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La

calligraphie
Arabe
La
calligraphie
arabe

Présenter par :

Salaheddine Boussetta

Najem Saadaoui

Yaheya El ouahdanie
Plan
Introduction
Approche historique
-origine et histoire de la calligraphie
arabe

Approche systémique
-les styles
-les technique
-les outils
-l’utilisation

conclusion
Introduction
« La calligraphie arabe : savoir-faire, connaissances et pratiques
».
Type de l’élément suivant la classification de l’UNESCO : 2/2-e :
« Les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel ».

L’écriture (al-khat , ‫الخط‬appelé en amazigh thira) représente tout ce


qui est écrit, surtout à la main, avec un calame, un outil en bois, juste
milieu entre le crayon et la plume, taillé aussi manuellement. C’est un
moyen de communication qui met à l’œuvre tout un système de
signes linguistiques.

Ibn Khaldoun définit la calligraphie arabe comme étant « science, art


et créativité ». Science, parce qu'elle obéit aux règles, aux conditions
et aux outils, art parce qu'elle aide à exprimer ce qui est au plus
profond de l’être et aborde les problèmes sociaux, et créativité parce
qu’elle est pratiquée dans un espace pour montrer la beauté et former
des images artistiques selon les sentiments et le goût de chaque
individu. Des images et des formes écrites en langue arabe, dévoilant
ce qui est dans l'âme comme sentiments et sensations.
Approche historique
L'écriture arabe, dernière née des écritures sémitiques, apparaît au Vie siècle.
Elle est dérivée de l'alphabet phénicien, via le syriaque ou le nabatéen selon
les historiens. Cependant, tous les spécialistes s’accordent à lui reconnaître
une lointaine origine araméenne. Dans la tradition islamique, l'écriture est liée
à la révélation coranique. C'est en effet en arabe que l'archange Gabriel
révèle à Muhammad le message divin. Face à l’interdit coranique de figurer
des images réalistes d’être humain, d’imiter la nature, l'écrit, et plus
particulièrement la calligraphie, devient un symbole visuel de l'islam, le
véhicule du message divin. L’écriture est donc omniprésente et sacrée. Cette
langue sémitique s'est développée dans le royaume arabe préislamique des
Lakhmides, situé au sud et à l'ouest de l'Euphrate. Rendue obligatoire par
l’administration omeyyade dès la fin du VIIe siècle, l'écriture arabe connait
donc un grand développement à partir de cette époque. L’expansion sur un
vaste territoire allant de l’Espagne à la vallée de l’Indus, grâce aux conquêtes
de l’Empire islamique, permet une large diffusion de la culture et de la
civilisation arabe.
Approche historique
L’art des belles lettres :

Se dégageant progressivement des influences antérieures, un art propre à


l'islam, basé sur la calligraphie, l’ornement géométrique et l'arabesque, s'est
construit, en dehors de la figuration. C'est dans les corans qu'il prend
naissance et atteint sa plénitude.
Cultivé brillamment sous les Abbasides (750–1258) et les Mamelouks (1250-
1517), l’art de la calligraphie connaît une impulsion nouvelle avec les Persans
et les Ottomans.
Approche systémique
-les styles
• Style Hijazi
• (Le plus ancienne)

• Aux VIIe et VIIIe Siècles

• Le plus Simple (épaisse)

• Penche vers la droite

• Les 1ere manuscrites du


coran
Le style kofique
(une beauté architecturale )

• Vers la fin du IXe siècle

• Koufa (ville Irakienne)

• Anguleux, géométriques

• Copie du coran

• Gravures, décorations
Le style Maghrebi
(Maghreb et l’Andalouse)

• Vers le Xe siècle

• Le drive de koufi plus les arrondies

• les manuscrits

• Le décor des palais et des mosquées

• Les couleurs typiques


• Le style Naskhi
• (Pratique et élégant)

• vers le Xe siècle en Irak ( Baghdâd)

• Copier = Naskh

• Clarté et lisibilité

• Le coran

• La presse, la publicité
Le Thuluth
(mère des calligraphie)

• Entre le XIV et le XV siècle

• Le tiers

• Soutiré du Naskhi

• La base parfaite le plus complet

• Les en tète des coran et des livres


Le Style Diwani
(oblique et ornemente)

• Entre le XVIe et le XVIIe siècle

• Dawana

• Cree par les turques

• Documents ministériales

• poésie, décoration
Autres
style

• Taliq • Ruq’a
L’évolution des styles de la
calligraphie arabe

Le thuluth
(entre le XIV
et XV siècle)

Le Maghrebi
(le Xe siècle )

le Style diwani
Style (entre le XVI et le
Hijazi le style XVII siècle)
( VIIe et Naskhi ( le
VIIIe Xe siècles )
Siècles)
Le style
kofique
(Vers la fin
du IXe
siècle)
Approche systémique
-les techniques
Allongement de lettre
Dès le 10eme siècle, on trouve des pages calligraphiées
en style Koufi, dont les lettres sont démesurément
allongées horizontalement, peut-être afin d’évoquer le
souvenir du désert infiniment plat.
Canif

Code
Dans les premiers siècles de l’islame, l’apprenti
calligraphe copie les lettres que son maître a traces, en
essayant de les reproduire à l’identique. Puis au 10eme
siècle, Ibn Moqla établit des mesures rationnelles pour
chaque lettre.
Composition

Concentration

Enluminure
Dynamique

Espace
Image
Approche systémique
-les outils
Calame
Le mot calame vient du grec calamos qui veut dire roseau.
Le calame, roseau taillé, est l’instrument de base de la
calligraphie arabe.
Le roseau est une plante qui se trouve en abondance
autour de la Méditerranée, ainsi que dans les marais du
sud de l’Irak et Iran. Elle vit deux ans et atteint une
hauteur d’environ quatre mètres.
Encre
Les étoiles de la sagesse brillent dans la profondeur de l’encre.
Calife Al Mamoun 9eme siècle.

L’encre utilisée en calligraphie arabe est essentiellement noire.


Pour le calligraphe elle est la chair de la lettre. Par les différentes nuances de
noir, plus ou moins accentuées, elle donne vie au tracé.
Les calligraphes arabes utilisent deux catégories principales d’encres :
-Madad (au carbone),contient du noir de fumée mélangé à de la gomme
arabique et à de l’eau.
-Hibr (métallo-gallique), est à base de noix de galle et de sulfate
de fer (ou vitriol vert).

Une troisième encre, mixte, est servant d’encre colorées ou de


pigments.
Gomme arabique

La gomme arabique est une résine végétale recueillie sur un acacia poussant
en région semi-désertique.
Encrier
L’encrier doit être du meilleur bois, de grand prix et assez long. La
longueur doit être d’un dirac ou un peu moins. La largeur interne
doit être suffisante pour contenir cinq roseau pour le calligraphe,
mais pour retenir la fortune, il en faut sept : sept pour régir les sept
parties du monde.
Anonyme, 9eme siècle
Canif

Lika
Approche systémique
-l’utilisation
Firman
Les documents administratives.

Décoration

Lampe en
verre émaillé
Au nom du
sultan Hassan
14eme siècle
Architecture

Minaret de la madrasa Chir Madrasa Ben Youssef Marrakech


Dor 17eme siècle
Samarkand Ouzbékistan
La madrasa Chir
Mosquée Ulu Busra Turquie
Dor 17eme siècle
Samarkand Ouzbékistan
La Medersa Bou Inania fes
conclusion

L'écriture, et en particulier la calligraphie - la "belle écriture"


- est devenue très tôt l'art par excellence.
Par la suite l’écriture arabe s’est étendue dans tous les
domaines du savoir. Écrire les paroles de Dieu, dont les
principaux attributs sont la majesté et la beauté, est un art
d'harmonie, régi par des données mathématiques strictes.

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