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Anévrysmes de l’aorte abdominale 

Anatomie aorte abdominale :

L’aorte thoracique descendante traverse son hiatus (T12) au niveau du diaphragme pour donner l’aorte
abdominale.

L’aorte abdominale donne une première branche qui est le tronc céliaque, lequel donne l’artère
hépatique commune, l’artère coronaire stomachique (aka gastrique gauche) et l’artère splénique.

Puis l’aorte donne la deuxième branche qui est l’artère mésentérique supérieure.

Ensuite on a latéralement une artère rénale de chaque côté. A savoir que l’artère rénale droite est un
peu plus basse que l’artère rénale gauche. W l rein droit azghar men l rein gauche kamen men wara l
foie.

Ensuite l’aorte donne à la face antérieur l’artère mésentérique inferieure.

Finalement se bifurque en 2 artères iliaques primitives qui chacune donne une artère iliaque interne
une artère iliaque externe.

L’artère iliaque externe donne l’artère fémorale commune au niveau du pli inguinal.

La fémorale commune se divise en artère fémorale superficielle et artère fémorale profonde.


Un anévrysme artériel est défini comme une dilatation focale de l’artère de plus de 50% de son
diamètre normal.

Normalement chez les hommes adultes le diamètre de l’aorte en sous-rénale est à peu près de 1,7cm.
Dans le langage courant, on dit au-dessus de 3cm = anévrysme.

On a 2 formes d’anevrysmes :
a) Fusiforme (lamma l nafche tkoun circonferentielle)
b) sacciforme (ya3ne nefche men mayle wehde)

Dans les deux types, la paroi de l’anévrysme est composée de trois couches artérielles normales :
l’intima, la media et l’adventice.

L’intima étant l’endothélium classique, la media c’est la couche de cellules musculaires lisses avec une
limitante élastiques internes et externes. Elle est très riche en fibres élastiques et responsable de
l’élasticité de l’aorte.

Ce contenu en élastine diminue progressivement en allant de l’aorte thoracique vers l’aorte


abdominale et jusqu’à la bifurcation aortique.

L’adventice c’est la couche la plus externe et c’est une couche très riche en collagène.

Avec l’âge on a une dégénérescence essentiellement au niveau de la media qui perd son élasticité et son
contenu en cellules musculaires lisses  ce qui provoque une fragilisation de la paroi d’où la formation
d’une dilatation anévrysmale.

En opposition aux faux anévrysmes (qui surviennent suite à un traumatisme de la paroi artérielle) où on
une a extravasation du sang et la formation d’une cavité qui colle à la paroi artérielle et
progressivement, avec le temps, le sang va circuler dans cette cavité et on aura la formation d’une
coque épaisse qui devient assez rigide qui n’est pas formée des 3 couches.
La localisation de loin la plus fréquente d’un anévrysme aortique est
celui du segment de l’aorte sous rénale. Donc entre les artères rénales
et la bifurcation aortique, plus que 90% des anévrysmes aortiques se
trouvent à ce niveau.

Il est très important de préciser la localisation exacte de l’anévrysme par


rapport aux artères rénales, aux bifurcations… parce que la tactique
chirurgicale et le choix de la technique opératoire dépendent de
l’extension de l’anévrysme vers le haut ou vers le bas.

Un collet aortique c’est la distance entre l’artère rénale la plus basse et


le début de l’anévrysme.

Donc il est important de décrire un anévrysme sous rénale de l’aorte abdominale :

- Où il se situe
- Sa limite supérieure
- Jusqu’où il arrive en distal
Car ceci va dicter la conduite à tenir ultérieure.

Quand on traite un anévrysme de l’aorte abdominale on enlève toutes les zones dilatées. On ne peut
pas laisser une zone dilatée car par définition ce sont des zones qui ont subi une dégénérescence et
donc sont fragiles et risquent de se rompent si on les laisse en continuité avec la circulation.

NB : On peut avoir des localisations anévrysmales qui sont moins fréquentes ailleurs dans l’aorte. Par
exemple au niveau de l’artère poplité : c’est assez fréquent, mais aussi au niveau de l’artère fémorale
commune ou l’artère hypogastrique ou iliaque interne avec des anévrysmes possibles au niveau de
toutes les artères viscérales, rénales, spléniques ou même cérébrales. Donc n’importe quelle artère peut
avoir une dilatation anévrysmale.

L’anévrysme abdominal sous-rénale survient essentiellement chez les hommes après l’âge de 65ans.
Typiquement ce sont des patients tabagiques et souvent des BPCO.

L’anévrysme de l’aorte abdominale est 2 fois plus fréquente chez l’homme que chez la femme.

En générale l’incidence commence à augmenter à partir de l’âge de  :


a) 50ans chez l’homme
b) 60ans chez la femme.
 Donc c’est décalé d’à peu près 10ans.
Mais dans les deux cas on a un pic d’incidence à l’âge de 80ans.

La tranche d’âge la plus touchée c’est celle de 65 à 75ans avec une étiologie principale qui est
l’athérosclérose. C’est la cause de loin la plus fréquente d’anévrysme artérielle.

Il y a d’autres causes :

1- Anévrysmes infectieux ; quand il y a une infection locale on a une invasion de la paroi et


formation d’un abcès au niveau de l’intima et la media ; ce qui fragilise la paroi aortique
2- Anévrysmes dus à des artérites inflammatoires
3- Anévrysmes secondaires à un traumatisme
4- Cystic medial necrosis ou dégénérescence cystique de la media
5- Maladies du tissu de collagène : syndrome de Marfan, syndrome d’Ehlers-Danlos qui sont des
maladies qui mènent à une fragilisation de la paroi à cause d’un problème du fibro-collagène.
6- La génétique a aussi un rôle dans l’anévrysme aortique. On retrouve dans 20 à 25% des cas un
parent de premier degré qui a une histoire d’un anévrysme de l’aorte abdominale

L’anévrysme de l’aorte abdominale est 2 fois plus fréquente chez l’homme que chez la femme.
En général, l’incidence commence à augmenter à partir de l’âge de 50ans chez l’homme et à partir de
60ans chez la femme. Donc c’est décalé d’à peu près 10ans.
Mais dans les deux cas on a un pic d’incidence à l’âge de 80ans.
(Metel lal dissection aortique bass haydik fo2 l 75 b siro metel ba3ed)

L’histoire naturelle d’un anévrysme de l’aorte abdominale est une dilatation progressive et
asymptomatique qui va augmenter progressivement jusqu’à arriver à la rupture.

Cette progression est d’environ 3mm par an.

Quand on parle de la taille d’un anévrysme, on parle du plus grand diamètre transversal : que ce soit en
antéro-postérieur ou en latéral.

Il n’est pas important de préciser la hauteur d’un anévrysme, lorsqu’on trouve dans un rapport
radiologique : un anévrysme étalé sur 12 ou 15 cm de hauteur c’est une information pas très utile.  Ce
qui est le plus important c’est le diamètre transversal d’un anévrysme aortique car en fonction de ce
diamètre on pose l’indication opératoire ou pas.

C’est en fonction de ce diamètre transversal qu’on calcule le risque de rupture


 donc la rupture n’est pas dépendante de la hauteur de l’anévrysme mais du plus grand diamètre
transversal.

Le plus souvent l’anévrysme est asymptomatique. Mais parfois avec l’évolution de cet anévrysme les
gens peuvent se plaindre d’un accès de douleur au niveau du dos, au niveau du flanc, au niveau de
l’abdomen qui irradie vers les plis inguinaux… donc ce sont des douleurs un peu vagues et qui peuvent
nous orienter vers d’autres diagnostics différents de l’anévrysme.

Lorsque la taille de l’anévrysme devient suffisamment importante, il va donner des signes de


compression.

Par exemple :

 Des signes digestifs comme la nausée, les vomissements.


 Une compression des uretères et donc une hydronéphrose et des signes urinaires.
 On peut avoir des érosions vertébrales et donc des douleurs au niveau du dos.
 Une compression nerveuse des racines et donc des douleurs au niveau des membres inférieurs.

Mais le mode de présentation le plus fréquent d’un anévrysme c’est la découverte fortuite +++++.
C’est un anévrysme asymptomatique découvert fortuitement lors d’un examen clinique pour des
douleurs ou autre chose. On palpe une masse battante.
Ou une découverte d’un anévrysme lors d’un examen d’échographie ou scanner pour une autre raison
 on découvre un anévrysme de taille significative.
C’est la façon classique de découvrir un anévrysme. Les douleurs peuvent être en rapport avec
l’anévrysme ou pas. Le médecin palpe l’abdomen et trouve une masse battante.

A peu près 50% des anévrysmes de l’aorte abdominale sont palpables à l’examen clinique. Parfois il est
très difficile de palper la masse surtout chez les sujets obeses.

Lorsqu’on découvre un anévrysme de l’aorte abdominale il faut systématiquement rechercher des


anévrysmes associés : de l’artère fémorale et de l’artère poplité.

Le tabac c’est le facteur de risque le plus associé avec un anévrysme de l’aorte abdominale.

Il se renseigne aussi sur les antécédents familiaux ; car comme on l’avait déjà dit on a 20 à 25% des
sujets qui ont un anévrysme ont un proche parent de 1 er degré qui est atteint d’un anévrysme de l’aorte
abdominale.

On prend les pouls distaux pour voir s’il y a une embolisation périphérique de cet anévrysme dans les
artères et donc une occlusion de ces artères périphériques.

On prend la tension au niveau des deux bras, d’abord pour voir s’il y a une hypertension qui est un
facteur majeur pour la progression d’un anévrysme. Au niveau des deux bras pour être sur qu’il n’y a pas
une sténose au niveau d’une artère sous-clavière ; ce sont des patients qui ont une maladie
athéromateuse assez importante et donc ils risquent d’avoir des sténoses artérielles un peu partout
associées avec la dilatation artérielle.

Le médecin ausculte le cou a la recherche d’un souffle carotidien ; car l’athérosclérose peut atteindre la
carotide et donner une sténose de cette artère

Actuellement on ne demande plus une échographie abdominale pour faire le diagnostic d’un anévrysme
chez un patient qui vient en consultation. Un patient chez qui on trouve une masse palpable, on
demande directement un scanner abdominal avec injection pour avoir la taille de l’anévrysme et son
extension.

On peut faire d’autres examens comme la radio ASP et l’échographie abdominale ??? (bro ma natar
jemle) anw men rabbeh l SCAN eza fi masse battante.

L’ASP n’est pas vraiment un examen qu’on demande, c’est un examen demande à cause des douleurs
abdominales. Le seul signe qu’un anévrysme donne à l’ASP ce sont les calcifications de la paroi
anévrysmale. Donc on retrouve à l’ASP des calcifications qui prennent la forme de l’anévrysme : ceci
nous permet de conclure que c’est un anévrysme. Ces calcifications ne sont cependant pas très
fréquentes : sont retrouvées dans moins de 50% des cas et donc il y a beaucoup de faux négatifs.
Donc l’ASP n’est pas demandé pour faire le diagnostic d’un anévrysme de l’aorte abdominale mai c’est
un examen fait pour les douleurs abdominales.

Cependant, l’échographie abdominale est un examen beaucoup plus utile pour étudier un anévrysme
de l’aorte abdominale. L’échographie lorsqu’elle est faite par les mains d’un expert peut avoir une
sensibilité diagnostic très élevée de 100% et une spécificité de 95% environ. C’est un examen qui donne
le diagnostic positif d’un anévrysme et donne une idée assez précise de la taille et l’extension de
l’anévrysme ainsi que ces rapports par rapport aux artères rénales et iliaques. Sadly, il est parfois
difficilement réalisable à cause de la présence de gaz dans l’intestin ou chez les sujets très obèses. Donc
l’échographie est plus utilisée à grande échelle pour faire un dépistage. On prend la population de plus
de 60-65 ans, on fait une échographie chez tout le monde et donc on diagnostic les anévrysmes.

L’échographie n’est utilisée que pour la surveillance d’un anévrysme de l’aorte abdominale qui n’a pas
encore atteint la taille d’opérabilité ; càd lorsqu’on a un anévrysme dont le diamètre varie entre 3 et 4,5
cm on peut faire des échographies pour suivre l’évolution. De même l’échographie est un outil de
dépistage, c’est lorsqu’on fait un dépistage à grande échelle.

Si on a un patient qui se présente et on palpe une masse pulsatile au niveau de l’abdomen on


demande directement un scanner et non pas une échographie abdominale.

Le scanner abdominal avec injection de produit de contraste donne :

- Le diagnostic positif de l’anévrysme,


- Son extension vers les artères rénales et iliaques,
- Son diamètre transversal antéro-postérieur et latéral,
- Ses rapports avec les organes avoisinants,
- Les signes de compression sur les organes, l’uretère, les nerfs…
- Les signes de complication d’un anévrysme :
1 - BLEBS = bulles d’air au niveau de la paroi
2 - Extravasation du produit de contraste qui témoigne d’une fissuration de cet anévrysme.

Il y a 15 ou 20 ans, le traitement de l’anévrysme de l’aorte était une cure chirurgicale : on ouvre


l’abdomen et on remplace l’aorte malade par une prothèse. Donc les détails et les mensurations de
l’anévrysme n’étaient pas aussi importants que de nos jours. Actuellement avec le traitement
endovasculaire : on fait entrer une endoprothèse à l’intérieur de l’aorte et on l’ouvre à l’intérieur.

L’endoprothèse est formée par un stent qui est entouré par une matière : le PTFE =
polytétrafluoroéthylène ; donc c’est comme un stent mais qui est couvert.

Donc pour prendre la bonne taille de l’endoprothèse et la déployer à l’intérieur de l’anévrysme il faut
avoir des rapports très exactes sur le diamètre en dessus de l’anévrysme, de l’anévrysme et en-dessous
de l’anévrysme ainsi que les rapports avec les artères rénales et iliaques.
Donc actuellement le scanner est devenu primordial dans le traitement surtout endovasculaire, il nous
donne toutes les petites mensurations au millimètre près afin de choisir une endoprothèse convenable à
l’aspect de l’anévrysme qu’on traite.

L’angiographie n’est plus un examen pour faire le diagnostic d’un anévrysme de l’aorte. Avant on faisait
l’angiographie systématiquement pour le diagnostic et en préopératoire. Mais actuellement elle ne se
fait plus et ceci pour plusieurs raisons :

1- C’est un examen invasif


2- Il existe un certain taux de complications qui est aux alentours de 1% : embolisation, faux anévrysme
au niveau du point de ponction de l’artère fémorale, les dissections…
3- C’est un examen couteux
4- Nécessite la présence d’un radiologue interventionnel et d’une salle de radiologie interventionnelle
5- C’est un examen qui montre la lumière de l’anévrysme et non pas sa paroi. En fait un anévrysme
de l’aorte abdominale a souvent un thrombus dans sa paroi et le thrombus peut être assez épais de
1 à 3 cm. Donc un anévrysme de 8 cm de diamètre peut avoir une lumière qui ne fait que 2
cm seulement. Et donc en donnant un produit de contraste lors de l’angiographie on colorie
uniquement la lumière et on aura une lumière de 2 cm de diamètre sans avoir une
information sur la taille de l’anévrysme lui-même. Donc l’information donnée par
l’angiographie est fausse par rapport au diamètre et l’extension de l’anévrysme.

Il faut savoir qu’il y a plusieurs facteurs qui me permettent de dire que le risque de rupture est élevé :

o Lorsqu’un anévrysme présente une taille qui dépasse les 5 mm, le risque de rupture commence à
être considérable.
o Lorsque l’aspect est sacciforme le risque de rupture est plus important.
o Chez un patient qui est tabagique et BPCO le risque de rupture est plus important.
o Chez les femmes le risque de rupture est plus important que chez les hommes.
o La présence d’une histoire familiale d’anévrysme de l’aorte témoigne d’une fragilité
génétique/familiale de la paroi de l’aorte.
o La présence d’une hypertension mal-contrôlée augmente le risque de rupture.
o La progression de la taille de l’anévrysme ; une progression rapide.
Lorsque la progression est (i guess asdo addeh 3am yekbar per year)
- Moins que 3 mm, elle est considérée lente.
- Entre 3 et 6 mm la progression est de vitesse moyenne.
- Supérieure à 6 mm, c’est un anévrysme d’évolution rapide et donc le risque de rupture
devient important.
Lek ba3ed hayed ha y2oul enno eza akhad 5 mm b 6 months on opera w bet koun rapide (mich 6
metel hon) + anevrysme qui se presente à >5cm mich mm  !!! mghalltin feya hon, later b salhowa petit
reched

Les deux facteurs qui nous font craindre la rupture de l’anévrysme de l’aorte abdominale c’est l’HTA
mal-contrôlée et l’expansion anévrysme de plus que 6 mm par an d’un anévrysme.
Citez les indications opératoires  d’un anévrysme de l’aorte abdominale

- Anévrysme de taille > 5.5 cm de diamètre transversal


- Anévrysme de progression rapide de 5mm tous les 6 mois

Donc si on a un anévrysme de 4 cm et au bout de 6 mois il devient de 4.5cm, on n’attend plus à ce que la


taille devient 5.5 cm mais on peut opère avant car on considère l’anévrysme a une progression rapide de
plus de 5 mm tous les 6 mois ou 1 cm par an.

Citer la complication la plus grave d’un AAA (anévrysme de l’aorte abdominale)

La complication la plus grave de l’anévrysme c’est la rupture car le risque de mortalité augmente si on a
un anévrysme rompu ;

- Si anévrysme <4 cm  risque de rupture est très bas aux alentours de 0.2-0.3%
- Si anévrisme entre 4 et 5 cm  risque de rupture <5%
- Si anévrisme entre 5 et 6 cm risque de rupture = 5-10%
- Si anévrysme entre 6 et 7 cm  risque de rupture = 10-20%
- Si anévrysme entre 7et 8 cm  risque de rupture = 20-40%
- Si anévrysme >8 cm  risque de rupture >40%
NB : tous ces risques sont des risques de rupture/an

Le risque opératoire est de 3 à 5% selon les FDR du patient.

Donc quand le risque de rupture dépasse le risque chirurgical on pose l’indication opératoire. C’est pour
cela on opère les anévrysmes > 5cm car le risque de rupture devient supérieur à 5% alors que le risque
de la chirurgie est < 5%.

Classiquement on opère les anévrysmes de >5.5 cm mais en pratique, à partir de 5 cm c’est légitime
d’opérer un AAA

Énumérer les 6 autres complications qui peuvent être observé chez un patient porteur d’un AAA

1- Embolisation du thrombus au niveau de l’artère iliaque qui provoque une ischémie aiguë du
MI.
2- Thrombose progressive de cette aorte en distalité et des artères iliaques entrainant un
Syndrome de Leriche
3- IR par embolisation.
4- Embolisation dans les MI avec occlusion de l’artère fémorale, poplité… entrainant des
ischémies.
5- Une embolisation dans les orteils par des emboles de cholestérol et c’est ce qu’on appelle le
« Blue toe syndrome ».
6- Des signes de compression nerveuse ou des troubles sexuelles par compression des nerfs
pelviens et une compression des uretères qui aboutit à l’hydronéphrose.

Min ya3ne LeRiche? Yalla jitak bel jaweb


Leriche Syndrome also commonly referred to as aortoiliac occlusive disease, is caused by severe
atherosclerosis affecting the distal abdominal aorta, iliac arteries, and femoro-popliteal vessels. Leriche
Syndrome presents with a triad of claudication, impotence, and absence of femoral pulses.

Énumérer les autres sites de la maladie athérosclérotique à explorer systématiquement chez un patient
porteur d’un anévrysme.

La maladie athéromateuse doit être rechercher au niveau :

1- Des carotides par écho doppler carotidien.


2- Des artères des MI par écho doppler des artères fémorales et poplités à la recherche de
sténoses ou des dilatations anévrysmales.
3- Des coronaires par des explorations cardiaques comme une épreuve d’effort ou
éventuellement une coronarographie.
4- Des artères rénales en étudiant la fonction rénale et en voyant s’il existe une HTA mal
contrôlée témoignant d’une sténose au niveau des artères rénales.

Citer le principe de traitement chirurgical d’un anévrysme.

Le principe est d’enlever la partie de l’artère dilatée et de la remplacer par un segment en prothèse
Il y a 2 techniques à cette procédure :

1- Par chirurgie ouverte : ouvrir le site opératoire que ça soit au niveau de l’abdomen ou des MI, puis
on va accéder à cette artère et clamper en-dessus et en-dessous de la partie dilatée et on enlève la
partie malade en mettant à sa place une prothèse.

NB : Parfois on fait une endoanevrysmoraphie c’est à dire quand on clampe l’artère, on l’ouvre de façon
longitudinale dans sa partie antérieure uniquement à la technique de « l’open book ». Puis on coud la
prothèse à l’intérieur et on ferme la coque anévrysmale sur la prothèse.

C’est ce qu’on fait essentiellement au niveau de l’aorte abdominale afin de protéger cette prothèse pour
éviter le contact avec l’intestin qui peut engendrer des complications comme une fistulisation avec
l’abdomen ou bien pour isoler cette prothèse si jamais il y a une péritonite ou un problème au niveau du
ventre et donc éviter une infection de la prothèse (de cette façon elle est isolée du reste du péritoine).
2- Par technique endovasculaire : s’il s’agit d’un AAA on va faire une ponction dans l’artère fémorale et
faire rentrer dans cette artère une endoprothèse qui n’est pas déployer (c’est un stent couvert par
une matière comme le caoutchouc qu’on appelle le PTFE donc c’est un ressort qui est couvert mais
qui n’a pas l’émail trouée).
On fait rentrer cette endoprothèse par l’artère fémorale jusqu’à l’anévrysme ; évidement on entre
sous fluoroscopie.
Lorsque la prothèse est au bon endroit, on va la déployer, on va larguer le stent à l’intérieur. Le
stent va être fixé à la paroi dans la partie supérieure dans une zone non dilatée et de même dans
une zone inferieure non dilatée ; on les appelle les « landing zones ». Donc cette endoprothèse doit
partir d’une zone normale à une autre zone normale.
A ce moment le flux normal va passer à l’intérieur de la prothèse sans sortir dans le sac anévrysmal.
Puisque le sac anévrysmal est exclu de la circulation, il ne va plus subir les variations de tension et
donc ne va plus se dilater mais il va progressivement se rétrécir et diminuer de taille, ainsi le risque
de rupture devient nettement inférieur.

NB : Actuellement on fait beaucoup plus d’endoprothèse que de chirurgie ouverte. Il y a certains centres
aux USA ou en Europe qui traitent 80 à 90% des AAA par voie endovasculaire.

Au Liban on a plus de difficulté à faire un grand nombre d’intervention endovasculaire car la prothèse
coute très chère et est remboursée partiellement par les tiers payant ce qui fait que tous les gens ne
sont pas capables de payer les suppléments de la procédure au moment où la chirurgie est
complétement couverte par les tiers payants.

Vous devez aussi savoir que même si l’endoprothèse est plus rapide et moins invasive avec des
complications immédiates moins importantes (IR, infarctus, le retentissement pulmonaire…), à long
terme, les endoprothèses ont un taux de reprise chirurgicale important.

Un anévrysme opéré par voie chirurgicale ouverte a un risque d’etre repris au bloc opératoire aux
alentours de 1 à 2% alors qu’une endoprothèse qui est déployée pour un AAA, le risque de reprise
chirurgical pour une fuite que ce soit au niveau de l’une de ses branches, en haut ou en bas (le fait que
qu’il y a toujours du sang qui arrive dans le sac anévrysmal) est très important ; il peut arriver jusqu’à 20
à 25% des cas ; ce qui est énorme.
C’est pour cela la chirurgie reste le gold standard.

De même certains anévrysme ont une anatomie et une configuration très compatible avec une
endoprothèse donc on met une endoprothèse mais pour les autres il faut être très sélectif et ne pas
mettre des endoprothèses pour tout le monde pour éviter le taux de reprise chirurgical suite à un échec
5 ou 10 ans après le déploiement de l’endoprothèse.

Citer la principale complication à craindre après une chirurgie d’un AAA.

C’est évidemment l’infarctus du myocarde.

Citer la principale cause de décès à long terme d’un opéré d’un AAA.

C’est la maladie athéromateuse.

L’athérosclérose va continuer surtout si le sujet va continuer à fumer donc le sujet va mourir à cause de
la maladie athéromateuse càd d’un AVC d’un IDM et de la progression de ces lésions artérielles.

NB : vous n’êtes pas obligés de connaitre les détails des interventions chirugicales.

Très important :

L’important si un patient arrive aux urgences avec une douleur abdominale ; si jamais ce patient est
connu avoir un antécédent d’AAA pour lequel il est suivi donc le premier diagnostic auquel il faut penser
c’est un anévrysme en voie de rupture. Donc il faut agir en urgence et demander un scan injecté pour
voir si c’est un anévrysme en voie de rupture car n’importe quelle douleur abdominal ou douleur au dos
chez un patient avec anévrysme abdominale c’est une rupture jusqu’à preuve du contraire

Une fois on a éliminé le diagnostic de rupture par scan, on pense aux autres étiologies : appendicite,
hernie, ulcère perforée, diverticulite, le kyste ovarien…

Si le patient n’est pas connu porteur d’un AAA, il faut y penser en palpant l’abdomen.

Si on palpe sur une masse battante para ombilical ou au milieu de l’abdomen il faut avoir le réflexe de
penser à un AAA.

Si jamais chez un patient douloureux, on fait un scanner et on trouve un anévrysme (w chaklo manno
3am ya3mol rupture) mais pas une cause qui peut expliquer ces douleurs (ya3ne chi bel tube digestif, au
niveau rénal/urinaire et au niveau musculo squelettique) donc à ce moment c’est un anévrysme qui est
en voie de rupture même si sur le scan il n’y a aucun signe de rupture.

Bien sûr on parle ici des anévrysme ayant une taille de plus que 5cm.
Si on a un anévrysme de 3 cm on doit savoir que ce n’est pas une douleur due à l’anévrysme car l’AAA
ne devient symptomatique que s’il est suffisamment grand de taille c’est à dire supérieur à 6mm (cm
again ?) ou bien un peu moins mais commence à fissurer. Si ce n’est aucun des 2 cas précédents il faut
penser à d’autres étiologies.

Souvenez-vous qu’un homme âgé de 60, 65, 70 ans qui vient pour des douleurs et qui est tabagique,
BPCO il faut penser quelque part à l’AAA.
Les examens biologiques chez ces patients ne sont pas vraiment contributifs ; il n’y a pas d’examen
biologique spécifique devant un AAA.

Il faut bien s’assurer de la fonction pulmonaire lorsque le patient doit être opéré donc il faut faire une
EFR afin de s’assurer qu’il n’y aura pas de problèmes respiratoires lors de l’anesthésie générale et de la
chirurgie lourde.

Le rôle de l’IRM devant un AAA :

C’est un examen qui n’est pas très contributif comme le scan car d’une part il ne donne pas les rapports
exacts avec les artères rénales et d’autre part c’est un examen long qui nécessite un patient très stable.
Donc on le fait slmnt quand il y a une contre-indication au produit de contraste  donc à ce moment on
propose de faire une ARM (angiographie à résonnance magnétique).

Pourquoi l’AAA survient le plus fréquemment au niveau l’aorte sous rénale et au-dessus de la
bifurcation  ?

Probablement car c’est une zone de turbulence.

Si l’artère est droite, le flux est laminaire et quand on arrive à une zone ou l’artère va se bifurquer il y
aura une turbulence ce qui fait qu’il y aura une augmentation de la pression au niveau de la paroi de
l’artère et donc augmentation de la tension pariétale.

Donc cette augmentation de la pression et la fragilisation de la paroi et la perte de substance élastique la


paroi de l’aorte abdominale sous-rénale rendent la paroi fragile et entraine une dilatation
progressivement ; d’autant plus que le patient a une HTA ce qui va accélérer la dégénérescence de la
paroi et la dilatation.

♥ JASON ♥

NB: Cystic medial necrosis: formation de kystes et de nécrose au niveau de la media


Usually this occurs with age anw mais c une evolution lente.
Ce qui va accélérer cela  les aortopathies : bicuspidie aortique et marfan
Common in ascending thoracic aneurysms

Involve all 3 layers


Main risk: rupture and death
Dilation more than 1.5x la normale
Divise en 2: aneursysms of thoracic/abdominal aorta. Abdominale>>>>>thoracique

Thoracic aneurysms:
Occur mainly en proximal, 3a dahret l aorte men l VG la2an c la zone où on a le plus de tension
Associated with : Marfan, Turner, Syphilis, bicuspidie
On a des genetic factors qui predisposent a la formation de ces aneurysms
Associated with athersoclerose, mais c pas tjrs le cas (3akes l abdominale où atherosclerose +++++)
Si on a atherosclerose bel thoracic, ha tkoun bel aorte descendante +++
Asympto, retrouves fortuitement aw screening (masalan b marfan)
Feyon ywaslo 3al aortic regurgitation (la2an elna enno b kouno super 2rab 3al valve, enno en proximal)
Lamma ysiro fo2 l 5 cm, on va operer.
Abdominal aneurysms:
Bcp plus freq que les thoracic.
Disease of atheosclerosis +++
L’artere la plus atteinte par l’atherosclerose hiyye l infrarenal aorta  c aussi la zone la plus atteinte par
les AAA (men hon jebna l relation ben atherosclerose w l anevrysme)

Yalla nfokho reched

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