par plusieurs personnes après l'avis de l'analyste. Cette unité composée de plusieurs
personnes est appelée comité de crédit. D'une manière générale la composition d'un comité
de crédit requiert au moins trois personnes parmi cette liste :
o Le président directeur général.
o Le directeur général.
o Le directeur des risques.
o Le directeur commercial.

Ces comités de crédit sont une pratique courante dans la plupart des
établissements de crédit où des cellules d'analystes crédit, indépendantes des unités
opérationnelles, étudient les dossiers qui ne relèvent pas du système de délégation
traditionnel. (Montants ou groupes importants, affaires sensibles etc.)
La notion de comité des crédits est par extension le principe de décision collégiale
en invitant les établissements de crédit à opérer une double signature sur les
engagements significatifs. Bien souvent, le système de délégation des
établissements de crédit impose une double analyse lorsque la nature et
l'importance des opérations le rendent nécessaire.
De plus, certaines formes de financement plus spécifiques, de type plan
d'apurement ou consolidation, relèvent spécialement des comités des crédits.

D.Le suivi du crédit :


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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

Le crédit est suivi par une assistance sur le compte en banque de la société. Une société
qui va mal verra sa situation financière et bancaire se dégrader alertant le banquier sur le
risque de non- paiement du crédit ou sur la solvabilité de la société. Le banquier est
d'abord alerté avec les dépassements d'autorisation de découverts il informe ainsi des
raisons du dépassement et peut ainsi connaître certaines difficultés delà société au jour le
jour et peut prendre par exemple la décision d'effectuer le rejet d'un effet important
présenté au paiement.
Le suivi de crédit s'effectue également par le suivi de la cote externe et interne de la
société. Si cette cote se dégrade brutalement et dans de fortes proportions, les banquiers en
seront avertis.
Enfin, plus périodiquement, à l'occasion des renouvellements des lignes courtes termes,
l'analyste reprendra le dossier et évaluera plusieurs paramètres comme le taux de sortie
des emprunts c'est à dire la capacité d'autofinancement à pouvoir rembourser les annuités
d'emprunts (capital+ intérêts et charges de crédit-bail). Des impasses de remboursements
sont alors possibles et montrent une dégradation de la situation par rapport au moment de
l'octroi de crédit.

Plus généralement, ce qui contribue le plus à la dégradation de la note sur l'entreprise


est l'endettement et son niveau de fonds propres (la marge de sécurité de la société). Ce
sont ces éléments qui, s'ils sont mal orientés, sont synonymes de grands dangers et
conduisent parfois à des refus sur de nouveaux prêts, des classements en dossiers sensibles
ou dénonciations de prêts puis contentieux.

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

E. La sortie du crédit :

Schéma : Traitement de 1er et 2nd niveau : Les affaires spéciales

Cette entité est, comme son nom l'indique, « l'antichambre » du contentieux avec la
recherche de solutions amiables. L'agence conserve le compte dans son portefeuille et le
département des affaires spéciales informe le directeur d'agence (DRA) de tout évènement
de nature à aggraver le risque et à accélérer le recouvrement.
En revanche, le dossier sort du réseau et le DRA ne pilote plus la relation ni ne décide des
opérations. A la réception du dossier, les membres du département des affaires spéciales
analysent la situation et définissent une stratégie en accord avec le client.
Ensuite, elle veille au suivi de cette stratégie et accompagne le client jusqu'à la
régularisation complète de l'exigible. Une fois la relation recadrée, le dossier retourne à
l'agence qui retrouve alors toutes ses prérogatives de gestion à l'égard du client.

Si les négociations amiables se soldent par un échec, le DRA consolide les garanties et
envoie le dossier au contentieux avec un historique de toutes les interventions
précédentes.

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

 Traitement judiciaire : Le contentieux :

Le service contentieux est la dernière étape. Il est composé de spécialistes du siège (des
juristes essentiellement) qui s'appuient sur des intervenants extérieurs (avocats,
huissiers,...). La prise en charge par ce service s'impose, entre autres, dès la survenance du
jugement ouvrant la procédure en cas de redressement judiciaire ou de liquidation
judiciaire.
 La dénonciation du crédit :

Le banquier peut également souhaiter se séparer d'un client pour de multiples raisons :
incidents de paiements, risques particuliers ou compte jugé non rentable.
Pour dénoncer ses concours, le banquier doit informer son client de sa décision par
lettre recommandée avec accusé de réception et lui laisser un certain délai pour s'organiser
et retrouver un banquier. La loi bancaire a fixé ce préavis à 60 jours minimum en cas de
découvert et à 30 jours minimum en cas de crédits de mobilisation.
En cas de comportement gravement répréhensible de la part du client (actes délictueux,
engagements non tenus,...) ou de situation irrémédiablement compromise, le préavis n'est
pas obligatoire.
Dans ce cas, après consultation du service contentieux, le DRA procède immédiatement à
la dénonciation des concours.

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

II. Mesures et approches de calculs du risque de crédit


au niveau réglementaires :
Introduction
Nombreux sont ceux qui prétendent que le choc de marché, ou autrement le choc de
liquidité et l’incapacité des autres à couvrir ou solder leurs positions dans un délai
raisonnable ou un coû t raisonnable, quel que soit le rapport de raisons ou d’actions et le
présent témoin cette situation de crise ou de désaccord démesuré qui sont démontrés le
mauvais rô le du veille méthode bancaire en augmentant le trouble financier et la mauvaise
gestion. La complexité entre la banque et le monde politique est le signe d’un régime
bancaire et financier de confusion.

L’analyse de ces crises récentes nous montre, que la fragilité du système bancaire est dû
essentiellement à l’augmentation croissante du risque de crédit en raison de la monté en
puissance de divers facteurs.

La forte augmentation des faillites des entreprises après les deux chocs pétroliers ;

La forte baisse de la valeur des actifs de la société sous l’effet d’une augmentation du
taux d’intérêt ;

La montée des risques pays et la crise de la dette des pays en voie de développements

Cette fragilité est accentuée par la faiblesse relative des montants des fonds propres des
banques, notamment les grandes banques internationales les plus engagées dans les
opérations présentant des risques élevés.

III.

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

Section 1 : Les accords de Bale III et les règles prudentielles


édictées par BAM au niveau de la gestion du risque :

1.Les apports de Bale III au Maroc:


Bâle III constitue la troisième série d’accords établis par le Comité de Bâle, après ceux
dits de Bâle I et de Bâle II. Ces accords ont été pris en réponse à la crise des subprimes
qui a pointé la fragilité des banques. 

Le dispositif de Bâ le III constitue un élément clé de la réponse du Comité de Bâ le à la crise


financière mondiale. Il comble un certain nombre de lacunes du cadre réglementaire de
l’avant-crise et pose les bases d’un système bancaire résilient, qui contribuera à éviter
l’accumulation de fragilités systémiques. Ce dispositif permettra au système bancaire de
soutenir l’économie réelle tout au long du cycle économique.

Les réformes de 2017 complètent les réformes de Bâ le III annoncées en 2010. Elles visent
à restaurer la crédibilité du calcul des actifs pondérés en fonction des risques (RWA) et à
améliorer la comparabilité des ratios de fonds propres des banques. Les RWA constituent
une estimation du risque déterminant le niveau minimum de fonds propres réglementaires
qu’une banque doit conserver pour faire face à des pertes imprévues. Un calcul prudent et
crédible des RWA fait partie intégrante du dispositif de fonds propres fondé sur les
risques ; Ce qui devrait assurer une plus grande solidité du dispositif de fonds propres et
améliorer la confiance dans les systèmes bancaires. L’accord conclu porte principalement
sur la détermination de certaines règles de calcul des risques présents dans les bilans des
Banques. Les discussions ont ainsi porté sur la fixation d’un plancher en capital,
correspondant à un écart maximum entre l’évaluation des risques obtenue via la méthode
standard et celle des modèles internes et son niveau éventuel et ayant pour objectif de
limiter les écarts d’exigences en fonds propres jugés trop importants. Les nouvelles règles
s’appliqueront ainsi à partir de 2022 avec un passage du plancher en capital à 50% à cette
date pour n’atteindre le niveau de 70% qu’en 2026 et de 72,5% qu’en 2027. D’autres
mesures techniques ont été approuvées, dont une approche standard révisée du risque
crédit, des révisions de la méthode du risque de crédit fondée sur les notations internes,
des révisions du dispositif d’ajustement de l’évaluation de crédit ; Une révision de la
mesure du ratio de levier et un volant de fonds propres lié au ratio de levier pour les
établissements bancaires d’importance systémique mondiale. En ce qui concerne le
Royaume, Bank al-Maghrib devrait transposer le nouveau référentiel du comité Bâ le III au
niveau des fonds propres prudentiels, probablement avec un léger décalage dans le temps.

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

2.Amélioration du traitement du risque de crédit


Le risque de crédit, c’est-à dire le risque de perte lié au fait qu’un emprunteur soit incapable
de rembourser une dette en tout ou partie, représente l’essentiel de la prise de risque, et des
exigences de fonds propres, pour la plupart des banques. Il existe deux grandes approches
du calcul des RWA pour le risque de crédit : l’approche standard et l’approche fondée sur les
notations internes.

o La plupart des banques dans le monde recourent à l’approche standard (SA) pour le
risque de crédit. Selon cette approche, les autorités de contrô le déterminent les
pondérations que les banques doivent appliquer à leurs expositions pour calculer
leurs RWA. Les banques ne se servent donc pas de modèles internes pour ce calcul.
Les principales modifications de l’approche standard :
 amélioreront la sensibilité au risque tout en maintenant une approche standard du risque
de crédit suffisamment simple

- une approche de la pondération des risques plus détaillée sera proposée en lieu et place
d’une pondération unique, notamment pour l’immobilier résidentiel et commercial.

 réduiront le recours aux notations externes :

- les banques devront procéder à des vérifications suffisantes lorsqu’elles s’appuient sur
des notations externes

- une approche non fondée sur les notes, suffisamment détaillée, sera mise en place pour
les juridictions qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas s’appuyer sur des notes de crédit
externes.

o L’approche fondée sur les notations internes (IRB) pour le risque de crédit permet aux
banques, à certaines conditions, d’utiliser leurs propres modèles pour estimer le
risque de crédit et donc, les RWA. Les réformes de 2017 introduisent certaines
contraintes concernant l’estimation par les banques de leurs paramètres de risque. Il
existe deux principales approches IRB : l’approche fondation, « Foundation IRB » (F-
IRB), et l’approche avancée, « Advanced IRB » (A-IRB).

Les Risk-Weighted Assets (RWA), ou actifs à risques pondérés correspondent au


montant minimum de capital requis au sein d'une banque ou d'autres institutions
financières en fonction de leur niveau de risque. Ce montant se calcule sur la base
d'un pourcentage des actifs, pondérés par le risque.

À chaque actif est assigné un risque pondéré déterminé en fonction du montant du


risque attaché. L'idée du RWA est d'éviter de déterminer un montant fixe de capital à

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

détenir, sans distinction et sans modularité. Par exemple, des prêts garantis par


une lettre de crédit seront davantage pondérés par le risque qu’un crédit
hypothécaire, peu risqué puisque garanti par l’hypothèque.
Ce système aide à prévenir les banques de ne pas prendre plus de risques
(notamment de crédit) qu'elles ne sont en mesure de supporter.

 Les principales modifications de l’approche IRB pour le risque de crédit :


- supprimeront la possibilité d’utiliser l’approche A-IRB pour les expositions aux
établissements financiers et aux grandes entreprises. Les expositions aux actions ne
pourront faire l’objet d’aucune approche IRB.
- entraîneront l’application de niveaux minimaux à la probabilité de défaut et à d’autres
paramètres, lorsque l’approche IRB est retenue.

3.La nouvelle reforme réglementaire nationale:


Depuis 2010, Bank Al-Maghrib a œuvré pour la transposition du dispositif Bâ le III, tout en
tenant compte des spécificités du contexte économique et financier national et en favorisant
une mise en application progressive et priorisée des standards internationaux. D’abord, elle
avait graduellement transposé les exigences en fonds propres de Bâ le III, en relevant les
seuils minimums de fonds propres des banques, avant d’introduire, à des fins macro-
prudentielles, un coussin de fonds propres contracyclique qui se situe entre 0% et 2,5% des
risques pondérés.

Cependant, Bank Al-Maghrib annonce l’inscription de deux nouvelles réformes dans son


programme réglementaire de 2019. Il s’agit du ratio de levier et du ratio de liquidité
NSFR (Net Stable Funding Ratio)

3.1. Ratio de levier :


Introduit dans les accords de Bâ le en 2014, le ratio de levier est destiné à accroître les fonds
propres des organismes financiers par rapport à un niveau de risque. Il mesure le rapport
entre le total des actifs, autrement dit l’exposition au risque, et les fonds propres de base
d’une banque. A la différence du ratio de solvabilité, son calcul se base sur l’ensemble des
engagements (bilan et hors bilan).

Bank Al-Maghrib nous apprend dans son rapport annuel sur la supervision bancaire, que «la
réflexion sur l’adoption de cette norme au niveau national a donné lieu à la conduite d’une
étude d’impact, dont les résultats ont fait ressortir un recours modéré par les banques
marocaines à cette technique». Elle a donc inscrit cette réforme dans son programme
réglementaire de 2019.

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

Fixé à 3%, il permet de limiter la part des actifs de la banque qui est financée par de la dette.
Ainsi, plus le ratio de levier est élevé, moins la part de dette dans le financement des actifs
(prêts, actions, obligations, instruments dérivés, etc.) de la banque est importante.
Inversement, plus il est bas, moins la part de fonds propres dans le financement des actifs de
la banque est élevée.

La mesure de ce ratio de levier, et surtout l’instauration d’un plancher, vise à limiter l’effet
de levier. Ce dispositif obligera donc les banques marocaines à poursuivre le pilotage de
leurs fonds propres, alors que ces dernières surveillent déjà leurs risques pondérés et leur
liquidité à court terme, via le ratio LCR.

En Europe, une période d’évaluation de la mesure a été prévue de 2015 à 2017, pour une
intégration définitive en janvier 2018. À noter qu’il existe depuis longtemps aux Etats-Unis,
où il est de 6%, et en Grande-Bretagne, où il est fixé à 4%.

3.2. Le ratio NFSR :


Si le LCR a pour but d’éviter des crises de liquidité à court terme, le NSFR (Net
Stable Funding Ratio), lui, est un ratio structurel de liquidité à long terme.  

 Le ratio de liquidité à court terme (LCR) :


Cette norme a été établie dans le but « d’assurer que la banque dispose d’un niveau adéquat
d’actifs liquides de haute qualité non grevés pouvant être convertis en liquidité pour couvrir
ses besoins sur une période de 30 jours calendaires en cas de graves difficultés de
financement » (source : BRI).

Il se définit de la façon suivante :

Selon cette norme, l’encours d’actifs liquides de haute qualité doit au moins être égal aux
sorties nettes de trésorerie pendant les 30 jours qui suivent la date d’arrêté du calcul du
ratio.

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

 Le ratio structurel de liquidité à long terme  (NSFR) :


Le ratio structurel de liquidité à long terme (ou NSFR pour Net Stable Funding
Ratio) complète le ratio de liquidité de court terme. La définition donnée par la BRI à ce
ratio est la suivante: “Le NSFR correspond au montant du financement stable disponible
rapporté au montant du financement stable exigé. Ce ratio devrait, en permanence, être au
moins égal à 100 %. Le « financement stable disponible » désigne la part des fonds propres
et des passifs censée  être fiable à l’horizon temporel pris en compte aux fins du NSFR, à savoir
jusqu’à 1 an. Le montant du financement stable exigé d’un établissement est fonction des
caractéristiques de liquidité et de la durée résiduelle des divers actifs qu’il détient et de celles
de ses positions de hors-bilan.” 

En clair, ce ratio de liquidité, déterminé à long terme, restreint les financements longs des
banques aux ressources longues dont elles disposent. Bank Al-Maghrib a programmé
l’examen de cette réforme depuis 2019.

BRI : La Banque des règlements internationaux (, en anglais Bank for International Settlements, BIS) est
une organisation financière internationale créée en 1930 sous la forme juridique d'une société anonyme,
dont les actionnaires sont des banques centrales Sa principale mission est la coopération entre banques
centrales, elle joue un rô le déterminant dans la gestion des réserves de devises de ces institutions.

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Chapitre 3 :

Cas Pratique

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INTRODUCTION
Finalement comme une dernière étape, nous proposons la démarche que nous avons
suivie pour l'élaboration de notre questionnaire, à travers lequel on doit avoir un état
statique sur le marché bancaire au terme des crédits, la sélection de notre échantillon, la
collecte et le traitement des données.

Pour répond conformément a notre problématique. Pour mémoire, elle s'intitulait :

« Quels sont les concepts et démarche de la gestion des risques des crédits
bancaires au Maroc ?».

Nous tenons également à remercier sincèrement toute l’équipe des banques suivantes ;
Attijariwafa Bank Mansour, BMCE Bank ISMAILIA a MEKNES et la Société Générale
Fès Ville Nouvelle, et notamment Claire les analystes financiers qui ont pris sur leur
temps pour répondre au questionnaire, et partager un bout de leur vie et de leur
expérience avec  nous pour cette étude.

Nous sommes très reconnaissants du temps qu’ils ont bien voulu nous consacrer et de
leur amabilité qui a largement participé à la bonne conduite de cette recherche. Grâ ce à
eux, l’étude de terrain qui était au cœur de notre travail s’est avérée enrichie.

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

Section 1 : Présentation de la méthodologie de l’étude :


1.Définition de la problématique:
La problématique que nous essayons de traiter dans notre travail de recherche est
L’identification des méthodes et concepts de gestion des risques bancaires au sein des
banques marocaines.

L'importance de cette étude peut être expliquée par la fréquence des risques de crédit
que peut avoir une banque, ces risques peuvent causer des dommages considérables
aux banques qui doivent à leurs tours se couvrir contre eux.

En particulier les banques marocaines n'échappent pas à cette règle et se trouvent de


plus en plus exposé à ces risques qui à leurs tours influent la performance de ces
établissements financiers. Nos banques marocaines; qu'ils soient de petite ou grande
taille font recours à différentes méthodes de gestion qui leurs permettent de se
couvrir contre ces risques pour amélioré leurs performances sur les différents
niveaux.

2.Instrument de recherche :
2.1. Le questionnaire :

Le questionnaire est un outil d'investigation auquel nous avons eu recours. Si nous


voulons le classer parmi les différentes classes de collecte d'information, il est dans la
rubrique enquête qui représente un intermédiaire entre l'observation et l'expérimentation.
L'enquête s'adapte bien à la recherche causale, en effet, ce type de recherche sert à
déterminer des relations de cause a effet entre les variables.

a. Processus d'élaboration du questionnaire :

Pour élaborer notre questionnaire nous somme passé par deux étapes :

· Nous avons eu recours en premier lieu au rapport théorique lié à nos problématiques.

· En deuxième lieu nous avons mené une étude préliminaire auprès d'un échantillon réduit
de la population mère. Le but étant de recueillir des informations complémentaires ou des
éléments d'appréciation pour ajuster et adapter notre recherche théorique au contexte des
banques marocaines.

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

b. La forme du questionnaire :

Notre questionnaire est présenté sous forme d'une grille de choix à travers laquelle les
responsables des banques peuvent y répondre aisément.

3. Echantillonnage :
3.1. La taille de l'échantillon :
Le questionnaire a été soumis à 3 agences bancaires opérant dans la région de FES -
MEKNES. Ce choix peut être expliqué par les différentes limites matérielles, humaines et
temporelles sous-jacentes à tout travail de recherche et aussi dans le but d'atteindre un
nombre d'agences qui peut nous procurer des résultats statistiquement fiables.

3.2. Le contact de l'échantillon :


Pour contacter notre échantillon, nous étions devant deux alternatives :

· Questionnaire par e-mail.

· Entretien personnel.

· Questionnaire postal.

Pour le besoin de notre travail de recherche, nous avons opté pour le questionnaire par

e-mail dernièrement à cause du confinement

3.3. Les difficultés rencontrées pendant l'enquête :


Le premier problème rencontré dans la recherche est le choix du mode de contact vu qu'un
questionnaire postal a des chances minimes de réussite.

Le deuxième problème rencontré lors du contact par e-mail : la majorité des responsables
concernés n'ont pas répondus à notre questionnaire.

Le troisième problème rencontré lors de l'entretien personnel est que les responsables
n'étaient pas toujours disponibles pour nous recevoir.

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Section2 : L’analyse du questionnaire :

1.Questionnaire : 

Q1. Estimer vous que pour l’ensemble des pièces demandées pour les dossiers de crédit,
les entreprises répondent –ils à vos besoins en termes d’information ?

Attijariwafa Bank : BMCE : Société Général :

+ Oui + Oui + Oui

 Non Non Non

Q2. Existant-il au niveau de votre agence un service d’étude de marché ?

Attijariwafa Bank : BMCE : Société Général :

 Oui Oui Oui

+ Non + Non Non

Q3. A votre avis, est-t-il nécessaire d'avoir une gestion des risques?

Attijariwafa Bank : BMCE : Société Général :

+ Oui + Oui + Oui

Non Non Non

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Q4. Avez-vous une politique pour gérer les risques?

Attijariwafa Bank : BMCE : Société Général :

+ Oui + Oui + Oui

Non Non Non

Q5. Si Oui, Quelle est la direction/Comité responsable de cette


gestion ?

Attijariwafa Bank : BMCE : Société Général :

La direction des risques + La direction des risques + La direction des risques

La direction financière La direction financière La direction financière

+ Le comité de risque Le comité de risque Le comité de risque

Autres directions Autres directions Autres directions

Q6. Pour une entreprise cliente ou déjà existante, l’analyse s’appuie sur quels indicateur?

Attijariwafa Bank : BMCE : Société Général :

+ Equilibre financière + Equilibre financière Equilibre financière

+ Fonds de roulement + Fonds de roulement + Fonds de roulement

+ Besoins en fond de + Besoins en fond de Besoins en fond de

roulement roulement roulement

+ Trésorerie + Trésorerie + Trésorerie

+ Autre ratio Autre ratio + Autre ratio

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Q7. Comment détecte-il le risque  ?


Attijariwafa Bank : BMCE : Société Général :

+ Caractère du client Caractère du client + Caractère du client

+ Mode de paiement du + Mode de paiement du Mode de paiement du

client client client

Etat financière du client + Etat financière du client + Etat financière du client

Autre + Autre Autre

Q8. Est ce que votre programme de gestion pourrait connaitre des


défaillances  ?
Attijariwafa Bank : BMCE : Société Général :

+ Oui + Oui Oui

Non Non Non

Possible Possible + Possible

Q9. Si oui, peut-il influence votre performance ?


Attijariwafa Bank : BMCE : Société Général :

Oui + Oui Oui

+ Non Non + Non

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La gestion des risques des crédits bancaires 2019/2020

Q10. Degré De confiance :

Attijariwafa Bank : BMCE : Société Général :

+ Important + Important + Important

+ Moyen + Moyen + Moyen

+ Pas important + Pas important + Pas important

2.Interprétation :

L'analyse des données révèle que les directeur des trois banques traités ont confirmés
que les entreprises répondent a leur besoins en tant que l’ensemble des pièces demandés
pour les dossiers des crédits et qu’il n’existe pas au niveau de leur agence un service d’étude
de marché alors que la décision n’existe pas chez les agences mais il est décidé par la
délégation de pouvoir par montant.

Les deux banques « Attijariwafa Bank, BMCE » ont convenu que l’analyse d’octroi des crédits
s’appuie sur tous les indicateurs, sauf la BMCE qui a éliminé l’indicateur « autre ratio », de
plus la société générale est choisie les deux indicateurs « fonds de roulement, trésorerie ».
On remarque que les trois banques ont basée sur l’indicateur de fonds de roulement. Les
agences bancaires en matière de relation avec sa clientèle il accorde en degré Important et
Moyen sa confiance à ses clients dont ils gardent toujours une phase de risque.

En conclusion, les résultats de la présente recherche montrent clairement que les trois
banques faites des stratégies et des tactiques pour gérer les risques des crédits et pour
éviter tous les problèmes qui constituent un obstacle au fonctionnement de l’entreprise.

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Conclusion générale

Dans notre économie capitaliste, les établissements bancaires sont de plus en plus
confrontés à la logique du capitalisme actionnariale. Les banques poursuivent une stratégie
permettant de générer une forte rentabilité à court terme pour rémunérer les actionnaires.
Ce sont désormais les marchés qui dictent majoritairement les intentions sur les
orientations des établissements de crédit.

Dans cet environnement qui ne cesse d’évoluer, les banques ont dû s’adapter pour rester
compétitives. La gestion des risques de crédit occupe ainsi une place essentielle dans le bon
fonctionnement bancaire car si des incidents voient le jour, la suivie de l’établissement peut
être engagée.

Ce projet de fin d’étude permet d’avoir une vue d’ensemble sur la gestion du risque de
crédit au sein des établissements bancaires. Des éléments positifs ont été décelés, ils devront
être maintenus et renforcés pour assurer la performance des banques. Cependant des ponts
négatifs sont apparus, ils devront être impérativement corrigés pour ne pas nuire à l’activité.
A la fin de ce projet les banques peuvent ainsi faire un constat sur l’efficacité de leurs
gestions des risques et mener des mesures correctrices par rapport aux différentes
recommandations formulées. Chaque banque a une politique de crédit très précise et ses
conseils ne pourront pas convenir à toutes les stratégies de prêt. Le secteur bancaire
toujours en grande mutation n’est pas prêt de s’arrêter. De nouvelles techniques de gestion
voient le jour pour les banques puissent s’adapter à ces changements importants tout en
restant efficaces.

«  Le risque c’est la vie et la vie c’est risqué ».

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Bibliographie

Ouvrages :
• Amine Tarazi, Risques bancaires, déréglementation financière et
réglementation prudentielle : Une analyse en termes d’espèrance-variance.
• Siruwet, Jean-luc, Roessler, Lydia, Le contrô le comptable bancaire, un dispositif
de maîtrise risque : Normes, techniques et mise en œuvre.

• Azedine Berrada, Techniques de banques et de crédit

Thèses et Mémoires :
• Evaluation du risque de crédit en matière bancaire, Ilhame Loubna
Lahlou, Mémoire d’Expertise Comptable Marocain.
• Analyse et gestion de risque du crédit bancaire par Hicham lamharti fsjes
Agadir ibn zohr – licence en économie.

Web graphie :

• Rapport annuel de Bank Al-Maghrib 2019


• http://www.lesclesdelabanque.com
• https://fr.wikipedia.org/wiki/Types_de_cr%C3%A9dits_bancaires
• www.memoireonline.com

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