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LE CLIMAT - CHAPITRE I - LE
RAYONNEMENT
Publication : dimanche 13 février 2005 00:00
Écrit par Administrator

Niveau : initié

Introduction
C’est le facteur le plus important : en effet sans le Soleil, il n’y
aurait pas de climat! Le rayonnement en provenance du
Soleil pénètre dans l’atmosphère et va y subir des
interactions avec les molécules de l’air, les aérosols, les
gouttelettes de l’eau et les cristaux de glace des nuages et le
sol. Une partie du rayonnement va être réfléchie sur et dans
l’atmosphère et retourne dans l’espace. Une autre partie
sera absorbée par les composants de l’atmosphère. Celui qui
va atteindre le sol sera en partie absorbé et le reste réfléchi
(voir figure 3).

La partie du rayonnement (principalement de la lumière


visible) qui va être réfléchie par la surface terrestre s’appelle
l’albédo. Un sol blanc (neige fraîche par exemple) renvoie
plus de lumière qu’un sol couvert de végétation ou que l’eau
des océans.

Le rayonnement absorbé par le sol retourne dans


l’atmosphère mais non plus sous sa forme initiale mais dans
l’infrarouge. La basse atmosphère est opaque à ce
rayonnement. Il va principalement être absorbé par la
vapeur d’eau, le dioxyde de carbone (CO2), le méthane, les
fréons et l’ozone. Cette absorption est accompagnée d’une
augmentation de la température. C’est le phénomène connu
sous le nom « d’effet de serre ».

Sans un effet de serre naturel, la température globale de la


terre serait inférieure de 33°C par rapport à sa valeur
actuelle. Une modification de la composition de ces gaz,
qu’elle soit naturelle ou due à la pollution de l’homme, aura
pour effet de modifier la température globale de la terre et
les conditions climatiques.

Figure 3 : le rayonnement et les interactions avec l’atmosphère

http://www.manicore.com/documentation/serre/physique.html

Le rayonnement solaire : effets de la latitude


La forme de la terre, sa rotation et son mouvement autour
du Soleil vont faire que chaque lieu, à différents moments de
la journée et de l’année, emmagasinera l’énergie de manière
inégale. L’angle suivant lequel les rayons solaires arrivent au
sol s’appelle l’angle d’incidence.

C’est la hauteur du Soleil au-dessus de l’horizon qui va


moduler l’apport d’énergie en un endroit donné à un moment
donné. Du fait de la forme sphérique de la terre, l’angle
d’incidence sera le plus grand à midi. Dans la zone
intertropicale, il sera proche de 90° et très faible dans les
régions polaires. L’apport d’énergie sera donc plus important
dans les régions proches de l’équateur et de plus en plus
faible au fur et à mesure que l’on se rapproche du pôle. Nous
retrouvons ici l’origine du mot climat (inclinaison en grec)
dans l’inclinaison des rayons du soleil en fonction de la
latitude.

Le rayonnement : effets de la rotation de la


terre.
Pour un site donné, l’angle d’incidence va varier du fait de la
rotation de la terre. Il varie de 0° au lever du Soleil, passe par
un maximum à midi (solaire) et diminue ensuite pour
atteindre 0° au coucher du Soleil. C’est la variation diurne
du rayonnement solaire. Elle est à l’origine des valeurs
basses de la température pendant la nuit ( absence de
rayonnement ) et élevées au cours de l’après-midi.

Cette variation diurne du rayonnement nous amène à


commenter deux effets qui expliquent l’inégalité du
rayonnement reçu en différents endroits de la Terre. Le
premier concerne l’épaisseur de l’atmosphère traversée par
le rayonnement solaire. Quand les rayons sont
perpendiculaires au sol, le trajet dans l’atmosphère est
minimal. Pour des rayons inclinés de 30° sur l’horizon, ce
trajet est doublé; lorsqu’il n’est plus qu’à 5°, il est décuplé. Au
plus le trajet est long au plus il y a perte d’énergie dans
l’atmosphère.

L’autre effet est la dispersion de l’énergie sur la surface du


sol. Lorsque les rayons arrivent perpendiculairement au sol,
un faisceau lumineux de 1 m² atteint le sol sous une surface
identique. Plus les rayons seront inclinés, plus la surface
d’interception sera grande. Ainsi avec une inclinaison de 30°
le même faisceau de 1 m² se répartira sur une surface au sol
de 2 m². Plus le Soleil sera bas sur l’horizon, plus la surface au
sol sera grande et moins elle recevra d’énergie.

Le rayonnement : variations saisonnières.


La position inclinée de l’axe de la Terre (23° 27’) est
également une cause de la variabilité de l’énergie reçue au
cours de l’année. Aux équinoxes, la ligne de séparation du
jour et de la nuit passe par les pôles. Lorsqu’on va vers le
solstice d’hiver, le pôle Nord n’est plus éclairé par le Soleil. Et
nos nuits deviennent de plus en plus longues. Le Soleil reste
en outre très bas sur l’horizon. Nous recevons de moins en
moins de chaleur. En revanche, lorsqu’on va de l’équinoxe du
printemps vers le solstice d’été, le pôle Nord reste éclairé de
façon continue et dans notre pays, les nuits sont de plus en
plus courtes. Le Soleil monte de plus en plus haut dans le ciel.
Nous recevons un maximum d’énergie au solstice d’été.

C’est le déplacement de la Terre autour du Soleil et


l’inclinaison de l’axe de la Terre qui sont à l’origine des
saisons. Une terre dont l’axe serait perpendiculaire au plan
de l’écliptique ne connaîtrait pas le phénomène des saisons :
nous aurions chaque jour de l’année une égalité entre le jour
et la nuit. Le printemps (ou l’automne) serait perpétuel.

http://www-istp.gsfc.nasa.gov/stargaze/Ssky.htm

Le rayonnement : l'albédo.
L'interaction entre le rayonnement et le sol va également
moduler le climat d'une région. Quand l'énergie solaire
arrive au sol, une partie est absorbée, l'autre est réfléchie
dans l'atmosphère. La proportion entre les deux varie selon
la nature et la couleur du sol. Cette proportion d'énergie
réfléchie par le sol s'appelle l'albédo et est exprimée en
pour-cent. L'albédo est d'environ 13 à 18 % pour le sable
(source Landsberg 1970) peu aller jusqu'à 90 pour la neige
fraîche. L'albédo de la mer (par temps calme) varie selon
l'inclinaison des rayons du Soleil : de 40 % pour un soleil
rasant à 3 % pour un soleil haut dans le ciel.

Un sol qui a un albédo important ne va pas accumuler


beaucoup d'énergie. Il n'aura pas la possibilité de réchauffer
l'atmosphère de manière importante. C'est pour cette raison
qu'en présence de sol enneigé, les températures restent très
basses. Par contre un sol qui va absorber une grande
quantité d'énergie du fait d'un albédo peu élevé va
réchauffer de manière importante la couche d'air juste au-
dessus de sa surface.

Albédo visible en %

Végétation (forêts) 12

Océan 11

Sable - sol nu 32

Nuages
90
(Cumulonimbus)

Neige >90

Tableau 1. – Quelques valeurs de l’albédo de matériaux pouvant couvrir le sol.

Landsberg, H.E., 1970. Man-made climatic changes. Science. 170: pp. 1265-80.

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