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TD Onduleurs triphasés commande pleine onde

Motorisation d'un tramway

Chaque moteur de traction est alimenté par l’intermédiaire d’un onduleur de tension à partir du réseau 750 V
continu.

Figure 1

La tension continue UC est délivrée par la caténaire : UC = 750 V. Deux condensateurs identiques forment un
diviseur capacitif permettant de créer un point milieu O. Chaque moteur de traction se comporte comme un
récepteur équilibré. Les interrupteurs K 1, K2, K3, K4, K5 et K6 , réversibles en courant, sont commandables à
l'ouverture et à la fermeture et sont supposés idéaux.

Onduleur à commande pleine onde

Les commandes des interrupteurs ( K1, K4 ), (K2, K5 ), et ( K3, K6 ) sont deux à deux complémentaires. Chaque
interrupteur est commandé à la fermeture durant une demi-période et à l'ouverture sur l'autre demi-période. La
commande d'un bras d'onduleur est décalée d'un tiers de période sur celle du bras précédent (voir document
réponse n°3).

1. Préciser la valeur de la tension VAO lorsque Kl est fermé puis lorsque K4 est fermé. Compléter alors le
document réponse n°3 en y traçant le chronogramme de la tension V AO.
2. Tracer également sur le document réponse n°3 les chronogrammes des tensions V B0 et VC0.
3. Construire, sur le document réponse n°3, le chronogramme de V AN en indiquant les différentes valeurs
prises.
4. Calculer la valeur efficace VAN de la tension vAN en fonction de UC.
5. Donner l'expression du fondamental v1(t) de la tension vAN(t). Calculer sa valeur efficace V1 et tracer
l'allure de v1(t) sur le document réponse n°3.

Association onduleur - moteur de traction

Dans cette partie, on étudie l’influence de la forme des tensions délivrées par l'onduleur sur le couple
électromagnétique instantané d'un moteur de traction. On admet que la phase A du moteur de traction peut être
décrite par le schéma simplifié de la figure 2 dans lequel la force électromotrice eA(t) traduit la conversion
électromécanique.

1
Figure 2

On donne : L = 2,31 mH et e A ( t )  E 2 sin( t  ) .

La tension vAN (t) délivrée par l'onduleur de tension précédemment comporte de nombreux harmoniques. Pour
simplifier l'étude, on limite le développement en série de Fourier de la tension simple v AN(t) et du courant de
ligne associé à leurs fondamentaux et à leurs harmoniques de rang 5 et 7.

Dans la suit, on se place au point de fonctionnement nominal pour lequel on adoptera les valeurs
numériques suivantes :V1=338V; I1=35,4 A; φ1=43°; E=309 V; ψ=6,2°; f=88Hz et ω=553 rad/s.

Pour les harmoniques de rangs 5 et 7, le modèle équivalent de la figure 2 se réduit à celui de la figure 3.

Figure 3

1. Calculer les impédances Z5 et Z7 présentées par l'inductance L respectivement aux fréquences f5 = 5f et


f7 = 7f.
2. En déduire les valeurs efficaces I5 et I7 des harmoniques de rang 5 et 7 du courant iA(t).

Dans la suite, on prendra : I 5 = 10,6 A et I7 = 5,4 A.

La puissance électromagnétique instantanée mise en jeu dans la phase A est : pemA(t) = eA(t).iA(t). En tenant
compte des deux autres phases, on montre que, pour de faibles valeurs de l'angle ψ, la puissance
électromagnétique instantanée totale transmise au rotor s'écrit :

pem ( t )  3 EI 1 cos(  1  )  3 E ( I 5  I 6 ) sin( 6t )

On rappelle que le couple électromagnétique instantané c(t) vérifie la relation : p em(t) = c(t).ΩS.

3. Montrer que le couple électromagnétique instantané est la somme :


- d'un terme constant C que l'on calculera et dont on précisera le sens physique,
- d'un terme c'(t) variable dans le temps, appelé couple pulsatoire, dont on précisera la fréquence et
l'amplitude C'MAX.

C 'MAX
4. Calculer le rapport . Conclure.
C

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