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COURS DE BIOPHYSIQUE

MEDICALE:
Imagerie Médicale
Par
Prof Dr Pius MPIANA T
PLAN DU COURS

RAYONNEMENT ET IMAGERIE MEDICALE.


I. RAYONNEMENTS UTILISES EN MEDECINE
II. INTERACTION DES RAYONNEMENTS AVEC LA
MATIERE
III. IMAGERIE MEDICALE
III.1. Imagerie par Rx: radiographie,
radioscopie et tomographie computarisée
III.2. Imagerie par les ultrasons:
Echographie
III.3. Imagerie par les rayonnements
nucléaires: TEP, Scintigraphie
III.4. Imagerie par les radiofréquences: IRM
PLAN (suite)
III.5 COUPLAGE DES TECHNIQUES D’IMAGERIE
IV. LES SPECTROSCOPIE IN VIVO COMME
COMPLEMENT D’IMAGERIE
V. NOTIONS DE DOSIMETRIE, RADIOBIOLOGIE,
RADIOTHERAPIE ET RADIOPROTECTION
RAYONNEMENTS ET IMAGERIE
MEDICALE
I.RAYONNEMENTS UTILISES EN MEDECINE
I.1.Structure atomique et Radioactivité
1.1.1 Structure Atomique
« atomos », atome=indivisible
Atome: plus petite particule de la matiere
pouvant garder les propriétés de cette matière
Quarks: plus petite particule aujourd’hui.
MODELES ATOMIQUES
I. Modèle atomique de Thomson
I. Modèle atomique de Rutherford

Modèle planétaire
Modèle atomique de Bohr
Développé par Niels Bohr en 1913.
Postulats de Bohr:
• un postulat mécanique: seules certaines orbites
formant une suite discontinue sont possibles et
stables. L’énergie de l’atome ne peut donc
prendre que certaines valeurs.
• un postulat optique: Dans un état stationnaire,
l’atome n’émet ni n’absorbe aucune radiation.
Par contre, l’électron peut passer d’un état
stable d’énergie Em à un état stable En.
ΔE= Em- En =hν
Les orbites sont circulaires
Arnold Sommerfeld proposa que les orbites des
électrons étaient plutôt elliptiques. Le cercle
étant une ellipse particulière.

Modèle de Bohr-Sommerfeld
Modèle quantique de l’atome
Les électrons sont des zones de probabilité de
présence appelées « orbitales ».
Mais pour des besoins didactiques l’atome reste
représenté par le modèle planétaire de
Rutherford-Bohr.
Le noyau atomique et la radioactivité
Les nuclides ou nucléides sont symbolisés par:
A
Z X
Exemple: 3 H ,12C
1 6
Ils sont classés en fonction soit de leur structure
en isotopes, isobares, isotones ou isodiaphères,
soit de leurs niveaux énergétiques (même
structure) en isomères.
Les isodiasphères ont même N et A avec Z
différents, mais la différence entre N et Z est
constante. Ex : 12C, 14N et 16O
Isomères: 99Tc et 99Tcm (utilisée en médecine
nucléaire)
La stabilité du noyau atomique et
radioactivité
Il existe environ 325 nucléides naturels (dont
274 sont stables et 51 radioactifs) et environ
1200 nucléides artificiels
Seuls environs 274 sont stables pour l’ensembles
des nuclides, les autres sont instables c’est-à-dire
radioactifs.
Les nucléides stables sont donc théoriquement
ceux qui ont Z=N et devraient se trouver sur la
diagonale du graphique N en fonction de Z.
Mais dans la pratique cette loi n’est suivi que
pour les petites valeurs de Z.
Nuclides stables par rapport à leur N et Z et
différentes zones de radioactivité
Historique de la radioactivité
• En 1896, Henri Becquerel découvre la
radioactivité naturelle
• En 1898 Pierre et Marie Curie Sklodowska
isolent à partir de la pechblende (un minerai
d’uranium) deux éléments hautement
radioactifs : le radium (Ra) et le polonium
(Po)
• En 1899 Ernest Rutherford découvre les
rayonnements α et β.
• En 1902 Ernest Rutherford et Frederick Soddy
découvrent que la décomposition radioactive
transforme un élément chimique en un autre,
c’est la transmutation.
• En 1903 Ernest Rutherford, toujours lui,
découvre encore les rayons γ et enfin
• En 1910, Frederick Soddy découvre
l’existence des isotopes. Il s’agit ici de la
radioactivité naturelle.
• en 1934 par le couple Fréderic Joliot et
Irène Curie (fille de Pierre et Marie Curie)
découvrent la radioactivité artificielle
Types de radioactivité
• La radioactivité est due à l’activité des
particules α, β-, β+, γ, des fragments de
fission nucléaires spontanée, des protons,
des neutrons, …
• La radioactivité peut être soit naturelle
soit artificielle.
• La radioactivité
naturelle est due
aux trois
rayonnements
découverts par
Rutherford : α, β, γ.
Caractéristiques des radiations
nucléaires

• Deux propriétés principales:


pouvoir de pénétration de la matière
pouvoir ionisant
• Le rayonnement alpha(ions He2+):moins
pénétrant et plus ionisant
• Le rayonnement beta(+ ou -): plus
pénétrant et moins ionisant que le alpha
• Le rayonnement gamma : Plus pénétrant et
moins ionisant que les deux premiers. Ils
peuvent traverser tout le corps.
Les réactions nucléaires
Lois de désintégration nucléaire
Chaque élément a sa vitesse de désintégration
caractérisée la constante de désintégration λ.
dN
 dN  N (t )dt ou 
N (t )
 dt
en intégrant
dN
 N (t )    dt
ln N  t  C
ln N  t  ln C
Avec C = constante
d’intégration. ln
N
 t
C
N  C .e  t
On détermine C en écrivant qu’à l’instant t=0, il y
avait N0 atomes. D’où N0 = C, on trouve alors la
loi de désintégration radioactive
N (t )  N 0 e t
• Il est alors facile de trouver une relation entre λ
et T car λ n’est pas accessible à l’expérience,
seule T peut être déterminée.
 T 1
On écrit : N (T )  N e  N
 T 0 d’où e 
0
2
2
T  ln 2  0,693
0,693
T 

• La période radioactive est un paramètre
important dans le choix des radioéléments.
• Elle doit être suffisante pour permettre la
détection des rayonnements émis mais elle doit
également être assez courte pour éviter que
l’organisme ne puisse continuer à être irradié
après l’examen médical. Pour cela on tient
compte de la période biologique Tb qui est le
temps nécessaire pour qu’un radioélément (ou
la molécule dans laquelle il se trouve) soit
évacué du corps.
• On définit alors la période effective Teff qui
tient compte de la période radioactive Tr et de
la période biologique. 1 1 1 Tr .Tb
  Teff 
Teff Tb Tr ou Tr  Tb
I.2.Rayonnements ionisants et non
ionisants
• Un rayonnement est ionisant lorsqu'il est
susceptible d'arracher des électrons de la
matière et produire des ions. Ils peuvent
être particulaires ou électromagnétiques.
I.3. Rayonnements électromagnétiques

Les deux composantes du rayonnement


électromagnétique
Ondes électromagnétiques et leurs
caractéristiques
1° Les rayonnements gamma
• Ce sont des rayonnements électromagnétiques
d’origine nucléaires.
• Leur énergie peut aller de quelques Kev a
plusieurs centaines de Gev
• Ils ont été découverts en 1900 par le
physisco-chimiste français Paul Villard à
partir de la radioactivité du radium
• Ils ont un pouvoir de pénétration élevé et
peuvent traverser le corps entier.
• Ils sont très utilisés en d’imagerie[ la
scintigraphie gamma, la tomographie par
émission de positron (TEP) etc.
• En radiothérapie, la bombe aux Co60 qui
a été longtemps utilisée pour le
traitement du cancer est un émetteur
des rayonnements gamma.
• Mais ils sont aussi utilisés pour la
stérilisation du matériel car ils détruisent
facilement les microorganismes
2° Les rayonnements X
• Ce sont des rayonnements électromagnétiques,
moins énergétique que les gamma.
• Leur énergie reste néanmoins assez élevée
pour en faire des rayonnements ionisants.
• Ces rayonnements ont été découverts en 1895
par le physicien allemand Wilhelm Röntgen
(prix Nobel de Physique en 1900).
• Röntgen a donné le nom « X » symbolise
l’inconnu en mathématique pour caractérisé ce
nouveau rayonnement inconnu.
• Les travaux de Röntgen aboutissent à quatre
caractéristiques des rayonnements qui vont
faire leur succès et donner lieu à plusieurs
utilisations :
1° les rayons X sont absorbés par la matière et
leur absorption dépend de la masse atomique des
atomes de cette matière
2° les rayons X sont diffusés par la matière pour
donner un rayonnement de fluorescence
3° les rayons X impressionnent la plaque
photographique ;
4° les rayons X déchargent les corps chargés
électriquement
• La première utilisation de ces rayons a été la
radiographie de la main d’ Anna Bertha
Röntgen, la femme de Wilhelm Röntgen le 22
décembre 1895. Cette date marque le début
de la radiographie et de l’imagerie médicale.
• Depuis sa découverte, l’utilisation des rayons X
en médecine est passée de la fluoroscopie aux
multiples types de radiographie jusqu’ à la
tomodensitométrie computarisée communément
connue sous le nom de scanner aux rayons X.
• la longueur d’onde de ces rayonnements sont de
l’ordre de l'Angström (10-10 m), donc proches
des distances interatomiques .
• Cette caractéristique fait que les rayons X sont
devenus un puissant outil d’analyse chimique de
la structure cristalline
• l’utilisation de diffraction et de fluorescence des
rayons X permet d’étudier la structure des
différentes substances notamment en
cristallographie
• Les rayons X sont dus aux transitions des
électrons qui sont plus proche du noyau
appelés électrons péri-nucléaires. Ce sont donc
essentiellement les couches K et L mais parfois
M qui sont concernés pour la production des
rayonnements X.
• L'excitation des électrons proche du noyau peut
être provoquée par d’autres rayons X ou par
un bombardement par faisceau d'électrons
• Les rayons X émis présentent donc un spectre
de raies qui sont caractéristiques de chaque
élément.
• Il y a superposition de deux spectres
indépendants : le spectre continu des
rayonnements dit de freinage et le spectre de
raies caractéristiques
3° Radiofrequences ou les ondes radio
• Ces sont des ondes dues aux transitions
des spins électroniques ou nucléaires
• Ce sont les rayonnements les moins
énergétiques de tous les rayonnements
électromagnétiques.
• Ils ne sont donc pas ionisants et ont très
peu d’effets néfastes
• Ils sont utilisés en imagérie par
résonance magnétique (IRM).
I.4. Rayonnements particulaires
• Les rayonnements particulaires les plus
utilisés en médecine sont essentiellement
les particules beta + ou positron. Ce sont
des électrons positifs.
• Ce sont des antiparticules des éléctrons
(beta -), quand ils rencontrent ces
derniers il y a annihilation de la matière
et production de l’énergie (rayonnement)
• Ils sont utilisé dans l’imagerie par
annihilations positron.
I.5.Les ultrasons

• Ces sont des ondes acoustiques.


• Les ondes acoustiques sont subdivisées
selon leurs fréquences en:
-infrason
-son
- ultrason
-hyperson
• Ils sont utilisés pour produire des échos
qui sont utilisés pour donner des images
en échographie.
II. INTERACTION DES
RAYONNEMENTS AVEC LA MATIERE
• Au niveau atomique ,elle se fait avec les
électrons ( effet photoélectrique et effet
compton) et avec le noyau (effet de
matérialisation)
2.1. Effet photoélectrique
C’ est une émission d’électrons par un
métal sous l’action de radiations
lumineuses.
 Il fut découvert en 1887 par Heinrich
Hertz, lors de ses travaux sur
l’électromagnétisme.
Ce phénomène ne pouvait s’expliquer à la
lumière de la physique classique, qui considère
le rayonnement électromagnétique comme une
onde.
Mais en 1905, Einstein parvint à interpréter ces
résultats grâce à la théorie des quanta.
L’effet photoélectrique se traduit par
l’absorption de certains photons par le métal :
si l’énergie d’un photon est supérieure à
l’énergie liant un électron à un atome du métal,
cet électron peut alors quitter son orbite
atomique, acquérant une énergie cinétique et
créant un courant électrique.
2.2. Effet Compton
En étudiant la diffusion des Rayon X sur le
graphite en 1923, Compton constate qu’un
photon de longueur d’onde λ, issu d’un rayon X
, entre en collision avec un électron libre de la
matière, produisant l’émission d’un électron, dit
de recul, et d’un photon de longueur d’onde λ’,
supérieure à la longueur d’onde λ.
 Le photon diffusé se propage alors dans une
direction faisant un angle φ avec la direction de
propagation du photon initial On peut écrire :
λ’ - λ = λc (1 - cos φ),
où λc est égale à la constante de Planck divisée
par la masse de l’électron et la vitesse de la
lumière.
2.3. Effet de matérialisation
• Le passage d’ un rayonnement dans le
champs magnétique intense qui règne
autour du noyau peu transformer ce
rayonnement en matière et antimatière
(particule et antiparticule).
• C’est la transformation du rayonnement
en matière
2.4. Principe d’atténuation du
rayonnement
Le rayonnement qui traverse la matière
est atténué par interaction avec les
électrons (effet photoéléctrique et effet
compton) et avec le noyau de l’atome (
effet de matérialisation.
 Le coefficient d’atténuation µ est la
résultante de la somme des coefficients
dus aux trois phénomènes
     
III. IMAGERIE MEDICALE
3.1.Principe de base de l’imagerie
Médicale
 Le principe de base de toutes les techniques
d’imagerie est l’atténuation différentes du
rayonnement par les différents tissus

 x
I  I 0e
3.2. Imagerie par Rx
3.2.1. Propriété des RX
• Ils impressionnent des émulsions
photographiques (radiographie).
• Ils ionisent les gaz ce qui permet leur
détection (détecteur).
• Ils excitent la fluorescence de certaines
substances : sulfure de zinc, platinocyanure de
baryum, tungstate de calcium( écrans des
appareils de radioscopie).
• Ils sont absorbés par la matière avec un effet
ionisant possible (traitement de certaines
tumeurs).
• L'absorption augmente avec :
– le numéro atomique : absorbance plus
grande pour le plomb Pb (Z = 82) que pour
l'aluminium Al (Z = 13).
– l'épaisseur traversée
– la longueur d'onde : les rayons " mous " sont
peu pénétrants, par opposition aux rayons "
durs " de longueur d'onde plus petite.
Les RX et leurs utilisation

Type de RX Longueur d'onde Energie Frequence


RX mous 10 nm à 0,1 nm = 100 pm 124 eV à 12,4 keV 3.1016 Hz à 3.1018 Hz

RX radiodiagnostic 100 pm à 10 pm 12,4 keV à 124 keV 3.1018 Hz à 3.1019 Hz

RX radiothérapie 10 pm à 1 pm 124 keV à 1,24 MeV 3.1019 Hz à 3.1020 Hz


3.2.2 Tube radiogène: production des
Rx
3.2.3.Radiographie
• Le principe est l’atténuation des Rx par les
différents tissus.
• Il y a une impression photographique par les RX
sur un film sur lequel il y a des grains de AgBr
• Le film sensible à la lumière visible et recouverte
généralement de un ou deux écrans renforçateurs
qui s'illuminent lorsqu'ils sont exposés aux RX
• La quantité de rayons X reçue dans les
différentes zones du film dépendant de
l'absorption des RX par les différents tissus
traversés soit leur densité.
• Le film apparait en négatif (les os, plus denses
sont clairs, les organes moins denses sont
sombres).
Appareillage de la radiographie
standard
Ancien et nouvel
appareil de
radiographie
dentaire
Les types de radiographie
La mammographie
3.2.4.La Radioscopie

• La radioscopie a le même principe que la


radiologie
• Le détecteur ici n’est plus le film mais un
écran fluorescent
• Une camera amène l’image un moniteur
ou un écran de télévision
• L’image peut être numérisée
La Radioscopie
3.2.5. Tomographie computarisée
ou scanner des Rx
Principe et bases physiques
 .letube à RX
effectue une
rotation autour du
patient

 Les détecteurs sont


disposés en spirale
autour du patient et
mesurent l'intensité
des rayons après qu'ils
ont été partiellement
atténués durant leur
passage à travers le
corps
• Les tranches (coupes) de l’organe à
examiner sont découpées en plusieurs
petits cubes appelés « Voxel » ou si on
projette sur un plan, en petits carreaux
appelés « pixel ».
Appareillage
1° Un système de mesure
2° Un système de reconstruction de l'image
3° Une console ou moniteur de visualisation
de l'image
Autres utilisation du Scanner aux RX
3.3. Imagerie par les ultrasons:
Echographie
• C’est l’imagerie obtenue par réflexion
(echo) des ultrasons sur les différents
tissus.
• Le son est produit par des transducteurs
ultrasonores utilisant des matériaux
piezo-éléctriques comme le quartz
• L'échographe est constitué des éléments
suivants :
une sonde, permettant l'émission et la
réception d'ultrasons ;
un système informatique, transformant le délai
entre la réception et l'émission de l'ultrason en
image ;
une console de commande, permettant la saisie
des données du patient et les différents
réglages ;
un système de visualisation : le moniteur ;
un système d'enregistrement des données, soit
de manière analogique (cassette vidéo,
impression papier), soit de manière numérique
(format DICOM) ;
Les appareils
d’échographie se
sont miniaturisés
de plus en plus
Différents Modes d’échographie
• Echographie mode A ou échographie en
mode d’amplitude

-C’est une échographie unidimensionnelle


utilisée pour évaluer les dimensions de certains
organes( ex l’œil).
• Echographie mode B ou tomo-
échographie
• Echographies mode A et B combinées
• Echographie mode temps –mouvement ou
TM.
- c’est une échographie résolu dans le
temps. Elle peut être unidimensionnelle ou
bidimensionnelle mais l’important est qu’en
abscisse on a le temps
• Echographie Doppler
- basée sur l'effet Doppler qui
provient d’un décalage de la fréquence
entre la mesure à l'émission et la mesure à
la réception lorsque la distance varie au
cours du temps
Echographie 3D
Même principe que 2D mais les images sont en volume. Le but
n’est pas Médical, mais on peut avoir les images de l’enfant
depuis sa conception

On parle aussi de l’écho


4D, la 4ème dimension
c’est le temps (on
Obtient une vidéo)
3.4. Imagerie par les
rayonnements nucléaires
• Les techniques d’imagerie médicales utilisant les
rayonnements nucléaires consistent à injecter au
patient un produit contenant des radionucléides. Ce
produit radioactif est absorbé par une partie
spécifique du corps et émet des rayonnements
nucléaires qui sont détectés et transformés en une
image.
• Les radio-istopes appelés traceurs sont incorporés
dans les médicaments en remplaçant un atome du
médicament par un isotope radioactif.
• Il y a 3 trois techniques: la scintigraphie ou
camera gamma; la tomographie par émission de
positons TEP et la tomographie d’émission
monophotonique TEMP
3.4.1. La gamma caméra
• C’est camera à scintillation mis au point
par Hal Anger (1953). Elle comporte un
cristal de NaI activé au thallium qui
absorbe l’énergie des photons gamma et la
restitue sous forme de lumière UV par
fluorescence.
• La lumière collectée puis amplifiée par des
photomultiplicateurs est transformée en
signal électrique.
• Les gamma-caméras permettent des
images soit planaires (2D), soit
tomographiques (3D).
• Plusieurs techniques de scintigraphie se sont
développées: scintigraphie myocardique,
osseuse, pulmonaire, digestive,
mammoscintigraphie etc.
3.4.2. La tomographie d’émission
monophotonique TEMP
• La TEMP est une scintigraphie qui
permet de faire les différentes coupes
(tomos) et donner les images à trois
dimensions.
• le rayonnement gamma émis par le
produit radioactif injecté est mesuré par
des détecteurs qui tournent autour du
patient. La transformation en images des
mesures prises sous différents angles
permet la réalisation d'une image 3D de
la répartition dans le corps du produit
radioactif.
3.4.3 Le TEP
• La tomographie par émission de positons
consiste en l’émission des positons ou électrons
positifs (beta +) par un traceur. Ces positons
rencontrent les négatons ou électrons négatifs
de la matière et s’annihilent pour produire les
photons gamma qui sont détectés par un
détecteur à scintillation solide de la camera.
• La caméra TEP permet de localiser le lieu de
l’émission et donc la concentration du traceur
en chaque point de l'organe. C'est cette
information quantitative que l'on représente
sous la forme d'une image faisant apparaître en
couleurs les zones de forte concentration du
traceur.
3.4.4.Traceurs et radio-médicaments
• Les radio-médicaments ou radio-
pharmaceutiques sont des médicaments
contenant des radionucléides artificiels
(traceur) employés à des fins diagnostiques ou
thérapeutiques.
• Les traceurs peuvent être utilisés soit sous
forme chimique très simple, soit liés à des
vecteurs spécifiques d’un organe, d’une fonction
physiologique ou d’une pathologie.
• Les radio-médicaments doivent répondre à
certaines propriétés dont la capacité d’être
injectée en quantité est infime , la faible durée
utilisation (Teff faible) et le tropisme.
• Les traceurs sont choisie en fonction de la
nature (gamma et beta) et de l’énergie (entre
100 et 300 keV) du rayonnement émis ainsi
que de la période radoiactive (Tr de qlq heures
à qlq jours)
• Les traceurs les plus utilisés sont:
 99mTc (photon gamma de 140Kev avec Tr=6h),
 18F ( 2 photons gamma de 511 kev avec
Tr=110min)
 123I(photon gamma de 159 Kev, Tr=13h
 131I( beta- et gamma ,Tr=8j)
Etc.
• Le 18F par exemple est incorporé dans une
molécule de glucose formant le 18F-
flurodéoxyglucose (en abrégé 18F-FDG).
• Ce traceur est semblable au glucose : il se fixe
au niveau des tissus qui consomment de
grandes quantités de ce sucre comme les
tissus cancereux, le muscle cardiaque ou
encore le cerveau.
• Le 18F , émet ensuite de façon temporaire des
rayonnements que l’on peut suivre dans
l’organisme du patient grâce à une caméra
spéciale comme une caméra TEP
3.5. Imagerie par les radiofréquences:
Imagerie par résonance magnétique
IRM
• Le principe de l'imagerie par résonance
magnétique repose sur le phénomène de
résonance magnétique nucléaire (RMN), c'est-à-
dire portant sur le couplage entre le moment
magnétique du noyau des atomes et le champ
magnétique externe
• Au fait, les noyaux des atomes ayant le masse
atomique (A) impaire ont un spin non nul et
peuvent se comporter comme des petits
aimants pouvant s’orienter dans un champ
magnétique. C’est le cas de 1H, 19F, 13C, 31P .
Mais seuls 1H et 13C sont utilisés en RMN à
cause de leur abondance et seul 1H en IRM.
L’aimant est
l’élément clé de
L’appareil

Le tunnel
Antennes

Images IRM
3.6. Couplage des techniques
• Certaines images ont besoins des grandes
précisions notamment en radiothérapie. Dans ce
cas, la dimension d’une tumeur doit être
déterminée avec précision. Une seule technique
d’imagerie ne suffit plus, il faut une combinaison
de deux méthodes.
couplage CT/ TEP
• Avant le développement de l’IRM, la CT était
l’une des techniques d’imagerie les plus
précises. Elle est donc généralement combinée
aux autres techniques d’imagerie pour avoir une
précision dans les images et combler certaines
lacunes observées
couplage CT/TEMP
3.7. Les spectroscopies in vivo comme
complément d’imagerie
• Ces dernières années les techniques de
spectroscopie in vivo appelées aussi
spectroscopies fonctionnelles se sont
développées. Ces techniques permettent d’avoir
le spectre d’une molécule directement dans
l’organisme, ce qui donne la possibilité de suivre
le fonctionnement de certains métabolites et de
servir ainsi de complément pour des techniques
d’imagerie. La spectroscopie fonctionnelle la plus
connue est la Résonance Magnétique Nucléaire
fonctionnelle ou RMNf. Mais on peut citer aussi
le réflectance diffuse, l'imagerie spectroscopique
proche infrarouge fonctionnelle …
Spectre RMNf

Normal
Normal Tumeur

Tumeur Choline

Choline
• La spectroscopie par réflectance
diffuse.
C’est une spectroscopie in vivo qui utilise des
sondes de fibre optique, couplées
simultanément à une source et à un
spectromètre, pour transmettre la lumière
d'une gamme définie de longueur d'onde (700-
1000nm) vers la surface du tissu.
Au moment où les photons pénètrent le tissu,
une partie de la lumière est absorbée, une
partie est réfléchie (elle est dispersée), et une
partie traverse le tissu sans être interrompue
(elle est transmise). Seule une partie des
photons dispersés revient à la surface du tissu
et émerge pour être détectée.
Puisque l'hémoglobine peut exister dans un état
oxygéné (HbO2) et désoxygéné (Hb), et parce
que chaque forme de la molécule possède son
propre spectre d'absorption, il est possible
d'identifier l'oxygénation du tissu
IV. Notions de Radiobiologie,
radioprotection et radiothérapie
4.1 Radiobiologie
La radiobiologie est l’étude des effets
biologiques des rayonnements ionisants sur
les êtres vivants.
Selon la manière dont les rayonnements
atteignent l’organisme, on distingue deux
modes d’exposition : externe ou interne.
L’exposition aux rayonnements peut être
naturelle ou artificielle
Exposition naturelle en France
Les effets des
rayonnements suivent
les étapes suivantes :
1° Etapes physique :
ionisation et excitation
2° Etape chimique ou
moléculaire : formation
des radicaux libres
3° Effets cellulaires
4° Effets tissulaires
5° Effets sur
l’organisme entier
4.2. Radioprotection
• La radioprotection est un ensemble de mesures
destinées à assurer la protection de l'homme
et de son environnement contre les effets
néfastes des rayonnements ionisants

Dosimètres
Expressions de Dose
Principes de radioprotection

Les sources de
Les sources de
rayonnements
rayonnements
ionisants ne
ionisants ne C'est la recherche de
doivent pas
doivent pas être l'exposition minimum
être utilisées
utilisées s'il nécessaire, elle
s'il existe
existe d'autres correspond au Il existe des
d'autres
alternatives principe « ALARA » limites annuelles
alternatives (As Low As d'exposition à ne
Reasonably pas dépasser
Achievable)
Règles de protection opérationnelle

D.A.T.E.

Il faut
s’éloigner de la
source de
rayonnements Il faut réduire
Il faut quelque Il est conseillé
l'activité de la
soient les d'utiliser des
source des
circonstances écrans de
radiations
réduire la protection
durée de contre les
l’exposition rayonnements
aux en cas d'une
rayonnements exposition
externe
Règles de protection
opérationnelle
4.3. Radiothérapie
• La radiothérapie est l’utilisation
thérapeutique des radiations ionisantes
• Trois techniques sont actuellement
pratiquées :
la téléradiothérapie ou radiothérapie
transcutanée qui utilise des faisceaux de
radiations pénétrant les tissus à travers la
peau
la curiethérapie, qui consiste à implanter des
sources radioactives scellées dans la tumeur
la radiothérapie métabolique, qui utilise des
radioéléments administrés sous forme liquide
Teleradio-
thérapie

Accélérateur
linéaire

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