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Méthode asymptotique numérique pour le calcul des

branches solutions et des instabilités dans les fluides et


pour les problèmes d’interaction fluide-structure
Jean-Marc Cadou

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Jean-Marc Cadou. Méthode asymptotique numérique pour le calcul des branches solutions et des
instabilités dans les fluides et pour les problèmes d’interaction fluide-structure. Autre [cond-mat.other].
Université Paul Verlaine - Metz, 1997. Français. �NNT : 1997METZ022S�. �tel-01777208�

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INA
\15 I tc: lû"'

INSTITUT SUPERIEURDE GENIE MECANIQUE


ET PRODUCTIOUE

THESE Présentéeà arr|,e*zrr.r'rv'ÈffillT-AlRE


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J'v I lN'irnv ,19l..rtk6s
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PAR
l1taXo'xw
Jean-Marc CADOU
Pour l'obtention du grade de :
DOCTEUR de I,UNIVERSITÉ de METZ

SPECIALITE de l'ingénieur
: Sciences
OPTION: Mécanique

Méthode Asymptotique Numérique pour le calcul


des branches solutions et des instabilités dans les
fluides et pour les problèmes d'interaction
fluide-structure.
Soutenue le 13 Novembre 1997 devant le jury composéde:

Mr. B. Cochelin E.S.M2 Marseiiie Directeurde thèse


Mr. E. De Langre LadHyX Ecole Rapporteur
Polytechnique
Mr. U. Ehrenstein L.M.L. Lille Rapporteur
Mr. P. T e Gal LR.P.H.E. Marseille Examinateur
Mr. P. Le Quéré L.I.M.s.I. orsay Président
Mr. M. Potier-Ferry L.P.M.M. Meiz Examinateur
Mr. O. Sero-Guillaume L.E.M.T.A.Nancy Examinateur

Laboratoire de Physique et Mécaniquedes Matériaux


u.R.AC 1 .2 1 5
. .N.R.S
Université de Metz, Ile du Saulcy,57045METZ Cedex01.
Cetraaai[a étéréatiséauLa1oranire[eg@tq* ettu[æanique fu Maæriau4[e
[e Tv[eusousfa {irectionfu profuseurlBrurwCoûe[inauseinfe tquipe fu
['rUnioersité
lProfuseurlPotter-feny.

Mes remzrciemznts uontenpremier[ieuà BrunoCocfrefin qui pendantcæ trois


amtees o su m'oriznteret rEontrreà mesqtzstiorstlat en m'arcorfantuneautornmiz
confinnte Durantcetteenricfiissante
et constructioe. a sum'irsufbr rigtrcur
co[fa1orationi[
et iuriosiæscizntifiqueetm'afaitpartutersln entfrousiasîne Qy'i[trouae
pourfarecfrercfre.
ences1uzfutus tignrstouteînareconnoissante.

Je remercieégafenent Miûe[ lPotier-ferry[e m'aooiraccuei[[i[ans sonequipeet,


àfuureilfueDanit,je [eursuisreconnnksant
associé part[e hurpertinznce
dem'artoirfoit
fe feuraifeet [e fzurscorueikçluim'ontéæ6ienprécieu4,
autral)ers
scientifi4ut

Ie suk egafunent auprofesseur


recorrraissant OfiuizrDu6or[u et à son.equtpe [1
f'fuofe Supérieure[e gvteraniqrc[e Marseiffe[e m'aaoirtoujoursaccuei[fiaaecfts
bgentraires et 6onnzfrumeur
sourires [u su[. Leur[isponi\ifitéet ks moyersinformntiquzs
qu'ik ont mis à ma [ispositionont heatrcoup contrihtrcà k rea[kationdu qtntrième
cfinpitre.

à Musieurs'U-.Eftrerstein
remerciements
I'eKprineffiesptussincères et E. fe Langre
pouraaoiruopporær feursremlrques
æ traoai[aaecunæifcittq* g! tntfi)eau.lPar et feurs
suggutiorsik m'ontpermisf'erutreaoirfe nouaeffeset interæsarutes
perspectioes à cette
tfrèse.

{P.Le Qyerépour aaoiraccepterdepresider


îv{onsieur
1e tiers egabrnentà remercier
cetraaai[.MusieurslP.t-e Çaf et O. Sero-Çuifkume în'lnt fait tfronneurfe partbiperau
jury, j, feurafressemes rtifsremercfutnen&.

Ie remercizmu amieset arnis[u L.Q.M.M. pour [eur aife et fzur soutîen[ars fn


reatisatbndccetraaai[etpour Aus [es6onsmomzntspasseseruemhfe.

A Annepour sapat[enceet sesencourlgements ghouita . . .


Permnnents,
Notations et symboles utilisés
MAN .. .. MéthodeAsymptotiqueNumérique
L(.) Opérateurlinéaire
8(.,.) . . . Opérateuq r uadratique
À . .. . .. . . Paramètrede controle
u - Vecteurvitesse
p......... Pression
tl ........ V e c t e um r i x t e c o n t e n a nl te si n c o n n u e s ue t p
çl ........ D o m a i n eo c c u p ép a r l e f l u i d e
f), Bord du domaineQ sur lequel desvitessessont imposées
ud ........ V i t e s s ei m p o s é e surle bord0,
k ......... P a r a m è t r d
e e p é nalisation
6u,6p .... F o n c t i o n st e s t sd e v i t e s s ee t d e p r e s s i o n
(Uo,Ào) Point régulier
1)a)1 Paramètre de chemin
Lr(.) . . . . . Opérateurtangent défini en un point régulier
s......... Scalaire
( . , . ) . . . . . P r o d u i ts c a l a i r e
er.j Tenseur des taux de déformation
D .... . . . . Matrice de comportementdu fluide
lli"] . . Fonctionsde forme de vitesse
llfr] . Fonctionsde forme de pression
lK""l ..... Matrice contenantles termesvisqueux
[ÀL"(", ")] Matrice contenantles termes convectifs
lK"rl . . . Matrice contenantles termes de pressionet de vitesse
lKrrl..... M a t r i c ec o n t e n a nlte s t e r m e sd e p r e s s i o n
[&). . . . M a t r i c et a n g e n t e
F Q . . . . . . V e c t e u rs e c o n dm e m b r e
[Æ(U,))] Vecteurrésidu discret
Re . . ..... Nombrede Reynoldsde l'écoulement
€,......... Paramètre
[W"] Fonctionsde pondérationde la formulation Petrov-Galerkin
d Paramètre
R". Nombre de Reynolds élémentaire
^t Vitesseélémentaire
U.i . . . . . . Composantede la vitesseélémentairesuivant la direction i
P(U) . . . .. Opérateur de décentragede la formulation Petrov-Galerkin
n ......... Paramètre deréguiarisation
u lndicateur de bifurcation
f Vecteur force aléatoire
Ay ...... àune perturbation)
F l u c t u a t i o nd e v i t e s s e( r é p o n s e
f! Solution fondamentale
8(.,.) . .. Opérateurbilinéairesymétrique
a Pulsation
LV . . . . . . Nlode de bifurcation complexe

-1-
AV" . Partie réelle du mode complexe AI/
LVb . Partie imaginairedu mode complexeAV
f,rb,c^.') . . . Opérateur de dimension2n
M ou.M(.) Matrice de masse
St .. Nombrede Strouhal
ALE Description Arbitraire Lagrange-Euler
y . . .. Intensité de déplacement
î . .. . Vecteur déplacement
l,Jl Matrice Jacobiennede passageentre le repèrelocal et le global
J . ... Déterminantde la matrice Jacobienne

o
Sommaire

Introduction générale 7

Résolution des équations stationnaires de Navier-Stokes par la MAN 11


10
I.1 Equations stationnairesde Navier-Stokes l-ô

I.2 Forme faible des équationsstationnairesde Navier-Stokes 74

I.3 La méthode de perturbation 1ô

1 7
I.4 Formulation du problèmeà I'ordre p al

I.5 Ecriture du probièmesousforme discrète 18

I.5.1 Condensationde la pression 19

I.5.2 Prise en compte desvitessesimposées 20

I . 6 Exemple 27

t . 7 Procédurede continuation
I . 8 Résultats numériqueset discusslon 26

I.8.1 ton-Raphson
ComparaisonMAN-New 26

I.8.2 Exemple de la cavité 31

I.9 Conclusion 33

I I MAN pour la formulation Petrov-Galerkin 35

II.1 Pourquoi une formulation Petrov-Galerkin? 37

ll.2 Présentationde la formulation Petrov-Galerkin 39

II.2.1 Equationsà résoudre 40

I1.2.2 Résultatspar Newton-Raphson 41


SOMMAIRE

I I . 3 MAN pour la formulation Petrov-Galerkin 4l


A'
II.3.1 Modificationsdes équations

Ii.3.2 Développementsasymptotiques 44

II.3.3 Remarques. 46

I I . 4 Résultats et Discussion 48

II.4.I Méthode "B constantpar pas" 48

II.4.2 Résultatsnumériques 49
(o
II.4.3 Discussions

IL4.4 Place mémoire ôc

II.4.5 Influence du maillage JO

IL5 Conclusion D(

III Bifurcation stationnaire 61

III.1 Indicateur de bifurcation 63

III.2 Calcul numériquede I'indicateur 65

III.3 Remarques 65

III.4 Résultats . 67

brusque
III.4.1 Ecoulementdans un tunnel avecélargissement 67

III.4.2 Formulation Galerkin 69

IIL4.3 Formulation Petrov-Galerkin 72

IIL5 Conclusion 74

IV Bifurcation de Hopf 77
70
IV.1 Rappels théoriques

IV.2 Caractérisationd'un point de bifurcation de Hopf 81

IV.3 Méthodes usuellesde calcul de points de bifurcation de Hopf . 82

IV.3.1 Méthodeindirecte 82

IV.3.2 Méthode directe 83

IV.4 Détermination des points de bifurcation de Hopf par une MAN 84


SOMMAIRE

IV.4.1 Introduction d'un indicateur de bifurcation dD

IV.4.2 Propriétésde I'indicateur . 86


qn
IV.5 Bifurcation de Hopf pour Navier-Stokes

IV.5.1 Indicateur de bifurcation 9i

IV.6 Condition supplémentaire 92

IV.7 Calcul direct 94

IV.7.1 Remarques. 94

IV.8 Une MAN pour le calcul de i'indicateur .

IV.8.1 Propriétés 98

IV.8.2 Discusston 99

IV.9 Procédure de continuation 102

IV.g.1 Nouveaupoint de déPart 102

IV.9.2 Remarque 105

IV. 1ORésultatsnumériques 106

IV.l0.lEcoulement autour d'un cylindre 106

IV.l0.2Ecoulement dans une marche 110

IV. l0.3Comparaisondesformulations Galerkin et Petrov-Galerkin 1 .14

IV.llConclusion lrb

V Vers I'interaction fluide-structure 119

V.1 Présentationdu problèmed'interaction fluide-structure t22

V.2 Bquations du problèmestationnaire r23

V.3 Equations du problèmediscret t24

V.4 Méthode Asymptotique Numérique t26

V.5 Conclusion r29

Conclusion générale 131

ANNEXES t32
SOMMAIRE

A Formulation A.L.E. 133


4.1 Descriptioncinématique
de la formulationA.L.E. 133
A.1.1 Définitions des dérivées 135
4.2 Equations de continuité et d'équilibre 136

t4L
8.1 Introduction 141
8.2 Définition des quantitéset des matrices élémentaires. I4I

B.3 Définition de l'effort du fluide sur le cylindre I47

C Développ ements asymt otiques t49

C.1 Présentationdeséquations 149

C.2 Développementsasymptotiques IDU

Références bibliographiques t57

-o
Introduction générale

Depuis I'avènementde I'informatique,lesmoyensde calculet les méthodesnumé-

riques ont réaliséde tels progrèsqu'ils permettent conjointementaujourd'hui d'envi-

sagerla simulation de phénomènesphysiquesde plus en plus complexes,comme par

exempleles interactionsfluide-structure.D'autre part ii est capital de fournir aux in-

génieursconcernéspar de telles applications,desoutils numériquesrapideset fiables


mais également
qui sont capablesnon seulementde décrirel'évolutionclesécoulements

de déterminer I'apparition d'instabilitésafin de prévenir toute détériorationdes équi-

pements industriels. Avant de s'intéresserà des phénomènesaussi complexes,ii est

nécessairede montrer que pour des problèmesd'une difficultérelativementmoindre,

on dispose d'un ensembled'outils répondant aux critères de rapidité et de fiabilité

précédemmentcités.

Le travail présentédans cette thèse suit cette démarchepuisqu'il s'agit de déve-

lopper des méthodesnumériquesrésolvantles équationsde la mécaniquedes fluides,

équationspour lesquelleson peut égalementdéterminerI'apparition de certainesin-

stabilitéssur les branchessolutions.Une fois leur fiabilité et leur rapidité démontrées,

cesméthodessont appliquéesà un problèmeparticulier d'interactionfluide-structure:

tube cylindrique soumisà écoulementtransverse.

L'essentieldes outils développésdans ce travail reposesur la Méthode Asymp-

totique Numérique (MAN). Cette dernièreassociela très ancienneméthode de per-

turbation à la méthode des élémentsfinis. Elle permet de transformer le problème

de problèmeslinéairesayant le même opérateur


non linéaire initial en une succession

tangent. Ces problèmessont alorsrésolusrécursivementpar la méthode des éléments

7-
Introduction générale

finis. Une seule triangulation de I'opérateurtangent permet d'accéderà la connais-

sance,sous une forme analytique,d'une partie de la branchesolution.

Ces techniquesont semble-t-ilété utiliséespour la premièrefois par Thompson et

Walker (1968 [1]) pour les problèmesde mécaniquedu solideet par Kawahara (1976

[2]) pour la mécaniqrr"d", fluides.Diversesmodificationsont ensuiteété apportéesà


ia méthode initiale, notamment avecles techniquesde base réduite (Noor et Peters
itératives
[3], l4], [5]).Malgré les avantagesde la MAN par rapport aux méthodes
tels que la descriptioncontinuede la branchesolutionet le gain de temps de
classiques,

calculs,plusieursauteurs (Kawahara [2],Gallagher[6], Nayfeh [7], Van Dyke [8]' Riks


membre
[9]) ont dénoncéune certainedifficultédansla constructiondu vecteursecond
desproblèmeslinéaireslorsque1'ordrede troncaturedesapproximationspolynomiales

devenait grand. La conséquenceimmédiate de cette difficulté à utiliser des ordres

de troncature élevésest la limitation du domaine de validité des approximations

polynomiales.

De récentstravaux (Damil et Potier-Ferry[10],Azrar et A1 [11], Cochelin[12],

Cochelin et Al [13]) ont montré que cette dificulté pouvait être surrnontéemais éga-

lement que I'utilisation d'ordresélevésde troncature desapproximationspolynomiales


par un algo-
conduit à des temps de calculsmoins importants que ceux occasionnés

rithme itératif. Grâce à la méthode de continuationdéveloppéepar Cochelin [12], la

totalité de la solution est déterminéemorceaupar morceauen progressantle long de

la branche.

Si les précédentstravaux concernaientl'élasticiténon linéaire,les travaux de Ka-

wahara [2], Hadji [14],Tri [15] s'intéressentà I'applicationde la MAN à Ia mécanique

des fluides, en particulier aux équationsde Navier-Stokes.La non iinéarité de ces

équationsétant naturellementquadratique(terme de convection),I'application de la

MAN à ce type de problèmeest par conséquentplus facile que pour l'élasticiténon

linéaire où les équationssont cubiquespar rapport au déplacement.Dans ce dernier

cas on se ramène à une non linéarité quadratiqueen utilisant une formulation varia-
Introduction générale

A la différencede l'élasticiténon-linéaireoù la
tionnelle mixte d'Hellinger-Reissner.

difficulté est intrinsèqueaux équations,en mécaniquedesfluides,les physicienss)ac-

cordentgénéralementpour affi.rmerque I'obstacleprincipal n'estpas le terme convectif

mais qu'il provient de la conditiond'incompressibilité.Or cette relation étant linéaire,

asymptotiquesn'entraînepas de problèmesparti-
I'introduction des développements

culiers.Par contre les courbessolutionsdesproblèmesde mécaniquedesfluides ayant

généralementune allure plus complexeque celle des courbesobtenuesen élasticité

non-linéaire,le suivi desbranchessolutionsapparaît donc à premièrevue plus délicat.

L'objectif de cette thèse est de proposer des méthodesnumériquespour d'une

part déterminer les branchessolutionsdes équationsstationnairesde Navier-Stokes

et d'autre part de caractérisersur cesbranchessolutionsles points de bifurcation (sta-

tionnaire ou dynamique).Cesalgorithmesnumériquessont développésdans I'optique

de les appliquer ensuiteà un problèmed'interactionfluide-structure.

Le premier chapitre de cette thèse est un chapitre de rappel sur les principes de

base de ta MAN. Otr y montre comment, avec une seuletriangulation de matrice,

on obtient une partie de la courbesolution. La techniquede continuationest ensuite

rappeléeafin de déterminerla totalité de Ia branche.Nous apportonsensuitedes élé-

ments de réponseaux problèmesrencontréspar Kawaharaet Tri lors de I'application

de la MAN aux équationsstationnairesde Navier-Stokes.Quelquesexemplesnumé-

riques traditionnels nous permettent de mettre en valeur les qualités de la MAN par

rapport à la méthode incrémentale-itérativede Newton-Raphson.

Le deuxième chapitre est consacréà I'utilisation de la MAN pour résoudreles

équationsstationnairesde Navier-Stokesavecune formulationPetrov-Galerkin.Cette

formulation est utilisée pour éviter Ia détérioration de la solution par des phéno-

mènesparasitairesnon-physiques.Cette dégradationde la solution intervient lorsque

le nombre de Reynolds de l'écoulementest grand avec une formulation Galerkin.

Bien que la non linéarité de ce problèmesoit plus complexeque celle des équations

stationnaires de Navier-Stokesavec une formulation Galerkin, les développements


Introduction générale

asymptotiquespeuvent y être introduits, grâce notammeût à quelquesmodifications

des relations initiales et à I'apport de nouvellesvariables.

Dans les deux chapitressuivants,des algorithmesde détectiond'instabilités sont

développés.Ces outils permettent de signaler,grâceà des indicateurs,les points sur

les branchesde solutionsstationnairesoù une bifurcation a lieu soit vers une sôlution

stationnaire (bifurcation stationnaire,chapitre III), soit vers une solution périodique

(bifurcation de Hopf chapitre IV).

Le cinquièmechapitre est un chapitre d'application à un probièmed'interaction

fluide-structure. On y montre comment sur un problème complexe,un tube cylin-

drique soumisà un écoulementtransverse,on peut appliquerla ùIAN pour déterminer

les branches de solutions stationnaires.Les difrcultés de cette application résident

principalement dans la description cinématiquedes mouvementsdu cylindre et du

fluide. Du fait de la constanteinteraction entre ces deux entités,nous avons décidé

pour résoudrece probièmed'utiliser une descriptioncinématiqueparticulière: la des-

cription Arbitraire Lagrange-Euler.Cette descriptionpermet de donner au maillage

une vitessearbitraire et ainsi de surmonterles difficultésiiéesà I'application.

Les algorithmesnumériquesprésentésdans ce travail, exceptionfaite du chapitre

V où seule la partie analytique est développée,sont tous intégrésdans un code de

calculs développéau sein du L.P.M.M.. Nous disposonsainsi d'une entière maîtrise

du modèle numérique.

Les chapitres II et V sont des travaux originaux, alors que les outils numériques

présentés aux chapitres III et IV ont été précédemmentdéveloppéspour des pro-

blèmes de mécanique du solide. Nous avons modifié cesméthodes afin de surmonter

les difficultés propres aux problèmesde la mécaniquedes fluides.

10
CHAPITRE I. Résolution des équations stationnaires de Navier-Stokes par )a MAN

CHnpITRE I

Résolution des équations


stationaires de Navier-Stokes par
la MAN

Les premiers à avoir utiiisé une MAN pour déterminer les_solutions d'un pro-

blème de mécaniquedes fluides ont été Kawahara et al [2] (1976). Les conclusions
quant à I'uti-
de cette premièretentative ne sont pas franchemententhousiasmantes

lisation de la MAN comme méthode de résolution de problèmesnon linéaires. I1s

conseillaientd'utiliser la MAN couplée avec la méthode incrémentale-itérativede

Newton-Raphson.

Ptus récemment Hadji [14] (1995) et Tri [16] (1996) ont montré que la MAN

est une méthode efficacedans la résolutiondes problèmesde mécaniquedes fluides.

Hadji s'est principalementattaché à comparerles performancesde la MAN à celles

Il a ainsi montré que Ia MAN permet de déterminer


d'algorithmesitératifs classiques.

des solutions aussi précisesmais surtout plus rapidement que certainesméthodes

itératives.

Tri a lui aussi déterminé les branches de solutions mais en étudiant également

leur stabilité. Il a de plus observésur certains exemplesdes accumulationsde pas

de plus en plus courts qui conduisentà un arrêt de la techniquede continuation. II

a associéce phénomèneà I'existencede points de bifurcation rapprochés.Bien que

pour certainsde cesexemplescesbifurcationsn'aient srlrementpas de réalitéphysique

aucuneautre explicationn'aété donnée.La MAN a été danscestravaux intégrésdans

II
CHAPITRE I. Résolution des éouations stationnaires de NavierStokes par Ia MAN

le code de caicul'MODULEF". Forts de cette expérienceprécédentenous avons

numériquesque nous
décidé d'avoir une entièremaîtrise de tous les développements

avions à faire. Ainsi, tous les algorithmesnumériquesde ce travail (MAN, Newton-

Raphson ) soni développésdans un seul et unique codede calcul (EVE). La méthode


avec un
numérique que nous avonsretenueest la formulation mixte vitesse-pression

terme de pénalisationdans 1'équationd'incompressibilité.Cette formulation est bien

adaptéepour décrireles conditionsaux limites et sonextensionau castridimensionnel

ne devrait pas poser de problèmesparticuliers. L'élémentfini est un quadrangle,le

Q9/3D. Cet élément est courammentutilisé en mécaniquenumériquedes fluides et


son effi.cacitén'est plus à démontrer.

Les objectifs de ce premier chapitre sont multiples. Il s'agit dans un premier

temps de rappeler les principes de base de la MAN en l'appliquant aux équations

stationnaires de l\avier-Stokes.Le secondobjectif est de montrer qu'à partir d'un

modèle numérique fiable, la MAN permet de déterminer la totalité de la branche

solution sans pouï autant rencontrer les difÊcultésobservéespar Tri. Le troisième

point est la comparaisondes performancesde la MAN aveccellesclela méthode cie

Newton-Raphson.

t2
CHAPITRE L Résolution des équations stationnajres de Navier-Stokes par la MAN

I.1 Equations stationnaires de Navier-Stokes

occupantun volume 0 de frontière


On considèreun fluide visqueuxincompressible

ôf,). Sur cette frontière on peut définir des conditions aux limites de type Dirichlet

u : Àuasur ôf)., ou de type Neumann F : ÀFasur ô01. Nous n'utiliseronspas de

conditions de type Neumann, dans la suite du manuscrit. Seulesseront indiquéesles

relations de type Dirichlet.

Les équations de mouvement de ce fluide proviennent de la conservationde la

quantité de mouvement et de l'équation de continuité assurantI'incompressibilité.

Ces équations s'écrivent :


( /"". \
I o\; t u i ' u ; , i ) : o 0 , ,t, P f i d a n sf )
/
I r"'
1 ^! ^ (rl)
) ur, : 0 dans Q
I'
I
: À24 sur ôf),
[u
Les inconnuesdu problèmesont la vitesseu;(tt,l) et la pressionp(rt,t). p désignela

massevolumique du fluide, /, les forcesvolumiqueset À un paramètrede chargeque

I'on pourra aisémentidentifier au nombre de Reynolds.La loi de comportementdu

fluide est définie par:

o;i = -p.6ij + lr.(u;l * ui,;) (r.2)

où prest la viscositédynamiquedu fluide. En introduisantl'équation(I.2) dans l'équa-

tion (I.1), on obtient les équationsrégissantle mouvementd'un fluide visqueux in-

compressible,communémentappeléeséquationsde Navier-stokes.
-
Puj.ut,j* p,; tr.ui,jj : PT;dans f,)

'tli,i:0dansf) (r3)

u : Àuasur ôCI,

Nous nous intéressonsau problème stationnaire.Les dérivéespar rapport au temps

sont nulles dans l'équation (I.3). Nous négligeronsaussiles forcesvolumiquesf, du-

10 -
l-ù
CHAPITRE I. Résolution des équations stationnaires de Navier-Stokes par la MAN

rant Ia iotalité de l'étude.

Afin de satisfaire la condition d'incompressibilité,nous introduisons un terme de

pressionpénalisépar un grand paramètrek assurantainsi la stabilité du modè1enu-

mérique [1a]. On trouvera dans [17]et [18] quelquesprécisionssur I'ordre de grandeur

de ce paramètre. La condition d'incompressibilités'écrit donc,

u ; ,-; o d a n fsi (r4)


lo:

I.2 Forme faible des équations stationnaires de Navier-


Stokes

La forme faible des équationsstationnairesde Navier-Stokess'obtient en multi-

pliant l'équation de conservationde la quantité de mouvementpar une fonction test

6u et l'équation de conservationde la massepar une autre fonction test dp. On in-

tègre ces deux nouvellesécrituressur le domaine 0. Ces intégrationssont effectuées

en supposantque les conditionsaux limites sont seulementde type vitesseimposée.

On écrit ainsi:
I
- dQ : 0 dans f)
I $ " t . p u j . u i , j 6 u , , ; . pi p . 6 u ; , 1ui,j)
T
.
o

f1 (r5)
I 6 p ( u o l- | p ) d C I : 0 d a n sf l
Jrc
o

u : Àuasur ôf),

Afin d'introduire ultérieurementune techniquede perturbation, les équations (I.3)

sont réécrites à l'aide d'opérateurslinéaire L(U) et quadratique Q(U,[/) et d'un

vecteur inconnu mixte [/ contenantles inconnuesdu problème: la vitesseu et p.

( ttul + Q(tl,u): o dans


f)
{ (I 6)
[r: ^r, surf)
or) U désigneie vecteur mixte:

,:{ï} (r7)

14
CHAPITRE I. Résolution des équations stationnaires de Navier-Stokes par la MAN

Les opérateurslinéaireet quadratiquesont définispar:

f r _ 1
( L ( U ) , 6 u=) , i r. , )d Q+ U r t u i -, r
t p..|u;u
?6"0,t.p
J J rn)an
oçù
( I.8)
,
F .

, g , t J ) , 6 U ) : | 6 u ; ( p u 1 . u ;d
(. Q , 1Q)
J

s'écrit donc:
Le problème d'écoulementde fluidesvisqueuxincompressibles

Trouver [/ : frl solution de


ioJ
(re)
L ( U )+ Q (ut rt u r r )\- - 0 dans Cl

Àus sur 4fi,

Le système(I.9) est un problèmenon linéaireparamétrépar À (équivalentau nombre

de Reynolds)dont la solution est constituéede brancheséventuellementreliéesentres

elles en des points de bifurcation.

I.3 La méthode de perturbation

A partir d'un point régulier (t/0,)o), solution du problème (L9), il passe une

branche solution dont on effectue un développementasymptotique en fonction d'un

paramètre de chemin a. Le vecteur d'inconnues U et le paramètre de charge À sont

développésen sériesentièresde a au voisinagedu point (t/0,Ào).

F:{ï}.lo, J*"-lo, f ", L ,f ur\,


(r10)

l^ :Ào*aÀr*
2\ |
^zï"'

- .t-d -
CHAPITRE I. Résolution des équations stationnaires de Navier-Stokes par Ia MAN

Ces développementssont ensuite introduits dans le problème (I.9) et en identifiant

de problèmeslinéaires:
suivant les puissancesde a, on obtient une succession

ordre L {L'(t):0
: À1u4 sur ôfl2
['t

ordre 2 [hQù:-Q(\'U) ( r . 1)
t'o: Àoz4sur ôf)'

-:i' Q(u'''uo-')
o'0"" o {''"'':
l.'o : Àoz4 sur ôQ"

Tous ces problèmes linéaires admettent le même opérateur tangent défini par:

L / o ) : r ( o )+ Q ( 1 o , . +
) Ç ( . ,% ) (I.12)

On remarque que dans les équations(I.11), seul le secondmembre diffère à chaque

ordre. Celui-ci se construit très facilementà I'aide desinconnuescalculéesalrx ordres

précédents.

Pour que ce problème soit bien posé il nous reste à définir le paramètre a. Nous

ne nous étendronspas ici sur le choix de ce paramètre,mais rappelonssimplement

que classiquementcelui-cipeut être défini de trois façonsdifférentes.Ces trois choix

sont explicités par Cochelin dans [12] et [19]. Dans toutes nos applicationsnous

identifierons ce paramètre à la projection des incrémentsde vitesse u - uo et de

chargement) - Às sur le vecteur tangent (rt,Àt), ce qui conduit à:

: - (À- Ào)
" + {fu uo,utl+
À'} ( r .1 3 )

où (o, e) désignele produit scalaireet, s un scalaire.Cette définition du paramètre

o, que I'on peut rapprocher de Ia techniquede longueur d'arc imposéeutilisée lors

de la résolution d'un problème non-linéairepar une méthode incrémentale-itérative,

permet d'éviter les problèmesde pilotage pour les branchessolutionsprésentantdes

points limites.

l6
CHAPITRE I. Résolutjon des équations stationnaires de Navier-Stokes par Ia MAN

Les développementsasymptotiques(éq. I.10) sont introduits dans la définition de

o (I.13) et on obtient à chaqueordre,

(Ordre 1 < ? r r , ? t>l 1 À 1 ) 1 - s 2


< l r 2 , ' u r> + À 2 À r- 0
J Orar"
2
\^-/
/I
.14)

I
(Ordre p 1 ? r p t u r) * À o À 1: Q

En conclusionle problèmecomplet s'écrit donc:

( (L/u,):s
: Àrudsur ôQ.,
I Ordre t { "t
-
I t < r r 1 , L r 1 )* À r À r s 2
I
I
I ( L,(ur): -Q(Jr,ul)
J O " a " "z l " r : À z usdu, rô f ) , (I.15)
I l .1 u 2 , u 1 ) f À 2 À:r g
I
l(p-t
I lL,(U,):-tQ(U,,uo-,)
I ora"" n { ," : .lor,,irrtae,
t u,,u,)
1.7 :s
*ÀoÀ'
I.4 Formulation du problème à l'ordre p

Les expressionsde l'équation (I.5) sont maintenant réécritesà chaqueordre p en

introduisant la notations e;i pour le tenseur des taux de déformation.

(, rP-r
. V o-r
f U "o { r o . V r * u r ( } *tr(6e).pr+6e: D : e o )d , f i- - /+f (6u.pu".V1r-";)}dC)
| [
{'7
ld
), r
-;p)de:o
\I JIuoftu(eo)
ln
I
lu, : Àouasur ôf),,
(r.16)

a v e ce i j : T . @ o ,*i u i ) . L a m a t r i c eD est ia matrice de comportementvisqueux du

fluide (Zienkiewicz[18]).

t7 -
CHAPITRE I. Résolution des équations stationnaires de Navier-Stokes par la MAN

I.5 Ecriture du problème sous forme discrète

Dans cette section, nous présentonsla forme discrètedes équationsde Navier-

Stokes.L'élément que nous avonschoisiest un quadrangleà neuf noeuds de vitesses

noté QglSD (Zienkiewicz[18]).La pressionest ainsi dis-


et trois points de pressions,

continueentre les élémentsce qui conduit, avecle terme de pénalisationdes équations

d'incompressibilité(I.4), à construireun modèle numériquefaible en pression(Hadji

dansle champde pression([1a]et [18]),


[14]).Pour éviter desproblèmesd'oscillations
les fonctions d'interpolation de la pressionsont choisieslinéaireset cellesde la vitesse

quadratiques.

Les fonctions solutionsz et tests dz en vitessesont approximéespar:

lul : [1i"][t] et [ôz]: [^t] [ôt] (I.17)

où [l./"] sont les fonctions de forme de la vitesse,[Z] Iesvitessesinconnuesnodaleset

[ôz] 1esvitessesvirtuelles nodales'


De la même façon, les fonctions solutions et tests de la pressionsont approximées

par:

tpl: t^âl[F] et [6p]: tn ltaPl (r.18)

avec l{o les fonctions de forme de pression, p et 5p respectivementles inconnues

nodales et virtuelles de pression.En introduisant ces notations dans les relations

(I.16), on obtient le systèmematricielà I'ordre p [18]:

I lK,, + N,,(ro )l [1{",]I f !;,\:- { "oj"' } (i.1e)


L ['1i,,] [n;,]I 1

18
CHAPITRE I. Résolution des équations stationnaires de Navier-stokes par Ia NIAN

avecles définitionssuivantes:
tB .D.B dQ"
nel
l
o"

lK"rl = \ -,/-./
nel ô
J B,.Ne dQ"

l N , , ( u o ):l t
L es\
/-J I
[ , ' W ,{ u o . V À L+ V u o . N ,d} Q " ( r . 2)0
nel fi"

f1
lK,rl:L l;'Np.NpdQ"
'J
net a)
rre

i - l

f
{FQ(",)}: It I o{'tt,.""Vu1o-r;}dO,
r-l nel /

avec|a matrice B identiqueà la traditionnellematrice B utiliséeen mécaniquenumé-

rique du solide.Elle contient les dérivéesdesfonctionsde forme de vitesse.La matrice

B, est un arrangementde B, eile représentela trace de la vitessede cléformationet

est déterminéepar:

lB,l:tl1 1 o].[B] (I 21)

La valeur du paramètre de pénalisationk est très grande mais généralementon la

caractérisepar une fonction d'une quantité physique du problème,soit la viscosité

dynamique, soit le nombre de Reynolds(Hughes[17] Zienkiewicz[18]):

( k : ,.1" où bien k : c.max{p., p.R"}


) (1.22)
)
I A,recc: 107à 10ro

I.5.1 Condensation de la pression

Le problème(I.19) contientles deux champsinconnus:la vitesseu et la pressron

p . L a pressiondans un élémentà I'ordre p est définiepar:

{p o} : - [lioo]- ' :lK"r l.{ zo} (r.23)

19-
CHAPITRE I. Résolutiondes équations stationnaires de iVavier-stokes par la MAN

En introduisant cette relation dans i'équation discrètede la conservationde la

quantité de mouvement on obtient un problèmeà résoudreavecune seuleinconnue,

l a v i t e s s ez :

- : -{FQ(u,)} (r.24)
llx,, + l/""(zo)l lK,ol.lKrr)-'.'lK"r)]{xr}

Cette méthode est habituellementappeléeméthode de condensationde la pression.

La relation (I.2a) permet de calculer la vitessepour chaqueincrément À (ou pour

chaque valeur du nombre de Reynolds). Le calcui de la pressions'effectueensuite

en introduisant la vitessedans la relation (I.23). Les notations(I.23) et (I'24) sont

abusivespuisqu'ellessuggèrentque la condensationde la pressionsoit effectuéeglo-

balement. Or cette opération est réaliséeau niveau élémentaire,mais dans un souci

de clarté de lecture, nous avonsécrit cette opérationau niveau global.

Soit la matrice tangente [Ar(zo)] défi.niepar:

: llK,,+ l/,,(u0)]- lK,rl.[1'ro]-t


[14(z')J .'[rL"r]] (r.25)

Avec la relation (I.25),l'équationd'équilibrediscrèteà i'ordre p (I.2a) devient:

: -{rQ( u")}
lK,(uo)l{ur1 (r.26)

La discrétisationde la définition du paramètre "d" conduit à la relation suivante à

l ' o r d r ep :

'[zo].[zr] (r.27)
*À0.Àt:g

1.5.2 Prise en compte des vitesses imposées

Les conditions de vitesseimposéeu : Àudsur le bord ôf)" sont prisesen compte

par la méthode directe présentéedans I'ouvragede Dhatt et Batoz [20]. Les vitesses

imposéessont ainsi transforméesen force imposéesur le bord ô0.. Pour cette raison,

l'équation (I.26) est réécritesousla forme:

lli|uo)){ue} : Àe.{F} - {FA( 4)} (r.28)

20
CHAPITRE l. Résolution des équations stationnaires de Navier-Stokes par la MAN

Finalement, la forme discrète des problèmes linéaires (I.14) qui sont à résoudre à

chaqueordre est la suivante:


( ,.. ,-
: ),.{F)
j tlr,(u-o)l{zr}
\i r- r

Ordre 1 ' l z t l . l z t l* ) r . À r - s 2
|\ -

'I
I{ ' tr,(a)l{uz}: Àr.{Ft -
( n /- - \)
( Q\u1ru1)J
Ordre 2 (r.2e
g )
['[zrJ[z'1* )2.À1:
( p-l

Ordre p J tr'(z')J{ûr}:Àr.{F
)- D{F Q(û,,ûr-,)}
r-1

: s
+ )o.À,
l'[",].[2,]

I.6 Exemple

Nous présentonsfigure (I.2) les courbes solutions obtenuesavec la MAN pour

plusieursordres de troncature des séries.L'application étudiéeest l'écoulementd'un

fluide visqueux autour d'un cylindre. Les paramètresgéométriqueset les conditions

aux limites sont donnésfigure (I.1). Les caractéristiquesphysiquesdu fluide sont:

la massevolumique égale à 1 kg/m3, la viscositédynamiqueest de 0.1 Stokes. Le

nombre de Reynoldsde l'écoulementest donné par la relation:

À.ua.D.p
Re: (r.30)
p

avecD le diamètre du cylindre. On distinguefacilementsur la figure (I.2) l'une des

caractéristiquesprincipalesdesapproximationspolynomiales:ellesne satisfontla so-

lution que dans un certain domainede validité, c'est-à-direqu'ellesont un rayon de

convergencefini. A I'intérieur de ce domaine de validité les approximations polyno-

miales sont très bonnes, au delà elles divergent rapidement.Sur la figure (I.2) les

courbes solutions des séries (pour des ordres de troncature de 5, 10, 15, 20) sont

confonduespour des valeursdu paramètre"a" inférieuresà 10. Au delà de cette va-

leur ces courbess'écartentbrutalement les unes des autres indiquant alors le rayon

de convergence.

2l
CHAPITRE I. Résolution des équations stationnaires de Navier-Stokes par /a MAN

pt (Ur=l.Uy{)
,+

I,,-,/

Frc. I.1 - Conditions&ur limites et caractéristiquesgéométriquesde l'écoulement


-
autour d'un cylindre, 1000 degrésde liberté 500 élémentsQ9/3D

Afin de mettre en évidencela qualité des solutionspolynomiales,le logarithme de

la norme du vecteurrésidudéfinipar la relation (I.31) pour chaqueordre de troncature

des sériesest tracé en fonction du paramètrede chemin"4" (figure I.3).

lÀ(u,À)l - À.F
: L(u)+ Q(u,u) ( I .3 1)

o- 2
i ordrè 5 -
--';
/'ordEê IO
otJtè Ls t/'
f
0.1 L2v-*
ç.-*.,*-
0 .0 5 'i.\.

0
r'i'r
-0.05

-0.1

51015
pa!ætre de cbedn'a'

Ftc. I.2 - Vitessesen un Poi'ntnoté PI sur la figure 1.1 obtenuesauecla M.A.N pour
différents ordres de troncatures des séries

Cette figure conforte I'idée précédente,à savoir la bonne qualité des approxima-

tions polynomialesjusqu'à une valeur de " a" égaleà 10; au delà, elle se dégrade.

Pour illustrer la bonne qualité des solutionspolynomialesjusqu'à une certainevaleur

d.e" a", la solution de la MAN avecun ordre de troncature de 15 est comparéeavec

la courbe solution obtenuepar la méthode de Newton-Raphson(courbeannotée"ré-

férence" sur la fiqure L4). Cette fois-ci la vitessesuivantr du point P1 est tracéeen

22
CHAPITRE L Résolution des équations stationnaires de Navier-Stokes par Ia MAN

oldre 5 -
to O!d!e 10 '.-
Ordre 15
ordre 20

''
E^ '.-''-'-
- - :' ,-.-'a"

!-2

pâleeEre de chenitr 'a'

Frc. L3 - Logarithrnede la norme du résidu en foncti,ondu paramètrea

fonction du nornbrede Reynoldsde l'écoulement.Les paramètres" a," et À sont iiés

par la relation (I.10). Grâce à ia définitiondu nombre de Reynolds(I.30), on peut

relier le nombre de Reynoldset le paramètre de chemin "c". Jusqu'à une valeur de

Reynolds proche de 3 (correspondantà "a" égale 10), les deux courbessont confon-

dues. Dès que ce nombre de Reynoldsest dépassé,la solution de Ia MAN s'éloigne

brutalement de la référence.On peut noter qu'une seuletriangulation de matrice per-

met de connaîtreanalytiquement(et non point par point) la courbe solution jusqu'à

cette valeur du nombre de Reynolds.Pour augmenterce domainede validité des séries

0.2
M.À-N. ordre 15 -
reference ---

c.l

0.05

-0,1

-0.15

274
noùre de Relmolds

FIc. L4 - Comparaisondes uitesses en un point noté PL sur la figure 1.1 obtenues


auec la M.A.N pour un ordre de troncature des séries égaleà 15 et la méthode de
Newton-Raphson

polynomialeson peut utiliser les approximantsde Padé (Baker [21]). En effet, il est

maintenant bien connu qu'une fonction rationnelle a une meilleurecapacitéà repré-

senterune fonction analytique qu'une fonction polynomiale.Divers approximantsde

23
CHAPITRE L Résolution des équations stationnaires de Navier-Stokes par la MAN

Padé ont été testés avec succèsen mécaniquedes solides(Cochelin [19],Najah [22])

et en mécaniquedes fluides (Tri [15]).

Mais augmenterle domainede validité de la solution asymptotiquene permet pas

de déterminer entièrementla branche solution. Par contre une techniquede conti-

nuation donnant morceaupar morceaula courbe solution est une stratégieadéquate

pour calcuier la totalité de cette branche[12].

I.7 Procédure de continuation

Le calcul de la solutionpar une méthoded'approximationspolynomialesne permet

pas, nous venonsde le voir, de calculerentièrementla branchesolutiond'un problème

non-linéaire.La techniquede continuationproposéeinitialementpar Cochelin[12] est

très simple à mettre en oeuvre.Une fois les sériespolynomialescalculées,un nouveau

point de départ (Uo,Ào) situé à I'intérieur du domaine de validité des séries, est

introduit dans les équations(I.10). En réappliquantla M.A.N à partir de ce point,

une partie supplémentairede la courbe solution est déterminée.Par exemplepour le

problème du cylindre, 1e point de départ du nouveaudéveloppementasymptotique

peut être calculé à partir de:

U(a : I0)

{i: )(a : 10)

cette techniqueon détermineentièrementla courbesolu-


En utilisant successivement
( I.32)

tion. La seuledifficulté concernel'évaiuationd'un nouveaupoint de départ (Uo,Ào).

Cochelin ll2l a proposéun critère simplepour le déterminer.Ce critèreprovient d'une

analysedu comportementdes approximationspolynomialesau voisinagedu rayon de


s'éloignentbru-
convergence.En effet, deux approximationspolynomialessuccessives

IJn critère simple consistealors


talement dès que I'on atteint le rayon de convergence.

à exiger que la différenceentre deux ordresdes sériesconsécutifssoit inférieureà un


CHAPITRE I. Réso.lution des équations stationnaires de Navier-Stokes par Ia MAN

paramètre donné e. Cela se traduit par la relation suivante:

l l " "- u ( " - 1 ) l l llo".u"ll < € ( r . 3)3


l l " "- " o l l ..'
l l o . r r+ *un

ou bien, en approximantle dénominateurpar lla.ulll:

( ll,,ll\*
am: (r.34)
\til""il1
où ll(o)ll désignela norme du vecteur(o).

Ce critère très simple et qui demandeun temps de calculinsignifiantau regard d'une

triangulation de matrice par exemple,est un critère en vitesse(ou en déplacement

pour les solides). Cochelin propose dans sa thèse d'habilitation [19] un deuxième

critère basé sur Ie calcul du résidu en fin de pas. Nous ne développeronspas ici

cette secondetechniqueet nous utiiiseronsdans toutes les applicationsnumériques

la première solution pour calculerles valeursde a*. Nous comparonsfigure (I.5) la

0.

d
- 0. 5
a
0)
X

0)
o
ûl
(,1
IJ
-l .5

'o
, ^rc
,P*

.5
40 60 80 100 r20 140 160
Nombrede Reynolds

Frc. L5 - SolutioncalculéeaueclaMAN et continuation(ordredetroncatureégalà 15


et €,:10-3) comparéeauecla solutionde Newton-Raphson - Eremplede l'écoulement
autour d'un cylindre (Fig 1.1)

solution du problème de l'écoulementd'un fluide autour d'un cylindre, caiculéeavec

25
CHAPITRE I. Résolution des équations stationnaires de Nayier-Stokes par la ùIAN

la MAN et continuation, et celle obtenueavec la méthode itérative-incrémentalede

Newton-Raphson.L'ordre de troncature dessériesest 15 et le paramètree vaut 10-3.

Le premier point de continuation noté "1 pas" correspondà la valeur de "a" égal

à 10 sur la figure (I.a). Chaque point de la courbe correspondà une triangulation

de matrice. La procédurede continuationest entièrementautomatique.La longueur

des pas de continuation s'ajuste en fonction de la difficultérencontréesur la courbe

solution.

Tri [16] avait remarquésur ce même exemple(la géométrieet les caractéristiques

du fluide sont identiques)une accumulationde pas vers un nombre de Reynoldségal

à 37,5. Cette accumulationconduisaità des longueursde pas de plus en plus petites

et finalement à l'arrêt de la méthode de continuation.Ces zonesd'accumulationde

pas sont généralementannonciatricesde bifurcations stationnaires(Boutyour [23],

Tri [16], voir aussi chapitre III). Mais sur i'exemple du cylindre il semble que les

difficultésrencontréespar Tri soienten réalité liéesau modèlenumériqueutilisé (bien

que l'élément triangulaire non-conformede Crouzeix-Raviart,Segal l2+], ne soit pas

à remettre en cause). La description des nombres réels (simple précision) dans le

logiciel Modulef utilisé par Tri peut être la cause des problèmesd'accumulations

de pas qu'il avait rencontré. Dans certains exemplesnumériquesétudiés (avec la

discrétisationet les élémentsfinis décritsprécédemment),


nousavonsaussiobservédes

phénomènesd'accumulationsde pas au voisinagede points de bifurcation stationnaire

(voir chapitre III), mais jamais d'arrêt de la méthode de continuation.

Dans les paragraphes suivants des comparaisonsde performancesentre la MAN

et la méthode de Newton-Raphsonseront données.

I.8 Résultats numériques et discussion


I.8.1 Comparaison MAN-Newton-Raphson

La méthode de Newton-Raphsona été programméedans le code EVE. Les com-

paraisonsde temps de calcul, de qualité des solutionsentre les deux méthodes de

-26
CHAPITRE L Résolution des équations stationnaires de Navier-Stokes par Ia MAN

résolution sont possibleset fiables car ellesutilisent les mêmessubroutinesFortran,

Ies mêmes algorithmesde stockage(en ligne de ciel) et de triangulation de matrice

(méthode de Gauss).Le piiotageutilisé pour la méthodede Newton-Raphsonest celui

de la longueur d'arc imposée.Les performancesdes deux méthodes,c'est-à-direles

temps de calculs,le nombre de triangulation de matricesetla qualité de la solution à

la fin du calcul, sont donnéesdans le tableau (I.1). La différenceentre les cinq calculs

Newton-Raphsonest la valeur de la longueur d'arc imposée.les performancessont

donnéesdans un ordre croissantde la valeur de la longueurd'arc. Ceci conduit à une

diminution du nombre de pas mais à une augmentationdu nombre d'itérations. Les

résultats de la MAN sont donnéspour différentsordres de troncature des séries,le

oaramètre e est constant.

Méthode Nb de Triangul. de Mat. t e m p sC P U ( s ) Norme du résidu


Newton-Raphson1 8 4 ( 1 tér./pas) 6900 10-
Newton-Raphson2 46(1 tér./pas) 4140 L0-5
Newton-Raphson3 30(2 tér./pas) 2470 l0-5
Newton-Raphson4 3 1 ( 2 tér./pas) 2550 I 0-6
Newton-Raphson5 13 ( 2-3i t é r . / p a s ) 1040 l0-6
ô Ë 2520 l0
MAN ordre 7 LÙ

MAN ordre 10
10
r,) 1380 10-5
MAN ordre 15 I 1020 10-5
MAN ordre 20 7 900 10-s
MAN ordre 25 o 900 10-5
MAN ordre 30 6 1020 10-5

- e:1,0-7 pourla MAN


Tae. I.1 - comparaisonentre ta MAN et Newton-Raphson
- écoulementautour d'un cYlindre

Tous les calculs sont menésjusqu'à une valeur du nombre de Reynolds égal à 40.

Globalement, pour une qualité de précision équivalente(norme du vecteur résidu de

I'ordre de 10-s, 10-u),le temps C.P.U. de la MAN est inférieurà celui de Newton-

Raphson. Seul le cas 5 de Newton-Raphsonest compétitif, 5 pas étaient demandés

pour aller jusqu'à Re : 40. Même si dans ce cas, le temps C.P.U. est équivalentà

celui de la MAN, la descriptionde la solutionn'estpasla même.Sur la figure (I.6), les

- ,t l1
CHAPITRE I. Résolution des équations stationnaires de Navier-Stokes par la MAN

solutionsde Newton-Raphson(cas5) et de la MAN (ordre7 et e: 10-t) sont tracées

en fonction du nombre de Reynolds. La solution Newton-Raphsonest déterminée

point-par-point, ce qui donne cette allure saccadéepour des nombres de Reynolds

inférieurs à 20. La courbe solution de ia MAN est elle régulièrecar elle est connue

analytiquement. Une des particularités de la MAN est la diminution du nombre de

o.2
Neston-Raphson 5 -
M,À,N, ordle 7 ---'
0.1

-0.1

-o.z

-0.4
r0 15 2A 25 l0 l5
Noùre de ReYnolds

Ftc. I.6 - Cornparaisondes uitesses


en un point noté PI sur la figure 1.1; Calculs
auecNewton-Raphson(cas5 du tableau1.1) et auecla fut.A.Nordre 7

trianguiations de matrice avecI'augmentationde I'ordre de troncature des séries(25


dessérieset donc,
pour I'ordre7,7 pour I'ordre20). En effet,le rayon de convergence

la longueur des pas de continuation,augmenteavecI'ordre de troncature des séries'

Mais le temps de construction du secondmembe FQ croîI égalementavec I'ordre

de troncature des séries(tableau I.2). 11s'agit alors pour obtenir un résultat opti-

mum de trouver un compromisentre la longueurdespas de continuationet le temps

C.P.U. nécessaireà la construction du secondmembre. Ainsi, pour cet exemple, il

n'est pas intéressantd'aller à des ordres supérieursà 20, puique le temps nécessaire

à }a construction des secondsmembrespour I'ordre 25 et 30 est égal voire supérieur

à une triangulation de matrice (tableau I.2).

Afin d.'illustrerl'évoiution de l'écoulementen fonction du nombre de Reynolds,les

lignes de courant de 3 écoulementssont présentésfigure (I.7). Pour de faiblesvaleurs

du nombre de Reynolds(Re ( 5, figure 7(u)), l'écoulementest linéaire (écoulement

de Stokes); lorsquele nombre de Reynoldsaugmente,deux zonesde recirculationap-

28-
CHAPITRE l. Résolution des équations stationnaires de Navier-Stokes par Ia MAN

Ordre Tem psC.P.U.( s)


7 21
10 26
Iô ô.)
20 49
25 /U
30 90
Temps C.P.U.pour une triang. Mat. BO

Tne. I.2 - TempsC.P.U nécessaires


à la constructiondu secondmembrepour un
pas de continuation

paraissentderrièrele cylindre (figure 7(b)). L'amplitude de ceszonesde recirculation

s'accentueavecle nombre de Reynolds(figure Z(.)) Cesrésultatssont conformesaux

simulationsexpérimentales
[25].

-29-
CHAPITRE I. Résolution des équations stationnaires de Navier-Stokes par Ia MAN

(a) Reynolds égal 5

(b) Reynolds égal 20

(c) Reynolds égal 40

Frc. I.7 - Lignes de courant des solutionscalculéesauecla N[Al'|, eremplede l'écou-


lement autour d'un cylindre

-30-
CHAPITRE I. Résolution des équations stationnaires de l{avier-Stokes par Ia MAN

I.8.2 Exemple de la cavité

L'exemple suivant est celui de l'écoulementdans une cavité. Les conditions aux

limites et géométriquessont donnéesfigure (I.8). Le maillage est constitué de 1600

élémentsQ9/3D soit d'environ 13000degrésde liberté. Le but de cet exempleest de

montrer que la VIAN permet de connaîtrela solutionjusqu'à desnombresde Reynolds

(r : 0.5;y :0.5)
très élevés. La vitesseU, d'un point de coordonnées est tracée

Ux = 1.0
uv = o.o

Ux = 0.0 Ux = 0.O
uv = o.o UY= 0.0

Ux = 0.0
I UY=00
#
Frc. I.8 - Géométrieet conditionsaur limites de I'ercmplede la cauité,13000degrés
de liberté, 1600 élémentsQ9/3D

M.A.N. -

o
q
a
0)
D

2000 4000 5000 8000 10000 12000


\r^mhrê .lê Rêwôl dS

Frc. I.9 - uitesseUr au centred e L ac a u i t é s, o l u t i o nA I A N ,o r d r e1 5 e t e : 1 0 - 3

o1
'fl
CHAPITRE I. Résoiution des équations stationnaires de Navier-Sôokes par la MAN

jusqu'à un nombre de Reynoldségal à 10000sur la figure (I.9). Les lignesde courant

fi.gure(L10). Ces
de 1'écoulementpour plusieursnombresde Reynoldssont présentées

écoulementssont conformesà ceux trouvés dans la littérature (Ghia 126])bien que

le maillage utilisé ici ne soit sans doute pas suffisammentfin pour décrire tous les

phénomènesphysiques(notamment sur le bord haut-gauchede la cavité). Cependant

le nombre de d.d.l utilisé ici correspondau maximum des capacitésde nos stations

de travail. Il est intéressantsur un tel exemple(où le nombre de degrésde liberté est

élevé) de regard.erla mémoire nécessairepour un calcul avecla VIAN Ainsi dans le

tableau (I.3) nous présentons,pour plusieursordresde troncature des séries,la place

mémoireoccupéePar:

-
lKr): la matrice tangente (stockageen ligne de ciel) ;

- V : les vitessesnodalesstockéespour chaqueordre;

- IJ : les vitessespour chaquepoint de Gausset pour chaqueordre I

- VU les gradientsde vitessepour chaquepoint de Gausset pour chaqueordre.

Quantité ordre 10 ordre 15 ordre 20


Ktl 1 2 , 8 . 1 0(68 5 , 4% ) 1 2 , 8 . 1 0 (6 8 0 , 1% ) 1 2 , 9 . i 0 (6 7 5 , 4T o )
1/
v 0 ,3 .1 0 6 (2 Y o ) 0 , 4 . 1 0 (62 , 6T o ) o , 5 . 1 o(t 3 t , 2% )
U 0 , 6 . 1 0 (64 , 2T o ) o ,g . 1 0 6 ( 5 , 9% ) 1 , 2 . 1 0(67 , 2% )
VU 1 , 2 . 1 0(69 , 4% ) l, g . 1 0 6
(n,5 %) 2,4.t06( r 4,2%)
Total 1 5 . 1 0(61 o o% ) 16.106 ( 1 0 0 %) 1 7 . 1 0(61 o o% )

Tne. I.3 - Nombre de réels stockéspour différentsordresde troncaturedes sérzes

Les quantités U etYtl sont stockéesà chaqueordre et pour chaquepoint de Gaussafin

d'éviter des redondancesdans le calcul du secondmembreà I'ordre P, FQ(U,',Ur-,).


à cesquanti-
Cette façon de faire n'est pas pénalisantecar la placemémoirenécessaire

tés ne dépassejamais 25 % de ia totalité du stockage,qui est occupéeprincipalement

par Ia matrice tangente(85,4 % à l'ordre I0, 75,4 % à I'ordre 20).

-ùz
CHAPITRE I. Résolution des équations stationnaires de lVavier-Stokes par Ia MAN

(a) Re = 100 (b) Re = 400

(c) Re = 1000 (d) Re = 5000

(e)Re= 7500 (f) Re = 10000

FIc. I.10 - Lignes de courant dessolutions caLculées


auecla MAN, erenxplede la
cauité

I.9 Conclusion

Dans ce chapitre nous avons montré que grâce à des choix adéquatsdu modèle

numérique et de l'élément fini nous n'observionspas les phénomènesd'accumula-

-JJ-
CHAPITRE I. Résoluôion des équations stationnaires de I'Iavier-Stokes par Ia. MAN

tions de pas rencontréspar Tri. Dans cette application aux équationsstatlonnalres

de Navier-Stokesla MAN confirmeainsi sesbonnesdispositions,que nous avionsau-

paravant constatéesen élasticiténon linéaire, à décrireles branchessolutions,même

complexes,d'un problèmede mécaniquedesfluides.De plus nousavonsmontré qu'elle

ne nécessitepas, sur des problèmesà non linéarité quadratiquecommeI'avait suggéré

Kawahara [2] d'être coupléeà la méthode de Newton-Raphson.Bien au contraire

grâce à sesatouts, notamment dans sa facilité d'utilisation, la descriptionanalytique

des branches solutions et surtout sa rapidité, elle se pose comme tlne concurrente

très compétitive aux méthodesitératives classiques.Dans le prochain chapitre nous

appliqueronsles principes de la N{AN à un problèmeoù la non linéarité n'est pas

cette fois simplement quadratiquemais plus complexe.

- (2r aA
CHAPITRE II. MAN pour Ia formulation Petrov-Galerkin

CHEPITRE II

MAN pour la formulation


Petrov-Galerkin

La méthode des éléments finis permet de résoudre numériquement un grand

nombre de problèmes.Sa facilité d'utilisation pour traiter des probiémesavec des

géométriescomplexeset des conditionslimites particuiièresI'ont conduit à être inté-

grée dans la plupart des codesde calcul.

sur l'empioi
La commodité d'utilisation de cette méthode reposeessentieliement

de la formulation Galerkin. Cette formulation, où les fonctionsde pondérationssont

choisiescomme étant égalesaux fonctions de forme des variablesinconnues,donne

d'excellentsrésultatspour des problèmesoù la matrice de rigidité est symétrique(ce

qui est le cas dans la plupart des problèmesde mécaniquedu solide)'

Cependant en mécaniquedes fluides, I'utilisation d'une description cinématique

autre que la descriptionLagrangienneentrainela présencede termes convectifsdans

les équationsdu mouvement.Cesopérateursde convectionétant non-symétriques,Ia

formulation Galerkin perd sa propriété de meilleureapproximation(Donea [27]). Les

solutions numériques, déterminéesavec cette formulation, sont alors dégradéespar

des oscillationsnon-physiqueslorsquela convectiondomine.

L'une des méthodesnumériquesqui permet de palier à cette dégradation de Ia

solution est la formulation Petrov-Galerkin.Cette dernièrese distingue de la for-

mulation Galerkin par I'utilisation de fonctions de forme de pondération différentes

des fonctions de forme des inconnuesdu problème.Cette formulation introduit de

35-
CHAPITRE II. MAN pour .la formulation Petrov-Galerkin

nouvellesrelations dont la non-linéaritén'est plus seulementquadratique.

L'objectif de ce chapitre est d'appliquer la MAN à ce nouveauproblème. Nous

montreronsainsi que lesrelationsoriginalesde la formulationPetrov-Galerkinpeuvent

se mettre sousla forme quadratique grâcenotamment à quelquesmodifications comme

I'introduction de nouvellesvariables.Ce format quadratique,nous I'avonsvu au cha-

pitre I, est très avantageuxpour le calcul des sériesà des ordres élevéset ainsi pour

déterminer les branches solutions avec un minimum de triangulations de matrice.

L'objectif principal de ce chapitre est de montrer que la MAN peut être appliquée

à des problèmesoù les non linéarités ne sont pas seulementquadratiquesà la base.

L'application à la formulation Petrov-Galerkinnous permet de le démontrer. Mais

on peut aussi envisagerde traiter desproblèmesavecd'autres formulations,ou avec

d'autres modèles de mécaniquesdes fluides (des modèlesde turbulence: le modèle

k - e par exemple,Speziale[28], Pironneau[29]). Les techniquesque nous employons

dans ce chapitre pour transformer les expressionsdu problème initial seront aussi

utilisées au chapitre V où nous utiliserons une description cinématiqueArbitraire

Lagrange-Eulerpour étudier un problèmed'interactionfluide-structure.

36-
CHAPITRE II. MAN poùr Ia formulation Petrov-Galerkin

II.1 Une formulation Petrov-Galerkin?

La formulation Galerkin ne permet pas toujours de résoudrecorrectementles

équationsstationnairesde Navier-Stokes,la solution numériquepouvant être pertur-

bée par des phénomènesparasitaires.Ces derniersse traduisentpour les écoulements

de fluid.epar des oscillationssanssignificationphysiquedans le champ des vitesses.

Nous présentonsfigure (II.1) le champ de vitessedei'écoulementautour d'un obstacle

carré,pourun nombrede Reynoldségal à 200 (Hughes[17]).Sur cette figure (II.1),

carréà Reynoldségal200 par la méthode


Frc. II.1 - Ecoulementautour d'un obstacle
de Galerkin

les oscillationsparasitairessont visiblesen amont de l'obstacle.

Plusieurs auteurs notamment Donea[27]et Pironneau[29]ont essayéde com-

prend.reles causesde ces phénomènes.Pironneau a notamment montré que la dis-

crétisation par la méthode de Galerkin d'une équation de convection-diffusionmo-

nodimensionnelle,conduit à une matrice de rigidité instablelorsqu'une variable du

problèmedevient trop grande.L'équation précédentepeut être identifiéeà l'équation

de Navier-Stokeset la variable au nombre de Reynolds'

Donea a montré, sur un problème de convection-diffusionidentique à celui de Pi-

ronneau,que l'équation discrèteintroduit un opérateurde diffusionnégatif purement

est que I'on résoudnumériquementune équationmodifiée


numérique.La conséquence

devenantinstable lorsqueI'opérateurde diffusion artificiel l'emporte sur I'opérateur


le nombre
de diffusion physique(dans le cas des équationsde Navier-Stokes'.lorsque

de Reynolds est trop grand, la diffusion artificieile est identifiable à une viscosité

artificielle ).

.)I
CHAPITRE IL MAN pour Ia formulation Petrov-Galerkin

L'un des thèmes de recherchedes numériciensdans les annèes70-80 a été alors

de trouver une parade à ces instabilités numériques.Nous n'enttetons pas ici en

détail dans les différentesméthodespermettant de parer cesphénomènesparasitaires

( les principales méthodes sont décrites par Donea [27] et Pironneau [29]). Il est

intéressantde rappeler que deux solutionssont généralementadoptéespour enlever

ces oscillationsparasitaires.

ie maillage,et dansle cas


La premièresolution consisteà raffinerconsidérablement

instationnaire à réduire le pas de temps. Nous présentonsfigure (II.2) pour I'exemple

précédent, un maillage fin et adapté (Gresho [30]). Le résultat du calcul avec ce

mailiage (figure IL3) montre la disparition de ces oscillationsparasitaires,mais le

nombre de degrésde liberté du problèmea pratiquemmenttriplé (passantde 550 ddl

à 1400 dd1). La critique que l'on peut fairè de cette méthode est qu'eile augmente

considérablementle nombre de degrésde liberté (matrice importante à inverser).

Frc. II.2 - Maillage utilisé par Gresl-ro


pour enleuerles oscilLations

t =

FIc. IL3 - Ecoulementautour d'un obstaclecarré à Reynoldségal200 par la méthode


de Galerkin, auecraffinementdu maillage

directe de I'analysedu phénomèneparasi-


La deuxièmeidée est une conséquence

taire. En effet puisquela méthode de Galerkin conduit à résoudreun problème avec

un opérateur de diffusionnégative(ou une viscosité)pourquoi alors,ne pas introduire

une diffusion supplémentaireafin de compensercette cliffusionartificielle? Il existe

-38
CHAPITRE II. ùIAN poûr Ia formulation P etrov' G alerkin

une multitude de méthodesbaséessur cette idée en stationnairel27l ou en instation-

naire. La méthode que nous avonsretenueen tant qu'utilisateursdes élémentsfinis,

est la formulation Petrov-Galerkin[18], [31]. Cette méthode consisteà modifier les

fonctions de pondération du terme convectif en y ajoutant une diffusion (ou visco-

sité). Dans le paragraphesuivant nous rappelonsles équationset variables liées à

cette formulation.

ILz Présentation de la formulation Petrov-Galerkin

Dans la méthode des élémentsfinis les inconnueset les fonctionsde pondérations

du probième sont approximéespar:

{"} : tlr"l{q}et {ôu}: lW"l{6q} (rr1)

avec {u} Ies inconnuesdu problème, [tY;] t". fonctions de forme, {q} les inconnues

nodales,[rlz"] les fonctionsde forme de pondération.Avec la formulation Galerkin on

pose [l/,] : [VV,] . La formulation Petrov-Galerkinintroduit de nouvellesfonctions

de pondération définiespar [18]:

.,u)+, :^u,a!"-
[w,]: [M,l (rr.2)
llull",0x;
ou en introduisantI'opératewB(U):

[w"]: [t{"]+ lp(U)l


^,.
avecP(U):îUi=a,,
AN!
(rr.3
)

t' : llull'
Dans l'équation (II.2), la vitesseU; est la vitessesuivant la direction i. Cette com-

posante de la vitessepermet d'introduire une viscositéartificielleseulementsuivant

la direction de l'écoulement.Le paramètrea est un scalairedonnant f intensité de la

viscosité. Ce paramètredépend du nombre de Reynoldset est défini par:

ù: (II.4)
tanh,Re, Re,

-39-
CHAPITRE II. MAN pour Ia formulationPetrov-Galerkin

Cette définition de a donnela solutionexactedansle casmonodimensionnelet est une

bonne approximationpour le 2 D et le 3 D [18].Les quantitésRe",llull, h et zzsont

des quantités éiémentaires.Ainsi â désigneune dimensiongéométriqueélémentaire,


.y est la vitesseélémentairedonnéepar:

u:+uï (rr.5)

Le nombre de Reynoldséiémentaireest calculéavec:

^,h
O"":# (rr.6)

u étant la viscosiié cinématiquede l'élément.

II.2.L Equations à résoudre

Avec une formulation Galerkin, la forme discrètedes éouationsde Navier-Stokes

après condensationde la pressionest:

)l : À[r]
+ ltv""(U,U
lK""(U)l (rr.7)

aveclKuu(U)]la partie visqueuse,lN,,(U,U)] le termeconvectifet À[F] le vecteurdes

forcesimposéesprovenantde la transformationdesvitessesimposéessur la frontière.

Lorsqu'une formulation Petrov-Galerkinest utilisée,la forme discrète des équa-

tions de Navier-Stokesdevient:

+ P(U).1N""(u,u71+
lK""(U)) t/)]: )[r]
[^L"(U, (rr.8)

Par abus de notation I'opérateurB(U) est sorti du terme de convection.L'opérateur

g(U) ne concerneque Ie terme de convectiondeséquationsde Navier-Stokes[18]. En

effet on peut aisémentmontrer que pour des élémentsà fonctions d'interpolations

linéaires(tel que le quadrangleà 4 noeuds)le terme B(U) de l'équation (iI.2) est nul

pour la partie visqueuseL(U). Pour les élémentsavecclesfonctions d'interpolations

d'ordre supérieur(par exemplequadratiquepour les élémentsQ9/3D) la contlibution

de g@) est négligeablepar rapport au prenier terme de l'équation (II.2) pour ia

-40
CHAPITRE IL MAN pour Ia formul ati on Petrov- G alerkin

partie visqueuse.Ceci conduit à utiliser une formulation Galerkin pour la partie

visqueuseet une formulation Petrov-Galerkinpour le terme convectifdes équations

de Navier-Stokes.

II.2.2 Résultats par Newton-Raphson

Cette nouvelleformulation a été introduite dans le code de calculsEVE. La mé-

de Newton-Raphson.
thode de résolutionutiliséeest la méthodeincrémentale-itérative

Les oscillationsvisiblesen amont de I'obstaclesur la figure (II.1) ont bien disparues

Frc. II.4 - Ecoulementautour d'un obstaclecarré à Reynoldségal 200, résolution


par la méthodede Newton-Raphsonet la formulation Petrou-Galerkin

figure (II.4). La formulation Petrov-Galerkinfonctionnedonc convenablementavecla

méthode de Newton-Raphson.

Le but est maintenant de résoudrele problème (II.8) avecla Méthode Asympto-

tique Numérique détail1éeau chapitre I.

II.3 MAI\T pour la formulation Petrov-Galerkin

La formulation Petrov-Galerkinintroduit de nouvellesvariables0, d,1, .Re"dont

asympto-
la dépendanceavecla vitesse[/ n'est pas quadratique.Les développements

tiquespeuvent être introduits directementdansles relations(II.2), (II.4), (II.5), (II.6),

(II.8) mais I'identification suivant les puissancesde "a" de chaquevariable devient

alors très complexe.Pour éviter ces difficultés,on distingueradeux phasespour ap-

La première
pliquer la MAN à un problèmeavecdesnon linéaritésnon cluadratiques.

phase consisteà remplacerles relations qui ne sont pas originellementquadratiques

par des expressionsquadratiqueséquivalentes,ou du moins par des expressionsqui

4I
CHAPITRE II. MAN pour Ia formulationPetrov-Galerkin

approcheront au mieux les relations initiales. Durant la deuxièmephase les relations

polynomiales, fractionnellesou avec des racinescarréessont réécritessousforme qua-

dratique grâce notamment à l'introduction de nouvellesvariables.Finalement, une

fois ces deux phasesréalisées,toutes les expressionssont sousforme quadratique,il

asymptotiques'
devient alors facile d'y introduire les développements

II.3.1 Modifications des équations

La premièreéquationmodifi.éeest la définition du paramètrea (II.4). La fonction

(II.4) est remplacéepar une fraction rationnelle:

D^
rn:-
1 L Çe
(rr.e)
(Re" -f I)

Les fonctions (II.4) et (II.9) sont tracéesen fonction du .tornbr" de Reynoldsélémen-

taire sur la figure (II.5). Sur la figure (II.6), les vitessessolutionsd'un point derrière

10 20 30
Esment Reynoldsnumber:Re

FIc. II.5 - Relations(II.4) et (II.9) en fonction du nombrede Reynoldsélémentaire

en fonction du nombre de Reynoldsde l'écoulement


I'obstaclecarré sont représentées

pour les deux définitionsdu paramètreo. Les courbessolutionssont obtenuesavecla

méthode de Newton-Raphson.Les deux courbesde la figure (II.6) sont pratiquement

similaires,montrant que la fonction rationnelle (II.9) est une bonne approximation

42,
CHAPITRE II. MAN pour Ia formul ation Petrov- G alerkin

VelootyUx
0.00

Frc. IL6 - Solutzonsde l'écoulementautour d'un obstaclecalculéesauecNewton-


Raphson et les deur défi'niti'onsde a

de la définition initiale (II.a) de a. Cette fonction rationnelleremplacedéfinitivement

la relation (IL4).

La deuxièmemodificationdesrelationsinitialesporte sur I'expressionde la vitesse

asymptotiquessont effectuésau voisi-


élémentaire(II.5). En effet les développements

nage d'un point solution [/6 qui est peut être nui. Dans ce cas la vitesseélémentaire

ll%ll est nulle et I'expressionP(U) est indéterminée.Pour éviter cette singularitéau


point de départ, un paramètrede régularisation4 est introduit dans l'équation (II.5) ;

cette dernièredevient alors:

t2:U3+Ul+n, (II.10)

Dans I'expression(II.10), la racine carrée a disparu pour laisserplace à un forma-

lisme quadratique. Cette nouvelleexpressionde la vitessesera utilisée sur toute la

courbe solution. En effet dans certaineszones,par exempleles zonesde recirculation,

il se peut que la vitesseélémentairesoit nulle ou minime. Pour éviter les singularités

décrites précédemmenton conserveratout le long de la courbe solution I'expression

(II.10) de la vitesseélémentaire.La valeur de ce paramètre11fera I'objet d'une dis-

cussiondans I'un des paragraphessuivants.

Finalement nous écrivonsles expressionsde la formulation Petrov-Galerkinsous

- À,
.t!)
CHAPITRE II. MAN pour Ia formulationPetrov-Galerkin

la forme suivante:

0.^l: a-Ur'C;

a.(Re"*I): P""
(rr.11)
t2:U3+ul+n2

th
2u

avecC;les dérivéesdes fonctionsde forme' + Les équationsdu système(II.11)


dr,

sont toutes écrites sousun format quadratique.Il est maintenantaiséd'introduire les

développementsasymptotiquesdans ceséquations.

II.3.2 Développements asymptotiques

Toutes les variablesintroduites par la formulation Petrov-Galerkinainsi que Ia

vitesse,la pressionet le paramètrede chargementÀ admettentun développementen

sériesentièresdu paramètre de chemin"o" qui est unique. 11est donné par:

^l : ^loI a^lt * or^1,+ . ..


d.:Qolaat*a2azt...
Re" : Re"o I aRe., ! a2Re", | . .' (II.12)
0:0oto7t*a202*"'
U:Uo*aU1la2[Jz+...

Ces développementssont introduits dans le système(II.11) :

{go*ah+o202+ }{ro*aT*oz^tz+ "'} = {asaaal+azaz+" }{U;"*a(J;,*a2(};,+ '}Ct

. -
{ a s + a a 1 + a z a z + } { 1 I R e " o * a R e " r a a z R e+" ". . . } { R r " o l a & e " r a a 2 R e "+" . . }

{ l o + o 1 , + a 2 1 z + . . . } ' = { ( J , o l a ( J , , * a 2 ( J ,+" . . . } 2 * { U o " * a ( J y , l a z U v , +" ' } 2 + r t '

lRe"o*aRe",*azRe",*'.']= {lo+o1r+a212+ } +"


(II.13)

En multipliant les divers termes de (II.13) les uns avec les autres et en identifiant

suivant les puissancesde " a" , on obtient à chaqueordre un ensembled'équations

défini oar:

44
CHAPITRE II. MAN pour la formulation Petrov- G alerkin

A I'ordre0:
n^ - ooUio (-.
U l l - . V i
"Yo

Re.n
' L+Iaeeo

(II.14)
x: Julo * ul, * q2
^lo'h
-
LPçow e O -
2u

A I'ordre 1:

_ Ree,(1-ao)
d,1
1{Res,
(rr15)
^/r - . . .2Æ
U,^Ur, +2Uu"Uu,
2'vo

1t 'h
R€et 2u

A I'ordre 2:

Cr: {
ozU fa t U ; *ao Ui - P*#"
10 ).c'
ar
u2: -R-e " " ( [ - a o ) - R e " '
+EÇ-
(rI 16)
- z u ^ [ J a r + 2 u o nyur - t z ,
tL z1o

- lz'h
tPu ow e 2 -
2u

A I'ordrep:

g,:{t{+:%}c,+E,{ry}
Pl Æ"."o1o-'1
Re"o(l-os)
ù.p:-rfiÇ--
Z-r+E% (rI.17)
tit{a - 1,'t(e-,)}
^,,:'hL#&+ ; ,u,(,-,)r ur.ur,o-n

- IP"'
Reep 'Zu

ÀÉ.
*rJ
-
CHAPITRE II. MAN pour Ia formulationPetrov-Galerkin

Les développementsasymptotiquessont aussi introduits dans l'équation d'équi-


libre discrète (II.8). En identifiant suivant les puissancesde " a," on obtient un en-
semblede problèmeslinéairesdéfinispar:

f ordre 1
)-
+ [N;"(vl,uo)]+ golNi,er,
f 1r<",(u,)l uo)l* gtlN,,(uo,%)l
= À1[F]

( ordre z
)-
Iira,"iur)] * lNj,(u2,uo)l+ go[Ni,(Jz,vo)] =Àz[r] - lFeet,uo; go,gù)
+ LzlNuu(uo,uùl

f ordre p
{-
l +p l N u , ( u o , u o )Àl =o [ r ] - [ F Q ( u , , p , ) ]
[ ; r " " 1 u o ; 1+ l N i " ( u p , y o ) ] + l o l N f " , ( u p , y o )Ê
(rI.18)

avecI'opérateursymétrique[N,j,,(., x)] défini par [/{","(r, *)] + [N","1*,r)]. Comme

pour le problème quadratique,la matrice tangenteest la même pour tous les ordres

et est définie par:

o)l : [1{""(.)]+ [N,i,(.,%)] +,60[1Vj,(.,


lK,(Uo, %)] + P,llf""(Uo,Uo)l (Ii.19)
Seul le secondmembre IFQ(U,,É,)] est différent à chaqueordre. 11est construit
à partir des ordres précédentset est défini par:
p-l p-l p-l p-l

0)] : !tlr;"t u,,Ue_)l+ D Botffj


IFQ(u,, *
u((I,,up_,), p,D[N:""(urur_r))
E
(iI.20)

Finalement le problème discret à I'ordre p s'écrit:

: Àolrl- IFQ(U,,
lK,(Uo,Ur)l p,)l (rr.21)

II.3.3 Remarques

La méthode de continuation décrite au chapitre I (paragrapheL7) est aussiutili-

séeici pour déterminer pas-à-pasla branche solution. Le critère de continuation est

identique à celui utilisé précédemment.

La méthode asymptotiquenumériqueest 1'association


d'une techniquede pertur-

bation et de la méthode des élémentsfinis. L'ordre dans lecluelles deux techniques

+o-
CHAPITRE II. MAN pour Ia lormulation Petrov-Galerkin

sont utilisées n'a pas d'influencesur le résultat final, cependantdans les applica-

tions précédentes,la règle était d'appliquer en premier la méthode de perturbation


puis
[13]. Lorsque I'on utilise la formulation Petrov-Galerkin,on discrétised'abord
on appliqueensuiteIa techniquede perturbation. En effet, dans cette formulation les

termes non-linéairessupplémentairesapparaissentlors de I'utilisation des éléments

finis. II est alors logique et incontournabled'introduire la méthode de perturbation

sur la forme discrètedes équationsde Navier-Stokes'

La difficulté principale lorsque I'on applique la MAN à la formulation Petrov-

Galerkin est la constructionà chaqueordre p du secondmembre -FQ. Nous venons

de montrer que grâceà I'introduction de nouvellesvariableset de la mise sousforme

quadratique des équationsinitiales, on obtient à chaqueordre p un vecteur second

membrequi dépenddesinconnuesaux ordresprécédents.La constructionde ce second

membre est cependantplus compliquéque celui calculépour la formulation Galerkin

(chapitreI).

Une variante peut aussiêtre utiliséeafin de simplifierla constructionde FQ. Elle

consisteà garder le terme de décentrageP constant durant un pas et à I'actualiser

à chaquedébut de pas de la techniquede continuation; on nommera cette variante

"B constant par pas". Dans ce cas, la non-linéaritéest naturellement quadratique

comme pour la formulation Galerkin. La matrice de rigidité tangente et Ie vecteur

secondmembre sont alors définispar:

go,u,)l
: lK,,(u)l + lNff(uo,uo)]+ lolNif"("o,
ro)l
llx,tu', p-l p-l
(rr.22)
go)l
t.oi,", : t tNff(t/",U,-,)l+ t BolNff (U,,U,-,))
I r=l r=L

avecB6 calculé en chaque début de pas' Un exemplede calcul aveccette méthode est

donné au paragraphe suivant.

47
CHAPITRE II. MAN pour Ia formulationPetrov-Galerkin

IT.4 Résultats et Discussion


lI.4.L Méthode " B constant par pas"

Sur les figures (II.7) les vitessessolutionsde I'exemplede l'écouiementau dessus

d'un obstaclecarré (fig. II.1) sont tracéesen fonction du nombre de Reynolds.Ce sont

les vitessesd'un point situé derrièreI'obstacie.La courbe "MAN" est Ia solution du

problème (II.18) alors que la courbe "beta constantpar pas" est celle des équations

(II.22) (méthode "B constant par pas"). Pour la méthode "B constant par pas" le

0.1

-0.1

-o.2

-0.3

-0.4

-0.s

-0.6
20 30 40
Noùre de ReFolds

(a) Vitesse Ux calculée avec la MAN, pro-


blèmecomplet (II.21) et "B constantpar pas"
([L22)

o.1
IN+
beEa consÈanÈ pa! pas '+'-

0,4 .4
0,1

o.2

0.1

0,1
LO 20 30 40
NoDble dê ReFoIds

(b) Vitesse Uy calculée avec la


MAN,problème complet(II.21) e t "g
constantpar pas" (II.22)

Ftc. II.7 - Ecoulernentau dessusd'un obstaclecarré

terme de décentràge13est constant durant un pas de continuabionet est réévaluéà

48
CHAPITRE II. MAN pour Ia formulation Petrov-Galerkin

chaque début de nouveaupas. Bien que la qualité de la solution de cette méthode

dépendede la longueurdespas de la MAN (plus ceux-cisont courts,plus la réévalua-

tion de B est fréquente)nous ne la conseillonspas. En effet on voit sur la figure (ILZ)

que cette méthode ne donne que I'allure des courbeset non une solution "exacte". Il

est préférabled'utiliser la procéduredécrite au paragraphe(1I.3.2)car p est évaluéIe

long de la branche et non point par point. Il est cependantintéressantde remarquer

que si p est constant durant un pas de continuation,on conservealors le caractère

quadratique des équationsdu problèmecontinu.

II.4.2 Résultats numériques

Cette partie porte sur I'exactitudedesrésultatsdéterminésavecla MANI comparée

aux résultats numériqueset expérimentauxtrouvés dans la littérature.

ainsi que
Ainsi sur l'exemplede la cavité (pour lequelles conditionsgéométriques,,

les vitessesimposéessont donnéessur lafigure I.8 du chapitreI),les vitessessolutions

calculéesavec la MAN (ordre 15 et e = 10-5) sont comparéesavec les résultats de

IL8, II.9, II.10).Le maillageest constiiuéde 900


Ghia [26]et Zienkiewiczl32l(fi.gures

élémentsQ9/3D soit 7200d.d.l. Pour atteindre une valeur du nombre de Reynoldsde

400, le calcul a demandé16 pas de continuation (soit 16 triangulationsde matrice).

Pour les trois valeurs du nombre de Reynolds (fig 8(a), 9(a), 10(a)) les solutionsde

la MAN sont en bon accord avec cellesde la littérature.

Sur I'exemple de l'écoulementdans une march. (fig. II.11) le calcul a été mené

jusqu'à une valeur 500 du nombre de Reynolds.Ce dernier est calculéà partir de la

vitessemaximale du profil paraboliqueà i'entrée et de la haubeurde la marche. 700

élémentsQ9/3D composentle maillage,ce qui représenteun nombrede d.d.l. de297I.

Pour atteindre cette valeur du nombre de Reynolds,69 pas de continuation ont été

(l'ordre de troncaturedes sériesest 15 et e : 10-'). Sur la figure (IL12)


nécessaires

les profils des vitessesde la MAN pour plusieurspositionsdansla marche (à Re:150)

sont comparésavec les résultats de Bogaerts [33]. Les solutionssont similaires.Afin

49-
CHAPITRE II. MAN poûr Ia formulationPetrov-Galerkin

ZIMItrICZ ..-
0.8

0.6

0.4 i
|\
o.2

0
-0 0.4 0.6
ux

(a) Distribution des vitesses horizontales (b) Lignes de courant à Re =


enn=0.5àRe=100 100

Frc. II.8 - Soluti,onscalculéesauecla MAN cornparées


aur soluti,onsde Ghia [26] et
à
Zienkiewicz[32] , écoulementdans une cauité Re : 100

UI

(a) Distribution des vitesses horizontales tul Lignes de courant à Re =


enc:0.5àRe=400 400

Frc. II.9 - Solutions calculéesauecla MAN cornpt,rées


aur solutionsde Ghi,a[26] et
:
Zienkiewicz[32], écoulementdans une cauité à Re 400

de montrer que les modifications que nous avons apportéesaux relations originales de

la formulation Petrov-Galerkin ne modifient pas i'évolution de l'écoulement lorsque

le nombre de Reynoldsaugmente,les lignes de courant des solutionsde la MAN sont

présentéespour deux valeursde Reynoldssur la figure (II.13). Belucci [3a] et Armaly

en fonction du nombre de Reynolds.


[35] décriventla même évolution de 1'écoulement
Pour des nombres de Reynolds inférieurs à 400, une seulezone de recirculation est

visible. A partir de Re - 400, une deuxièmezone apparaît.

JU
CHAPITRE IL MAIV pour la formulationPetrov-GzLerkin

,/t

0-.
-o,1
U,

(a) Distribution des vitesseshorizontales (b) Lignesde courant à Re =


ens=0.5àRe=1000 1000

Frc. II.10 - Solutions calculéesauecla MAN compt.réesaur solutions de Ghia [26]


et Zienkiewicz[32], écoulementdansune cauitéà Re: 1000

aprohlparabolique
vitesse aI'entree

,-na1
"-""1

'T_ t.)

Frc. II.11 - Géom.étrie pour l'erernplede la rnarche


imposées
et conditionsde uitesses

Flc. II.12 - Profils des uitesses pour Re:150, eremplede la marche


horizontales

,Jl
CHAPITRE II. MAN pour la formulationPetrov-Galerkin

10

(u) Re = 156

10

(h'r Re = 500

F I c . I I . 1 3 - L i g n e su l t c o u r a n tà R e : 1 5 0 e t R e : 5 0 0

II.4.3 Discussions

Nous allons maintenant nous attacher à la caractérisationde la valeur du para-

mètre de régularisation17.Tous les tests présentésici sont réaliséssur I'exempiede

géométriqueset les conditions


l'écoulementautour d'un cylindre (les caractéristiques

aux limites sont donnéesfigure I.1 du chapitre I). Plusieursvaleurs du paramètre

4 seront testées.Ainsi sur la figure (II.14) les solutionspour deux valeurs de q sont
tracéesen fonction du nombre de Reynolds.Le tableau(II.1) résumeles performances

de la MAN en fonction de la valeur de 17.Les calculssont menésjusqu'à un nombre

de Reynolds de 40. Grâce à ce tableau on voit que le paramètre de régularisation

n Nb de Triangul. de Mat. tempsCPU (s) Norme du résidu


\:I 13 1620 1
? : 10-1
10
rt) 1620 10-2
'lÀ
1800 r n-3
4:10-3 I= rt/
1'
?:10-6 I+ 1800 10 - 3

Tae. II.1 - Performancesde la MAN pour plusieursualeursde 11

K.)
ÙL
CHAPITRE IL MAN pour Ia formulation Petrov-Galerkin

Frc. II.14 - Ecoulementautour d'un cylindre,solutionscalculées


auecla MAN pour
-
rl : I et r7 10-t , sériestronquéesà l'ordre 7 et e: 10-5

influe très peu sur Ie nombre de triangulations de matrices,donc sur la longueur de

pas de la techniquede continuation.Par contre il influencela qualité de Ia solution

(tableau ILl et courbesII.14). A partir d'une certainevaleur de ce paramètre, au-

cune évolution n'est constatée.Ainsi 4 : 10-3 est une valeur acceptable'Pour tous

les calculsde ce chapitre,la valeur de 4 est fi.xéeà 10-3.

Dans le chapitre I nous avionscomparéles performancesde la MAN à cellesde la

méthode de Newton-Raphson.Nous allonsréaliserla mêrneétude avecla formulation

Petrov-Galerkin.Trois calculsont été étudiés avecla méthode de Newton-Raphson,

quatre avec la MAN (tableau II.2). Les différencesentre les trois calculs Newton-

Raphson sont les valeurs des longueurs d'arc imposéesainsi que la qualité de la

solution demandée. Les calculs avec la MAN sont réalisésavec la même valeur du

paramètree (10-?), mais avecdesordresde troncaturedessériesdifférents.Les calculs

sont menésjusqu'à un nombre de Reynoldségal à 40. Le tableaumontre que pour une

meilleure qualité de la solution, ia MAN consommemoins de temps de calcul que la

méthode de Newton-Raphson.Ainsi l'ordre 20 de Ia MAN a une meilleurequalité de

solution que le cas 1 de Newton-Raphsonpour un temps de calculéquivalent(tabieau

rr.2).
Ce tableau montre aussicommepour la formulation Galerkin (tableau I.1), que le

nombre de triangulationsde matrice décroît avecI'ordre de troncature des séries.Par

53
CHAPITRE II. MAN pour Ia formulation Petrov- G alerkin

contre cette diminution ne s'accompagnepas pour tous les ordres d'une diminution

du temps de calcul. Pour expliquerce phénomèneles temps de constructiondu second

Méthode Nb de Triansul. de Mat. tempsCPU (s) Norme du résidu


Newton-Raphson1 5 7 ( 1 i t é r . / p a s) 4620 l 0 -z
Newton-Raphson2 69 (2 itér./pas ) D/OU 10-3
Newton-Raphson3 126 (3 itér./pas) 10380 I 0-4
MAN ordre 7 27 3360 1 0 -c
MAN ordre 10 18 2700 10-5
MAN ordre 15 T7 3420 10-5
MAN ordre 20 17 4500 10-5

Tae. II.2 - Comparai,son


entre la MAN et Newton-Raphson,eremplede l'écoulement
autour d'un cylindre

membre FQ pour un pas de continuationsont donnésdansle tableau (II.3). Les temps

à la constructiondu secondmembrede la formulation Galerkin


de calculsnécessaires

sont aussi indiqués. Ce tableau montre que comme pour la formulation Galerkin,

il existe pour la formulation Petrov-Galerkinun ordre optimum de troncature des

séries.Si pour laformulation GalerkinI'ordre 20 est l'ordre Ie plus performant,pour la

formulation Petrov-Galerkincela sembleêtre I'ordre 10. Lorsqueia sérieest tronquée

à I'ordre 20, pour la formulation Petrov-Galerkin,le temps de constructiondu second

membre est pratiquemment équivalent à trois triangulations de matrice.

Cette explosiondu temps de constructiondu secondmembrevient de la difficulté

à évaluer la relation (II.20) lorsque I'ordre de troncature est grand. Cette difficulté

ou cette augmentation du temps CPU est propre à la formulation Petrov-Galerkin.

En effet, on constate également,en comparant les résultats clu chapitre I (tableau

I.1) avec ceux du tableau'II.2, une augmentationdu temps de calcul de la méthode

Newton-Raphsonavecla formulation Petrov-Galerkin,pour une cpralitéde solution

inférieureà celle obtenueavecla formulation Galerkin.

-dr
CHAPITRE II. MAN pour Ia formulation Petrov-Galerkin

Ordre Galerkin Petrov-Galerkin


T 21. 44
10 26 70
15 JJ I2T
20 49 ,)A

Temps C.P.U.pour une triang. Mat. 80 80

Tne. II.3 - TempsC.P.U. nécessa'ires à la constructiondu secondmembreFQ pour


un pz,sde continuation et pour les deur formulations

11.4.4 Place mémoire

Comme nous I'avionsfait pour la formulation Galerkin (chapitre I), nous allons

regarderen détail la placemémoireoccupéepar lesvariablesde la formulation Petrov-

Galerkin (Tableau II.4) pour plusieursordres de troncature des séries.Comme on

pouvait s'en douter (car toutes iès nouvellesvariablessont desquantitésélémentaires)

Ie stockagede ces nouvellesvariablesreprésente(pour I'ordre 20) moins de 3% de

la taille totale. La matrice tangente occupela majorité de I'espacemémoire. Ainsi,

I'introduction de cesnouvellesvariables,qui permettentde travailleravecdesrelations

asymptotiques,n'est en rien pénalisantau niveau


bien adaptéesaux développements

du stockagedes données.

Quantité ordre 10 ordre 15 ordre 20


Kr] 1 2 , 9 . 1 0( 69 5 , 1% ) 1 2 , 8 . 1 0(6 7 9 T o ) 1 2 , 8 . 1 0 b( 7 a T o )
v 0 , 3 . 1 0(o2 T o ) 0 , 4 . 1 0(62 , 5% ) 0 , 5 . 1 0 6( 2 , 9% )
U 0 , 6 . 1 0(64 % ) 0 , 9 . 1 0(65 , 5% ) 1 , 2 . 1 0 6( 7 % )
VU 1 , 2 . 1 0(68 % ) 1 , 9 . 1 0(6r t , 2 Y o ) 2 , 4 . 1 0 6( 8 , 7 % )
Sous-total t 5 . 1 0 o ( 9 9 , 1% ) 1 6 . 1 0 o( 9 8 , 2Y o ) 17.106(97,6 To)
Quantité Petrov-Galeril ln
a 0 , 0 2 . 1 0(o0 , 1 5% ) 0 , 0 4 . 1 0(60 , 2 5% ) 0 , 0 6 . 1 0(60 , 3 5% )
Re" 0 , 0 2 . 1 0(60 , 1 5% ) 0 , 0 4 . 1 0(60 , 2 5% ) 0 , 0 6 . 1 0(60 , 3 5% )
It 0 , 0 4 . 1 0(60 , 3% ) o ,o g . 1 0(60 , 5% ) 0 , 1 2 . 1 0(60 , 7% )
rr.
vN 0 , 0 4 . 1 0(60 , 3% ) o ,o g . 1 0(60 , 5% ) 0 , 1 2 . 1 0(60 , 7% )
'r 0 , 0 2 . 1 0(60 , 1 5% ) 0 , 0 4 . 1 0(60 , 2 5% ) 0 , 0 6 . 1 0(60 , 3 5% )
Sous-total 0 , 1 4 . 1 0(o0 , 9% ) 0 , 2 8 . 1 0 (o1 , 87 o ) 0 , 4 2 . 1 0 6( 2 , 4 T o )
Total 1 5 , 0 4 . 1 0(61 0 0% ) 1 6 , 1 8 . 1 0(61 0 0% ) 1 7 , 3 2 . 1 0( 160 0% )

Tne. II.4- Nombre de réels stockéspour différentsordresde troncaturedes séries


CHAPITRE II. MAN pour Ia formulation P etrov- G alerkin

II.4.5 Influence du maillage

Dans ce paragraphe nous allons effectuer une comparaisonentre les soiutions

obtenuesavec les deux formulations. Cette étude n'a pas pour objectif d'affirmer la

supériorité de I'une des deux méthodesmais de répondresimplementà une curiosité

scientifique.

La formulation Petrov Galerkin permet de supprimerdesoscillationsparasitaires

qui naissentdans le champ de vitessesde l'écoulementlorsqueI'on utilise une formu-

lation Gaierkin. Mais même si cette méthode donne de bons résultats,son utilisation

ne fait pas l'unanimité chez les numériciens.Ainsi Gresho[30] ne la conseillepas: il

préconiseau contraire d'utiliser la formuiation Galerkin en raffinant le maillage.Sur

1'exemplede l'écoulementautour d'un obstacle(fig. II.3), il proposeun maiilag" (fig.

II.2) qui permet de supprimercesoscillationsparasitaires.Nousnous sommesintéres-

sés sur cet exemple à l'étude de l'évolution des solutionsde la formulation Galerkin

en fonction de la finessedu maiilage.Sachantque sur cet exemplenous connaissions

les zones où le raffinementétait fortement conseillé.Sur la figure (II.15) la courbe

LO
killàgê dê cresho -
MaiIlaqê 1, Pelrov _--_

,.r"':
.,,,'

0
r00 150
NoDbrê de ReFoIds

Frc. II.15 - Compara'isondes uitessesobtenuesauecdeux maillageset deur formula-


tions différents

"Maillage de Gresho" est La solution obtenue avec le maillage de Gresho et la for-

mulation Galerkin. La courbe "Nlaillage 1: Petrov" est celleobtenueavecle maillage

sont l'évoiution des


(tZ(a)) et la formulation Petrov-Galerkin.Les courbesprésentées

vitessessuivant y d'un point situé en amont de I'obstacleen fonction du nombre de

ôo-
CHAPITRE II. MAN pour la [ormu]ationPetrov'Galerkin

Reynolds. La solution du calcul avec la pondération Petrov-Galerkinest bonne car

si I'on regarde la solution obtenueavec le même maillagemais avec une formulation

Galerkin (fig. tO(b)) on voit que la vitesse est négative devant I'obstacle (solution

parasite). Ainsi en faisant évoluerle nombre de d.d.l. du maillage (figures 16(b) et

16(c)), la vitesse devant l'ôbstacledevient aussinégativemais pour des valeurs su-

périeuresdu nombre de Reynolds.On constateici que I'augmentationdu nombre de

d.d.l. retarde I'apparitiondesphénomènes Enfin, sur la courbe (16(d)),


parasitaires.

la vitesseest positive devant I'obstaclepour toute la piage de valeur du nombre de

Reynoldsdécrite. On considèrealors que la solutionest bonneet que les phénomènes

parasitaires ont bien disparu, ce qui confirme les conclusionsde Gresho sur I'in-

fluencede la finessedu maillage.Cependant,la formulation Petrov-Galerkinatteind

le même résultat avecun nombre de d.d.l. beaucoupmoins important. Ceci permet

d'atténuer I'un des inconvénientsapparentsde la NIAN appliquéeà la formulation

Petrov-Galerkin: le corit plus élevéde constructiondu secondmembre FQ.

II.5 Conclusion

Dans ce chapitre nous avonsmontré que grâce à certainesmodifications des re-

lations initiales de la formulation Petrov-Galerkinet à I'introduction de nouvelles

variables,la MAN conserveses avantageset ses particularités: rapidité de calcul,

descriptionanalytiquede la branchesolution,précisionde la solution. Ainsi les temps

de calcul de la MAN sont généralementinférieursà ceux de la méthode de Newton-

Raphson pour une meilleure qualité de la solution. Nous avons également constaté

que, sur un problèmeoù les non-linéaritésne sont plus quadratiques,l'ordre optimum

de troncature des sériesn'est plus 20 mais 10. Cette différences'expliquepar la dif-

ficulté à évaluer le second membre pour des ordres éievés.En effet pour des ordres

à la constructiondu vecteur secondmembre


supérieursà 10, le temps CPU nécessaire

dépassecelui d'une triangulation de matrice.

Mais le domained'application de la formulation Petrov-Galerkinne se limite pas

57
CHAPITRE II. MAN pour la formulationPetrov-Galerkin

à la mécaniquedes fluides. On retrouve égalementcette formulation pour résoudre

numériquement des problèmesde transport convectif de Ia chaleur (Hughes [31])

ou bien de laminage (Hacquin [36]). On pourrait ainsi à I'avenir élargir le champ

d'application de la MAN à ces deux problèmes.

Mais le grand enseignementde ce chapitre est que conceptueilementnous savons

appliquer la MAN à des problèmesoù les non linéaritésne sont pas quadratiquesà

la base.

-Dô
CHÀPITRE II. MAN pour Ia formulation Petrov-Galerkin

10
10 Itaillage de Gresho- Mail]age de cresho -
ltaillage 1, Galerkin --' I
M a i l l a g e2 , c a l e r k i n ' - -

5
6

.0 >4
t
o 0
O û1
-q
(,
D
o
'd
'd
>0

-2
-15
-4
-20
-6
0 50 100 150 200 250 0 50 100 150 200 250
de Reynolds
Nombre Nombrede Reynolds

(a) Maillage 1 eb Gresho (fig. II.2) (b) Nlaillage2 et Gresho (fig. II.2)

10
Maillage de cresho- Maillage de Gresho-
Mrill:da 1 ê:lôrLin --. Maillage 4, calerkin -.-'
8

>4 30

0 0
q1 o

o
!
0
7t
. ,,
>0

-2

-6
0 50 100 r50 200 250 0 50 100 150 200 250
Nonbrede Reynolds [ombre de Reynolds

(c) Maillage 3 et Gresho (fig. II.2) (d) Maillage 4 et Gresho (fig. II.2)

Frc. II. L6 - Euolution de la solutionen fonction du maillage(formulation Galerkin)

-59-
CHAPITRE II. MAN pour Ia lormulationPetrov-Galerkin

( a ) M a i l l a g e1 : 5 5 0 d . d . l . ,4 8 é l é m e n t s

( b ) M a i l l a g e2 : 8 8 0 d . d . l . , 9 6 é l é m e n t s

(c) Maillage3 : 1700d.d.l.,192éléments

( d ) M a i l l a g e4 : 3 0 0 0d . d . l . , 3 5 2 é l é m e n t s

Frc. II.17 - Illustration des différentsmaillagesutiLisés

-60
CHAPITRE I1l. Bilurcation stationnaire

CHNPITRE III

Indicateur de bifurcation
rro

statlonnalre

Dans ce court chapitrenous allonsnous intéresserà la détectiondes bifurcations

stationnairespouvant intervenir dans un écoulement.Même si le nombre de travaux

numériquesconcernantce sujet n'est pas très élevé,cesphénomènesexistent et sont

au sensoù ils se caractérisentpar une rupture de symé-


généralementspectaculaires,

trie de l'écoulement.Nous renvojionsle lecteur à I'ouvragede Seyclel[37] et à la thèse

de Boutyour [23] pour les notions de stabilité, de points singulierset de méthodes

usuellesde calculsde cespoints.

Nous allons introduire dans ce chapitre un indicateur de bifurcation qui est bien

asymptotiquesdétaillésaux chapitresI et Ii. Cet indica-


adapté aux développements

teur a été initialement proposépar Boutyour [38], [23] pour le calcul de bifurcations

de structuresélastiques.Dans sa thèseTri [16] avait introduit cet indicateur pour les

écoulementsde fluides visqueux incompressibles.

Dans ce chapitre nous adaptons cet indicateur pour I'appliquer aux équations

stationnairesde Navier-Stokesavecles formulationsGalerkin et Petrov-Galerkin.Ce


sur leséquationsd'équilibres
chapitre permettra d'introduire desnotionsélémentaires

perturbéesqui seront reprisesau chapitre suivant pour caractériserla bifurcation de

Hopf. Nous montreronsdans ce chapitre qu'au voisinaged'une bifurcation station-

naire, on assisteà des accumulationsde pas de la techniquede continuation.

Finalementnouscomparonslesrésultatsdu calculde I'indicateurpour lesformula-

61
CHAPITRE III. Bilurcation stationnaire

tions Galerkin et Petrov-Galerkin sur un exemple dont on connait expérimentalement

et numériquement les solutions.

-62-
CHAPITRE III. Bifurcation stationnaire

III.1 Indicateur de bifurcation

Les équationsstationnairesde Navier-Stokess'écriventpour la formulation Ga-

lerkin:

: Q
t Lv) + Q(u,rt) o dans (rrr.1
)
:
I u Àza sur âf),
et pour la formulation Petrov-Galerkin:

+ :o dans
pv).Q(u,u) n
Itrul
:
(IiI.2)
[z Àua sur ôQ,,

Supposonsque i'on a déterminéla branche de solutionsqui passepar un point


bifurcations
donné (Uo,)o) solutionde (III.1) ou (III.2). Pour détecterleséventuelles

stationnairessur cette branche fondamentaleau voisinagede (I/0,Ào), on introduit

une perturbation en forcepf où prreprésentef intensitéde cette perturbation et / un

vecteur force aléatoire.La réponseà cette perturbation est une fluctuation en vitesse

AV:

U :Ut + AY (rrr.3)

La relation (III.3) est introduite dans l'équationd'équilibre(III.2),

+ LV): p.f dansf)


g(Ur+ Av).Q(tJ1tLV,,U1
!ttU, + Av) + (rrr.4)
: Àua sur âf),
["r + AV
Le terme g(Ut + AV) représentantla formulation Petrov-Galerkinest approximépar

un développementde Taylor au voisinagede U1 tronqué à I'ordre 1 :

g(ur+av): gQù*aI?) xv (III5)

En introduisant cette expressiondans l'équation (III.4) et en négligeanties termes

non linéairesen AV, on obtient l'équation d'équilibrelinéariséeperturbée suivante:

uo!l:''.q(tr,(J)
\ ' \ " J ) " r ' t ' - ' av = rr,.r
,Il
rçnv1+ p(tù ô(J1,LV)
t +
I
AU
- r dans
r)
(IiI.6)
1'^","J14'
I AY : 0 sur ôf],,

oJ-
CHAPITRE lII. Biîurcation stationnaire

avec Q(\J1,Ay) i'opérateur bilinéaire symétrique. L'équation d'équilibre perturbée

(III.6) est écrite en tenant comptedu fait queUl est une solutionde (III.1).

Pour écrire l'équation d'équilibreperturbéede Ia formulation Galerkin, l'équation

(III.3) est introduite dans l'équ_ationd'équilibre (III.1), en négligeantles termes non

linéairesen AV. On obtient alors

+ô@r,Lv)--t,.f dans
I rçnv1 r] (rrl.7)
I nV : 0 surôO.,
Dans les problèmes(III.6) et (III.7) le nombred'inconnuesest supérieurau nombre

d'équations.Pour que le problème soit bien posé et que I'on ait une solution unique

on ajoute une équation. Lors des précédentesapplicationsen mécaniquedu solide

(Boutyour [23]) ou en mécaniquedes fluides (Tri [16]), on imposait que I'incrément

en vitesseA)/ - AVo soit orthogonal à AVo,

^ tv)o\ l -- n
/ A \ r - LAJ' ry,o ) n
\Al,
(rrr.8)

où A7o est Ia réponseà la perturbation / au point de départ (%, Ào) considéré,soit:

(r,çnvo1
:y
(rrr.9)
lro:r
avec .L1(A)/), I'opérateurtangent au point (tÂ, Ào).

Cet opérateur est défini Par:

pour la formulation Galerkin


LiLv) : L(Lv)+ô@v,ur)

et pour la formulation Petrov-Galerkin,


(rrr.10)

uolI"
Lt(Lv): L(Lv)+ p(u).ô(t r , Lv)/ a+u .Q(ti ,ur).Lv

Le problème complet pour les deux formulations s'écrit finalement:

( t,1xv1 : p.f dansf)


nU : O sur âf), (III.11)
{
|.(av - avo,ave): s

64
CHAPITRE TlL Bifurcation stationnaire

L'intensité p, dela perturbation s'apparenteici à une mesurede rigidité; un point de

bifurcation stationnairesur la branchefondamentalecorrespondà la perte de cette

rigidité, c'est-à-direà I'annulation de pr.

En résumé,le scalairepr défini le long de la branchepar (III.11) s'annuleen tous

les points où l'opérat eurLl est singulier(bifurcationou point li-ite en ) ) . C'est notre

indicateur de bifurcation.

III.2 Calcul numérique de l'indicateur

La discrétisationpar la méthode des élémentsfinis deséquations(III.11) conduit

à résoudrepour chaquevaleur du nombre de Reynolds,ou pour chaquepoint de la

branchefondamentale,le problèmediscret suivant:


: p . { f } d a n rsl
[lx,(ut)]iAY]
Ar: 0 surâf), (III.12)
I
[ (ny - avo,a)o) : s
avec AVo solution de:
: l I { t ( u r . ) ] - ' { / } d a n fsi
[{nu.}
AYo: o surôo,, (rIL13)
I
lpo:1
où [1{r(Ul)] est la traditionnellematrice tangenteau point de la branchefondamentale

(Ut , D.Cette matrice correspondà la discrétisationpar la méthodedesélémentsfi.nis

de |'opérateur tangent I1(AV). Pour chaquevaleur du nombre de Reynolds, pour

chaquepoint ((lt,Ài de la branchefondamentaie,on calculeI'indicateur et le mode

de bifurcation grâceaux relationssuivantes:

(rrr.14)
: pt.lK/u)l-' . {/}

III.3 Remarques

Dans les applicationsprécédentesen mécaniquedu solide(Boutyour [23]) ou en

mécaniquedes fluides (Tri [16]), I'indicateur de bifurcation pr et la fluctuation AV

-oo
CHAPITRE III. Bifurcation stationnaire

ces
sont d.éveloppésen sériesentières du paramètre de chemin " a" . Err introduisant
les
développementsasymptotiquesdans le problème perturbé et en identifiant suivant

puissancesd.e"a", on obtient à chaqueordre un problèmeperturbé qui admet le même


Une
opérateur tangent que celui qui avait servi à déterminerla branchefondamentale.
de calcul
telle méthode permet de calculerI'indicateur de bifurcation avecun temps
membre'
dérisoirepuisque l'on a besoinque de la constructionde vecteurssecond
pour la formulation Galerkin (equation iILT) la recherchede I'indicateur et du

chemin " a" est


mode de bifurcation sousla forme de sériesentières du paramètre de
des équations
identique aux problèmesprécédemmentcités, puisqueia non linéarité

est quadratique.
une méthode
Pour la formulation Petrov-Galerkinon proposedansce paragraphe
asymptotiquesdansl'équationd'équilibre
permettant d'introduire les développements

perturbée. Pour déterminerle problèmeperturbé on posealors:


(U:u1*LV
I

I
l0:0r+LP
o, -* rA-Aa
a ( III.15)
1 " : a 1-
I R"" Re",* LRe"
[, : r, * ar
avecles paramètresd, Re",B,l relatifs à la formulation Petrov-Galerkinintroduite
fonda-
au chapitre II. Les variables(tlt,gt,a7,Re",,71) sont solutionsdu probième

mental, elles vérifient donc les relations:


L ( U r )+ 0 r . Q ( U t , U t ) :À - F

gr: g(ur):ffu,,",

ft:U3,+t\,*n2 (rrr.16)

p e e r -- 2 ut t h

Re.
tu.-4
r l- rl ' - e e , t L l

(II.3)'
On introduit les définitions(IIi.15) dans les expressions ( r r . 6 )(,I I . e )(,I I . 1 o )
(III.16), on obtient ttn nouveau
du chapitre (II) ; en tenant comPte des expressions

-66-
CHAPITRE II1. Bifurcation stationnaire

problème linéariséperturbé défini par:

L ( L V )+ p r ô ( L v , U ) + L g . Q Q r , u )= p f

- f a1'LU;lLou:t\ gt.Lt
^Apn: a, _
1r
t , J.wi-

^
/\n-4
ArRe,(l-or)
L+ F.ec
( r l ri.7 )
I

u, LU"*Us LUu
A7 11

A Po -- Lt'h
^tLve
2-u

Dans ce dernier on peut introduire les déveioppementsasymptotiquesdes variables


En
0t, LV, LB, La, L1, LRe",Ur, À) en fonction du paramètrede chemin "o".
identifiant suivant les puissancesde " a" on obtient alors un ensemblede problèmes

linéaires avec le même opérateur tangent. Ainsi grâce à une seule triangulation de

matrice, une partie de la courbe de I'indicateur et du mode de bifurcation est connue

sous forme analytique.

Nous n'avonspas progamméla recherchede I'indicateurpar une méthode asymp-

totique car nous n'avons pas cherchédans ce travail à disposerd'un outil de calcul

de I'indicateur le plus performant possibleau sens de temps de calcul mais plutôt

un outil fiable et efficace.Nous voulions de plus vérifier que les zonesd'accumulation

de pas de la méthode de continuation correspondaientà des points de bifurcation

stationnaire.Le calcul exact de I'indicateur suffit alors pour vérifier cette hypothèse.

C'est pourquoi en chaque point de la solution fondamentale (pour chaque valeur du

nombre de Reynolds),on évalueraI'indicateur de bifurcation par la méthode exacte

grâce aux relations (III.14).

III.4 Résultats
III.4.1 Ecoulement dans un tunnel avec élargissementbrusque

L'exemple que nous présentonspour illustrer le caicul de I'indicateur de bifurca-


brusque
tion est celui de l'écoulementd'un fluide dansun tunnel avecLtnélargissement

67
CHAPITRE III. Bifurcation stationnaire

(t39]) Les donnéesgéométriques,les conditions aux limites ainsi que les caractéris-

tiques du fluide sont donnéesfigure (lII.1). Deux maillagesont été utilisés pour les

calculs. Le premier est constituéde 349 élémentsQ9 soit 3026 degrésde liberté et le

deuxième de 642 élémentspoul un nombre de degrésde liberté de 5542.

Vitessed'entreea profil Ux =0
parabolique suivant x

5.0
P2 (204; 10.0)
10.

5.0

20.0 520.0

t_-- du fluide :
Caracteristiques

F = 0.1 stokes
P = 1'0 kdn?

FIc. III.1 - Descripti,onde la géornétri,e,


des conditionsaux limites et des caractéris-
tiquesdu fl,uidepour I'écoulement dans un tunnel auecun élargissement brusque'

Nous allons ici calculerI'indicateur de bifurcation le long de la branchefondamen-

tale. La solution fondamentaleest déterminéepar la Méthode Asymptotique Numé-

rique. Mais grâce à I'expérienceque nous avons de la bifurcation stationnaire,nous

savonsqu'au voisinaged'une bifurcation (ainsi que d'un point limite) se produit un

phénomème d'accumulation de pas. I1 n'est pas nécessairede calculer I'indicateur

sur la totalité de la branche fondamentalemais seulement1à où ces zones d'accu-

mulation de pas apparaissent.C'est en quelque sorte un critère visuel de détection

de bifurcation. C'est cette démarcheque nous avonsutilisé concernantI'exemplede

l'écoulement dans un tunnel. Nous avons lancé un premier calcul pour déterminer

la branche fondamentaleavec la M.A.N. Les sériessont tronquéesà I'ordre 15 et le

paramètre e vaut 10-8. La vitessesolution suivant I'axe x d'un point noté P1 sur la

figure (III.1) est tracéeen fonction du nombre Reynoldsde l'écoulementsur la figure

68
CHAPITRE IIl. Bifurcation stationnaire

(III.2). Le nombre de Reynoldsest calculéà partir de la vitessemaximale du profil

parabolique des vitessesà I'entrée du tunnel et de la hauteur du tunnel avant i'élar-

gissement.Une zone d'accumulationde pas apparaît pour un nombre de Reynolds

environ égal à 250. Cette courbe a été obtenueen utilisant la formulation Galerkin.

0.5
M.A.N. ordre 15 +
0.45

o.4

0.3s
x
0.3
o
a
u u .z)
0)
]J

0.2

0.15

0.1

0.05

0
100 200 300 400 500
Nombre de Reynolds

Frc. IIL2 - Mise en éuidencedes accumulationsde pas au uo'isinage d'un point de


bifurcation, uitessesuiuant r d'un point noté PI sur la figure (III.1), formulation
Galerkin.

IIl.4.2 Formulation Galerkrn

Nous venonsde voir que pour un nombre de Reynoldsvoisin de 250, nous avions

une accumulationde pas. Nous allons lancé I'algorithme de détection de bifurcation

stationnaire dans cette zone. Le résultat du calcul de I'indicateur est donné figure

(+(u)). L'indicateur de bifurcation s'annulepour un Reynoldscompris entre 2I4 et

216.

Lorsque le point de bifurcation est déterminé,il est alors intéressantde calculer

les branches bifurquéesen ce point. Il est possibled'utiliser la méthode proposée

par Vannucci ([37], [40]) et appliquéeavecsuccèsen élasticiténon linéaire. Il calcule

les solutions du problème non-linéaireavec Ia M.A.N. Sur ces courbessolutions, il

détermine les points de bifurcation avecI'indicateur présentéici puis, résout en ces

69
CHAPITRE III. Bifurcation stationnaire

(, 0.5
!
Indicat.eur.È
ë
o
.d
D
6
!
o
- 0. 5
o
u
d
0 -1
l{
4
q

0
d

l{
a
q,
!
-2
d
o
!

2r0 212 2L4 216 2r8 220 222 224


de Reynolds
Nombre

Frc. III.3 - Indicateurde bifurcationen fonction du nombrede Reynolds,bifurcation


stationnairepour Re : 215,formulation Galerkin.

points Ie problèmeaux tangentes.Bien que cette méthodene serapas appliquéeici aux

la M.A.N. offre la possiblitéCedéterminerqueiques


fluides visqueux incompressibles,

unes de ces branchesbifurquéesen ne faisant varier que quelquesparamètres.Ainsi,

sur l'exempleprécédent,lesbranchesnotéesL et 2 sur lafigure (+(u)) ont été calculées

avecdes sériestronquéesà l'ordre 15 et un paramètree égal à 10-8 pour la branche 1

et 10-3 pour la branche 2. Ces courbessont les vitessessuivant y d'un point noté P2

sur la figure (III.1). La branche3 a été déterminéeen utilisant un deuxièmemaillage.

Cette particularité de la M.A.N. pour le calcul des branchesbifurquéesvient du

fait qu'en modifiant les paramètres du calcul, on introduit alors des perturbations

numériques aiguillant les solutions vers telle ou telle branchebifurquée. Ainsi, Iorsque

I'on utilise un paramètree grand (cas de la branche1) les longueursde chaquepas de

continuationsont grandes.Dans le casde la branche2, on a très bien pu ainsi "sauter"

la bifurcation à Re : 2I5. Pour bien distinguerles trois branchesbifurquées,les lignes


figures (III.5, III.6 et
de courant correspondantà ces trois branchessont présentées

IIi.7) pour un nombre de Reynoldségal à 600. Le point de bifurcation que nous avons

détectéprécédemmentcorrespondà une perte de symétriede l'écoulement.

70
CHAPITRE lll. Bifurcation stationnaire

0.2

0.15

0.05
o
o
a 0
o

-0.05

-n 1

-0.15

-0.2
100 200 300 400
NorLbre de Relmolds

(a) Branches bifurquées et fondamentale

chel-
4e-05 anche 2 -----
Branche 3 "-''-

2e-05

o
a
q 0
a
a
-2e-05

-4e- 05

2),4 2L4.5 2r5 2L5.5 216 216.5 2r1 2L7.5


Nonbre de Re)molds

(b) Zoom des branches bifurquées et fondamentale

Frc. III.4 - Solutions obtenueso,uec10,M.A.N. en uti.lisantdeur rnaillages et des


paraTnètresdifférents,uitessesuiuant y d'un noeud noté P2 sur la figure (III.1), fo-
mulation Galerkin.

Ce phénomème a été observé expérimentalementpar Durst [39] mais pour un

nombre de Reynolds proche de 125. Sur ce même exempleShapira et al. [41] ont

effectué une analyse linéaire de la stabilité. Ils ont trouvé que pour un nombre de

Reynolds compris entre 212 et 216, une valeur propre changeaitde signe, indiquant

donc une bifurcation stationnaire.Ceci correspondà la valeurpour laquellenotre in-

dicateur clebifurcation s'estannulé ainsi qu'au début de l'écoulementantisymétrique.

a1
t1
CHAPITRE III. B ifurcation st ationnaire

1 de Ia
Frc. III.5 - Lignes de courant à Reynoldségal 600 sur la branchebifurquée
fi,gure(4 &) ), formulation Galerkin

2 de
FrC. III.6 - Lignes d.ecourantà Reynoldségat600 surla branchefondarnentale
la figure (tr(o))' formula[ion Galerki,n

3 de la
Frc. III.7 - Lignes d,ecourant à Reynoldségal 600 sur la branchebifurquée
fisureG&))

III.4.3 Formulation Petrov-Galerkin


la fi-
Le même problème a été résolu avec la formulation Petrov-Galerkin. Sur
point
gure (IIL8), un phénomèneidentique d'accumulationde pas au voisinaged'un
nombre
singulier est observé. L'indicateur de bifurcation a été déclenchépour un
pour un
de Reynolds compris entre 200 et 300. Figure (IiI.9), I'indicateut s'annule
pour cette
nombre de Reynolds de 240 indiquant ainsi une bifurcation stationnaire

valeur.

La 1VI.A.N.conserveavec la formulation Petrov-Galerkinla même particuiarité

at L, '
CHAPITRE III. Bifurcation stationnaire

0.5
M.À.N. ordre 15 +
0.45

0.4

U. Jf

x^-
c,
o n lq
a v . - J

0)
D
-.1i)

0.15

0.1

0.05

0
0 100 200 300 400 500 600
Nom.bre de Reynolds

Frc. IIi.8 - Mise en éuidencedes o,ccurnulations de pas au uoisinagedu poi"ntde


bifurcation, uitessesui,uantr d'un point noté PI sur la figure (III.1), formulation
Petrou-Galerkin

91
!
0.6
'4
I n d i c a l e u r+
d

Ç nc
0 ".J

d
il o.+
d

0
! 0.3
d

l]

q
0.2

0
d nr
l{
qJ

60
IJ
'd
6
E -o.r
270 2t5 220 225 230 235 240 245
Nombrede Reynolds

Frc. III.9 - Indicateur de bifurcationen fonction du nombrede Reynolds,bifurcation


stationnairepour Re : 210, formulation Petrou-Galerkin

de suivre des branchesbifurquées différentessuivant les valeurs des paramètres des

séries.On retrouveainsi figure (10(a)),ies trois branchesbifurquéesmisesen évidence

avecla formulation Galerkin. Deux branchesont été obtenuesen modifiant l'ordre et

le paramètre 6 des séries,la dernièreavecun maillagedifférent.Les lignesde courant

- tJ -
CHAPITRE III. Bifurcation stationnaire

car ellessont identiques


correspondantà ces trois branchesne sont pas représentées

à cellesde la formulation Galerkin.

0.2
M.À.N. ordre 15, eps = 10e-8 -
0.15 M.À.N. ordre 7, eps = 10e-3 -----
M.À.N. ordre 15, eps = 10e-8.- '

0.1

0.05
o
a
o 0
o

-0.05

-0.1

-0.15

-0.2
r,00 200 300 400 500 600
Nonbre de Relmolds

(a) Branches bifurquées eÇfondamentale

0.000L
Branche 1
8e-05 z "'--'
l-.-.-.-
5e-05

4e-05

2e-05
o
o 0
o
.a -2e-05

-4e- 05

-6e-05

-8e-05

-0.0001
239 239.4 239.8 240.2 240.6
Nonbre de Relmolds

(b) Zoom des branches bifurquées et fondamentale

Frc. III.10 - Solutionsobtenuesauecla M.A.N. en utilisant deur mai,llages et des


différents,u'itessesuiuant y d'un noeud noté P2 sur la figure (III.1), fo-
po,ro,rnètres
mulation P etrou-Galerkin.

III.5 Conclusion

Nous venonsdans ce chapitred'exposerune techniquede calcul de bifurcation sta-


qui leposesur i'introduction d'un
tionnaire pour les fluidesvisqueux incompressibles


l.{
CHAPITRE IlL Bifurcation stationnaire

indicateur. Cette techniquese prête très bien à la NléthodeAsymptotique que nous

utilisons pour calculerles solutionsdes équationsstationnairesde Navier-Stokes.Le

calcul des bifurcations stationnairesest réalisépour deux types de pondération, les

formulations Galerkin et Petrov-Galerkin.Malgré la difficulté qu'amèneI'utilisation

de la formulation Petrov-Galerkin,nous avonsmontré que le calcul de I'indicateur est

réalisableen effectuantquelquesaménagements
par rapport à la méthodeinitialement

proposéepar Boutyour. Bien que I'indicateur ne soit pas connu analytiquement,ce

qui est pénalisanten termes de temps de calcul, quelquesdirectionsde travail sont

avancéespour pallier à cet inconvénient.Nous confirmonsaussidans ce chapitre les

accumulationsde pas de la techniquede continuation qu'avait constaté Tri [16] au

voisinaged'un point de bifurcation stationnaire. Les résultats présentéssont rela-

tivement proches de ceux trouvés dans la littérature concernantl'utilisation de la

formulation Galerkin. Pour la formulation Petrov-Galerkin,les mêmes bifurcations

sont observéesmais pas aux mêmesnombres de Reynolds.Ce décalagesera égale-

ment observéentre les deux formulationspour le calcul desbifurcationsde Hopf qui

est I'objet du chapitre suivant.

- Ir)
CHAPITRE III. Bifurcation stationnaire

-76-
CHAPITRE IY. Bifurcation de Hoof

CHapITRE IV

Détection des points de bifurcation


de I{opf

Une bifurcation de Hopf traduit le passaged'une solutionstationnairevers une so-

lution périodiqueen temps. Les premierstravaux concernantla caractérisationd'une

bifurcation de Hopf sont dus à Poincaré.Andropov et Hopf les ont ensuite étendus

respectivementaux systèmesà deux et n dimensions(Hassard[42], Marsden et Mc-

Cracken [a3]). La première partie de ce chapitre est consacréeà des rappels sur Ia

bifurcation de Hopf (caractérisationde ces points singuliers,principales méthodes

numériquesutiliséespour déterminercespoints). Dans la deuxièmepartienous nous

intéressonsà I'indicateur de Hopf tel qu'il avait été initiaiement proposéet appliqué

par Bensaadi[aa] pour les systèmesà petit nombre de degrésde liberté. La première

application de cet indicateurpour dessystèmescontinusdiscrétisésavait été faite par

Tri [15] sur un problèmede mécaniquedes solides.L'application aux équationsdes

n'avait pas été possibleà causedes accumulations


fluides visqueux incompressibles

de pas de la techniquede continuation (voir chapitre I). Dans le but d'utiliser une

formulation Petrov-Galerkin, nous allons montrer dans ce chapitre que grâce à cer-

tains aménagements(par rapport à l'algorithme initial de Bensaadi),cet indicateur

est un outil numériqueefÊcacepour calculerles bifurcationsde Hopf sur les branches

de solutionsstationnairesde Navier-Stokes.La principaledifférenceentre ce travail et

les algorithmesutiliséspar Bensaadiet Tri résidedans I'abandondes développements

asymptotiquesà deux paramètres: le paramètre de chemin " a" et la pulsation c,.,.

77
CHAPITRE IY. Bifurcation de Hoof

Nous n'utiliserons qu'un seul développementasymptotique,celui en u j et nous tra-

vailleronsà nombre de Reynoldsfixe (à "a" fixé). Cette nouvellemanièrede travailler

permet d'introduire une techniquede continuationsur I'indicateur (ce qui serait très

compliqué pour les développementsà deux paramètres),et ainsi de déterminer des

bifurcations de Hopf pour n'importe quelle valeur de la pulsation. Deux exemples

numériquesclotureront ce chapitre: le traditionnel exemplede l'écoulementautour

du cylindre et l'écoulementdans une marche.

78
CHAPITRE IY . Bifurcation de Hoof

IV.1 Rappels théoriques

Nous nous sommesattachésjusqu'à présentà résoudreun problème non-linéaire

stationnaire.La branchefondamentaleet les branchesbifurquéessont solutionsde:

R(U,À) : 0 (ry.1)

Lorsque Ie problèmeest dépendantdu temps, les solutionsvérifient alors l'équation

suivante:

Y : R(J,^) (IV.2)
dt

Sur ces branchessolutions, on peut assisteren un point singulierà une transition

entre un état établi (stationnaire) et un état oscillant (harmonique).Un tei point

de bifurcation d'une solution stationnairevers une solution périodiqueen temps est

appelé point de bifurcation de Hopf.

Un exemple simple à deux variables issu de i'ouvrage de Seydel [37] va nous

permettre de caractériserI'apparition d'une bifurcation de Hopf.

Soit le systèmesuivant à deux inconnues(Ur,Ur) et un paramètreÀ,

f Ùr: -Uz*u,(À-
{ :.' ---
o '-,-,'.' U?-Uî) (IV'3)
- -.:' - -,:."
lUr: Ut* Uz(À U? U;)
Il n'existe qu'un seul point d'équilibre(Ut,Ur) : (0,0). En ce point, Ia matrice

Jacobienneest:

:Lt -1 l
aË(0,0)_iÀ
) l (rv.4)
ou
Les valeurspropres de cette matrice sont notées:

( r , z ( À :) À t i (IV.5)

La discussionsur la stabilité de la solution stationnairereposesur le signede la partie

réelledes valeurspropres (IV.5). Ainsi, si ) < 0, la solution est stable. Par contre si

À > 0, elle est instable. En ) : 0, on montre que la solution stationnaire bifurque

vers une solution périodique.

79
CHAPITRE IY. Bifurcation de Hoo[

En utilisant les coordonnéesp o lair es


( r ,r ) ,

[u':rcosu (iv.6)
:
l[/z rsinc.r
le système(IV.3) devient:
- : -r sin cuf r:cosu(À - 12)
I f ,ot u rù sin c.., (rv.7)
a * r ù c o s ( , : r c o s u * r s i n c u ( À- r ' )
\rsin
En multipliant la premièrerelation de (IV.7) par coscu,la deuxièmepar sinu.'et en

les additionnant, on obtient une équation différentielledépendantseulementde r:

i:r(À-r2) (rv.8)

De la même façon, en multipliant cette fois-cila premièreéquationde (IV.7) par sin c,r

et la deuxièmepar costr et en les soustrayant,on obtient une équation différentielle

dépendantseulementde o;:

a : I (IV.g)

D'après la relation (IV.8), pour r - JX, on a i : 0' Ainsi pour À > 0, il y a une

orbite périodiquedont 1'amplitudecroît avec J\. f"figure (IV.1) résumeles résultats

Frc. IV.l - Illustration du changementde stabilitéen À:0 et de l'orbite périodi'que


pourÀ>0

précédents;pour À < 0, la solution est stable et à À : 0, on a échangede stabilité et

naissanced'un cycle limite dont I'amplitude croît avecr,/1. p" ce point, la matrice

Jacobiennea une paire de valeursproprespurementimaginaires,(r,z():0) : ti.

80
CHAPITRE lY. Bifurcation de Hoo[

TV.2 Caractérisation d'un point de bifurcation de


Hopf

Sur l'exemple précédenton a mis en évidenceun point de bifurcation de Hopf.

Soit maintenant un systèmed'équationsdifférentielles,de dimensionn défini par:


dU
: R(U,^) (IV.10)
d,
En un point stationnair"(U",)") solutionde:

R ( U " , À:" )o (ry11)

la matrice Jacobienneassociéeau système(IV.i0) a n valeurspropresnotées:

(r()): o*())+ ipk(^) (rv.12)

Si pour une valeur de À o n a

I (,()") :(r(À") -ia"

o o ( ) " )( 0 a v e c i = 3 . . . n (rv.13)

I da'(À..)
...........-+tl

| ^

alors ([/", À") est un point de bifurcation de Hopf et il y a alorsnaissanceen ce point

d'un cycle limite. La période initiale des oscillationsde faible amplitude est :
)r
1r: - (rv.14)
u)c

Sur la figure (IV.2) nous avons représentéles trajectoiresde deux valeurs propres

particulièresdans le plan complexe(",0). La premièrecondition de (IV.13) est sa-

tisfaite, puisque ((À.) : *iu". Si de plus pour cette valeur de À les parties réelles

de toutes les autres valeurs propres sont négatives,alors il existe une bifurcation de

Hopf en ce point (t/", À").

On remarqueque dans le casd'une bifurcation de Hopf, contrairementà un point

de bifurcation stationnaire symétriqueoù il y a alors apparition de deux branches

bifurquées,il n'existe localementpour chaquevaleur de ) qu'une seulesoiution pé-

riodioue.

81
CHAPITRE IV. Bifurcation de Hopf

FIC. IV.2 - Trajectoirede deut ualeurspropresdansle plan complere(a,B)

IV.3 Méthodes usuelles de calcul de points de bi-


furcation de Hopf

à une bi-
Au paragrapheprécédentnous avons défini les conditionsnécessaires

furcation. Nous allons maintenant d.resselune liste, non exhaustive,des méthodes


et
numériqueshabituellementutiliséespour ca,lculercespoints singuliers.Jepson[+S]
à ce sujet.
consacrées
Roose [46] fournissentdes bibliographiesconséquentes

IV.3.1 Méthode indirecte

La méthodeindirecteconsisteà calculeret à suivrelesvaleurspropresde la matrice

jacobienneie long de la branchestationnaire.Le suivi de cesdernièrespermet d'isoler

le point où seulesdeux valeurs propres conjuguéessont imaginairespures (Hassard


la valeur plopre qui va probablement devenir
la2l). La diffi.culté, est de bien isoler
imaginaire pure.
de
Une autre méthode habituellementutilisée pour caractériserune bifurcation
valeurs
Hopf est le calcul des valeurs propres de la matrice tangente. Entre deux
I'axe
du nombre d.e Reynold.son regarde alors si deux valeurs pïopres ont traversé

imaginaire.Vlais commeie souligneJacksonl+7l,,lataille de la matrice ayant doublé

(puisqueI'on travaille dans le plan complexe),les temps de calcuissont très impor-

tants. De plus la matrice tangenteétant non-symétriqueil faut utiiiser desalgorithmes

82
CHAPITRE IY. Bifurcation de Hopf

spécifiquestelle que la techniqued'itération inverse(Géradin, [a8]). Ces techniques

ne permettent de connaîtrequ'une seulevaleurpropre par calcul.Le calcul de valeurs

supplémentairesnécessited'utiliser des algorithmesde translationspectrale[47], [48]

d'augmenterle temps de calcul global.


ce qui a pour conséquence

IV.3.2 Méthode directe

La méthode directe consisteà chercherIes solutions d'un systèmed'équations

défini par exemplepar (Jepson[45],Jacksonla7l:

R(U,^)

AR
.(J" + a.[Jb
AU
G ( [ J , U " , U b , a , À-) _n (IV15)
AR
.(Jb- a.(Jo
AU

N(U",Ub)

avec (U", {/o) respectivementles parties réelle et imaginaire du mode complexe de

bifurcation associéà la valeur propre au point de bifurcation ((À") : ia". L'ex-

pressionN(tJ",t/ô) désignedeux conditions de normalisation.Les inconvénientsde

cette technique sont d'une part qu'elle ne donne qu'un seul point de bifurcation et

d'autre part elle est très gourmandeen temps de calcul car elle demande d'évaluer

un grand nombre d'inconnues.En effet, comme le système(IV.15) est généraiement

résolu par la méthode itérative de Newton-Raphson,on doit alors inverserune ma-

trice Jacobienneffi (auecX un vecteur contenantles inconnues(J,Uo,Uô) qui a une

dimensiontrois fois plus importante que la matrice tangenteutiliséepour calculerla

solution fondamentale.D'après Jackson[47] cela conduit à un temps de calcul qui est

approximativement27 fois celui de I'inversion de la matrice tangente du problème

initial. Pour surmonter cette difficulté Jacksonprocèdepar étapes. Grâce à de ju-

dicieusessubstitutions, il transforme son problème initial en nn problème de taille

réduite où la dimensionde Ia matrice iacobienneà inverserest alors deux fois plus

83
CHAPITRE lY. Bifurcation de Hopf

grande que celle du problèmefondamental.Finalementla taille de cette matrice est

huit fois la taille de celle du problèmefondamental,ce qui demandeapproximative-

ment un temps de calcul neuf fois plus important'

IV.4 Détermination des points de bifurcation de


Hopf par une MAN

pour
Les études précédentesmenéespar Bensaadi[44] et Tri [16],respectivement
de calcul
les petits et grands systèmes,ont permis de mettre au point une stratégie

des points de bifurcation de Hopf qui est bien adaptéeà la résolutiondu problème

non-linéairestationnairepar la MAN

Nous allons maintenant rappeler les principes de baseet les propriétésde I'indi-

cateur de bifurcation introduit par Bensaadi[44]'


par
En un point de la solution fondamentaleIJl ,Ie système(IV.10) est perturbé
perturbé
AV. En négligeant les termes non-linéairesen AV' on obtient le système

linéarisésuivant :

dav : (IV.16)
tr'(Ali)
d,

fonda-
ori I1(AV) est I'opérateur tangent au point u1. On rappelle que la solution

mentale dépend du paramètrede chemin "o"'

L'objectif est alors de trouver la valeur critique "û"" pour laquelle la matrice
les
tangente a deux et seulementdeux valeurs plopres purement imaginaires, toutes
:
autres ayant leur partie réelle négative. Ceci revient à résoudrele problème suivant

Itrl\V) = i.u".LV, (rv.17)


LV.ei't
\ uu". AV:

avecurc)av" respectivementla pulsation et le mode complexeau point singulier.

En séparantles parties réelleet imaginaire du mode complexeAV", la dimensiondu

84
CHAPITRE IY. Bifurcation de Hoo[

système(IV.17) est ainsi doubléeet il se réécrit:

L {LV:) : - .a".LV:

L |LV:) : a".LV! (rv.18)

avecLV" - Al/a t; AI/b

Le système(rv.18)
est mis sousla forme matriciellesuivante:

I fr(LV,u") : o

u,r""f, ,1aV.,r")_t
(rv1e)
t -l

L
L{LV")
- a..1
a".I
LI( LV")

La recherchedes points de bifurcation de Hopf consisteà trouver le couple de réels

(a",,a")et le mode AV. qui satisfontla r e l a t i o n( I V . 1 9 ) .

IV.4.1 Introduction d'un indicateur de bifurcation

On introduit un indicateurde bifurcation prdépendantdesdeux paramètres(a, c..')

dans le systèmef IV.19). Ce derniers'écrit:

f,rçxv ç",r), r) : p(a,a).f (rv.20)

avecf un vecteur force aléatoire.Puisquele problème(IV.20) a plus d'inconnuesque

d'équationson doit imposer une condition supplémentaire.Cette dernièrepeut être

choisiecommeétant la projectiondu vecteurinconnuLV(a,u.') sur Ay(0,0),

( L V ( a , w )- L V ( 0 , 0 ) ,A Y ( 0 , 0 ) ): 0 (IV.21)

avecAV(0,0), un vecteurvérifiantla relation (IV.20) au point (a : 0 , u -:t0 ) , s o i t

o),o): pr(0,
f,1n11o, o)./ (Lv.22)

ôD-
CHAPITRE IY. Biîurcation de Hopf

la constantepr(0,0) est généralementchoisieétant égaleà 1. Finalementla recherche

des points satisfaisantla relation (IV.19) consisteà résoudrele systèmesuivant:

, r ) : 1t( a,u) .f
f,rçL v çor),

, ) ): 0
( L V ( a , u ) - A Y ( 0 ,0 ) ,A Y ( O 0 (rv.23)

p r ( 0 , 0:) 1

le
Comme pour le calcul de I'indicateur de bifurcation stationnaire (chapitre III),

scalaire p(o,r) est défini le long de la branche solution par la relation (IV.23) et

s'annuleen tous points où I'opérat.,-,tfrlAIZ(o,r),u,') est singulier.On peut de plus

remarqueren comparantles systèmes(IV .24) (relationscaractérisantle calcul de f in-

dicateur de bifurcation stationnaire,chapitreIII) et (IV.23) que les deux formulations

sont identiques.

I t'(oV- )avo,
: p.f dans f)

t:î: avo): g (lv.24)


I

Les principales différencesentre les deux indicateurssont:

La dimensionde I'opérateutfr1nv1a,a),u.') (dimension2n) pour le calculde

I'indicateur de bifurcation de Hopf ;

* Une inconnue supplémentairepour le calcul de I'indicateur de bifurcation de

Hopf, la pulsation ar.

IIy'.4.2 Propriétés de I'indicateur

Bensaad.ifaa] a montré dans sa thèse que I'indicateur avait certainespropriétés

remarquables.Nous allonsmaintenant les rappeler'

La première propriété de I'indicateur est que celui-ciest une fraction rationnelle

en cd,ce qui est particulièrementintéressant,par exemplepoul l'utilisation des ap-

proximants de Paclé[a9] en vue d'améliorerles solutionspolynomiales'

86-
CHAPITRE IY. Bifurcation de Hopf

Pour démontrer cette propriété, on introduit les parties réelle et imaginaire du

mode de bifurcation et de la force aiéatoiredans le système(IV.23) :

( t r ç x v " ) + t ' r . A b: p . . f "


{I (rv 25)
I r , ( a Y à )- u . L " = p . f b
En multipliant chaqueéquationdu système(IV.25) par L{tJI (a)) et en les substituant

I'une dans I'autre, on obtient deux problèmesindépendants:

L ? ( L V ' ) + a 2I . L V " - p . s o( o , r )

L ? ( L V \ * u zI . L V U - p . s u ( o , r )

(rv.26)
avec

s"(o,r)- -r.fb + L/UJ_(a)).f"

-
7 u (a ,a) - u) .f" + L/uJ ( a) )fb
.

Le systèmeest ensuite résolu par la méthode de Cramer. La solution AV est:

a(a'o)
LV : u ( a '. u \ .
der(Lzr(ut(a))+u2 I)

.l (rv.27)
: I n'(o,r) I
I
avec A l"r déterminantsde Cramer
I lô(o,,)I
En introduisant la condition de normalisation(IV.21) dans (IV.27), I'indicateurest

finalement obtenu sousla forme d'une fraction rationnelleen (4,c,.'),

der(L!@t(Q)+u2I)
p(a,a): llAY(0,0)ll'? (rv.28)
(Av(a,u),AV(0,0))

On peut de plus montrer que le numérateur de I'indicateur est une fonction tou-

jours positive. En effet, le numérateur de (IV.28) est défini par:

num(a,ar) : det(Ll(ur(a))+ a2I)

d e t [ ( 1 1 ( u / ( o+) )i . uI ) ( L s ( u / ( o )-) i . aI ) ]

d et( tr 1( z/( o)+) i.ul) det( L,( "r( o) )- i.uI)

l d e t ( I , ( u(i o ) )- i . t I ) 1 22 0 (rv.2e)

87
CHAPITRE IY. Bifurcation de Hooî

La recherchedes points de bifurcation de Hopf revient donc à annuler la fonction

est le module au carré d'un nombre


positive num(o, a.').En effet,la fonction num(d, c*,,)

complexe.Trouver les zérosde cette fonction consistealors à annulerla partie réelie

et la partie imaginaire de det(L1(uJ(o))- i.., I), ce qui nous donne deux équations

pour les deux inconno"J(a,u,').En tout point (a",r") où le numérateurnum(a,r,r)est

nul, les reiations suivantessont aussisatisfaites(car le couple(a",a") est un minimum

de la fonction num(a,4,')),

-â n: u
um(a",o.) ^
ôu

(rv.30)
ânum(a ,o. )
__u " _ tl

ôa

La figure (IV.3) illustre le comportementet les propriétésde la fonction num(a, u.,)

Frc. IV.3 - Illustrationdu comportementde la fonction num(a,u) au uoisinageet en


un point de bifurcati,on

au voisinageet en un point de bifurcation de Hopf. L'indicateur a d'autres propriétés

que nous détaillons dans les paragraphessuivants.

A ce stade de l'étude on peut d.'oreset déjà avancerles principalesdifférencesqui

existent entre ce travail et les précédentstravaux menéspar Bensaadiet Tri ([a ]

et [16]). Lors des premièresapplicationsde toute la partie théorique de Bensaadi,

I'indicateur et le mode étaient développésen sériesentièresde deur paramètres: le

88
CHAPITRE lY . Bifurcation de Hopl

paramètre de chemin " a" et la pulsation cu,

D t aiar p( i,j)
i-o j-o
(rv.31)
nn
:DtaiuiLV(i,i)
{:;;, i-0 j=0

En introduisant ces déveioppementsasymptotiquesdans le système (IV.23) et en

identifiant suivant les puissancesde a et de (r, on obtient n2 systèmesque I'on résout

Avec les solutionsà chaqueordre p(i, j) et AV(i,7) on construit alors


successivement.

les approximants de Padé. Mais cette stratégieà deux paramètresest relativement

compliquéeet difÊcilementautomatisable.De plus appliquetune procédurede conti-

nuation à des développementsasymptotiquesà deux paramètresest une technique

que nous ne maîtrisonspas.

C'est pourquoi dans cette étude nous avonsdécidéde travailler avecle paramètre

asymptotiquesseulementen 4.,.Pour les fluides


"a" fixe et de faire desdéveloppements

visqueux incompressibles,cela consisteà fixer le nombre de Reynolds et à effectuer

pour cette valeur de Ëe des développementsen r,.,de I'indicateur et du mode de

bifurcation. Un point de bifurcation de Hopf correspond alors à une valeur de la

pulsation t,,'pour laquellela fonction num(a - Rea,u,')est nulle. Fixer ie paramètre

a revient donc à travailler dans des plans (c.r,num(a - Rea,c.r)qui sont des coupes

dessurfaces3D (a(Êe),ar,num(a,ar)) par Bensaadiet Tri. Mais I'utilisation


calculées

de cette techniquerend impossiblele calcul de la deuxièmecondition de (IV.30). Au


ânum{4"'tr")
- g.
voisinaged'un point de bifurcation, on perd I'information,

L'indicateur de bifurcation est globalementbien défini. C"n"nduo, pour certaines

valeursparticulièresdu couple (a,cu),la condition de normalisation(IV.21) conduit à

une valeur infinie de I'indicateur. En cespoints "exceptionnels"il est alors impossible

d'appliquer une techniquede continuation sur I'indicateur. Pour appliquer une telle

technique, nous choisironsdonc une autre condition supplémentaire.Cette partie

continuation sur I'indicateur est expliquéedans l'un des paragraphessuivants.

89-
CHAPITRE IY. Bifurcation de Hoo[

IV.5 Calculs de l'indicateur de bifurcation de Hopf


pour les fluides visqueux incompressibles

Le but de ce paragrapheest d'introduire une procédurenumériquede calcui des

points de bifurcation de Hopf sur les branchesde solutionsde l'équation stationnaire

de Navier-Stokesqui sont déterminéespar la MAN Les équationsde Navier-Stokes

pour la formulation Galerkin s'écrivent:

+ M(u): odans
+ Q(u,u) f)
frr, (rv.32)
[u : ,lr, sur ôQ,

où M(U) désignela matrice de masse,L(U) et Q(U,U) sont les opérateurslinéaire

et quadratique définis au chapitre I.

LorsqueI'on utilise une formulation de pondérationde type Petrov-Galerkin(chapitre

II), les équations(IV.32) deviennent:

LV) + P(u).Q(u,u) : 0 dans


+ P(u).M(u) Q
I (rv.33)
l, : À24sur ôf).,

Le terme B(u) conespondarrtà la formulation Petrov-Galerkins'appliqueégalement

au terme de masseM(U) (Hughes[31]).

Comme pour la recherchede bifurcation stationnaire(chapitre III),les équations

(IV.32) et (IV.33) sont perturbéespar A)/ en un point U/ qui est solution de l'équa-

tion stationnaire.Les équationsd'équilibrelinéariséeset perturbéess'écriventalors:

pour la formulation Petrov-Galerkin :

' 1 aP(Uf)
L(Lv)+ p(ur).Q , L v ) + ; . a ( U, ^I / r r f , tr rJf r\ )n L v+r pn l( L t i ) M ( a v:) 0
, r r(f u rn r r r , rr

AV:0surôf),
(rv.34)

-90
CHAPITRE lY . Biîurcation de Hopî

et pour la formulation Galerkin:

, v ) + M ( A v ): o
, ( A v ) + Q ( U tA (rv.35)

A)/:0surâf),

où l'opérat"rr,fr1., o) désigne
I'opérateur
bilinéaire Qgf ,Ay)+8(A V ,UJ).
symétrique
sousla formeexponen-
Lessolutionsdeséquations(IV.34)et (IV.35)sont cherchées
tiellesuivante:

AY(r) : AV.e"t (rv.36)

Les équations((IV.3a) et (IV.35)) deviennentalors:

( t , ç x v 11 -i . u . M ( L V :) o
II AY : 0 surôf)., ( IV.3 7)

où, LILV) désignel'opérateur tangent en un point de la branchefondamentaleet

M(LV) est I'opérateurde masse.

Dans I'équation (IV.37) nous n'avonspas différenciéles deux types de formulation

afin de pas alourdir les notations. Cependanton peut noter que pour la formulation

Petrov-Galerkin,les opérateurstangent L.(LV) et de massesont définis par:

(rv.38)

Pour la formulation Galerkin, cesopérateurssont définispar:

( t',çxv': L(LV)+ôVt , xv)


(rv.3e)
{
I vrlnvy- i.w.M(LV)
IV.5.1 Introduction de I'indicateur de bifurcation

L'indicateur de bifurcation pr(a,a.,)est introduit dans l'équation (IV.37) :

( t , ç x v 1t i . u . M ( L V :) p f
) (rv.40)
)
I AY : 0 surâf),

-91 -
CHAPITRE IY. Bifurcation de Hopf

avecf un vecteur force aléatoire.A la valeur propre i,u esl associéun mode complexe

AV, de parties réelle LV" et imaginaire LVb.

LV:LV"+i.LVb ( IV.41)

L'équation (IV.40) devient:

( f t,@v")- .r.M(avu): u.f


l{
=
| [r,1nv\ + i.,.M(av'1 s
(rv.42)
{
I i oVo:o surôQ,
IlAY':0surôf).,
Le vecteur force aléatoireest choisi comme étant réel (Bensaadi[aa]). Les équations
aux opérateurs
(IV.42) sont réécritessousforme matricielleavecles matricesassociées

de masseet de rigidité:

I t{t(uù -,.M(ur)llLV"l tpTl


I ll l:l | (IV43)
laNI(uf) K,(ut) I LAY'.1 L0 l
Finalement le systèmeà résoudreest exprimé sousla forme condenséesuivante:

( fr(ut,a).LV : p.f
) (rv.44)
)
I AY : 0 sur ôf),

IV.6 Condition supplémentaire

Pour assurerI'unicité de la solution, une condition supplémentaireest nécessaire.

Cette condition était auparavant([44], [38], [15]) choisiecomme étant la projection

du mode AV sur une certainedirection AVs,

(AY-A%,4%) :0 (IV'45)

Cette définition a I'avantaged'être linéaire.Elle permet par ailleursd'obtenir I'indi-

cateur sousforme de fraction rationnelle:

(rv 46)

-qt
CHAPITRE IY. Bilurcation de Hoof

Cette dernière particularité est appréciablelors de I'utilisation des approximants

de Padé afin d'améliorer la solution polynomiale obtenue avec la MAN Cependant

pour certainesvaleursde c..',il est possibleque les modescorrespondants,définis par

frt(Ut,4.f soientorthogonauxà A%. Un pôie apparaîtalors(Figure IV.4). II est

donc impossibled'appliquer une strâtégiede continuationpour le calcul de I'indica-

teur.

L40

o 120

o
6
ç 100

u
d
o
! Rô

.4

3eo
!
e

3 ao

20

FIc. IV.4 - Eristence d'un pôle à a : 5 pour l'indicateur de bifurcation de HopÏ,


Erernple du cylindre à Reynoldségal52 (formulation Petrou-Galerkin)

Pour appliquer une procédurede continuationpour la MAN, une autre condition

est choisie:

llAv ll,:lla% ll, (rv.47)

avecle vecteur A% solution du système(IV.44) pour c.,'= 0 et Fo: I,

or,: f.;'(t t ,o)T


I ( IV.4 8)
lo*:osurôn.,

-93-
CHAPITRE IY. Bifurcation de Hopf

3.5

o
o
d

6 2.5
g

o
E
!
o
6 1.5
o
d

45
Pul-satsion

auecla nouuellecondition(eq.IV.l7). Erem'pledu


Frc. IV.5 - Calcul d,eI'ind.icateur
à Reynoldségal 52 (formulation Petrou-Galerkin)
cyli,nd,re

TV.7 Calcul de l'indicateur de façon directe

Dans trebut d.ecomparerles résultatsobtenuspar une procédurede continuation

et la MAN, une techniquede calcul direct de I'indicateura été développée.

Il s'agit d'évaluer pour chaquevaleur de u,l'indicateur pr. Il faut donc inverser

la matrice de taille 2n (IY.a3) en chaquepoint a et trouver la valeur critique c,-'.qui

annule I'indicateur P .

En chaquepoint a.,I'indicateur est donné par:

(a%,a%) (rv.4e)
fL-
(u",u.)
avec(J* -- l;t (Ut , r).f

IV.7.1 Remarques sur le calcul de I'indicatenr avec la mé-


thode directe

La difficulté essentielledu calcul de I'indicateur de bifurcation de Hopf résidedans

l'inversionde I'opérateurde tallle2n, frt(Ut,c,.'). Nousavionschoisiau départ de ne

oas I'inverseret d'utiliser une méthode itérative pour déterminerles inconnuespr et

94
CHAPITRE IY. Bifurcation de HooI

A7. Nous avonstesté deux méthodesitératives,la méthodede Gauss-Seydel(Ciarlet

150])et la méthode de Uzawa (Zienkiewicz[18]). Mais cesdeux méthodesne nous ont


pas donnéssatisfaction,car ellesétaient toutes deux instableset ne donnaientqu'une

infime partie des courbessolutions.

Pour inverser I'opérateur lr'(lt,,cu) nous avons décidé de ne pas conserverle

stockagetel qu'il est indiqué dans l'équation (IV.43). En effet, la taille mémoire

nécessairea une telie inversion devient très vite énorme. Nous avons alors choisi

de ranger alternativementpartie réelle et partie imaginairedu mode complexe.Ce

stockagepermet de conserverle profil bande de la matrice tangente du problème

stationnaire initial. Ainsi dans le systèmeIV.43 le mode de bifurcation est rangé de

la manière suivante:

L V :t {L V :, L V:,. . . , LV:, LVu'LV:,.


, . . ,LVJ,} ( IV.5 0)

Pour le nouveaustockagede I'opérat"rr flt (tlt,r) le mode est stocké comme suit:

LV :t {Ay,t , LVot,LV:, LV: . . . ,,LVi, Lvf} (rv.51)

(IV.50) et (IV.51),I'exposantdésignele d.d.1.et f indice la par-


Dans les expressions

tie réelle ou imaginaire. La taille de la matrice qui résulte de ce stockageest 4 fois

celle du problème initial. Le temps CPU nécessaireà la triangulation de cette ma-

trice est égalementéquivalentà quatre fois celui de la matrice tangente du problème

stationnaire (chapitre I et II).

IV.8 Une Méthode Asymptotique pour détermi-


ner l'indicateur

étudesportant sur la déterminationde Ia bifurcation de Hopf


Lors desprécédentes
en
par une MAN ([44], [15]), I'indicateur prainsi que le mode AV étaient cléveloppés

séries à deux paramètres,cr et c..'.Cependant devant ia complexité de la mise en

oeuvre d'outils numériquespour déterminer f indicaieur, teis que les approximants

vô-
CHAPITRE IV. Bifurcation de Hopf

de Padé à deux paramètres,nous avonsopté pour une autre stratégie.Il nous a semblé

plus simple et surtout plus judicieux de faire des développementscle l'inclicateur ;-r

et du mode AV en fonction de c.r a valeur de " o," fixe. D'ori les développements

asymptotiquessuivants:

( nv - avo* uLV * a2LVz+... + r' Lv,


I
(rv.52)
I : P o * a . h + u 2 . l - t z +" ' + u P ' F p
lP

Ces développementssont ensuite introduits dans le système d'équilibre perturbé

(IV.40) et dans ia condition (IV.a7). En identifiant suivant les puissancesde c,,,on

obtient à chaqueordre:

Ordre 0

nvo:f
fn,lutl
I ( IV 53)
j'o:'
Iou.: o surâf),

La valeur de I'indicateur pr à I' ordre zéro estchoisiecommeétant égaleà 1 ([44]).

Ordre 1

K I U ! ) . L V + i . M ( U r ) . A V s :p ' . 7

(a%,a%): o (rv.54)

LV :0 surâ0.,

Ordre 2

K ' ( U t ) . L V+, i . N I ( U r ) . L V 2P: r . 1

2 . ( L V 2 , A %+) ( A Y ' ,A 7 ' ) : 0 ( IV.55)

LV2:0 sur ôf),

96
CHAPITRE lY. Bifurcation de Hopf

Ordre p

K{U r) LVe+ i.M (Ur) .LV6-4 : up.f

p-l
z . ( A V * A %+) I ( n ( p - r ) , A 7 " ) : 0 (IV.56)
--1

LUp-0surô0,

Remarque

La condition supplémentaireutilisée ici est un peu plus délicateà mettre en oeuvre

que la relation (eq. IV.a5) car, n'étant plus linéaire,elle introduit un secondmembre

dépendantdes ordresprécédents.

A chaqueordre on obtient donc un vecteur complexedéfini par:

Ordre 0

Ayo: lKiur)l't.f

Fo: I ( IV.5 7)

ÀVo: 0 sur ôf).,

Ordre 1

) l - ' . / - t . l K , (rU\ - L.M ( Ut ) .L V o


L V : p r . l K r (tU

( a y t ,a % ) : o (rv.58)

LVt-0surâO,

Ordre 2

Lvz - pr.lK,(Ur)l-'./- i.lI{|Ut)l-\.NI(U


j).LVl

2 . ( L V 2A, % ) + ( A % ,A Y l ) : 0 (IV.59)

LVz:0 surô0,

-97-
CHAPITRE IY. Biîurcation de Hopf

Ordre p

t)l-' .f - i.[K{U il-' .M (Ut) .AV6-4


LV, : pr.lK,(U

p-l
2.(LV*A%) + D(aV1p- r), AIz"): 3 (rv.6o)

AVr:0 sur ôf),

IV.8.1 Propriétés de l'indicateur

Les relations précédentespermettent de calculer à chaque ordre les valeurs du

vecteur AV et de I'indicateur. Grâce à cesrelations,une propriété supplémentairede

i'indicateur peut être mise en évidence.Ainsi à I'ordre 0, on montre que le vecteur

A% est réei si le vecteur / est réel,


= lk'tur\-rf
["n (IV.61)
jro:t

Ion = osur
ôn,
Les relationsà I'ordre 0 sont introduitesdans le systèmeà I'ordre 1 (éq. IV.58). La

valeur de I'indicateur à I'ordre 1 est aiors nulle et le vecteurcompiexecorrespondant

est imaginaire pur:

( oW: -i.lKt(uùl-'.M(ur)
A%
t ( IV.62)
l'' : o
En utilisant la solution à l'ordre 1, celleà I'ordre 2 s'écrit:

LV2:[tz.LVo+AV;

-(ÂYr,AYr)-2.(ÀYz-,ÂYo)
,, _ -
t"z - 2.(AVo,Avo)
(rv.63)

AvecAVl : lK^uf)l-t.M(Ur).LV
Ainsi à l'ordre 2, le vecteurAV est réel.

On peut donc donner une définition du vecteur complexeAV et de I'indicateur à

I'ordre p selonque p soit pair ou imparr:

98
CHAPITRE IY. Bifurcation de Hop[

Ordre p pair

= 1.to.LVo
+ LV;
I"n
'l
,o: @
p-l
- 2 . ( L v ; , L V o ) - t ( A v ( P _ '')^ % )
( IV.64)

I Av; : IK'(Ur\-' .M (Ur) LV6-t1


Ordre p impair

( Lv,: i.A.V;

ix";: -r.[r{{ur\-', M(ur) A(o-,)


(rv.65)

En introduisant les valeursde f indicateur et du mode à chaqueordre dans les déve-

loppementsasymptotiques(IV.66), on construit :

ou' I\ r . . .
LV:{
[0 )., { l^",}*,,{ î, ['

(rv.66)
+ '(n-r) '
{ l^r,,,}*"'{ în }
l r : p o + u 2 . ; - t z* u a . l - t + +. . . + a ' . L t ' a v e cp p a i r

réei et
L'ind.icateurest donc une fonction paire en cr et le mode est successivement

imaginaire selon la parité de i'ordre des séries.Ces propriétésavaient été mises en

évidence par Bensaadi [aa] et sont les conséquencesdirectes du choix du vecteur /

réel.

IV.8.2 Discussion

Les développementsen séries de c.r du mode et de I'indicateur permettent de

connaître une partie de la courbe de I'indicateur. Cette représentationpolynomiale

de I'indicateur admet un certain domaine de vaiidité à I'intérieur duquel la solu-

tion polynomiale est très bonne, mais dès que I'on quitte ce domaine, les solutions

divergenttrès rapidement.Sur lafigure (IV.6), nous avonstracé I'indicateur de bifur-

cation en fonction de cupour différentsordresde troncaturedesséries(pour I'exemple

99-
CHAPITRE IY. Bifurcation de Hopf

de l'écoulementautour d'un cylindre et pour une valeur du nombre de Reynoldsde

46). La courbe notée "référence"est obtenue par la méthodede calcul direct définie

2
q 'reference'+
1.8 Ordre 5 ---,
Ordre 7 -"-'--
0
d
L.6 Ordre L3 :^-
Ordre 15 ---'
1..4 Ordre 20 ---'
Orôre 22 ---'
!
rû t.2
o
f1

q
.4
1

OJ 0.8

l{ u.b
I

C)
D
d 0.4
d
d 0.2

0
I 1.5
Pulsat.ion w

Flc. IV.6 - Un pas de calcul auecla MAIV, représentl,tions


polynomialesde l'indica-
teur à Re:46 , erernplede l'écoulenlentautour d'un cylindre (méthodede Galerkin)

au paragraphe(IV.7).O" constatesur cette courbe que, selon I'ordre de tronca-

ture des séries,le domaine de validité des approximationspolynomialesvarie entre

a.':0.5 (pour l'ordre 5) et a.':1.0 (pour I'ordre 20). Ce domainede validité des ap-

proximations polynomialesest cependantinsuffisammentgrand pour déterminerune

bifurcation de Hopf, qui pour cet exemple,devrait se situer aux environsde u : 4.0

(soit un nombre de Strouhal de 0.14, Jackson [a7]). Pour augmenterce domaine de

validité on peut utiliser les approximantsde Padé.Nousavonsutilisé deux techniques

de calculsdes approximantsde Padé.Une que I'on nomme"Padé classique"(Cochelin

et al. [51]) et la deuxième"avec même dénominateur" (Cochelin [52]). Nous avons

représenté(figure IV.7 pour les Padé avecmême dénominateuret figure IV.8 pour les

Padé classiques)les solutionsobtenuespour plusieursordresde troncature des séries

et toujours pour I'exemplede l'écoulementautour d'un cyiindre à Re:46. Certes,on

remarque sur ces deux figures que ie domaine de validité des approximantsde Padé

est pratiquemment deux fois celui des solutionspolynomiales,mais ce n'est pas en-

100
CHAPITRE lY. Bifurcation de Hopf

L.2
q reference +
Pade ordre 10 ---
Pade ordre 12 .'-"-'
q, Pade ordre L7 ----
d
Pade ordre 20 -.---
Daâa aràra )A - "-

0.8 Pade ordre 30 - ""


]J
rn
o
tr
H 0.5

0)

t{
0.4
t
0,
!
6
U 0.2

0.5 3.5 4.5


PuIsaLion w

Frc. IV.7 - Un pasde calcul auecla ,V[AN,approrimantsde Padé auec mêrne dé-
nominateurà Re:/t6 , etemple de l'écoulementautour d'un cylindre (méthode de
Galerkin)

t.4
q reference +
a. Pade [10/10] --*
!.2 Pade [14l14] "".'
Pade [14/201 ---
o
Pade [18/20] .'--'
Pade 122/22) "'-'

]J

l{ 0.8
d
q

0.6
0, \ 'i\
d
!
q)
0.4
IJ
d

d
0.2

Pulsation w

Frc. IV.8 - (Jn pasde calcul auecla MAN, o,pproùrnantsde Padé classiquesà Re:46
, erenxplede l'écoulementautour d'un cylindre (méthodede Galerkin)

core suffisantpour atteindre une pulsation de I'ordre de 4. Bien que I'utilisation des

approximantsde Padé nous paraissaïtde prime abord opportune,cette techniquene

donne pas de résultatsexploitablespour le calcul de I'indicateur.

101
CHAPITRE IY. Bifurcation de Hopf

L'expérienceque nous avonsacquisedans la résolutionde problèmesnon-linéaires

nous fournit une autre techniquepour déterminerI'indicateurquelleque soit la valeur

de la pulsation. Nous allonsappliquer la techniquede continuationdéfinieau chapitre

I et ainsi déterminer pas à pas f indicateur.

IV.g Procédure de continuation


IV.g.1 Calcul d'un nouveau point de départ

Pour appliquer une statégiede continuation dans I'optique de déterminerpas-à-

pas la courbe de I'indicateur et le mode complexe,il faut définir un nouveaupoint

de départ (ro,Ito, AI/6) qui soit à I'intérieur du domainede validité des séries.Pour

calculer ce nouveaupoint, on utilise ici la même définition du rayon de convergence

que celleutilisée pour déterminerpar continuationla solutionfondamentale(chapitre

I, paragraphe I.7). C'est-à-direque I'on impose que la différenceentre deux ordres

consécutifsreste petite, ou du moins inférieureà un petit paramètree.

Le paramètre de développementest maintenant la pulsation c,;; le critère de conti-

nuation s'écrit alors:

ll A% - LV6_4 ll ll ,'L% ll < €. (IV.67)


ll A%- A% ll l l u L V + " ' + U P L V pl l
En approximant le dénominateurpar ll '',Ll/1 ll, on définit la pulsation optimale

cu- à l'intérieur du domainede validité des approximationspoiynomiales:

a'n:- /,ll-+5 Il)- (rv68)


\tlT Ay, lï/
On construit alors les séries(IV.66) aveccette valeurum pour le premier pas:

^vF:{ îu' l^", *", î,


}*,- { \ { )-'

(rv.6e)
+ ,9-') l^", *
{ ,,} "h {î, }
.. . + ak.prpavecp pair
l-LF: tr,o* aT.p.z* wl.p.r *

102
CHAPITRE IY. Bifurcation de Hopf

Le point (u^,ltp,,LVr ) est pris commenouveaupoint de départ (a6,,l,Io,AIz6


). La

oulsation r,,rdevient donc:

d:ao_fa (rv 70)

Le paramètre de développementest maintenantô. On éerit ainsi:


: A% + ùLl' + ù2LVz+. . . + ùPLVp
IO, (IV.71)
I , : t t Io ù . t t r* ù ' . tr + " ' + ù P. t t p
Ces développementssont ensuiteintroduits dans le système(IV.40) et dans la condi-

tion supplémentaire(IV.47). En identifiant suivant les puissancesde ô on obtient à

chaqueordre un systèmeà résoudre:

Ordre 0

f,(U,,c",0)A%: LLo.f

(A % , A%) : ( A7oo,
AYd) (lv.72)

LVo:0 sur ôf),

Ordre 1

f,(U , , uo)AV : pr.f - i. M (Uù. LVo

(L]/:,A%): o (IV.73)

LV :0 sur ôf1,.,

Ordre p

LVp: trr.f - i. NI(U).AVr-t


l(U t, ""lo)

p-l
z . ( L V , A % )+ D ( n V r p - r ) , A V " =
)s (IV.74)
--1

LVo:0 sur ôf).,

Tous ces systèmesont le même opérateur l(Ur,c.r6), défini par:

l (U t,a o ).L Vo: Iir ( Uù.LV,+ i.uoM( U) LVe (rv.75)

-103-
CHAPITRE IY. Bifurcation de Hoof

Cet opérateur est le même que celui utilisé par la méthodedirecte (paragrapheIV.7).

Le vecteur AVot introduit dans l'équation (IV.72) est le vecteur Ay à I'ordre 0 au

premier pas de la MAN, ceci afln d'assurerune complètecontinuité de I'indicateur et

du mode complexe.A chaqueordre I'indicateur et le mode sont donc calculésavec:

Ordre 0

(ayo"ayo')

(^vo-,avJ)

(rv.76)
LV; : f(U,,ao)-'.f

AVo: po.LVi

Ordre 1

(^Y1.,AYo)
U'r:-
(avd,^vo)

(lv.77)
AVi : f,(Ut,ro)-' .i.NI(Uù. Lvo

Ll/l: n.LVi + AYi

Ordre p

p-l
-2.(Lv:,Lvo)- D (avrp-r),4%)
Fp:
,4"r;Aw
(rv.78)
L V ; : L (U,,r o) - ' .i.M( Ui.LVe- l

LVr: pr.LVi + LV;

Finalement en appliquant la procédure de continuation pas-à-pas,I'indicateur est

déterminé pour n'importe quel1evaleur de la pulsation.Nous présentons(Fig. IV.9)

la courbe solution de i'indicateur déterminéepar la MAN et ia continuation. Nous

comparonscette courbe aveccelleobtenuepar la méthodedirecte (paragrapheIV'7).

104
CHAPITRE IV. Bifurcaôionde Hopf

ô ^ n F i n t r : È i ^ h -

Direct -+-

o
E

3
;o
h
a
2.5

o
É
2
0
6
o f . f
r5

0.5
Pulsation w

Frc. IV.9 - Calcul de l'indicateur de bifurcationpar la MAN et continuationcomparée


o,uecle calcul direct, eremple du cylindre à Reynoldségal 52 (formulati'onPetrou-
Galerkin)

II/.9.2 Remarque

t"o, LVo) peut se faire de deux


Le calcul du nouveau point de démarrage (c.rs,

manières différentes.Soit comme nous I'avons décrit précédemmenten remplaçant

dans les séries (IV.52) ûJ par sa valeur optimale c..'-calculéeen fin de pas. Soit en

inversant au pas suivant le systèmeà I'ordre 0 ("q. IV.72). Cette deuxièmeméthode

permet de calculer pour un nouveau pas, les valeurs exactes (pour url trr6 donné)

de I'indicateur et du mode à I'ordre 0, ps et AVo. En effet, l'équation d'équilibre

perturbée (IV.40) étant linéaire en 4I/, I'opérateur Lvr,u.,6) est alors le même

pour tous les ordres (y compris I'ordre 0). Cet opérateurpeut donc être inversépour

calculer I'indicateur et le mode à I'ordre 0. Il n'est donc pas pénalisantde I'inverser


est que I'on peut démarrer le
pour le calcul des quantitésà I'ordre 0. La conséquence

calcul de I'indicateur avecla techniquede continuationpour n'importe quelle valeur

initiale de la pulsation,û.rs(grâceà l'équation(IV.76)). Ainsi sur I'exempledu cylindre,

I'allure de la courbe p(u.'),n'a pas d'intérêt pour des valeursde c*,,( 3 car on sait

qu'il n'y a pas de bifurcation dans cet intervalle. On peut alors démarrer le calcul

IUô -
CHAPITRE IV. Bifurcation de Hoof

de I'indicateur pour une valeur de a.'eproche de la pulsation critique, c'est-à-dire

vers t.,': 3. Cette techniquesuggèreque I'on connaisseauparavantcertainsnombres

critiques de l'écoulementétudié (commepar exemplele nombre de Strouhal).

Pour le calcul de I'indicateur de bifurcation de Hopf, nous avonschoiside calculer

de façon exacte les valeurs p,set LVs à chaquedébut de nouveau pas.

IV.10 Résultats numériques


IV.10.1 Ecoulement autour d'un cylindre

Le premier exempieque nous allonsétudier est celui de l'écoulementautour d'un

obstacle cylindrique. Cet écoulementest particulièrementintéressantcar de nom-

breusesétudes expérimentales(Tritton [53], Chen [5a])et numériques(Jackson[47],

Chen [54]) fournissentdes valeursdu nombre de Reynoldscritique et du nombre de

Strouhal (fréquencesansdimension).Pour tester l'indicateur,deux géométriesont été

ultérieurement"cyi
utilisées(figure IV.10). La premièregéométrie,qui seraréférencée

1" correspondaux donnéesgéométriquesl:6, L: 74,1'- 3, D : l qui sont présen-

tées en détail sur ia figure (IV.10). Sur cette géométrienous discuteronsI'influencedu

maillage et de la configuration.La deuxièmegéométrienotée " cyl2" correspondaux

donnéessoulignéessur Ia figure (IV.10). Ces donnéessont identiquesà cellesutilisées

par Jackson.Les nombresadimensionnelsde l'écoulementsont calculésà partir des

relations suivantes:

(rv.7e)

Le premier calcul de I'indicateur est réalisésur I'exemple"cyl 1" avecune formulation

Petrov-Galerkin. Sur la courbe (IV.11) nous présentonsI'indicateur en fonction de

la pulsation c..'.L'indicateur est calculépour quatre valeursdu nombre de Reynolds

voisinesde Re: 69. Sur cette figure on voit que I'indicateurtend vers une valeurnulie

oour des Revnolds compris entre 69.28et 69.46.Au delà de ces valeursle minimum

106
CHAPITRE IY. Bilurcation de Hopf

o=lC)

I <-
x<-

(Ux=l,UY=Q)
pl (Ux=1'UY=Q)

(Ux=l,Uy=0) --------->

P = 0.1 stokes
o = 1.0ke/m3

Frc. IV.i0 - Descriptiondesgéométriesdeseremplesde calculde l'écoulementautour


d'un obstacle

de la fonction pt(Re) augmenteindiquant ainsi que ia bifurcation est dépassée.Le

tableau (IV.1) montre l'évolution du minimum de I'indicateuren fonction du nombre

de Reynolds.Ainsi pour desvaieursde .Reinférieuresà 69, le minimum de la fonction

tr;diminue ([,^;^;(Re: 46.19) : 0.219et p'*ini(Re : 68.36): 0.0475),alors que

pour des valeurs supérieuresce minimum augmente (pt^;n;(Re: 69'71) : 0.0148

et pt^;n;(Re : 72.42) : 0.1). Pour cet exemple, la bifurcation de Hopf apparaît

Re 4 6 .8 3 68.36 69.37 69.71 72.42


lrmini 0 . 2 1 9 0 .47510- 0 . 1 9 01 0 - 4 0 . 1 4 81 0 - 0.1
u(u^;nt) 4 .8 5 3 9.424 9.547 9.582 9.73

Tns. IV.l - Euolution du minirnurn de l'indicateur en fonction du nornbrede Rey-


nolds, eærnple de l'écoulementautour d'un cylindre, "cyl 1" (formulation Petrou-
Galerkin)

pour un Reynolds critique Re" - 69.37 et une pulsation égale à 9.547 rad/s. Sur

les courbes (IV.12), I'indicateur et sa dérivée par rapport à u,' sont tracés pour le

nombre de Reynoldscritique, Re" = 69.37.La dérivéede I'indicateurest nulle pour

107
CHAPITRE lY. Bilurcation de Hoof

E
o
-ri
!
d
o
lr
t
q.l
.-l
,a
OJ
o
lr
a
0)
6
U
..1
d
d

Pulsation w

Ftc. IV.1I - Calcul de l'indicateur de bifurcationpar Ia MAN, et:empledu cylindre


"cyl 1" (formulation Petrou-Galerkin)

une pulsation cu:9.547 rad/s. Cette dérivéeest calculéenumériquementà partir de

la relation suivante:

op.
: l tr I 2.r .ltr + . . . + p.w@- r ) .r , (rv.80)
a,

Ce premier exemplenous a permis de caractériserle comportementde I'indica-

teur au voisinage d'une bifurcation. Nous avons vu que ia recherchede la valeur

nulle de I'indicateur corresponden pratique à l'étude de l'évolution desminimums de

I'indicateur en fonction du nombre de Reynolds.

Le deuxièmeexempleest l'étude du modèleutilisé par Jackson[a7].Jacksonutilise

une formulation Galerkin et desélémentsQ9/3D. Le calculde I'indicateurest effectué

pour des valeursdu nombre de Reynoldscomprisesentre 38 et 47. Nous utilisonspour

108
CHAPITRE IY. Bifurcation de Hopf

(a) Indicateur pour Re = 69.37

6
I

0.5

o
0


-0.5
6810
Pulsatr on

(b) Dérivée de l'indicateur pour Re - 6 9 . 3 7

FfC. IV.12 - Indicateur et s0. dériuéepar r't,pportà a, erernpledu cyli'ndre "cyll"


(formulation P etrou- Galerkin)

cette exemplela formulation Galerkin et Ie cylindre"cyl2". Le tableau (IV.2) montre

l'évolution de la valeur minimum de I'indicateur en fonction du nombre de Reynolds.

On observele même comportement de I'indicateur que sur I'exempleprécédent. Pour

Re 38.00 43.83 45.98 46.13 47.53


Fmini 10-
0.903 0.18410- 1 . 1 0 - o 0 . 1 11
2 0 - ' 0 . 1 11 0 - t
u(t't^;*) 3.195 3.769 3.972 3.986 4.1T7

Tns. IV.2 - Euolutiondu mini,mumde l'indicateuren fonction du nornbrede Rey-


nolds, eremple de I'écoulementautour d'un cylindre (formulati,onGalerkin)

des valeurs du nombre de Reynolds inférieuresà 45, le minimum de I'indicateur di-

1 0 9-
CHAPITRE IY. Bifurcation de Hoof

minue, pour des valeurssupérieuresil augmente.Ainsi pour Âe : 45.98 I'indicateur

est nul (F*;a(Re: 45.98) : 1.10-8) signalantainsi pour ces valeursdu nombre

Reynolds et de la pulsation (, - 3.9, figure IV.13) une bifurcation de Hopf. Ces

valeurs critiques correspondentà un nombre de Strouhal critique égal à St. :0.137.

Jackson [47] donne des valeurs critiques Re" - 46.184et ,Sr": 0.138 qui sont très

prochesde cellesque nous avonstrouvéesici. Nous avonsaussipour Re" :45.98 et

Bi-furcation de Hopf - cylindre (Ex. de Jackson)

.d

rJ
rd
(.)
lr
I
q
-d

0)

!
OJ
!
o
o
E
H

1.5 2 2.5
Pulsation

Frc. IV.13 - Indicateurde bifurcationpour Re:45.98 , erempledu cylindre"cyl 2"


(formulation G alerkin)

u" :3.9 calculéles modesde bifurcation réel et imaginaire(figureIV.14). Ces modes

de bifurcation sont antisymétriquescomme le souligneJackson[47].

IV.10.2 Ecoulement dans une marche

Le deuxième exemple que nous allons étudier est celui de l'écoulement dans une

marche. Les conditionsgéométriquesainsi que les vitessesimposéessont donnéessur

la figure (III.1) du chapitre III. Durst [39] indique une bifurcation de Hopf pour

une valeur du nombre de Reynoldsproche de 610. Cette applicationest particulière-

ment intéressantecar nous disposonsde très peu de renseignements


sur les nombres

critiques qui caractérisentcette bifurcation de Hopf. La formulation Galerkin a été

110
CHAPITRE IY. Bifurcation de Hopf

: . l;::::::::::::::::r:::::;:::

"W
::.:;::::::::::ji:::::ii;,ii::::

uitàMl
: : : : : ; ; : : : : : : : i : : : : : : : i j . i .i i ; ; : : :

**"

'....
..... ......'t...li..l.'.'.

(a) Vecteurs vitesse du mode de bi- (b) Lignes de courant du mode de


furcation réel bifurcation réel

t
, t , t, t ,

I îN
tlllz
::iiii

(c) Vecteurs vitesse du mode de bi- (d) Lignes de courant du mode de


furcation imaginaire bifurcation imaginaire

Frc. IV.14 - ilIodesde bifurcationréel et imagi,naire


à Re": 45.98 et a": J.9

utilisée pour ce calcul et l'intervalle des nombresde Reynoldsétudié est [600,630].

Sur la figure (IV.15), l'évolution des minimums des fonctions p(R") est présentée

pour quatre valeursdu nombre de Reynoldsvoisinesde 610. Sur cette figure, on voit

que I'indicateur tend vers une valeur nulle pour un Reynoldscritique compris entre

609 et 610 et une pulsation proche de 0.54 rad/s. Ainsi sur cet exemple les valeurs

critiques de la bifurcation de Hopf sont:


: 609
IRe"
\ , " : 0 . 5 4r a d l s ( IV.81)
Is,.: o.t+
Sur Ia figure (IV.16) les modesde bifurcationsréel et imaginaires(précisonsque ces

modes sont des modes déterminés numériquement en introduisant la pulsation cri-

asymptotiquesIV.52) sont donnéspour cesvaleurs


dans Ies derieloppements
tique c..r"

critiques.

La recherched'une bifurcation sur la plage de Reynolds [600,630] a permis de

mettre en évidenceune deuxièmebifurcation pour ,Be æ 620 (figure IV.17). Cette

- 1 1 1-
CHAPITRE IV. Bifurcation de Hopf

q-l Re = 609-
a
0.05
Fr{

0.0{5
lRie:. :6 3 i:
09:-i
0) s e= 6 1 0 7
d 0.0{ /
d Re = 610 l R e= 6 0 6 i , /
#/
0.015
..{ \/
]J 0.01
d
rl
0.025
l]
-1
ql 0.02

..t
0.015

0 0.01
rr1
0.005
lr
OJ
+J
d
f t

'd

cd
H

Pulsation

Flc. IV.15 - Calcul d,el'ind"icateurde bifurcationpa,rlo,MAN, eremplede la marche


(forrnulation Galerkin)

deuxième bifurcation correspondà une valeur de la pulsation proche de 0.66. Le

minimum de la fonction p(R") pour cette valeur de a.'était déjà présent pour un

nombre de Reynoldségal à 609. Mais ce minimum n'a évoluéque lorsqueRe a atteint

une valeur proche de 617.

On peut alors imaginer que chaque minimum des fonctions pl(Àe) des figures

(1y.15 et IV.17) correspondà des nombrescritiquespour lesquelsil peut y avoir une

bifurcation de Hopf. On compte ainsi une dizaine de vallées(ou de minimums) entre

a:0.2 rad/s et a:0.8 e ' a c c u m u i a t i o ndse m i n i m u m sp e u t


rad/s. Ce phénomènd

être identifié à un ensemblede valeurspropresde la rnatricetangenteproche de l'axe

imaginaire. Chaque valeur propre s'apprêteà traversercet axe, signifiant ainsi une

possiblebifurcation de Hopf. Ainsi sur cet exemple,deux valeurspropresont traversé

1 1 2-
CHAPITRE IY. Bilurcation de HoP[

,,,,,,:i:ri i,;i:iiii iiii,iiii


iili,ii:iiiiliiii.iiriiii'iiii'iiii
: , : : , : : 'r. ,: 'i,i:r: i . i i : l . i i : l . l l : i r i i : i i l l ' i : l i , : . i i ' : : i , : , , 1

(a) Vecteurs vitesse du mode de bifurca- (b) Lignes de courant du mode de bifurca-
tion réel tion réel

r,l.:ll:li,ri;i:ii.iriiliiiiliiiiliiiiliili
(c) Vecteurs vitesse du mode de bifurca- (d) Lignes de courant du mode de bifurca-
tion imaginaire tion imaginaire

Frc. IV'16 - fuIodesde bifurcationréel et irnagi'naireà Re': 609 et u' : g'54'


erernple de la marche, modesnumériquesobtenusen introduisantu" : 0.54 dans
I'erpression(IV.52)

I'axe imaginaire: une à Re" : 609 et ia deuxièmeà Re" - 620' L'indicateur de

bifurcation semblese comportercommeune mesurede distanceentre I'axe imaginaire

et la position des valeurspropresdans le plan complexe.

Pour montrer que cesvalléesévoluentavecle nombrede Reynoldsde l'écoulement,

nous avonsreprésentépour quatre valeursde ,Rela courbede I'indicateur en fonction


- 70,
de la pulsation. Ainsi pour de faibles valeurs du nombre de Reynolds (Ëe

Fig. 18(a)) aucune valléen'est visible. Dès que Reynoldsaugmente(Ëe : 270, Fig.

18(b)) quelquesminimums apparaissentmais sont encoreloin de la valeur nulle. Pour

Re :550, fig. 18(c), I'allure généralede la courbe est proche de celle des valeurs

R e : 6 0 9 e t R e : 6 2 0 . P o u r R e : 8 3 0 , f i g . 1 8 ( d ) ,c e r t a i n sm i n i m u m sd e l a c o u r b e

précédenteont disparu, indiquant ainsi la possibilité que certainesvaleurs propres

aient traverséesI'axe imaginaireentre fie : 550 et Re: 830.

L'intérêt d'un tei indicateur,en plus de donner des valeursdes nombres critiques

très précises,est de présenterun ensemblede pulsationsqui peuvent devenir critiques

et donner naissancesà des bifurcationsde Hopf. Ainsi pour I'exemplede la marche,

les deux bifurcations trouvéesà Re : 609 et Re : 620 correspondentaux vaieurs

r13
CHAPITRE IY. Bifurcation de Hooî

Re =620-

'f,

+J
d
0
lr
d
q{
.rl
ô
OJ
o
lr
-1
OJ
]J
o
r)
,.i
d
d
H

0.6
Pulsation

Frc. IV.17 - Calcul de l'indicateur de bifurcationpar la MAN, ex:ernple


de la marche
(formulation Galerkin)

propressuivantes:

:60e,( r ( À " , ;: ;-,, ,


I Re ( z ( . 1 " ,- 1 u w c : 0 . 5 4 . i
( IV.82)
: : - : 0.66.i
[ Àe 620, ( r ( À " ; ( r ( À " )
- iL ,w .c ,

IV.10.3 Comparaison des formulations Galerkin et Petrov-


Galerkin

Dans ce paragraphe, nous allons comparer les résultats des formulations Galerkin

et Petrov-Galerkin sur les deux exemplesprécédents.Les deux configurationsgéo-

métriques du cylindr" (fig. IV.10) sont testéesavec des maillagesdifférentsen vue

de déterminer I'influence du nombre de d.d.l. sur les nombrescritiques de l'écoule-

ment. Le tableau (IV.3) résumeies valeursdesnombresde Reynoldset les pulsations

critiques à chaquefois qu'une bifurcation a été trouvée. Pour ia formulation Galer-

114
CHAPITRE IY . Bilurcation de Hopf

8 1
Re '58-

1 5

36 5s

! l

3: 3t

2 1

1 0
o.2 0.4 0.6 0.8 0.2 0.4 0.5 08
tulsâÈion

(^\ Pp - 7î (b) Re = 270

1
Re :550 - R€ ! 830 -

1.4
0.8
1.2
0-?
I 0.5

0.8 0.5

0.{

0.1
0.4
o.2
0.2 0.1

0 0
0.2 0.I 0.4 0.5 0.6 0.1 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8
tulsâÈion Pulsàlion

(c) r?e= 550 (d) r?e = $lQ

Frc. IV.18 - Euolutionde I'indicateurde bifurcationen fonction du nombrede Rey-


nolds (eremple de la marche)

des valeurs critiques avec


kin (exemple"cyl1") on observeune certaine convergence

la finessedu maillage(Re" : 52.7Let ac - 5.53 pour 2800 d.d.l., Re" : 45.61et

u" : 4.68 pour 6400 d.d.l.). Ces valeurscritiquessont relativementprochesdes va-

leurs numériqueset expérimentalesde la littérature ([47], [54]) qui sont: Re" x 46

et St" ny 0.14. Par contre avec la formulation Petrov-Galerkin ces valeurs critiques

évoluenttrès peu avecIe nombre de d.d.l.. Les nombresde Reynoldscorrespondantà

une bifurcation de Hopf sont prochesde 70 et les pulsationsde 9 rad/s. On pouvait

cependantprévoir ce résultat, ou ce comportementcar la finalité de la formulation

Petrov-Galerkinest de conserverune certainequalité de la solutionindépendamment

de la finessedu maillage.De plus sur I'exemple" cyI2", I'indicateur avecune formula-

1 1 /
IIA
CHAPITRE IY. Bilurcation de Hoof

tion Petrov-Galerkinne s)estjamais annulé dans I'intervalledu nombre de Reynolds

[40,80]. Le phénomènede décalagedu nombre de Reynoldscritique que nous avions


constaté lors du calcul de I'indicateur de bifurcation stationnaireavecune formula-

tion Petrov-Galerkin (chapitre IIi) apparaît aussi pour le calcul de I'indicateur de

bifurcâtion de Hopf. Ce décalageest aussi observésur I'exemplede la marche, où

Galerkin Petrov-Galerkin
Bxemples Re" c
uc Re" u)c Ut

C yl 1 (2 8 0 0d .d .l ) 52.716 5.530 0 . 1 6 7 69.377 9.548 0 . 2 2


C yl I (5 0 0 0d .d .l .) 4 9 .33 5.306 0 . 1 7 1 77.247 9 . 3 1 0 . 2 r
C yl 1 (6 4 0 0d .d .l .) + D . O l 4.687 0 . 1 6 3 68 8.125 0.19
C yt 2 (6 1 0 0d .d .l .) 4 5 .98 3.972 0 . 1 3 7 * * *
M a r c h e( 6 0 0 0d . d . l . ) 6 0 9.48 0 . 5 3 9 0 . 1 4 625 0.37 nnq
Marche (6000d.d.l 620 0.66 0.17 )r)F *

Tee. iV.3 - Résumé des résultatssur le calcul de l'indicateurpour les deur forrnu-
lations

la première bifurcation de Hopf est trouvée pour un nombre de Reynoldségal à 625

(R"" - 610 pour 1aformulation Gaierkin).

IV.11 Conclusion

Les résultats numériquesde ce chapitre montrent I'efficacitéde l'indicateur de

bifurcation de Hopf. Quelquesaménagements


par rapport à la méthode initialement

développéepar Bensaadi,permettent grâce à une techniquede continuation, de cher-

cher des points de bifurcation pour n'importe quellevaleur de la pulsation. De plus,

contrairement aux méthodesdirectes qui n'autorisent le calcul que d'un seul et unique

point singulier, cet algorithme a l'avantage de déterminer tous les points de bifurca-

tion sur une branche de solution stationnaire.

L'indicateur de bifurcation que nous avonsdéveloppédans ce chapitreest un outil

numériquefiable mais qui peut être amélioré.Pour diminuerle nombre de triangula-

tions de la matrice f(Ur,c.,,,)et ainsi diminuer ie temps de calcui,on pourrait utiliser

une techniquede continuation avecles approximantsde Padé (Elhage-Hussein[55]),

116
CHAPITRE lY. Bilurcation de Hoof

puisque ces derniersdoublent pratiquementle rayon de convergence


des approxima-

tions polynomiales.Mais nous nous orientonsaussi vers une procédureentièrement

automatiquede détectiondes points debifurcation,et non pas "visuelle" commenous

le faisonsaujourd'hui. Une des idéesque nous privilégionsest le suivi des minimums

analytiquesdesfonctions
de I'indicateur.En effetcommenousdisposonsd'expressions

p(a), il est alors aiséde calculeret de suivre cesminimums. Cette techniquedevrait

nécessiterde revenir à des fonctions p à deux paramètres(le nombre de Reynoldset

la pulsation).

Mais on peut aussiimaginer de couplerles résultatsde I'algorithmeactuel avecpar

exemple la méthode d'itérations inversespour le caicui de valeurspropres. En effet

sur I'exemplede la marchenous disposonsd'une dizainede valeursde la pulsation qui

peuvent servir de valeursinitiales à ces algorithmeset ainsi augmenterleur rapidité

de convergence.

Nous avons aussi montré dans ce chapitre que les résultats avec une formula-

tion Petrov-Galerkinsont incorrects.I1 sembleque cette formulation transforme la

physique du problèmeétudié. En effet I'indicateur s'annule(lorsqu'il s'annule)pour

des nombres de Reynoldsqui ne correspondentpas aux Reynoldscritiques observés

expérimentalement.Nous savons que cette formulation transforme la physique du

problème pour assurerune bonne stabilité numériqueavec des maillagesgrossiers.

Cette formulation n'avait pas trop perturbé les calculsstationnairesque nous avons

réalisésprécédemment.En revanche,la formulation Petrov-Galerkin a conduit à des

résultats inacceptablespour les quatres bifurcations de Hopf que nous avons étudié

ici: dans deux cas, nous n'avons trouvé aucunebifurcation; dans les deux autres le

nombre de Strouhal et le nombre de Reynolds critiques étaient erronés.

r77 -
CHAPITRE IV. Bifurcation de Hoof

-118-
CHAPITRE V. Vers I' interaction fluide-structure

CsepITRE V

Vers l'interaction fluide-structure

Ce dernier chapitre a un caractèreparticulier puisqu'il est consacréà l'applica-

tion des techniqueset outils numériques,développésaux chapitresprécédents,à un

problème d'interaction fluide-structure.Il existe une multitude d'installationsindus-

trielles où I'on rencontrede telles interactions.Nous nous borneronsdans cette étude

à un cas particulier: celui d'un tube cylindriquesoumisà un écoulementtransverse.

impor-
Ce type d'installation, lorsque la vitessede l'écoulementest suflfi.samment

endommagéou totalement détruit. Un desphénomènes


tante, peut être sérieusement

physiquesresponsablesde tels dommagesest les instabilitésfluide-élastiques.

Ces instabilitéssont des bifurcationsde Hopf (Païdoussiset Li [56]) et consistent

en des oscillationsauto-entretenuesdes tubes pouvant conduireà la destruction de

I'installation, soit par usure, soit par fatigue, selon le mode de fixation des tubes,

supports avecjeux où alors fermementmaintenus(Axisa [57]).

L'intérêt que nous portons à une telle application est compréhensiblecar nous

disposonsd'un outil numériquefiable pour déterminerles branchesde solutions sta-

tionnaires ainsi que les points de bifurcation de Hopf.

La difficulté de cet exemplerésidedansla formulationdu problèmecouplé.Il faut,

en effet, tenir compte de I'interaction réciproquefluide-structure:le cylindre modifie

l'écoulementpar son mouvement et simultanémentle fluide agit sur la position du

tube par les efforts qu'il lui applique.Pour surmontercette difficulté,nous utiliserons

une description cinématiqueparticulière: la description Arbitraire Lagrange-Euler

r19
CHAPITRE V. Vers I' i nteract ion fl uide-structure

(ALE, Huerta [58]).Cette descriptionpermet de pallier aux inconvénientsdesdescrip-

tions lagrangienneset eulériennes(grandesdistortionsdu maillagepour la première

et difficultésà représenterles conditionsaux limites pour la seconde,voir aussiannexe

A) en donnant au maillageune vitessequi ne soit pas celledesparticulesfluides (des-

cription lagrangienne)et qui ne soit pas nulle (descriptioneulérienne).Nous avons

choisi de donner au maillage la vitessede déplacementdu cylindre. Les nouvelles

relations qui découlentde la descriptionALB et dans lesquellesnous introduirons les

développementsasymptotiques,sont donnéesdans I'annexeA.

Ce chapitre est consacréau calcul desbranchesde solutiond'un problèmestation-

naire d'interaction fluide-structurepar la MAN. Pour introduire les développements

asymptotiquesdans les équationsdu problème,nous utilisonsles techniques,dévelop-

péesau chapitre iI, de mise sousforme quadratiquedeséquationsà I'aide notamment

de nouvellesvariables.Tous les détails techniquesconcernantla descriptionALE, la

méthode des élémentsfinis utiliséepour obtenir la forme discrètedes équationsainsi

que les développementsasymptotiques,sont donnésrespectivementdans les annexes

A, B et C. Nous présentonsdans ce chapitre seulement1aforme finaie des équations

à résoudre,I'application numériqueétant en cours de réalisation.

L'approche numérique du problème d'interaction fluide-structureque nous pro-

posons dans ce travaii se situe entre les modèlesphysiqueset analytiques (Connors-

[66],[67],)et lesmodèles
... [59],[60],[61],[62],[63],[64],1651,
Blevins,Paidoussis-Price

numériquescomplets de Tezduya ou de Farhat ([68], [69]). Notre modèle prend en

compte 1e mouvement de la structure grâce à une cinématique Arbitraire Lagrange-

Euler. Les équations stationnairesde Navier-Stokeset ceilesdu mouvement d'une

structure indéformableserontrésoluespar la MAN. Sur les branchesde solutionssta-

tionnaires,les indicateursde bifurcation stationnaireet de Hopf définisaux chapitres

III et IV permettront d'étudier la stabilité du problème.Nous utiiiseronsdans notre

modèlenumériquela formulation Galerkin car nousavonsmontré aux chapitresprécé-

dents que même si la formulation Petrov-Galerkinpermettait de déterminercorrecte-

120
CHAPITRE V. Vers I' interaction fluide- structure

ment les solutionsstationnaires,elle modifiait sensiblementla physiquedu problème

étudié.

La méthode de résolution du phénomèned'interaction fluide-structureque nous

proposonsici est une première approchedu problème.Il reste encore à tester nu-

mériquementcette démarche.Des difficultéspratiques,imprévisiblesau stade actuel

de notre avancement, pourraient en effet se révéler lors de la mise en place de la

résolution numérique.

r9r
CHAPITRE Y . Vers I' i nteracti on fl uide-s tructure

v.1 Présentation du problème d'interaction fluide-


structure

Nous présentonsdansce paragraphele problèmed'interactionfluide-structureque

nous allons résoudreavecla MAN. La structure est un tube cylindriqueindéformabie

de frontière f" (figure V.1). Ce tube peut se déplacerselonI'axe /2, sor mouvement

est noté yî, uu"" y l'intensité du déplacementqui est une inconnue.Il est retenu selon

t2 par un ressort élastiquelinéaire. Le fluide occupeun volume fly de frontière fy.

Une vitesse Àuaest imposéesur cette frontière. La difficulté de cet exempleest que

le cylindre est en mouvement, il modifie donc constammentle domaine fluide ,Q1.

Pour surmonter cette difficulté nous utilisons une formulation Arbitraire Lagrange-

Euler (voir annexe A) dans laquelle la vitessede déplacementdu maillage vaut la

vitesse du cylindre sur l. et zéro sur f;. Les équationsdu problème d'interaction

.1
l_
X1

Ftc. V.1 - Descriptiondu problèmeétudi,é

fluide-structuredans le repèrespatial (voir annexeA) s'écriventalors:

Au;l ôu, 0c
P o* tl P.ci ^ : 7o 1 -J!! dans R, (v 1)
t-. otj OIj

opl opu,
--:-
;;I
-T- : U dans R, (v 2)
otl dr;
u Àua sur F
LJ (v.3)
( y d o ) s u r f" (v 4)
^fud) + k . y . d: - I o ( r , p ) . n . d l (v 5)
f.

722
CHAPITRE V. Vers I'interactionfluide-structure

avecp la massevolumique du fluide, m et lc respectivementIa massepar unité de

longueur et 1araideur du ressort.Les relations(V.1), (V.2), sont les équationsd'équi-

libre, de continuité d'un fluide visqueuxincompressible.L'expression(V.3) désignela

condition de vitesseimposéesur la frontière fy. La reiation V.4 exprime la condition

de compatibilité entre la vitessedu fluide et celle du cylindre sur le bord f". Finale-

ment la relation (V.5) est l'équation du mouvementdu cylindre soumis à I'effort du

fluide F sur le cylindre (suivant la normale n à l'enveloppedu cylindre f"). L'action

du fluide sur le cylindre est donnéepar:


(, : I o(u,p).n.dl
lr"
- - p.I - r 2p,.e( u) (v 6)
\ avec f o( u,p)
I l,o;(,)= î (h + *)
V.2 Equations du problème stationnaire

Dans le paragrapheprécédentnous avons rappelé les équationsd'un fluide vis-

queux incompressibleavecune formulation ALE. Nous allonsmaintenant réécrireces

équations en considérantle mouvement du cylindre et l'écoulementfluide station-

naire. La vitessedu maillageest donc nulle, û : 0. La vitessede convectionc; définie

par la relation (A.17) (annexeA) est égaleà la vitessedes particulesfluides dans le

repèrespatial, u;. Les équationsdéfinissantle problèmestationnaires'écriventalors:


ôu; ?.6o;i,,
P.ui ^ : f;+# d a n sR , (v.7)
orj orj
0r;
: 0 dans R, (v 8)
Ôx;
Àua sur f1 (ve)
a: 0surf" (v.10)
I
k.y.! : - I o(u,p).n.dl
,
(v.11)
f"

Les équations(V.7), (V.8), (V 9) sont similairesà cellesque nous avons résolues

par la méthode des éiémentsfinis au chapitre I. Cette fois-ci l'élément de référence

n'est pas défini dans le repèrespatial mais dans le repèremixte (annexeA).

-r23-
CHAPITRE Y. Vers I'interaction fluide-structure

Nous allons donc travailler dans le repèrespatial; I'inconvénientest que celui-ci

est en mouvementpar rapport au repèrede référence(le repèremixte). Cette difficulté

peut être enlevée en utilisant des éiéments isoparamétriqueset en faisant référence

pour les quantités discrètesau repèremixte (Hughes[70],fig V'2). C'est à dire que

la position d'un point dans le repèrespatial sera déterminéepar Ia relation:

+ v.d(€,n)
yG,n):I(1,r7) (v.12)

de l'éiémentde référence,!(€,n) le déplacementdu mailiage


avec((, z7)les coordonnées

(que I'on se donne) et g I'intensité du déplacementqui est inconnue.

( )
o
--x

Domainesp tial (en mouv

{
Ll

Domainen xte (referenc - fixe)

"r

Ftc. V.2 - Illustration des deur domatnes

v.3 Equations du problème discret


O n introduit dans l'équation de continuité (V.7)' un terme de pressron Penallse
par un grand paramètre k ; cette relation s'écrit alors:

ô,; 1
t ) dans R, (v.13)
Ar- E'p:

1.21
CHAPITRE V. Vers l'interaction fluide-structure

Le tenseur des contrainteso;i exprime la loi de comportementd'un fluide visqueux

et est défini par:

o;i -- -P.64 I pt.(u;,1I ui,;) (v.14)

en introduisant cette dernière équatiôn dans l'équation d'équilibre, on obtient les

équations de Navier-Stokesdans le repère .R" (en supposant les forces de volume fi

nulies) :

0r;
Ortù * p , i - t - L u i j, j : 0 dans R, (v.15)

La forme faible des équations(V.13), (V.15) est obtenueen les multipliant respecti-

vement par les fonctionstests dp et 6u; et en les intégrant sur le domaineË". Soit les

relations:
tf
- 6 u ; , ; . PI p , . 6 u ; , u1 ;. , 1 )d , Q , : 0 d a n sf ) "
| | @ru.pui.ui,i
ld"
(v'16)
{
tf 1
Ortr,,o- d Q, : 0 dansf) '
| | Ep)
ki,
Le système (V.16) se met sous la forme discrète grâce aux équations définies au

chapitre I, paragrapheI.5.

I lx"" + iv""(r)l tK"rlI


L tt Kupl lKrrl ) {;}:^{f} (v.17)

La discrétisationde l'équation d'équilibre du cylindre (V.11) conduit à résoudre le

problème suivant:

k . A . dI F : 0 (v.18)

avecF représentantI'effort discretdu fluide sur le cyiindre(voir annexeB, paragraphe

8.3)

- r25
CHAPITRE V. Vers I' interaction fl uide-structure

V.4 Méthode Asymptotique Numérique

asymptotiquespour
Dans ce paragraphenous allonsintroduire les développements

résoudrele problème d'interaction fluide-structuredéfini par les équations(V.17) et

asymptotiquesil est important de rap-


(V.13). Avant d'effectuercesdéveloppements

peler que les matrices élémentaires(1Ç, , Nuu, K,o, Kro) dépendentde l'intensité

du déplacementdu maillage y. La dépendancede chaquematrice est donnéedans

I'annexe (B). Les inconnuesdu problème sont maintenant ia vitessedu fluide u, la

pressionp ainsi que I'intensité du dépiacementdu maillage A.Le déplacementdu

maillage dans les équationsstationnairesde Navier-Stokesintroc{uit de nouvellesre-

lations qui dépendentsoit de la vitessedu fluide, soit de l'intensité du déplacement


asymp-
du maillage ou des deux. Les expressionsdans lesquellesles développements

totiques vont être introduits sont définiespar les relations(V.19) (voir annexeB pour

plus de détails).

0 et d signifient
Toutes ces relations sont des expressionsdiscrètes.Les indices

que les quantités ainsi indicéesfont référencessoit à la position de la particule fluide


0), soit au déplacementdu maillagedans le repèremixte
dans le repèremixte (indice

(indice'). Lr discrétisationdesrelations(V.17) et (V.18)ne conduitpas directement

aux expressions(V.19). En effet ces dernièressont toutes sous une forme quadra-

tique, grâce à laquelle,nous I'avons soulignéau chapitre II, il est aisé d'introduire

les développementsasymptotiques.Pour obtenir les relations(V.19) nous avonsainsi

utilisé les techniquesintroduites au chapitre II. A savoir, dès que la non linéarité

d'une expressiondiscrètedu problèmen'est pas quadratique,nous introduisonsalors

de nouveilesvariablespour transformerI'expressioninitiale en une expressionéquiva-

lente mais quadratique.Ainsi la variableg, les matrices ù10et ù[d ont été introduites

dans cette optique.

126
CHAPITRE V. Vers I' interaction fluide-structure

J:Jo+a.Joola'.Jo

Kuu:9.kuu

J.g:r

lx|,+v Kl!"+y'.K1,]
(un: Kl",+ y.Kl,

Kpp:K\o+a.Kïi*yr.Kl,
(v.1e)
Nuu(u,u):Mo*A.Md

Mo : Nl,(u,u)

Md : Nl,( u,u)

+1
r {o,
J * o,} .n.d(;

oo:[Nol.[ I].p

o, : j.lDl {[B']+ y.l9dl].i,]


On peut remarquerdans I'ensembled'équations(V.19) que les quantités: Jo, Jod,

Jo,,K2,, K\l, Kl,, K\o, Klo, K\r, K\l, KÏr, Bo,,Bo sont toutes des constantes.Les

matrices Mo et Md représententles termes convectifsdes équationsstationnaires de

Navier-Stokes.Les inconnues(r,y, p) sont solutionsdu problèmediscret résultant de

et de l'équation d'équilibre
la forme faible deséquationsstationnairesde Navier-Stokes

du cvlindre:

[K""] {r} * [/f,,(r, u)] + [/Çe]{p} : À {F}

[1{*]{u} -r lK,,l{p} : o (v.20)

k.y.l* T :0

- 1
L !
) 7|
CHAPITRE V. Vers l' interaction fl ur'de-structure

Nous effectuonsdes développementsasymptotiquesen fonction du paramètre de che-

min a du vecteur d'inconnueset de quantitésélémentaires[/ défini par:

U:'{r,p, À , U , J , g , K u u , k u , ,K , p , K p p ,N u u ( r , r ) , M 0 , M d , F , o p , o , } (V.21)

Le vecteur [/ s'écrit alors:

(J : (Jo* a[Jt + a2(Jz+ a3[J,*... * apup (v.22)

dans le problème(V:20) et en identifiant suivant


En introduisant cesdéveloppements

de "a", on obtient un problèmeà I'ordrep qui s'écrit:


les puissances

-- -
Ilfil {,0}t IKT]v, ^, {F} FQ (v.23)
= -FQ
1 l* g+ F,l.y,-rïF'1.{,0}
Les quantités Ki et K! sont les matricestangentesoù interviennentrespectivementla

vitessedu fluide et I'intensitédu déplacementdu maillage.Cesmatrices sont définies

dans I'annexeC par les relations (C.19).Elles traduisentla dépendancedeséquations

enversles inconnues(u, p, y,).L. secondmembreFQ


stationnairesde Navier-Stokes

,dépendde la vitessedu fluide et de I'intensitédu déplacementaux ordres précédents

(cf équation (C.20), annexe C). Dans la seconderelation du problème (V.23), la

quantité Fv est en quelquesorte la matrice tangente de l'équation du mouvement du

tube. Elle résulte de la force du fluide sur le tube. Le secondmembreFQ dépendlui

aussi de la vitesse du fluide et de l'intensité du déplacementaux ordres inférieurs à

p. Le problème V.23 est écrit sous la forme matricielle suivante:

';;' Ào{F} - FÇ

IIfilofi'*,]
I noté
{ }:{ -rQ \
) (v.24)

[[K"'] .{ul' }:{F{'}


avec(JF's'le vecteur inconnu mixte à I'ordre p, défini par:

(rFS - (v.25)
{ ;; }

128
CHAPITRE V. Vers I' interac tion fluide-str ucture

Comme pour les précédentsproblèmesnon-linéairesrésolusavecla iVIAN (les équa-

tions stationnaires de Navier-stokeschapitres i et II), La matrice tangente I{F's'

est la même pour tous les ordres.Une seuletriangulation de KF's' et l'évaluation à

chaqueordre du secondmembre lEs' permet de connaîtreune partie de la courbe

solution. Pour déterminerla totalité des branchessolubions,une procédurede conti-

nuation comme celleexplicitéeau chapitre I peut être applicluée.Finalement,sur ces

branchesde solutionsstationnairesdu problèmed'interactionfluide-structure,un in-

dicateur de bifurcation soit stationnaire(chapitre III) soit dynamique (chapitre IV)

peut être introduit sansdifficulté particulière.

V.5 Concluslon

Nous avons montré dans ce chapitre comment nous comptonsrésoudreun pro-

blème d'interaction fluide-structure.Grâce à une descriptioncinématiqueadaptée,le

mouvement du tube a pu être pris en compte dans les équations.Pour la résolution

du problème stationnairepar la MAN nous nous sommesappuyéssur les conclusions

et les techniquesdécritesau chapitre II. Ainsi grâceà I'introduction de nouvellesva-

riables,toutes les équationsont pu être misessousune forme quadratique,ce qui nous

a permis d'introduire aisémentles approximationspoiynomialesdans les équations.

Nous avons aussi montré que la matrice tangente gouvernant le problème d'in-

teraction fluide-structureest la même pour tous les ordres de troncature des séries,

ce qui permet d'envisagerdes temps de calcul moins élevésque pour une méthode

incrémentale-itérative.

L'introduction d'un indicateur de bifurcation soit stationnaire,soit dynamique,

n'a pas fait l'objet de ce chapitre, mais cela ne devrait pas générer de difficulté

particulière. En effet nous avons montré aux chapitres précédentsque même si la

difficulté du problèmeaugmentait (comme c'est le cas avecune formulation Petrov-

Galerkin) nous étions capable d'y introduire un indicateur fiable. Nous disposons

de plus des équationsstationnaireset dynamiquesdu problèmed'interaction fluide-

r29-
CHAPITRE V. Vers I' int eracti on fl uide-structure

stIuctruIe.

Même si ia priorité demeureaujourd'hui la programmation des équationsdéve-

loppéesdans ce chapitre dans ie code de calcul EVE, nous nous intéressonsaussi à

I'augmentationdu nombre de tubes, afin de se rapprocherdans I'avenirdesproblèmes

industriels.

-130-
Conclusion générale

L'objectif de cette thèse était d'apporter un outil numériquesimple, efficaceet

rapide pour la mécaniquedes fluides,dans I'optique de I'appliquerensuiteà un pro-

blèmeplus complexe.Cet objectif est atteint puisquenous disposonsaujourd'hui d'un

code de calculs pour la mécaniquedes fluides: ce code a la particularité de résoudre

les équationsstationnairesde Navier-Stokesavecles formulationsGalerkin et Petrov-

Galerkin. Nous nous sommesattachésdur,.,." travail à mettre en évidenceles qualités


de Newton-Raphson.La
de la MAN par rapport à la méthodeincrémentale-itérative

rapidité, la précision,la descriptionanalytiquedes solutionssont des atouts qui auto-


pour
risent aujourd'hui la 1VIANà concurrencerles méthodesde précliction-correction

résoudretous les types de problèmesnon linéaires.A I'aide de quelquesmodifi.cations

des relations initiales,modificationsne transformanten aucunefaçon la physiquedu

problèmeétudié, la MAN peut être appliquéeà la plupart desproblèmesnon linéaires.

Il faut en effet dire que des problèmes présentant des singularités sévères(disconti-

nuité par exemple) pourraient s'avérerimpossiblesà traiter avec une technique de

perturbation.

Sur les branchesde solutionsstationnaires,des indicateursd'instabilité station-

naire et dynamique informent sur l'évolution de l'écoulementen fonction du nombre

de Reynolds. La fiabilité de ces indicateursa été démontréesur des problèmesorl il

existedes instabilités.Pour I'indicateur de bifurcation de Hopf, il reste cependantdes

améliorationsà apporter pour que celui-cidevienneune méthodenumériqueautoma-

tique. Des élémentsde réponsesont avancés,notamment dansle suivi des minimums

des fonctions de I'indicateur.

1tl
- 1ù1
Conclusion générale

Le problèmestationnaired'interactionfluide-structureest quant à lui résolusur le

papier et les applicationsnumériquesdevraientêtre rapidementpossibles.Les indica-

teurs d'instabilités doivent apporter desréponsesconcernantles nombrescritiquesde

l'écoulement.L'extensionà des problèmesde complexitéplus importante, en particu-

lier l'augmentation du nombre de cylindres,permettra de construireun modèle plus

représentatifdesinstallationsindustrielles.L'objectif de disposerà terme d'un arsenal

d'outils numériquessimulant les écoulementsindustrielset I'apparition d'instabilités

s'avère aujourd'hui réaliste.De plus de récentesétudes.sur les équationsinstation-

naires de Navier-Stokes(DE OLIVEIRA [71]) devraient permettre de déterminer

d'une part les solutionsinstationnairesdu problèmed'interactionfluide-strucutreet

d'autre part les solutionspériodiquesqui naissentaprèsune bifurcation de Hopf.

r32
ANNEXE A. Formulation A.L.E.

ANNpxp A

Formulation A.L.E.

Deux descriptionscinématiquessont généralementutiliséespour décrire le mou-


vement d'un domaine fluide ou soiide. La première est la descriptionlagrangienne
dans laquellele domaineet les coordonnées d'un point sont notésrespectivement-Bx
et X . Dans ia seconde,la descriptioneulérienne,le domaineet les coordonnéesd'un
poiit sont notés R, et z. Dans la descriptionlagrangienne,les points du maillage
coincident avec les points matériels (la vitessedu maillageest alors celle des parti-
culesfluides). L'avantagede cette descriptionrésidedans la facilité à représenterles
conditions aux limites. De plus cette descriptionn'introduit pas de termes convectifs
ce qui facilite le traitement numérique des équations qui gouvernent Ie mouvement
du fluide. Cette descriptionpossèdecependantI'inconvénientde produire de grandes
distortions du maillage. La descriptioneulériennepermet d'éviter ce genre de désa-
grément. Le maillage est alors fixe et les particulesfluides passentau travers. Mais
àette description présenteelle aussi quelquesinconvénients.Le premier est la diffi-
culté numérique à traiter le terme convectif,qui traduit le mouvementrelatif entre
le maillage et les particules fluides. Le deuxièmeinconvénientde cette description
est la difficulté à représenterles conditions aux limites, par exemple aux interfaces
fluide-structures.
Pour éviter les désagrémentsde ces deux descriptions,la description Arbitraire
Lagrange-Euler(ALE) a été développée(Hirt et Al. [72] pour les différencesfinies et
Donéaet Al. [73] pour les élémentsfinis). L'idée principalede cette nouvelledescrip-
tion est de donner au maillage une vitesse qui ne soit pas celle des particules fluides
(descriptionlagrangienne)et qui ne soit pas nulle (descriptioneulérienne).La vitesse
du maillage est choisiearbitrairementpar I'utilisateur.
Nous reprenonsdans cette annexela totalité des notations, des écritures et des
expressionsde I'articie de Huerta et Liu [58].

A.1 Description cinématique de la formulation A.L.E.


Dans la descriptionALE, trois domainessont définis(fig A.t). Le domainematériel
.By (Lagrange),le domaine spatial .R" (Euler) et le domainemixte Ëx (ALE) où les
coordonnéesdes points sont notés X. Soit / une quantibéphysique,on notera alors:

. T(!,t) si / est exprimédans le repèrespatial

133
ANNEXE A. Formulation A.L.E

, f"(X,l) si / est exprimédans le repèremixte

. f--(X,l) si / est exprimédans le repèrematériel

et l'on peut écrire la relation suivante:

f (r,t): f*(X,t): f-.(X,t) (A 1)

La figure (A.1) exprime les relations de passageentre les trois domaines.Elles sont
définiespar:

$: R, ---+R,
( x , t ) - - - +ô Q , t ) : r (A 2)

elt' Rr+ Rx
Q , t ) - - - -,+h Q , t ) : X (A 3)

La relation tA.4) peut alors être réécritesousla forme suivante:

f @ Q , t ) , t ): f * ( X , t ): f - - ( r l t ( x , t ) , t ) ( A 4)

Domaine spatial

Domaine de reference

Domaine materiel

Domaine mrxte

Ftc. A.1 - Défini,ti,ondes dorna'inespour la descriptionArbitraire Lagrange-Euler


(Huerta [58])

. I J1 .+) /-
ANNEXE A. Formulation A.L.E.

A.1.1 Définitions des dérivées


Soit / la quantité physique précédemmentintroduite, sa dérivée matérielle est
définiepar la relation:

i:9#rx,t)l
uL lx
torl
sa dérivéespatiale est notée:
âf I
y ,: ! ( x , t ) l ( A6 )
ot l"

et finalement sa dérivéemixte est définiepar:

î:ffr*,a1, ( A 7)

Les règles de dérivation des fonctions composéespermettent d'écrire les relations


suivantes:
ô-f**
- - ; ; ( ',,,
l , z i,,1
aT f,,1
, ô*il ar
\ l +," * i | - - 1 ( z ' f ) (A'8)
| : +(r
ot lx àt'*'"'1,' 0t lrôr1
et

l":ffa,,rl.*#|.#n,,
Tr*,,) ( Ae )

ou encore

a[, ^' " / :T9,4l 9!-e,r) (Aro)


6,t11
\ - , n ," , l *+*il
0 t
0t lx 6 1 lr' xi
De plus la relation (A.1) permet d'écrire:

'#q,ql: 1{r,,ùl
lx vu lx

' ' l * : #t",,il


T(r,,,)l dt' 'l*
(4.11)
Si on désignepar uit wi et û; respectivementles vitessesdes particulesdans le repère
matériel, mixte et la vitessedu maillage,cesdernièressont alors définies:

ôrrl 0r'*, ,, ,,1


ui : -;;l : --;;-(,4.,IJ1 (A.12)
ot lx ot lx
et
^l
oxi I
wZ -
n, I
(4.13)
ot lx

-IJO-
ANNEXE A. FormulationA.L.E.

et
0 * î , , ,I
- ô x ; l t#{r,r)1.
t,o: (A.14)
Ë1.:
Si la quantité physique/ désignela position ri* d'une particule dans le repèrematé-
riel, la relation (A.10) devientalors:

ôxî.,-. .l ,I*,,11
+*l Ue,r) (A.15)
at \o,r,|*: E\x,r,lr* E Ix-xi
ou bien en introduisant les relations des vitessesdans chaquerepère (éqs (A.12)'
( A . 1 3 )e t ( A . 1 a ) ):
0r i
u;-û;=.,}Q,t) (4.16)

ou encore
âf
ci: uj-]tx,t) (A 17)

-
avecci la vitessede convection(Hughes[70]) définiepar la relation c; :'t)i Û;. Fina-
lement les relations précédentespermettent d'écrire une relation générale de passage
entre le repère matériel et le repèremixte pour une quantité physique /:

I": T rr,t)1,+
T r*,,) t)
".ff{,, (A.18)

L.2 Equations de continuité et d'équilibre


La cinématiquede la descriptionALE permet d'écrireles équationsde conserva-
tion de la masseet d'équilibre dans les trois repères.
Si M est la massedu fluide considéré,elle est alors définiepar:

,t : -
d.Qx : d'Q' (A.1e)
ln*po ln.'on* ln,P
avecpo, p .t p les massesvolumiques du fluide définiesrespectivementdans les re-
pèresmatériel, mixte et spatial. Le principe de conservationde la masseimplique les
relations suivantes:

: *l-l*.pdQ-:
d'Qx --0 (A.20)
#1.: hl"l,.po *l.l,"pd'Q"
En utilisant le théorème de changementde repère d'une intégraie de volume (ou
formule de transport de Reynolds),I'équationde continuitédans le repèremixte est :

*
#1.:l,.xl",n* I
I

J AQx
p * . nd S x: 0 (A.21)

136
ANNEXE A. Formulation A.L.E.

En utilisant le théorèmede la divergence,l'équation (A.21) devient:


râÀo"
aMlfapl
* Jn.fifan":o
;1.: J,,ffi|*'n* (^22)
Finalement, I'intégrale de l'équation (A.22) étant nulle quelquesoit le domaine fi",
l'équation de conservationde la masses'écrit dans le repèremixte:

*l
ot
*Y0 X ; : o dansRx ( A.2 3)
lx

De la même façon,on obtient l'équationde conservationde 1amassedans le repère


spatial:

%-l*Y:t :o dansR, ( 4.24)


ot 0r ;
l,

On peut bien sfir obtenirdes relationssimilairesen utilisant les définitions(A.8),


(A 9) et (A.10).Ainsien posantf : p dans(4.8) et avec:
}pro ôp 0u;
=-_ (4.25)
0r;-"'ô*,''0ro
on obtient une deuxièmeéquation de continuité dans le repèrespatial:
Apl ôu; ^ -,,, -
0p
ofi: o dans R' (4.26)
ù1,*''*,+
La quantité de mouvementdu domainef)" à I'instant f est donnéepar la r elation:

Q U ) : t p ( r , t ) u ( r , t ) d n ,d a n sR , ( 4.2 7)
JQ,

cette quantité peut aussiêtre expriméedans le repèremixte Êr, ainsi:

QU): t p(x,t)r(x,t)d}x dansRx ( 4.2 8)


Ja.

L'équation d'équilibre dans le domaine Æ" est obtenue en dérivant l'équation


(A.28) par rapport au temps, et en définissantles actionsextérieuresagissantsur f)*
comme la somme des forces de volume f et de surfacefl:

*lOt lx : Ja, + t F;d,s*dansRx


t inae* (A.2e)
Jaa*

En introduisant la relation (A.28) et en utilisant les théorèmesde transport de Rey-


nolds et de Ia divergence,l'équation(A.29) devient:
r r
t I A @ . r ) l ô (ô . u , . t n , \ 1 = + cians
R\ (A30)
J.,l-ll,+rïl)'n* Jn^Îndnxlrn,Èoos,

1r-
Iù I
ANNEXE A. FormulationA.L.E.

En introduisant le premier tenseurde Piola-Kirchoffdonné dans le repère mixte fii


et défini par F;:'Îio.hj,les équationsd'équilibredansle repèremixte deviennent:

ô (p . u \ l ô (ô . u , . u , \ 0'Î,,
0t l"' ôxi 7xi

Avec l'équation de continuité (A.23) définiedans le repèremixte on obtient:

ôul 0u' ^ 0T',


'P .;l *P .w' i?.;::
Xj f; * =: dans Rx (4.32)
)tl* ?Xi

Les efforts extérieurs appliqués sur f), sont définis comme étant la somme des
forces volumiques fi agissantsur ,f)" et desforcessurfaciques.F,agissantsur la surface
,5". L'équation d'équilibre s'écrit dans -R":

aQl f f
atl-: Jn,ftd,"+ Jun,''ot'
(A.33)

Avec I'expressiondes efforts surfaciques:

F;: o1;ni : oijnj (4.34)

et le théorème de la divergence,l'équation (A.33) devient:

ryl: t r,de,+
0t lx Jn"'" t!:-ae,
Ja" 0*i
(A35)
otr o;i est le tenseur des contraintes de Cauchy. En reprenant le premier membre de
l'équationd'équilibreécrite dans .8" (A.30) et avecdç\, : iaQ, on obtient:

tJ aj-,P(i,)l+a(p:,ù1 r '| [ u:,'on. (4.36)


" L âl.+ a x j ) o n ' : J n , f ' d ' Q ' l a "d r 1
Avec fl" choisi arbitrairement, l'équation (A.36) devient:

t7 - r l Ô ( P . u ,)ôl ( P . u ; . w i ) l - , , 0o,i (A.37)


| * l.* a* l:t'* a,
Avec l'équation de continuité dans le repèreËx (4.23) réécrite:

Apl :
-|
ôp*i
(A.38)
0t l, ôxi
on obtient :

t-'lu#1.*,
-,!{l:r, , 6o;i
1î-
orj
(4.3e)

- 138
ANNEXE A. Formulation A.L.E.

Finalement, avecla relation de passageentre les massesvolumiques,(4.39) devient :

,fr1,*o*,#:,,*
H (A40)
avecla relation suivantet

uro 'ut ôrn


p.*iû: p.wjd;rdi (A.41)

et avecI'expression(A.17) liant les différentesvitessesentre elles:

,,r:*,# @'42)
En utilisant la conventiondes indicesmuets on peut écrire:

ôu; ôu;
P.wi P.ci (A.43)
An: Ax,

Finalement la relation d'équilibre dans le repèrespatial s'écrit:

,fi1,*r,,#:,,*æ dans
R" (4.44)

-139-
ANNEXE A. Formulation A.L.E.

-140-
ANNEXE B. A.L,E. et Ia M.E.F.

ANxpxB B

Description A.L.E et éléments flnis

8.1 Introduction
Nous définissonsdanscette annexelesexpressionsdansla configurationArbitraire-
Lagrange-Eulerdes différentesquantités pour
nécessaires le calcul par élémentsfinis.
Le déplacementdu maillageest notéed, sonintensitéest y. La position d'une particuie
dans le repère spatial est alors:
(8 1)
2::+Y!
Nous utiliseronsdesélémentsisoparamétriques pour le calculélémentsfinis. Ceci nous
donne pour la position et la vitessede la particule dans le repèremixte:

l*:"î N;(t,ù.1;
) ( B 2)
I rro"
: N'(€,ry).q'
[; ?
avecll et q; respectivementla position et la vitesseaux noeuds.Pour la position d'une
particule dans le repèrespatial on note:

:- ù.t;+,f N,(€,,ùdn
f r,re, (B3)
ll

avecd; les coordonnéesdes noeudsdu maillage.

8.2 Définition des quantités et des matrices élé-


mentaires
Le Jacobien de la transformation pour le passagedu repère .R" au repère .R16,r;
s'écrit:
I
t-
dxt O:c, oxt )xz 6dr 6dz
l;; oÈ oa a€ a€
frl-
Lu)-
lo<oc
I +y. (B.4)
ô", )xz ôxr ôxz ôdt )dz
|
t^^ ôn àn on ôq
Londn

- 141
ANNEXE B. A,L.E. et Ia M.E.F.

On décomposele Jacobienen deux parties,une premièrequi ne dépendpas de y


et une secondelinéaire en u. On le réécrit ainsi:

ul : uol+a.[Jo] (B 5)
En notant ,/ le déterminant du Jacobiende la transformation.on peut le définir de
la façon suivante:
II - l u"' u"1
ae Ar. A-^ ôc2 ôty
- r : d " t l ô €à t , lI :
| ôx. oe on o< on
I
Lan ôn I (B6)

, 0(xt+a.dt) ô(xz+y.dz) O(xz*a.dz) â(xr*v.dr)


J:-
At ôq A( ôn

soit en fonction du déplacementdu maillase:

J:Joly.Jod+y,.Jd

Avec

ôxr. ôxz )xz ôxt


-ro: detl,/o]:
ol on o< 0n
(8.7)
(^ ^ '\
oxr oo'2 od't oX2 ( êy2 aa1 ad,2 a;ç1)
r } d :_ ) | |
J \-.--f
Iac ôn aË an) ia *- ,, ,,J
t) adL adz 1dz ôd.r
4--.
o< on o< on

L'inverse du Jacobienpeut-être exprimé de la même façon:

(B 8)

avec les définitionssuivantes:


ôxz ôxz
on o<
ôxt
_ôxt
orl o<

(Be)

or dÈ
t4d1 -
LJ I-
]dt
_)dt
on oq

1À'
ANNEXE B. A.L.E. et Ia M.E.F.

La forme faible des équations de Navier-Stokesconduit à la définition de plusieurs


matricesélémentaires.La premièreliéeà la partie visqueuseest notéeki.,\a deuxième
liée à la pressionde l'équation de quantité de mouvement,kf,u,la troisième liée à
l'équation d'incompressibilité,ki, et la dernièrereprésentela pénalisation,kfio. Le
terme de convection est nolé n",u. La forme faible des équations de Navier-Stokes
s'écrit sousforme -::it.î"]"'
,,, ,l u)l: ){F}
I {lK""l+ [Iç")]{q}+ lN,,(r,
{ (8.10)
I
[ {[1(",]+ lKoÀ]{p} : o
avecq les vitessesnodaleset p les pressionsnodales.La partie visqueuseest définie
par:
NPG

LK..
-\- : )-
r u u - L ' " u u k:,,, dA",:L I tal'tal[B)H.l.w; (8 11)
1 ' I L - l[t - -W'lo]ltl
Jt
nel ;-1
nel net QZ

La matrice [B] contient les dérivéesde la vitessedéfiniedans le repèrespatial, u, et


s'écrit:
aot

àt' A-,

; A1',

ôrz [1 o o ol
=100011 ,*
(8.12)
lBl.iq]: A-^ 0rz

ôut '+ ôac


Lo 1 1o-l A-.

)sz ôct ôuz


A-^

Le vecteur contenant les dérivéesdes vitessesdans le repèrespatial est exprimé dans


le repère de l'élément de référence:

oul out
;
0rt 0rt rr,,cl o
ôtz
ôuz
ôrt
ôuz

ôcz
: [ ''l-'rrT-,
]
on
ôuz

ouz
ô11
- ut-' 0 I
_f
L 0 Ul-'l
L [ti,,r]
o
0
0
[iv,,e] lqnl
[N,,n]

(8.13)

L'expressionde la matrice [B] est donc:

] o
[ry',e
Ir o o ol i ul-' o
[B] : lo o o 1l L ô ut-'
Io I 10.]
l [l/','] o
0
o [lr,,e]
[1{,,r]
(8.14)

1Àq
IZ+J -
ANNEXE B. A.L.E.etIaM.E.F.

soit en introduisant la relation (B.8) incluant le déplacementdu maillage:

Ir o o ol rllJol+y.[Jd] I [lr,eJ 0 l I
: o I I tN',,10l
lBl I o o o 1 | jl o lJol+a.lJol)'l 0 [lr',c]I
L0 1 101
I

L0 Il/',"]
I
(B.15)

Nous séparonsdans cette dernièrerelation les parties dépendantesdu déplacement


du maillage; lBl se réécrit :

lal: j{t".t +alBol} (B 16)

t1::?l ttt,)o I i[il;] :


:13i?llio
lBol
t/'rl L: il;l
(8.17)

lB"l:lo
ttt:el o
o o 1l trtt I f iil:]
;
Io 110]lo i/,r J
L 3 ijT;]
(8.11) :
soit en introduisant la relation (8.16) dans I'expression
NPG .
Kuu: I t ' [ g o+ y . B o l ' [ D ] [ B oy+. B o ] H . w ; (8.18)
-n-eJl z= L

ou bien

Kuu: t<1,+ y.t<2!"


+ a'.t<1", (8.1e)

avecles définitions suivantes:

Ku pu ,,,:t'tË t ][gr o ]' [p] flo)


H .w;
nel i=L rt

K1l:D'Ë" 1 r
nl [Bo]+ [Bo]'[D]lBdl
{lso)'t ] H.w; (B.20)
nel i=I

NPG 1
Kk : t D J.lBo)'lDllBdl
H . w;
nel i=l

Par abus de notation, I'expression(8.19) est écrite:

I44 -
ANNEXE B. A.L.E. et la M.E.F

';
Kuu- {*:" + y.Kl!,+ y' Kk} (8 21)

La matrice Kuo s'écrit:

NPG
Kup: Dki,, : D I [B")',lNe]dùl: H J.u;
t it= I [8,]'[^Io]
nel nel Q.,nel

'1
(8.22)
Avec[8,] : I I 1 0 ll l- B l

et Nr les fonctions de forme de pression

En introduisant I'expressionde la matrice [B] (8.16) où le déplacementdu maillage


intervient, la matrice 1Ço devient:

Kup: KP"o+yKl,

avecles définitionssuivantes:

NPG
(8.23)
:11 r pOt
HwietiBgl
I'î"[g:]'trurl 1o lD)
neli=7

NPG r
Kl,:t
qY r) Hw;etlail:lt
t[Bj]'t^61 L
1 0 IBol
*-t 7=t

La matrice Kro rclative à la pression provenant de la pénalisation (où K représente


le coefiÊcientd.epénalisation) dans l'équation de conservationde la masseest définie
par la relation,

1 NPG
Kpp : Dkio, : t: :t:
/t^r,l'tN,ldCI; t t^âl'[ti,]HJ.w;
nel nel ^ Q2, nel h i=l

où bien
(8.24)

W-J.K',À
, NPG
Kl,: D : D tl{rl'i/{rlH.o
Avec
nel K i=l

En introduisant dans l'équation précédentela définition du déterminant-I (eq. 8.7)'

145
ANNEXE B. A.L.E. et Ia M.E.F.

la matrice Kro est réécriteen fonction du déplacementdu maillage:

Kpo: K3,+ a-K\i + a' .Kl,

Avec les relations suivantes:

[il"
vv
:f l'îfry,],tlr,l H Jo.
wi
nel ^ ;-1 (B.25)

tË"tl,i,l'tlr,l
Kl* :f l w;
H Jod.
YP
nel ^ i=l

. |NPG
Kl,: t: H Jd.w;
D [,\]'trr,l
nel K l=1

La matriceNuu(r,u) contenantles termesde convections'écrit:

N u , ( u , r:)D r " u u ( r , r:)D I l . , ) ' t a ( r ) l l [ ( u ) l d a i : D t Ë t t t r , , l ' l A ( r ) ) t d ( rH) Jl . w ;

Avec

u1D20 0l I
[A(,)] : I
n01,. ,r)

I
ôut ôur ou2 ou2
' [ d ( u ) ]: |
l-r^ r l- rî- |
Ott ox2 Ol1 ' - J O:D) |

(8.26)

D'après les relations (8.13) et (8.8) où intervient le déplacement du maillage,la


matrice ldl devient:

lM.l 0
| | [Jo]+a.[Jd) [/[',r] o
[ d ( u )]: jl o tft I ytrll o [/r,,e][qo]
(8.27)

0 [l{,,r]

La matriceNuu(r,u)s'écritfinalement:

Nuu(,,,r) : Nl, (u,u) + y . N!.(u , u) (8.28)

L'équation(8.28)estréécrite:

Nuu(r,u):Moty.Md (8.2e)

r46
ANNEXE B. A.L.E. et Ia M.E.F

Mo et Md sont des opérateurs quadratiquesdéfinispar Ies relations:

: Nl,(u,u)
Iro (8.30)
Ittta : N!,(u,u)
avec les définitions suivantes
NPG
Nl,(u,u)--l\J- D [r"]' [a(r)]po(u)l
;-1
H .wi
nel
(8.31)
NPG
N ! , ( u , u )--L\ J- D 1 . " ) ' [ a ( r )l 7] d ( uH) l . W i
nel

et aussi

I tn,,eJo I
[d o 1 u:;]
Ittt o I I tr:,1,"9, lrn,r
I o trl) I o rr,,el l"
o L [l/,,,]I
(8.32)
I tlr,,c] o I
lrn o ll[r/,,n] o I
l7d(u,u)l
L o lJol-' ll o [rv,,e] lte'l
L o tri,,,lI

8.3 Définition de l'effort du fluide sur le cylindre


L'effort du fluide sur le cylindre F est défini par la relation:
(^

f F: Jo(r,p).n.dl
f / \

lf"
-p.I + 2p,.e(u) (B.33)
\ a v e cf '(r, p) :
I { e;i\u'
, ): ^L(pr+$e\
l. t L \or1 or; ,/

La forme discrètede cette force notée F est donnéepar la relation:

+r
F_ f ' (8.34)
l"(r,p).n.d€;
Jt

où (; représentele côté de l'élémentde référence(figure 8.1) sur lequel la force agit.


La forme discrétedu tenseurdes contraintesest donnéepar i'expression:

o(r,p): [/{"][I ]p+ [D] [B] {r} (B 35)

r47
ANNEXE B. A.L.E. et Ia M.E.F.

En introduisant la relation (8.16) dans I'expression(B.35), on obtient la relation


entre la contrainte et les variabiesu, p et I'intensité du déplacementy.

o ( , , p ) : [ 1 % ]r. ][ . p+ ] t n t{ t s ' l + y . [ B o ]. ]{ , } (8.36)

Finalement,la force T estdéfiniepar la l"lutlon '

+t

{o, t o"} .n.d(i ( 8.37)


-1

avec les définitions suivantes :

(^ -
) "e 116lt t l.p (8.38)
l^ -
(", i trl {[Bo] + y.[B\] {,}

boro 0u cyllnore0u
le fluideexerceuneffort

Ftc. B.1 - Définition de I'effort du fl,uidesur l'élémentde référence

148
ANNEXE C. Développements asymtotiques

AllNBxB C

Développements asymptotiques
pour le problème d'interaction
fluide-structure

C.l Présentation des équations


Les relations dans lesquellesles développementsasymptotiquesvont être intro-
duits sont définiespar les relationssuivantes(voir annexeB pour plus de détails):

J:Joly.Joo+a'.Jo

j lxî" + v.Kl"!"
+ v'.Kl,l

I(up : t<20+yKl,

K,, : K3,+ v.xil + v' .Klo

Nuu(r,u):Mo+E.Md
(c 1)
Mo : /{i,(u, u)

Md : N!,( u,u)

+1
f : I {orIo,}.n.d(;
-1

a , : [ 1 V o ] . []I. p

o , : j . f D l{ t B . l+ a . l B d ){}r }

t49 -
ANNEXE C. Développements asymtoôiques

Toutes les inconnuessont solutionsdu systèmediscretrésultant de la forme faible


des équationsstationnairesde Navier-Stokeset de l'équationdu mouvementdu tube:

[K""]{r} t lN,,(u,u)l+ lK*l {p} : À{r}

[ K * ] { u } + [ K o , ] { p } :o (c 2)

k . y . d* F : 0

Afin d'éviter de stocker certainesquantités élémentairesà chaqueordte, la relation


traduisant la viscositédu fluide est réécriteen introduisant deux nouvellesvariables
ç et kuu:
Kuu- e . lKï" + y.Kïl + y'.Kk] : e . ku,

AVEC (c 3)

g. J : I et kuu: lKl, + y K2!,+ yt.Kl,l


En effet si on conservela forme initiale de I'expressionde la matrice de viscositéKuu,
on doit alors, après y avoir introduit les développementsasymptotiques,stocker à
chaque ordre une matrice locale kT,uo,o,.. La dimensionde cette matrice est [18,18]
et comme elle est calculée pour chaque point de Gauss,on comprendque le stockage
nécessaireà une telle méthodedeviennetrès vite énorme.Les modificationsapportées
dans les équations(C.3) conduisentà stockerà chaqueorclreseulementdeur scalaires
Qord.re et Jordr".

C.2 Développements asymptotiques


Nous introduisons les développementsasymptotiquesen fonction du paramètre
de chemin a dans Ie vecteur d'inconnues et de quantités élémentaireset globales [/
défini par:

U : ' { r r p , À , a , J , ? , K u u , k r u , K u o ,K r r , N u u ( u r r ) M
, o, Md, F, op, or} (C.4)

Les développementsasymtotiquesdu vecteur d'inconnuesU s'écrivent:

IJ:(Jol aUt+az[Jz+a3[Js+...IapUp (C 5)

En identifiant suivant les puissancesde " a" on obtient des relations à chaque ordre
pour les quantités élémentaireset globaleslinéairesen u:
oDéterminant J:

'
Iordreo Jo : Jo * yo.Joa+ a3.Jd
J Ordre1 : Jt : U t.Jod
+ 2.yr .yo.Jo (c 6)
o'
lo.o," J, -- a o .Joo
+ 2.yr .yo.Jd
+'f
r-l
a,.a1r - ,1.J0

- 150
ANNEXE C. Développements asymtotiques

oQuantité p:

I O r d r eo , ? o . J o : I
J ordr"t ' Jr.?o*Jo.9t:0
p-l
(c.7)
o' J p . 9 o I
Io,0,.
f , I t \ - t

Jo.9p + L
--t
J,'p(p-,)-n

oMatrice K.,.,:

f o.dteo' K u u o : po.kuus

J o r d r "i , Krr', : ?t 'kuuo I go ' kuu,


p-r
(c 8)
o,
Io,0,"
Kuup : gp .kuuo I ço . kuu, I
|
\
/J
,-1
tôt
Y\p-r
tK
1

),wuuf

oMatrice fr.,,:

: kuuo: Kl, + yo.Kl"!"+ a3.K!,"


IOrdreo --
J O r d r e1 : k u u , y r . K 2 !*, 2 . h . a o . K l , (ce)
p-1

o,kuup a, . Kll
lo,o," * 2 .ap.ao. Kl",'t D u,u1r-,1Ko,.

oMatrice Kur:

I O r d r eo : K u p o : K l " r + y o . K l ,
o'dret ' K u p t : Yt'K|+ (c.10)
I
I Ordrep : Kupp a, Kl,

oMatrice Ço:

o' Koro: Kïo+ yo.K\l + y3.Kl,


Iordre :
J Ordre 1 : Krr, at . Kll * 2 .yt .yo.KÏo (c.11)
p-r
o,Krro
lo,o." v, . I{31* 2 .Up.yo.Klo t D u,ap-,1K1, r-l

151
ANNEXE C. Dévelo ppements asymtotiques

Lesdéveloppementsasymptotiques(C.4) sont aussiintroduits dansle terme de convec-


tion ÀI,,(u, u) :

oMatrice/{""(u,u) :
-
[ O . at" @,r) M3 + yo.M(
0 : À 1 ,.,0
J O.dte 1 : N,,, (u,u) : Ml + ao. Ml + y, .M3
) p-r
u) : Mi + yo.Ml * ap.M3+ D u6-a. nt1
I( Ordt"p: ly'.,,,o(u, r=1
rMatrice Mo:
0 : Ml : l /|,(u o ,u o )
I O . a r"
(c.12)
J O r d t" I: Ml : ,V i ,(rr,u o)+ Nf,( u6,u1)
I p-r
I Otdte p, Ml : N},(ro,ur) + 1vj"(uoiup)
+ D l/j"(u,,u1p-,))
t r=l
oMatrice Mo:
:
IO.ar"0: M! N!.(us,us)
: Nl,(u' uo)* N!,(us,u1)
'lJ Otd." 1: Ml p-r
I Otd." p, Ml : Nl,(ur,ro)+ + D 1f,1"(r,,uqp-,))
N"d"(uoiup)
( r=I

N o u s a l l o n ss é p a r e rd a n s l e s r e l a t i o n s( C . 6 ) , ( C . 7 ) , ( C . 8 ) , ( C . 9 ) , ( C . 1 0 ) ,( C . 1 1 ) e t
(C.12) les expressionsaux ordresp et cellesaux ordresinférieurs,ainsi par exemple
pour la quantité g on note:

g p : 9 ( . a p+) v Q
avec
,n(r,
Y\vp I
\ -- -+ lJoo-r 2.ysJdl
. y, (c.13)
JOLJ

'oI- l .
t)
,nô-- - { ?r o. qù" . !uJ\ (Fn -' t, \ . J d+ û ' ç t r - , l ]
\.Y
;a f

r52-
ANNEXE C. D éveloppements æsymtotiques

Pour les matrices globalesKru, Kur,,Ko, on note:

rMatrice K,,
Kuup: K""(a) + KQ."
avec
K*,(yr): kuuo.ç(yp) .ur
* ?o.lXil + z.Es.K!,]
p-7
g@- ,) .k,..}
K Qu u : g Q.ku u+o D { ço.a,.a6- ,1.Kf;,*
eMatrice K,o
: K"(Y') (c.14)
lo*'
avec
1
lK"o@): Kl,.a,
eMatrice Ço
Kppo: Krr(yr)* KQpp
avec
Kro(yr): lKil a 2.yo.I$ol
.u,
p-L
KQoo: D a,a@-,)Kl,
--1

1{,.,(u,u) à I'ordrep, on obtient:


Pour I'expression

Nu,,(r,u) : N,,(yr) + N,,(ur) + N Q""


avec
N*,(Yr) : IVIS'Yp (c.15)
,) * aolN!,(u,uo) + /{,1,(uo,ur)]
N.,(rr) : N|,(rr,uo)* N.?,(ro,
p-l
NQ,u:'t {yo-t.M! * Nf,(u",u1p-";) u(p-,))}
+ yo.Nl,(r",
,-1

Les développementsasymptotiques(C.5) sont introduits dans les équationsdu pro-


blème (C.2); ce derniers'écrit alorsà I'ordre p:

{ p r } + l K , r , l { p o }: À { F } - F Q '

-FQ,
{po} :

(c.16)

En condensantla pressiondans le problème (C.16),on obtient un nouveauproblème


à I'ordre p ou les seulesinconnuessont la vitessedu fluide uo et I'intensité de dépla-

153
ANNEXE C. Développements asymtotiques

cement du maillage yr:

u)l+ lK,r,]{po}
( lrc',"1{rr} + [K,,,){ro} + [Nuuo(r,
-ir"r,llKrrol-' (u.I/J
I {[xr,,]{ro} + lK*ol{ro}+ IKor,){r.}}
- FQ' t lK"ro]lKorol-t
[: r {r} {FQr}
Finalement les relations (C.la) et (C.15) sont introduites dansle problème( C . 1 7 ) c, e
dernier est écrit sousla forme condensée suivante:

lKil {rr} + ïKil.lrp: Àp{F}- FQ (c . 1 8 )

Les quantités Ki et Kl sont les matricestangentesoù interviennentrespectivementla


vitessedu fluide et I'intensité du déplacementdu maillage; cesmatricessont définies
oar les relations:

: [Kuuo]+ [N""(ro)] - IK"r).[Krro]-' 'lKwo)

(c'le)
lK,,(a)l{po}
+ [Koo@)]{po}}

Le secondmembre FQ est une expressioncontenantles inconnuesu et y aûx ordres


précédentset est défini par:

F Q : F Q r * N Q u u + K Q , , - [ K , r o ] . l K o r o l - t . { l K Q r o l { p o+} F Q r } (c.20)

dansles équationsgourver-
Nous allons maintenantintroduire les développements
nant le mouvement du cylindre. Soientles relations:
+r
F : I {or* o,} .n.d(;
-l

(c.21)
or: lNrl.fll.p

J.ou: i IDI{[Bo]+ y.lgdl] {r}

L'expressionde la contrainte o, est modifiée dans l'équation (C.21) pour travailler


avec un forme quadratique.Les expressions(C.21) deviennentà chaqueordre:
rForce du fluide sur cylindre F:

+l
Ordre 0: fo I
I {ooo * o,o} .n.d (;
+t
Ordre 1 : ?t -J I
{orr l o,r}.n.d(; (c.22)
1

Ordre p: Fe - J I
{oo,l o"o} .n.d(;
-I

154
ANNEXE C. Développements asymtotiques

oContrainte o,:

ordre0: o,o: *.[D] {[go]+ ao.lBdl]iro]


o r d r er : o , , : * { [ D ] . [ 8 0 ] . { u+, }y ' . [ D ] . [ B ' ] . { r+o ai o . l D[l B ' ] { r ' } } - f i , ' ' t l ' u ' o
17

ordrep: o,o: * {llt tgol.{ro}+yr.lDl.lB').{ro} +vo.lDl-lBo).{ur}} - ta

lo'J r'o"o

- J,'o,,,-",)
++ -Elu,.l4'l}o).{,o-,1}
(c.23)

oContrainte ap:

Otat" o: aoo: [/{o].[I ].po


f
Orar"l: or, : [N,].[r ].p, (c.24)
{
I Ordre p: opo
: [1i,].[r ].po
La relation (C.23) à I'ordre p est réécriteen introduisantla définition du déterminant
.Iàl'ordrep(C.6):

c,o o,(a) I o"(uo) * oQ,


avec
o,(yr) : # { l D ).l B d l .{uo} - ( /o' J-2.ys.Jd) .o,o}.up (c 25)
o ,(rr) : * { [D ].[8 0 ].{u ,} + yo.lDl[B' ].{ r o}}
ti
vo u u -: +.
a{ ., - J,.ou( o--,1a,.a( p- ,) .Jo.o' ,)
l u ,.l D l .l }d].{ r r o- ,1}
Jo' lj la*L

Finalement en introduisant les relations(C.za) et (C.25) dans I'expression(C.22), on


définit la force du fluide sur le cylindre à i'ordre p en fonction de la vitesse du fluide
et de I'intensité du déplacement:

Fo: Fo(y) + Frçur)+ FQ


avec
+1
fo(a): I o"(y).nd€n
-t (c.26)
+1
F r(ro ,pr )= I { o"( ur )* op,} .ndto
-1
+1
FQ: I oQ"d€n
-I

L'équation du mouvementdu cylindre s'écrit à chaqueordre:

0: k . d . y o* . F o = 0
IO rdre
{ Ordre I
: k.d.ytlFt=g (c.27)
o' k . d . A pI F o : Q
Iorar"

- .i.LrU -
ANNEXE C. Développements asymtotiques

L'expressionde l'équation d'équilibre du cylindre s'écrit finalementà I'ordr. .'

{r !* r'} a,+ [r"].{u,}


- _Tr) JY (c.28)

avecFY.yp : Fo(a) et [F").{ur} : Fr(uo). Grâce à la condensationde la pression,


seulesla vitesseet I'intensité du déplacementdu maillageinterviennentdans la rela-
tion (C.28).

-LJO
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r62
Liste des figures

I.1 géométriques
Conditionsaux limites et caractéristiques de l'écoulement
autour d'un cylindre, 4000 degrésde liberté - 500 élémentsQ9/3D . ' 22
L2 Vitessesen un point noté P1 sur la figureI.1 obtenuesavecla VI.A.N
pour différentsordres de troncaturesdes séries 22
I.3 Logarithme de la norme du résidu en fonction du paramètrea 23
L4 Comparaisondesvitessesen un point noté Pl sur la figure I.1 obtenues
avec la M.A.N pour un ordre de troncature des sérieségaleà 15 et Ia
méthode de Newton-Raphson 23
I.5 Solution calculéeavec la MAN et continuation (ordre de troncature
égal à 15 et e : 10-3) comparéeavecla solution de Newton-Raphson
- Exemple de l'écoulementautour d'un cylindre (Fig I'1) 25
I.6 Comparaisondesvitessesen un point noté P1 sur la figureI.1 ; Calculs
avec Newton-Raphson(cas 5 du tableau I.1) et avecla M.A.N ordre 7 28
LT Lignes de courant des solutions calculéesavec la MAN, exemple de
l'écoulementautour d'un cylindre 30
L8 Géométrie et conditions aux limites de I'exemplede la cavité, 13000
degrésde liberté, 1600élémentsQ9/3D 31
I.9 vitesseux au centrede la cavité,solutionMAN, ordre 15 et e : 10-3 31
I.10 Lignes de courant des solutionscalculéesavecla MAN, exemplede la
cavité 33

II.1 Ecoulement autour d'un obstacle carré à Reynolds égal 200 par la
méthode de Galerkin 37
II.2 Maillage utilisé par Gresho pour enlever les oscillations 38
II.3 Ecoulement autour d'un obstacle carré à Reynolds égal 200 par Ia
méthode de Galerkin, avec raffi.nementdu maillage 38
II.4 Ecoulementautour d'un obstaclecarré à Reynoldségal200, résolution
par la méthode de Newton-Raphsonet la formulation Petrov-Galerkin 4I
II.5 Relations (II.a) et (II.9) en fonction du nombre de Reynoldsélémentaire 42
II.6 Solutionsde i'écouiementautour d'un obstaclecalculéesavecNewton-
Raphson et les deux définitions de a 43
II.7 Ecoulement au dessusd'un obstacle carré . 48
II.8 Solutionscalculéesavecla MAN comparéesaux solutionsde Ghia [26]
et Zienkiewicz[32] , écoulementdans une cavité à Re : 100 50
II.9 Solutionscalculéesavecla MAN comparéesaux solutionsde Ghia [26]
et Zienkiewicz[32],écoulementdans une cavitéà Re:400 . ' 50

-163-
LISTE DES FIGURES

II.10 Solutions calculéesavecla MAN comparéesaux solutionsde Ghia [26]


et Zienkiewicz[32], écoulementdans une cavité à Re : 1000 5i
II.11 Géométrieet conditionsde vitessesimposéespour I'exemplede la marche 51
II.12 Profils des vitesseshorizontalespour Re:150, exemplede la marche 51
II.13 Lignesde courantà Re:150 et Re:500 . . 52
II.14 Ecoulementautour d'un cylindre,solutionscalculéesavecla MAN pour
r l : I e t r 7 : 1 0 - t , s é r i e st r o n q u é e sà I ' o r d r e7 e t e : 1 0 - 5 53
II.15 Comparaisondesvitessesobtenuesavecdeux maillageset deux formu-
lationsdifférents .... 56
IL16 Evolution de la solution en fonction du maillage(formulation Galerkin) 59
II.17 Illustration des différentsmaillagesutiiisés 60

III.1 Description de la géométrie,des conditionsaurlimites et des caracté-


ristiques du fluide pour l'écouiementdans un tunnel avecun élargisse-
ment brusque. 68
III.2 Mise en évidencedes accumulationsde pas au voisinaged'un point de
bifurcation,vitessesuivantx d'un point noté P1 sur la figure (iII.1),
formulation Galerkin 69
III.3 Indicateur de bifurcation en fonction du nombre de Reynolds,bifurca-
tion stationnairepour Re - 2I5, formulation Galerkin 70
III.4 Solutions obtenuesavec la M.A.N. en utilisant deux maillaçs et des
paramètresdifférents,viiessesuivanty d'un noeud noté P2 sur la figure
(III.1), fomulationGalerkin. 7I
IIL5 Lignes de courant à Reynoldségal 600 sur la branchebifurquée 1 de
la figure (+(u)), formulation Galerkin 72
III.6 Lignes de courant à Reynoldségal 600 sur la branchefondamentale2
de la figure (a(a)), formulation Galerkin 72
IILT Lignes de courant à Reynoldségal 600 sur la branche bifurquée 3 de
la figure (+(.)) 72
III.8 Mise en évidencedes accumulationsde pas au voisinagedu point de
bifurcation, vitessesuivant x d'un point noté P1 sur la figure (III.1),
formulation Petrov-Galerkin 73
IILg Indicateur de bifurcation en fonction du nombre de Reynolds,bifurca-
tion stationnaire pour Re - 240, formulation Petrov-Galerkin 73
III.lGolutions obtenuesavec la M.A.N. en utilisant deux maillageset des
paramètres différents,vitessesuivant y d'un noeud noté P2 sur la figure
(III.1), fomulation Petrov-Galerkin. 74

IV.1 Illustration du changementde stabilité en À : 0 et de I'orbite pério-


diquepourÀ>O 80
IV.2 Trajectoire de deux valeurspropres dans le plan complexe(a, P) , . 82
IV.3 Illustration du comportementde la fonction num(a,cu) ar,rvoisinage et
en un point de bifurcation 88
IV.4 Existenced'un pôle à u : 5 pour I'indicateur de bifurcation cie Hopf,
Exemple du cylindre à Reynoldségal 52 (formulation Petrov-Galerkin) 93

-164-
LISTE DES FIGURES

IV.5 Calcul de I'indicateur avecla nouvellecondition (eq. IV.a7). Exemple


du cylindre à Reynoldségal 52 (formulation Petrov-Galerkin) 94
IV.6 Un pas de calcul avecla MAN, représentations polynomialesde I'indi-
cateur à Re:46 , exemple de l'écoulement autout d'un cylindre (mé-
thode de Galerkin) i00
IV.7 Un pas de calcul avec la MAN, approximants de Padé avec même
dénominateurà Re:46 , exemplede l'écoulementautour d'un cylindre
(méthode de Galerkin) 101
IV.8 Un pas de calcul avec la MAN, approximantsde Padé classiquesà
Re:46 , exemple de l'écoulementautour d'un cylindre (méthode de
Galerkin) 101
IV.9 Calcul de I'indicateur de bifurcation par la ùIAN et continuation com-
parée avec le calcul direct, exemple du cylindre à Reynolds égal 52
(formulation Petrov-Galerkin) IU,]
IV.l0Description des géométriesdes exemplesde calcul de l'écoulementau-
tour d'un obstacle r07
IV.llCalcul de I'indicateur de bifurcation par la NIAN, exempledu cylindre
"cyl 1" (formulation Petrov-Galerkin) 108
IV.l2lndicateur et sa dérivéepar rapport à u.r,exempledu cylindre "cyl1"
(formulation Petrov-Galerkin) 109
IV.l3lndicateur de bifurcationpour Re:45.98 , exempiedu cylindre "cyl
2" (formulation Galerkin) 110
IV.l4VIodesde bifurcationréel et imaginaireà -Be"= 45.98et cu":3.9 111
IV.lSCalcul de I'indicateurde bifurcation par la tVIAN,exemplede la marche
(formulation Galerkin) I72
- 0.54.,
IV.l6Modes de bifurcation réel et imaginaire à Re" : 609 et a"
exemplede la marche,modesnumériquesobtenusen introduisant t,l" :
0.54 dans I'expression(IV.52) 113
IV.lTCalcul de I'indicateurde bifurcation par la NIAN, exemplede la marche
(formulation Galerkin) II4
IV.lSEvolution de I'indicateurde bifurcation en fonction du nombre de Rey-
nolds (exemplede la marche) llD

V.1 Description du problèmeétudié I22


V.2 Illustration des deux domaines 124

A.1 Définition des domainespour la descriptionArbitraire Lagrange-Euler


(Huerta[58]) 1 34

8.1 Définition de l'effort du fluide sur l'élémentde référence. 148

-toD-
LISTE DES FIGURES

-166-
Liste des tableaux

I.1 comparaisonentre la MAN et Newton-Raphson- e : I0-7 pour la


MAN - écoulementautour d'un cylindre 27
I.2 TempsC.P.U nécessaires à la constructiondu secondmembrepour un
pasde continuation 29
I.3 pour différentsordresde troncaturedes séries
Nombrede réels stoclcés 32

II.1 Performancesde ta MAN pour plusieursualeursde r7 52


II.2 Comparaisonentre ta MAN et Newton-Rapltson,eremplede l'écoule-
ment autour d'un cylindre 54
II.3 Temps C.P.U. nécessaires à la constructiondu secondrnembreFQ
pour un pasde continuation et pour les deur forrnulations 55
II.4 Nombre de réels stockéspour différents ordres de troncature des séries 55

IY.l Euoluti,ondu mini,mum de l'indi,cateuren fonction du nombre de Rey-


nolds, eremplede l'écoulementautour d'un cylind,re,"cyl 1" (forrnula-
tion Petrou-Galerkin) 107
IY.2 Euolution du minimum de I'indicateuren fonction du nombre de Rey'
nolds , eremplede I'écoulementautour d'un cylindre (formulation Ga-
terkin) 109
IY.3 Résumé des résultats sur le calcul de l'indicateur pour les deur forrnu-
lations 116

-167-
Méthode Asymptotique Numérique pour le calcul des branches solutions et des
instabilités dans les fluides et pour les problèrnes d'interaction fluide-structure.

Dans cette thèse, nous nous intéressonsau calcul des branchessolutions des équations stationnaires
de Navier-Stokes par une Méthode Asymptotique Numérique (MAN). Sur les branches solutions
ainsi obtenues, nous proposons des indicateurs de bifurcation stationnaire et de Hopf qui nous
permettent de déterminer les points singuliers de l'écoulement fluide.
La MAN est l'association d'une technique de perturbation et la rnéihode des éléments finis. La
méthocle de perturbation permet de transformer le problème non linéaire initial en une succession
de problèmes linéaires qui admettent tous Ie même opérateur tangent. Les systèmes linéaires sont
ensuite résolus de façon récursive par la rnéthode cleséléments finis, une seule décomposition de
matrice est alors nécessairepour déterminer analytiquement une partie de la courbe solution.
Le premier chapitre de cette thèse est consacréeà des rappels sur la MAN et sur Ia méthode de
continuation pour le calcul des branches solutions des équations stationnaires de Navier-Stokes.
Le deuxième chapitre porte sur l'application de la X4AN à la formulation Petrov-Galerkinpour les
équations de Navier-Stokes. La difficulté de ce problème est de se ramener à un formalisme qua-
dratique. Lorsque cela est réalisé les notions développéesau premier chapitre sont alors appliquées.
Les troisième et quatrième chapitres sont cottsacrésà la détermination des points singuliers sur
les branches solutions. Deux types d'instabilités sont étudiés, Ies bifurcations stationnaires et de
Hopf. La détermination de ces points s'effectuegrâce à des indicateurs de bifurcation. Des exemples
d'écoulements de fluide permettent de démontrer l'eficacité et Ia fiabilité de ces indicateurs.
Dans Ie dernier chapitre nous appliquons Ies outils numériquesdéveloppésaux chapitres précédents
pour traiter un problème d'interaction fluide-structure : un tube cylindrique soumis à un écoulement
transverse. Les équations du mouvement du tube et du fluide sont décrites à l'aide du formalisme
Arbitraire Lagrange-Euler.

Mots clefs :
Méthodes numériques - Navier-Stokes - Eléments finis - Petrov-Galerkin - Bifurcations - Hopf -
ALE - Interaction fluide-structure.

Asymptotic Numerical Method to cornpute stationary solution branches and


instabilities in fluids and in fluid/sturcture interaction problerns.

This work deals with the computing of solution branchesof the stationary Navier-Stokes equations
rvith an Asymptotic Numerical Method. Some bifurcating indicators are introduced on solution
branches to detect stationary and Hopf bifurcation points
ANM is the combination of a perturbation technique and finite element method. Perturbation
technique transforms tlie initial non-linear problem into a successionof linear ones which have the
same tangent operator. So these linear problems are solved numerically by finite element method
ancl olly one triangulation of the tangent stiffness matrix is needed to cletermine analytically a
part of the solution branch.
'-fhe first chaptcr of this thesis is an overvierv of the ANM and continuation technique to com-
pute solutious branches of stationary Navier-Stokes equations. The seconclchapter dea,lswith the
application of the ANM when a Petrov-Galerkin weighting is used. The main difficulty of such
a problem is the non-quadratic form of the equations. Initial relations must then be modified to
iltroduce asyrnptotic expansions and continuation method de{ined in chapter one.
The trvo following chapters concern the detection of singular points on stationa,ry solution branches.
Two kinds of instabilities are investigated, stationary and Hopf bifurcations. Bifurcation indicators
permit us to evaluate numerically these singular points. Several uumerical examples show the
efficiency and the reliabilitl' of such indicators'
In the last chapter rve apply the nurnerical procedures previously defined to a problem of
fluicl/stmcture interaction : a cylinder in a cross flow. trquations of motion of the fluicl and the
cJ,linder are described in a Arbitrary Lagrangian-Eulerian frame.

Numerical methods - Navier-Stokes - Finite element method - Petrov-C.lalerliin- Bifurcations


Hopf - ALE - Iluid/structurc Interaction.

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