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UNIVERSITE DE KINSHASA

FACULTE DE MEDECINE

COURS D'HISTOLOGIE
SPECIALE

Par

Prof Dr Jean-Marie KABONGO MPOLESHA

ABCPRODS Collection 2005-2006


Kinshasa
2

Dans ces lignes nous allons étudier les différents organes


constituant les différents systèmes de l’organisme humain.
3

CHAPITRE 1: LE SYSTEME
CARDIOVASCULAIRE.

INTRODUCTION.

Le système circulatoire permet le mouvement continuel


de tous les fluides du corps.
Il comporte deux constituants fonctionnels, à savoir le système
vasculaire sanguin et le système lymphatique.
Le système vasculaire sanguin est constitué d’un circuit
de vaisseaux dans lequel le courant sanguin est entretenu par
le mouvement continu de la pompe cardiaque.
Le système artériel donne naissance a un réseau de
capillaires qui constituent les principaux sites d’échange de
gaz, des métabolites entre les tissus et le sang. Le système
veineux assure le retour du sang au cœur.
À l’opposé, le système lymphatique est
essentiellement un système de drainage passif permettant le
retour d’un fluide extravasculaire en excès, la lymphe, vers le
système vasculaire sanguin. Le système lymphatique n’a pas
de système de pompage propre.
Tout le système circulatoire a une structure de base commune :
- Une bordure interne faite d’une couche unique de
cellules extrêmement aplatie : c’est l’endothélium qui
repose sur une membrane basale et un tissus
conjonctif fin. L’ensemble constitue l’Intima.
- Une couche intermédiaire de cellules musculaires : la
Média.
- Une couche externe de tissu conjonctif de soutient
appelée Adventice
Les tissus de vaisseaux de gros calibres ne peuvent être
nourris par simple diffusion à partir de la lumière. Ils ont donc
une vascularisation propre assurée par de petites artères : Les
Vasa vasorum qui veut dire vaisseaux des vaisseaux. Ces vas
vasorum proviennent soit du gros vaisseau lui-même, soit des
artères adjacentes. Ils se divisent dans l’adventice en un
réseau de capillaires qui peut s’étendre jusque dans le média.
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I.- LE SYSTEME ARTERIEL.

À chaque contraction cardiaque (systole), le sang est


poussé dans le système artériel, provoquant une dilatation des
parois artérielles. De ce fait c’est le phénomène inverse qui se
produit lors de la diastole. Ainsi cette dilatation et ce
relâchement sont facilités par la présence des tissus élastiques
et musculaires dans les parois du système artériel.
À la différence d’une veine, une artère a une petite lumière et
une paroi épaisse faite de :
1. L’intima : la couche interne composée de l’endothélium,
du tissu fibreux subendothélial et de la lame élastique
interne.
2. La média : Couche composée essentiellement de fibre
musculaire lisse circulaire mêlée à quelques fibres
élastiques.
3. L’adventice : cette couche est faite de tissu fibroadipeux
dans lequel cheminent les nerfs et vaisseaux sanguins.
Ces derniers sont appelés vasa vasorum ou vaisseaux
sanguins des vaisseaux sanguins.
Bien que la structure de base des parois soit conforme
à la structure de base du système circulatoire, les parois du
système artériel se caractérisent par la présence de quantités
variables de fibres élastiques et d’une couche musculaire lisse
dont l’épaisseur varie selon le diamètre de la lumière.
On distingue 3 types de vaisseaux dans le système artériel :
 Artères élastiques. Elles comprennent les gros
vaisseaux (l’Aorte, le tronc innominé, la carotide commune
et ses artères sous-clavière) et la plupart des artères
pulmonaires. Une artère élastique est caractérisée par
une épaisse média faite d’abondantes fibres
élastiques ondulantes mêlées à quelques fibres
musculaires lisses circulaire.
 Artères musculaires. Ce sont les ramifications du tronc
artériel. Elles sont composées dans la média, de plus de
fibres musculaires lisses par rapport aux fibres élastiques.
Ex. Les artères radiales, fémorales, coronaires et
cérébrales.
 Artérioles. Ce sont les branches terminales du tronc
artériel qui donnent le lit capillaire. Une artériole se
reconnaît par sa petite taille et une paroi ayant une mince
5
lame élastique interne ainsi qu’une couche unique de
fibres musculaires lisses
Lorsqu’une artère musculaire acquiert 25 ou plus de
couches de fibres musculaires lisses, elle est dite artère de
moyen calibre. Ses fibres élastiques deviennent moins
abondantes proportionnellement à la taille des vaisseaux alors
que la composante musculaire lisse est de plus en plus
importante.
Une grande artère telle que l’aorte est faite d’une paroi
composée d’un adventice mince, tandis que la média épaisse
est très riche en fibres élastiques concentriques parmi les fibres
musculaires lisses circulaires. La transition intima-média n’est
pas définie par une lame élastique mais elle est graduelle.
Les constituants de l’intima d’une veine et celle d’artère
sont différents. Il n’y a pas de fibres élastiques internes dans
l’intima des veines

II.- LE SYSTEME VEINEUX.

Pour le même calibre une veine présente une lumière


plus grande et une paroi plus mince que celle d’une artère. La
structure du système veineux est conforme à la structure
générale de tout le système circulatoire. On note toute fois la
présence de valvules qui résolvent le problème du retour
veineux. Cependant une grande différence entre les veines et
les artères est que les constituants élastiques et musculaires
sont beaucoup moins abondants au niveau des veines.
1. L’intima : Faite seulement d’une couche de cellules
endothéliales, parfois soutenu par un tissu fibreux
subendothéliale et une fine couche de tissu conjonctif faite
de fibres collagènes.
2. La média : Faite d’une couche mince de myofibres lisses
plus mince que celle d’une artère de même calibre
3. L’adventice : cette couche est faite de tissu fibreux
abondant
Les veines de grand calibre (tel que la veine porte)
sont caractérisées par le fait que leur adventice est large et
contient des myofibres lisses ordonnées en faisceaux parallèle
à l’axe des veines et non de façon circulaire autour de l’intima.
La média est plus mince que l’adventice, qui elle, est épaisse et
contient des vasa vasorum. On note en plus une lame élastique
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interne au niveau de l’intima, lame supportée par le tissu
fibreux.

III.- LE SYSTEME LYMPHATIQUE.

Formation de la lymphe : À l’extrémité artérielle des


capillaires sanguins, la pression hydrostatique du sang excède
la pression osmotique colloïdale des protéines du plasma. Par
suite, l’eau et les électrolytes sortent des capillaires pour aller
dans les espaces extra vasculaires. Il y a aussi fuite de
protéines plasmatiques à travers la paroi endothéliale. À
l’extrémité veineuse, c’est le phénomène inverse qui se produit,
à savoir que les rapports de pressions s’inversent et les fluides
tendent à réintégrer le système vasculaire sanguin. Cependant,
la vitesse de formation du fluide tissulaire au niveau de
l’extrémité artérielle des capillaires est supérieure à la vitesse
de réintégration de fluide à l’extrémité veineuse. Le fluide en
excès, la lymphe, est drainé par un système de capillaires
lymphatiques qui convergent pour former des vaisseaux
lymphatiques de plus grand diamètre. La progression de la
lymphe dans le système lymphatique est identique à celle du
sang dans le système veineux, mais les valvules sont plus
nombreuses dans les vaisseaux lymphatiques.
Il existe, sur toute la longueur des gros vaisseaux
lymphatiques, des îlots de tissu lymphoïdes appelés,
ganglions lymphatiques, ou la lymphe est analysée à la
recherche de matériel étranger (antigène) et où les cellules
activées du système immunitaire et les anticorps rejoignent la
circulation générale. On retrouve les vaisseaux lymphatiques
dans tous les organes sauf dans le système nerveux central, le
cartilage, l’os, la moelle osseuse, le thymus, le placenta, la
cornée et les dents.
Un vaisseau lymphatique se reconnaît par son
contenu, la lymphe, l’absence d’érythrocytes et la présence de
quelques leucocytes, les lymphocytes en particulier, par le fait
que sa paroi est mince, faite d’une couche de cellules
endothéliales supportée par une membrane basale et par la
présence de valves dans sa lumière. Le cytoplasme des
cellules endothéliales des lymphatiques est extrêmement
mince, la membrane basale est rudimentaire ou quasi absente.
Des fins filaments de collagène, appelé filament d’ancrage,
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relient l’endothélium au tissu de soutient environnant,
empêchant ainsi la lumière du lymphatique se collaber.

IV.- LE CŒUR.

Sa paroi est faite de :


- Au niveau de l’oreillette :
De l’endocarde composé de l’endothélium
(prolongement de l’endothélium capillaire) supporté par
épais tissu fibreux subendithélial et en dessous du
myocarde, fait des fibres musculaires striées
arrangées de façon lâche entouré de l’épicarde et du
tissu fibreux subépicardique fin ou mince et du tissu
adipeux d’importance variable.
- Au niveau du ventricule :
L’endocarde est mince (différence avec l’oreillette) et le
myocarde devient de plus en plus épais et compact
qu’au niveau de l’oreillette parce que ces myofibres
sont arrangées de façon compacte sans beaucoup de
tissu fibreux entre elles. Ceci assure une meilleure
contraction.
Entre le ventricule et l’oreillette, existe un anneau fibreux
(annulus fibrous) fait d’un tissu fibreux dense et d’une valve
faite d’une double membrane d’endocarde soutenu par un axe
fibreux dense. Cet anneau se prolonge vers la lumière et
constitue l’axe des valvules auriculo-ventriculaires. Le
prolongement de cet anneau est recouvert par l’endocarde, et
constitue les valvules mitrale et tricuspide
À la face interne du myocarde, on note le sommet des muscles
papillaires. Les vaisseaux coronaires cheminent dans le tissu
fibreux subépicardique. On y note aussi les fibres de
Pourkinje dans le tissu fibreux subendocardique. Ces fibres se
différencient des fibres musculaires cardiaques par leur grande
taille, leur coloration dense et leur faible teneur en myofibrilles
situées en périphérie de la fibre laissant une zone
sarcoplasmique périnucléaire claire.
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CHAPITRE 2 : LA PEAU.

INTRODUCTION.

La peau forme le revêtement continu externe du corps,


ou tégument. C’est l’organe le plus volumineux de l’organisme,
atteignant presque le 1/6 du poids corporel total. La peau a 4
fonctions essentielles :
 Protection contre toute agression externe tel que les
rayons ultra-violets (UV), la déshydratation ; elle barrière
physique qui s’oppose à l’invasion des micro-organismes.
 Sensibilité: la peau renferme des récepteurs sensoriels
pour les 5 sens.
 Thermorégulation.
 Fonction métabolique: le tissu adipeux sous-cutané est
une réserve importante d’énergie. La vitamine D est
synthétisée dans l’épiderme et complète celle d’origine
alimentaire.
Dans les différentes régions du corps, la peau varie par
son épaisseur, sa couleur et la présence de poils, des glandes
et des ongles. En dépit de ces différences qui traduisent des
besoins fonctionnels variés, tous les types de peau présentent
la même structure de base.
- La surface externe de la peau est constituée par un
épithélium malpighien kératinisé, l’épiderme, dont
l’épaisseur varie selon les contraintes et les conditions de
déshydratation auxquelles il est soumis. La peau épaisse
se trouve principalement sur les paumes, la face palmaire
des doigts et la face plantaire.
- L’épiderme repose sur une couche épaisse et dense de
tissu fibro-élastique nourricier, le derme, qui est très
vascularisé et contient de nombreux récepteurs
sensoriels.
- Le derme est relié aux tissus sous-jacents par une couche
de tissu conjonctif lâche, l’hypoderme ou couche sous-
cutanée, qui contient du tissu adipeux en quantité
variable.
Anatomiquement, l’hypoderme correspond au fascia
superficiel.. Les poils, les glandes sudoripares, les glandes
sébacées et les ongles sont des structures épithéliales
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appelées annexes épidermiques, car ils apparaissent pendant
le développement embryonnaire, à partir de l’invagination
épidermique dans le derme et l’hypoderme.

I.- L’EPIDERME.

C’est un épithélium malpighien fait de:

A.- Les Keratinocytes

Ces cellulkes sont disposées en 5 couches à savoir :


- la couche basale ou etratum germinativum reposant
sur la membrane basale et faite des cellules cubuques ou
cylindriques ;
- le corps muqueux de Malpighi ou stratum spinosum
fait de plusieurs assises de cellules polyédriques unies
par les desmosomes ;
- la couche granulaire ou stratum granulosum faite de
quelques assises de cellules polyédriques et allongées
renfermant des granules bleus de kératohyaline,
précurseurs de la kératine.
- une couche inconstante, la couche claire ou stratum
lucidum faite des cellules claires et
- la couche cornée ou strtum cornea fait des cellules
anucléées, les lames de kératine.

B.- Cellules épidermiques non Keratinisantes .

1.- Mélanocytes

Ils dérivent du neuro-ectoderme et ont pour fonction


principale la production de mélanine, pigment responsable de la
couleur de la peau et atténuant les lésions tissulaires
potentielles liées aux radiations ultraviolettes. Les mélanocytes
sont en contact avec la membrane basale, dans la couche
basale des kératinocyte. Ils sont pâles, dotés d’un cytoplasme
renfermant des granules ovoïdes, les prémélanosomes et les
mélanosomes produisant la mélanine par transformation de
tyrosine en DOPA (dihydroxy-phénylalanine), sous l’action de la
tyrosinase, la Dopa se transforme en un pigment qui se
polymérise en mélanine. La mélanine se lie aux protéines pour
constituer un complexe actif mélano-protéique.
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Epiderme

Glandes
sébacées

Derme
Follicules
pileux

Hypoderme
Glandes
sudoripares
Bulbe
pileux

Papille
dermique

Figure 1 : La peau

2.- Cellules de Langerhans.

Ce sont les macrophages de la peau renfermant les


granules de Birbeck.
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3.- Cellules de Merkel.

Elles sont situées dans la couche basale et


ressemblent aux mélanocytes. Elles font synapses au niveau
de leur base avec les terminaisons nerveuses et présentent des
desmosomes les reliant aux kératinocytes contigus. Ces
cellules sont dispersées entre les kératinocytes ou regroupées
en amas vraisemblablement des récepteurs tactiles appelés
corpuscules tactile ou organe de Merkel.
La membrane basale séparant l’épiderme du derme
n’est pas rectiligne mais plutôt une ligne ondulante délimitant
les crêtes épidermiques entre lesquelles s’élèvent les papilles
dermiques.

II.- LE DERME

Il est fait de tissu conjonctif et comprend 2 couches à


savoir :
- le derme consistant en du tissu fibreux lâche situé sous
l’épiderme constituant les papilles dermiques;
- le derme profond ou derme réticulaire fait de tissu fibreux
dense irrégulier.
Le derme les vaisseaux sanguins, lymphatiques, les nerfs ainsi
que les annexes de la peau qui sont les follicules pilosébacés
et les glandes sudoripares ainsi que le muscle arrecteur du poil.

III.- LES ANNEXES DE LA PEAU

A.- LES GLANDES SUDORIPARES.

1.- Glandes exocrines.

Elles sont constituées d’une portion sécrétoire localisée


à la jonction dermo-hypodermique dans l’hypoderme superficiel
ou dans le derme. Cette portion est faite d’une rangée interne
de cellules sécrétoires et d’une rangée externe de cellules
myoépithéliales.
Cette portion est drainée par un canal contourné près de la
glande, droit lorsqu’il remonte vers la jonction dermo-
hypodermique et contourné dans l’épiderme où il n’a plus de
paroi propre. Ce canal est constitué de deux rangées de
cellules cubiques sombres.
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2.- Glandes apocrines

Peu nombreuses chez l’homme elles se localisent


surtout dans la région périnéale, autour de l’anus et de des
organes génitaux, au niveau des aisselles ainsi qu’au niveau
des paupières où on trouve les glandes de Moll, dans la région
auréolaire, autour du mamelon et dans le conduit auditif
externe, les glandes cérumineuses, productrices de cérumen.
Elles sont constituées d’une unité sécrétoire située dans le
derme profond ou à la jonction hypo-épidermique et d’un canal
plus ou moins rectiligne s’ouvrant dans un follicule pilo-sébacé
près de la surface cutanée. L’unité sécrétoire est faite d’une
couche interne de cellules épithéliales cubiques et d’une
couche externe discontinue de cellules aplaties. Son canal est
identique à celui de la glande exocrine. Ces glandes produisent
une sécrétion visqueuse discrètement lactescente à divers
stimulus comme la peur, l’excitation sexuelle…

B.- FOLLICULE PILO-SEBACE.

a.- Follicule pileux

Chaque follicule correspond à une structure tubulaire


épithéliale formée par invagination de l’épiderme et s’ouvrant à
la surface de l’épiderme. Chaque Follicule pileux comprend :
- Le bulbe pileux à son extrémité profonde. Il s’agit d’une
expansion renflée et creuse. Le bulbe contient une région
spécialisée du derme. La papille dermique qui reçoit de
nombreuse terminaisons nerveuses myéliniques et
amyéliniques ainsi que de nombreux vaisseaux sanguins. Au
sein du bulbe, de nombreuses cellules germinatives à
cytoplasme basophile sombre prolifèrent activement pour
produire la tige du poil et la gaine épithéliale interne. Les
cellules du bulbe se mêlent à quelques mélanocytes.
- La gaine épithéliale contient trois couches :
 La couche de Henlé, une simple couche mono-cellulaire ;
 Une couche plus épaisse contenant de nombreuses
granules Trichohyalins ;
 La cuticule faite de plaques de kératines se chevauchant.
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La cuticule se continu avec celle de la tige du poil dans
la partie profonde du follicule. La gaine épithéliale interne subit
une kératinisation pour former la tige du poil. Elle s’étend vers
le haut jusqu’à l’insertion de la glande sébacée où elle disparaît
ne laissant persister autour de la tige qu’un espace virtuel dans
lequel le sébum se déverse.
La gaine épithéliale externe ressemble à l’épiderme et
contient les trois couches ( basale, à épine et granuleuse) près
de l’abouchement cutané du follicule pileux. Sous l’insertion de
la glande sébacé, elle est constituée seulement de la basale et
des cellules à épines très modifiées volumineuses, claires et
riches en glucogène. En dehors de la gaine épithéliale externe
se trouve une épaisse membrane basale très éosinophile : la
membrane vitrée.

b.- Tige du poil.

Elle comprend deux ou trois couches de kératine


organisée :
- La moelle (interne),
- le cortex (externe),
- la cuticule (superficiel).
Gaine épithéliale externe

Gaine épithéliale interne

Cuticule de la tige du
poil

Canal excréteur de la
glande sudoripare

Portion sécrétoire
de la glande
sudoripare

Bulbe pileux

Papille dermique
Figure 2 : Follicule pileux
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- La moelle inconstante n’existe pas dans les poils fins et


ceux du fœtus ( le lanugo). Elle est constituée de cellules
polyédriques tassées les unes contre les autres.
- Le cortex constitué de kératine dense, produite sans
incorporation de kératohyaline. C’est une kératine dure de
composition différente de la kératine molle de l’épiderme.
- La cuticule est une simple couche de cellules kératinisées
aplaties se chevauchant de façon très organisée. Les tiges
du poil contiennent des quantités variables de mélanocytes
dépendant de l’activité des mélanocytes du bulbe pileux.

c.- Glandes sébacés

Elles se forment par évagination de la gaine épithéliale


externe. Inactive jusqu’à la puberté elles augmentent de taille et
deviennent sécrétoires. Elles sont constituées de cellules
volumineuses polyédriques, claires contenant de nombreuses
gouttelettes de lipide et de petits noyaux sombres en position
centrale. Entre la membrane basale de chaque alvéole et la
masse centrale des cellules, existe une simple couche de
cellules basales. Les glandes s’abouchent au niveau du tiers

Canal excréteur
de la glande
sébacée

Tige du poil
Lumière
du canal

Alvéole de la
Cellules glande sébacée
sécrétoires

Derme

Figure 3 : Glande sébacée


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ou de la moitié du follicule par un cours canal bordé d’un


épithélium malpighien ayant les mêmes couches que
l’épiderme. La sécrétion des glandes est riche en lipide et
surtout en triglycérides. Ce sont des glandes holocrines. Ses
glandes sont particulièrement nombreuses au niveau de la
face, du scalpe, des oreilles, des narines, de la vulve et de
l’anus et absentes des paumes et des plantes.
d.- Muscle arrecteur du poil.
Figure 3 : Glande sébacée
C’est un petit muscle lisse qui s’incère sur l’enveloppe
fibreuse entourant le follicule et se dirige obliquement sur le
derme superficiel. Sa contraction est responsable de la chaire
de poule.

C.- L’ongle.

Un ongle est une structure kératinisée faite d’une lame


unguéale recouvrant la face dorsale de l’extrémité de la
phalange distale d’un doigt ou d’un orteil. Cette lame cornée
s’enfonce dans le derme pour former la racine de l’ongle.
L’épiderme de la phalange forme un pli continu appelé
éponichium ou cuticule et le lit unguéale sous la lit unguéal et
l’hyponychium sous le bord libre de l’ongle. L’épithélium qui
entoure la racine est responsable de la croissance continue de
l’ongle. Le derme se situe entre le lit de l’ongle et l’os adhère
fermement au périoste. Le lit de l’ongle est fait de la couche
basale, du corps muqueux de Malpighi. Les cellules du lit sous
la racine constituent la matrice de l’ongle dont les cellules
migrent vers la racine, se différencient et produisent la kératine
de l’ongle. C’est la kératine dure comme celle d’un poil. Vu d’en
haut, on note une zone semi-lunaire, la lanula qui correspond
au reflet des cellules partiellement kératinisées de cette région.
III.- HYPODERME
Il fait de tissu fibreux et adipeux et peut renfermer
les annexes de la peau.
16
CHAPITRE 3 : LE TUBE DIGESTIF.

INTRODUCTION

Le système digestif est constitué du tube digestif et des


glandes qui lui sont associées. Le tube digestif comporte les
segments suivants: la cavité buccale, l‘oesophage, l‘estomac,
l’intestin grêle le gros intestin, le rectum et l ‘ anus.
Les glandes digestives se classent en glandes
salivaires, foie et pancréas.
La fonction du système digestif est de transformer la nourriture
ingérée en molécules nécessaires aux besoins énergétiques de
l ‘ organisme. Les grosses molécules ce sont à dire les
protéines, les glucides, les lipides, l’eau, les vitamines sont
scindées en molécules de plus petite taille qui seront facilement
absorbées par la muqueusei du tube digestif.
La première étape de la digestion s’effectue dans la cavité
buccale ou les aliments sont malaxés grâce aux dents et
ramollis par la salive ;la digestion se poursuit dans l’estomac et
l’ intestin ou les aliments transformés sont absorbés.
L’absorption de l’eau s’effectue dans le gros intestin permettant
à son contenu qui doit être excrété de présenter une
consistance semi solide.

SCTRUCTURE GENERALE DU TUBE DIGESTIF

Le tube digestif comporte une lumière de calibre


variable et une paroi constituée de quatre tuniques: la
muqueuse, la sous muqueuse, la musculeuse et la séreuse.
- La muqueuse comporte un épithélium de revêtement
bordant la lumière; sous cet épithélium se trouve un
chorion ou lamina propria constitué de tissu fibreux lâche
au sein duquel se trouvent des vaisseaux sanguins et
lymphatiques, des glandes, des cellules musculaires lisses
et du tissu lymphoïde.
A la partie la plus profonde de la muqueuse se
localise la musculaire muqueuse ou muscularis mucosae
formé de tissu musculaire lisse disposé le plus souvent en deux
couches, l’une interne circulaire et l’ autre externe
longitudinale ;la musculaire muqueuse sépare la muqueuse de
la sous muqueuse.
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- La sous muqueuse est constitué de tissu conjonctif dense
comportant des vaisseaux sanguins et lymphatiques et un
plexus nerveux sous muqueux dénommé plexus de
Meissner.
- La musculeuse est formé de tissu musculaire lisse et se
subdivise en deux couches :l’une interne circulaire et l’autre
externe longitudinale ;elle comporte également un plexus
nerveux: plexus myentérique d Auerbach, s’étendant
entre les deux couches. Dans le tissu conjonctif situé entre
les deux couches se trouvent des vaisseaux sanguins et
lymphatiques.
- La séreuse est une fine couche de tissu fibreux lâche
comportant les vaisseaux sanguins, lymphatiques et du
tissu adipeux revêtu d’un épithélium pavimenteux simple
(mésothélium).
L’épithélium de revêtement joue un rôle de barrière dont la
perméabilité est sélective entre le contenu du tube digestif et les
tissus de l’organisme. Les follicules lymphoïdes du chorion
assurent la protection de l’organisme vis à vis de toute invasion
bactérienne. La musculaire muqueuse a pour rôle de mobiliser la
muqueuse afin qu’elle puise exercer un contact plus étroit avec le
bol alimentaire. Les contractions de la musculeuse provoquées et
coordonnées par les plexus nerveux propulsent et malaxent le bol
alimentaire dans le tube digestif. Les plexus nerveux sont formés
essentiellement des neurones qui se regroupent en amas pour
former des ganglions végétatifs.

I.- CAVITE BUCCALE

Elle est revêtue d’un épithélium malpighien non


kératinisé; au niveau des lèvres il existe parfois une zone de
transition entre l’épithélium malpighien non kératinisé et
l’épithélium malpighien kératinisé du revêtement cutané.
La cavité buccale est limitée au dessus par le palais
osseux et le palais membraneux ou palais mou, latéralement
par les joues et en dessous par la langue et le plancher de la
bouche.
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A.- LANGUE

C’est un massif de muscle strié squelettique recouvert


d’une muqueuse. La face supérieure est couverte par une
multitude de petites formations spécialisées de

Myofibres Papilles
Lamina filiformes Myofibres
striées
propria
striées
Papilles
filiformes

Papilles
fungiformes

Muqueuse
Nerf
Artérioles
Veinule

Canal Canal excréteur Canal


excréteur intralobaire excréteur
interlobaire

Figure 4: Langue
19
l’épithélium appelées papilles linguales. Elles sont de quatre
types: filiformes, fongiformes, caliciformes et foliées. La
face inférieure de la langue apparaît lisse.
- Les papilles filiformes sont des projections coniques,
minces de l’épithélium, leurs extrémités pointent vers la
région supérieure de la langue. Ce sont les plus
nombreuses des papilles linguales couvrant la plus grande
partie de la face supérieure de la langue. Leur épithélium
est souvent partiellement kératinisé et ne comporte pas de
bourgeons de goût.
- Les papilles fongiformes: elles ressemblent grossièrement
aux champignons, possèdent une tige étroite et une
surface lisse très dilatée, elles se repartissent
irrégulièrement entre les papilles filiformes et contiennent
de rare bourgeons de goût.
- Les papilles caliciformes sont au nombre d’une douzaine
et sont disposées en forme de V à la partie postérieure de
la langue, elles sont plus volumineuses que les papilles
fongiformes. Les canaux excréteurs de nombreuses
glandes séreuses (glandes de Von Ebner) débouchent
dans les sillons qui entourent chaque papille, leurs
sécrétions renouvellent les molécules en contact avec les
bourgeons de goût.
- Les papilles foliées sont bien développés chez de
nombreux mammifères mais sont rudimentaires chez
l’homme, elles se localisent au niveau des parois dorso-
latérales de la langue.

Figure 5: Papilles caliciformes. Les glandes séreuses


de Von Ebner ( flèches)
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-Bourgeons du goût : ce sont de petits corpuscules neuro-
sensoriels situés dans l’épithélium des papilles fongiformes et
caliciformes, chez l’homme il y en a environ 3000.

Figure 6: Papilles foliées de la langue

B.- DENTS ET STRUCTURES ASSOCIEES

L’homme adulte a 32 dents permanentes parmi


lesquelles 16 s’alignent dans l’arc alvéolaire du maxillaire et 16
autres dans l’arc alvéolaire de la mandibule. Elles sont
précèdes par un ensemble de 20 dents déciduales ou dents de
ème ème
lait qui sont éliminées entre la 6 et la 16 année; elles
sont progressivement remplacées par 4 incisives, 2 canines, 4
prémolaires et 6 molaires qui constituent la denture adulte.
Chacun de ces types de dents présente une forme distincte
adaptée à sa fonction spécifique. Ainsi, les incisives
ressemblant aux ciseaux sont spécialisées dans la coupe et le
cisaillement, les canines pointues servent à percer ou à tenir et
les molaires à écraser et broyer.
Chaque dent comporte une zone faisant saillie au niveau de la
gencive, la couronne et une zone dénommée racine qui se
fixe dans une cavité osseuse creusée au sein du maxillaire,
l’alvéole. La couronne est recouverte par l’émail qui est
extrêmement dure et la racine par le cément.
La dent est creusée d’une cavité remplie de tissu fibbro-
vasculaire, la cavité pulpaire qui est revêtue par un tissu
calcifié, la dentine ou ivoire. Cette cavité pulpaire s’étend
jusqu’au sommet de la racine (canalradiculaire); à ce niveau un
21
orifice, le foramen apical permet aux vaisseaux sanguins et
aux nerfs d’aborder la cavité pulpaire. Le ligament
périodontique est une structure fibreuse qui permet d’amarrer
solidement la dent à la paroi de l’alvéole.

1.- Dentine ou ivoire

C’est un tissu minéralisé avasculaire plus dur que l’os


mais de composition semblable, 80% de sa masse est faite des
cristaux d’hydroxyapatite de calcium et 20 % de matière
organique, composée de collagène de type I et de
glycosaminoglycanes. La matrice organique de la dentine est
synthétisée par les odontoblastes, revêtant la face interne des
dents. La matrice produite initialement par les odontoblastes
est non minéralisée et constitue la prédentine ou dentine
primaire. Comme l’os, la dentine persiste longtemps après la
destruction des odontoblastes, il est ainsi possible de conserver
une dent dont la pulpe et les odontoblastes ont étés détruits par
un processus infectieux.

2.- Email

C’est le tissu le plus riche en calcium et le plus dur du


corps humain, 90 % de sa masse est constitué des gros
cristaux d’ hydroxyapatite, 0,5 % des matières organiques et de
l ‘eau. Il est synthétisé par les cellules d’origine ectoblastiques
alors que les autres structures de la dent dérivent soit du
mésoblaste soit de crêtes neurales. La matrice organique de
l’émail n’est pas constituée de collagène mais de deux classes
des protéines: les amélogenines et les énamelanines. La
matrice de l’émail est élaborée par les améloblastes.

3.- Pulpe

Elle est constituée d’un tissu fibreux lâche .On y trouve


des odontoblastes, des fibroblastes, des fibrilles de collagène
et une substance fondamentale contenant des
glycosaminoglycanes. La pulpe est très richement innervée et
vascularisée. Les vaisseaux sanguins et les fibres nerveuses
myélinisées pénètrent par le foramen apicale, se ramifient en
de nombreuses branches.
22
4.- Une Dent Mature

La dentine entoure la pulpe et le canal radiculaire


contenant (tous les 2) un délicat tissu conjonctif fait des
fibroblastes, des histiocytes. On y trouve des odontoblastes,
les vaisseaux sanguins et les nerfs. La dentine ou ivoire
comprend des tubules ondulants et parallèles. La dentine
primaire (la plus vieille) se trouve à la périphérie tandis que la
secondaire se trouve autour de la chambre pulpaire (cavité) où
elle est produite par les odontoblastes au cours de la vie.
Dans la couronne d’une dent dure, à la périphérie de a
dentine et près de sa jonction avec l’émail, se trouvent des
espaces ou trous inter-globulaires, remplis d’air et de la
dentine incomplètement calcifiée ou la dentine inter-globulaire.
Des cavités similaires mais plus rapprochées les unes des
autres s’observent au niveau de la racine de la dent près de la
jonction dentine-cement où elles forment la couche granulaire
de Tomes.

Figure 7: Papilles foliées de la langue


23

La dentine de la couronne est couverte d’une couche


épaisse d’émail fait de prisme d’émail unis par une petite
quantité de substance cimentaire inter-prismatique . Avec une
bonne lumière on peut voir les lignes de Retzius séparant les
bandes de Schreger. A la jonction dentine-émail on peut voir
les fuseaux de dentine et les touffes d’émail.

Bourgeon de la
dent permanente
Tissu fibreux
alvéolaire

Epithélium
dentaire

Réticulum
étoilé
Pulpe
dentaire
Améloblastes

Dentine

Os
alvéolaire

Figure 8 : Dent immature


24

Pulpe Email
dentaire

Améloblastes

Odontoblaste
Pulpe

Prédentine
et fibres de
Tomes

Prismes
Dentine

Figure 9 : Une dent immature

Le cément recouvre la dentine de la racine. Dans le


cément on note des lacunes ainsi que des canalicules

Composition de :
- Dentine
Elle est composée de :
- Sels inorganiques: hydroxyapatite de calcium cristalline
(70-80 %) et
- de la matière organique sous forme de projection
cytolasmique des odontoblastes et des fibres de collagène
type I ainsi que des glycosaminoglycanes.
-Email
C’est le tissu le plus dur de l’organisme est presque
entièrement composé d’hydroxyapatite de calcium ( Ca(
PO4)6(OH) 2
- Cément
Il est semblable à l’os, il est calcifié et renferme du
collagène
25

4.- Structures associées

Les structures responsables du maintien des dents


dans le maxillaires supérieurs et inférieurs sont :le cément, le
ligament périodontique, l’os alvéolaire et la gencive.
- Le cément recouvre la dentine de la racine, il possède une
architecture semblable à celle de l’os mais est dénué des
systèmes de Havers et de vaisseaux sanguins. Lorsque le
ligament périodontique est détruit, le cément subit un
processus de nécrose et doit être éliminé. Une production
continue de cément permet de compenser cette perte et de
maintenir un étroit contact entre la racine et la paroi de
l’alvéole.
- Le ligament périodontique est formé de tissu conjonctif
dense dont les fibres pénètrent dans le cément jusqu’à la
paroi osseuse de l’alvéole permettant ainsi des
mouvements limités de la dent. Il sert de périoste à l’os
alvéolaire.
L’os alvéolaire est immédiatement au contact du ligament
périodontique. Les vaisseaux et les nerfs cheminent dans l’os
alvéolaire afin d’atteindre le foramen apical de la racine pour
pénétrer dans la pulpe
-La gencive est une muqueuse solidement reliée au périoste
des maxillaires supérieur et inférieur. Elle comporte un
épithélium de revêtement pavimenteux stratifié. Le tissu
conjonctif sous jacent présente de nombreuses papilles.

II.- PHARYNX

C’est une région de transition entre le système digestif


et respiratoire, il est revêtu d’un épithélium malpighien stratifié
sauf dans sa région respiratoire ou l’épithélium est cylindrique
pseudo-stratifié cilié avec cellules caliciformes. Dans le
pharynx se trouvent les amygdales qui font partie du tissu
lymphoïde associé aux muqueuses (MALT).

III.- OESOPHAGE

C’est un tube à paroi musclée, dont la fonction est de


transpoter le bol alimentaire de la cavité buccale à l’estomac. Il
est revêtu d’un épithélium malpighien non kératinisé. Le plus
26
souvent, il comporte les quatre principales tuniques que l’on
trouve dans la structure générale du tube digestif.
- La sous muqueuse contient de nombreux vaisseaux
sanguins, des fibres collagènes entrelacées et de fibres
élastiques.
- La musculeuse comprend des couches longitudinales
externes et circulaires internes de myofibres lisses. Dans le
tiers supérieur de l’œsophage, la musculeuse est formée
par du muscle strié; dans le tiers moyen, c’est un mélange
des myofibres striées et lisses et dans le tiers inférieur c’est
le muscle lisse. La paroi oesophagienne comprend deux
catégories des glandes : les glandes oesophagiennes
muqueuses (glandes oesophagiennes cardiales) qui sont
limités au chorion, les glandes oesophagiennes sous
muqueuses qui s’étendent dans la sous muqueuse. Les
deux types sont des glandes tubuleuses ramifiées ne
contenant que des cellules muqueuses. La fonction
principale de ces glandes est de fournir une couche de
mucus lubrifiante pour faciliter le transport des aliments
vers l’estomac.

IV.- ESTOMAC

Il est considéré comme un organe mixte exocrine et


endocrine, il permet d’une part la digestion et secrète d’autre
part des hormones. Il s’agit d’une région dilatée du tube digestif
ayant pour fonction de poursuivre la dégradation des
glucides qui a commencé dans la cavité buccale, d’adjoindre
une sécrétion acide au bol alimentaire et le transformer
grâce à son activité musculaire en une masse (le chyme),
enfin de commencer la digestion des protéines grâce à une
enzyme la pepsine. L’estomac produit également une
lipase qui associée à la lipase linguale dégrade les
triglycérides.
Anatomiquement, l’estomac est divisé en quatre régions: le
cardia, le fundus, le corps et le pylore. Du fait de la structure
identique en microscopie optique du fundus et du corps, les
histologistes distinguent trois régions:
27
A.- MUQUEUSE GASTRIQUE

Elle comporte un épithélium de surface qui s’invagine


dans le chorion pour former des cryptes. Au fond de ces
cryptes débouchent des glandes tubuleuses (cardiales,
gastriques et pyloriques) caractéristiques de chaque région
de l’estomac. Le chorion est constitué d’un tissu fibreux lâche
au sein duquel se trouvent dispersés des cellules musculaires
lisses et des éléments lymphoïdes. Une couche de tissu
musculaire lisse, la muscularis mucosae sépare la muqueuse
de la sous muqueuse. L’épithélium revêtant la surface et les
cryptes est un épithélium cylindrique simple constitué
uniquement des cellules muqueuses.

1.- Le cardia

C’est une bande circulaire qui constitue une zone de


transition entre l’œsophage et l’estomac, son chorion comporte
des glandes tubuleuses simples parfois ramifiées: les glandes
cardiales qui ont une structure identique à celle des glandes
cardio-oesophagiennes de la portion terminale de l’œsophage.

2.- Fundus et corps

Son chorion (lamina propria) comporte des glandes


tubuleuses ramifiées, les glandes gastriques ou fundiques
qui contribuent à la formation du suc gastrique.
Leur épithélium contient cinq types des cellules: les cellules
souches, les cellules muqueuses du collet, les cellules
bordantes, les cellules principales et les cellules
entérochromaffines.

a.- Les cellules souches sont de petites cellules basophiles


limitées au col de la glande, leur prolifération est
responsable du renouvellement continu de la muqueuse
gastrique.
28

Epithélium
de surface

Glandes
gastriques

Muscularis
mucosae

Sous-muqueuse

Figure 10 : Paroi gastrique

b.- Les nombreuses cellules muqueuses du collet se


localisent entre les cellules pariétales du col des glandes,
elles ont une forme irrégulière et leur noyau se localise en
position basale.

c.- Les cellules bordantes ou pariétales: ce sont de grandes


cellules arrondies qui se localisent essentiellement dans la
partie supérieure des glandes gastriques, elles ont un
noyau central et un cytoplasme intensément éosinophile.
Les cellules pariétales secrètent l’HCl, KCl et le facteur
gastrique intrinsèque de Castle, une glycoprotéine
nécessaire à l’absorption de la vitamine B12, et à la
production d’érythrocytes dans la moelle osseuse.
29

Cellules
pariétales

Cellules
principales

Musculaire
muqueuse

Figure 11 : Glandes gastriques

d.- Les cellules principales ou zymogéniques représentent


le type cellulaire prédominant du tiers inférieur des
glandes fundiques, elles ont un cytoplasme fortement
basophile et des granulations sécrétoires nettes. Ces
granulations contiennent du pepsinogène, le précurseur
de l’enzyme protéolytique la pepsine. Ces cellules
secrètent aussi une petite quantité des lipases qui
dégradent les lipides en acides gras.

e.- Les cellules entérochromaffines se localisent au fond des


glandes gastriques et secrètent différentes hormones telles
le glucagon, la sérotonine, la gastrine et la somatostatine.
30

Epithélium de surface

Lamina
propria

Crypte

Glande gastrique

Nodule lymphoïde

Musculaire muqueuse

Sous-muqueuse

Figure 12: Paroi gastrique


31

Epithélium Epithélium

Lymphocyte
Cryptes

Capillaire

Figure 13 : Muqueuse gastrique

3.-Pylore
Il présente de profondes cryptes au fond desquelles
débouchent des glandes tubuleuses ramifiées: les glandes
pyloriques qui secrètent le mucus et le lysozyme; les cellules
entérochromaffines y sont fréquentes. Son chorion un tissu
fibreux lâche contenant les fibroblastes, des éosinophiles, des
macrophages, des plasmocytes et des mastocytes; de plus, on
y trouve des cordons grêles des cellules musculaires lisses qui
montent de la musculaire muqueuse au chorion.

B.- LA SOUS MUQUEUSE

Elle comporte du tissu fibreux dense ainsi que des


vaisseaux sanguins et lymphatiques; elle est infiltrée
d’éléments lymphoïdes, des macrophages et des mastocytes.
32

C.- LA MUSCULEUSE

Elle est formée de faisceaux musculaires lisses


longitudinaux pour la couche externe, circulaires pour la
couche moyenne et oblique pour la couche interne. Au niveau
du pylore la couche moyenne s’épaissit considérablement et
constitue le sphincter pylorique.

D.- LA SEREUSE

Elle apparaît très mince et est revêtue par un


mésothélium

V.- INTESTIN GRELE.

C’est la région où la digestion se termine; c’est de plus


un lieu d’absorption et de sécrétion hormonale.
L’intestin grêle a une longueur d’environ 5 mètres et
comporte trois segments: le duodénum, le jéjunum et l’iléon.

A.- MUQUEUSE

Macroscopiquement la paroi de l’intestin grêle présente


des replis permanents semi-lunaires: les valvules
conniventes ou valvules de Kerckring, elles sont constitués
d’une saillie de la muqueuse et de la sous muqueuse, elles sont
particulièrement développés dans le jéjunum et constitue un
critère anatomique caractéristique de cette région.
1.- Les villosités intestinales constituent des saillies de la
muqueuse se projetant dans la lumière de l’intestin grêle, elles
comportent un axe formé par le chorion revêtu d’épithélium,
elles apparaissent foliées dans le duodénum et prennent un
aspect digitiforme dans l’iléon.Entre les villosités se localisent
les orifices des glandes tubuleuses simples: les glandes
intestinales ou glandes de Lieberkhün.
-L’épithélium recouvrant les villosités se continue avec celui des
glandes. Les glandes intestinales comportent des cellules
souches, des cellules absorbantes, des cellules
caliciformes, des cellules de Paneth et des cellules
endocrines.
33
a.- cellules absorbantes ou entérocytes: ce sont des cellules
cylindriques à noyau ovalaire localisé au tiers basal et ayant à
la région apicale, une bordure en brosse formée de
nombreuses microvillosités tassées les unes contre les
autres. Ces microvillosités jouent un rôle physiologique
important car elles augmentent considérablement la zone de
contact entre la surface de la muqueuse et le bol alimentaire.
- La fonction la plus importante de ces cellules est
d’absorber les constituants résultant du processus de la
digestion.

Figure 14 : Muqueuse gastrique

b.- Cellules caliciformes: elles se disposent de manière


dispersée entre les cellules absorbantes. Elles sont peu
nombreuses dans le duodénum et leur proportion augmente
au fur et à mesure que l’on se rapproche de l’iléon; elles
synthétisent les glycoprotéines acides qui en s’hydratant
constitue le mucus; ce mucus a pour fonction principale de
protéger et de lubrifier la surface de l’intestin.
c.- Cellules de Paneth: elles se localisent au fond des glandes
intestinales; il s’agit des cellules exocrines possédant des
grains de sécrétion volumineux et éosinophiles dans la partie
apicale de leur cytoplasme, ces grains contiennent le
34
lysozyme qui exerce une activité antibactérienne et joue un
rôle dans le maintien de la flore intestinale.
d.- Cellules endocrines ou entérochromaffines: ce sont de
petites cellules situées à la base de l’épithélium, elles
contiennent des granulations argyrophiles denses. Les
différents types des cellules entéro-endocrines secrètent
différentes hormones peptidiques qui modulent les diverses
activités du tube digestif.
- Cellules G sécrétant la gastrine sont nombreuses dans le
duodénun, rares dans le jéjunum et absentes dans l’iléon.
- Cellules S sécrétant la sécrétine
- Cellules I sécrétant la cholécystokinine
- Cellules D secrétant la somatostatine
- Cellules ECI sécrétant la motiline
- Cellules L sécrétant l’enteroglucagon

Le chorion de l’intestin grêle est constitué d’un tissu


fibreux lâche comportant des vaisseaux sanguins et
lymphatiques, des fibres nerveuses et des cellules musculaires
lisses.
Le chorion et tous ses constituants forment l’axe des
villosités intestinales; les cellules musculaires lisses permettent
un mouvement rythmique des villosités, processus jouant un
rôle important dans l’absorption.
La musculaire muqueuse ne présente aucune
particularité.

B.- LA SOUS MUQUEUSE

Elle comporte dans la portion initiale du duodénum des


groupes des glandes ramifiées et pelotonnées, qui s’abouchent
aux glandes intestinales: les glandes duodénales ou glandes
de Brunner, elles comportent des cellules muqueuses dont le
produit de sécrétion protége le duodénum de l’acidité du suc
gastrique.
Le chorion de la sous muqueuse de l’intestin grêle
contient des amas des follicules lymphoïdes, les plaques de
Peyer; chaque plaque de Peyer comporte 10 à 200 follicules et
il en existe environ 30 localisés essentiellement au niveau de
l’iléon.
35
C.- LA MUSCULEUSE

Elle comprend les couches longitudinale externe et


circulaire interne de muscle lisse, elle est responsable du
péristaltisme.

D.- LA SEREUSE

Elle est constituée d’une couche continue d’épithélium


pavimenteux appelée mésothélium; elle est séparée de la
musculeuse sous jacente par une mince couche de tissu
fibreux. L’intestin grêle est suspendu à la paroi dorsale de
l’abdomen par le mésentère composé de deux couches de
mésothélium situés de part et d’autre d’une mince couche de
tissu fibreux à travers lequel les vaisseaux sanguins atteignent
l’intestin.

E.- VAISSEAUX ET NERFS

Les vaisseaux sanguins pénètrent dans la musculeuse


et forment un volumineux plexus dans la sous muqueuse. De
ce plexus, émanent des branches qui traversent la musculaire
muqueuse et se rendent dans le chorion des villosités.
L’axe des villosités comporte de volumineux capillaires
lymphatiques, les chylifères qui cheminent dans le chorion et
constitue un plexus à proximité de la musculaire muqueuse, de
là, il se dirige vers la sous muqueuse où il entoure les follicules
lymphoïdes.
L’innervation comporte un composant intrinsèque et un
composant extrinsèque. Le composant intrinsèque est composé
de groupements des neurones formant le plexus nerveux
myenterique (plexus d’ Auerbach) entre les couches
longitudinales internes et externes de la musculeuse, et le
plexus sous muqueux, plexus de Meissner localisé dans la
sous muqueuse. Cette innervation intrinsèque est responsable
de la motilité intestinale qui s’effectue en l’absence de l
innervation extrinsèque.
L’innervation extrinsèque est formée des fibres
nerveuses parasympathiques cholinergiques qui stimulent
l’activité musculaire intestinale et des fibres nerveuses
sympathiques adrénergiques qui au contraire la dépriment..
36
VI.- GROS INTESTIN

Il a environ 1,5 m de longueur et un diamètre plus


grand que l’intestin grêle. Il comprend le caecum, le colon
ascendant, le colon transverse, le colon descendant, le
rectum et l’anus.

A.- MUQUEUSE

Elle est dépourvue des replis sauf dans la région


rectale de plus, il n’existe pas des villosités. La muqueuse
contient des glandes en forme des tubes.
-L’épithélium comprend des enterocytes cylindriques, de
nombreuses cellules caliciformes et des cellules
enterochromaffines très dispersées; les enterocytes sont
abondantes à la surface de la muqueuse et dans le tiers
supérieur des glandes. Les fonctions du gros intestin sont
l’absorption de l’eau et la formation des matières fécales et du
mucus.
- Le chorion comporte de nombreuses cellules lymphoïdes
ainsi que des follicules lymphoïdes qu s’étendent dans la
sous muqueuse; cette importance du tissu lymphoïde est
en rapport avec l’abondante population bactérienne qui
siége dans le gros intestin.
- -Dans la partie distale du rectum la muqueuse et le chorion
forment plusieurs plis longitudinaux permanents
appelés colonnes de Morgagni.
- -Au niveau de l’anus, on observe une transition brusque de
l’épithélium cylindrique vers un épithélium malpighien
kératinisé où on observe des glandes sébacées et des
grosses glandes apocrines.

B.- MUSCULEUSE

Elle est constituée de deux couches de fibres


musculaires lisses longitudinale et circulaire. Les fibres de la
couche longitudinale externe se rassemblent pour constituer
trois bandes longitudinales épaisses dénommes bandelettes du
colon ou teniae Coli.
-Au niveau de l’anus, la couche circulaire interne est épaissie
forment le sphincter anal interne ; un anneau circulaire de
muscle strié forme plus loin le sphincter anal externe.
37
-Dans la portion intra-péritonéale du colon, la séreuse comporte
de petites saillies pédiculées constituées de tissu adipeux : les
appendices épiloiques.

VII.- APPENDICE

C’est une évagination du caecum, un organe


rudimentaire tubulaire sans fonction connue. Sa paroi contient
toutes les couches du tractus intestinal ; elle est épaissie par de
nombreux follicules lymphoïdes qui forment une couche
presque continue dans le chorion et s’étendent dans la sous
muqueuse.
-L’ épithélium est constitué principalement d’enterocytes et des
cellules M surplombant les follicules lymphoïdes; on trouve peu
des cellules caliciformes et de rares cellules entero-endocrines.
-Le chorion situé entre les follicules lymphoïdes est rempli des
lymphocytes, des plasmocytes et des macrophages.
-La musculeuse et la séreuse sont sans particularités.

VIII.- GLANDES ASSOCIEES AU TUBE DIGESTIF

Elles comportent les glandes salivaires, le pancréas,


le foie, et la vésicule biliaire.
- Le pancréas a pour fonction de fabriquer des enzymes
digestives dont l’action s’exerce sur l’intestin grêle et de
synthétiser des hormones telles que l’insuline et le
glucagon.
- Le foie fabrique de la bile qui joue un rôle important dans la
digestion des graisses. Le foie joue également un rôle
majeur dans le métabolisme lipidique, glucidique et
protéique et de plus inactive et métabolise de nombreuses
substances toxiques ainsi que des médicaments. Le foie
participe aussi au métabolisme du fer et à la synthèse des
protéines sanguines et des facteurs de la coagulation. La
vésicule biliaire déshydrate la bile et la stocke sous forme
concentrée.

A.- GLANDES SALIVAIRES

Les glandes salivaires ont pour fonction d’humidifier et


de lubrifier la cavité buccale et son contenu; d’amorcer la
digestion des hydrates de carbone par la sécrétion de
38
l’amylase, et de secréter certaines substances telles que les
immunoglobulines Ig A, le lysozyme et la lactoférrine qui jouent
un rôle protecteur.
Les glandes exocrines de la cavité buccale fabriquent
de la salive qui exerce des fonctions digestive, lubrifiante et
immunologique. Outre les petites glandes reparties dans la
cavité buccale, il existe trois paires de volumineuses glandes
salivaires: la parotide, la sous maxillaire, et la sublinguale.
Ces glandes comportent en général deux types des cellules
sécrétrices, séreuses et muqueuses ainsi qu’un système
excréteur.
- Les cellules séreuses sont habituellement pyramidales, leur
base large repose sur la membrane basale, leur extrémité
étroite et pourvue de courtes microvillosités est en rapport
avec la lumière. Les cellules séreuses se regroupent pour
former des unités sécrétoires sphériques dont la lumière est
centrale, les acini.
- Les cellules muqueuses sont habituellement cubiques ou
cylindriques, leur noyau ovalaire apparaît plaqué à la base de la
cellule; elles présentent toutes les caractéristiques des cellules
sécrétrices de mucus. Elles se regroupent souvent sous forme
des tubes formés d’une rangée des cellules sécrétrices
cylindriques entourant la lumière.

1.- LA PAROTIDE

La parotide est une glande séreuse pure ayant une


capsule bien développée. De la capsule partent des bandes
fibreuses ou des septa subdivisant la glande en lobules.
Chaque lobule est fait d’une masse d’acini séreux supportés
par un tissu conjonctif. Chaque acinus est fait des cellules
pyramidales arrangées autour d’une petite lumière rarement
visible. Les cellules acinaires sont pourvues d’un petit noyau
rond basal et d’un cytoplasme légèrement basophile. Au fort
grossissement on note des filaments de matériel chromophobe
à la base de la cellule tandis que le pole apical contient des
granules sécrétoires éosinophiles, granules zymogènes et en
nombre variable selon l’état sécrétoire. Entre l’épithélium
glandulaire et la membrane basale se trouvent des cellules
myoépithéiales dont seul le noyau est visible. On y note aussi
39
des vaisseaux sanguins, du tissu adipeux, des canaux
excréteurs secondaires et les canaux intercalés.
Les canaux intercalés sont bordés d’un épithélium
cubique, sont de petit diamètre et drainent les acini, tandis que
les canaux striés ont un diamètre plus grand et sont bordés
d’un épithélium cylindrique. On y note beaucoup de filaments
chromophiles (striations) et le noyau rond et central. Les
canaux striés drainent dans les canaux excréteurs
interlobulaires situés dans les septa fibreux subdivisant les
lobules; ils sont bordés d’un épithélium variant du simple au
pseudostratifié dans les plus grands. Dans le tissu conjonctif
interlobulaiare on note aussi des vaisseaux sanguins, des nerfs
et parfois des ganglions parasympathiques.

Tissu
Artériole adipeux

Lobule

Canaux
excréteurs
Canaux intralobulaires
excréteurs
interlobaires

Tissu
adipeux
Septas
interlobaires
Acinus

Figure 15 : Parotide
40
2.- LA GLANDE SOUS-MAXILLAIRE

Elle a la même structure sauf qu’elle est mixte, plus


séreuse que muqueuse.

Lobule

Canal
excréteurs
intralobulaire
Canaux
excréteurs
interlobulaires Alvéoles
muqueux

Acinus

Tissu
adipeux

Figure 16 : GLANDE SOUS-MAXILLAIRE

3.- LA GLANDE SUBLINGUALE

Elle a aussi la même structure sauf qu’elle est mixte,


plus muqueuse que séreuse.
41

Figure 17 : GLANDE SUBLINGUALE

B.- LE PANCREAS

A.- Histologie

Il est composé d’une masse d’acini séreux arrangés en


plusieurs petis lobules indistincts et groupe de lobules. Les
acini sont séparés par du tissu fibreux intralobulaire tandis que
les lobules sont séparés les uns des autres par du tissu fibreux
inter-lobulaire. Les acini comprennent des cellules zymogènes
sécrétoires périphériques ainsi que des cellules centro-
acinaires dans la lumière. Entre la membrane basale et la
glande, on observe parfois des cellules en raquettes (basket
cell). Les acini sont drainés par les canalicules intercalés, petits
et bordés d’un épithélium cubique, tandis que leslobules sont
drainés par canaux inter-lobulaires plus grands bordés d’un
épithélium cubique ou cylindrique. Les structures rondes faites
des cordons anastomosés des cellules, les îlots de
langerhans se trouvent entre les acini dans les lobules.
42

Septa interlo-
bulaires
Acinus

îlot de
Langerhans

Canaux
excréteurs
interlobulaires

Corpuscule de Paccini

Figure 18 : Pancréas

Les vaisseaux sanguins et les nerfs se trouvent dans le tissu


conjonctf interlobulaire. On y note aussi des structures à
architecture lamellaire, les corpuscules de Pacini.
43

Granules zymogènes

Substance basiphile

Figure 19 : Acini pancréatiques

Chaque îlot de langerhans comprend les cellules et


contenant des granules rouges (Chrome-ématoxylline-Phloxine
de GOMORI) et les cellules β à granules bleus ((Chrome-
ématoxylline-Phloxine de GOMORI). Les cellules α tendent à
être périphériques tandis que les β sont en profondeur de l’îlot
comprenant en outre un riche réseau capillaire.
La glande est drainée par le canal de WIRSUNG qui se
ramifie en canaux excréteurs inter-lobulaires dans lesquels
débouchent les canaux intercalés (les intra-lobulaires étant
absents). Les intercales sont terminés par les acini.
44

Cellules α

Cellules ß

Capillaires

Tissu fibreux

Acinus pancréatique

Figure 20 : îlot de Langerhans et acini pancréatiques

B.- HISTOPHYSIOLOGIE

Le pancréas exocrine, sécrète sous l’effet de 2 hormones,


la sécrétine et la pancréozymine actuellement appelée
cholecytokinine, secrétées par la par la muqueuse duodénale,
les enzymes et coenzymes nécessaires à la digestion à savoir:
trypsinogène, chymotrypsinogène, carboxy-peptidase,
ribonucléase, deoxyribonucléase, lipase et l’amylase.
- le pancréas endocrine sécrète le glucagon par ses
cellules  , et l’insuline par ses cellules  , hormones
impliquées dans le métabolisme des hydrates de carbone.
45
C.- LE FOIE

A.- Histologie

La structure histologique du foie est lobulaire. Il est


recouvert par la capsule de Glisson en dessous de laquelle se
trouve le parenchyme hépatique subdivisé en lobules
hépatiques. Chaque lobule hépatique est une masse
prismatique polygonale d’environ 0,7 X 2 mm. Chez les limites
entre l 2 lobules ne pas toujours évidentes; entre 2 lobules il
existe une fente ou fissure de Kiernan, tandis qu’ entre 3
lobules se trouve un espace inter-lobulaire dit aussi espaces-
porte ou espace de Kiernan.

Veinule
porte

Espace-porte

Veine centrolobulaire
Lobule
hépatiqu
e

Lobule
hépatique
Figure 21 : Foie

A certains endroits la séparation entre lobules n’est pas


apparente ou évidente. Au centre de chaque lobule se trouve la
veine centrolobulaire ou intra-lobulaire. Du centre de chaque
lobule partent les travées d’hépatocytes avec les sinusoïdes
entre elles. Le sang des branches de l’artère hépatique et de la
veine porte passe à travers les sinusoïdes qui s’ouvrent ou le
drainent dans la veine centro-lobulaire.
46
Une autre référence est l’unité fonctionnelle du foie, le
lobule-porte ; il comprent le parenchyme hépatique compris
dans le triangle ayant pour sommets, 3 veines centro-lobulaires
voisines et pour centre, un espace-porte

Espace-porte

Veines
centrolobulaires

Lobule
hépatique

Figure 22 : Foie

Travée de
Remark

Hépatocyte

Sinusoïde

Hépatocyte

Figure 23 : Foie
47

Une autre façon de voir est de considérer comme une


unité, le parenchyme hépatique irrigué par les branches
terminales des veines et artères inter-lobulaires. Cette unité est
appelée « acinus hépatique ». Elle a la forme d’un diamant et
comprend le parenchyme hépatique compris dans un losange
ayant une diagonale reliant compennt une veine centro-
lobulaire à chaque extrémité (sommet opposé) et 2 espaces-
porte reliés par une diagonale (espace-espace) comprend les
branches terminales de la veine porte et de l’artère hépatique
ainsi qu’un canal biliaire. Cette façon de voir indique que le foie
est composé de nombreux acini, en forme de diamant et que
les cellules les plus proches des vaisseaux sont les mieux
irriguées. En dehors de cette zone 1, vient la zone 2 et plus en
périphérie la zone 3. Cette répartition en zones explique la
différence de la sévérité des lésions observées au niveau des
hépatocytes par des agents toxiques variés. La veine centro-
lobilaire est juste bordée d’une couche endothéliale se
continuant avec l’endothélium des sinusoîdes tapissant la
surface des hépatocytes. Les hépatocytes sont des cellules
polyédriques à noyau rond central.
Dans l’espace porte se trouvent plusieurs canaux
biliaires bordés d’un épithélium cubique couvert d’un fin tissu
conjonctif. On y trouve des branches de l’artère hépatique à
petite lumière ronde et une paroi épaisse, une branche de la
veine porte ayant une large lumière ainsi que des vaisseaux
lymphatiques. Le tissu conjonctif entoure les vaisseaux et les
lobules. Le long des sinusoïdes se trouvent les cellules du
système réticulo-endothélial à savoir les cellules de KUPFFER
formant une ligne discontinue dans le sinusoïde et présentant
des prolongements cytoplasmiques. Entre les hépatocytes de
chaque travée hépatocytaire se trouve des canalicules biliaires
se ramifiant latéralement entre ces hépatocytes. Le long des
sinusoïdes se trouvent des fibres de réticulum. Les hépatocytes
renferment de nombreuses mitochondries colorées en rouge et
les gouttelettes de lipides colorées en bleu après coloration
d’ALTMANN. (fixation avec le bicarbonate de potassium et
coloré avec la fuschisine et différencié avec l’acide picrique). Ils
contiennent aussi beaucoup de glycogène.
48
B.- HISTOPHYSIOLOGIE

1.- Stockage :
- des hydrates de ca en glycogène.
- les hépatocytes prennent les acides aminés du sang pour
construire et stocker les protéines.
- Ils stockent aussi les lipides et quelques vitamines A et B12.

2.- Transformation et conjugaison

a.- Transformation
Lorsque l’alimentation est riche en protéines et pauvre
en glucides, les hépatocytes par la néoglucogenèse en
transforment une partie en glucides et ainsi la glycémie peut
être corrigée. Ils assurent la combinaison des lipides venant du
sang à la choline et au phosphore pour former les
phospholipides composants essentiels des membranes
cellulaires.

b.-Conjugaison

Les hépatocytes transforment et détoxiquent certains


produits indésirables absorbés par l’intestin ou formé s dans
l’organisme. Par exemple l’ammoniac dérivant du métabolisme
des acides aminés est toxique à une certaine concentration.
Pour éviter d’atteindre cette concentration toxique, les
hépatocytes utilisent l’ammoniac dans la synthèse de l’urée qui
n’est pas toxique et est éliminée par les reins.

3.- Synthèse

Les hépatocytes synthétisent la plupart des protéines


sanguines: albumine, fibrinogène, la plupart des globulines
ainsi que les protéines impliquées dans la coagulation du sang.

4.- Régulation de la concentration de certaines substances


dans le sang.

Les hépatocytes règlent la glycémie en captant et


stockant le glucose du sang après les repas sous forme de
49
glycogène. Ils transforment le glycogène en glucose qu’ils
libèrent dans le sang pour éviter l’hypoglycémie entre les repas.

5.- Synthèse et Sécrétion de la bile

D.- LA VESICULE BILIAIRE

Sa paroi comprend une muqueuse dont les replis


apparaissent dans une vésicule vide ou relâchée et
disparaissent dans celle distendue. Sa muqueuse est bordée
d’un épithélium cylindrique simple à noyau basal. Dans sa
lamina propria s’observent des diverticules ou cryptes donnant
une fausse impression des glandes lorsqu’ils sont
transversalement. Les lymphocytes infiltrent normalement la
lamina propria et l’épithélium. Sous la lamina se trouve une
couche de fibres musculaires lisses mêlées à des fibres
élastiques et du tissu fibreux irrégulier. Il n’y existe pas de
muscularis mucosae. La couche de muscle lisse est recouverte
d’un épais tissu fibreux irrégulier recouvert à son tour par la
séreuse péritonéale sauf là où elle est attachée au foie.

CHAPITRE 4 : PATHOLOGIE DU TISSU


LYMPHOIDE

INTRODUCTION

Le tissu lymphoïde comprend :


1.- Les organes lymphoïdes centraux ou primaires, le thymus et la
moëlle osseuse, qui hébergent dès la naissance, les cellules
souches (les immunoblastes ) dont ils assurent la différenciation
et la multiplication indépendamment de tout contact antigénique.
2.- Les organes lymphoïdes périphériques ou secondaires, qui
reçoivent des précédents, les cellules différenciées, les
lymphocytes B ou T. Ils sont généralement le siège du contact
antigène-cellules impliquées dans la réponse immunitaire.

I. - GANGLION LYMPHATIQUE

A. - DEFINITION
50
Un ganglion lymphatique est une collection
organisée de tissu lymphoïde localisée le long des vaisseaux
lymphatiques.
Il est traversé par la lymphe sur son chemin vers le canal
thoracique. Il est réniforme. Sur son bord convexe arrivent les
vaisseaux lymphatiques afférents qui pénètrent sa capsule, se
collectent en un sinus marginal ou sous-capsulaire, tandis que
de son bord concave partent les vaisseaux lymphatiques
efférents; les vaisseaux sanguins entrent et sortent par ce
même bord.
B. - STRUCTURE ANATOMIQUE ET
FONCTIONNELLE

Le parenchyme ganglionnaire est classiquement


subdivisé en 3 compartiments anatomiques majeurs : le cortex,
le paracortex et la médullaire.
51

Cordons de lymphocytes

Sinus sous-
capsulaire

Sinus sous-
capsulaire

Paracortex
le cortex (corticale externe), le paracortex (corticale interne) et la
Veinules Capsule
médullaire.
post-
capillaires
Follicules lymphoïdes

Tissu
adipeux

Figure 24 : Structure histologique d'un ganglion lymphatique.


52
1.- LE CORTEX

Il comprend :
a.- follicules primaires ou non stimulés :
Ce sont des agglomérations rondes ou ovoïdes
compactes de petits lymphocytes ronds et matures mêlés aux
cellules réticulaires dendritiques.
Au point de vue immunohistochimique, les
lymphocytes du follicule primaire portent les immunoglobulines
de surface (SIg) M et D, avec la chaîne légère Kappa
prédominante, possèdent les antigènes liés à
l'histocompatibilité (HLA-DR) et portent les récepteurs pour la
ème
3 portion du complément (C3b-R).
Ils ne portent pas les immunoglobulines de surface G et les
immunoglobulines cytoplasmiques G (Clg G). Ils réagissent
avec un grand nombre d'anticorps (Ac) monoclonaux dirigés
contre les lymphocytes B matures par exemple BA1 et B1.
Leur phénotype est donc SigD + SigM + HLA-DR +
C3bR +BA1 + B1+. Ils sont SigG Ŕ et CigG-. On y trouve mêlés
les lymphocytes T aides/inducteurs (OKT4 Leu 3a+) et
suppresseurs/cytotoxiques (OKT4 Leu 2a+, CD8).

b. - Follicules Secondaires ou Stimulés

1). - La couronne lymphocytaire ayant la même composition


que les follicules primaires.
2). - Centre Germinatifs : Ils sont constitués de petits
centrocytes (petites cellules à noyau échancré ou incisé et
à cytoplasme peu abondant), de grands centrocytes (plus
grands mais ayant la même configuration que les petits
centrocytes), de petites et grandes cellules à noyau non
clivé ou non échancré et appelées centroblastes par
LENNERT, des cellules réticulaires dentritiques, des
macrophages, des plasmocytes et de petits lympocytes.
Immunohistochimiquement la majorité des
centrocytes et des centroblastes sont SigG+, SigG+, SigA+
mais SigD-. Les centrocytes sont en plus CIgM+, CigA+ mais la
chaîne légère Kappa est toujours prédominante. Une minorité
est SIg- et CIg-.
Ces lymphocytes sont pan B+ et HLA-DR+ et réagissent avec
les anticorps de différenciation des lymphocytes B : ils sont
donc B1+, BA2+ et OKTIO +
53
L'origine de toutes ces cellules est la moelle osseuse.
2. - PARACORTEX
Il se compose de petits lymphocytes ronds, des
veinules post capillaires, des cellules réticulaires interdigitantes.
Immunohistochiquement les lymphocytes
paracorticaux sont des T C3bR-, HLA-DR-, Ils sont en majorité
(60-80%) OKT4 Leu 3a+ et pour le reste OKT8 Leu 2a+ dont

3. - LA MEDULLAIRE
Elle est composée de cordons anastomosés de petits
lymphocytes B et T tassés les uns contre les autres et d'un
nombre variable de plasmocytes et des sinus intermédiaires
entourant ces cordons médullaires. Par ailleurs, les sinus
traversent et entourent partiellement le ganglion lymphatique.

II. LA RATE

La rate comprend la pulpe blanche et la pulpe.

A.- LA PULPE BLANCHE


C'est un ensemble d’amas lymphoïdes autour d'une
artériole centrale, l'artériole pénicillaire.
On distingue 2 zones :
a.- La Zone Périatériolaire
C'est un manchon cellulaire plus ou moins symétrique
autour de l'artériole pénicillaire, branche de l'artère trabéculaire.
Cette zone correspondant à la zone T de la rate.

b.- Le Follicule Lymphoïde.


Il correspond à la partie de la pulpe blanche comprise
entre la zone périartériolaire et la pulpe rouge. Il a la même
composition que celui du ganglion lymphatique, correspond à la
zone B et inclut la zone marginale.
B.- LA PULPE ROUGE
C'est un réseau de cordons cellulaires, des sinus et des
fibres de réticuline. Les cordons cellulaires comprennent
beaucoup de macrophages, les phagocytes mononucléaires et
ont une épaisseur allant d'une à plusieurs cellules. On y note
en plus une quantité importante de globules rouges.
54

Centre
Corpuscule germinatif
de Malpighi
Artère
pénicillaire ou
artère
centrale
Trabécules

Veines
Cordons de trabéculaires
Billroth

Trabécules

Figure 25 : Rate

Trabécule fibreuse Artère trabéculaire


Sinusoïde

Corpuscule
de Malpighi

Artère pénicillaire
ou artère
centrale

Figure 26 : Rate
55
III.- THYMUS

C’est un organe lymphoïde primaire situé dans le


thorax en avant des gros vaisseaux qui émergent du cœur. Il
est assez volumineux au début de la vie et pèse environ 200 g
à la naissance, chez l’adulte il subit une régression ou une
involution et est remplacée par du tissu fibroadipeux.

Lobule Cortex

Médullaire

Septas fibreux Corpuscules


interlobulaires de Hassall

Médullaires

Figure 27 : Thymus

Il comprend 2 lobes entourés par une mince capsule


d’où partent des cloisons fibreuses subdivisant l’organe en
petits lobules. Chaque lobule comprend une zone périphérique
le cortex et une zone centrale la médullaire. Les types
cellulaires principaux du thymus sont les lymphocytes et les
cellules réticulo-épithéliales ou cellules réticulaires.
Immédiatement sous la capsule se trouvent une couche
presque continue de cellules réticulaires. Plus profondément les
56
lymphocytes remplissent les interstices d’un réseau
tridimensionnel de cellules réticulaires étoilées. Ces cellules
ont un cytoplasme acidophile et un noyau pâle et présentent
des prolongements cytoplasmiques. Chez l’embryon le premier
organe à être peuplé par les lymphocytes. Il est d’abord
ensemencé par des lymphoblastes amenés par la voie
sanguine en provenance de la vésicule vitelline de l’embryon,
par la suite il est colonisé par les lymphoblastes et les
prolymphocytes provenant du foie et de la moelle osseuse.

Médullaires

Corpuscule
de Hassall

Cellules
réticulaires

Figure 28 : Thymus

Dans le thymus ces cellules prolifèrent de façon


intensive au niveau du cortex. Leur descendance se différencie
au fur et à mesure qu’elles se déplacent vers le centre de la
médullaire. Les lymphocytes du cortex sont les petits
lymphocytes matures. Nombreux d’entre ces cellules du cortex
et de la médullaire sont engagés dans un processus
d’aptoptose et seul un petit pourcentage des lymphocytes T
thymiques terminent la différenciation et quittent le thymus pour
aller coloniser les autres organes les lymphocytes sont moins
nombreux dans la médullaire que dans le cortex. On y trouve
des corpuscules de Hassal formés des cellules aplaties perdant
leur noyau au centre du corpuscule, tandis que leur
cytoplasme se remplit de granulations de kératohyaline et des
filaments de kératine.
57
Histophysiologie

Le thymus est impliqué dans la maturation des


lymphocyte T.
Quand il est peuplé des lymphoblastes et des prolymphocytes
provenant de la moelle osseuse, ces cellules sont incitées à
migrer à partir du sang vers le cortex du thymus par un peptide
chimotactique, la thymotaxine sécrétée par les cellules
réticulaires épithéliales sous corpusculaires, tôt au cours de
leur différenciation dans le cortex, les lymphocytes synthétisent
et insèrent dans leur membrane certaines molécules permettant
de caractériser les sous populations des lymphocytes T en
utilisant les anticorps marqués contre ces récepteurs de
surface. Deux de ces marqueurs: CD4 et CD8 ont été
particulièrement étudiés. Durant leur différenciation les
lymphocytes acquièrent également des molécules de surface
du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) qui permettent
de distinguer le soi (les cellules de son propre organisme) du
non-roi (les cellules étrangères), les lymphocytes CD8 portent
des molécules de surface du CMH de classe I qui soit
présentes sur toutes les cellules de l’organisme. Les
lymphocytes CD 4, qui deviennent des lymphocytes auxiliaires
dans la réponse immunitaire portent des molécules du CMH de
classe II qui sont trouvées principalement sur les cellules du
système immunitaire. En plus de l’acquisition de ces
marqueurs de surface, les lymphocytes T synthétisent et
insèrent dans leur membrane des récepteurs servant à
reconnaître les antigènes ( Ag). Ces récepteurs comprennent
les chaînes  et , subissent des réarrangements aléatoires
qui aboutissent à l’expansion d’une grande variété de
séquences des récepteurs antigéniques de la population des
lymphocytes T. On pense maintenant que les cellules qui
réagiraient contre le CMH du soi sont celles qui dégénèrent et
sont éliminées dans leur passage à travers le cortex. Seuls les
lymphocytes T capables de réagir aux protéines étrangères
associées au CMH de classe II terminent leur différenciation et
pénètrent dans les vaisseaux sanguins de la médullaire du
thymus. Ce processus de dégénérescence des lymphocytes T
autoréactifs appelé sélection négative élimine environ 80 
des lymphocytes qui apparaissent à partir des précurseurs du
cortex. L’un des peptides sécrétés par les cellules réticulaires,
la thymine pousse les lymphocytes T immatures à synthétiser
58
leurs marqueurs de surface. Un autre facteur, le facteur
hormonal thymique semble favoriser la différentiation et
l’expansion clonale des lymphocyte T CD8. Un autre peptide, la
thrombopoiétine semblerait favoriser la différenciation T,
cependant, il se fixe également aux récepteurs de
l’acetycholine et, quand il est produit en excès, il semblerait être
impliqué dans la pathogénie de la mysthénie grave.
On pense qu’un certain nombre de maladies auto immunes
seraient dues à l’incapacité du thymus à éliminer tous les
lymphocytes autoréactifs.

IV.- TISSU LYMPHOÎDE ASSOCIE AUX MUQUEUSES


(MALT= MUCOSA ASSOCIATED LYMPHOID
TISSUE)

Il comprend le tissu lymphoïde situé le de toutes les


muqueuses. (digestive, respiratoire …)

A.- AMYGDALES

C’est une agglomération de tissu lymphoïde recouvert


d’un épithélium malpighien s’enfonçant dans l’épaisseur de
tissu lymphoïde pour former des cryptes simples ou ramifiées.
Dans la lamina propria sous-jacente et le long de cryptes se
trouvent du tissu lymphoïde organisé en follicules lymphoïdes
ayant ou non un centre germinatif développé selon l’état de
stimulation. Entre ces follicules on trouvent des septas
interfollicullaires se continuant par du tissu conjonctif et
contenant les vaisseaux sanguins. En profondeur se trouvent
des faisceaux musculaires striés squelettiques

B.- PLAQUES DE PEYER

Dans la paroi de l’iléon et parfois dans celle des autres


segments du petit intestin, le long de la muqueuse, dans la
lamina prorpia et entre les fonds des cryptes de Lieberkühn et
la muscularis mucosa , se trouvent des amas ou des follicules
lymphoïdes appelés plaques de Peyer. Ces plaques peuvent
traverser la muscularis mucosa et se retrouver dans la sous-
muqueuse.
59
CHAPITRE 5 : L’ARBRE RESPIRATOIRE

INTRODUCTION

L’arbre respiratoire comprend la cavité nasale, le


nasopharynx, le larynx, la trachée, les bronches et les
poumons. Ces derniers sont recouverts par la plèvre.

I.- CAVITE NASALE

Elle comporte deux régions :


- région externe : vestibule
- région interne : fosses nasales
-glandes sébacées
-glandes sudoripares
-Poils : vibrisses

II.- NASOPHARYNX

- Il forme la partie initiale du pharynx et se


poursuit par l’oro-pharynx,
- Il est revêtu par un épithélium respiratoire.

III.- LARYNX

C’est un conduit irrégulier reliant le pharynx à la


trachée.
Il comprend un ensemble de cartilages à savoir, l’épiglotte, le
cartilage thyroïde, cricoïde et aryténoïde. Sa muqueuse est
recouverte par un épithélium cylindrique pseudo-stratifié cilié
contenant des cellules caliciformes sauf au niveau de la
corolles vocale où cet épithélium est malpighien, mais il
redevient cylindrique pseudo-stratifié en dessous de cette
structureLa lamina propria depuis l’épiglotte jusqu’au niveau de
vraies cordes vocales contient des glandes séreuses et
muqueuse, des follicules lymphoïdes et du tissu adipeux.
60

IV.- LA TRACHEE

Le tube trachéal long de 10 cm de long s’étendant


depuis la base du larynx jusqu’à sa bifurcation ; il est fait de
plusieurs anneaux cartilagineux incomplets en forme de U
ouverts en arrière où ils sont complétés par des bandes ou
faisceaux de muscle lisse s’insérant sur le périchondre de leurs
bouts libres pour former le muscle trachéal. Sa muqueuse
comprend un épithélium cylindrique pseudo-stratifié ayant des
cellules caliciformes. La lamina propria contient les glandes
séreuses et muqueuses ainsi que leurs canaux excréteurs. La
muqueuse recouvrant le muscle trachéal comprend des replis.
Les cartilages ainsi que le muscle trachéal sont extérieurement
recouverts par l’adventice contenant des cellules adipeuses,
des glandes muqueuses, des glandes séreuses à sa partie
postérieure ainsi que les vaisseaux sanguins et les nerfs.

V.- BRONCHES

La terminologie diffère avec les dis divisions de l’arbre


respiratoire. De l’extérieur vers les alvéoles, les divisions sont:
bronches souches ou primaires, bronches secondaires ou
lobaires, bronches segmentaires, bronchioles, bronchioles
terminales, bronchioles respiratoires, conduits alvéolaires,
sacs alvéolaires ou alvéoles.

A. BRONCHES SOUCHES OU PRIMAIRES

La structure des bronches primaires ou souches est au


début semblable à celle de la trachée. Lorsqu’elles pénètrent
dans les poumons, les anneaux en U ou C sont remplacés par
des plaques de cartilage séparées, encerclant la bronche et le
muscle trachéal s’étend pour former une lame circulaire contour
de la lumière.

B.- BRONCHES LOBAIRES

Une bronche lobaire lest identifiée par la proximité ou le


rapprochement de ces multiples plaques de cartilage.
L’épithélium de recouvrement est un épithélium cylindrique
pseudo-stratifié cilié ayant des cellules caliciformes. Il est
61
entouré par une mince lamina propria fait de tissu conjonctif
ayant beaucoup de fibres élastiques et rares cellules
lymphoïdes et traversée par les canaux des glandes de la sous-
muqueuse s’ouvrant dans la lumière. Une mince couche de
muscle lisse entoure la lamina propria.

Capillaire
Alvéoles

Glandes
Adventice séreuses

Plaque de Lumière de la
cartilage bronche

Sous- Epithélium
muqueuse

Lame de muscle
lisse

Artériole
Muqueuse

Figure 29 : Bronche souche

Dans la sous-muqueuse se trouvent des glandes tantôt


seulement séreuses, tantôt séreuses et muqueuses mêlées.
Les plaques de cartilage se rapprochent, deviennent de plus
en plus petites au fur et à mesure que les ramifications ou les
divisions continuent. Entre elles, le tissu conjonctif de la sous-
muqeuse se continue avec celui de adventice qui est une
couche bien développée. Les branches d’accompagnement de
l’artère pulmonaire sont dans l’adventice ou adjacentes à elle,
les vaisseaux bronchiques se trouvent dans le tissu conjonctif
de la bronche: artérioles, veinules et capillaires.
62
C.- BRONCHES SEGMENTAIRES

Ils gardent le même structure mais leur épithélium devient


cylindrique bas ou cubique, tandis que les autres éléments
diminuent en quantité.
L’arbre bronchique est tapissé par un épithélium cylindrique
pseudo-stratifié dans les plus grosses bronches et simple dans
les plus petites. Cet épithélium contient des cellules ciliées,
cellules basales, les cellules intermédiaires, les cellules
caliciformes et les cellules neuro-endocrines.

1.- Cellules ciliées

Elles sont cylindriques mais presque cubiques dans les


petites bronches. Chaque pôle apical contient plus ou moins
200 cils vibratiles et quelques microvillosités.

2.- Cellules basales

Elles sont petites et reposent sur la membrane basale.


Elles constituent la population des cellules souches à partir
desquelles se développent les autres types des cellules.

3.- Cellules intermédiaires

Il s’agit probablement des cellules souches en train de


se transformer.

4. Cellules caliciformes

Elles sont disséminées parmi les cellules ciliées ; elles


sont nombreuses au niveau des bronches souches et lobaires
mais raes au niveau de petites bronches.

5.- Cellules neuroendocrines

Elles sont petites et arrondies et pourvues d’un noyau


foncé ou dense et d’un cytoplasme clair. Elles sont identiques à
celles du tube digestif et reposent sur la membrane basale.
Elles peuvent se regrouper en amas, les corps neuro-
63
épithéliaux particulièrement chez le nouveau-né et le
nourrisson.

D.- BRONCHIOLES

Dans les bronchioles, l’épithélium est aussi cylindrique bas


ou cubique pseudo-stratifié avec cellules caliciformes
dispersées. La muqueuse présente des replis caractéristiques
donnant à la lumière un aspect étoilé. La couche de muscle
lisse est, elle est entourée par l’adventice alors que les
plaques de cartilage sont absentes.

Cloison
interavolaire

Adventice

Muscle
lisse

Lumière

Epithélium

Capillaire

Figure 30: Bronchiole terminale et alvéoles


64
E.- BRONCHIOLE TERMINALE

Chaque bronchiole terminale a une lumière spacieuse et


irrégulière avec un épithélium ondulant. Il s’agit d’un épithélium
cylindrique simple sans cellules caliciformes. On y note encore
une fine lamina propria, une couche de muscle lisse et
adventice.

F.- BRONCHIOLES RESPIRATOIRES

Ce sont des tubules en connexion directe avec les


conduits avéolaires et les alvéoles. Leur épithélium est
cylindrique bas ou cubique parfois cilié dans la portion
proximale. Peu de tissu conjonctif soutient la bande de fibres
musculaires lisses et des fibres élastiques de la lamina grogne
ainsi que les vaisseaux d’accompagnement. Les alvéoles
apparaissent dans la paroi; entre les ouvertures des alvéoles le
long de sa paroi, on note de petites surfaces d’épithélium et le
muscle lisse sous-jacent. Chaque bronchiole respiratoire
distale s’ouvre dans 2 ou plusieurs conduits alvéolaires. Les
parois des conduits alvéolaires sont faites par une série
d’alvéoles adjacentes les unes aux autres.

Ouverture des alvéoles


dans le conduit alv.

Conduit alvéolaire

Muscle lisse

Epithélium

Artère pulmonaire

Figure 31 : Bronchiole respiratoire et alvéoles


65

L’épithélium des bronches est cylindrique simple cilié


ou cubique dans les plus petites. Il comprend de rares cellules
caliciformes et un type particulier, la cellule de clara, c’est
une cellule qui fait saillie au
niveau des cellules ciliées adjacentes. Elle n’est pas ciliée et ne
sécrète apparemment pas de mucus. Elle contient beaucoup de
mitochondries, un abondant réticulum endoplasmique lisse près
de la surface luminale ainsi que des granules électron-denes.
Ces fonctions ne sont pas connues, elle contient des enzymes
oxydatives et des lipoprotéines, ce qui suggère un rôle dans la
production de surfactant.

G.- ALVEOLES

Il s’agit des sacs aériens bordés par une paroi mince


contenant les capillaires sanguins et doublés des myofibres
lisses. Ils s’ouvrent dans un sac alvéolaire ou un conduit
alvéolaire ou directement dans une bronchiole respiratoire.
Cette paroi comprend un épithélium mince comprenant deux
types de cellules: les pneumocytes de types I et type II.

Cloison
interalvéolaire
Capillaires

Figure 57 : Labyrinthe
Muscle
membraneux Alvéoles
lisse Figure 32 : Alvéoles

Capillaire

Noyaux des
cellules
endothéliales
et fibroblastes

Figure 32 : Alvéoles
66

Pneumocytes type I: ils représentent 40 de la population


cellulaire. Ce sont des cellules pavimenteuses à noyau aplati et
unies entre elles par des jonctions sérrées. Ils sont peu
d’organites.
Pneumocytes II: ils représentent 60  de la population
cellulaire. Ce sont des cellules arrondies riches en organites et
en corps lamellaires composés de protéines de phospholipides
et de glycosaminoglycanes et constituent la base de surfactant
pulmonaire.
Les deux poumons sont recouverts par la plèvre, une
enveloppe faite d’un délicat tissu fibreux recouvert
extérieurement par un mésothélium constitué des cellules
mésothéliales (cellules aplaties); cette plèvre vicérale se
réfléchit sur la face interne de la cage thoracique pour
constituer la plèvre pariétale.
67
CHAPITRE 6 : L’APPAREIL URINAIRE.

INTRODUCTION

L’appareil urinaire comprend le rein, l’uretère, la vessie et


l’urètre.

I.- LE REIN

Une capsule entourée de la graisse péri-rénale enveloppe


le rein. Le parenchyme rénal est subdivisé en cortex et
médullaire.

Médullaire Cortex

Figure 33 : Rein
68
A.- LE CORTEX

Il comprend les glomérules et les tubes contournés


proximaux et distaux ainsi que les portions supérieures des
anses de Henlé. Chaque glomérule est entouré de la capsule
de Bowman et l’ensemble constitue le corpuscule de Malpighi.
Le glomérule est un capillaire sanguin entouré d’un tissu
épithélial et d’un peu de tissu fibreux. Le capillaire est né de
l’artériole afférente. Le corpuscule de Bowman est fait d’un
épithélium pariétal ou capsulaire.

Tubes
collecteurs

Tube
contourné
proximal

Glomérules

Tube
contourné
distal

Figure 34 : Rein
69

Floculus ou touffe
glomérulaire Lumière
capillaire

Espace
urinaire

Capsule de
Bowman

Figure 35: Glomérule.

Le liquide collecté dans la capsule est drainé par le


tubule urinifère comprenant le tube contourné proximal,
l’anse de Henlé, le tube contourné distal et le tube collecteur.
Autour des glomérules se trouvent les tubes contournés
proximaux les plus nombreux, à petite lumière bordée de
grandes cellules cubiques à bordure en brosse ainsi que les
tubules contournés distaux peu nombreux à la lumière large
bordée de petites cellules cubiques sans bordure en brosse. On
y trouve aussi les tubes collecteurs à lumière large (portion
supérieure) bordées de cellules cubiques à
cytoplasme abondant clair. Dans la zone transitionnelle entre le
cortex et la médullaire ces tubes collecteurs sont nombreux, on
y note aussi les branches descendantes de l’anse de Henlé,
branches à lumière étroite bordée des cellules aplaties ainsi
que l’ascendante épaisse à cellules cubiques.
70
B.- LA MEDULLAIRE

Elle est composée de 8 à 18 avec une moyenne de 12


Pyramides de Malpighi. Chacune d’elle a une base
périphérique, donc tournée vers le corpuscule, vers le cortex,
tandis que son sommet est dirigé vers l’intérieur, vers le hile.
Les sommets de 2 ou plusieurs pyramides forment une papille
rénale se projetant ou abouchant dans un calice mineur du
rein. Chaque papille est recouverte d’un épithélium
transitionnel. Chaque pyramide est faite des tubes collecteurs
s’ouvrant dans les calices mineurs à leurs sommets par 15 ou
20 pores ; les calices mineurs correspondant aux extensions
vers l’extérieur ou la périphérie de 2 ou plusieurs calices
majeurs.
Les extensions périphériques, vers l’extérieur des
pyramides de Malpighi appelées Rayons médullaires, ou
rayons corticaux ou pyramides Forrein subdivisent le cortex
en Labyrinthes corticaux ou pars convoluta comprenant les
glomérules, les tubules contournés proximaux et distaux ainsi
que les veines et artères interlobulaires avec leurs
ramifications.

Dans le tissu fibreux proche du hile rénal cheminent les


grandes branches de l’artère et veine rénale, tandis que les
petites branches, les artères interlobulaires, les vaisseaux
arciformes et interlobulaires pénètrent dans le parenchyme.

La coupe transversale de la médullaire montre d’abondants


tubes collecteurs à la lumière large bordée des cellules
cylindriques à cytoplasme clair. On y note aussi les branches
ascendantes des Anses de Henlé bordée de cellules cubiques
ainsi que les branches descendantes bordées des cellules
épithéliales aplaties. Le tissu fibreux y est plus abondant que
partout ailleurs dans le rein.

La coupe longitudinale montre les mêmes structures ainsi


que l’épithélium cubique stratifié recouvrant la papille rénale
faisant suite à celui du tube collecteur.

C.- L’APPAREIL JUXTAGLOMERULAIRE.


71
Tout près du corpuscule rénal ou de Malpighi, la
couche moyenne de l’artériole afférente est modifiée et consiste
en des cellules d’aspect épithélioïde au lieu des myofibres
lisses. Ces cellules juxtagomérulaires ont un cytoplasme bourré
des granules PAS+. L’étude minutieuse montre que le tube
contourné distal établit un contact avec le pôle vasculare du
corpuscule rénal tout près de l’artériole afférente et efférente.
Au niveau de ce contact, le tube montre des modifications le
long de l’artériole afférente, ces cellules deviennent
cylindriques et les noyaux entassés les uns contre les autres.
Cette modification segmentaire du tube contourné distale est
appelée « Macula densa ». La macula densa située tout près
des cellules juxtaglomérullaires constituent avec elle, l’appareil
juxtaglomérulaire.

Cet appareil comprend aussi les cellules légèrement


teintées appelées cellules mésangiales extraglomérulaires
cellules lacis. Dans l’aire des cellules juxtaglomérulaires, la
lame élastique de l’artériole disparaît. Les cellules
juxtaglomérulaires produisent la rénine. La rénine agit sur une
protéine plasmatique, l’angiotensinogène produisant un
décapeptide, l’angiotensine I. L’angiotensine I perd 2 acides
aminés et devient angiotensine II qui a pour principale fonction
d’augmenter la sécrétion de l’aldostérone par le cortex surrénal
influençant la tension artérielle. I agit en plus sur les tubules
rénaux influençant la réabsorption du sodium et de chlorures.

D.- HISTOPHYSIOLOGIE DU REIN

Le rein règle la composition chimique du milieu intérieur


par un processus complexe consistant en une filtration,
absorption active, absorption passive et une sécrétion.
La filtration a lieu dans les glomérules tandis que les
tubules réabsorbent les substances utiles au métabolisme,
maintenant ainsi l’homéostasie du milieu intérieur. Ils
transfèrent du sang à la lumière des tubes, les substances
éliminées par les urines. Les tubes collecteurs absorbent l’eau
des urines, pour les concentrer de sorte qu’elles deviennent
généralement hypertoniques par rapport au plasma. C’est de
cette manière que l’organisme contrôle ses liquides (eau), les
lipides intercellulaires et la balance osmotique. Les 2 riens
filtrent 125 ml par minute et des 125 seulement 1 ml est libéré
72
dans les calices comme urine, les 124 étant réabsorbés.
Toutes les 24 heures 1500 ml d’urines sont sécrétés. Tout le
sang circulant passe à travers les reins toutes les 4 à 5
minutes.

II.- URETERE.

Sa lumière est étoilée et bordée d’un épithélium


transitionnel stratifié dont la couche superficielle est acidophile.
Cet épithélium est soutenu par une lamina propia dense au
voisinage de l’épithélium et lâche près du muscle. Sa paroi
comprend en plus une couche musculaire faite d’une couche
interne longitudinale et d’une externe circulaire, tandis que
l’adventice recouvrant la musculeuse comprend du tissu
adipeux, les vaisseaux sanguins et les nerfs. La lamina propria
est en continuité avec le tissu fibreux de la couche musculaire
et ne forme pas de papilles subépithéliales. Une sous
muqueuse n’est pas identifiable.

III.- VESSIE.

Sa paroi est faite d’une épaisse couche de fibres


musculaires lisses pléxiformes. Sa surface externe est
recouverte d’un tissu conjonctif bordé d’un mésothélium. Sa
face interne est bordée d’une muqueuse présentant plusieurs
replis et tapissée d’un épithélium stratifié transitionnel.
La partie inférieure de la vessie est recouverte d’une
adventice qui l’attache aux structures voisines.

Myofibres lisses
Epithélium
transitionnel

Lamina Cellules
propria superficielles

Artères .
Capillaires

Capillaire

Figure 36: Paroi vésicale


73
74
IV.- URETRE

L’urètre chez l’homme est la partie terminale de


l’appareil urinaire et de l’appareil génital. Son segment l’urètre
prostatique, traverse la prostate. Sur sa paroi postérieure se
trouve une légère saillie, le veru montanum. Sur la ligne
médiane, on trouve l’ouverture de l’utricule prostatique, une
petite poche borgne dont la fonction est inconnue. Les
ouvertures des canaux éjaculateurs se trouvent sur chaque
côté du veru montanum. Sur sa paroi postérieure se trouvent
les ouvertures des canaux des glandes prostatiques. En aval
des canaux éjaculateurs l’épithélium passe d’un épithélium
transitionnel à un épithélium cylindrique stratifié ou
pseudostrtifié. Il n’y a pas de changement dans l’épithélium de
l’urètre membraneux ; la partie qui traverse le diaphragme
urogénital sous la symphyse pubienne. Le long de ce court
segment, l’urètre est entouré par un muscle lisse, le sphincter
urétral externe. L’urètre pénien est tapissé par un épithélium
cylindrique stratifié qui devient malpighien au niveau de la
partie dilatée, la fossette naviculaire et se poursuit jusqu’au
sommet du gland du pénis.

Sur la surface supérieure du diaphragme urogénital de


chaque côté de l’urètre, se truvent 2 glandes de 1 cm de
diamètre, les glandes bulbo-urétrales.

De petites glandes de Littré sont disperssées dans le


chorin sur toute la longueur de l’urètre et sont sans relation
avec la fonction sécrétoire de l’appareil urinaire.

Le court urètre féminin est tapissé par un épithélium


malpighien non kératinisé interrompu par des zones
d’épithélium cylindriques pseudostratifié. Ces zones sont des
75
invaginations peu profondes tapissées par les cellules
ressemblant à celles des glandes de Littré sur toute la
longueur.
Sous la vessie, l’urètre féminin est enveloppé par le
sphincter urétral interne, un musscle lisse. Au dessus du
sphincter urogénital, prend place un sphincter urétral externe
volontaire formé de muscle strié.

CHAPITRE 7: ORGANES GENITAUX


FEMELLES.

Il comprend : le mont de venus, la vulve (grandes et


petites lèvres) et le clitoris constituant les organes génitaux
externes, les ovaires, les trompes, l’utérus et le vagin
constituant les organes génitaux internes.

I.- MONT DE VENUS, GRANDES LEVRES ET PETITES


LEVRES.

A.- MONT DE VENUS

Il présente une peau surélevée par une importante


couche de graisse sous-cutanée tapissant la symphyse
pubienne et ayant des follicules pileux obliques produisant les
poils pubiens.

B.- GRANDES LEVRES

De chaque côté de l’orifice vaginal des extensions


postérolatérales du mont de venus donnent naissance aux
grandes lèvres également riches en graisse, en follicules
pileux et en myofibres lisses.

Des glandes sudorijares apocrines et de volumineuses


glandes sébacées sont nombreuses dans cette région et
entrent en activité au début de la puberté alors que les
sudoripares exocrines présentes dès la naissance ne subissent
pas de modification.
76
C.- PETITES LEVRES

Il s’agit des replis cutanés dépourvus de tissu adipeux


mais riches en fibres élastiques, et en vaisseaux sanguins en
glandes sébacées qui s’ouvrent directement à la surface de
l’épiderme car dépourvues de follicules pileux. La face externe
des petites lèvres est plus pigmentée que l’interne et son
réseau des crêtes épidermiques bien développé. Sur sa face
interne, la pigmentation mélanique diminue progressivement à
l’approche de l’orifice vaginal et l’épithélium malpighien
kératinisé s’amincit, ses crêtes s’aplatissent et sa couche de
kératine diminue. Cet épithélium s’étand dans le vestibule
jusqu’à l’hymen qui est une fine membrane fibreuse qui
bordent la partie inférieure du vagin. Sa face vulvaire est
bordée par un épithélium malpighien kératinisé, tandis que sa
face vulvaire est bordée par un épithélium malpighien
kératinisé, tandis que sa face vaginale est revêtue d’un
épithélium malpighien non kératinisé riche en glycogène
comme l’épithélium vaginal.

D.- CLITORIS

Il est situé en dessous du mont de venus c’est un corps


érectile, l’équivalent du pénis, formé de tissu vasculaire et
entouré par une gaine fibreuse riche en fibres collagènes et
séparées par une cloison centrale incomplète. Le clitoris est
recouvert par l’épiderme et dépourvu de follicules pileux, de
glandes sébacées et des glandes sudoripares exocrines et
apocrines. Il est riche en différents récepteurs et nerfs sensitifs.
Sur sa face supérieure la peau forme un capuchon incomplet,
le prépuce du clitoris. A la base du clitoris les 2 corps
caverneux divergent vers le périnée où ils entrent en contact
avec les fibres des muscles ischio-caverneux.

E.- MEAT URETRAL, GLANDES PARA URETRALES


DES SKENE ET GLANDES DE BARTHOLIN

 Le méat urétral s’ouvre sous le clitoris.


 Les glandes para-urétrales (glandes de Skène)
débouchent de chaque côté du méat. Elles sont localisées
77
dans la région péri-urétrale postérieure et latérale et sont
bordées par un épithélium cylindrique pseudostratifié.
 Les glandes de Bartholin ou vulvo-vaginal sont localisées
autour de la portion inférieure du vagin et sont composées
d’acinus constitués des cellules cylindriques
mucosécrétantes à cytoplasme pâle et petit noyau basal.
Elles s’ouvrent dans la partie postérolatérale du vagin au
niveau des vestiges hyménéaux par un canal bordé d’un
épithélium stratifié muco-sécrétant.

II.- VAGIN

C’est un conduit fibromusculaire allant du vestibule au


col utérin. A son extrémité interne il forme un dôme autour du
col de l’utérus, dôme divisé en fornix latéraux, antérieur et
postérieur.
La paroi vaginale possède 4 couches:
 Un épithélium malpighien non kératinisé;
 Une lamina propria riche en fibres élastiques et en
vaisseaux, essentiellement les veines à paroi mince.
 Une couche fibromusculaire faite des faisceaux circulaires
internes et une couche externe plus importante de
faisceaux longitudinaux. A son extrémité inférieure,
principalement autour de l’orifice vaginal dans la région
hyménale se trouve un peu de tissu musculaire strié
squelettique.
 Une adventice de tissu fibreux contient de nombreuses
fibres élastiques, de gros vaisseaux sanguins, des nerfs et
des groupes de cellules ganglionnaires. Le riche réseau
élastique de la paroi vaginale est responsable de son
élasticité et permet sa distension importante lors de
l'accouchement. Son plexus vasculaire sous épithélial
assure l’exsudation du fluide aqueux à travers l’épithélium
de surface, fluide qui vient enrichir le fluide vaginal
responsable de la lubrification au cours des rapports
sexuels.
Malgré sa structure tubulaire, le vagin au repos est collabée et
ses parois antérieure et postérieure présentant chacune un
sillon longitudinal superficiel médian sont en contact. La surface
vaginale est de plus ridée par une série d’arêtes ou de plis
78
transversaux très serrés qui lui permettent de s’allonger comme
au cours de l’accouchement ou des rapports sexuels.

III.-UTERUS

C’est un organe musculaire lisse creux qui reçoit les


trompes de Fallope droite et gauche. Son extrémité inférieure,
le col s’ouvre dans le vagin.
L’utérus peut être divisé en 3 parties; le fond, le corps et le col.
Le fond et le corps ont une structure identique, différente de
celle du col.

A.- COL UTERIN

C’est la partie qui fait saillie dans le vagin. La jonction


entre le corps et le col correspond à l’orifice interne du col qui
marque la limite entre 2 types de structure histologique. La
lumière cervicale s’ouvre dans le vagin par l’orifice externe du
col qui marque une limite entre les 2 épithéliums de
revêtement.

L’accouchement déchire transversalement l’orifice externe du


col qui perd son aspect circulaire caractéristique de la nullipare
et prend l’aspect d’une fente transversale délimitée par une
lèvre antérieure et une lèvre postérieure. Le chorion cervicale
est composé principalement de tissu fibreux mêlé à peu de
muscle lisse, les vaisseaux sanguins y sont nombreux
Exocol : c’est un épithélium malpighien non kératinisé mince
avant les premiers règles ou ménarches et après la ménopause
il est riche en glycogène comme celui du vagin avec lequel il se
continue. Il recouvre la face externe, vaginale du col.
Endocol: Il s’étant entre les cavités utérine et vaginale. Il est
revêtu d’un épithélium cylindrique mucosécrétant et donne
naissance aux glandes endocervicales qui sont au fait des
cryptes augmentant la surface de production de mucus qui
remplit le canal endocervical et sert de barrière prévenant
l’ascension des germes dans la cavité utérine et de lubrification
pendant les rapports sexuels.

B.- CORPS DE L’UTERUS


79
Le fond et le corps de l’utérus ont une paroi épaisse
comprenant du muscle lisse organisé en 3 couches mal
définies, le myomètre. Le myomètre est tapissé sur la face
endo-utérine par une muqueuse appelée endomètre qui
change d’aspect avec les phases du cycle menstruel.

Endomètre

Glandes
endométriales

Stroma

endométr

ial
Myomètre

Figure 37: Paroi utérine

Glandes

Artérioles
spiralées

Stroma
80

IV.- TROMPE

Sa paroi est faite d’un muscle lisse organisé en une


couche interne circulaire et une couche externe longitudinale.
Sa lumière est bordée d’un épithélium comprenant de
nombreuses cellules ciliées près de l’extrémité ovarienne et des
cellules sécrétoires plus nombreuses près de l’utérus et
sécrétant un fluide aqueux riche en potassium et en chlore et,
contenant en outre les protéines dont les immunoglobulines
comme le sérum. Cet épithélium contient en outre 2 autres
types de cellules à savoir, la cellule intercalaire considérée
comme la cellule sécrétoire épuisée et la cellule basale de
réserve considérée comme les cellules intra épithéliales de la
lignée lymphoïde.

Myofibres lisses

Epithélium cilié
Figure 39 : Trompe
81
V.- OVAIRE.

Il comprend la médullaire et le cortex. La médullaire


comprend de nombreux vaisseaux sanguins et un peu de tissus
fibreux lâche. Le cortex comprend les follicules ovariens. Il n’y
a pas de limite nette entre médullaire et cortex. Durant la vie
embryonnaire, les follicules comprennent les ovogonies, tandis
qu’à la naissance les cellules germinales présentes dans
l’ovaire sont les ovocytes primaires. Le stroma du cortex
ovarien est composé des cellules fusiformes répondant
différemment au stimulus hormonal. La surface de l’ovaire est
recouverte d’un épithélium squameux simple : l’épithélium
germinal en dessous duquel se trouve l’albuginée qui est une
épaisse couche de tissu fibreux responsable de la couleur
blanchâtre de l’ovaire.

A.- FOLLICULES OVARIENS.

Ils sont distribués dans le stroma cortical et sont de 3


types :
- Follicules primordiaux
- Follicules en maturation
- Follicules mature ou Follicules de De Graaff .

Certains histologistes divisent le follicule en maturation en 3


catégories :
- Follicule primaire : l’ovocyte est recouvert par une seule
couche des cellule stromales.
- Follicule secondaire : l’ovocyte est enveloppé par
plusieurs assises des cellules de la granulosa entourée par
les cellules stromales, particulièrement celles de la thèque
interne. La zone pellucide devient évidente autour de
l’ovocyte.
- Follicule tertiaire. Dans la couche des cellules de la
granulosa se creuse des cavités remplies de liquide et
constituant l’antrum.
Le nombre total de follicules des 2 ovaires est de 40000
dont beaucoup subissent l’atrésie durant le processus de
maturation. Le nombre total d’ovocytes ( ovules) libérés durant
la période reproductrice est de 450 étant donné qu’un seul
ovule est libéré à chaque menstruation (cycle moyen 28 jours)
82
et que la période reproductive d’une femme varie de 30 à 40
ans. Tous les autres ovocytes dégénèrent.

Follicules
primordiaux

Follicules de
De Graff

Epithélium
germinal
Artérioles

Figure 40 : Ovaire
83
1.- Follicule primordial
Les follicules primordiaux sont présents avant la puberté.
Chaque follicule primordial consiste en un ovocyte enveloppé
par une assise des cellules folliculaires aplaties. L’ovocyte est
ainsi de 40 µm de diamètre, avec un gros noyau légèrement
excentrique, un gros nucléole et une chromatine fine. Dès que
l’ovogonie devient ovocyte primaire, ce dernier entre dans la
prophase de sa méiose et y demeure et ceci avant la
naissance.

Epithélium
germinal

Granulosa

Albuginée

Follicules
primordiaux

Ovocytes

Figure 39 : Ovaire Zone pellucide


Ovocyte
84
2.- Follicule en maturation.
La maturation intéresse les cellules folliculaires de
l’ovocyte et les cellules stromales. La morphologie du follicule
varie au cours de sa maturation : avec la croissance de
l’ovocyte, les cellules folliculaires aplaties deviennent cubiques
et par des mitoses forment un épithélium stratifié. Les ovocytes
deviennent plus grands et une couche de matériel éosinophile
homogène et acellulaire, la zone pellucide l’entoure et devient
visible au microscope optique lorsque l’ovocyte atteint 80 µm
de diamètre. Cette zone contient les glycoprotéines et est PAS
+. Son origine n’est pas bien connue. Pendant ce temps les
cellules stromales subissent des modifications pour former la
thèque folliculaire. La thèque folliculaire se différencie en
thèque interne faite des cellules cubiques, et en thèque
externe à cellules conjonctives fusiformes. La thèque interne
en temps que glande endocrine est très vascularisée. Ces
cellules sécrètent les oestrogènes. Au fur et à mesure que le
follicule croît par hyperplasie des cellules de la granulosa, il se
creuse une cavité l’autrum remplie de liquide folliculaire
contenant la folliculine, les oestrogènes. Dans l’autrum les
cellules de la granuleuse forment un prolongement en forme de
péninsule, le CUMULUS OPHORUS contenant l’ovocyte à sa
pointe.

3.- Follicule mature ou follicule de De Graff


Ce follicule a environ 1 cm de diamètre et peut être
observé à la surface de l’ovaire comme une vésicule
transparente. Au fur et à mesure que la folliculine s’accumule
dans l’atrum, la paroi du follicule s’amincit. Tout au tour de la
zone pellucide les cellules de la granuleuse s’allongent se
disposent en palissade et constituant la couronne radiata qui
accompagnera l’ovule lorsqu’il sera libéré de l’ovaire et
l’accompagnera dans la trompe quelques temps même au
moment de la fécondation.

Après l’ovulation, le granulosa ainsi que la thèque


interne subissent une lutéinisation et se transforment en une
glande endocrine, le corps jaune qui va produire la
progestérone.
85

Vacuole de
Call-Exner

Granulosa

Vacuole de Ovocyte
Call-Exner

Cumulus
Thèque ophorus
interne

Figure 42 : Ovaire

Figure 43 : Corps jaune


86
B.- STROMA OVARIEN

Le cortex ovarien est fait d’un tissu conjonctif dense


appelé stroma, riche en fibroblastes fusiformes.

Figure 44 Corps jaune


87
VI.- GLANDE MAMMAIRE.

A.- LE MAMELON

Il est entouré de l’auréole. Il s’agit d’une saillie cylindro-


Conique qui répond à une papille tégumentaire complexe
dépourvue de poils. Il renferme 10 à 20 canaux galactophores
débouchant à son sommet.

B.- L’AREOLE

Elle aussi pigmentée est recouverte par un tégument


bosselé (tubercule de Morgagni) à cause de la présence des
glandes de Mont-Gommery, glandes à cul-de-sac type sébacé
alors que leur canal excréteur est type mammaire.

Mamelon et aréole renferment dans leur tissu conjonctif


un muscle paucier, muscle lisse disposé de façon circulaire
autour du mamelon qui s’élargit au niveau de l’aréole où se
détache des faisceaux tangentiels qui vont s’insérer sur les
papilles dermiques. Sa contraction resserre l’aréole en projetant
et durcissant le mamelon (érection du mamelon ou
thélotisme).

C.- CORPS DE LA GLANDE

Il est fait du tissu conjonctif dans lequel est disposé les


canaux excréteurs et les lobules de la glande. Chaque sein
referment 10 à 20 glandes élémentaires en grappe,
composées, s’ouvrant chacune au niveau du mamelon par un
canal collecteur galactophore. Ce dernier se dilate à la base du
mamelon en une ampoule allongé, un sinus galactophore. Il
s’enfonce dans le corps mammaire pour se diviser en canaux
de calibre décroissant, les canaux interlobulaires; la dernière
branche de ramification de cet arbre constitue le canal
interlobulaire qui se termine par des courtes ramifications, les
alvéoles ou acini. Les canaux intralobulaires et leurs
ramifications constituent les lobules.
Le sinus galactophore st recouvert par un épithélium
malpighien.
88

Les petits canaux sont tapissés par une assise des cellules
cubiques. Entre la membrane basale et les cellules cubiques
s’insinuent les cellules myoépithéiales allongées. Autour du
cube se trouve une gaine de fibres élastiques. Chaque alvéole
est faite des cellules myoépithéliales, des cellules principales
cubiques, basales et des cellules luminales.
89
CHAPITRE 8 : ORGANES GÉNITAUX
MÂLES.

Ils comprennent: les testicules l’épididyme, le canal


déférent, le canal éjaculateur, l’urètre, les vésicules séminales,
la prostate, les glandes bulbo-urétrhales ou glande de Cowper,
le pénis.et le Scrotum.

Figure 45 : Organes génitaux males


90

I.- LES TESTICULES


Ce sont des organes pairs situés dans le scrotum. Un
testicule mesure en moyenne 4 cm de longueur, 3 cm
d’épaisseur, 2,5 cm de largeur , 11 à 17 gr de poids. Le droit
est en généralement plus volumineux que le gauche. Chaque
testicule est coiffé sur son bord supérieur par l’épididyme et
suspendu dans le scrotum par le cordon spermatique qui
contient le canal déférent et les vaisseaux sanguins et
lymphatiques. Le testicule est entièrement entouré par
l’albuginée, tunique qui en arrière laisse place au
médiastinum testis ou corps D’Highmore se prolongeant
particulièrement dans le corps du testicule en envoyant des
septas qui divisent le testicule en 250 à 300 lobules.

Figure 46 : Organes génitaux males


91

Le médiastinum est creusé par un réseau caniculaire, le reste


testis qui sert de voie de passage au spermatozoïdes. C’est
aussi dans cette région que passe les vaisseaux sanguins et
lymphatiques. Chaque lobule contient 1 à 4 tubes séminifères.

A.- TUBES SEMINIFERES

C’est un tube de 150 µm de diamètre et de 80 cm de long,


soit une longueur totale de l’ensemble des tubes de 300 à 900
m. Chaque tube correspond à une anse fermée contournée,
non ramifiée s’ouvrant dans le rete testis du hile postérieur du
testicule. Ce tube possède une lumière bordée d’un épithélium
séminale et fait des cellules germinales qui se divisent
activement et se mêlent à la population des cellules de soutien,
les Cellules de Sertolli. Cet épithélium ainsi que les cellules
de Sertolli reposent sur une membrane basale. Les tubes sont
soutenus par un interstitium contenant les vaisseaux sanguins
ainsi que les amas de cellules interstitielles ou cellules de
Leydig androgéno-sécrétantes.

Figure 47 : Tubes séminifères


92

B.- ÉPITHELIUM SEMINAL ET SPERMATOGENESE

L’épithélium séminal produit les gamètes masculins


haploïdes, les spermatozoïdes par une série d’étapes
chronologiques correspondant à la spermatogenèse, la
méiose et la spermiogénèse.

Spermatozoïdes

Figure 48 : Tubes séminifères


93
1.- Spermatogenèse
Les cellules souches, les spermatogonies se
multiplient par mitoses et certaines se développent en
spermatocytes de premier ordre. Chez l’homme, les
spermatogonies se séparent selon des caractères de leurs
noyaux en cellules de type A sombres, cellules de type A
pâles et Cellules de type B.
Les spermatogonies sombres seraient les cellules
souches qui subissent des mitoses donnant des
spermatogonies sombres et quelques pâles. Ces derniers
subissent des mitoses et certaines se différencient en
spermatogonies de type B qui se différencient en
spermatocytes de type I. Les spermatocytes I répliquent leur
ADN, ce qui marque la fin de la spermatogenèse.

2.- Méiose
Les spermatocytes I subissent une division
réductionnelle donnant naissance à des cellules de 23
chromosomes en passant par le stade de pachytène, diplotène
avec formation des spermatocytes II à 23 chromosomes. Ces
derniers subissent une deuxième division, les deux chromatides
de chaque chromosome aboutissant à des spermatides
haploïdes.

3.- Spermatogenèse
Les spermatides se différencient en spermatozoïdes.
Un spermatozoïde mature comporte 3 partie une tête, une
pièce intermédiaire et une queue, sa flagelle.
- La tête aplatie est pointue referme le noyau recouvert par
l’acrosome. L’acrosome peut être considéré comme le
lysosome géant. Il contient des glycoprotéines et de
nombreuses enzymes:
- une protéase (la phosphatase acide), la neuraminidase
et la hyaluronidase, enzymes libérées lors de la
fécondation pour traverser la corona radiata et la zone
pellucide de l’ovule. Le col est la partie rétrécie et
proximale de la queue. Il contient la paire de centrioles
et la pièce connective qui forme les 9 bandelettes
fibreuses entourant l’axonème.
- Une pièce intermédiaire. l’axonème s’y poursuit.
94
C.- CELLULES DE SERTOLI
Elles prédominent jusqu’à la puberté puis, elles ne
représentent plus que 10% des cellules bordant les tubes. La
cellule de Sertoli est une cellule cylindrique reposant sur la
membrane basale et son apex fait saillie dans la lumière. Son
noyau est plus ou moins ovalaire et sa chromatine fine.
Ce sont des cellules de soutient. Elles ont aussi des fonctions
de phagocytose et de sécrétion. Elles sécrètent la MIS (
mullerian inhibitor substance).

D.- INTERSTICIUM
Il est fait de fibroblastes et fibromyomes, des fibres
collagènes, des vaisseaux sanguins et lymphatiques ainsi que
des amas de cellules interstitiels, les cellules de Leydig.

E.- RETE TESTIS

C’est un système complexe de canalicules


interconnectés situés dans le médiastinum testis qui est un
tissu de soutien fibreux en continuité avec l’albuginée. Ses
canaux droits sont bordés par un épithélium cubique ou
cylindrique avec microvillosités. La plupart des cellules du rete
testis portent des longs cils.

F.- LES CANAUX EFFERENTS


Les canaux du rete testis fusionnent pour constituer
une douzaine de canaux afférents qui quittent le mediatinum
testis par sa partie supérieure, traversent l’albuginée et
pénètrent dans la tête de l’épididymite, y fusionnent
progressivement pour constituer un canal unique l’épididyme.
Les canaux efférents sont bordés par un épithélium faitndes
cellules tantôt cylindriques ciliées, tantôt cubocyndriques avec
des microvillosités de surface. Les cils en battant propulsent les
spermatozoïdes vers l’épididyme, tandis que les cellules non
ciliées réabsorbent une partie du liquide testiculaire servant de
milieu de transport aux spermatozoïdes immatures et
immobiles.
Les canaux efférents très contournés sont entourés
d’une mince couche de cellules musculaires lisses mêlées à
des fibres élastiques. Les contractions musculaires poussent
les spermatozoïdes vers l’épididyme.
95
II.- EPIDIDYME

Il naît de la fusion des canaux efférents. Il est très


contourné et mesure environ 5 m de longueur. Il est soutenu
par un tissu fibreux lâche très vascularisé. Une capsule fibreuse
entoure l’épididyme; organe en forme de virgule ayant une tête
dans laquelle entrent les canaux efférents, un corps et une
queue d’où émerge le canal déférent. L’épididyme mesure 5 cm
de long et 1 cm de large. Il est bordé par un épithélium
cylindrique portant des microvillosités ou stéréocils. Une
couche musculaire entoure le canal au niveau de la queue, elle
s’interpose entre une longitudinale interne et une couche
longitudinale externe.

Figure 49 : Epididyme
96
III.- CANAL DEFERENT

Il est rectiligne et chemine en arrière de l’épididyme au


sein du cordon spermatique qui contient également, des
artères, veines et vaisseaux lymphatiques et nerfs. Les veines
forment un plexus anastomotique complexe, le plexus
pampiniforme. En dehors le cordon spermatique contient des
fibres longitudinales de muscle situé volontaire, le muscle
crémaster. Le canal déférent comprend une épaisse paroi
musculaire lisse faite d’une couche circulaire moyenne et d’une
couche longitudinale interne et une autre longitudinale externe.
En dedans de la musculeuse le chouan fibro-élastique émet
des replis qui soulèvent l’épithélium de surface et dessinent une
lumière étoilée. La contraction de la musculeuse épaisse
propulse les spermatozoïdes lors de leur émission.
Chaque canal déférent pénètre dans la cavité pelvienne
jusqu’à la base de la vessie ou il se dilate en une ampoule dont
la paroi a une mince couche musculaire lisse et une muqueuse
plus épaisse à hauts replis parfois ramifiés. A l’extrémité de
l’ampoule le canal reçoit un court canal venant de la vésicule
séminale.

Figure 50 : Canal déférent


97

IV.- VESICULE SEMINALE

Elle comprend une muqueuse faite des replis


anastomosés de lamina propria formant des nombreux cryptes
et cavités. La surface est recouverte d’un épithélium cylindrique
simple ayant quelques cellules basales rondes. La couche
musculaire est faite de fibres disposées dans toutes le
directions mais avec une prédominance des fibres
longitudinales dans la couche externe.

V.- PROSTATE
La glande est entourée d’une capsule dont partent des
septums qui dessinent des lobules mal définis. La glande
comprend des glandes et des canaux qui s’abouchent dans la
portion de l’urètre qui traverse sa partie centrale. Ces glandes
sont soutenues par un tissu fibromusculaire lisse.

A.- GLANDES PROSTATIQUES


- Les glandes muqueuses : disposées un petit groupe, elles
s’ouvrent directement dans l’urètre;
- Un groupe des glandes sous-muqueuses, plus nombreuses
s’ouvrent dans l’urètre par des canaux courts;
- Un groupe externe de glandes prostatiques principales plus
nombreuses encore s’ouvrent dans l’urètre par des canaux
longs.

Figure 51 : Proseate
Figure 52 : Proseate
98
B.- GLANDES BULBO-URETRALES DE COWPER

Le liquide séminal provient des canaux éjaculateurs


droit et gauche et traverse l’urètre prostatique où il s’enrichit
des sécrétions prostatiques et passe dans le court urètre
membraneux puis dans l’urètre pénien et ensuite émis dans le
vagin lors des rapports sexuels.
Les petites glandes bulbo-urétrales s’ouvrent dans
l’urètre membraneux par de longs canaux étroits ces glandes
sont bordées par un épithélium mucosécrétant qui élabore un
liquide légèrement mucoïde contenant de nombreux sucres (la
galactose surtout) et un peu d’acide sialique; ce liquide précède
l’émission du sperme épais le long de l’urètre pénien et aurait
une fonction de lubrification

VI.- PENIS
Le pénis est composé principalement du tissu érectile
comprenant deux cylindres dorsaux, les corps caverneux et
un cylindre ventral, le corps spongieux hébergeant l’urètre
pénien et se terminant par le gland. une enveloppe de tissu
fibreux dense, l’albuginée, entoure chaque cylindre ; ces
corps érectiles sont essentiellement des espaces vasculaires
interconnectés vides en dehors de l’érection ; le pénis est
irrigué par les artères dorsales et profondes. Les artères
irriguant l’albuginée et les artères hélicines irriguant les corps
érectiles (le tissu érectile) naissent des artères profondes; les
artères ainsi nommées parce qu’elles sont spiralées dans le
pénis flasque, deviennent rectilignes dans le pénis en érection,
se dilatent et emplissent les corps caverneux de sang.
Par fermeture des communications arténoveineuses
reliant les artères hélicines et les veines profondes, le tissu
érectile se remplit de sang c’est par ces communications que le
sang s’écoule en dehors de l’érection.
Lors de l’érection le système parasympatique ferme ces
communications et dévie le sang vers les espaces vasculaires
caverneux qui par augmentation de pression compriment les
veines :à paroi mince et empêche leur vidange.Après
l’éjaculation, la stimulation sympathique cesse, les
communications artérroveineuses s’ouvrent et libèrent dans les
veines le sang des corps caverneux. Au cours de l’érection, le
corps spongieux est moins turgescent que les 2 corps
99
caverneux. Ainsi la pression qu’il exerce sur l’urètre n’empêche
pas le passage du sperme éjecté vigoureusement par les
contractions musculaires lisses. Cette pression suffit cependant
à prévenir une miction involontaire. Le pénis est entouré en
outre par la peau dont l’hypoderme très fin, autorise des
mouvements amples pendant les rapports sexuels. Le gland
terminant le corps spongieux est revêtu par un épithélium
malpighien non kératinisé avec des glandes sébacées sous-
jacentes ; à son sommet l’urètre pénien
Un capuchon de peau, le prépuce, recouvre le gland, se
rétracte au cours des rapports sexuels grâce à sa richesse en
fibres élastiques.

CHAPITRE 9: ORGANES DES SENS

Les informations sensitives proviennent de différents


types de terminaisons nerveuses sensorielles spécialisées qui
comprennent :
- les terminaisons sensorielles cutanées percevant le
toucher, la pression, la température et la douleur ;
- les terminaisons sensorielles tendineuses et les fuseaux
neuromusculaires percevant le mouvement et la position
des membres ;
- les terminaisons nerveuses sensorielles percevant le goût ;
- les terminaisons nerveuses sensorielles de la muqueuse
olfactive percevant les odeurs.

De plus, l’oreille et l’œil sont de organes des sens spécialisés.

I.- ŒIL

A.- PAUPIERE

La face antérieure de la paupière est recouverte d’un


épithélium malpighien, tandis que sa face postérieure est
recouverte d’un épithélium stratifié cylindrique bas ou cubique
et non kératinisé. Les épithéliums reposent sur le derme
papillaire adjacent au tissu fibreux sous-jacent. De chaque côté
les glandes Meibomus se trouve du tissu fibreux dense appelé
tarse.
100
Dans l’épaisseur de la paupière on note la présence de 3 types
différents de muscles :
- la portion palpébrale du muscle orbiculaire (muscle strié)
sur toute la longueur de la paupière au-dessus du tarse;
- muscle ciliaire de Riolan (muscle strié) aux environs des
follicules des cils;
- muscle tarsien de Müller (muscle strié).
Sur son bord libre s’ouvrent les follicules pileux (des cils). On y
note plusieurs types de glandes :
- Glandes sébacées de Meibomus dans le tarse;
- Glandes sébacées de Zeiss attachées au follicule pileux;
- Les glandes sudoripares de Moll vers la base du follicule
pileux (ciliaire);
- les glandes lacrymales accessoires de Krause dans le
formix à la jonction conjonctive palpébrale - conjonctivite
bulbaire;
- On y note aussi de petites glandes lacrymales accessoires,
les glandes de Wolfring, dans le tissu conjonctif au dessus
du tarse ainsi que des lymphocytes dispersés çà et là.

B.- LE GLOBE OCULAIRE

Sa paroi comprend une couche superficielle (externe)


faite de la cornée en avant et de la sclérotique en arrière, une
couche moyenne, l’uvée comprenant la choroïde et le corps
ciliaire, une couche interne, la rétine.

1.- LA CORNEE

Elle est transparente et comprend histologiquement:


- en avant un épithélium malpighien reposant sur la
membrane de Bowman, une substance amorphe homogène.
- en arrière un épithélium cubique simple reposant sur une
substance amorphe homogène, la membrane de Descemet;
- entre ces 2 membranes , le corps de la cornée ou
substancia propria fait d’un tissu fibreux dense régulier
comprenant des faisceaux de fibres collagènes parallèles, les
lamelles et les rangées des fibroblastes aplatis (les cellules
cornées) .

2.- LA SCLEROTIQUE
101
Elle consiste en du tissu fibreux dense fait des fibres
collagènes ondulantes. Elle est opaque et blanche. C’est la
portion de la paroi qui donne la consistance rigide à l’œil. Elle
est recouverte par du tissu adipeux de l’orbite. La jonction
cornée et sclérotique correspond au limbe cornéen.

3.- LA CHOROÏDE.

Elle est adjacente à la sclérotique et se prolonge en


avant par le corps ciliaire; ce dernier est triangulaire en coupe
sagittal et est formé du muscle ciliaire (lisse) et des processus
ciliaires auxquels sont attachés les ligaments suspenseurs du
cristallin, ou zonules ciliaires ou zonules de Zinn.
L’iris correspond au diaphragme percé d’un orifice central, la
pupille. Entre l’iris et la cornée se trouve la chambre
antérieure et entre l’iris le cristallin la chambre postérieure,
toutes les 2 remplies d’humeur aqueuse. Derrière le cristallin se
trouve la chambre vitreuse occupée par le corps vitré ou
humeur vitrée.
La choroïde comprend plusieurs couches:
- la couche suprachoroïde ou lamina fusca faite de tissu
fibreux lâche et de nombreux chromatophores;
- la couche vasculaire ayant beaucoup de vaisseaux
- la couche choriocapillaire contenant beaucoup de
chromatophores;
- une membrane transparente, la membrane de bruch
adjacente à la rétine.

4.- LA RETINE.

C’est la couche interne de l’œil; sa portion antérieure


proche du corps ciliaire correspond à la rétine ciliaire, rétine
aveugle. Cette portion se continue en arrière par l’ora serrata,
un feuillet interne et la rétine optique externe en contact avec
la choroïde. La couche superficielle de la rétine est
l’épithélium pigmentaire fait des cellules pigmentées dont
les prolongements glissent autour des prolongements des
cônes et des bâtonnets qu’ils supportent. La couche suivante
est celle des cônes et des bâtonnets suivie de la membrane
limitante externe. Les noyaux des cônes et bâtonnets forment
une couche superficielle ou externe. Vient ensuite la couche
des noyaux cellulaires bipolaires, ceux des cellules
102
amacrines et celles de Müller. Entre ces 2 couches de
noyaux se trouve la couche pléxiforme où les axones des
cônes et bâtonnets font synapses avec les dendrites des
cellules bipolaires et des cellules horizontales. B
A En profondeur se trouve la couche des noyaux des
cellules bipolaires, des cellules horizontales, des cellules de
Müller et ceux des cellules amacrines. Dans la couche
pléxiforme interne, les axones des cellules bipolaires font
synapse avec les dendrites des cellules ganglionnaires ainsi
appelées à cause de leur taille et non parce qu’elles constituent
un ganglion nerveux.
Les terminaisons des prolongements des fibres des
cellules de Müller forment la membrane limitante interne. Les
axones des cellules ganglionnaires constituent le nerf optique.

B
A

Figure 54 : A et B : Coupe transversale de


103
II.- L’OREILLE

L’oreille est le système vestibulaire perçoivent les sons,


les accélérations et la position. L’oreille est divisée en oreille
externe, l’oreille moyenne et l’oreille interne.

A.- L’OREILLE EXTERNE

Elle comprend le pavillon et le conduit auditif


externe.
1.-Le pavillon est constitué d’un cartilage élastique recouvert
d’une peau portant les poils.
2.-Le conduit auditif externe est revêtu par une peau portant
des poils qui renferment dans la profondeur des glandes
rébacées particulières, les glandes cérumineuses sécrétant
le cérumen. La portion externe de ce conduit est recouverte
par un cartilage élastique se continuant avec du pavillon.

Figure 55 : Rapports anatomiques des différents composants


de l’oreille humaine
104
B.- OREILLE MOYENNE

Le tympan sépare le conduit auditif externe de la caisse


du tympan ou cavité de l’oreille moyenne.

1.- Tympan
Appelé encore membrane tympanique, il comporte 3
couches :
- un épithélium malpighien représentant la couche externe.
- Un tissu fibreux contenant les fibres élastiques assurant les
propriétés mécaniques particulières du tympan constitue
une couche moyenne.
- Un épithélium cubique en continuité avec celui qui revêt le
reste de la cavité forme la couche interne.

2.- Cavité de l’oreille moyenne


Le marteau, l’enclume et l’étrier sont les 3 osselets
contenus dans la cavité de l'oreille moyenne. Ils sont composés
d’os compact associés par des articulations synoviales et
couvert par un épithélium cubique. Deux petits muscles striés
squelettiques, le muscle stapédien et le muscle tenseur du
tympan s’insèrent sur les osselets et en modulent les
mouvements engendrés par des sons trop intenses.
La caisse du tympan qui communique directement avec
les cavités mastoïdiennes ou sinus mastoïdiens est bordée par
un épithélium cubique ou pavimenteux simple.

3.- Trompe d’Eustache


Elle est bordée par un épithélium cilié type respiratoire.
Elle s’étend entre la caisse du tympan et le rhinopharynx, et sa
fonction est d’équilibrer la pression de l’air dans la caisse du
tympan avec la pression atmosphérique. Normalement
collabée, la trompe d’ Estache s’ouvre avec les mouvements
des muscles du rhinopharynx lors de la déglutition ou du
bâillement.

C.- OREILLE INTERNE

Elle est formée de sacs liquidiens ou labyrinthes


membraneux situés dans les cavités creusées dans l’os
temporal du crâne (labyrinthes osseux).
105
1.- Le labyrinthe membraneux comprend le canal cochléaire,
le saccule, l’utricule. les canaux semi-circulaires
membraneux et le cul-de-sac endolymphatique et est bordé
d’une couche de tissu fibreux tapissée par épithélium
pavimenteux. Il est rempli d’un liquide l’endolymphe et porte
des récepteurs sensoriels épithéliaux spécialisés qui lui
permettent de détecter les sons et la position. Les canaux semi-
circulaires membraneux naissent de l’utricule, tandis que et le
cul-de-sac endolymphatique et le canal cochléaire dérivent du
saccule.

2.- Le labyrinthe osseux composés de 3 cavités ; le


vestibule, une cavité centrale irrégulière d’où naissent les
canaux semi-circulaires et la cochlée. Ie labyrinthe osseux
est bordé de périoste et rempli de péri-lymphe. Les 3 canaux
sémi-circulaires osseux logent les canaux semi-circulaires
membraneux et la cochlée loge le canal cochléaire.

Figure 56: Organe vestibulaire visualisant le passage des ondes


sonores de l’oreille externe à l’oreille interne
106
La cochlée comprend 3 cavités à savoir : la rampe
vestibulaire à sa partie supérieure, la rampe tympanique à
sa partie inférieure et la rampe cochléaire ou canal
cochléaire à sa partie moyenne. La cochlée mesure 35 mm et
fait 2 et ½ tours de spire autour d’un axe osseux central la
columelle creusée des cavités comprenant les vaisseaux et
les somas des neurones formant les branches du nerf VIII. De
la columelle émane une fine lamelle osseuse , la lame spirale
osseuse qui se projette dans la cochlée de sa base à son
sommet. La rampe cochléaire contient l’endolymphe et se
termine au sommet de la cochlée.

Figure 57 : Labyrinthe membraneux


107

Figure 58: Coupe transversale montrant les 3 rampes

Les 2 autres rampes contiennent la péri-lymphe et réalisent un


long tube débutant de la fenêtre ovale et se terminant à la
fenêtre ronde, tandis qu’elles communiquent au sommet de la
cochlée par un orifice l’hélicotrème.

- La membrane vestibulaire ou membrane de REISSNER


comporte sur ces 2 faces un épithélium pavimenteux simple,
l’un en rapport avec la rampe vestibulaire et l’autre avec la
rampe cochléaire. La paroi latérale du canal cochléaire est
formée par la strie vasculaire qui est un épithélium vascularisé
fait de 3 types de cellules:
- cellules marginales possédant de nombreux replis de la
membrane plasmique entre lesquels se logent les
mitochondries ;
- cellules intermédiaires et basales.
La zone de l’oreille interne comportant les récepteurs de
l’audition constitue l’organe de Corti qui est constitué des
108
cellules auditives et repose sur une membrane épaisse, la
membrane basilaire. L’organe de Corti est constitué de 2
types de cellules auditives. Il existe 3 à 5 rangées de cellules
auditives externes et 1 rangée de cellules auditives internes.
Les cellules auditives sont des cellules cylindriques à
noyau basal et cytoplasme riche en mtonchondries, en citernes
du réticulum endoplasmique lisse se disposant aux faces
latérales. Ces cellules sont pourvues des stéréocils disposés en
rangées de forme linéaire pour les cellules auditives internes ,
en forme de W pour les cellules externes. La hauteur des poils
ou stéréocils augmente d’une rangée à l‘autre. Les sommets
des stéréocils les plus hauts des cellules auditives externes
sont enfouis dans la membrane tectoria de nature
glycoprotéique produite par le limbus spiral. Les cellules des
piliers sont des formes particulières des cellules de soutien
comportant de nombreux microtubules leur conférant une
certaine rigidité. Elles limitent entre un espace triangulaire, le
tunnel de Corti.

3.- Mécanorécepteurs.
Il s’agit des cellules sensorielles encore appelées
cellules ciliées. Ces ont des cellules épithéliales pressentant
des microvillosités ou stéréocils. La déflexion microvillositaire
dépolarise la membrane plasmique des cellules sensorielles ;
l’influx est ensuite transmis aux SNC par les fibres nerveuses.
Les cellules sensorielles se regroupent en amas
localisées:
- dans les ampoules des canaux semi-circulaires de
appareil vestibulaire pour détecter les accélérations,
- dans les macules de l’utricule et du saccule pour
percevoir la pesanteur et la position statique,
- dans l’organe de Corti de la cochlée pour percevoir les
vibrations sonores.
Dans chaque site les microvillosités des cellules
sensorielles sont incluses dans un matrice gélatineuse qui est
déplacée par un stimulus donné. Les mouvements des
microvillosités vers leurs plus hauts rangs dépolarisent la
membrane plasmique (excitation), tandis que les mouvements
vers leurs rangs les olus courts provoquent une
hypopolarisation (inhibition). Les cellules sensorielles se
répartissent dans différentes parties du la labyrinthe
109
membraneux de façon à détecter une grande variété de
mouvements.
Les cellules de soutien qui entourent les cellules
sensorielles leur sont ancrées par des jonctions serrées
apicales. Ces jonctions maintiennent un gradient ionique entre
l’endolymphe et le liquide extracellulaire qui s’inverse lors de la
dépolarisation.

a. Récepteurs des sons


Le canal cochléaire est un diverticule borgne, rempli
d’endolymphe. Faisant 2 tours ¾ dans la cochlée de forme
spirale et creusée dans l’os temporal, il est comprimé entre
deux autres espaces tubulaires la rampe vestibulaire et la
rampe tympanique remplies de péri-lymphe.
L’organe de corti est une différenciation de l’épithélium
bordant le canal cochléaire, il détecte les vibrations sonores.

Mécanisme
Les ondes sonores font vibrer le tympan et la vibration
est transmise à la membrane de la fenêtre ovale par les
osselets. Les modifications de pression ainsi générées
atteignent la rampe vestibulaire et mettent en mouvement les
membranes vestibulaire et basilaire vers la rampe tympanique
avant de se dissiper par la fenêtre ronde.
La membrane tectoria (membrane de corti) reste
relativement rigide et le mouvement des membranes
vestibulaires et basilaire entraîne les stéréocils des cellules
sensorielles, ce qui provoque la déploration membranaire. Ce
signal est transmis par les fibres sensorielles au ganglion spiral
d’abord, puis par le nerf cochléaire au cerveau qui perçois le
son.
Les sons de basse fréquence (graves) sont détectés
par les stéréocils de l’apex cochléaire, tandis que les sons de
haute fréquence (aigus) le sont dans la région de la base.

b.- Détection de la pesanteur et de la position

Deux amas de cellules localisés dans la macule de


l’utricule et dans la macule du saccule jouent un rôle primordial
dans la détection de la pesanteur et de la position de la tête.
Chaque macule histologiquement identique est composée de 3
types cellulaires suivants.
110
 Cellules de soutien (cellules sustentaculaires)
cylindriques avec de courtes villosités apicales ;
 Cellules sensorielles de types polygonales et
contournées par un réseau de terminaisons nerveuses
afférentes et efférentes ;
 Cellules sensorielles de type cylindrique et dont les
parties basales font synapse avec les terminaisons
nerveuses afférentes et efférentes.
Outre les microvillosités ou stéréocils, les cellules sensorielles
possèdent des structures ciliaires véritables appelées kinocils
localisées juste en arrière des plus grandes microvillosités ou
stéréocils. Le stéréocil et le Kinocil de chaque cellule sont
inclus dans la plaque gélatineuse de la matrice extracellulaire
appelée membrane otolithique suspendue dans
l’endolymphe. Cette membrane est couverte de nombreuses
petites particules composées de protéines et de carbonate de
calcium, les otolithes.

Mécanisme
La macule peut détecter la direction de la pesanteur
grâce à la sensibilité des cellules sensorielles recouvertes des
membranes otolithiques, aux mouvements de la tête d’avant
en arrière (macule de l’utricule) et sur les côtés (macule du
saccule).

c.- Détection de l’accélération et du mouvement

Les cellules chargées de détecter la direction et


l’amplitude d’une accélération d’un mouvement sont localisées
dans les ampoules des extrémités des 3 canaux semi-
circulaires qui sont en positions horizontale, supérieure et
postérieure. Chaque ampoule, qui est une région dilatée de 1
mm de longueur du labyrinthe membraneux contient des amas
de cellules sensorielles disposées dans de hautes structures
digitiformes, des crêtes ampoulaires. Les stéréocils de la
matrice gélatineuse en forme de dôme appelée la capsule.

Mécanisme

Lors de la rotation de la tête, l’endolymphe se déplace


dans le labyrinthe membraneux du fait de l’inertie des liquides
111
par rapport au reste de l’appareil vestibulaire. Ainsi, les
mouvements déplacent la capsule et la direction de ce
déplacement est détectée par les cellules sensorielles.

Figure 59 :Macule de l’utricule montrant la relation de la membrane


otholitique avec les cellules sensorielles vestibulaires
112
CHAPITRE 10: SYSTEME ENDOCRINE

I.- HYPOPHYSE

L’hypophyse ou glande pituitaire est une glande


endocrine située à la base du cerveau dans la selle turcique,
une dépression de l’os sphénoïde. Elle produit plusieurs
hormones qui règlent la sécrétion des autres glandes de
l’organisme de même que les fonctions telles que la croissance
et la reproduction. Elle mesure 1 cm de long et de large, 0,5
cm d’épaisseur et pèse 0,5 g. Elle possède des connexions
vasculaires et nerveuses avec le cerveau qui lui confèrent un
rôle clé dans les interactions avec le système nerveux et le
système endocrinien.

Lobe intermédiaire

Pars nervosa

Lobe antérieur

Figure 61 : Hypophyse
113

L’hypophyse présente deux subdivisions principales qui


diffèrent quant à leur origine embryonnaire :
 La neurohypophyse ou lobe postérieur se développe à la
suite d’une croissance vers le bas du diencéphale du
cerveau et est composé de tissu nerveux.
 L’adénohypopyse naît de l’invagination dorsale du pharynx
embroyonnaire, elle est composée de tissu glandulaire.
De haut en bas trois régions de la neurohypophyse
sont visibles :
- Un région légèrement surélevée à la base de hypothalamus,
appelée éminence médiane
- Une tige grêle partant de l’éminence médiane et dirigée vers
le bas, l’infundibulum et la partie terminale renflée s’étendant
vers le bas du tissu nerveux, le lobe postérieur ou paroi
nervosa.
L’adénohypophyse comprend trois parties:
- le lobe tubérale ou pars tuberalis une mince couche de
tissu glandulaire enveloppant ou entourant l’infundibulum;
- le lobe antérieur ou pars distalis représentant la plus
grande partie de l’adénohypophyse et
- le lobe intermédiaire, une couche de cellules épithéliales
situées entre le lobe antérieur et le lobe postérieur.

Vascularisation
L’activité des cellules sécrétrices de l’adénohypophyse
dépend de releasing factors (substances qui font libérer les
hormones) produits dans l’hypothamus et transportés vers ces
cellules par le sang.
Les artères hypophysaires inférieures bilatérales
naissant des carotides internes, bifurquent et leurs branches
s’anastomosent pour former un réseau autour de la tige
infundibulaire de l’hypothalamus. Des branches descendant de
cet anneau pénètrent dans la neurophypophyse et, dans une
moindre mesure dans le lobe antérieur. Plusieurs artères
hypophysaires supérieures naissant des carotides internes
s’anastomosent autour de l’éminence médiane de
l’hypothalanus et envoient des ramifications autour de celui-ci
pour former de plexus primaire.
Des ramifications de ce réseau capillaire retournent
vers la surface où elles fusionnent pour former des veinules qui
se dirigent vers le bas autour du processus infundibulaire et
114
joignent à un réseau étendu de sinusoïdes à l’intérieur du lobe
antérieur, le plexus secondaire.
Les veinules reliant le plexus primaire dans l’éminence
médiane avec le plexus secondaire constituent le système
porte hypophysaire. Il fournit la partie principale du sang
atteignant le lobe antérieur et transporte les releasing factors
qui se fixent aux récepteurs appropriés sur ces cellules,
déclenchant la sécrétion de leurs hormones.
En résumé la vascularisation porte de l’hypophyse
permet un contrôle hormonal direct des cellules hypophysaires
par l’hypothamus.

A.- ADENOHYPHYSE
1.- Lobe anterieur
Il est composé de cordons irréguliers et d’amas de
cellules glandulaires en relation intime avec les sinusoïdes à
paroi fenêtrée. Des cellules étoilées semblables aux
fibroblastes et portant de longs prolongements ramifiés forment
une trame cellulaire dans toute la glande et les cellules
sécrétrices occupent les espaces situés à l’intérieur de ce
réseau. Les histologistes classaient les cellules sécrétrices
dans l’une ou l’autre des deux catégories : chromophiles,

Pars nervosa

Figure 61 : Hypophyse : Lobes antérieur et intermédiaire


115
cellules contenant les granulations sécrétoires intensément
colorées, chromophobes, cellules ayant peu ou pas de
granulations de ce type et légèrement colorées et interprétées
comme cellules sécrétrices indifférenciées ou au repos. Les
cellules chromophiles comprennent les cellules acidophiles ou
éosinophiles qui se colorent avec les coloriants acides et les
basophiles qui se colorent avec les colorants basiques. On peut
identifier les différents types de cellules en utilisant les
anticorps marqués contre les différentes hormones.
- Les cellules somatotropes disposées en groupes le long
des sinusoïdes sont pourvues des granulations denses de
350 à 900 nm de diamètre, d’un appareil de Golgi bien
développé et d’un réticulum endoplasmique rugueux peu
développé (rare).
- Les cellules à prolactine sont le type cellulaire dominant du
lobe antérieur pendant la grossesse. Elles apparaissent
dans les cordons cellulaires avec un cytoplasme pourvu de
grosses granulations ovoïdes mesurant jusqu’à 700 nm de
diamètre. Leurs hormones stimulent la croissance des seins
et la sécrétion de lait. En dehors des grossesses, elles sont
moins nombreuses et leurs granulations plus petites
(200nm). Ces cellules sont également présentest chez
l’homme ou leur fonction est encore mystérieuse.
- Les cellules corticotropes sont relativement plus petites et
se disposent en groupes (amas) et forment parfois de petits
follicules autour d’une masse centrale de glycoprotéine.
Leurs granulations sont petites (200 à 250 nm). Leur produit
l’ACTH, l’hormone adrénocorticotrope ou corticotropine
stimule la libération des hormones du cortex surrénal.
- Les cellules thyréotropes sont des cellules allongées
disposées en groupes près du centre du lobe antérieur.
Elles sont pourvues des petites granulations sécrétrices de
150-200nm de diamètre la thyréostimuline (TSH) stimule la
thyroïde à libérer son hormone.
- Les cellules gonadotropes sont de grandes cellules
arrondies proches des sinusoïdes. Leur noyau à un conlour
irrégulier, leur appareil de Golgi très développé (grand), leur
réticulum endoplasmique rugueux est tubulaire ou
vésiculaire et leurs granulations sécrétoires ont un diamètre
de 200 à 300 nm. Elles sécrètent deux hormones
gonadotropes, une hormone folliculo-stimulate (FSH) et une
hormone lutéinisante (LH). Chez la femme la FSH stimule
116
la maturation des follicules ovariens, elle favorise la
spermatogenèse chez l’homme. la LH intervient aussi dans
la maturation des follicules ovariens et leur conversion en
corps jaunes, chez l’homme elle stimule les cellules de
Leydig des testicules à sécréter les androgènes.

HISTOPHYSIOLOGIE

Habituellement dans les glandes exocrines les cellules


sécrétrices sont les mêmes dans toute la glande et sont toutes
activées par la même hormone ou le même neuro-transmetteur.
Le lobe antérieur de l’hypophyse est particulier par la
multiplicité de ses types cellulaires, chacun étant placé sous
une commande différente, la sécrétion de chacune des
hormones du lobe antérieur est induite par un peptide
spécifique, un releasing factor (hormone hypothalamique
libératrice d’hormones) produit par l’hypothalamus et
transportée par le sang vers cellules sensibles ou cibles. Les
facteurs de libération (releasing factors) sont :
- l’hormone de libération de la somatotrophine (GRH),
- l’hormone de libération de la gonadotrophine (Gn RH).
- L’hormone de libération de la thyréostimuline (TRH).
En plus des facteurs de libération, l’hypothalamus
produit une hormone inhibitrice, l’hormone inhibitrice de la
production (PIF) qui freine la libération de la prolactine.

2.- Lobe intermediaire


Chez certains mammifères, le lobe antérieur est
séparé de la neurohypophyse par une fente, revêtue, sur le
côté proximal par un épithélium stratifié de cellules faibles
basophiles formant le lobe intermédiaire ou pars
intermédiaire. Cette couche est faite de grandes cellules
polygonales riches en mitochondries et en réticulum
endoplasmique et contenant de nombreuses granulations
sécrétoires. Ses cellules sécrètent l’hormone stimulante des
mélanocytes (hormone mélanotrope). Cette couche est
présente chez le fœtus humain et absente en tant que couche
distincte chez l’adulte où des groupes isolés de ce type de
cellules peuvent se retrouver à travers une petite partie de la
neurohypophyse sous forme de résidus sans fonction connue
chez l’homme.
117
3.- Lobe tuberale

C’est un mince manchon de cellules épithéliales de 20


à 60 µm d’épaisseur entourant l’infundibulum. c’est la région
plus richement vascularisée de la glande contenant le système
de veinules porte hypophysaires, elle comprend des cordons de
cellules épithéliales cubiques ou prismatiques basses
contenant de petites granulations denses et de rares
gouttelettes de colloïdes. Ces cellules occupent les espaces
entre les veinules. Ce sont les seules cellules de l’hypophyse
riches en glycogène; aucune hormone spécifique n’est connue
pour être sécrétée par le lobe tubéral et sa fonction demeure
inconnue.

B.- NEUROHYPOPHYSE

Elle contient l’éminence médiane, l’infundibulum et le


lobe postérieur de l’hypophyse. Le lobe postérieur est fait de
dizaines de milliers d’axones de neurones amyéliniques dont
les corps cellulaires se situent dans le noyau supra-optique, le
noyau para-ventriculaire de l’hypothalamus. Les cellules gliales
appelées pituicytes forment un réseau cellulaire le long du
lobe, leurs prolongements sont en communication par des
jonctions communicantes. Ces cellules sont variables en taille
et forme et contiennent des gouttelettes des lipides et des
dépôts de lipochrome. Les neurones hypothalamuques dont
les axones constituent la plus grosse partie du lobe postérieur
sont de grandes cellules à noyau excentrique, un cytoplasme
abondant et ayant quelques dendrites. Le réticulum
endoplasmique granulaire forme les corps de Nissl, tandis que
leur important appareil de Golgi est le site d’accumulation ou de
rassemblement de petites granulations sécrétoires de 120 à
200 nm qui sont continuellement transportées le long des
microtubules dans le lobe postérieur au rythme de 4 à 8 mm/h.
Ces granulations s’accumulent et sont stockées dans certaines
petites dilatations tout au long de chaque axone. Ces agrégats
de granulations sont visibles au microscope optique et sont
appelés corps de Herring. Leurs granulations constituantes
contiennent à la fois de l’ocytocine ou vasopressine ou ADH,
hormone antidiurétique combinée à une protéine transporteuse
spécifique à chaque hormone.
118

Histophysiologie

La neurohypophyse sécrète l’ocytocine qui agit sur


l utérus gravide. Sa concentration dans le sang augmente à la
fin de la grossesse et stimule la contraction du myomètre.
Cette hormone est aussi impliquée dans la contraction des
cellules myoépithéliales des alvéoles mammaires, éjectant le
lait dans les canaux. Elle sécrète aussi l’ADH ou vasopressine
qui règle la diurèse

II.- LA THYROÏDE

Elle sécrète 3 hormones :

- la tétraiodothyronine (thyroxine ou T4)


- la triiodothyronine ou T3 et la
- la calcitomine.
Les 2 premières jouent un rôle majeur dans la stimulation du
métabolisme énergétique, tandis que la calcitonine intervient
dans le maintien de l’héoméostasie du calcium.

Vésicules

Figure 62 : Thyroïde
119
La thyroïde est constituée des unités sphériques
tassées les unes contre les autres, les vésicules sécrétant la T3
et la T4. Chaque vésicule est bordée d’un épithélium simple +
cubique qui repose sur une membrane basale et entourant une
lumière contenant la colloïde, matériel, éosinophile, à
l’hématoxyline-éosine et riche en thyroglobuline, protéine iodée
qui représente la forme de stockage de T3 et T4.
La taille de ces vésicules varie selon la phase de sécrétion et
de stockage. En phase sécrétoire active, les cellules des
vésicules thyroïdiennes présentent les modifications suivantes :
- le réticulum endoplasmique se développe ;
- l’appareil de Golgi se dilate ;
- les microvillosités de surface augmentent en nombre et
en longueur;
- des gouttelettes intracytoplasmiques (correspondant à
de la colloïde dans des vésicules d’endocytose issues
d’expansion pseudopodales du cytoplasme du côté
luminal apparaissent.

Régulation de la sécrétion hormonale.


La synthèse et la dégradation de la thyroglobuline sont
contrôlées par l’hypothalamus et l’hypophyse. Un faible taux de
T3 et T4 stimule la production hypothalamique de TRH
(thyrotropin releasing hormon) qui à son tour, stimule la
production antéhypohysaire de thyrotrophine (thyroïd
stimulating hormon ou TSH), la TSH stimule ensuite à la fois la
synthèse de thyroglobuline et sa dégradation, ce qui augmente
la libération de T3 et T4 dans le courant sanguin capillaire.
Lorsque ces taux sanguins de T3 et T4 augmentent, les
productions de TSH et de TSA diminuent.

Cellules C (à calcitonine)
La thyroïde par ces cellules C produit la calcitonine,
hormone qui inhibe la résorption osseuse par les ostéoclastes
et antagonise ainsi l’action de la parathormone et diminue le
taux sanguin de calcium tout en augmentant la minéralisation
de la substance ostéoïde. Ces cellules C sont dispensées entre
les cellules bordant les vésicules thyroïdiennes mais, elles se
regroupent parfois en petits en amas dans la paroi d’une
vésicule ou en gros amas dans l’interstitium (espace séparant
les vésicules).
120
Les cellules C sont de petites cellules difficiles à mettre
en évidence par des colorations de routine. On recourt à
l’immunopéroxydase et au microscope électronique pour les
mettre en évidence (leurs granulés neurosécrétoires).

III.- PARATHYROÏDE

Elle est constituée de 3 types de cellules :


- les adipocytes constituent le tissu de soutien ;

- les cellules principales, cellules sphériques de ± 8 -10


µm de diamètre. Leurs noyaux sont petits, arrondis,
très hyperchromatiques et centraux, leur cytoplasme
rose pourpre. Ces cellules produisent la
parathormone.
Elles sont parfois vacuolisées et on parle de cellules
claires.
Cellules oxyphiles, plus grandes que les principales, très
éosinophiles ne sont pas sécrétoires. Elles sont peu
nombreuses avant la puberté et leur nombre augmente chez
l’adulte où elles se disposent parfois en amas.

Capillaires

Cellules
éosinophiles

Cellules principales

Figure 63 : parathyroïde
121
IV.- GLANDES SURRENALES

Elles comprennent la corticosurrenale élaborant les


hormones stéroïdes et la médullo-surrenale qui synthétise et
sécrète les amines vasoactives, l’adrénaline et la
noradrénaline.

A.- CORTICOSURRENALE

C’est la partie externe qui comprend chez l’adulte 3


zones distinctes :
- la zone glomérulée, externe, synthétise et sécrète des
minéralocorticoïdes, principalement l’aldostérone et la
désoxycorticostérone. Elle est faite des petites cellules
compactes disposées en amas et séparées par un tissu de
soutien fait essentiellement des capillaires à paroi fine. Les
cellules contiennent quelques gouttelettes de lipides, un
réticulum endoplasmique lisse bien développé etn un réticulum
endoplasique rugueux peu abondant.
- la zone fasciculée, intermédiaire , sécrète des corticoïde
principalement le cortisol et corticostérone ainsi que de
petites quantités de stéroïdes androgènes, dehydro-
épiandrostérone.
Elle est constituée de grandes cellules cylindriques ou
rectangullaires à cytoplasme clair ou finement vacuolisé car
riche en lipides et glucicorticoIdes. Ces cellules sont
disposéesen colonnes verticales de 2 à 3 cellules de large,
séparées par des capillaires sanguins.
- la zone réticulée, interne, produit des stéroïdes
androgènes et quelques glucocorticoïdes (en petite
quantités). Elle est composée des cellules au cytoplasme
éosinophile disposées en réseau anastomosé d’amas et de
colonnes, avec une vascularisation en contact avec leurs
membranes plasmiques et une présence caractéristique
d’un pigment brunâtre, la lipofuscine à l’hématoxyline-
éosine.

B.- LA MEDULLOSURRENALE

Elle est composée des cellules à noyau volumineux,


pâle et un cytoplasme finement granulaire coloré en violet à
l’hématoxyline-éosine. Elles sont polyédriques et disposées en
122
amas, cordons ou colonnes entourés d’un riche réseau de
capillaires sanguins. Au microscope électronique elles montrent
des granules neurosécrétoires dont les plus petits sont les
granules d’adrénaline et les plus volumineux étant les granules
de noradrénaline.

V.- SYSTEME NEUROENDOCRINIEN DIFFUS

Ces cellules appartiennent aux cellules APUD ou au


système neuroendocrinien diffus et possèdent les
caractéristiques suivantes :
- captation et décarboxylation des précurseurs des amines
actives des polypeptides et des hormones (Amines
Precursor Uptake and Décarboxylation, cellules APUD) ;
- présence d’organites cytoplasmiques caractéristiques
appelés granules à centre dense, vésicules
neurosécrétoires ou vésicules cerclées.
Les cellules les plus importantes du système neuro-endocrinien
diffus sont celles du tube digestif et des tractus respiratoire.

A.- CELLULES ENDOCRINIEN DU TUBE DIGESTIF

Appelées aussi cellules endocrines associées au tube


digestif ou cellules entéro-endocrines, elles prédominent dans
l’estomac, intestin grêle, la partie basse de l’œsophage, colon
et canaux des glandes exocrines se drainant dans le tube
digestif (pancréas et canaux biliaires). Ces cellules sont
généralement petites avec un noyau sphérique et un
cytoplasme faiblement coloré. Elles sont en contact avec la
membrane basale sur laquelle reposent les cellules épithéliales
et non avec la lumière et leurs vésicules neurosécrétoires sont
concentrées à la partie basale.

B.- CELLULES ENDOCRINIEN DU TRACHEES


RESPIRATOIRES

Elles sont soit :


- dispersées le long de la trachée, des bronches et alvéoles
et reposent aussi sur la membrane basale avec un
prolongement cytoplasmique s’étendant jusqu’à la lumière
entre la cellule épithéliale adjacente;
123
- Regroupées en amas faisant saillie dans la lumière
trachéo-bronchique ou alvéolaire et appelés corps neuro-
épithéliaux. Ces corps sont soit nombreux aux
ramifications des voies aériennes et reçoivent des axones
non myélinisés provenant des nerfs péri-bronchiques et
péri-branchiolaires.
Le cytoplasme de ces différentes cellules neuroendocrines
renferme de nombreuses vésicules meurosécrétoires. De la
sérotonine, de la bombésine, de la calcitonine, de la leucine-
enképhaline ont été mises en évidence dans ces cellules.

C.- PARAGANGLIONS

Ce sont des glandes neuroendocrines du système


nerveux autonome, constituées de grosses cellules
neuroendocrines contenant , des vésicules neuro- sécrétoires.
Les plus connues contiennent les amines actives ou des
hormones peptidiques.
Les paraganglions sont constitués des cellules
principales qui sont des cellules neuroendocrines contenant les
vésicules neuro-sécrétoires, dispôsées en amas ou en nids
grossièrement arrondis. Chaque amas est entouré d’une
membrane basale et entre en contact avec des capillaires à
endothélium fenêtré. Entre les cellules se trouvent les cellules
de soutien aplaties, les cellules sus-tenlaculaires qui
ressemblent aux cellules de Schwann. Les cellules
neuroendocrines sont de 2 types : les cellules claires et les
cellules sombres. Les paraganglions sont innervés à la fois par
les système sympathique et parasympathique.
Parmi les para ganglions on citera :
- les corpuscules carotidiens et aortiques situés
respectivement à la bifurcation des carotides et à la face
concave de la crosse de l’aorte. Ce sont des
chémorécepteurs sensibles à la pression partielle artérielle
en oxygène et au pH du sang selon les mécanismes encore
imparfaitement connus.
- Paraganglions aortico-sympathiques situés autour de
l’aorte abdominale, depuis de l’origine des artères rénales
jusqu’à la bifurcation iliaque et au delà.
124

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

1.- COUJARD R, POIRIER J et RACADOT, J.: Précis


d’Histologie. Paris,
Masson, 1980.
2.- JUNQUEIRA CL, CANEIRA J and CONTOPOULOUS NA :
Basic Histology.
California. Lange Medical. Publications, 1998.
3- BERGMAN RA, AFIFI AK and HEIDGER PM : Histology.
4.- ROSS MH, REITH EJ, and ROMRELL: Histology. 2d
Edition, Maryland, 1989.
5.- STEVENS A and LOWE J: Histology, Edition Paradel,
London, 1992.
6.- FAWCETT DW et JENSH RP : HISTOLOGIE.
L’ESSENTIEL. Maloine Paris, 2002
125
TABLE DES MATIERES

CHAPITRE 1: LE SYSTEME CARDIOVASCULAIRE. ........................ 3


INTRODUCTION. ............................................................................ 3
I.- LE SYSTEME ARTERIEL. ........................................................... 4
II.- LE SYSTEME VEINEUX. ............................................................ 5
III.- LE SYSTEME LYMPHATIQUE. ................................................. 6
IV.- LE CŒUR. ................................................................................ 7
CHAPITRE 2 : LA PEAU. .................................................................... 8
INTRODUCTION. ............................................................................ 8
I.- L’EPIDERME. .............................................................................. 9
A.- Les Keratinocytes ................................................................. 9
B.- Cellules épidermiques non Keratinisantes. ........................... 9
II.- LE DERME ............................................................................... 11
III.- LES ANNEXES DE LA PEAU .................................................. 11
A.- Les glandes sudoripares. .................................................... 11
B.- Follicule pilo-sébacé............................................................ 12
C.- L’ongle. ............................................................................... 15
III.- HYPODERME ......................................................................... 15
CHAPITRE 3 : LE TUBE DIGESTIF. ................................................. 16
INTRODUCTION ........................................................................... 16
SCTRUCTURE GENERALE DU TUBE DIGESTIF ........................ 16
I.- CAVITE BUCCALE .................................................................... 17
A.- LANGUE ............................................................................. 18
B.- DENTS ET STRUCTURES ASSOCIEES ........................... 20
II.- PHARYNX ................................................................................ 25
III.- OESOPHAGE ......................................................................... 25
IV.- ESTOMAC .............................................................................. 26
A.- MUQUEUSE GASTRIQUE ................................................. 27
B.- LA SOUS MUQUEUSE ....................................................... 31
C.- LA MUSCULEUSE.............................................................. 32
D.- LA SEREUSE ..................................................................... 32
V.- INTESTIN GRELE. ................................................................... 32
A.- MUQUEUSE ....................................................................... 32
B.- LA SOUS MUQUEUSE ....................................................... 34
C.- LA MUSCULEUSE.............................................................. 35
D.- LA SEREUSE ..................................................................... 35
E.- VAISSEAUX ET NERFS ..................................................... 35
VI.- GROS INTESTIN .................................................................... 36
A.- MUQUEUSE ....................................................................... 36
B.- MUSCULEUSE ................................................................... 36
VII.- APPENDICE .......................................................................... 37
VIII.- GLANDES ASSOCIEES AU TUBE DIGESTIF ...................... 37
126
A.- GLANDES SALIVAIRES ..................................................... 37
1.- LA PAROTIDE .......................................................................... 38
2.- LA GLANDE SOUS-MAXILLAIRE ............................................. 39
2.- LA GLANDE SOUS-MAXILLAIRE ............................................. 40
3.- LA GLANDE SUBLINGUALE .................................................... 40
B.- LE PANCREAS ................................................................... 41
B.- HISTOPHYSIOLOGIE ......................................................... 44
C.- LE FOIE .............................................................................. 45
B.- HISTOPHYSIOLOGIE ......................................................... 48
D.- LA VESICULE BILIAIRE ..................................................... 49
CHAPITRE 4 : PATHOLOGIE DU TISSU LYMPHOIDE ................... 49
INTRODUCTION ........................................................................... 49
I. - GANGLION LYMPHATIQUE ..................................................... 49
A. - DEFINITION ....................................................................... 49
B. - STRUCTURE ANATOMIQUE ET FONCTIONNELLE ........ 50
II. LA RATE ................................................................................... 53
A.- LA PULPE BLANCHE ......................................................... 53
B.- LA PULPE ROUGE ............................................................. 53
III.- THYMUS ................................................................................. 55
IV.- TISSU LYMPHOÎDE ASSOCIE AUX MUQUEUSES (MALT=
MUCOSA ASSOCIATED LYMPHOID TISSUE) .......................................... 58
A.- AMYGDALES ...................................................................... 58
B.- PLAQUES DE PEYER ........................................................ 58
CHAPITRE 5 : L’ARBRE RESPIRATOIRE ....................................... 59
INTRODUCTION ........................................................................... 59
I.- CAVITE NASALE ....................................................................... 59
II.- NASOPHARYNX ...................................................................... 59
III.- LARYNX .................................................................................. 59
IV.- LA TRACHEE .......................................................................... 60
V.- BRONCHES ............................................................................. 60
A. BRONCHES SOUCHES OU PRIMAIRES ............................ 60
B.- BRONCHES LOBAIRES ..................................................... 60
C.- BRONCHES SEGMENTAIRES .......................................... 62
D.- BRONCHIOLES .................................................................. 63
E.- BRONCHIOLE TERMINALE ............................................... 63
E.- BRONCHIOLE TERMINALE ............................................... 64
F.- BRONCHIOLES RESPIRATOIRES..................................... 64
G.- ALVEOLES ......................................................................... 65
CHAPITRE 6 : L’APPAREIL URINAIRE............................................ 67
INTRODUCTION ........................................................................... 67
I.- LE REIN ..................................................................................... 67
A.- LE CORTEX ........................................................................ 67
A.- LE CORTEX ........................................................................ 68
127
B.- LA MEDULLAIRE ................................................................ 70
C.- L’APPAREIL JUXTAGLOMERULAIRE. .............................. 70
D.- HISTOPHYSIOLOGIE DU REIN ......................................... 71
II.- URETERE. .......................................................................... 72
III.- VESSIE. .................................................................................. 72
IV.- URETRE ................................................................................. 74
CHAPITRE 7: ORGANES GENITAUX FEMELLES. ......................... 75
I.- MONT DE VENUS, GRANDES LEVRES ET PETITES LEVRES.
...................................................................................................... 75
A.- MONT DE VENUS .............................................................. 75
B.- GRANDES LEVRES ........................................................... 75
C.- PETITES LEVRES .............................................................. 76
D.- CLITORIS ........................................................................... 76
E.- MEAT URETRAL, GLANDES PARA URETRALES DES
SKENE ET GLANDES DE BARTHOLIN ................................ 76
II.- VAGIN ................................................................................. 77
III.-UTERUS .................................................................................. 78
A.- COL UTERIN ...................................................................... 78
B.- CORPS DE L’UTERUS ....................................................... 78
V.- OVAIRE................................................................................... 81
A.- FOLLICULES OVARIENS................................................... 81
B.- STROMA OVARIEN............................................................ 86
VI.- GLANDE MAMMAIRE. ............................................................ 87
VI.- GLANDE MAMMAIRE. ............................................................ 87
A.- LE MAMELON .................................................................... 87
B.- L’AREOLE ........................................................................... 87
C.- CORPS DE LA GLANDE .................................................... 87
CHAPITRE 8 : ORGANES GÉNITAUX MÂLES................................ 89
A.- TUBES SEMINIFERES ....................................................... 91
B.- ÉPITHELIUM SEMINAL ET SPERMATOGENESE ............ 92
C.- CELLULES DE SERTOLI ................................................... 94
D.- INTERSTICIUM .................................................................. 94
E.- RETE TESTIS ..................................................................... 94
F.- LES CANAUX EFFERENTS ............................................... 94
G.- EPIDIDYME ........................................................................ 95
H.- CANAL DEFERENT............................................................ 96
I.- VESICULE SEMINALE......................................................... 97
I.- VESICULE SEMINALE......................................................... 97
II.- PROSTATE .................................................................................. 97
CHAPITRE 9: ORGANES DES SENS .............................................. 99
I.- ŒIL ............................................................................................ 99
A.- PAUPIERE .......................................................................... 99
B.- LE GLOBE OCULAIRE ..................................................... 100
128
II.- L’OREILLE .............................................................................. 103
A.- L’OREILLE EXTERNE....................................................... 103
B.- OREILLE MOYENNE ........................................................ 104
C.- OREILLE INTERNE .......................................................... 104
CHAPITRE 10: SYSTEME ENDOCRINE ........................................ 112
I.- HYPOPHYSE .......................................................................... 112
A.- ADENOHYPHYSE............................................................. 114
B.- NEUROHYPOPHYSE ....................................................... 117
II.- LA THYROÏDE ........................................................................ 118
III.- PARATHYROÏDE................................................................... 120
IV.- GLANDES SURRENALES .................................................... 121
A.- CORTICOSURRENALE ................................................... 121
B.- LA MEDULLOSURRENALE ............................................. 121
V.- SYSTEME NEUROENDOCRINIEN DIFFUS .......................... 122
A.- CELLULES ENDOCRINIEN DU TUBE DIGESTIF ............ 122
B.- CELLULES ENDOCRINIEN DU TRACHEES
RESPIRATOIRES ................................................................... 122
C.- PARAGANGLIONS ........................................................... 123
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ............................................ 124

TRAVAUX PRATIQUES D’HISTOLOGIE ........................................ 129

TABLE DES MATIERES .................................................................. 125

Composition, conception et mise en page :

Tél. 00243997529766/alexprods@yahoo.fr
129
TRAVAUX PRATIQUES D’HISTOLOGIE

Nom , Post-nom et prénom ………………………………..


N°…………..

I.- HISTOLOGIE GENERALE

A .- Donnez par un schéma avec légende l’aspect histologique


d’un cartilage.
130

B.- Donnez la légende de cette figure :


131
II.- HISTOLOGIE SPECIALE

A.- Par un schéma représentez l’aspect histologique de la


rétine
132

B.- Donnez la légende de cette Figure

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