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COMPTE

DE SEMINAIRES
RENDU

Réalisé par :
EZZARAA Ouassime
Encadré par :
OUSAID AISSAM
Génie civil (Bâtiment et travaux publiques) 2019-2020
SOMMAIRE

I. LES ENJEUX DU PROJET BATIMENT ............................................................................................. 4


A. INTRODICTION ................................................................................................................................... 4
B. LES INTERVENANTS DANS UN PROJET ................................................................................................ 4
C. DIFERENTES PHASES D’UN PROJET ..................................................................................................... 6
D. CONCLUSION ..................................................................................................................................... 7
II. LA CONSTRUCTION EN TERRE ....................................................................................................... 9
A. INTRODUCTION .................................................................................................................................. 9
B. NOTIONS GENERALES ......................................................................................................................... 9
C. IDENTIFICATION DU MATERIAU TERRE ............................................................................................. 10
D. LES TECHNIQUES DE CONSTRUCTION EN TERRE : ............................................................................. 11
E. PARTIE INTERVENTIONS ................................................................................................................... 13
F. CONCLUSION ................................................................................................................................... 14
III. LES FONDAMENTAUX DE LA REGLEMENTATION PARASISMIQUE DANS LE BATIMENT 15
A. INTRODUCTION ................................................................................................................................ 15
B. GENERATLITES SUR LES SEISMES ...................................................................................................... 15
C. LE REGLEMENT PARASISMIQUE AU MAROC (RPS 2011) ................................................................... 18
D. EVALUATION DE L’EFFORT SISMIQUE ............................................................................................... 19
E. CONCLUSION ................................................................................................................................... 23
IV. LES CONTRAINTES DE CONCEPTION DES OUVRAGES............................................................ 24
A. INTRODUCTION ................................................................................................................................ 24
B. LES CONTRAINTES DE CONCEPTION ................................................................................................. 24
C. ETUDE DE CAS .................................................................................................................................. 26
D. CONCLUSION ................................................................................................................................... 27
V. FORUM BTP 2019 ........................................................................................................................... 28
A. INTRODUCTION ................................................................................................................................ 28
B. LE PROGRAMME DE CE FORUM ....................................................................................................... 28
C. ENTREPRISES INVITEES ..................................................................................................................... 29
D. ORGANISATION DES TACHES ............................................................................................................ 30
E. LES OBJECTIFS PRINCIPAUX DE FORUM ............................................................................................ 31
F. CONCLUSION ................................................................................................................................... 31
VI. LA VISITE PEDAGOGIQUE AU CHU ............................................................................................. 32
A. INTRODUCTION ................................................................................................................................ 32
B. DESCRIPTION DU PROJET ................................................................................................................. 32
C. PROCEDES DE CONSTRUCTION ......................................................................................................... 33
D. CONCLUSION ................................................................................................................................... 35
SEMINAIRE 1

I. LES ENJEUX DU PROJET BATIMENT

A. INTRODICTION

L'ingénieur occupe aujourd'hui un rôle prédominant dans l'entreprise. Il conçoit et fabrique.


Mais il doit, de plus en plus, gérer l'organisation, le contrôle ou la vente. Il a aussi pour
ambition de prendre la direction générale d'une entreprise. De ce fait, il doit être polyvalent
et développer des connaissances scientifiques et techniques. Il doit maîtriser les rouages de
la gestion et du management pour devenir un ingénieur-manager.

On trouve des ingénieurs dans l’ensemble des secteurs :

 Aéronautique et aérospatiale
 Chimie
 Commerce, Gestion
 Environnement et Energie
 Génie Civil
 NTIC
 Physique et Mécanique
Ils y occupent des fonctions multiples. Un ingénieur peut intervenir dans la recherche et le
développement, dans la conception et la fabrication de produits, dans le conseil et
l'expertise, dans l'exploitation et la mise en œuvre de la production, dans les activités
commerciales…

B. LES INTERVENANTS DANS UN PROJET

 Maître d’ouvrage :
Le client, le commanditaire, le donneur d’ordre… le MOA peut être l’Etat, une collectivité un
promoteur, ou un particulier qui veut construire sa maison etc.

 Architecte :
Souvent le premier interlocuteur du Maître d’ouvrage. En fonction de son budget, il conçoit
et dessine le bâtiment pour répondre au cahier des charges (fonctionnalité, esthétique).
L’architecte est pour le Maitre d’ouvrage une source de conseils opportuns.

 Bureau d’études techniques :


Calcule et dessine les plans de structure qui seront vérifiés par le bureau de contrôle, puis
utilisés par l’entreprise de gros œuvre.

4
REMARQUE
En France, généralement le bureau d’étude fait seulement la conception du projet, et il
laisse les plans d’exécution à l’entreprise pour les réaliser vue ces propres moyennes.

 Bureau de contrôle technique :


Son rôle est de s’assurer du respect des normes en phase conception et travaux. Il vérifie les
calculs, les plans d’architecte et du BET. Le bureau de contrôle est le référent technique du
Maitre d’Ouvrage.

Noter bien que le BCT peut établir les plans de sécurité incendie.

 Le laboratoire d’essais :
Détermine la qualité du sol, ses caractéristiques mécaniques et les dispositions à prendre en
fondations.
Dans le chantier, il fait le contrôle de qualité (matériaux de construction, Résistance du
béton).

 OPC (Ordonnancement Pilotage Coordination) :


Son rôle est de coordonner les entreprises pour vérifier chaque semaine l’avancée des
travaux, pour une livraison de l’ouvrage dans les délais.
On le trouve généralement dans les grands projets, et il est choisi par le maitre d’ouvrage.

Ordonnancement Pilotage Coordination

 Consiste à recueillir les


 Organisation des taches informations
 La coordination
entre les intervenants. pertinentes pour les
entre les
analyser en vue de
intervenants.
 planification prendre les décisions les
plus adaptées.

 L’entreprise de construction :
Le chantier peut ne comporter qu’une entreprise générale qui assure tous les travaux, ou
différentes entreprises qui correspondent aux différents corps de métier : entreprise de gros
œuvre (GO), de VRD (voirie réseaux divers), de plomberie, d’électricité, de carrelage, de
peinture, de menuiseries etc.

5
C. DIFERENTES PHASES D’UN PROJET

 Idée de projet
À la base de toute création d'entreprise, il y a une idée.
Cette idée peut être la vôtre, ou un concept mis au point
par d'autres personnes.
L'idée peut avoir de nombreuses origines : elle peut être
née de votre expérience professionnelle, d'un savoir-
faire, d'une formation initiale vous ayant permis
d'acquérir les compétences indispensables, ou encore de
simples circonstances vous ayant offert l'opportunité de
vous lancer.

 Conception de la structure
La conception est la phase créative d’un projet d’ingénierie. Le but premier de la conception
est de permettre de créer un système ou un processus répondant à un besoin en tenant
compte des contraintes. Le système doit être suffisamment défini pour pouvoir être installé,
fabriqué, construit et être fonctionnel, et pour répondre aux besoins du client.

La conception peut être divisée en cinq étapes séquentielles. En premier lieu, l’analyse des
besoins permet d’établir la ou les problématiques et les contraintes. Puis, l’ingénieur est en
mesure d’imaginer un premier concept lui permettant de proposer une conception
préliminaire, basée sur des calculs plus sophistiqués tenant compte d’un éventail plus large de
paramètres. Par la suite, l’ingénieur augmente la précision des détails pour produire la
conception détaillée qui mène à la finalité de son travail, notamment la fabrication, la
construction, la réalisation ou l’opération.

La finalité de la conception est généralement illustrée par un plan dont certains éléments sont
détaillés et spécifiés dans un devis.

6
 Planification

Pour atteindre l'objectif fixé, la


planification est une phase indispensable.
Sans cela, rien n'est maîtrisé, le chef de
projet et son équipe, navigueraient à vue.

En effet, la planification a pour objectif


d'organiser le déroulement des étapes du
projet dans le temps. Une tâche
fondamentale pour la maîtrise des délais.

Généralement pour planifier un projet, la


première phase consiste à le découper en
plusieurs étapes (identification de l'ensemble des tâches à réaliser), d'en estimer la durée,
d'identifier l'enchaînement des étapes (dont celles qui peuvent être conduites en parallèle -
ordonnancement des tâches), affecter des ressources (financières et humaines), et enfin
modéliser cette organisation sur un document opérationnel partagé entre tous les acteurs
concernés pour optimiser le déroulement et le suivi de la réalisation.

 La réalisation

Il s'agit de l'étape de développement de l'ouvrage proprement dite. Cette étape est de la


responsabilité du maître d'œuvre, sous contrôle du maître d'ouvrage. Lors de la réalisation de
l'ouvrage l'accent doit être mis sur la communication afin de pouvoir prendre les décisions au
plus vite en cas de problème. Ainsi, la mise en place d'un plan de communication permet
d'animer le projet, par exemple au travers :

 De l'utilisation d'un tableau de bord de pilotage, présentant graphiquement les


résultats du projet, permettant au chef de projet de prendre les décisions d'arbitrage
en cas de déviations.
 D’un rapport d'avancement permettant à tous les acteurs du projet d'être informé
des actions en cours et achevé. D'une manière générale, sont désignées sous le
terme de reporting l'ensemble des actions de préparation et de présentation de
rapports d'activité.

De plus, des réunions doivent être régulièrement organisées (hebdomadairement de


préférence) afin de manager l'équipe projet, c'est-à-dire faire un point régulier sur
l'avancement du projet et fixer les priorités pour les semaines suivantes.

D. CONCLUSION

L'ingénieur en génie civil a la chance d'exercer une profession où le domaine d'intervention


est assez vaste. Le bâtiment est un secteur porteur et plutôt stable. Son activité, en outre,
est plutôt variée. Il peut s'agir de la construction d'un pont comme d'une piste

7
d'atterrissage, ou encore des emplacements réservés aux arrêts de bus ? Le travail ne
manque pas et l'insertion professionnelle se fait donc assez aisément, aussi bien dans des
PME que dans des grandes sociétés.

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SEMINAIRE 2

II. LA CONSTRUCTION EN TERRE

A. INTRODUCTION

La terre est l’un des plus anciens matériaux de construction utilisé par l’homme. Du coup
que construire en terre crue permet d’exploiter le matériau le plus proche, celui que l’on a
sous les pieds, disponible à peu près partout dans le monde. La brique en terre crue et la
brique compressée, de même que le pisé, sont les techniques de construction en terre qui
ont été les plus utilisées dans l’histoire de la construction jusqu'à nos jours.
Aujourd’hui encore, près de la moitié de la population mondiale vit dans un habitat en terre
crue. D’ailleurs, les constructions en terre ou terre-béton du cément ont devenus le style des
riches et les gens de prestige.
Le deuxiéme séminaire de l’élément Métiers de BTP a été intitulé « LA CONSTRUCTION EN
TERRE, préparé et animé par Mr. MOHAMED TANANE, Ingénieur d’Etat en Génie Civil, ayant
accepté de consacré son temps à partager avec nous ses connaissances dans ce domaine en
tant que doctorant sa thèse dans la thématique de construction en terre.

B. NOTIONS GENERALES

Le matériau terre est à la fois l'un des plus anciens et des plus modernes des matériaux de
construction. Grâce à une connaissance qui n'est qu'empirique, donc difficilement
transmissible, on construit en terre depuis des millénaires. Dans les conditions économiques
actuelles, les techniques de construction en terre présentent une alternative intéressante
aux matériaux onéreux comme le béton et l'acier, sous réserve que celles-ci aient les bases
scientifiques suffisantes pour garantir l'homogénéité et la fiabilité des briques et des
produits en terre et des méthodes techniques de réalisations adaptées aux conditions
économiques et sociales du site considéré.

Quelle Terre utiliser ?


C'est, avant tout, un matériau naturel, meuble, extrait sur le site ou à proximité du site de
construction. C'est un mélange, en proportions très différentes d'éléments (graviers, sables,
limons -silts et argile-) auxquels s'ajoutent, éventuellement, d'autres matériaux tels que sels,
oxydes… et matières organiques. Le matériau Terre, utilisé en construction, est donc un
matériau extrêmement hétérogène, dont les caractéristiques sont très diverses d'une région
à une autre. Le matériau terre à l’extraction, peut avoir des caractéristiques très différentes
de par sa composition et la nature de ses constituants. Certains sols sont composés
essentiellement d’éléments fins argileux. On doit y ajouter beaucoup d’eau pour l’humidifier
et l’homogénéiser. Ces matériaux ainsi humidifiés (état proche de saturation), contiennent
peu d’air. Par conséquent, ils ne peuvent être que modelés et non pas compacté. Les
techniques adaptées sont alors l’adobe, la bauge, et le torchis.

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D’autres terres contiennent essentiellement des gros éléments et peu de fines argileuses.
Dans ce cas, il faut utiliser la terre en adoptant la technique de la terre compressée : le pisé
ou les blocs de terre compactée (BTC). Pour certain matériaux se trouvant entres ces deux
sols, il est possible de les utiliser en les modelant et/ou en les compactant.

C. IDENTIFICATION DU MATERIAU TERRE

 La granulométrie
La courbe granulométrique nous permet de savoir si le matériau peut être
utilisé à l’état naturel ou, s’il faut le cribler pour éliminer une partie des gros éléments. Elle
peut aussi nous permettre de faire une classification de ce matériau suivant la classification
existant du pays dans lequel on est situé.
En laboratoire, elle se fait par voie sèche et/ou humide à l’aide de tamis et de balances.
Sur le terrain, elle est estimée visuellement en touchant le matériau et en mesurant la tailles
des gros éléments et éventuellement en estimant leurs proportions (terre sableuse,
graveleuse ou terre fine…).

 La sensibilité à l’eau
La consistance d’un sol peut varier suivant la quantité d’eau interstitielle que contiennent
ses ports et l’épaisseur des couches d’eau adsorbées, qui enrobent les éléments fins (les
argiles). L’argile contenue dans le matériau est de nature et de sensibilité variable suivant
leurs surfaces accessibles à l’eau (qui peut varier de 1 à 4 m² par gramme pour les moins
sensibles et de plusieurs centaines de m² par gramme, pour les plus sensibles). La structure
cristalline des particules d’argile leur confère un ensemble de propriétés de comportement :
cohésion, plasticité, adsorption d’eau, gonflement, retrait,…
Il y des constantes physiques conventionnelles qui mesurent la sensibilité des sols appelées
« limites d’Atterberg », ainsi qu’une valeur mesurée à l’aide du bleu de méthylène appelée
valeur de bleu. Un échantillon de la terre peut se trouver dans plusieurs états :
- état liquide s’il contient beaucoup d’eau. Dans ce cas, il prend la forme du contenant dans
lequel il se trouve. Si l’on diminue peu à peu son humidité, à moment donné, bien qu'il reste
très humide, l’échantillon garde sa forme et non pas la forme du contenant : il est alors à sa
limite de liquidité soit Wl.
- état plastique s’il contient un peu moins d’eau que le précédent. Dans ce cas, il est encore
à l’état très humide, il ne change pas sa forme mais reste modelable à la main.
Si l’on continue à diminuer son taux d’humidité tout en le modelant, il arrive un stade où
l’échantillon se fissure. L’échantillon est à sa limite plastique Wp En diminuant son taux
d’humidité, il dépassera sa limité de plasticité, où il est encore humide mais se fissure en le
modelant (limite de plasticité) soit Wp.
- état sec s’il contient très peu et/ou pas d’eau.
La différence Wl et de Wp est un paramètre important, appelé l’indice de plasticité Ip, qui
montre la plage dans laquelle le matériau reste à l’état plastique.

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Plus Ip est grande, plus la terre peut contenir des argiles très actives, ce qui implique une
plus grande vigilance au moment de son utilisation ainsi que l’entretien de structures en
terre.

 L’adsorption

Ce phénomène est caractérisé par l’augmentation de la masse d’un élément (mur en terre) si
l’on augmente le taux d’humidité relative. Ceci correspond en réalité à la fixation par le
milieu poreux d’une certaine quantité d’eau attribuée aux forces intermoléculaires agissant
sur les molécules de vapeur au voisinage de l’interface solide-fluide dans les pores.
 La capillarité
La capillarité est un phénomène qui a lieu lorsque les structures poreuses (les murs en terre)
se trouvent en contact avec un liquide (de l’eau le plus souvent).
Cela se produit lorsque la différence entre la pression en phase liquide et celle de la phase
gazeuse provoque le cheminement du liquide dans les pores de la structure.
Le niveau de la capillarité des structures poreuses(les murs en terre) dépend de plusieurs
facteurs :
- la nature et la quantité des argiles présentes dans la structure (dans le mur)
- la quantité et dimension des pores de la structure (matériau)
- le climat (température et hygrométrie)
- la présence de sels dans l’eau
- la force de gravité
Il est judicieux de prévoir un soubassement résistant à l’eau ainsi qu’une barrière de
capillarité, afin
d’éviter au maximum que la structure soit en contact direct avec de l’eau.
Il est également important de veiller que le mur ne soit pas recouvert d’un enduit
imperméable.
Faute de quoi l’eau se trouvant derrière cette barrière, peut se condenser, créer des
pressions
interstitielles, et finalement, éclatera l’enduit.

D. LES TECHNIQUES DE CONSTRUCTION EN TERRE :

Les modes de construction en terre sont très variés. La terre peut être moulée, modelée,
compactée, compressée. Pour chaque cas, il existe plusieurs technologies, de la plus
naturelle et artisanale à la plus industrialisée.
Cette diversité est due à la fois de types de terres rencontrées et aux matériels disponibles
et/ou développés localement. Elle a ainsi entraîné une architecture très variée de par le
monde. On peut présenter les principaux modes d'utilisation de la terre en les classant en
fonction de l'état d'humidité de la terre eu moment de son utilisation, et en fonction du
mode de mise en œuvre du matériau.
A noter : il n’y a pas de « bonne terre ». Il y a juste de bons maçons qui savent utiliser la
terre disponible.

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 Adobe :
Ce procédé utilise un matériau très argileux,
préparé à l'état liquide (teneur en eau de
l'ordre de 30 %). Il s'agit d'un mode artisanal et
manuel de fabrication de blocs, dans des
moules de bois ou de métal. Ces blocs seront,
après séchage au soleil, mis en place dans une
maçonnerie dont le mortier est une boue de la
même terre. Les blocs ainsi réalisés sont utilisés
comme matériau porteur ou matériau de remplissage.
Cette technique a été industrialisée et fortement mécanisée dans certains états du Sud aux
U.S.A (Arizona, Californie...) où elle est utilisée pour la construction neuve.

 Bauge :
La terre est semblable à celle des adobes et préparée de la même manière. Le mode de
fabrication est artisanal, il consiste à modeler manuellement des murs à l'avancement, en
formant des boudins d'environ 60 cm de hauteur et d'épaisseur à partir de boules de terre.
Le matériau utilisé est très argileux, et peut être additionné de fibres végétales ou de paille.
Les murs ainsi réalisés sont porteurs, en général.

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 Pisé :
Ce procédé utilise un matériau sableux ou graveleux
(diamètre maxi des grains de 10 à 60 mm),préparé
à l'état peu humide (teneur en eau de l'ordre de 10
à 15%).
La méthode artisanale traditionnelle de mise en
œuvre consiste à compacter manuellement la terre
entre deux banches de bois (coffrages de 60 cm de
hauteur, 40 à 60 cm de largeur, et 3 à 5 m de
longueur), à l'aide de dames ou passoirs. Les murs
en pisé sont constitués de bandes horizontales correspondant aux branches, leur donnant
une allure assez massive.
La mise en œuvre du pisé s'est modernisée en utilisant des dames adaptées sur un marteau
piqueur et des branches modulables métalliques.
Le pisé est utilisé comme matériau porteur. C'est la méthode traditionnelle utilisée dans
certaines régions du Sud-Est de la France jusqu'au début du siècle, et encore utilisée de nos
jours au Maroc.

 Briques de terre comprimée :


Les briques de terre compactées sont fabriqués à partir
d'une terre sablo-argileuse dont les éléments ne
dépassent pas 20mm. Ce matériau est utilisé comme
matériau porteur ou de remplissage.
Les briques sont fabriquées par compactage statique,
dynamique ou par vibro-compression avec des presses
manuelles, hydrauliques ou mécaniques. Cette technique est un mode moderne de
construction dérivé de la maçonnerie en parpaing de ciment.
Cette technique à l'intérêt de permettre la mise en place d'un contrôle de qualité simple des
matériaux pendant leur fabrication, et d'utiliser, en les adaptant, les connaissances locales
des maçons pour leur mise en œuvre. Si le pisé est assez utilisé aux USA pour la construction
neuve, la technique des blocs compactés ou compressés est actuellement celle qui a le
meilleur avenir. Ses atouts sont la multiplicité des machines adaptées, les possibilités du
suivi de sa fabrication, la simplicité de la mise en œuvre, les formes architecturales
complexes et pourtant à réaliser (linteaux en arc, voûtes et coupoles).

E. PARTIE INTERVENTIONS

Cette partie énumère les inteventions des étudiants et les répences données par
M.Mohamed TANANE l’animateur du séminaire :

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Est –ce que ce genre de constructions en terre est durable ?
Oui , grace aux choix de la matrice et des fibres additionnées à la terre on peut avoir un
matériau de construction composite écologique étanche résistant à l’érosion qui peut durer
plus d’un cycle .

Qu’il est le nombre d’étage ultime qu’on peut batir en terre crue ?
Pour une construction de structure purement en terre on peut pas dépasser trois niveaux
(R+2) est ce-là pour assurer la sécurité de l’ouvrage .

Est-ce qu’il y ait un règlement parasismique pour les constructions


en terre ?
Oui il existe ,mais il faut encore l’améliorer et faire des guides pratiques de construction
terrestre . En effet personne ne veut pas assumer cette responsabilité de les faire ,c’est pour
ce-là encore ce domaine nécessite plus de recherche pour évoluer

F. CONCLUSION

La construction en terre et écoconstruction s’apparentent donc comme une démarche


transverse intervenant tout au long du cycle de vie du bâtiment et concernant tous ses
acteurs. Depuis la conception qui doit se faire selon les normes qui seront en vigueur lorsque
le bâtiment sortira de terre et non lorsque le permis de construire sera délivré ; jusqu’à la
construction dont les techniques choisies doivent permettent une intégration du bâtiment à
son environnement. Pour se faire, les acteurs doivent s’investir dans la connaissance de
toutes les techniques existantes afin de les optimiser et de les combiner de la façon la plus
pertinente et qui permettra de limiter au maximum l’impact du futur bâtiment. Pour
encourager l’ensemble des parties prenantes à devenir moteur de telles démarches, les
pouvoirs publics doivent démocratiser et inciter les acteurs à s’engager dans cette voie
vertueuse.

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SEMINAIRE 3

III. LES FONDAMENTAUX DE LA REGLEMENTATION


PARASISMIQUE DANS LE BATIMENT

A. INTRODUCTION

Etablir une règlementation parasismique a devenu une nécessité absolue dans le domaine
de la construction, afin d’assurer la sécurité et d’éviter toute perte causée par le séisme. Elle
permet, à travers des méthodes d’évaluation de l’action sismique, le dimensionnement des
structures ainsi que des critères de conception et des disposition techniques à respecter lors
de la construction. Au Maroc, le règlement de construction parasismique utilisé est le « R.P.S
2000 » qui a été approuvé par le décret n°2-02-117 du 22 février 2002. Il a nécessité une
révision suite au progrès qu’a connu le domaine du génie parasismique. Le fruit de la
modification de l’ancien règlement était le « RPS 2000 version 2011 » après délibération en
conseil de gouvernement.

B. GENERATLITES SUR LES SEISMES

La surface du globe terrestre est composée d’une douzaine de grands morceaux. Ce sont les
plaques tectoniques. Elles s’encastrent les unes dans les autres comme les pièces d’un
puzzle et forment l’enveloppe superficielle de la Terre. Ces plaques se déplacent de quelques
centimètres par an. Le mouvement des plaques les unes par rapport aux autres, crée
localement des frottements qui les obligent à se déformer. Elles accumulent donc de
l’énergie jusqu’à la rupture brutale. C’est le séisme.

 Types des ondes sismiques


Il existe deux types principaux d'ondes sismiques : de surface ou de volume. Celles de
surface se propagent, comme leur nom l'indique, à la surface de la Terre, un peu comme les
rides formées à la surface d'une pièce d'eau qui vient d'être frappée par un caillou.
Pour leur part, les ondes de volume se propagent à l'intérieur même de notre planète, à
une vitesse qui est intimement liée à la nature du milieu traversé. Deux types d'ondes se
distinguent :
les ondes P (pour primaires) sont dites de compression ou longitudinales, car le substrat se
contracte puis se dilate à leur passage dans le sens de leur déplacement. Elles correspondent
aux premiers signaux enregistrés par les sismographes, car ce sont les ondes les plus rapides

15
les ondes S (pour secondaires) sont dites de cisaillement ou transversales, car le substrat se
déplace perpendiculairement à la direction de l'onde lorsque celle-ci le traverse. Par ailleurs,
elles ne se propagent pas dans les milieux liquides, ce qui signifie qu'elles disparaissent en
pénétrant dans le noyau terrestre externe. Le qualificatif « secondaire » vient du fait qu'elles
apparaissent après les ondes P sur les sismogrammes.

Les ondes sismiques sont enregistrées par des sismographes. Leur importance est
intimement liée à la magnitude du séisme qui les a générées.

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 Les séismes les plus puissants de ces dernières années
AU MONDE :
 Mexique en 2017 (8.2)
 Japon en 2011 (9,1)
 Chili en 2010 (8,8)

AU MAROC :
La sismicité au Maroc est liée à la convergence subméridienne de la plaque Africaine et de la
plaque Eurasienne. De ce fait, le Maroc est le siège d’interactions géodynamiques,
soulignées par une activité sismique généralement modérée, mais parfois violente. Durant
son histoire, le Maroc a connu des séismes destructeurs notamment ceux des années 1046,
1624, 1730, 1755, 1960, 1992, 1994 et 2004.
 Agadir 1960 : Un séisme d'une magnitude de 5,7 frappe la ville d'Agadir, au Maroc,
provoquant un tsunami et des écroulements de terrain dans la région. Il s'agit de
l'évènement sismique le plus puissant de l'histoire du Maroc et du plus important
séisme de magnitude modérée du 20e siècle.
Il est estimé qu'entre 60 % et 90 % des habitations et bâtiments ont été détruits ou
sévèrement endommagés. Cette forte proportion s'explique par la proximité des
bâtiments et leur qualité, la majorité des édifices ne respectant pas les normes de
construction parasismique.

Bien que les origines des séismes soient maintenant assez bien connues, il existe une grande
variété de modes de ruine pour un même type apparent de construction, pour les petits
bâtiments comme les maisons individuelles ou pour d’autres matériaux de structure comme
le bois, l’acier ou la maçonnerie porteuse ou le béton armé. Le fait qu’une construction soit
détruite d’une façon ou d’une autre… ou ne soit pas détruite n’est pas l’effet du hasard. Si
nous regardons de plus près comment la construction a été conçue, nous pouvons expliquer
les phénomènes en cause.

17
C. LE REGLEMENT PARASISMIQUE AU MAROC (RPS 2011)

Ce règlement fixe les règles de calcul et de dimensionnement des structures pour renforcer
la tenue des bâtiments aux secousses sismiques. Il édicte également les dispositions
techniques de génie civil et de conception architecturale nécessaires afin de garantir aux
bâtiments une résistance optimale aux intensités de secousses.

L’actualisation du règlement parasismique au Maroc s’est déroulée comme suit :


1. La Norme d’Agadir : En 1960, suite au séisme qu’a secoué la ville d’Agadir, les
premières décisions en matière de prévention sismique ont été prises par Feu Sa
Majesté Hassan II que Dieu l’ait en sa sainte miséricorde, qui a scellé le décret n°2-
60-893 qui rend applicable, dans la ville d’Agadir, le premier règlement parasismique
nommé « Normes d’Agadir 1960 ».
2. Le Règlement de Construction Parasismique RPS2000 : le projet de règlement RPS
2000 applicable aux bâtiments a été adopté par le décret n° 2-02-177 du 9 Dhul-hijja
1422 (22 février 2002) instituant le Comité National du Génie Parasismique (CNGP).
3. LE RPS2000 -VERSION 2011 : Après sept ans d’application du RPS 2000, le Ministère
de l’Habitat de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’Espace a initié, dans un cadre
partenarial avec l’Université Mohammed V, l’actualisation de ce règlement.

Objectifs du règlement
Les objectifs essentiels du règlement parasismique de la construction (RPS2010, version
2011) sont :
1. La sécurité du public pendant un tremblement de la terre : pour assurer un degré de
sécurité acceptable aux vies humaines, pendant et après un séisme, il faut que les
éléments porteurs de la construction présentent une probabilité très faible
d’effondrement ou de dommages structuraux durant la durée de vie utile d’un
bâtiment.
2. La protection des biens matériels : il faut que lors d’une secousse, le bâtiment dans
son ensemble (éléments structuraux et non structuraux) soit protégé contre
l’apparition des dommages et donc contre la limitation de son usage.
3. La continuité de la fonctionnalité des services de base : selon l’importance des
bâtiments, leur protection contre les dommages varie. Pour les bâtiments à usage
ordinaire, leur protection est évaluée par l’importance des déplacements inter
étages, par contre pour les bâtiments publics ou à usage publique, leur protection
s’affecte par le déplacement de leurs équipements (hôpitaux, laboratoires…)

Classification des bâtiments


Dans le RPS2010 version 2011, trois classes de bâtiments se présentent
- Classe I : Les constructions destinées à des activités sociales et économiques vitales
pour la population et qui devraient rester fonctionnelles, sans ou avec peu de dommage

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après le séisme (les hôpitaux, les établissements de protection civile, les constructions
destinées au stockage ou à la production…)
- Classe II : Les constructions présentant un risque en raison du grand public qu’elles
abritent (bibliothèques, centres universitaires, salle de sport, salles de fêtes…)
- Classe III : Les constructions n’appartenant ni à la classe I, ni à la classe II, tels que les
bâtiments courants à usage d’habitation, de bureaux ou de commerce.

D. EVALUATION DE L’EFFORT SISMIQUE

1- Hypothèses :

Le comportement d’une structure durant un tremblement de terre est essentiellement un


problème de vibration, donc par hypothèse les efforts sismiques agissent dans les directions
horizontales, tout en considérant le sol est homogène.
2- Approche de calcul des efforts sismiques :

Le calcul des efforts sismiques peut être mené par deux approches distinctes :

- L’approche statique équivalente : qui a comme principe de substituer aux efforts


dynamiques développés dans une structure par le mouvement sismique du sol, des
sollicitations statiques calculées à partir d’un système de forces, dans la direction du
séisme, et dont les effets sont censés équivaloir à ceux de l’action sismique.
- L’approche dynamique : est basée sur la réponse maximale de la structure au moyen
de spectres de réponse adaptés au site de la construction.

3- L’évaluation des efforts sismiques selon l’approche statique équivalente :

Les forces sismiques horizontales agissant sur les masses de la structure sont représentées
par la force équivalente de cisaillement à la base agissant dans la direction du calcul.
La force sismique latérale équivalente représentant la réponse élastique F doit être calculée à
l’aide de la formule suivante :
𝑭 = 𝝊𝑺𝑫𝑰𝑾/𝑲
Avec :
- 𝞄 : Coefficient de vitesse de zone.
- S : Coefficient du site.
- D : Facteur d’amplification dynamique.
- I : Coefficient de priorité.
- K : Facteur de comportement.
- W : La charge prise en poids de la structure.

19
3-1- La charge W :
Elle correspond à la totalité des charges permanentes G et une fraction des charges
d’exploitation Q, en fonction de la nature des charges et de leur durée. Elle est donnée par :
W = G + Ψ*Q

Tableau 1 : les valeurs du coefficient Ψ en fonction des surcharges.

3-2- Coefficient de vitesse de zone 𝞄 :


Pour simplifier le calcul des charges sismiques, le RPS utilise l’approche des zones ; il
s’agit de diviser le pays en plusieurs zones de sismicité homogène. Dans chaque zone, les
paramètres définissant l’aléa sismique, tels que la vitesse maximale horizontale du sol, sont
considérés constants.
La carte de zonage sismique adoptée par le RPS comporte actuellement cinq zones de 0 à
4, reliée à la vitesse maximale horizontale du sol.
Le rapport 𝞄 de vitesse de zone, est égal à la vitesse horizontale du sol pour la zone
rapportée à l’unité 1m/s. Le tableau suivant présente les différentes valeurs du coefficient
de vitesse en fonction de la zone appropriée :

Tableau 2 : Les coefficients de vitesse.

3-3- Le coefficient du site S :


L’intensité avec laquelle un séisme est ressenti en un lieu donné, dépend dans une large
mesure de la nature des sols traversés par l’onde sismique et des conditions géologiques et
géotechniques locales.

20
Pour tenir compte de ces effets sur le spectre de réponse du mouvement du sol, un
classement des sites en cinq types est adopté en fonction des caractéristiques mécaniques
du sol et de son épaisseur. A chaque type correspond un coefficient, comme le montre le
tableau 3.
En cas de manque d’informations sur les propriétés du sol pour choisir le type du site
adéquat, on adopte le coefficient et le spectre du site S2.

Tableau 3 : Les coefficients du site.

3-4- Facteur d’amplification D :


Le facteur d’amplification qualifie le comportement de la structure en fonction de sa
période de vibration. C’est le spectre d’amplification. Le spectre proposé est déduit du
spectre élastique représentant l’idéalisation de l’enveloppe de divers spectres de réponses
normalisés apportés à la valeur unité de l’accélération horizontale maximale du sol.
Le spectre de calcul défini pour un coefficient d’amortissement égal à 5% pour le site S1
préconisé par le présent règlement est représenté dans le tableau 4.

Tableau 4 : Coefficients d’amplification.


L’ordonnée du spectre représentant le facteur d’amplification sismique, est définie
conformément à la figure 2.

21
Figure 2 : Coefficient d’amplification
3-5- Coefficient de priorité I :
Le « RPS 2000, Version 2011 » répartit les bâtiments selon leur usage principal en trois
groupe de priorité sismiques. A chaque groupe correspond un coefficient d’importance ou
de priorité sismique. Le facteur I donné dans le tableau 5, est un facteur additionnel de
sécurité.

Tableau 5 : Coefficient de priorité.

3-6- Facteur de comportement K :


Le facteur de la réduction de la force sismique de calcul, ou coefficient de ductilité K,
caractérise la capacité d’une structure à dissiper l’énergie par comportement inélastique.
Ce coefficient est donné par le tableau 6 en fonction du type du système de
contreventement et du niveau de ductilité choisi.

Tableau 6 : Le coefficient de comportement.

22
E. CONCLUSION

L’objet du présent Règlement de Construction Parasismique est de :


• Définir l’action sismique sur les bâtiments ordinaires et les structures de comportement
similaire, au cours des tremblements de terre.
• Présenter un recueil d’exigences minimales de conception et de calcul ainsi que des
dispositions constructives à adopter pour permettre aux bâtiments ordinaires de résister
convenablement aux secousses sismiques.
Ces exigences et dispositions techniques sont complémentaire aux règles générales utilise
dans la construction, et ne s’appliquent pas dans les zones de sismicité négligeable.
En plus de ces exigences, il convient de prendre en considération des mesures
spécifiques pour éviter des effets induits par le séisme, tel que les incendies,
glissement des terrains la liquéfaction…

23
SEMINAIRE 4

IV. LES CONTRAINTES DE CONCEPTION DES OUVRAGES

A. INTRODUCTION

La conception est :
- Imaginer et concevoir une forme pour satisfaire un besoin.
- Les contraintes qu’il faut prendre en compte avant la phase de réalisation.
- Elaborer quelque chose dans son esprit.
La conception est la phase créative d’un projet d’ingénierie. Le but premier de la conception
est de permettre de créer un système ou un processus répondant à un besoin en tenant
compte des contraintes. Le système doit être suffisamment défini pour pouvoir être installé,
fabriqué, construit et être fonctionnel, et pour répondre aux besoins du client.

Dans la phase de conception on définira :


1. Les actions ou activités à mettre en place
2. Les moyens humains : Qui fait quoi ?
3. Les moyens matériels : Avec quoi ?
4. Les moyens financiers : Avec quel budget ? Qui finance ?
5. Les lieux : Où se déroulent les actions ou activités ?
6. L’échéancier : Quand ? Sur quelle période ?

Les outils :
1. Pour communiquer autour de ce projet : fiche synthétique ou dossier complet.
2. Pour piloter : le cahier des charges.

B. LES CONTRAINTES DE CONCEPTION

Ressources
Compétences Financières
humaines

Ressources
La conception Architecturales
matériels

Facteurs
Sécuritaires Climatiques
humaines

24
1. Ressources humains

 La disponibilité de la main d’œuvre.


 La disponibilité des cadres et techniques de
construction.
 Choisir la main d’œuvre qualifiée.

2. Compétences

 Manque de formations.
 Utilisation de nouvelles technologies

3. Financières
Le financement est l'opération qui consiste, pour celui qui
finance, à consentir des ressources monétaires, pour celui
qui est financé, à se procurer des ressources monétaires
nécessaires à la réalisation d'un projet.

Mode de financement :
Le capital : Le capital social n'existe que dans les sociétés. Il correspond à la somme que les
associés ont décidé de consacrer de façon définitive à la constitution de leur société. Il s'agit
donc de fonds qui sont destinés à rester de manière durable dans l'entreprise, et non à être
remboursés à ceux qui les ont apportés.
Banque : L'emprunt bancaire correspond à une somme mise à la disposition de l'entreprise
par un organisme financier, avec obligation de la rembourser selon un échéancier
préalablement défini.
Participatif : permet de mettre en relation des personnes qui ont des projets professionnels
ou personnels et des personnes qui ont des capacités de financement. Le principe du
financement participatif est de collecter une multitude de petites sommes pour financer des
projets plus ou moins importants dans des domaines très variés. Chaque contributeur
propose le montant de son choix en fonction de ses capacités d'épargne.

4. Architecturales
Parmi les contraintes d’ordre architectural, on compte :
- le plan d’urbanisme et le plan d’occupation des sols ;
- les servitudes de mitoyenneté (alignement, gabarit), de voirie (accessibilité depuis la voie
publique, places de stationnement), de connexion aux réseaux urbains, d’intégration
environnementale.

25
5. Climatiques
Effet de vent : un bâtiment se présente comme un obstacle à la progression du vent. Ce
dernier y exerce des pressions sur les parois qui engendrent des forces perpendiculaires à la
surface de la construction.
Environnement agressif : L’agressivité des milieux dans lesquels peuvent se trouver les
ouvrages en béton est liée à la présence d’eau et à l’aptitude de celle-ci à réagir avec
certains minéraux de la matrice cimentaire du béton. En effet, les agents agressifs dissous
dans l’eau constituent une solution chimiquement agressive pour le béton qui peut
provoquer plusieurs types de phénomènes lorsque la formulation du béton n’est pas
optimisée.

6. Sécuritaires
La sécurité incendie : Il existe plusieurs catégories d’équipements
spécialisés pour limiter les risques d’incendie : extincteurs, robinets
d’incendie, détecteurs de fumée, alarmes incendie ou système de
portes coupe-feu protégeant les magasins des éventuels dégâts
provoqués par les flammes. On peut se procurer ces dispositifs de
prévention contre les incendies en les achetant dans des entreprises
spécialisées.
C’est pour cela qu’il faut :

 Installez les avertisseurs d’incendie correctement


 Prévoir de nombreux portes et des escaliers larges pour rendre l’évacuation des gens
plus rapide par l’élaboration d’un plan d’évacuation.
 Apprenez-en plus sur les risques d’incendie.

C. ETUDE DE CAS

Projet : Université poly-disciplinaires de Ouarzazate


Lieu : Ouarzazate

Le problème majeur
Les études géotechniques ont montré que la nature du sol de Ouarzazate est un sol argileux,
Du coup, ce sol se tasse rapidement après qu’il reçoit une charge permanente.
Par conséquence, la plupart des constructions réalisées dans cette zone commencent à avoir
des fissures fatales à cause de ce problème.

Les contraintes rencontrées


1. Ressource humains
- Trouver un laboratoire capable de faire une bonne étude.

26
- Trouver une entreprise assez compétente pour réaliser des fondations à une grande
profondeur (puits, pieux).
2. Financières
Vue que le maitre d’ouvrage de ce projet est le ministère de l’éducation, alors le mode de
financement sera un mode capital fourni pour la réalisation de la construction, et le reste de
budget sera destiné pour faire une étude environnementale de ce projet.

3. Architectural
- Il faut essayer de rendre ce projet en harmonie avec le milieu mitoyen.
- Se focaliser sur le côté esthétique de l’université (les couleurs, la forme des
façades…).
- Trouver le bon emplacement pour construire l’université.
- Prendre en considération les problèmes de transport.
- Créer deux parkings pour les professeurs et les étudiants.
4. Climatiques
- Prévoir l’influence de la variation de la température sur le comportement de béton.
- Penser à faire des contreventements et des voiles de façades destinés pour recevoir
les efforts horizontaux.
5. Sécurité incendie
- La mise en œuvre d’un nombre de portes suffisant pour faciliter l’évacuation.
- Prévoir des escaliers et des espaces larges pour évacuer les occupants plus
rapidement au cas d’un incendie.
- La mise en place de plusieurs capteurs et extincteurs au cas de feu incendie.
6. Géologiques et géotechniques
- Faire des études géotechniques précises pour connaitre la nature du sol.
- Savoir les caractéristiques intrinsèques des sols afin d'adapter les infrastructures
(fondations, sous-sol, dallage…) du projet.
7. Matériels
- La disponibilité des moyens spéciaux pour réaliser les fondations.
8. Hydrologique
- Utiliser des logiciels pour éviter de construire dans les zones inondables.
- Penser à faire une étanchéité pour lutter contre les infiltrations d’eau.

D. CONCLUSION

Dans la construction, les erreurs et défauts peuvent apparaître dès la phase de conception
ou plus tard lors de l’exécution des travaux. Dans le cas de la conception, on peut facilement
rectifier des plans ou des pièces écrites, tant que les ouvrages ne sont pas commencés.
Lorsque les erreurs ou les défauts sont détectés en cours d’exécution, la résolution du
problème devient plus compliquée et en tout cas plus coûteuse. Il faut alors étudier des
solutions de reprise acceptables, ou bien démolir et recommencer.

27
SEMINAIRE 5

V. FORUM BTP 2019

A. INTRODUCTION

En vue de découvrir le monde pratique de notre filière et pour créer des relations
professionnelles avec des cadres supérieurs, il a été organisé le 06 et le 07 décembre 2019
un FORUM de BTP à ENSA sous le thème « Green buildings, Perspective sur une
performance écologique optimale », dans le cadre du cours de Métiers de BTP.

B. LE PROGRAMME DE CE FORUM

1. Le samedi 06 décembre 2019


8 :30 ----- 12 :30 Formation la modélisation 3D d’un bâtiment avec des
performances énergétique optimisés avec le logiciel
Revit et le plug-in insight
13 :00 ----- 14 :00 Pause déjeuner
15 :00 ----- 18 :30 Compétition
2. Le dimanche 07 décembre 2019
08 :30 ----- 09 :30 Ouverture et mots
09 :30 ----- 09 :50 Présentation Ménara holding : « les matériaux de
construction optimisation des performances
énergétique de bâtiment »
09 :50 ----- 10 :05 Questions/Réponses
10 :05 ----- 10 :30 Pause et inauguration des stands
10 :30 ----- 11 :15 Présentation Engima : « le BIM au service des bâtiments
écologiques et de l’efficience énergétique »
11 :15 ----- 11 :45 Présentation LPEE : « Efficacité énergétique du
bâtiment et performance thermique des matériaux de
construction »
11 :45 ----- 12 :30 Questions/Réponses
12 :30 ----- 13 :30 Pause déjeuner
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16 :30 Cérémonie de clôture

C. ENTREPRISES INVITEES

Ce forum a été glorifié par l'assistance de plusieurs entreprises de AGADIR, parmi eux :

 ESPACE PROJETS
Bureau d'étude technique, il a choisis de s’orienter vers la
conception et l’étude des travaux routiers alliant la qualité de
construction à l’économie de la matière.

 VETCAM
C’est une entreprise spécialisée en matériaux de construction
de préfabriqués en béton.

 LABO BTP
Le laboratoire laboBTP est basé à AGADIR et à Marrakech crée
en 2012 et spécialisé dans le contrôle de la qualité du bâtiment,
de Génie civil, de l’industrie et de l’environnement.

 NEXT ETUDE
C’est un bureau d’étude installé à RABAT et AGADIR, spécialisé
en étude de BTP et de Génie civil, il a connu depuis sa création
une forte notoriété grâce à son sérieux et son savoir-faire
professionnel.

 LPEE
LPEE offre des prestations de services dans les différents
domaines du bâtiment et génie civil, de l’environnement, de
l’hydraulique et des industries associées. Ses prestations
couvrent aussi tout le cycle de vie des ouvrages de génie civil et
des produits qui leur sont liés : conception, étude, essais, suivi et
assistance, conseil et expertise.

 LCIS
C’est un laboratoire d’essais, d’étude et de contrôle des travaux
de construction des bâtiments, des routes, des voiries et
d’assainissement.

29
 CITEB
C’est le Cabinet International des Techniques de Bâtiment, il
intervient dans les projets de génie civil de manière générale, et
de bâtiment en particulier.

 L3E
C’est un laboratoire d’expertises d’études et d’essais qui a été
créé le 17 avril 2000, il intervient dans l’étude du sol, matériaux,
structure et produits industriels, l’infrastructure de transport et
l’environnement.

D. ORGANISATION DES TACHES

Personnellement, j'étais le responsable de l'espace des stands, La mission qui m'a été
confiée est d’assurer une Cohérence entre les responsables de chaque stand, et de résoudre
les problèmes mineurs résultants du fonctionnement de matériels (écran, projecteur, les
logos…). Et aussi de répondre sur les questions des représentants de chaque entreprise
concernant le programme de la journée, et aussi d'orienter les invités vers les destinations
voulues.

30
E. LES OBJECTIFS PRINCIPAUX DE FORUM

Le forum a pour plusieurs objectifs :


 Développer notre expertise dans le domaine de BTP.
 Découvrir les différentes professions qu’un ingénieur civil peut les
réalisées dans une entreprise.
 Pour nous engageons dans une pratique délibérée qui va nous permettre
de relever le défi des tâches compliquées dans notre domaine.
 Consultez Entreprises expertes dans le domaine.
 Rapprocher du monde professionnel, grâce aux nombre important des
collaborateurs de haut calibre.
 Décrocher un stage d’initiation, projet de fin d’année (PFA), projet de fin
d’études (PFE).

F. CONCLUSION

Un green building est une construction qui permettre de préserver la majeure partie de
l'environnement naturel autour du site du projet, et qui ne peut pas perturber la terre, l'eau,
les ressources et l'énergie à l'intérieur et autour du bâtiment. Quand on construit un projet
en Green on réduit automatiquement les emprunts du carbone et donc prêter main-forte à
l'environnement et réduire l’impact global sur l'environnement et la santé humaine par :

 Réduire les déchets, la pollution et la dégradation de l'environnement


 Utilisation efficace de l'énergie, de l'eau et d'autres ressources
 Protéger la santé des occupants et améliorer la productivité.
Certaines personnes pensent qu’elles ne peuvent tout simplement pas passer au vert car
cela leur coûtera plus d’argent, mais c’est une idée fausse très répandue. Bien que cela
puisse coûter un peu plus cher de commencer lorsqu’on passe au vert, parce que les
matériaux et produits écologiques peuvent être plus coûteux. On doit considérer le type
d'économies qu’on peut réaliser. On peut économiser sur les coûts énergétiques, car passer
au vert signifie également économiser l'énergie. On doit considérer le bâtiment vert comme
un investissement plus qu'autre chose. Un investissement qui pourra nous faire économiser
de l'argent, ainsi qu'un investissement qui pourra aider l’environnement ! C'est une situation
gagnant-gagnant pour tout le monde

31
SEMINAIRE 6

VI. LA VISITE PEDAGOGIQUE AU CHU

A. INTRODUCTION

Dans le cadre de la matière de « métiers de BTP », le chantier que nous avons visité est un
projet de centre hospitalier universitaire d’AGADIR, la visite à durée 2 heures de 10 :00 à
12 :00, il s’agit de la dernière phase du projet, Ce bâtiment comporte des étages hors et
sous-sol.
Le but de ce travail est de nous familiariser avec les méthodes et les étapes de construction
en observant et en analysant un projet en cours de la réalisation.
Ce travail comporte une description du projet, une description des travaux en cours et nos
observations particulières concernant le projet.

B. DESCRIPTION DU PROJET

 Nature de projet : équipement de santé « centre hospitalier universitaire ».


 Situation : Centre d’AGADIR près de la faculté de médecine et de pharmacie.
 Coût de construction globale : 2330 millions de Dirhams.
 Consistance du projet :
Le CHU d’AGADIR d’une capacité de 867 lits, comportera notamment :
- Pôle « mère-enfant ».
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- Pôle médico-chirurgical.
- Bloc opératoire comporte 17 salles chirurgicales centrales et une salle de brulés
graves.
- Pôles d’excellence.
- Laboratoire centrale.
- Unité de télémédecine.
- Services de formation.
- Centre de simulation et d’autres dépendances administratives et techniques.
 Maitrise d’ouvrage :
 Maître d’ouvrage : Ministère de la santé.
 Maître d’ouvrage délégué :
- Ministère de l’équipement, du transport et de la logistique et de l’eau.
- Directions des équipements publics.
- Aménagement provisoire du centre hospitalier et universitaire et de la
faculté de la médecine et de la pharmacie d’Agadir.
 Maîtrise d’œuvre :
 Etudes architecturales et études techniques :
- Architectes : Mohammed Fikri Benabdallah, Rachid Andaloussi.
- BET : CID et Artelia Bâtiment et industrie.
 Etude géotechniques et contrôle de la qualité des travaux :
- LPEE

C. PROCEDES DE CONSTRUCTION

1. Encadrement en chainage
Il est nécessaire de faire un encadrement en chainage pour tous mur dans lequel son
surface dépasse 20 𝑚2

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2. Taquet
Le taquet d'échelle est un produit d'appoint permettant de réaliser une plateforme de travail
disposée sur des échelles. Facile à installer, il peut être utilisé temporairement pour des
travaux de façade

3. Réserve de désenfumage
Le désenfumage consiste à évacuer une partie des fumées produites par l'incendie en créant
une hauteur d'air libre sous la couche de fumée. Le but est de :

 Faciliter l'évacuation des occupants.


 Limiter la propagation de l'incendie.
 Permettre l'accès des locaux aux pompiers.

4. Feutre bitumineux
Il est fourni en rouleaux, mis en place en bandes perpendiculaires au sens de la pente. Le
recouvrement des lés doit toujours se faire de la manière suivante : le plus bas doit être sous
le plus haut. Le feutre bitumé est parfaitement étanche.

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5. Panneau de polystyrène
L’étanchéité de la terrasse est assurée par du feutre bitumineux et des panneaux de
polystyrène.

D. CONCLUSION

Les sorties pédagogiques ont un grand effet sur la carrière d’un élève ingénieur, car il nous
permettre de visualiser le monde réel de notre domaine, ainsi d’observer le côté pratique
d’un projet.
Elle nous permettre de savoir les contraintes et les problèmes qu’un ingénieur peut
confrontés.

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