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ACTIONS

octobre 2016 Henry THONIER (T5)


1
Plan
• Types d’actions
• Eaux souterraines
• ELU- Equilibre
• ELU-Résistance
• ELS
• Coefficients Y
• Charges de calcul
• Poids volumiques
• Barrières de sécurité
• Joints de dilatation
• Textes séisme
• Textes incendie

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Types d’action
- charges permanentes (poids propre, poids ou poussées des terres, …
- charges d’exploitation (ou de services)
- charges climatiques (vent, neige, variations de température,…)
- séisme (voir EC8 = NF EN 1998)

ÉTATS-LIMITES ULTIMES (ELU) [EC0]

EQU : perte d’équilibre statique de la structure ou d’une partie de celle-ci


(basculement, flambement, déversement, …)

STR : défaillance interne ou déformation excessive (résistance des matériaux


atteinte)

GEO : défaillance ou déformation excessive du sol

FAT : défaillance due à la fatigue

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Eaux souterraines
ELU (1,00) EE niveau exceptionnel (accidentel)
ELU (1,35) EH niveau des hautes eaux (50 ans)

ELS(1,00) EF niveau fréquent (1%)

Tref/100

ELS (1,00) EB niveau des basses eaux (quasi-permanent 50%)

T1 T2 T1 + T2 = Tref/2

Tref = 50 ans

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Eaux souterraines
Les DPM doivent préciser, s’il y a lieu, les trois niveaux d’eau :
. niveau EB des basses eaux (quasi-permanent) susceptible d’être dépassé pendant 1 % du temps
. niveau EF (fréquent) susceptible d’être dépassé pendant 50 % du temps
. niveau EH des hautes eaux (caractéristique) période de retour de 50 ans
. niveau EE des eaux accidentelles (prévoir un dispositif d’écoulement empêchant l’eau
d’exercer une action plus haut), mais prendre une marge de 0,50 m

Niveaux des eaux souterraines


Niveau de l’eau → en dessous du niveau EB entre EB et EH entre EB et EE

Types de charges quasi-permanentes variables à traiter accidentelles


comme permanente physiquement bornées

Action [EB] [EH – EB] [EE - EB]

1 - Coefficient sur le niveau d’eau en ELU (même sur la partie variable) NF EN 1991-1-1/NA, §A1.3.1
§ A1.3.1 –… « Sauf cas particuliers, le poids volumique de l’eau douce est pris égal à 10 kN/m3 et, pour
former les combinaisons d’actions, les actions dues à l’eau sont traitées comme des actions
permanentes même si elles ne sont pas, en toute rigueur, des actions permanentes selon la définition
de la norme, leur caractère variable étant pris en compte par l’intermédiaire des différentes
situations
2 – Si l’action de l’eau est prédominante : coefficient 1,2 en action défavorable, 1 en action favorable
(§ A1.2.2) »
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Eaux souterraines - Equilibre
Pour EQU, si l’eau souterraine est l’action dominante : la vérification de l’équilibre statique doit être faite
avec le niveau des eaux caractéristique (EH) avec les coefficients suivants :

gGj,sup Gkj,sup gGj,inf Gkj,inf gQ,1 Qk,1


1,10 Gkj,sup 0,95 Gkj,inf 1,0 Qk,1 (EE)

Note 3. Lorsque l’action dominante est due à l’eau souterraine, on prend en STR et GEO :
. si elle est défavorable : 1,35 [EB] comme action permanente
. si elle favorable : [EB] comme action permanente et 0 comme action variable

Note 4. Lorsque l’action dominante est due à l’eau souterraine, en combinaison accidentelle ou sismique,
on prend le niveau [EE].

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ELU
Equilibre - Valeurs de calcul d’actions (EQU)

Situations de Actions permanentes Action Actions variables


projet durables variable d'accompagnement
et transitoires dominante

défavorables favorables Principale Autres

Éq.6.10 de gGj,sup Gkj,sup gGj,inf Gkj,inf gQ,1 Qk,1 le cas gQ,i Yo,i Qk,i
l’EC0
NF EN 1990
1,10 Gkj,sup 0,9 Gkj,inf 1,5 Qk,1 échéant 1,5 Yo,i Qk,i

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ELU (suite)

Résistance - Valeurs de calcul d’actions (STR et GEO)


En France, on utilisera l’ensemble B

Situations de Actions permanentes Action variable Actions variables


projet durables et dominante d'accompagnement
transitoires
défavorables favorables Principale Autres

Éq.6.10 gGj,sup Gkj,sup gGj,inf Gkj,inf gQ,1 Qk,1 le cas gQ,i Yo,i Qk,i

1,5 Qk,1 échéant 1,5 Yo,i Qk,i


Ensemble B 1,35 Gkj,sup 1,0 Gkj,inf (ou 0 si (ou 0 si
défavorable) défavorable)

Éq.6.10 gGj,sup Gkj,sup gGj,inf Gkj,inf gQ,1 Qk,1 le cas gQ,i Yo,i Qk,i

Ensemble C 1,0 Gkj,sup 1,0 Gkj,inf 1,3 Qk,1 échéant 1,3 Yo,i Qk,i

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ELU (suite)
Valeurs de calcul d’actions accidentelles et sismiques

Situations de projet Actions permanentes Action Actions variables


sismique ou d'accompagnement
accidentelle
défavorables favorables Principale Autre
dominante

Gkj,sup Gkj,inf Ad (*) Y2,i Qk,i


Accidentelle
Éq.6.11 a/b de l’EC0

Gkj,sup Gkj,inf gi AEk ou AEd Y2,i Qk,i


Sismique
Éq.6.11 a/b de l’EC0

(*) L’action variable principale est prise avec sa valeur fréquente Y11 Qk1 lorsque l’action accidentelle est
un incendie, avec sa valeur quasi-permanente Y21 Qk1 dans les autres cas.
Note 1. Les valeurs de toutes les actions permanentes d’une même origine sont multipliées par le même
coefficient, soit gGj,sup , soit gGj,inf
Note 2. Lorsqu’une action variable est réellement bornée par un dispositif physique, le coefficient 1,5
est remplacé par 1,35 et le coefficient 1,30 est remplacé par 1,20.

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Coefficient gSd
gSd = coefficient d’incertitude sur les effets des action à définir pour chaque
projet dans la fourchette (1,05 ; 1,15) (EC0 : Tab. A1.2B-NOTE 4 et AN)
Les Directives Communes 89 avait retenu gF3 = 1,125 pour ce coefficient
d’incertitude

Ce coefficient est aussi appelé coefficient de modèle (comment on passe des


actions aux sollicitations, par exemple, pour calculer le moment d’une travée
isostatique, il n’y a pas d’incertitude ; il n’en est pas de même pout le moment sur
appui d’une poutre continue en ELU.

• Actions permanentes : gG = gSd.gg = 1,125 × 1,2 = 1,35


le coefficient 1,2 couvre les incertitude sur la géométrie, les poids volumiques, …

• Actions variables : gQ = gSd.gq = 1,125 × 1,33 = 1,5


le coefficient 1,33 couvre les incertitude sur la valeur des actions

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Nouveau
zonage
sismique

www.risknat.org/projets/sismovalp/bard.pdf

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ELS
ÉTATS-LIMITES DE SERVICE (ELS) [EC0]

. combinaison caractéristique (états-limites irréversibles)


. les combinaisons fréquentes (états-limites réversibles et principalement en béton précontraint)
. combinaisons quasi-permanentes (effets à long terme et l’aspect de la structure)

Valeurs de calcul en combinaisons d’actions en ELS

Combinaison Actions permanentes Gd Actions variables Qd


Défavorables Favorables Dominante Autres
Caractéristique Gkj,sup Gkj,inf Qk,1 Yo,i Qk,i
Fréquente Gkj,sup Gkj,inf Y1,1 Qk,1 Y2,i Qk,i
Quasi-permanente Gkj,sup Gkj,inf Y2,1 Qk,1 Y2,i Qk,i

En résumé, en bâtiment, pour les cas d’une seule action variable, on aura à
vérifier : G + Q

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Choix d’autres pays européens

• Coefficient acc valeur recommandée : 1 pour FR, SE : 0,85 pour DE, FI, UK, IT

• Coefficient gC = 1,45 et gS = 1,20 pour DK

• fyk : DK, FI, SE : 600, DE, FR : 500, IT : 450 MPa, UK : 460 MPa

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COEFFICIENTS Y (EC1 – Tab. A.1.1)
Charges d’exploitation des bâtiment (voir NF EN 1991-1-1) Y0 Y1 Y2

Catégorie A : habitation, zones résidentielles 0,7 0,5 0,3


Catégorie B : bureaux 0,7 0,5 0,3
Catégorie C : lieux de réunion 0,7 0,7 0,6

Catégorie D : commerces 0,7 0,7 0,6


Catégorie E : stockage 1,0 0,9 0,8
Catégorie F : zone de trafic, véhicule de poids ≤ 30 kN 0,7 0,7 0,6
Catégorie G : zone de trafic, véhicules entre de 30 à 160 kN 0,7 0,5 0,3
Catégorie H : toits 0 0 0

Charges de neige sur les bâtiments (voir NF EN 1991-1-3)


- pour les lieux à une altitude > 1000 m + St-Pierre & Miquelon 0,7 0,5 0,2
- pour les lieux à une altitude ≤ 1000 m 0,5 0,2 0
Charges dues au vent sur les bâtiments (voir NF EN 1991-1-4) 0 ,6 0,2 0
Actions de la température (hors incendie) dans les bâtiments (voir NF EN 1991-1.5) 0,6 0,5 0

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CHARGES DE CALCUL
Dans les combinaisons d’actions, le poids propre de tous les éléments structuraux et non-
structuraux sont à considérer comme une action unique, donc même coefficient gG

Quand les charges d’exploitation agissent en même temps que d’autres actions variables
(neige, vent, …), elles sont à considérer comme une action unique. [EC1-§3.2 et §3.3.1]

Charges permanentes
• Lorsque le poids propre est susceptible de varier dans le temps, on prendra en compte
les valeurs caractéristiques supérieure et inférieure. [EC1-§2.1]
• Les cloisons mobiles sont à considérer comme des charges d’exploitation. [EC1-§2.1]
• Le poids des terres sur les toits et terrasses est à considérer comme une action
permanente. [EC1-§2.1]

Charges d’exploitation

• Pour un plancher, on doit considérer séparément, sauf indication contraire, l’action d’une
charge concentrée et celle des charges réparties. [EC1-§6.2.1]

• Sur les toitures, on ne prend pas en compte simultanément les charges d’exploitation et
les charges dues au vent et à la neige. [EC1-§3.3.2]

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CHARGES DE CALCUL (suite)
Charges d’exploitation de bâtiments [EC1] (ANF)
Nature des Catégorie de la surface chargée qk Qk
locaux (kN/m2) (kN) (3)

A Planchers 1,5 2
Habitation,
Escaliers (1) 2,5 2
résidentiel
Balcons 3,5 2
Bureaux B 2,5 4
C C1 Espaces avec tables (écoles, cafés, salles de réception, …) 2,5 3
C2 Espaces avec sièges fixes (théâtres, églises, salles d’attente, …) 4 4
C3 Espaces sans obstacles à la circulation des personnes (salles de 4 4
Lieux de
musée, hôtels, hôpitaux, gares, accès des bâtiments publics, …)
réunions (2)
C4 Espaces avec activités physiques (dancing, scènes, salles de gym) 5 7
C5 Espaces avec foules importantes (salles de concert, de sport, quais 5 4,5
de gares, …)
D D1 Commerces de détail courants 5 5
Commerces D2 Grands magasins 5 7

(1) Sauf pour les marches indépendantes qui relèvent d’une approche dynamique
(2) À l’exception des surfaces des catégories A, B et D.
(3) La charge concentrée peut être prise sur un carré de 50 mm x 50 mm

E = locaux industriels ; F = locaux accessibles aux véhicules ≤ 30 kN ; G = id ≥ 30 kN


H ; I ; K = toitures

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Véhicules de PTAC  160 kN

Garages et aires de circulation accessibles aux véhicules


charges d’exploitation (EC1/NA - § 6.3.3.2 (1), Tab. 6.8NF)

Catégorie qk (kN/m2) Qk (kN) Aire d’impact (mmmm)


Catégorie F (PTAC  30 kN) 2,3 15 100100
Catégorie G (PTAC  160 kN) 5,0 90 200200

Ces valeurs des charges d’exploitation couvrent les effets dynamiques lorsque la
vitesse de circulation est inférieure à 20 km/h pour les catégories F et à 10 km/h
pour la catégorie G.

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CHARGES DE CALCUL (suite)

• Pour le calcul des bâtiments lorsque la catégorie n’est pas précisée, on appliquera la catégorie D1
(commerces de détail courant).

• Cloisons mobiles qk (par m2 de plancher)

Cloisons mobiles de poids propre ≤ 1 kN/m linéaire de mur 0,5 kN/m2

Cloisons mobiles de poids propre ≤ 2 kN/m linéaire de mur 0,8 kN/m2

Cloisons mobiles de poids propre ≤ 3 kN/m linéaire de mur 1,2 kN/m2

Coefficients de réduction horizontale aA pour planchers et toitures : aA = 0,77 + 3,5/A


Planchers (A, B, C3, D1 et F et terrasses (catégorie I) pour une aire chargée A.

A (m2) ≤ 15,2 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70
aA 1 0,945 0,910 0,887 0,870 0,858 0,848 0,840 0,834 0,828 0,824 0,820

Exemple. Poutre reprenant une surface de 6 m x 5 m = 30 m2 : aA = 0,887

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CHARGES DE CALCUL (suite)
Coefficients de réduction verticale an pour poteaux et murs
• S’applique à la totalité de la charge des niveaux situés au-dessus.
• n est le nombre d’étages (> 2) au-dessus des éléments structuraux chargés et de la même catégorie.

EC1 de base § 6.3.1.2(11) ANF

Surfaces de catégorie A an = 0,5 + 1,36/n


an =[2n + (n-2)Yo]/n
Surfaces de catégorie B et F an = 0,7 + 0,8/n

Cat. n 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15

A an = 1 1 0,953 0,84 0,772 0,727 0,694 0,67 0,651 0,636 0,624 0,613 0,605 0,679 0,591

B
an = 1 1 0,967 0,9 0,86 0,833 0,814 0,8 0,789 0,78 0,773 0,767 0,762 0,757 0,753
&F

par
A 1 1 0,86 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5
plancher

B par
1 1 0,9 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7
&F plancher

Exemple. Pour un poteau de bâtiment de bureaux (catégorie B) du niveau 7


sur un total de 10, la charge totale du poteau est à multiplier par an = 0,90

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Exemple de descente des charges
d’exploitation avec dégression
terrasse habitations bureaux commerces parkings
Charges d'exploitation : 1 1,5 2,5 5 2,3 kN/m2
cloisons mobiles : 0 0 0,8 1,2 0 kN/m2 (non soumises à dégression)
Aire de plancher reprise : 30 m2 coefficient de majoration de continuité : 1

Charges Cloisons Charges Coeff. Coeff. Coeff.


d'exploitation mobiles cumulées selon en cumulé EC1 en cumulé EC1 en cumulé
PH nature kN kN non pondérées NF P 06-001 kN par niveau kN global kN
13 Terrasse T 30 30 1 30 1 30 1 30
12 Habitations H 45 75 1 75 1 75 1 75
11 Habitations H 45 120 1 120 1 120 1 120
10 Habitations H 45 165 0,9 161 0,86 159 0,953 159
9 Habitations H 45 210 0,8 197 0,5 181 0,840 181
8 Habitations H 45 255 0,7 228 0,5 204 0,772 204
7 Habitations H 45 300 0,6 255 0,5 226 0,727 226
6 Bureaux B 75 24 399 1 354 1 325 1 325
5 Bureaux B 75 24 498 1 453 1 424 1 424
4 Bureaux B 75 24 597 0,9 545 0,9 516 0,967 516
3 Bureaux B 75 24 696 0,8 629 0,7 592 0,900 592
2 Bureaux B 75 24 795 0,7 705 0,7 669 0,860 669
1 Bureaux B 75 24 894 0,6 774 0,7 745 0,833 745
0 Commerces C 150 36 1080 1 960 1 931 1 931
-1 Pärkings P 69 1149 1 1029 1 1000 1 1000
-2 Pärkings P 69 1218 1 1098 1 1069 1 1069
-3 Pärkings P 69 1287 0,9 1160 0,9 1131 0,967 1131
1287 kN 1 160 kN 1 131 kN 1 131 kN
90% 88% 88%

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170 - Descente de charges d'un poteau de bâtiment
Descente
H. Thonier
9 octobre 2016
g
g'
charges de poids propre des éléments décrits calculées automatiquement
charges permanentes autre que le poids propre des éléments décrits
L'auteur n'est pas
reponsable de de charges
q
q'
charges d'exploitation
cloisons mobiles (non soumises à dégression)
l'utilisation faite
de ce programme
Programme
G total des charges permanentes du niveau (en pied du poteau inférieur) n° 170
Q total descharges variables du niveau avant dégression (d°)
Qdg total des charges variables du niveau après dégression (d°)
NEd 1,35S(g + g') + 1,5S(an.q + q') (d°)
an coefficient de dégession verticale (à taper sous le nom du niveau)
k coefficient de majoration de continuité pour les appuis voisins de rive : 1,10 pour plus de 2 travées, 1,15 pour 2 travées

poids volumique béton v


3
Descente de charges - Poteau B2 25 kN/m volume total béton
3
coefficient de majoration de continuité k 1 (1 ; 1,10 ou 1,15) Vtot 114,77 m

Niv. nature du éléments b h L aire volume g' q q' G Q Qdg NEd,ELU sc,pot
2 3 2 2 2
PH plancher haut m m m m m kN/m kN/m kN/m kN kN kN kN MPa
13 terrasse dalle 6 0,18 5 30 5,400 0,45 1 135,0 30,0 30,0
1 poutre // Ox
poutre // Oy 0,35 0,5 4,6 0,515 12,9
poteau 0,4 0,4 3 0,451 11,3
divers
Total du niveau 159,2 30,0 30,0 259,9
Total cumulé à ce niveau 159,2 30,0 30,0 259,9 1,62
12 habitations dalle 6 0,18 5 30 5,400 1,4 1,5 135,0 45,0 45,0
1 poutre // Ox
poutre // Oy 0,35 0,5 4,6 0,515 12,9
poteau 0,4 0,4 3 0,451 11,3
divers
Total du niveau 159,2 45,0 45,0 282,4
Total cumulé à ce niveau 318,3 75,0 75,0 542,2 3,39
11 habitations dalle 6 0,18 5 30 5,400 1,4 1,5 135,0 45,0 45,0
1 poutre // Ox
poutre // Oy 0,35 0,5 4,6 0,515 12,9
poteau 0,4 0,4 3 0,451 11,3
divers
Total du niveau 159,2 45,0 45,0 282,4
Total cumulé à ce niveau 477,5 120,0 120,0 824,6 5,15
10 habitations dalle 6 0,18 5 30 5,400 1,4 1,5 135,0 38,7 38,7
0,86 poutre // Ox
poutre // Oy 0,35 0,5 4,6 0,515 12,9
poteau 0,4 0,4 3 0,451 11,3
divers 2016
octobre Henry THONIER (T5)
21
Total du niveau 159,2 38,7 38,7 272,9
Total cumulé à ce niveau 636,6 158,7 158,7 1 097,5 6,86
9 habitations dalle 6 0,18 5 30 5,400 1,4 1,5 135,0 22,5 22,5
0,5 poutre // Ox
poutre // Oy 0,35 0,5 4,6 0,515 12,9
poteau 0,4 0,4 3 0,451 11,3
divers
Total du niveau 159,2 22,5 22,5 248,6
Total cumulé à ce niveau 795,8 181,2 181,2 1 346,1 8,41
8 habitations dalle 6 0,18 5 30 5,400 1,4 1,5 135,0 22,5 22,5
0,5 poutre // Ox
poutre // Oy 0,35 0,5 4,6 0,515 12,9
poteau 0,4 0,4 3 0,451 11,3
divers
Total du niveau 159,2 22,5 22,5 248,6
Total cumulé à ce niveau 955,0 203,7 203,7 1 594,7 9,97
7 habitations dalle 6 0,18 5 30 5,400 1,4 1,5 135,0 22,5 22,5
0,5 poutre // Ox
poutre // Oy 0,35 0,5 4,6 0,515 12,9
poteau 0,4 0,4 3 0,451 11,3
divers
Total du niveau 159,2 22,5 22,5 248,6
Total cumulé à ce niveau 1 114,1 226,2 226,2 1 843,4 11,52
6 bureaux dalle 6 0,18 5 30 5,400 1,28 2,5 0,8 135,0 99,0 99,0
1 poutre // Ox
poutre // Oy 0,35 0,5 4,2 0,470 11,8
poteau 0,4 0,8 4 1,222 30,6
divers
Total du niveau 177,3 99,0 99,0 387,9
Total cumulé à ce niveau 1 291,4 325,2 325,2 2 231,2 6,97
5 bureaux dalle 6 0,18 5 30 5,400 1,28 2,5 0,8 135,0 99,0 99,0
1 poutre // Ox
poutre // Oy 0,35 0,5 4,2 0,470 11,8
poteau 0,4 0,8 4 1,222 30,6
divers
Total du niveau 177,3 99,0 99,0 387,9
Total cumulé à ce niveau 1 468,8 424,2 424,2 2 619,1 8,18
4 bureaux dalle 6 0,18 5 30 5,400 1,28 2,5 0,8 135,0 91,5 91,5
0,9 poutre // Ox
poutre // Oy 0,35 0,5 4,2 0,470 11,8
poteau 0,4 0,8 4 1,222 30,6
divers
Total du niveau 177,3 91,5 91,5 376,6
Total cumulé à ce niveau 1 646,1 515,7 515,7 2 995,8 9,36
3 bureaux dalle 6 0,18 5 30 5,400 1,28 2,5 0,8 135,0 76,5 76,5
0,7 poutre // Ox
poutre // Oy 0,35 0,5 4,2 0,470 11,8
poteau 0,4 0,8 4 1,222 30,6
divers
Total du niveau 177,3 76,5 76,5 354,1
Total cumulé à ce niveau 1 823,4 592,2 592,2 3 349,9 10,47

octobre 2016 Henry THONIER (T5)


22
2 bureaux dalle 6 0,18 5 30 5,400 1,28 2,5 0,8 135,0 76,5 76,5
0,7 poutre // Ox
poutre // Oy 0,35 0,5 4,2 0,470 11,8
poteau 0,4 0,8 4 1,222 30,6
divers
Total du niveau 177,3 76,5 76,5 354,1
Total cumulé à ce niveau 2 000,7 668,7 668,7 3 704,0 11,58
1 bureaux dalle 6 0,18 5 30 5,400 1,28 2,5 0,8 135,0 76,5 76,5
0,7 poutre // Ox
poutre // Oy 0,35 0,5 4,2 0,470 11,8
poteau 0,4 0,8 4 1,222 30,6
divers
Total du niveau 177,3 76,5 76,5 354,1
Total cumulé à ce niveau 2 178,0 745,2 745,2 4 058,2 12,68
RdC commerces dalle 6 0,2 5 30 6,000 1,18 5 1,2 150,0 186,0 186,0
1 poutre // Ox
poutre // Oy 0,4 0,5 4 0,480 12,0
poteau 0,4 1 -0,080 -2,0
divers
Total du niveau 160,0 186,0 186,0 495,0
Total cumulé à ce niveau 2 338,0 931,2 931,2 4 553,2 11,38
-1 parking dalle 6 0,18 5 30 5,400 0,15 2,3 135,0 69,0 69,0
1 poutre // Ox
poutre // Oy 0,35 0,5 3,8 0,426 10,6
poteau 0,4 1,2 2,8 1,258 31,4
divers
Total du niveau 177,1 69,0 69,0 342,6
Total cumulé à ce niveau 2 515,1 1 000,2 1 000,2 4 895,7 10,20
-2 parking dalle 6 0,18 5 30 5,400 0,15 2,3 135,0 69,0 69,0
1 poutre // Ox
poutre // Oy 0,35 0,5 3,8 0,426 10,6
poteau 0,4 1,2 2,8 1,258 31,4
divers
Total du niveau 177,1 69,0 69,0 342,6
Total cumulé à ce niveau 2 692,2 1 069,2 1 069,2 5 238,3 10,91
-3 parking dalle 6 0,18 5 30 5,400 0,15 2,3 135,0 62,1 62,1
0,9 poutre // Ox
poutre // Oy 0,35 0,5 3,8 0,426 10,6
poteau 0,4 1,2 2,8 1,258 31,4
divers
Total du niveau 177,1 62,1 62,1 332,2
Total cumulé à ce niveau 2 869,3 1 131,3 1 131,3 5 570,5 11,61

octobre 2016 Henry THONIER (T5)


23
CHARGES DE CALCUL (suite)
Aires de stockage et locaux industriels

Cat. Usage spécifique qk Qk


(kN/m2) (kN) (3)
E1 Surfaces susceptibles de recevoir une accumulation de marchandise,
y compris aires d’accès (aires de stockage, y compris livres) 7,5 7,0

E2 Usage industriel 7,5 7,0

Chariots élévateurs : 7 modèles de 21 kN à 110 kN de charge à vide

Garages et aires de circulation accessibles aux véhicules : charges d’exploitation hors ponts
Catégorie Usage spécifique qk Qk Aire chargée
(kN/m2) (kN) (m)
Aires de circulation et stationnement pour véhicules légers
F (PTAC ≤ 30 kN et nombre de places assises ≤ 8 + 2,3 15 0,1 x 0,1
conducteur) (garages, parkings,…)
Aires de circulation et stationnement pour véhicules de
poids moyen
G 5 90 0,2 x 0,2
(30 kN ≤ PTAC ≤ 160 kN à deux essieux) (zones d’accès,
de livraison, lutte incendie)

octobre 2016 Henry THONIER (T5)


24
CHARGES DE CALCUL (suite)

• Toitures : charges d’exploitation

qk Qk
Catégorie Usage spécifique Type de la toiture (kN/m2)(1) (kN)(2)

Toitures inaccessibles sauf pour entretien et Toitures de pente < 15 %


H réparations courants recevant une 0,8 1,5
étanchéité
Autres toitures 0 1,5
Toitures accessibles pour les usages des Si non défini 3
I
catégories A à D précédemment
Terrasses accessibles pour usages Pour héliostat
K
particuliers (héliostat par exemple)
(1) qk agit sur une aire rectangulaire de 10 m2 dont la forme et la localisation sont choisies de la façon
la plus défavorable sans que le rapport longueur/largeur dépasse 2
(2) La charge répartie et la charge concentrée ne sont pas à appliquer simultanément.

Les charges réparties et concentrées ne sont pas à prendre en même temps que les
charges climatiques (vent, neige).

octobre 2016 Henry THONIER (T5)


25
CHARGES DE CALCUL (suite)

Charges horizontales sur garde-corps et murs de séparation agissant comme barrières


à une hauteur ≤ 1,20 m qk (kN/m)

Catégorie A 0,6
Catégories B et C1 0,6
Catégories C2 à C4 et D 1,0
Catégories C5 3,0
Catégories E (une valeur supérieure si nécessaire) 2,0

Pour les espaces susceptibles de supporter une foule importante (manifestations


publiques, stades, scènes, amphithéâtres, salles de conférence, …), on prendra une
charge linéique correspondant à la catégorie C5.

octobre 2016 Henry THONIER (T5)


26
POIDS VOLUMIQUES
• Matériaux de construction (extraits de l’annexe informative A de l’EC1-1-1)

Matériaux g (kN/m3)
béton de poids normal 24 (1)
mortier de ciment 19 à 23
mortier de plâtre 12 à 18
éléments en terre cuite 21
ardoise 28
contreplaqué en panneaux lamellés et panneaux lattés 4,5
panneaux de particules 7à8
aluminium 27
fonte 70 à 72,5
plomb 112 à 114
acier 77 à 78,5
zinc 71 à 72
verre en feuilles 25
plaques acryliques 12
billes de polystyrène expansé 0,3
mousse de verre expansé 1,4
fioul 7,8 à 9,8
fioul lourd 12,3
essence 7,4
boues en suspension à plus de 50 % en volume 10,8
(1) Ajouter 1 kN/m3 pour un taux de ferraillage normal ou pour le béton non durci

octobre 2016 Henry THONIER (T5)


27
POIDS VOLUMIQUES (suite)
Produits stockés - Poids volumiques et angle de talus naturel - (extraits annexe A de l’EC1-1-1)
Matériaux Poids volumique Angle de talus naturel
g (kN/m3) Ø (°)
granulats normaux 23 à 30 30
sable et graviers en vrac 15 à 20 35
sable 14 à 19 30
vermiculite expansée, granulat pour béton 1 -
bentonite en vrac 8 40
bentonite tassée 11 -
ciment en vrac 16 28
ciment en sac 15 -
plâtre broyé 15 25
chaux 13 25
polyéthylène, polystyrène en granulés 6,4 30
livres et documents 6 -
rangement compact 8,5 -
étagères et classeurs 6 -
papier en rouleaux 15 -
papier en piles 11 -
sel 12 40
goudron, bitume 14 -
octobre 2016 Henry THONIER (T5)
28
Poids volumique du béton

• Béton armé avec une densité d’armature normale (100 kg/m3) : 25 kN/m3

• Béton non armé (voiles non armés, semelles non armées, …) : 24 kN/m3

• Béton faiblement armé, pourquoi ne pas interpoler pour les voiles peu armés,
les dalles où l’on peut être certain que la masse des armatures ne dépassera
pas 50 kg/m3, on pourrait prendre 24,5 kN/m3

octobre 2016 Henry THONIER (T5)


29
BARRIÈRES DE SÉCURITÉ ET GARDE-
CORPS POUR PARKINGS
(EC1-1-1 – Annexe B – Informative)
Force horizontale à prendre en compte : F = 0,5 m . v2 / (db + dc)

Pour véhicules de Pour véhicules de


masse autorisée masse autorisée
≤ 2 500 kg > 2 500 kg

masse totale autorisée en charge du véhicule (kg) m 1 500 masse réelle

vitesse du véhicule perpendiculairement à la barrière v 4,5 4,5


(m/s)

déformation du véhicule (mm) dc 100 100

pour une barrière rigide (db = 0) : force F (kN) F 150


à calculer
hauteur d’application du choc (au niveau des pare- - 375 au niveau du pare-
chocs) (mm) chocs

octobre 2016 Henry THONIER (T5)


30
BARRIÈRES DE SÉCURITÉ ET GARDE-CORPS POUR
PARKINGS (suite)
db = déformation de la barrière

• Les barrières des rampes d’accès doivent résister à 0,5 F définie, appliquée à 610
mm au-dessus du niveau de la rampe

• En face des extrémités de rampes rectilignes destinées à la descente et de longueur


> 20 m, la barrière doit résister à 2 F.

EFFETS THERMIQUES [§2.3.3 (3) et 2.6 (2)]


En ELS : en tenir compte
En ELU, on ne les prend en compte que dans des cas particuliers (fatigue, effets
significatifs du 2e ordre sur la stabilité…)

RETRAIT (§2.4.2.1)
Lorsque la prise en compte des effets du retrait est requise en ELU, on prend un
coefficient partiel gSH = 1
octobre 2016 Henry THONIER (T5)
31
JOINTS DE DILATATION
[§2.3.3(3)]
• Dans les bâtiments, les effets du retrait et de la dilatation peuvent être négligés dans l'analyse
globale, si l’on dispose de joints de dilatation tous les 30 m maximum.
• L’annexe nationale française (ANF) reprend les valeurs utilisées auparavant, à savoir:
- 25 m dans les départements voisins de la Méditerranée (régions sèches à forte opposition de
température),
- 30 à 35 m dans les régions de l'Est, les Alpes et le Massif Central,
- 40 m dans la région parisienne et les régions du Nord,
- 50 m dans les régions de l'Ouest de la France (régions humides et tempérées).
• Ces distances peuvent être augmentées, sur justifications spéciales, par des dispositions
constructives appropriées permettant aux variations linéaires de se produire sans gêne (poteaux
souples par exemple).
• On peut ne pas tenir compte des autres effets de la température ainsi que du retrait sous réserve de
la justification de dispositions constructives appropriées, adaptées à l'ouvrage (ANF). Cependant,
dans le cas des ouvrages particulièrement sensibles : dallages, radiers, dalles de parking enserrées
dans les parois, ... on prendra des dispositions constructives adaptées à l'ouvrage portant sur tout ou
partie des points suivants
- la qualité du béton,
- la conception des ouvrages (type de plancher, sens de portée, préfabrication, ...
- le phasage de mise en oeuvre du béton (zones alternées en damier, ...
- les procédures de cure,
- les joints de reprise de bétonnage et/ou de clavetage ainsi que leur position,
- les joints de pré-fissuration ainsi que leur position,
- les dispositions constructives de ferraillage (position, altitude, espacement, pourcentage, ...

octobre 2016 Henry THONIER (T5)


32
Distances entre joints de dilatation

<= d <= d
Absence de joints sur 100 m
 glissement des dalles
<= d
alvéolées sur leurs appuis et
éclatement des ces derniers

Les distances entre joints de


dilatation sont à compter
perpendiculairement aux dits joints
et non en diagonale.

(En géométrie, la distance entre deux


droites parallèles est mesurée suivant la
perpendiculaire à ces deux droites)

octobre 2016 Henry THONIER (T5)


33
Joints de dilatation
Dans les cas autres que bâtiments rectangulaires, on peut toujours définir des
rectangles circonscrits à ce bloc. On repère le rectangle qui a le plus petit
« grand côté ».
La distance dite entre joints de dilatation est la longueur de ce côté.

octobre 2016 Henry THONIER (T5)


34
Textes réglementaires séisme
1 - Décret N° 2010-1254 du 22 octobre 2010 – Prévention du risque sismique

 Bâtiments à risque normal – Arrêté « bâtiments » du 19 juillet 2011


 Ponts à risque normal – Arrêté « Ponts » du 26 octobre 2011 + Guide
SETRA/CETE Méditerranée de renforcement parasismique des ponts existants
(2012 ?)
 Equipements - Arrêté relatif à la classification et aux règles de construction
parasismique applicables aux canalisations, réservoirs, structures hautes et
élancées de la classe dite à risque normal (2012 ?)
 Installations classées pour la protection de l’environnement-ICPE à risque
spécial – Arrêté du 24 janvier 2011
 Canalisations – Arrêté technique des canalisations de transport (2012 ?)
 Barrages et digues – Arrêté (fin 2012 ?)

2 - Décret N° 2010-1255 du 22 octobre 2010 – Délimitation des zones de


sismicité du territoire français

octobre 2016 Henry THONIER (T5)


35
Textes réglementaires incendie

Arrêté du 14 mars 2011 modifiant l’arrêté du 22 mars 2004 relatif à la résistance


au feu des produits, éléments de construction et d’ouvrages

Dans un délai de trois ans à compter de la date de publication du présent


arrêté, l’un ou l’autre des référentiels peut être utilisé :

- les parties relatives au feu des eurocodes et leurs annexes nationales

- les normes d’application de la série P92 (BAEL, DTU Feu-Béton, ...)

octobre 2016 Henry THONIER (T5)


36
A RETENIR

• Eaux souterraines : pas de coefficient 1,5 en ELU

• ELU : d° BAEL 1,35G + 1,5Q et les produits 1,5YEC2 ≈ 1,3YBAEL

• ELS : combinaisons en quasi-permanent, fréquent, caractéristique

• Charges d’exploitation identiques aux valeurs utilisées auparavant

• Plus d’ambiguïté pour les distances entre joints de dilatation

octobre 2016 Henry THONIER (T5)


37
FIN du chapitre 5

octobre 2016 Henry THONIER (T5)


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