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ETUDE DE FAISABILITE POUR

L’IMPLANTATION D’UNE CHAINE RADIO


DIFFUSION SONORE FM ESTUDIANTINE
AU SIEN DE L’ENSPT

[Texte] Page 1
INTRODUCTION

Une émission de la Radiodiffusion sonore FM reste la méthode la plus sûre


pour établir une communication avec un large public (foules, communautés, villes,
nation etc.)
Dans le domaine de la Radiodiffusion sonore FM estudiantine en question, il
est surtout question de :
 Préparer et de diffuser des programmes variés de L’ENSPT ;
 Faire les travaux pratiques pour les étudiants qui apprennent la
matière de concept fondamentaux de TAV et la spécialité de
Radio communication etc. ;
 Transmettre des idées de développement des postes et
télécommunications et TIC aux étudiants de L’ENSPT ;
 Divertir les étudiants par des programmes socioculturels ;
 Eduquer les étudiants sur des matières diverses.
Dans cette perspective, des études ont montré qu’une grande partie de la
population du Cameroun en général et urbaine en particulier, dépend des
informations qui leur sont communiquées par la Radiodiffusion sonore.
Une Radiodiffusion sonore FM estudiantine à caractère enseignement au
sien de L’ENSPT à Yaoundé serait un moyen efficace pour :
 Encourager les étudiants dans les activités économiques des
postes et télécommunications;
 Vulgariser les valeurs culturelles de cette école ;
 Enseigner et propager les programmes des postes et
télécommunications aux étudiants

[Texte] Page 2
Toutefois la mise en place d’une Radiodiffusion sonore FM qu’elle soit
estudiantine ou non, exige un certain nombre d’études préalables.
Un site peut être favorable du point de vue propagation mais l’absence de
certains facteurs, peut le disqualifier.
D’où la nécessité des descentes sur le terrain et une étude de propagation en vue de
donner une idée claire au bailleur de fond sur la faisabilité du projet et de la
nécessité de leur soutien.
L’ossature de la présente étude de faisabilité se décline ainsi en cinq points à
savoir :
 l’étude de propagation ;
 la construction et la protection du pylône ;
 le système de protection contre la foudre ;
 le bâtiment et le système d’énergie ;
 l’aspect juridique.
N.B. Comme la Radiodiffusion sonore est une propriété de L’ENSPT, il est plus
économique de l’installer au sien de L’ENSPT.

But de l’étude
Cette étude a pour but d’identifier le site devant abriter la Radiodiffusion
estudiantine FM en assurant une meilleure couverture de L’ENSPT concernant les
informations appropriées surtout dans les domaines des études et des informations
des postes et télécommunications.

Objectifs Spécifiques :
 ressortir les généralités du site (données géographiques, socioculturelles et
démographiques ; organisation administratives) ;
 relever et analyser l’intérêt suscité aux bénéficiaires par mise en place
d’une Radiodiffusion estudiantine FM;
 identifier et analyser les différentes contraintes techniques susceptibles
d’entraver le bon fonctionnement de la structure ;
 inventorier les indicateurs de développement existants : éducation, santé,
routes, etc. ;
 identifier les structures de communication existantes et esquisser une
plateforme de partenariat avec elles ;
 apprécier l’engagement et le niveau d’implication possible des autorités
administratives ;

[Texte] Page 3
 indiquer les possibilités d’autofinancement de la Radiodiffusion
estudiantine FM;
 savoir les critères techniques pour les choix des équipements de diffusion ;
 connaître le coût d’installation d’une station radio diffusion.

APPROCHE METHODOLOGIQUE

Cette étude de faisabilité a été menée conformément à la méthodologie suivante :

 l’analyse des documents techniques du projet ;

 réunion des consultants techniques afin de déterminer les programmes précis


et leur approche ;

 Réunion de coordination et de réflexion de l’équipe avec certaines


responsables de L’ENSPT ;

 Cette étude tient compte de l’expérience des consultants dans la mise en


place et la gestion des structures de Radiodiffusion.

Pour ce faire, il a fallu effectuer des descentes sur site pour déterminer la vue
directe et l’emplacement de l’implantation de la future Radiodiffusion estudiantine
FM.

On a procédé à l’aide de cartes de relief, aux calculs des paramètres de la zone de


couverture en vue d’identifier les obstacles éventuels aux signaux de
Radiodiffusion estudiantine.

Des catalogues des différents fabricants d’équipements ont été consultés en vue de
déterminer les coûts et de faire un choix approprié des équipements de
Radiodiffusion sonore FM.

[Texte] Page 4
Aussi, des contacts ont été faits avec le ministère de tutelle pour s’imprégner des
modalités de mise en place.

[Texte] Page 5
ETUDE DE PROPAGATION

[Texte] Page 6
Généralités sur la propagation

Le succès d’un mode de communication dépend de l’influence des propriétés


caractéristiques du milieu particulier à travers lequel elle se passe. Les degrés
d’influence dépendent de la fréquence, la longueur d’onde, la polarisation et
d’autres paramètres de cette onde. Selon l’UIT (Union Internationale des
Télécommunication), l’expression « onde radio » est limitée aux ondes
électromagnétiques de bande de spectre de fréquence allant de quelque hertz à
3000GHz.

Cette étude de propagation réalisée pour l’école des postes et ses environs
avec un émetteur de diffusion installé au sien de L’ENSPT tente de déterminer ce
qui suit :
 La géographie de la région
 Le site
 L’étendue et la forme de la zone de couverture
 Les calculs d’intensité des champs électromagnétiques
Le résultat devra nous permettre de déterminer les équipements appropriés qui
optimiseront la diffusion dans la zone de couverture.

I- GEOGRAPHIE DE L’ECOLES DES POSTES ET SES


ENVIRONS

ENSPT désigne un quartier de la ville de Yaoundé 3eme, un arrondissement du


département du MFOUNDI, Région du centre et Capitale politique du Cameroun.
Il est situé à l’intersection de la latitude 03°51’07", nord d’équateur et à la
longitude 11°29’59" Est de la méridienne et à une altitude de 718 mètres au-dessus
de niveau de la mer. Il est borné au nord par l’arrondissement de Yaoundé 2eme et
1er, à l’ouest par l’arrondissement de Yaoundé 6eme et 3eme, à L’Est par
l’arrondissement de Yaoundé 4eme et 5eme, et au sud par l’arrondissement de
Yaoundé 4eme et 3eme.

[Texte] Page 7
Le relief est celui du plateau sud-camerounais assez confus et accidenté de
collines et de vallées. La végétation est faite de forêt dégradée conséquence de
l’essor vertigineuse de la ville de Yaoundé.
Le climat est équatorial et de type Yaoundé. Il est caractérisé par l’abondance
des pluies avec des températures relativement peu élevées et une humidité
constante qui rend la chaleur lourde. Quatre saisons rythment l’année : une grande
et une petite saison sèche (Décembre-Mars et Juin-Août), une grande et une petite
saison des pluies (Septembre-Novembre et Mars-Juin).
La population, bantou à l’origine, est aujourd’hui cosmopolite. Les religions y
foisonnent avec le développement accéléré de la ville. Toutefois, les étudiants de
L’ENSPT et celles d’université de Yaoundé 1et les autres étudiants dans la localité
constituent les grandes écoles dominantes.
Afin de poursuivre ses objectifs d’enseignements et d’encadrement des
étudiants de plus en plus forts dans la capitale un site sera retenu au sien de
L’ENSPT pour l’implantation de cette radiodiffusion sonore.

II- IDENTIFICATION DU SITE

L’ENSPT étant entièrement lotis et battis, la descente sur le terrain de


l’Ingénieur a permis, sur proposition de promoteur de L’ENSPT, d’identifier un
immeuble ou sera installé le futur Radiodiffusion sonore FM et un endroit proche
de l’immeuble ou sera implanté le pylône d’antenne. Certains locaux du bâtiment
pourront servir de studio (cabine d’animation et cabine technique) et de salle de
l’émetteur.
Cet immeuble sera situé exactement au sien de L’ENSPT, et sera choisi par les
responsables de l’école
L’accès à ce site ne nécessite aucun aménagement.

[Texte] Page 8
L’eau et l’énergie AES-SONEL y sont disponibles.
La zone est couverte par les opérateurs téléphoniques mobiles installés au
Cameroun.
Sous réserve de l’étude de propagation, ce site offre des possibilités pour une
couverture satisfaisante pour L’ENSPT et ses environs en onde électromagnétique.

III- ETENDUE ET FORME DE LA ZONE DE COUVERTURE

La zone de couverture est celle de l’étendue de la capitale du Cameroun et


ses environs. Bien que la zone visée soit le département du MFOUNDI, cette étude
s’étend également dans les départements voisins à ce dernier.

IV- CALCULS DES CHAMPS


Compte tenu du fait que la formule ci-dessus nous permet aussi de
calculer la hauteur équivalente de l’antenne, et considérant que nous
avons le logiciel SRTM-3 qui peut effectuer le même travail plus
rapidement, nous serons amenés à l’utiliser pour une réalisation dans
les délais de notre projet le logiciel SRTM-3 (cf. figure du logiciel
en utilisant les hauteurs d’antenne de 50m, 100m).

Pour obtenir l’intensité des champs électromagnétiques, nous avons procédé


comme suit :
 Calcul de la hauteur équivalente d’antenne
 Calcul des champs sans obstacles
 Calcul des champs finals
Les champs finals sont déterminés en prenant en considération les pertes en feeder,
champs sans obstacles, le gain d’antenne, la puissance de l’émetteur, la perte dans
le feeder et la perte par distribution.

[Texte] Page 9
Calcul de la hauteur équivalente d'antenne (eff_hgt) à partir de la base de données
de terrain SRTM3
version 1.0

Les données sont disponibles pour l'Amérique, l'Eurasie et l'Afrique jusqu'à


60 degrés nord seulement. Les trous dans les données ont été remplis par
interpolation ou avec le DTED0.
Pour obtenir les résultats les plus justes possibles, entrer les degrés, minutes et secondes tel
qu'indiqué plus bas.. Il n'est pas nécessaire de placer des zéros devant les valeurs.

longitude (ex: 281836) latitude (ex: -152512) Hauteur de l'antenne (ex: 150)
Est/Ouest = /- Nord/Sud = /- mètres a.n.s.
Adm Site EFFHGT* EHAAT

Envoyer

EFFHGT est la hauteur équivalente de l'antenne émettrice, ce qui est la


hauteur de l'antenne au-dessus de la hauteur moyenne du terrain entre les
distances de 3 et 15 km dans la direction de l'antenne réceptrice. Dans le
cas où les données sur la hauteur équivalente de l'antenne ne sont pas
disponibles, les résultats de cette recherche peuvent être collés dans la
version électronique des formulaires T01/T02 de l'UIT.
***POUR NOTIFICATION A L'UIT, UTILISEZ SEULEMENT
EFFHGT***
La hauteur effective de l'antenne au-dessus du sol moyen (EHAAT) est la
moyenne des hauteurs de l'antenne au-dessus du sol moyen (HAATs)
mesurées sur huit rayons espacés de 45 degrés d'azimut en partant du
nord vrai. La hauteur de l'antenne au-dessus du sol moyen (HAAT) est la
hauteur du centre de rayonnement de l'antenne au-dessus de l'élévation
moyenne du terrain entre 3 et 16 km de l'antenne pour chaque rayon.
EHAAT n'est utilisé localement qu'en Région 2.

[Texte] Page 10
Information sur la projection pour tous les
fichiers SRTM3.
Projection Géographique (latitude/longitude)
Datum WGS84
mètres au-dessus du niveau de la
Unités Z
mer
3 arc-secondes de latitude et de
Unités H
longitude
Sphéroïde WGS84

HAUTEUR EQUIVALENTE D’ANTENNE PRISE PAR LE


LOGICIEL DE SRTM3 POUR UNE ANTENNE DE HAUTEUR
DE 50M POUR CALCULER LES CHAMPS

BRTSD eff_hgt de/from SRTM3


Date: Wed Jun 11 13:14:23 CEST 2014
Adm cme Site ENSPT
[Texte] Page 11
t_long=+0112959
t_lat=+0035107
t_hgt_agl = 50
t_site_alt = 732
t_eff_hgtmax = 87
<ANT_HGT>
t_eff_hgt@azm000 = -10
t_eff_hgt@azm010 = 45
t_eff_hgt@azm020 = 62
t_eff_hgt@azm030 = 79
t_eff_hgt@azm040 = 77
t_eff_hgt@azm050 = 70
t_eff_hgt@azm060 = 67
t_eff_hgt@azm070 = 73
t_eff_hgt@azm080 = 72
t_eff_hgt@azm090 = 69
t_eff_hgt@azm100 = 59
t_eff_hgt@azm110 = 62
t_eff_hgt@azm120 = 65
t_eff_hgt@azm130 = 67
t_eff_hgt@azm140 = 74
t_eff_hgt@azm150 = 83
t_eff_hgt@azm160 = 87
t_eff_hgt@azm170 = 79
t_eff_hgt@azm180 = 75
t_eff_hgt@azm190 = 82
t_eff_hgt@azm200 = 71
t_eff_hgt@azm210 = 62
t_eff_hgt@azm220 = 71
t_eff_hgt@azm230 = 57
t_eff_hgt@azm240 = 36
t_eff_hgt@azm250 = -11
t_eff_hgt@azm260 = 3
t_eff_hgt@azm270 = 25
t_eff_hgt@azm280 = 16
t_eff_hgt@azm290 = 16
t_eff_hgt@azm300 = 12
t_eff_hgt@azm310 = -4
t_eff_hgt@azm320 = 5
t_eff_hgt@azm330 = -35
t_eff_hgt@azm340 = -46
t_eff_hgt@azm350 = -81
</ANT_HGT>

[Texte] Page 12
HAUTEUR EQUIVALENTE D’ANTENNE PRISE PAR LE
LOGICIEL DE SRTM3 POUR UNE ANTENNE DE HAUTEUR
DE 100M POUR CALCULER LES CHAMPS

BRTSD eff_hgt de/from SRTM3


Date: Wed Jun 11 13:17:23 CEST 2014
Adm cme Site ENSPT
t_long=+0112959
t_lat=+0035107
t_hgt_agl = 100
t_site_alt = 732
t_eff_hgtmax = 137
<ANT_HGT>
t_eff_hgt@azm000 = 40
t_eff_hgt@azm010 = 95
t_eff_hgt@azm020 = 112
t_eff_hgt@azm030 = 129
t_eff_hgt@azm040 = 127
t_eff_hgt@azm050 = 120
t_eff_hgt@azm060 = 117
t_eff_hgt@azm070 = 123
t_eff_hgt@azm080 = 122
t_eff_hgt@azm090 = 119
t_eff_hgt@azm100 = 109
t_eff_hgt@azm110 = 112
t_eff_hgt@azm120 = 115
t_eff_hgt@azm130 = 117
t_eff_hgt@azm140 = 124
t_eff_hgt@azm150 = 133
t_eff_hgt@azm160 = 137
t_eff_hgt@azm170 = 129
t_eff_hgt@azm180 = 125
t_eff_hgt@azm190 = 132
t_eff_hgt@azm200 = 121
t_eff_hgt@azm210 = 112
t_eff_hgt@azm220 = 121
t_eff_hgt@azm230 = 107
t_eff_hgt@azm240 = 86
t_eff_hgt@azm250 = 39
t_eff_hgt@azm260 = 53
t_eff_hgt@azm270 = 75
t_eff_hgt@azm280 = 66
t_eff_hgt@azm290 = 66
t_eff_hgt@azm300 = 62
t_eff_hgt@azm310 = 46
t_eff_hgt@azm320 = 55
t_eff_hgt@azm330 = 15
t_eff_hgt@azm340 = 4
t_eff_hgt@azm350 = -31
</ANT_HGT>

[Texte] Page 13
CALCULS DE LA HAUTEUR EQUIVALENTE D’ANTENNE (H EQ) AVEC
SITE EMETTEUR POUR 50M

DISTANCE HAUTEUR CHAMPS


N° D'ordre LOCALITE DU SITE EQUIVALENTE CALCULES
(Km) heq (m) Eo (dBµV/m)
1 EFOK 29 Km 72,86 m 45dBµV/m
2 OBALA 28 Km 72,86 m 47dBµV/m
3 ABONDO 20 Km 72,86 m 54dBµV/m
4 SOA 10 Km 50 m 68dBµV/m
5 ONGANDI 30 Km 58,5 m 44dBµV/m
6 AWAE 42 Km 50 m 38dBµV/m
7 AKOK 13 Km 70 m 64dBµV/m
8 MFOUO 24 km 46 m 53dBµV/m
9 EKOKI 26 km 40 m 49dBµV/m
10 MBALMAYO 44 Km 52,86 m 34dBµV/m
11 AHALA 14 Km 50 m 60dBµV/m
12 NGOUMOU 42 km 50 m 36dBµV/m
13 MBANKOMO 18 km 50 m 56dBµV/m

CALCULS DE LA HAUTEUR EQUIVALENTE D’ANTENNE (H EQ) AVEC


SITE EMETTEUR POUR 100M

DISTANCE HAUTEUR CHAMPS


N° D'ordre LOCALITE DU SITE EQUIVALENTE CALCULES
(Km) heq (m) Eo (dBµV/m)
1 EFOK 29 Km 72,86 m 45dBµV/m
2 OBALA 28 Km 72,86 m 47dBµV/m
3 ABONDO 20 Km 72,86 m 54dBµV/m
4 SOA 10 Km 50 m 68dBµV/m
5 ONGANDI 30 Km 58,5 m 44dBµV/m

[Texte] Page 14
6 AWAE 42 Km 50 m 38dBµV/m
7 AKOK 13 Km 70 m 64dBµV/m
8 MFOUO 24 km 46 m 53dBµV/m
9 EKOKI 26 km 40 m 49dBµV/m
10 MBALMAYO 44 Km 52,86 m 34dBµV/m
11 AHALA 14 Km 50 m 60dBµV/m
12 NGOUMOU 42 km 50 m 36dBµV/m
13 MBANKOMO 18 km 50 m 56dBµV/m

V- CALCUL DU CHAMP SANS OBSTACLES (Eo)POUR 50M

DISTANCE HAUTEUR CHAMPS


N° D'ordre LOCALITE DU SITE EQUIVALENTE CALCULES
(Km) heq (m) Eo (dBµV/m)
1 EFOK 29 Km 72,86 m 45dBµV/m
2 OBALA 28 Km 72,86 m 47dBµV/m
3 ABONDO 20 Km 72,86 m 54dBµV/m
4 SOA 10 Km 50 m 68dBµV/m
5 ONGANDI 30 Km 58,5 m 44dBµV/m
6 AWAE 42 Km 50 m 38dBµV/m
7 AKOK 13 Km 70 m 64dBµV/m
[Texte] Page 15
8 MFOUO 24 km 46 m 53dBµV/m
9 EKOKI 26 km 40 m 49dBµV/m
10 MBALMAYO 44 Km 52,86 m 34dBµV/m
11 AHALA 14 Km 50 m 60dBµV/m
12 NGOUMOU 42 km 50 m 36dBµV/m
13 MBANKOMO 18 km 50 m 56dBµV/m

N.B. : Les calculs des champs sans obstacle sont effectués à l’aide des courbes de
propagation pour le service de radio diffusion en Afrique - Zone 4. Champ en
(dBµV/m) pour une puissance apparente rayonnée égale à 1 kW” (cf les courbes).
Toutes les hauteurs équivalentes d’antenne en dessous de 37.5 m et les valeurs
négatives sont prises sur la courbe de 37.5 m.

I- CALCUL DU CHAMP SANS OBSTACLES (Eo)POUR 100M

DISTANCE HAUTEUR CHAMPS


N° D'ordre LOCALITE DU SITE EQUIVALENTE CALCULES
(Km) heq (m) Eo (dBµV/m)
1 EFOK 29 Km 72,86 m 45dBµV/m
2 OBALA 28 Km 72,86 m 47dBµV/m
3 ABONDO 20 Km 72,86 m 54dBµV/m
4 SOA 10 Km 50 m 68dBµV/m
5 ONGANDI 30 Km 58,5 m 44dBµV/m
6 AWAE 42 Km 50 m 38dBµV/m
7 AKOK 13 Km 70 m 64dBµV/m
8 MFOUO 24 km 46 m 53dBµV/m
9 EKOKI 26 km 40 m 49dBµV/m
[Texte] Page 16
10 MBALMAYO 44 Km 52,86 m 34dBµV/m
11 AHALA 14 Km 50 m 60dBµV/m
12 NGOUMOU 42 km 50 m 36dBµV/m
13 MBANKOMO 18 km 50 m 56dBµV/m

N.B. : Les calculs des champs sans obstacle sont effectués à l’aide des courbes
de propagation pour le service de radio diffusion en Afrique - Zone 4. Champ
en (dBµV/m) pour une puissance apparente rayonnée égale à 1 kW” (cf les
courbes). Toutes les hauteurs équivalentes d’antenne en dessous de 37.5 m et
les valeurs négatives sont prises sur la courbe de 37.5 m

II- CALCUL DES CHAMPS FINALS (εf

III- CALCULS DE CHAMPS FINALS, ΕF POUR 1KW A 50M

DISTANCE HAUTEUR CHAMPS


N° D'ordre LOCALITE DU SITE EQUIVALENTE CALCULES
(Km) heq (m) Eo (dBµV/m)
1 EFOK 29 Km 72,86 m 45dBµV/m
2 OBALA 28 Km 72,86 m 47dBµV/m
3 ABONDO 20 Km 72,86 m 54dBµV/m
4 SOA 10 Km 50 m 68dBµV/m
5 ONGANDI 30 Km 58,5 m 44dBµV/m
6 AWAE 42 Km 50 m 38dBµV/m
7 AKOK 13 Km 70 m 64dBµV/m
8 MFOUO 24 km 46 m 53dBµV/m
9 EKOKI 26 km 40 m 49dBµV/m
10 MBALMAYO 44 Km 52,86 m 34dBµV/m

[Texte] Page 17
11 AHALA 14 Km 50 m 60dBµV/m
12 NGOUMOU 42 km 50 m 36dBµV/m
13 MBANKOMO 18 km 50 m 56dBµV/m

εf(dBµV/m) = ε0 + GAntenne + GTX - PFeeder


Gain antenne pour 4 dipôles : 4 x 2= 8dB
Gain transmission = 0dB
Perte feeder= 2.0dB

CALCULS DE CHAMPS FINALS, ΕF POUR 1KW A 100M


DISTANCE HAUTEUR CHAMPS
N° D'ordre LOCALITE DU SITE EQUIVALENTE CALCULES
(Km) heq (m) Eo (dBµV/m)
1 EFOK 29 Km 72,86 m 45dBµV/m
2 OBALA 28 Km 72,86 m 47dBµV/m
3 ABONDO 20 Km 72,86 m 54dBµV/m
4 SOA 10 Km 50 m 68dBµV/m
5 ONGANDI 30 Km 58,5 m 44dBµV/m
6 AWAE 42 Km 50 m 38dBµV/m
7 AKOK 13 Km 70 m 64dBµV/m
8 MFOUO 24 km 46 m 53dBµV/m

[Texte] Page 18
9 EKOKI 26 km 40 m 49dBµV/m
10 MBALMAYO 44 Km 52,86 m 34dBµV/m
11 AHALA 14 Km 50 m 60dBµV/m
12 NGOUMOU 42 km 50 m 36dBµV/m
13 MBANKOMO 18 km 50 m 56dBµV/m

εf(dBµV/m) = ε0 + GAntenne + GTX - PFeeder


Gain antenne pour 4 dipôles : 4 x 2= 8dB
Gain transmission = 0dB
Perte feeder= 2.0dB

L’analyse des données des champs finals nous permet de dire qu’en utilisant
Un émetteur de diffusion VHF bande II (87.5a 108 MHz) 500W
Un système d’antennes dipôle de gain de 2dBd omnidirectionnel.
Un feeder 7/8" d’une longueur de 100 mètres
N.B: Après avoir calculer la hauteur équivalente pour 100m et 50m, on
constate que le champ final avec une hauteur d’antenne de 50m ne permettait
pas une couverture optimale de la majorité des zones ciblées. Pour ce faire,
nous avons omis volontairement de le mentionner dans cette partie. Pour
augmenter le champ final par 3dB, on pourrait doubler le nombre de dipôle
du système d’antenne.

Une hauteur du pylône de 50 mètres par rapport au sol


La ville de Yaoundé et la plupart des localités situées dans un périmètre de 30 Km
seront couvertes de façon satisfaisante par la Radiodiffusion sonore.
Les localités situées à une quarantaine de kilomètres telles que : AWAE,
NGOUMOU et MBALMAYO auront de temps en temps une réception acceptable
lorsque les conditions atmosphériques s’y prêtent.

N.B. selon UIT (Union internationale des Télécommunication), une région est
considérée comme couverte si elle reçoit un champ minimum nécessaire pour une
réception satisfaisante. Dans une zone il y’a souvent les bruits causés par les effets
[Texte] Page 19
atmosphériques et humains. Pour vaincre ce bruit dans notre zone de couverture, et
assurer une bonne réception pour au moins 50% du temps et 50% des
emplacements, le champ final de nos équipements de diffusion doit dépasser une
valeur de seuil minimum. Cette valeur peut varier d’après la nature de la zone de
couverture; des conditions climatiques, soulagement, etc., Cependant, d’après la
recommandation 412 du CCIR (Comité Consultatif international des
radiocommunications) pour Radiodiffusion en FM (Bande II), les champs
minimum acceptés par l’UIT sont les suivants :
 la zone rurale cas d’ENSPT : 48 dBµv/m
 la zone urbaine : 60 dBµv/m
 les grands métropolitains : 70 dBµv/m
 la stéréophonie : 54 dBµv/

2 ASPECTS TECHNIQUES DES EQUIPEMENTS DE DIFFUSION

Introduction

Ce choix devra tenir compte de la largeur et de la forme de la zone de couverture,


du coût des équipements de diffusion et de la puissance apparente rayonnée dans
une direction donnée.
Le système sera composé des équipements de diffusion suivants :
- un émetteur ;
- les équipements d’entrée des programmes et de monitoring ;
- le câble coaxial principal ;
- les répartiteurs RF avec les connecteurs appropriés ;
- les câbles d’interconnexion avec connecteurs appropriés ;
- le système d’antenne ;
- autres équipements associé.

Les paramètres suivants ont été utilisés pour déterminer la puissance apparente
rayonnée (ERP) calculée dans le chapitre précédent :
- la puissance de l’émetteur ;
- la hauteur équivalente d’antenne ;
- le gain du système d’antenne ;
[Texte] Page 20
- les pertes du câble coaxial;
- les pertes de distribution ;
- l’atténuation.

Les valeurs obtenues dans les calculs nous ont permis d’effectuer un choix
approprié des équipements de diffusion.

Détermination des caractéristiques et des compositions de l’émetteur

Le choix d’un émetteur de Radiodiffusion sonore dépend des caractéristiques et


des compositions suivantes :
- La puissance de l’émetteur
- La baie auxiliaire (optionnelle)
- Equipements des contrôles
- Equipements de maintenance
- Cahier de charges
- Test de conformité
- Les équipements des entrées du programme et de monitoring.

La puissance de l’émetteur

Dans le cas général, une puissance d’émetteur élevée signifie une plus grande zone
de couverture. Dans le cas présent, des critères qui limitent la puissance d’émetteur
sont :
- le coût élevé d’un émetteur de haute puissance,
- le coût élevé de fonctionnement (consommation en énergie, les pièces de
rechange),
- la limitation de puissance d’émetteur des radios communautaires par les
autorités de tutelle au Ministère de la communication.

Dans notre cas où un émetteur plus puissant n’entraînerait pas forcément une plus
grande zone de couverture, nous conseillons la puissance d’émetteur de 1 kW
comme utilisée dans les calculs de champs.

La baie auxiliaire (optionnelle)

- 2 entrées amplificateurs son


- 2 limiteurs d’entrée,
- 2 atténuateurs d’entrée,
- 1 codeur stéréo (si ceci n’est pas incorporé dans l’exciteurs).

[Texte] Page 21
N.B.: Les deux amplificateurs son et deux limiteurs peuvent être remplacés par
deux limiteurs compresseurs.

Equipements des contrôles

 un téléphone stéréo en haute impédance d’entrée,


 un bon récepteur numérique pour contrôler les connecteurs appropriés,
 2 amplificateurs son,
 2 hauts parleurs,
 les jacks appropriés (mâle et femelle) 10 chacun, et
 câble audio (100 m)

Equipements de maintenance

 les multimètres (numérique, avec échelle jusqu’à 200 MΩ),


 la trousse d’outillage électronique /mécanicien,
 deux fers à souder - 40 W et 60 W,
 la pompe à dessouder
 un oscilloscope 200 MHz (facultatif), et
 étain pour souder (50/50 ou 60/40).

Cahier de charge

a) caractéristiques
Emetteur double drive 1 kW Bande II gamme optimum
* fréquence : 98.8 MHz pour le réglage en usine
* Système : composition de Stéréo, mono, MPX, etc.
* Rapport signal/bruit : >70 dB
Il s’agit d’un émetteur de base en réserve passive complètement transistorisé, large
bande :
 stabilité en fréquence long terme 1 x 10-6/an ;
 sortie RF en 7/8″ ou en cas de tronçon court (≤ 2m) ;
alimentation secteur : 3 phases, 3 fils + terre, 380 VAC±15%, 50Hz±2Hz ;
 système de refroidissement (par air forcé) adéquat ;
 émetteur devant fonctionner à une température ≥35°C sans problème.
 consommation : 7KVA
[Texte] Page 22
 l’émetteur devra comprendre :
 deux exciteurs chacun :
 une alimentation ;
 4 amplificateurs de puissance de 1.2 kW chacune :
 un système d’alimentation  approprié pour chaque amplificateur;
 des coupleurs d’entrée et de sortie doivent être bien adaptés pour que les
pertes soient minimisées, c’est-à-dire qu’ils ne doivent pas chauffer, les
câbles interconnexions doivent être capable de supporter la puissance à leurs
différents niveaux;

b) Système de contrôle et de monitoring

 Un système de contrôle visuel intégré permettant le contrôle de


- la puissance incidente ;
- la puissance réfléchie ;
- des différentes tensions d’alimentation,
- etc.

c) Système de refroidissement

 un système à air forcé avec un bon débit tel que Δt≤30°C ;


 un extracteur d’air ;
 un système de contrôle de débit d’air.

d) Système de commande

 possibilité de mise en marche séquentielle ;


 possibilité de marche partielle en cas de panne des modules ;
 un système de détection de l’arrêt d’un module complet ou de la détection de
baisse exagérée de puissance de sortie d’un module.

[Texte] Page 23
e) Liaison RF avec le feeder et l’antenne.

 les caractéristiques des sorties (câble coaxial, connecteurs appropriés, etc.) ;


 une visite d’études sur le site avant l’installation est nécessaire.

f) La documentation

La documentation doit être écrite dans les deux langues officielles (Anglais et
Français) et comprend :
- 2 jeux de manuel d’utilisation en Français ;
- 2 jeux de manuel d’utilisation en Anglais ;
- 2 jeux de manuel de maintenance en Français ;
- 2 jeux de manuel de maintenance en Anglais.

g) Maintenance

 un lot d’équipement de maintenance standard comprenant 1 lot de câbles, les


prolongateurs, l’outillage complet, etc.

h) Pièces détachées

- lots de consommables fusibles, etc.


- filtre à air ;
- pièces de rechange pour émetteurs ;
- modules de rechange (amplificateur, alimentation, etc.) ;
- un lot de transistors de puissance pour des amplificateurs ;
- modules de rechange émetteur de base ;
- compte client chez le fournisseur sous forme de crédit documentaire (10%
du marché).

II.2.6 Test de conformité

Cahier de mesures de contrôle pour émetteurs FM Radio sonore


- Contrôle de fréquence long terme 1 x 10-6/an
- Mode d’exploitation  d’exciteur: Substitution
- Puissance nominale : 1 kW

Mesures de puissance
[Texte] Page 24
- puissance porteuse pur :
Mesures RF
- Bande passante ;

Mesure audio
- Niveau d’entrée audio sur 600 Ω ;
- Excursion de fréquence ;
- Bruit audio ;
- distorsion harmonique ;
- AM-noise (bruit-AM, et FM).
- Réponse amplitude fréquence

Mesure d’alimentation

Stabilité

PSU 1

PSU 2

PSU 3

PSU 4

Mesures des amplificateurs


Ampli1 Ampli 2 Ampli … Ampli Ampli final

Puissance PWD

Puissance RFL

[Texte] Page 25
Intensité I (A)

Tension (V) VC

VB

Température Entrée

Sortie

Δt≤30°C

Mesures complémentaires
- ROS antennes –RSO≤1.2 ;
- Inter modulation ;
- Noise (bruit) ;
- Spurious noise in-channel ;
- Harmoniques (distorsion) ;
- Cross modulation.
-
Les équipements des entrées du programme et de monitoring

 L’amplificateur du son ;
 Générateur de signal audio ;
 Les hauts parleurs.

Détermination de la hauteur du pylône

Nous avons observé que le relief de L’ENSPT est un peu montagneux. ce qui
rend la propagation des ondes Radio difficile. Ceci nous a amené à conclure
que la hauteur de l’antenne devra être d’au moins 50m afin de contourner les
obstacles tels que les reliefs irréguliers.
Si les reliefs irréguliers le plus hauts mesurent 40m de hauteur du sol, et la
plus haute colline à une distance de 15 km minimum est à 718m d’altitude au-
dessus de la mer, il convient de calculer la hauteur du pylône de la manière
suivante :
[Texte] Page 26
Altitude de L’ENSPT: 718m au-dessus de la mer,

Hauteur moyenne des Collines entre 3-15KM de L’ENSPT: 690m,

Hauteur des plus grands reliefs: 40 m

La hauteur du Pylône est donc de : 690-718+40 = 77m, comme une


réservation doit être faite pour les futures installations par exemple ; les
systèmes d’antenne TV, et les systèmes d’antennes d’autres partenaires tels
MTN, Orange, CAMTEL etc. Tout ceci nous amène à majorer la hauteur du
pylône à 100m

Détermination de système d’antenne

Le choix du type d’antenne prend en compte les critères suivants :


o la forme et l’étendue de la zone de couverture,
o le gain d’antenne
o la puissance horizontale à –3dB, l’usage prudent et efficace de la puissance
effective rayonné dans la zone de couverture, et,
o la bande passante a -3db ;
o l’impédance ;
o le profil de rayonnement ;
o la puissance maximale ;
o l’efficacité ;
o la polarisation.
o le coût, et
o la capacité à supporter la puissance maximale.
Compte tenu de la forme et l’étendue de la zone de couverture, un système
d’antenne omnidirectionnel de 2 dB est conseillé.

Cf. Fiche de spécifications d’antenne


N° TYPE OF GAIN dB HALF MAX
ANTENNA POWER (-3 POWER
dB beam CAPABILITY
width)

[Texte] Page 27
1 Half-wave 2.2 2200 800 watts or
Dipôle 2000 watts
antenne

RADIATION PATTERN OF ANTENNA SYSTEM

Choix du câble coaxial

Si la distance approximative entre le pied du pylône et le bâtiment abritant les


équipements est 50m, la longueur du feeder sera calculée de la manière suivante :
*Hauteur du pylône = 50m ;
*Distance approximative entre le pylône et le bâtiment = 50m ;
*Distance approximative entre le pied du pylône et l’entrée du feeder dans le
pylône :=10m.

[Texte] Page 28
La longueur du feeder est donc de : 50+50-10 = 90m.
Cette valeur est majorée à 100m

Après considération soigneuse, le feeder approprié pour cette installation doit avoir
les caractéristiques suivantes :
- Câble coaxial de 7/8’’ pour minimiser les pertes du feeder ;
- Diélectrique en mousse
- longueur ≈ 150m ;
- capacité de puissance maximale à 100Mhz : 6.6 KW ;
- atténuation linéaire à 100 MHz en dB/100m = 1,09.

Ce qui donne une perte totale de 2.7dB pour un câble de 150m. Ceci est
acceptable, car un câble coaxial de diamètre plus élevé coûtera plus cher.

Connecteurs

o 02 connecteurs de 7/16 pouces pour le câble de 7/8 pouces,


o 02 connecteurs de 7/8 pouce (mâle) avec bout adapté à N (femelle), et
o 02 connecteurs 7/8 pouce adapté à N (mâle).

La Protection du câble coaxial

En tenant compte de la puissance de l’émetteur, le feeder doit avoir une protection


appropriée. Il en existe plusieurs sur la marche, par exemple COAXSTOP
(Franklin) ; il faut prévoir des connecteurs appropriés. Mais un bon système de la
mise à la terre est la meilleure protection.

Répartiteurs RF et les câbles interconnexion

Dans le choix d’un splitter, il faut connaître le nombre de sorties ainsi que sa
capacité à supporter la puissance. Dans notre cas, nous avons utilisé les répartiteurs
suivants :
- 02 répartiteurs avec une entrée, quatre sorties
- 01 répartiteur avec une entrée, deux sorties.

[Texte] Page 29
La longueur et la phase du câble d’interconnexion sont spécifiées par le fabricant
(même fabricant pour l’antenne et du splitter)

REMARQUE
En définitive, voici les valeurs optimales pour notre zone de couverture :
 Puissance d’émetteur : 1 kW,
 Hauteur de pylône: 100 m,
 Type de système d’antenne : omnidirectionnel,
 Type de câble coaxial. 7/8 pouces, 9.3/50 CCFP diélectrique en polystyrène
de 150 m de long.

Les spécifications de tous les équipements de diffusion seront données dans la


section suivante.

[Texte] Page 30
Diagramme d’installation pour le système d’antenne pour Radiodiffusion sonore
FM L’ENSPT
a = la distance entre le premier élément d’antenne et le but du pylône (=50cm-
100cm)
b = la distance entre deux éléments successifs (270-350cm)
c = la longueur total du pylône occupé par le système d’antenne moins 150 cm
(=2970-3850cm)
d = 21 m réservé pour le système antenne TV.
A1…..A8 = 08 demi onde dipôle antennes
[Texte] Page 31
Remarque: le lobe principal n’est pas montré dans le diagramme
SP1 = 2-voies splitter RF puissance
SP2 et SP3 = deux 4-voies répartiteurs RF puissance
C1……C8 = câble (coaxial) entre les répartiteurs et des antennes (1/2 pouce)
C9 et C10 ne sont pas montrés dans le schéma
e = espace réservé pour les partenaires
f1 = câble coaxial d’adaptation entre le feeder et 2-voies splitter (<100cm)-1/2
pouce
f2 = feeder principal (coaxial) 1 5/8 pouce
f3 = section adapter coaxial Flexible entre le feeder principal et la sortie d’émetteur
-1/2 pouce
TX = émetteur
A = 50cm
B = 270-350cm
C = 270x11=2970 or 350x11=3850cm

Choix de fréquence de Radiodiffusion sonore pour L’ENSPT

L’ENSPT est une localité de Yaoundé planifiée par l’UIT, mais il est à savoir

que les cinq de six fréquences planifiées par l’UIT pour Yaoundé sont déjà
utilisées sauf la fréquence de 95.1MHz cette fréquence est réservé pour RDPC.
Nous allons aussi vérifiés les fréquences dans les localités entourant Yaoundé soit
les fréquences de AKONOLINGA, MFOU, MATOMB, MONATELE, OBALA et
YAOUNDE pour avoir une meilleur fréquence, compte tenu du fait que L’ENSPT
de YAOUNDE-NGOA-EKELLE est proche de ces localités. Selon l’UIT, les
fréquences pour les villes d’AKONOLINGA, MFOU, MATOMB, MONATELE,
OBALA, et YAOUNDE sont listées ci-dessous :

PLAN DE FRÉQUENCE RADIO FM (UIT) UNION INTERNATIONALE


DES TELECOMMUNICATIONS POUR CAMEROUN : EXTRAIT POUR,
AKONOLINGA, MFOU, OBALA, MATOMB, MONATELE, et YAOUNDE
(Source Genève 1984)

N° ADM CODE NOM LONG LAT ALT HANT PAR FREQ

[Texte] Page 32
MAX

1 CME 0691 AKONOLINGA 12E13 3N47 800 100 100.647 89.9MHz

2 CME 0691 AKONOLINGA 12E13 3N47 800 100 100.000 93.0MHz

3 CME 0691 AKONOLINGA 12E13 3N47 800 100 100.000 96.0MHz

4 CME 0691 AKONOLINGA 12E13 3N47 800 100 100.000 99.6MHz

5 CME 0691 AKONOLINGA 12E13 3N47 800 100 100.000 103.0MHz

6 CME 0691 AKONOLINGA 12E13 3N47 800 100 100.000 106.6MHz

N° ADM CODE NOM LONG LAT ALT HANT PAR FREQ


MAX

1 CME 0691 MFOU 11E40 3N45 400 100 109.647 89.5MHz

2 CME 0691 MFOU 11E40 3N45 400 100 109.647 92.6MHz

3 CME 0691 MFOU 11E40 3N45 400 100 100.000 95.8MHz

4 CME 0691 MFOU 11E40 3N45 400 100 100.000 98.9MHz

5 CME 0691 MFOU 11E40 3N45 400 100 100.000 101.0MHz

6 CME 0691 MFOU 11E40 3N45 400 100 100.000 106.1MHz

N° ADM CODE NOM LONG LAT ALT HANT PAR FREQ


MAX

1 CME 0691 MATOMB 9E43 4N02 300 100 39.811 93.5MHz

2 CME 0691 MATOMB 9E43 4N02 300 100 39.811 96.7MHz

3 CME 0691 MATOMB 9E43 4N02 300 100 39.811 107.4MHz

N° ADM CODE NOM LONG LAT ALT HANT PAR FREQ


MAX

1 CME 0691 MONATELE 11E30 4N20 500 100 30.199 88.4MHz

2 CME 0691 MONATELE 11E30 4N20 500 100 19.953 91.5MHz

[Texte] Page 33
3 CME 0691 MONATELE 11E30 4N20 500 100 19.953 94.7MHz

4 CME 0691 MONATELE 11E30 4N20 500 100 19.953 98.0MHz

5 CME 0691 MONATELE 11E30 4N20 500 100 19.953 100.3MHz

6 CME 0691 MONATELE 11E30 4N20 500 100 19.953 104.0MHz

N° ADM CODE NOM LONG LAT ALT HANT PAR FREQ


MAX

1 CME 0691 OBALA 11E30 4N04 500 100 30.199 88.3MHz

2 CME 0691 OBALA 11E30 4N04 500 100 19.953 91.3MHz

3 CME 0691 OBALA 11E30 4N04 500 100 19.953 94.6MHz

4 CME 0691 OBALA 11E30 4N04 500 100 19.953 97.9MHz

5 CME 0691 OBALA 11E30 4N04 500 100 19.953 100.3MHz

6 CME 0691 OBALA 11E30 4N04 500 100 19.953 103.9MHz

N° ADM CODE NOM LONG LAT ALT HANT PAR FREQ


MAX

1 CME 0401 YAOUNDE 11E29 3N54 0 0 100.000 88.8MHz

2 CME 0402 YAOUNDE 11E29 3N54 0 0 100.000 91.9MHz

3 CME 0403 YAOUNDE 11E29 3N54 0 0 100.000 95.1MHz

4 CME 0404 YAOUNDE 11E29 3N54 0 0 100.000 98.4MHz

5 CME 0405 YAOUNDE 11E29 3N54 0 0 100.000 101.9MHz

6 CME 0406 YAOUNDE 11E29 3N54 0 0 100.000 105.5MHz

Après une étude profonde des fréquences dans les localités citées ci-hautes, il sera
préférable, que la fréquence de 97.9MHz planifié par UIT pour la ville de
Yaoundé, soit assignées au L’ENSPT en tenant compte que cette fréquence est

[Texte] Page 34
proche de fréquence 97.75 MHz qui est la fréquence de la mi-bande de 87.5 MHz
et 108 MHz de la bande II utilisée en modulation de fréquence (FM) et vu du fait
de sa disponibilité, sauf meilleur avis du responsable du Ministère de la
Communication qui ont le dernière mot. Ce choix sera communique a l’autorité du
Ministère de la Communication qui le valide ou donne une autre fréquence avant
de leur transmettre à L’I.F.R.B « International Frequency Regulatory Board, un
organe de L’UIT

LA CONSTRUCTION, PROTECTION
ET LA MAINTENANCE DU PYLONE

[Texte] Page 35
Généralité
La construction la protection et la maintenance d’un pylône et un ensemble
d’élément utile pour le projet ; pour ce faire, plus d’expertise et de délicatesse étroite
seront nécessaires pour une bonne construction, protection et maintenance de la structure
compte tenu des variations rudes dues au climat à laquelle sera soumis le pylône. Il est à
noter que le pylône est une structure dont la durée de vie est indéterminable et possède des
composants assez spécifiques pour sa bonne réalisation et sa maintenance quotidienne. Le
pylône a pour rôle principal de porter le système d’antenne c’est pour cela qu’il doit être
constitué d’organes capteurs naturels des décharges atmosphériques qui permet la
protection de l’ensemble des équipements, du personnel…

Définition
Un pylône de radiodiffusion est un support métallique verticalement portant utilisé
pour l’installation des éléments rayonnant. Il est constitué par un assemblage de membrure
horizontale, verticale et diagonale. Le pylône peut-être un écran au champ
électromagnétique lorsqu’il n’est pas parfaitement construit.

Les différents types de pylônes


Il existe plusieurs types de pylônes, en ce qui concerne les pylônes de radiodiffusion,
nous avons quatre types de pylônes à savoir :

- Les pylônes monotubes,

- Les pylônes haubanés,

- Les pylônes autoportants,

- Les combinaisons de pylônes autoportants et haubanés

Par ailleurs on compte d’autres supports métalliques verticalement portant à savoir


le mât et la tour qui possèdent des hauteurs élevées et servent aussi de support aux antennes
de radiodiffusion. Parmi les types de pylônes ci-dessus mentionnés, le pylône haubané sera
mieux et moins chère grâce à son nature et autre avantage.

[Texte] Page 36
Choix de types de pylônes
Le choix judicieux du pylône approprié pour un centre de diffusion sera fait en
tenant compte des critères suivants :

 Le type de système d’antenne à utiliser,

 Le coût,

 L’espace disponible pour l’installation du pylône,

 La hauteur du pylône à construire entre autre.

Parmi les types de pylônes cités ci-dessous, le pylône haubané sera le mieux conseillé
pour ce projet du fait de son coût (réduit), de sa hauteur, du type de système d’antenne à
utiliser et de l’espace disponible.

Description pylône haubané

C’est un pylône supporté par trois haubans dont l’écart entre eux est de 120° avec
une structure en acier galvanisée. Le pylône haubané est une structure métallique ayant 2
(deux) technologies d’embases ; l’embase pointue et l’embase plate qui caractérise les
règles de la verticalité. Le pylône haubané est constitué:

 Des membrures horizontales, verticales et diagonales,

 Des haubans,

 Des massifs ou fondations,

 Les boulons,

 Les serres câbles,

 L’échelle,

 Le palie de repos,

 Le parafoudre,

 Les balisages représentant la signalisation nocturnes et diurnes,

 Les piquets de terres,

 Le réseau de terre,

 Les câbles de cuivres (pour le raccorder le parafoudre au réseau de


terre) etc.
[Texte] Page 37
Construction du pylône haubané
Pour sa construction, il faudra tenir compte des paramètres suivants :

 La vitesse du vent,

 Le poids du pylône,

 La hauteur du pylône,

 La longueur des haubans,

 Le nombre d’haubans,

 Le dosage des massifs,

 Le type d’embases,

 La signalisation,

 Le cahier de charge du pylône,

 Le réseau de terre,

 La structure métallique,

 Le plan de construction

Composition du pylône
Considérant le poids envisagé, la structure verticale du pylône sera en acier
galvanisé pour la rigidité du pylône. La diagonale et l’horizontale du pylône seront aussi
galvanisées, pour ce faire nous aurons besoin des caractéristiques suivantes :

 Socle d’hauban : Prisme triangulaire treillissé de 1m, de largeur fabriqué


avec des barres circulaires ;
 Les membrures verticales : elles sont formées des barres rondes en acier
galvanisés (300 microns à chaud) de 100mm de diamètre pour une
épaisseur de 3 mm ;
 La traverse diagonale : Ce sont des barres rondes en acier galvanisées de
60mm de diamètre en dessus du niveau de 35m et 45mm de diamètre au-
dessous du niveau de 35m ; 17m
100mm m
 La traverse horizontale : Ils sont fabriqués en corner galvanisé de dimension
appropriée (schéma de la représentation d’une membrure).

[Texte] Page 38
120mm

Trou de
Représentation des membrures fixation

120m

17m
100m
m

Dessin d’un couronne pour la liaison entre deux tronçons

[Texte] Page 39
20mm

A I00m A

4m ou 3m

120m

Dessin d’un assemble membrure et couronne

[Texte] Page 40
Quatre plates-formes intérieures doivent être prévues pour le repos. En plus, il faut une échelle
interne pour monter.

Hauteur du pylône
La hauteur du pylône est choisie selon la hauteur de l’endroit prise en contre. Ceux-
ci prend en contre l’altitude de l’endroit au-dessus du niveau de la mer. Un pylône élevé
favorisera une bonne couverture dans la localité. Endroit peut subira des inconvénients
causés par les relèves capables d’influencer la forme de rayonnements des antennes s’ils ne
sont pas suffisamment élevés. Si endroit est dans une zone montagneuse ou dans le relief
irrégulier, pour bien la couvrir en onde il sera mieux de compenser par une hauteur
d’antenne équivalemment favorable avec une hauteur de pylône d’antenne élevée. Quatre
antennes espacées de 3m aura pour hauteur 12m environ et si les plus grandes collines ou
arbres mesurent 40m de hauteur, une hauteur de 100m pour le pylône est optimale. Ceux-
ci en tenant compte des contraintes économiques, des installations futures et de l’espace
alloué aux différents opérateurs pour la rentabilité du pylône.

[Texte] Page 41
Fondation centrale du pylône
Les pylônes haubanés sont fabriqués en poutre de treillis métalliques, de section
triangulaire de 175 mm d’entre axe avec des membrures en tube rond de diamètre 22 mm.
La fondation de pylônes se distingue de celle des ouvrages courants car il y a une
prédominance d’efforts horizontaux, elles sont principalement soumises à des efforts de
vent.

Les efforts d’ensemble en pied de la structure et appliqués à la fondation sont :

- Une charge verticale de compression due au poids propre de la structure et aux


charges d’équipements

- Un moment de renversement dû au vent qui agit sur la structure,

- Un effort horizontal également dû au vent.

Figure 1 Fondation centrale du pylône haubané

Si le sol est de bonne qualité, le pylône repose sur un massif de fondation superficielle. Si
le sol est de mauvaise qualité, le pylône repose sur des fondations semi-profondes ou
profondes.

[Texte] Page 42
Les haubans
Un hauban est un assemblage de câbles en acier destiné à soutenir le tablier d’un
pylône et à repartir les efforts. Ils reprennent les efforts transversaux exercés par les voiles
et sont constitués des câbles souples et de plusieurs câbles torons. Pour notre pylône, on
aura besoin de trois (3) directions d’haubans et quatre (4) niveaux haubanés pour assurer
la stabilité et la sécurité. Les haubans de dimension 16mm et 18mm sont souvent utilisés.
Les spécifications suivantes devront être respectées.

 Composition : Faisceaux de fils galvanisés de diamètre 16mm et 18mm ;


 Disposition : Quarte couronnes de trois haubans à 120° ;
 Niveaux  : 20m, 54m, 74m, 99m ;
 Diamètres : 16 mm, 18mm, 16mm, 18mm ;
 Longueur  : ~50m ~100m ~150 ~200m.

III.5.5. Fondation des haubans


Il y aura deux (2) fondations d’haubans par face ceci fera six (6) fondations d’haubans

Figure 2 Fondation des haubans

 Les trois fondations pour haubans extérieurs

Ils sont les seuls poids d’ancrage. Ils doivent résister au poids d’au moins 54 tonnes. Ils
sont ont dimensionnées selon la nature du sol et font appel à une expertise du génie civil.

 Les trois fondations pour haubans intérieurs

[Texte] Page 43
Ils doivent supporter le poids de 54 tonnes, sont dimensionnées selon la nature du sol et
font appel à de l’expertise du génie civil.

Tous les fondations intérieur et extérieur, en plus des fers de béton utilisent des fers
galvanisés en U avec un diamètre de 60-80m m monté sur les contreplaques et ancré dans
le béton.

Forme et largeur du pylône

[Texte] Page 44
Le pylône sera de coupe transversale triangulaire en barres rondes, réalisé en vingt-
cinq (25) tronçons, tous galvanisés à chaud à raison de 300 microns, pour limiter la prise au
vent. Chaque tronçon a 4m de haut et 1m de côté. En outre, une base décrochée pointue
facilite le réglage vertical. La largeur de chaque côté dépend de la hauteur. Pour notre cas
particulier, une largeur latérale de 100 centimètres est recommandée. Aussi une base non
ancrée et pointue facilite le réglage.

L’embase du pylône et la prise de terre


Il y a deux technologies des embases employées dans le pylône ; l’embase pointue et l’embase
plate.

L’embase pointue du pylône

[Texte] Page 45
L’embase plate du pylône

Protection du pylône

Généralités
La formation d’un orage n’est possible que dans une masse d’air très humide à
stratification verticale instable et favorisée par des vents convergents qui provoquent la
montée de la masse d’air en question. Les conditions préalables de la formation des orages
sont donc la présence d’écoulement d’air ascendant et humide. En ce qui concerne leur
répartition géographique, des orages sont particulièrement fréquents sous les tropiques et
les statistiques révèlent environ 100 à 150 jours d’orages par an à l’équateur.

En général, les effets des coups de foudre sont de nature à créer, pour une station
de Radiodiffusion, des problèmes souvent difficiles à résoudre. D’une part, les problèmes
orageux sont de nature imprévisible et, d’autre part, avec l’adoption croissante des circuits
miniaturisée, il est nécessaire, actuellement, de s’assurer que les surtensions provoquées
dans ces équipements ne dépassent pas des valeurs très basses. Les dégâts qu’un coup de
foudre peut occasionner à une station sont essentiellement dus aux champs magnétiques et
électriques produits par l’écoulement du courant de foudre à la terre. Ceci entraîne, à des
degrés variables, des effets thermiques, électrodynamiques, électrochimiques etc. Des
précautions appropriées doivent être prises pour prévenir les dégâts occasionnés par la
foudre. Par contre, en l’absence de précautions adéquates ou dans le cas où la foudre
frappe de manière particulièrement violente, l’équipement technique peut subir des
dommages sérieux nécessitant une longue interruption pour réparation.

[Texte] Page 46
protection contre la foudre
Les effets les plus néfastes de la foudre surviennent dans les sites élevés, du fait
surtout que ceux-ci sont d’ordinaire sur des couches peu conductrices. Le problème
consiste à disperser l’énergie de la décharge sur une surface assez étendue pour empêcher
une élévation locale du potentiel du matériel nominalement mis à la terre et à empêcher
que des fronts raides pénètrent dans les câbles d’énergie ou de télécommunications.

La création des courants élevés par des effets d’induction à partir du trajet direct de la
décharge peut être empêchée si l’on dispose convenablement les descentes de parafoudres
par rapport aux boucles conductrices qui se trouvent à l’intérieur des bâtiments. De
nombreux conducteurs enterrés à des piquets de sol sont souvent nécessaires. Des piquets
de terre sont installés à la base du mât et à chaque fondation d’ancrage d’hauban ;
d’autres piquets sont placés en des points appropriés autour du bâtiment d’émission. Tous
ces piquets sont alors reliés par une bande de cuivre nu, enterrée à quelque 30cm de
profondeur. On relie ensuite au système de terre l’ensemble du métallique nominalement
mis à la terre (le mât, les haubans et l’ossature métallique du bâtiment) au moyen de
courts raccordement directs en lames de cuivre, qui permettent d’obtenir une faible
impédance de décharge. La liaison du feeder et du réseau de terre s’effectue au point où le
feeder se détache du mât pour rejoindre le bâtiment d’émission. Les gaines de tous les
câbles d’énergie souterrains sont reliées au réseau de terre ; les gaines des câbles de
radiodiffusion sont isolées au polyester et des transformateurs installés en tête de ces câbles
les isolent de toute élévation locale de potentiel provoquée par la foudre.

On peut décrire les méthodes géométriques suivantes utilisées pour évaluer le volume
protégé :

- méthode du cône et
- méthode de la sphère roulante.

Dans notre cas c’est la méthode du cône qui est le plus indiqué.

[Texte] Page 47
Les paratonnerres
La fonction du paratonnerre et câble de la descente sont de créer des conditions
définies à partir du point d’impact d’un coup de foudre et de diriger l’énergie vers le
réseau de terre. Ceci est constitué d’un métal (le cuivre) qui attire la charge avec le bout
pointu, installé verticalement sur le sommet du pylône à une distance de 2m au-dessus de
l’antenne la plus élevée.

Réseau de prise de terre


La fonction de la prise de terre est d’assurer à basse impédance l’écoulement des
courants engendrés par des coups de foudre directs enfin de réduire l’augmentation de
potentiel de matériel d’émission. Il y a plusieurs types de réseau de prise de terre qui
peuvent être utilisés pour ce projet. Néanmoins, nous sommes convaincus que le réseau de
terre à point étoile est le meilleur à cause de son efficacité dans les zones à haut risque
comme la nôtre.

[Texte] Page 48
Réseau de prise de terre

La fonction de la prise de terre est d’assurer à base impédance l’écoulement des courants
engendrés par des coups de foudre directs enfin de réduire l’augmentation de potentiel de
matériel d’émission. Il y a plusieurs types de réseau de prise de terre qui peuvent être utilisés
pour ce projet. Néanmoins, nous sommes convaincus que le réseau de terre à point étoile est le
meilleur à cause de son efficacité dans les zones à haut risque comme la nôtre.

Le réseau de terre à point étoile.

Le point étoile doit être réalisé avec les boucles en cuivre, installé sous le socle central et les trois
socles pour hauban. Le réseau d’interconnexion doit être fait avec les câbles à cuivre sans gaine
(nu) de diamètre 29mm

Les piquets de terre

Le point étoile doit être connecté sur les piquets de terre à cuivre de longueur minimum 200cm.
Un point étoile additionnel doit être réalisé à un endroit où l’eau coule facilement pour
augmenter la conductivité et à une profondeur minimum de 2m.
Tout ceci est relié à un point central sous le pylône à l’aide des câbles de terre en cuivre non
protégé, enterrés dans un contact franc avec le sol.

La résistance totale de la prise de terre doit avoir une valeur de moins d’un ohm. Les différentes
valeurs de la terre peuvent être contrôlées à partir du point de connexion central.

Le système de signalisation.

Les deux types de signalisation utilisés dans la technologie des pylônes sont :
- la signalisation diurne ou du jour ;
- la signalisation nocturne ou de la nuit.

La signalisation diurne.

Elle est matérialisée par les peintures blanche et rouge alternées sur le pylône à des hauteurs
différentes. La bande colorée de 10m est convenable pour un pylône de plus de 50m.

La signalisation nocturne.

Elle est réalisée avec une ampoule incandescente rouge de 60 Watts au moins (assez pour être vu
par un avion ou un hélicoptère à partir d’une certaine distance). Le système d’allumage peut être
manuel ou automatique.

Système de prise de terre pour la protection contre la foudre, l’énergie et les équipements
techniques

[Texte] Page 49
Point étoilé de
terre (piquet de
terre)

Piquet de
terre (1m) de
cuivre massif

BATIMENT Ancrage en béton


armé

PRINCIPAL Cuivre nu

Ancrage de sécurité en
béton armé

Terminaison (point de
mesure)

Socle central en béton armé


(porte pylône)

Pylône

Direction des
haubans

Câble de terre pour les


équipements techniques et
l’énergie

Fossé de terre de 200cm de


profondeur

Piquet de terre enrobé de cuivre


La mesure (200cm de profondeur)
La résistance totale de la prise de terre doit avoir une valeur de moins d’un ohm.
Les différentes valeurs de la terre peuvent être contrôlées à partir du point de connexion
central.

[Texte] Page 50
La maintenance du pylône

Généralités

Pour un réseau de radiodiffusion sonore, le pylône est l’un des composants important
qui doit faire l’objet d’une maintenance particulière. La maintenance a une influence sur la
durée de vie et la sécurité d’un pylône, Selon la définition de l'AFNOR (Association
Française de Normalisation), la maintenance vise à maintenir ou à rétablir un bien dans un
état spécifié afin que celui-ci soit en mesure d'assurer un service déterminé. Donc l’équipe
en charge aura le devoir de surveiller régulièrement l’état du pylône et effectuer les
entretiens.
La 1ère visite d’inspection du pylône est faite six (6) mois après sa construction. A la
longue, on fera une fois tous les ans. Toutes les visites d’inspection et les travaux
d’entretien doivent être effectués par des personnes spécialisées dans la construction et la
maintenance du pylône.

Travail d’entretien
Les actions correctives seront mises en œuvre en fonction des anomalies constatées et
dans un délai le plus possible. Dans le cas de problèmes liés à la sécurité du personnel ou de
l’ouvrage, les actions correctives devront être entreprises immédiatement en association
avec le constructeur du pylône.

DETAIL DES CONTROLES A REALISER LORS DES VISITES D’INSPECTION

 Structure principale :
 Vérifier qu’il ne manque pas d’éléments dans la structure.
 Vérifier que les éléments de la structure ne sont pas oxydés.
 Vérifier que les orifices d’écoulement d’eau (base des membrures
tubulaires, traverses tubulaires horizontales aplaties à cœur, …) ne sont
pas bouchés.

[Texte] Page 51
 Câble d’haubanage :
 Vérifier l’état des câbles de haubanage et des accessoires.
 Vérifier que les fils qui composent le hauban ne sont pas rompus ou
déformés.
 Mesurer la tension de chaque câble avec un tendeur dynamométrique et
la comparer avec la tension indiquée sur les documents fournis par le
constructeur du pylône.
 Vérifier la corrosion des haubans.

 Boulonnerie :
 Vérifier qu’il ne manque pas de boulons ou d’éléments de boulonnerie.
Dans ce cas, il faut immédiatement mener une action corrective.
 Vérifier que les boulons sont correctement serrés.
 Vérifier avec attention les tiges d’ancrage dans le béton.

 Verticalité :
 Vérifier la verticalité de la structure en utilisant un appareil type
«  théodolite ».
 Les mesures doivent être prises dans deux plans à 90°.

 Système antennaire :
 Vérifier l’état des antennes et de leurs supports,
 Vérifier l’état des câbles coaxiaux,

 Eléments de sécurité :
 Vérifier le bon état des échelles d’accès.
 Vérifier que tous les éléments de sécurité existent et qu’ils sont complets.
 Vérifier la présence des plaques de signalisations.

 Système anti-foudre / mise à la terre :

[Texte] Page 52
 Vérifier que tous les éléments du système anti foudre existent et qu’ils
sont complets : parafoudre, descente de feuillard cuivre, ceinture du
pylône.
 Mesure la valeur de la résistivité de la mise à la terre.

 Balisage de nuit :
 Vérifier que tous les éléments du balisage de nuit existent, qu’ils sont en
bon état et qu’ils fonctionnent correctement : lampes, boîtiers, câble
électrique et fixations, cellule photoélectrique.
 Vérifier la résistivité de la mise à la terre du balisage de nuit.

 Balisage de jour :
 Vérifier l’état de la peinture.
 Avant toute nouvelle application de peinture, les surfaces doivent être
nettoyées de toute saleté, rouille ou peinture endommagée.

 Protection antirouille :
 Vérifier l’état de la galvanisation.
 Vérifier l’état d’oxydation de la structure.

 Fondation béton :
 Vérifier l’état des parties hors du sol de chaque fondation. Il ne doit pas y
avoir d’accumulation d’eau sur les fondations.

[Texte] Page 53
Pylône avec balisage et système de protection

[Texte] Page 54
LE BATIMENT ET LE SYSTEME
D’ENERGIE

[Texte] Page 55
L’équipement de la Télévision sera accommodé dans une structure
construite selon les normes dignes de n’importe quel établissement de
communication du monde. Généralement, une telle structure doit être capable
d’abriter :
- une pièce pour l’émetteur,
- un certain nombre d’émetteurs de puissance ;
- les régulateurs de tension;
- l’onduleur ;
- les équipements de transmission,
[Texte] Page 56
- les studios,
- la cabine technique, séparée de studio par une fenêtre de l’insonorisation,
- un secrétariat,
- le bureau du directeur,
- une salle de conférence,
- les toilettes modernes, et
- un hangar pour le groupe électrogène.

I- SALLE DES EMETTEURS


Elle doit obéir aux conditions suivantes :
- être assez grande pour abriter les émetteurs de Télévision et radio (dimension
minimum 6m x 6m) ;
- être aérée au maximum.
Cette salle peut être climatisée selon les moyens financiers disponibles.
- avoir un grand espace pour la maintenance des équipements en panne ;
- être le plus proche possible du pylône pour diminuer la longueur du câble
coaxial ;
- être séparée du studio de diffusion et de la salle de contrôle technique. Une
séparation d’au moins de deux chambres est recommandée

II- LE SYSTEME D’ENERGIE


Toute installation électrique a besoin d’un système d’énergie adéquat pour un
meilleur fonctionnement. Aujourd’hui et particulièrement au Cameroun où
l’énergie électrique connaît de problèmes, il est nécessaire de développer pour un
projet comme celui-ci, une source d’énergie protégée et stable afin d’éviter les
interruptions non désirées.
III- L’ALIMENTATION

[Texte] Page 57
Comme il existe une source d’énergie principale provenant de l’AES-SONEL, le
groupe électrogène sera la source secondaire d’alimentation de la station de
diffusion.

GCB1 – disjoncteur général pour le secteur principal (AES-SONEL)


GCB2 – disjoncteur général pour la source de secours (groupe)
CB1 – disjoncteur (25A) pour la source d’alimentation de l’émetteur TV
CB2 - disjoncteur (25A) pour la cabine technique
CB3 - disjoncteur (10A) pour la source d’alimentation du studio 1
CB4 - disjoncteur (10A) pour la source d’alimentation du studio 2
CB5 - disjoncteur (25A) pour l’alimentation général
CB6 - disjoncteur (25A) réservé pour la source d’alimentation de l’émetteur FM

[Texte] Page 58
CB7 - disjoncteur (25A) pour les pièces de rechange
DB1, DB2 – les barres de distribution de courant
SP – parafoudre basse tension
IR, IR2, IR3 – les rails pour l’installation des disjoncteurs et les portes fusibles
F1 à F6 – les fusibles pour les différentes fournitures
F7 à F12 – les fusibles des protections pour l’alimentation général
FH – le porte fusible
CL – les câbles pour l’alimentation générale
- Cabine et studio 1F7
- Studio 2 et la salle de conférence (F8)
- Couloir, bureaux et le dehors
- Salle d’émetteur (F10)
- Les pièces de rechange.

IV- LE GROUPE ELECTROGENE DE SECOURS


Un groupe électrogène de secours est nécessaire. Ce groupe doit être
capable d’alimenter le studio de diffusion et les émetteurs.

V- UN REGULATEUR DE TENSIONS ET ONDULEUR (UPS)


Pour protéger les équipements de diffusion contre les surtensions en ligne, il
est nécessaire d’installer un régulateur d’énergie ou de tension (UPS). Le calcul de
la consommation d’énergie des émetteurs a permis de choisir un régulateur
d’énergie ou un Onduleur ayant pour valeur environ 7.5kVA.

VI- CONDITIONNEMENT D’AIR


Le quartier de L’ENSPT a un climat chaud et humide, il serait souhaitable de
prévoir deux systèmes de climatisation Split (1.5 kW) pour le studio et la cabine

[Texte] Page 59
technique. Quant à la salle d’émetteur, deux extracteurs d’air chaud et un split
seront installés.

[Texte] Page 60
ASPECTS JURIDIQUES

[Texte] Page 61
Ce chapitre donne un aperçu général de la loi qui régit la communication
audiovisuelle au Cameroun. Le but de la législation est de réguler la diffusion pour
le bien-être du public et de promouvoir un développement efficace en accord avec
les principes stipulés dans le décret n° 2000/158 du 03 avril 2000
Le demandeur de licence devra s’imprégner de la législation en vigueur sur la
diffusion Radio/TV au Cameroun avant de s’engager dans un quelconque projet
d’implantation. Il faut noter que les lois régissant les ondes radio sont clairement
définies par l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) et doivent être
observées par tout opérateur national pour une utilisation rationnelle du spectre de
fréquence.

I- LES OBJECTIFS DE LA LEGISLATION DE LA DIFFUSION

Les objectifs majeurs de cette législation sont :


- définir les modalités et les conditions de création et de gestion des structures
de communication audio - visuelle publique et privées (voir le décret du
Premier Ministre en 6.6) ;
- promouvoir la diversité des services de diffusion au niveau local, régional et
national ;
- encourager l’appropriation et le contrôle des services de la diffusion privés ;
- assurer le contrôle des licences délivrées aux services de diffusion ;
- protéger et développer l’identité locale, régionale et nationale ;
- sécuriser la disponibilité et le bénéfice maximum aux citoyens qui s’y engage ;
- assurer la liberté d’expression par le canal de la diffusion en garantissant
l’impartialité, l’intégrité et l’autonomie de diffusion ;
- donner à la diffusion une occasion de contribuer à la démocratie en spécifiant
la responsabilité du diffuseur.

II- LES CATEGORIES DE LOIS DE LA DIFFUSION

Il existe trois catégories de lois dans le service de la diffusion :


- Un service public Radio/TV fourni par l’Etat du Cameroun (exemple :
CRTV) ;

[Texte] Page 62
- Un service privé Radio/TV a but commercial, contrôlé par une autorité du
Ministère de tutelle ;
- Un service Radio/TV communautaire non commercial

III- LA LOI DE DIFFUSION AU CAMEROUN

La libéralisation audiovisuelle au Cameroun a pris effet avec la loi n° 2000/158 du


3 avril 2000 fixant les modalités et les conditions de création et de gestion du
secteur de la communication privée (voir section 6.6).

IV- DOSSIER A FOURNIR POUR L’AUTORISATION

La législation en vigueur sur l’installation et le fonctionnement des médias


audiovisuels doit être scrupuleusement respectée par tout opérateur désirant
évoluer dans ce secteur. La violation de cette législation conduit à des sanctions
sévères pouvant provoquer la confiscation des équipements.
La composition du dossier de demande d’autorisation et d’obtention d’une licence
de diffusion au Cameroun est la suivante :
- une demande timbrée ;
- le statut judiciaire de l’entité faisant la demande ;
- une copie certifiée de la carte d’identité du propriétaire (en cas d’individu) ;
- une fiche de demande de licence disponible au Ministère de la communication,
à un montant minimum de 10.000 FCFA ;
- un bulletin n°3 du casier judiciaire du Directeur Général ;
- une patente pour la station Radio/TV commerciale ;
- un certificat de domicile du Directeur Général ;
- une attestation de domiciliation d’un compte bancaire ;
- un récépissé de 500.000 FCFA représentant les frais de diffusion ;
- une étude de faisabilité ;
- le statut familial du personnel ;
- les détails du réseau et une carte organisationnelle ;
- une demande d’allocation de fréquence au Ministère des Postes et
Télécommunications et au Ministère de la Communication.

N.B.
1) Le dossier doit être déposé au Ministère de la Communication (MINCOM)
en deux exemplaires contre un reçu ;
2) Le MINCOM doit être notifié pour toute modification éventuelle du dossier ;
[Texte] Page 63
3) Les demandeurs autorisés doivent signer un contrat de protocole avec le
MINCOM. Le Ministre donne une licence après la présentation d’un reçu du trésor
de 10.000.000 FCFA pour la diffusion commerciale, et un reçu de 5.000.000 FCFA
pour la diffusion non commerciale ;
4) Le MINCOM doit notifier l’autorisation ou le refus dans un délai de six
mois ;
5) Les non nationaux doivent représenter moins de 50% du personnel.

DÉCRET N° 2000/158 DU 03 avril 2000

Fixant les conditions et les modalités de création et d’exploitation des entreprises


privées de communication audiovisuelle.

RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN PAIX - TRAVAIL


PATRIE
DÉCRET N0 2000/158 DU 03 avril 2000

Fixant les conditions et les modalités de création et d’exploitation des


entreprises privées de communication Audiovisuelle.
LE PREMIER MINISTRE, CHEF DE GOUVERNEMENT,
VU la Constitution;

VU la loi n 67/ LF/20 du juin 1967 portant réglementation de la radioélectricité


privée et fixant le régime des taxes correspondantes, modifiée et complétée par la loi
n 76/23 du 9 septembre 1976;

VU la loi n 88/016 du 16 décembre 1988 régissant la publicité au Cameroun

VU la loi no88/017 du 16 décembre 1988 fixant l’orientation de l’activité


cinématographique

VU la loi no 90/013 du 10 août 1990 l’activité commerciale au Cameroun;

VU la loi no90/052 du 19 décembre 1990 relative à la liberté de communication


sociale, modifiée par la loi no 96/04 du janvier 1996

[Texte] Page 64
VU la loi no 90/053 du 19 décembre 1990 relative à la liberté d’association

VU la loi no 98/014 du 14 juillet 1998 régissant les télécommunication au


Cameroun

VU le décret no 91/287 du 21 juin 1994 portant organisation et fonctionnement


du Conseil National de la Communication;

VU le décret no 92/089 du 4 mai 1992 régissant les attributions du premier


Ministre, modifié et complété par le décret no 95/145 du 4 août 1995;

VU le décret no 97/205 du 7 décembre 1997 portant organisation du


Gouvernement modifié et complété par le décret no 98/067 du 28 avril 1998;

VU le décret no 97/206 du 7 décembre 1997 portant nomination du Premier


Ministre

VU l’avis no 019/94/CNC/P en date du 6 décembre 1994 du conseil National de


la Communication;

DECRETE
ARTICLE 1er Le présent décret fixe les conditions et les modalités de création et
d’exploitation des entreprises privées de communication audiovisuelle.

CHAPITRE I

DISPOSITION GENERALES

ARTICLE 2- Au sens du présent décret, les activités de communication


audiovisuelles consistent en la production, la diffusion et le transport des
programmes de radiodiffusion sonore et de télévision, destinés à être reçus par le
public.

ARTICLE 3 (1) La production consiste en la conception et la réalisation de


produits de radiodiffusion sonore ou de télévision.
(2) Le transport consiste en la mise en place et l’exploitation d’installations
techniques d’acheminement des signaux de communication audiovisuelle par
faisceau hertzien, câbles, satellite ou tout autre procédé technologique.

[Texte] Page 65
(3) La diffusion consiste en la mise à la disposition du public en clair ou crypté,
de produits audiovisuels.

ARTICLE 4 (1) La création et l’exploitation d’une entreprise privée de


communication audiovisuelle consistent, en la mise en place par une personne
physique ou morale, d’installations techniques de production, de transport ou de
diffusion tels que définis à l’article 3 ci-dessus, en vue de la mise à la disposition
du public, en clair ou crypté des programmes de radiodiffusion sonore ou de
télévision à des fins commerciales ou non.
(2) Les activités des réseaux de radio télédistribution consistant
principalement, en la captation des émissions produites hors du
territoire camerounais et leur mise à la disposition du public par câble,
fibres optiques, faisceaux hertziens, satellite ou tout autre procédé
technologique, constituent des activités de communication
audiovisuelle.
ARTICLE 5 Les entreprises de communication audiovisuelle comprennent:
 des services non commerciaux à vocation nationale ou locale, généraliste ou
thématiques, faisant appel à la publicité commerciale;
- des services non commerciaux à vocation nationale ou locale, généralistes ou
thématiques, ne faisant pas appel à la publicité commerciale ou à des services
payants.

ARTICLE 6 - (1) Les services à vocation nationale de transport et de diffusion sont


ceux dont la zone de desserte peut courir l’ensemble du territoire national ou une
zone supérieure à cent (100) km, à partir du point d’émission avec un programme
unique, soit à l’aide d’un seul émetteur, soit à l’aide des relais d’émission ou de
rémission.
(2) Les services à vocation locale de transport et de diffusion sont ceux dont la
zone de desserte ne peut être supérieure à cent (100) Km, à partir du point
d’émission.
ARTICLE 7 (1) Il est interdit à toute personne physique ou morale d’utiliser, sous
quelque forme que ce soit, les fréquences exploitées par le secteur public de la
communication audiovisuelle et les fréquences réservées aux organismes publics.
(2) Les fréquences, visées à l’alinéa (1) ci-dessus, sont déterminées par arrêté du
Ministre chargé de la communication.

CHAPITRE II

DES CONDITIONS ET LA PROCEDURE

DE DELIVRANCE DE LA LICENCE
[Texte] Page 66
ARTICLE 8 Les activités de communication audiovisuelle telles que définies à
l’article 3 ci-dessus, sont subordonnées à l’obtention d’une licence délivrée par
arrêté du Ministre chargé de la communication, après avis motivé du Conseil
national de la communication.

ARTICLE 9 : (1) La durée de la licence est de cinq (5) ans pour la
radiodiffusion sonore et de dix (10) ans pour la télévision.
(2) La licence prévue à l’alinéa (1) ci-dessus est renouvelable.
(3) Le Ministre chargé de la communication, à la demande du titulaire d’une
licence en voie d’expiration, peut procéder au renouvellement de ladite
licence au regard du respect des conventions, du cahier de charges et des
obligations générales ou particulière imposées aux entreprises privées de
communication audiovisuelle, sous réserve du paiement des frais équivalents
à ceux exigés lors de sa délivrance.
(4) La demande de renouvellement d’une licence doit parvenir au Ministre
chargé de la communication six (6) mois avant la date d’expiration de la
licence en cours.
(5) La décision de renouvellement est prise sur rapport du comité technique
prévu à l’article 13 ci-dessous, après avis motivé du Conseil national de la
communication.

ARTICLE 10 La licence est individuelle, incessible et ne peut être louée ni


faire l’objet d’un gage.
ARTICLE 11 (1) Les licences délivrées en vue de la création et de
l’exploitation des entreprises privées de communication audiovisuelle sont
classées comme suit:
1ère catégorie: services nationaux à vocation commerciale ou non;
2ème catégorie: services locaux à vocation commerciale ou non.
(2) Les opérateurs audiovisuels internationaux qui souhaitent commercialiser
leurs produits au Cameroun, doivent passer aux accords avec un opérateur local et
disposer d’un compte abonné local. Leurs facturations se font en monnaie locale.
ARTICLE 12 (1) La licence de création et d’exploitation d’une entreprise privée
de communication audiovisuelle est délivrée au vu d’un dossier déposé en double
exemplaire contre récépissé, auprès du Ministre de la communication et
comprenant les pièces suivantes:
 une demande timbrée au tarif en vigueur
1) Les statuts de l’entreprise
 un imprimé spécial disponible au Ministère chargé de la communication suivant
la catégorie de la licence;

[Texte] Page 67
2) Une copie certifiée conforme de la carte nationale d’identité du postulant ou
de celle du représentant, lorsqu’il s’agit d’une personne morale de droit
privé;
3) Des extraits de casier judiciaire des promoteurs, s’il s’agit d’une personne
physique ; du directeur ou du gérant, s’il s’agit d’une personne morale;
4) Un extrait de casier judiciaire du directeur de publication;
5) Une attestation d’inscription au registre du commerce et du crédit mobilier;
6) Le certificat de domicile au Cameroun;
7) Une attestation d’ouverture d’un compte abonné, dans un établissement
bancaire locale agrée par le Ministre chargé des finances;
8) Toute conversation signée avec des tiers, dans le cadre de la création et de
l’exploitation des activités de communication audiovisuelle, objet du présent
décret;
9) Les nombre, qualification, nationalité et famille des personnels;
Une description technique du réseau, ainsi qu’une attestation de conformité
aux spécifications techniques d’ensemble, prévues dans le présent décret et
aux spécifications esthétiques déterminées, du lieu d’établissement du réseau;
10) Les plans de service précisant les noms et le nombre de chaînes dont
l’opérateur envisage la commercialisation sur son réseau, ainsi que la bande
de fréquences occupée par chacune d’elle et éventuellement, le tarif perçu
auprès des usagers.
(3) Toute modification du dossier fait l’objet d’une demande adressée au
Ministre chargé de la Communication.
ARTICLE 13 (1) Il est institué un comité technique chargé de l’examen des
dossier visés à l’article 12 ci-dessus, présidé par le Ministre chargé de la
communication ou son représentant, et comprenant:
- un représentant de la Présidence de la République;
- un représentant des Services du Première Ministre;
- un représentant du Ministre chargé des finances;
- un représentant du Ministre chargé de l’urbanisme;
- un représentant du Ministre chargé des télécommunications;
- un représentant du Ministre chargé de l’aviation civile
- un représentant du Ministre chargé de l’administration territoriale;
- un représentant du Ministre chargé de la justice
- un représentant du Ministre chargé de la défense;
- un représentant du Ministre chargé de l’emploi et du travail;
- un représentant du Délégué Général à la Sûreté Nationale;
- un représentant de l’organe interministériel prévu à l’article 24(2) de la loi n o
98/014 du 14 juillet 1998 régissant les télécommunications au Cameroun;
- un représentant de l’Agence de Régulation des Télécommunications.

[Texte] Page 68
(2) La composition du comité technique est assurée par la direction compétente
du Ministère chargé de la communication.
(3) Le secrétariat du comité technique est assuré par la direction compétente du
Ministère chargé de la communication.
(4) Le comité technique peut inviter toute personne, en raison de ses
compétences, à prendre part à ses travaux avec voix consultative.

ARTICLE 14 Les résolutions des travaux du comité technique sont soumises au


Premier Ministre qui les transmet, pour avis, au Conseil national de la
communication.

ARTICLE 15 (1) Tout postulant à la création d’une entreprise privée de


communication audiovisuelle dont le dossier fait l’objet d’un avis favorable, signe
avec le Ministre chargé de la communication, un cahier de charges pour
l’exécution des travaux.
(2) Le Ministre chargé de la communication lui délivre une autorisation
d’installation, au vu d’une quittance établie par le trésor public dont le montant st
fixé ainsi qu’il suit :
A- Pour les productions :
- en radiodiffusion
 services commerciaux : cent milles (100.000) FCFA
 services non commerciaux : cinquante milles (50.000)
- en télévision
 services commerciaux : cinq cent milles (500.000) FCFA
 services non commerciaux : deux cent cinquante milles (250.000)

B)Pour les transporteurs :

- locaux
 services commerciaux : cinq cent milles (500.000) FCFA
 services non commerciaux : cent milles (100.000) FCFA
 services commerciaux : cinq cent milles (500.000) FCFA
 services non commerciaux : cent milles (100.000) FCFA

C)Pour les diffuseurs :

- en radiodiffusion locale :
 services commerciaux dix millions (10.000.000) FCFA)
 services non commerciaux : cinq millions (5.000.000 FCFA)
- en radiodiffusion nationale
 services commerciaux : cinquante millions (50.000.000) FCFA
 services non commerciaux : dix millions (10.000.000) FCFA
[Texte] Page 69
 en télévision locale :
 services commerciaux : cinquante millions (50.000.000) FCFA
 services non commerciaux : vingt cinq millions (25000000) FCFA
- en télévision nationale :
 services commerciaux : cent millions (100.000.000) FCFA
 services non commerciaux : vingt cinq million (25.000.000) FCFA
(3) Le Ministre chargé de la communication dispose d’un délai maximal
de six (06) mois, à compter de la date de dépôt du dossier visé à
l’article 12 ci-dessus, pour notifier à tout postulant à la création d’une
entreprise privée de communication audiovisuelle, sa décision de
signer, ou de refuser l’autorisation d’installation.

ARTICLE 16 Le cahier de charges visé à l’article 15 (1) ci-dessus, détermine


notamment :
- les règles générales de production, de programmation des émissions et de
déontologie;
- les règles générales applicables à la publicité, au parrainage et au mécénat;
- les conditions techniques d’exploitation, à savoir : la zone de dessert, les
fréquences assignées, les sites approuvés et les puissance apparentes rayonnées;
- les conditions de contrôles techniques annuels
- les sources de financement
- les modalités spécifiques de gestion du personnel;
- les modalités de contrôle des entreprises;
- les contributions à la gestion du spectre de fréquences

ARTICLE 17 (1) L’autorisation visée à l’article 15(2) ci-dessus, détermine le délai


imparti pour la réalisation des travaux à l’expiration duquel elle devient caduque
d’office.
(2) Lorsque les postulants retenus sur une zone de couverture sont en surnombre,
le Ministre chargé de la communication procède à un choix, après une procédure
d’appel d’offres.
ARTICLE 18 (1) A la fin des travaux, un contrôle technique des installations est
effectué conjointement par les services techniques du Ministère chargé de la
communication et du Ministère chargé des télécommunications.
(2) Les collectivités territoriales décentralisées concernées participent au
contrôle visé à l’alinéa (1) ci-dessus, lorsqu’il s’agit de la câblodistribution.
(3) Le comité technique établit un certificat de conformité sur la base duquel, le
Ministre chargé de la communication délivre la licence correspondante.]

CHAPITRE III

[Texte] Page 70
DES CONDITIONSD’EXPLOITATION DE LA LICENCE

ARTICLE 19 Aucune personne physique ou morale ne peut être actionnaire dans


plus d’une entreprise privée de communication audiovisuelle.

ARITCLE 20 Le propriétaire d’un organe de presse ne peut acquérir des actions


dans d’une entreprise privée de communication audiovisuelle.

ARTICLE 21. Les personnels de nationalité étrangère employés dans une


entreprise privée de communication audiovisuelle ne peuvent dépasser cinq pour
cent (5%) des effectifs. Leur recrutement s’effectue conformément aux
dispositions du code du travail et de ses textes d’application.

ARTICLE 22 (1) La diffusion des émissions est effectuée à partir des sites
approuvés par le Ministre chargé de la communication après avis du Conseil
National de la communication.
(2) Tout changement de site ainsi que toute modification des caractéristiques
techniques de équipements et des installations prévues dans le cahier de charges ne
peut avoir lieu, sans l’accord préalable du Ministre chargé de la communication.
ARTICLE 23 En cas de non-respect des clauses du cahier de charges sur la
gestion des fréquences, le Ministre chargé de la communication peut demander à
tout exploitant de modifier, à ses frais, les fréquences assignées, ainsi que les
caractéristiques de ses appareils.

ARTICLE 24 (1) Un contrôle sur les conditions techniques d’exploitation de la


station est effectué chaque année par les services techniques du Ministère chargé
de la communication, conformément aux clauses du cahier de charges.
(2) Toutefois, en cas de nécessité, des contrôles inopinés peuvent être
conjointement effectués par les services techniques du Ministère chargé de la
communication et ceux u Ministère chargé des télécommunications.
(3) Dans l’un ou l’autre cas, le titulaire de la licence doit faciliter l’accès à la
station et à tous les documents nécessaires à l’accomplissement des contrôles.

CHAPITRE IV

DES REGLES DE PROGRAMATION ET DE DEONTOLOGIE GENERALE

[Texte] Page 71
ARTICLE 25- Toute station radiodiffusion sonore ou de télévision s’identifie par
l’annonce de sa dénomination, au moins une fois toutes les trente (30) minutes;
sauf en cas d’impossibilité résultant de la nature des programmes.

ARTICLE 26 (1) Les diffusions sonores programment des productions nationales


pendant au moins cinquante et un pour cent (51%) de la durée quotidienne. Ce
pourcentage exclut les rediffusions.
(2) Les diffuseurs en télévision programment des productions nationales pendant
au moins trente pour cent (30%) de la durée quotidienne. Ce pourcentage exclut les
rediffusions.
ARTICLE 27 Au sens du présent décret, la production nationale est réalisée par
l’entreprise privée de communication audiovisuelle, à l’effet de refléter les réalités
économiques, politiques et socioculturelles du Cameroun.

ARTICLE 28 Toute entreprise privée de communication audiovisuelle est tenue


de diffuser aux heures significatives, dans le cadre de ses programmes de musique
soixante pour cent (60%) de chansons camerounaises.

ARTICLE 29 Toute entreprise privée de communication audiovisuelle est tenue de


conserver pendant quarante cinq (45) jours au moins, un enregistrement des
émissions qu’elle diffuse.

ARTICLE 30 Les programmes et principalement, les émissions d’information


doivent respecter l’expression pluraliste et équilibre des divers courants de pensée.
Ces courants bénéficient d’une présentation équitable des prises de position
politique, philosophique, sociale et culturelle.

ARTICLE 31 (1) Les émissions d’information que l’entreprise privée fait diffuser,
sont préparées par le personnel permanent du titulaire de la licence. Ce personnel
doit résider au Cameroun.
(2) Ces émissions sont réalisées dans un esprit d’impartialité et d’équipe.
ARTICLE 32 L’entreprise privée de communication audiovisuelle doit s’abstenir
de diffuser les émissions comportant des scènes de nature à porter atteinte aux
bonnes mœurs et à la pudeur, notamment, celles des enfants et des adolescents.

ARTICLE 33 (1) Les entreprises privées de communication audiovisuelle veillent


à ne pas diffuser des émissions à caractère érotique ou incitant à la violence.
(2) Les entreprises privées de communication audiovisuelle sont tenues d’avertir
les téléspectateurs sous une forme d’annonce, lorsqu’elles programment un film
interdit aux mineurs

[Texte] Page 72
(3) La diffusion des films à caractère pornographique est interdite, sauf si un
système de cryptage est utilisé.

ARTICLE 34 (1) Les services compétents du Ministère chargé de la


communication peuvent, à tout moment, sur pièce ou sur place, vérifier la
conformité des émissions aux obligations résultant des textes législatifs et
réglementaires, de la décision d’autorisations et du cahier de charges conçu avec
l’entreprise privée de communication audiovisuelle.
(2) Un arrêté du Ministre chargé de la communication fixé les règles
d’organisation et de fonctionnement des organes de contrôle.

CHAPITRE V

DE LA DEONTOLOGIE PUBLICITAIRE

ARTICLE 35 La législation et la réglementation régissant la publicité et le cinéma,


sont applicables aux entreprises privées de communication audiovisuelle.

ARTICLE 36 (1) Le contenu des messages publicitaires doit être conforme aux
exigences de décence, de moralité, de véracité et de respect des valeurs et des
traditions nationales.
(2) Il ne porter atteinte au crédit de l’Etat.
ARTICLE 37 Les messages publicitaires doivent être exempts de toute
discrimination raciale, ethnique ou de sexe, de scènes de violence et de toute
incitation à des comportements préjudiciables à la santé, à la sécurité des personnes
et des biens, ou à la protection de l’environnement.
ARTICLE 38 (1) La publicité doit être conçue dans l’intérêt des consommateurs.
(2) Toute publicité comportant, sous quelque forme que ce soit, des allégations,
indications ou présentations fausses ou de nature à induire les consommateurs en
erreur, est interdite.
ARTICLE 39 (1) La publicité ne doit pas, sans motif légitime, présenter des mineurs
en situation dangereuse.

(2) Elle ne doit en aucun cas, exploiter l’inexpérience ou la crédulité des enfants,
des adolescents et des déficients mentaux.
ARTICLE 40 Lorsqu’elle s’adresse aux enfants et aux adolescents, la publicité ne
doit ni être de nature à compromettre leur éducation, ni comporter de présentation

[Texte] Page 73
visuelle ou de déclaration écrite ou orale qui puisse leur causer un dommage
physique, matériel ou moral.

ARTICLE 41 Il est interdit de faire la publicité des film interdits aux mineurs et
d’annoncer ou présenter, sous quelque forme que ce soit les séquences d’un film
interdit aux mineurs ou d’un film n’ayant pas encore obtenu de visa d’exploitation
des autorités compétentes.

ARTICLE 42 La publicité ne doit faire appel, ni visuellement ni oralement à des


personnes présentant des émissions d’information, ou à toute personne participant
oralement ou visuellement à l’édition à la réalisation ou à toute tâche de confection
de tout ou partie de ces émissions.

ARTICLE 43 Les messages publicitaires doivent être aisément identifiables. Ils


comportent avant et après leur diffusion, les indications permettant de les identifier
comme tels, grâce à des écrans reconnaissables par leurs caractéristiques optiques
et acoustiques.

ARTICLE 44 Les émissions religieuses et politiques, et celles destinées aux


enfants ne peuvent être interrompues par des messages publicitaires ou des publi-
reportages

CHAPITRE VI

DU PARRAINAGE ET DU MECENAT

ARTICLE 45 Au sens du présent décret, le parrainage consiste en l’association


audiovisuelle d’une marque ou d’une personne à vocation commerciale ou non, à
la diffusion d’un programme de radiodiffusion sonore ou de télévision, sous
quelques modalités ou procédures de communication que ce soit, résultant d’une
convention entre personne morale annonceur et l’entreprise privée de
communication audiovisuelle diffusant le programme.

ARTICLE 46 - (1) Seules les personnes morales peuvent pratiquer le parrainage ou


le mécénat, à l’exception des associations politiques, religieuses, philosophiques
ou culturelles.
(4) Les modalités d’exercice du parrainage et du mécénat sont fixées par
arrêté du Ministre chargé de la communication.

ARTICLE 48 - les journaux télévisés ou parlés ainsi que les émissions religieuses
et politiques ne peuvent être parrainés.

[Texte] Page 74
CHAPITRE VII

DISPOSITIONS DIVERSES, TRANSITOIRES

ET FINALES

ARTICLE 49 - (1) En cas de non respect des obligations du cahier de charges et


des conditions d’exploitation prévues par le présent décret, le Ministre chargé de la
communication peut, après une mise en demeure restée sans effet, et sans préjudice
des peines prévues par les lois et règlements en vigueur, prononcer à l’encontre de
tout titulaire d’une licence, de l’une des sanctions suivantes :
- La suspension de la licence pour une durée n’excédant pas six (06) mois.
- Le retrait définitif de la licence au cas ou le titulaire n’aurait pas remédié aux
causes de la suspension, à l’expiration du délai imparti, après avis du Conseil
National de la Communication.
(2) - Les décisions prises dans le cadre de l’alinéa (1) ci-dessus sont notifiées au
titulaire de la licence et communiquées pour information au Conseil National de
la Communication.
(5) - Toute modification non autorisée des conditions d’exploitation de la
licence, entraîne une suspension immédiate de la dite licence.

ARTICLE 50 : (1) Le Ministre chargé de la communication est compétent pour


connaître les différends entre les entreprises de communication audiovisuelles.
(2)- il se réfère au comité technique institué à l’article 13 du présent décret, et
rend sa décision dans un délai maximum de deux (02) mois après avis du Conseil
national de la communication.
[Texte] Page 75
(3)- La décision rendue s’impose aux deux parties qui doivent s’y conformer
dans un délai de trente (30) jours à compter de sa notification.
(6) - En cas de contestation de la décision rendue par le Ministre chargé
de la communication, chaque partie se réserve le droit la juridiction
compétente, dans les formes et les délais prévus par les lois et
règlements.

ARTICLE 52 - En cas d’atteinte grave aux lois et règlements régissant le


secteur de l’audiovisuel, le Ministre chargé de la communication peut, après
avoir entendu les parties en cause, ordonner des mesures conservatoires en vue
d’assurer l’ordre public et la protection les droits des autres opérateurs du
secteur.
ARTICLE 53 - Le Ministre chargé de la Communication rend public ses
décisions, il en fait notification aux parties.
ARTICLE 54 - Les personnes physiques ou morales, propriétaires d’une
entreprise privée de communication audiovisuelles ou d’installation techniques ;
de production, de réception ou de diffusion des signaux par câble, fibres
optiques, faisceaux hertziens, satellite ou tout autre procédé technologique, en
vue de la mise à la disposition du public en clair ou crypté, des programmes de
radiodiffusion sonore ou de télévision doivent, dans un délai de trois (03) mois à
compter de la date de publication du présent décret, et sous peine de sanctions
prévues par les textes en vigueur, se conformer à ces dispositions.
ARTICLE 55 -Le Ministre chargé de la communication est chargé de
l’application du présent décret qui sera enregistré, publié suivant la procédure
d’urgence, puis inséré au journal officiel en français et en anglais./.
YAOUNDE, le 03 avril 2000
LE PREMIER MINISTRE,
CHEF DU GOUVERNEMENT,
(é)
Peter MAFANY MOUSONGU

[Texte] Page 76

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