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LYCEE PRIVE LA VERDURE/BASSINKO BURKINA FASO

Classe : 2nd C unité-progrès-justice

Année scolaire : 2020-2021

EXPOSE D’HISTOIRE GEOGRAPHIE


THEME VI : LES PAYSAGES AGRAIRES EN ZONES
SOUDANO-SAHELIENNES (CAS DU BURKINA FASO)

MEMBRES DU GROUPE 8

 KABORE IBRAHIM

 LAMIEN FRANCK

 NEBIE SOULEYMANE

 TOGOYENI MOHAMED

PROFESSEUR : MR OUEDRAOGO
PLAN DE L’EXPOSE

INTRODUCTION

I.QUELQUES SPÉCIFICITÉS DES MILIEUX SOUDANO-SAHÉLIENS

1. La végétation et le climat

2.Les types de sols

II.LA DIVERSITÉ DES SYSTÈMES DE CULTURE ET SES CONSÉQUENCES

1.Les méthodes et pratiques

a. L’agro foresterie traditionnel

b. La polyculture et les champs de case

c. La jachère

2.Conséquences

III.EVOLUTION ET DYNAMIQUE AGRAIRE

1. Evolution régressive ou intensification

2. Les dynamiques agraires progressivité et discontinuité

3. Intensification et durabilité

IV.PAYSAGES AGRAIRES AU BURKINA FASO

1. Les différentes zones climatiques du Burkina Faso

a. La zone sahélienne

b. La zone soudano-sahélienne

c. La zone sud-soudanienne

2. La diversité des systèmes de culture et ses conséquences

a. Les types de sols au Burkina Faso

b. Les méthodes et pratiques agricoles

3. Evolution

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INTRODUCTION

Le paysage agraire est le résultat visible de l’aménagement de la surface de la terre par les paysans.
C'est en quelques sortes la combinaison de la forme et des dimensions des champs ou des parcelles.
Ce paysage continue de changer avec l'introduction de nouvelles techniques agricoles mais aussi avec
le recul des besoins en main d'œuvre, voir avec l'abandon de l'activité agricole sur l'étendue plus ou
moins importante.il existe des différents types de paysages agraires répartis dans les différentes
zones climatiques.

I.QUELQUES SPÉCIFICITÉS DES MILIEUX SOUDANO-SAHÉLIENS

1. La végétation et le climat

Le climat est de type tropical, aride au nord semi-aride au sud. Il est marqué par des températures
élevées (entre 28 degrés et 30 degrés Celsius de moyenne annuel), voir caniculaire d'avril à mai,
surtout durant la saison sèche. Le climat est donc aride l'ensemble, de type sahélien ou soudano-
sahélien et caractérisé par deux saisons à savoir la saison sèche et la saison pluvieuse. Les
précipitations moyennes annuelles de la région s’élèvent à 311 mm, avec cependant des variations
allant 2600 1600 mm au sud de ce même pays. Les forêts à légumineuses dominante occupaient
autrefois des étendues considérables sous le climat soudano-Guinéen (Aubreville 1949). Elle va des
lisières de la forêt dense humide aux zones semi arides.

2.Les types de sols

Les sols sont dans leur grande majorité peu fertiles. On distingue les lithosols constitués
directement de la roche mère. On a les vertisols qui sont riches en argile. Aussi, on distingue des
sols ferralitiques qui sont formés sur des roches très basiques. A ces types de sols s'ajoutent les
sols hydromorphes et les sols ferrugineux.

II.LA DIVERSITÉ DES SYSTÈMES DE CULTURE ET SES CONSÉQUENCES

1.Les méthodes et pratiques

L'aridité des sols amènent les paysans a utilisé des moyens pour fertiliser les sols. Parmi ces
pratiques utilisées, nous avons :

a. L’agro foresterie traditionnel

C'est une technique culturale très ancienne chez la plupart des peuples indigènes. Elle consiste à
l'entretien d'arbres dans les champs et dans les jachères pour des raisons alimentaires, médicinales
ou autres. Les arbres ainsi épargnés produisent de la litière qui se dégrade et donne un engrais
naturel pour les cultures. Ainsi, dans la situation actuelle d'insuffisance de terres cultivables,
l'agroforesterie apparait comme l'alternative la plus adéquate pour une meilleure gestion du couvert
végétal. Que ce soit la régénération naturelle assistée, les champs multi étagés, ces différentes
techniques agro forestiers développées depuis longtemps par les populations africaines montrent

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bien que les indigènes s'occupaient très bien de leur environnement. Ils n'utilisaient pas d'engrais
mais avaient des techniques pour fertiliser leurs sols. Signalons aussi la culture par terrasse qui est
une pratique ingénieuse permettant de lutter efficacement contre l'érosion.

b. La polyculture et les champs de case

Ce sont des pratiques culturales consistant à faire des associations dans un même champ de
plusieurs espèces végétales.

c. La jachère

C'est l'état d'une terre labourable dont on abandonne, la culture durant un an ou plusieurs ans pour
la laisser se reposer.

2.Conséquences

Les pratiques agricoles engendrent d'énormes conséquence sur l'environnement. L'exploitation des
espaces entraîne une déforestation progressive due à la coupe abusive du bois des grands arbres.
Aussi les labours profonds dégradent les sols en les exposant aux agents de l'érosion comme l'eau et
le vent. Mais aussi, ces pratiques permettent la fertilisation des sols.

III.EVOLUTION ET DYNAMIQUE AGRAIRE

1.Evolution régressive ou intensification

Le mouvement qui se traduit par un accroissement continu de l'intensité culturale ; ne peut en soi
être assimilé à un processus d'intensification, bien au contraire. La réduction du temps de jachère
et la mise en culture de zones marginales si elles ne s'accompagnent pas de changement technique
plus au moins profonds, ne peuvent en effet qu'induire une désorganisation du système de culture
préexistant et une baisse de sa productivité .la jachère Ya quasiment disparu. Les agriculteurs se
sont trouvés d'ouvrir de nouveaux champs. Globalement les rendements ont régressé, les besoins
vivriers ne sont plus qu'exceptionnellement couverts par la seule production céréalière locale, et la
dégradation des sols cultivés s'accentue. Avec la réduction du temps de Jachère, le contrôle de
l'enherbement devient par ailleurs plus difficile et d'autant plus que le climat est humide.
L'interruption temporaire de la mise en culture était en effet souvent justifiée par la nécessité de
rompre avec un spectre floristique herbacé défavorable et notamment de limiter l'envahissement du
sol par des types d'adventices difficiles à maitriser. Faute de moyens spécifiques de lutte contre les
adventices tels que l'emploi d'herbicides il devient nécessaire de consacrer davantage de travail à
l'entretien des cultures. Le rôle joué par la jachère dans le contrôle de l'enherbement ainsi que
l'importance de la demande en travail de ce poste dans les agricultures tropicales semblent, avoir
été Pendant longtemps largement sous-estimés par les agronomes. La réduction du temps de jachère
porte bien entendu aussi atteinte aux fonctions qu'elles remplient plus directement dans l'entretien
de la fertilité du milieu : accroissement du taux de matière organique, redistribution verticale des
éléments minéraux, restauration de certaines propriétés physiques telles que la porosité. La

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disparition progressive des Jachères remet aussi en cause d'autres fonctions qu'elles remplissaient
dans le système agraire et qui pouvaient influer très significativement sur l'entretien de la fertilité.
On peut être conduit à constater que la saturation de l'espace agraire s'accompagne d'une
amélioration plus ou moins globale de l'extensif. Les actions entreprises ne visent pas à intensifier,
mais plutôt à maintenir les rendements sans accroitre exagérément les risques encourus ou le travail
nécessaire et en cherchant à freiner les dynamiques de dégradation.

2. Les dynamiques agraires progressivité et discontinuité

Si l'accroissement démographique est un phénomène continu, les dynamiques agricoles ne le sont pas,
ou peu. Tout semble prouver que l'évolution des agriculteurs s'opère par phases successives
correspondant chacune à des fondements techniques caractéristiques et à des combinaisons
spécifiques de production. C'est ainsi que l'accroissement continu de la population, tant qu'il ne
s'accompagne pas de changements techniques significatifs, peut induire une saturation progressive
de l'espace agraire , une pression grandissante sur les ressources du milieu, un investissement en
travail croissant à l'unité de surface ou à une amplification des mouvements significatifs, peut
induire une saturation progressive de l'espace agraire, une d'une nouvelle culture dans l'assolement
créera dans les ratios de surface par actif dans la nature des principes de fonctionnement des
systèmes migratoires. Le passage d'une agriculture manuelle a une agriculture attelée ou motorisée,
la création d'un aménagement, hydro agricole, voire l'introduction cultivée de culture, dans
l'organisation de l'espace agraire et de l'exploitation agricole. Les processus de changement, qu'ils
affectent les techniques de production ou population se traduira par une baisse de la productivité du
travail, soit en raison d'une réduction des capacités à produire du milieu lié au caractère de que les
états du milieu peuvent emprunter successivement ces deux voies. On peut logiquement supposer
qu'au sein d'une phase donnée, l'accroissement de la moins proportionnelle de la réduction (loi des
rendements décroissants). Il faut alors passer à un autre stade, produit de l’invocation, pour
déplacer le système dans un sens de production accru. Sinon, le risque est grand d'assister à une
évolution régressive mettant en péril les conditions même de reproduction de l’augmentation plus en
plus minier de son exploitation soit parce que l’augmentation du travail s'accompagne d'une dépense
d'exploitation du milieu. Le passage d'une phase à une autre traduirait un réel saut qualitatif,
produit d'une innovation significative ou d'un ensemble d'innovation interdépendante .au sein d'une
phase donnée ,l'accroissement démographique induirait une augmentation de la quantité de travail et
une baisse de sa productivité jusqu'à un point de blocage du système agricole .à partir de ce seuil , la
croissance de la production ne pourrait plus résulter une configuration technique qualitatif d'une
simple augmentation des quantités de travail mais exigerait un nouveau types de combinaison des
facteurs de production. si une telle transformation ne se réalise pas, une crise affecte peu à peu le
système agraire réduisant son efficacité et mettant en péril sa durabilité .il semble bien que de
nombreuses situations sahéliennes soient dans ce cas, compte tenu de la sévérité des contraintes de
milieu et d'une péjoration de l'état global de ressources liée à la saturation de l'espace agraire et
exacerbée par la longue et récente phase de séchresse.il ne s'agit sans doute pas d'une fatalité mais

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beaucoup plus de l'expression d'un environnement économique défavorable à l'émergence des
innovations qui devait s'imposer.

3.Intensification et durabilité

Ce sont les systèmes à forte utilisation d'intrants, faisant appel au travail profond du sol et à une
artificialisation poussée du milieu qui risquent d'entraîner une dégradation de l'environnement. Pour
d'autres au contraire, ces mêmes systèmes sont susceptibles de rétablir un état satisfaisant des
milieux dégradés et permettent de limiter, grâce à leurs performances le rythme d'accroissement
des surfaces cultivées. Ce serait plutôt les systèmes extensifs à faible utilisation d'intrants qui
serait source de dégradation. le maintien ou le redressement de l'état des ressources productives
du milieu compte tenu de la nature et de la productivité d'un système agricole donné, correspondent
à ce que nous convenons d'appeler la durabilité considéré dans sa dimension écologique .ce maintien
ou ce redressement peuvent résulter de trois grandes catégories de mécanismes et leurs
interactions : les processus naturels (ex :jachères); les techniques qui s'inscrivent dans la conduite
des systèmes de culture (ex :succession culturales ,fertilisation et apport de matières organiques);
les techniques d'amélioration foncière qui visent une action prolongée sur les caractéristiques du
milieu (dispositif anti érosion). Localement ces différentes voies peuvent être à des degrés divers,
mises en œuvre par les agriculteurs et se combiner entre elles. La durabilité doit être appréciée
dans dimensions écologiques, ces économiques, politiques. S'il a été fait références ici plus
particulièrement à la première, on ne peut sous-estimer le rôle joué par les conditions de marché, les
politiques de crédit les règlementations foncières , l'environnement institutionnel, sur le
comportement des agriculteurs et les possibilités concrètes de changement la stagnation des
agricultures voire leur récession est au moins autant imputable à des conditions défavorables de ce
contexte qu'à la croissance démographique et à la crise climatique .Il en résulte une co-
responsabilité à des niveaux les plus divers (de l'agriculteur aux instances internationales), des
problèmes de durabilité (ou de non viabilité des agriculture locales. Les problèmes de durabilité
doivent être nécessairement appréciés dans un contexte d'avenir incertain. Les systèmes agricoles
changeant, leur environnement également. On ne peut donc statuer sur les conditions de durabilité
au seul vue de l'existant. La durabilité demande en conséquences à être considérée elle aussi comme
une qualité évolutive. C'est aussi pour cette raison qu'il est si mal aisé d'en proposer une définition
satisfaisante.

IV.PAYSAGES AGRAIRES AU BURKINA FASO

Le secteur agricole constitue une composante essentielle de l'économie du Burkina Faso. Il constitue
pour 35% au PIB (Produit Intérieur Brut) et emploie 82% de la population active. La production
agricole est dominée par les céréales (Sorgho, mil, maïs, riz), principales cultures vivrières et aussi
par la culture du coton principale culture de rente. L'arboriculture et le maraîchage occupent aussi
une place non négligeable.

1.Les différentes zones climatiques du Burkina Faso

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a. La zone sahélienne

La zone sahélienne ou climat désertique s'étend au Nord du Burkina (Ouahigouya, gorom gorom,
Markoye). Il est situé au Nord du 14° parallèle qui reçoit environ 400 à 600 mm de pluviométrie par
an et d'amplitude thermique élevée de 15 à 45° ; l'évaporation moyenne annuelle est estimée à
3000mm et la recharge annuelle de la nappe à 40 mm La saison des pluies a une durée moyenne de 3
à 4 mois. Dans la pratique, il n'y a pas de mousson, mais des pluies qui peuvent être irrégulières,
violentes, parfois jusqu'à rendre inaccessibles certains villages.

b. La zone soudano-sahélienne

La zone soudano-sahélienne couvre la région centrale du pays entre 11°3 et 13°5 de latitude Nord.
C’est une zone intermédiaire pour les températures et les précipitations. Elle reçoit une pluviométrie
comprise entre 750mm et 1000mm pour une saison d'environ 4 à 5 mois.

c. La zone sud-soudanienne

Elle s'étend au Sud du Burkina Faso entre les latitudes 9°3 et 11°3. Elle est caractérisée par des
pluies relativement abondantes avec une pluviométrie comprise entre 900 et 1200 mm et des
températures moyennes relativement basses. La durée de la pluviométrie varie entre 4 à 5 mois par
an.

2.La diversité des systèmes de culture et ses conséquences

a. Les types de sols au Burkina Faso

Au Burkina Faso, nous pouvons distinguer 8 principaux types de sols. Les sols ferrugineux lessivés ;
les sols peu évolués d'érosion, les sols bruns eutrophes, les verti sols ; les sols ferralitiques ; les sols
halomorphes, les sols hydro morphes et les sols minéraux bruts. Les sols ferrugineux lessivés et les
sols peu évolués d'érosion occupent les deux tiers (2/3) du pays Les sols ferrugineux lessivés
couvrent les plus grandes étendues. Ils sont localisés essentiellement dans la partie méridionale de
la pénéplaine précambrienne. Ce sont des sols à texture variable, généralement à tendance sableuse
dans les horizons de surface et argileuse, dans les horizons plus profonds (40cm). Ils ont un régime
hydrique imparfait, en (rapport avec de mauvaises propriétés physiques (porosité et perméabilité).
Les sols peu évolués d'érosion sont plutôt situés dans la moitié nord du pays. Ils sont installés sur
des granites dont ils dérivent. Ils présentent un horizon sableux en surface (15 à 20cm) et un
horizon argileux au-delà. La compacité et l'imperméabilité, de ce second horizon jouent un rôle
néfaste pour l'alimentation hydrique et l'enracinement. Les sols bruns eutrophes sont caractérisés
par une fraction argileuse importante la présence d'argile gonflante leur confère une forte capacité
d'échange et un, taux de saturation élevé. Ce sont généralement des sols bien drainés. Leur
structure de surface est variable, c'est cette propriété qui règle leur fertilité ils sont repartis sur
l'ensemble du territoire, par tâches de faible étendue. Les verti sols possèdent la même parenté
texturale que les sols buns. Ils s'en distinguent par la structure prismatique de leur horizon. Ce
caractère est lié à leur position topographique basse. De ce fait, ce sont des sols beaucoup moins
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drainés. Ils sont particulièrement rencontrés dans le sud-est, le centre-ouest (vallée du Sourou) les
sols minéraux bruts sont des sols de faible profondeur installés sur la roche mère ou sur des
horizons cuirassés. Ce sont des sols pauvres .la végétation qu'ils portent est tantôt clairsemée ou au
contraire dense à cause de leur faible aptitude agricole qui les mets à l'abri de toute intervention
humaine. Les sols halomorphes sont installés au nord du pays. De texture variée, ces sols, ont une
structure franchement dégradée. Ce sont des sols pauvres qui supportent des steppes arbustives.
Les sols ferralitiques sont localisés dans le sud-ouest du pays où ils occupent une faible surface.
Leur profil s'apparente à celui des sols ferrugineux. Mais leurs propriétés physiques et chimiques les
différencient nettement. Ils se distingue notamment par la texture argileuse kaolinitique, qui leur
confère une perméabilité satisfaisante. Ils constituent de bons supports pour les cultures, et pour la
végétation naturelle dominée par la savane arborée.

b. Les méthodes et pratiques agricoles

L'agriculture du Burkina Faso se consacre en grand partie à la culture vivrière, les agriculteurs
burkinabè utilisent pour cela des outils traditionnels. L'outillage agricole est essentiellement
rudimentaire au Burkina ; on note les présences : La daba désigne dans plusieurs langues africaines
l'outil traditionnel du paysan sahélien. C'est un outil rudimentaire, ancien. Ce terme a été choisi car
il représente l'image d'authenticité et de travail que nous parait refléter le peuple burkinabè. Il est
vrai que cet Object est aussi le signe d'un certain immobilisme d'une tradition séculaire. En effet
cet outil est bien plus rudimentaire que la charrue. Cependant même en dehors des considérations
financières. Le paysan du sahel refuse de changer de technique agraire.

-La binette

Elle est utilisée pour biner, sarcler et désherber. La lame lourde est rectangulaire mais sa forme et
sa longueur varient, Les binettes à manche court conviennent mieux aux femmes.

-La houe

La houe permet de travailler superficiellement la terre après les premières pluies pour détruire la
fois la croute de battance et les jeunes semis des adventices (mauvaise herbes)

-L’iler

C'est un sarcloir a longue manche. Il permet d'ameublir le sol sur quelques centimètres et
sectionner les mauvaises herbes à leur base -

-L’araire

Elle est constituée d'une grande fourche de bois dont l'une des branches sert à la traction l'autre
sert à scarifier le sol tandis que la hampe sert de mancheron pour le conducteur.

-Le zaï

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Elle consiste à creuser sur un terrain appauvri des trous que l'on remplira de fumure et d'eau. Les
graines qui seront ensuite plantées dans ces trous germeront mieux.

-La technique des cordons pierreux 

Elle consiste à délimiter le terrain en fonction des courbes du terrain. Les limites étant des
alignements de pierre empêchant le ruissellement et la dispersion des graines.

EXEMPLE DE LA PRATIQUE DU ZAI

EXEMPLE DE LA PRATIQUE DES CORDONS PIERREUX

3. Evolution

L'évolution de la concentration des pouvoirs et du foncier s'est poursuivie par la collaboration


lignages au cour de la conquête coloniale. L'extension de l'espace exploité n'est en aucun cas liée à
un accroissement démographique. Le faible dynamisme n'empêche pas d'autres évolutions
marquantes : une diversification de l'ordre spatial et des techniques et un effritement des unités
économiques les champs de brousse ne se regroupent plus par village mais par quartier ou amis de
même classe d'âge. Si le champ vivrier de maison existe encore, on assiste à l'apparition de champs
commerciaux individuels concédés par le chef de maison aux hommes mariés de la famille afin qu'ils
produisent leur part de l'impôt, et accèdent à un peu plus d'autonomie financière. La gestion
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financière par les lignages a permis de conserver les terres acquises par défrichement, pour
lesquelles les lignages pouvaient revendiquer un control au nom des ancêtres. C'est par ce biais que
les migrations ont été le mieux contenues et que se maintiennent des systèmes de cultures de
jachères de durée moyenne (20 ans) encore aujourd'hui sur l'essentiel de l'espace du plateau.

4. Aspects modernes

De nos jours, l'agriculture au Burkina Faso s'est beaucoup développée. Il y'a l’introduction des
cultures industrielles qui sont transformées dans les usines ou directement commercialisées, c'est
l'agro-industrie. Elles permettent l'introduction du Burkina Faso dans le marché international. Nous
pouvons citer le coton ou or blanc, l’arachide, la canne à sucre, le sésame. Il y'a également
l'amélioration des technique et pratiques agricoles tel que l’utilisation des engrais, pesticides, le
développement de la recherche, Comme l'introduction des espèces culturales a cycle court, l'usage
des pesticides utilisation d'engrais qui peuvent être chimiques ou organiques , le compostage
;l'organisation du monde paysans et agricole à travers les groupements de producteur du riz ,du
coton etc... il y'a également l'aménagement des plaines et bassins agricoles il y'a les résultat des
travaux dirigées par l'INERA(institue nationale pour l'environnement et de la recherche agricole ),
l'appui des ONG et programmes de développement par l'octroi de semences, d'intrants, de matériels
agricoles. La mécanisation des outils agricoles : I ‘usage de la charrue et des tracteurs Cependant
les résultats des découvertes scientifiques même si des avantages sont enregistrés, plusieurs
inconvénients sont notés. En exemple, nous avons la dépendance de notre pays suite à l'introduction
des OGM (organismes génétiquement modifiés) qui fait que le Burkina se trouve obligé d'importer
les semences suite à cette adoption.

Conclusion

Le Burkina Faso est un pays caractérisé principalement par trois zones climatiques dont la
température et la pluviométrie varient d'une zone à une autre. Cependant des études pilotes
d'évolution des paysages agraires seront mises en place, visant à déterminer de nouveaux
indicateurs de structure paysagère fondes sur la longueur des haies ou des murets de séparation.

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