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INTRODUCTION GENERALE

L'Afrique notre beau et cher continent se dote actuellement d'une


législation unique en termes des affaires, permettant ainsi aux bailleurs
de fonds de pouvoir investir dans les différents Etats et d'être en mesure
de comparer les résultats que ces investissements dégagent dans
chacun des Etats où ils ont eu à investir. Cette législation des Affaires
pour l'Afrique a été fondée sous forme d'une organisation dénommée
OHADA qui signifie « Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du
Droit des Affaires ».

Actuellement, seize Etats Africains font partis de l'OHADA, dont le Mali


est le dix-septième Etat qui est rentrée en vigueur le 18 Septembre
1995.

Parmi les Actes uniformes de l'OHADA, il existe celui relatif au système


comptable. Ainsi, dans chaque système comptable, il existe des
opérations et problèmes qui nécessitent un traitement particulier. A ce
stade, nous voulons à travers notre étude, mener une étude approfondie
sur le fonctionnement des différents comptes du plan SYSCOHADA.

L’organisation OHADA (Organisation pour l'harmonisation en Afrique du


droit des affaires) marque la révolution de la comptabilité africaine

Il est un fait que les investisseurs Africains étaient souvent confrontés


aux multiples problèmes de comparabilité des Etats Financiers qui les
ont mis toute fois dans une situation

D’impasse, et qui a fait que les différents Etats Africains se sont doté
d'une législation unique en termes des Affaires (l'OHADA).

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La définition de la comptabilité peut se résumer ainsi : discipline
permettant de répertorier tous les mouvements de flux, les dépenses et
les recettes de l’entreprise.

Le plan comptable (SYSCOHADA) est un référentiel comptable créé par


cette organisation, elle-même instituée par le traité du 17 octobre 1993,
Port-Louis (île Maurice).

Comme tout travail doit être délimité, nous prenons pour l'espace, le
système Comptable OHADA. En ce qui concerne le temps, cette étude
est difficilement délimitable dans le temps car les données sont en
évolution.

Dans cette étude, nous avons utilisé la méthode de la science sociale


qui exige la descente sur terrain, en utilisant comme technique
d'approche, la collecte des données dans les bibliothèques et sites web
avec une perspective diachronique c'est-à-dire les faits sont étudiés du
point de vue de leur évolution dans le temps. Ce travail constitue, en
effet ,un essai de répondre à la question principale : Comment
fonctionnent ils les comptes du plan SYSCOHADA ?

Notre étude se subdivise en trois chapitres :

Le premier chapitre parle de l’historique de l’OHADA et du plan


comptable.

Le second chapitre évoque l’appréciation générale sur l OHADA dans


laquelle nous définirons ses objectif, ses historiques, son but.

Le troisième chapitre évoquera le fonctionnement des comptes de


l’OHADA.

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CHAPITRE 1 : HISTORIQUE DE DE L’OHADA ET DU PLAN
COMPTABLE
SECTION 1 : Définition et présentation

Nous allons définir les mots-clés.

 L'OHADA est une organisation panafricaine de normalisation


juridique créée en vue d'assurer la sécurité juridique et judiciaire
des affaires au sein des Etats.
 La Comptabilité est un système d'organisation des données
financières d'une entreprise.
 Le Plan comptable : Ensemble des règles de tenue des comptes
et d'évaluation qui fixent la norme de la comptabilité. Le plan de
comptes notamment, qui est la liste des comptes ordonnée, vient
en aide aux entreprises pour la bonne tenue du plan comptable.

SECTION 2 : Historique de l’OHADA et du Plan comptable


1-L’historique de L’OHADA
Historiquement, plusieurs systèmes comptables ont été utilisés dans la
zone de l'espace OHADA.

Tout d'abord, il y a eu le Plan Comptable Français de 1947 et de 1957.


Ce sont les plans d'avant indépendance.

Par la suite, il y a eu adoption du Plan Comptable OCAM en 1970 qui


remplace le plan comptable français de 1957.

Puis, il y a eu le plan comptable générale de l'OHADA première version


qui a été adopté à Dakar en 1995, mais jamais mis en application.

Enfin, intervient le plan comptable général des entreprises du système


comptable ouest Africain (SYSTOA). D’un côté, le plan comptable

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OCAM qui était en vigueur présentait beaucoup de lacunes qu'il fallait
prendre en considération, et de l'autre côté, la prise de conscience se
faisait au plan .

Macro-économique, les instances monétaires et financières (BCAO,


UMOA) se préoccupaient des instruments de gestion des entreprises. À
cet effet, elles définissent des nouveaux

Instruments de gestion monétaire dont la mise en œuvre nécessitait


entre autres, la réalisation d’une centrale des bilans. Cette centrale
constitue et gère une base des données descriptives, financières et
comptables et publie après traitement, des informations destinées à des
analyses multiformes.

Ces préoccupations vont enfin de compte, mener à l'adoption de droit


comptable tel que, celui de SYSCOA qui a été adopté en 1996 et entré
en vigueur en 1998.

Ainsi, puisque les choses évoluent et étant donné que le but de l'OHADA
est l'unification de droit des affaires dont le droit comptable est une
blanche, le Système Comptable OHADA voit le jour le 24 mars 2000 à

Yaoundé (Cameroun). Le conseil des ministres de l'OHADA adopte


l'Acte Uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités
des entreprises sises dans les Etats parties au traité de Port-Louis. Ce
traité s'applique ainsi, à

Tous les membres qui sont au nombre de seize (16) Etats. Le Système
Comptable OHADA est entré en vigueur en deux temps : Ces
préoccupations vont enfin de compte, mener à

L’adoption de droit comptable tel que, celui de SYSCOA qui a été adopté
en 1996 et entré en vigueur en 1998.

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Ainsi, puisque les choses évoluent et étant donné que le but de l'OHADA
est l'unification de droit des affaires dont le droit comptable est une
blanche, le Système Comptable OHADA

Voit le jour le 24 mars 2000 à Yaoundé (Cameroun). Le conseil des


ministres de l'OHADA adopte l'Acte Uniforme portant organisation et

Harmonisation des comptabilités des entreprises sises dans les Etats


parties au traité de Port-Louis. Ce traité s'applique ainsi, à

tous les membres qui sont au nombre de seize (16) Etats. Le Système
Comptable OHADA est entré en vigueur en deux temps :

· le 1er janvier 2001 pour le comptable personnel des entreprises

· Le 1er janvier 2001 pour les comptes consolidés » et les « comptes


combinés ».

Le plan comptable local, face à la mondialisation de l'économie, face à la


préoccupation internationale sur la mondialisation, s'est montré défaillant
sur plusieurs niveaux. Il a fallu mener des réflexions pour trouver son
successeur. C'est ainsi que le Système Comptable OHADA a vu le jour
et devenu un « référentiel comptable qui s'inscrit dans la lignée de

L’Ecole continentale et de pratique comptable. ». Quelles sont alors les


composantes de ce « référentiel comptable » ?

2-L’Historique du Plan comptable


Le Plan comptable : Le Plan comptable (OHADA) (Organisation pour
l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires) est un référentiel
comptable créé par cette organisation, elle-même instituée par le traité
du 17 octobre 1993, Port-Louis (île Maurice). Cette organisation
regroupe 17 pays (les 14 pays de la Zone du franc CFA, plus les

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Comores et la Guinée Conakry) ainsi que la République démocratique
du Congo, qui a ratifié le traité en 2012 et elle reste ouverte à tout État
du continent africain. Les travaux réalisés à la suite du Traité de
l'OHADA comportent un important volet de "Droit comptable" destiné à
favoriser l’harmonisation comptable ; ils ont servi de constante référence
dans l'élaboration du SYSCOA (système comptable de l'Ouest africain).
Le SYSCOA s'appuie sur l'Acte uniforme relatif au Droit comptable prévu
dans le Traité de l'OHADA. Le plan comptable lui-même a été adopté en
deux étapes. Le référentiel a d’abord été adopté le 1er janvier 1998 par
les 8 pays membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine,
puis a été étendu à tous les pays signataires du traité de l’OHADA à
partir du 1er janvier 2021

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CHAPITRE 2 : APERCU GENERALE DE L’OHADA

Tout au long de ce chapitre nous évoquerons l’OHADA.


SECTION 1 : Missions et objectifs de l’OHADA
Les missions spécifiques :

 Adoption de règles juridiques communes, modernes, simples et


adaptées à l’environnement économique internationale et de ses
Etats membres, et formation adéquate des personnels juridiques et
judiciaires ;

 Promotion d’une justice diligente, indépendante et soutenue par


des procédures appropriées ;

 Encouragement au recours à l’arbitrage et aux autres modes de


règlement amiable des différés ;

 Unifier le droit des affaires dans les Etats membres ;

 Promouvoir l’arbitrage pour le règlement des différends


contractuels ;

 Améliorer la formation des magistrats et les auxiliaires de la


justice.

SECTION 2 : Les objectifs de l’OHADA


Son objectif est la facilitation des échanges et des investissements, la
garantie de la sécurité juridique et judiciaire des activités des
entreprises. Le droit de l’OHADA est ainsi utilisé pour propulser le
développement économique et créer un vaste marché intégré afin de
faire de l’Afrique un « pôle de développement ».

Pour réaliser ces objectifs, l’OHADA s’est dotée d’un système


institutionnel structuré autour des organes que sont la Conférence des

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Chefs d’État et de Gouvernement, le Conseil des ministres (organes
politiques) et le Secrétariat permanent qui est l’organe exécutif chargé
d’assister le Conseil des ministres et de coordonner la préparation et le
suivi de la procédure relative à l’adoption des Actes uniformes. Pour des
raisons d’efficacité, deux autres organes spécialisés complètent le
système institutionnel. Il s’agit de la Cour commune de Justice et
d’arbitrage de l’OHADA (CCJA) et de l’École Régionale Supérieure de la
Magistrature (ERSUMA).

Elle est compétente pour connaître, en cassation, des pourvois contre


les décisions rendues en dernier ressort en application des Actes
uniformes de l’OHADA par les juridictions nationales des États parties.
En cas de cassation, elle a le pouvoir d’évoquer afin de vider le
contentieux sans aucun renvoi à une juridiction nationale. L’ERSUMA a
vocation à former les professionnels de l’OHADA et à perfectionner leurs
compétences. Elle est également un centre de recherche en droit des
affaires. L’OHADA compte à son actif neuf Actes uniformes déjà entrés
en vigueur. Dans les États parties. D’autres Actes uniformes sont encore
en préparation.

 Instauration de pratique comptable uniforme ;


 Fiabilité de l'information comptable et financière ;
 Adaptation du model comptable à la norme Internationale ;
 Mis à la disposition des entreprises d'un outil moderne de gestion ;
 Image fidèle du patrimoine, de la situation financière des
entreprises ;
 Pertinence partagée de l'information financière ;
 Alimentation d'une centrale de bilan en information comptable ;
 Mettre à la disposition du secteur informel les outils adaptés ;
 Assurer une plus grande efficacité de contrôle des comptes.

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En effet, l'OHADA a pour principal objectif de remédier à l'insécurité
juridique et judiciaire existant dans les Etats Parties. L'insécurité
juridique s'explique notamment la vétusté des textes juridiques en
vigueur : la plupart d'entre eux datent en effet de l'époque de la
colonisation et ne correspondent manifestement plus à la situation
économique et aux rapports internationaux actuels.

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CHAPITRE 3 : FONCTIONNEMENT DES COMPTES
Les comptes du système comptable OHADA sont regroupés en 9
classes des comptes suivantes

 Classe 1 : comptes de ressources durables (capitaux propres et


dettes financières) ;
 Classe 2: comptes d'Actif immobilisé (immobilisations
incorporelles, corporelles et financières) ;
 Classe 3 : comptes de stock ;
 Classe 4 : comptes de tiers (créances de l’actif circulant et dettes
du passif circulant) ;
 Classe 5 : comptes de trésorerie (titres de placement, valeurs à
encaisser, comptes bancaires et caisse) ;
 Classe 6 : comptes de charges des activités ordinaires (charges
d’exploitation et charges financières) ;
 Classe 7 : comptes de produits des activités ordinaires (produits
d’exploitation et produits financiers) ;
 Classe 8 : comptes des autres charges et autres produits
(participations des travailleurs, subventions d’équilibre, etc.) ;
 Classe 9 : comptes des engagements et comptes analytiques de
gestion. ( La classe 9 a été réservée aux opérations de la
comptabilité des engagements et à la comptabilité analytique de
gestion)

Conformément à l'article 18 de l'Acte uniforme portant harmonisation et


organisation des comptabilités des entreprises, les classes des comptes
sont regroupées en trois catégories suivantes :

 Comptes de bilan ou comptes de situation : classe 1, 2 ,3 ,4 et 5 ;


 Comptes de gestion : classes 6, 7 et 8 ;

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 Comptes des engagement et comptes analytiques : classe 9.

Chaque classe comprend 10 comptes à deux chiffres dont le premier


indique la classe et le deuxième, qui varie de 0 à 9, la catégorie
d'opérations.

La codification des comptes est faite de façon à faciliter la mémorisation


des comptes. Les constances suivantes sont généralement dégagées :

 Le premier chiffre représente la classe à laquelle appartient le


compte ;
 Le deuxième chiffre indique le positon du compte dans la classe ;
 Dans les comptes de gestion, le chiffre 3 est généralement utilisé
pour les comptes destinés à recevoir les variations des stocks des
biens achetés et des biens produits (comptes 603 variation des
stocks des biens achetés, 73 variations des stocks des biens et
services produits) .
 les comptes à deux chiffres se terminant par 9 sont destinés à
enregistrer les dépréciations.

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SECTION 1: Principe générale et fonctionnement des comptes du
bilan
1- Le bilan

L'article 29 de l'Acte Uniforme relatif au Droit Comptable OHADA


énonce que : « Le bilan décrit séparément les éléments d'actif et les
éléments de passif constituant le patrimoine de l'entreprise. Il fait
apparaître de façon distincte les capitaux propres... ». Cet article nous
propose la structuration du bilan.

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2-Definitions et fonctionnement des comptes :

Les comptes de la classe 1 enregistrent les ressources de


financement mises à la disposition de l’entité de façon durable et
permanente par les associés et les tiers.

Ces comptes regroupent :

 Les capitaux propres correspondant à la somme algébrique des


rubriques suivantes :
 Capital
 Réserves
 Report à nouveau (débiteur ou créditeur) ;
 Résultat net de l'exercice ;
 Subventions d'investissement ;
 Provisions réglementées et fonds assimilés ;
 Les emprunts et dettes assimilées ;
 Les dettes de location acquisition;

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 Les dettes liées à des participations et les comptes de liaison des
établissements et sociétés en participation ;
 Les provisions pour risques et charges.

CLASSE 2 :

Actif immobilisé.

• Immobilisations incorporelles :

Frais d’établissement : engagés lors de la création ou du développement


de l’entreprise. Frais de recherche appliquée et de développement
(frais de conception, d’essais de nouveaux produits, de nouveaux
procédés, de nouveaux logiciels). Brevets, licences, procédés, logiciels,
acquis ou produits par l’entité. Droit au bail : versement effectué par
l’entité au propriétaire pour l’utilisation d’un local commercial. Fonds
commercial : éléments acquis du fonds de commerce (clientèle ou
achalandage, enseigne, …).

• Immobilisations corporelles :

Terrains : propriété du sol, du sous-sol, du sursol. Agencements et


aménagements des terrains. Constructions : bâtiments, leurs
installations, leurs agencements. Installations techniques, matériel et
outillage industriels. autres immobilisations corporelles (matériel de
transport, matériel de bureau et d’informatique, mobilier, …).

• Immobilisations en cours :

Immobilisations incorporelles ou corporelles en cours de création :


valeur des immobilisations non terminées à la fin de chaque exercice.

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• Immobilisations financières : Titres de participations et créances
rattachées à des participations, titres immobilisés. Prêts (accordés par
l’entreprise à des tiers). Dépôts et cautionnements versés à des tiers.

CLASSE 3 :

Actif circulant.

Il comprend :

• Stocks et en-cours : Selon l’article 211-1-4 du PCG «Un stock est un


actif détenu pour être vendu dans le cours normal de l’activité ou en
cours de production pour une telle vente ou destiné à être consommé
dans le processus de production ou de prestation de services, sous
forme de matières premières ou de fournitures.».

 On distingue plusieurs stocks :


 Matières premières : objets et substances plus ou moins
élaborés destinés à entrer dans la composition de produits
traités ou fabriqués.
 Matières consommables et fournitures : objets et
substances consommés au premier usage et qui
concourent au traitement, à la fabrication ou à
l’exploitation sans entrer dans la composition des produits
traités ou fabriqués.
 Produits en cours de production de biens ou de services.
 Produits : produits finis, produits intermédiaires, produits résiduels,
sous-produits.
 Marchandises : que l’entreprise achète pour les revendre en
l’état.

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CLASSE 4 :

Capitaux propres.

• Capital : apports effectués à la société par les actionnaires ou associés,


apport réalisé par l’entrepreneur individuel au début ou en cours
d’activité.

• Réserves : bénéfices affectés durablement à l’entreprise.

• Report à nouveau : reliquat de résultat d’exercice en + ou en -.

• Subventions d’investissement : aides de l’Etat ou des collectivités


territoriales dont bénéficie l’entreprise en vue d’acquérir des
équipements.

• Résultat de l’exercice (Bénéfice en + ou Perte en -).

• Provisions réglementées.

• Provisions pour risques et charges (total II).

Dettes.

• Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit : prêts


obtenus par l’entité et remboursables à terme, crédits bancaires et
Concours Bancaires Courants.

• Emprunts et dettes financières diverses.

• Dépôts et cautionnements reçus : fonds versés par des tiers à


l’entreprise.

• Avances et acomptes reçus sur commandes : encaissements de fonds


par l’entreprise en provenance de clients.

CLASSE 5 :

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Les comptes de la classe 5 enregistrent les opérations relatives aux
valeurs en espèces, aux chèques, aux monnaies électroniques aux
effets de commerce, aux titres de placement, aux coupons ainsi qu'aux
opérations faites avec les établissements de crédit. Aucune
compensation ne doit être effectuée au bilan entre les soldes débiteurs
et les soldes créditeurs des comptes de la classe 5. Les comptes de la
classe 5 peuvent être assortis de comptes de dépréciations, notamment
les charges pour dépréciation des titres de placement ; ces dernières
charges doivent résulter de l'évaluation comptable des moins-values
constatées sur les éléments d'actif considérés.

SECTION 2 : Le fonctionnement des comptes de résultat

CLASSE 6 & 7

L'article 29 de l'Acte Uniforme relatif au Droit Comptable OHADA stipule


que : « ...Le compte de résultat récapitule les produits et les charges qui
font apparaître, par la différence, le bénéfice net ou la perte nette de
l'exercice ». Cet article donne une définition de structure générale du
compte de résultat.

L'article 31 quant à lui, énonce que : « le compte de résultat de l'exercice


fait apparaître les charges distinctement selon qu'ils concernent les
opérations d'exploitation attachées aux activités ordinaires, les
opérations financières, les opérations hors activités ordinaires.

Par ailleurs, avec le Système Comptable OHADA, on peut parvenir au


résultat net de deux méthodes : la détermination globale du résultat et la
détermination du résultat en cascade.

La détermination globale du résultat se fait par la différence entre les


produits et les charges.

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La détermination en cascade du résultat quant-à elle, consiste à aboutir
au résultat par des résultats intermédiaires qui sont : marge brute sur
marchandises, marge brute sur matières premières, valeur ajoutée,
excédent brut d'exploitation, résultat d'exploitation, résultat financier,
résultat des activités ordinaires, résultat net.

En effet, le SYSCOHADA a permis d'analyser le résultat grâce à la


décomposition des charges et des produits en soldes intermédiaires de
gestion, qui sont

1-La marge brute sur marchandises

C’est la différence entre les ventes de marchandises et les achats


consommés de marchandises, corrigée de la variation de stocks.

Calculée dans la branche négoce des activités industrielles, cette marge


exprime le revenu économique de l’entreprise.

2-La marge brute sur matières

C’est la différence entre d’une part : la vente des produits fabriqués, la


vente des travaux (corrigée de la variation de stocks), la production

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immobilisée et d’autre part : la consommation des matières et fournitures
(achats de matières corrigés de la variation de stock).

Cette marge est calculée dans les entreprises industrielles

3-Valeur ajoutée (VA)

La Valeur Ajoutée renseigne sur la structure interne de l’entreprise, sur


son degré de maîtrise du processus de fabrication, sur son degré
d’intégration.

4-L’excédent brut d’exploitation (EBE)

C’est la valeur ajoutée diminuée des charges de personnel. Il exprime la


véritable performance de l’entreprise, (car non altérée par les méthodes
de calcul d’amortissement). Il exprime sa capacité d’auto financement.
L’EBE est la trésorerie potentielle de l’entreprise qui sera disponible
dans quelques mois.

5-Le résultat d’exploitation (RE)

Il suffira d’ajouter à l’EBE les transferts de charges et la somme


algébrique des reprises des provisions et les dotations aux
amortissements et aux provisions pour obtenir le résultat d’exploitation.

6-Le résultat financier (RF)

Il s’agit des produits financiers diminués des charges financières

7-Le résultat des activités ordinaires (RAO)

C’est la somme du Résultat d’exploitation et du Résultat financier. Le


résultat des activités ordinaires est le résultat des activités cycliques. 8-

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Le résultat HAO C’est le résultat des activités non récurrentes Il s’agit
des produits HAO diminués des charges HAO 9-Le résultat Net

C’est la somme : Résultat des activités ordinaires + Résultat HOA -


Participation des salariés - IS.

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CONCLUSION GENERALE

En définitive, nous pouvons en déduire que le fonctionnement des


comptes représente l'outil indispensable de la technique comptable. Il
permet le maniement des numéros de compte et favorise la
spécialisation au gestionnaire. Tout comme les trousseaux de clé sont
indispensables pour le mécanicien. Le plan comptable l’ai pour le
gestionnaire. A ce jour, dix-sept (17) Etats sont membres de
l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires : Le
Mali, Le Burkina Faso, La Côte d’Ivoire, Le Bénin, Le Niger, Le Sénégal,
Le Cameroun, La République Démocratique du Congo (RDC), Le Tchad,
Le Togo, Le Gabon, La Guinée, La Guinée Bissau, La Guinée
Equatoriale, La Centrafrique, Les Comores, Le Congo et il est indéniable
que la balkanisation juridique et l’insécurité judiciaire constituaient une
entrave réelle au développement économique. L’harmonisation de droit
économique et l’amélioration du fonctionnement des systèmes judiciaires
dans nos pays étaient donc considérées comme nécessaires pour
restaurer la confiance des investisseurs, faciliter les échanges entre les
pays et développer un secteur privé performant. La mondialisation de
l’économie exige l’harmonisation des droits et des pratiques du droit.
Cette exigence constitue pour des pays en développement comme les
nôtres une priorité pour créer les conditions favorables à l’instauration
d’un espace de sécurité juridique et judiciaire indispensable pour drainer
des flux importants d’investissements, car investir est déjà en soi un
risque, même s’il est calculé, s’il faut doubler ce risque premier
inéluctable de celui d’un système juridique fluctuant, ondoyant et
insaisissable, il n’y aura pas beaucoup de possibilités d’attirer des
investisseurs.

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