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Chaîne

Untung-untung
22 mars 2014
Les garçons, levés très tard par rapport à l'ordinaire, discutent et sont passés en 10
minutes des explications cosmogoniques à l'exploration des déséquilibres de chaîne
alimentaire. Moi, réveillé depuis 4 h du matin, j'ai déjà lu 75+150 pages, vaqué à diverses
tâches, traduit une page, et ils m'épuisent.

22 mars 2016
Ce matin, j'ai traduit au débotté un bref poème de Nougé, pour rendre hommage, à ma
façon, aux victimes des attentats de Bruxelles. La vidéo, montée depuis 10 h 30, n'a pas
encore pu être téléchargée (complications ici). Pas mis les pieds à Bruxelles depuis 1998,
alors que mes parents y sont allés des dizaines et des dizaines de fois depuis lors (mon
père y ayant même travaillé entre 2010 et 2015).
Souvenir vif, heureux et poignant des Spilliaert bruxellois.
15:20 Publié dans Brille de mille yeux, Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 02 mars 2016


2412 — La poursuite des bacons
Untung-untung
2 mars 2015

2 mars 2016
Ces autoportraits délibérément déformés par un geste vif du bras au moment de
se selfier, que je nomme bacons, sont devenus plus occasionnels. Hier soir, j'ai essayé de
me photographier en train de faire cuire des saucisses. Vous imaginez le tableau...
10:06 Publié dans Brille de mille yeux, Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 24 février 2016


La partie de hockey des éléphanteaux & autres considérations
Le pachyderme peut aussi user de sa trompe comme d'une crosse, pour
extirper d'une sphère de métal le foin qui s'y trouve enfermé. Les éthologues nomment
cela enrichissement. Le regard des humains ne s'en appauvrit pas.
Pour la dernière fois, on peut dire “l'hyène” ou “la hyène”, même si le second est l'effet
d'un usage erroné. Leur colonne vertébrale est comme un signe de parenthèse posé à la
verticale.
La robe du sitatunga était d'un beau brun uniforme.

Ces grands lézards ont l'air complètement idiot, qui chevauchent une carapace de tortue.
13:45 Publié dans Artois, à moi, Brille de mille yeux | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 04 février 2016


Fait divers
Entre deux moments d'affaissement, ou la rédaction sommaire du log book, ou peut-
être une improvisation de saxophone, un exercice de hautbois, on pouvait regarder
frontalement, puis sous toutes les coutures, cette statuette lobi (ou béti, peut-être), avant
d'éplucher le journal local acheté le matin même à Hornu, et où s'étalait, quelque part
dans les pages consacrées aux faits divers, ce titre improbable :
Un octogénaire s'étouffe avec un bout de viande

L'article était illustré d'une photo de steak frites, avec une légende plus cocasse encore
que l'article lui-même :
Un bout de viande fatal

(Que n'a-t-on pas lu, de bribes, dans les gîtes ?)


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« Ce n’est pas avec des emprunts, c’est avec des épargnes que la compagnie a
pu se créer un port en 1828, un chemin de fer en 1835 ; c’est encore au moyen de ses
épargnes qu’elle va compléter ses lignes rapides par un embranchement qui rejoindra le
réseau belge à Peruwelz, sur la frontière, en continuant le tronçon de 19 kilomètres qui lui
donne par Somain une issue sur le réseau français. »
14:57 Publié dans Artois, à moi, Brille de mille yeux, Droit de cité | Lien permanent | Commentaires
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samedi, 30 janvier 2016


Macroules à Belœil
Plus tôt dans la journée du dimanche — diable, si le scripteur se permet des ressacs, on
n'en a pas fini (c'est le but : n'en pas finir) —, saisir une parade nuptiale de foulques, ou
peut-être un combat de mâles, l'un cherchant à impressionner l'autre afin de prendre le
dessus.
Cette scène eut lieu sur la grande pièce d'eau du château de Belœil.

Plus encore que l'oiseau, le mot foulque rappelle l'atmosphère des


voyages en famille. (J'avais huit ans et demi, l'âge de mon fils cadet, et durant tout le
voyage en Suisse et en Autriche, mon père ayant soutenu que foulque était masculin, ma
mère et ma sœur lui avaient emboîté le pas, et ce ne fut que quelques semaines plus tard,
rentrés dans les Landes, que je pus aller chercher un dictionnaire et leur remontrer à tous
les trois qu'ils n'avaient pas raté une occasion de se moquer de mon entêtement au cours
du voyage mais que j'avais raison.)
Ce dimanche-là, à Belœil, peu après avoir saisi ces images de foulques en début de
printemps, avoir fait un portrait de nous quatre avec le retardateur (appareil calé sur un
des piliers de la balustrade, sans doute), moi arborant mon ghesquière et mon chèche.

(Toujours pour l'humidité piquante, les printemps hésitants, l'eau partout dans les yeux, il
y aura bientôt dix ans et nous n'avons pas remis les pieds, what a shame, dans la Brenne.)
08:45 Publié dans Artois, à moi, Brille de mille yeux | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 05 janvier 2015


Fermata 2015
« L’arrêt de bus ne ressemble à rien. Une banquette en béton, deux lampadaires
rouillés, une poubelle et une pancarte marquée FERMATA qui oscille dans le vent des
montagnes. […] J’ai craché trois fois. Le chartreux n’a rien vu. » (Yves Bichet. L’homme
qui marche, chapitre 14, pp. 114-5)

Un chat s’est glissé derrière la fenêtre de mon bureau, rue des Tanneurs.
Son vieux cuir épais n’a dupé personne. Il a cliqué sur le déclencheur, et voilà une autre
vue, un jour de Saint Valentin. Du grand n’importe quoi.
14:26 Publié dans Brille de mille yeux, Droit de cité | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 11 mai 2013


Like a Whiplash (104608)
J'ai, aujourd'hui, 38 ans 1/2.

Enfants, nous faisions tout un plat des demi-années. Mes fils, aussi, sont à un jour près, et
me corrigent quand je leur attribue, pour aller vite, devant des tiers, l'âge qu'ils auront
dans un mois ou deux semaines. Et, il y a huit jours, j'ai saisi le plus abstrait (si je ne
m'abuse) de tous mes autoportraits tremblés (regroupés sous l'étiquette de bacons).
Le masque est devenu une traînée de lumière dans l'obscurité :
MELAN!COLIE!
Ce que ne connaît pas la terreur, c'est la vérité de ce qu'elle redoute.
Si j'atteins le double de mes ans, je soufflerai 77 bougies.

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