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Études chinoises

Claude Lévi-Strauss lecteur de Marcel Granet


Rémi Mathieu

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Mathieu Rémi. Claude Lévi-Strauss lecteur de Marcel Granet. In: Études chinoises, vol. 4, n°2, Automne 1985. pp. 63-74;

doi : https://doi.org/10.3406/etchi.1985.1034

https://www.persee.fr/doc/etchi_0755-5857_1985_num_4_2_1034

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CLAUDE LEVI-STRAUSS
LECTEUR DE MARCEL GRANET

Rémi Mathieu

Peut-on apprécier l'impact d'une pensée aussi originale


que celle de Granet sur l'œuvre immense de

Lévi-Strauss en fonction des seules références que


ce dernier en fournit ? Ou prétendra-t-on repérer dans
les travaux publiés par l'auteur des Mythologiques de¬
puis près d'un demi-siècle le filigrane des théories éla¬
borées dans les belles pages de Danses et légendes ou
dans celles, plus arides, des Catégories matrimoniales ?
On tâchera de ne pas préférer Charybde à Sylla, car
il ne saurait être question de limiter les preuves d'une
influence - si l'on peut risquer ce mot-à quelques cita¬
tions d'ouvrages qui marquèrent surtout leurs lecteurs
par leur vertu "initiatique", tant il est vrai que Granet
ouvrit plus
Chine. qu'aucun autre les voies qui mènent à la

Durkheim, Fêtes et Chansons

Il est à l'évidence nécessaire de remonter à Durkheim

pour suivre le courant de pensée qui devait nourrir les


deux œuvres dont nous examinons ici les rapports. Assu¬
rément, dans la sociologie du début de ce siècle, le
fait de "considérer les faits sociaux comme des choses"

n'était pas une évidence pour tous les chercheurs (1).

dans
Le premier
ses Fêtes
coup
et chansons
de maître
(dédié
de àGranet
Durkheim
fut et
d'adopter
à Cha-
64 R. MATHIEU

teur de la sociologie française et à ses héritiers. Il est


difficile de faire plus beau contresens, lorsqu'on lit
cette analyse des chansons d'amour du Shijing, que d'y
voir une œuvre desséchée, alors que s'y peint au contrai¬
re le rythme saisonnier de la vie affective et sexuelle,
les couleurs des fleurs portées par les jeunes filles,
celles des costumes que revêtaient leurs galants... On
retrouve dans Danses et légendes , publié en 1926, cet
exposé plus qu'ébauché de la vie paysanne et aristocra¬
tique rythmée par les sacrifices, les mariages, les deuils
qui jalonnaient l'année (2). C'est à cette époque de son
œuvre que Granet s'attacha aux travaux de M. Mauss,
qui inspirent maint chapitre de cet admirable ouvrage.
L'aspect sociologique de Danses et légendes a,
semble-il, moins retenu l'attention de Lévi-Strauss
que la reconstruction plus théorique de la parenté
proposée en 1939 dans les Catégories matrimoniales.
Ce qu'on a parfois qualifié de "sociologisme" transparaît
chez l'auteur des Danses dès les premières pages de
son texte : "Il n'y a pas d'individu, mais seulement des
catégories déterminées par le sexe, la génération et
la règle exogamique", il faut "substituer à la critique
des philologues une analyse résolument sociologique
qui tienne compte de l'histoire des institutions et des
croyances" (3).
C'est de cette époque également que date la théorie
de la dualité de l'organisation sociale chinoise : la pay¬
sannerie s'oppose à l'aristocratie, leurs croyances diffè¬
rent ou se contredisent, qui sait même si leurs origines
ethniques ne sont pas radicalement hétérogènes (4)...
On repère là des oppositions de type binaire qui ne sont

pas sans
dans les rapport
structures
avec
mentales
celles que
des Lévi-Strauss
Amérindiens relèvera
en étu¬

diant leurs mythes. Ce quasi antagonisme intrasocial,


en revanche, on ne le retrouve pas dans les systèmes
monolithiques que Granet présentera en comparant
les minorités méridionales contemporaines aux Chinois
de l'antiquité. Pour lui (et l'on sait que bien d'autres
chercheurs après Maspero ont encore suivi cette voie
LEVI-STRAUSS LECTEUR DE GRANET 65

judicieuse), les comportements sociaux et les mythes


de l'ancienne Chine ont été partagés par un très vaste
ensemble ethnique dont certains groupes ont conservé
certaines traditions, aujourd'hui perdues par un peuple
connaissant l'écriture (5). Ces analyses comparatives
et diachroniques ne sont pas non plus sans rappeler
les rapprochements remarquables proposés par le dé-
crypteur des mythes américains entre des populations
du même continent séparées depuis des millénaires
par des distances considérables (6).

Mauss, Catégories matrimoniales

Dans la aux
relatifs longue
systèmes
quête qu'il
d'alliances,
mène àletravers
théoricien
les ouvrages
qui tra¬

vaille aux Structures élémentaires de la parenté ne


peut faire l'économie d'une lecture de Granet, et princi¬
palement de son célèbre texte Catégories matrimonia¬
les et relations de proximité dans la Chine ancienne.
Dès cette époque, celui qui dans sa thèse avait révolu¬
tionné l'étude de la société chinoise antique grâce à
une analyse profondément novatrice des stances du
Shijing constitue en quelque sorte un passage obligé
pour accéder au système parental de l'Extrême-Orient.
On sait que l'ambition des Catégories matrimoniales
ne se limitait pas à la Chine ancienne, mais que l'enquê¬
te s'y étendait aux organisations claniques de certaines
ethnies d'Asie du Sud-Est et de Chine méridionale (7).
Lévi-Strauss consacre le long chapitre XIX des Structu¬
res élémentaires à la "théorie de Granet" relative au
système chinois. Il y estime que ce dernier "fournit
une contribution décisive à la théorie générale des sys¬
tèmes de parenté", mais en les présentant exclusive¬
ment comme des faits chinois, alors qu'il s'agit en fait
de structures fort répandues en dehors de ce cadre
culturel (8). Dans cet ouvrage au moins, l'ethnologue
se montre relativement sévère, tant envers les sources
utilisées (parlant d'un "contexte de faits chinois extrê¬
mement douteux") qu'à l'encontre d'interprétations
66 R. MATHIEU

qu'il juge "confuses et contradictoires".


On se souvient que les sinologues accueillirent avec
quelques réserves les démonstrations faites par l'auteur
de La Pensée chinoise. Sans doute l'ambition de Granet,
soucieux de sortir des conceptions traditionnelles en
ce domaine, comme en tant d'autres, n'était-elle pas
étrangère à cette réaction. Mais aussi bien, toute re¬
cherche sur la Chine antique, appuyée par nécessité
sur une documentation très fragmentaire, ne peut susci¬
ter chez le lecteur le mieux disposé qu'une attitude
de réserve et de prudence. Le mérite de Granet fut
avant tout de mettre un terme à l'un des mythes (les¬
quels, on le sait, ont la vie dure) de la sociologie tradi¬
tionnelle, qui voyait dans la filiation unilatérale un
principe de la parenté primitive en général, chinoise
en particulier.
Sans trop entrer dans le détail des réserves exprimées
par Lévi-Strauss à l'égard des Catégories matrimonia¬
les, on doit néanmoins souligner que l'auteur de YAn-
thropologie structurale a relevé dans ce texte un cer¬
tain nombre d'erreurs. Selon lui, si Granet connaissait
admirablement les faits chinois et australiens, il n'était
pas familiarisé avec les autres systèmes de parenté
(9). De plus, il s'est apparemment trompé en affirmant

qu'un
multanément
système sur
matrimonial
la filiation
à et
quatre
sur la
classes
distinction
(fondé des
si¬

générations consécutives) était le plus simple qui se


pût rencontrer ; de même que dans son interprétation
du système australien dit Kariera ou dans le parallé¬
lisme établi entre ce dernier et le système chinois (10).
C'est cette dernière erreur qui l'amène à avancer im¬
prudemment que le système à quatre classes est le
plus ancien qu'ait connu la société chinoise (11).
Mais c'est "avec une force et une persuasion excep¬
tionnelles" qu'il s'applique à démontrer la thèse - vrai¬
semblablement inspirée de VEssai sur le don (12) - de
la circulation des prestations de femmes au sein de
groupes traditionnellement associés. Il est certain que
la dette de Granet envers Mauss (il lui dédiera ses Dan-
LEVI-STRAUSS LECTEUR DE GRANET 67

ses et légendes ) trouve son expression dans l'énoncé


de cette idée selon laquelle "les règles du mariage sont
toujours destinées à fonder un système d'échange".
Nous avons là un des principes qui constitueront les
bases des Structures de la parenté , et l'on conçoit aisé¬
ment que Lévi-Strauss n'y ait pas été insensible. L'œu¬
vre de Marcel Mauss est à l'origine de bien des positions
communes au sinologue et à l'anthropologue, et la théo¬
rie sociologique de "l'échange généralisé" paraît bien
être issue des recherches du neveu de Durkheim, me¬
nées dans un tout autre cadre culturel (13). Peut-on
avancer que la notion de fait social total, chère à
Mauss, a pu orienter la position théorique prise par
Granet dans ses Fêtes et chansons , ainsi que dans Dan¬
ses et légendes ? A l'époque où Lévi-Strauss mettait

en place
idée s'était
ses passablement
Mythologiques,estompé,
l'aspect novateur
et il estdepermis
cette

de croire que l'absence de toute référence à ce concept


est surtout due à son acceptation unanime par la com¬
munauté des anthropologues, sa défense et son illustra¬
tion devenant par là-même superflues (14).

Danses et légendes

C'est bien là où on l'attend qu'on trouvera mention de


cette dette que Lévi-Strauss reconnaît envers Granet.
A nos yeux du moins, Danses et légendes constitue,
de nos jours encore, le travail occidental le plus brillant
jamais consacré à la mythologie chinoise ; mais l'auteur
de La Pensée sauvage en fait généralement peu mention
dans ses textes, et n'en retient le plus souvent que l'ana¬
lyse sociologique (15). C'est en revanche dans les deux
premiers volumes des Mythologiques qu'on découvre
les plus chaleureuses louanges à l'égard du sinologue

défunt, et nous
s'adressent d'abord.
pensons
"L'œuvre
que c'estdeau Marcel
mythologue
Granet
qu'elles
est

étincelante d'intuitions géniales", écrit en effet Lévi-


Strauss au début de Le Cru et le cuit ; de même, le
travail d'analyse de la vie cultuelle chinoise est-il salué
68 R. MATHIEU

comme "admirable" à la fin de Du Miel aux cendres


(16). C'est dans ce même ouvrage qu'il met en parallèle
les danses boitées d'Amérique et de Chine, dont la plus
célèbre est celle de Yu le Grand. De chaque côté du
détroit de Béring, semble-t-il, elles symbolisaient la
coupure des saisons, la rupture des communications
ciel-terre, et elles établissaient un rapport entre le
déluge et la sécheresse : elle signifiaient à leur façon
un défaut de périodicité saisonnière (17). D'une même
manière, on note de chaque côté du Pacifique une com¬
mune valeur symbolique attachée à la calvitie dénotant,
sur le haut du crâne ou au sommet d'une montagne,
un grave déséquilibre entre le sec et l'humide (18).
Il est certain que l'analyse structurale des mythes
ne doit rien à Granet, quoique l'on trouve chez lui des
attitudes qui, sans être par la suite propres à Lévi-
Strauss, courront tout au long de son œuvre comme
autant de supports méthodologiques. Nous pensons à
l'étude des valeurs symboliques du discours mythique,
à l'attention portée au langage du rite et aux structures
linguistiques, à l'importance décisive du détail (19).
Danses
de données
et légendes
difficilement
a fourni accessibles
à Lévi-Strauss
aux un
non-sinolo¬
ensemble

gues, mais non une technique interprétative. Il est vrai


que l'œuvre est d'une densité telle qu'il est difficile
d'en avoir une vue d'ensemble, et donc de s'en inspirer
au niveau de la méthode (20).
Par ailleurs, si l'on peut penser que l'analyse structu¬
rale est en germe chez Granet, il est certain qu'à la
fin des années vingt son acte de naissance est encore
loin d'être signé. On note cependant que dans une bonne
partie de son œuvre, Granet accorde une attention cons¬
tante aux rapports et aux correspondances qui lient
systèmes de pensée et structures linguistiques. Nous
pensons surtout aux Catégories matrimoniales et à
La Pensée chinoise qui, si elle n'est jamais citée par
Lévi-Strauss, n'en a pas moins été, pendant plus d'un
demi-siècle, la référence pour tout honnête homme
et pour tout lettré, qu'il fût ou non sinologue (21).
LEVI-STRAUSS LECTEUR DE GRANET 69

En schématisant à l'extrême, on peut risquer d'affir¬


mer que Lévi-Strauss n'attend rien du mythe pour re¬
constituer un système social qu'il peut parfaitement
connaître par d'autres voies (enquêtes de terrain ou
rapports ethnographiques), alors que Granet en sait
trop peu sur la réalité chinoise antique pour négliger
le mythe en tant que moyen d'investigation sociologi¬
que. Le statut du mythe est par conséquent différent
dans la mesure où, pour l'auteur de La Religion des
Chinois , il se range aux côtés de l'histoire, de l'archéo¬
logie et de la sociologie parmi les éléments nécessaires
à l'analyse des multiples aspects d'une civilisation com¬
plexe et momifiée par les textes. Doit-on dire que chez
Lévi-Strauss on a le sentiment que le récit mythique
est l'auteur d'une enquête qu'il mènerait sur lui-même,
parmi les hommes qui "sont parlés" par lui ?
Sans doute ces deux conceptions renvoient-elles à

des cas
un attitudes
les hommes
singulièrement
semblent distinctes,
être le moteur
puisque
de dans
leur

histoire, et dans l'autre le produit de structures menta¬


les qui fonctionnent en eux et entre eux à leur insu.
En dépit des critiques souvent adressées par l'ethnolo¬
gue à la psychanalyse, la dépendance au symbolique
y apparaît conjointement comme le signe de l'aliénation
de chacun à soi-même et à l'Autre. Chez Granet, par
contre, l'analyse symbolique des éléments des mythèmes
n'a
théories
jamais
freudiennes.
débouché sur une prise en considération des

De la Chine

Discrète dans l'œuvre de Lévi-Strauss, la présence de


la Chine est cependant attestée dès les premiers écrits
et jusqu'aux derniers ouvrages parus à ce jour. Dans
"Le Dédoublement de la représentation dans les arts
de l'Asie et de l'Amérique", il étudie les similitudes
qui ont été repérées, de part et d'autre du Pacifique,
entre les masques et les tatouages de Amérique nord-
occidentale et les bronzes chinois de l'époque Shang
70 R. MATHIEU

(22). C'est presque toujours en vue d'établir un rapport


entre l'Ancien et le Nouveau monde que l'auteur des
Mythologiques se réfère aux faits ou aux objets de la

Chinedans
sées archaïque
Du Miel
(23).
auxEn cendres
témoignent
relatives
les analyses
au renouvel¬
propo¬

lement des feux au terme de l'année écoulée, au "man¬


ger froid", au pas de Yu et à la danse boitée, ainsi
qu'aux mythes du mûrier creux ou encore... à l'utilisa¬
tion médicinale du crapaud phrynosome (24) !
Marcel Granet fut probablement pour Claude Lévi-
Strauss comme une porte qui ouvrit le monde chinois
à sa curiosité vite fascinée. Les orientalistes n'éprou¬
vent-ils pas une perplexité semblable, une même atti¬
rance au spectacle d'un Amérindien des plaines occiden¬
tales aussi buriné et natté qu'un Tibétain ?

Paris
Rémi Mathieu est Chargé de Recherches au CNRS,

NOTES

1. Anthropologie structurale deux, p. 17. M. Eliade

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de
ou
graphi¬
29Grecs
nais¬
dans
une
(cf.
des
au

OUVRAGES CONSULTES

Marcel Granet

Fêtes et chansons anciennes de la Chine, Paris, Leroux,


1919.
La Religion des Chinois, Paris 1922, seconde édition,
Presses Universitaires de France, 1951.
Danses et légendes de la Chine ancienne, Paris, Alcan,
1926.
La Civilisation chinoise, Paris, La Renaissance du Livre,
1929*
La Pensée chinoise, Paris, La Renaissance du Livre,
1934.
Catégories matrimoniales et relations de proximité
dans la Chine ancienne, Paris, Alcan, 1939.
La Féodalité chinoise, Oslo, H. Aschehoug, 1952 (pos¬
thume).
Etudes sociologiques sur la Chine, Paris, Presses Uni¬
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"Le Roi boit" in Année sociologique, 1952, Paris, 1955
(posthume).
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Claude Lévi-Strauss

Les Structures élémentaires de la parenté , Paris, Mas-


son, 1955.
"Introduction à l'œuvre de Marcel Mauss", in Marcel
Mauss, Sociologie et anthropologie , Paris, PUF, 1950.
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Anthropologie structurale , Paris, Pion, 1958.
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Anthropologie structurale deux, Paris, Pion, 1973.
La Voie des masques , Paris, Pion, 1979.
Le Regard éloigné , Paris, Pion, 1983.
Paroles données , Paris, Pion, 1984.
La Potière jalouse , Paris, Pion, 1985.

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