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Université Hassan II de Casablanca

Ecole Supérieure de Technologie

Semestre 2

M05

Mathématiques II

Département génie électrique

Professeure Souâd Houfaidi

1
SOMMAIRE

Chapitre 1 Rappels sur le calcul vectoriel,


Chapitre 2 Equations différentielles linéaires du 1er et 2d ordre

Chapitre 3 Suites numériques et Séries numériques

Chapitre 4 Séries entières

Chapitre 5 Transformées de Laplace

Chapitre 6 Transformées de Fourier

2
Chapitre 1 Rappels sur le calcul vectoriel

1. Produit scalaire
⃗⃗ ) , et soient 𝑥⃗ , 𝑦⃗ deux vecteurs
On se place dans IR3 muni d’un repère orthonormé (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗, 𝑘
de IR3.
𝑥1 𝑦1
𝑥 𝑦
𝑥⃗ = ( 2 ), 𝑦⃗ = ( 2 ),
𝑥3 𝑦3

 Le produit scalaire de 𝑥⃗ par 𝑦⃗ est le réel défini par

𝑥⃗ ∙ 𝑦⃗= 𝑥1 𝑦1 + 𝑥2 𝑦2 + 𝑥3 𝑦3
𝑥
Soit ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗ définie par
𝑉 = (𝑦) , la norme euclidienne de 𝑉
𝑧

⃗⃗ ‖ = √𝑥 2 + 𝑦 2 + 𝑧 2
‖𝑉

Alors on a 𝑥⃗ ∙ 𝑦⃗ =‖𝑥⃗‖‖𝑦⃗‖𝑐𝑜𝑠𝜃

Où 𝜃 est l’angle des vecteurs 𝑥⃗ 𝑒𝑡 𝑦⃗. 𝑥⃗

Propriétés du produit scalaire :

𝑥⃗ ∙ 𝑦
⃗⃗⃗⃗= 𝑦
⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗
∙𝑥

𝛼(𝑥⃗ ) ∙ 𝑦
⃗⃗⃗⃗ = 𝛼(𝑥⃗ ∙ ⃗⃗⃗⃗)
𝑦 𝑦⃗

𝑥⃗ ∙ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
(𝑦 + ⃗⃗⃗⃗
𝑧)= 𝑥
⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗
∙𝑦 +𝑥 ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗
∙𝑧

Deux vecteurs sont orthogonaux si leur produit scalaire est nul.

2. Produit vectoriel

 Le produit vectoriel 𝑥⃗ par 𝑦⃗ est le vecteur défini par


𝑥1 𝑦1 𝑥2 𝑦3 − 𝑥3 𝑦2
𝑥⃗ ⋀𝑦⃗ = (𝑥2 ) ⋀ (𝑦2 ) = ( 𝑥3 𝑦1 − 𝑥1 𝑦3 )
𝑥3 𝑦3 𝑥1 𝑦2 − 𝑥2 𝑦1

Propriétés du produit vectoriel

𝑥⃗ ⋀𝑦⃗ est orthogonal à 𝑥⃗ 𝑒𝑡 𝑦⃗.

3
𝑥⃗ ⋀𝑦
⃗⃗⃗⃗=− ⃗⃗⃗⃗
𝑦 ⋀ 𝑥⃗

𝛼(𝑥⃗ )⋀𝑦
⃗⃗⃗⃗ = 𝛼(𝑥⃗ ⋀𝑦
⃗⃗⃗⃗)

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗
𝑥⃗ ⋀(𝑦 𝑧)= 𝑥⃗⃗⃗⃗ ⋀𝑦⃗ + 𝑥
⃗⃗⃗⃗ ⋀𝑧⃗

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⋀𝑧)
𝑥⃗ ⋀(𝑦 ⃗⃗⃗⃗=( 𝑥
⃗⃗⃗⃗ ∙ 𝑧⃗) 𝑦⃗ - ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
(𝑥 ∙ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑦) 𝑧⃗

Deux vecteurs sont colinéaires si leur produit vectoriel est nul.

Produit mixte

Le produit mixte des vecteurs 𝑥⃗ , 𝑦⃗ et 𝑧⃗ est le scalaire donné par: (𝑥⃗ ⋀𝑦


⃗⃗⃗⃗) ⃗⃗⃗⃗
∙𝑧

Trois vecteurs sont coplanaires si leur produit mixte est égal à zéro.

3. Vecteur gradient
Soit f une fonction de IR3 dans IR différentiable, on appelle vecteur gradient de f et on note
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑓 le champ de vecteurs dont les composantes sont données par :

𝜕𝑓
(𝑥, 𝑦, 𝑧)
𝜕𝑥
𝜕𝑓
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑓 = (𝑥, 𝑦, 𝑧)
𝜕𝑦
𝜕𝑓
( 𝜕𝑧 (𝑥, 𝑦, 𝑧))

On a défini le vecteur gradient d’une fonction différentiable sur IR3, on pourrait bien sûr
définir de façon similaire le gradient d’une fonction différentiable sur IR2 et de façon plus
générale sur IRn.

Propriétés
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 (𝑓 + 𝑔) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑓 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑔
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 (𝛼𝑓) =𝛼𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑓 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑓𝑔) = 𝑓𝑔𝑟𝑎𝑑
𝑔𝑟𝑎𝑑 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑔 + 𝑔𝑔𝑟𝑎𝑑
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑓

4. Vecteur Rotationnel

𝑃
⃗⃗
Soit 𝑉 (𝑄 ) un champ de vecteurs dont les composantes P, Q, R sont des fonctions
𝑅
⃗⃗ est différentiable.
différentiables sur IR3, on dit que 𝑉

4
⃗⃗ et on note ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
On appelle rotationnel de 𝑉 𝑟𝑜𝑡 𝑉 ⃗⃗ le champ de vecteurs dont les composantes sont
données par :

𝜕𝑅 𝜕𝑄
(𝑥, 𝑦, 𝑧) − (𝑥, 𝑦, 𝑧)
𝜕𝑦 𝜕𝑧
𝜕𝑃 𝜕𝑅
𝑟𝑜𝑡 ⃗⃗ =
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗𝑉 (𝑥, 𝑦, 𝑧) − (𝑥, 𝑦, 𝑧)
𝜕𝑧 𝜕𝑥
𝜕𝑄 𝜕𝑃
(𝑥, 𝑦, 𝑧) − (𝑥, 𝑦, 𝑧)
( 𝜕𝑥 𝜕𝑦 )

Propriétés
𝑟𝑜𝑡 ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗(𝑉1 + 𝑉 𝑟𝑜𝑡 ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗2 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑉1 ) + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑟𝑜𝑡 (𝑉 ⃗⃗2 )

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗1 ) = 𝛼𝑟𝑜𝑡
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗(𝛼𝑉
𝑟𝑜𝑡 ⃗⃗⃗⃗⃗1 )
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗(𝑉

Exercices

1) Dans un repère orthonormé (O;⃗⃗,𝑗 ⃗⃗ ), on considère les vecteurs


𝑖 ⃗,𝑘
⃗⃗ et
⃗⃗ =𝑖⃗−𝑗⃗+2𝑘
𝑢 ⃗⃗ . Donner leurs normes, leur produit
𝑣⃗ = −𝑖⃗−2𝑗⃗+𝑘
scalaire,
⃗⃗(1,2,−1), 𝑣⃗(0,−1,1) . Calculer 𝑢
2) Soit 𝑢 ⃗⃗. 𝑣⃗ et 𝑢
⃗⃗∧𝑣⃗

5
Chapitre 2 Equations différentielles linéaires du premier et
second ordre

1. Equations différentielles du premier ordre à variables séparées


On appelle équation différentielle à variables séparées une équation de la forme

𝑎(𝑦(𝑥))𝑦 ′ (𝑥) = 𝑏(𝑥)


Où a et b sont des fonctions continues sur les intervalles I et J de IR.
On dit que c’est une équation à variables séparées car à gauche on trouve une fonction de y et
à droite une fonction de x.

Soit A une primitive de a et B une primitive de b, vérifiant :


𝑑 ′ (𝑥) 𝑑
(𝐴(𝑦(𝑥))) = 𝑎(𝑦(𝑥))𝑦 et (𝐵(𝑥)) = 𝑏(𝑥)
𝑑𝑥 𝑑𝑥

L’équation peut s’écrire sous la forme


𝑑 𝑑
(𝐴(𝑦(𝑥))) = 𝑑𝑥 (𝐵(𝑥))
𝑑𝑥

La solution vérifie donc

𝐴(𝑦(𝑥)) = 𝐵(𝑥) + C
D’où 𝑦(𝑥) = 𝐴−1 (𝐵(𝑥) + C)

2. Equations différentielles linéaires du premier ordre


On appelle équation différentielle linéaire du premier ordre une équation du type :

y ' ( x )  a ( x ) y ( x )  b( x ) xI (*)

où a et b sont des fonctions données sur un intervalle I de IR. On dit que b est le second
membre de l’équation. Si b(x)=0 on dit que l’équation est homogène ou sans second membre;
dans le cas contraire on dit qu’elle est non homogène.

 Résolution de l’équation homogène


Soit y ' ( x )  a( x) y ( x)
y ' ( x)
On déduit que  a( x)
y ( x)

Soit A une primitive de la fonction a,

𝑙𝑛|𝑦(𝑥)| = 𝐴(𝑥) + 𝐾

𝑦(𝑥) = ±𝑒 𝐾 𝑒 𝐴(𝑥)

6
L’équation homogène admet pour solution
𝑦(𝑥) = 𝐶𝑒 𝐴(𝑥)

Où C est une constante quelconque.

 La solution générale de l’équation avec second membre (*) est la somme de la


solution générale de l’équation homogène et d’une solution particulière de l’équation
avec second membre.

 Résolution de l’équation avec second membre par la méthode de la variation de la


constante

y ' ( x )  a ( x ) y ( x )  b( x ) xI (*)

La solution de l’équation homogène est 𝑦(𝑥) = 𝐶𝑒 𝐴(𝑥) alors par la méthode de la variation de
la constante la solution de l’équation non homogène est
𝑦(𝑥) = 𝐶(𝑥)𝑒 𝐴(𝑥)

On a 𝑦 ′(𝑥) = 𝐶 ′ (𝑥)𝑒 𝐴(𝑥) + 𝐶(𝑥)𝑎(𝑥)𝑒 𝐴(𝑥)


En reportant dans l’équation (*) on trouve :

𝐶 ′ (𝑥)𝑒 𝐴(𝑥) + 𝐶(𝑥)𝑎(𝑥)𝑒 𝐴(𝑥) = 𝑎(𝑥)𝐶(𝑥)𝑒 𝐴(𝑥) + 𝑏(𝑥)

D’où 𝐶 ′ (𝑥) = 𝑏(𝑥)𝑒 −𝐴(𝑥)

Donc C(x) est une primitive de 𝑏(𝑥)𝑒 −𝐴(𝑥)

On déduit le résultat.

3. Equations différentielles linéaires du second ordre à coefficients


constants

C’est une équation de la forme


𝑎𝑦 ′′ (𝑥) + 𝑏𝑦 ′ (𝑥) + 𝑐𝑦(𝑥) = 𝑓(𝑥) (1)

Où a, b et c sont des constantes réels et a≠ 0.

Nous avons le résultat suivant :


La solution générale de l’équation (1) est la somme d’une solution particulière de (1) et d’une
solution générale de l’équation homogène 𝑎𝑦 ′′ (𝑥) + 𝑏𝑦 ′ (𝑥) + 𝑐𝑦(𝑥) = 0

 Résolution de l’équation homogène

7
𝑎𝑦 ′′ (𝑥) + 𝑏𝑦 ′ (𝑥) + 𝑐𝑦(𝑥) = 0 (2)
𝑟𝑥
On cherche les solutions sous la forme𝑦(𝑥) = 𝑒 . En remplaçant dans (2) on trouve

𝑒 𝑟𝑥 (𝑎𝑟 2 + 𝑏𝑟 + 𝑐)=0  Si k n'est pas racine degre


D’où dyal p =degre de Q
𝑎𝑟 2 + 𝑏𝑟 + 𝑐 = 0  Si k racine doubl degr
Q=degr p+2
On associe à l’équation (2) l’équation algébrique :  Si k racine simpl degre de
𝑎𝑟 2 + 𝑏𝑟 + 𝑐 = 0 Q=degre p+1
Qui est appelée équation caractéristique associée à (2).

Soit ∆= 𝑏 2 − 4𝑎𝑐.
- si ∆> 0 alors l’équation caractéristique admet deux racines réelles distinctes
r1 et r2.
L’équation (2) admet deux solutions 𝜑1 (𝑥) = 𝑒 𝑟1 𝑥 et 𝜑2 (𝑥) = 𝑒 𝑟2 𝑥 ,
Et la solution générale de (2) est : 𝑦(𝑥) = 𝛼𝑒 𝑟1 𝑥 + 𝛽𝑒 𝑟2 𝑥 .

- si ∆= 0 alors l’équation caractéristique admet une racine réelle double r.


L’équation (2) admet deux solutions 𝜑1 (𝑥) = 𝑒 𝑟𝑥 et 𝜑2 (𝑥) = 𝑥𝑒 𝑟𝑥 ,
Et la solution générale de (2) est : 𝑦(𝑥) = 𝛼𝑒 𝑟𝑥 + 𝛽𝑥𝑒 𝑟𝑥 .

- si ∆< 0 alors l’équation caractéristique admet deux racines complexes


Conjuguées 𝑧 = 𝑟 + 𝑖𝑠 𝑒𝑡 𝑧̅ = 𝑟 − 𝑖𝑠
L’équation (2) admet deux solutions 𝜑1 (𝑥) = 𝑒 𝑟𝑥 cos(𝑠𝑥) et
𝜑2 (𝑥) = 𝑒 𝑟𝑥 sin(𝑠𝑥) ,

Et la solution générale de (2) est : 𝑦(𝑥) = 𝑒 𝑟𝑥 (α cos(𝑠𝑥) + 𝛽 sin(𝑠𝑥))

 Résolution de l’équation générale


𝑎𝑦 ′′ (𝑥) + 𝑏𝑦 ′ (𝑥) + 𝑐𝑦(𝑥) = 𝑓(𝑥) (1)

La solution générale de l’équation (1) est égale à la somme de la solution générale de


l’équation (2) et d’une solution particulière de l’équation (1).

- si le second membre f(x) est une fonction polynomiale


𝑎𝑦 ′′ (𝑥) + 𝑏𝑦 ′ (𝑥) + 𝑐𝑦(𝑥) = 𝑃(𝑥)𝑒 𝑘𝑥 (1)

Où P(x) est un polynôme de degré n

8
Chapitre3 Suites numériques et séries numériques

I) Suites numériques

Définition
On appelle suite de nombres réels une application de IN dans IR.
Cette application sera souvent notée n → un (au lieu de n → u(n)) et on dira que un est le
terme général de la suite, on notera alors (un )n∈IN , ou plus simplement (un), la suite ainsi
définie.

Les trois suites ci-dessous sont définies par la donnée de leur terme général :
1 n
un = n, un = n (n > 0) , un = n+1

Une suite peut être définie par une relation de récurrence. Ainsi, a et u0 étant des réels
donnés, la suite un = a + un−1 est une suite arithmétique dont le terme général est
un = na + u0.

Suite convergente

Définition
- On dit que la suite (un) converge ou qu’elle est convergente s’il existe un réel l tel que :
∀𝜀 > 0, ∃𝑁 > 0 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 ∀𝑛 ∈ 𝐼𝑁: 𝑛 > 𝑁 ⇒ |𝑢𝑛 − 𝑙| < 𝜖
On dit que un tend vers l, et on écrit
lim 𝑢𝑛 = 𝑙
𝑛→+∞

- Si (un) n’est pas convergente, on dit qu’elle diverge ou qu’elle est divergente.

- On dit qu’une suite (un) tend vers +∞ si :


∀A > 0, ∃ N ∈ IN tel que ∀ n ∈ IN, (n > N) ⇒ (un > A).

- On dit qu’une suite (un) tend vers − ∞ si :


∀ A > 0, ∃ N ∈ IN tel que ∀ n ∈ IN, (n > N) ⇒ (un < - A).

9
Théorème
- Lorsque la limite l existe elle est alors unique.

Exemple
3𝑛−2
𝑢𝑛 = − 2𝑛+5
𝑢𝑛 = √𝑛2 + 1 − 𝑛

Suite majorée ou minorée

Définition
Une suite (un) est dite majorée (respectivement minorée) s’il existe un réel M (respectivement
m) tel que :
∀ n ∈IN, un < M (respectivement un>m).
Une suite (un) est dite bornée, si elle est à la fois majorée et minorée.

Théorème
Toute suite convergente est bornée

Suite croissante ou décroissante

Définition
Une suite (un) est dite croissante (respectivement décroissante) si :
∀n ∈ IN, un ≤un+1 (respectivement un≥ un+1 ).
Une suite est dite monotone si elle est croissante ou décroissante.

Théorème
Toute suite croissante et majorée est convergente.
De même, toute suite décroissante et minorée est convergente.

Opérations sur les suites

Addition
Soient (un) et (vn) deux suites de nombres réels, on appelle somme de ces deux suites la suite
(sn) dont le terme général est défini par sn = un + vn.

Multiplication par un scalaire


On peut aussi multiplier une suite (un) par un nombre réel𝜆, ce qui donne la nouvelle suite
(𝜆un).

Théorème

10
Soient (un) et (vn) deux suites de nombres réels, on suppose que :
lim 𝑢𝑛 = 𝑙1 et lim 𝑣𝑛 = 𝑙2
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
Alors
lim 𝑢𝑛 + 𝑣𝑛 = 𝑙1 + 𝑙2
𝑛→+∞
Et lim 𝜆𝑢𝑛 = 𝜆𝑙1
𝑛→+∞

Théorème (comparaison de suites)

1. Soit (un)n∈IN une suite convergente de limite l. On a ∀n ∈ IN, un ≥ 0 ⇒ l ≥0.

2. Soient (un)n∈IN et (vn)n∈IN deux suites convergentes de limites respectives l et l’. On a


∀n ∈ IN, un ≥ vn ⇒ l ≥l’

3. Soient (𝑢𝑛 )𝑛∈𝐼𝑁 𝑒𝑡 (𝑣𝑛 )𝑛∈𝐼𝑁 deux suites convergentes, ayant la même limite l et soit
(𝑤𝑛 )𝑛∈𝐼𝑁 une suite telle que ∀n ∈ IN 𝑢𝑛 ≤ 𝑤𝑛 ≤ 𝑣𝑛
Alors la suite (wn) est convergente et a pour limite l.

4. Soit (𝑣𝑛 )𝑛∈𝐼𝑁 une suite convergeant vers 0 et soit la suite (𝑢𝑛 )𝑛∈𝐼𝑁 telle que
∀n ∈ IN |𝑢𝑛 | ≤ 𝑣𝑛 alors la suite (un) tend vers 0.

Produit de suites numériques

Définition
Soient (𝑣𝑛 )𝑛∈𝐼𝑁 𝑒𝑡 (𝑢𝑛 )𝑛∈𝐼𝑁 deux suites de nombres réels, on appelle produit de ces deux
suites la suite (𝑤𝑛 )𝑛∈𝐼𝑁 dont le terme général est défini par wn = un . vn.

Théorème
Soient (un) et (vn) deux suites de nombres réels, on suppose que :
lim 𝑢𝑛 = 𝑙1 et lim 𝑣𝑛 = 𝑙2
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
Alors
lim 𝑢𝑛 . 𝑣𝑛 = 𝑙1 . 𝑙2
𝑛→+∞

Quotient de deux suites

Définition
Soient (𝑣𝑛 )𝑛∈𝐼𝑁 𝑒𝑡 (𝑢𝑛 )𝑛∈𝐼𝑁 deux suites de nombres réels, on suppose que les termes (𝑣𝑛 )
sont non nuls. On appelle quotient de ces deux suites la suite (𝑤n)𝑛∈𝐼𝑁 dont le terme
𝑢
général est défini par 𝑤𝑛 = 𝑣𝑛
𝑛

Théorème

11
Soient (𝑣𝑛 )𝑛∈𝐼𝑁 𝑒𝑡 (𝑢𝑛 )𝑛∈𝐼𝑁 deux suites de nombres réels, on suppose que :
lim 𝑢𝑛 = 𝑙1 et lim 𝑣𝑛 = 𝑙2
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
Alors

Si les termes (𝑣𝑛 ) sont non nuls et l2 est non nul alors
un l1
lim =
n→+∞ vn l2

II) Séries numériques

Définition
Soit (𝑢𝑛 )𝑛∈𝐼𝑁 une suite de nombres réels, on peut définir une nouvelle suite (𝑠𝑛 )𝑛∈𝐼𝑁 à
partir de (𝑢𝑛 )𝑛∈𝐼𝑁 , obtenue en sommant tous les termes jusqu’à l’ordre n :
𝑠𝑛 = 𝑢0 + 𝑢1 + ⋯ + 𝑢𝑛 = ∑𝑘=𝑛𝑘=0 𝑢𝑘

Etant donnée une suite (𝑢𝑛 )𝑛∈𝐼𝑁 on appelle série de terme général un la suite (𝑠𝑛 )𝑛∈𝐼𝑁

sn est appelé somme partielle à l’ordre n.

Exemples de séries :
– Série géométrique : 𝑠𝑛 = 1 + 𝑟 + 𝑟 2 + ⋯ + 𝑟 𝑛 (de raison r)

1 1
– Série harmonique : 𝑠𝑛 = 1 + 2 + ⋯ + 𝑛

1 1
– Série de Riemann : 𝑠𝑛 = 1 + 4 + ⋯ + 𝑛2

Définition
On dit que la série de terme général un est convergente (respectivement divergente) si la suite
(sn) constituée des sommes partielles est une suite convergente (respectivement divergente).
Si on note :
s = lim 𝑠𝑛
𝑛→∞

alors on dit que s est la somme de la série et on écrit

𝑠 = ∑+∞
𝑛=0 𝑢𝑛

Exemple : Série géométrique

1−𝑟 𝑛+1
𝑠𝑛 = 1 + 𝑟 + 𝑟 2 + ⋯ + 𝑟 𝑛 = 1−𝑟
1
Converge vers 1−𝑟 si |𝑟| < 1 et diverge si |𝑟| ≥ 1 .

12
Théorème
Une condition nécessaire de convergence d’une série est que son terme général tende vers 0.

Remarque
Etudier la nature d’une série c’est étudier si elle est convergente.
On dit que deux séries sont de même nature si elles sont toutes les deux convergentes ou
toutes les deux divergentes.

Série absolument convergente

Définition :
La série de terme général un est dite absolument convergente si la série de terme général |un|
converge.

Proposition :
Si une série est absolument convergente alors elle converge.

- Si, à partir d’un certain rang (i.e., si pour tout n ≥N, où N est un certain entier),
on a |un| ≤vn et si la série de terme général vn converge, la série de terme général un converge
absolument.

On compare donc la valeur absolue du terme général un avec le terme général d’une série
positive convergente.

1
La série 𝑣𝑛 définie par 𝑣𝑛 = 𝑛𝛼 est convergente si 𝛼 est un réel strictement supérieur à 1.

En conséquence, si l’on peut montrer que la série un, à laquelle on s’intéresse vérifie |un| ≤vn,
on peut conclure aussitôt que cette série un est absolument convergente.

Séries à terme positif


1
La série de terme général défini par 𝑢𝑛 = 𝑛𝛼 est appelée série de Riemann, elle est
convergente si 𝛼 > 1 𝑒𝑡 𝑑𝑖𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒 𝑠𝑖 𝛼 ≤ 1.
1
La série de terme général 𝑢𝑛 = 𝑛𝛼 (ln 𝑛)𝛽 converge si 𝛼 > 1 et diverge si 𝛼 < 1.

Règles de convergence

Règle de D’Alembert :

Soit la série de terme général un strictement positif

13
𝑢𝑛+1
𝑠𝑖 lim < 1 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑙𝑎 𝑠é𝑟𝑖𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒
𝑛→+∞ 𝑢𝑛
𝑢𝑛+1
𝑠𝑖 lim > 1 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑙𝑎 𝑠é𝑟𝑖𝑒 𝑑𝑖𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒
𝑛→+∞ 𝑢𝑛
𝑢𝑛+1
𝑠𝑖 lim = 1 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑜𝑛 𝑛𝑒 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑟𝑖𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑙𝑢𝑟𝑒
{ 𝑛→+∞ 𝑢𝑛

Règle de Cauchy :

Soit la série de terme générale un strictement positif

𝑠𝑖 lim 𝑛√𝑢𝑛 < 1 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑙𝑎 𝑠é𝑟𝑖𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒


𝑛→+∞
𝑠𝑖 lim 𝑛√𝑢𝑛 > 1 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑙𝑎 𝑠é𝑟𝑖𝑒 𝑑𝑖𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒
𝑛→+∞
𝑠𝑖 lim 𝑛 𝑢 = 1 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑜𝑛 𝑛𝑒 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑟𝑖𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑙𝑢𝑟𝑒
{ 𝑛→+∞ √ 𝑛

14
Chapitre 4 Série entières

Définition

Soit (an) une suite numérique, on appelle série entière de terme général (an) toute fonction de
la forme 𝑓(𝑥) = ∑+∞ 𝑛=0 𝑎𝑛 𝑥
𝑛

On appelle domaine de convergence de la série l’ensemble des x tel que la série converge.

On appelle rayon de convergence de la série ∑+∞


𝑛=0 𝑎𝑛 𝑥
𝑛
est défini par

R=𝑠𝑢𝑝{|𝑥|, 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 ∑+∞ 𝑛


𝑛=0 𝑎𝑛 𝑥 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒}.

C’est la borne supérieure du domaine de convergence.

Remarque

On a :

- pour tout x tel que |𝑥| < 𝑅 la série entière ∑+∞ 𝑛


𝑛=0 𝑎𝑛 𝑥 converge absolument.

- pour tout x tel que |𝑥| > 𝑅 la série entière ∑+∞ 𝑛


𝑛=0 𝑎𝑛 𝑥 diverge.

- pour tout x tel que|𝑥| = 𝑅 , on ne peut rien conclure.

Le domaine de convergence est le disque de centre l’origine et de rayon R.

Règle de Calcul du rayon de convergence

Soit une série entière ∑+∞ 𝑛


𝑛=0 𝑎𝑛 𝑥 , son rayon de convergence est donné par :

|𝑎𝑛 |
 R= lim
𝑛→+∞ |𝑎𝑛+1 |
1
 R= lim 𝑛
𝑛→+∞ √|𝑎𝑛 |

Série de Fourier
Le but de cette partie est de faire comprendre que l'on peut approcher les fonctions
périodiques à l'aide des fonctions trigonométriques.

Définition
Soit la fonction f définie et continue sur IR, périodique et de période T .
15
On appelle coefficients de Fourier les réels suivants :
1 𝑇
𝑎0 = 𝑇 ∫0 𝑓(𝑡)𝑑𝑡
2 𝑇 2𝑛𝜋
𝑎𝑛 = 𝑇 ∫0 𝑓(𝑡)cos( 𝑡)𝑑𝑡 ∀𝑛 ≥ 1
𝑇
2 𝑇 2𝑛𝜋
𝑏𝑛 = 𝑇 ∫0 𝑓(𝑡)sin( 𝑡)𝑑𝑡 ∀𝑛 ≥ 1
𝑇

On appelle série de Fourier associée à f la série suivante


2𝑛𝜋 2𝑛𝜋
S(x)= 𝑎0 + ∑+∞
𝑛=1 𝑎𝑛 cos( 𝑇 𝑥) + 𝑏𝑛 sin( 𝑇 𝑥)

Si f est continue en x alors S(x)=f(x),


𝑓(𝑥 + )+𝑓(𝑥 − )
Si x est un point de discontinuité alors S(x)= 2

Exercice
Donner l’expression des coefficients de Fourier dans le cas d’une fonction impaire de période
2𝜋

Exercices
1) Développer en série de Fourier la fonction périodique de période 2𝜋 définie sur
]– 𝜋, +𝜋[ par 𝑓(𝑥) = |𝑥|

1
Déduire ∑+∞
𝑛=1 𝑛2

2) Développer en série de Fourier la fonction impaire de période 2𝜋 définie sur [0, 𝜋] par
𝑓(𝑥) = 𝑥(𝜋 − 𝑥)

3) Développer en série de Fourier la fonction de période 2𝜋 définie sur [−𝜋, 𝜋] par


𝑓(𝑥) = 𝑥²

16
Chapitre 5 Transformée de Laplace

Pierre-Simon Laplace, mathématicien français (1749-1827). Laplace entra à l’université de


Caen à 16 ans. Très vite il s’intéressa aux mathématiques et fut remarqué par d’Alembert. En
analyse, il introduisit la fonction potentielle et les coefficients de Laplace. Il travailla
également beaucoup sur les équations aux différences et sur les équations différentielles.
Contrairement aux apparences, l’utilisation de la transformée de Laplace pour la résolution
d’équations différentielles n’est pas due à Laplace, mais à Heaviside.
Oliver Heaviside, électricien anglais (1850-1925). Largement autodidacte (il quitta l’école à
16 ans), Heaviside devint télégraphiste et s’intéressa à l’électricité. Il étudia le traité sur
l’électricité et le magnétisme de Maxwell, et en simplifia fortement les équations. Entre 1880
et 1887 il développa le calcul opérationnel, pour la résolution des équations différentielles
résultant de l’analyse des circuits électriques. Cette technique causa une grande controverse,
en raison de son manque de rigueur mathématique. Elle ne fut prouvée (par la transformée de
Laplace) que 20 ans plus tard.

1. Définition

En mathématiques, la transformée de Laplace mono-latérale d'une fonction f d'une variable


réelle positive t est la fonction F de la variable complexe p, définie par:
+∞
𝐹(𝑝) = ℒ(𝑓(𝑡)) = ∫ 𝑒 −𝑝𝑡 𝑓(𝑡)𝑑𝑡
0

Les propriétés de cette transformation lui confèrent une grande utilité dans l'analyse des
systèmes dynamiques linéaires. La plus intéressante de ces propriétés est que l'intégration et la
dérivation sont transformées en division et multiplication par p, de la même manière que le
logarithme transforme la multiplication en addition. Elle permet ainsi de ramener la résolution
des équations différentielles linéaires à coefficients constants à la résolution d'équations
affines (dont les solutions sont des fonctions rationnelles de p) (voir Application de la
transformation de Laplace aux équations différentielles).

La transformation de Laplace est très utilisée par les ingénieurs pour résoudre des équations
différentielles et déterminer la fonction de transfert d'un système linéaire. Par exemple, en
électronique, contrairement à la décomposition de Fourier qui est utilisée pour la
détermination du spectre d'un signal périodique ou même quelconque, elle tient compte de
l'existence d'un régime transitoire précédant le régime permanent (exemple : la prise en
compte de l'allure du signal avant et après la mise en marche d'un générateur de fréquence).

Il suffit en effet de transposer l'équation différentielle dans le domaine de Laplace pour


obtenir une équation beaucoup plus simple à manipuler.

17
On définit également dès fois la transformée de Laplace bilatérale par :
+∞
𝐹(𝑝) = ℒ(𝑓(𝑡)) = ∫ 𝑒 −𝑝𝑡 𝑓(𝑡)𝑑𝑡
−∞

2. Les signaux usuels et leurs transformées

- fonction de Dirac : La distribution de Dirac, aussi appelée fonction δ de Dirac, introduite


par Paul Dirac, peut être considérée comme une fonction δ qui prend une « valeur » infinie en
0, et la valeur zéro partout ailleurs, et dont l'intégrale sur est égale à 1. La représentation
graphique de la fonction δ peut être assimilée à l'axe des abscisses en entier et le demi-axe des
ordonnées positives. D'autre part, δ correspond à la « dérivée » de la fonction de Heaviside
(au sens des distributions).

F(p) =1

- la fonction échelon unité ( ou Heaviside)

0 si t < 0
H(t)={ notée aussi ε(t)
1 si t ≥ 0
+∞
1
F(p) = ℒ{H(t)} = ∫ H(t) exp(−pt) dt =
0 p

- Fonction exponentielle

f(t) = e−kt
+∞
1
F(p) = ℒ{f(t)} = ∫ f(t) exp(−pt) dt =
0 p+k

- fonction créneau

0 si t < t1 ou t > t 2
f(t)={
1 si t1 < 𝑡 < t 2
+∞
e−pt1 − e−pt2
F(p) = ℒ{f(t)} = ∫ f(t) exp(−pt) dt =
0 p

Cas particulier : si t1=0 et t2=T on a

1 − e−pT
F(p) =
p

18
3. Propriétés fondamentales

Linéarité

La transformée de Laplace est un opérateur unitaire

ℒ(f + g) = ℒ(f) + ℒ(g) ; ℒ(αf) = αℒ(f)

Où 𝛼 est une constante

Transformée de Laplace d’une dérivée


𝑑𝑓
ℒ ( 𝑑𝑡 ) = 𝑝ℒ(𝑓) − 𝑓(0) = 𝑝𝐹(𝑝) − 𝑓(0)

𝐴 𝐴

∫ 𝑓 (𝑡)𝑒 −𝑝𝑡
𝑑𝑡 = [𝑓(𝑡)𝑒 −𝑝𝑡 ]𝐴 + 𝑝 ∫ 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑝𝑡 𝑑𝑡
0
0 0

∞ 𝐴 𝐴
⇒ ∫0 𝑓 ′ (𝑡)𝑒 −𝑝𝑡 𝑑𝑡 = lim ( [𝑓(𝑡)𝑒 −𝑝𝑡 ] + 𝑝 ∫0 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑝𝑡 𝑑𝑡)
𝐴→∞ 0
𝐴
= lim ( [𝑓(𝐴)𝑒 −𝑝𝐴 ]) − 𝑓(0) + lim ( 𝑝 ∫0 𝑓(𝑡)𝑒 −𝑝𝑡 𝑑𝑡)
𝐴→∞ 𝐴→∞

= 𝑝ℒ(𝑓) − 𝑓(0)

Par récurrence on obtient la formule suivante qui est valable quand f est dérivable autant de
fois qu’il le faut :

ℒ(𝑓 (𝑛) ) = 𝑝𝑛 ℒ(𝑓) − 𝑝𝑛−1 𝑓(0) − 𝑝𝑛−2 𝑓 ′ (0) − ⋯ − 𝑝𝑓 (𝑛−2) (0) − 𝑓 (𝑛−1) (0)

Transformée de Laplace d’une intégrale


𝑡
𝐹(𝑝)
ℒ(∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡) =
𝑝
0

Retard temporel

ℒ(𝑓(𝑡 − 𝜏)) = 𝑒 −𝑝𝜏 ℒ(𝑓) = 𝑒 −𝑝𝜏 𝐹(𝑝)

Translation de la transformée

ℒ(𝑒 −𝜎𝑡 𝑓(𝑡)) = 𝐹(𝑝 + 𝜎)

19
Transformée de Laplace d’un produit de convolution

Soient 𝑓et 𝑔 deux fonctions définies dans IR+, vérifiant 𝑓(𝑡) = 𝑔(𝑡) = 0 𝑠𝑖 𝑡 < 0 alors le
𝑥
produit de convolution de 𝑓et 𝑔 est défini par (𝑓 ∗ 𝑔)(𝑥)=∫0 𝑓(𝑡)𝑔(𝑥 − 𝑡)𝑑𝑡

ℒ(𝑓(𝑡) ∗ 𝑔(𝑡)) = 𝐹(𝑝)𝐺(𝑝)

Théorème de la valeur initiale

lim 𝑝𝐹(𝑝) = lim+ 𝑓(𝑡) ( si ces limites existent).


𝑝→∞ 𝑡→0

Théorème de la valeur finale

lim 𝑝𝐹(𝑝) = lim 𝑓(𝑡) (Si ces limites existent).


𝑝→0 𝑡→+∞

4) transformée de Laplace inverse

Etant donnée une fonction F(p), est-il possible de trouver 𝑓: 𝐼𝑅 + → ℂ telle que

ℒ{𝑓(𝑡)} = 𝐹(𝑝) ?

Et si f existe, est-elle unique ?

𝐹(𝑝) est appelée image de 𝑓 , et 𝑓 est appelée originale de 𝐹(𝑝).

La transformée de Laplace inverse unilatérale d’une fonction


1 +∞
ℒ −1 (F(p)) = f(t) = 2𝜋𝑖 ∫−∞ 𝐹(𝑝)𝑒 𝑝𝑡 𝑑𝑝

En pratique comme les transformées F(p) de la plupart des signaux sont des fractions
𝑁(𝑝)
rationnelles , il suffit de les décomposer en éléments simples pour les intégrer.
𝐷(𝑝)

20
Chapitre 6 Transformée de Fourier

Si f est une fonction de la variable réel x, sa transformée de Fourier est notée 𝑓̂ ou bien ℑ(𝑓)
donnée par :
+∞
𝑓̂(𝑦) = ∫ 𝑓(𝑥)𝑒 −2𝜋𝑖𝑥𝑦 𝑑𝑥
−∞
+∞ +∞
𝑓̂(𝑦) = ∫ 𝑓(𝑥)cos(2𝜋𝑥𝑦)𝑑𝑥 − 𝑖 ∫ 𝑓(𝑥)sin(2𝜋𝑥𝑦)𝑑𝑥
−∞ −∞

+∞ +∞
Si f est paire alors 𝑓̂(𝑦) = ∫−∞ 𝑓(𝑥)cos(2𝜋𝑥𝑦)𝑑𝑥=2∫0 𝑓(𝑥)cos(2𝜋𝑥𝑦)𝑑𝑥

+∞ +∞
Si f est impaire alors 𝑓̂(𝑦) = −𝑖 ∫−∞ 𝑓(𝑥)sin(2𝜋𝑥𝑦)𝑑𝑥=2(−𝑖 ∫0 𝑓(𝑥)sin(2𝜋𝑥𝑦)𝑑𝑥)

Propriétés

Linéarité : ℑ(𝑎𝑓 + 𝑏𝑔) = 𝑎ℑ(𝑓) + 𝑏ℑ(𝑔) où a et b sont des réels.

Homothétie : si v est un nombre réel non nul : 𝑓𝑣 (𝑥) = 𝑓(𝑣𝑥)


1 𝑦
𝑓̂𝑣 (𝑦) = ℑ(𝑓𝑣 ) = |𝑣| 𝑓̂(𝑣 )

Exemple :
- Signal « porte »

La fonction « porte » notée Π est définie par


1 1
1 𝑠𝑖 − 2 ≤ 𝑡 ≤ 2
Π(𝑡) = { 1 1
0 𝑠𝑖 𝑡 > 2 𝑜𝑢 𝑡 < −2

21
graphe du signal porte

1
sin(𝜋𝑦)
Π est paire on a: ℑ(Π)(y) =2∫02 Π(𝑡)cos(2𝜋𝑡𝑦)𝑑𝑡= 𝜋𝑦

sinus cardinal

22
Lien entre transformée de Laplace et transformée de Fourier

Etant donnée la fonction𝑓, on définit les fonctions 𝑓 + et 𝑓 − par

0 𝑠𝑖 𝑡 < 0 0 𝑠𝑖 𝑡 < 0
𝑓 + (𝑡) = { et 𝑓 − (𝑡) = {
𝑓(𝑡)𝑠𝑖 𝑡 ≥ 0 𝑓(−𝑡)𝑠𝑖 𝑡 ≥ 0

Alors ℑ(𝑓) = 𝑓̂(𝑦) = ℒ(𝑓 + )(2𝑖𝜋𝑦) + ℒ(𝑓 − )(−2𝑖𝜋𝑦)

ℒ désigne la transformation de Laplace.

En d’autres termes, la transformée de Fourier de 𝑓 en y est égale à la somme de


la transformée de Laplace de 𝑓 + en 2𝑖𝜋𝑦 et de la transformée de Laplace de 𝑓 − en -2𝑖𝜋𝑦 .

Exemple :
𝑓(𝑡) = 𝑡 3 + 1

23
Transformée de Fourier inverse

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