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Rapport

annuel 2007
Document
de référence
Schneider Electric SA
Sommaire
Entretien avec les Présidents
Le Comité Exécutif
Chiffres clés
3
6
8
4
2007 en bref 11 Rapport de gestion
1 - Faits marquants 70
2 - Performance opérationnelle 71
1 3 - Evolution de la situation financière
4 - Perspectives 2008
75
77
Descriptif de l’entreprise 5 - Développement durable 78

et de ses activités
1 - De l’acier à l’énergie : 172 ans d’histoire
2 - Une stratégie offensive pour repositionner
son portefeuille d'activités
14
15 5
3 - Le programme d'entreprise new2 16 Comptes consolidés
4 - Un leadership mondial
sur cinq marchés porteurs
17 au 31 décembre 2007
5 - Un leadership mondial conforté 19 1 - Compte de résultat consolidé 104
2 - Tableau des flux de trésorerie consolidés 105
6 - Des clients partenaires 22
3 - Bilan consolidé 106
7 - Une organisation globale, un ancrage local 24
4 - Variation des capitaux propres consolidés 108
8 - Ressources Humaines 28
et des intérêts minoritaires
9 - Facteurs de risques 29
5 - Annexe aux comptes consolidés 109
6 - Rapport des Commissaires aux comptes 157
sur les comptes consolidés
2
Gouvernement
d’Entreprise
6
1 - Le Conseil de Surveillance 36 Comptes sociaux
2 - Organisation et fonctionnement
du Conseil de Surveillance
41 au 31 décembre 2007
1 - Bilan 160
3 - Activité du Conseil de Surveillance 42
2 - Comptes de résultat 162
4 - Comités du Conseil de Surveillance 43
3 - Annexe aux comptes sociaux 163
5 - Le Directoire - Composition 44
4 - Rapport général des Commissaires 170
6 - Organisation et fonctionnement du Directoire 45
aux comptes sur les comptes annuels
7 - Déclarations sur la situation des membres 45 5 - Inventaire des valeurs mobilières 171
des organes d’Administration, de Direction détenues au 31 décembre 2007
et de Contrôle
6 - Filiales et participations 172
8 - Contrôle Interne 46
7 - Résultats financiers de la société relatifs 174
9 - Intérêts et rémunérations des dirigeants 52 aux cinq dernières années
10 - Conventions réglementées 56
11 - Responsable du contrôle des comptes 56
12 - Droits et obligations des actionnaires 57
7
3 Assemblée Générale mixte
du 21 avril 2008
Informations sur la société 1 - Rapport du Directoire à l'Assemblée 176
et son capital Générale mixte des Actionnaires
2 - Rapports spéciaux des 181
1 - Renseignements sur la société 60 Commissaires aux comptes
2 - Capital 60 3 - Résolutions 184
3 - Actionnariat 62
4 - Intéressement du personnel, actionnariat 62
salarié, plans d’options et plans d'actions Attestation 189
5 - Bourse 66 Table de concordance 190
6 - Politique d’information 68

Le présent rapport annuel a été déposé comme document de référence auprès


de l'Autorité des Marchés Financiers, le 17 mars 2008, conformément à l'article 212-13 du Règlement
Général de l'Autorité des Marchés Financiers.
Il pourra être utilisé à l'appui d'une opération financière s'il est complété par une note
d'opération visée par l'Autorité des Marchés Financiers.

1
2
Entretien avec
Jean-Pascal Tricoire
2006 fut une année historique et MGE UPS Systems pour que nos clients
pour Schneider Electric. En 2007, bénéficient d’emblée de la complémentarité
le Groupe a-t-il enregistré de nouveaux des deux offres. Nos solutions pour les systèmes
records en termes de croissance forte puissance, destinées principalement aux
et de résultats ? centres de données sont les plus performantes
et les plus innovantes au monde dans le domaine
2007 a été une année clé à deux titres. D’une
de l’efficacité énergétique, de la flexibilité et de la
part, Schneider Electric a atteint de nouveaux
fiabilité. Elles constituent un moteur de croissance
records en termes de performance opérationnelle.
extrêmement puissant pour la Business unit
Le chiffre d’affaires annuel du Groupe est en
Energie sécurisée, née de la fusion d’APC et
hausse de + 26 % à périmètre et taux de change
MGE. Par ailleurs, les équipes ont mis en œuvre
courants. Il a doublé en quatre ans. La croissance
des plans d’efficacité opérationnelle et ont permis
organique marque un nouveau record avec une
d’accomplir un redressement remarquable de
progression de 13,9 %, un niveau jamais atteint
la rentabilité avec une marge EBITA qui se situe
par Schneider Electric et très supérieur à la désormais aux alentours de la moyenne du
croissance de nos marchés finaux. L’EBITA* Groupe. Les objectifs atteints sont bien au-delà de
enregistre également une forte augmentation de nos attentes. Grâce à cette acquisition, le Groupe
+ 27 % et la marge EBITA s’établit à un niveau gagne un leadership mondial sur le marché très
record de 14,8 %, en hausse de 1,2 point sur porteur de l’Energie sécurisée, élargit son
une base pro forma**. Notre résultat net connaît portefeuille technologique et accroît son marche
une progression significative de + 21 %. accessible de façon considérable.
Notre génération d’autofinancement libre fait un
bond de + 38 %, et s’établit à une valeur absolue Avec APC vous entrez par
de 1,5 milliard d’euros. D’autre part, APC a la grande porte dans le secteur du
intégré avec succès le Groupe. refroidissement et plus généralement
de la climatisation.
En quoi l’acquisition d’American Le contrôle de la température fait intrinsèquement
Power Conversion (APC), le n°1 du partie de notre métier. Nous disposons depuis
secteur de l’énergie sécurisée, a-t’elle quelques années déjà de systèmes très pointus
contribué à ces performances ? de contrôle de la température dans toutes nos
Cette acquisition est la plus importante que le applications cibles : l’industrie, les infrastructures,
Groupe ait réussie depuis celle de Square D les bâtiments, le résidentiel et désormais dans
en 1991. C’est aussi la première fois que le les applications technologiques. APC a cette
Groupe redresse une société nouvellement caractéristique de proposer le système de
acquise à une telle vitesse. A l’arrivée d’APC, refroidissement le plus innovant qu’il soit, en
nous avons procédé à la fusion immédiate d’APC efficacité énergétique et en précision.

* EBITA = Résultat d’exploitation + Amortissement des actifs incorporels issus des acquisitions.
** Incluant les données d’APC sur 10,5 mois en 2006.

“ Nous confirmons nos perspectives


pour 2008 avec une croissance organique
de + 6 % à + 8 % et un EBITA de 15 %.
Jean-Pascal Tricoire, Président du Directoire

” 3
Est-ce rentable pour un client d’investir
dans l’efficacité énergétique ?
Tout à fait. Et de plus en plus rentable avec
l’envolée du coût du pétrole, des énergies
fossiles, et donc du coût des énergies. De plus,
l’investissement nécessaire est en général très
limité. Le retour sur investissement est donc Le Groupe a t-il récolté en 2007
rapide, durable et immédiatement tangible. les fruits du repositionnement de son
Nous n’avons pas le choix. Le monde a pris portefeuille d’activités ?
conscience de l’urgence d’adresser le problème Indéniablement. Notre nouveau portefeuille
des gaz à effet de serre et a réalisé que d’activités améliore structurellement notre profil de
l’énergie était devenue une denrée rare et chère. croissance. Notre exposition aux marchés finaux
Les réglementations sur l’énergie électrique se a beaucoup changé et s’est beaucoup diversifiée,
multiplient et ce n’est qu’un début. Par ailleurs, ce qui nous permet à la fois de saisir plus
nos clients font face à des factures énergétiques d’opportunités de croissance et de mieux résister
en forte augmentation. aux faiblesses de certains segments. Nous sommes
Schneider Electric propose des solutions capables présents sur des marchés très porteurs, comme
de réduire la facture énergétique et les émissions les centres de données, l’extraction des matières
de CO2 de 30 % pour tout type d’application. premières et les infrastructures (traitement de l’eau,
L’efficacité énergétique représente pour nous en fourniture d’électricité). Ainsi, lorsqu’un marché
2007 des ventes de 3,6 milliards d’euros, soit 20 % ralentit, Schneider Electric a d’emblée la capacité
de nos commandes, et progressent encore une de refocaliser ses ressources vers d’autres marchés
fois de 15 %. Nous estimons que la croissance plus dynamiques.
structurelle de ce marché est supérieure à 10 %.
Nous y avons un positionnement mondial unique De quelle manière Schneider Electric
de spécialiste. s’est-il impliqué en matière de
développement durable en 2007 ?
Schneider Electric dispose t-il Notre ambition est d’être une référence en
d’autres moteurs de croissance ? la matière. Dans le domaine environnemental,
Oui, les pays émergents. Ils ont contribué à nos produits, nos process et nos usines doivent
hauteur de 32 % à notre chiffre d’affaires 2007, être les plus propres et les plus efficaces de notre
soit 5,5 milliards d’euros. Notre exposition à industrie, en conformité, voire en avance sur les
ces marchés est beaucoup plus solide que par réglementations mondiales les plus exigeantes.
le passé. Nous disposons sur place d’une Pour répondre encore davantage aux enjeux
présence commerciale, d’unités de production, environnementaux nous apportons à nos clients
de logistique et de R&D et des équipes très des solutions et des technologies à la pointe en
solides et compétentes. La croissance dans matière d’efficacité énergétique. C’est dans cet
ces pays s’accélère chaque année avec la esprit que nous menons le programme HOMES,
consolidation de notre plateforme et de nos programme d’innovation dans le domaine des
équipes. Elle est de 20 % en 2007 et supérieure économies d’énergie. Enfin, nous développons
à 13 % en moyenne sur les 10 dernières années. une attitude proactive et responsable vis-à-vis de
nos collaborateurs et de la Société.


4
Notre ambition est d’être une référence
en matière de développement durable.


Pour le développement des talents, de la diversité Cette année, nous avons décidé de faire évoluer
et de la santé au travail, nous sommes au-delà notre Fondation en la dotant de missions plus
des objectifs de notre programme d’entreprise ambitieuses. Parmi elles : l’accès à l’électricité
new2. Par ailleurs, nous incitons très fortement nos pour tous, la formation de jeunes,
fournisseurs à signer le Global Compact, proposé l’accompagnement de start-up dans nos métiers
par les Nations Unies. et la poursuite de nos efforts de reconstruction
Toutes ces actions ont permis à Schneider Electric suite aux catastrophes naturelles.
d’intégrer les principaux index de référence du
développement durable au niveau mondial.

Message de
Henri Lachmann
Président du Conseil de Surveillance

L e Gouvernement d’Entreprise de
Schneider Electric, mis en place en mai
2006, a confirmé en 2007 son bien-fondé.
La dissociation des fonctions de surveillance ensemble sans complaisance aucune et dans
et des fonctions stratégiques et opérationnelles la plus grande harmonie.
est un bon choix. Le Conseil de Surveillance
de Schneider Electric SA tient à renouveler sa Nous sommes une industrie du futur : les besoins
confiance dans cette gouvernance, dans la en électricité vont croissant d’année en année,
nouvelle équipe de direction, le Directoire et son l’efficacité énergétique devient une priorité et
Président. C’est une équipe jeune, dynamique, les pays émergents constituent le potentiel de
riche de sa diversité qui a su dans la continuité croissance le plus important. Schneider Electric,
régénérer notre entreprise. Cette équipe, de par sa gamme de produits, de services et ses
résolument tournée vers le long terme, a su implantations dans les pays émergents est très
construire une croissance record en 2007 tout bien placé pour saisir ces opportunités.
en obtenant d’excellents résultats financiers. Malgré ses résultats exemplaires, la santé
Le Conseil de Surveillance exerce ses de ses fondamentaux et son nouveau profil de
responsabilités de manière exemplaire. Il mérite croissance, la reconnaissance boursière de
la confiance et le soutien de nos actionnaires. Schneider Electric n’est pas au rendez-vous.
Il rassemble des compétences diverses et Schneider Electric est vertueux mais très mal
remarquables. Il est toujours très informé valorisé. La Bourse n’a pas encore su reconnaître
et impliqué. Le dialogue au sein du Conseil et la valeur réelle de notre entreprise, elle privilégie
avec le Directoire est ouvert et constructif. Deux la volatilité au détriment des résultats et de son
nouveaux membres l’ont rejoint : Léo Apotheker potentiel de croissance rentable à long terme.
de nationalité allemande, et Richard Thoman Le Conseil de Surveillance tient à féliciter tous
de nationalité américaine. les collaborateurs pour les résultats obtenus et
Le Président du Conseil de Surveillance et le les remercie pour l’énergie et l’efficacité dont ils
Président du Directoire ont une grande confiance ont fait preuve au cours de cette année 2007.
mutuelle, sont complémentaires et travaillent bien Il leur renouvelle toute sa confiance pour l’avenir.

5
2007, une équipe dirigeante
tournée vers les clients
Comité Exécutif
(De gauche à droite et de haut en bas)

Jean-Pascal Tricoire Arne Frank


Président du Directoire Directeur Général
Activité Automatismes et
Pierre Bouchut
sécurité du bâtiment
Membre du Directoire
Directeur Financier Eric Rondolat
Directeur Général Activité
Hal Grant
Distribution électrique
Directeur Général,
Globalisation & Industrie Laurent Vernerey
Directeur Général Activité
Eric Pilaud
Energie sécurisée
Directeur Général
Stratégie, Dave Petratis
Clients & Technologie, Directeur Général,
Activité Services & projets Direction opérationnelle
Amérique du Nord
Jean-François Pilliard
Directeur Général Julio Rodriguez
Ressources Humaines Directeur Général,
Stratégiques & Direction opérationnelle
Organisation Europe
Karen Ferguson Christian Wiest
Directeur Général Directeur Général
Ressources Humaines Direction opérationelle
Globales Internationale
Serge Goldenberg Russell Stocker
Directeur Général Directeur Général,
Qualité Direction opérationnelle
Asie-Pacifique
Michel Crochon
Directeur Général Activité
Automatismes et contrôle
Claude Graff
Directeur Général Activité
Energies renouvelables

6
Conseil de Surveillance Comité d'Audit
Henri Lachmann Gérard de La Martinière* Gérard de la Martinière*, Président
Président du Président de
James Ross*
Conseil de Surveillance la Fédération Française
des Sociétés Piero Sierra*
Serge Weinberg*
d’Assurances (F.F.S.A)
Vice-Président du Serge Weinberg*
Conseil de Surveillance James Ross*
Administrateur
Alain Burq
de sociétés
Membre du Conseil de
Surveillance du Fonds Piero Sierra*
commun de Placement Conseiller
Schneider Actionnariat d’Administration de sociétés
Comité de Rémunérations,
Noël Forgeard*
internationales
du Groupe Pirelli
de Nominations et du
Administrateur
de sociétés G. Richard Thoman* Gouvernement d'Entreprise
Administrateur
Jérôme Gallot* Henri Lachmann, Président
de sociétés
Président de
CDC Entreprises *Membre indépendant Claude Bébéar
au sens du rapport Bouton.
Willy R. Kissling* Willy R. Kissling*
Administrateur René Barbier de La Serre*
de sociétés
Censeurs
Cathy Kopp*
Directeur Général Léo Apotheker
des Ressources Humaines Président CSO and
du Groupe Accor Deputy CEO de SAP AG

René Barbier de La Serre* Claude Bébéar


Commissaires
Administrateur Président du Conseil
de Surveillance d’Axa
aux comptes
de sociétés
Titulaires

Secrétaire du Conseil Ernst & Young et Autres

Philippe Bougon Mazars & Guérard


Directoire Suppléants
Charles Vincensini
Jean-Pascal Tricoire
Président du Directoire Philippe Diu

Pierre Bouchut
Membre du Directoire
Directeur Financier

7
Chiffres clés
2007 : une année clé pour Schneider Electric
2004 - 2007 : normes IFRS
2003 : normes françaises

Chiffre d’affaires EBITA (1) Chiffre d’affaires dans


consolidé (en millions d’euros et les pays émergents
en % du chiffre d'affaires)
(en milliards d’euros) (en milliards d’euros)
17,3 2 562
14,8 %

2 019 5,5
13,7
14,7 %
11,7
1 578 4,2
10,3 13,5 %
1 290 3,5
8,8 12,5 %
1 011 2,8
11,5 %
2,2

03 04 05 06 07 03 04 05 06 07 03 04 05 06 07

+ 26 % + 27 %
L’année 2007 marque un nouveau L’EBITA enregistre également une Les pays émergents représentent 32 %
record de croissance organique forte croissance de +27 % en 2007, du chiffre d’affaires du Groupe en 2007
annuelle à +13,9 %. grâce à la croissance significative (18 % en 2001). Leur croissance organique
Les pays émergents affichent une du volume d’activité amplifié par la a atteint en moyenne 17 % au cours des
croissance de +20 % et contribuent hausse des prix de vente. Il bénéficie 3 dernières années et 13 % sur 10 ans.
à 50 % de la croissance du Groupe. aussi des gains importants de Leurs besoins en énergie, infrastructures et
L’élargissement du portefeuille d’offres productivité industrielle provenant équipements assurent à Schneider Electric
a permis de développer des positions du rééquilibrage géographique des des perspectives de croissance solides
uniques dans des activités à fort achats et de la production. pour les années à venir.
potentiel, comme l’efficacité La marge d’EBITA s’établit à un
énergétique et les services. niveau record de 14,8 % en 2007, en
Les acquisitions réalisées au cours progression de 1,2 point par rapport
de l’année apportent une contribution à celle de 2006 incluant APC sur une
significative (+15,7 %) notamment base proforma (2).
grâce à APC.

17,3
milliards d’euros
2562
millions d’euros
de chiffre d’affaires d'EBITA
consolidé
(1) Résultat d’exploitation avant
amortissement des actifs incorporels
issus des acquisitions en 2006 et 2007.
(2) Incluant les données d’APC sur
10,5 mois en 2006.

8
Schneider Electric a réalisé en 2007 une année clé avec de nouveaux
records en termes de croissance et de résultats.
Après 10 mois au sein du Groupe, la société APC affiche des performances
nettement supérieures au plan d’acquisition, grâce notamment à la réussite de
son intégration avec MGE. Le profond repositionnement des activités de
Schneider Electric mené vers les marchés les plus porteurs permet de réaliser
maintenant 32 % de l'activité dans les pays émergents et 20 % dans l’efficacité
énergétique, où le Groupe dispose d’un positionnement unique.

Chiffre d'affaires Résultat net Autofinancement


par zone (en millions d’euros) d'exploitation
géographique (en millions d’euros et
en % du chiffre d'affaires)

Pays
1 583 2 211
émergents* 12,8 %
32 % 8% 1309 1 921
14,0 %

19 % 1 548
994 13,3 %
1 282
45 % 824 12,4 %
942
10,7 %

433
28 %

 Europe
 Amérique du Nord
 Asie-Pacifique 03 04 05 06 07 03 04 05 06 07
 Autres régions
*Asie-Pacifique, Reste du monde,
Europe de l'Est.
+ 21 % + 15 %
Le résultat net connaît une L’autofinancement d'exploitation
progression significative de +21 % progresse de 15 % et atteint 12,8 %
grâce à la réduction de 1,4 point du du chiffre d'affaires.
taux effectif d’impôt à 27,1 % et à Après investissements industriels et
la maîtrise des charges financières variation du besoin en fonds de
Effectifs 2007 dans un contexte de forte hausse roulement, l’autofinancement libre
de l’endettement, liée au ressort à 1 530 millions d'euros soit
120 000 collaborateurs financement de l’acquisition d’APC. 8,8 % du chiffre d’affaires.
6%

27 %
43 %
1583 2211
millions d’euros millions d’euros
de résultat net d'autofinancement
24 % d'exploitation
 Europe
 Amérique du Nord
 Asie-Pacifique
 Reste du monde

9
Chiffres clés (suite)
Bénéfice net Dividende net Répartition du capital
par action (en euros) au 31.12.2007
(en euros)
6,78 3,30* 3,3 % 2,6 %
5,95 3,00
10,9 %

4,56 4,4 %
2,25
5,4 %
3,73 1,80

73,4 %
1,10
1,94

 Investisseurs institutionnels
 Capital Research & Management
 Caisse des dépôts et consignations
 Actionnaires individuels
03 04 05 06 07 03 04 05 06 07  Salariés

6,78 € 3,30 €
 Autocontrôle - Autodétention

* Proposition à l'Assemblée Générale


du 21 avril 2008. Ce dividende sera
mis en paiement le 30 avril 2008.

Evolution du cours de l'action et de l'indice CAC 40 sur 5 ans


(Source Reuters)

Cours Echelle
Schneider Electric CAC 40
100 92,68
84,10
6 000
80 75,35 73,39
5 000
51,20
60 51,90 4 000
45,09
3 000
40
2 000

20

31.12.02 31.12.03 31.12.04 31.12.05 31.12.06 31.12.07 15.02.2008

,
n Cours de l action en euros Action Schneider Electric CAC 40 (ajusté sur le cours de Schneider Electric
au 31 décembre 2002)

10
2007 en bref
En 2007, Schneider Electric a poursuivi la transformation de son profil de
croissance. Le profond repositionnement de son portefeuille d’activités a
permis au Groupe de développer des positions uniques dans des
activités en croissance structurelle, comme l’énergie sécurisée et
l’efficacité énergétique et de diversifier son exposition en se renforçant
sur des marchés prometteurs, moins sensibles aux cycles économiques.

Acquisitions Systèmes d'installation et contrôle


Enrichissement de l’offre et renforcement de
Energie sécurisée la présence sur le marché allemand
Acquisition de Ritto GmbH & Co KG, spécialiste allemand
Naissance d’un leader de la conception, de la fabrication et de la commercialisa-
Acquisition d’American Power Conversion (APC), n° 1 du tion de systèmes de portiers audio et vidéo pour le marché
secteur, pour devenir un acteur majeur de l’énergie sécu- résidentiel et les petits bâtiments tertiaires. (25 mai 2007)
risée. (14 février 2007)
Grâce à la réussite de l’intégration des ressources d’APC
et MGE UPS Systems, la nouvelle Business unit Energie
sécurisée affiche d’excellentes performances. La forte Accélérer l’innovation
croissance de son chiffre d’affaires confirme le succès de
ses produits et solutions dans un marché de l’Energie sé- Démarrage officiel du programme
curisée en plein développement. Les nouveaux besoins HOMES (Habitat et Bâtiment Optimisé
des clients nécessitent des solutions intégrées de gestion
pour la Maîtrise de l’Energie et
de l’énergie et du refroidissement afin de répondre à la pro-
blèmatique croissante de l’efficacité énergétique des appli- des Services)
cations sensibles. Le leadership de la Business unit et la Le programme HOMES reçoit le feu vert de la Commis-
combinaison avec l’ensemble des offres Schneider Electric sion Européenne. Son budget total est de 89 millions d'eu-
lui permettent de proposer des solutions uniques, com- ros dont 50 financés par Schneider Electric et ses quatorze
plètes, innovantes sur des marchés en forte croissance. partenaires et 39 financés par l’Agence de l’Innovation In-
dustrielle (AII). Les quatorze partenaires peuvent donc dé-
Succès de l’augmentation de capital
buter leurs travaux pour la création de nouveaux standards
Destinée à financer pour partie l’acquisition d’APC, l’aug- et de plateformes communes destinés à améliorer l’effica-
mentation de capital avec maintien du droit préférentiel de cité énergétique des bâtiments et le confort des habitants.
souscription a totalisé 1 milliard d'euros avec un taux de (septembre 2007)
souscription de 250 %. (4 avril 2007)
Réponse favorable à l’émission obligataire (600 millions Interopérabilité :
d'euros souscrits à un taux fixe à échéance de janvier un cap supplémentaire franchi
2015), notée BBB+ par Standard & Poor’s. (25 septembre
2007) Schneider Electric est devenu "membre principal" de
l’ODVA (association internationale des leaders mondiaux
Cession de MGE Office Protection Systems de l’automatisation), aux côtés de Cisco Systems, Eaton
Suite à l’acquisition d’APC, Schneider Electric a finalisé Electrical, Omron Corporation et Rockwell Automation. Ce
le désinvestissement de MGE Office Protection Systems nouveau statut signe l’engagement du Groupe à soutenir
(petits systèmes de MGE UPS Systems) à Eaton, confor- le protocole CIP (Common Industrial Protocol) développé
mément à la demande de la Commission Européenne. par l’ODVA et la mise en œuvre du projet destiné à faire
(31 octobre 2007) d’EtherNet/IP le réseau industriel le plus utilisé. (avril 2007)

Automatismes et sécurité du bâtiment Un nouveau centre de test


à la pointe de la technologie
Renforcement du pôle "sécurité"
Le nouveau centre de test du "China R&D Center" inau-
Acquisition de Pelco Inc., leader mondial dans la concep- guré en avril à Jinshan (Shanghai) constitue le plus grand
tion, le développement et la fabrication de systèmes de vi- équipement de ce type conçu par Schneider Electric Asie
déosurveillance, pour développer des offres de systèmes (7,6 M€ d’investissement, 2 500 m²). Les essais portent
totalement intégrés. (17 octobre 2007) essentiellement sur l’endurance électrique et les courts-
circuits des produits de distribution électrique. (avril 2007)
Distribution électrique
Finalisation de la création de Delixi Electric
Un nouveau centre de R&D pour
l'Energie sécurisée
Cette joint-venture à parts égales (50/50 avec Delixi Group)
est spécialisée dans la fabrication, la commercialisation et Ouverture d’un nouveau centre technologique à Saint Louis
la distribution de produits basse tension. Elle ciblera le mar- (Etats-Unis) composé de deux laboratoires destinés à tes-
ché chinois et élargira son modèle économique spécifique ter tous types de scénarios en matière d’équipements et
à d’autres pays. (18 octobre 2007) d’infrastructures de centres de données informatiques.
11
2007 en bref (suite)
Organisation Un accord groupe pour l’embauche
des personnes handicapées
Deux nouvelles Directions Activités Pour la première fois, un accord groupe conclu pour la
(ou Business units) sur deux marchés période 2007-2009 favorisera l’emploi, la formation et l’in-
tégration professionnelle des personnes handicapées
porteurs (conformément à la loi française du 11 novembre 2005
Une Business unit Energies renouvelables, plus particu- pour "l’égalité des droits et des chances, la participation et
lièrement dédiée à l’énergie solaire, pour développer une la citoyenneté"). (9 novembre 2007)
gamme d’onduleurs photovoltaïques et collaborer avec
Solaire Direct (société spécialisée dans la construction de Gestion anticipative de l’emploi
centrales solaires utilisatrices de cellules photovoltaïques
et des compétences :
et l’installation de panneaux solaires chez les particuliers).
(14 février 2007)
signature d’un accord européen
Schneider Electric et la Fédération Européenne de Mé-
Une Business unit Energie sécurisée suite au rapproche-
tallurgie (FEM) ont conclu un accord européen innovant
ment d’APC et MGE UPS Systems pour décliner des so-
qui prévoit, notamment, des actions de gestion anticipa-
lutions innovantes permettant d’assurer la disponibilité et
tive de l’emploi et des compétences, la promotion du dia-
la fiabilité de l’électricité. (14 février 2007)
logue social ainsi que des actions spécifiques de
formation professionnelle lors de changements d’orga-
Nominations nisation transnationaux. (12 juillet 2007)
Claude Graff a été nommé Directeur Général de la Busi-
ness unit Energies renouvelables. (14 février 2007)
Laurent Vernerey a été nommé Directeur Général de la
Business unit Energie sécurisée. (14 février 2007)
Engagement
Jean-François Pilliard, membre du Comité Exécutif, a été
nommé Directeur Général Ressources Humaines Straté-
responsable
giques et Organisation. (2 juillet 2007) L’Energie au cœur des
Karen Ferguson a été nommée Directeur Général Res- responsabilités sociétales du Groupe
sources Humaines Globales et membre du Comité Exé-
La Fondation Schneider Electric place désormais l’éner-
cutif. (2 juillet 2007)
gie au cœur de ses responsabilités sociétales selon
deux axes majeurs : faciliter l’accès à l’énergie partout
dans le monde et former les jeunes aux métiers de
l’énergie. (19 juin 2007)
Collaborateurs
Partenariat renforcé avec
Encourager la mixité la Fondation Polaire Internationale
En 2007, les séminaires de Développement de Leader- (IPF)
ship et d’Expertise Globale de Schneider Electric Univer- Première station de recherche scientifique "zéro émission",
sity ont accueilli 1837 participants avec une participation Princesse Elisabeth contribue aux missions de la Fonda-
des femmes en augmentation de + 155 %. Le Groupe s’est tion Polaire Internationale en Antarctique. Schneider
par ailleurs engagé à recruter 30% de femmes à des Electric assure la distribution électrique et la gestion tech-
postes clés partout dans le monde d’ici 4 ans. nique de la station et sa commande à distance. (septem-
bre 2007)
Attirer les talents
Lancée le 16 novembre 2006 en partenariat avec l’Institut Signature du Pacte Ecologique
National des Sciences Appliquées (INSA) de Lyon et Schneider Electric est la première entreprise industrielle
l’Ecole Nationale Supérieure des Techniques Appliquées signataire du Pacte de Nicolas Hulot. (2 avril 2007)
(ENSTA), la première édition du projet "Choisis Ta Vie" a
permis d’aider 20 étudiantes à construire leur parcours Participation
professionnel. Toutes ont bénéficié des conseils et du au Clinton Climate Initiative et au
soutien de leurs marraines, des managers du Groupe di- Grenelle de l'Environnement
plômées d’école de commerce. Le projet est reconduit en
2008. Le Groupe est la sixième entreprise mondiale à rejoindre
le Clinton Climate Initiative (CCI), un engagement à
l’échelle mondiale pour lutter contre le réchauffement cli-
Mobiliser ses collaborateurs matique en améliorant l’efficacité énergétique. (8 août
Schneider Electric mobilise tous ses moyens pour intéres- 2007). Il a, par ailleurs, participé activement au Grenelle
ser ses collaborateurs à la réalisation des objectifs fixés et de l'Environnement.
les associer aux performances : intéressement, actionna-
riat, stock options, bonus. Au printemps 2007, Schneider
Electric a lancé un plan d’actionnariat salarié à travers une
augmentation de capital réservée aux seuls salariés du
Groupe.
12
1

1
Descriptif de
l’entreprise
et de ses activités
1. De l’acier à l’énergie : p. 14
172 ans d’histoire pour devenir leader mondial
2. Une stratégie offensive pour repositionner p. 15
son portefeuille d'activités et pérenniser sa croissance
3. Le programme d'entreprise new2 : p. 16
de la performance à l'excellence
4. Un leadership mondial sur cinq marchés porteurs p. 17
5. Un leadership mondial conforté p. 19
6. Des clients partenaires p. 22
7. Une organisation globale, un ancrage local p. 24
8. Ressources Humaines p. 28
9. Facteurs de risques p. 29

13
1. De l’acier à l’énergie : La même année, Schneider Electric créé Schneider To-
shiba Inverter (STI) dont le Groupe détient 60 % pour as-
172 ans d’histoire pour surer le développement, la production et le marketing de
toutes les activités de variateurs de vitesse industriels des
devenir leader mondial deux partenaires. STI est aujourd’hui le n°1 mondial des
variateurs de vitesse industriels.

Sidérurgie, mécanique lourde, chantiers navals au XIXème Enfin, le Groupe constitue Schneider Electric Ventures, un
siècle, puis distribution électrique et automatismes au fonds de capital-risque doté de 50 millions d’euros destiné
XXème et XXIème siècles, l’histoire de Schneider Electric à l’acquisition de prises de participations dans de jeunes
embrasse les évolutions industrielles et technologiques entreprises innovantes dont les technologies peuvent
majeures qui ont façonné le monde d’aujourd’hui. contribuer à enrichir l’offre du Groupe.

Ce parcours jalonné de défis ambitieux et de choix stra- En 2001, Schneider Electric lance son premier programme
tégiques prépondérants réunit de grands noms de l’indus- d’entreprise à trois ans : NEW2004.
trie française - Schneider, Merlin Gerin, Telemecanique – Le Groupe prend le contrôle de Legrand, leader des sys-
et internationale comme Square D, American Power tèmes d'installation et contrôle, mais la Commission euro-
Conversion (APC), Pelco Inc., et bien d’autres sur tous les péenne met son veto à ce rapprochement. Schneider
continents. Electric doit céder sa participation dans Legrand, malgré
Chaque société enrichit Schneider Electric par ses posi- l’annulation des décisions de la Commission par le Tribu-
tions de marché attractives, ses savoir-faire innovants, la nal de Première Instance des Communautés Européennes
diversité des compétences et des hommes qui la com- en octobre 2002.
posent. Une ouverture et une diversité caractéristiques
du modèle de Schneider Electric qui est déterminé, par- 2002-2007 : une croissance
tout dans le monde, à développer et à promouvoir des
mondiale dynamique et responsable
équipes multiculturelles.
soutenue par des acquisitions
Aujourd’hui, Schneider Electric fédère les talents et les stratégiques
énergies pour répondre aux principaux enjeux de son
secteur : l’efficacité énergétique, l’interopérabilité des ré- Depuis 2002, Schneider Electric met en œuvre une stra-
seaux, l’énergie sécurisée. tégie offensive de croissance interne et externe pour dé-
velopper ses positions géographiques, renforcer ses
performances dans ses deux cœurs de métier et enrichir
1836 – 1980 : son portefeuille d’activités afin de proposer à ses clients
de la PME au conglomérat des solutions toujours plus innovantes et intégrées.

En 1836, Adolphe et Joseph-Eugène Schneider repren- La période 2005-2007 est à ce titre emblématique. Les ac-
quisitions réalisées dans un contexte de réorganisation de
nent des fonderies au Creusot et créent Schneider & Cie
sa production ont permis à Schneider Electric d’affirmer
deux ans plus tard. L’entreprise connaît un développe-
sa position de leadership dans la distribution électrique et
ment continu dans la mécanique lourde, les équipements
les automatismes tout en s’imposant sur de nouvelles ac-
de transport et devient un important conglomérat très
tivités à fort potentiel de croissance telles que l’efficacité
diversifié. énergétique, l’énergie sécurisée, les automatismes et la
En 1975, Merlin Gerin, l’un des premiers fabricants fran- sécurité du bâtiment et les services à valeur ajoutée.
çais de matériel de distribution électrique, intègre le Le Groupe dispose aujourd’hui d’une offre sans équivalent
Groupe déjà présent dans le secteur de l’électricité depuis par son étendue, sa complémentarité et les services qui
la fin du XIXème siècle. lui sont associés.
Parce que la croissance d’un leader mondial ne peut s’en-
1981 – 2001 : le Groupe visager sans une approche éco-citoyenne, le Groupe a
se recentre et se renforce sur confirmé son engagement responsable via la création en
2002 d’une Direction du Développement Durable, la mise
les métiers de l’électricité
en place en 2005 d’un baromètre trimestriel, "Planète et
En 1988, Schneider Electric prend le contrôle de l’entre- Société" qui mesure et rend compte de ses performances
prise française Telemecanique, pionnière de la commande en la matière, et la création en 2007 d’une nouvelle Busi-
à distance des moteurs électriques. ness unit Energies renouvelables, plus particulièrement
dédiée à l’énergie solaire. Schneider Electric a également
En 1991, Schneider Electric effectue une acquisition ma- été la première entreprise industrielle à signer le Pacte
jeure aux Etats-Unis avec le rachat de Square D, n°1 Ecologique de Nicolas Hulot et la sixième entreprise mon-
nord-américain du matériel électrique avec un chiffre d’af- diale à rejoindre le Clinton Climate Initiative (CCI).
faires de 1,65 milliard de dollars.
En 1997, Schneider Electric achève son recentrage sur
Distribution électrique
les métiers de l’électricité avec la vente de la société de Finalisation en 2007 de Delixi Electric, une joint-venture à
bâtiment et de travaux publics Spie Batignolles. parts égales (50/50 avec Delixi Group) spécialisée dans la
fabrication, la commercialisation et la distribution de pro-
En 1999, Schneider Electric acquiert Lexel, numéro 2 eu-
duits basse tension sur le marché chinois. Ce nouveau
ropéen des systèmes d'installation et contrôle.
partenariat avec la Chine correspond au 20ème anniver-
En 2000, Schneider Electric fait l’acquisition de Crouzet saire de la présence de Schneider Electric dans le pays.
Automatismes, leader de la commande, des petits auto- Depuis 1987, date de sa première implantation, le Groupe
matismes et des capteurs adaptés, et de Positec, leader a pleinement contribué au formidable développement éco-
européen du contrôle de mouvement. nomique chinois. Schneider Electric compte aujourd’hui
14
Descriptif de l’entreprise et de ses activités
1
plus de 10 200 collaborateurs sur place, 32 bureaux ré-
gionaux, 18 usines, 4 centres de distribution, 1 centre de
2. Une stratégie
formation, 2 centres de Recherche & Développement, 500
distributeurs ainsi qu’un important réseau national de
offensive pour
vente. Schneider Electric a réalisé un chiffre d’affaires de
1,2 milliard d'euros en Chine en 2007.
repositionner son
portefeuille d'activités et
Automatismes et contrôle industriel
Schneider Electric conquiert de nouveaux leaderships
pérenniser sa croissance
mondiaux dans les terminaux de dialogue homme-ma-
chine avec l’achat en 2002 de Digital Electronics Corpora- L’industrie électrique constitue un secteur extrêmement at-
tion (Japon), dans des solutions d'automatisation pour tractif à l’échelle mondiale. Les besoins d’électrification
machines d'emballage avec celui d’ELAU AG (Allemagne) sont en effet immenses qu’il s’agisse de rénover les ré-
en 2005. seaux des pays "matures" ou de développer ceux des pays
émergents (1,6 milliard d’habitants n’ont toujours pas accès
En 2006, le Groupe complète sa gamme de variateurs de
à l’électricité). Selon l’Agence Internationale de l’Energie, la
vitesse de forte puissance avec l’achat de VA TECH ELIN
consommation d’électricité devrait doubler d’ici 2030.
EBG Elektronik (Autriche). Avec l'acquisition de Citect, spé-
cialiste des systèmes SCADA (supervision, contrôle et ac- Par ailleurs, les automatismes se généralisent dans tous
quisition de données) et MES, Schneider Electric renforce les domaines d’activité de la vie professionnelle et per-
son offre dans les automatismes industriels. sonnelle, tandis que la demande en économies d’énergie
Dans le domaine des capteurs adaptés, le Groupe pro- explose, un phénomène renforcé par la très forte aug-
pose la gamme la plus complète du marché avec Hyde mentation du prix des énergies fossiles et la prise de
Park Electronics, leader nord-américain des capteurs à ul- conscience environnementale de réduire les émissions
trasons, acquis en 2003, Kavlico et Dinel, spécialistes de polluantes.
la détection et de l’optoélectronique, repris en 2004, BEI Enfin, le besoin d’électricité ultra pure et ultra sécurisée va
Technologies (Etats Unis), intégré en 2005. croissant, notamment dans les secteurs de l’électronique,
de l’informatique, de l’internet et de la santé.
Systèmes d’installation et contrôle Schneider Electric déploie partout dans le monde une stra-
Schneider Electric devient n°2 mondial des systèmes tégie offensive pour saisir ces multiples opportunités de
d'installation et de contrôle avec les acquisitions en 2003 croissance. A cet effet, le Groupe a entièrement transformé
de Clipsal, leader dans la zone Asie-Pacifique, en 2005 de son profil de croissance en 6 ans.
Juno Lighting, n°1 nord-américain de l'éclairage plafonnier
Fort de son leadership sur ses deux cœurs de métier (dis-
et en 2006, de Clipsal Asia, Merten (Allemagne), OVA Bar-
tribution électrique et automatismes), Schneider Electric a
gellini (Italie), AEM S.A. (Espagne) et GET (Royaume Uni).
En 2007, le Groupe renforce sa présence sur le marché développé des positions uniques dans de nouvelles acti-
allemand et enrichit son offre avec l'acquisition de Ritto vités en croissance forte, comme l'énergie sécurisée, l'ef-
GmbH & Co KG. ficacité énergétique et les services. Il a également renforcé
sa présence sur des marchés moins sensibles aux cycles
économiques tels que les infrastructures et les centres de
Automatismes et sécurité du bâtiment
données.
Le Groupe constitue l'un des premiers spécialistes mon-
Le Groupe dispose d’une offre unique au monde couvrant
diaux du secteur avec l’achat en 2003 du groupe suédois
l’ensemble du cycle de vie des installations et répondant
TAC que sont venus rejoindre Tour Andover Control et Aba-
cus Engineereed Systems (Etats-Unis), en 2004, ABS tant aux exigences locales de ses clients qu’aux normes
EMEA (Europe et Moyen Orient) en 2005 et IBS (Etats- internationales.
Unis et Asie) en 2006. Cette stratégie offensive de repositionnement du porte-
En 2007, Schneider Electric renforce son pôle "sécurité" feuille d’activités a modifié en profondeur le profil de
avec l’acquisition de Pelco Inc., leader mondial de la vi- croissance du Groupe. Sa croissance soutenue et pé-
déosurveillance. renne s'accompagne d'un niveau de marge opération-
nelle plus élevé.
Mesure et contrôle de l’énergie
Schneider Electric acquiert en 2005 Power Measurement Les trois priorités de la stratégie
Inc. (Canada), l’un des leaders mondiaux des appareils, de Schneider Electric
logiciels et services de mesure et de gestion de l’alimen-
tation et des consommations d'électricité. 1/ Un portefeuille d’activités équilibré
Le Groupe a parachevé sa politique d’enrichissement et
Energie sécurisée
d’équilibre de son portefeuille d’activités tant sur un plan
Schneider Electric devient en 2004 n°1 européen de géographique que de marché. De 2001 à 2007, la part des
l’énergie sécurisée avec le rachat de MGE UPS Systems pays émergents est ainsi passée de 18 % à 32 % du chif-
(France). En octobre 2006, le Groupe a lancé une offre fre d'affaires total. Schneider Electric est désormais la
d’achat amicale sur American Power Conversion (Etats- seule entreprise mondiale à proposer des solutions inté-
Unis), n°1 mondial. Cette opération a reçu l'approbation grant à la fois de l’efficacité énergétique (mesure des
des autorités de la concurrence ainsi que celle des ac- consommations, identification des économies possibles,
tionnaires d'APC. Finalisée le 14 février 2007, elle donne mise en œuvre de solutions ad hoc), des automatismes
naissance à un acteur majeur de l’énergie sécurisée doté (contrôle, régulation in situ ou à distance) et de l’énergie
d’un portefeuille unique par sa taille de produits, de solu- sécurisée (électricité pure, sans panne).
tions et de services.
15
Moteur de croissance et de rentabilité, la satisfaction
clients est au cœur de l’organisation structurelle et opé-
3. Le programme
rationnelle de Schneider Electric. Fort de partenariats de
plus en plus nombreux avec ses clients, notamment les
d'entreprise new2 :
utilisateurs finaux, le Groupe ne cesse d’innover et d’in-
venter des solutions qui répondent aux besoins de per-
de la performance à
formance, de fiabilité et d’efficacité énergétique des pro-
fessionnels et des particuliers.
l'excellence
Schneider Electric accorde également aujourd’hui une
place prépondérante aux services dans son activité et a Schneider Electric déploie sa stratégie de croissance of-
renforcé sa présence sur des marchés moins sensibles fensive dans le cadre du programme d'entreprise new2
aux cycles économiques tels que les Infrastructures et les (New Electric World) qui couvre la période 2005-2008.
Centres de données et réseaux. new2 réaffirme les ambitions du Groupe déterminé à être
Schneider Electric investit fortement dans l'innovation et la et demeurer un partenaire remarquable pour ses clients,
technologie. Il consacre plus de 4 % de son chiffre d'af- un environnement de travail motivant pour ses collabora-
faires à la Recherche et au Développement, internationa- teurs, une entreprise citoyenne pour la planète et la so-
lise ses moyens et les rapproche de ses clients pour ciété, un excellent investissement pour ses actionnaires.
innover mieux et plus vite. Dans cette perspective, Schneider Electric s'est fixé des
objectifs ambitieux pour la période 2005-2008.
2/ Une compétitivité renforcée à l’échelle
mondiale et locale Pour ses clients :
Simplifier pour être plus rapide, plus réactif, tel est en subs-
tance l’autre versant du nouveau modèle économique de  44 % de clients très satisfaits à fin 2008 (relèvement de
Schneider Electric. Le Groupe produit donc désormais au l'objectif suite aux résultats des enquêtes),
plus près de ses clients pour leur assurer un service de  4 % le taux des clients insatisfaits à fin 2008.
première qualité. Cette organisation capillaire permet en
Fin 2007, le taux des clients très satisfaits est de 42 % et
outre à chaque pays de bénéficier et de déployer en un
le taux des clients insatisfaits de 5 %.
temps record les solutions et les services les plus perfor-
mants et pointus du Groupe.
Pour ses collaborateurs :
Parallèlement à cette approche "multilocale", Schneider
Electric rationalise tout son back-office (achats, logistique,  une baisse de 20 % des jours perdus pour accidents du
stocks, informatique), développe des programmes d’amé- travail par employé et par an. Fin 2007, les jours perdus
lioration continue de ses process et déploie mondialement pour accidents de travail ont diminué de 16 % comparés à
un système d'information unique entre ses différentes en- fin 2006,
tités.
 le développement des compétences dans le cadre de
Entre 2004 et 2007, la part de la production dans les pays plans à 3 ans,
émergents est passée de 18 % en 2004 à 40 % en 2007
 un compte rendu trimestriel des plans de progrès mis
grâce à la relocalisation de 787 millions d'euros de coûts
en œuvre à la suite des enquêtes de satisfaction des sa-
de production sur 3 ans. Au total, les gains de productivité
lariés.
ont représenté entre 2005 et 2007, 0,9 milliard d'euros.

3/ Un environnement professionnel stimulant Pour la planète et la société :


Pour Schneider Electric, c’est la mobilisation de ses 120 000  la volonté d'améliorer l'engagement du Groupe pour por-
collaborateurs à travers le monde qui fait la différence dans ter sa performance en matière de responsabilité sociale,
un contexte de concurrence mondiale exacerbée. environnementale, sociétale et de gouvernance à 8/10 d’ici
Pour permettre à chacun d’exprimer son potentiel, tout en décembre 2008. Fin 2007, sa note globale s'élève à 7,62.
contribuant à la stratégie du Groupe, Schneider Electric Un baromètre trimestriel évalue depuis 2005 les progrès en
harmonise donc ses processus d’évaluation et de gestion matière de développement durable de Schneider Electric
des ressources humaines à l’échelle mondiale. selon 10 indicateurs référents. Les résultats sont mis en
Schneider Electric anticipe ainsi l’évolution future de ses ligne sur :
métiers, déploie des plans de compétences en phase avec www.barometre.schneider-electric.com.
ses nouveaux besoins, accroît ses investissements de for-
mation continue et accentue son effort auprès des écoles Pour ses actionnaires :
et des universités pour attirer les talents. Il s’efforce de
créer des environnements de travail attractifs et stimulants, Le succès des plans d'actions du programme d'entreprise
favorise la diversité dans toutes ses acceptions, développe new2 permet au Groupe de se fixer, pour la période 2007-
la proximité avec le management et la participation aux ré- 2008, de nouveaux objectifs financiers :
sultats du Groupe. En 2007, Schneider Electric a lancé un  une croissance organique de son chiffre d'affaires su-
plan d’actionnariat salarié au travers d’une augmentation périeure à 6 %,
de capital exclusivement réservée aux salariés du Groupe.
 une marge EBITA (avant amortissement des survaleurs
Dans le cadre de sa politique de développement durable, liées aux acquisitions), entre 13 % et 15 % tout au long du
Schneider Electric a engagé un programme mondial pour cycle économique. Elle s’élève à 14,8 % en 2007,
améliorer la sécurité au travail et la santé de ses salariés
et favoriser la diversité.  une amélioration de la rentabilité sur capitaux employés
après impôts (ROCE) de 2 points en 2008 par rapport à
2004. Elle atteint 1,3 point en 2007 avec un ROCE de 11 %,
16
Descriptif de l’entreprise et de ses activités
1
 un taux de distribution de 50 % du résultat net avant sur- Le marché Energie et Infrastructures comprend les ré-
valeurs : le dividende proposé au titre de 2007 correspond seaux de communication, le transport des biens et des
au taux de distribution défini, personnes, le transport de l’eau, du gaz et du pétrole, le
traitement des eaux et des déchets.
 une optimisation de son bilan avec un ratio d'endette-
ment ramené à 48 % (après les acquisitions d'APC et L’offre de Schneider Electric se compose de :
Pelco) alors qu'en intégrant l'acquisition d'APC sur une
 l’alimentation électrique, le comptage et la qualité de
base pro forma avant impact de l'augmentation de capital
l’énergie,
de 1 milliard d'euros, ce ratio atteint 69 % à fin 2007.
 le contrôle de processus,
(cf. Perspectives 2008, page 77).
 la gestion des utilités (éclairage, ventilation, ascenseur,
contrôle intrusion…),
 la télégestion multi-sites des infrastructures de produc-
tion et de distribution électrique,
Cette offre contribue à garantir la fiabilité et la sécurité des
4. Un leadership installations, à accroître leur efficacité énergétique et à
maîtriser leur coût.
mondial sur cinq marchés Energie
porteurs Schneider Electric propose des solutions qui optimisent la
production, la distribution et la vente de l'électricité. Les of-
Fort du repositionnement stratégique de son portefeuille fres sont conçues pour accroître la qualité énergétique et
d’activités, Schneider Electric dispose désormais d’un lea- réduire le coût de chaque kilowatt heure distribué. Desti-
dership mondial sur cinq marchés clés : Energie & Infra- nées aux régies d'électricité, aux intégrateurs, aux
structures, Industrie, Bâtiments, Centres de données et constructeurs de machines et aux tableautiers, elles se
réseaux, et Résidentiel. composent de produits et de services à haute valeur ajou-
Grâce à cet équilibre tant géographique que de marché, le tée qui s’appuient, notamment, sur internet pour :
Groupe a enrichi et développé son dialogue avec ses  mesurer la consommation d’électricité,
clients, en se rapprochant notamment des utilisateurs fi-
 contrôler les processus,
naux. Schneider Electric sait donc répondre aussi bien aux
problématiques des fournisseurs d'eau et d'énergie, des  créer et gérer des réseaux électriques intelligents,
industriels qu’à celles des gestionnaires d'infrastructures  proposer des systèmes de prépaiement facilitant l’accès
informatiques, de transport et de communication, des à l’électricité des consommateurs les plus défavorisés.
constructeurs et exploitants de bâtiments (logements indi-
viduels et collectifs, commerces, bureaux, hôtels, hôpitaux, Infrastructures
équipements éducatifs, culturels et sportifs, etc.) et des
particuliers. Parce que les interruptions et les pannes de courant sont
inenvisageables tant d’un point de vue de la sécurité que du
Cet ajustement de l’offre a permis à Schneider Electric de confort, Schneider Electric propose des solutions efficaces
constituer un éventail unique de produits, de solutions et de mesure, de contrôle, d’énergie sécurisée, de gestion et
de services pour optimiser l’énergie électrique qui assu- de télégestion intégrant les technologies internet qui ga-
rent efficacité, innovation, sécurité, confort et simplicité rantissent un accès à l’énergie continue et fiable.
d’utilisation.
L’offre du Groupe s’adresse aux exploitants d’infrastruc-
tures, aux sociétés d'ingénierie, aux intégrateurs et équi-
Chiffre d'affaires 2007 pementiers, aux installateurs. Elle comporte des produits,
12 %
par marché 16 % des systèmes et des services de distribution électrique,
d'automatismes et de contrôle adaptés aux besoins et aux
n Energie & Infrastructures
problématiques de chaque segment de marché.
n Industrie 17 %
n Bâtiments
n Centres de données et réseaux
n Résidentiel
26 %
29 %
Electricité, eau : des besoins immenses

 1,6 milliard de personnes n’ont pas accès à


l’électricité
 La consommation d’électricité devrait doubler
Energie & Infrastructures d’ici 2030
Les perspectives commerciales sur le marché de l’Ener-  Part des énergies renouvelables dans
gie et des Infrastructures sont immenses. Croissance de la la production d’électricité : 13 % en 2030
population, développement économique, développement  1,2 milliard de personnes n’ont pas accès à
des énergies renouvelables, dérégulation des marchés l’eau potable
énergétiques mais aussi intensification de l’exploitation
 Investissements de production, distribution
des infrastructures via internet, besoins accrus de sécu-
et traitement de l’eau : 80 milliards € par an
rité, externalisation de nombreux services constituent en
effet des opportunités pérennes de croissance pour Source : AIE, World Water Council
Schneider Electric.
17
Industrie  les échanges de données (Voix-Données-Images (VDI),
Courants Porteurs en Ligne (CPL), radio),
Le marché de l’industrie bénéficie du fort développement
 la télégestion multi-sites.
de l’automatisation, des exigences accrues en matière
d’économies d’énergie, de traçabilité, de respect de l’en- Adaptées aux normes et aux usages locaux, les offres du
vironnement, d’externalisation de la gestion des installa- Groupe sont accessibles partout dans le monde. Elles in-
tions électriques et de services à valeur ajoutée. tègrent des produits compatibles entre eux, faciles à ins-
taller et à exploiter.
Sur ce marché porteur, Schneider Electric conçoit des so-
lutions d’optimisation énergétique pour l’ensemble des ac- Les principaux clients sont les promoteurs, les bureaux
teurs du secteur (agroalimentaire, emballage, automobile, d’études, les installateurs, les tableautiers, les distributeurs
pharmacie, composants électroniques, chimie). de matériel électrique, les intégrateurs de systèmes, so-
ciétés d’exploitation.
En 2007, le Groupe a mis en œuvre une stratégie offen-
sive mondiale sur ce marché cible. Il s'agit d'un plan de
conquête appelé "Automation Conquest".
50 % de la population mondiale vit
Schneider Electric propose des installations électriques
dans les villes
performantes en termes de consommation d’énergie et de
fiabilité d’alimentation, des solutions d'automatisation flexi-  36 mégapoles dépasseront 10 millions
bles, communicantes et simples à implanter ainsi que des d’habitants en 2015 (contre 23 en 1996)
services de télégestion via internet.  Les villes des pays en développement
Les solutions destinées au marché de l’industrie com- accueilleront 4 milliards d’habitants d’ici 2030
prennent : Source : ONU World Urbanization Prospects, octobre 2006
 le contrôle-commande des machines,
 la mesure et le contrôle de la consommation d’énergie,
 l’automatisation des procédés,
Centres de données et réseaux
 l’alimentation et la distribution électrique,
 la gestion des données liées à la production sur un site Cœurs névralgiques des PME-PMI, des entreprises mul-
ou en multi-sites, tinationales, des administrations, les centres de données –
c’est-à-dire les sites regroupant des serveurs informa-
 la gestion des clients.
tiques dans des salles sécurisées et climatisées – traitent
Schneider Electric travaille en étroite collaboration avec et stockent des millions d’informations numérisées.
ses clients pour connaître parfaitement leurs besoins et
contribuer à renforcer la productivité, la flexibilité, la sécu- Eu égard à la numérisation croissante de toutes les acti-
rité de leurs processus, de leurs installations ainsi que la vités sociales, professionnelles et personnelles, ils re-
traçabilité de leurs produits dans le monde. présentent un marché à croissance exponentielle. Ainsi,
45 millions de serveurs devraient être installés dans le
Les clients principaux sont les ingénieries, les intégrateurs monde d’ici 2010, soit neuf fois plus qu’en 1996.
de systèmes, les constructeurs de machines, les tableau-
tiers, les distributeurs de matériel électrique. Or cette densification des centres de données informa-
tiques entraîne une augmentation conséquente de la
consommation d’électricité destinée au fonctionnement
des serveurs et à leur refroidissement. Cette consomma-
Bâtiments
tion électrique représente 7 à 12 % des budgets de gestion
Au cours des dix dernières années, les usagers ont parti- actuels (soit une progression de 20 % depuis 2003) contre
culièrement accru leurs exigences en matière de confort, 25 à 40 % des budgets ad hoc dans les années à venir.
de sécurité, de communication et d'économies d'énergie. Les clients (responsables informatiques de PME-PMI et
Face à ce constat mondial, l'automatisation et la gestion de Grands Comptes, gestionnaires de centres de don-
technique centralisée des bâtiments se sont fortement dé- nées, fabricants de logiciels, de serveurs) sont donc en
veloppées. quête de solutions à la fois performantes et économes en
Ce marché comprend tous les bâtiments tertiaires, com- énergie mais aussi fiables et sécurisées. Avec l’acquisition
merciaux et industriels (bureaux, hôtels, hôpitaux, centres d’APC en 2007, Schneider Electric dispose d’une offre dé-
commerciaux, navires, bâtiments industriels, écoles, équi- diée unique au monde pour répondre à leurs besoins.
pements sportifs et culturels) à la recherche de produits et Les solutions du Groupe couvrent :
de services pouvant à la fois optimiser la maintenance, les  la conception de l’architecture, l’audit d’installation,
coûts et la consommation d’énergie et permettre une ges-
 des produits à la pointe de la technologie (onduleurs,
tion simultanée de différents sites via internet (= téléges-
appareillages électriques, générateurs, contacteurs sta-
tion).
tiques, inverseurs de sources, filtre d’harmonique…),
En 2007, le Groupe a su pleinement tirer partie des syner-  la surveillance et l’analyse en ligne,
gies occasionnées par les acquisitions stratégiques des
 la formation et la maintenance.
cinq dernières années.
Ce nouveau marché a représenté 17 % de l’activité de
Les solutions du marché des Bâtiments Schneider Electric
Schneider Electric en 2007.
couvrent :
 l’alimentation et la distribution électrique,
 la gestion des utilités (éclairage, air conditionné, ascen-
seur, contrôle d’accès…),
18
Descriptif de l’entreprise et de ses activités
1
Résidentiel Le portefeuille de clients est constitué d’architectes, de
maîtres d’ouvrage, de constructeurs de logements, d’arti-
Le marché du logement individuel et collectif se caractérise sans, de distributeurs de matériel électrique, de grandes
par une grande diversité de normes et de fortes spécifici- surfaces de bricolage.
tés locales. Il présente des perspectives de développement
importantes et diversifiées selon les parties du monde
concernées.
Logements individuels et collectifs :
En Europe et aux Etats-Unis (où la crise majeure de l’im- un marché mondial de 29 milliards €
mobilier survenue en 2007 a eu peu d’impact sur l'en-
semble de l’activité de Schneider Electric eu égard à la  En croissance de plus de 5 % par an
diversité de son portefeuille d’activités), les besoins de Estimation Schneider Electric
confort, de sécurité et d’économies d’énergie sont prédo-
minants : la rénovation et l'amélioration des logements re-
présentent par exemple plus des deux tiers du marché.
Dans les pays émergents, les besoins sont immenses. Le
Groupe cible en priorité la construction de logements
neufs, notamment les grands programmes réalisés en
Europe de l'Est, au Moyen-Orient et en Asie, notamment
en Chine. 5. Un leadership
L’année 2007 a permis d’exploiter le potentiel des acquisi-
tions récentes en rationalisant les gammes de produits et mondial conforté
de services proposés.
Les solutions Schneider Electric sont faciles à mettre en Pour équilibrer son portefeuille d’activités et toujours mieux
œuvre, évolutives, esthétiques et contribuent au confort et satisfaire les attentes de ses clients, Schneider Electric
à la sécurité des logements tout en facilitant les communi- s’est positionné dans des secteurs complémentaires à ses
cations. deux cœurs de métier : l’efficacité énergétique, l’énergie
sécurisée, l’interopérabilité des produits et des systèmes
Elles recouvrent :
informatiques et les services à forte valeur ajoutée.
 la distribution électrique,
Actuellement, l’offre du Groupe repose sur trois marques
 la domotique (surveillance, sécurité, efficacité énergé-
mondiales leaders - Merlin Gerin, Square D et Telemeca-
tique)
nique - ainsi que sur des marques régionales ou nationales
 les réseaux de communication VDI et CPL, fortes (notamment en systèmes d'installation et contrôle) et
 l’énergie sécurisée. des marques spécialistes reconnues parmi les meilleures
dans leur domaine.
En 2007, Schneider Electric a réfléchi à une rationalisa-
tion de son portefeuille de marques.

Les positions de Schneider Electric dans ses activités*

Distribution électrique Automatismes Contrôle industriel


Moyenne tension Basse tension

n° 1 ABB Schneider Electric Siemens Schneider Electric

n° 2 Schneider Electric ABB Rockwell Rockwell

n° 3 Siemens Siemens Schneider Electric Siemens

Systèmes d’installation Energie sécurisée Capteurs adaptés Automatismes et


et contrôle sécurité du bâtiment

n° 1 Legrand Schneider Electric Honeywell

n° 2 Schneider Electric Emerson Marché fragmenté Siemens

n° 3 Matsushita Eaton Johnson Control

Leviton Schneider Electric

* Ce document contient des informations sur les activités et les positions concurrentielles de Schneider Electric en 2007.
A la connaissance de Schneider Electric, il n’existe aucun rapport exhaustif sur les produits et systèmes pour la distribution électrique,
les automatismes et contrôle. Schneider Electric réunit donc des données sur ses activités par l’intermédiaire de contacts formels et
informels avec les professionnels de l’industrie et notamment avec les associations professionnelles. Schneider Electric estime sa
position sur ses marchés sur la base de ces informations et du chiffre d’affaires réalisé dans les activités concernées.

19
Ses concurrents sont nombreux, mais aucun ne concur- Des solutions intégrées,
rence le Groupe sur l'ensemble de son offre. Ce sont prin- intelligentes et communicantes
cipalement :
Qu’il s’agisse d’installations électriques ou d’automatisa-
 de grands groupes généralistes et diversifiés comme
tion de machines, de process industriels ou d’utilités dans
ABB, General Electric, Mitsubishi Electric, Siemens,
le bâtiment (chauffage, climatisation, ascenseurs, …), les
 des groupes internationaux spécialisés comme Omron, clients souhaitent de plus en plus de solutions globales
Rockwell Automation, pour répondre à leurs besoins.
 des groupes de dimension moyenne dont la présence
Pour les satisfaire, Schneider Electric développe des so-
internationale est moins importante, principalement en dis-
lutions complètes par segments de marchés assorties
tribution électrique comme Eaton, Hager ou Legrand,
d’une large gamme de services. Pour les concevoir, le
 des entreprises locales comme Gewiss (Italie), Simon Groupe s’appuie sur 60 centres applicatifs dans le monde.
(Espagne), Vacon (Suède), Sick (Allemagne), STI (Etats- Spécialisés par secteur, ils possèdent tous une parfaite
Unis)… connaissance des métiers et des besoins des clients.

Quelques exemples
Chiffre d'affaires 2007 14 %
par activité 57 %  Les "architectures préconisées" conçues par le Groupe
29 % répondent à des besoins précis en combinant différents
n Distribution Electrique produits des catalogues : énergie sécurisée pour les salles
n Automatismes & Contrôle d'opérations des hôpitaux, automatismes et contrôle opti-
n Energie sécurisée misés pour les machines industrielles, solutions associant
distribution électrique et VDI (Voix, Données, Images) pour
les immeubles de bureau.
 Afin de faciliter la gestion des installations et d’optimiser
leurs performances, Schneider Electric a également été
Dans son industrie, Schneider Electric couvre toutes les l’un des premiers acteurs de son secteur à comprendre et
normes en vigueur dans le monde. Ainsi, la plupart de ses mettre en perspective le potentiel d’internet. Dans les so-
produits sont conformes aux normes de la Commission lutions du Groupe, des serveurs internet embarqués per-
Electrotechnique Internationale (IEC), reconnues dans le mettent par exemple de consulter à tout moment les
monde entier. En Amérique du Nord, ils répondent géné- informations émises par des automates. Munis d’un simple
ralement aux normes de l’Association Nationale des navigateur internet, les utilisateurs, où qu'ils se trouvent,
Constructeurs Electriques (NEMA), de l’Underwriters La- peuvent ainsi gérer en temps réel leurs installations, pro-
boratory (UL) ou de l’Institut Américain de Normalisation grammer et contrôler les machines, optimiser la consom-
(ANSI). Au Royaume-Uni, en Australie et en Asie, les pro- mation d'énergie ou la maintenance préventive.
duits sont aux normes British Standards (BS). En Chine, ils  Dans les bâtiments, ces solutions permettent de gérer
sont aux normes China Compulsory Certification (CCC) et (via un réseau local) tous les installations dévolues au
à celles de Japan Industrial Standard (JIS) au Japon. confort et à la sécurité des habitants.
La conformité des produits du Groupe aux standards do- En 2007, le Groupe a parachevé l’enrichissement de son
minants des marchés sur lesquels opèrent ses clients per- offre dans l’optique de promouvoir des solutions intégrées,
met à Schneider Electric d’être en mesure de satisfaire la communicantes et standardisées qui privilégient la facilité
majeure partie de leurs besoins. de mise en œuvre et d'utilisation.

Un portefeuille d’activités complet*


Marchés
Automatismes
l Energie & et
Infrastructure contrôle industriel
Moyenne
l Industrie et basse
tension Mesure
l Centres Automatismes Energie et
et sécurité contrôle Services
de données sécurisée
et réseaux des bâtiments de
l’énergie
l Bâtiments

l Résidentiel Système d’installation et contrôle


(appareillage électrique et domotique)

Activités cœurs Nouvelles activités


* La taille des pavés n'est pas proportionnelle au CA de l'activité.

20
Descriptif de l’entreprise et de ses activités
1
Distribution électrique Automatismes et
sécurité du bâtiment
Numéro 1 mondial en basse tension
Numéro 2 mondial en moyenne tension Numéro 4 mondial
Les solutions Schneider Electric permettent de transfor- En quatre ans, Schneider Electric a investi le marché des
mer et de distribuer l'électricité haute tension fournie par le automatismes du bâtiment. Il est aujourd’hui l'un des tous
réseau de distribution pour l'acheminer directement chez premiers opérateurs mondiaux.
les utilisateurs finaux (bâtiments industriels et grandes ins- Le Groupe développe une offre complète et innovante
tallations tertiaires) ou pour la transformer en courant d'automatismes associée à des logiciels de conception et
basse tension. L'offre se compose de disjoncteurs, trans- de supervision pour gérer les installations techniques des
formateurs, canalisations électriques destinés aux bâti- bâtiments. Cette offre s’appuie sur des systèmes ouverts
ments industriels, tertiaires et résidentiels. et intégrés. Proche des besoins des exploitants, elle per-
met d'optimiser les installations, de les moderniser au meil-
leur coût, de réduire les frais de maintenance et de
Systèmes d’installation consommation d'énergie tout en améliorant le confort et la
et contrôle sécurité.

Numéro 2 mondial Avec l'acquisition, en octobre 2007, de Pelco Inc., leader


mondial dans la conception, le développement et la fa-
Schneider Electric décline des solutions complètes pour brication de systèmes de vidéo surveillance, Schneider
le marché résidentiel comme par exemple des équipe- Electric a renforcé son pôle sécurité.
ments de protection (disjoncteurs, contacteurs), des équi-
pements de gestion de l’éclairage et du chauffage (prises,
interrupteurs, variateurs, thermostats, …), des systèmes
La mesure et
de contrôle des portes, portails et volets roulants, des sys- le contrôle de l’énergie
tèmes de surveillance, d’alarme incendie et intrusion. Par L’acquisition de Power Measurement Inc en 2005 a ren-
ailleurs les réseaux VDI permettent d’apporter dans forcé la position de Schneider Electric dans la distribution
chaque pièce le téléphone, la télévision et internet. d'électricité de haute qualité et la gestion de l’électricité.
L’offre comporte des logiciels avec interface internet et des
appareils de mesure et contrôle intelligents qui permettent
Automatismes et de contrôler et gérer en temps réel les contrats d’alimen-
contrôle industriel tation électrique les plus complexes, d'améliorer la qualité
de l'électricité et d'éliminer les interruptions de service.
Numéro 1 mondial en contrôle industriel
Numéro 3 mondial en automatismes L'énergie sécurisée
Schneider Electric n'a cessé de se renforcer dans le do-
Numéro 1 mondial
maine des automatismes et du contrôle industriel. Le
Groupe poursuit une politique active de partenariats et C’est un marché en croissance forte et durable car son dé-
d'acquisitions pour enrichir son offre : variateurs de vitesse, veloppement repose sur une exigence accrue de qualité
terminaux de dialogue homme-machine, logiciels SCADA et de fiabilité électrique pour un nombre croissant d'appli-
(supervision, contrôle et acquisition de données), auto- cations et de secteurs.
matisation de machines d'emballage, contrôle de mouve- L’acquisition d’American Power Conversion (APC) le 14 fé-
ments. vrier 2007 a permis à Schneider Electric de renforcer son
Schneider Electric s’est également positionné sur le mar- développement sur ce marché porteur et d’accéder à la
ché en fort développement des automatismes et des cap- première place mondiale. En effet, cette acquisition, cou-
plée à la filiale MGE UPS Systems déjà présente dans le
teurs adaptés via l’acquisition de leaders technologiques
Groupe depuis 2004, permet à Schneider Electric de pro-
tels que BEI.
poser des solutions sans équivalent à tous les niveaux :
Schneider Electric fournit des automates programmables offre de produits et services, exposition géographique et
et des plates-formes d'automatismes, des logiciels spé- canaux de commercialisation, avec la possibilité de capi-
cialisés de paramétrage, de programmation et d'aide à l'ex- taliser sur les fortes capacités d'innovation conjointes aux
ploitation et à la supervision. deux entités.
Le Groupe dispose enfin d’une large gamme de produits
destinés à commander les équipements : contacteurs, re- Les services
lais thermiques, disjoncteurs-moteurs, variateurs de vi- Les systèmes de distribution électrique et d'automatisation
tesse, commande de mouvement, capteurs-détecteurs, se caractérisent aujourd’hui par une part croissante de nu-
unités de commande, terminaux d'exploitation. mérisation des données et des process. Toujours plus
Dans le domaine des capteurs adaptés, Schneider Electric complexes, ils impliquent donc une demande croissante
propose la gamme de capteurs la plus complète du mar- de services dédiés. La gestion et la maintenance des équi-
ché. Le Groupe a acquis un leadership mondial sur les pements sont ainsi de plus en plus fréquemment externa-
capteurs à vitesse angulaire (n° 1 dans la technologie de lisées. Par ailleurs, les utilisateurs souhaitent être
pointe des gyros en quartz), les capteurs de position et les conseillés dans leurs choix d'investissement afin de se
capteurs de pression destinés aux marchés de l'automo- donner les meilleures chances d’accroître les perfor-
bile, de l'aéronautique et de l'industrie. mances de leurs installations, d’améliorer leur efficacité
énergétique et de réduire leurs dépenses de maintenance.
Grâce à son offre unique de services à haute valeur ajou-
tée, Schneider Electric accompagne ses clients pendant
toute la durée de vie de leurs installations.
21
Par ailleurs, de même que l’an passé, le Groupe livre 90 %
des commandes de ses clients distributeurs ou utilisateurs
L'efficacité énergétique
sous 48 heures.
Les solutions en efficacité énergétique, combinant dif- Afin de renforcer les compétences de ses équipes, un ins-
férentes offres du Groupe, génèrent un volume d'ac- titut des ventes et du marketing a été créé au sein de
tivité substantiel avec 20 % des commandes en 2007, Schneider Electric University : 10 123 commerciaux et spé-
en croissance de 15 %. cialistes du marketing ont suivi ses programmes depuis
Schneider Electric dispose d'un positionnement uni- 2006.
que afin de répondre aux besoins croissants d'opti- En 2007, un programme de formation à l’accueil client a
misation de la consommation énergétique, tirés par le été mis en œuvre à l’échelle mondiale pour les 120 000
coût élevé de l'énergie et par une accélération des collaborateurs du Groupe. Une initiative de grande ampleur
nouvelles réglementations. qui témoigne de l’importance accordée par Schneider
Pour répondre à l’impératif de disposer de bâtiments Electric à la relation client.
fiables, sûrs, performants et permettre à ses clients Le Groupe met également à la disposition de ses clients
de relever le défi croissant de l’efficacité énergétique, 68 centres d’appel, 10 centres techniques régionaux
Schneider Electric développe des solutions qui per- 24h/24 et 7 j/7, 50 centres de formation clients mais aussi
mettent : des prestations de diagnostic et d’assistance technique en
 d’optimiser la consommation d’énergie pour une ligne et de nombreux services sur internet (catalogue élec-
plus grande efficacité (mesures, identification des tronique mondial, logiciels téléchargeables, formations).
postes d’économie possibles, automatismes intégrés Pour nouer un contact privilégié avec ses clients et les in-
pour le contrôle et la régulation énergétique), former de l’étendue de son offre et de celle de ses parte-
 d’accroître les performances de fiabilité et de dis- naires, Schneider Electric développe ses propres salons
ponibilité des installations électriques, professionnels baptisés "Initi@tive". Ils présentent les pro-
 de maîtriser les coûts et les risques liés aux activi- duits et les solutions du Groupe et de ses partenaires, pro-
tés d’exploitation et de maintenance. posent des ateliers de démonstration et des programmes
de conférences à la carte. En 2007, cinq salons Initi@tive
se sont tenus (Chine, Dubai, Pologne, Inde, Brésil).
L'efficacité énergétique :
un enjeu majeur
 Accélérer les gains d'efficacité permettrait Les distributeurs :
de réduire la demande mondiale d'énergie en un partenariat au quotidien
2050 de près de 50 % de la consommation
actuelle Les distributeurs de matériel électrique représentent plus
Source : AIE juin 2006 de 60 % des ventes totales du Groupe et 75 % de l'offre
cataloguée. Ces professionnels constituent un réseau très
dense de 16 000 points de vente dans le monde.
Les distributeurs Schneider Electric sont divers et variés
selon les pays et les produits. Cette typologie de parte-
6. Des clients naires inclut les distributeurs locaux, les grossistes et dis-
tributeurs professionnels non spécialisés et de grands
partenaires groupes internationaux comme les français Rexel et So-
nepar et le danois Nordisk Solar, le britannique CED-Ed-
mundson ou encore Graybar et Grainger basés aux
Fort de son modèle d'entreprise et à la différence de la plu- Etats-Unis. Dans le domaine de la rénovation de bâtiments
part de ses concurrents, Schneider Electric accède à ses résidentiels, les produits du Groupe sont également distri-
marchés par des canaux diversifiés. Une grande partie de bués par de grandes enseignes spécialisées comme
ses ventes s’effectue en effet par des intermédiaires tels Home Depot et Lowes aux Etats-Unis, Kingfisher au
que les distributeurs, les intégrateurs, les installateurs et Royaume-Uni, Saint Gobain Distribution en France. Par ail-
les prescripteurs. Ces partenaires enrichissent de leur pro- leurs, Schneider Electric utilise des circuits de distribution
pre valeur ajoutée le dispositif commercial et technique du spécialisés pour les produits très techniques comme les
Groupe. terminaux de dialogue homme-machine, les appareils de
transmission VDI, les automates programmables et les lo-
giciels industriels.
Qualité des relations et satisfaction
des clients : une priorité stratégique Schneider Electric développe des relations de partenariat
privilégiées avec ses distributeurs afin d’assurer à ses
Schneider Electric place la satisfaction de ses clients au clients finaux des services sans équivalent alliant proxi-
cœur de sa stratégie de croissance et de fidélisation. Le mité, conseil et disponibilité des produits dans cent quatre-
principe : toute relation avec Schneider Electric doit être vingt dix pays.
pour le client - quel qu’il soit et où qu’il soit - une expé- La performance du réseau de distribution de Schneider
rience positive et parfaite en termes d’accueil, d’écoute et Electric est renforcée par une politique de collaboration
de réponse aux besoins. Ce parti pris constitue un facteur dans les domaines de la logistique, de la formation tech-
prépondérant de différenciation par rapport à la concur- nique et du marketing. En outre, de nombreux outils sont
rence. à la disposition des distributeurs, tel le portail internet pro-
Dans tous les pays, des enquêtes régulières mesurent fessionnel "My Schneider Electric", accessible 24h/24 don-
l’évolution du taux de satisfaction des clients. Les objectifs nant accès aux prix, aux informations techniques,
fixés à l’horizon 2008 sont les suivants : 44 % de clients permettant de passer des commandes ou encore de télé-
très satisfaits et 4 % de clients insatisfaits. charger des manuels d'installation.
22
Descriptif de l’entreprise et de ses activités
1
Les tableautiers : Les constructeurs de machines
des experts dans leur domaine et d'équipements :
les partenaires de la performance
Les tableautiers réalisent et vendent des tableaux élec-
triques de distribution ou de contrôle-commande, princi- De l’emballage aux machines textiles, des ascenseurs aux
palement destinés aux marchés des Bâtiments, de équipements de convoyage et de manutention, du levage
l'Energie & des Infrastructures. Leurs principaux clients à la ventilation et à la climatisation, les constructeurs de
sont les installateurs. Les tableautiers achètent des appa- machines (OEMs*) cherchent en permanence à accroître
reillages de basse et moyenne tension (disjoncteurs, les performances de leurs machines et à optimiser leurs
contacteurs) et de plus en plus, des tableaux préfabriqués. maintenances pour satisfaire leurs clients.
Plus de 20 000 tableautiers dans le monde disposent d’ex- Cette quête d’excellence se traduit par des exigences
pertises et de domaines de compétences spécifiques. croissantes en matière de solutions performantes, de com-
Schneider Electric s'attache à leur proposer une offre leur pétences, de fiabilité, de qualité, de coût de revient, d’in-
permettant d’améliorer leurs réalisations. Certains d'entre novation, de délais de mise sur le marché, etc.
eux, sélectionnés pour leur professionnalisme et leur apti- Présent dans 106 pays, Schneider Electric travaille en
tude à promouvoir les valeurs de sécurité et de qualité du étroite collaboration avec près de 30 000 OEMs. Le
Groupe, bénéficient d'un support technique et commercial Groupe mobilise son expertise et ses savoir-faire pour être
de premier plan. et demeurer un partenaire privilégié. Cette démarche se
traduit notamment par :
Les installateurs : des partenaires  une connaissance approfondie de leurs applications,
indispensables pour concrétiser  des centres d'excellence dédiés dont la vocation est de
les solutions dédiées proposer les solutions les plus compétitives pour les nou-
velles machines,
L’élaboration de solutions répondant précisément aux be-  un "Customer International Support" pour assurer un
soins des utilisateurs finaux s'effectue en étroite collabo- service après-vente performant dans le monde entier,
ration avec les installateurs. Ceux-ci peuvent être très
 un programme spécifique pour les OEMs multi-sites et
différents de part leur taille ou leur métier : des petits arti- mondiaux afin de renforcer leur capacité à assurer des
sans spécialisés ou non, de grandes enseignes spéciali- prestations de haut niveau à l'échelle mondiale.
sées dans la mise en place d'équipements et de systèmes,
ou des ensembliers. * OEMs : Original Equipment Manufacturers.

Partenaires de Schneider Electric, ils apportent une valeur


ajoutée unique à leurs propres clients (les clients finaux) à Les énergéticiens :
la fois en les conseillant fréquemment en amont sur le clients d’aujourd'hui et de demain
choix des solutions adaptées à leurs besoins puis en
concrétisant ces besoins par l’installation de systèmes ef- Les producteurs et distributeurs d’électricité sont environ
ficaces. 11 000 à travers le monde. Ils appartiennent à la clientèle
du Groupe pour leurs activités de production (alimentation
Schneider Electric coopère activement avec les installa- électrique des auxiliaires de centrales, automatismes et
teurs à travers des formations techniques, mais aussi du contrôle), de distribution (réseaux électriques de moyenne
conseil dans le choix des meilleures solutions pour un pro- et basse tension) et de commercialisation (compteurs à
jet donné (des applications simples aux plus complexes). prépaiement, ventes de services associés).
Schneider Electric s’attache à répondre à leurs attentes
Les intégrateurs de systèmes : de proximité avec des supports applicatifs et des offres in-
une collaboration performante de novantes qui les aident à relever les défis liés à l’ouverture
proximité des marchés de l’énergie et au développement des éner-
gies renouvelables.
Clients historiques de Schneider Electric, les intégrateurs
de systèmes installent les automatismes chez les utilisa-
teurs finaux. Afin de leur assurer des solutions clés en Les grands comptes internationaux :
main performantes et un appui local réactif, le Groupe a une organisation spécifique
mis en place le partenariat mondial "Schneider Electric Al-
Schneider Electric a mis en place une organisation dédiée
liance". Il permet de proposer aux clients dotés de projets
aux groupes mondiaux qui souhaitent développer des re-
d'automatisation des intégrateurs rigoureusement sélec-
lations privilégiées avec leurs fournisseurs clés. Pour ré-
tionnés et situés à proximité de leurs installations. Schneider
pondre à cette attente, le Groupe propose des "contrats
Electric Alliance compte plus de 700 membres dans une
de fournisseur préféré" afin de leur garantir une qualité re-
trentaine de pays.
lationnelle de haut niveau.
Au-delà de l'appui technique apporté à ses partenaires in- L'organisation retenue raccourcit les circuits de commu-
tégrateurs, Schneider Electric s'attache à leur donner les nication et de décision et permet de mobiliser très rapi-
moyens de développer leur activité et leur compétitivité en dement toutes les ressources du Groupe à l'échelle
mettant à leur disposition des outils avancés d'ingénierie, mondiale. Des équipes dédiées, impliquant directement
comme par exemple une bibliothèque d’applications spé- les cadres dirigeants, offrent une réelle valeur ajoutée
cifiques, de la formation de pointe, du support technique qui différencie Schneider Electric dans sa relation avec
très qualifiée, des logiciels de configuration avancés, des ses grands clients. L'objectif est de fournir des solutions
installations selon les standards de communication. et des services adaptés à chaque étape de leur interna-
tionalisation et d'atteindre le plus haut niveau de satis-
faction.
23
70 clients mondiaux bénéficient de cette organisation, L'organisation de Schneider Electric répond à quatre
parmi eux Air Liquide, Carrefour, Ford, Glaxo Smith Kline, grands objectifs :
IBM, Lafarge, Nestlé, PSA, Total, Toyota, Unilever, Veolia,
 faire de la satisfaction client un levier de croissance fort
Wal Mart.
et un élément de différenciation majeur par rapport à la
Ils peuvent ainsi profiter de la connaissance approfondie concurrence,
de Schneider Electric dans l'automatisation de grands pro-
 bénéficier des atouts de la dimension à la fois multina-
cessus (automobile, ciment,...), la gestion de l'énergie des
tionale et multilocale du Groupe,
grands bâtiments industriels ou tertiaires (pharmacie,
grande distribution,..), la protection des centres de don-  faciliter l’intégration des acquisitions et le déploiement
nées informatiques ou encore le contrôle et la distribution des nouvelles activités,
électrique pour le traitement de l'eau.  accélérer l’innovation dans toutes ses acceptions (tech-
Cette organisation a reçu en juin 2007 le prix du meilleur nologique, commerciale, services aux clients).
programme "Gestion des Grands Comptes" remis chaque Elle comporte :
année par la Strategic Management Association (SAMA).
4 Directions opérationnelles :
Les prescripteurs :  Amérique du Nord,
des relais bien informés  Asie-Pacifique,
 Europe,
Face aux exigences croissantes de confort, d’ergonomie
 International.
et de design, les prescripteurs que sont les ingénieries,
les architectes et les bureaux d’études jouent un rôle
8 Directions activités ou Business units :
majeur. Ils constituent des partenaires déterminants pour
le développement de Schneider Electric, notamment  Automatismes et contrôle industriel,
dans les marchés porteurs du Bâtiment et du Résidentiel  Automatismes et sécurité du bâtiment,
(neuf, rénovation, individuel, collectif).  Capteurs adaptés,
A ce titre, le Groupe les tient informés de toute innovation  Distribution électrique,
et solution pouvant contribuer à améliorer le niveau de per-
 Energies renouvelables,
formance, de sécurité et de confort des installations qu’ils
configurent.  Energie sécurisée,
 Services et projets,
Schneider Electric déploie de nombreux outils d'informa-
tion et de formation à leur intention telles que des exposi-  Systèmes d’installation et contrôle.
tions dédiées, des guides d’installation électrique, des
logiciels de conception d’installations, des centres de for- 5 Directions centrales :
mation.  Finance,
 Globalisation & Industrie,
 Qualité,
 Ressources Humaines,
 Stratégie, Clients & Technologie.
7. Une organisation
Innovation : une démarche plus
globale, globale pour booster la créativité
un ancrage local La profonde mutation technologique que connaît le
monde d’aujourd’hui révolutionne les habitudes de vie et
de travail. Dans un contexte d’efficacité énergétique in-
dispensable et de convergence des technologies de l’au-
Une organisation centrée sur la
tomatisation, de l’information et de la communication,
satisfaction client, la croissance et l’innovation pour l’innovation ne constitue plus une ré-
l’innovation ponse suffisante aux problématiques énergétiques. Les
clients recherchent en effet moins la prouesse technique
Schneider Electric emploie 120 000 collaborateurs sur tous
ou la technologie résolument inédite que la solution inté-
les continents. Global par son organisation, local par ses
grée qui leur facilitera la vie et optimisera leurs coûts.
implantations et ses réseaux de distribution, Schneider
Electric est un partenaire fiable, réactif et efficient pour l’en- Initié par la Direction de l’Innovation de Schneider Electric
semble de ses clients. (créée en novembre 2006), ce constat s’est imposé
comme la pierre angulaire de la réflexion du Groupe en
Le Groupe conçoit des solutions innovantes, intégrées et
matière d’innovation. L’une des composantes clé de cette
communicantes qui répondent aux problématiques ac-
démarche globale d’innovation est d’acquérir les compé-
tuelles et futures des industriels, des gestionnaires d’in-
tences et les savoir-faire nécessaires pour intégrer ou
frastructures et de centres de données, des professionnels
combiner entre elles des technologies existantes. L’autre
du bâtiment, de l’énergie électrique, des promoteurs im-
est de privilégier avant tout l’attention portée aux besoins
mobiliers et des utilisateurs finaux.
actuels ou futurs des clients. Avec comme objectif, ni plus
Schneider Electric est par ailleurs la seule entité au monde ni moins, de proposer à chaque client ce qui se fait de
à disposer de produits et de solutions couvrant l’ensemble mieux au monde ! Et en filigrane de faire de Schneider
des normes nationales et internationales. Electric un Groupe toujours plus innovant pour ses parte-
naires et ses utilisateurs.
24
Descriptif de l’entreprise et de ses activités
1
Le "Schneider Business Une R&D
Innovation System" : plus d’idées, d’envergure mondiale
des projets transversaux mieux
Les investissements de Schneider Electric en recherche
sélectionnés, des solutions mises
et développement le classent parmi les tous premiers
plus rapidement à la disposition mondiaux dans ses métiers.
des clients
Environ un tiers du budget de R&D est alloué à la mainte-
En 2007, Schneider Electric a formalisé une approche plus nance des gammes, à l'augmentation du niveau de qualité,
globale de sa démarche d’innovation, et ce à la fois d’un à la réduction du coût des produits (matières, composants,
point de vue technologique et de marché (réponses à de processus), à l'adaptation aux nouvelles réglementations
nouveaux besoins, commercialisation, services aux environnementales de plus en plus contraignantes (RoHS,
clients). Elle vise à donner davantage de créativité et de Reach, WEEE) dont Schneider Electric a fait une priorité.
réactivité à Schneider Electric afin que le Groupe soit en Près de deux tiers du budget sont consacrés à la re-
mesure d’apporter des points de rupture sur ses marchés cherche pour l’innovation et aux offres nouvelles. L’objec-
de référence. tif est de concevoir et de lancer de nouvelles gammes de
Pour ce faire, Schneider Electric a officiellement lancé en produits et des solutions apportant toujours plus de valeur
2007 le "Schneider Business Innovation System". à leurs utilisateurs.

Son principe : regarder et analyser le monde qui nous en- Parmi les nouveautés produits et solutions 2007 :
toure selon quatre angles majeurs susceptibles de secré-  Modicom M340 (automate programmable nouvelle gé-
ter de l’innovation : nération),
1/ l’évolution des besoins des clients et l’anticipation de  SunEzy (nouvelle gamme d’onduleurs, de produits de
leurs priorités futures, supervision, de communication et de coffrets électriques
pour le photovoltaïque),
2/ les grandes tendances sociologiques (mobilité, connexion
permanente aux nouveaux outils de communication et d’in-  les solutions intelligentes Konnex (pour une gestion cen-
formation, efficacité énergétique, …), tralisée du chauffage, de l’éclairage et de la climatisation,
une réduction de la facture énergétique et un niveau de
3/ les ruptures technologiques pouvant influencer les mé- sécurité accru),
tiers de Schneider Electric,
 le logiciel Inca 3 D (un logiciel de modélisation de
4/ l’orthodoxie des processus de Schneider Electric en se conducteurs alliant efficacité énergétique et innovation).
posant la question suivante : est-il possible de faire la
même chose autrement ?
Ce balayage permanent des sujets et des secteurs por- Des structures et
teurs d’innovation permet de faire émerger de nouvelles des partenariats internationaux
idées mises en incubation afin d’évaluer leur intérêt et leur
faisabilité. C’est en Chine, zone emblématique eu égard à Schneider Electric a fortement internationalisé son dispo-
son dynamisme et son potentiel de croissance, que cette sitif de R&D pour innover au plus près des besoins de ses
démarche de maturation de projets innovants a d’abord clients, adapter aux conditions locales les procédés de
été déployée au cours de l’année 2007. production mais aussi localiser les centres là où se trou-
vent les meilleures compétences.
Ce fonctionnement globalisé en réseau permet de satis-
La satisfaction clients au cœur
faire les besoins mondiaux de R&D de Schneider Electric.
de la démarche d’innovation Ainsi, dans le domaine de la distribution électrique, plu-
sieurs centres ont été agrégés en un seul appelé Electro-
La réponse au cahier des charges d’un client est un mo-
pole. Situé à Eybens près de Grenoble (France), le site
ment clé du processus d’innovation. Afin de proposer une
est le plus important centre de R&D de l'activité Distribu-
réponse en adéquation parfaite avec les attentes des utili-
tion électrique. Il a été équipé, dès sa construction, d’une
sateurs, Schneider Electric analyse et met en perspective
installation de production d’électricité d’origine photovol-
chaque demande afin de ne négliger aucune piste menant
taïque. Pour les onduleurs, la R&D est localisée à Saint
à une solution innovante. Améliorer la qualité de la concep-
Louis aux Etats-Unis où sont basés les principaux
tion, offrir la simplicité par l’innovation, garantir la compa-
constructeurs de matériel informatique. Pour l’appareillage
tibilité technique de tous les produits, réduire les délais de
basse tension, Schneider Electric développe surtout ses
mise sur le marché constituent à ce titre des objectifs per-
nouvelles gammes en Europe du Nord (principalement en
manents.
Suède) et en Australie.
Pour mener à bien cette démarche, Schneider Electric as-
En 2006, de nouveaux centres de R&D ont été créés à
socie les pays dans lesquels il est présent à l’élaboration
Bangalore en Inde et à Shanghaï en Chine.
des offres. Par ailleurs le co-développement, voire la "co-
innovation", ne cessent de se renforcer avec les Grands En 2007, un nouveau laboratoire d’essai a été inauguré à
Comptes, en particulier avec les constructeurs de ma- Jinshan en Chine le 12 avril pour les produits de distribu-
chines. tion électrique (disjoncteurs basse tension, contacteurs,
etc.). Il dépend du centre de R&D de Shanghaï. Avec un in-
Enfin, Schneider Electric s’attache à concevoir et breveter
vestissement total de 7,6 millions €, ce laboratoire à la
des produits destinés à être commercialisés dans le
pointe de la technologie est le premier laboratoire d’essais
monde entier répondant ainsi à la demande d’interopéra-
de Schneider Electric en Asie, le troisième mondial après
bilité des produits et des systèmes. les Etats-Unis et l’Europe.
Au total, les centres de R&D de Schneider Electric ras-
semblent 6 500 personnes à travers le monde.
25
Le Groupe collabore également avec une cinquantaine de trique, une des composantes clés de l’efficacité énergétique.
laboratoires universitaires et privés. Il a noué plusieurs par- Schneider Electric intensifie également son effort de re-
tenariats technologiques avec des industriels aux exper- cherche et d’innovation dans la communication avancée
tises complémentaires : Toshiba pour les variateurs de (sans fil, Courant Porteur en Ligne (CPL)), le management
vitesse, Fuji Electric pour les disjoncteurs basse tension, de l’énergie (supervision à distance de la consommation,
Tata Elxsi dans les logiciels embarqués et IBM pour déve- notamment pour les clients multi-sites), la miniaturisation
lopper des solutions de maîtrise de la qualité et de la tra- et les microsystèmes (capteurs intelligents multifonctions)
çabilité destinées aux secteurs de la microélectronique et et la récupération d’énergie.
de l'agroalimentaire.
En septembre 2007, la Commission Européenne a donné
60 centres dédiés à des applications (ascenseurs, embal- son feu vert au démarrage du programme HOMES (Habi-
lage, textile, centres de données) complètent ce dispositif. tat Optimisé pour la Maîtrise de l’Energie et des Services)
Leur mission est de développer les meilleures solutions financé par l’Agence française pour l’Innovation Industrielle
avec les clients et le concours de partenaires installateurs et piloté par Schneider Electric, en collaboration avec qua-
et intégrateurs. torze partenaires.
Avec Schneider Electric Ventures, le Groupe s’est par ail- L’objectif : penser le bâtiment comme un système en le
leurs doté d’un outil de veille technologique et de présence rendant "intelligent" (les équipements communiquent entre
sur les marchés émergents. Depuis 2003, ce fonds d'in- eux) pour réduire la consommation énergétique de 10 % à
vestissement investit chaque année dans une à quatre 30 % et optimiser le confort. Chaque zone du bâtiment dis-
jeunes entreprises de haute technologie dont les innova- posera ainsi d’une "Unité de Contrôle Actif" équipée de
tions intéressent le développement futur du Groupe. Les capteurs mesurant les paramètres de la zone (environne-
domaines de prédilection sont les nanotechnologies, les ment, présence, luminosité…) permettant au logiciel de
capteurs, l'optoélectronique, la micro génération d'électri- "l’Unité de Contrôle" de commander les équipements et
cité, la domotique et l'économie d'énergie. communiquer avec les utilisateurs. Il sera ainsi possible de
Parmi les exemples d’investissements réalisés en 2007 contrôler l’usage de l’énergie en fonction de l’occupation
par Schneider Electric Ventures sur des marchés émer- d’une zone, de la mesure de la qualité de l’air dans une
gents citons : pièce ou encore de la luminosité ambiante.
 Solaire Direct, premier énergéticien entièrement dédié à Jusqu’en 2011, date de la pré-industrialisation des solu-
la production d’électricité solaire en France. La société est tions conçues, les missions de l’équipe HOMES sont : la
spécialisée dans la construction de centrales solaires uti- conception d’architectures, le lancement des travaux de
lisatrices de cellules photovoltaïques et l’installation de recherche technique et de pré-développement, la mise en
panneaux solaires chez les particuliers. place des plateformes pour prototyper et des tests de l’en-
semble des solutions.
 Consumer Power Line, une société américaine qui pro-
pose aux gestionnaires d’infrastructures des délestages HOMES s’impose comme un programme des plus pro-
programmés en cas de pics de consommation d'électricité metteurs en ce sens qu’il donnera lieu à une série d’in-
(les volumes économisés pouvant le cas échéant être re- novations destinées à rendre toujours plus pertinentes
vendus à un prix supérieur à celui du marché). l’interopérabilité des équipements et la notion d’automa-
A noter enfin cette année, le partenariat technologique tismes intelligents. A l’instar des futurs capteurs de
entre Schneider Electric et R-System pour développer de confort qui acquerront et transmettront les paramètres
nouvelles solutions de réfrigération et de climatisation dé- physiques nécessaires au pilotage du confort. Multi-phy-
diées aux grandes surfaces commerciales. siques, certains de ces capteurs seront également sans
fil/sans pile et donc extrêmement faciles à installer et à
utiliser. Autre exemple d’innovation liée au programme
HOMES : les tableaux multi-sources électriques banali-
L’innovation : une priorité sant le raccordement et l’exploitation de sources élec-
 Plus de 4 % du chiffre d'affaires investis triques complémentaires. Ce procédé permettra un
en R&D contrôle optimisé des différentes associations de sources
 6 500 chercheurs et développeurs dans 25 pays d’énergie (conventionnelles et renouvelables).
 Des coopérations avec plus de 50 laboratoires
renommés
Récompenses
 Un fonds de capital-risque en technologies
avancées En 2007, Schneider Electric s’est vu décerner
le prix Frost & Sullivan de l’innovation produit
pour l’Amérique du Nord dans le domaine de
la qualité de l’énergie et des solutions de gestion
Des domaines de recherche de l’énergie.
sur des marchés porteurs Parmi les innovations, citons :
 PowerLogic ION 8800 et PowerLogic ION 8600
Parce qu’une R&D utile est une R&D au service des (deux appareils permettant aux distributeurs de
clients, Schneider Electric s’efforce à la fois de répondre facturer la consommation d’énergie tout en
aux besoins d’aujourd’hui tout en anticipant ceux de de- assurant la stabilité du réseau),
main. Dans cette optique, deux thématiques mobilisent
 PowerLogic Ion Enterprise, PowerLogic System
particulièrement les équipes et centres de R&D. Elles
Manager (des logiciels de gestion d’énergie avec
constituent une évolution majeure pour Schneider Electric
interface Web),
en matière de recherche et d’innovation :
 PowerLogic ION EEM (une solution de gestion
 l’interopérabilité entre les produits et les systèmes, no- de l’énergie dont les fonctions avancées
tamment en matière de domotique et de contrôle du bâti- permettent d’unifier les stratégies de l’entreprise
ment, en matière d’énergie, d’émissions et de qualité
 la gestion efficace de l’énergie, c’est à dire la capacité de de l’énergie).
mesurer, d’optimiser et de superviser la consommation élec-
26
Descriptif de l’entreprise et de ses activités
1
Achats : internationalisation et ductions ont été localisées plus près de la demande avec
sélectivité des augmentations de capacités en Europe de l'Est, au
Mexique, en Inde, en Chine et dans d’autres pays d’Asie.
Les achats représentent environ 50 % du chiffre d’affaires
Dans le même temps, Schneider Electric a déployé dans
de Schneider Electric et constituent une composante es-
toutes ses usines un programme d'Excellence Industrielle,
sentielle de la performance technique et économique de
le "Système de Production Schneider" (SPS), visant l'amé-
l'entreprise. Dans le cadre de son programme de rééquili-
lioration conséquente et continue de la qualité, du service
brage destiné à optimiser la fonction Achats, le Groupe a
et de la productivité. Le SPS fondé sur l'approche "Lean
entrepris de porter à 80 % la part des achats globalisés
Manufacturing" est renforcé par la généralisation des dé-
auprès de fournisseurs stratégiques et de recourir pour
marches "Six Sigma" et Qualité et Analyse de la Valeur. Le
50 % à des fournisseurs localisés dans les marchés émer-
déploiement mondial de ces méthodes d’optimisation et le
gents, dans le cadre de son programme de rééquilibrage.
partage des meilleures pratiques doivent permettre à
Schneider Electric achète principalement des matières toutes les usines d’atteindre un niveau de performance
premières (argent, cuivre, aluminium, aciers, matières opérationnelle équivalent.
plastiques), des composants, des produits électroniques
Les sites et les produits de Schneider Electric se confor-
et des services. Ses sources d’approvisionnement sont di-
ment aux exigences de plus en plus strictes et exhaustives
versifiées (groupes internationaux et PME). Les fournis-
de la réglementation européenne et aux normes interna-
seurs sont sélectionnés pour leur savoir-faire, la qualité de
tionales en matière de respect de l'environnement dans
leurs produits et de leurs services, leur compétitivité, leur
tous les pays où il est présent.
capacité à suivre l'entreprise dans sa démarche de globa-
lisation et de partenariat et leur respect de l’environnement Dès 1992, Schneider Electric a défini une politique envi-
et des droits de l'homme. Adhérent à la charte de l’ONU ronnementale formelle, révisée en 2004 afin de prendre
Global Compact*, Schneider Electric encourage ses four- en compte les changements intervenus à l'intérieur comme
nisseurs à s’associer à cette démarche dont une conven- à l'extérieur du Groupe. Cette politique vise d'une part, à
tion de développement durable fixe les engagements améliorer les processus de fabrication, à promouvoir l'éco-
respectifs de chacune des parties. conception, à intégrer les attentes du client dans une dé-
marche de protection de l'environnement et d'autre part, à
* Le Pacte mondial est une initiative lancée en 1999 au Forum sensibiliser l'ensemble du personnel et des partenaires à
économique mondial de Davos, en Suisse, par l'ancien Secrétaire la protection de l'environnement et aux économies d'éner-
des Nations Unies, Kofi Annan. Ce pacte invite les entreprises à gie. Afin de limiter les risques liés à l'environnement d'une
adopter, soutenir et appliquer dans leur sphère d’influence un en- manière générale, Schneider Electric a engagé un pro-
semble de dix valeurs fondamentales dans les domaines des
droits de l’homme, des normes de travail et de l'environnement, et
cessus d'amélioration continue de la performance envi-
de la lutte contre la corruption. ronnementale de toutes ses usines et centres logistiques,
certifié conforme à la norme ISO 14001.

Production et logistique :
un redéploiement mondial Systèmes d'information :
un projet majeur
Schneider Electric compte plus de 211 sites de production
dont 45 % à vocation mondiale. Les autres unités sont im- Le 2 novembre 2004, Schneider Electric a signé un contrat
plantées le plus près possible des marchés qu'elles des- avec Capgemini portant sur l’amélioration de l'efficacité et
servent. Si la conception ou l’esthétique de certains la réduction du coût global de la fonction informatique. Ce
éléments sont adaptées aux spécificités locales, le Groupe contrat d’infogérance porte sur l’ensemble des fonctions
privilégie plutôt la standardisation des composants clés et départements informatiques du Groupe en Europe et
pour maximiser les économies d’échelle. Grâce à cette prévoit la conception, le développement et le déploiement
combinaison "global/local", Schneider Electric améliore sa d'un ERP* mondial sous SAP (Core system) baptisé Bridge
rentabilité et sa qualité de service. qui sera installé dans toutes les entités. Les services in-
formatiques d’une centaine de filiales européennes dans
Tirant parti de sa dimension mondiale, Schneider Electric
31 pays ont été externalisés en 2005.
a rééquilibré et optimisé son dispositif industriel et logis-
tique. En 2007, forts d’une expérience de 3 ans, et dans une op-
tique d’amélioration de l'efficacité, Schneider Electric et
Ses objectifs sont :
Capgemini ont identifié des axes de progrès dans leur ac-
 de produire au plus près des clients pour améliorer la cord. 13 % des collaborateurs de Capgemini affectés à l’in-
qualité de service et la réactivité, fogérance Schneider Electric et aux projets du Groupe en
 d’atteindre durablement l’équilibre entre coûts de pro- Europe vont rejoindre Schneider Electric d’ici la fin du pre-
duction et ventes dans une même zone monétaire pour ré- mier trimestre 2008.
duire l’impact des fluctuations de devises, En 2007, la première version du Core system a été lancée
 de localiser les achats et la production dans les zones en Inde (premier pilote). En 2008, la deuxième version du
les plus compétitives au regard des produits considérés : Core system sera mise en œuvre dans le second pilote
pays à faibles coûts salariaux pour les produits à fort (Hongrie, Autriche, Croatie, Roumanie, Slovaquie, et Slo-
contenu de main d’œuvre ; pays développés pour les pro- vénie). Le déploiement de Bridge dans l’ensemble du
ductions complexes et très automatisées ainsi que les ac- Groupe commencera en 2009 et se déroulera sur quatre
tivités de service exigeant une grande proximité avec les ans.
clients.
Une structure dédiée de gouvernance et de contrôle des
En Europe de l'Ouest et aux Etats-Unis, des plans d'adap- coûts est en place pour piloter ce projet.
tation ont été déployés pour redimensionner l’outil indus-
triel et logistique : spécialisation, réduction du nombre et
augmentation de la taille des unités. Parallèlement, les pro- * ERP : progiciel de gestion intégrée.
27
8. Ressources
Effectifs 2007 6%
Humaines par zone géographique 43 %
n Europe
n Amérique du Nord 27 %
Décliner une gestion mondiale
des ressources humaines n Asie-Pacifique
n Reste du monde
Le repositionnement stratégique de Schneider Electric a
eu un impact plus que conséquent sur la taille du Groupe 24 %
(120 000 personnes en 2007 issues de plusieurs dizaines
de nationalités différentes) et le profil des métiers (de nou-
velles compétences, notamment en innovation et solu-
La diversité
tions), sont venues compléter les savoir-faire historiques.
L’adaptation des ressources humaines à la nouvelle confi-
Les ressources humaines ont dû s’adapter à cette nou-
guration de Schneider Electric s’est également concréti-
velle donne, particulièrement en 2006 et en 2007, où le
sée par un travail conséquent mené en faveur de la
nombre des acquisitions a été important. Les politiques de
diversité sous toutes ses formes.
ressources humaines menées au niveau mondial ont été
élaborées afin d’accompagner cette croissance, de déve- En 2007, l'accent a particulièrement été mis sur les
lopper les compétences requises, d’anticiper l’évolution femmes, encore sous représentées dans le management,
des métiers du Groupe, de créer un environnement de tra- avec l’objectif de recruter 30 % de femmes ingénieurs et
vail attractif et stimulant, et, in fine, de définir les nouvelles cadres à des postes clés partout dans le monde d'ici qua-
valeurs de Schneider Electric. tre ans.
L’engagement de Schneider Electric pour la promotion des
Des actions pour répondre femmes s’est concrétisé au travers de différentes actions :
aux nouveaux besoins  la participation en octobre au 3ème Women’s Forum à
l’occasion duquel Schneider Electric était partenaire d’une
Le "Competency Master Plan" délégation de cinquante femmes chinoises. Toutes déci-
sionnaires et représentatives du rôle que les femmes sou-
Pour atteindre ses objectifs, Schneider Electric poursuit le
haitent tenir dans leur pays, elles ont participé à une série
déploiement de son process global de gestion des res-
de rencontres et de conférences afin d’échanger leurs vi-
sources humaines, le "Competency Master Plan". Conçu
sions sur des sujets économiques et de société.
avec la participation de managers et des membres des
Ressources Humaines du monde entier, il rassemble dif-  en France, l’initiative "Choisis ta Vie", en partenariat avec
férents outils s’appuyant sur un référentiel commun des l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de Lyon
emplois et des compétences et fournit les éléments né- et l’Ecole Nationale Supérieure des Techniques Appli-
cessaires à la gestion des ressources humaines. quées (ENSTA) pour aider vingt étudiantes de grandes
écoles d’ingénieur à structurer leur parcours professionnel
Parmi ces outils, les plans de compétences permettent de en leur permettant de participer à un stage collectif de for-
définir les compétences requises à horizon trois ans tant mation de trois mois au sein du Groupe et de bénéficier
par les pays que par les directions en s’appuyant sur les d’un suivi personnalisé mené par des femmes managers
business plans et l’identification des évolutions des mé- de Schneider Electric. La démarche est reconduite en
tiers. Ils permettent d’établir les programmes de recrute- 2008.
ment, de formation et de mobilité nécessaires. Ces plans
sont déclinés dans toutes les entités Schneider Electric.  deux programmes pour faire émerger les talents fémi-
nins à fort potentiel et accélérer leur carrière :
De même, les "entretiens individuels de compétences" - l’identification de cent femmes à potentiel, une action
permettent à tous les collaborateurs d’envisager leur ave- dans le prolongement de la démarche People Review qui
nir professionnel avec leur manager, en intégrant les évo- permet d’identifier les "femmes clés" à travers le monde et
lutions des métiers au sein de Schneider Electric. Ils dans l’ensemble des entités de Schneider Electric et de
peuvent ainsi définir ensemble des orientations et identifier les suivre tout au long de leur carrière,
les formations utiles.
- la constitution d’un groupe de réflexion ayant pour objec-
tif de formuler dix actions d’envergure qui seront menées
Le rééquilibrage géographique
au sein de Schneider Electric afin de renforcer la promo-
La volonté de Schneider Electric de produire aux plus près tion des femmes,
de ses clients, notamment dans les pays émergents, né-
 Talent et Performance Management qui incite à la mobi-
cessite un rééquilibrage des ressources humaines sur les lité des talents féminins entre les entités de Schneider
sites de production. Cette démarche est menée au travers Electric et les 106 pays où le Groupe opère,
de plans de recrutement ciblés.
 Le Forum des Femmes (29 et 30 octobre 2007) qui a
La gestion des acquisitions rassemblé une soixantaine de collaboratrices Schneider
Electric issues de tous horizons professionnels et initié un
Les acquisitions ont également fait l’objet d’une attention
dialogue riche d’enseignements sur le développement pro-
particulière des ressources humaines de Schneider
fessionnel des femmes dans le Groupe.
Electric. Elles ont ainsi proposé des outils et des conseils
ad hoc aux managers afin que les talents nouvellement A noter aussi :
arrivés demeurent chez Schneider Electric (plans de car-  le Comité Exécutif de Schneider Electric, traditionnelle-
rière motivant, formation, environnement de travail sti- ment composé d’hommes, comprend désormais une
mulant, …). femme, Karen Ferguson, Directeur Général Ressources
Humaines Globales du Groupe.
28
Descriptif de l’entreprise et de ses activités
1
 la signature avec les partenaires sociaux d’un accord personnes concernées. (cf. Les indicateurs de perfor-
Groupe, c’est à dire incluant pour la première fois l’en- mance sociale, pages 78 à 100).
semble des filiales de l’entreprise en France, conclu pour En 2007, Schneider Electric et la Fédération Européenne
la période 2007 – 2009. Cette avancée décisive en ma- de Métallurgie (FEM) ont conclu un accord européen in-
tière de diversité favorisera l’emploi, la formation et l’inté- novant qui prévoie, notamment, des actions de gestion an-
gration professionnelle des personnes handicapées ticipative de l’emploi et des compétences, la promotion du
(conformément à la loi française du 11 novembre 2005 dialogue social ainsi que des actions spécifiques de for-
pour "l’égalité des droits et des chances, la participation et mation professionnelle lors de changements d’organisa-
la citoyenneté"). L’accord prévoit l’accueil de quarante-cinq tion transnationaux. Cet accord va permettre à Schneider
handicapés en alternance, l’embauche de quarante-cinq Electric de maintenir son exigence de compétitivité mais
salariés handicapés, le développement de conventions et aussi d’assurer le développement de ses collaborateurs et
de partenariats avec des acteurs locaux pour faciliter la de veiller à leur employabilité.
recherche de candidats, l’amplification du partenariat avec Schneider Electric mobilise enfin tous les moyens pour in-
le secteur protégé, une qualité de vie et une évolution pro- téresser ses collaborateurs à la réalisation des objectifs
fessionnelle similaire à celles des salariés valides. fixés et les associer aux performances : intéressement, ac-
tionnariat, stock options, bonus. Au printemps 2007,
Schneider Electric a lancé un plan d’actionnariat salarié à
Attirer et développer les talents travers une augmentation de capital réservée aux seuls
La diversité des pays, des marchés et des clients auxquels salariés du Groupe (adhérents au plan épargne entreprise
s’adresse Schneider Electric trouve son reflet dans la di- ou aux entités constitués en faveur des salariés).
versité de ses équipes. Schneider Electric s’attache à dé-
velopper et promouvoir des équipes multiculturelles, avec
des managers originaires de différents pays, aptes à exer-
cer des responsabilités importantes dans le cadre d'une
organisation décentralisée. Cette politique contribue à at- 9. Facteurs
tirer, à fidéliser et à développer les talents dans les 106
pays où le Groupe est présent. de risques
Schneider Electric encourage la mobilité entre pays et ac-
croît le caractère international de ses équipes. Le pro- Facteurs de risques
gramme de recrutement international "Marco Polo" répond
à cet objectif avec une centaine de recrutements par an. Il
liés à l’activité de la société
permet à de jeunes diplômés à potentiel élevé et très ou-
verts à la mobilité internationale de travailler dès leur en- Schneider Electric exerce ses activités
trée dans le Groupe dans un pays différent de leur pays sur des marchés mondiaux, concurrentiels
d’origine. et cycliques
A tous les niveaux, la formation est un facteur clé. Schneider Les marchés sur lesquels les produits du Groupe sont com-
Electric développe dans les pays des partenariats avec mercialisés dans le monde se caractérisent par une forte
des grandes écoles et des universités cibles. En 2007, le concurrence sur les prix, la qualité de l’offre, les délais de
Groupe a intensifié ses actions auprès de l’INSEAD en développement et de mise sur le marché et le service client.
France, l’IESE à Barcelone, la London Business School Cette concurrence est exercée par des entreprises parfois
en Grande Bretagne, afin de renforcer son recrutement plus importantes que Schneider Electric, ou qui se déve-
de diplômés MBA. loppent dans des pays à bas coût de main d’œuvre. Le
En 2007, Schneider Electric University a fortement déve- Groupe est exposé aux fluctuations des cycles de crois-
loppé des programmes centrés sur l’orientation client, la sance économique et aux niveaux respectifs d’investisse-
transformation permanente, les compétences et les atti- ments des différents pays dans lesquels il est présent.
tudes de leadership et l’expertise professionnelle à travers L'étendue de sa couverture géographique et la diversité
plusieurs instituts spécialisés. de ses marchés finaux permettent au Groupe de modérer
l’impact des retournements de conjoncture de marchés
Les séminaires de Développement de Leadership et d’Ex- spécifiques.
pertise Globale ont accueilli, en 2007, 1837 participants
de 71 nationalités différentes et un taux de participation Le Groupe réalise 32 % de son chiffre d’affaires sur les
des femmes en hausse de 155 %. Dans le cadre de ces marchés émergents ou en développement et se trouve
programmes, plus de 800 clients dans le monde ont été donc exposé aux risques inhérents à ces marchés.
interviewés. En outre, du fait de sa forte présence internationale, le
Deux nouveaux instituts ont vu le jour : Finance et Contrôle Groupe est exposé à de nombreux risques économiques,
et Ressources Humaines. juridiques et politiques dans les pays où il exerce ses acti-
vités, notamment des risques liés à l’instabilité sociale (no-
Plus de 7 000 salariés ont bénéficié de formations e-lear- tamment grèves et arrêts de travail) et politique, aux
ning, notamment au management d'équipes et à l’anglais, modifications réglementaires imprévues, aux réglementa-
et plus de 6 000 ont été formés localement grâce au dé- tions en matière de restrictions aux transferts de capitaux
ploiement dans les pays des programmes des instituts et autres barrières d’échange, des régimes fiscaux diffé-
Schneider Electric. rents qui pourraient avoir un impact défavorable sur l’acti-
Par ailleurs, le Groupe s’attache à entretenir l’employabi- vité, les résultats ou la situation financière du Groupe.
lité de ses collaborateurs par des évaluations régulières, Schneider Electric a intégré dans son fonctionnement des
une information et des formations adaptées, des pro- procédures en vue de se prémunir au mieux contre ces
grammes de qualification professionnelle. Lorsqu’elles sont risques sur lesquels il n’a souvent aucun contrôle et d’en
conduites à réduire leurs effectifs, les entités du Groupe assurer au mieux la gestion. Néanmoins, les mesures
se mobilisent fortement pour trouver des solutions de re- mises en œuvre par Schneider Electric pourraient s’avérer
classement ou d’aide à la création d’entreprise pour les insuffisantes contre ces risques.
29
Le développement et le succès Groupe de manière centralisée, qui a pour objectif de
des produits du Groupe dépendent de sa mener une revue approfondie entre les Business units et
capacité à concevoir de nouveaux produits géographies concernées et les fonctions centrales (straté-
et services et à s’adapter aux marchés gie, finance, juridique et ressources humaines). Le pro-
cessus, dont les étapes sont un comité de lancement en
et aux besoins de ses clients
amont et un comité de validation à la fin de l'analyse, per-
Les marchés de Schneider Electric connaissent une évo- met l'identification des risques et des opportunités liées à
lution rapide et significative tirée par l’émergence de tech- chaque dossier de croissance externe. Les projets sont
nologies innovantes. Le Groupe doit rester en phase avec présentés pour décision au Comité des acquisitions du
cette évolution en intégrant ces nouvelles technologies Groupe, qui comprend les principaux dirigeants du
dans son offre de façon continue pour répondre aux be- Groupe. Pour les opérations les plus importantes la déci-
soins de ses clients - ce qui implique des investissements sion est prise par le Directoire qui recueille le cas échéant
importants en recherche et développement, à l’issue par- l'autorisation préalable du Conseil de Surveillance.
fois incertaine. Le chiffre d’affaires et les marges du
Groupe peuvent reculer s’il investit dans des technologies Ce type d'opérations comporte des risques inhérents aux
qui n’apportent pas le résultat escompté ou sont mal ac- difficultés potentielles rencontrées lors de l'intégration du
cueillies par le marché, si ses produits, systèmes ou ser- personnel, des activités, des technologies et des produits,
vices ne sont pas mis sur le marché au moment opportun, ainsi que des coûts (d'acquisitions, administratifs ou au-
sont frappés d’obsolescence ou ne répondent pas aux be- tres) associés.
soins de ses clients. C'est pourquoi une procédure d'intégration pour les nou-
Pour relever ces défis, le Groupe consacre plus de 4 % de velles acquisitions a été définie. L'intégration des acquisi-
son chiffre d’affaires à la R&D, l’un des taux les plus éle- tions est un processus qui s'étend sur une période de 6 à
vés du secteur. La R&D mobilise environ 6500 chercheurs 24 mois selon la nature et l'importance de la société ac-
dans le monde dont une partie se trouve dans les centres quise. Pour chaque acquisition, le scénario d'intégration
de développement situés dans 25 pays. Cet engagement varie selon l'objectif stratégique de l'opération : renforce-
sans faille a permis à Schneider Electric de réduire les dé- ment ou extension de l'offre, ou pénétration de nouvelles
lais de mise sur le marché et de capitaliser sur la techno- activités. Il existe ainsi cinq scénarios d'intégration, qui vont
logie des partenaires stratégiques avec lesquels il a noué de l'intégration totale à une gestion distincte. Un tableau
des alliances afin d’élargir son offre et sa couverture géo- matriciel détermine, suivant l'objectif stratégique poursuivi,
graphique. Les centres de développement mondiaux du les niveaux d'intégration retenus pour chacune des
Groupe lui permettent de fédérer l’ensemble de ses com- grandes fonctions de l'entreprise : front office (force de
pétences techniques (électrotechniques, électroniques, vente et marque), back office, R&D, fonctions corporate et
électromécaniques, informatiques…) afin de créer de vé- reporting managérial. Chaque acquisition donne lieu à
ritables technopoles en Chine, aux Etats-Unis, en France l'élaboration d'un plan d'intégration approuvé par le Comité
et au Japon. des acquisitions. La mise en œuvre de ce plan est confiée
Des centres de support ont également été mis en place à un responsable de l'intégration, qui rend compte de
au Mexique, en Inde et en Chine afin d’apporter à ces l'avancement à un Comité de pilotage mensuellement puis
technopoles des compétences et des capacités de déve- trimestriellement.
loppement supplémentaires à un coût très compétitif. L'entité qui présente un projet d'acquisition s'engage au-
La croissance des activités du Groupe dépend de leur ca- près des dirigeants du Groupe sur un business plan com-
pacité à développer, enrichir et améliorer la qualité des re- prenant des objectifs précis quant à la performance future
lations commerciales établies avec leurs clients. Le et les synergies envisagées. La réalisation des business
Groupe doit être constamment en mesure de proposer à plans est suivie de manière périodique dans le cadre des
ses clients des solutions innovantes, des produits et des business reviews trimestrielles et pour les acquisitions les
services de qualité répondant précisément aux attentes, plus importantes par le Directoire et le Conseil de Surveil-
aux besoins et aux exigences de ses clients et à la pointe lance.
du progrès en matière de nouvelles technologies. Cepen- Le suivi de la valeur des acquisitions est effectué par des
dant le Groupe n'a pas d'exposition significative sur un tests de dépréciation annuels.
client particulier. Ses dix premiers clients représentent
moins de 25 % de son chiffre d'affaires. La valeur d’utilité est déterminée par actualisation des flux
de trésorerie futurs qui seront générés par les actifs testés.
Le développement de la satisfaction de ses clients est un
Ces flux de trésorerie futurs résultent des hypothèses éco-
axe de différenciation majeur pour Schneider Electric qui
nomiques et des conditions d’exploitation prévisionnelles
en suit donc l’évolution sur la base des résultats d’en-
retenues par la direction du Groupe ainsi que de perspec-
quêtes trimestrielles menées dans 55 pays et représen-
tives de croissance à long terme généralement égales à
tant environ 96 % du chiffre d’affaires. Des objectifs de
progression sont déclinés dans chaque pays et donnent l'inflation projetée. L’actualisation est réalisée à un taux cor-
lieu à la mise en place et au suivi de plans d’actions dé- respondant au coût moyen pondéré du capital du Groupe
diés. à la date d’évaluation (7,5 % au 31 décembre 2007 et
2006) majoré d’une prime de risque en fonction de la zone
La stratégie de Schneider Electric s’appuie géographique considérée.
sur des opérations de croissance externe Les écarts d'acquisitions du Groupe sont majoritairement
potentiellement difficiles à identifier et/ou à affectés à des Unités Génératrices de Trésorerie (UGT) lo-
mettre en œuvre calisées en Europe et aux Etats-Unis. Les tests pratiqués
sur les écarts d'acquisition affectés aux UGT européennes
La stratégie du Groupe implique un renforcement de ses et américaines sont réalisés avec un taux d'actualisation
positions par le biais d’acquisitions, d’alliances straté- égal au coût moyen pondéré du capital du Groupe, sans
giques, de joint-ventures et de fusions. prime de risque. Par ailleurs, sur ces UGT, le taux de crois-
C'est pourquoi tout projet d'opération fait l'objet, en amont, sance à l'infini est égal à 2 % et n'a pas évolué par rapport
d'un processus interne rigoureux établi et mené par le à l'exercice précédent.
30
Descriptif de l’entreprise et de ses activités
1
Le Groupe pourrait faire l’objet de litiges Le Groupe est dépendant de sa capacité
mettant en cause sa responsabilité de à recruter et à fidéliser des cadres dirigeants
fabricant, résultant d’un dysfonctionnement et du personnel technique hautement
ou d’un défaut de conception des produits qualifiés
ou portant sur des cas de dommages Au sein des secteurs d’activité dans lesquels le Groupe
corporels ou de dommages aux biens opère, la concurrence pour attirer des cadres dirigeants et
En dépit des procédures qualité du Groupe et des essais du personnel technique hautement qualifiés est très vive.
réalisés, ses produits peuvent présenter des dysfonction- La réussite future du Groupe dépend en partie de sa ca-
pacité à recruter, intégrer et fidéliser des ingénieurs et
nements, des erreurs ou des défauts, susceptibles de don-
d’autres experts.
ner lieu à des litiges au titre de la responsabilité du fait des
produits, d'entraîner une perte de chiffre d’affaires, des ré- Dans le cadre de sa stratégie de ressources humaines,
clamations au titre de la garantie, ainsi que des procédures conçue pour créer un environnement de travail motivant,
juridiques. Ces contentieux pourraient entraîner une baisse des politiques spécifiques ont été élaborées dans les do-
de la demande pour ces produits et nuire à la réputation de maines de la mobilité internationale, du développement de
qualité et de sécurité des produits du Groupe. Pour préve- carrière, de la formation et de la rémunération. Les colla-
nir ou limiter ces risques, Schneider Electric n’hésite pas borateurs expatriés du Groupe lui permettent de préparer
à procéder à des campagnes de rappel de produits dès son avenir, de constituer les équipes et de rassembler les
lors qu’il apparaît des doutes sur l’un des composants d’un compétences nécessaires dans les régions dans les-
produit, même s’il s’agit d’une défaillance aléatoire et non quelles le Groupe souhaite exercer son activité. Le Groupe
insécurisante. mise sur la formation pour développer les compétences de
ses collaborateurs et les fidéliser.
Schneider Electric bénéficie d’un programme d’assurance
responsabilité civile mondial intégré. Ce programme offre Le développement et le succès
des montants disponibles de garanties en adéquation avec des produits du Groupe dépendent de
les engagements de responsabilité civile liés aux activités.
sa capacité à protéger ses droits de
Risques liés aux systèmes d’information propriété intellectuelle
Le Groupe exploite, directement ou par l’intermédiaire de Le développement et la protection des droits de propriété
prestataires, des systèmes d’information multiples et très intellectuelle de Schneider Electric jouent un rôle détermi-
nant dans sa réussite future. En cas de violation de ses
complexes (serveurs, réseaux, applications, base de don-
droits de propriété intellectuelle par des tiers, le Groupe
nées etc.) indispensables à la bonne conduite de son ac-
pourrait être dans l’obligation de mobiliser des ressources
tivité commerciale et industrielle. Une défaillance de l’un
importantes pour les contrôler, les protéger et les faire va-
de ces systèmes (matériel ou logiciel), ou de l'un des pres-
loir. L’absence de mesure de protection pourrait mettre en
tataires, des erreurs humaines ou encore des virus infor- péril l’avantage concurrentiel, voire l’activité du Groupe.
matiques pourraient influer sur la qualité de service du
Groupe. Pour limiter ce risque, les brevets mis au point ou achetés
par le Groupe sont suivis par le Département Propriété In-
Le Groupe étudie constamment des solutions alternatives dustrielle de la Direction Finance-Contrôle-Juridique, qui
afin de se prémunir contre ce type de risque et met ainsi centralise l’information pour les principales filiales du
en œuvre des programmes de secours afin de pallier Groupe et assure la défense des titres de propriété à tra-
toute défaillance des systèmes d’information. Les relations vers le monde. Il en va de même pour les marques.
avec les prestataires ayant la responsabilité de l’exploita-
Depuis 2005, le Groupe a notamment décidé d’intensifier
tion des fonctions informatiques du Groupe sont placées
la lutte contre la violation de ses droits de propriété intel-
sous le contrôle de structures de gouvernance dédiées.
lectuelle et a engagé plusieurs procédures judiciaires en
Par ailleurs, des difficultés pourraient intervenir lors de la contrefaçon de ses brevets devant les juridictions compé-
mise en place de nouvelles applications ou de nouveaux tentes, notamment en Allemagne, en Italie et en France.
logiciels. En particulier, le Groupe a entrepris en 2005 un
projet de conception, développement et construction d’un Les sites et les produits du Groupe
ERP sous SAP qui sera déployé dans l’ensemble du sont soumis à la réglementation en matière
Groupe. Après les phases de vision et de conception dé- de respect de l’environnement
taillée, réceptionnées en juillet 2005, la construction du
Dans tous les pays où il est présent, les sites et les pro-
"core-system" est en cours de réalisation, pour un dé-
duits du Groupe sont soumis au respect des exigences
ploiement prévu dans plusieurs sites pilotes au cours de la
exhaustives et de plus en plus strictes de la réglementation
période 2007-2009. Ce déploiement devrait être étendu à en matière de protection de l’environnement.
l’ensemble du Groupe dès 2009 (fin des sites pilotes), et
ce sur une durée prévue de quatre ans. Afin de limiter les risques liés à l’environnement d’une ma-
nière générale, le Groupe a engagé un processus d’amé-
Compte tenu de la complexité et de l’étendue géogra- lioration continue de la performance environnementale de
phique et fonctionnelle de ce projet, le Groupe a mis en ses usines et de ses produits. En 1992, Schneider Electric
place une structure de gouvernance et de contrôle des a défini une politique environnementale formelle qui a ré-
coûts dédiée qui devrait lui permettre de piloter les enjeux cemment été mise à jour afin de prendre en compte les
et de limiter les risques qui y sont associés. changements intervenus à l’intérieur comme à l’extérieur
Néanmoins, le Groupe ne peut garantir que, malgré la po- du Groupe.
litique de mise en place des structures de gouvernance et Cette politique vise à améliorer les processus de fabri-
des programmes de secours, les systèmes d’information cation, à promouvoir l’éco-conception, à intégrer les at-
ne connaîtront pas de difficultés techniques et/ou des re- tentes du client dans une démarche de protection de
tards de mise en œuvre. Ces événements, difficiles à l’environnement. Cette politique a également pour but
quantifier de manière précise, pourraient avoir un impact d’identifier, d’évaluer et de prévenir les risques environ-
négatif sur le niveau des stocks, la qualité de service, et nementaux afin d’être en mesure de respecter les diffé-
par conséquent sur les résultats financiers du Groupe. rentes législations environnementales applicables.
31
Le Groupe passe des provisions adéquates lorsque des dans les notes 20.1 et 20.3 des comptes consolidés au 31
évaluations du risque sont disponibles ou que la réalisation décembre 2007 figurant en pages 140 et 141.
des travaux est probable et que leur coût peut être raison-
En 2007, le chiffre d’affaires réalisé dans des devises
nablement estimé. Dans le cas où aucun risque n’a été
étrangères s’élève à 12 334 millions d’euros.
identifié, Schneider Electric ne procède à aucune évalua-
tion du coût financier associé aux risques environnemen- La principale exposition du Groupe en termes de risque
taux. Le respect des réglementations environnementales de change est liée au dollar américain et aux devises liées
actuelles et de leurs évolutions à venir devraient avoir pour au dollar. Le Groupe estime que, dans la structure actuelle
résultat d’accroître le niveau de dépenses et d’investisse- de ses opérations, une appréciation de 10 % de l’euro par
ments requis pour se conformer à ces règles. rapport au dollar américain aurait un impact négligeable
sur sa marge opérationnelle.
Il ne peut toutefois être exclu que Schneider Electric soit
tenu de payer des amendes ou dommages et intérêts d’un Exposition au risque de taux
montant significatif au titre de violations passées, pré-
sentes ou futures des lois et réglementations environne- Le Groupe est exposé aux risques liés à l’évolution des
mentales par des sociétés faisant partie du Groupe ou qui taux d’intérêt. La gestion du risque de taux relatif à la dette
ont été cédées depuis, y compris en l’absence de toute du Groupe est établie en fonction de la situation consolidée
faute ou violation des règles applicables par Schneider et des conditions de marché. L’objectif principal de la poli-
Electric dans l’hypothèse où ces violations auraient été tique de gestion du risque de taux est d’optimiser le coût
commises dans le passé par des sociétés ou des de financement du Groupe. Les dettes obligataires ont été
branches d’activité qui ne faisaient alors pas partie du émises pour la plupart à taux fixes. Au 31 décembre 2007,
Groupe. la dette brute du Groupe est à taux fixes à 66 %.
En outre, Schneider Electric pourrait faire l’objet de plaintes A moins d'un an et/ou à taux variable, le Groupe a un en-
pour violation des législations environnementales. La dettement net d'environ 1,1 milliard d'euros.
situation financière et la réputation de Schneider Electric
pourraient être défavorablement affectées par de telles
JJ à 1 an 1 à 5 ans Au-delà
actions, et ce en dépit de tous les efforts et des investis-
sements réalisés en vue de se conformer aux lois et Passifs Financiers 2 401 1 695 2 091
réglementations environnementales applicables, au fur et
à mesure de leur évolution. Actifs Financiers 1 269 271 -

Au cas où Schneider Electric n’exercerait pas ses activi- Position nette


tés en conformité avec les différentes réglementations en- avant gestion 1 132 1 423 2 091
vironnementales applicables, les autorités judiciaires ou
réglementaires pourraient contraindre Schneider Electric L'impact d'une variation de 1 % des taux d'intérêts serait
à réaliser des investigations et/ou mettre en œuvre des de l'ordre de 8 millions d’euros sur les charges financières
mesures de dépollution représentant des coûts significatifs du Groupe.
dans le cadre de contamination actuelle ou passée d’ins-
tallations actuelles ou anciennes ou encore d’installations Les instruments financiers utilisés par le Groupe afin de
de traitement de déchets hors site et à réduire son activité gérer son exposition aux risques de taux sont décrits dans
ou à fermer temporairement ou définitivement des instal- la note 20.1 des comptes consolidés au 31 décembre
lations conformément aux lois et réglementations environ- 2007 figurant en page 140.
nementales applicables.
Exposition au risque de contrepartie
La présence internationale du Groupe Les opérations de nature financière sont négociées avec
l’expose au risque de change des contreparties soigneusement sélectionnées. Les
Une part significative des opérations de Schneider Electric normes de sélection des contreparties bancaires sont ba-
est réalisée dans des monnaies autres que l’euro. Le sées sur des critères généralement utilisés par la profes-
Groupe est donc exposé à l’évolution des différentes de- sion, notamment la notation indépendante externe.
vises. En l’absence de couverture, les fluctuations de Le Groupe applique également une politique de répartition
change entre l’euro et ces devises peuvent donc significa- des risques ; des contrôles périodiques sont réalisés pour
tivement modifier les résultats du Groupe et rendre diffi- en assurer le respect.
ciles les comparaisons de performance d’une année sur Concernant le risque client, le Groupe applique une poli-
l’autre. tique de prévention, notamment par un recours important
Le Groupe gère son exposition au risque de change afin à l’assurance crédit et autres formes de garantie applica-
de réduire la sensibilité du résultat aux variations de cours, ble au poste client.
en mettant en place des couvertures sur les créances,
dettes et flux d’exploitation sous la forme principalement Exposition au risque de liquidité
de ventes à terme.
La liquidité du Groupe doit être appréciée au regard de sa
Cette couverture peut, en fonction des conditions de mar- trésorerie, et de ses lignes de crédit confirmées non utili-
ché et sur les principales devises, être mise en place sur sées. Au 31 décembre 2007, elle dispose de 1,3 milliard
la base de flux prévisionnels récurrents. L’horizon de ces d’euros de trésorerie et des lignes de crédit confirmées
couvertures est à un an au plus. non utilisées à hauteur de 2,5 milliards d’euros.
La politique de couverture de change de Schneider Electric La qualité de la notation financière du Groupe lui permet
consiste à couvrir l’ensemble des filiales sur leurs opéra- de bénéficier d’importants financements à long terme et
tions dans une devise autre que leur devise de comptabi- d’attirer une base d’investisseurs diversifiée. La notation
lisation. Elle concerne plus de vingt devises et en actuelle du Groupe est BBB+. L’endettement du Groupe et
particulier le dollar américain, le dollar de Hong Kong et la ses modalités sont décrits note 17 des comptes consolidés
livre sterling. au 31 décembre 2007 figurant en pages 138 et 139.
Les instruments financiers utilisés par le Groupe afin de Schneider Electric, agissant dans une optique de pru-
gérer son exposition aux risques de change sont décrits dence et de protection financière, évite, lors de la négo-
32
Descriptif de l’entreprise et de ses activités
1
ciation de ses contrats relatifs à la mise à disposition du (restrictions commerciales, barrières douanières, régimes
Groupe de liquidité, notamment par le biais d’emprunt ou fiscaux et normes de sécurité…). Toute modification de ces
de lignes de crédit, d’y inclure des engagements restrei- réglementations ou de ces normes ou de leurs conditions
gnant ses capacités d’utilisation des lignes de crédit, no- d’application à l’activité du Groupe est susceptible de se
tamment des engagements de respect de ratios financiers traduire par une baisse des ventes ou une augmentation
ou de non survenance d’éléments significatifs défavora- des coûts d’exploitation, et donc de peser sur ses résul-
bles (material adverse change). Au 31 décembre 2007, il tats et sa rentabilité.
n’existe aucun ratio financier dans les financements et Par ailleurs, les produits Schneider Electric sont soumis à
lignes de crédit confirmées de Schneider Electric SA. de multiples contrôles et règlements de qualité et de sé-
Les contrats d’emprunts ou de lignes de crédit compren- curité, et répondent aux normes locales et supranationales
nent des clauses de défaut croisé (cross default). Au cas – la majorité des produits est conforme aux normes de la
où Schneider Electric se trouverait en défaut au-delà d’un Commission Electrotechnique Internationale (IEC), recon-
certain montant, elle pourrait être contrainte par ces nues dans le monde entier. La mise en conformité avec
clauses à rembourser les sommes dues au titre de cer- des normes et réglementations nouvelles ou plus strictes
tains de ces contrats. peut nécessiter des investissements ou des mesures spé-
cifiques dont les coûts sont susceptibles d’avoir un impact
Il existe pour certains emprunts et lignes de crédit des
négatif sur l’activité du Groupe.
clauses de remboursement anticipé en cas de change-
ment de contrôle. Avec des produits conformes aux standards dominants des
différents marchés sur lesquels il est présent, Schneider
L’augmentation du prix Electric peut répondre à la majeure partie des besoins de
des matières premières pourrait avoir ses clients.
des conséquences négatives
Le Groupe est exposé à des risques liés à l’évolution du
Litiges et autres risques
prix de l’énergie et des matières premières, et notamment En 2001, Schneider Electric a initié dans le cadre de la
de l’acier, du cuivre, de l’aluminium, de l’argent, du plomb, réalisation d’un projet de rapprochement avec Legrand une
du nickel, du zinc, et des matières plastiques. Pour pré- offre publique d’échange sur ce groupe. Dans le cadre de
server ses résultats, le Groupe doit être en mesure de cou- cette offre clôturée en juillet 2001, Schneider Electric a ac-
vrir, de compenser ou de répercuter cette augmentation quis 98,1 % du capital de Legrand. La Commission Euro-
sur ses clients. péenne ayant par une première décision en date du 10
Le Groupe a toutefois mis en place des procédures desti- octobre 2001 mis son veto à ce rapprochement et par une
nées à limiter son exposition aux risques liés à l’évolution deuxième décision en date du 30 janvier 2002, ordonné la
du prix des matières premières non ferreuses et précieuses. séparation des deux entreprises à bref délai, Schneider
Les directions des achats des filiales opérationnelles com- Electric a été conduit à céder sa participation dans Le-
muniquent leurs prévisions d’achats au Département Fi- grand au consortium KKR-Wendel Investissement, ceci en
nancement et Trésorerie. Les engagements d’achats sont dépit de l’annulation, le 22 octobre 2002, par le Tribunal de
couverts à l’aide de contrats à terme, de swaps et, dans Première Instance des Communautés Européennes des
une moindre mesure, d’options. décisions de la Commission. Enfin, Schneider Electric a
Les instruments financiers utilisés par le Groupe afin de déposé un recours indemnitaire contre la Commission Eu-
gérer son exposition aux risques des matières premières ropéenne en vue d’obtenir la réparation de son préjudice,
sont décrits dans la note 20.1 des comptes consolidés au évalué à 1,6 milliard d’euros, subi dans cette opération. Le
31 décembre 2007 figurant en page 140. tribunal a, le 11 juillet 2007, condamné la Commission à in-
demniser Schneider Electric à hauteur des 2/3 du préju-
En 2007, les achats de matières premières se sont élevés
dice subi tel qu’il sera fixé à dire d’experts. La Commission
à environ 1,3 milliard d'euros dont environ 750 millions
a fait appel de cette décision.
d'euros d'achats de métaux non ferreux sur lesquels plus
de 62 % représentent des achats de cuivre. Le Groupe A l'occasion des offres publiques lancées par la SPEP en
souscrit des contrats d’échange ou d’options destinés à 1993, à l'époque société faîtière du Groupe, sur ses filiales
couvrir tout ou partie de ses achats de matières premières. belges Cofibel et Cofimines, la justice belge avait initié des
La décision de couvrir les achats de matières premières, poursuites à l'encontre notamment d'anciens dirigeants et
essentiellement les métaux non ferreux, dépend des anti- cadres du Groupe pour des faits liés à la gestion par l'ex-
cipations du Groupe sur l’évolution des cours des matières groupe Empain-Schneider de ses filiales belges. Le tribu-
premières sur les marchés. Au 31 décembre 2007, les po- nal correctionnel de Bruxelles a rendu un jugement dans
sitions de couverture du Groupe pour l’achat de métaux cette affaire fin mars 2006. Il a retenu la responsabilité d'un
non ferreux portaient sur un nominal de 214 millions d’eu- petit nombre des inculpés pour une partie seulement des
ros, dont 148 millions d'euros sur le cuivre. incriminations poursuivies. Il a désigné un expert pour éva-
luer le préjudice des seules parties civiles dont il a admis
Exposition au risque des marchés actions la recevabilité de la constitution. Schneider Electric et ses
filiales belges Cofibel - Cofimines ont été déclarées civile-
L’exposition du Groupe au risque des marchés actions est ment responsables de leurs dirigeants dont la responsa-
essentiellement liée aux actions Schneider Electric auto- bilité se trouve engagée. Schneider Electric prend en
détenues et à la participation dans AXA. Le Groupe n’uti- charge les frais de défense de ses anciens dirigeants et
lise pas d’instrument de couverture pour couvrir ses cadres poursuivis dans la mesure où ils ne sont pas cou-
positions. verts par les assurances.
Les produits de Schneider Electric Schneider Electric a couvert certains risques liés essen-
sont soumis aux différentes normes et tiellement à des contrats et grands projets à l’occasion de
la cession de Spie Batignolles. Ces risques ont été, pour
réglementations nationales et internationales
l’essentiel, clôturés dans le courant de l’exercice 1997. Les
Commercialisés dans le monde entier, les produits du risques subsistants ont fait l’objet d’estimations et ont été
Groupe respectent la réglementation de chaque marché couverts par provisions au mieux de la connaissance de
national mais également des règlements supranationaux leurs impacts financiers attendus.
33
Schneider Electric a fait appel du jugement du tribunal de ment en responsabilité civile, dommages aux biens et
Wenzhou pour contrefaçon par l’une de ses filiales chi- pertes d’exploitation, atteintes à l’environnement, trans-
noises d'un modèle d’utilité déposé par la société CHINT port. Le Groupe continue à porter une attention particu-
(ayant expiré depuis) et de la condamnation à verser à lière au choix des assureurs et réassureurs et à leur
Chint 330 millions de RMB (environ 31 millions d’euros) à solvabilité. Pour tenir compte aussi des contraintes impo-
titre de dommages et intérêts. Cet appel est suspensif. Le sées par le marché et avec l’objectif de conserver des ni-
litige porte sur la fabrication d'un disjoncteur pour lequel veaux de couverture jugés indispensables tout en
Chint a déposé en 1997 en Chine un modèle d’utilité por- optimisant leur financement, Schneider Electric pratique
tant sur un détail technologique déjà mis en œuvre dans une politique d’auto-assurance pour un certain nombre de
les produits commercialisés par Schneider Electric depuis risques d'une fréquence dont la connaissance statistique
plus de 15 ans dans de nombreux pays, y compris en et l’impact financier permettent une bonne visibilité (auto-
mobile). Le Groupe conserve à sa charge, via sa filiale de
Chine et avant le dépôt du modèle d’utilité de Chint. Aussi,
réassurance, des risques d’intensité modérée en dom-
Schneider Electric conteste vigoureusement la validité du
mages/pertes d’exploitation et responsabilité civile. Cette
modèle d’utilité de Chint et en a demandé en appel sa nul-
rétention reste d’un montant non significatif au niveau
lité devant la Cour Intermédiaire du Peuple à Pékin.
consolidé.
Schneider Electric SA a été impliquée, ainsi que d’autres
Schneider Electric souscrit, par ailleurs, des couvertures
entreprises de son secteur, dans une procédure concer-
spécifiques pour tenir compte des particularités locales,
nant les GIS (Gaz Insulated Switchgears ) initiée par l’au-
torité chargée de la concurrence en Nouvelle Zélande, et respecter une réglementation ou encore pour répondre
ce du fait de deux de ses anciennes filiales cédées en aux exigences particulières de certains risques, projets et
2001. Cependant, cette action, a supposé qu’elle ne soit activités.
pas totalement ou partiellement prescrite en ce qui Un grand projet de globalisation a été conduit en 2007 en
concerne Schneider Electric, ne pourrait avoir qu’un im- vue :
pact très limité. Par ailleurs, concernant ces mêmes équi-  d’accroître les limites de couverture,
pements fabriqués par ces ex-filiales, Schneider Electric
 d’harmoniser les garanties,
SA vient de se voir notifier une procédure de type "Class
action" en Israël. Le bien fondé de cette dernière est en  de simplifier la structure des programmes en vigueur,
cours d’étude et, en tout état de cause, elle vise principa-  d’optimiser les coûts (administratifs, courtage),
lement certains concurrents très actifs dans ce pays.  de réduire les budgets.
La société n’a pas connaissance au cours des douze der-
niers mois d’autre procédure gouvernementale, judiciaire Responsabilité Civile
ou d’arbitrage (y compris toute procédure dont la société Il a été mis en place à effet du 1er janvier 2007 un pro-
a connaissance qui est en suspens ou dont il est menacé) gramme d’assurance mondial intégré offrant des montants
qui pourrait avoir une incidence significative sur l’activité, le disponibles de garanties en adéquation avec les engage-
patrimoine, la situation financière ou le résultat du Groupe. ments de responsabilité civile liés aux activités du Groupe,
à savoir 230 millions d’euros.
Politique d’assurances
Dommages aux biens et Pertes
La politique générale de couverture des risques aléatoires d’exploitation
et transférables telle que pratiquée par Schneider Electric
traduit les objectifs de défense des intérêts de ses sala- A la suite d’un appel d’offre, Schneider Electric s'est doté
riés, de ses clients, le respect de l’environnement et la pro- à effet du 1er juillet 2007 d’un programme d’assurance
tection du patrimoine de l’entreprise et, en conséquence, mondial intégrant la Direction opérationnelle Amérique du
de ses actionnaires. Nord qui offre une limite contractuelle d’indemnité de 350
millions d’euros avec des sous-limitations pour certains
Cette stratégie s’articule autour des axes fondamentaux événements, tels que les tremblements de terre ou cer-
suivants : taines garanties telles que le bris de machine.
 identification et quantification des risques à la faveur des
différents systèmes de reporting, Marine et Transport
 prévention : la sécurité des exploitations procède d'une Schneider Electric a mis en place au 1er janvier 2008 un
politique de prévention réaliste. Cette démarche préven- programme d’assurance mondial intégrant la Direction
tive de type "Triple A", menée de concert avec les services opérationnelle Amérique du Nord. Ce programme, qui as-
spécialisés de l’assureur, vise en effet à renforcer le pro- sure une garantie dans la limite de 15,2 millions d’euros
cessus de contrôle et de maîtrise des risques par la dé- par transport, a pour vocation la couverture des flux de
termination de points vulnérables et la mise en place de marchandises (y compris les flux intra-groupe), et ce quel
solutions adaptées permettant la préservation de l’outil in- que soit le moyen de transport.
dustriel et la pérennité de l’activité. Cette mesure vient
compléter les procédures déjà en vigueur telles que visites
d’inspection régulières, études de danger et de vulnérabi-
lité, gestion de la sécurité des personnes et des biens, sû-
reté, etc. Schneider Electric poursuit également son
programme de promotion de la prévention pour réduire les
risques de fréquence et d'intensité moyenne tels que les
accidents de la circulation, les accidents du travail et le
transport,
 organisation et mise en place d’outils de gestion de
crise, en particulier pour les risques techniques, politiques
et les périls naturels, et
 politique globale de financement des risques par la mise
en place de programmes d'assurances mondiaux notam-
34
2

2
Gouvernement
d’entreprise

1 - Le Conseil de Surveillance p. 36
2 - Organisation et fonctionnement du Conseil de Surveillance p. 41
3 - Activité du Conseil de Surveillance p. 42
4 - Comités du Conseil de Surveillance p. 43
5 - Le Directoire - Composition p. 44
6 - Organisation et fonctionnement du Directoire p. 45
7 - Déclarations sur la situation des membres p. 45
des organes d’Administration, de Direction et de Contrôle
8 - Contrôle Interne p. 46
9 - Intérêts et rémunérations des dirigeants p. 52
10 - Conventions réglementées p. 56
11 - Responsable du contrôle des comptes p. 56
12 - Droits et obligations des actionnaires p. 57

35
Ce rapport intègre le rapport du Président Liste des mandats et autres fonctions dans des
sur le fonctionnement du Conseil de Surveillance sociétés françaises ou étrangères
et le Contrôle Interne  En cours actuellement : Président du Conseil de Sur-
veillance de Schneider Electric SA ; Membre du Conseil
de Surveillance de Vivendi, d’AXA, du Groupe Norbert
Structure à Directoire Dentressangle ; Administrateur de diverses filiales du
et Conseil de Surveillance Groupe AXA ; Censeur de Fimalac, de Tajan ; Président
du Conseil d’Administration du Centre Chirurgical Marie
La société veille à appliquer les principes AFEP-MEDEF Lannelongue ; Président de la Fondation pour le Droit
du Gouvernement d’Entreprise. Continental ; Membre du Conseil des prélèvements obli-
L’Assemblée Générale du 3 mai 2006 a adopté la forme de gatoires ; Membre du Comité d’orientation de l’Institut de
la société anonyme à Directoire et Conseil de Surveillance. l’Entreprise ; Administrateur de l’Association Nationale des
Sociétés par Actions ; Président de la Fondation Telé-
maque ; Vice-Président et Trésorier de l’Institut Montaigne.
 Au cours des 5 dernières années et qui ne sont plus
1. Le Conseil exercés : Président Directeur Général de Schneider
Electric SA ; Président de Schneider Electric Industries
de Surveillance SAS et Administrateur de diverses sociétés du Groupe
Schneider Electric, Administrateur de Vivendi Universal,
des Etablissements de Dietrich & Cie, de Finaxa, de Fi-
Le Conseil de Surveillance est composé de trois membres
malac Investissements ; Membre du Comité International
au moins et de dix-huit membres au plus, personnes phy-
de Daimler Benz.
siques.
Pendant la durée de leur mandat, chacun des membres Expérience et expertise
du Conseil de Surveillance doit être propriétaire de 250 ac- Diplômé de HEC, Henri Lachmann débute en 1963 chez
tions au moins. Arthur Andersen. En 1970, il rejoint la Compagnie Indus-
La durée des fonctions des membres du Conseil de Sur- trielle et Financière de Pompey et devient, en 1971, Di-
veillance est de quatre ans renouvelable. Toutefois pour recteur Général, puis Président-Directeur Général, de
1981 à 1997, de la Financière Strafor, devenue Strafor
permettre un renouvellement partiel du conseil, conformé-
Facom. Administrateur de Schneider Electric SA depuis
ment aux recommandations AFEP-MEDEF sur le Gou-
1996, il en est nommé Président le 25 février 1999 , fonc-
vernement d’Entreprise, il a été prévu que le mandat de la
tion qu’il occupera jusqu’au 3 mai 2006 date à laquelle, il
moitié des membres du premier Conseil de Surveillance
devient Président du Conseil de Surveillance de Schneider
est de deux ans. Aussi le Conseil de Surveillance sera re-
Electric SA.
nouvelé pour moitié lors de l’Assemblée Générale 2008
statuant sur les comptes 2007.
Vice-Président
La limite d’âge pour l’exercice des fonctions de membres
du Conseil de Surveillance est fixée à 74 ans. Le nombre
du Conseil de Surveillance
de membres du conseil ayant dépassé l’âge de 70 ans ne
M. Serge Weinberg*
peut être supérieur au tiers du nombre des membres du
conseil.
Age : 57 ans
Le Conseil de Surveillance est composé de douze mem-
bres et de deux censeurs. Dix membres sont indépendants Adresse professionnelle : Weinberg,
au sens des principes AFEP-MEDEF sur le Gouvernement Capital Partners, 40 rue de la Boëtie, 75008 Paris
d’Entreprise. Quatre membres et l’un des deux censeurs
500 actions Schneider Electric SA
sont de nationalité étrangère (américaine, anglaise, ita-
lienne, suisse et allemande). Un membre représente les Première nomination : 2005 / Fin de mandat : 2010
actionnaires salariés. L'âge moyen des membres du
Conseil de Surveillance est de 62 ans.
Liste des mandats et autres fonctions dans des
sociétés françaises ou étrangères
 En cours actuellement : Vice-Président du Conseil de
Composition du Surveillance de Schneider Electric SA ; Président du
Conseil de Surveillance Conseil d’Administration d’Accor ; Président-Directeur Gé-
néral de Weinberg Capital Partners ; Vice Président et Ad-
(Au 31 décembre 2007) ministrateur de Financières SASA ; Membre du Conseil de
Surveillance de Gucci Group ; Administrateur de la FNAC,
Président du de RASEC (depuis février 2006), de Team Partners Group
Conseil de Surveillance (depuis le 20/11/06), de Alliance Industrie (depuis le
05/10/06), de Financière Poinsetia (depuis le 11/09/06),
de VL HOLDING, de SASA Industrie ; Gérant de Adoval,
M. Henri Lachmann de Maremma, de Serole.
 Au cours des 5 dernières années et qui ne sont plus
Age : 69 ans exercés : Président du Directoire du Groupe Pinault-Prin-
temps-Redoute ; Président du Conseil de Surveillance de
Adresse professionnelle : Schneider Electric,
43-45 bd Franklin Roosevelt, 92500 Rueil-Malmaison
Nota : en gras les sociétés dont les titres sont inscrits sur un
15 159 actions (1) Schneider Electric SA marché réglementé.
* Membre du Conseil de Surveillance indépendant au sens du
Première nomination : 1996 / Fin de mandat : 2010 rapport Bouton.
(1) En direct ou par le biais de FCPE.
36
Gouvernement d’entreprise

France Printemps, de Conforama Holding, de Guilbert SA, Liste des mandats et autres fonctions
de Redcats ; Membre du Conseil de Surveillance d’Yves dans des sociétés françaises ou étrangères
Saint-Laurent Parfum, de Boucheron Holding, de PPR In-
 En cours actuellement : Membre du Conseil de Surveil-
teractive (en tant que représentant permanent de PPR) ;
lance de Schneider Electric SA ; Président de la Fédé-
Administrateur de Schneider Electric SA, de Rexel, de
PPR Asia ; Représentant permanent de Tennessee au
ration Française des Sociétés d’Assurances (F.F.S.A.) et 2
Président du Comité Européen des Assurances (CEA) ;
Conseil d’Administration de Bouygues ; Gérant de Serole.
Administrateur d’Air Liquide et de la Banque d’Orsay.
Expérience et expertise  Au cours des 5 dernières années et qui ne sont plus
Ancien élève de l’Ecole Nationale d’Administration, Serge exercés : Membre du Directoire d'AXA ; Administrateur de
Weinberg, après avoir occupé plusieurs postes au sein de Schneider Electric SA ; Administrateur Directeur Général
l’administration préfectorale et dans des cabinets ministé- Délégué de Finaxa ; Administrateur du Crédit Lyonnais ;
riels, est successivement Directeur Général Adjoint de Administrateur ou Président de diverses filiales du Groupe
FR3, Directeur Général puis Président du Directoire d’Ha- AXA dont la Compagnie Financière de Paris et les Ateliers
vas Tourisme, Directeur de la Banque Pallas Finance avant de Construction du Nord de la France (ANF) ; Président
de rejoindre en 1990 ce qui deviendra le Groupe PPR, en du Conseil d’Administration de LCH.Clearnet Group Ltd.,
tant que Directeur Général de la CFAO. Au sein de ce London ; Membre du Conseil de Surveillance d’Air Liquide;
Groupe, il occupe notamment les fonctions de Président Membre du Conseil de Surveillance de l’European Finan-
de Rexel (société de distribution de matériel électrique, an- cial Reporting Advisory Group (EFRAG).
ciennement CDME), et est nommé en 1995, Président du
Directoire du Groupe Pinault-Printemps-Redoute, fonction Expérience et expertise
qu’il occupe jusqu’au début de l’année 2005. En mars Ancien élève de l’École Polytechnique et de l’École Natio-
2005, il crée Weinberg Capital Partners, société qui gère nale d’Administration, Gérard de La Martinière occupe plu-
un fonds spécialisé dans le LBO. En 2006, il est nommé sieurs postes au ministère des Finances puis devient
Président du Conseil d’Administration d’Accor. Secrétaire Général de la Commission des Opérations de
Bourse et Directeur Général de la Société des bourses
Membres du Conseil de Surveillance françaises ; il rejoint en 1989 le Groupe AXA dont il est
nommé Directeur Général des Holdings et Fonctions cen-
M. Alain Burq trales en 1993, membre du Directoire en 1997 et Directeur
Général Finance, Contrôle et Stratégie en 2000. Il quitte le
Groupe AXA en 2003 pour devenir Président de la Fédé-
Age : 54 ans ration Française des Sociétés d’Assurances (F.F.S.A).
Adresse professionnelle :
Schneider Electric Industrie SAS,
M. René Barbier de La Serre*
89 bd Franklin Roosevelt, 92500 Rueil-Malmaison
1 738 actions (1) Schneider Electric SA
Age : 67 ans
Première nomination : 2000 / Fin de mandat : 2008
Adresse professionnelle :
Compagnie Financière Edmond de Rotchshild,
Liste des mandats et autres fonctions 47 Rue Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris
dans des sociétés françaises ou étrangères
2 000 actions Schneider Electric SA
 En cours actuellement : Membre du Conseil de Surveil-
lance de Schneider Electric SA, du Fonds Commun de Première nomination : 2002 / Fin de mandat : 2008
Placement "Schneider Actionnariat" ; Chargé de missions
à la Direction Financière de Schneider Electric. Liste des mandats et autres fonctions
 Au cours des 5 dernières années et qui ne sont plus dans des sociétés françaises ou étrangères
exercés : Administrateur de Schneider Electric SA et Pré-
 En cours actuellement : Membre du Conseil de Surveil-
sident d’Ordosoftware, société filiale du Groupe.
lance de Schneider Electric SA ; Administrateur de
Expérience et expertise Nord-Est, de Sanofi-Aventis, de Pinault-Printemps-
Redoute, Administrateur Délégué de Harwanne Compa-
Diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris et gnie de Participations Industrielles et Financières SA
titulaire d’un MBA de Wharton (Université de Pennsylva- (Genève) ; Membre du Conseil de Surveillance de la
nie). Après une première expérience dans le secteur de
Compagnie Financière Saint-Honoré, de la Compagnie
l’énergie (Total en Allemagne et GDF en Iran), Alain Burq
Financière Edmond de Rothschild Banque, d’Euronext
rejoint Schneider Electric en 1982. Après avoir exercé dif-
NV (Amsterdam) ; Censeur de Fimalac ; Président du
férentes fonctions au sein de Spie Batignolles, alors filiale
Comité Consultatif sur la Gouvernance de la Caisse des
du Groupe, il intègre Schneider Electric en 1998. Il est ac-
Dépôts et Consignations.
tuellement chargé au sein de la Direction Financière du pi-
lotage des passifs et actifs sociaux du Groupe.  Au cours des 5 dernières années et qui ne sont plus
exercés : Président du Conseil de Surveillance d’Edmond
M. Gérard de La Martinière* de Rothschild Private Equity Partners ; Président du
Conseil d’Administration de Tawa UK Ltd (Londres) ; Mem-
bre du Conseil de Surveillance de Pinault Printemps
Age : 64 ans
Redoute ; Administrateur de Schneider Electric SA, du
Adresse professionnelle : Fédération Française des Crédit Lyonnais, de Calyon ; Censeur de Nord-Est ; Re-
Assurances, 26 Boulevard Haussmann, 75008 Paris présentant permanent de la Compagnie Financière Saint-
Honoré au Conseil de Surveillance de la Compagnie
3 176 actions Schneider Electric SA
Financière Edmond de Rothschild Banque.
Première nomination : 1998 / Fin de mandat : 2010

37
Expérience et expertise
Ancien élève de l’Ecole Polytechnique et de l’Institut Caisse Nationale de Prévoyance (CNP Assurances),
d’Etudes Politiques de Paris, René Barbier de La Serre Censeur d’OSEO.
entre à la Banque de l’Union européenne en 1963 dont il
 Au cours des 5 dernières années et qui ne sont plus
devient Directeur Adjoint avant de rejoindre en 1973 le
exercés : Directeur à la Caisse des Dépôts et Consigna-
Crédit Commercial de France, (CCF). Il en devient Admi-
tions ; Administrateur de Schneider Electric ; Administra-
nistrateur Directeur Général en 1987, puis Vice-Président-
teur du Crédit Foncier de France, de Galaxy Fund, de
Directeur Général de 1993 à 1999. Parallèlement, il siège
Galaxy Management Services ; Président de la Sicav Aus-
de 1988 à 1998 au Conseil des Marchés Financiers, an-
tral, Membre du Conseil de Surveillance de la Compagnie
ciennement dénommé Conseil des Bourses de Valeurs,
Nationale de Rhône (CNR).
dont il assure la présidence de 1994 à 1998. A ce titre, il a
été membre du Collège de la Commission des Opérations Expérience et expertise
de Bourse.
Diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de
l’Ecole Nationale d’Administration, Jérôme Gallot, après 3
M. Noël Forgeard* années passées à la Cour des comptes, rejoint le Secré-
tariat Général du Comité Interministériel pour les questions
Age : 61 ans de Coopération Economique Européenne, SGCI (1989 à
1992), puis la Direction du Budget. Après avoir été Direc-
Adresse professionnelle : teur de plusieurs cabinets ministériels (1993 à 1997), Jé-
85 avenue de Wagram – 75017 Paris
rôme Gallot devient Directeur Général de la Concurrence,
250 actions Schneider Electric SA de la Consommation et de la Répression des Fraudes au
Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie
Première nomination : 2005 / Fin de mandat : 2010
(1997 à 2003) avant de rejoindre la Caisse des Dépôts et
Consignations en tant que Directeur. En septembre 2006,
Liste des mandats et autres fonctions il est nommé Président de CDC Entreprises.
dans des sociétés françaises ou étrangères
 En cours actuellement : Membre du Conseil de Surveil- M. Willy R. Kissling*
lance de Schneider Electric SA ; Administrateur de l’Ecole
Polytechnique ; Membre du Comité de France Galop.
Age : 63 ans
 Au cours des 5 dernières années et qui ne sont plus exer-
Adresse professionnelle : Poststrasse n°4,
cés : Président Directeur Général d’Airbus S.A.S. ; Président
BP - 8808 Pfaeffikon (Suisse)
du Conseil d’Administration d’Airbus France ; Président ou
Administrateur de sociétés du groupe Airbus ; Adminis- 724 actions Schneider Electric SA
trateur d'EADS (Pays-Bas), de Schneider Electric SA,
Première nomination : 2001 / Fin de mandat : 2008
d'Arcelor, d'IMS S.A. ; Chief Executif Officer d’EADS.

Expérience et expertise Liste des mandats et autres fonctions


Ancien élève de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole des dans des sociétés françaises ou étrangères
Mines, Noël Forgeard, après un début de carrière dans l’ad-  En cours actuellement : Membre du Conseil de Surveil-
ministration, a intégré la Compagnie Française des Aciers lance de Schneider Electric SA ; Administrateur de
Spéciaux, filiale d’Usinor. En 1986, il rejoint M. Jacques Chi- Holcim Ltd (ciment) et de Kühne + Nagel International
rac comme conseiller à l’Industrie. En 1987, il entre au
AG (logistique) ; Président du Conseil d'Administration des
Groupe Lagardère pour diriger les branches défense et es-
Grands Hotels Bad Ragaz AG ; Membre du European Ad-
pace de Matra. Cinq ans plus tard il devient PDG de Matra
visory Board de Booz Allen Hamilton.
Haute Technologie et co-Directeur Général du groupe La-
gardère. En 1998, il est nommé Administrateur gérant de  Au cours des 5 dernières années et qui ne sont plus
GIE Airbus-Industrie, puis en 2000, CEO d’Airbus SAS (so- exercés : Administrateur de Schneider Electric SA ; Pré-
ciété intégrée Airbus), enfin du 1er juillet 2005 au 1er juillet sident du Conseil d'Administration et Président Directeur
2006, co-Président Exécutif d'EADS. Général d'Unaxis Corporation (aujourd'hui OC Oerlikon
Corp.) ; Vice-Président puis Président de Forbo Holding
AG et de SIG Holding Ltd.
M. Jérôme Gallot*
Expérience et expertise
Age : 48 ans De nationalité suisse, Willy R. Kissling est diplômé des Uni-
Adresse professionnelle : CDC Entreprises, versités de Berne et de Harvard. Après un début de car-
33 avenue du Maine, BP 174, 75755 Paris Cedex 15 rière chez Amiantus Corporation, il rejoint en 1978 le
Groupe Rigips (fabricant de plaques de plâtre) dont il de-
250 actions Schneider Electric SA vient membre du Comité Exécutif en 1981, puis Président.
Première nomination : 2005 / Fin de mandat : 2008 De 1987 à 1996, il est Président-Directeur Général de Lan-
dis & Gyr Corporation, société spécialisée dans les ser-
vices, systèmes et équipements pour les techniques du
Liste des mandats et autres fonctions bâtiment, les entreprises d’électricité et les moyens de
dans des sociétés françaises ou étrangères paiement pour les opérateurs de téléphonie publiphones.
 En cours actuellement : Membre du Conseil de Sur- En 1998, il rejoint Unaxis Corporation (aujourd'hui OC Oer-
veillance de Schneider Electric SA, de NRJ Group ; likon Corp.) en tant que Président du Conseil d’Adminis-
Président de CDC Entreprises ; Administrateur de Nexans, tration, fonction qu’il occupera jusqu’en 2005. De 1998 à
d'Icade, de Caixa Seguros, de Plastic Omnium, de la 2002, il est en outre Président-Directeur Général d'Unaxis.
38
Gouvernement d’entreprise

Mme Cathy Kopp*


il occupe diverses fonctions avant d’en devenir, en 1991,
Age : 58 ans l’un des Managing Directors. En 1992, il est Directeur Gé-
néral de Cable & Wireless plc, puis en 1996, il devient Pré-
Adresse professionnelle :
Accor, 33 Avenue du Maine, 75015 Paris sident de Littlewoods plc et en 1999 de National Grid plc. 2
250 actions Schneider Electric SA
M. G. Richard Thoman*
Première nomination : 2005 / Fin de mandat : 2010
Age : 63 ans
Liste des mandats et autres fonctions Adresse professionnelle :
dans des sociétés françaises ou étrangères Corporate Perspectives, LLC - 126 East 56th Street,
 En cours actuellement : Membre du Conseil de Surveil- 9th Floor - New-York NY 10022
lance de Schneider Electric SA ; Administrateur de Dexia 250 actions Schneider Electric SA
(à compter de février 2008) ; Directeur Général des Res-
sources Humaines et du Développement Durable du Première nomination : 2007 / Fin de mandat : 2008
Groupe Accor ; Membre du Conseil de l’Ecole Normale
Supérieure, rue d’Ulm à Paris ; Membre du Conseil de la
Liste des mandats et autres fonctions
Fondation SNCF.
dans des sociétés françaises ou étrangères
 Au cours des 5 dernières années et qui ne sont plus
 En cours actuellement : Membre du Conseil de Surveil-
exercés : Censeur de Schneider Electric SA ; Directeur
lance de Schneider Electric SA ; Associé Gérant de Cor-
des Ressources Humaines et membre du Comité Exécu-
porate Perspectives (société américaine de conseil ou
tif du Groupe LVMH.
stratégie) ; Membre du Conseil International de l'INSEAD,
Expérience et expertise de la Fondation Franco-Américaine, de l'Americas Society,
de la Council of the Americas, McGill University School of
Après des études de mathématiques, Cathy Kopp entre en
Management, de Fletcher School ; Professeur associé à
1973 chez IBM France. En 1992, elle devient Directeur des
la Columbia University, à la Fletcher School et à l'INSEAD ;
Relations Humaines d’IBM France avant d’être nommée
Membre de la Commission Trilatérale.
en 1996, Vice-President, Human Resources, Storage Sys-
tems Division d’IBM Corp. En 2000, Cathy Kopp est nom-  Au cours des 5 dernières années et qui ne sont plus
mée Président-Directeur Général d’IBM France. En 2002, exercés : Membre du Conseil de Surveillance de Daimler-
elle rejoint le Groupe Accor en qualité de Directeur Géné- Chrysler ; Membre du Conseil d’Administration de l’Union
ral des Ressources Humaines du Groupe. Cathy Kopp est Bancaire Privée (Geneva) ; Senior Advisor de Evercore
membre du Collège de la Haute Autorité de Lutte contre Partners ; Membre de l’Advisory Board de Deutsche Bank
les Discriminations (Halde) et Présidente de la commis- Capital Partners.
sion sociale du Groupement des Professions de Service
au Medef. Elle a été chef de file de la négociation inter- Expérience et expertise
professionnelle sur la diversité au Medef en 2006, et sur la G. Richard Thoman a un parcours unique. Il a été parmi
modernisation du marché du travail en 2007. les cinq premiers dirigeants de quatre des "75 premières
sociétés américaines" du classement de Fortune, dans
M. James Ross* trois secteurs d’activités : les services financiers, l’industrie
alimentaire et la technologie.

Age : 69 ans Diplômé notamment de l’Université Mc Gill (Montréal) et


de la Fletcher School of Law and Diplomacy, G. Richard
Adresse professionnelle : Flat 4, 55 Onslow Square, Thoman a débuté sa carrière à la Citibank. Après avoir
Londres SW7 3LR (Grande Bretagne) exercé des responsabilités au sein d’Exxon Finance et de
300 actions Schneider Electric SA McKinsey, il devient Président et co-Directeur Général
d’American Express Travel Related Services. En 1992, il
Première nomination : 1997 / Fin de mandat : 2010 est nommé Président-Directeur Général de Nabisco Inter-
national. En 1993, il entre chez IBM en tant que Directeur
Liste des mandats et autres fonctions Exécutif des Personal Systems Group avant d’en devenir
dans des sociétés françaises ou étrangères le Directeur Financier. En 1997, il rejoint le Groupe Xerox
dont il devient le Président-Directeur Général d’avril 1999
 En cours actuellement : Membre du Conseil de Surveil- à mai 2000. Il est aujourd'hui associé de Corporate Pers-
lance de Schneider Electric SA ; Administrateur de pectives et enseigne dans plusieurs universités améri-
McGraw-Hill Inc., de Prudential plc. ; Président de Lea- caines ainsi qu’à l'INSEAD.
dership Foundation for Higher Education ; President de Li-
verpool School of Tropical Medicine.
 Au cours des 5 dernières années et qui ne sont plus
exercés : Administrateur de Schneider Electric SA ; Ad-
ministrateur de Datacard Inc ; Président de Littlewoods
plc ; Président de National Grid ; Vice-Président de Na-
tional Grid Transco.
Nota : en gras les sociétés dont les titres sont inscrits sur un
Expérience et expertise marché réglementé.
De nationalité britannique, diplômé de l’Université d’Oxford, * Membre du Conseil de Surveillance indépendant au sens du
James Ross rejoint en 1959 le Groupe BP au sein duquel rapport Bouton.
39
M. Piero Sierra*
 Au cours des 5 dernières années et qui ne sont plus
Age : 73 ans exercés : Administrateur de Ginger S.A, d'Enigma Inc
Adresse professionnelle : Pirelli SPA, (Etats-Unis), de SAP Manage Ltd (Israel), de SAP Finland
Viale Sarca 222, 20126 Milano (Italie) Oy (Finlande), de SAP Danemark A/S (Danemark).

1 000 actions Schneider Electric SA Expérience et expertise


Première nomination : 1997 / Fin de mandat : 2008 Diplômé en relations internationales et en économie de
l'Université hébraïque de Jérusalem, Léo Apotheker a dé-
buté sa carrière en 1978 en tant que contrôleur de gestion.
Liste des mandats et autres fonctions Après avoir occupé des fonctions de gestion ou de direc-
dans des sociétés françaises ou étrangères tion dans plusieurs sociétés spécialisées dans les sys-
 En cours actuellement : Membre du Conseil de Surveil- tèmes d’information dont SAP France & Belgium, dont il a
lance de Schneider Electric SA ; Administrateur des so- été Président Directeur Général entre 1988-1991, il parti-
ciétés internationales du Groupe Pirelli SpA (Milan) ; cipe à la création de la société ECsoft dont il est nommé
Administrateur de Alexandria Tire Corp, Pirelli Deutsch- Président Directeur Général. En 1995, il rejoint à nouveau
land AG, Pirelli UK Tyres, Turk Pirelli Lastikleri AS. SAP comme Président de SAP France. Après avoir exercé
diverses responsabilités au sein de SAP en tant que Di-
 Au cours des 5 dernières années et qui ne sont plus
recteur de zones géographiques, il devient en 2002 mem-
exercés : Administrateur de Schneider Electric SA, de
bre du Comité Exécutif et Président Customer Solutions &
Pirelli Cables et Systemes SA, Pirelli Armstrong Tire Corp,
Operations, avant d’être nommé en 2007 Président CSO
Pirelli Cable Corporation, Pirelli Cables Ltd, Pirelli Cables
and Deputy CEO de SAP AG.
Saic, Pirelli Cabos SA, Pirelli Canada Inc, Pirelli Tyre Hol-
ding NV, Pirelli UK Tyres, Turk Pirelli Lastikleri AS.
M. Claude Bébéar
Expérience et expertise
De nationalité italienne, diplômé des lettres de l’Université Age : 72 ans
de Lyon, Piero Sierra rejoint, en 1962, le Groupe Pirelli au
sein duquel il effectue sa carrière en occupant des fonc- Adresse professionnelle :
tions de direction, tant en Italie qu’à l’étranger, avant de AXA, 25 Avenue Matignon, 75008 Paris
devenir, de 1991 à 1995, Administrateur Délégué et Di- 264 actions Schneider Electric SA
recteur Général de Pirelli SpA. Administrateur de sociétés
Première nomination : 2004 / Fin de mandat : 2010
à l’international du Groupe Pirelli depuis cette dernière
date, M. Piero Sierra est également Président de l’A.I.R.C.
(Association Italienne pour la Recherche sur le Cancer) et Liste des mandats et autres fonctions
de la F.I.R.C. (Fondation Italienne pour la Recherche sur le dans des sociétés françaises ou étrangères
Cancer).
 En cours actuellement : Censeur de Schneider Electric
SA ; Président du Conseil de Surveillance d’AXA ; Admi-
nistrateur de diverses sociétés du Groupe AXA, de BNP-
Paribas ; Membre du Conseil de Surveillance de Vivendi.
Censeurs
 Au cours des 5 dernières années et qui ne sont plus
exercés : Président et Administrateur de diverses socié-
M. Léo Apotheker
tés du Groupe AXA dont AXA Financial ; Président Di-
recteur Général de Finaxa ; Administrateur de Schneider
Age : 54 ans Electric SA, de Vivendi Universal.
Adresse professionnelle : SAP - Expérience et expertise
141 Boulevard Haussmann - 75008 Paris
Ancien élève de l’École Polytechnique, Claude Bébéar
250 actions Schneider Electric SA
entre en 1958 au Groupe Ancienne Mutuelle, qui adopte le
Première nomination : 2007 / Fin de mandat : 2008 nom de Mutuelles Unies, puis de Groupe AXA en 1985.
En 1975, il en est nommé Président-Directeur Général.

Liste des mandats et autres fonctions De fin 1996, date de la fusion avec l’UAP, à 2000, il exerce
dans des sociétés françaises ou étrangères les fonctions de Président du Directoire et du Comité Exé-
cutif du Groupe AXA. En 2000, il devient Président du
 En cours actuellement : Censeur de Schneider Electric Conseil de Surveillance d’AXA.
SA, Président CSO and Deputy CEO de SAP AG, Admi-
nistrateur et Membre du Conseil : d’AXA, SAP America
Inc (Etats-Unis), SAP Global Marketing Inc (Etats-Unis),
SAP Asia Pte. Ltd. (Singapour), SAP Japan Co., Ltd
(Japon), SAP France S.A, SAP Italia Sistemi, applicazioni,
prodotti in data processing s.p.a (Italie), SAP Hellas Sys-
tems Application and Data Processing S.A. (Grèce), SAP
(Beijing) Software System Co., Ltd., (Chine).
Nota : en gras les sociétés dont les titres sont inscrits sur un
marché réglementé.
* Membre du Conseil de Surveillance indépendant au sens du
rapport Bouton.
40
Gouvernement d’entreprise

2. Organisation du Directoire des événements et situations significatifs re-


latifs à la vie du Groupe.
et fonctionnement du L’article 5 porte sur l’information du Conseil de Surveil-
lance. Il prévoit que les membres du Conseil de Surveil-
Conseil de Surveillance** lance reçoivent toutes les informations nécessaires à 2
l’accomplissement de leur mission et peuvent se faire com-
Le Conseil de Surveillance exerce le contrôle permanent muniquer, préalablement à toute réunion, tous les docu-
de la gestion de la société par le Directoire dans les condi- ments utiles à cet effet. Il détermine le contenu du rapport
tions prévues par la loi. Il opère les vérifications et les trimestriel du Directoire au Conseil de Surveillance établi
contrôles qu’il juge opportun en se faisant communiquer en application de l’article L.225-68 du Code de commerce.
les documents qu’il estime nécessaires à l’accomplisse- L’article 6 définit le statut des membres du Conseil de Sur-
ment de sa mission. veillance. Il correspond à la charte de l’administrateur des
Le Conseil de Surveillance est investi en application de la principes AFEP-MEDEF du Gouvernement d’Entreprise.
loi et des statuts de pouvoirs spécifiques. Ainsi, notam- Il prévoit ainsi que les membres du Conseil de Surveil-
ment : lance :
 il nomme le Directoire dont il fixe le nombre de membres  représentent l’ensemble des actionnaires et doivent agir
et en désigne le Président. Il fixe la rémunération des dans l’intérêt social,
membres du Directoire,  doivent présenter leur démission dès lors qu'ils n'ont pas
 il peut révoquer les membres du Directoire, été présents à plus de la moitié des réunions du Conseil,
 sont tenus à une obligation générale de confidentialité,
 il autorise les opérations de financement susceptibles
de modifier substantiellement la structure financière de la  doivent faire part de toute situation de conflits d'intérêts
société (emprunt, augmentation de capital…), avec la société,
 doivent détenir au moins 250 actions de la Société,
 il autorise les opérations d’acquisition ou de cession si-
 sont tenus au respect de règles strictes concernant leurs
gnificatives,
opérations sur les titres Schneider Electric SA (interdiction
 il autorise la mise en place de plans d’options de sous- d’opérer dans le mois qui précède la publication des
cription ou d’achat d’actions et de plans d’attributions gra- comptes annuels ou semestriels…),
tuites d’actions,  assistent à l'Assemblée Générale.
 il autorise les conventions réglementées,
L’article 7 prévoit que les censeurs qui assistent aux réu-
 il autorise la délivrance de cautions, avals ou garanties, nions du Conseil de Surveillance avec voix consultative
dans les conditions prévues par la loi. sont soumis aux mêmes règles déontologiques que les
Pour son fonctionnement, il peut nommer un ou deux cen- membres du Conseil de Surveillance.
seurs et décider de la création en son sein de Comités. Il Les articles 8 à 10 portent sur les Comités. Le contenu
arrête son règlement intérieur. Il détermine la répartition de ces articles est donné dans la présentation des Comi-
des jetons de présence dont le montant global est fixé par tés ci-après.
l’Assemblée Générale des Actionnaires.
Les articles 11 et 13 définissent la portée du règlement in-
Le Conseil de Surveillance a adopté son règlement inté- térieur du Conseil de Surveillance.
rieur le 3 mai 2006. Ce règlement intègre le règlement des
Comités du Conseil (Comité de Rémunérations, de Nomi- L’article 12 prévoit que le Directoire peut procéder à une
nations et du Gouvernement d’Entreprise, Comité d'Audit) répartition des tâches de direction de la société entre ses
et la charte des administrateurs préconisée par les prin- membres, avec l’autorisation du Conseil de Surveillance.
cipes AFEP-MEDEF sur le Gouvernement d'Entreprise. Il Afin d'assurer la bonne information du Conseil de Surveil-
comporte 13 articles : lance, Schneider Electric s'impose les règles suivantes :
les membres du Conseil de Surveillance reçoivent, en prin-
L'article 1 définit le rôle et les pouvoirs du Conseil de Sur-
cipe, 10 jours avant toute réunion du Conseil, l'ordre du
veillance (cf. ci-dessus). Il détermine les décisions du Di-
jour ainsi que le projet de procès-verbal de la réunion pré-
rectoire soumises à une autorisation ou à un avis préalable
cédente et, 4 à 5 jours avant, le dossier du Conseil qui
du Conseil de Surveillance.
comprend, le cas échéant, les comptes arrêtés ou ap-
L'article 2 fixe les principes que le Conseil de Surveillance prouvés par le Directoire. Toutefois, ce délai est réduit à
entend suivre pour assurer son renouvellement : un prin- deux jours en ce qui concerne les comptes semestriels. Le
cipe d'internationalisation par le maintien d’un nombre si- dossier comprend des notes ou le texte des présentations
gnificatif des membres du Conseil étrangers, un principe prévues à l'ordre du jour, ainsi que, le cas échéant, les pro-
d'indépendance par la présence d'une majorité de mem- jets de rapports et de comptes consolidés ou sociaux. Un
bres indépendants au sens des principes AFEP-MEDEF dossier complémentaire peut être remis en séance.
du Gouvernement d’Entreprise, un principe de continuité Les membres du Directoire assistent aux réunions du
par un renouvellement à intervalle régulier d’une partie des Conseil de Surveillance. Les membres du Comité Exécu-
membres du Conseil, un principe de représentation des tif sont invités pour la présentation des dossiers majeurs
actionnaires salariés par la présence d'un membre repré- relevant de leur domaine de responsabilités. Les Com-
sentant les actionnaires salariés. missaires aux comptes sont présents aux réunions du
L'article 3 porte sur la tenue et le déroulement des réu- Conseil de Surveillance au cours desquelles sont exami-
nions du Conseil de Surveillance : convocation du Conseil, nés les comptes annuels ou semestriels.
modes de participation des membres, procès-verbal…
**Les paragraphes 2 à 4, 8 et 9 politique de rémunération
L'article 4 définit le rôle et les pouvoirs du Président du des mandataires sociaux et du Comité Exécutif constituent le
Conseil de Surveillance. Il dirige les travaux du Conseil de rapport du Président du Conseil de Surveillance prévu à l'article
Surveillance. Il est informé régulièrement par le Président L 225-68 du Code du commerce.
41
En outre, entre chaque réunion du Conseil de Surveillance Groupe à l'occasion notamment d'une réunion d'une jour-
et indépendamment des entretiens qu'ils peuvent avoir née entière spécifiquement consacrée à ce sujet. En outre,
avec le Président du Directoire, les membres du Conseil il a autorisé le Directoire à procéder à l’acquisition de
de Surveillance reçoivent une information permanente Pelco. Lors de chacune de ses réunions, le Conseil de Sur-
sous la forme de l'envoi d'une lettre mensuelle (élaborée veillance a été informé de l’évolution des dossiers d’ac-
exclusivement à leur intention), d'une revue de presse heb- quisition. Il a suivi plus particulièrement l’intégration d’APC.
domadaire, d'études d'analystes, de l'ensemble des com-
Le Conseil de Surveillance du 20 février 2007, sur le rap-
muniqués de la société, …
port du Comité d'Audit et après avoir recueilli l'avis des
De plus, les réunions du Conseil de Surveillance sont pré- Commissaires aux comptes présents à sa réunion, a exa-
cédées d'occasions pour ses membres de rencontrer les miné les comptes annuels de l'exercice 2006. Il a approuvé
principaux dirigeants du Groupe dans un cadre informel. la proposition du Directoire de demander à l’Assemblée
Pour les nouveaux membres du Conseil de Surveillance, Générale de fixer le montant du dividende à 3 euros par
il est prévu des séances de formation et d’information por- action. De même, le Conseil de Surveillance du 31 juillet
tant sur la stratégie et les métiers du Groupe. 2007, sur le rapport du Comité d'Audit, a examiné les
Schneider Electric a adopté un code de déontologie qui a comptes du 1er semestre 2007 et dans ce cadre a recueilli
pour objet de prévenir les délits d'initiés et dont les dispo- l’avis des Commissaires aux comptes.
sitions s'imposent aux membres du Conseil de Surveil- Le Conseil de Surveillance a pris connaissance des ob-
lance et aux salariés du Groupe. En vertu de ces jectifs 2007 du Groupe.
dispositions, les membres du Conseil de Surveillance,
Le Conseil de Surveillance a examiné l’ordre du jour et les
comme les collaborateurs concernés, doivent s'abstenir
projets de résolution de l'Assemblée Générale des Action-
d'effectuer des opérations sur les titres de la société ou
naires. Il a arrêté son rapport à l'assemblée. Il a pris
d’autres sociétés lorsqu’ils détiennent de l’information pri-
connaissance du rapport de son Président sur le fonction-
vilégiée. En outre, ils ne peuvent intervenir sur l'action
nement du Conseil de Surveillance et le Contrôle Interne.
Schneider Electric SA pendant les trente jours qui précè-
Il a examiné le texte des réponses aux questions écrites
dent la publication des comptes annuels et semestriels,
d'actionnaires posées dans le cadre de la procédure des
ni réaliser d'opérations de type spéculatif sur l'action
questions écrites de l'article L.225-108 du Code de com-
Schneider Electric SA (opérations à découvert, achats et
merce. La quasi-totalité des membres du conseil (11/12)
ventes dans un délai inférieur à quatre mois…).
étaient présents lors de l'Assemblée Générale. Celle-ci a
approuvé l’ensemble des résolutions agréées par le Di-
rectoire qui lui a été présenté.
Le Conseil de Surveillance a pris connaissance des rap-
ports trimestriels du Directoire. En outre, lors de chacune
3. Activité du de ses réunions il a été informé de l'évolution de la marche
des affaires. Il a examiné la politique d'information finan-
Conseil de Surveillance** cière et il a veillé à la bonne information permanente du
marché par, notamment, l'examen du consensus de place
Le Conseil de Surveillance a tenu six réunions en 2007, et l'adoption de communiqués.
d'une durée moyenne de 3 heures 30 avec un taux moyen Le Conseil de Surveillance a examiné la stratégie finan-
de participation de 87 %. Il a consacré l'essentiel de ses cière de la société. Dans ce cadre, il a recommandé au Di-
travaux au Gouvernement d'Entreprise, à la stratégie, à rectoire de ramener à 1 milliard d’euros environ le montant
l'examen des comptes annuels et semestriels et à la pré- de l’augmentation de capital avec maintien du droit préfé-
paration de l’Assemblée Générale. rentiel de souscription destinée à assurer le financement
En matière de Gouvernement d'Entreprise, le Conseil de de l’acquisition d’APC. Cette opération a été réalisée en
Surveillance a, sur le rapport du Comité de Rémunérations, mars 2007. Il a également autorisé l’émission de l’emprunt
de Nominations et du Gouvernement d’Entreprise, délibéré obligataire de 600 millions d’euros émis en octobre 2007.
de sa composition. Il a ainsi décidé de coopter le 26 avril Le Conseil de Surveillance a, sur le rapport du Comité
2007 M. G. Richard Thoman en remplacement de M. Chris d'Audit, été informé des travaux menés par l'Audit Interne
Richardson qui pour des raisons personnelles avait dé- du Groupe. Il a suivi également les risques majeurs dont
missionné de ses fonctions le 1er avril 2007, et de nommer ceux liés aux systèmes d’informations.
censeur M. Léo Apotheker en attendant de pouvoir propo-
Le Conseil de Surveillance a autorisé le Directoire à met-
ser sa nomination comme membre du Conseil de Surveil-
tre en place pour 2008 le plan annuel d’options (plan n°30)
lance à la prochaine Assemblée Générale des Actionnaires.
et d’attributions gratuites d’actions (plans n°3 et n°4) ainsi
Sur le rapport du Comité de Rémunérations, de Nomina- qu’à procéder à une augmentation de capital réservée aux
tions et du Gouvernement d’Entreprise, le Conseil de Sur- salariés du Groupe (plan mondial d’actionnariat salarié
veillance a arrêté les règles relatives à la rémunération des 2008).
membres du Directoire (fixation de l'atteinte de leurs ob-
Le Conseil de Surveillance a également accompli les dili-
jectifs personnels 2006 et détermination des règles rela-
gences prévues par la loi portant notamment sur les
tives à leur rémunération 2007 : part fixe, part variable)
comptes de gestion prévisionnelle.
ainsi que le nombre d’options et d’actions gratuites qui leur
ont été attribuées dans le cadre du plan 2008. Les prin-
cipes et les règles suivis par le Conseil de Surveillance
pour déterminer les rémunérations et avantages de toute
nature accordés aux mandataires sociaux sont présentés
en page 52 et ci-après. **Les paragraphes 2 à 4, 8 et 9 politique de rémunération
des mandataires sociaux et du Comité Exécutif constituent le
En ce qui concerne la stratégie, le Conseil de Surveillance rapport du Président du Conseil de Surveillance prévu à l'article
a procédé à un examen approfondi de la stratégie du L 225-68 du Code du commerce.
42
Gouvernement d’entreprise

4. Comités du et du respect des règles relatives au périmètre de conso-


lidation,
Conseil de Surveillance – il examine les risques et engagements hors bilan, ainsi
que la situation de trésorerie,
(composition,  il prend connaissance des rapports annuels et semes- 2
triels établis par le Directoire,
fonctionnement et  il propose, après une procédure de consultation, le re-
activité) ** nouvellement ou la nomination de Commissaires aux
comptes,
 il procède à l'examen du champ d'intervention des Com-
Le Conseil de Surveillance a défini dans son règlement in- missaires aux comptes et des résultats de leurs vérifica-
térieur les fonctions, missions et moyens de ses deux Co- tions. Il s'assure de leur indépendance, notamment à
mités : le Comité d'Audit et le Comité de Rémunérations, l'occasion de l'examen des honoraires versés par le
de Nominations et du Gouvernement d’Entreprise. Leurs Groupe à leur cabinet et à leur réseau,
membres sont désignés par le Conseil de Surveillance sur
proposition du Comité de Rémunérations, de Nominations  il examine l'organisation et les moyens de l'Audit Interne
et du Gouvernement d’Entreprise. Les Comités peuvent ainsi que le programme d'Audit Interne et les faits saillants
des rapports produits à l'issue des audits effectués ainsi
demander, après en avoir référé au Président du Conseil
que les suites données aux recommandations de l’Audit
de Surveillance, des études à des consultants externes.
Interne,
Ils peuvent inviter à leurs réunions, en tant que de besoin,
toute personne de leur choix.  il examine les propositions de distribution de dividendes
ainsi que le montant des autorisations financières sou-
mises à l'approbation de l'Assemblée Générale des Ac-
Comité d'Audit tionnaires.
Le Comité d'Audit examine toute question financière,
Composition comptable, ou relevant de la maîtrise des risques, qui lui
est soumise par le Directoire, le Conseil de Surveillance
Le règlement du Conseil de Surveillance prévoit que le Co-
ou le Président du Conseil de Surveillance.
mité d’Audit est composé de trois membres au moins. Les
deux tiers de ses membres doivent être indépendants et Par ailleurs, le Président du Comité d'Audit rencontre,
au moins un de ses membres doit avoir une parfaite com- avant l'examen des comptes annuels et semestriels par le
préhension des normes comptables, une expérience pra- Comité, les Commissaires aux comptes hors la présence
tique de l’établissement des comptes et de l’application de tout représentant de la société.
des normes comptables en vigueur. Le Président du Comité rencontre également quatre fois
La composition du Comité d'Audit du Conseil de Surveil- par an le Directeur de l'Audit Interne hors la présence de
lance est restée inchangée par rapport à celle du Conseil tout autre collaborateur de la société.
d’Administration. Ses quatre membres, MM. Gérard de La Le Comité d'Audit présente au conseil le résultat de ses
Martinière, Président, James Ross, Piero Sierra et Serge diligences et les suites qu'il propose de leur donner. Les
Weinberg, sont tous indépendants et ont les qualités re- procès-verbaux des réunions du Comité d'Audit sont remis
quises en matière d’expérience comptable. aux membres du Conseil de Surveillance.

Fonctionnement Activité en 2007


Le Comité se réunit à l’initiative de son Président ou à la En 2007, le Comité d'Audit a tenu quatre réunions. La
demande du Président du Conseil de Surveillance ou du durée moyenne des réunions à été de 2 heures et le taux
Président du Directoire. Il tient au moins quatre réunions de participation des membres du Comité de 94 %.
par an. Des membres de la Direction Financière et le Directeur de
Il peut convier à ses réunions toute personne qu’il souhaite l'Audit Interne ont assisté à ces réunions. De même, les
entendre. Les Commissaires aux comptes assistent aux Commissaires aux comptes ont participé aux réunions
réunions consacrées à l’examen des comptes. consacrées à l’examen des comptes. En outre, le Comité
a également auditionné des responsables opérationnels
Il peut se faire communiquer par le Directoire les docu- du Groupe. Le Président du Directoire n’a assisté à au-
ments qu’il estime utiles. Il peut demander des études à cune des réunions du Comité d’Audit.
des consultants externes.
Le Comité d'Audit a procédé à l'examen des comptes an-
nuels, des comptes semestriels et des rapports de ges-
Missions tion.
Le Comité d'Audit qui constitue un des éléments de l’ar- Il a examiné le programme de travail de l'Audit Interne qui
chitecture du Contrôle Interne du Groupe, a pour missions est établi sur la base d’une cartographie des risques pré-
de préparer les travaux du Conseil de Surveillance, de lui sentée au Comité, ainsi que les résultats des principaux
faire des recommandations et d'émettre des avis dans les audits. Il a entendu les Commissaires aux comptes sur le
domaines financiers, comptables et du contrôle des résultat de leurs diligences. Dans le cadre de sa revue des
risques. Ainsi : risques, le Comité a, notamment, suivi l’évolution du
 il prépare l'examen par le Conseil de Surveillance des contrat de Capgemini portant sur la construction et le dé-
comptes annuels et semestriels arrêtés ou établis par le ploiement d’un "core system" et l’infogérance des sys-
Directoire ; à cet effet notamment : tèmes d’information de l’Europe. Il a, également, procédé
à une revue des "goodwills" des acquisitions récentes.
– il s'assure de la pertinence et de la permanence des mé-
thodes comptables adoptées pour l'établissement des Il a fait des propositions au Conseil de Surveillance sur le
comptes consolidés ou sociaux ainsi que du traitement montant du dividende. Il a analysé les autorisations finan-
adéquat des opérations significatives au niveau du Groupe cières demandées à l’Assemblée Générale.
43
Le Comité d’Audit a veillé à l’indépendance des Commis- dépendance et l'objectivité nécessaires.
saires aux comptes et, à cet effet, a examiné le montant
A cet effet, il fait des propositions au Conseil de Surveil-
des honoraires versés aux Commissaires aux comptes et
lance sur :
aux entités de leur réseau.
 les missions des Comités du Conseil de Surveillance,
Le Comité a revu ses modalités de fonctionnement à par-
tir des travaux menés par l’Institut Français des Adminis-  la détermination et la revue des critères d'indépendance
trateurs sur les Comités d’audit. Le Comité a constaté que des membres du Conseil de Surveillance,
son organisation, son fonctionnement et ses diligences ré-  l'évaluation de l'organisation et du fonctionnement du
pondaient aux recommandations de l’IFA. Il a relevé ce- Conseil de Surveillance,
pendant quelques améliorations possibles notamment la
prise de connaissance des observations de l’AMF sur le  l'application par la société des pratiques nationales ou
document de référence, du plan de travail de l’audit ex- internationales de gouvernement d'entreprise.
terne et des principales règles et procédures Groupe de Le Comité de Rémunérations et de Nominations présente
Contrôle Interne. au conseil le résultat de ses diligences et les suites qu'il
Le Comité d'Audit a rendu compte de ses travaux se rap- propose de leur donner. Le procès-verbal de ses réunions
portant à l'exercice 2007 aux réunions du Conseil de Sur- est remis aux membres du Conseil de Surveillance.
veillance des 20 février, 28 juin, 31 juillet et 19 décembre
2007. Activité en 2007
En 2007, le Comité de Rémunérations, de Nominations et
du Gouvernement d’Entreprise du Conseil de Surveillance
Comité de Rémunérations, s'est réuni à 3 reprises. Le taux de participation de ses
de Nominations et membres a été de 92 %. Il a rendu compte de ses travaux
du Gouvernement d’Entreprise aux réunions du Conseil de Surveillance des 20 février, 26
avril, 25 octobre et 19 décembre 2007.
Composition Le Comité de Rémunérations, de Nominations et du Gou-
Le règlement du Conseil de Surveillance prévoit que le Co- vernement d’Entreprise a établi des propositions pour le
mité de Rémunérations, de Nominations et du Gouverne- Conseil de Surveillance sur la composition du Conseil de
ment d’Entreprise est composé de trois membres au Surveillance (cooptation de M. G. Richard Thoman et no-
moins. Il est présidé par le Président du Conseil de Sur- mination de M. Léo Apotheker en tant que censeur), sur la
veillance. rémunération des membres du Directoire et l’attribution à
ces derniers d’options et d’actions gratuites. Il a proposé
La composition du Comité de Rémunérations, de Nomi- au Conseil de Surveillance d’autoriser le Directoire à met-
nations et du Gouvernement d’Entreprise du Conseil de tre en place des plans d’options ou d’attributions gratuites
Surveillance est restée inchangée par rapport à celle du d’actions, notamment le plan annuel 2008, ainsi qu’à pro-
Conseil d’Administration, à l’exception du remplacement céder à une augmentation de capital réservée aux sala-
de M. René Barbier de La Serre par M. Henri Lachmann en riés du Groupe (plan mondial d’actionnariat salarié 2008).
qualité de Président. Il a examiné le plan de succession des membres du
Directoire et du Comité Exécutif. Il a analysé la politique
Fonctionnement de rémunération des cadres dirigeants du Groupe ainsi
Le Comité se réunit à l’initiative de son Président. L’ordre que les avantages accordés aux membres de la Direction
du jour est établi par son Président, en concertation avec Générale du Groupe à l’occasion de la cessation de leurs
le Président du Directoire. Il tient au moins trois réunions fonctions. Il a proposé au Conseil de Surveillance des
par an. amendements à la procédure d’établissement des listes
d’initiés.
Le Comité peut entendre toute personne qu’il juge utile à
l’accomplissement de ses travaux.

Missions
Le Comité formule des propositions au Conseil de Sur-
veillance sur la nomination des membres du Directoire, du 5. Le Directoire -
Conseil de Surveillance et des Comités. Il fait également
des propositions sur la rémunération des membres du Di- Composition
rectoire et du Président du Conseil de Surveillance, ainsi
que sur l’attribution d’options ou d’actions gratuites aux
Conformément aux statuts, le Directoire peut être com-
membres du Directoire.
posé de deux membres au moins et sept membres au
Le Comité formule des avis sur les propositions du Direc- plus.
toire portant sur la rémunération des membres du Comité
Le Directoire est nommé par le Conseil de Surveillance qui
Exécutif, les principes et modalités relatifs à la fixation de
en désigne le Président. Le mandat des membres du Di-
la rémunération des dirigeants du Groupe et la mise en
rectoire est de 3 ans renouvelable.
place de plans d’options ou d’attributions gratuites d’ac-
tions, ainsi que de plans d’actionnariat salarié. La limite d’âge pour l’exercice des fonctions de membre
du Directoire est fixée à 65 ans. Lorsqu’un membre du Di-
Il étudie les solutions susceptibles d'assurer la relève des
rectoire atteint cet âge, le Conseil de Surveillance peut en
membres du Directoire et du Comité Exécutif.
une ou plusieurs fois le proroger dans ses fonctions pour
Il propose le montant des jetons de présence qui est fixé une durée totale n’excédant pas trois années.
par l'Assemblée Générale et de leurs règles de répartition.
Le Directoire est composé actuellement de deux membres
Le Comité propose au Conseil de Surveillance les dispo- MM. Jean-Pascal Tricoire, Président et Pierre Bouchut qui
sitions propres à assurer les actionnaires et le marché que ont été nommés par le Conseil de Surveillance du 3 mai
le Conseil de Surveillance accomplit ses missions avec l'in- 2006 pour une durée expirant le 2 mai 2009.
44
Gouvernement d’entreprise

Président du Directoire Expérience et expertise


M. Jean-Pascal Tricoire Diplômé de HEC et titulaire d’une maîtrise en sciences
économiques appliquées Paris Dauphine, Pierre Bouchut
commence sa carrière en 1979 chez Citibank Paris, qu’il
Age : 44 ans
quitte en 1987 pour rejoindre Bankers Trust France SA en 2
Adresse professionnelle : Schneider Electric, qualité de Vice-Président Finance. En 1988, il devient
43-45 bd Franklin Roosevelt, 92500 Rueil-Malmaison consultant pour Mc Kinsey & Company. En 1990, il est en-
gagé comme Directeur Financier du groupe Casino, dont
4 561 (1) actions Schneider Electric SA
il deviendra notamment Administrateur Directeur Général.
Première nomination : 2006 / Fin de mandat : 2009 En mai 2005, il rejoint Schneider Electric comme Directeur
Général Finances-Contrôle-Juridique. Il est membre du
Directoire depuis le 3 mai 2006.
Liste des mandats et autres fonctions
dans des sociétés françaises ou étrangères (1) En direct ou par le biais de FCPE.
 En cours actuellement : Président du Directoire de
Schneider Electric SA ; Président Directeur Général de
Schneider Electric Industries SAS ; Administrateur de
Square D (Etats-Unis).
 Au cours des 5 dernières années et qui ne sont plus 6. Organisation
exercés : Administrateur de Clipsal Asia Holding limited,
Digital Electronics Corporation, Schneider Electric Austra- et fonctionnement du
lia PTY Limited, Schneider Electric New Zealand Holding
Limited, PT Schneider Indonesia, Schneider Electric Japan Directoire
LTD, Schneider Electric Japan Holding LTD, Schneider
Electric Venezuela SA, Schneider Toshiba Inverter SAS, Le Directoire est investi à l’égard des tiers des pouvoirs les
PDL Holding Limited. plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de
la société, sous réserve de ceux expressément attribués
Expérience et expertise
par la loi au Conseil de Surveillance et aux assemblées
Diplômé de ESEO d’Angers et titulaire d’un MBA de l’EM des actionnaires et dans la limite de l’objet social et de
Lyon et après des débuts professionnels chez Alcatel, ceux qui requièrent l’autorisation préalable du Conseil de
Schlumberger et Saint Gobain, Jean-Pascal Tricoire rejoint Surveillance.
le groupe Schneider Electric (Merlin Gerin) en 1986. Il ef-
fectue un parcours opérationnel au sein de Schneider Le Directoire en vertu de la loi :
Electric, à l'étranger, de 1988 à 1999 : en Italie (cinq ans),  arrête les comptes annuels ou semestriels et les rap-
en Chine (cinq ans) et en Afrique du Sud (un an). Il occu- ports de gestion,
pera ensuite des fonctions corporate de 1999 à 2001 : Di-
 convoque les assemblées générales,
recteur des Grands Comptes globaux et stratégiques et du
projet d'entreprise "Schneider 2000+". De janvier 2002 à  décide des augmentations ou des réductions de capital,
fin 2003, il a été Directeur Général de la Division Interna- sur délégation de l’Assemblée Générale extraordinaire,
tionale. En octobre 2003, il est nommé Directeur Général  procède aux attributions d’options de souscription ou
Délégué, avant de devenir Président du Directoire de d’achat d’actions ou d’actions gratuites, sur autorisation de
Schneider Electric SA le 3 mai 2006. l’Assemblée Générale,
(1) En direct ou par le biais de FCPE.  décide des émissions d’obligations.
Le Directoire a adopté un règlement intérieur qui constitue
Membre du Directoire un document interne destiné à organiser son fonctionne-
ment et ses rapports avec le Conseil de Surveillance. Il est
M. Pierre Bouchut
inopposable aux tiers.
Le Directoire s’est réuni 14 fois au cours de l’année 2007.
Age : 53 ans
Adresse professionnelle : Schneider Electric,
43-45 bd Franklin Roosevelt, 92500 Rueil-Malmaison
42 289 (1) actions Schneider Electric SA
Première nomination : 2006 / Fin de mandat : 2009
7. Déclarations
sur la situation des
Liste des mandats et autres fonctions
dans des sociétés françaises ou étrangères membres des organes
 En cours actuellement : Membre du Directoire de
Schneider Electric SA ; Président du Conseil d’Adminis-
d’Administration, de
tration de Schneider Electric Services International ; Ad-
ministrateur de Schneider Electric Industries SAS, de
Direction et de Contrôle
Schneider Electric France, de Square D, de France
Transfo, Du Pareil au Même. Les membres du Conseil de Surveillance et les membres
du Directoire détiennent 0,03 % du capital et 0,03 % des
 Au cours des 5 dernières années et qui ne sont plus
droits de vote de la société.
exercés : Administrateur de Havas, de Casino (et divers
autres mandats à l'intérieur du Groupe), de Laurus (Pays- M. Pierre Bouchut est lié par un contrat de travail avec les
Bas), de Smart & Final (USA), de CBD (Brésil) et de Big C sociétés Schneider Electric Industries SAS et Schneider
(Thaïlande). Electric Services International.
45
M. Alain Burq est lié par un contrat de travail avec et d’une façon générale, il contribue à la maitrise des acti-
Schneider Electric Industries SAS. vités du Groupe, à l’efficacité de ses opérations et à l’utili-
sation efficiente de ses ressources.
Il n’existe pas de contrat de services liant les membres du
Conseil de Surveillance ou du Directoire de la société ou En contribuant à prévenir et maitriser les risques de ne pas
l’une de ses filiales et prévoyant l’octroi d’avantages aux atteindre les objectifs que s’est fixés la société, le disposi-
termes d’un tel contrat. tif de contrôle interne joue un rôle clé dans la conduite et
le pilotage de ses différentes activités.
Aucune opération n’a été conclue par la société avec ses
mandataires sociaux. Il y a lieu de souligner qu'un système de contrôle interne
conçu pour répondre aux différents objectifs décrits ci-des-
Aucun des membres du Conseil de Surveillance ou du
sus ne donne cependant pas la certitude que les objectifs
Directoire, au cours de ces cinq dernières années :
fixés sont atteints et ce, en raison des limites inhérentes au
 n’a fait l’objet d’une condamnation pour fraude, ni d'une fonctionnement de toute procédure.
incrimination et/ou sanction publique officielle prononcée
Le processus de contrôle interne est en constante évolu-
par des autorités réglementaires,
tion : les procédures sont adaptées pour tenir compte des
 n'a été empêché par un tribunal d’agir en qualité de changements dans l’environnement économique, régle-
membre d’un organe d’administration, de direction ou de mentaire et des évolutions de l’organisation du Groupe.
surveillance d’un émetteur ou d’intervenir dans la gestion Les différents acteurs veillent à assurer en permanence la
ou la conduite des affaires d’un émetteur, mise à jour des procédures et leur diffusion à travers le
Groupe.
 n'a été associé, en qualité de mandataire social ou de di-
rigeant, à une faillite, une mise sous séquestre ou une li- Ce rapport a été préparé sur la base de discussions entre
quidation. les différents acteurs du contrôle interne, en particulier, la
Direction Finances - Contrôle - Juridique et l’Audit Interne,
Il n’y a aucun lien familial entre les membres du Conseil de
la Direction Générale et le Comité d’Audit. Il s’appuie sur
Surveillance ou du Directoire de la société.
un recensement des moyens et procédures de contrôle in-
Aucun arrangement ou accord n’a été conclu avec les prin- terne mis en œuvre par le Groupe.
cipaux actionnaires clients, fournisseurs ou autres en vertu
duquel un membre du Conseil de Surveillance ou du Di-
rectoire aurait été sélectionné en tant que membre d’un or-
gane d’administration, de direction ou de surveillance ou Organisation générale
en tant que membre de la Direction Générale. des procédures de contrôle
Il n’existe aucun conflit d’intérêt entre les devoirs à l’égard
de la société, des membres du Conseil de Surveillance ou L’environnement du contrôle :
du Directoire et leurs intérêts privés. acteurs et responsabilités
a) le Conseil de Surveillance, le Comité
d'Audit et le Comité de Rémunérations, de
Nominations et du Gouvernement
d’Entreprise
8. Contrôle Interne ** Conformément à l'article L.225-68 du Code de commerce,
le Conseil de Surveillance exerce le contrôle permanent
de la gestion de la société par le Directoire qui est investi
Schneider Electric fait face dans le cadre de ses activités
à l’égard des tiers des pouvoirs les plus étendus pour agir
opérationnelles à un certain nombre de risques externes
en toutes circonstances au nom de la société.
ou internes présentés dans le descriptif de l’entreprise et
de ses activités (cf. pages 29 à 33). Le Conseil de Surveillance indépendamment de son pou-
voir général de contrôle a posteriori, exerce un contrôle a
Afin de prévenir et de maitriser ces risques, Schneider
priori plus particulièrement sur le financement et la mise en
Electric a mis en place des procédures et des processus
œuvre de la stratégie. En effet, les statuts et le règlement
destinés à les identifier, les quantifier et les diminuer. En
intérieur du Conseil de Surveillance prévoient que le Di-
outre, pour prévenir les risques d’erreurs dans les do-
rectoire doit recueillir l’autorisation préalable du Conseil de
maines comptables et financiers, Schneider Electric a mis
Surveillance pour pouvoir procéder à toute opération de fi-
en place au niveau du Groupe et des entités un ensemble
nancement susceptible de modifier substantiellement la
de procédures.
structure financière de la société (emprunt, augmentation
L’ensemble de ces procédures constitue le Contrôle In- de capital…) ou décider de toute opération d’acquisition
terne de la société. Il vise à assurer : ou de cession significative.
 la conformité aux lois et règlements, Dans le cadre de son contrôle a posteriori le Conseil de
 l’application des instructions et des orientations fixées Surveillance revoit les comptes arrêtés par le Directoire.
par la Direction Générale du Groupe, A cette occasion celui-ci s'assure notamment de la perti-
nence et de la permanence des méthodes comptables
 le bon fonctionnement des processus internes de la so- adoptées pour leur établissement ainsi que du traitement
ciété, notamment ceux concourant à la sauvegarde de ses adéquat des opérations significatives au niveau du Groupe
actifs, et du respect des règles relatives au périmètre de conso-
 la fiabilité des informations financières, lidation.
Le Conseil de Surveillance s’assure de la fiabilité du
**Les paragraphes 2 à 4, 8 et 9 politique de rémunération Contrôle Interne. A cet effet, le Comité d'Audit rend compte
des mandataires sociaux et du Comité Exécutif constituent le au Conseil de Surveillance de son examen de l'organisa-
rapport du Président du Conseil de Surveillance prévu à l'article tion, du fonctionnement et des travaux de l'Audit Interne
L 225-68 du Code du commerce. ainsi que de ses diligences sur toute question financière ou
46
Gouvernement d’entreprise

comptable relevant de la maîtrise des risques dont il se L'action de l'Audit Interne s'inscrit dans le cadre d'un plan
saisit ou qu'il effectue à la demande du Conseil de Sur- annuel modulable.
veillance ou de son Président ou du Président du Direc-
L’élaboration du plan d’audit est réalisée à partir d'une car-
toire.
tographie des risques et des difficultés de pilotage identi-
Le Conseil de Surveillance s’assure du bon fonctionne- fiées par la Direction Générale et prend en compte les 2
ment du Directoire. Il fixe la rémunération des membres du résultats des audits passés, les diligences réalisées par
Directoire, sur la base du rapport du Comité de Rémuné- les Commissaires aux comptes et l’auto-évaluation du
rations, de Nominations et du Gouvernement d’Entreprise. Contrôle Interne par les entités. Le cas échéant, ce plan
Sur le rapport de ce Comité, il est informé de la politique d’audit est adapté en cours d’année pour y intégrer des in-
de rémunération des dirigeants du Groupe arrêtée par le terventions demandées par la Direction Générale du
Directoire et il autorise la mise en place des plans d'op- Groupe.
tions de souscription ou d’achat d’actions et des plans d’at-
tributions gratuites d’actions. Le processus d’audit interne s’appuie sur les règles inter-
nationales d’audit établies par l’Institute of Internal Auditors.
b) La Direction Générale du Groupe Les missions de l'Audit Interne donnent lieu à l'élaboration
La Direction Générale est composée du Directoire assisté de rapports incluant des conclusions et recommandations
du Comité Exécutif. Le Comité Exécutif (15 membres) est à destination des responsables des entités auditées, de la
présidé par le Président du Directoire. Il comprend, outre Direction Générale ou du Comité d'Audit. Les Commis-
les membres du Directoire : saires aux comptes ont accès à ces rapports.

 les directeurs des quatre Directions opérationnelles (Eu- En 2007, l’Audit Interne a réalisé 34 missions dans les do-
rope, Amérique du Nord, Asie-Pacifique, Reste du monde). maines suivants :
 les directeurs de la Direction Globalisation & Industrie,  audits complets d’entités de taille moyenne,
de la Direction Stratégie-Clients & Technologies et Busi-  audits de certains risques ou processus opérationnels,
ness unit Services et de la Direction Activité Energies re-
nouvelables,  audit post-acquisition pour les entités ayant rejoint le
Groupe récemment,
 les directeurs des Business units : Power, Automation,
Energie sécurisée et Automatismes et sécurité du bâti-  analyse des auto-évaluations de contrôle ("control self
ment assessment") réalisées par les entités,

 le directeur des Ressources Humaines Globales et le  audit de suivi de l'application des recommandations.
directeur Ressources Humaines Stratégiques et Organi-
sation. d) La Direction
Le Comité Exécutif revoit régulièrement les perspectives Finances - Contrôle - Juridique
d'évolution des principaux métiers du Groupe, les oppor- La Direction Finances - Contrôle - Juridique a un rôle per-
tunités de croissance qui permettraient d'étoffer le porte- manent dans l’organisation de l’environnement de contrôle
feuille d'activités, ou les désinvestissements qu'il convient et le contrôle du respect des procédures.
de réaliser. Il revoit les stratégies globales du Groupe
comme les politiques d'innovation, d'implantations géo- Elle a pour mission la consolidation et l’analyse des don-
graphiques, de ressources humaines et de relations avec nées financières mensuelles, trimestrielles et annuelles.
les instituts de recherche ou de formation. Dans ce contexte, elle établit et met à jour les procédures
Le Comité Exécutif revoit systématiquement les perfor- comptables, financières et de gestion (cf. "Procédures de
mances commerciales, économiques et financières des Contrôle" ci-dessous) qui permettent d’assurer l’homogé-
centres de profit. Il suit les grands projets d'amélioration néité des pratiques financières et de gestion au sein du
des processus de gestion en matière de systèmes d'infor- Groupe et leur conformité aux dispositions réglementaires
mations. Il traite tous les sujets opérationnels liés à la ges- applicables.
tion industrielle, à l'optimisation logistique et aux relations
avec les intermédiaires et distributeurs. Il fait le bilan du e) Les Directions opérationnelles
lancement des nouveaux produits et suit les principales et les Business units
évolutions technologiques susceptibles d'intéresser le Le bon fonctionnement du Contrôle Interne dans le Groupe
Groupe. repose sur les équipes de direction des Directions opéra-
tionnelles et des "Business units". Toutes les entités du
c) L'Audit Interne Groupe sont rattachées hiérarchiquement à l’une des qua-
Le Groupe a une Direction de l'Audit Interne (composée tre Directions opérationnelles géographiques ou à l'une
de 25 auditeurs) dont le Directeur est rattaché à la Direc- des "Business units" du Groupe, lesquelles sont dirigées
tion Générale à laquelle il rend compte ainsi qu'au Comité par un Directeur opérationnel auprès de qui est nommé un
d'Audit. contrôleur financier. Au sein de chaque division, l’équipe
L'Audit Interne a pour mission de vérifier au sein des enti- de direction organise le contrôle des opérations, s’assure
tés du Groupe si notamment : de la mise en œuvre des stratégies destinées à assurer la
réalisation des objectifs et suit la performance des entités
 les risques sont correctement identifiés et maîtrisés,
composant la division.
 les informations significatives de nature financière, ma-
nagériale et opérationnelle sont fiables et précises, Les Directeurs des Directions opérationnelles et des Bu-
siness units font partie du Comité Exécutif et rapportent
 les collaborateurs agissent dans le respect des lois et au Président du Directoire du Groupe. Les contrôleurs fi-
réglementations ainsi que des politiques, des normes et nanciers sont rattachés hiérarchiquement à la Direction Fi-
des procédures applicables, nances - Contrôle - Juridique. Les opérations réalisées par
 les ressources sont acquises à un coût compétitif, ex- les divisions sont revues mensuellement lors d’un Comité
ploitées efficacement et protégées convenablement. de Gestion.
47
Cette organisation matricielle garantit à la fois une excel- les Directions opérationnelles, selon les indications four-
lente réactivité par rapport aux risques liés aux opérations nies par le Groupe. Les risques globaux font l’objet de pro-
grâce à la proximité géographique, à la connaissance des cédures spécifiques décrites ci-dessous.
spécificités et des modèles économiques locaux et l’appli-
cation des règles du Groupe grâce aux contacts fréquents Limitations de pouvoirs et délégations de pouvoirs
avec les fonctions centrales. Dans la gestion courante, le Groupe applique un principe
de subsidiarité garanti par la mise en place de règles de
f) La Direction des Ressources Humaines limitations de pouvoirs des dirigeants au niveau du
Groupe et de délégations et de sous-délégations de pou-
La Direction des Ressources Humaines est responsable
voirs au sein de chacune des entités composant le
de la mise en œuvre et du contrôle de l’application des
Groupe. Ainsi, les contrats d'achats ou de ventes de pro-
procédures liées au développement des collaborateurs, à
duits ou de services ne peuvent être signés que par ou
la santé et à la sécurité au travail et à l’éthique profes-
avec l'autorisation des responsables opérationnels,
sionnelle. Ces procédures sont diffusées au travers des
lorsqu'ils excédent des montants variant selon la nature
"Principes de Responsabilité" du Groupe et sont contrô-
des contrats, l'entité et la division concernée, dans la
lées par le processus d’évaluation annuel et le suivi des
limite maximum de 10 millions d'euros. En outre, toutes
indicateurs du programme d’entreprise new2 (voir ci-des-
les opérations dont l'importance ou la nature mettent en
sous).
jeu les intérêts fondamentaux du Groupe restent subor-
données à une autorisation préalable du Directoire du
Les référentiels Groupe voire du Conseil de Surveillance. Ainsi en est-il de
toutes les décisions impactant le périmètre du Groupe
de Schneider Electric
(acquisitions, souscriptions ou cessions de titres de parti-
cipation quel qu'en soit le montant) ou relatives à des
a) "Les Principes de Responsabilité" actifs stratégiques, au développement de produits, aux
marques, brevets et engagements hors bilan.
"Les Principes de Responsabilité" donnent à chacun des
collaborateurs un guide pour ses décisions et ses actions Comité des acquisitions,
à l'égard de toutes les parties prenantes de l'entreprise : Comités des nouveaux produits
les salariés, les clients, les fournisseurs, les actionnaires,
Les décisions relatives aux acquisitions d'entreprises et
la société civile et l'environnement. Ils sont systématique-
aux programmes de développement de produits sont
ment communiqués aux nouveaux collaborateurs avec leur
prises, conformément aux règles sur les délégations de
contrat de travail.
pouvoirs présentées ci-dessus, après instruction selon le
cas par le Comité des acquisitions et des Comités des
b) Le code de déontologie boursière nouveaux produits en place au sein de chaque Business
Ce code définit des règles, applicables aux dirigeants et unit. Ces deux Comités réunissent les principales Direc-
collaborateurs, destinées à prévenir les délits d'initié. Il pré- tions impliquées dans les projets.
voit notamment un devoir de confidentialité qui s'impose à
Revue de gestion trimestrielle
tout collaborateur détenant des informations confiden-
tielles sur l'entreprise et une limitation permanente des La Direction Générale (Président du Directoire, Direction
opérations sur le titre Schneider Electric SA susceptibles Finances - Contrôle - Juridique et Direction Ressources
d'être réalisées par les personnes qui, en raison de leur Humaines) procède quatre fois par an à une revue com-
qualité, sont détentrices d'informations privilégiées. plète de l'activité et des résultats des Directions opéra-
tionnelles et des Directions centrales. Ces réunions por-
c) Les normes internationales d'audit interne tent sur le suivi des principaux plans d'actions menés en
matière de croissance, d'efficacité opérationnelle et de
La Direction de l'Audit Interne s'engage à respecter les management des collaborateurs. Ces réunions portent
normes internationales d'audit interne définies notamment également sur l'analyse des résultats à date et sur les
par l'Institute of Internal Auditors (I.I.A.). prévisions établies pour les prochains trimestres ; elles
sont précédées de revues de gestion similaires aux diffé-
d) Principes de gestion rents niveaux organisationnels du Groupe (i.e. pour les
et de reporting du Groupe (cf. infra) divisions géographiques : entité, pays, zone).

Contrôle de gestion
e) Le cadre de référence recommandé
par l’AMF La Direction Générale examine en revue de gestion men-
suelle les résultats consolidés du Groupe et des entités.
Schneider Electric a entrepris une démarche visant à
adapter son dispositif de Contrôle Interne en vue de le rap- Par ailleurs, les contrôleurs financiers des Directions opé-
procher du cadre de référence préconisé par l’AMF et de rationnelles et la Direction Finances - Contrôle - Juridique
son guide d’application. revoient la performance et les opérations principales des
entités lors de Comités de gestion mensuels.

Les procédures Suivi des priorités fixées par le programme


d’entreprise new2
a) Procédures relatives à la conduite Le programme d'entreprise new2 est organisé autour de
des opérations trois priorités pour lesquelles le Groupe a identifié des po-
tentiels de progression importants : la croissance, l'effica-
Gestion des risques opérationnels cité et les collaborateurs.
Comme indiqué ci-dessus, les risques opérationnels Ce programme d’entreprise se traduit en indicateurs chif-
sont prioritairement gérés par les entités en liaison avec frés, mesurés mensuellement et qui concernent :
48
Gouvernement d’entreprise

 l’efficacité des processus critiques (satisfaction clients, de l’intégration qui rend compte de l’avancement à un Co-
logistique, fonction informatique, localisation des achats et mité de pilotage mensuellement puis trimestriellement.
de la production…),
Le développement de nouveaux produits
 la croissance dans les nouvelles activités et les nou-
veaux produits, Les choix d’investissement sont réalisés par les Comités
des produits nouveaux qui décident de l’allocation des res-
2
 le développement des collaborateurs (formation, santé
sources entre le développement de nouveaux produits, la
et sécurité au travail…).
gestion de gamme et la recherche technologique.
Les priorités identifiées dans le programme new2 corres-
Les processus de gestion des projets technologiques ont
pondent à des processus majeurs à la fois en termes de
été harmonisés à travers le Groupe afin d’assurer un meil-
contrôle et de performance et sur lesquels le Groupe s’im-
leur suivi des allocations de ressources et des retours sur
pose un niveau d’efficacité et de qualité maximal.
investissements.
Le suivi mensuel de ces indicateurs par la Direction Géné-
rale se traduit en plans d’actions immédiats dès lors que des La propriété industrielle
zones de risque ou de perfectionnement sont identifiées. Les brevets mis au point ou achetés par le Groupe sont
suivis par le Département Propriété Industrielle de la Di-
Réunions de cadrage financier
rection Finances - Contrôle - Juridique qui centralise l'in-
Toutes les entités du Groupe font l'objet d'une revue an- formation pour les principales filiales du Groupe et assure
nuelle par la Direction Finances - Contrôle - Juridique de la gestion et la défense des titres de propriété à travers le
leurs enjeux financiers. monde. Il en va de même pour les marques qui font l'objet
d'un suivi identique.
Ces réunions permettent de suivre pour chacune des en-
tités du Groupe : Les achats
 l'évolution du bilan et des capitaux employés,
Les achats représentent environ la moitié du chiffre d'af-
 l'évolution du besoin en fonds de roulement et du crédit faires du Groupe et sont un processus clé dans les opéra-
clients, tions du Groupe.
 l'analyse des risques financiers (liquidité, change,
Les règles relatives à la fonction Achat sont constituées
contreparties, crédit),
de directives relatives à l'organisation, au fonctionnement
 le respect des règles internes relatives aux paiements ou au comportement des acheteurs dans leurs relations
intra-groupe et aux prix de transfert, avec les fournisseurs et de procédures qui portent notam-
 le suivi de la composition de leurs organes sociaux. ment sur les délégations de signature et le respect de l'en-
vironnement. La fonction Achat est systématiquement
Comité de trésorerie mensuel contrôlée par l'Audit Interne lors de toutes ses missions en
Présidé par la Direction Finances - Contrôle - Juridique, le unité ou en filiale, suivant une grille d'analyse qui porte no-
Comité examine chaque mois la situation de trésorerie, de tamment sur la productivité, les coûts de non-qualité, le
change et la capacité de financement du Groupe. respect des directives et l'analyse du portefeuille des four-
nisseurs.
Les opérations de change sont centralisées pour l'ensem-
ble du Groupe, sauf celles liées aux devises non liquides
sur le marché des changes. Le Groupe a mis en place des
règles de contrôle des expositions aux risques de change
qui sont limitées à la couverture des créances et dettes
Procédures de contrôle
des flux opérationnels de chaque société et aux flux fi- interne applicables à
nanciers intra-groupe (dividende, prêts et emprunts), ainsi
que des règles de contrôle de la comptabilisation des opé- l'élaboration et au traitement
rations de change. de l'information comptable et
b) Les procédures spécifiques à certains financière
types de risques ou à certaines opérations En application du règlement n°1606/2002 de l'Union Eu-
L'intégration des acquisitions ropéenne, les comptes consolidés du Groupe au titre des
exercices ouverts à compter du 1er janvier 2005 sont éta-
L'intégration des acquisitions est un processus qui s'étend blis selon les normes comptables internationales IFRS (In-
sur une période de 6 à 24 mois selon la nature et l'impor- ternational Financial Reporting Standards).
tance de la société.
Pour chaque acquisition, le scénario d'intégration varie Procédures de contrôle interne
selon l'objectif stratégique poursuivi par l'opération : ren-
destinées à valider l'existence et
forcement de l'offre, extension de l'offre ou entrée dans de
nouvelles activités. la valeur des actifs et passifs
Il existe ainsi 5 scénarios d'intégration qui vont de l'inté- D'une manière générale, les procédures établissant le
gration totale à une gestion individualisée rattachée à la contrôle interne reposent sur la définition de niveaux de
Direction Générale. Un tableau matriciel détermine suivant responsabilité pour autoriser et contrôler les opérations,
l'objectif stratégique poursuivi, les niveaux d'intégration re- sur la séparation des fonctions pour assurer le bien fondé
tenus pour chacune des grandes fonctions de l'entreprise : pour l'entreprise de toutes les transactions initiées et sur
front office (force de vente et marque), back office, R&D, l'intégration des outils de gestion et des outils comptables
fonctions corporate et reporting managérial. garantissant l'exhaustivité de l'enregistrement comptable
Chaque acquisition donne lieu à l’élaboration d’un plan des dites transactions.
d’intégration approuvé par le Comité des acquisitions. La Chaque filiale est responsable de la déclinaison locale des
mise en œuvre de ce plan est confiée à un responsable procédures établies par le Groupe sur le contrôle interne.
49
Les équipes de direction des Directions opérationnelles tuellement lorsqu'elles font partie d'un groupe d’intégration
assistent les entités dans cette mise en place et réalisent fiscale.
un premier niveau de contrôle de l’application des procé- Le Département Fiscal de la Direction Finance - Contrôle
dures.
- Juridique a, notamment, pour mission de contrôler la
Actifs incorporels charge d'impôt courant des pays représentant une contri-
bution significative à l’impôt payé par le Groupe et de sui-
Les actifs incorporels générés en interne (progiciels et vre les contentieux fiscaux.
coûts de développement des produits) sont valorisés selon
un processus qui permet le contrôle et l’analyse des dé- Les Directions opérationnelles sont en général dotées de
penses engagées, l’identification de la partie des dé- responsables fiscaux qui s’assurent de l’application des
penses répondant à la définition d’un actif et pouvant être dispositions réglementaires locales.
capitalisée et le suivi de l’utilisation de l’actif dans le temps. Lors de chaque consolidation trimestrielle, le Département
Des systèmes d’information appropriés ont été mis en Contrôle de Gestion et Comptabilité de la Direction Fi-
œuvre afin de suivre les coûts liés aux projets de déve- nances - Contrôle - Juridique contrôle la charge d'impôt
loppement et de mieux appréhender la rentabilité des nou- courante et différée du Groupe, la cohérence des contri-
veaux produits. butions des principales filiales et justifie le taux d'impôt ef-
Les marques valorisées en tant qu'actifs résultent toutes fectif du Groupe. Il analyse également l'évolution des actifs
d'un processus de valorisation économique des acquisi- et passifs d'impôts différés par nature de base taxable.
tions réalisées par le Groupe et, pour les plus significa-
tives, d'une évaluation par un expert indépendant. Provisions pour risques et charges

Certaines acquisitions ont donné lieu à la reconnaissance Les risques sont par principe couverts par des provisions
de "Relations Clients" ("Customer Relationships") qui ont comptabilisées localement par les filiales. L'essentiel des
été valorisées par des experts indépendants. litiges est suivi conjointement par la filiale et la Direction
Finances - Contrôle - Juridique. Les provisions pour risques
Conformément aux principes IFRS, la valeur des écarts sont mises à jour lorsque l'appréciation du risque vient à
d'acquisition et des actifs incorporels non amortis recon-
être modifiée. Les mouvements comptabilisés par les fi-
nus dans le cadre des acquisitions est testée annuellement
liales doivent être justifiés et sont analysés au regard des
(et en cours d’année, dès lors qu’apparaît un indice de
normes et règlements en vigueur. Lorsque cela est né-
perte de valeur) pour s’assurer que leur valeur recouvrable
cessaire, le Groupe fait appel à des experts indépendants
est supérieure à la valeur inscrite au bilan.
pour évaluer les risques.
Actifs corporels
Avantages au personnel
Les terrains et constructions sont suivis par la Direction
Les filiales sont responsables de la gestion des avantages
Immobilière du Groupe et sont valorisés à leur coût histo-
au personnel, qu'ils soient obligatoires, conventionnels ou
rique d'acquisition diminué du cumul des amortissements
et des pertes de valeur éventuelles. Les immobilisations contractuels. En pratique, les engagements du Groupe
industrielles sont suivies par la Direction Globalisation & identifiés concernent les indemnités de fin de carrière, les
Industrie. retraites du personnel et la couverture de frais médicaux et
sont enregistrés systématiquement dans tous les pays où
L'enregistrement comptable de ces actifs est effectué sur l'engagement est à la charge du Groupe.
la base d'un acte de propriété, d'une facture ou du contrat
de location financière et du document justifiant la mise en Dette financière
exploitation ou en service.
La gestion de la dette financière nette est centralisée par
Titres de participation la Direction Finances - Contrôle - Juridique. Des contrats
de centralisation de la trésorerie et du risque de change
Les titres de participation consolidés et non consolidés
au niveau Groupe sont chaque fois que nécessaire mis en
sont suivis et contrôlés par la Direction Finances -Contrôle-
œuvre pour optimiser les flux, bénéficier d'économies
Juridique.
d'échelle et minimiser le coût du financement.
Stocks Le mode de financement des filiales est décidé par la Di-
Les stocks sont physiquement vérifiés au minimum une rection Finances - Contrôle - Juridique. Les filiales ont prio-
fois par an dans chacune des filiales par des inventaires ritairement recours à un financement intra-Groupe court
physiques généraux ou par des inventaires tournants. Le terme dans leur devise de transaction. Mais dans certains
cas échéant, les stocks sont ramenés à leur valeur nette cas le Département Financement et Trésorerie peut privi-
de réalisation par une dépréciation. légier un financement externe. La gestion de la dette fi-
nancière long terme est centralisée.
Clients
Les opérations de financement par émission d’emprunt
L'enregistrement des créances clients résulte directement obligataire sont soumises à l’approbation du Conseil de
de la comptabilisation du chiffre d'affaires par les filiales.
Surveillance.
Ces créances sont valorisées et, le cas échéant, dépré-
ciées par les filiales suivant les règles Groupe. Engagements hors bilan
Le suivi des comptes clients (acceptation de nouveaux Les engagements hors bilan des filiales acquises sont re-
clients, limites de crédit, assurance crédit, relances et pro- censés au moment de leur entrée dans le Groupe. Les ga-
cédures de recouvrement…) est réalisé selon les règles ranties financières sont émises par la Direction Finances
établies dans la Charte du Credit Management préparée - Contrôle - Juridique. Une consolidation est effectuée se-
par le département Crédit Client du Groupe. mestriellement par le Département Contrôle de Gestion et
Dettes et créances fiscales Comptabilité qui en vérifie la cohérence. Les autres enga-
gements de nature juridique sont suivis par le Départe-
Les filiales sont responsables pour le calcul, l'enregistre- ment Juridique.
ment comptable et la gestion de leurs impôts, sauf éven-
50
Gouvernement d’entreprise

Procédures relatives b) Rôle du Département


à l'élaboration de l'information Contrôle de Gestion et Comptabilité
comptable et financière Au sein du Département Contrôle de Gestion et Compta-
bilité, un service Reporting & Consolidation est en charge
Cadre conceptuel, référentiel et normes comptables de la production et de la diffusion des éléments de repor- 2
Depuis le 1er janvier 2005, les états financiers consolidés ting dans le Groupe et un service d’Analyse de la Perfor-
du Groupe sont établis selon les normes comptables in- mance assure le suivi de la réalisation des objectifs
ternationales IFRS. assignés aux unités opérationnelles.
Le Groupe applique les normes IFRS telles qu’adoptées Le Département Contrôle de Gestion et Comptabilité éta-
par l’Union Européenne au 31 décembre 2007. blit le périmètre de consolidation et, en collaboration avec
le Département Juridique, vérifie la méthode de consoli-
Les principes comptables du Groupe s’appuient sur les hy-
pothèses de base et les caractéristiques qualitatives du dation de chaque filiale, le pourcentage de contrôle et le
cadre conceptuel des IFRS : comptabilité d’engagement, pourcentage d'intérêt.
continuité d'exploitation, image fidèle, prééminence de la Il transmet des instructions sur le déroulement du proces-
substance sur la forme, neutralité, prudence, exhaustivité, sus de clôture en précisant notamment le calendrier à res-
comparabilité, pertinence et intelligibilité. pecter, les informations à saisir et les retraitements à
L'application des principes et méthodes comptables effectuer.
Groupe est obligatoire pour toutes les entités du Groupe Il contrôle qualitativement les liasses remontées par les fi-
pour le reporting de gestion et la consolidation statutaire. liales, en se concentrant plus particulièrement sur les dé-
Présentation du système comptable et de reporting clarations des transactions intra-groupe, le traitement des
opérations non récurrentes de la période et les mouve-
Au sein de la Direction Finances - Contrôle - Juridique, le ments entre le bilan d'ouverture et de clôture, sur la base
Département Contrôle de Gestion et Comptabilité a dé- desquels est établi le tableau de flux de trésorerie.
cidé d'unifier les processus de gestion existant dans les
différentes entités en déployant progressivement le progi- Il vérifie également le résultat des traitements automa-
ciel intégré SAP dans l'ensemble du Groupe. D'ores et déjà tiques : conversion, élimination des transactions intra-
un certain nombre de filiales, dont la France, l'Espagne et groupe, partage entre la part du Groupe et les intérêts
d'autres pays européens, ainsi que la Chine, utilisent SAP minoritaires, variations de périmètre, etc.
pour gérer leurs activités et tenir leur comptabilité statu- En parallèle, les états financiers consolidés du Groupe
taire. La structuration d'un modèle de paramétrage SAP sont analysés en détail pour comprendre et vérifier les
commun à l'ensemble du Groupe est en cours et son dé-
principales contributions et la nature des opérations enre-
ploiement sur l’essentiel des filiales du Groupe s’étalera
gistrées. Les classements comptables sont vérifiés. En
sur les quatre prochaines années.
particulier, l'établissement et la validation du tableau de va-
Au plan comptable, les filiales enregistrent leurs opérations riation des capitaux propres et du tableau des flux de tré-
conformément aux principes du Groupe. Le cas échéant, sorerie constituent des points de contrôle majeurs.
des écritures de retraitement sont enregistrées pour les
besoins comptables ou fiscaux locaux. Les données consolidées et la contribution de chaque en-
tité sont également analysées au sein du Département
Un logiciel de reporting et consolidation est utilisé pour re- Contrôle de Gestion et Comptabilité.
monter l'ensemble des données nécessaires au suivi de
gestion prévisionnel et mensuel et à l'établissement des Le Département Contrôle de Gestion et Comptabilité est
états financiers consolidés du Groupe. garant :
Depuis le 1er janvier 2006, le Groupe a mis en place un  de l'application des principes et méthodes comptables
nouvel outil de reporting et consolidation. Le changement Groupe,
de système a eu comme conséquence la refonte de l’or-  de l'intégrité de la base de données du logiciel de conso-
ganisation de la remontée des informations dans le lidation, dont il assure l'administration et la maintenance,
Groupe (entités, indicateurs, délais de remontée) et a per-  de la qualité des processus et des données,
mis l’aboutissement de la démarche d’unification entre les
 de la formation des différents interlocuteurs financiers
processus comptables et les processus de gestion.
par le développement et l’animation de séminaires spéci-
fiques liés à la fonction.
Processus d’établissement et Il rédige et actualise les différents supports nécessaires à
de contrôle des comptes la production d'une information de qualité et les diffuse via
un site Intranet :
a) Modalités de consolidation  le glossaire, qui définit les termes employés par le Dé-
des données des entités opérationnelles partement Contrôle de Gestion et Comptabilité,
Le résultat opérationnel du Groupe est établi mensuelle-  le Plan des Comptes de Reporting,
ment à partir des données remontées des entités de ges-  le manuel des principes comptables et de gestion du
tion et issues de clôtures comptables. Groupe, regroupant notamment les schémas d'enregistre-
Les comptes consolidés du Groupe sont finalisés 16 jours ment comptable dans le logiciel de consolidation,
ouvrés après la date de clôture annuelle ou semestrielle.  les procédures de reporting Groupe et d’utilisation du
Afin de respecter ce délai, des arrêtés comptables com- système,
plets sont réalisés en filiales au 31 mai et au 30 novembre  les outils d’analyse et de suivi de la performance,
afin d’anticiper la majeure partie des écritures de consoli-
dation de la période.  les procédures de réconciliation des transactions intra-
Groupe,
La majorité des filiales est consolidée sans palier intermé-
 les plannings et instructions de clôture.
diaire, à l'exception de Square D (Etats-Unis) et ses filiales
qui font l’objet d’une sous-consolidation.
51
Rapport des 9. Intérêts
Commissaires aux comptes et rémunérations
sur le rapport sur
le Contrôle Interne des dirigeants
Mesdames, Messieurs les Actionnaires, Politique de rémunération
En notre qualité de Commissaires aux comptes de la so- des mandataires sociaux et du
ciété Schneider Electric S.A. et en application des dispo- Comité Exécutif
sitions de l’article L. 225-235 du Code de commerce, nous
vous présentons notre rapport sur le rapport établi par le Les principes généraux de la politique de rémunération de
Président de votre société conformément aux dispositions la Direction Générale, ainsi que l’analyse des situations in-
de l’article L. 225-68 du Code de commerce au titre de dividuelles de ses membres, sont revus par le Comité de
l’exercice clos le 31 décembre 2007. Rémunérations, de Nominations et du Gouvernement d’En-
Il appartient au Président de rendre compte, dans son rap- treprise et présentés au Conseil de Surveillance.
port, notamment des conditions de préparation et d’orga- Les objectifs de cette politique de rémunération sont :
nisation des travaux du Conseil de Surveillance et des
 de retenir et motiver les talents,
procédures de contrôle interne mises en place au sein de
la société.  de reconnaître la performance individuelle et collective,
Il nous appartient de vous communiquer les observations  d’adapter les niveaux de rémunération aux résultats de
qu’appellent de notre part les informations contenues dans l’entreprise.
le rapport du Président, concernant les procédures de Les principes structurants cette politique sont fondés sur
contrôle interne relatives à l’élaboration et au traitement un positionnement par rapport aux marchés des rémuné-
de l’information comptable et financière. rations des dirigeants de groupes industriels comparables
Nous avons effectué nos travaux conformément à la dans chacun des pays concernés, avec :
norme d’exercice professionnel applicable en France.  une rémunération en espèces dont la part fixe (salaire
Celle-ci requiert la mise en œuvre de diligences desti- de base) est inférieure à la médiane et dont la part fixe
nées à apprécier la sincérité des informations contenues augmentée de la part variable cible est proche de la mé-
dans le rapport du Président, concernant les procédures diane,
de contrôle interne relatives à l’élaboration et au traite-
ment de l’information comptable et financière. Ces dili-  une rémunération totale (rémunération en espèces et
gences consistent notamment à : évaluation des stocks options ou des actions gratuites) au-
dessus de la médiane.
 prendre connaissance des procédures de contrôle in-
terne relatives à l’élaboration et au traitement de l’informa- La part variable, exprimée en pourcentage de la part fixe,
tion comptable et financière sous-tendant les informations est liée à l’atteinte d’objectifs définis en début d’exercice.
présentées dans le rapport du Président ainsi que de la Elle peut varier dans des proportions importantes selon le
documentation existante ; niveau de réalisation ; cette variation qui peut aller de 0 %
 prendre connaissance des travaux ayant permis d’éla- à plus de 200 % de la part fixe, a ainsi un caractère aléa-
borer ces informations et de la documentation existante ; toire marqué.
 déterminer si les déficiences majeures du contrôle in- Avec des pondérations différentes selon les responsabili-
terne relatif à l’élaboration et au traitement de l’information tés, la part variable des membres du Comité Exécutif est
comptable et financière que nous aurions relevées dans liée, pour :
le cadre de notre mission font l’objet d’une information ap-  30 à 40 % à la performance globale du Groupe (marge
propriée dans le rapport du Président. opérationnelle, croissance organique et retour sur capitaux
Sur la base de ces travaux, nous n’avons pas d’observa- employés),
tion à formuler sur les informations concernant les procé-  20 à 40 % à celle de l’entité sous leur responsabilité (ob-
dures de contrôle interne de la société relatives à jectifs économiques et taux de satisfaction des clients),
l’élaboration et au traitement de l’information comptable et  30 à 40 % à la réalisation d’objectifs personnels mesu-
financière contenues dans le rapport du Président du rables qui leur sont assignés.
Conseil de Surveillance, établi en application des disposi-
tions de l’article L. 225-68 du Code de commerce. La rémunération des membres du Directoire est détermi-
née par le Conseil de Surveillance, sur proposition du
Comité de Rémunérations, de Nominations et du Gou-
Courbevoie et Neuilly-sur-Seine, le 19 février 2008 vernement d’Entreprise.
La part variable des membres du Directoire est liée pour :
Les Commissaires aux Comptes
 60 % à la performance globale du Groupe (taux de
Mazars & Guérard Ernst & Young et Autres marge opérationnelle, de croissance organique et de re-
tour sur capitaux employés),
Pierre Sardet Pierre Jouanne  40 % à la réalisation d’objectifs personnels arrêtés par
le conseil.
Les dirigeants bénéficient d’attribution d’options de sous-
cription ou d’achat d’actions et d’actions gratuites ou, pour
les citoyens ou résidents américains, de stocks apprecia-
tion rights (SARs) répliquant les options. Les principales
caractéristiques des options sont : une durée de 10 ans
52
Gouvernement d’entreprise

(depuis 2006), l’absence de décote et la subordination de Au titre des avantages, il dispose d’une voiture de fonction
l’exercice de 50 % des options à l’atteinte d’objectifs de et peut utiliser les voitures de la Direction Générale du
performance (croissance organique du chiffre d’affaires et Groupe avec les services d’un chauffeur. L’avantage en
marge opérationnelle). nature peut être chiffré pour l’ensemble de l’exercice à
Pour le plan annuel 2008 mis en place en décembre 2007,
5 090 euros. 2
il a été décidé pour les membres du Directoire et du Co- Stock options
mité Exécutif non américains, de substituer aux options at-
M. Henri Lachmann, bénéficiaire d’options au titre des
tribuées des actions gratuites à hauteur des 30 % de la
plans 16 à 21, 24, 26 et 27, a levé au cours de l’exercice
dotation d’options à raison d’une action gratuite pour 4 op-
139 344 options du plan 21 (prix d’exercice 45,21 euros).
tions. Le bénéfice de la moitié des actions est soumis aux
Il disposait au 1er janvier 2008 de 802 484 options.
mêmes conditions de performance que les options. Le
délai d’acquisition est de 3 ans et le délai de conservation Rémunération des membres du Conseil de
est de 2 ans sauf pour les non-résidents français pour les-
Surveillance et des Administrateurs
quels il est prévu un seul délai d’acquisition qui est porté
à 4 ans. L’Assemblée Générale a fixé à 800 000 euros le montant
global des jetons de présence. En mai 2006, le Conseil de
Surveillance a adopté les règles de répartition suivantes :
Régimes de retraite
a) les membres du Conseil ainsi que les censeurs perçoi-
Les membres français de la Direction Générale bénéficient vent une part fixe de 15 000 euros, cette part est doublée
du régime de retraite des cadres dirigeants du Groupe, qui pour les membres résidant à l’étranger,
prévoit une pension au maximum égale à 60 % (étant pré- b) les membres du Conseil perçoivent une part variable de
cisé que ce maximum est égal à 50 % augmenté d’1 % 30 000 euros déterminée en fonction de leur participation
par année à compter de la sixième année d’ancienneté) aux réunions du conseil,
de la moyenne des rémunérations des 3 années civiles
c) les membres du Conseil appartenant aux Comités du
précédant le départ (qui est égale à la somme du (i) sa-
Conseil ont droit à un jeton fixe de 15 000 euros qui est
laire brut de base et (ii) de la part variable au titre des an-
doublé pour le Président du Comité d’Audit.
nées de référence) diminuée de la totalité des retraites
délivrées au titre des régimes externes ; la pension ainsi Sur ces bases, les montants des jetons de présence ver-
définie ne peut excéder 25 % de la rémunération moyenne sés au titre des exercices 2006 et 2007 ont été les sui-
définie. Elle est assortie d’un droit à réversion de 60 % vants :
pour le conjoint survivant.
Les membres non français bénéficient d’un régime de re- Conseil Conseil
traite par capitalisation conforme aux pratiques de marché de d’Administration
de leurs pays d’origine respectifs. Surveillance et Conseil de
2007 (1) Surveillance
Le montant capitalisé des engagements de retraite concer- 2006 (2)
nant l’ensemble des mandataires sociaux s’élève à environ
13,2 millions d’euros. Henri Lachmann 60 000 60 000
Léo Apotheker (3) 7 400 -
Rémunération des membres du Claude Bébéar (3) 15 000 15 000
Conseil de Surveillance
Alain Burq - (4) 22 500
Rémunération du Président du Conseil de Noël Forgeard 45 000 41 685
Surveillance
Jérôme Gallot 45 000 45 000
Sur proposition du Comité de Rémunérations, de Nomi-
nations et du Gouvernement d’Entreprise, le Conseil de Willy R. Kissling 75 000 75 000
Surveillance du 3 mai 2006 a fixé la rémunération du Pré- Cathy Kopp 35 000 31 575
sident du Conseil de Surveillance à 500 000 euros par an,
à laquelle s’ajoute le bénéfice des jetons de présence ver- Gérard de La Martinière 75 000 75 000
sés aux membres du conseil.
René Barbier de La Serre 55 000 60 000
Le Président du Conseil de Surveillance ne bénéficie d’au-
cune attribution d’options ou d’actions gratuites, ni d’au- James Ross 70 000 75 000
cune indemnité de départ d’aucune sorte. Chris Richardson (5) - 40 000
M. Henri Lachmann a perçu au titre de ses fonctions la Richard Thoman (5) 50 250 -
somme brute de 500 000 euros. Il a également perçu, en
2007, 60 000 euros de jetons de présence pour l’exercice Piero Sierra 75 000 75 000
2006 et en 2008, 60 000 euros de jetons de présence au
Serge Weinberg 55 000 60 000
titre de l’exercice 2007. Par ailleurs, M. Henri Lachmann
bénéficie du régime de retraite des dirigeants du Groupe (1) Versés début 2008.
dans les conditions prévues par son règlement. M. Henri (2) Versés début 2007.
Lachmann, qui a demandé la liquidation de ses droits, est (3) Censeur.
titulaire d’une pension annuelle égale à 25 % de la (4) Alain Burq qui est lié par un contrat de travail avec
Schneider Electric Industries SAS, a renoncé à percevoir
moyenne des rémunérations des 3 années civiles précé- ses jetons de présence.
dant son départ. Cette pension est réversible de 60 % au (5) Richard Thoman a été coopté le 26 avril en remplacement
profit du conjoint survivant. A ce titre, il a perçu en 2007 la de Chris Richardson qui a démissionné le 1er avril 2007.
somme de 537 557 euros.
53
Rémunération, avantages et stock moyenne mensuelle des douze derniers mois de présence
options des membres du Directoire (salaire de base et bonus versé). Cette indemnité est due
pendant une année, reconductible une fois.
Président du Directoire - L’Assemblée Générale des Actionnaires du 26 avril 2007 a
M. Jean-Pascal Tricoire approuvé l’octroi de ces avantages et l’avenant au contrat
Sur proposition du Comité de Rémunérations de Nomi- de travail de M. Jean-Pascal Tricoire.
nations et du Gouvernement d’Entreprise, le Conseil de Le Conseil de Surveillance n’a accordé aucune indemnité
Surveillance des 21 décembre 2006 et 26 avril 2007 ont à M. Jean-Pascal Tricoire au titre d’un départ en retraite.
fixé la rémunération du Président du Directoire au titre de M. Jean-Pascal Tricoire dont les frais de représentation et
l’exercice 2007 sur les bases suivantes : une rémunération de déplacements sont pris en charge par la société, bé-
fixe annuelle de 700 000 euros et une part variable cible néficie d’une voiture de fonction et peut utiliser les voitures
de 100 % de la rémunération fixe (dont la variation est de de la Direction Générale du Groupe avec les services d’un
0 % à 200 %). chauffeur. L’avantage en nature est valorisé à 4 233 euros.
La part variable est liée à l’atteinte pour 60 % d’objectifs de
résultats du Groupe (croissance organique, résultat d’ex-
Stock options et actions gratuites
ploitation, et retour sur capitaux employés) et pour 40 % M. Jean-Pascal Tricoire est bénéficiaire d’options au titre des
d’objectifs personnels (notamment la satisfaction clients, l’in- plans d’options n° 18 à 21, 24, 26 à 28 et 30 et d’actions
tégration d’APC et la cession des petits onduleurs, la crois- gratuites au titre des plans n° 1 et 3. Au cours de l’exercice
sance des nouvelles activités, l’investissement dans les il a levé 6 867 options du plan 18, 5 050 options du plan 19,
BRICS, …). Les niveaux d’atteinte de ces objectifs consta- 770 options du plan 20 et 11 110 options du plan 21.
tés ou fixés par le Conseil de Surveillance du 19 février 2008 Il a été attribué à M. Jean-Pascal Tricoire en 2007 dans le
ont été de 180 % pour les objectifs liés aux résultats du cadre du plan n° 30, plan annuel d’options 2008 (prix
Groupe et de 180 % pour les objectifs personnels. d’exercice 92 euros, échéance 2017) 63 000 options dont
M. Jean-Pascal Tricoire a perçu en 2007 une rémunération la moitié est conditionnée à l’atteinte de critères de perfor-
fixe de 700 000 euros et une part variable au titre de l’exer- mance du Groupe, et du plan d’attribution d’actions gra-
cice 2006, fixée par le Conseil de Surveillance du 20 fé- tuites (n° 3) 6 750 actions dont le bénéfice de la moitié est
vrier 2007, de 1 073 403 euros. La part variable versée en subordonné à l’atteinte de critères de performance du
2008 au titre de l’exerce 2007, fixée par le Conseil de Sur- Groupe. Le Conseil de Surveillance a fixé conformément
veillance du 19 février 2008, s’élève à 1 260 000 euros. aux dispositions du Code de commerce des obligations de
conservation qui sont présentées à la page 63. Les attri-
Avantages butions ont été valorisées dans les comptes consolidés
Le Conseil de Surveillance du 3 mai 2006 a accordé à M. conformément à la norme IFRS2 sur la base d’une valeur
Jean-Pascal Tricoire le bénéfice de l’ensemble des avan- unitaire de 19,67 euros pour les options et de 72,42 euros
tages en matière de prévoyance dont il disposait au titre pour les actions gratuites. Ces valeurs résultent d’évalua-
de son contrat de travail avec Schneider Electric Indus- tions théoriques. En effet, les plus values ou les gains qui
tries SAS. M. Jean-Pascal Tricoire bénéficie ainsi du ré- pourront être réalisés dépendront des cours de bourse aux
gime collectif de prévoyance applicable aux salariés de dates de cessions des actions résultant des levées d’op-
Schneider Electric Industries SAS et du régime de retraite tions ou des attributions.
des cadres dirigeants français (cf. infra). En outre, le M. Jean-Pascal Tricoire disposait au 1er janvier 2008 de
Conseil de Surveillance a autorisé, dans le cadre du ré- 507 241 options dont 143 787 sont conditionnées à l’at-
gime des conventions réglementées, la signature d’un teinte d’objectifs de performance du Groupe ainsi que de
avenant au contrat de travail avec Schneider Electric In- 11750 actions gratuites également soumises à conditions
dustries SAS de M. Jean-Pascal Tricoire prévoyant : de performance.
 qu'en cas de cessation de ses mandats sociaux exercés Membre du Directoire - M. Pierre Bouchut
au sein des sociétés Schneider Electric SA et Schneider
Electric Industries SAS, le contrat de travail reprendra ses M. Pierre Bouchut a, compte tenu de ses fonctions tech-
effets avec une rémunération égale à sa rémunération fixe niques de Directeur Financier du Groupe, conservé son
perçue en tant que Président du Directoire augmentée de contrat de travail avec Schneider Electric Industries SAS.
la part variable calculée sur la base de la moyenne de la Sur proposition du Comité de Rémunérations de Nomina-
part variable cible des deux dernières années ; tions et du Gouvernement d’Entreprise, le Conseil de Sur-
veillance des 19 décembre 2006 et 20 février 2007 ont
 que la période correspondant à l'exercice de ses man-
défini les limites des rémunérations versées à M. Pierre
dats sociaux au sein de Schneider Electric SA sera prise
Bouchut dans le cadre de son contrat de travail et de ses
en compte pour le calcul de ses droits à indemnités dans
mandats dans des filiales du Groupe pour l’exercice 2007.
le cas de rupture du contrat de travail à l’initiative de l’em-
Ainsi notamment la part variable cible est de 60 % avec un
ployeur. Il est précisé que ces indemnités, incluant les in-
maximum de 120 %. Cette part variable est liée à l’atteinte
demnités conventionnelles de la Convention Nationale des
pour 60 % d’objectifs de résultats du Groupe (résultat
Ingénieurs et Cadres de la Métallurgie, correspondent au
d’exploitation, croissance organique et retours sur capi-
31 décembre 2008, à deux années de rémunération an-
taux employés) et pour 40 % d’objectifs personnels fixés
nuelle cible (salaire fixe de base et part variable cible) ;
par M. Jean-Pascal Tricoire.
 qu’en cas de démission à la suite d’un changement ca- M. Pierre Bouchut a perçu en 2007, une rémunération fixe
pitalistique significatif de Schneider Electric SA susceptible de 378 400 euros et une part variable au titre de l’exercice
de modifier substantiellement la composition du Conseil de 2006 de 377 188 euros. La part variable au titre de 2007,
Surveillance, il percevrait une indemnité d’un montant de versée en 2008, s’élève à 381 400 euros.
deux années de sa dernière rémunération annuelle cible ;
 qu’en cas de départ de l’entreprise, et quelle qu’en soit Avantages
la cause, l’entreprise pourra faire jouer la clause de non- Au titre de son contrat de travail avec Schneider Electric In-
concurrence prévue par le contrat de travail et les disposi- dustries SAS, M. Pierre Bouchut bénéficie du régime ap-
tions de la Convention Collective Nationale des Ingénieurs plicable aux dirigeants français du Groupe en matière de
et Cadres de la Métallurgie prévoyant le paiement men- retraite supplémentaire (cf. infra) et de droits à indemnités
suel d’une indemnité de 50 ou 60% de la rémunération en cas de rupture du contrat de travail à l’initiative de l’em-
54
Gouvernement d’entreprise

ployeur. Il est précisé que ces indemnités, incluant les in- ness unit Services, et de la Direction Activité Energies re-
demnités conventionnelles de la Convention Nationale des nouvelables,
Ingénieurs et Cadres de la Métallurgie, sont évaluées au  les directeurs des Business units : Power, Automation,
31 décembre 2008 à deux années de rémunération an- Energie sécurisée et Automatismes et sécurité du bâtiment,
nuelle cible (salaire fixe de base et part variable cible).
En cas de départ de l’entreprise, et quelle qu’en soit la
 le directeur Ressources Humaines Globales et le direc- 2
teur Ressources Humaines Stratégiques et Organisation.
cause, l’entreprise pourra faire jouer la clause de non-
concurrence prévue par le contrat de travail et les disposi- Rémunérations versées
tions de la Convention Collective Nationale des Ingénieurs
et Cadres de la Métallurgie prévoyant le paiement men- Le montant des rémunérations brutes, y compris les avan-
suel d’une indemnité de 50 ou 60 % de la rémunération tages en natures versées en 2007 par les sociétés du
moyenne mensuelle des douze derniers mois de présence Groupe aux membres de l’équipe de Direction Générale
(salaire de base et bonus versé). Cette indemnité est due du Groupe, hors les membres du Directoire s’est élevé à
pendant une année, reconductible une fois. 4 491 469 euros dont 2 318 199 euros de part variable au
titre de l’exercice 2006.
M. Pierre Bouchut dont les frais de représentation et de
déplacements sont pris en charge par la société, bénéfi- La part variable du salaire est basée sur l’atteinte d’objec-
cie d’une voiture de fonction et peut utiliser les voitures de tifs économiques du Groupe et de l’entité managée ainsi
la Direction Générale du Groupe avec les services d’un que d’objectifs personnels. Pour l’exercice considéré, les
chauffeur. L’avantage en nature est valorisé à 4 675 euros. objectifs Groupe étaient :
 la croissance organique avec un taux de bonus égal à
Stock options et actions gratuites zéro pour un chiffre d’affaires 2006 inférieur ou égal au
M. Pierre Bouchut est bénéficiaire d’options au titre des chiffre d’affaires 2005 + 4,5 %,
plans n° 26 à 28 et 30, et d’actions gratuites au titre des  le niveau de la marge opérationnelle, avec un taux de
plans n°1 et 3. Il a été attribué à M. Pierre Bouchut en 2007 bonus égal à zéro pour un ratio inférieur ou égal à 13,3 %.
dans le cadre du plan n° 30, plan annuel d’options 2008
(prix d’exercice 92 euros, échéance 2017) 25 200 options Stock options et actions gratuites
conditionnées et du plan d’attribution d’actions gratuites
Il a été attribué aux membres de l’équipe de Direction Gé-
(n° 3) 2 700 actions. Le Conseil de Surveillance a fixé
nérale du Groupe, hors mandataires sociaux, dans le
conformément aux dispositions du Code de commerce
cadre du plan n° 30, plan annuel d’options 2008 (prix
des obligations de conservation qui sont présentées à la
page 63. Les attributions ont été valorisées dans les d’exercice 92 euros, échéance 2017) 98 000 options
comptes consolidés conformément à la norme IFRS2 sur conditionnées, 6 526 actions gratuites du plan n° 3 et 3 975
la base d’une valeur unitaire de 19,67 euros pour les op- actions gratuites du plan n° 4, plans également soumis à
tions et de 72,42 euros pour les actions gratuites. Ces va- conditions de performance.
leurs résultent d’évaluations théoriques. En effet, les plus Les membres de la Direction Générale disposaient au 1er
values ou les gains qui pourront être réalisés dépendront janvier 2008 de 826 556 options dont 235 343 sont condi-
des cours de bourse aux dates de cessions des actions tionnées à l’atteinte d’objectifs de performance du Groupe
résultant des levées d’options ou des attributions. ainsi que de 15 301 actions gratuites également soumises
à conditions de performance.
Rémunérations versées aux Au cours de l’année 2007, les membres de Direction Gé-
membres de la Direction Générale du nérale ont exercé 260 257 options des plans 16 à 24 pour
un prix moyen pondéré de 52,03 euros.
Groupe hors mandataires sociaux
Périmètre de la Direction Générale Opération réalisée par les
La Direction Générale est composée du Directoire assisté dirigeants et mandataires sociaux
du Comité Exécutif. Le Comité Exécutif (15 membres) est
présidé par le Président du Directoire. Il comprend, outre
sur le titre de Schneider Electric SA
les membres du Directoire : au cours de l’exercice 2007
 les directeurs des quatre Directions opérationnelles : Eu-
rope, Amérique du Nord, Asie Pacifique et International, Récapitulatif des déclarations établies en
 les directeurs de la Direction Globalisation & Industrie application de l'article 621-18-2 du Code
et de la direction Stratégie-Clients & Technologies et Busi- monétaire et financier

Date de Nom Nature de l'opération Montant de Prix unitaire


l’opération l’opération

27/02 Willy R. Kissling acquisition 24 276 96,00 €


05/03 Willy R. Kissling cession 34 779,38 87,96 €
13/03 Gérard de La Martinière acquisition 127 606,76 91,54 €
21/03 Gérard de La Martinière souscription 12 848 73,00 €
21/05 Jean-Pascal Tricoire cession 726 871,95 105,68 €
21/05 Jean-Pascal Tricoire cession 81 373,60 105,68 €
21/05 Jean-Pascal Tricoire cession 534 542,50 105,68 €
14/06 Henri Lachmann souscription/donation 6 299 742,24 45,21 €
27/06 Willy R. Kissling cession d'actions 20 442,18 103,40 €
16/08 Willy R. Kissling cession d'actions 25 290,97 92,70 €
17/09 Alain Burq acquisition 49 451,92 65,24 €

55
10. Conventions réglementées
Le Conseil d’Administration du 6 janvier 2006 a autorisé la Le Conseil de Surveillance du 3 mai 2006 a décidé de
signature d’une convention d’actionnaires entre AXA et maintenir les avantages en matière de retraite et de pré-
Schneider Electric SA. Cette convention prévoit le main- voyance dont M. Jean-Pascal Tricoire bénéficiait aux
tien de participations réciproques stables entre les deux termes de son contrat de travail avec Schneider Electric
groupes. Ainsi notamment, Schneider Electric SA s’en- Industries SAS qui s’est trouvé suspendu du fait de sa no-
gage à conserver au minimum 8,8 millions d’actions AXA. mination en tant que Président du Directoire. Le Conseil
En outre, elle prévoit pour les deux groupes une option de Surveillance a également autorisé un avenant au
d’achat en cas de prise de contrôle majoritaire inamicale. contrat de travail suspendu de M. Jean-Pascal Tricoire dé-
Cette convention, qui est conclue pour une période d’un finissant ses conditions de reprise et de rupture. Cette
an renouvelable par tacite reconduction pour des périodes convention a été approuvée par l’Assemblée Générale du
successives d’un an a été approuvée par l’Assemblée Gé- 26 avril 2007 (cf. page 54).
nérale du 26 avril 2007.

11. Responsables du contrôle des comptes


Date Date
de d'expiration
nomination du mandat

Commissaires aux comptes titulaires


Ernst & Young et Autres
41, rue Ybry - 92576 Neuilly-sur-Seine Cedex
représenté par M. Pierre Jouanne 1992 2010
Mazars & Guérard
Tour Exaltis - 61, rue Henri Regnault - 92576 Neuilly-sur-Seine Cedex
représenté par M. Pierre Sardet 2004 2010

Commissaires aux comptes suppléants


Charles Vincensini 2004 2010
Philippe Diu 2004 2010

Honoraires des Commissaires aux comptes et


des membres de leurs réseaux pris en charge par le Groupe

(en milliers d’euros) 2007 2006


Ernst Mazars Ernst Mazars
& Young % & Guérard % Total & Young % & Guérard % Total

Audit
Commissariat aux comptes, 8 981 81% 5 877 89% 14 858 7 601 80% 4 800 91% 12 401
dont Schneider Electric SA 100 100 100 100
dont filiales 8 881 5 777 7 501 4 700
Autres missions légales
et accessoires 1 476 13% 643 10% 2 119 1 597 17% 360 7% 1 957
dont Schneider Electric SA 146 40 0 0
dont filiales 1 330 603 1 597 360

Sous-total 10 457 95% 6 520 99% 16 977 9 198 97% 5 160 97% 14 358

Autres prestations
Juridique, fiscal 594 5% 50 1% 644 245 3% 140 3% 385

Total honoraires 11 051 100% 6 570 100% 17 621 9 443 100% 5 300 100% 14 743

Il est prévu que les missions que peuvent exercer les excéder un tiers du montant des honoraires perçus au titre
Commissaires aux comptes ou les entités appartenant à des missions de contrôle légal des comptes, sont préala-
leurs réseaux au-delà des missions légales de contrôle blement autorisées par le Président du Comité d'Audit
des comptes sont limitées aux seules missions de péri- pour celles dont le montant est supérieur à 500 000 euros
audit. En outre, les missions de péri-audit, dont le mon- ou le Directeur Financier pour celles qui sont inférieures
tant global pour chacun des deux cabinets ne saurait à ce montant.
56
Gouvernement d’entreprise

12. Droits et obligations des actionnaires


Assemblées Générales aux actions de la société ; toutefois, s'il dispose en outre,
(article 23 des statuts) à titre direct ou indirect et/ou comme mandataire, de droits
de vote double, la limite ainsi fixée pourra être dépassée
2
Tout actionnaire, quel que soit le nombre d'actions qu'il dé- en tenant compte exclusivement des droits de vote sup-
tient, peut assister aux Assemblées. plémentaires qui en résultent, sans que l'ensemble des
droits de vote qu'il exprime ne puisse excéder 15 % du
Il est convoqué directement par la société si ses actions
nombre total des droits de vote attachés aux actions de la
sont nominatives ; il reçoit la convocation par l'intermé-
société.
diaire de son dépositaire si elles sont au porteur. Dans les
deux cas, il doit prouver sa qualité d'actionnaire au mo- Pour l'application des dispositions ci dessus :
ment de l'Assemblée.  le nombre total des droits de vote pris en compte est cal-
Cette preuve est constituée : culé à la date de l'Assemblée Générale et est porté à la
connaissance des actionnaires à l'ouverture de ladite As-
 si ses actions sont nominatives, par leur inscription en
semblée Générale,
compte cinq jours au moins avant l'Assemblée,
 le nombre de droits de vote détenus directement et in-
 si ses actions sont au porteur, en déposant, au lieu in-
directement s'entend notamment de ceux qui sont atta-
diqué dans l'avis de convocation et au plus tard cinq jours
chés aux actions qu'un actionnaire détient à titre
avant l'Assemblée, une attestation d'immobilisation établie
personnel, aux actions qui sont détenues par une per-
par son dépositaire et constatant l'indisponibilité de ses ac-
sonne morale qu'il contrôle au sens de l'article L. 233-3 du
tions. Le Directoire a la faculté de réduire ces délais
Code de commerce et aux actions assimilées aux actions
jusqu'à la date de l'Assemblée.
possédées, telles que définies par les dispositions des ar-
L'Assemblée peut se réunir au siège social ou en tout autre ticles L. 233-7 et suivants dudit code,
lieu fixé dans la convocation.
 la procuration d'actionnaire retournée à la société sans
indication de mandataire est soumise aux limitations ci
Droits de vote dessus. Toutefois, ces limitations ne visent pas le Président
de l'Assemblée émettant un vote en vertu de telles procu-
rations.
1 - Droit de vote double
(article 24 des statuts) Les limitations prévues ci-dessus deviennent caduques,
sans donner lieu à une nouvelle décision de l'Assemblée
Le droit de vote attaché aux actions est proportionnel au Générale Extraordinaire des Actionnaires, dès lors qu'une
capital qu'elles représentent à égalité de valeur nominale. personne physique ou morale, seule ou de concert avec
Chaque action de capital ou de jouissance donne droit à une ou plusieurs personnes physiques ou morales, vient à
une voix, sauf application de dispositions légales impéra- détenir au moins les deux tiers du nombre total des ac-
tives limitant le nombre de voix dont peut disposer un ac- tions de la société, à la suite d'une procédure publique
tionnaire. Toutefois, un droit de vote double est attribué à d'échange ou d'acquisition visant la totalité des actions
toutes les actions entièrement libérées pour lesquelles il de la société. Le Directoire constate la réalisation de la
sera justifié, à la fin de l'année civile précédant la date de caducité et procède aux formalités corrélatives de modi-
l'Assemblée, d'une inscription nominative depuis deux ans fication des statuts. Cette limitation des droits de vote a
au moins dans les conditions prévues par la loi. En cas été instituée par décision de l'Assemblée Générale Mixte
d'augmentation du capital par incorporation de réserves, du 27 juin 1995.
bénéfices ou primes d'émission, le droit de vote double est
conféré, dès leur émission, aux actions nominatives attri-
buées gratuitement à raison d'actions anciennes aux- Affectation du résultat
quelles ce droit est attaché. (article 26 des statuts)
Le droit de vote double cesse pour toute action ayant fait
Le bénéfice de l'exercice, diminué le cas échéant des
l'objet d'une conversion au porteur ou d'un transfert hor-
pertes antérieures, est réparti dans l'ordre suivant :
mis du nominatif au nominatif par suite de succession ou
de donation familiale.  réserve légale à concurrence de 5 % (ce prélèvement
cesse d'être obligatoire lorsque ledit fonds atteint une
Le droit de vote double peut être supprimé par décision de
somme égale au 1/10 du capital social. Il reprend son
l'Assemblée Générale Extraordinaire et après ratification
cours si la réserve vient à être inférieure à ce dixième),
de l'Assemblée Générale spéciale des actionnaires béné-
ficiaires.  réserves facultatives le cas échéant et report à nouveau,
Le délai d'obtention du droit de vote double a été ramené  distribution du solde sous forme de dividende.
de quatre à deux ans par décision de l'Assemblée Géné- L'Assemblée Générale peut offrir aux actionnaires une op-
rale Mixte du 27 juin 1995. tion entre le paiement en espèces ou en actions nouvelles.
2 - Limitation des droits de vote Les dividendes non réclamés dans les cinq ans après la
(article 24 des statuts) date de leur mise en paiement sont prescrits et sont re-
versés à l'Etat conformément à la loi.
En Assemblée Générale, aucun actionnaire ne peut ex-
primer, par lui-même et par mandataire, au titre des droits
de vote simple attachés aux actions qu'il détient directe-
ment et indirectement et aux pouvoirs qui lui sont donnés,
plus de 10 % du nombre total des droits de vote attachés
57
Franchissement de seuils statutaires Titres au porteur identifiables
(article 7 alinéa 2 des statuts) (article 7 alinéa 3 des statuts)
Indépendamment des obligations de déclaration de fran- La société peut à tout moment demander à Euroclear
chissement de seuils légaux, toute personne physique ou l'identification des détenteurs de titres au porteur confé-
morale qui vient à posséder, au sens de l'article L. 233-9 rant immédiatement ou à terme des droits de vote. Cette
du Code de commerce, directement ou indirectement, un disposition a été adoptée par l'Assemblée Générale Mixte
nombre d'actions ou de droits de vote égal ou supérieur à du 30 juin 1988 et celle du 5 mai 2000.
1 % du nombre total des actions ou des droits de vote de
la société, ou un multiple de cette fraction, est tenue de le
notifier à la société, par lettre recommandée avec accusé
de réception, dans le délai de cinq jours de bourse à comp-
ter du franchissement de seuil.
En cas d'inobservation de ces obligations de déclaration,
l'actionnaire sera, dans les conditions et limites définies
par la loi, privé du droit de vote afférent aux actions ou aux
droits de vote dépassant les seuils soumis à la déclara-
tion, à la demande, lors de l'Assemblée, d'un ou plusieurs
actionnaires détenant une fraction du capital au moins
égale à 2,5 %.
Ces dispositions résultent des Assemblées Générales
Mixtes des 27 juin 1995 et 5 mai 2000.

58
3

3
Informations
sur la société
et son capital
1 - Renseignements sur la société p. 60
2 - Capital p. 60
3 - Actionnariat p. 62
4 - Intéressement du personnel, actionnariat salariés, p. 62
plans d’options et plans d'actions
5 - Bourse p. 66
6 - Politique d’information p. 68

59
1. Renseignements souscription d’actions donnant droit à la souscription d’une
action jusqu’au 6 juillet 2012 inclus.
sur la société Sur la base du capital social de la société au 31 décembre
2007, la dilution potentielle maximale en cas d'émission
Schneider Electric SA est une Société Anonyme à Direc- de la totalité des actions résultant des options de sous-
toire et Conseil de Surveillance (depuis le 3 mai 2006), de cription et de l'attribution d'actions gratuites serait de
nationalité française, régie par le Code de commerce, au 3,82 %.
capital social de 1 962 394 928 euros, dont le siège social
se situe au 43-45, boulevard Franklin Roosevelt, 92500
Rueil-Malmaison, téléphone 01 41 29 70 00. Autorisations d'émissions
Schneider Electric est immatriculée au registre du com- L'Assemblée Générale mixte du 26 avril 2007 a accordé
merce de Nanterre sous le numéro 542 048 574, code au Directoire des délégations de compétence pour :
APE 6420Z.
1 - augmenter le capital par émission de titres de capital
La société a été constituée en 1871. Elle expire le 1er juil- ou donnant accès au capital dans la limite de 500 mil-
let 2031. Sa dénomination sociale a été Spie Batignolles, lions d'euros de valeur nominale (soit 62,5 millions d’ac-
puis Schneider SA lors de sa fusion avec la société tions) avec un sous-plafond de 300 millions d’euros de
Schneider SA, intervenue en 1995, avant d'être Schneider valeur nominale (soit 37,5 millions d’actions) en cas
Electric SA en mai 1999. d’émission avec suppression du droit préférentiel de
L’objet social (résumé) de la société est : en France et à souscription des actionnaires avec faculté d’augmenter
l'étranger, l'exploitation directe et indirecte de toutes acti- le montant nominal d’émission avec maintien ou sup-
vités se rattachant à l'électricité, au contrôle industriel, à pression du droit préférentiel de souscription en cas de
l'entreprise, ainsi que toutes opérations commerciales, mo- demande excédentaire,
bilières, immobilières et financières (article 2 des statuts). 2 - augmenter le capital dans la limite du sous-plafond de
Son exercice social est du 1er janvier au 31 décembre. 300 millions d'euros pour rémunérer des titres qui se-
Les documents juridiques (statuts, procès-verbaux d'as- raient apportés à la société dans le cadre d’une procé-
semblées générales, rapports des Commissaires aux dure d’offre publique d’échange initiée par cette dernière
comptes, etc.) peuvent être consultés au siège social, 43- ou pour, dans la limite de 10 % du capital, rémunérer des
45, boulevard Franklin Roosevelt, 92500 Rueil-Malmaison, apports en nature constitués de titres de capital ou don-
auprès du secrétariat du Directoire. nant accès au capital de sociétés non cotées.

En outre, certains documents (statuts, information régle- 3 - augmenter le capital en faveur des salariés adhérents
mentée, rapports des Commissaires aux comptes…) se au Plan d'Epargne d'Entreprise sur cinq ans dans la limite
trouvent sur le site internet de la société de 5 % du capital au jour de la mise en œuvre de l'autori-
(http://www.schneider-electric.com). sation,
4 - augmenter le capital en faveur d'entités constituées en
faveur de salariés du Groupe dans la limite de 0,5 % du
capital à la date du 26 avril 2007 sur 18 mois,
5 - conformément aux dispositions des articles L.225-197-1
et suivants du Code de commerce, attribuer gratuitement
2. Capital des actions existantes ou à émettre, aux salariés et aux
mandataires sociaux de la société ou des sociétés qu’ils lui
sont liées.
En outre, l'Assemblée Générale mixte du 3 mai 2006 a ac-
Capital social et droits de vote cordé au Directoire une délégation pour :
Le capital social au 31 décembre 2007 est de 1 962 394 928 6 - conformément aux dispositions des articles L.225-177
euros représenté par 245 299 366 actions de 8 euros de et L.225-180 du Code de commerce, attribuer des options
nominal chacune, totalement libérées. Le nombre de droits de souscription ou d'achat d'actions, aux salariés et aux
de vote attachés aux 245 299 366 actions composant le mandataires sociaux de la société et des sociétés qui lui
capital au 31 décembre 2007 est de 263 493 806. sont liées.
Le Conseil de Surveillance du 19 décembre 2007 a auto-
Capital potentiel risé le Directoire à procéder en 2008 à des augmentations
de capital en faveur des salariés dans la limite de 0,8 % du
Les options de souscription d'actions en cours au 31 dé- capital. Dans le cadre de cette autorisation, le Directoire
cembre 2007 représentent 3 285 016 actions auxquelles il devrait procéder, le 26 mai 2008, à des augmentations de
convient d'ajouter 5 895 710 actions au titre d’options de capital réservées aux salariés comportant des opérations
souscription ou d’achat d’actions dont la nature n’a pas été à effet de levier.
définitivement arrêtée. Les attributions gratuites d’actions Il sera proposé à l’Assemblée Générale qui doit se réunir
existantes ou à émettre des plans en cours au 31 décem- en 2008 de renouveler les autorisations en faveur des sa-
bre 2007 représentent 177 804 actions. La nature des op- lariés (augmentations de capital en faveur de salariés
tions (options de souscription ou options d’achat d’actions) adhérents au plan d’épargne entreprise et d’entités consti-
et des actions gratuites (actions existantes ou actions à tuées en faveur des salariés du Groupe).
émettre) sera fixée ultérieurement par le Directoire. Le dé-
Les autorisations d'augmentation du capital en vigueur
tail de ces plans est donné aux pages 63 à 66. En outre,
sont les suivantes :
dans le cadre des opérations d’augmentation de capital ré-
servées aux salariés, la société a émis 22 446 bons de
60
Informations sur la société et son capital

Montant nominal maximal Nombre Date Montant


de l’augmentation d’actions d’autorisation et utilisé au
de capital autorisée en millions limite de validité 31.12.2007

I - Autorisation pour l’émission


avec droit préférentiel de souscription
d’actions ou bons,
ou toutes valeurs mobilières
ou titres donnant accès immédiatement
ou à terme au capital 500 millions (1) 62,5 26 avril 2007 –
25 juin 2009 3
II - Autorisation sans droit préférentiel
a) pour l’émission, en numéraire ou
en rémunération de titres cotés,
d’actions ou bons, ou toutes valeurs
mobilières ou titres donnant accès
immédiat ou à terme au capital, 300 millions (1) 37,5 26 avril 2007 –
25 juin 2009
b) pour l’émission en rémunération
de titres non cotés 10 % du capital (1) 22,8 26 avril 2007 –
25 juin 2009

III - Autorisations en faveur des salariés


Actions réservées aux salariés (PEE) 5 % du capital 11,4 26 avril 2007 - (6)
25 avril 2012
Actions réservées aux entitées constituées
en faveur de salariés du Groupe 0,5 % du capital (2) 1,1 26 avril 2007 - (6)
25 octobre 2008
Options de souscription d’actions 3 % du capital (3) (5) 7,35 3 mai 2006 0,93 % (4)
2 juillet 2009
Attributions gratuites d’actions 0,5 % du capital (5) 1,2 3 mai 2006 0,07 % (7)
2 juillet 2009

(1) Dans la limite d'un plafond global, toutes émissions confondues, de 500 millions d'euros.
(2) Les actions réservées aux entités constituées en faveur de salariés du Groupe s'inscrivent dans les limites des autorisations
d'augmentations de capital réservées aux salariés adhérents au PEE et d'émissions avec suppression du droit préférentiel de souscription.
(3) Le nombre d'options de souscription ou d'achat d'actions consenties et non encore levées ou annulées ne peut excéder 3 % du capital.
(4) Les plans 28, 29 et 30 sont des plans de souscription ou d'achat d'actions dont la nature sera déterminée par le Directoire au plus tard
avant l’ouverture de la période d’exercice des options.
(5) Les attributions d’actions gratuites et d’options de souscription ou d’achat d’actions ne peuvent excéder 3 % du capital.
(6) Le Conseil de Surveillance du 19 décembre 2007 a autorisé le Directoire à procéder en 2008 à des augmentations de capital en faveur
des salariés dans la limite de 0,8 % du capital (2 millions d’actions). Dans le cadre de cette autorisation, le Directoire devrait procéder, le
26 mai 2008, à des augmentations de capital réservées aux salariés comportant des opérations à effet de levier.
(7) Les plans d’attributions gratuites d’actions portent sur des actions à émettre ou existantes. La nature de ces plans sera déterminée au
plus tard à la date d’attribution effective des actions.

Evolution du capital au cours des trois derniers exercices


Depuis le 31 décembre 2004, les augmentations de capital et les levées d'options de souscription d'actions ont fait évo-
luer le capital et les primes comme suit :

Nombre d’actions Nombre cumulé Montant


créées ou annulées d’actions du capital

Capital au 31.12.2004 (1) 226 194 177 1 809 553 416 euros
Exercice d'options 425 050

Capital au 31.12.2005 (2) 226 619 227 1 812 953 816 euros
Exercice d'options 1 079 121

Capital au 31.12.2006 (3) 227 698 348 1 821 586 784 euros
Augmentation de capital avec DPS 13 412 969
Augmentation en faveur des salariés 2 367 827
Exercice d’options 1 820 222

Capital au 31.12.2007 (4) 245 299 366 1 962 394 928 euros

(1) Augmentation du capital (45,18 M€) et des primes (240,90 M€).(3) Augmentation du capital (8,63 M€) et des primes (52,06 M€).
(2) Augmentation du capital (3,40 M€) et des primes (19,04 M€). (4) Augmentation du capital (140,8 M€) et des primes (1 133 M€).

61
Rachats d'actions
L'Assemblée Générale du 3 mai 2006 a autorisé le Direc- L'Assemblée Générale du 26 avril 2007 a autorisé le Di-
toire à procéder à des rachats d'actions. Dans le cadre de rectoire à procéder à des rachats d'actions. Dans le cadre
cette autorisation, la société a mis en place un contrat de de cette autorisation, l'intermédiaire financier en charge du
liquidité en application duquel l'intermédiaire financier en contrat de liquidité a, durant la période du 27 avril 2007 au
charge de ce contrat a acheté 2 292 219 actions au prix 31 décembre 2007, acheté 3 242 553 actions au prix
moyen de 85,29 euros et vendu 2 172 219 actions au prix moyen de 96,41 euros et vendu 3 205 053 actions au prix
moyen de 85,32 euros. moyen de 96,79 euros.

3. Actionnariat
Evolution de la répartition du capital au cours des trois derniers exercices

31.12.2007 31.12.2006 31.12.2005


Capital Nbre Droits de Nbre de Capital Droits de Capital Droits de
% d’actions vote % droits de vote % vote % % vote %
Capital Research
& Management 5,40 13 246 418 5,03 13 246 418 - - - -
CDC 4,37 10 707 725 5,27 13 882 725 4,42 5,36 4,44 5,30
Salariés 3,32 8 150 371 5,07 13 355 873 3,09 5,22 3,35 5,67
Autocontrôle (1) 0,93 2 276 857 - - 0,94 - 0,95 -
Autodétention 1,66 4 068 200 - - 2,08 - 2,61 -
Public 84,33 206 855 351 82,23 216 663 733 89,47 86,65 88,65 85,79
Total 100,00 245 299 366 100,00(2) 263 493 806(2) 100,00 100,00 100,00 100,00
(1) Via les filiales Cofibel / Cofimines.
(2) Nombre de droits de vote résultant de l'article 223-1 du RG AMF qui inclut les actions privées de droit de vote.

Le nombre d’actions bénéficiant du droit de vote double au 31.12.2007 est de 18 194 440.

Notification de franchissement de seuil Nantissements sur les actions de la société


A la connaissance de la société, hormis la Caisse des Dé- 81 375 titres sont nantis.
pôts et Consignations et Capital Research & Management
citées ci-dessus, aucun autre actionnaire ne détient, di-
Nantissement des actions détenues par
rectement ou indirectement, de participation dans la so- la société
ciété supérieure à 5% de son capital ou de ses droits de Schneider Electric n'a consenti aucun nantissement sur
vote. les titres de ses filiales significatives.

4. Intéressement du personnel - Actionnariat salariés-


Plans d’options et plans d'attribution gratuite d’actions
L’intéressement et la participation La dernière augmentation de capital réservée aux salariés
dans le monde a été réalisée en juillet 2007.
Il existe des accords d’intéressement et de participation Au 31 décembre 2007, les salariés du Groupe détiennent
depuis 1994 au sein de Schneider Electric Industries SAS par les des Fonds Communs de Placement d'Entreprise
et de Schneider Electric France SAS. (FCP) ou en direct 8 132 332 actions Schneider Electric
Les sommes attribuées ont été de : SA, soit 3,32 % du capital et 5,07 % des droits de vote
 13,- millions € en 2003 (intéressement), compte tenu des droits de vote double.
 35,2 millions € en 2004 (intéressement),
 36,4 millions € en 2005 (intéressement et participation), Plans d'options et d’actions gratuites
 45,1 millions € en 2006 (intéressement et participation), Politique d'attribution
 42,- millions € en 2007 (intéressement et participation).
Les plans d'options d'actions et d’actions gratuites sont ar-
rêtés par le Directoire sur autorisation du Conseil de Sur-
Actionnariat salarié "Schneider Electric" veillance après examen du Comité de rémunérations, de
Depuis de nombreuses années, Schneider Electric SA dé- nominations et de gouvernement d’entreprise.
veloppe l'actionnariat des salariés dans le monde. Le Plan Les bénéficiaires des plans sont les membres de direction
d'Epargne Groupe permet aux salariés adhérents d'acqué- générale, les principaux responsables du groupe, tous pays
rir ou de souscrire des actions Schneider Electric SA prin- confondus, les cadres à haut potentiel et les salariés dont
cipalement par le biais de Fonds Communs de Placement. la performance a été jugée exceptionnelle dans l’année.
62
Informations sur la société et son capital

Les attributions aux membres de la direction générale, y Obligations de conservation


compris les mandataires sociaux ont varié entre 17 et applicables aux membres du Directoire
25 % des attributions globales selon les plans.
Le Conseil de Surveillance du 19 décembre a fixé l’objec-
Depuis 2005, afin de faire coïncider l’information aux bé- tif suivant aux membres du Directoire :
néficiaires sur leur attribution d’options et d’actions avec la
 un objectif de détention d’un nombre d’actions repré-
fixation de leurs objectifs annuels de bonus, il a été décidé
sentant 3 années de rémunération fixe de base pour M.
de mettre en place les plans annuels en fin d’exercice.
Jean-Pascal Tricoire et 2 années de rémunération fixe de
Deux programmes d’attributions d’options ont été réalisés base pour M. Pierre Bouchut, Pour le calcul du niveau de
en 2007. détention, seront pris en compte les actions Schneider
Electric détenues ainsi que l’équivalent en actions des
Le premier, exceptionnel et concernant les salariés de la
société APC nouvellement acquise, a été mis en place en parts de Fond Commun de Placement d’Entreprise inves- 3
mars 2007. Il a été décidé de substituer aux options attri- ties en actions Schneider Electric.
buées des actions gratuites à raison de 30 % de la dota- Pour permettre aux membres du Directoire de se mettre
tion d’options et d’une action gratuite pour 4 options. en conformité, le Conseil a prévu :
Les plans suivants ont ainsi été créés :  une obligation de conservation dans un compte nomi-
natif d’un nombre d’actions issues des options attribuées
 plan d’options n°29 concernant 43 personnes,
dans le cadre du plan n° 30. Cette obligation est égale à un
 plan d’actions gratuites n°2 concernant 13 personnes
pourcentage des plus values d’acquisition réalisées lors
(résidents en France).
de la levée d’options, nette des impôts et des contributions
Le second, correspondant au plan annuel a été mis en place obligatoires et des montants nécessaires au financement
en décembre 2007. Il a été décidé de substituer aux options de l’acquisition de ces actions. Le pourcentage ainsi fixé
attribuées des actions gratuites selon la règle suivante : est de 25 % pour M. Jean-Pascal Tricoire et de 15% pour
 bénéficiaires de plus de 1 500 options : 30 % de la do- M. Pierre Bouchut,
tation d’options,  une obligation de conservation, au-delà de la période de
 bénéficiaires de 1500 options et moins : 50 % de la do- conservation, d’un pourcentage des actions qu’ils auront
tation d’options, acquises dans le cadre du plan n° 3. Le pourcentage ainsi
 à raison d’une action gratuite pour 4 options. fixé est de 25 % pour M. Jean-Pascal Tricoire et de 15 %
Les plans suivants ont ainsi été créés : pour M. Pierre Bouchut.
 plan d’options n°30 concernant 542 personnes,
 plan d’actions gratuites n°3 concernant 268 personnes
Options et actions attribuées, levées au cours
(résidents en France), de l'exercice par les mandataires sociaux et
 plan d’actions gratuites n°4 concernant 274 personnes les principaux bénéficiaires d'options
(résidents hors de France). Il a été attribué aux membres du Directoire :
Caractéristiques des options attribuées  M. Jean-Pascal Tricoire 63 000 options (conditionnelles)
dans le cadre du plan n°30 (prix d’exercice 92,-- €,
Le prix d'exercice des options est égal à la moyenne des échéance 2017) et 6 750 actions gratuites (condition-
vingt derniers cours de bourse précédant la date d'attribu- nelles) dans le cadre du plan n°3,
tion par le Directoire. Il n'est pas consenti de décote sur
 M. Pierre Bouchut 25 200 options (conditionnelles) dans
cette moyenne.
le cadre du plan n°30 (prix d’exercice 92,-- €, échéance
Les options ont une durée de dix ans (depuis 2006). Les 2017) et 2 700 actions gratuites (conditionnelles) dans le
options des plans 16 à 19 peuvent être levées à compter cadre du plan n°3
de la quatrième année suivant leur date d'attribution, sous
réserve pour les bénéficiaires de conserver les actions Les mandataires sociaux ont levé courant 2007 :
souscrites ou acquises au nominatif jusqu'à l'expiration  M. Jean-Pascal Tricoire : 6 867 options du plan 18 - 5 050
d'un délai de cinq ans suivant la date d'attribution. Les op- options du plan 19 - 770 options du plan 20 et 11 110 op-
tions des plans 20, 21, 24, 26 à 30 peuvent être levées tions du plan 21,
sans condition à l'issue de la quatrième année et, dans  M. Henri Lachmann : 139 344 options du plan 21.
certains cas, à l'issue de la troisième année. A titre excep-
tionnel les options des plans 22, 23 et 25 peuvent être Options consenties aux 10 premiers
exercées dès la première année. salariés attributaires au cours de l’exercice
L'exercice des options est subordonné à une condition et options levées par les 10 salariés ayant
d'appartenance au Groupe. En outre l'exercice des options exercé le plus d’options
attribuées dans le cadre des plans 16 à 18, 20, 21, 24, 26
à 30 est totalement ou partiellement subordonné à l'at-
Nombre Prix Date
teinte d'objectifs de résultat, de création de valeur, de chif-
d’options en euro d’échéance
fre d'affaires ou de marge opérationnelle présentés dans le
tableau ci-après. Options consenties en 2007 aux dix salariés
L'atteinte partielle de ces objectifs a conduit à l'annulation non mandataires sociaux dont le nombre d'options
de 2 414 100 options sur les plans 16 à 27. ainsi consenties est le plus élevé

Caractéristiques des actions attribuées Plan 29 36 900 97,05 2017


Pour les plan n°2 de mars 2007 et n°3 de décembre 2007, Plan 30 100 100 92,00 2017
les périodes d’acquisition et de conservation ont été res-
Options levées en 2007 par les dix salariés
pectivement fixées à 3 ans et 2 ans.
non mandataires sociaux dont le nombre d'options
Pour le plan n°4 de décembre 2007, la période de conserva- ainsi souscrites est le plus élevé
tion est de 4 ans, il n’existe pas de période de conservation.
322 826 52,13 (1) -
Les actions gratuites sont subordonnées pour moitié à l’at-
teinte d’objectifs de résultats de marge opérationnelle et (1) Prix moyen pondéré.
de croissance organique.
63
Actions consenties aux 10 premiers salariés attributaires au cours de l’exercice

Nombre d’actions

Actions consenties en 2007 aux dix salariés non mandataires


sociaux dont le nombre d'actions ainsi consenties est le plus élevé
Plan 2 1 989
Plan 3 8 297
Plan 4 7 637

Historique des plans d'options

Plan Date Nombre de Nombre Prix d'exercice Critères de levée % atteint Options Les Les 10 Options
du plan bénéficiaires d’options en euros des annulées mandataires premiers à lever au
à l'origine à l’origine avant après objectifs (1) sociaux (2) attributaires 31.12.2007
augmentation de capital salariés (2) (3)

16 01.04.99 A 337 1 259 300 50,73 50,24 50 % des options - 55,4 245 900 85 600 154 500 0
création de valeur sur
exercices 1999 à 2001
17 01.04.99 A 542 2 123 100 50,73 50,24 100 % des options - 47,7 1 078 600 107 400 172 900 0
CA, coûts de structure
et REX exercice 2001
18 24.03.00 A 1 038 1 421 200 65,88 65,24 50 % des options - 0 686 600 63 000 87 900 177 514
création de valeur sur
exercices 2000 à 2002
19 04.04.01 S 1 050 1 557 850 68,80 68,13 Sans NA NA 205 500 163 600 571 240
20 12.12.01 S 180 1 600 000 51,76 51,26 100 % des options - 89,0 166 800 89 000 296 800 345 769
CA et REX exercice 2004
21 05.02.03 S 433 2 000 000 45,65 45,21 50 % des options - REX 84,0 141 900 138 000 322 100 536 557
et résultat opérationnel
net sur capitaux
engagés exercice 2005
22 05.02.03 S 111 111 000 45,65 45,21 Sans - plan réservé NA NA - 10 000 24 631
aux gagnants du trophée
23 06.05.04 S 107 107 000 56,09 55,55 Sans - plan réservé NA NA - 10 000 42 454
aux gagnants du trophée
24 06.05.04 S 402 2 060 700 56,09 55,55 50 % des options - 88,9 94 300 141 700 238 600 1 717 509
REX sur CA - 1/3 par an sur
exercices 2004, 2005 et 2006
25 12.05.05 S 157 138 500 57,02 56,47 Sans - plan réservé NA NA - 15 000 46 856
aux gagnants du trophée
26 28.06.05 S/A 458 2 003 800 60,78 60,19 50 % des options - marge 100 0 200 000 300 000 1 993 764
opérationnelle et CA
exercices 2005 et 2006
27 01.12.05 S/A 419 1 614 900 72,10 71,40 50 % des options - marge 100 0 150 000 266 000 1 613 644
opérationnelle et CA
exercices 2006 et 2007
28 21.12.06 S/A 489 1 257 120 82,14 81,34 50 % des options - marge - - 112 000 138 300 1 260 226
opérationnelle et CA
exercices 2007 et 2008
29 23.04.07 S/A 43 83 150 97,05 97,05 50% des options - marge - - - 36 900 83 150
opérationnelle et CA
exercices 2007 et 2008
30 19.12.07 S/A 542 944 926 92,00 92,00 50% des options - marge - - 88 200 100 100 944 926
opérationnelle et CA
exercices 2008 et 2009
18 282 546 2 414 100 1 380 400 2 312 700 9 358 240
(1) Nombre d'options annulées en raison de la non atteinte des objectifs (plans 16 à 26).
(2) Nombre d'options après annulations en raison de la non atteinte des objectifs.
(3) Nombre d'options restant à lever après déduction de l'ensemble des annulations et levées exercées depuis la création du plan.
S : plan d'options de souscription. A : plan d'options d'achat.

64
Informations sur la société et son capital

Renseignements relatifs aux options en cours (Période 1er janvier - 17 mars 2007)

Plan Date Type Date Prix Nbre total dont les Nombre Nombre Options
du plan de plan d’expiration d'exercice d'actions mandataires d’options d’options restant à
(1) en euros pouvant être sociaux (2) exercées annulées lever au
souscrites ou au cours de au cours de 17 mars
achetées (2) l'exercice l'exercice 2007
16 01.04.99 A 31.03.07 50,73 167 550 0 117 750 27 100 22 700
17 01.04.99 A 31.03.07 50,73 200 143 0 135 743 16 600 47 800
18 24.03.00 A 23.03.08 65,88 358 628 46 000 77 182 0 281 446
3
19 04.04.01 S 03.04.09 68,80 1 048 458 195 500 63 286 65 370 919 802
20 12.12.01 S 11.12.09 51,76 602 346 89 000 84 300 0 518 046
21 05.02.03 S 04.02.11 45,65 1 439 900 138 000 153 700 11 000 1 275 200
22 05.02.03 S 04.02.11 45,65 59 050 - 15 700 0 43 350
23 06.05.04 S 05.05.12 56,09 52 600 - 2 000 0 50 600
24 06.05.04 S 05.05.12 56,09 1 999 900 150 000 0 93 000 1 906 900
25 12.05.05 S 11.05.13 57,02 60 050 - 3 150 0 56 900
26 28.06.05 S/A 27.06.13 60,78 1 989 200 200 000 0 1 200 1 988 000
27 01.12.05 S/A 30.11.13 72,10 1 613 700 150 000 0 4 900 1 608 800
28 21.12.06 S/A 20.12.16 82,14 1 257 120 112 000 0 4 600 1 252 520(3)
10 848 645 1 080 500 652 811 223 770 9 972 064

(1) S = plan d'options de souscription / A = plan d'options d'achat.


(2) Situation au 1er janvier 2007 pour les plans 16 à 28.
(3) Sous réserve de l'atteinte des critères de levée.

Renseignements relatifs aux options en cours (Période 18 mars - 31 décembre 2007)

Plan Date Type Date Prix Nbre total dont les Nombre Nombre Options
du plan de plan d’expiration d'exercice d'actions mandataires d’options d’options restant à
(1) en euros pouvant être sociaux (2) exercées annulées lever au 31
(2) souscrites ou au cours de au cours de décembre
achetées (2) l'exercice l'exercice 2007
16 01.04.99 A 31.03.07 50,24 22 927 0 18 887 4 040 0
17 01.04.99 A 31.03.07 50,24 48 276 0 32 116 16 160 0
18 24.03.00 A 23.03.08 65,24 284 401 46 452 102 263 4 624 177 514
19 04.04.01 S 03.04.09 68,13 928 998 197 424 347 001 10 757 571 240
20 12.12.01 S 11.12.09 51,26 527 170 89 869 179 583 1 818 345 769
21 05.02.03 S 04.02.11 45,21 1 287 787 139 344 738 707 12 523 536 557
22 05.02.03 S 04.02.11 45,21 43 784 - 19 153 0 24 631
23 06.05.04 S 05.05.12 55,55 51 106 - 8 652 0 42 454
24 06.05.04 S 05.05.12 55,55 1 925 620 143 078 194 376 13 735 1 717 509
25 12.05.05 S 11.05.13 56,47 57 470 - 10 614 0 46 856
26 28.06.05 S/A 27.06.13 60,19 2 007 702 201 961 0 13 938 1 993 764
27 01.12.05 S/A 30.11.13 71,40 1 624 754 151 471 0 11 110 1 613 644
28 21.12.06 S/A 20.12.16 81,34 1 265 034 0 4 808 1 260 226(3)
29 23.04.07 S/A 22.04.17 97,05 83 150(3)
30 19.12.07 S/A 18.12.12 92,00 944 926(3)
10 075 029 969 599 1 651 352 93 513 9 358 240

(1) S = plan d'options de souscription / A = plan d'options d'achat.


(2) Situation au 18 mars 2007 pour les plans 16 à 28, après ajustements consécutifs à l'augmentation de capital de mars 2007.
(3) Sous réserve de l'atteinte des critères de levée.

65
Historique des plans d'attributions gratuites d'actions

Plan Date Nombre de Nombre Période Période de Conditions de % atteint Droits Les Les 10 Droits Droits
du bénéficiaires d'actions d'acquisition conservation performance des annulées mandataires premiers annulés restants
plan à l'origine à l’origine objectifs (1) sociaux attributaires au cours au 31
(2) salariés de décembre
(2) l’exercice 2007

1 21.12.06 221 52 006 3 ans 2 ans 50 % des actions - - - 7 000 7 088 60 51 946
marge opérationnelle
et CA exercices
2007 et 2008

2 23.04.07 13 2 214 3 ans 2 ans 50 % des actions - - - 0 1 989 0 2 214


marge opérationnelle
et CA exercices
2007 et 2008

3 19.12.07 268 66 394 3 ans 2 ans 50 % des actions - - - 9 450 8 297 0 66 394
marge opérationnelle
et CA exercices
2008 et 2009

4 19.12.07 274 57 250 4 ans 0 50 % des actions - - - 0 7 637 0 57 250


marge opérationnelle
et CA exercices
2008 et 2009

177 864 0 16 450 25 011 60 177 804

(1) Droits annulés en raison de la non atteinte des objectifs.


(2) Droits après annulations en raison de la non atteinte des objectifs.

5. Bourse
Les actions de la société sont cotées en France, sur Euronext Paris compartiment A.
Elles se négocient à l’unité sous le code valeur ISIN FR0000121972.
L’action Schneider Electric SA fait partie de l’indice CAC 40 établi par Euronext.

Historique sur 5 ans

2007 2006 2005 2004 2003

Moyenne journalière des transactions


à la Bourse de Paris :
- en nombre de titres (en milliers) 1 587,79 1 058,43 947,34 942,82 1 198,06
- en millions d’euros 152,00 88,86 59,31 50,49 53,92

Cours extrêmes en Bourse (en euros) :


- plus haut 110,26 93,40 77,15 58,25 54,30
- plus bas 83,51 70,85 51,15 49,20 37,40

Dernier cours de l’année (en euros) 92,68 84,10 75,35 51,20 51,90

Rendement global de l’action (en %) 3,56 3,57 2,99 3,52 3,18

66
Informations sur la société et son capital

Transactions des 18 derniers mois à Paris

Année Mois Nombre Capitaux Cours extrêmes


d’actions échangés (en euros) (1)
échangées (en millions
(en milliers) d'euros) Plus haut Plus bas
2006 Aout 15 596 1 287,73 85,50 79,35
Septembre 17 821 1 535,55 90,75 82,95
Octobre 28 518 2 501,32 93,35 81,35
Novembre 30 241 2 522,78 87,10 78,45
3
Décembre 21 376 1 775,16 85,25 79,80
2007 Janvier 32 657 2 940,66 93,85 83,51
Février 26 628 2 515,83 96,67 89,05
Mars 35 842 3 298,36 96,47 86,59
Avril 28 268 2 826,82 105,93 94,64
Mai 27 423 2 850,49 109,00 99,56
Juin 28 954 3 073,18 110,26 102,00
Juillet 36 870 3 727,79 106,95 93,80
Aout 32 848 3 087,25 100,49 87,00
Septembre 52 425 4 848,32 99,00 87,10
Octobre 39 324 3 701,58 97,60 86,00
Novembre 38 935 3 591,00 100,91 84,19
Décembre 24 522 2 274,32 97,21 88,20
Total 2007 404 696 38 735,60
2008 Janvier 48 294 3 801,56 94,29 69,01
(1) En cours de séance.

Evolution du cours de l’action et de l’indice CAC 40 sur 5 ans


(Source Reuters)

Cours Echelle
Schneider Electric CAC 40
100 92,68
84,10
6 000
80 75,35 73,39
5 000
51,20
60 51,90 4 000
45,09
3 000
40
2 000

20

31.12.02 31.12.03 31.12.04 31.12.05 31.12.06 31.12.07 15.02.2008

,
n Cours de l action en euros Action Schneider Electric CAC 40 (ajusté sur le cours de Schneider Electric
au 31 décembre 2002)

Monep
L’action Schneider Electric SA a été admise au Monep en date du 20 décembre 1996.

67
Obligations ne donnant pas Contacts
accès au capital
Toute information ou tout document peut être demandé à
Schneider Electric SA a réalisé au cours des derniers exer- la Communication Financière à :
cices plusieurs émissions obligataires dans le cadre de Alexandre Brunet - Directeur de la Communication
son programme d'Euro Medium Term Notes ("EMTN"). A la Financière et de l'Actionnariat.
clôture de l'exercice 2007, les émissions non arrivées à
échéance sont les suivantes : Pour les investisseurs institutionnels et analystes
financiers : Tél. : 01 41 29 87 50.
 600 millions d'euros mis en place en octobre 2007 au
taux de 5,375 % arrivant à échéance le 8 octobre 2015. Pour les actionnaires individuels :
Cet emprunt a été admis aux négociations de la bourse de Numéro vert : 0 800 20 55 14.
Luxembourg sous le code FR0010526178.
 110 millions d'euros mis en place en janvier 2007 au Comité Consultatif des Actionnaires
taux de 3,375 % arrivant à échéance le 26 janvier 2009.
Cet emprunt a été admis aux négociations de la bourse de Il est composé de 6 membres actionnaires individuels dé-
Luxembourg sous le code XS0285139761. signés par Schneider Electric pour un mandat de trois ans
renouvelable une fois sur accord de la société. Il se veut re-
 1 milliard d'euros mis en place en juillet 2006, se dé-
présentatif de la diversité des actionnaires, tant au niveau
composant en deux tranches, une tranche à 5 ans et à
géographique que professionnel, et constitue le relais au-
taux variable pour 500 millions d'euros et une tranche à
près de la société des attentes des actionnaires indivi-
7 ans et demi au taux de 4,5 % pour 500 millions. Ces
duels. A ce titre, il se tient en permanence à la disposition
deux emprunts ont été admis aux négociations de la
des actionnaires qui souhaiteraient, par son intermédiaire,
Bourse de Luxembourg sous les codes XS0260903348
faire part à la société de leurs préoccupations. Il donne des
et XS0260896542.
avis et fait des propositions sur les actions et les outils de
 1,5 milliard d'euros mis en place en août 2005 se dé- communication financière. En 2007, le Comité s'est réuni
composant en deux tranches, une tranche à 5 ans au à trois reprises afin d’échanger sur différents thèmes.
taux de 3,125 % pour 900 millions d'euros et une tranche
A titre d’exemple, citons :
à 12 ans au taux de 4% pour 600 millions d'euros. Ces
emprunts ont été admis aux négociations de la Bourse  renforcement de la stratégie en matière d’actionnariat
de Luxembourg sous les codes FRF0010224337 et individuel : présence au Salon Actionaria, réunions d’in-
FR0010224929. formation en province…,
 750 millions d'euros émis en octobre 2003 au taux de  propositions sur l’évolution de la publicité financière,
3,875 % arrivant à échéance le 31 octobre 2008. Cet em-  participation à la session des questions au Président lors
prunt a été admis aux négociations de la Bourse de de l'Assemblée Générale, au cours de laquelle le Comité
Luxembourg sous le code FR0010023200. se fait le porte-parole des actionnaires en reprenant cer-
taines questions posées au numéro vert.

Documentation
6. Politique
La société met à la disposition de ses actionnaires :
d'information  le rapport annuel et la plaquette allégée,
 la lettre aux actionnaires,
Responsable de l’information  des informations générales, économiques et financières
sur le Groupe (présentations - communiqués),
Pierre Bouchut
Directeur Financier, Membre du Directoire  un site internet http://www.schneider-electric.com
43-45, boulevard Franklin-Roosevelt
92500 Rueil-Malmaison
Tél. : 01 41 29 71 34

68
4

4
Rapport
de gestion

1. Faits marquants p. 70
2. Performance opérationnelle p. 71
3. Evolution de la situation financière p. 75
4. Perspectives 2008 p. 77
5. Développement durable p. 78

69
1. Faits marquants Un dispositif mondial de R&D
Environ un tiers du budget de R&D est alloué à la mainte-
Croissance, efficacité, compétences et engagement des nance des gammes, à l'augmentation du niveau de qualité,
collaborateurs : Schneider Electric mobilise pleinement ces à la réduction du coût des produits (matières, composants,
leviers pour accélérer sa transformation et optimiser ses processus), à l'adaptation aux nouvelles réglementations
performances. environnementales de plus en plus contraignantes (RoHS,
Reach, WEEE) dont Schneider Electric a fait une priorité.
Près de deux tiers du budget sont consacrés à la re-
Croissance cherche pour l’innovation et aux offres nouvelles. L’objec-
tif est de concevoir et de lancer de nouvelles gammes de
Schneider Electric a poursuivi le déploiement de son mo-
produits et des solutions apportant toujours plus de valeur
dèle économique. Il est fondé sur le renforcement de ses
à leurs utilisateurs.
activités cœurs, une expansion géographique dynamique,
le lancement de nouveaux produits innovants et l’intégra- Parmi les nouveautés produits et solutions 2007 :
tion de nouvelles activités afin d’offrir des solutions plus  Modicon M340 (un automate programmable nouvelle
complètes et le meilleur service possible à ces clients. génération),
En 2007, Schneider Electric a renforcé sa présence sur  SunEzy (nouvelle gamme d’onduleurs, de produits de
des marchés moins sensibles aux cycles économiques supervision, de communication et de coffrets électriques
tels que les Infrastructures et les Centres de données. pour le photovoltaïque),
 les solutions intelligentes Konnex (pour une gestion cen-
tralisée du chauffage, de l’éclairage et de la climatisation,
Des acquisitions ciblées - une réduction de la facture énergétique et un niveau de
Un fort repositionnement de son sécurité accru),
portefeuille d’activités  le logiciel Inca 3 D (un logiciel de modélisation alliant ef-
ficacité énergétique et innovation).
Energie sécurisée -
Avec Schneider Electric Ventures, le Groupe s’est doté
Naissance d’un leader
d’un outil de veille technologique. Depuis 2003, ce fonds
Acquisition d’American Power Conversion (APC), n° 1 du d'investissement investit chaque année dans une à quatre
secteur, pour devenir un acteur majeur de l’énergie sécu- jeunes entreprises de haute technologie dont les innova-
risée. (14 février 2007) tions intéressent le développement futur du Groupe. Les
Grâce à la réussite de l’intégration des ressources d’APC domaines de prédilection sont les nanotechnologies, les
et MGE UPS Systems, la nouvelle Business unit Energie capteurs, l'optoélectronique, la micro génération d'électri-
sécurisée affiche d’excellentes performances. La forte cité, la domotique et l'économie d'énergie.
croissance de son chiffre d’affaires confirme le succès de Parmi les exemples d’investissements réalisés en 2007
ses produits et solutions dans un marché de l’Energie sé- par Schneider Electric Ventures citons :
curisée en plein développement. Les nouveaux besoins
 Solaire Direct, premier énergéticien entièrement dédié à
des clients nécessitent des solutions intégrées de gestion la production d’électricité solaire en France. La société est
de l’énergie et du refroidissement afin de répondre à la spécialisée dans la construction de centrales solaires uti-
problématique croissante de l’efficacité énergétique des lisatrices de cellules photovoltaïques et l’installation de
applications sensibles. Le leadership de la Business unit panneaux solaires chez les particuliers.
et la combinaison avec l’ensemble des offres Schneider
Electric lui permettent de proposer des solutions uniques,  Consumer Power Line, une société américaine qui pro-
complètes, innovantes sur des marchés en forte crois- pose aux gestionnaires d’infrastructures des délestages
sance. programmés en cas de pics de consommation d'électricité
(les volumes économisés pouvant le cas échéant être re-
Automatismes et sécurité du bâtiment - vendus à un prix supérieur à celui du marché).
Renforcement du pôle "sécurité" Schneider Electric intensifie également son effort de re-
Acquisition de Pelco Inc., leader mondial dans la concep- cherche et d’innovation dans la communication avancée
tion, le développement et la fabrication de systèmes de vi- (sans fil, Courant Porteur en Ligne (CPL), le management
déosurveillance, pour développer des offres de systèmes de l’énergie (supervision à distance de la consommation,
totalement intégrés. (17 octobre 2007) notamment pour les clients multi-sites), la miniaturisation
et les microsystèmes (capteurs intelligents multifonctions)
Distribution électrique - et la récupération d’énergie.
Finalisation de la création de Delixi Electric En septembre 2007, la Commission Européenne a donné
Cette joint-venture à parts égales (50/50 avec Delixi son feu vert au démarrage du programme HOMES (Habi-
Group) est spécialisée dans la fabrication, la commercia- tat Optimisé pour la Maîtrise de l’Energie et des Services)
lisation et la distribution de produits basse tension. Elle ci- financé par l’Agence française pour l’Innovation Industrielle
blera le marché chinois et élargira son modèle économique et piloté par Schneider Electric, en collaboration avec qua-
spécifique à d’autres pays. (18 octobre 2007) torze partenaires.
L’objectif : penser le bâtiment comme un système en le
Systèmes d’installation et contrôle - rendant "intelligent" (les équipements communiquent entre
Enrichissement de l’offre et renforcement de eux) pour réduire la consommation énergétique de 10 à
la présence sur le marché allemand 30 % et optimiser le confort. Chaque zone du bâtiment dis-
Acquisition de Ritto GmbH & CO KG, spécialiste allemand posera ainsi d’une "Unité de Contrôle Actif" équipée de
de la conception, de la fabrication et de la commercialisa- capteurs mesurant les paramètres de la zone (environne-
tion de systèmes de portiers audio et vidéo pour le marché ment, présence, luminosité…) permettant au logiciel de
résidentiel et les petits bâtiments tertiaires. (25 mai 2007) "l’Unité de Contrôle" de commander les équipements et
70
Rapport de gestion

communiquer avec les utilisateurs. Il sera ainsi possible de Gestion anticipative de l’emploi
contrôler l’usage de l’énergie en fonction de l’occupation et des compétences :
d’une zone, de la mesure de la qualité de l’air dans une
pièce ou encore de la luminosité ambiante.
signature d’un accord européen
Schneider Electric et la Fédération Européenne de Métal-
lurgie (FEM) ont conclu un accord européen innovant qui
Efficacité prévoie, notamment, des actions de gestion anticipative
de l’emploi et des compétences, la promotion du dialogue
Deux nouvelles Directions Activités social ainsi que des actions spécifiques de formation pro-
(ou Business units) sur deux fessionnelle lors de changements d’organisation transna-
marchés porteurs tionaux. (12 juillet 2007)

En février 2007, une Business unit Energies renouvela-


bles, plus particulièrement dédiée à l’énergie solaire, est
créée pour développer une gamme d’onduleurs photovol-
taïques et collaborer avec Solaire Direct (société spéciali-
sée dans la construction de centrales solaires utilisatrices 4
de cellules photovoltaïques et l’installation de panneaux 2. Performance
solaires chez les particuliers).
En février 2007, une Business unit Energie sécurisée est
opérationnelle
mise en place suite au rapprochement d’APC et MGE UPS
Systems pour décliner des solutions innovantes permet-
tant d’assurer la disponibilité et la fiabilité de l’électricité. Evolution des principaux
marchés
Collaborateurs
Marché Bâtiment non résidentiel
Encourager la mixité
Le marché du bâtiment non résidentiel a connu sa meil-
En 2007, les séminaires de Développement de Leader- leure année depuis au moins 20 ans, avec le maintien
ship et d’Expertise Globale de Schneider Electric Univer- d’une croissance très vive aux Etats-Unis, notamment
sity ont accueilli 1837 participants avec une participation dans les segments des bureaux et hôpitaux, une accélé-
des femmes en augmentation de + 155 %. Le Groupe ration en Europe et dans les pays émergents. En Europe,
s’est par ailleurs engagé à recruter 30 % de femmes in- la quasi-totalité des pays a généré une croissance signifi-
génieurs et cadres à des postes clés partout dans le cativement positive, la zone Nordique ayant été la plus dy-
monde d’ici quatre ans. namique.
En termes d’équipement électrique, le marché mondial du
bâtiment "s'industrialise" au profit de l'Efficacité Energé-
Attirer les talents
tique et des Green Buildings. La demande est en forte pro-
Lancée le 16 novembre 2006 en partenariat avec l’Institut gression pour des solutions garantissant disponibilité et
National des Sciences Appliquées (INSA) de Lyon et qualité de l'énergie électrique (ainsi que d'autres applica-
l’Ecole Nationale Supérieure des Techniques Appliquées tions clés telles que le traitement de l'air, la traçabilité des
(ENSTA), la première édition du projet "Choisis Ta Vie" a événements, la sécurité, la climatisation, ...). Il s’agit de so-
permis d’aider 20 étudiantes à construire leur parcours pro- lutions intégrées (notamment autour des Technologies de
fessionnel. Toutes ont bénéficié des conseils et du soutien l'Information) qui vont entraîner une forte évolution des mé-
de leurs marraines, des managers du Groupe diplômées tiers des filières (interdépendance des lots) et que peu
d’école de commerce. Le projet est reconduit en 2008. d'acteurs sauront offrir.
Le marché des services associés commence à émerger
(Performance Contracting, Outsourcing du Facility Mana-
Mobiliser ses collaborateurs
gement, Financement, ...).
Schneider Electric mobilise tous ses moyens pour intéres-
ser ses collaborateurs à la réalisation des objectifs fixés et
les associer aux performances : intéressement, actionna- Marché Résidentiel
riat, stock options, bonus. Au printemps 2007, Schneider
Le marché résidentiel aux Etats-Unis a connu une très
Electric a lancé un plan d’actionnariat salarié à travers une
forte baisse en 2007, consécutivement à la hausse des
augmentation de capital réservée aux seuls salariés du
Groupe. taux d’intérêt, qui a abouti à augmenter les taux de défaut
des crédits accordés aux ménages, au moment où le prix
des maisons se contractait. La crise des prêts hypothé-
Un accord Groupe pour l’embauche caires (subprime), et la restriction des crédits qui en ont
des personnes handicapées découlé ont accéléré la baisse des mises en chantier. La
récession de ce marché est d’autant plus violente, que la
Pour la première fois, un accord Groupe conclu pour la pé- croissance du marché les années précédentes avait été
riode 2007-2009 favorisera l’emploi, la formation et l’inté- accentuée par la spéculation. En effet, les banques ont ac-
gration professionnelle des personnes handicapées cepté de délivrer facilement des prêts à des particuliers,
(conformément à la loi française du 11 novembre 2005 qui investissaient sur la base d’une anticipation de la pour-
pour "l’égalité des droits et des chances, la participation et suite de la hausse du prix des logements qui pour certains,
la citoyenneté"). (9 novembre 2007) étaient destinés à la revente les années suivantes.
71
En Europe, le marché résidentiel s’est stabilisé dans sa pendant les périodes de pointe de consommation, les li-
globalité en 2007 après de nombreuses années de pro- mites des interconnexions des réseaux de transport de
gression. Le marché a baissé en Irlande et dans une moin- l’électricité et le développement de la production d’électri-
dre mesure en Allemagne et en Suisse. Il est demeuré en cité avec des énergies renouvelables restent d’actualité.
progression en Norvège et en Hollande, a connu une crois-
La question environnementale reste une préoccupation
sance faible ou nulle dans les autres pays. Un ralentisse-
majeure pour l'ensemble de la filière, à la fois pour les pro-
ment de ce marché était attendu pour cette année. La crise
ducteurs soucieux de limiter les émissions de CO2 ,
financière liée au subprime aux Etats-Unis a accentué ce
comme pour les consommateurs incités à utiliser l'énergie
ralentissement en incitant les banques, impactées par
de manière plus efficace.
cette crise financière, à restreindre leur offre de crédit.
L’année 2007 a été aussi marquée par la libéralisation du
Le marché résidentiel dans les pays émergents est sou-
marché de l’énergie dans tous les pays de l’Union Euro-
tenu par la hausse du pouvoir d’achat des populations des
péenne alors que l'Amérique du Nord reste en attente sur
pays qui bénéficient de la forte croissance des exporta-
ce sujet.
tions de biens et services, ou de la forte hausse du prix
des matières premières. Dans tous les pays, les régulateurs et autres instances
gouvernementales investissent dans les réseaux de distri-
bution d'électricité pour une meilleure garantie et une meil-
Marché Industrie leure qualité de fourniture.
Le marché Industrie a été de nouveau très dynamique Les investissements dans le marché du pétrole et du gaz
cette année. La forte croissance des investissements dans au Moyen Orient, en Russie, en Chine et en Amérique du
les pays émergents, notamment la Chine, l’Inde, et les Nord notamment restent très soutenus avec la montée des
pays exportateurs de matières premières (pétrole, gaz, cours du pétrole.
métaux) a tiré les exportations de machines des pays eu- La croissance des besoins en eau potable et en traitement
ropéens. Cette dynamique de la demande extérieure a des eaux usées reste forte dans le monde et ce besoin pri-
tendu les capacités de production en Europe, incitant les maire est loin d’être rempli dans beaucoup de pays en voie
entreprises à augmenter les investissements de producti- de développement. La croissance a encore été très forte
vité, mais aussi de capacité. En revanche, la croissance a en Asie notamment en Chine.
ralenti au Japon et aux Etats-Unis, du fait de la moindre
dynamique des investissements des entreprises dans ces Les investissements dans des unités de dessalement
pays. d’eau de mer continuent au Moyen Orient pour répondre
aux besoins croissants en eau potable. La législation eu-
L’automation joue un rôle de plus en plus important dans ropéenne sur la protection de l’environnement favorise les
l’amélioration de l’efficacité des entreprises industrielles. investissements dans les installations de traitement de
L’amélioration des rendements est clé pour réduire la l’eau en Europe.
consommation d’énergie par produit. En outre, des sec-
teurs à forte intensité énergétique tels que l’extraction mi-
nière, la sidérurgie exploitent de plus en plus des solutions Marché Centres de données et
d’automation pour réduire leur consommation d’énergie réseaux
tels que les process de contrôle industriel avancé et les
MES (Manufacturing Execution Systems). Il y a une forte Le marché des centres de données et réseaux a été dy-
demande pour faire converger et intégrer les systèmes namique dans toutes les grandes zones géographiques.
d’énergie et de contrôle intelligents déployés dans les pro- Le principal facteur de croissance est la "digitalisation" de
cess manufacturiers en utilisant des technologies ouvertes tous les secteurs de l’économie à l’échelle mondiale, qui
telles qu’Ethernet. Cette intégration, et les services et tech- conduit à une forte croissance de l’utilisation de la bande
nologies associés, permettent aux entreprises utilisatrices passante et le besoin de moderniser, d’agrandir ou de
de réduire leur consommation d’énergie parallèlement à construire des centres de données, tout en proposant fia-
une maximisation de leur productivité et une réduction de bilité, haute densité et extensibilité.
leurs dépenses d’investissement. Par ailleurs, les considérations environnementales, de plus
Les fabricants de machines (OEM), Original Equipment en plus importantes pour les centres de données, qui sont
Manufacturers demandent de plus en plus de solutions fortement consommateurs d’énergie, créent de nouvelles
globales qui les aident à innover et augmenter leur activité opportunités dans le domaine du refroidissement à haute
en développant un avantage comparatif. Cela aboutit à des efficacité énergétique.
partenariats plus étroits et plus en amont dans le déve-
loppement des machines.
Les OEMs substituent à des éléments électromécaniques
et mécaniques des technologies électroniques d’automa- Commentaires sur
tion, incorporant des logiciels. L’automation améliore par
exemple la productivité à travers la réduction du temps de les comptes consolidés
transition entre deux productions différentes, ainsi que la
qualité et la traçabilité du produit final. Ceci répond à un
besoin croissant des industriels, notamment dans la pro-
Commentaires sur l'activité
duction de biens de consommation. et le compte de résultat consolidé

Evolution du périmètre de consolidation


Marché Energie et Infrastructures Les acquisitions réalisées en 2007 ont principalement per-
Le marché de l'Energie a été marqué par la montée du prix mis au Groupe de se renforcer dans les domaines de
de pétrole, son impact sur le prix de l’électricité et la mon- l’Energie sécurisée et des Automatismes du bâtiment.
tée croissante des besoins en électricité dans les pays Les dates indiquées ci-dessous correspondent aux dates
émergents. La sécurité d'approvisionnement notamment de prise de contrôle des sociétés acquises.
72
Rapport de gestion

Le 14 février 2007, le Groupe a finalisé l’acquisition de Autres variations de périmètre


American Power Conversion (APC) leader mondial du sec-
Le 31 octobre 2007, le Groupe a annoncé la signature d'un
teur de l'Energie sécurisée. En rapprochant APC de sa fi-
accord avec le partenaire chinois Delixi Group, dans le but
liale MGE UPS, Schneider Electric devient la référence
mondiale de ce secteur. de créer la joint-venture Delixi Electric. Cette société, dé-
tenue à parts égales par les deux groupes, est spécialisée
Le 25 mai 2007, le Groupe a signé un accord portant sur dans la fabrication, la commercialisation et la distribution
l’acquisition de Ritto GmbH & Co KG, spécialiste allemand d’une offre spécifique de produits de basse tension via un
de la conception, de la fabrication et de la commercialisa- réseau dédié sur le marché chinois. Cette société est mise
tion de systèmes de portiers audio et vidéo pour le marché en équivalence depuis le 1er novembre 2007.
résidentiel et les petits bâtiments tertiaires.
Le 31 juillet 2007, le Groupe a acquis la société brésilienne
Atos Automacão Industrial Ltda (spécialisée dans le mar- Evolution des taux de change
ché des automatismes), le groupe Grant localisé en Irlande
et la société Yamas basée aux Etats-Unis (distributeurs de L'évolution des devises par rapport à l'euro a eu un im-
produits d’automatismes du bâtiment TAC). pact significatif sur l'exercice 2007. En effet, cet impact
Le 17 octobre 2007, le Groupe a finalisé l’acquisition de
Pelco, leader mondial dans la conception, le développe-
de conversion s’élève à (421) millions d'euros sur le chif-
fre d'affaires consolidé et à (63) millions d'euros sur la
4
ment et la fabrication de systèmes de vidéo surveillance. marge opérationnelle (EBITA).

Ces sociétés sont consolidées par intégration globale de-


puis leur date d’acquisition.
Chiffre d'affaires
Les entités suivantes ont été acquises en cours d’exercice
2006 et leur consolidation en année pleine sur l’exercice Au 31 décembre 2007, le chiffre d'affaires consolidé de
2007 constitue un effet de périmètre par rapport à l’exer- Schneider Electric s'élève à 17 309 millions d'euros, en
cice 2006 : progression de 26,1 % à périmètre et taux de change cou-
 Silicon Power Corporation (Crydom), consolidée à rants par rapport au 31 décembre 2006.
compter du 15 février 2006, Le Groupe a réalisé en 2007 une croissance organique re-
 AEM SA, consolidée à compter du 1er mars 2006, cord de 13,9 %. Les acquisitions contribuent à la crois-
 Citect, consolidée à compter du 1er avril 2006, sance du Groupe pour 15,7 % et les effets change pour
(3,5 %).
 Electrical South, consolidée à compter du 1er avril 2006,
 OVA G. Bargellini SpA, consolidée à compter du 1er mai Evolution du chiffre d'affaires par zone
2006, géographique
 Merten GmbH & Co.KG, consolidée à compter du 1er
Le chiffre d'affaires de l'Europe s'élève à 7 846 millions
juin 2006,
d'euros au 31 décembre 2007, en progression de 22,5 %
 SSBEA et Moduline, consolidées à compter du 1er juil- en données courantes. A périmètre et taux de change
let 2006, constants, le chiffre d'affaires augmente de 12,0 % par rap-
 IBS, consolidée à compter du 1er août 2006, port au 31 décembre 2006.
 Applied Controls Tech., consolidée à compter du 11 août L'excellente performance de l'Europe s'explique notam-
2006, ment par le développement des nouvelles activités dans
 Napac, consolidée à compter du 4 septembre 2006, les services et l’efficacité énergétique. Les marchés de
 Va Tech Elin EBG Electronik, consolidée à compter du l’énergie et des infrastructures, mais aussi des bâtiments
26 septembre 2006, tertiaires, sont les plus dynamiques, favorisant en parti-
culier une forte croissance de l’Europe de l’Est, proche
 MGE China (JV), consolidée à compter du 1er octobre
2006, de 30 %. En Europe de l’Ouest, le Groupe continue à
réaliser de très bonnes performances, malgré des mar-
 GET Group Plc, consolidée à compter du 1er décembre chés résidentiels moins porteurs sur la seconde partie
2006.
de l’année.
Le 31 octobre 2007, le Groupe a finalisé le désinvestisse-
En Amérique du Nord, le chiffre d'affaires s'élève à 4 770
ment de MGE Office Protection Systems (l’activité petits
millions d'euros, soit une croissance de 29,0 % en don-
systèmes de moins de 10kVA de MGE) à Eaton Corp.
nées courantes et une croissance organique de 13,1 %.
conformément à la demande des autorités de la concur-
Cette progression confirme une capacité à compenser lar-
rence de la Commission Européenne.
gement le déclin du marché résidentiel. L’activité bénéficie
L’impact de ces variations de périmètre est de 2 154 mil- du repositionnement sur des segments de marché attrac-
lions d’euros soit +15,7 % sur le chiffre d’affaires et de tifs (centres de données informatiques, traitement de l’eau,
289 millions d’euros soit un effet de +14,3 % sur le ré- hôpitaux et fourniture d’électricité) et de la forte demande
sultat d’exploitation (EBITA)(1) par rapport au 31 décem- en efficacité énergétique.
bre 2006.
Le chiffre d'affaires de la zone Asie-Pacifique s'élève à
La marge opérationnelle (EBITA) moyenne dégagée sur 3 233 millions d'euros, en progression de 28,6 % en don-
l'exercice par les entités entrant dans le périmètre est de nées courantes et de 16,0 % à périmètre et taux de
13,4 %. change constants. La Chine, en croissance de 22 %, l’Asie
du Sud Est et l’Inde réalisent les meilleures performances.
(1) Le Groupe mesure sa performance opérationnelle en Globalement, l’environnement économique très dyna-
excluant les effets des amortissements et dépréciations d’actifs mique favorise un niveau élevé d’investissements dans les
incorporels reconnus lors de regroupements d'entreprises sur infrastructures et la construction.
la base de l'indicateur EBITA (Earnings Before Interest Taxes
and Amortization of purchase accounting intangibles).
73
La zone Reste du Monde réalise un chiffre d'affaires de petits systèmes du groupe MGE UPS pour 60 millions
1 460 millions d'euros au 31 décembre 2007, en progres- d’euros et une provision pour retards et difficultés liés à la
sion de 30,8 % en données courantes et de 23,3 % à pé- mise en œuvre des systèmes d’informations pour 72 mil-
rimètre et taux de change constants. L’ensemble des offres lions d’euros. Au cours de l'exercice 2007, le Groupe a réa-
de Schneider Electric en Distribution électrique, Automa- lisé des plus-values sur la cession d'actifs immobiliers, en
tismes et contrôle, Energie sécurisée bénéficie de mar- particulier en région parisienne, pour un montant brut total
chés porteurs dans toutes ces régions (Moyen-Orient, de 38 millions d'euros.
Afrique, Amérique du Sud), en raison des revenus impor-
Au 31 décembre 2007, la capitalisation de coûts relatifs
tants qu’elles tirent de leurs ressources naturelles.
à des projets de développement a un impact positif net de
87 millions d’euros sur le résultat d’exploitation, en légère
Evolution du chiffre d'affaires par activité
baisse par rapport à l’effet de l'exercice 2006 (98 millions
L'activité Distribution électrique représente un chiffre d'af- d’euros).
faires de 9 869 millions d'euros, soit 57,0 % du chiffre d'af-
faires du Groupe. Ce chiffre d'affaires a progressé de
14,7 % en données courantes et de 15,7 % à périmètre et Marge opérationnelle par zone
taux de change constants. géographique
Le chiffre d'affaires de l'activité Automatismes et contrôle
Afin d’améliorer la qualité de l’information sectorielle par
s'élève à 4 937 millions d'euros, en progression de 10,8 %
zone géographique, les frais de la Direction Générale non
en données courantes. A périmètre et taux de change
rattachables à un secteur particulier sont désormais iso-
constants, la croissance est de 9,4 %.
lés dans un secteur "holding". La marge opérationnelle
L'activité Energie sécurisée a généré un chiffre d’affaires s’entend du ratio EBITA / chiffre d’affaires.
de 2 503 millions d’euros contre 668 millions d’euros au
La marge opérationnelle de la zone Europe s'élève à
titre de l’exercice 2006. Cette hausse est due à hauteur de
17,2 % au 31 décembre 2007, en baisse de (0,6) point par
1 737 millions d’euros à l’intégration d’APC au 14 février
rapport au 31 décembre 2006. En base proforma 2006 (en
2007.
intégrant APC dès février 2006), la marge opérationnelle
progresse de 0,4 point.
Résultat d'exploitation La zone Amérique du Nord réalise une marge opération-
nelle de 16,5 % au 31 décembre 2007, en progression de
Le résultat d'exploitation (EBITA) s'élève à 2 562 millions 1,3 point par rapport au 31 décembre 2006. En base pro-
d'euros sur l'exercice 2007 contre 2 019 millions d'euros forma APC 2006, la marge opérationnelle progresse de
en 2006, en progression de 26,9 % en données courantes 3,0 points.
et de 16,1% à périmètre et taux de change constants. La
marge opérationnelle à données courantes du Groupe pro- La zone Asie-Pacifique réalise une marge opérationnelle
gresse de 0,1 point, de 14,7 % à 14,8 %. En retraitant l’an- de 13,6 % en retrait de (0,4) point par rapport au 31 dé-
née 2006 de l’acquisition d’APC, la marge opérationnelle cembre 2006. En base proforma APC 2006, la marge opé-
aurait été de 13,6% soit une progression proforma en 2007 rationnelle progresse de 0,7 point.
du taux de marge opérationnelle de 1,2 point à 14,8 %. La zone Reste du Monde réalise une marge opérationnelle
Le résultat d'exploitation après amortissements et dépré- de 15,9 % en 2007 contre 17,0 % en 2006. En base pro-
ciations des incorporels liés aux acquisitions (EBIT) com- forma APC 2006, la marge opérationnelle progresse de
prend 79 millions d'euros de charges d'amortissement 0,4 point.
d'actifs incorporels reconnus lors de la comptabilisation des
regroupements d'entreprises en 2007 contre 18 millions
d’euros en 2006.
Marge opérationnelle par activité
Sur l’activité historique du Groupe (hors division Energie L'activité Distribution électrique réalise un taux de marge
sécurisée), l’augmentation du coût des matières premières opérationnelle de 18,1 % en progression de 0,8 point par
(199 millions d’euros) a été largement compensée par la rapport à 2006.
répercussion sur les prix de vente des produits (307 mil- L'activité Automatismes et contrôle réalise un taux de
lions d’euros) et par les gains de productivité réalisés au ni- marge de 14,2 % en 2007, en retrait de (0,5) point par rap-
veau des opérations industrielles (295 millions d’euros). La port à 2006.
marge est impactée négativement à hauteur de (191) mil-
lions d’euros par des effets de mix produits liés au déve- L’activité Energie sécurisée réalise un taux de marge de
loppement des activités de services, projets et solutions. 12,7 % en 2007, en retrait de (1,2) point par rapport à
2006. Elle est fortement impactée par l’intégration d’APC
Le résultat d’exploitation du Groupe intègre 142 millions
en février 2007.
de coûts non récurrents liés principalement à des dépré-
ciations d’actifs (40 millions d’euros) et à des programmes
de restructuration (98 millions d’euros). Au 31 décembre Résultat financier
2006, ces coûts non récurrents s’élevaient à 116 millions
d’euros. Le résultat financier s'élève à (266) millions d'euros au 31
Les coûts non récurrents sont principalement liés à la décembre 2007 contre (121) millions d'euros au 31 dé-
poursuite des réorganisations industrielles en Europe pour cembre 2006.
40 millions d’euros, aux réorganisations de l’activité Ener- La charge d'intérêt nette s'élève à (247) millions d'euros,
gie sécurisée en Europe et aux Etats-Unis pour 22 millions en augmentation par rapport à l'exercice 2006 qui pré-
d’euros et à la réorganisation de l’activité Automatismes sentait une charge d'intérêt de (104) millions d'euros du
du bâtiment aux Etats-Unis pour 10 millions d’euros. Par fait de l'augmentation de l'endettement net moyen (3 370
ailleurs, les Autres produits et charges d’exploitation intè- millions d'euros en 2007 contre 1 700 millions d'euros en
grent également une plus-value de cession de l’activité 2006).
74
Rapport de gestion

Par ailleurs, les variations des taux de change après prise Ecarts d’acquisition
en compte des couvertures de change prises par le
Groupe ont un effet de (20) millions sur le résultat financier Les écarts d’acquisition s'élèvent à 8 141 millions d'euros,
contre (15) millions en 2006. soit 35,0 % du total de l'actif, en augmentation de 1 955
millions d’euros par rapport au 31 décembre 2006.
Enfin, les variations de juste valeur d’instruments finan-
ciers n’ont pas d’impact sur le résultat financier de l'exer- L'intégration des acquisitions réalisées en 2007 conduit à
cice 2007. une augmentation de 2 885 millions d'euros.
La cession de l’activité petits systèmes de MGE UPS a
conduit à une diminution de (221) millions d’euros.
Impôts
Enfin, les effets de change conduisent à une réduction des
Le taux effectif d'impôt au 31 décembre 2007 s'élève à écarts d’acquisition de (660) millions d’euros.
27,1 % contre 28,5 % au 31 décembre 2006.
L’évaluation des écarts d’acquisition à la clôture de l’exer-
cice n’a pas mis en évidence de perte de valeur.
Quote-part de résultat des sociétés
mises en équivalence
Immobilisations corporelles et
4
La quote-part de résultat des sociétés mises en équiva- incorporelles
lence s'élève à 4 millions d'euros au 31 décembre 2007
contre 2 millions d'euros au 31 décembre 2006. Les immobilisations corporelles et incorporelles s'élèvent
à 5 571 millions d'euros, soit 23,9 % du total de l'actif, en
augmentation de 79,2 % par rapport au 31 décembre
Intérêts minoritaires 2006.

Les intérêts des actionnaires minoritaires dans le résultat Actifs incorporels


net de l’exercice 2007 s'élèvent à (38) millions d'euros.
Ils représentent la quote-part de résultats bénéficiaires Les marques représentent 2 247 millions d'euros au 31
attribuables principalement aux associés minoritaires de décembre 2007, en hausse de 1 487 millions d'euros par
Feller AG, STIE, Clipsal Asia et de certaines sociétés chi- rapport à l'exercice 2006. Les principales variations sont
noises. liées aux effets des acquisitions pour 1 776 millions d'eu-
ros (dont les marques APC pour 1 400 millions d’euros
et Pelco pour 358 millions d’euros), de la cession d’une
Résultat net part du Groupe partie de l’activité de MGE UPS pour (100) millions d’eu-
ros et des variations des taux de change pour (189) mil-
Le résultat net part du Groupe s'élève à 1 583 millions lions d'euros.
d'euros, en progression de 20,9 % par rapport au 31 dé-
cembre 2006. Les projets de développement de produits inscrits à l’ac-
tif du Groupe s’élèvent à 429 millions d’euros en valeur
brute au 31 décembre 2007 (340 millions d’euros en va-
Résultat net par action leur nette), compte tenu de la capitalisation des projets en
cours pour 129 millions d’euros. Les autres immobilisa-
La progression de 13,9 % du résultat par action de 5,95 à tions incorporelles nettes, principalement composées de
6,78 euros s'explique par la croissance du résultat net par- fichiers clients reconnus lors d’acquisitions, de logiciels
tiellement compensée par la dilution liée à l’augmentation et de brevets, augmentent de 625 millions d’euros par
de capital de mars 2007. rapport au 31 décembre 2006. Cette variation s'explique
principalement par la reconnaissance de fichiers clients
et brevets liés aux acquisitions d’APC pour 550 millions
d’euros et de Pelco pour 219 millions d’euros, et par la
capitalisation des développements réalisés sur le sys-
tème commun SAP pour 25 millions d'euros nets de
3. Evolution de pertes de valeurs.

la situation financière Actifs corporels


Les immobilisations corporelles nettes représentent
1 856 millions d'euros (1 615 millions d'euros au 31 dé-
cembre 2006). Cette hausse se décompose en une aug-
Commentaires sur le bilan mentation liée aux acquisitions pour 264 millions d'euros
et le tableau de flux de et les effets des variations des taux de change pour (72)
millions d’euros. Les investissements nets de l’exercice
trésorerie consolidés s'élèvent à 324 millions d’euros.

Le total du bilan consolidé s'élève à 23 268 millions d'eu-


ros au 31 décembre 2007, en hausse de 22,7 % par rap-
Titres mis en équivalence
port au 31 décembre 2006. Les actifs non courants
s’élèvent à 15 018 millions d’euros, soit 64,5 % du total de Les titres de participation mis en équivalence s'élèvent à
l’actif, en hausse de 44,3 % par rapport au 31 décembre 172 millions d'euros, en hausse de 162 millions d’euros
2006 en raison principalement des acquisitions réalisées dont 121 millions d’euros d’écart d’acquisition provisoire
sur l’exercice. suite à la prise de participation de 50 % du capital de la so-
ciété Delixi Electric le 31 octobre 2007.
75
Actifs financiers non courants Capitaux Propres
Les actifs financiers non courants, essentiellement consti- Les capitaux propres, part du Groupe, s'élèvent à 10 185
tués de titres de participation cotés et de prêts et créances millions d'euros au 31 décembre 2007, soit 43,8 % du total
liées à des participations, s’élèvent à 447 millions d’euros, du bilan. Ils augmentent de 1 468 millions d'euros par rap-
stables par rapport aux 430 millions d'euros au 31 dé- port au 31 décembre 2006, compte tenu :
cembre 2006.  du versement du dividende 2006 pour (670) millions
d’euros,
Trésorerie et endettement  du résultat de l'exercice pour 1 583 millions d'euros,
financier net  des augmentations de capital de mars et juillet 2007
pour 1 178 millions d’euros,
La capacité d'autofinancement dégagée par l'exploitation
 des augmentations de capital liées aux plans de sous-
s'élève à 2 211 millions d'euros au 31 décembre 2007 ; cription d’actions pour 96 millions d’euros,
elle progresse de 15,1 % et représente 12,8 % du chiffre
d'affaires.  de la variation de l'autodétention pour 24 millions d'euros,
 de l’effet des variations de change sur les réserves de
La variation du besoin en fonds de roulement s'élève à
conversion pour (811) millions d'euros,
(121) millions d'euros : cette augmentation est liée à la
croissance des activités qui est partiellement compensée  de la réévaluation des instruments financiers (couver-
par la réduction du niveau de stocks. Rapporté au chiffre tures et titres disponibles à la vente) pour (61) millions
d'affaires, le besoin en fonds de roulement diminue de (0,4) d’euros,
point (16,3 % en 2007 et 16,7 % en 2006).  de la variation des écarts actuariels résultant de l’éva-
Au total, les opérations d'exploitation génèrent une tréso- luation des engagements sociaux, pour 74 millions d’eu-
rerie positive de 2 090 millions d'euros en 2007, comparée ros.
à 1 588 millions d'euros en 2006, soit une hausse de Les intérêts minoritaires s'élèvent à 129 millions d'euros et
31,6 %. augmentent de 28 millions d’euros compte tenu du résul-
Les investissements industriels nets du Groupe, qui in- tat de l’exercice (38 millions d’euros) et de la distribution de
cluent les projets de développement capitalisés, repré- dividendes (29) millions d’euros.
sentent un décaissement de (560) millions d'euros soit
3,2 % du chiffre d'affaires contre (481) millions d'euros au
Provisions
31 décembre 2006.
Les opérations d’acquisition de l’exercice représentent un Les provisions, courantes et non courantes, s'élèvent à
décaissement de (5 291) millions d'euros, net de la tréso- 1 706 millions d'euros, soit 7,3 % du total bilan, dont 446
rerie acquise. millions d’euros présentent une échéance prévisionnelle
de décaissement inférieure à un an.
Par ailleurs, les cessions d’actions propres liées aux exer-
cices de stock options ont généré un surplus de trésorerie Ces provisions sont majoritairement constituées des en-
de 15 millions d'euros au 31 décembre 2007 (décaisse- gagements vis-à-vis du personnel concernant les retraites
ment net de (53) millions d'euros au 31 décembre 2006). et soins médicaux pour 996 millions d'euros. La diminution
Les dividendes payés sur la période s'élèvent à (700) mil- des engagements est liée aux effets des conversions pour
lions d'euros (dont (29) millions d'euros versés aux inté- (47) millions d’euros et à la variation des hypothèses ac-
rêts minoritaires des sociétés détenues). tuarielles utilisées pour le calcul pour (114) millions d’eu-
ros. Par ailleurs, les entrées de périmètre ont eu un impact
L’endettement financier net s’élève à 4 936 millions d’eu-
de 13 millions d'euros.
ros au 31 décembre 2007, soit 48,5 % des capitaux pro-
pres du Groupe. L’endettement financier net est en Les provisions, hors avantages du personnel, s’élèvent à
hausse de 3 101 millions d’euros. 710 millions d'euros au 31 décembre 2007. Ces provi-
sions sont notamment destinées à couvrir les risques liés
La trésorerie (1 269 millions d'euros) comprend les dispo-
aux produits (garanties, litiges nés de produits défectueux
nibilités (686 millions d’euros), les valeurs mobilières de
identifiés) pour 165 millions d’euros, les risques écono-
placement (511 millions d’euros) ainsi que des titres à
miques pour 309 millions d’euros (risques fiscaux,
court terme négociables sur des marchés officiels (72 mil-
risques financiers correspondant généralement à des ga-
lions d’euros), constitués d'instruments tels que billets de
ranties d’actif ou de passif), les risques commerciaux
trésorerie, fonds communs de placement monétaires ou
pour 53 millions d’euros (litiges clients et pertes sur
équivalents.
contrats à long terme), les opérations de restructuration
Les dettes financières (6 204 millions d’euros) comportent pour 56 millions d’euros.
essentiellement des emprunts obligataires (3 946 millions
Le Groupe a également doté des provisions de 72 millions
d’euros) ainsi que les dettes sur acquisitions pour 17 mil-
d’euros au titre de ses contrats informatiques.
lions d'euros (nettes du placement sur compte séquestre
correspondant à la dette sur l'acquisition de Clipsal). Deux Enfin, les acquisitions de l’exercice se traduisent par l’in-
nouveaux emprunts obligataires ont été émis en 2007 pour tégration de 68 millions d’euros de provisions au bilan du
710 millions d’euros au total tandis qu’un emprunt obliga- Groupe, tandis que l’effet des taux de change s'élève à
taire de 450 millions d’euros a été remboursé. Les dettes (20) millions d'euros.
financières exigibles à moins d’un an s’élèvent à 2 401 mil-
lions d’euros au 31 décembre 2007 et sont essentiellement
constituées de crédits relais, de concours bancaires cou-
Autres dettes à long terme
rants et intérêts courus ainsi que de la part courante des Les autres dettes à long terme s'élèvent à 77 millions d'eu-
emprunts obligataires pour 750 millions d’euros. ros et correspondent principalement à la dette liée à l’ac-
quisition de 50 % des titres de Delixi Electric (15 millions
76
Rapport de gestion

d’euros) ainsi qu’au montant retenu sur le prix payé pour Le résultat après impôts s’élève à (2,5) millions d’euros
l’acquisition de Clipsal (54 millions d’euros). Ce montant contre 4,7 millions d’euros en 2006.
est placé sur un compte sequestre figurant à l’actif du
bilan.
Cofimines
Impôts différés Le bénéfice courant de l’exercice 2007 atteint 2,0 millions
d’euros contre 1,7 million d’euros en 2006.
Les impôts différés actifs s’élèvent à 688 millions d’euros
Compte tenu de l’impôt, le résultat net est de 1,8 million
au 31 décembre 2007, et correspondent à des déficits fis-
d’euros contre 1,6 million d’euros en 2006.
caux reportables activés pour 226 millions d'euros et à
l’économie future d’impôt attachée aux provisions pour re-
traites pour 303 millions d’euros.
Facteurs de risques
Les impôts différés passifs s’élèvent à (910) millions d’eu-
ros et sont principalement constitués des impôts différés Les facteurs de risques sont décrits au chapitre 1 Descrip-
reconnus sur les actifs incorporels comptabilisés lors des tif de l'Entreprise, § Facteurs de risques pages 29 à 34.
acquisitions (marques, fichiers clients et brevets). 4
La variation de l’exercice de (589) millions d’euros s’ex-
plique principalement par la reconnaissance d’impôts dif- Rémunérations et avantages
férés passifs sur les actifs incorporels comptabilisés lors des mandataires sociaux
de l’acquisition d’APC pour 690 millions d’euros et par la
consommation de déficits fiscaux reportables pour 103 mil- Les rémunérations et avantages versées aux mandataires
lions d’euros. sociaux figurent au chapitre 2 Gouvernement d'Entreprise,
§ 9 Intérêts et rémunérations des dirigeants.

Commentaires
sur les comptes sociaux
En 2007, les revenus du portefeuille de Schneider Electric
SA s’élèvent à 21 millions d’euros contre 557 millions d’eu- 4. Perspectives 2008
ros pour l’exercice précédent. Les produits d’intérêts s’élè-
vent quant à eux à 403 millions d’euros contre 255 millions Dans les conditions économiques actuelles, Schneider
en 2006. Le résultat courant atteint 134 millions d’euros Electric anticipe pour l’année 2008 :
contre 663 millions d’euros en 2006.  une croissance organique du chiffre d’affaires comprise
Le résultat net de l’exercice s’élève à 227 millions d’euros entre 6% et 8%,
contre un résultat de 888 millions d’euros en 2006.  une marge EBITA de 15 %,
Les capitaux propres avant affectation du résultat s’élèvent en ligne avec les objectifs du programme new2.
au 31 décembre 2007 à 8 120 millions d’euros contre
7 299 millions d’euros au 31 décembre 2006, prenant en
compte le résultat 2007 ainsi que les variations résultant
de la distribution de dividendes aux actionnaires pour (683)
millions d’euros et des augmentations de capital pour
1 274 millions d’euros.

Commentaires sur
les résultats des participations
Schneider Electric Industries SAS
Le chiffre d’affaires est de 3,3 milliards d’euros en 2007
contre 3,0 milliards en 2006.
Le résultat d’exploitation est de 86,7 millions d’euros contre
216,5 millions d’euros en 2006.
Le résultat net est bénéficiaire de 443 millions d’euros
contre 863 millions d’euros en 2006.

Cofibel
Le portefeuille de la société est exclusivement composé
de titres Schneider Electric SA.
Le bénéfice courant de l’exercice 2007 atteint 5,4 millions
d’euros contre 4,8 millions d’euros en 2006.
77
5. Développement ment durable et de partager le suivi de ses plans d’actions
avec l’ensemble de ses partenaires que sont ses fournis-
durable seurs, ses clients, ses collaborateurs, ses actionnaires et
la société civile.
Les bons résultats 2007 témoignent non seulement d’une
progression de l’ensemble de l’activité de Schneider Electric
Introduction en matière de développement durable mais aussi d’une
constance dans la volonté du Groupe de faire partout tou-
jours mieux en consommant moins.
La démarche développement
durable de Schneider Electric
Le cadre
Un contexte mondial inédit
La planète connaît probablement un tournant de son his- Les textes de référence sont diffusés au sein de Schneider
toire : après avoir vécu deux siècles dans un monde où Electric pour que l’ensemble des hommes et des femmes
l’énergie abondante et bon marché a nourri une crois- de l’entreprise s’approprient la démarche de responsabilité
sance économique prodigieuse, le monde est entré dans et qu’ils soient en mesure de la décliner en cohérence
une période de raréfaction de l’énergie, qui devient par avec la culture et la législation locale.
voie de conséquence plus chère et par certains aspects
moins fiable.
Les principes
Cette situation inédite se superpose à une nouvelle donne de responsabilité
en matière de développement : la croissance exponentielle
de la Chine et de l’Inde, deux pays émergents qui repré- Dans un monde qui se globalise, Nos Principes de res-
senteront à l’horizon 2050 la moitié de la population mon- ponsabilité constituent le cadre permettant à chacun de
diale. guider ses décisions et ses actions. Ils précisent les enga-
L’ère qui s’ouvre est donc une ère de responsabilité envi- gements de l’entreprise vis-à-vis de chacune des parties
ronnementale, sociétale et sociale de l’ensemble des ac- prenantes (les hommes et les femmes de l’entreprise, les
teurs économiques, politiques et de la société civile. partenaires économiques, les actionnaires, la société ci-
vile et la planète).
Schneider Electric réaffirme Adoptés fin 2002/2003, ces principes ont été élaborés par
son engagement six cents collaborateurs de l’entreprise, au sein d’une quin-
zaine de groupes de réflexion internationaux. Ils consti-
Avec son programme d’entreprise new2, qui s’étend sur la
tuent le cadre de référence individuel et collectif. Le non-
période 2005-2008, Schneider Electric accorde toute sa
respect de ceux-ci constitue une faute grave.
place aux objectifs de progrès relevant du développement
durable. Ces derniers constituent pour le Groupe une vé-
ritable et indispensable opportunité de mobilisation, de Les politiques
croissance et de différenciation.
En accompagnant ses clients dans le respect de l’envi- Toutes les politiques de Schneider Electric sont dévelop-
ronnement, Schneider Electric se positionne en effet sur pées en cohérence avec Nos Principes de responsabilité.
de nouveaux marchés (efficacité énergétique, interopéra-
bilité, énergie sécurisée), véritables moteurs de croissance Au niveau environnemental
pour aujourd’hui et pour demain. Fort du repositionnement Publiée dans sa première version en 1992, modifiée en
stratégique de son portefeuille d’activités, de ses politiques 2004, la politique environnementale de Schneider Electric
R&D, marketing et commerciale, le Groupe s’engage à ap- a été confirmée en octobre 2007. Elle vise à améliorer les
porter des réponses innovantes et efficientes à deux ques- processus industriels, à renforcer l’éco-conception des
tions clés : produits et à intégrer les préoccupations de ses clients
 comment mettre sur le marché des produits et des so- dans le domaine de la protection de l’environnement en
lutions qui conduisent, au Nord, à moins gaspiller d’éner- leur apportant des solutions en termes de produits et de
gie, à produire et à consommer dans le meilleur respect services.
de l’environnement ?
Au niveau social
 et comment, au Sud, être un acteur de l’accès à l’éner-
gie pour 1,6 milliard de personnes aujourd’hui privées d’une Le document Nos Principes de responsabilité constitue la
eau saine et recyclée, d’électricité et de développement Charte sociale. Schneider Electric y rappelle notamment
économique pérenne ? que les hommes et les femmes de l’entreprise "peuvent
exprimer leurs diversités culturelles et sont managés sans
Cette responsabilité - une notion-clé du développement
discrimination. Ils sont encouragés à développer de nou-
durable - est au cœur de la culture et de la stratégie de
velles compétences et leur esprit d’équipe et sont valorisés
Schneider Electric.
dans leurs initiatives et leurs prises de risque pour partici-
En adoptant en 2002 Nos Principes de responsabilité, per à la croissance de l’entreprise".
Schneider Electric s’est doté d’un cadre de référence col-
Les politiques de ressources humaines déployées dans le
lectif et individuel.
Groupe couvrent les thématiques suivantes : diversité, re-
De la même façon, le baromètre Planète et Société, outil crutement, mobilité internationale, formation, compétences
de mesure de l’entreprise mis en place en 2005, permet de leadership, rémunération globale et santé.
aujourd’hui de mobiliser tous ses collaborateurs à travers
le monde autour de grands engagements de développe-
78
Rapport de gestion

Le pilotage Le Comité santé


Il regroupe un représentant de chaque Direction centrale
de Schneider Electric, des Activités et des Directions opé-
Le baromètre Planète et Société rationnelles (Amérique du Nord, Europe, Internationale,
Asie-Pacifique). Le Comité santé se réunit chaque trimes-
En 2005, Schneider Electric a créé un outil majeur de me- tre pour orienter la politique santé/sécurité de l’entreprise
sure de sa performance en matière de responsabilité : le et valider l’ensemble des plans d’action. Il pilote la dimen-
baromètre Planète et Société. Au travers de critères rela- sion santé/sécurité pour l'ensemble du Groupe et anime
tifs aux collaborateurs, à la société, à l’environnement et à le réseau des responsables locaux santé/sécurité. Par ail-
la gouvernance d’entreprise, il exprime, vis-à-vis de l’en- leurs, un comité spécifique a été constitué pour prendre
semble de ses parties prenantes, la volonté du Groupe de en compte les risques liés à une éventuelle pandémie suite
faire progresser le développement durable. à la grippe aviaire. (cf. La performance sociale - santé /sé-
Cet outil répond à trois nécessités : curité page 87)
 établir un outil de formation et de sensibilisation au dé-
veloppement durable,
Le Comité diversité
 définir des axes stratégiques et de progrès, Composé de managers et de responsables ressources 4
humaines France, il a pour mission de favoriser la prise
 communiquer aux parties prenantes les résultats et les
en compte de la diversité dans le recrutement et la ges-
performances.
tion des salariés. Il valide l’ensemble des orientations et
Un site internet dédié est consultable à tout moment à des plans d’actions. (cf. La performance sociale - diversité
l’adresse suivante : page 82)
www.barometre.schneider-electric.com En 2007, un Comité de pilotage handicap s’est constitué
en France, dans le cadre du premier accord de Groupe
Une organisation dédiée Handicap signé en juillet 2007. Composé du responsable
de la mission "Engagement Handicap", du Directeur du
Créée en 2002, la Direction du Développement Durable a Développement Local et de deux représentants de cha-
deux missions : cune des cinq organisations syndicales signataires, il se
réunit trois fois par an.
 porter attention aux mutations économiques, géopoli-
tiques, sociétales et environnementales,
La Direction opérationnelle
 donner du sens et structurer.
Développement Local France
Dans ce contexte, la Direction du Développement Dura-
Placée au sein de la Direction Développement Durable,
ble, qui compte soixante collaborateurs, est en charge de :
cette instance a pour mission d’impulser et de coordonner
 l’organisation et l’exécution des priorités développement l’ensemble des actions responsables initiées par Schneider
durable, Electric sur ses bassins d’emploi. A la fois régionales et
 la réponse aux parties prenantes, transverses, ces initiatives nécessitent l’instauration d’un
 la mise en place des outils de mobilisation et de sensi- dialogue permanent entre les différentes personnes impli-
bilisation, quées dans l’entreprise (représentation auprès des col-
lectivités locales, développement économique, recherche,
 l’animation de la dimension environnement dans le
formation, insertion, diversité…) mais aussi avec les ac-
Groupe,
teurs de terrain. En complément de rencontres théma-
 et depuis septembre 2007, du management et de la tiques, la Direction Développement Local se réunit trois à
coordination de la dimension sociale de la responsabilité quatre fois par an.
(santé et sécurité au travail, diversité, insertion, dévelop-
pement économique des territoires et la mobilisation des D’autres comités se réunissent sur le thème de la respon-
communautés). sabilité de Schneider Electric, comme par exemple le Co-
mité des politiques sociales, présidé par le Directeur
Au sein du Conseil de Surveillance de Schneider Electric Général des Ressources Humaines Stratégiques & Orga-
SA, James Ross, porte une attention spécifique au déve- nisation.
loppement durable et à la prise en compte des risques en-
vironnementaux et sociaux.
Les réseaux
Quatre Comités spécifiques Au sein de Schneider Electric, la démarche développe-
ment durable est portée par de nombreux relais.
Mises en place en 2005, quatre instances orientent et sui-
vent les plans d’actions.  Pour l’environnement, un réseau de plus de deux
cents responsables du management environnemental
Le Conseil environnement anime la gestion environnementale des sites industriels,
logistiques et administratifs. Leur action est soutenue, au
Il regroupe toutes les directions centrales de Schneider
sein de la Direction Globalisation et Industrie, par un Di-
Electric. Chaque trimestre, le conseil environnement se
recteur environnement.
réunit afin d’échanger sur les sujets transverses et de fa-
Par ailleurs, la politique d’éco-conception du Groupe est
voriser leur déploiement sur l’ensemble des entités du
portée par la Direction Stratégie Clients et Technologie, qui
Groupe. Un temps conséquent est également dédié à la
en coordonne le déploiement auprès des responsables en-
veille sur les sujets environnementaux tant au niveau de
vironnement produits.
l’éco-conception que de l’éco-production. (cf. La perfor-
mance environnementale page 93)

79
 Concernant la politique sociale, chaque responsable Les plans de progrès
de Direction opérationnelle et d’activité est garant de la et indicateurs
bonne gestion des ressources humaines au sein de son
périmètre, de la mise en œuvre du programme d’entre- New Reporting
prise new2, du bon déploiement des politiques ressources
Dans le cadre du programme d’entreprise new2, chaque
humaines (dont la santé et la diversité) et des principes de
entité choisit ses axes de progrès en fonction des lignes
responsabilité.
directrices du programme et de la réalité locale. Pour as-
 Pour les actions au profit de la communauté et en par- surer une cohérence globale et une bonne mesure de la
ticulier des jeunes, les projets locaux sont animés par un performance, new2 est assorti d’un instrument appelé
réseau de deux cents salariés volontaires. Sur tous les New Reporting. Cet outil exprime chaque initiative en
continents, ils sont nommés pour une durée de deux ans. termes de finalités stratégiques, de résultats cibles et de
Ces collaborateurs ont en charge : moyens. Dix des indicateurs suivis concernent directe-
- la relation avec les associations soutenues dans le do- ment le développement durable et composent le baromè-
maine de l’éducation et de la formation (du choix de l’or- tre Planète et Société.
ganisation, de la présentation du projet à la Fondation
Schneider Electric qui le valide jusqu’au suivi du parte- Baromètre Planète et Société
nariat) ; Chaque trimestre, le baromètre permet de suivre l’évolu-
- ainsi que l’animation des campagnes de mobilisation lo- tion de dix indicateurs stratégiques.
calement.
Au 31 janvier 2005, la performance du Groupe était de
5,21/10. L’objectif, pour 2008, est d’atteindre 8/10. A fin
2007, la note était de 7,62/10.

Les 10 plans de progrès du baromètre Planète et Société


Objectifs à fin 2008 Performances
2005 2006 2007

Collaborateurs
 Réduire de 20 % le nombre de jours d’arrêt pour cause
d’accident du travail (par employé et par an) 5,6 8,60 9,12
 S’assurer que 100 % des employés ont une couverture
sociale de base 10 10 10
 S’assurer que les programmes de mobilité internationale
comprennent chaque année 20 % de femmes 3 4,5 5,3

Environnement
 Certifier ISO 14001 100 % des sites de production
et de logistique 5 6,86 5,03
 Réaliser 120 Profils Environnementaux de Produits pour couvrir
plus de 50 % du CA de produits vendus 2,3 5,4 8,10
 Réduire de 10 % la consommation énergétique par employé
dans les sites de production (en MWh/an) 6,7 7,5 10

Société
 Réaliser l’équivalent de 1 million d’euros en donation de
matériel Schneider Electric 3 10 10
 Amener 90 % des sites Schneider Electric à s’engager
durablement dans des actions des Fondations Schneider Electric
au profit des jeunes 7 7 7

Gouvernance
 Réaliser 60 % du montant des achats avec des signataires
du Global Compact 2 2,6 4,16
 Assurer la présence de Schneider Electric dans les 4 familles
majeures d’indices ISR* 7,5 7,5 7,5

Performance globale au 31.12 5,21 7,01 7,62

* ISR : Investissement Socialement Responsable.

www.barometre.schneider-electric.com

80
Rapport de gestion

Les tendances les plus notables à observer sont la nette Le cadre


amélioration des indicateurs liés à la santé, à l'information
environnementale de nos produits (PEP) et à l'engagement Périmètre des données sociales
de nos fournisseurs dans le cadre du Global Compact.
Monde
Alors que le nombre de nouveaux sites certifiés n'a jamais
été aussi élevé, l'indicateur lié à la certification ISO 14001 Toutes les données chiffrées publiées dans la section qui
a diminué, en 2007, suite à l'intégration de nombreuses fi- suit couvrent l'ensemble du périmètre mondial du Groupe
liales. (y compris APC).
Tous les effectifs sont donnés hors intérimaires excepté
Consolidation l'effectif moyen.
L’ensemble des informations quantitatives, à l'exception
des indicateurs Baromètre et Société présentés dans cette > Entités consolidées :
section, est consolidé par deux outils globaux :  Fonctions centrales, Directions opérationnelles, Activi-
tés (pour toutes les données),
 au niveau social : un processus de remontée d’infor-
 uniquement pour la partie effectifs : Pelco, ETTS, Atos,
mation permet d’établir, chaque année depuis maintenant
8 ans, un tableau de bord ressources humaines mondial ;
Ritto, Grant and Northen. 4
 au niveau environnemental : l’enquête annuelle site > Entités non consolidées
industriel permet de consolider les tableaux de reporting  sociétés dans lesquelles la part du Groupe est inférieure
issus de la directive environnement Groupe. à 51 %,
Ces informations sont rapprochées, par la suite, des autres  dirigeants pour la partie rémunération.
outils de reporting (comptabilité et achats) afin de mener
France
des contrôles de cohérence.
Certaines données concernent le périmètre France et por-
L’ensemble des informations sociales et environnemen-
tent alors sur plus de 80 % de l’effectif en France. La pré-
tales rend compte du périmètre mondial de l’entreprise
cision "Données France" est alors mentionnée.
sauf cas particulier précisé.

Audit
17 indicateurs environnementaux, sécurité et sociaux font Les plans de progrès
l'objet d'une vérification externe par Ernst & Young. La mé- du baromètre Planète et Société
thodologie utilisée par Ernst & Young a mis en évidence la
Santé/Sécurité
pertinence, l’exhaustivité, la neutralité et la clarté du réfé-
rentiel, lequel comprend l’ensemble des définitions, des  Réduire de 20 % le nombre de jours d’arrêt pour
procédures de mesure et de méthode de collecte d’infor- cause d'accident du travail (par employé et par an)
mations adopté par Schneider Electric. Pour 2008, Schnei- 2005 2006 2007
der Electric s'attachera à mieux préciser les modalités de Performance 5,6/10 8,6/10 9,12/10
mise en œuvre d'un contrôle interne des indicateurs au ni-
veau des sites et des entités de reporting intermédiaires  S'assurer que 100 % des employés ont une
(cf. page 101 pour les conclusions d'Ernst & Young sur la couverture sociale de base
fiabilité des indicateurs). 2005 2006 2007
Performance 10/10 10/10 10/10

L’engagement responsable Diversité


De manière permanente, Schneider Electric intègre dans  S’assurer que les programmes de mobilité
sa stratégie des objectifs d’amélioration de sa performance internationale comprennent chaque année 20 % de
économique, sociale et environnementale et met en place femmes
des indicateurs pour mesurer objectivement les progrès 2005 2006 2007
réalisés et ceux qui restent à accomplir. Le Groupe prouve Performance 3/10 4,5/10 5,3/10
au quotidien qu’intérêts économiques, écologiques, socié-
taux et sociaux sont convergents.
Les plans d’actions visant à consommer moins et consom-
mer mieux engagent Schneider Electric pour lui-même et
pour ses clients à améliorer significativement l’efficacité
énergétique des processus de production, des infrastruc-
tures et d’une manière générale réduire l’empreinte envi-
ronnementale notamment les émissions de CO2 induites
par l’activité industrielle et humaine.

La performance sociale
Les hommes et les femmes de Schneider Electric sont au
cœur de sa réussite. C’est en valorisant leur diversité, en
accompagnant leur développement professionnel et en
leur assurant des conditions de travail qui préservent leur
santé et leur sécurité, que le Groupe mobilise et motive
ses collaborateurs.
81
La diversité
"Les hommes et les femmes de Schneider Electric peu-  constitution d’un Comité de pilotage associant les par-
vent exprimer leur diversité culturelle et sont dirigés sans tenaires sociaux signataires,
discrimination". Cet engagement est le premier des prin-  intégration des personnes handicapées dans la poli-
cipes de responsabilités du Groupe dont la diversité fonde tique de gestion prévisionnelle de l’emploi et des compé-
l’histoire, la culture et l’identité. tences de l’entreprise,
Quand on se sait respecté, on est plus motivé et plus ef-  sensibilisation de l’ensemble des acteurs internes grâce
ficace. Schneider Electric met donc en place des actions à une campagne nationale de sensibilisation 2007 - 2008.
pour favoriser l’égalité professionnelle hommes/femmes,
la diversité des âges, l’emploi des personnes handica-
Illustrations 2007
pées, l’embauche de personnes issues des minorités vi-
sibles. Le Groupe agit à trois niveaux : le recrutement, Brésil : Un programme spécifique est créé pour les per-
l’insertion professionnelle et le développement profes- sonnes handicapées à la recherche d’un emploi et les sa-
sionnel. lariés Schneider Electric en situation de handicap. Les
Schneider Electric veut faire de la diversité une force, un actions visent à la fois à sensibiliser et former les salariés,
atout et un levier pour développer la créativité et la com- à identifier les postes pouvant être ouverts à des per-
pétitivité. La Charte de la diversité adoptée par l’entreprise sonnes handicapées et à recruter davantage. Fin 2007, le
témoigne de cet engagement. nombre de salariés handicapés au sein de la filiale est de
48 contre 29 en septembre 2006 (+51,7 %).

Handicap Mexique : Sur le site de production de Tlaxcala, 9 per-


sonnes handicapées et 2 salariés senior (de plus de 60
Illustrations 2007 ans) ont été recrutés en 2007. Ces nouvelles embauches
ont conduits à des aménagements importants (notam-
France : Après six accords d’entreprise signés depuis
ment 4 rampes d’accès, un ascenseur), à l’adaptation
1987, l’engagement de Schneider Electric s’intensifie
d’une ligne de production et à la formation de l’ensemble
avec la signature d’un premier accord de Groupe le 12
juillet 2007. Cet accord, sur trois ans, concerne, pour la des collaborateurs. L’usine a été reconnue la première in-
première fois, toutes les entités du périmètre Groupe en clusive company de tout l’état de Tlaxcala. En 2008, l’ob-
France. Il s’inscrit dans le cadre de la nouvelle réglemen- jectif est ambitieux : 50 nouvelles embauches sont
tation sociale issue de la loi sur le Handicap du 11 février planifiées.
2005 "pour l’égalité des droits et des chances, la partici-
pation et la citoyenneté des personnes handicapées".
Egalité professionnelle
Avec cet accord, Schneider Electric s’engage à : hommes /femmes
 recréer un flux d’entrée de travailleurs handicapés et à
renforcer le maintien dans l’emploi, "L’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes
est un enjeu stratégique du développement des per-
 privilégier l’emploi direct, tout en poursuivant la politique
sonnes comme de l’entreprise". Cette notion essentielle
volontariste de sous-traitance auprès du secteur protégé,
est aussi au cœur de la problématique diversité qui per-
 aborder dans sa globalité la problématique de l’inser- met d’accroître l’innovation, de renforcer l’efficacité auprès
tion professionnelle des personnes handicapées et de leur
des clients et de prendre en compte les évolutions natu-
maintien dans l’emploi, en prenant en compte la diversité
relles de la société.
des handicaps selon l’origine et l’importance des défi-
ciences. Dans le domaine de l’égalité professionnelle hommes /
femmes, trois orientations majeures ont été choisies :
Les objectifs poursuivis sont :
 augmenter de façon significative le pourcentage des
 d’atteindre chaque année globalement et a minima femmes dans les recrutements,
l’obligation légale de 6 % de la masse salariale (5,88 % en
 promouvoir des femmes dans des responsabilités clés,
2007),
 créer des conditions de travail favorable aux hommes et
 d’embaucher 45 salariés handicapés et d’accueillir 45 aux femmes.
alternants handicapés pendant la durée de l’accord,
La performance de l'indicateur du Baromètre Planète et
 de faire bénéficier le personnel handicapé d’une qualité Société "s'assurer que les programmes de mobilité inter-
de vie et d’une évolution professionnelle équivalentes à nationale comprennent chaque année 20% de femmes"
celles des autres salariés, est passée de 14,5 % à 15,1 %  (+ 0,6 point) de 2006 à
 de développer conventions et partenariats avec des ac- 2007.
teurs locaux pour faciliter la recherche de candidats,
 d’amplifier le partenariat de qualité avec le secteur du Illustrations 2007
travail protégé,
France : Schneider Electric a reçu le label "Egalité pro-
 de maintenir les personnes handicapées dans leur em- fessionnelle" pour certaines de ses entités (SEI et SEF).
ploi et de prévenir les situations handicapantes.
Décerné pour une durée de trois ans par l’AFAQ-AFNOR
De multiples moyens sont mis en œuvre pour agir rapide- (organisme international de certification), c’est une
ment et efficacement : marque de reconnaissance. Précurseur, Schneider Elec-
 création d’une mission "Engagement handicap" ratta- tric en France signait dès décembre 2004, l’accord sur
chée à la Direction Développement Durable, l'égalité professionnelle hommes / femmes, avec l'ensem-
82
Rapport de gestion

Les indicateurs
ble des organisations syndicales. Objectifs : encourager Effectifs
la mixité à tous les niveaux de l’entreprise et réduire les
écarts constatés dans la gestion de carrière des hommes
et des femmes (mobilité, formation, rémunération).
Effectif total
Autres initiatives 2005 2006 2007

 France/Chine : Participation en octobre au 3ème


Effectif moyen* 88 670 100 078 119 340 
Women’s Forum. Schneider Electric a accueilli une délé- Effectif CDD / CDI
gation de cinquante femmes chinoises. Toutes décision- ponctuel 84 819 96 529 114 984 
naires et représentatives du rôle que les femmes souhai-
Effectif de production
tent tenir dans leur pays, elles ont participé à une série moyen 40 792 46 135 52 360 
de rencontres et de conférences afin d’échanger leurs
visions sur des sujets économiques et de société. Effectif de structure
moyen 47 878 53 943 66 980 
4
 France : "Choisis ta Vie", en partenariat avec l’Institut
National des Sciences Appliquées (INSA) de Lyon et Nombre d’entrées 16 070 21 092** 26 972
l’Ecole Nationale Supérieure des Techniques Appliquées Nombre de sorties 15 820 15 764** 21 117
(ENSTA) pour aider vingt étudiantes de grandes écoles
*Y compris l’interim.
d’ingénieurs à structurer leur parcours professionnel
**Les données 2006 sont retraitées sans le personnel
(stage collectif de formation de trois mois et suivi person-
intérimaire.
nalisé mené par des femmes managers de Schneider
Electric). La démarche sera reconduite en 2008.
(cf. page 28 Ressources Humaines)
Répartition par zone géographique
(sur la base de l’effectif ponctuel fin d’année)
Diversité des âges
(en pourcentage) 2005 2006 2007
Parallèlement à l’allongement de l’espérance de vie, la
durée de travail s’accroît. Asie-Pacifique 20 % 22 % 26 %

L’emploi et le maintien en emploi des seniors est au- Europe 49 % 46 % 41 %


jourd’hui un enjeu notamment dans les pays matures. Amérique du Nord 24 % 25 % 26 %

Illustration 2007 Reste du monde 7% 7% 7%

 Espagne : Schneider Electric Espagne lance en 2007


un programme intitulé " Telemaco". Le principe : organi-
ser un "tutorat" de jeunes arrivés récemment dans l’en- Pays les plus significatifs
treprise par des managers confirmés. Ce programme vise
à développer les nouveaux talents et contribue à leur in- (en pourcentage) 2007 Evolution / 2006
tégration au sein de l’entreprise. Il permettra également Etats-Unis 19 % +35,4 %
d’enrichir les approches, de faciliter les transferts de com-
France 18 % -1,1 %
pétences, les échanges de bonnes pratiques et d’amélio-
rer sans aucun doute les relations de travail au sein de la Chine 9% +14,2 %
filiale. La première édition de ce programme, qui concerne
Mexique 6% -0,5 %
une dizaine de personnes, se poursuivra en 2008.
Inde 6% +246,4 %
Espagne 3% +5,8 %
Australie 3% +3,4 %
Grande Bretagne 3% +4 %
Allemagne 3% +13,3 %
Italie 2% +2,8 %
Indonésie 2% +0,9 %
Suède 2% +0,4 %

Répartition par genre


(en pourcentage) 2005 2006 2007
Hommes 65 % 64 % 66 %
Femmes 35 % 36 % 34 %

 Indicateurs 2007 audités 83


Effectifs (données France)
Répartition par genre et par catégorie
(en pourcentage) 2005 2006 2007 Effectif
2005 2006 2007
Cols blancs 59 % 56,9 % 58,6 % 
Effectif ponctuel 20 538 20 364 20 150
Hommes 75 % 72,5 % 72,6 %
Nombre d’entrées 1 645 1 624 1 811
Femmes 25 % 27,5 % 27,4 %
Nombre de sorties 2 283 1 611 1 787
Cols bleus 41 % 43,1 % 41,4 % 
Hommes 51 % 53 % 57 %
Femmes 49 % 47 % 43 % Répartition par type de contrat
(en pourcentage) 2005 2006 2007

Répartition par âge CDI 95,4 % 94,4 % 95 %

(en pourcentage) 2005 2006 2007 CDD 4,6 % 5,6 % 5%

14 / 24 ans 11,9 % 11,2 % 12,3 % Les alternants en France représentent 2/3 des effectifs CDD.

25 / 34 ans 28,1 % 29,6 % 31,3 %


35 / 44 ans 27,4 % 27,7 % 26,5 %
Répartition par catégorie professionnelle
45 / 54 ans 22,9 % 21,8 % 20,8 %
(en pourcentage) 2005 2006 2007
55 / 64 ans 9,3 % 9,2 % 8,6 %
Ouvriers 35,6 % 34,4 % 32,6 %
> 64 ans 0,4 % 0,5 % 0,5 %
Agents de maîtrise 1,2 % 1,1 % 1,2 %
Administratifs et techniciens 33,5 % 33,1 % 32,5 %

Répartition par ancienneté Ingénieurs et cadres 26,5 % 27,5 % 29,7 %

(en pourcentage) 2005 2006 2007 Alternants 3,2 % 3,9 % 4%

< 5 ans 42 % 43,4 % 49,5 %


5 / 14 ans 28,3 % 27,5 % 26,6 % Répartition par genre
15 / 24 ans 16 % 15,1 % 12,8 % (en pourcentage) 2005 2006 2007
25 / 34 ans 11 % 10,6 % 8,7 % Hommes 64,3 % 64,8 % 64,8 %
> 34 ans 2,7 % 3,4 % 2,4 % Femmes 35,7 % 35,2 % 35,2 %

Répartition par fonction


Embauches
(en pourcentage) 2005 2006 2007
Marketing 4,1 % 4,4 % 4%
Répartition par type de contrat
Ventes 18,3 % 18,3 % 16,9 % (en pourcentage) 2005 2006 2007
Services* ND ND 2,2 % CDI 65,2 % 68 % 63 %
Supports 15,7 % 15,7 % 16,3 % CDD 34,8 % 32 % 37 %
Technique 7,5 % 8,3 % 7,1 %
Industrielle 10,8 % 10,2 % 12 %
Répartition par catégorie
Coûts variables directs/effectifs attachés directement
(en pourcentage) 2005 2006 2007
à la production de produits cœur de gamme et adaptés
43,6 % 43,1 % 41,5 % Cols blancs 45 % 48 % 52 %
Dont services et projets ND ND 2,6 % Cols bleus 55 % 52 % 48 %
*En 2005, 2006, la fonction services était principalement
répartie sur les fonctions ventes et technique.
Répartition par zone géographique
(en pourcentage) 2005 2006 2007
Répartition par type de contrat
Asie-Pacifique 25 % 29 % 36 %
(en pourcentage) 2005 2006 2007
Europe 27 % 28 % 28 %
Taux de flexibilité 18,1 % 19,5 % 22,5 %
(effectifs temporaires/ Amérique du Nord 41 % 34 % 27 %
total effectif) Reste du monde 7% 9% 9%

84  Indicateurs 2007 audités


Rapport de gestion

Licenciements  A Dijon, un objectif de 50 emplois, à fin 2007, 53 em-


plois ont été créés dont 13 au titre de la réinsertion (en
partenariat avec l'ADIE).
Evolution
En 2007, d'autres plans de sauvegarde ont dû être
2005 2006 2007
conduits, notamment à Grenoble, Dijon et Angoulême. Ces
Nombre 4 460 3 795 4 543 sites n'ayant pas fait l'objet de convention de revitalisation,
les salariés concernés ont bénéficié d'un accompagne-
Dont licenciements pour ment spécifique et personnalisé dans le cadre de départ
raisons économiques 1 070 620 944 volontaire. Les différentes dispositions comprennent congé
de fin de carrière, projet personnel, création et reprise d'en-
treprise et mobilité géographique.
Répartition par type de contrat
(en pourcentage) 2005 2006 2007 Main d’œuvre
CDI 85,8 % 88,5 % 83,5 % extérieure à la société -
Intérim
CDD 14,2 % 11,5 % 16,5 %
4
Nombre de personnes en interim
Répartition par catégorie 2005 2006 2007

(en pourcentage) 2005 2006 2007 Effectif moyen ND ND 9 610

Cols blancs 37,5 % 35,4 % 45,1 % Cols blancs (%) ND ND 26,8 %


Cols bleus (%) ND ND 73,2 %
Cols bleus 62,5 % 64,6 % 54,9 %

Répartition par zone géographique


Répartition par zone géographique
(en pourcentage) 2005 2006 2007
(en pourcentage) 2005 2006 2007
Asie-Pacifique ND ND 39 %
Asie-Pacifique 17 % 15 % 19 %
Europe ND ND 50 %
Europe 25 % 27 % 30 %
Amérique du Nord ND ND 5%
Amérique du Nord 52 % 50 % 44 %
Reste du monde ND ND 6%
Reste du monde 6% 8% 7%

Motifs des licenciements Nombre de personnes en interim


(Données France)
Dans le cadre de la démarche de rééquilibrage géogra-
phique impliquant un redéploiement des ressources, cer- 2005 2006 2007
tains pays comme la Chine et l'Inde ont vu leurs effectifs Total 2 457 2 810 2 412
sensiblement augmenter.
Dont Cols blancs (%) 12 % 11 % 13,6 %
Parallèlement, en Europe de l’Ouest ou aux Etats-Unis par Cols bleus (%) 88 % 89 % 86,4 %
exemple, le Groupe a mis en place des plans d’adaptation
pour redimensionner l’outil industriel et logistique. Dans
certains cas, des plans de réduction des effectifs ont eu
Organisation et
lieu. Dans ce cadre, et quel que soit le lieu concerné, le
Groupe s’est engagé dans des logiques volontaires d’ac- gestion du temps de travail
compagnement social allant au-delà des obligations lé-
gales locales.
Temps de travail annuel moyen
Illustrations 2007
2005 2006 2007
En Europe : Le 12 juillet 2007, Schneider Electric et la Fé-
dération européenne de la métallurgie (FEM) ont signé un Nombre heures ND 2 076 2 011
accord européen sur l’anticipation des changements. Cet
accord intervient dans le cadre du Comité européen. Il
s'inscrit dans une volonté forte d'accompagner les salariés Proportion de salariés à temps partiel ou bénéficiant
de Schneider Electric et de leur permettre de développer d’horaires individualisés (données France)
leurs compétences tout au long de leur parcours profes-
sionnel. 2005 2006 2007

En France : Depuis 2006, Schneider Electric accompagne Total 1 456 1 387 1 234
ses restructurations industrielles et établit avec les pou- En % de nombre
voirs publics, des conventions de revitalisation afin de créer de salariés 7,09 % 6,81 % 6,12 %
localement des emplois sur ces mêmes bassins.
Répartition par genre/effectif
 A Barentin, pour un objectif de 77 emplois, à fin 2007, 93 Hommes 1,52 % 1,48 % 2,47 %
emplois ont été créés dont 9 réinsertions de jeunes exclus Femmes 18,05 % 17,46 % 15,25 %
(en partenariat avec l’ADIE et Alizé).
85
sociations d’Actionnaires Salariés (FAS). Ce prix récom-
Absentéisme (données France) pense, entre autres, les efforts de communication qui ont
permis de construire, dans le respect de la loi, un dialogue
2004 2005 2006 2007
privilégié avec les actionnaires salariés.
Nombre de
Les éléments suivants ont été soulignés par la FAS :
journées d'absence 6,9 % 7,3 % 5,8 % 4 %*
(% absences sur jours théoriques travaillés)  mise à jour régulière sur l’intranet des évolutions des
fonds, des offres et de la législation,
* Les données 2007 incluent désormais l'ensemble des filiales
du territoire.  formation des membres des conseils de surveillance sur
l’actionnariat salarié et des responsables ressources hu-
maines à l'épargne salariale,
Motifs d’absentéisme (données France)  mise à disposition pour le salarié d’un site internet pour
2005 2006 2007 suivre ses investissements.

Nombre de journées
Dialogue et relations sociales
d’absence pour maladie 65,8 % 73,4 % 88 %*
(% maladie sur total absences)

Nombre de journées Sites déclarant bénéficier d’instances


d’absence pour accidents de représentation du personnel
de travail et de trajet 5,0 % 4,4 % 5,5 %*
(% arrêts de travail sur total absences) (en pourcentage) 2005 2006 2007
* Les données 2007 incluent désormais l'ensemble des filiales Syndicats 47 % 51 % 46 %
du territoire.
Comité d’entreprise 55 % 55 % 67 %
Comité hygiène et sécurité 68 % 69 % 54 %
Masse salariale
et rémunérations
Comité européen
Le Comité européen de Schneider Electric permet aux re-
Informations sur la politique d’intéressement présentants du personnel d’être informés sur les mutations
et la participation au résultat et /ou de l’entreprise. Les membres de ce Comité disposent d’ou-
la participation des salariés au capital tils de formation et d’information propres (via internet, avec
(en pourcentage) 2005 2006 2007 une base de données, un espace de discussion en ligne et
une lettre d’actualité trimestrielle électronique).
Part variable du salaire 6,1 % 8,1 %* 9,5 %
En 2007, le Comité européen a tenu 4 réunions du Bureau
* Les données 2006 ont été complétées sur le périmètre Groupe. et 2 réunions plénières.
Un accord intitulé "Anticipation du changement" a été
Depuis de nombreuses années, les collaborateurs fran- signé en juillet 2007 (cf. page 85 - Motifs de licenciements).
çais ont par l’intéressement et la participation une part
complémentaire de salaire pouvant aller jusqu’à 9 % sui- Comité de Groupe France
vant les résultats du Groupe.
Les mandats du Comité de Groupe France ont été renou-
velés en 2006 pour une durée de trois ans. Ce Comité, au
Coût moyen du travail par personne service des différents comités d’entreprise des filiales, est,
pour Schneider Electric, un lieu d’information des repré-
2005 2006 2007 sentants du personnel des entités du Groupe en France.
Salaire brut payé Créée en 1997, la volonté est d’aller avec cette instance,
+ charges sociales obligatoires bien au delà de la législation : formation des membres,
+ individuels et collectifs accès aux outils électroniques, visites d’usines… pour per-
40,2 K€ 37,2 K€* 37,3 K€ mettre une bonne compréhension des activités.
* Les données 2006 ont été complétées sur le périmètre Groupe. Chaque membre du Comité de Groupe France, au début
de son mandat, bénéficie d’un programme de formation de
5 jours sur la vision globale de l’entreprise et de son envi-
Actionnariat salarié ronnement économique.
En 2007, 2 réunions plénières, 3 visites d’usine et 1 réu-
Schneider Electric mobilise tous ses moyens pour intéres- nion d’information des correspondants se sont tenues.
ser ses collaborateurs à la réalisation des objectifs fixés et
les associer aux performances : intéressement, actionna- Bilan des accords collectifs
riat, stock options, bonus. Au printemps 2007, Schneider
Electric a lancé un plan d’actionnariat salarié à travers une En 2007, 2 accords ont été signés avec les organisations
augmentation de capital réservée aux seuls salariés du syndicales : accord sur les salaires 2007 et accord de
Groupe (adhérents au plan épargne entreprise ou aux en- Groupe Emploi des travailleurs handicapés.
tités constitués en faveur des salariés). 3 avenants à l’accord intéressement du 29 janvier 2006
ont également été signés (pour les salariés SEF, SEISAS
Illustration 2007 et les salariés de Schneider Electric en France).
France : En novembre 2007, Schneider Electric a rem- Un total de 43 réunions de négociation ou de commission
porté la médaille d’argent du Grand Prix de l’actionnariat de suivi d'accords se sont déroulées sur l’ensemble de
salarié 2007, décerné par la Fédération française des as- l’année (soit un équivalent de 34 jours).
86
Rapport de gestion

People Scope - par une campagne mondiale de sensibilisation : préparée


en 2007, une campagne sur la prévention est lancée tout
Pour répondre à l’objectif "Progresser ensemble" de son
début 2008. Déclinée par thèmes (hygiène, sécurité, …)
programme d’entreprise, Schneider Electric s’appuie no- elle s’appuie sur la ligne directrice de la politique santé de
tamment sur l’enquête interne People Scope qui sert éga- Schneider Electric : la responsabilité est "un engagement
lement de référentiel de benchmark avec d’autres partagé entre les salariés, l’entreprise et ses managers".
entreprises. Cette enquête commune à tous les salariés Cette campagne ponctuera également l’année 2008 via
du Groupe comprend un total de 56 questions. Menée tous une communication trimestrielle.
les deux ans, la prochaine édition se déroulera en 2008.
Illustrations 2007
France : Une action en profondeur est réalisée avec la
Conditions d’hygiène CNAM, afin de mieux définir les interactions entre santé,
et de sécurité métier et efficacité, et d'en tirer les conséquences de ma-
nagement utiles.
Santé/sécurité
Argentine : Certification du système de management
Schneider Electric a défini sa politique santé en 2006 en
s’appuyant sur la définition de l’OMS "la santé est un état
santé et sécurité basée sur le référentiel OHSAS 18001
pour Schneider Electric Argentine. Cette certification santé
4
complet de bien être physique, mental et social et ne et sécurité vient compléter les certifications qualité (ISO
constitue pas seulement en l’absence de maladie ou d’in- 9001) et environnement (ISO 14001). Les bénéfices : éta-
firmité". blir un processus visant à assurer la conformité légale des
Schneider Electric considère la santé comme un enjeu conditions de travail sur chaque site, instaurer une atmo-
partagé par l’ensemble de ses collaborateurs et parte- sphère de travail agréable ainsi qu’améliorer l’efficacité
naires. Il estime également que la protection sociale est opérationnelle.
un levier déterminant pour un niveau de santé élevé. Enfin, Indonésie : Schneider Electric Manufacturing Batam est
il a pour objectif, dans chaque pays où il est implanté, désormais certifié ISO 14001 et OHSAS 18001. Actions
d’être la référence et s’appuie pour cela sur le déploiement complémentaires entreprises : suivi médical de tous les opé-
de démarches locales. rateurs, concours santé/sécurité proposé aux salariés et à
leur famille. Les résultats : le nombre de jours perdus pour
 Le déploiement de la politique cause d’accident a été divisé par plus de 6 depuis 2004.
Pour suivre le déploiement de la politique santé, au sein de
Suède : Lancement d’une campagne de prévention contre
l'ensemble des entités du Groupe, un indicateur spécifique
le stress eu égard aux statistiques nationales ayant rele-
a été créé : l’indicateur HPD pour Health Policy Deploy-
vées une hausse très importante du nombre de personnes
ment. Il comprend 3 sous-critères :
touchées.
- la traduction du texte de la politique dans la langue du
pays et sa diffusion auprès de l'ensemble des salariés,
Taux de fréquence / Taux de gravité
- le pourcentage de salariés couverts simultanément par
2005 2006 2007
les 3 risques suivants : accident du travail, maladie et in-
validité, Taux de fréquence 16,7 9,8 9,5 
- et enfin, dans chaque entité, la formalisation d’un sys- Dont Cols bleus ND ND 14,7
tème de management santé/sécurité conforme à un réfé-
rentiel international. Dont Cols blancs ND ND 5

 La prise en compte de cette priorité par le management Taux de gravité 0,16 0,10 0,08
- par des actions de sponsoring : les entités présentant des Dont Cols bleus ND ND 0,12
résultats les plus critiques en termes d'accidentologie sont
Dont Cols blancs ND ND 0,04
suivies individuellement par un membre de la Direction
Générale, nommé sponsor,
- par l'ensemble des managers : depuis 2006, l'améliora-
tion significative de la sécurité fait partie intégrante des cri- Accident par catégorie
tères de rémunération des managers. Ce principe sera 2006 2007
progressivement élargi à d'autres pays. Nombre d’accidents total 1 936 2 335 
 Des démarches locales qui contribuent au plan d'action Accidents mortels* 3 4
global
Accidents sérieux 346 296
- par la mise en place d’un système de management de la
santé : le Groupe encourage aujourd’hui chaque pays à se Accidents légers 1 587 2 035
doter d’un système de management de la santé au travail * Sur les 4 accidents mortels en 2007, 3 sont des accidents
suivant les principaux standards internationaux (ILO OSH, de trajet, 1 est un accident de travail au Brésil sur un site de
OHSAS) en leur laissant le choix de viser ou non une cer- production.
tification. A fin 2007, 15 % des sites se sont engagés dans
cette démarche, Le nombre de jours perdus pour cause d’accident (par
- par les échanges de pratiques : avec entre autres, la pro- employé et par an) est passé de 0,198 jours en 2006*
motion des initiatives locales via un nouveau site intranet contre 0,167 jours  en 2007 ; ce dernier chiffre couvrant
communauté santé ; mais aussi la publication de 55 initia- l’ensemble du périmètre Groupe à l’exception de Pelco et
tives soumises dans le cadre des trophées new2 démon- de APC.
trant ainsi l’engagement de toutes les entités sur le sujet de *Données 2006 retraitées pour la zone Asie-Pacifique sans les
la santé, absences longue durée.
 Indicateurs 2007 audités 87
La politique de formation
Couverture sociale
2006 2007 La politique de formation de Schneider Electric vise à dé-
Couverture complémentaire velopper et à fidéliser des hommes et des femmes de qua-
proposée par l’entreprise * lité dont les compétences vont favoriser l’atteinte des
objectifs stratégiques de l’entreprise, en adéquation avec
Chômage 5,2 % 4% les exigences conjoncturelles de ses marchés. Parmi ses
Retraite-pension axes majeurs :
de sécurité sociale 26,1 % 32 %  développer les compétences et faire évoluer les com-
Retraite complémentaire 35,2 % 45 % portements,
 permettre aux collaborateurs d’anticiper la transforma-
Accidents du travail -
tion permanente et de la gérer,
prestation en nature 12,4 % 13 %
 renforcer leur intégration dans la fonction et dans l’en-
Accidents du travail - treprise,
prestation en espèces 19,3 % 18 %
 suivre et évaluer le retour sur investissement de la for-
Maladie - prestation en nature 35,4 % 42 % mation,
Maladie - prestation en espèces 41,3 % 51 %  répondre aux besoins actuels et futurs d’amélioration de
la performance.
Assurance vie
(décès et survivants) 60,8 % 64 % Schneider Electric University
Invalidité 49,6 % 51 % L’une des priorités du programme d’entreprise new2 est le
Allocations - prestations familiales 16,0 % 17 % déploiement d’une vision partagée du développement des
hommes et des femmes du Groupe.
* % d’entités déclarant proposer une couverture
complémentaire par rapport à la législation en vigueur sur Schneider Electric University est l’un des vecteurs majeurs
les items cités. de ce déploiement.
Deux nouveaux Instituts ont vu le jour en 2007 : Finances
et Contrôle et Ressources Humaines. L’objectif est de dé-
Formation ployer des outils partagés de ces fonctions transverses.
Au total, 1 837 collaborateurs de 71 nationalités ont parti-
cipé aux séminaires de développement de leadership et
Répartition des coûts par type de formation
d'expertise globale de l’université en 2007 (avec une par-
(en pourcentage) 2005 2006 2007 ticipation des femmes en augmentation de +155%).
Santé sécurité Cette année, la formation en e-learning a été suivie par
environnement 8,9 % 7% 6% 7 000 salariés du Groupe (notamment management
d'équipe et anglais) et plus de 6 000 personnes ont béné-
Technique 33,3 % 30 % 26 %
ficié des formations déployées localement.
Langues, informatique 13,1 % 13 % 17 %
Formation (données France)
Management et leadership 24,7 % 31 % 30 %
Autres 20 % 19 % 21 %
Domaines principaux de formation
(en pourcentage) 2006 2007
Répartition par catégorie Santé sécurité environnement 8,5 % 8,7 %
(en pourcentage) 2005 2006 2007
Technique 19,0 % 17,3 %
En fonction des coûts
Langues, informatique 13,5 % 13,4 %
Cols blancs 88,4 % 77 % 79 %
Management et leadership 12,1 % 13,7 %
Cols bleus 11,6 % 23 % 21 %
Industriel 9,9 % 9,6 %
En fonction du nombre d'heures
Cols blancs 70,4 % 68 % 72 %
Répartition
Cols bleus 29,6 % 32 % 28 %
(en pourcentage) 2006 2007
Par genre
Heures moyennes de formation par personne Femmes 28 % 32 %
(en heure) 2005 2006 2007 Hommes 72 % 68 %
Cols blancs 38* 33* 34 Par catégorie
Cols bleus 17* 22* 17 Ingénieurs et cadres 28 % 33 %
* Les données 2006 ont été réajustées suite à des erreurs ATAM 40 % 38 %
de reporting. Les données 2005 et 2006 suivies en jours
ont été retraitées en heure, avec le ratio suivant 1j = 8h. Ouvriers 32 % 29 %

En 2007, le nombre moyen d'heures de formation par per- En 2007, en France, 63 % de l’effectif a bénéficié d’une
sonne est de 27 heures contre 28 heures en 2006. formation.
88
Rapport de gestion

Le nombre moyen d’heures de formation est en 2007 de partenaires-fournisseurs. Elle concrétise également la vo-
23,4. Le nombre de formations diplômantes et qualifiantes lonté de Schneider Electric d’être un promoteur des droits
financées au plan de formation en 2007 est deux fois su- humains conformément au Principe 1 (les entreprises
périeur à celui des années précédentes. sont invitées à promouvoir et à respecter la protection du
droit international relatif aux droits de l'Homme dans leur
L’accord d’entreprise Schneider Electric Industries /
sphère d'influence) et au Principe 2 (à veiller à ce que
Schneider Electric France, de décembre 2005 sur la for-
leurs propres compagnies ne se rendent pas complices
mation, a été mis en œuvre à partir de 2006.
de violations des droits de l'Homme) du Global Compact.
En 2007, il s’est traduit principalement par :
Schneider Electric réalise 80 % de ses achats auprès de
 la formation de 270 managers et 70 responsables res- 2 300 fournisseurs et sous-traitants.
sources humaines au management de l’employabilité au
cours de 32 sessions de formation, Le volume d'achats du Groupe est de plus de 9 milliards
d'euros en 2007.
 la mise en place de 45 plans d’actions développement
de l’employabilité, Contrôle des conditions
 la mise en œuvre des "rencontres horizon talents mé- de travail des sous-traitants
tiers" à travers 77 journées organisées sur 45 sites. et fournisseurs 4
L’objectif est d’aller à la rencontre des collaborateurs pour Pour sélectionner ses nouveaux fournisseurs, Schneider
susciter et donner envie de prendre en main leur dévelop- Electric utilise un processus baptisé Schneider Supplier
pement professionnel autour de trois axes : Quality Management. Ce processus est notamment basé
 les métiers de Schneider Electric : un autre métier, j’y sur un questionnaire d’évaluation en neuf chapitres. L’un
vais ! de ces chapitres porte sur l’environnement et le dévelop-
 les métiers externes : ils ont réussi ! pement durable.
 le dispositif d’accompagnement : quel chemin pour moi Schneider Electric évalue les aspects sociaux, la perfor-
demain ! mance du fournisseur vis-à-vis de la communauté
(SA8000), sa performance environnementale (ISO14001),
De janvier 2006 à décembre 2007 : 81 journées "Rencon-
son respect des directives RoHS et sa situation vis-à-vis du
tres Horizon Talents et Métiers" ont été organisées.
Global Compact. En 2007, 375 nouveaux fournisseurs ont
été évalués sur la base de ce questionnaire, principale-
Relations avec les sous-traitants ment dans les pays émergents.
et les fournisseurs
Processus d’amélioration
des conditions de travail des sous-traitants
Le cadre
et fournisseurs
Le développement durable est l’expression de l’exposition
L’engagement en faveur du Pacte Mondial est l’un des cri-
des entreprises aux attentes des parties prenantes. En
tères à remplir pour faire partie des nouveaux fournisseurs
tant que signataire du Pacte Mondial ou Global Compact,
du Groupe. Un plan de communication, sur ce contrat, est
Schneider Electric tient compte des enjeux développe-
engagé en 2007 à destination des 300 fournisseurs ma-
ment durable dans le processus global de certification de
jeurs. Par contact direct et par courrier, ces fournisseurs
ses fournisseurs et encourage fournisseurs et sous trai-
sont incités à s’engager. A fin 2007, 45 % de ses parte-
tants à adhérer au Pacte Mondial. Cette démarche, qui in-
naires sont signataires du Pacte Mondial ou EICC.
vite les fournisseurs de Schneider Electric à répondre aux
attentes directes de l’entreprise et à dire publiquement
Formation des équipes Achats
leur engagement, permet au Groupe d’étendre les prin-
cipes du développement durable à l’ensemble de ses Dans le cadre du programme d’internationalisation de la
fonction Achats, la démarche engagée en 2006 par le
Groupe est poursuivie en 2007 afin de développer les
compétences des collaborateurs originaires des pays
Les plans de progrès émergents (principalement en Asie et en Europe de l’Est).
du Baromètre Planète et Société
La formation de ces nouveaux entrants aux processus et
 Réaliser 60 % du montant des achats avec méthodes internes est cruciale pour assurer une approche
des fournisseurs signataires du Global Compact
homogène des achats partout dans le monde. Plus de 200
2005 2006 2007 acheteurs ont ainsi suivi un cursus de sensibilisation et
Note 2 /10 2,66 /10 4,16 /10 promotion de la démarche
Performance 12 % 16 % 25 %  En 2007, le pourcentage d’achats réalisés auprès des four-
nisseurs signataires du Pacte Mondial est de 25 % contre
16 % en 2006.

Localisation des
principaux nouveaux fournisseurs
2007
Chine 130
Amérique du sud 46
Inde 44

 Indicateurs 2007 audités 89


La Fondation Schneider Electric
vers de nouveaux défis sociétaux

Depuis 10 ans, la Fondation Schneider Electric accom- Partager l’énergie en transmettant


pagne des centaines d'enfants et de jeunes dans chacun
 les savoir-faire pour favoriser l’accès à l’énergie.
des pays où le Groupe intervient.
Au Bénin,
Les projets les plus ambitieux mêlent contribution finan-
en partenariat avec Electriciens Sans Frontières, partici-
cière, humaine et proximité avec les métiers de l'entre-
pation à des travaux d’électrification de plusieurs villages
prise.
et à la mise en place des éclairages extérieurs. Dans le
Les métiers de l'électricité même temps des formations sont données aux villageois
C'est cet axe qui sera approfondi pour accroître la perti- pour l’entretien quotidien du réseau.
nence de notre engagement et l'efficacité de nos pro-
 les savoirs pour contribuer à la formation des ensei-
grammes.
gnants.
Dans chaque Société des personnes démunies recher-
Au Liban,
chent les chemins de leur intégration, la Fondation sou-
en partenariat avec l’Institut européen de coopération et
tiendra tous les projets qui permettent la formation et
de développement, amélioration des capacités de for-
l'accès à l'emploi pérenne particulièrement dans les mé-
mation de six écoles techniques en électricité, électro-
tiers de l'électricité.
nique et électromécanique afin d’insérer professionnel-
L'accès à l'énergie lement et socialement des jeunes défavorisés.
1,6 milliard de personnes n'ont pas accès à l'énergie. La
Fondation aura aussi à cœur de contribuer à réduire la
Promouvoir la responsabilité des femmes
fracture sociale en permettant l'accès à l'énergie donc au
et des hommes et l’engagement de
développement et à la santé.
Schneider Electric pour sauvegarder
la planète
Ainsi, en partenariat avec la Fondation Polaire Interna-
Illustrations 2007
tionale, contribution au projet d’une nouvelle base de re-
cherche en Antarctique - Princess Elisabeth Antartica -
Transmettre les compétences de
première station de recherche scientifique "zéro émission
Schneider Electric en accompagnant
de CO2 ".
 toutes les populations, y compris les plus dému- Schneider Electric assure la distribution électrique et la
nies, dans leur accès à l’énergie. gestion technique de la station ainsi que sa commande à
Au Cameroun, distance.
avec la mise en conformité des installations électriques
d’ateliers électrotechniques d’un lycée technique.

 les jeunes pour leur insertion professionnelle dans les


métiers de l’énergie.
En Turquie,
attribution de bourses à cinquante étudiantes afin de les
aider à poursuivre leurs études en génie électrique et
électronique.
En Afrique Centrale,
développement des formations d’ingénieurs et techni-
ciens en mettant à disposition les moyens matériels et
humains nécessaires (formation et recrutement de pro-
fesseurs, acquisition de matériels scientifiques et tech-
niques…).
En France,
dans le cadre d’un partenariat avec l’ADIE, soutien fi-
nancier à des jeunes créateurs d’entreprise en électricité.

90
Rapport de gestion

Oeuvres sociales systèmes automatisés industriels en partenariat avec


Schneider Electric Chili, le ministère français de l’éduca-
et mécénat tion nationale, le ministère de l’éducation du Chili et le cen-
tre d’éducation et de perfectionnement de l’Université
Catholique du nord du Chili.
Les plans de progrès Situé à Antofagasta (environ 1 000 km au nord de San-
du Baromètre Planète et Société
tiago du Chili), le centre accueillera, à partir de mars 2008,
 Réaliser l’équivalent de 1 000 000 d'euros trente jeunes en situation de risque social.
en donations de matériel Schneider Electric
 Ecole Paul Louis Merlin en France : au sein de la Di-
2005 2006 2007
rection Développement Durable, l’école technique Paul
Performance 3/10 10/10 10/10 Louis Merlin apporte un cadre et une pédagogie adaptés
à des jeunes en difficulté scolaire. Donner ou redonner le
 Amener 90 % des sites à s’engager goût de l’effort, de la réussite et du travail bien fait, le sens
durablement dans des actions des Fondations de la politesse, du respect de l’adulte et des autres, de l’es-
Schneider Electric au profit des jeunes time de soi et de la confiance en ses propres possibilités,
2005 2006 2007 tels sont les enjeux principaux de l’école. 4
Performance 7/10 7/10 7/10 Les réalisations 2007 :
- 100 % de réussite au Bac et au BEP (73 % de mentions
au Bac),
La Fondation Schneider Electric apporte également sa - mise en place d’une session de pré-qualification.
contribution aux populations touchées par des catas-
trophes naturelles.
Schneider Electric a donc décidé de venir en aide aux vic-
times des pluies torrentielles sans précédents qui ont dé-
Respect du droit international
vasté en novembre 2007 l’Etat du Tabasco au Mexique, et autres engagements
faisant plus d’1 million de sinistrés. La Fondation a mis en
place un plan d’actions d’urgence et de reconstruction. Nouveautés 2007
En partenariat avec des équipes locales, la Fondation sou- En 2007, Schneider Electric a confirmé son engagement
tiendra des projets d’éducation et de restauration, tels que et sa participation à l’effort commun des acteurs de la so-
la reconstruction d’une école technique ou la remise en ciété civile en faveur du développement durable.
état d'installations électriques endommagées.
Enfin, comme chaque année depuis 7 ans, la campagne Pacte Ecologique de Nicolas Hulot
Luli 2007 destinée à aider les jeunes en difficulté d’inser- Le Groupe a ainsi été la première entreprise industrielle
tion a mobilisé les salariés de Schneider Electric autour de signataire du Pacte Ecologique de Nicolas Hulot avec la
projets associatifs locaux. Avec l'évolution de la Fondation, ferme intention d’intégrer la majeure partie des dix objec-
les projets se sont davantage orientés vers la formation tifs proposés dans sa politique d’entreprise.
des jeunes à nos métiers, à travers des organismes de for-
mation, interventions de salariés dans des cursus, partici- Clinton Climate Initiative
pation à la construction de centres de formation ou de
En 2007, Schneider Electric a également rejoint, la Clinton
lycées professionnels, échanges d'étudiants, équipements
Climate Initiative, une initiative d’envergure internationale
de salles...
qui vise à aider quarante métropoles mondiales à gérer
Quelques chiffres plus efficacement la consommation énergétique de leurs
bâtiments et diminuer ainsi les gaz à effet de serre.
Bilan Luli 2007
 200 délégués répartis dans 74 pays, Conférence Internationale de Bali
 70 pays participants, Schneider Electric a participé – au titre de signataire – à la
 187 associations soutenues. Conférence internationale sur l’environnement qui s’est
tenue à Bali (Indonésie) en décembre 2007, réunissant les
Bilan Fondation Square D représentants de 190 pays, soit au total plus de 10 000
L'un des programmes phare de la Fondation Schneider personnes.
Electric / Square D est le matching gift program qui
consiste à abonder les dons des salariés au profit d'asso- Grenelle de l’environnement
ciations de leur choix. 1780 dons ont été abondés en Amé- En France, une concertation nationale visant à prendre en
rique du Nord en 2007. compte les enjeux environnementaux s'est tenue. Réunis-
sant toutes les parties prenantes, Schneider Electric y a
Agir sur le long terme contribué pour valoriser l'efficience énergétique.

La Fondation Schneider Electric s’engage également dans Global Compact


des actions de longue haleine en matière de formation des
jeunes. Lancé en 1999 par le secrétaire général des Nations
Unies, Kofi Annan, le Global Compact (ou Pacte Mondial)
Illustrations 2007 associe, sous l’égide de l’ONU, des entreprises et des or-
ganisations non gouvernementales pour unir "la force des
 Chili : Création d’un centre d’excellence de formation marchés à l’autorité des idéaux universels".
Schneider Electric aux métiers de la maintenance des
91
Les signataires s’engagent à respecter dix principes fon- Autres associations
damentaux articulés autour de trois domaines : les droits
de l’homme, les droits du travail et l’environnement. En Le Groupe est membre du Conseil d'Administration de
adhérant au Pacte Mondial en décembre 2002, Schneider l’Orse (Observatoire de la responsabilité sociale des en-
treprises) et du Forum français du Global Compact. Il est
Electric a publiquement exprimé son attachement à des
également un soutien actif depuis de nombreuses années
valeurs universelles. Depuis 2003, le Groupe s’est princi-
de l’Admical (Association pour le développement du mé-
palement attaché à promouvoir cet engagement auprès de
cénat, membre du réseau européen CERES) et de l’IMS
ses partenaires.
(Institut du mécénat social). Enfin le Groupe participe aux
travaux menés par le CSR Europe notamment dans le do-
Organisation Mondiale de la santé maine de la santé au travail.
La définition de la santé, établie par l’Organisation Mon-
diale de la Santé (OMS), est celle que Schneider Electric
retient comme référence.
"La santé est un état de complet bien-être physique, men-
Impact sur
tal et social et ne consiste pas seulement en l’absence de le développement régional
maladie ou d’infirmité". et relations
Charte de la diversité avec la société civile
En 2004, Schneider Electric a signé la charte de la diver- Partout où Schneider Electric est présent, il s’engage for-
sité lancée par l’Institut Montaigne. Cette signature va au- tement vis-à-vis de ses partenaires et de la communauté.
delà du périmètre français puisque le Groupe s’engage à Un ancrage indispensable pour une entreprise globale qui
appliquer les principes de cette charte dans tous les pays veut rester en prise avec la réalité locale de ses marchés.
De nombreux projets se développent. Ils démontrent la vo-
où il est présent, ou à mettre à jour les politiques qui exis-
lonté de Schneider Electric d’être actif en particulier pour
tent déjà dans certains pays.
l’emploi et de contribuer ainsi pleinement au développe-
ment économique local.
Charte de l’apprentissage (en France)

Initiateur de la démarche de mobilisation des entreprises Les conventions d'engagement


pour le développement de l’apprentissage, dans le cadre dans les bassins d'emploi
d’une mission spécifique confiée à Henri Lachmann par
Jean-Louis Borloo, Schneider Electric est signataire de la Fin 2006, les sites majeurs de Schneider Electric en
charte de l’apprentissage. France (dont tous les sites industriels) ont contractualisé
leurs relations avec les équipes du développement local
Observatoire social international au travers de conventions d’ambition qui couvrent l’inser-
tion, la diversité et le développement économique des ter-
Schneider Electric est également partie prenante des tra- ritoires. Ces conventions signées ont formalisé les
vaux de l’Observatoire social international (OSI). L’entre- engagements des sites. En 2007, elles ont également per-
prise est signataire du "droit à l’éducation et à la formation mis de structurer et d’enrichir une offre spécifique notam-
tout au long de la vie", qui vise à développer le partenariat ment dans le cadre de restructurations des sites.
et la coresponsabilité des entreprises avec les autres ac- Globalement, les conventions concourent à renforcer l’an-
teurs de la formation initiale et professionnelle. crage territorial de Schneider Electric dans ses bassins
d’emploi notamment par un meilleur maillage avec les ins-
Organisations de normalisation tances locales contributives au développement écono-
mique comme Réseaux Entreprendre, Alizé, Diese ou le
Schneider Electric est particulièrement présent au sein de Club des 9.
l’AFNOR (Association Française de normalisation). Il par-
ticipe au groupe de travail développement durable. La création d’entreprise
Par ailleurs, Schneider Electric s’engage dans les orga-
nismes de normalisation internationaux en tant que parte- Depuis 10 ans, Schneider Electric France soutient au tra-
naire actif dans l’élaboration des normes permettant de vers d’une structure dédiée (Schneider Initiatives Emploi
garantir la conformité de ses offres (UTE, Union Technique (SIE)) des projets de création ou de reprise d’entreprises
portés par ses salariés, assumant ainsi sa responsabilité
de l’électricité et de la communication - CENELEC, Comité
en termes de mobilité, d’emploi et de développement ré-
européen de normalisation électrotechnique - IEC, Inter-
gional mais aussi de développement de valeurs entrepre-
national Electrotechnical Commission et ISO, Internatio-
neuriales au sein du Groupe. Et in fine, de favoriser la
nal Organisation of Standardization).
création des futurs clients de Schneider Electric (un créa-
Enfin, depuis février 2007, Schneider Electric représente la teur sur cinq est électricien) !
France au Comité consultatif sur les aspects environne-
Cette association accompagne en toute confidentialité les
mentaux (ACEA – Advisory Committee for Environmental
salariés de Schneider Electric, en intervenant à toutes les
Aspects) de la Commission internationale électrotechnique
étapes qui mènent à la création ou à la reprise d’entreprise
(IEC). L’ACEA a pour mission de conseiller et de coordon- puis au-delà, via un suivi sur trois ans minimum. Cette dé-
ner les travaux de la commission internationale électro- marche est complètement intégrée dans le processus
technique sur les problèmes relatifs à l’environnement. d’évolution personnelle /professionnelle des salariés du
Groupe en France (participation aux journées Horizon sur
le territoire France, intégration de formation spécifique
dans l’offre de formation interne).
92
Rapport de gestion

SIE dispose d’une équipe dédiée composée de managers Le programme "100 chances -100 emplois" a été déployé
expérimentés dont la mission est de fiabiliser et de péren- en Normandie en 2007.
niser les projets de création dans leur dimension finan-
cière, juridique, technique et commerciale. La structure est L’innovation
représentée et active au sein des réseaux économiques
locaux. Pour préparer les solutions de demain, Schneider Electric
consacre plus de 4 % de son chiffre d’affaires à des in-
Quelques chiffres vestissements de R&D et s’est doté depuis 2005 d’un
conseil scientifique. Sa mission : aider Schneider Electric
 Plus de 600 porteurs de projet (dont 60 en 2007) sont
ainsi devenus chefs d’entreprises. Electricien, boulanger, dans la prise en compte des évolutions scientifiques, tech-
consultant, graphiste, gestionnaire de patrimoine, fleu- nologiques et d'innovation. Il s'agit en particulier de com-
riste…, les parcours sont variés, riches, innovants en dépit prendre les approches de Schneider Electric et d'effectuer
des difficultés rencontrées. des recommandations dans les domaines suivants :
 la politique scientifique et technologique (produits, dé-
 80 % : c’est le taux de réussite des projets soutenus par
veloppement produit, industriel, services...) notamment
SIE après trois ans d’exercice (contre 50 % au niveau na-
tional).
dans le domaine des technologies en émergence et/ou en
provenance d'autres secteurs industriels, pouvant avoir un
4
 1 200 emplois créés : chaque création ou reprise d’en- impact sur les activités de Schneider Electric,
treprise génère en moyenne 2 emplois.
 le management des programmes de recherche et d'in-
novation (pratiques d'innovation, approche des coopéra-
L’insertion des jeunes tions scientifiques et techniques, politique de brevet,
déploiement international, implication des clients, fournis-
Schneider Electric conduit de longue date des actions au- seurs...),
près de jeunes pour leur insertion professionnelle. La  la stratégie mondiale de compétences de Schneider
contribution de ses collaborateurs est l’une des clés de la Electric.
réussite de cet engagement. Apprentissage, partenariats
avec des écoles et des associations, soutien financier à Le Groupe oriente une grande partie de ses projets de re-
de jeunes étudiants, intervention dans les cycles de for- cherche vers l’efficacité énergétique. Dans la moyenne ten-
mation techniques ou généralistes…, tel est l’éventail sion, des travaux portent sur de nouveaux capteurs et
d’initiatives mis en œuvre dans tous les pays où Schneider logiciels destinés à enrichir les produits, de fonction de
Electric est présent. Ces actions sont complémentaires diagnostic avancé. Enfin, les équipes de recherche tra-
avec les partenariats noués dans le cadre de la Fonda- vaillent également sur des offres de produits de distribution
tion Schneider Electric (cf. Œuvres sociales et mécénat, électrique capables d’intégrer les nouvelles formes de pro-
page 91). duction d’énergie comme le solaire, les micro-turbines, les
éoliennes ou les piles à combustible.
Illustration 2007
En France, l’opération "100 chances-100 emplois" concerne
par bassin d'emploi chaque année 100 jeunes et jeunes La performance
adultes de 18 à 30 ans, ayant un faible niveau de qualifi-
cation, issus des zones urbaines sensibles - ZUS et prêts
environnementale
à s'engager dans un parcours d'insertion professionnelle. Schneider Electric assume sa responsabilité environne-
L'objectif : faciliter l'accès à l'emploi durable grâce à des mentale dans ses activités en contribuant à la définition de
parcours personnalisés de qualification avec le concours nouvelles réglementations et en les appliquant de manière
de trente entreprises fédérées et animées par Schneider anticipée, en améliorant l’efficacité énergétique de ses
Electric, et ce dans un délai de 36 mois. Avec comme am- sites, en favorisant l’éco-conception ou encore en déve-
bition d'atteindre 60 % de sorties positives, c'est à dire un loppant la sensibilité à l’environnement de ses collabora-
CDD supérieur à 6 mois, un CDI ou une formation quali- teurs et de ses partenaires.
fiante.
"100 chances -100 emplois" a été lancé pour la première Le cadre
fois à Chalon sur Saône en janvier 2005 par les services
Ni producteur, ni distributeur d’énergie, l’activité de
de l'Etat, en collaboration avec SFG, filiale de Schneider
Schneider Electric fait essentiellement appel à des tech-
Electric (sur la période 2005-2007).
niques d’assemblage et de contrôle et n’intègre que très
Quelques chiffres : peu de procédés à l’impact environnemental lourd tels que
 Chalon sur Saône (après 3 ans) la transformation et le traitement des métaux.
120 jeunes concernés, dont 62 en CDI (51 %), 14 accom- Le Groupe compte à ce jour 211 sites industriels.
pagnés dans leurs démarches (12 %) et 44 ayant quitté
Schneider Electric s’attache à étendre le périmètre de re-
l’opération avant sa fin (37 %).
porting à l’ensemble de ses unités. Ainsi, depuis 2005, le
 Grenoble (après 2 ans) reporting environnemental des sites de production est
79 jeunes concernés dont 34 en CDI (43 %), 25 accom- étendu aux sites logistiques.
pagnés dans leurs démarches (32 %) et 20 ayant quitté Le périmètre est passé de 172 en 2005 et 184 en 2006 à
l’opération avant sa fin (25 %). 201 en 2007, et ce malgré les regroupements et ferme-
Par ailleurs, une rencontre organisée dans un quartier gre- tures de sites intervenus au cours de cette année.
noblois a permis de réunir 256 jeunes. S’en sont suivies Les principes du reporting environnemental ont été offi-
494 entretiens avec 21 entreprises et 28 CDD de 3 mois ciellement audités début 2006, début 2007 puis fin 2007.
signés.
93
Certification ISO 14001 Les plans de progrès
(nombre de sites industriels et logistiques) du Baromètre Planète et Société
Total Sites
 Certifier ISO 14001 100 % des sites de production
Total à fin 2006 192* et de logistique
2005 2006 2007
Objectif à fin 2007 62
Performance 5/10 6,86/10 5,03/10
Réalisé à fin 2007 25
Clients
Total fin 2007 211**   Réaliser 120 profils environnementaux
de produits pour couvrir plus de 50% du chiffre
*Incluant 5 fermetures ou regroupements de sites en 2006. d'affaires de produits vendus
**Incluant 6 fermetures ou regroupements de sites en 2007.
2005 2006 2007
Performance 2,3/10 5,4/10 8,1/10

Efficacité énergétique
 Réduire de 10% la consommation énergétique par
employé dans nos sites de production
2005 2006 2007
Performance 6,7/10 7,5/10 10/10

Indicateurs
A périmètre courant A périmètre
équivalent 2007 / 2006
2005 2006 2007 2006 2007

Nombre de sites répondants 172 184 201  168 168 

Effectifs sur les sites


de production et de logistique 50 644 60 462 65 931  55 784 58 812 

Quantité de déchets
produits (en t) 100 547 105 502 119 239  103 557 110 236 

Déchets produits/
effectifs (en t/p) 1,99 1,74 1,81  1,86 1,87 

Déchets valorisés (en t) 76 286 84 836 95 663  84 136 89 696 

Part des déchets valorisés


(en %) 75,9 % 80,4 % 80,2 %  81,2 % 81,4 % 

Consommation d'énergie
(eq. MWh) 793 898 918 024 968 491  886 617 885 864 

Consommation
d'énergie/effectif (MWh) 15,7 15,2 14,7  15,9 15,1 

Consommation eau (m3) 1 874 329 2 122 381 2 461 815  1 950 628 2 001 026 

Consommation
eau/effectif (m3 /p) 37,0 35,1 37,3  35 34 

Estimation
 Emission CO2 (en t) 285 655 321 823  278 880 283 402 
 CO2 /effectif (en t/p) 4,7 4,9  5 4,8 
 Emission COV (kg) 337 548 413 731  351 460 371 728 
 COV/effectif (kg/p) 5,6 6,3  6,3 6,3 

Les données incluent, en 2007, 201 sites contre 184 sites A périmètre comparable, si les données concernant la part
en 2006. de déchets produits se détériorent, l’amélioration est nette
En 2007, à périmètre courant, les données recueillies liées pour la consommation d’énergie, les émissions de CO2 et
à la consommation d’énergie s’améliorent alors que les la consommation d'eau (qui inclut même l'eau utilisée aux
indicateurs relatifs aux déchets demeurent stables ou en- seules fins de refroidissement). Les tendances positives
registrent un léger retrait. concrétisent l'effort systématique entrepris pour une meil-

94  Indicateurs 2007 audités


Rapport de gestion

leure efficacité énergétique et l'adoption des meilleures


techniques disponibles réduisant les procédés polluants
Bilan carbone
en COV ou consommation d'eau.
Une démarche volontariste
Consommation en eau et en énergie Schneider Electric n’est pas une entreprise soumise à per-
mis d’émettre, et ce pour l’ensemble de ses entités à tra-
Depuis 2006, les consommations d’eau sont analysées vers le monde.
plus en détail en distinguant l’eau puisée dans les nappes
Mais un leader mondial sur ses marchés tel que Schneider
phréatiques et celle consommée sur le réseau public. Les
Electric qui s’engage avec détermination dans l’efficacité
eaux puisées aux seules fins de refroidissement et immé-
énergétique et la compréhension des nouveaux grands en-
diatement rejetées sans altération sont volontairement
jeux sociétaux et environnementaux de la planète se doit
comptabilisées.
d’être le premier à mener une démarche de transparence
Ces consommations ainsi que les consommations en concernant ses propres émissions de carbone.
énergie sont consolidées dans le tableau des indicateurs Une démarche volontariste d’autant plus indispensable en
(voir ci-contre). cette période de fortes fluctuations des coûts énergétiques
puisqu’il existe un rapport direct entre émission de carbone
et quantité et type d'énergie consommée.
4
Consommation en matière première
L’exercice permet enfin à Schneider Electric de mieux ap-
Pour proposer à ses clients des produits plus respec- préhender la réalité industrielle et les problèmes rencon-
tueux de l’environnement, Schneider Electric s’attache à trés par ses clients importants consommateurs d’énergie.
miniaturiser ses produits pour économiser les ressources
Malgré une faible consommation d’énergie pour ses pro-
naturelles et fait évoluer son offre pour réduire la consom-
cessus industriels, Schneider Electric a donc souhaité réa-
mation des installations électriques.
liser un bilan carbone de ses émissions et de celles de ses
Le choix de matériaux faciles à recycler, de systèmes de partenaires (en particulier les fournisseurs et les logisti-
clipsage pour démonter aisément les composants facili- ciens) afin d’ajouter à son tableau de bord économique un
tent le traitement des matériels en fin de vie. L’analyse du tableau de bord environnemental pour l’ensemble des dé-
cycle de vie et de la recyclabilité permet de déterminer les cisions stratégiques du Groupe.
points d’amélioration.
La méthode
Illustration 2007
Le bilan carbone de Schneider Electric prend en compte :
Nouvelle plateforme d’automatismes Modicon M340
destinée au marché Industrie  l’activité de tous ses fournisseurs,
 la logistique interne,
Par rapport à la gamme précédente conçue en 1996, on
note :  la logistique amont et aval,
 une diminution de la consommation d’énergie de 25 %,  l’ensemble de la gestion des bâtiments,
 l’ensemble des déplacements des collaborateurs,
 un taux de recyclabilité de 80 % (contre 60 % précé-
demment),  l’activité générale du Groupe.
 une réduction de 70 % du poids du produit et de son La méthode utilisée et validée est le "Bilan Carbone ver-
emballage, sion 4" de l’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de
 la conformité à la directive européenne RoHS, l'Energie (Ademe).
 le label green product pour le marché chinois. Pour parvenir au résultat chiffré du bilan, un immense tra-
vail de formalisation de plus de huit mois a été nécessaire.
Cette nouvelle plateforme a fait l’objet d’un Profil environ-
Il a impliqué de nombreuses entités du Groupe : les
nemental de Produit (PEP).
achats, la logistique, la comptabilité, l’industrie et les res-
ponsables environnementaux de l’entreprise.
Logistique
Le résultat
La rationalisation de la logistique, source indéniable d’émis-
sion de carbone, a fait l’objet d’une attention toute particu- L’ensemble des items concernés représente environ 2 mil-
lière en 2007 au sein des entités de Schneider Electric. lions de tonnes de carbone dont la moitié des émissions
Parmi les actions menées, citons : est liée aux matières et composants qui entrent dans la
composition des produits, un tiers lié à la logistique et le
 la constitution d’une équipe centrale mondiale dédiée solde provenant de notre propre usage énergétique (dé-
pour avoir une visibilité globale des flux internationaux aé- placements des collaborateurs, procédures industrielles,
riens et maritimes, pour optimiser les achats et réduire les impacts de nos bâtiments).
flux aériens au profit des flux maritimes,
 la conception d’un plan d'optimisation des flux pan-eu- Les plans d’action 2008
ropéens pour améliorer le transport routier, notamment le
taux de remplissage des camions,  l'étude complémentaire concernant les émissions de car-
bone liées au recyclage des produits,
 le contrôle des facturations par un prestataire externe
afin d’avoir une vision globale de toutes les expéditions  le plan de progrès économique et environnemental sur
(origine, destination, mode de transport). Un pilote est en l’ensemble des actions de logistique,
cours en France et en Espagne avec un déploiement prévu  la mise en place de directives concernant les déplace-
en Europe en 2008. ments et les nouveaux moyens de communication qui per-
En 2008, un collaborateur aura en charge de lancer des mettent de se réunir (vidéo conférence, conférence
expérimentations sur les transports alternatifs (par rail, par téléphonique, …).
barge, ou autoroutes de la mer (short sea).
95
Illustrations 2007 Inde : Inauguré le 3 octobre 2007, le site industriel de Hy-
derabad est dédié à la fabrication, notamment, des dis-
Japon : Schneider Electric Japon a divisé par huit sa
joncteurs, contacteurs, boutons poussoirs et lampes
consommation d’éléments d’emballage (cartons, éléments
témoin. La construction de cette nouvelle usine globale a
de calage…) à ventes constantes entre 2004 et 2007
été réalisée en tenant compte de principes simples en ma-
grâce à des systèmes de livraison en "bacs" en lieu et
tières d’économies d’énergie, déclinés dans les matériaux
place de cartons (pour les flux réguliers), à la réutilisation
de la plupart des cartons et calages issus de l’expédition et techniques utilisés ainsi que dans le choix des utilités
aux clients. Tout en préservant la qualité du service client. mises en place afin d’optimiser l’efficacité énergétique. Le
site est certifié ISO 14001.
Espagne : Ensys Himel, filiale de Schneider Electric, ra-
tionnalise ses transports. Un centre d’assemblage et Parmi les actions menées :
d’adaptation local a été créé pour assembler les produits  couche d’isolation thermique de 75 mm sur le toit et les
et ainsi réduire les volumes transportés. Les composants murs de l’usine pour réduire l’énergie consommée par le
sont désormais inclus dans les armoires électriques avant système de refroidissement du site,
tout départ afin d’éviter le transport "d’armoires vides".  climatisation remplacée dans une grande partie du bâ-
timent par un système de refroidissement par l’air permet-
tant d’économiser 60 % d’énergie (comparé à l’énergie
Mesures pour réduire
consommée par des bâtiments de superficie égale, utili-
la consommation d'énergie sant uniquement l’air conditionné),
 bâtiment conçu de manière à utiliser au maximum la lu-
Consommation d'énergie mière naturelle du jour permettant de réduire l’utilisation
sur ses sites de production de l’éclairage électrique,
Partenaire de l’efficacité énergétique de ses clients,  compresseurs à air spéciaux utilisés s’éteignant auto-
Schneider Electric applique à lui-même ses solutions dans matiquement quand ils ne fonctionnent pas,
le cadre d’un programme de réduction de consommation
de ses sites dénommé Energy Action. Promotion de l’efficacité énergétique
L’objectif, de 2005 à 2008, est de réduire de 10 % le ni- De nombreuses initiatives sont menées pour améliorer la
veau de consommation énergétique par employé dans les compréhension des avantages à court et long termes de
sites de production. Cinq domaines sont particulièrement l’efficacité énergétique : campagnes de sensibilisation,
ciblés : le chauffage, l'air conditionné, les équipements (no- élection de "champions énergétiques" pour chaque pays,
tamment de traitement de l’information), l’éclairage et les constitution de groupes de travail locaux pour déployer les
processus industriels spécifiques. mesures d’Energy Action, désignation du meilleur employé
et du meilleur site en matière d’efficacité énergétique. Ces
Bilan 2007 différents dispositifs seront poursuivis en 2008. Un site in-
En décembre 2007, plus de 71 sites sont engagés, 26 aux tranet dédié sera également mis en ligne. Il permettra de
Etats-Unis, 4 au Mexique, 5 au Royaume-Uni, 10 en suivre les évolutions et les résultats obtenus dans le cadre
France, 11 en Chine, 6 en Australie, et 1 site en Arabie d’Energy Action.
Saoudite, en Argentine, en Grèce, en Suède, en Italie, au
Danemark, en Inde et en Thaïlande. Promotion des énergies renouvelables
En 2007, Schneider Electric a renforcé son engagement
Illustrations 2007
dans le domaine des énergies renouvelables avec, no-
Etats-Unis : Le site de Smyrna, construit en 1980, est tamment, sa gamme d’onduleurs photovoltaïques et sa
dédié à la production moyenne tension. Les premières ac- participation à Solaire Direct, une société dédiée à la pro-
tions dédiées à l’optimisation des performances et à la ré- duction d'électricité solaire, proposant la conception et
duction des coûts énergétiques ont été initiées il y a plus l'installation d'infrastructures photovoltaïques de toutes
de 10 ans. Fin 2002, un plan d’action énergétique a été tailles.
formalisé, suivi en 2005, par la centralisation de la fonc-
La création, en 2007, d’une nouvelle Activité Energies re-
tion maintenance du site. Des produits et des composants
nouvelables particulièrement dédiée à l’énergie solaire,
spécifiques ont ainsi été déployés dans les systèmes bu-
apporte une réponse aux besoins croissants de ses
reautiques et industriels de l’usine, se concentrant sur les
clients souhaitant combiner efficacité énergétique et éner-
applications suivantes :
gies renouvelables. Son objectif : proposer des solutions
 performances énergétiques des équipements d’éclai- et services configurés aux besoins particuliers des mar-
rage et de contrôle, chés tertiaires et domestiques ainsi que pour les fermes
 gestion et commande de l’énergie, solaires.
 réglages standard des températures des bâtiments en
périodes été/hiver, ajustées en périodes de non activité du Illustrations
personnel, France et Espagne : Schneider Electric développe éga-
 détecteurs de présence dans les bureaux, lement l’utilisation des énergies renouvelables dans ses
infrastructures. Ainsi, le restaurant d’entreprise du centre
 optimisation du système d’air comprimé pour produire
de R&D Electropole à Eybens (France) est alimenté en
selon les besoins,
énergie solaire. Le siège social de la Direction opération-
 équipements clés (compresseurs d’air) éteints pendant nelle Europe situé à Barcelone (Espagne) est équipé d’un
les périodes de non-activité. système photovoltaïque et d’un système de chauffage,
Le site a réduit ses coûts de consommation d’électricité de ventilation et climatisation centralisé lui assurant une ré-
27 %, ses coûts de consommation d’eau de 9 % et ses duction de 15 % de ses coûts d’énergie. De même, le futur
coûts totaux d’infrastructures de 16 %. siège social de Schneider Electric en cours de construction
96
Rapport de gestion

à Rueil-Malmaison (France) répondra aux normes HQE de traitement de dépollution à titre préventif est mis en place.
haute qualité environnementale, notamment en matière de C’est le cas pour d’anciens sites comme Yates (Etats-Unis)
consommation d’énergie (objectif < 50 kWh /m2 / an). ou encore à Maizières-les-Metz (France) où une zone de
terres polluées par des huiles de transformateurs a été ex-
cavée.
Prise en compte
Aucun incident majeur n’a été répertorié en 2007.
des écosystèmes
Une initiative innovante a été menée cette année au
Nuisances sonores et olfactives
Mexique. Schneider Electric a en effet lancé un pro- Tous les sites opèrent dans le respect des règles de nui-
gramme de reforestation sur son site de production de sances sonores.
Tlaxcala en juillet 2007.
Déchets
Gestion des rejets, Reconnue comme l’une des sources principales de pollu-
nuisances et déchets tion mais également une ressource potentielle de matière
première, la gestion des déchets est l’une des priorités en
matière de protection de l’environnement. 4
Conditions d’utilisation des sols
Cette priorité se traduit par des engagements politiques
La quasi totalité des terrains utilisés par Schneider Electric ou des réglementations qui visent en particulier les dé-
est située dans des zones urbanisées ou industrielles chets des produits électriques, à l’instar de la directive eu-
aménagées et n’affectent donc pas de biotopes remar- ropéenne Waste Electrical and Electronic Equipment
quables. Aucune activité d’extraction de matériaux ou Directive (WEEE), transposée dans chacun des Etats de
d’épandage n’est recensée dans le portefeuille d’activités. l’Union. Des réglementations équivalentes existent ou sont
en voie de développement au Japon, en Chine, en Inde et
Rejets dans l’air et l’eau aux Etats-Unis.
Les rejets dans l’air et l’eau sont par définition très limités, La directive WEEE a pour principal objectif d'augmenter le
l’activité de Schneider Electric étant majoritairement une taux de valorisation des déchets électriques les plus im-
activité d’assemblage. Les ateliers spécialisés dans la fa- portants, comme les équipements ménagers tels que les
brication de composants mécaniques font l’objet d’un suivi téléviseurs, les réfrigérateurs, les éclairages ainsi que les
très strict, dans le cadre de leur certification ISO 14001. matériels de l’information et des télécommunications dont
Leurs rejets sont suivis localement dans le respect de la lé- la durée de vie est extrêmement courte. La directive ne
gislation. Aucun accident majeur n’a été répertorié en couvre que très marginalement les équipements élec-
2007. triques et électroniques industriels ou de distribution élec-
trique. Elle rend responsable le producteur de l’équipement
Exemples d’application du principe d’amélioration conti-
électrique de la mise en place et du financement de fi-
nue :
lières dédiées aux équipements électriques pour qu’ils
 suppression du shoopage zinc des condensateurs à soient collectés et traités spécifiquement. La valorisation
Rectiphase (France), suite à la suppression de dégrais- et le recyclage sont clairement mis en avant avec des taux
sage au trichloréthylène à Beaumont-le-Roger l’année pré- minima à respecter.
cédente,
Pour les déchets liés à ces processus de fabrication les
 attention particulière portée sur les émissions de VOC principaux rejets de Schneider Electric sont constitués de
(composés organiques volatils), en application de la di- déchets solides. Leur gestion fait l’objet de progrès conti-
rective BAT (Best Available Techniques) qui font par ail- nus. Cette démarche s’inscrit pleinement dans le cadre de
leurs l’objet d’un reporting global mis en place depuis la certification ISO 14001 que Schneider Electric a requis
2005, pour l’ensemble de ses sites de production à travers le
 utilisation du SF6 (Hexafluore de souffre) dans les pro- monde.
duits et équipements moyenne tension : accord volontaire
Compte-tenu des disparités de classification selon les
de suppression des émissions tout au long du cycle de vie
pays, le Groupe n’opère pas de consolidation globale par
des appareils (production et exploitation en conditions
catégorie des déchets industriels spéciaux et banals. Ces
d’étanchéité, offre d’un service de recyclage en fin de vie).
enregistrements font l’objet d’une traçabilité au niveau
local. En France, par exemple, le taux des déchets indus-
Rejets dans le sol triels spéciaux est de l’ordre de 14 % du total. Tous les dé-
L’exploitation des sites ne donne lieu à aucun rejet volon- chets sont traités par des filières spécialisées selon leur
taire dans le sol. Les sols des ateliers sont rendus nature.
étanches par des traitements appropriés. Les produits dan-
gereux sont systématiquement stockés et manipulés sur Traitement de fin de vie
bac de rétention. Les dispositifs de rétention prennent éga- Le Groupe s'engage activement dans une démarche res-
lement en compte les cas de dysfonctionnement ou sinis- ponsable de gestion des déchets générés par ses produits
tres, incendie par exemple. mis sur le marché alors que ses produits sont quasiment
Comme chaque année, Schneider Electric a procédé à tous hors du champ de la directive WEEE.
une revue des risques de pollution de l’ensemble de ses En tant que société responsable, Schneider Electric doit
sites industriels dans le cadre du suivi de la certification pouvoir démontrer l’existence de filières "fin de vie" orga-
ISO 14001. Aucun site n’est classé Seveso. 13 sites dont nisées. Celles-ci doivent être financées et qualifiées pour
7 en France, font l’objet d’un suivi permanent, souvent en la collecte, le traitement et le recyclage de ses produits en
raison de leur activité de production passée. Ce suivi s’ef- fin de vie dans le respect de la santé et de l’environne-
fectue en liaison avec les autorités et le cas échéant un ment.
97
Cette démarche, menée en collaboration étroite avec l’en- Par ailleurs, le déploiement volontaire à titre expérimental
semble des partenaires du Groupe doit s’effectuer au de système de management environnemental sur des
niveau de chacun des Etats dans une démarche d’identi- sites tertiaires s’est poursuivi en 2007. La totalité des
fication et de qualification, voire d’organisation des filières agences commerciales en Allemagne est déjà certifiée.
pour le traitement des déchets d’équipements élec- Schneider Electric, en France, s’engage également dans
triques, avec la mise en place d’indicateurs appropriés. cette voie. Après la certification en 2006 de deux sites pi-
lotes, ce sont les 11 plus importants sites commerciaux de
Qui est responsable de quoi ? Schneider Electric qui ont obtenu cette certification auprès
de l’AFAQ en 2007. La démarche a également débuté pour
Dans le cas des piles ou autres consommables, la gestion
les centres de R&D de la région de Grenoble (France).
des déchets relève de la responsabilité des producteurs
de ces produits. La politique du Groupe soutient ce par-
tage de responsabilité, sachant que Schneider Electric Mesures prises pour assurer
garde la responsabilité de l’information de leur présence la conformité de l’activité aux dispositions
éventuelle. A ce titre, Schneider Electric informe ses clients législatives et réglementaires applicables
sur les impacts de ses produits et leur composition grâce
aux Profils Environnementaux Produits (PEP) qui accom- Les directives européennes RoHS et REACH
pagnent les produits.
Le contrôle et le management des substances dange-
En Europe, Schneider Electric propose à ses clients une reuses constituent une priorité à l’échelle mondiale, en par-
offre de prise en charge de leurs produits en fin de vie. ticulier dans la Communauté Européenne. En effet, ces
C’est par exemple le cas de sa filiale MGE UPS Systems substances sont source potentielle de pollution ou de
depuis 2006. Pour épargner aux détenteurs d’onduleurs risque pour la santé lors des phases de fabrication, d’utili-
obsolètes la gestion du traitement des déchets d’équipe- sation ou de fin de vie des produits. La législation dans ce
ments électriques et électroniques, MGE UPS Systems domaine est donc de plus en plus abondante.
propose à ses clients le "Swap pac". Cette offre comprend
Schneider Electric se préoccupe depuis longtemps de
un audit de site (bilan environnemental des consomma-
cette problématique en l’intégrant d’emblée à sa politique
tions électriques et de la qualité de l’installation), le traite-
environnementale, avec pour objectif de diminuer les im-
ment des équipements en fin de vie (désinstallation,
pacts de ses produits sur la santé humaine et sur l'envi-
reprise des onduleurs, remise du certificat de destruction)
ronnement.
et la fourniture de nouveaux équipements.
La politique de Schneider Electric vise quatre objectifs es-
La fin de vie prise en compte sentiels :
dès la conception  être conforme aux exigences de la législation actuelle,
A noter enfin que Schneider Electric intègre l’impact envi-  anticiper les réglementations ou restrictions d’usage fu-
ronnemental de la fin de vie de ses produits dès leur phase tures,
de conception en allant au-delà du calcul du taux potentiel  aider ses clients à respecter les législations actuelles ou
de valorisation l’EIME (logiciel d'évaluation des risques en- futures,
vironnementaux et de gestion des opportunités). Le
 promouvoir la démarche dans l’industrie électrique au-
Groupe a en effet développé un guide des bonnes règles
près des clients et des parties prenantes.
de conception pour optimiser les coûts de fin de vie et le
taux potentiel de recyclabilité de ses produits. Les directives européennes prises en compte pour les pro-
grammes d’action internes de Schneider Electric sont
En outre, Schneider Electric a décidé d’intégrer dans les
RoHS, tant en Europe que dans les pays qui ont transposé
manuels d’instructions de ses produits, les recommanda-
cette directive, et REACH.
tions nécessaires et les bonnes pratiques pour que le trai-
tement en fin de vie puisse être fait dans les conditions Deux programmes ont été mis en œuvre au sein du
respectueuses de l’environnement Groupe afin d’être en conformité réglementaire et répondre
aux attentes de nos clients.

Démarches d’évaluation et Programme RoHS


de conformité Si l’offre de Schneider Electric directement couverte par la
directive RoHS est extrêmement limitée, une part plus
Démarche d’évaluation ou de certification large est concernée indirectement. C’est le cas des maté-
riels intégrés dans des produits finis qui entrent dans le
entreprise en matière d’environnement
champ de la directive. En décidant de généraliser l'élimi-
Dès la parution de la norme en 1996, Schneider Electric a nation de ces substances de tous ses produits, Schneider
retenu le principe de certification de ses sites. Le principe Electric s’engage bien au-delà des exigences de la direc-
retenu est la certification ISO14001 de tous les sites in- tive.
dustriels et de logistique dans les 2 ans qui suivent leur
Comme il s’y était engagé, le Groupe a mis en conformité,
acquisition ou leur création.
au 1er juillet 2006, les produits directement visés par la ré-
Fin 2007, 85 % des sites soit 211 sites industriels et logis- glementation ainsi que ceux fréquemment intégrés dans
tiques sont certifiés ISO 14001 dont 100 % des sites in- des équipements concernés.
dustriels et logistiques en France, en Chine et en Inde.
En 2007 : la grande majorité des gammes de produits fa-
Dans le cadre de ses plans de progrès du baromètre Pla- briquées en Europe sont conformes à la directive. Seules
nète et Société, un des dix objectifs est la certification les petites séries ou les produits devant être retirés à court
ISO14001 de 100 % des sites industriels et logistiques à terme du marché ne sont pas conformes à RoHS.
fin 2008.
Même si la directive RoHS Europe s’applique aux produits
25 nouveaux sites ont été certifiés en 2007 notamment : en vendus en Europe, Schneider Electric a décidé de rendre
Inde, aux Etats-Unis, au Mexique, en Turquie, en Chine. conforme son offre partout dans le monde avant fin 2008.
98
Rapport de gestion

Cette décision permet d’anticiper l’évolution de la régle- Hormis les opérations volontaires de prévention mention-
mentation dans différents pays comme la Chine au- nées à propos de rejets dans les sols (pollutions histo-
jourd’hui où une réglementation équivalente est effective riques anciennes), il n’a pas été versé d’indemnités en
depuis le 1er mars 2007. Outre la Corée du Sud, qui a mis application de décision judiciaire.
en application sa propre directive RoHS au 1er janvier
2008, dans les mois qui viennent de nouvelles réglemen- Organisation mise en place pour
tations sont attendues notamment en Inde, aux Etats-Unis, faire face aux accidents de pollution
ou en Australie par exemple. ayant des conséquences
Toute l'information nécessaire à ces partenaires, pour une au-delà des établissements de la société
meilleure compréhension de la Réglementation, le suivi de Tous les sites industriels, qui sont certifiés ISO 14001, sont
la mise en œuvre et le catalogue de l'offre compatible est organisés pour prévenir les situations d’urgence et réagir
accessible sur un site internet dédié www.rohs.schneider- efficacement en cas de problème. Les plans d’actions pré-
electric.com. Pour chaque référence conforme, Schneider ventives et correctives s’appuient en amont sur une ana-
Electric communique la date de production RoHS. lyse des situations dégradées et des impacts potentiels,
en partie extraite de l’étude de danger des dossiers d’ins-
Programme REACH
Un programme d’action appelé programme REACH est
tallations classées.
4
En France par exemple, certains sites manipulant des
lancé au sein de Schneider Electric. Il vise à assurer la tra-
composés chimiques en plus grande quantité, comme le
çabilité des substances dans les produits et les procédés
Vaudreuil, MGA, 38Tec, sont équipés de ballons gonfla-
pour :
bles dans les réseaux d’eau pour éviter tout transfert de
 s’assurer que les substances mises en œuvre par pollution vers l’extérieur, d’autres comme SDE qui est
Schneider Electric soient dûment enregistrées et autori- proche d’une rivière disposent de barrages flottants.
sées dans ses applications, conformément aux exigences
Toutes ces actions sont accompagnées de procédures et
de la directive REACH,
sont régulièrement testées au cours d’exercices dédiés du-
 s’assurer que les produits ne contiennent pas l'une des rant l’année.
substances dites "interdites" au-dessus du seuil autorisé,
Une organisation nationale est en place pour suivre les
 formaliser les informations à communiquer auprès de sites sensibles. Leurs managers participent systématique-
ses clients utilisateurs aval. ment à une formation à la gestion de crise environnemen-
tale éventuelle. Des directives, procédures et guides
Organisation et formation nationaux sont disponibles sur intranet : gestion de crise
environnementale, gestion des activités passées et pré-
sur la gestion de l’environnement sentes, prévention des risques de pollution, etc. Leur ap-
plication est vérifiée par des audits internes.
Organisation
En Europe, par exemple, un Comité environnement sol se
L’organisation s’appuie sur réunit trimestriellement et valide les plans d’actions visant
 une direction environnement au niveau du Groupe, à réduire le risque de pollution potentiel et à éliminer toute
 un réseau de compétences composé : conséquence sur l’environnement pour les sites sous sur-
- pour les sites : de responsables environnement dans tous veillance en raison de leur passé industriel.
les pays et Directions opérationnelles dotés d’une activité
significative et de responsables environnement d’unité
dans chaque entité industrielle ou logistique, Notation
- pour les produits : de responsables appelés éco-référents
Les notations des principales agences de notation spé-
dans chaque activité en charge de la prise en compte de
cialisées et de gestionnaires de fonds d’éthiques sont pré-
la dimension environnementale dans la gestion de l’offre et
sentées ici. Elles précisent la performance de l’entreprise
de délégués environnement dans chaque département.
dans son secteur de référence.
Ce réseau dispose d’outils de management et de partage
d’expériences (directives, guides d’applications, intranet
spécifique, bases de données,…). Les plans de progrès
du Baromètre Planète et Société
Formation et  Assurer la présence de Schneider Electric dans
information des salariés les 4 familles majeures d’indices ISR
2005 2006 2007
La formation et l’information des salariés comptent parmi Performance 7,5/10 7,5/10 7,5/10
les missions clés des responsables environnement pays
et unités. Particulièrement déployée à l’occasion des cer-
tifications des sites, elle est facilitée par une formation en
e-learning composée de 28 modules spécialisés repré-
Indice ASPI Eurozone
sentant un total d’environ 15 heures. Depuis 2001, Schneider Electric est inclus dans l’indice
ASPI Eurozone (Advanced Sustainable Performance in-
Gestion des risques dices) qui comprend 120 entreprises cotées de la zone
environnementaux et prévention euro (Univers DJ Euro Stoxx) présentant les meilleures
performances sociales et environnementales. Les valeurs
La gestion des risques environnementaux est intégrée au sont sélectionnées sur la base des notations Vigéo confor-
système de management environnemental ISO 14001. mément aux lignes directrices de l’ASPI Eurozone.
Aucun site Schneider Electric n’est classé Seveso. www.vigeo.com
99
Indice Dow Jones > Pour en savoir plus :

Sélectionné une première fois en 2002, Schneider Electric www.schneider-electric.com


fait partie de l’édition 2008 du Dow Jones Sustainability (> groupe > développement durable)
Index World (indice mondial) et Stoxx (indice européen). www.barometre.schneider-electric.com
La recherche sur la durabilité des entreprises pour cette
www.rohs.schneider-electric.com
famille d’indices est assurée par SAM (Sustainable Asset
Management), une société de gestion d’actifs indépen- www.fondation.schneider-electric.com
dante basée en Suisse.
> Pour nous contacter
www.sustainability-index.com
Par mail :
fr-developpement-durable@schneider-electric.com
Notation de la banque Sarasin Par courrier :
Schneider Electric est retenu par certains fonds d’inves-
Schneider Electric Industries SAS
tissement éthique de la Banque Sarasin, basée en Suisse.
Direction du Développement Durable
Elle effectue une évaluation des entreprises pour ses pro-
89 boulevard Franklin Roosevelt
pres besoins et les besoins de ses clients (fonds de pen-
92500 Rueil-Malmaison – France
sion et particulier).
www.sarasin.com

Éléments de méthodologie concernant les indicateurs


ressources humaines, sécurité et environnement
Référentiel et définitions Collecte et contrôle des données
En l’absence de référentiel public reconnu et pertinent pour Les indicateurs ressources humaines, sécurité et environ-
les activités de fabrication et d’assemblage de composés nement sont issus de plusieurs outils de reporting dédiés
électroniques, Schneider Electric a formalisé un référen- disponibles sur l’Intranet du Groupe. Leur consolidation est
tiel précisant les méthodes de reporting des indicateurs placée respectivement sous la responsabilité de la direc-
ressources humaines, sécurité et environnement. Ce réfé- tion des ressources humaines et sous la responsabilité de
rentiel comprend l’ensemble des définitions, des procé- la direction environnement du Groupe. Les contrôles de
dures de mesure et des méthodes de collecte de ces fiabilité des données s’effectuent lors de la consolidation
informations. Engagé dans un processus d’amélioration (revue des variations, comparaison inter-sites). En cas de
continue, Schneider Electric complète progressivement ce donnée reportée incohérente ou manquante, aucune va-
travail pour adapter son référentiel d’indicateurs de déve- leur estimée par défaut n’est utilisée. Dans une logique
loppement durable aux évolutions du Groupe. Ce docu- d’amélioration continue, Schneider Electric a demandé à
ment est mis à jour régulièrement. Ernst & Young de conduire des travaux d’examen visant à
produire une assurance modérée sur certains indicateurs
ressources humaines, sécurité et environnement.
Périmètre et
méthodes de consolidation
Modalités de calcul
Les indicateurs relatifs aux ressources humaines et à la
sécurité sont consolidés au niveau mondial sur l’ensem- Données environnementales
ble des sociétés intégrées globalement dans le périmètre CO2 : le mode de conversion des consommations éner-
de consolidation financière. Pour les données environne- gétiques en équivalent CO2 est emprunté à l’IEA (Interna-
mentales, toutes les entités certifiées ISO 14001 doivent tional Energy Agency, 2006). Ces facteurs de conversion
reporter. De plus, les sites de production et de logistique peuvent être globaux (gaz, fuel, gasoil) ou nationaux (élec-
sont intégrés dans le périmètre après deux années civiles tricité, chauffage urbain…).
d’exercice complet. Ceux-ci doivent compter un effectif de
Déchets : la comptabilisation des déchets n’intègre pas les
20 personnes ou plus. Les sites administratifs, R&D et
déchets exceptionnels (destruction de bâtiments par
commerciaux reportent quand à eux sur la base du volon- exemple).
tariat. En 2007, selon la logique de couverture la plus large
possible, le périmètre de reporting environnement s'est Certifications ISO 14001 : l'indicateur ISO 14001 rapporte
accru de 184 à 201 sites industriels et logistiques. Les uni- à 211 sites industriels et logistiques (incluant 6 fermetures
tés qui appartiennent à des sociétés du Groupe consoli- ou regroupements de sites au cours de l'année) contre 201
dées par intégration globale sont intégrées à 100 % dans pour les autres indicateurs environnementaux. Cet indica-
le reporting. Les unités qui appartiennent à des sociétés teur constitue l’un des indicateurs de performance du ba-
consolidées par intégration proportionnelle sont également romètre Planète et Société.
consolidées par intégration globale. Enfin, les sociétés COV : compte tenu du type d’activité du Groupe, l’émis-
consolidées financièrement par équivalence ne sont pas sion de composés organiques volatils a fait l’objet d’une
prises en compte dans le reporting. simple estimation destinée pour 2006 et 2007 à produire
des ordres de grandeur.
100
Rapport de gestion

PEP : il s’agit du nombre de profils environnementaux de assimilables à de la formation. Le reporting est comptabi-
produits développés par Schneider Electric. Il constitue l’un lisé en heures depuis cette année.
des indicateurs de performance du baromètre Planète et
Diversité : cet indicateur suit la part de femmes intégrées
Société.
aux programmes de mobilité internationale. Ces pro-
grammes constituent un mode de détection des potentiels
Données sociales
chez Schneider Electric. Il constitue l’un des indicateurs de
Nombre de jours perdus pour cause d’accidents du travail performance du baromètre Planète et Société.
par employé : cet indicateur se calcule mensuellement sur
Global Compact : cet indicateur suit la part du volume
la base des jours ouvrés et des effectifs moyens. Il intègre
d’achats 2007 réalisée avec des signataires du Global
tous les jours d'arrêts supérieurs à un jour survenus au
Compact. Il est établi sur la base des 2000 plus gros four-
cours des 12 derniers mois. Le total annuel présenté est
la somme des valeurs mensuelles. Les effectifs des enti- nisseurs référencés dans la base fournisseurs du Groupe,
tés qui n’ont pas renseigné le nombre de jours perdus ont ce qui a tendance à minorer sa valeur, en considérant que
été exclus du dénominateur. C’est le cas des acquisitions les signataires de l’EICC (Electronic Industry Code of
récentes comme APC, MGE ou Pelco. Il constitue l'un des Conduct) répondent également aux exigences du Global
indicateurs de performance du Baromètre Planète et So- Compact. Il constitue l’un des indicateurs de performance
ciété. du baromètre Planète et Société. 4
Couverture sociale : toutes les entités permettant à ses sa-
lariés d’être couverts sur les trois sujets suivants sont Limites méthodologiques
considérées comme apportant une couverture sociale de
base à ses collaborateurs : maladies (prestations en nature Les méthodologies relatives aux indicateurs environne-
ou financières), accidents du travail (prestations en nature mentaux peuvent présenter certaines limites compte tenu
ou financières) et invalidité. Cet indicateur comptabilise les des estimations réalisées pour les mois en cours lors de la
entités acquises depuis au moins 2 ans. Il constitue l’un remontée des données. Ces estimations ne sont pas sou-
des indicateurs de performance du baromètre Planète et mises à correction a posteriori et représentent un sixième
Société. de l’année.

Heures de formation : cet indicateur n’intègre pas les ac-


tions de sensibilisation, considérant qu’elles ne sont pas

Rapport d'examen du Commissaire aux comptes sur certains


indicateurs environnement, sécurité et ressources humaines
Mesdames, Messieurs,
A la suite de la demande qui nous a été faite et en notre données, analysé les variations significatives et vérifié, sur
qualité de Commissaires aux comptes de la société la base de sondages, les calculs ainsi que la consolidation
Schneider Electric, nous avons effectué un examen visant des données ;
à nous permettre d'exprimer une assurance modérée sur
 Nous avons sélectionné un échantillon de trois entités
les 17 indicateurs environnement, sécurité et sociaux re-
opérationnelles(1) ou équivalent dans trois pays : France,
latifs à l'exercice 2007 signalés par le signe  dans le rap-
Etats-Unis et Chine, en fonction de leur contribution aux In-
port annuel (les "Indicateurs").
dicateurs et des résultats des travaux d’audit menés lors
Ces Indicateurs ont été préparés sous la responsabilité de des précédents exercices. Les entités sélectionnées repré-
la Direction Développement Durable de Schneider Electric, sentent en moyenne 24 %(2) de la valeur totale des Indica-
conformément au référentiel de reporting applicable en teurs. A ce niveau, nous avons vérifié la compréhension
2007 (le Référentiel), consultable au Siège du Groupe, et et l'application du Référentiel et mené des tests de détail
dont un résumé figure en pages 100 et 101 du présent rap- sur la base de sondages, consistant à vérifier les calculs
port. Il nous appartient, sur la base de nos travaux, d'ex- effectués et à rapprocher les données avec les pièces jus-
primer une conclusion sur les Indicateurs. tificatives.
Nous avons fait appel, pour nous assister dans la réalisa-
Nature et étendue des travaux tion de ces travaux, à nos équipes spécialisées en matière
de développement durable placées sous la responsabilité
Nous avons mis en œuvre les diligences limitées condui- de Monsieur Eric Duvaud.
sant à une assurance modérée que les indicateurs ne
comportent pas d’anomalie significative. Une assurance
de niveau supérieur aurait nécessité des travaux plus éten-
dus.
(1) France - IOE (sites de Sarel Sarre-Union, Dijon Epirey et
 Nous avons apprécié le Référentiel au regard de sa per- Dijon Longvic Canalis) ; Etats-Unis – NAOD (sites de Lincoln
tinence, de son exhaustivité, de sa neutralité et de sa clarté ; et Cedar Rapids) et Chine – APOD (sites de Shanghai SSIC et
 Aux niveaux du Groupe et des entités opérationnelles SSPA).
sélectionnées, nous avons mené dix-huit entretiens auprès (2) 36 % des consommations d’énergie, 36 % des déchets
produits et valorisés, 28 % des consommations d’eau ;
des personnes responsables du reporting environnement,
18 % des émissions de CO2 ; 23 % des émissions de COV ;
ressources humaines et sécurité, afin d'évaluer l'applica- 19 % des effectifs industriel et logistique ; 17 % de l’effectif total ;
tion du Référentiel. A ces niveaux, nous avons apprécié 13 % des heures de formation et 11 % du nombre de jours
les contrôles internes effectués lors de la consolidation des perdus (NDL).
101
Informations et commentaires Conclusion
Le Référentiel défini par Schneider Electric pour les don- Au cours de nos travaux, nous avons constaté les anoma-
nées sélectionnées appelle de notre part les commen- lies suivantes : le "Taux de fréquence des accidents du tra-
taires suivants : vail (Tf)", le "Taux de gravité des accidents du travail (Tg)"
et le "Nombre de Jours Perdus par employé (NDL-R)" ont
 des progrès ont été enregist