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s991
— SINOD
— S9D1219X2 SIBLIIOD
— SINOS
— S991/9X9 S9811109
— SINOD
— SDD19I9X9 SD8LII0D
— SINO2
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SD8LI109
S39119X S)8LII0D
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Intégrales
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Claude SERVIEN
Séries numériques
collection dirigée par Philippe PILIBOSSIAN
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MATHÉMATIQUES POUR DEUG
collection dirigée par Philippe PILIBOSSIAN

DEUG SCIENCES

ANALYSE 3
Séries numériques,
suites et séries de fonctions,
intégrales

Cours et exercices cOYTWÉS

Claude SERVIEN
Maître de conférences
à l'université Pierre et Marie Curie (Paris VI)
La loi du 11 mars 1957 n'autorise que les “copies ou
reproductions strictement réservées à l'usage privé du
copiste et non destinées à une utilisation collective".
Toute représentation ou reproduction, intégrale ou
partielle, faite sans le consentement de l'éditeur, est
illicite.

© COPYRIGHT 1995
EDITION MARKETING
EDITEUR DES PREPARATIONS
GRANDES ECOLES MEDECINE
32, rue Bargue 75015 PARIS

ISBN 2-7298-9567-1
Présentation de la Collection

Les Mathématiques constituent un élément très important dans la plupart des dis-
ciplines modernes, à commencer par la Mécanique, la Physique, la Chimie, la Bio-
logie, les Sciences économiques etc., sans omettre la dernière-née, l'Informatique.
C’est donc tout naturellement que l’enseignement de cette matière, qui trouve sa
naissance aux temps les plus reculés de l’Antiquité, occupe une place importante
dans les programmes d'enseignement des premiers cycles.

D'une manière générale, les programmes successifs de Mathématiques de ce


cycle n’ont pas subi de changements importants dans leur contenu; la manière
d’enseigner a évolué et certaines notions modernes se sont greffées au corpus
principal, en suivant le processus d’avancement des disciplines qui à leur tour
s’adaptaient à celui de la Science. C’est pourquoi on actualise périodiquement les
manuels de Mathématiques, les excellents ouvrages plus anciens restant toujours
utilisables — lorsqu'ils sont encore disponibles.

L'objectif de la présente collection, Mathématiques pour DEUG, est de mettre à


la disposition des étudiants des premiers cycles scientifiques des universités un
ensemble de livres de mathématiques; ils contiennent le cours et de nombreux
exercices et problèmes corrigés, et sont conformes aux derniers programmes des
DEUG-Sciences des universités françaises.

Nous avons conçu ces ouvrages en ayant à l’esprit une double préoccupation : celle
de rendre ces livres aussi accessibles que possible à tous les étudiants — et pas
seulement aux plus brillants, et celle de leur donner toute la rigueur mathématique,
afin de satisfaire nos collègues les plus exigeants. Cette collection sera formée d’une
dizaine d'ouvrages, de volume volontairement réduit.

Dans les premiers volumes, nous avons jugé utile d’introduire certaines parties
des mathématiques en marge des programmes des enseignements du secondaire,
ainsi que quelques nouvelles notions souhaitées par nos collègues numériciens et
informaticiens. Pour attirer particulièrement l'attention des lecteurs, les parties
délicates sont signalées par le signe de danger © . La plupart des exercices sont
des applications directes du cours et peuvent être facilement résolus; toutefois,
pour prévenir les lecteurs, ceux d’une certaine difficulté sont précédés du signe @
et ceux marqués par le double signe & sont destinés aux plus courageux.
6

Pour la préparation de ces manuels, nous avons fait appel à une douzaine de
mathématiciens, professant en moyenne depuis 30 ans, issus de diverses universités ;
cette équipe rédactionnelle trouve son ossature dans l’ancienne Faculté des Sciences
de Paris et l’un de ses successeurs directs, l’Université Pierre et Marie Curie
(Paris VI).

Nous avons apporté le plus grand soin à la présentation et à la mise en page des
textes et des figures de ces livres; le choix du logiciel TEX de Donald E. Knuth
s’est imposé pour ce travail.

Le travail accompli pour réaliser cette collection trouve sa parfaite justifica-


tion dans l’aide qu’elle apportera aux étudiants pour une acquisition solide des
mathématiques fondamentales.

Philippe Pilibossian
Avant-propos

Le présent livre, Analyse 3, destiné aux étudiants de seconde année du DEUG-


Sciences, est consacré à l'Analyse: il traite des séries numériques, des suites et
séries de fonctions, des intégrales généralisées, et des fonctions définies par des
intégrales et dépendant d’un paramètre. Un autre livre, Analyse 4, complète le
programme d'Analyse.

Le cours est présenté dans sa version la plus utile pour la résolution des exercices
et problèmes figurant à la fin de chaque chapitre, sans tomber dans l’accumulation
de recettes propre à quelques manuels. Certaines parties apparaissent en petits
caractères et peuvent être négligées par les lecteurs qui ne cherchent pas à
approfondir toutes les notions mathématiques. Les exercices sont souvent des
applications directes du cours et sont faciles à résoudre. Les solutions, qui suivent
directement les énoncés des exercices et des problèmes, sont rédigées de façon
détaillée et peuvent servir dans de nombreux cas comme modèle de corrigé-type.
Elles ont été rédigées en tenant compte des programmes du DEUG, ce qui peut
dans certains cas (continuité, dérivabilité des fonctions définies par une intégrale
généralisée) dépasser le cadre des classes préparatoires. De nombreux énoncés,
signalés par sont des extraits de sujets d'examens et certains sont devenus
des thèmes classiques de concours aux grandes écoles; nous ne pouvons mieux faire
qu’encourager les étudiants des classes préparatoires à s'entraîner sur ces textes.
Nous avons adopté les notations mathématiques les plus courantes en France en
donnant une préférence à celles déjà homologuées par l’'AFNOR; on trouvera
en début uniquement celles utilisées dans ce livre. Nous avons jugé utile de
reproduire aussi l'alphabet grec, souvent ignoré, avec l’appellation et l’usage le
plus courant des lettres. On trouvera après l’Index terminologique, un formulaire
de trigonométrie classique.

Nous remercions par avance les lecteurs qui nous signaleront les erreurs éventuelles
malgré le soin que nous avons porté à cette édition.

l’Auteur
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Table des matières

Présentation de la collection .
Avant-propos .
Alphabet grec . 11
Notations . 13
Chapitre I. SÉRIES NUMÉRIQUES . 15
1 Séries à termes réels ou complexes 15
1.1 Définitions ; 15
1.2 Une condition es d.Pure 16
1.3 Espace vectoriel des séries convergentes 16
1.4 Suite de Cauchy 16
2 Séries à termes positifs 17
2.1 Critères de comparaison 17
2.2 Comparaison d’une série et TS Hess 20
3 Convergence absolue | 21
3.1 Critères de convergence A ace ; 0 21
3.2 Somme et produit de séries absolument cnrergettés s 21
4 Semi-convergence 22
4.1 Critère d’ Abel 22
4.2 Séries alternées
4.3 Exemples : 24
5 Convergence commutative . 24
5.1 Sommation par paquets : 25
6 Séries à termes dans un espace oralenormé . 26
7 Exercices à 27
8 Solutions des exercices 30
Chapitre II. SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS . 41
1 Suites de fonctions . RS NÉ DC 41
1.1 Convergence simple 41
1.2 Convergence uniforme ; 41
1.3 Interprétation graphique de lé.convergence aifbtrne : 42
1.4 Critères de convergence uniforme 42
1.5 Convergence compacte . LE ot 43
1.6 Implications entre les types de convergence . 43
1.7 Limite d’une suite de fonctions continues . 43
1.8 Limite d’une suite de fonctions dérivables 44
1.9 Limite d’une suite de fonctions intégrables 45
2 Séries de fonctions 45
2.1 Définitions ee 45
2.2 Différents types de convergence | 46
2.3 Implications entre les types de convergence . 47
2.4 Critères de convergence des séries de fonctions 48
2.5 Propriétés de la somme d’une série convergente 49
2.6 Exemples 50
3 Produit infini : : 50
3.1 Logarithme complese 50
3.2 Produit infini . LE 50
3.3 Condition nécessaire de convergence . 51
3.4 Liaison entre série et produit infini 51
3.5 Produit infini absolument convergent et BA onecuunt à 51
3.6 Produit infini de fonctions 51
R S
PR
51
4 ANNEXE: Topologies de R et de € 51
4.1 Norme . DAS CUS
51
4.2 Ouverts et re :
52
4.3 Bornés.
eee 52
4.4 Compacité
ds pets : 52
4.5 Différentes ton
52
4.6 Continuité :
52
4.7 Espace complet .
53
5 Exercices :
5.1 Suites de Échos
53
5.2 Séries de fonctions .
54
6 Solutions des exercices
57
6.1 Suites de fonctions 57
6.2 Séries de fonctions . 60

Chapitre III. INTÉGRALES GÉNÉRALISÉES 69


1 Convergence d’une intégrale . 69
1.1 Rappel de la définition d’une fonction, ntépable au sens dé Ritiént 69
1.2 Intégrale généralisée ou impropre 70
2 Critères de convergence . Ne 73
2.1 Critère de CAUCHY A 73
2.2 Critères de convergence pour les factions nine 74
2.3 Convergence absolue . ne 76
2.4 Comparaison d’une série et dune intégrale 77
2.5 ni ; 78
3 Exercices : 81
4 Solution des exercices . 83
Chapitre IV. FONCTIONS DÉFINIES PAR UNE INTÉGRALE 95
1 Intégrales définies 95
1.1 Continuité 95
1.2 Dérivabilité . 95
1.3 Intégrabilité He 96
2 Différents types de convergence d'intégrales Phase : 96
2.1 Critères et implications entre les convergences . 97
2.2 Critère de convergence normale ou convergence DOnUnES 98
2.3 Exemples 98
3 Continuité d’une fonction définie par
P une intéecale scnénnlseà 99
4 Dérivabilité : $ . 100
5 Intégrale généralisée et série . . 100
6 Exercices LAC: 103
7 Solutions des exercices . 106
Index terminologique . 121
Formulaire de trigonométrie . 123
Lettres de l'alphabet grec utilisées

Lettre Appélation Valeur Utilisations


alpha
béta
gamma
| delta
epsilon infiniment petit
dzêta
>
® +© infiniment petit
thêta 1;

T® k constante

lambda ]

m faune
ln |
pe
# .
a! Es© Tr
4,

tS ARR D
Game
t

; 2 =
CE Fe
fonction caractéristique
ne

k%
e ° _1e
|
7 D"1
”. loi.de khi-deux en statistique

pulsation en mécanique
° , .
omega
Gamma fonction gamma
,
Delta accroissement

Théta ONE Toonnederetrss


Lambda DOI CNE
Sigma S somme
ë
;

‘ ’ , 1, *
Omega événement certain en probabilité
(x) aspiré
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L Fi: A LUE 3 M ana nivS
Notations mathématiques employées
dans ce volume

N ensemble des entiers naturels f(a”) limite de f(x) lorsque x tend


NN 10} par valeurs inférieures vers a
Z ensemble des entiers relatifs (x a)
Q ensemble des rationnels F: QE dérivée partielle de f par
R ensemble des réels rapport à x
R*=R\{0} cos cosinus
R+ = [0, +oo cosh cosinus hyperbolique
R- =]}-00,
0] cot cotangente
R = R + {—0c0, +0} droite achevée sin sinus
d(a,b) distance de a à b
sinh sinus hyperbolique
[|- [| norme
tan tangente
C corps des complexes
exp exponentielle de base e
Re(z) partie réelle du complexe z
In logarithme népérien
Sm(z) partie imaginaire de z
— équivalent à (fonctions)
Z complexe conjugué
o(u) infiniment petit équivalent à u
2] module de z
(un) suite de terme général u,
Arg(2) argument du complexe 2
Sun série de terme générale u»
À adhérence de À
Ÿ ensemble vide
f : E — F application f de E
AND Ur ee ANT CB}
dans FF
f:zt— y application f qui à x fait 37°, somme pour à variant de 1àn

correspondre y If, produit pour à variant delà n


lim f(m) limite de f(m) lorsque m n! factoriel n

, tend vers a F(E,F) espace vectoriel des fonc-


f(at) limite de f(x) lorsque x tend tion de IE dans IF

par valeurs supérieures vers a C(E,F) l’ensemble des fonctions

(x — a*) continues de IE dans IF


“hat m sgpetal (a) sh ofati (a
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CHAPITRE I

SÉRIES NUMÉRIQUES

1. Séries à termes réels ou complexes


1.1 Définitions

Définition I.1. — Soit (u,), n € N, une suite à termes réels ou complexes; on


appelle série de terme général u, , l'expression uo + u1 +u2+:-:+u, +---, notée .
0 Up, On dira “série de terme général u,” ou par abus d'écriture “série 5 u,”.

On pose sy = EU UP; On définit ainsi une suite (s,),n > 0, appelée suite des
sommes partielles de la série.

e On dit que la série de terme général u, converge si la suite (s,) converge.


e Si la suite (s,) ne converge pas, on dit que la série diverge.
e Si la série converge, la limite s de la suite (s,) s’appelle la somme de la
série,on à s = 0 Up; On appelle alors reste d'ordre n, rn = 8—8n = )},>h41 Up
REMARQUES I.2. — 1°) La suite des sommes partielles (s,) peut être divergente
en n'ayant pas de limite quand n — © ou en n'ayant pas de limite finie.
Exemples: 1°), =e"; 2)s,=Inn.

2°) La nature d’une série (convergence ou divergence) ne dépend pas des premiers
termes de la série, ce qui signifie que les séries 37,
so Un et D ,>n Un Convergent
(ou divergent) en même temps.

EXEMPLES I.3. — 1°) Série géométrique :)7,>92",2 € C.

On calcule la somme partielle $, :


_ yn+1
ris te +7, 129 et
n=il+i+..+1=n+1 pour z = 1. On peut conclure que ïsérie géométrique

< 1 et diverge si |z] > 1. On a pour A<1L


converge si |z| =.
n>0

1
2°) Série de terme général un — ni(et):
L 1
et = /n donc la série est divergente.

3°) Série de terme général un =


16 SÉRIES NUMÉRIQUES

Detpe 11 1 à
alter 1\ ner 7 es Le
SE le )+ (6 )+ + (à —) n+l
donc la série est convergente et sa somme vaut 1.

1.2 Une condition nécessaire de convergence

Théorème I.4. — Si la série de terme général u,, est convergente, alors la suite
(u,) tend vers zéro quand n — co.

Preuve: Sn = Uo + Un dONC Un = Sn — Sn—1 Et


+ 1 + U2 +:
He ii o0 9n — cc Sat O
, 1
© La réciproque est inexacte; par exemple, la suite u, = a tend vers 0, quand

n — oo, pourtant la série de terme général u, est divergente.

1.3 Espace vectoriel des séries convergentes

Proposition I.5. — L'ensemble des séries à termes réels (resp. complexes) est
un espace vectoriel réel (resp. complexe).

Preuve : Si les séries Du, et D, convergent, alors les suites 5, = 3}7_o(up + Up)
et tn = )},_-o(Au-) convergent donc les séries J}(u, + v}) et D[(Au,) convergent.
Application : Une série de terme général u, = an + ib,, est convergente si,
et seulement si, les séries de termes généraux Re(u,) = a, et Sm(u) = b
convergent.

1.4 Suite de Cauchy

Définition 1.6. — Une suite (s,),n € N, est une suite de Cauchy si pour tout
€ > 0, il existe N(e) € N tel que pour tout p > N(E), pour tout q > N(Ee) on a
[Sp — Sql < €.

Propriétés : (cf. Annexe, Chapitre II)


e Toute suite convergente est de Cauchy.
e Toute suite de Cauchy dans IR ou C (plus généralement dans un espace
métrique complet) est convergente.

Corollaire I.7 [Critère de CAUCHY]. — La série de terme général u, est


convergente si, et seulement si:

Ve > O,3N(E) Vp > N(e),Vq > N(e), on a lUp+1 + Up+2 + +. + ul <E.

Preuve : On applique la Définition L.6 à la suite des sommes partielles s, en


supposant q > p.
Critères de comparaison
17
Ut

EXEMPLE I.8. — La série de terme général —, n > 1, dite série harmonique,


He, La # 1

n
est divergente, 1.e. lim |1+ L + à +. + 2 = +00 .
n— 00 2 3 n

On a Ss2n — Sn = Lane is sel : ce qui montre que la


FD A0 De PO 0
série harmonique ne vérifie pas le critère de Cauchy (et ne converge pas).

2. Séries à termes positifs


On dit que la série de terme général u,, est à termes positifs (donc réels) si u, > 0,
pour tout n > 0.

Proposition I.9. — Une série à termes positifs u, est convergente si, et


seulement si, ses sommes partielles sont majorées.

Preuve : La suite s, = Does up est croissante Car Sh41 — Sn = Un > 0; elle est
convergente si, et seulement si, elle est majorée, d’après le Théorème des suites
monotones. O0
2.1 Critères de comparaison

Proposition I.10. — Soit ju, et 5 v, deux séries à termes positifs telles que
pour tout n > no, on ait un < Vn. Si la série D}v, converge, alors la série Du,
converge; si la série Du, diverge, alors la série 5 v, diverge.

Preuve : On peut toujours se ramener au cas où no = 0. Alors on obtient :


Sn = Dj Up <tn = }_p V? et la convergence de la suite {, (croissante) entraîne
que la suite (s,) est majorée par 3°6° v, donc convergente car croissante. De même
si (s,) ne converge pas, (s,) n’est pas majorée et la suite t, diverge. O
: 2+sinn
EXEMPLE I.11. — Soit u, = Tan n > 0; pour tout n € N,ona

Un
<
,= 3n+1
nee
Ex 3n
unee et Yv, de converge
8
(série géométrique de raison À)
3
donc
Un converge.
Proposition I.12. — Soit Su, et >}, deux séries à termes positifs. Si pour
n > no, le quotient TU est défini et a une limite L ZÆ 0, alors les séries Su, et
nm

S_v, sont de même nature.

Preuve : Pour tout € > 0, il existe N(e) € IN tel que pour tout n > N(E) on ait
(£—e) <cn < £+e donc ({—Ee)un < un < ({+e)v, et on applique I.8 comme suit :
vn
b si 3v, converge, alors }(£ + e)v, est convergente, donc ju, converge;
18
LS ————_— …—…———— QUES
NUMÉRI
SÉRIES —

b si Du, converge, alors }}({ — e)vA est convergente, donc ÿ>v, converge.
O
De façon analogue on démontre que les séries divergent en même temps.
Cas particuliers : 1°) Dans le cas £ = 0, on obtient de manière analogue, le
résultat suivant :
si 5)v, converge = ) un COnverge; si Du, diverge = ),v, diverge.

En effet, on a 0 < — < € pour n > N(e) donc un < evn et on applique la
Un
Proposition I.8.
(2°) Dans le cas £ = 1 : on dit que les suites (u,) et (v.) sont équivalentes : les
séries Du, et >, sont alors de même nature.
RS 3Va
EXEMPLES 1.13. — 1°) u, =A HoEnERS ,n > 1 alors Un — Un = (à)

donc ÿ>u, converge.


= 1
Théorème I.14 [Série de RIEMANN]. — Soit a un nombre réel. La série >,me
n=1l
converge si, et seulement si, & > 1.

Preuve : D'abord, pour a < 0, u, ne tend pas vers 0, donc la série diverge; pour
a = 1 on sait qu’elle diverge aussi; on suppose a > 0 et a # 1. Soit la série de
terme général

1
Vie 2516

1
Comme 53 Up = 1 — MED , on constate que la série 5 v, converge si, et
seulement si, a > 1.

Va PEN - 5 1 f(0)
— f(2)
ne = nr PS EE nm

avec f(t) = (1++)!7%.


On applique le Théorème des accroissements finis à la fonction f sur l'intervalle
[0, À]; il existe c, dans ]0, 1[ tel que

f(2)-F0 = 2G-aû+e).
On en déduit l'encadrement suivant :
1 —œ

G-a)fass) EE n
0;
ce qui. montre que lim,_, se
Ur
1 — a. Comme on a supposé a + 1, les séries
n

Su et Du, sont de même nature.


Critères de comparaison
"0 19

Théorème 1.15 [Règle “n%un”]. —


Si la suite n°u, a une limite £, alors : si
£ 7 0, la série converge pour à > 1 et diverge pour a < 1; si { = 0, la série
converge pour @ > 1.

P. n° u Re , 1
TEUVE nu, —= /ns i
et on applique [.10 avec v, = En
ee O

Théorème 1.16 [Critère de CAUCHY]. — Si la suite u}/" a une limite| quand


n — © : sil < 1 la série Su, converge, si L > 1 la série Sun diverge, sil=1,
on ne peut pas conclure.

Preuve: Ve >O,3N(e)Vn > N(e) (l—e) <ul/" < (l+e).


bSil<1,ilexistee telquek=l+e<1etu, < K7
= v, où ÿ v, est une
série géométrique convergente.
> Sil > 1,il existe e tel que L —€ > 1 donc u, > (l—Ee)"
> 1 et u, ne tend
pas vers 0, donc la série ÿ 'u, diverge. O
1
EXEMPLES I.17. — 1°) u, =-(n>1); limu!/" = lim—— = 1; or on sait
n n In
1
que De diverge.

2) Un = 5 : limu!/ Ve him .
EE = 1; or on sait que la série D=— converge.

hu = = : limu!/" = lim —- = 0 donc la série Su, converge, d’ailleurs

Dr one.

REMARQUES I.18. — 1°) Si la suite ul/ n’a pas de limite, on peut considérer les
valeurs d’adhérence et on note lim sup(u}; ”) la plus grande valeur d’adhérence de
la suite, définie par lim sup ul" — lim SUPA > (Un/”); la série Du, converge
si lim, sup(u4/") < 1.
2°) Il ne suffit pas que, pour tout n :N, ue 4] pour assurer la convergence

de Sun car avec un = L. ul/r =_- — < 1 pour tout n > 2 et pourtant ur
n
diverge.
sp AE 2 nibe
Théorème I.19 [Critère de D'ALEMBERT]. — Supposons la suite "+? définie
n

et de limite £ quand n — © : si £ < 1, la série Dju, converge; si £ > 1, la série


Su, diverge; si { = 1, on ne peut pas conclure.
Un+1
Preuve: Pour tout e>0 il existe no tel que pour tout n > no: ({—e)<= <(£+e).
n+1 u Per
al +E u
On peut écrire . < D soit ti < 7 avec y = (£+Ee)"; en écrivant
nm Un+1 Un
SÉRIES NUMÉRIQUES
20 ——————————Z—Z

20
RS : Re à n = — 1 on obtient
Uno+p < Uno =C

ces inégalités à partir de n = no jusqu à n — 70 +p Uno Uno

Donc Uno+p < CUno+p-


converge ce qui entraîne la
Si £ < 1, il existe € tel que (£ + €) < 1 donc };v
convergence de la série D} Un.
p < Uno+p EÙ Si
En posant w, = (£—e)" , on obtient de façon analogue C'Wno+
et J[u, aussi. O
£ > 1, ilexiste e > 0 tel que (£—E€) > 1 donc Su, diverge

ExEMPLES I.20. il)


1. De
(n >> 1), TT
= —= (n ep
= ——— D Un divergeg.
— let ÿ,u,

2
- se 1 Un+1 1 nm
) — let ÿu, converge.
De N? Un 7 \n+1
1 Un+1 n! 1
= — — 0et Un CONVer£e.

= ———
rl un
Uü re
REMARQUE I.21. — Si, pour tout n, n#1 € 1; cela n'implique pas la
nm

convergence de la série ÿ un.


1 u n
EXEMPLES I.22. — 1°) u, = — et À , pour tout n.
n Un n +1

ne Un+1 Fate
2°), = 9(-D)"-n . À n’a pas de limite, car :
Un
Uni]
D sin =
— 2),2p, lim
1 ——
ns == +

bsin=2p+1, lim Un+1 = 2 par contre limuȖ ee 3 donc }u, converge.


nm

Cet exemple illustre la Proposition I.23.

Proposition 1.23. — Silim»_,> ne £, alors lim», u}/ = 4.


nm

Preuve : Pour n > no, (£—E)un < Un+1 < (L+E)un ; on écrit ces inégalités
pourn=no,n=no+1l,.…,n=n0o+p = m et tous les termes étant positifs, on
les multiplie Bou obtenir (L—E)Puny < Unotp< (L+ E) Uno ou encore
nes
(L— E)"o+r Ni Su, éphed
For < (L+e)"orr ue etlimnou/"=£. O0
© La réciproque de cette Proposition est fausse.

2.2 Comparaison d’une série et d’une intégrale


Ce paragraphe sera repris lors de l’étude des intégrales généralisées. Toutefois on
peut donner le résultat suivant :

Théorème I.24. — Soit f une fonction numérique positive et décroissante


sur l'intervalle [a,+oo!; alors les séries de termes généraux Un = f(n) et
= f°"+? f(t)dt sont de même nature.
Somme et produit de séries absolument convergentes
SR —— ——_——" 21

Preuve : Sur [n,n+1], on a f(n+1) < v, < f(n)eton applique la Proposition IL.10.

EXEMPLE 1.25. — f(t) = a Un = ce


n°”

Sn =
5 UT
Fiat — = —
1 —————
1 —

re J ts a ) HAE
(im Sn existe] —+ [a > 1] , donc ju, converge si & > 1.

On démontre de façon analogue que les séries de BERTRAND 5) converge


n«(logn)f
si à > 1 pour tout ff ou si a = 1 pour 8 > 1.

3. Convergence absolue

Définition 1.26. — Une série Du, à termes réels ou complexes est absolument
convergente si la série de terme général |[u,| est convergente.

On verra au paragraphe suivant qu’une série peut être convergente sans être
absolument convergente.

REMARQUE 1.27. — Si |u,| ne tend pas vers 0 quand n — oo, alors la série
lu,| est divergente et il en est de même avec la série 5 u,.

Théorème 1I.28. — Si une série est absolument convergente, alors elle est
convergente.

Preuve : On pose s, = D u, et on = D 5 lup| alors |sh| < on pour tout n. On


prouve que la suite s, (réelle ou complexe) vérifie la condition de Cauchy, donc
est convergente. Pour tout € > 0, il existe N(E) tel que pour tout p > N(E), pour
tout q > N(E) lo — oql < € car la suite On est convergente.
On a {sy — 59| = [D -py1 Unl < Xn-p+1 lUnl = Og — 0? En supposant que q > p
donc |s, — s4| < €-et la suite (s,) est de Cauchy dans R ou C , et par conséquent
elle est convergente. 0

REMARQUE 1.29. — C'est la propriété de complétion de R ou € qui assure le


Théorème I.28.

3.1 Critères de convergence absolue


La série 5 [u,| est une série à termes positifs; on peut donc utiliser l’arsenal du
paragraphe 2 pour étudier la convergence absolue des séries.

3.2 Somme et produit de séries absolument convergentes


La somme de deux séries absolument convergentes est une série absolument
convergente, ce qui résulte de |u, + Un] < [un] + [unl.
SÉRIES NUMÉRIQUES
22
22,
rgentes.
Théorème I.30. — Soit deux séries SauRrer S_v absolument conve
absolument convergente et
Alors la série de terme général wn = D},-0 UpUn-p ESt
PRE nm

on a DD Un — CS Un) (> Un) <

> 0 et un > 0.
Preuve : a) Supposons d’abord que pour tout n un
nm nm
nm

= Se et Wh = dou avec Wp = 5 UrVs


En posant U, — De.
s—=0 p=0 T+s=p
10

(Sgen UrUs) = DONRIER UrVs


on à W, = De

et UnVa = (Dour) (Xizove) = Lreo Xs=0 Urts.


e Prouvons que Wn < UnVn < Won.
D Sir+s<n alors r <net s < n donc chaque terme u,v, de W,, est dans
Un Va Soit Wan < UnVn.
b Sir <net s< n alors r +s < 2n donc chaque terme de U, V, est dans Wo, ,
soit UnVn < Won.
e On en déduit que la suite (W,) , qui est croissante, est majorée par
(limy_0 Un)(liMn-00 Vn) = UV qui existe, donc est convergente et comme
lim00 Wn = liMn-oo Won = W ona W =UV.

b) Les termes u,, et v, sont maintenant quelconques, réels ou complexes. On pose


Un = D olurl, Va = Doll, Wa = Xo ® avec D, = 3,402 l'urllUel :

Ona: [UnVn — Wnl = de Ur Vel < D Qu, vs| = UnVn — Wa:


r<n,s<n,r+s>n TEn,s<n,rT+s>n

D’après a) on sait que lim, VU,VA = lims W, donc lim Un Va = limn Wan. O

4. Semi-convergence

Définition I.31. — Une série de terme général u,, réel ou complexe, est dite
semi-convergente si elle converge, sans converger absolument.

4.1 Critère d’ Abel

Théorème 1.32 [Transformation d'ABEL]. — Soit (a, )nen, une suite réelle ou
complexe et (X,) une suite décroissante de réels > 0. On pose

he — SUP lan FT Ont TT Antple


p20

Alors, pour tout ne N, on à |nan + : :: + Antp@ntpl < AnËn-

Preuve : On pose b,,0 = 4n ; Dn,1 = 4n + An41. On a:


Séries alternées
23

bnp = An + An41 +: + Anyp d'où ask = bre DL (VE TE TT 22),


Ann + HA ann = Anbn0 + Ant (n,1 — bn,0) + : :: + Antp(On,p — On,p-1) =
= bn,o(An — Ant1) + bn1(Ant1 — Ang2) ++ bn,p-1(An+p-1 — Àntp) + bnphntp;
[Ann TRS An+pAn+p| < [bn,0|(An D Ant1) T bn,1/(An+1 e An+2) Ts

Hlbn,p-1|(An+p-1 — Antp) + ldn,plAn+p


< kn[(An 4} An+1) + (An+i F: An+2) EE (An+p—1 Fé An+p) " Ant+p] = kann
car |bn,al < kn pour tout q > 0. O
Théorème 1.33 [d’ABEL]. — (Critères de convergence des séries non absolument
convergentes) Soit (a,) une suite réelle ou complexe et À, une suite décroissante
de réels > 0. Alors la série Y°,,56 nan converge dans chacun des cas suivants :
D Cas (1) : La série Sa, est convergente;
> Cas (2) : La suite À, converge vers 0 (en décroissant) et les sommes partielles
Sn = D ap sont bornées par une constante M (indépendante de n.
Preuve : On pose S, = 5 %_0 Àp@p- |
Alors Ann + ::: + Antpüntp = Sntp — Sn-1 et d’après la transformation d’Abel
Patron tl © Axkn avec &, = SUP, >0 lan + **: + antpl = SUD, 0 lSntrersr—1|
OÙ 5n = D ,_0 Ap-
Cas (1) : Si Sa, converge, la suite (s,) converge donc vérifie la condition de
Cauchy, donc pour tout € > 0, il existe N(€) tel que pour tout n > N(E) implique
kn <E et [Sntp— Sn-1l < EÂn < €)o; la suite (S,) vérifie la condition de Cauchy,
donc elle converge et la série 5° À,a, converge.
Cas (2) : Pour tout n > 0 |{s,| < M donc k, < 2M et [Sn — Sn-1| < Àn 2M.
Comme limy-,6 Àn = 0, pour tout € > 0, il existe N(Ee) tel que, pour tout
n > N(E), on ait À, < e/2M. Donc [Sup — Sn-1l < € et la suite (S,) vérifie
encore la condition de Cauchy. O
4.2 Séries alternées
Définition I.34. — Une série est alternée si son terme général s'écrit
Un = (—1)"v,, avec vh > 0 pour tout n.
Une définition équivalente est : u, un41 < 0, pour tout n € N.

Théorème 1.35. — Soit u, = (—1)"v, le terme général d’une série alternée;


si v, est une suite décroissante de limite nulle, alors la série 3 (—1)"v, est
convergente.

1ère Preuve : On applique le critère d’Abel en posant an = (—1)" et À, = vh et


“en utilisant (2); on a s, = 0 ou 1 suivant la parité de n , donc |s,| < 1 pour tout
n et À, décroît vers 0 donc la série est convergente.
SÉRIES —NUMÉR IQUES
24 —————————— —
2
2ème Preuve : On pose 5n = Do Up; AÏOTS S2p42 — S2p — V2p+2 — V2p+1 <Oet
la suite
S9p41 — S2p-1 = —V2p+1 + Up 2 0 donc la suite (s2,) est décroissante,
p et
(S2p+1) est croissante; S2p+1 — S2p = —V2p+1 < 0 donc s2p+1 < 82? pour tout
lim, (s2p+1 — 52P) = 0. Les suites (s2,) et (s2P+1) sont adjacentes et (s,) est donc
D
convergente vers s et On à S2p+1 < 8 < S2p:

Corollaire 1.36. — Avec les hypothèses du Théorème 1.35, le reste r, d’une


série alternée convergente vérifie, pour tout n € N, l'inégalité |rh| < lun+1l.

Preuve : Tn = S— Sn dONC T2p = 8 — S2p < 0 Et Top+1 = 8 — S2p+1 > 0 donc


Top] = S2p — 8 < S2p — S2p+1 = V2p+1 Et T2p+1 8 — S2p+1 < S2p+2 — S2p+1 — V2p+2- D

4.3 Exemples
1) : :
1°) > = ne converge pas absolument mais est semi-convergente.
n
n>0
1) A |
2°) > ( 2 , avec 0 < a < 1; même conclusion.
n>0

3°) Si sin (rv n? + 1)est une série alternée convergente.


n>0
ent
4°) mr (0 < a < 1) ne converge pas absolument. Comme -———
20 (n +1)<
décroît vers 0; il suffit de montrer que DES er |< M pour tout n € N:

bsi0 £2kr, (ke Z); ona


cCPDOE"] _ ino/2 Sin(n + 1)0/2
ll tete" ROM RE
eïo — ] à sin(0/2)
1
Isnl < [sin$| ce.
L
b si 0 = 2kr on a u, = — €t la série ÿ=u, ne converge pas.
(n +1)

5. Convergence commutative

Définition 1.37. — La série à termes réels ou complexes u,, est dite commuta-
tivement convergente si la série 3°, Uo(n) St convergente pour toute permutation
o de N.

Dans ce cas la série converge quel que soit l’ordre dans lequel on prend ces termes.

REMARQUE I.38. — En prenant o l'application identique dans N, on voit


qu une série commutativement convergente est convergente.
? # ie .
Sommation par paquets 25

5.1 Sommation par paquets

Théorème 1.39. — Soit n + p, une application strictement croissante de N


dans N. Pour que la série D n>0 Un Converge, il est nécessaire que la série D 0 Un,
définie par vo = Do Uk Et Un = D.
# . à po .
41 4 (n > 1), soit convergente.
e Si les u, sont réels positifs, cette condition est suffisante.
e Si la série Ju, converge, alors la série 3} v, converge et 3°, un = Eh>0n-

Preuve : On pose 5, = uo+u1+:--+u, ; alors vo+v1+:::+0, = PDGUE = 0


> Si la série 37,0 Un converge, la suite (s,,) converge car elle est extraite de la
suite convergente 5, et on a lims,, = limsh 1e. ÿ,-oun = D ,50 Un:
> Si pour tout n , un >0 et si 20 Vn converge, la suite (s,,.) est majorée ,
donc (s,) l'est aussi car p,>n et s,,>s5n, la suite (s,) est donc convergente. OC

REMARQUE 1.40. — En groupant d’une certaine façon les termes d’une série
divergente à termes non tous positifs, on peut obtenir une série convergente.

EXEMPLE I.41. — u, —=e?7"/k, k entier fixé > 2; u, ne converge par vers 0


et Du, diverge mais si Ph = k(n + 1) — 1, alors v, = 0 et 5j v, converge.
Théorème 1.42. — Soit 3 ,-0un une série à termes réels ou complexes; la série
D hs>oun est commutativement convergente si, et seulement si, elle est absolument
convergente.

Preuve :
Condition nécessaire. —
On suppose que ÿ',-0lun| converge, soit o& une
permutation de N; on pose S = 37°0 fun et m(n) = Supo<x<n 0(k); alors pour
tout, >20luo(x)l < . lux| < S. Donc Ja série de terme général v, = uo(n)
est absolument convergente , donc convergente, et Do lunl < S = 520 l'unl
en changant o en o-! on aura 3% opfunl < Do lUnl d’où l'égalité . On va en
#

déduire que 3,>0 Un = Zn>0 Un:


On appelle À, l’ensemble des entiers p # {a(1),.…, a(n)} tels que p < m(n). On a
m(n) n m(n) n
Du) u|= |) uw Sul = D luxl — D lvl
k=0 k=0 kEA» An k=0 k=0

ko Vk-
qui tend vers 0 quand n — œ donc Doux = D
Condition suffisante. — Pour établir que la convergence commutative implique
la convergence absolue, on va prouver que la convergence non absolue, donc la
semi-convergence de ju, conduit à la non convergence commutative, i.e. qu’en
réordonnant les termes d’une série semi-convergente, on va aboutir à une série
divergente et on fera la démonstration avec un réel.
26 SÉRIES NUMÉRIQUES
20 ————————

On appelle v, le (n+1)°"® terme > 0 de Hu, et —w, le (n+ 1)ème terme < 0; la
suite (v,) s'obtient en supprimant tous les termes < 0 de la suite (u,) , soit encore
en supprimant tous les termes nuls de la suite ut = sup(un, 0) = à(|unl +Un). Or
Slun| diverge, donc Du diverge aussi, donc }°v, diverge; on va réordonner la
suite (u,) en privilégiant les termes > 0.
Comme Y_Q vx — 00, il existe no tel que vo + V1 + ::: + Uno 2 WO ; NO étant
ainsi déterminé, on choisit n1 > no tel que vo + v1+::: + Un, 2 1 + Wo + u1 et à
la (k+ 1)2" opération, n4 > nK-1 tel que Do Up > k + sr w, . On considère
alors la suite :

VO, V1, +. » Uno» — WO3 Uno+ls ++ > Unis — WI: Unitls ++ » Uno Uk ; Ung+1 -:

dont le (n + 1)ème terme est U, = Uk si nk1 + k <n < nx + k et Un = —wx si


n = ng + k + 1 alors Sa U, > k donc la série diverge. O

REMARQUE I.43. — Deux séries semi-convergentes qui ne diffèrent que par


l’ordre des termes n’ont pas nécessairement la même somme.

EXEMPLE I.44. — EDS A pepe


1e LL
a RS
ms :
n?

qui sera calculée ultérieurement (cf. Analyse 4). Mais, d’autre part :

>
RE
nee
a
oops
De Pre
NE
2(2n+1) 2(2n+2)
SDS 0e SN RTE
Es L6lys 2(2n+1) 2(2n +2)
_q\n+i
= NE
2451 n
= 55.

6. Séries à termes dans un espace vectoriel normé


1. Soit (un) une suite dans un espace vectoriel IE, sur le corps R ou € et muni d’une norme
notée N(x) = |[r||. La convergence de la série ÿ; Un vers s s'écrit :
Ve > O,3N(E) tel que n > N(e) = ||ve Up — s|| <e.
Si l’espace EE est complet, et si la suite (s,) vérifie la condition de Cauchy, alors la série > Un
est convergente.
2. La série de terme général u, € IE est dite absolument convergente si la série de terme général
Ilun|| est convergente; il s’agit alors d’une série à termes positifs et on peut utiliser la panoplie
des critères classiques .
Mais la convergence absolue de la série n’impliquera la convergence de la série que si IE est
complet puisque la démonstration utilise les suites de Cauchy.
3. On garde la définition de la semi-convergence donnée pour les séries à termes réels ou
complexes, en remplaçant dans les démonstrations des théorèmes la valeur absolue par la
norme,
en particulier on voit que le Théorème d’Abel n’est valable que si IE est complet (toujours
les
suites de Cauchy).
4. De façon analogue, si IE est complet, il y aura équivalence entre convergence commutativ
e et
convergence absolue.
Exercices
227

7. Exercices
Exercice I.1 Pour n entier > 0 et a réel > 0 , on pose

t
(ntamtarDmtat2)
n 2 :
Calculer s, = — up et en déduire s = ÿ 5 un.
Exercice I.2 Donner une condition nécessaire et suffisante sur les réels a , bet c
pour que la série de terme général
1 1 1
Un n = à Arctan
A + b Arctan ———
—= Re done
Arctan —— pou neN :

soit convergente. Déterminer alors une constante X telle que u, — K HE .


n
Exercice I.3 On considère la série de terme général
1 } 1 1
Un = acosh = + bcosh +csinh= + dsinh pour ne N*'.
n +1 n +1
a) Donner une condition nécessaire et suffisante sur les réels a , b, cet d pour que
la série D},>1 Un converge. |
b) Dans le cas où a = c= —b=-d=1, calculer s = 379?; un.
Exercice I.4 Étudier la nature de la série de terme général :
3n — 2)! 42° 53° 3n)! nl 5%
(2n — 1)! n! 74 (4n — 1)! 327 2%e
Exercice I.5 Étudier, éventuellement selon les valeurs du nombre réel a, la nature
de la série de terme général :
a) un, = (Inn)"® (a > 0) (ne N*); b) un = (Ina)"? (a > 1) (ne N*).
Exercice I.6 Étudier la nature de la série de terme général

1
Un
T1+272+38784...
+ nn PEN

Exercice I.7 On appelle e(n) la n°"® décimale de e = 2,71828... et m(n) la nn


décimale de x = 3,14159.... Étudier la nature de la série de terme général
1
Un
Fa max{1,e(n)}7T(r) a

Exercice I.8 Déterminer les valeurs du réel a pour lesquelles la série de terme
général (u,) est convergente :

un = ne do (n > 1).
1+inn

@& Exercice I.9 Étudier selon les valeurs du réel & > 0, la nature de la série de
terme général
un = Arctan [rARS T 1°]
SÉRIES NUMÉRIQ UES
28 —————— — ———
28
les
Exercice I.10 Soient a un réel > O0 et 3 un réel quelconque. Étudier selon
valeurs de a et 3 la nature de la série de terme général
+8
m= (= He

Exercice I.11 Étudier la nature (convergence absolue, semi-convergence) de la


série de terme général :
a)u,= EN (n > 2); bus = (-1)"sne APT
Du=(-Densi (M2); du=(WSe (M22);
e)u, = (-1)"Ÿ2 (RS); F)un = (sinx)cosn (hs
g) ue = 2 (n = 1 h) u» = (arctan à)sinn (ET
1 n

i) Un = (—1)" Gi
— COS z) (Re D),

Exercice I.12 Étudier la nature de la série de terme général


1
Un —
(—1)"Inn—1 @21.

Exercice 1.13 Soit a un réel > 0; étudier la nature (convergence absolue, semi-
convergence) selon les valeurs de a de la série de terme général :
(—1)37 (+0)
EE

Exercice I.14 a) Démontrer la convergence de la série de terme général

Re (n >1).
b) En déduire la nature de la série de terme général

Un ire= Sin (T
n1i735) J0

@ Exercice I.15 Soit & un réel > 0: on pose u, = sinr(1+n°)!/« (n > 0)


a) Démontrer que la série Su, converge absolument si a > 2.
b) Etudier la nature de la série pour 0 < a < 2.
@ Exercice I.16 Étudier, selon les valeurs du paramètre réel a, la nature de la série
(convergence absolue, semi-convergence) de terme général :
a) u=(-1}"n 04 9 (n>1);
x\ Inn
Bb) 0%, = cos(n2) en ZI}
C Un = (1)
sinn —
Londres Len Le
Exercices
29
29

Exercice I.17 Étudier la nature de la série de terme général


n Vn
n = —| ns > .

RARES en n+sin n m2);


b)
D COS an
in 1).
( tendue (m2
® Exercice I.18 Soit @ un nombre réel fixé.
a) Calculer o, = cos0 + cos30 +... + cos(2n +1) (n > 0).
b) Pour 8 # kr, ke Z , on pose u, = On
- Étudier la nature
On + Vninn (sin6)-1
de la série de terme général u,.
Exercice I.19 Soit a et 3 deux réels > 0 , tels que a £ 8. On pose

Un = ———a">
ne (n > 1).
n® + (—1)

a) Étudier la convergence absolue de la série de terme général u,, et représenter le


domaine de convergence (a en abscisse, 8 en ordonnée).
b) Étudier la semi-convergence de la série et compléter le domaine de convergence.

4 Exercice I.20 Pour n entier > 2 , a réel quelconque et 8 réel > 0,


‘on pose
le TN
(nn)
RE SR ne.

SR nô +(-1)"sinn
a) On suppose dans cette question que 8 = 0. Démontrer que la série 5 [u,| est
divergente.
b) On suppose que 8 > 0. Déterminer les valeurs de «& et 8 pour lesquelles la série
est absolument convergente.
c) On suppose que è < B < 1. Démontrer que la série Su, est convergente.
d) On suppose que i COS 1. Démontrer que la série ÿ_ u,, est convergente.
e) Étudier la convergence de la série lorsque : <B< À + En déduire que la série
converge si0<B<]1.
SÉRIES NUMÉRIQUES
30

8. Solutions des exercices

n rationnelle
Exercice I.1 On décompose en éléments simples la fractio

1 = 1/2. AR
TRS 1/2 ee
(c+a)(c+a+l)(c+a+2) zx+a c+a+l tc+a+2

1/2 1 1/2
a a+l a +2

+ 1/2 = 1 + 1/2
a+l a +2 a + 3
D UD = Re
FN MR EE a+3 a+4
1/2 1 1/2
ua ES
n—-2+a n—l+a n+a
_s Aéiioshse & 1 1/2
SiSu TO TE n+a n+a+li
ET 1
DR n+a+l n+a+2

_ 1242172 1/2
es GUhE Ae pe UE 1/2
DRE
La CRUE
à;ur à Co Pl bal nes

La suite (S,)
n est convergente vers S =
= 5 çu n
2a(a:+ 1)
== *
n=0
V V LE

Remarque: La convergence de la série pouvait se déduire de l’équivalence u,, — +


_ :
. L
Exercice I.2 On rappelle que Arctanu = u — 3% + o(u“) au voisinage de 0,
a(a —
ainsi que (1+u)* = 1 + Fe ñ ( à )2 + o(u?) . On écrit les développements
re de :
See AT L 1
(x)
TE o(+)
STE ACTE

De he US er 1 1

ht) ae)
PE (pese oh (xs)

((ee)
US

Il
Si-
Sl-
Solutions des exercices

Arctan

Et a+b+c b+2c —-a+2%b+llc 1


Un = — — mes O

vn n 3nyn
a + b + <c Il
Du, converge { —2a
b + 2c a Ste CSC
PR
2a
On obtient Un nm —>
. oùurK=2 0,
d'oi

Exercice I.3 On rappelle que coshu = JE 71 en et sinhu = u+


aisr o(u“)
au voisinage de 0.

dumsa(i+pr+o(s= ))+ o(1+ mr

(ar() (as)
(x)

= (a+b)+2+°S(i-s+o(e7))+<2 mti-îtoo())
2
= (a Mo LEet niet (0).
a+b=0 : c
Su, converge —> Re û On obtient alors u, + — :
- n
1 L 1
b) u, = cosh =— cosh ALI + sinh —net À sd'oùx

Se u? = Cosh 1+sinh 1— cosh — ADS


sin
|
et Jim Sn = DE
__- RS
D—1

Exercice I.4 a) On utilise le critère de d’'ALEMBERT :


Un+1 _ (37 +1)(3n)(3n
— 1) 2770. d'où lim + = 4500
et la série diverge.
Un (2n+ 1)(2n)(n
+ 1) 74 no Un 2401
b) Unti (3n+ 3)(3n + 2)(3n + 1)(n 1) 5 4 d'où Limm +
+ a —— =
1875
et la
de (4n + 3)(4n + 2)(4n + 1)(4n) 32 - 25 n—00 Un 2048
série converge.
Exercice I.5 a) Trois cas :b Sia>1 un = (Inn)"® —> +00.
b Sia=1 Un = 1. Dans ces deux cas, la série diverge grossièrement.
pb Si0<a<l, un — 0 mais /n u, = exp(sinn+Ilnax In(Inn)) — +o
donc un > = à partir d’un certain rang et Su, diverge.
SÉRIES NUMÉRIQUES
32
2 ET
1 a>1l pourtout BER .
nn) COYPreS — ee Fe ru DEL
b) On rappelle que n

Pour a > 1, on à Un = eMn x M(na) tea” Donc :


n=Whina)
a >l1
Sun converge — —In(ln ad>l— { 1/e *
AE

Le cas a = 1, donne u, = 0; donc convergence grossière de la série.


sur
Exercice I.6 La fonction x — x!/* est croissante sur [1,e] et décroissante
[e,+oo[ donc pour tout æ € [1,+oo, xz < el/* , en particulier pour tout
neN*,n!/"< el/€, On en déduit que 1+23+. . +nr < ne!/e, donc Un > Te
ce qui permet de conclure la divergenve de la série.
Exercice I.7 On a 0 < e(n) < 9 et 0 < r(n) < 9. Si m = max{1,e(n)} alors
me {1,2,...,9} et mn) <g7(n) < 81 d’où un > e d’où la divergence de la série.

Exercice I.8 Si a = 0, un = et limn—+oo Un = 1; la série diverge


1+lnn
grossièrement. Supposons a non nul et écrivons u, sous forme exponentielle :
1
Na ri -n(i+p)
= Gi
+ ET) 0 HE
nn
1
On rappelle que In(1 + u) = u — =u? + o(u?) au voisinage de 0.

Fa Inn 2In?n Inn ons nn 2Inn nn


n*

b Sia<O0, — 0 et u, — 1. La série diverge.


nn
n<

b Sia>0, — +oo et un — 0 . La série peut converger.


nn
n° 1 2
On a n°u,, = en x un = exp
ei j. lot . d’où
Inn 2Inn n Inn
limsoo n°un = 0 et ceci pour tout a, en particulier cela est vrai pour a > 1 ce
qui permet de conclure que ÿ'u, converge.
Exercice I.9 On utilise le développement limité de (1 + u)°:
ta | enr pi "tre a(a— 1) 1 |
(n 1) a (1 x) =n (1 TE one E
d’où man (ne) -+o()
nli/a-1 9n2/a-—1 n2/a-1
ed mes 1 1
rl ones diet Je
A -
D Si Fm! < 0 , soit
& > 1 , alors vu, — +oo et u, = Arctanv, — 5 ; la série
est donc divergente.
: T = :
b Sia=1 u, = Arctanl= 3» même conclusion.
> Supposons que 0 < æ < 1, donc u, — 0 car v, — 0. On à un = er et:
TS
1
Sun converge
— Se 1 ; donc : ju, converge> 0 < a < L-
Solutions des exercices 33

Conclusion : La série converge si 0 < a < i et diverge si « > $

Exercice I.10

me)
a+/8

en frwin(i)}=en font (4 pete (o))}


LT \® 1 1 1
1—-—}) —=e Ro nf =— ——
NT NN CL
pas converger.
b Sig >0, u, — 0 : la série peut converger; et
n'un = eu, L il 1
= exp{-n’ (+ à +0 (5) donc lim nu, =
2 (07 n n« n—+00
et ceci pour tout 7 , a fortiori pour y > 1 ce qui assure la convergence de la série.

Exercice I.11 a) |u,| = me terme général d’une série de BERTRAND divergente


- k # # / . |

| , LA. à
(cf. Exercice 5.b, cas & = 0) ou bien /n [u,| — + donc [u,| > —= à partir
n
d’un certain rang. Comme u, est une suite décroissante vers 0, la série alternée
est convergente.
QU ou À Le à 294
b) |u,| = sin — — — donc la série ne converge pas absolument. La suite n + sin —
n
est décroissante, donc la série alternée converge.
1 se eu
c) [u,| = cos — d’où lim, |[u,| = 1 et la série diverge toujours.
n
In 1 Fe :
d) |u,| = .
DUO terme général d’une série de BERTRAND divergente.

Si f(t) = 7 SE) = TSee qui montre que la fonction f est décroissante si


t>e?, donc [u,| décroit vers 0 dès que n > e? et la série alternée est convergente.
Vn
e) [un| = D +00 donc divergence grossière de la série.
nn
f) Posons À, = sin — , cette suite est décroissante vers 0 et a, = cosn — Rele”];

doùuD a = RelS"re E Re|e'pes0 €"]avec:

N-1 L eiN Lu eiN/2 CM _ ce)


l F
N-1
2OV= 2) sin N/2

2e Mid tie (ei/2 — e—i/2) ne sin 1/2

N+1\sinN/2 ,. IN | 1
et 31N an = cos(SI2 LS|Fe.
Pere nt V
Le D A < ———
Un ui prouve la

convergence de la série par le Théorème d’ABEL.


Prouvons que cette série ne converge pas absolument.
1 + cos2n a ge
On a |cosn] 2n
> cos°n = —————,
5 d'où
d'où sin —cos2n.
|u ]> = sin— + on.
converge à l’aide du Théorème d’ABEL car
L Ne . , \

La série Y,sisin—cos2n
£ n , 1
je 5 sinDe — est divergente puisque sin
N cos 2n| < ——1 ; alors que la série = + — :
51 n Ha an
Er 7 sinl
Inn ? ru
7 =
&g) Un —= cosn ou ch avec Àn = A suite décroissante vers 0 et
n

ID cosn) = San] , Du, converge par le Théorème d’ABEL.


+< ET
SÉRIES NUMÉRIQUES
34

— : med É E 1+cos2ninn
car [ul: = [CONTE
A 2 2 a
Cette é r
série i ne nverg
conve rgee P pas absol ument
Le nn DE
l icos a est une série
tps TT est une série divergente alors que Sa
+ yn
convergente par le théorème d’ABEL.
L 2 He 0.
h) À, = Arctan — est une suite décroissante vers
n 1 . ,

br sin nl = |Sm NE eu es n12 On peut conclure à l’aide du

L.31 d'ABEL que ni Un est DT | (ee série ne converge


Théorème
— cos 2n AR
|sinn| > sin? n = ANT À on déduit que
pas absolument car de l’inégalité
1 ar 1 Re
ele 5 Arc tan 5 Arc tan cos2n , avec D, ArC tan À série divergente
L 1 1
ge par le Théorème
puisque Arctan AS alors que >, Arctan a cos 2n conver
d’ABEL.
i) On mure les développement limités :
y
cosu = l — Sr
TI +7 + ou$); (1 u) = nent e“ = kb:g + o(u);
d 1 1
fun= exp{nn (1 cos —)}; se 21 + (xs):
L 1 1 1 1
ef) nr :)) = M7
gete(Gs o(%))
G- Ds +0o

ip = + (53)
RO 2)
Q ES
1
2
ent.
D'où fu, |1/" + 9m? et ge a 1/ñ = 0 prouve que la série converge absolum
, >
2 l1/n 1

, 1
Exercice I.12 |u,| — EE donc la série ne converge pas absolument.

menli
=
1) + ———
al Ol
(1
—— è
nn Inn F In? =)

ne 1)" est c onvergente, maisi ÿ 121se est une série


; > éri de
La série alternée (

BERTRAND divergente (ou encore on a : n x (In°D n)-!


ÉRNS — +00 ), donc }u, diverge.
|

Exercice I.13 |[u,| = n °%. La série converge absolument > a > 1.


Supposons 0 < a < 1. ÿ'u, n'est pas une série alternée puisque pour
n = 1,2,...,8....on obtient, (—1)3"n#1l) =] 1 +1 #1 21, 1 51 + +1 Ms
: N n l'os
Toutefois |57; (—1)4n#1)| <2 et Ra décroit vers 0 , ce qui assure la convergence
de + un par le Théorème d’ABEL.
Exercice I.14 On rappelle que cos° n = 3 COS n + 1 cos 3n.
Solutions des exercices
35

3cosn lcos3
a) uPa : ap L * Les séries 3797
at cosne convergent car —Le décroit vers 0
n
et Le, cos né]< n=1 Un est une série convergente.
[e +} # .

13
b) En utilisant le développement limité de sinu = u — T + o(u“) on trouve:

un = sin (rs) _ cosn _ 16 cos’n : Dé ree ir


1/3 nl/3 nas } * as US
73 Converge
» décroit vers 0 et | cos nl< —— .
car ———
1
REcon3 En: sin
1/2
Es 3 1 À
a n— converge d’après la question (a). > O (x) converge car 3 >1.
On peut donc conclure que 5° u, est convergente.
Exercice I.15 On utilise le do limité de :
(1+u) 8 _=1+ Êu
ntB(8— 1) # OR)2
1/a
_ 1
a) (1+n°)a\l/a =n(i+à)
nt PL 1/a 1/a(1/a-— Lee LE
=n (++ RC 7 AL O

: RÉT E r/a r/a(1/a-—1) 1


Un = SIN AN Es. = sin | Tn + Ra IN peer * MP ST

x/a zr/a(1/a-1) 1
= 1)" sin (2 1 4 9n22-1 He n?a-1 ï

2
D'où alone idee
10 et”:
la série converge absolument = a-1>1 = a>2.
1/0 x/a(1/a—1 1
b) Supposons a > 1. Alors u, = (— 1)ae
perte Eee D =)
: pe (—1)"
on à 24 — 1 > 1 ce qui prouve la FHOYErBEnCE absolue de D Dn2a=i et

So ET . La série NeLeBL est une série alterné convergente car ect


décroit vers 0.
bSia=l,u, =sinr(l+n)=0 et la série converge grossièrement.
BSIU € à <is 7
sin Zi, = |sin(ran!-*)] qui n’a pas de limite
n
quand n — © donc ÿ|u,| diverge, mais aussi Du, diverge grossièrement.
É : (4) nn
1 4 rs
Exercice I.16 a) HAE So .

, sia>0 car nn ’=en* —1.

nor
bsiæa<0, n7* — +0 donc
un — 0:
nflu,| = exp{Blnn-Iinn-n Inn} = exp {-n-e Inn (:— 8) } d’où
liMn-o /[u,| = 0 pour tout B , a fortiori si 8 > 1.
Conclusion : La série converge absolument > a < 0.
On se place dans le cas a > 0. La série est alternée; posons f(x) = (+ ”),
SÉRIES NUMÉRIQUES
36

0T (Giæ LC# ans) ,


Ona f/() = f(x) 50 +a)+= Amel

Comme 1=amz hi
x +oo, on voit que f/(x) < 0 pour x > xo, ce qui
0, à partir d’un certain rang et
prouve que lu,| est une suite décroissante, vers
assure la convergence de la série alternée.
nn nn é
b) On a [ul < . et Din converge si æ > 1 , donc }_u, converge
absolument pour les a > 1.

(—1)P sin = 4p
0 0A e 172 sin =4p+1
n remarque que COST = À nr ae
(112 sin = 4p+3

Donc si & <0, [u.| ne tend pas vers 0 et la série diverge grossièrement.
nn nzx 2e FE
Pour 0 < a < 1, — est décroissante vers 0 car si f(x) = nr la dérivée
1-alnz T 1
!
x) = ——— est 2 :
négative pour x > e’ 1/@
. N
_cosn—| < —— et la
f(x) ra+i B P Zn=1 4l — sinx/8
série converge par le Théorème d’ABEL.
1 1
c) bSia<O0, n — co.
cosh= + sinh= +n° — 1 quand
l 1
b Sia=0, cosh—+sinh—+1 — 2.
n n
+ |sin n| ou [u| |sinn| donc u, ne tend pas vers 0 et
Dans ces deux cas [u,|
la série diverge grossièrement.
1
On suppose à > 0. [un] < ——@ < — donc la série converge
Fun < cosh À + sinh À + ne 1
absolument si a > 1.
> Pour !<a<1l onpose f(x) =el/*+x%. D'où:
1
= 5e”
f'(æ) ar ie Fa (ax! = e"*) > 0 pour x > zo ce qui prouve
que la uit lu,| est décroissante vers 0 d’où la convergence de la série alternée.
: 1
Exercice I.17 a) |u,| — va montre que la série ne converge pas absolument.

(1) (Dre o( 1 )
É Vn à n372 13/2
* OÔ
(=D) sin" 1
La série alternée le 4” convergente. IE en < n372 montre que
1
D (1) sinn
m2 converge absolument donc Su, est convergente.
Solutions des exercices | 37

b) SI f(x) = Arctan = OT (T) =


prouve que la suite À, = est décroissante vers (0.
Arctan—+lnn
N
2 CP cos 2n| = > cos n(r + 2)|< -7 Ce qui prouve la convergence de la

série par le Théorème d’ABEL. De |cos ie> cos? an = 2(1+cos An), on déduit que
# cos 4n ne 1 1
lun] >
— 2(Arctani+Inn) 2(Arctani+Inn) 2(Arctani+ilnn) Inn
terme général d’une série divergente alors que > cos 4n
converge par
2(Arctan1 +1Inn)
1
le Théorème d’ABEL puisque Er cos ân|< ot donc la série ne converge pas
absolument.
Exercice I.18
0€ei(r+1)28 _
a) On =Re
= Le?+59 +. ; Ro") =Ree’ nn — 0 kr

_ 10(n+1) sin(n + …: __ cos(n + Don + 16 _ sin(n


+ 1)28
On = Re |e sin0 sinô 2sin0
D Si0—=0(27) o, =n+1
D SiO@=m(27) on =-(n +1).
sin(n + 1)20
b) On suppose 8 £ kr , u, =
2Vninn
+ sin(n + 1)20
sin(n
+ 1)20 sin(n + a
Severin ( 2Vninn
__ sin(n+ 1)20 G- sin(n
+ 1)20 # sin?(n + 1)20 ( l ))
2Vnlnn ut Aninn ninn
sin(n+1)20 sin?(n+1)20 sin°(n + 1)20 ( 1 )
JRins Ann 8n3/2(In n)3/2 n3/2(In n)3/2
sin”
(n + 1)20 1 y sin” 4 (n + 1)20
De RENE DR
8n%/2(nn)s/2 PQ ers09 déduit que 2 eq) est absolu-

sin(n + 1)20 2 , 1
ment convergente. ———
>
_ ETES converge par le Théorème d’ABEL car ———
re
nm

décroit vers 0 et ne sin(n + 1)20| <


= [sinô|
ù sin?(n + 1)28_ cos(n + 1)48 — 1 cos(n + 1)48
D Si 6457 + kr, keZ : Éhee = (lu lo vu avec D PR red

qui converge par le Théorème d’ABEL, mais on diverge, donc Su»


8ninn
est divergente, si 0 £ 27 +kr,kezZ. "
D Si 0 = ST +kr,kezZ, o, =0et u, = 0 : la série converge grossièrement.
1
Exercice I.19 a) |[u,| =
pre + (—1)"nf|
b Sia>f [u,l-— et la série converge absolument > à > 1.
n
SÉRIES NUMÉRIQUES
38
B > 1.
bp SiB>aieB et la série converge absolument <=
ul
n
écé Il d’e £
Il su suffit donconc d'envisager
i L
b)Sif>a,onaun-geton retrouve le cas précédent.
nl
lecas0<B<a<l.

= re = Ge (+ (NP MPTE+ eu)


1} _ _1 1
on nest °\ne)

La série alternée Ù
A)
ne
converge Car ;
1
0. La série suivante |
_ décroit vers

ne
n=1l
PTT converge > 2a-/H>1. 1 = | Ê

Cela donne la région du plan indiqué dans >(Il


la Figure I.1. 0 1/2 I
8.—c.

Figure I.1

: (Inn)
Exercice I.20 a) B = 0: fu —=1+(-1)sinn £

b Sia>0, |u,| ne converge pas vers 0 et la série ne peut pas converger.


pb Sia<0, nlur| — +oo et la série ne converge pas absolument.
] œ

b) SiB > 0, alors [ul — ce et on obtient une série de BERTRAND qui


converge, { si 8 > 1, pour tout a € R} OÙ { si 8 = 1 avec a < —1}.

= SDSLeTe
— + O (EE) s
nf n?8
in x)®=1 (a — ina), doncsur11,
Posons (a)=MX;>0. (x) = MD +oc
: Inn)*
f'(x) < 0 dès que x > e°/ ce qui prouve que la suite ( D est décroissante,
n

vers 0, à partir d’un certain rang et assure la convergence de la série alternée


1 . 9 .

Inn) Inn)*
S - De
More |sinn ee) iii
- 7 ici 28 > 1 , on déduit la

convergence absolue de Sie n28£) etNS O (£n?28mn).


Solutions des exercices 39

d) PourÀs DS< 3,
À On poursuit le développement limité de u,,:

__(—-1)"(nn)° nH1Sinn sinn


1
n = D (+6 RE NESE +o(-3))
_ = | ml E1)"(nn) a
= sin n (mn)œ a Mn:
1)" sin“ 2 n(In n) @ +0( 27 a
ï
né n n38 n3P
ce-2s —1)"(Inn)
e La série Dre
LG converge d’après (c).
œ
e La relation y = 28 donne la décroissance vers 0 de la suite ee ): ajoutée
n
: NA 1 Se (Inn)*
à > | EE
BIDORE TS on en déduit que ÿ_sinn
Ï n2B— converge.
Je, 1 (—1)" sin? n(Inn)° (Inn)
e L’inégalité | < id avec 35 > 1 assure la convergence
n$8
absolue des autres séries, donc la convergence de Su.
e) Pour 1<B<à où à :

,. - Cm} (LÇConosnn sn (sntn,, )


nf nf n?8 no n°9
_(—-1)"(nn)* . (Inn)* (—-1)"sinn(Inn)*
mere
(—1)"+1 sin n(Inn)* (nn)®
+ REA re ee FO mas).

itio ? a (—1)" (Inn) nad(hin)s


D’après
?
l’étude précédente > no et > sinn n28 convergent.

(—1)"+1 sin° n(Inn)° (nn)


L'inégalité < 4 , avec 48 > 1, donne la convergence
n48
absolue des deux dernières séries.

(—1)" sin? n(Inn)® Se (—1)"(1 — cos 2n)(Inn)°


n3P 2n3P
RE
n (nn)
07 937
ñ cos2n 027)?
AE 1)" c On38

pan . (nn)°
738
2
donc la série
La relation 7 = 38 donne la décroissance vers 0 de la suite

alternée de le Ce_ est convergente.


1
D'autre part, 5 (—1)" cos n| = Le cos n(2 + r)|< ne) ce qui assure la
2
In
convergence de la série ÿ_(- 1)"cos cs par le Théorème d’ABEL.
GaUr
Finalement, dans ce cas la série Dj u, converge.
Pour justifier la convergence pour tout 8 tel que 0 < 8 < 1 on procède par
récurrence en supposant acquis le résultat pour : CDS EL p entier > 1, et
1 L TR.
en considérant < B < =: On écrit alors :
p+l p
SÉRIES NUMÉRIQUES
40

+ RÉPANDUE
Inn)*)
nPB

Gan)® (ann
ne

, «1—1)"# sin n(Inn)°


n(P+1)8
n(P+1)8

ue des dernières séries, et de


De (p+1)3 > 1, on déduit la convergence absol
Inn)*
la décroissance de on déduit la convergence des autres séries soit par
n utilisation du Théorème
utilisation du théorème des séries alternées, soit par
1.
d’ABEL en linéarisant sin* n au préalable, où k < p—
CHAPITRE II
SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS

Dans ce chapitre on considère des suites de fonctions Ge définies sur une


partie D de R ou de € à valeurs dans R ou dans C.
1. Suites de fonctions
1.1 Convergence simple
Définition IL.1. — Soit (s,), en une suite de fonctions définies sur un domaine
D. On dit que la suite (sn) converge simplement vers une fonction s si pour chaque
z fixé, la suite numérique (s,(x)) converge vers s(x), ce qui se traduit par :

VreD,Ve>0, AN(e,x) € Ntel que Vn > N(e,x), [sa(x)


— s(x)| < €

EXEMPLE IL.2. — s,(x)=:" xeR.Ona:

, 0 sifr|<1 ; 8
lim s,(x) = , , la suite (s,) ne converge pas si [| > 1,nisixz = —1.
n— 00 1 six =+1l

1.2 Convergence uniforme

Définition II.3. — On dit que la suite s, converge uniformément sur D vers s si


On a :

Ve >0, AN(e) tel que Vn > N(e), Vr € D, [s,(x) — s(x)| < €

ce qui équivaut à :

Ve >0, 2N(Ee) tel que Vn > N(E), sup [s,(x) — s(x)| < €.
zED

ExEMPLE Il.4. — On reprend l’exemple précédent avec D = [-a,+a] , avec


O<a<1. On cherche le maximum de |s,(x)| sur D car s = 0 sur D.
sup,ep|r"| = a" et lim: a" = O montre que la suite (s,) converge uni-
(Sn)
formément vers s = 0,.et ceci pour tout a < 1 (ne pas en conclure que
converge uniformément sur ] —1,+1{).
REMARQUE II.5. — La convergence simple, encore appelée convergence
une notion
ponctuelle, est une notion locale alors que la convergence uniforme est
ainsi , dans les définitions
globale, valable pour tous les éléments du domaine D;
de x dans
on trouve que N(e) dépend de x dans le premier cas et est indépendant
le second cas.
SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS
42

ergence uniforme
1.3 Interprétation graphique de la conv
rme D par l'intervalle [a, b].
On représente le domaine de convergence unifo s(b)+e
On considère les graphes y
des fonctions s et Sn s(b)
s(a)+e€ G,
AE
, .
définis par
Ga = {(e,y): y =s(2)) |
Gn={(r,y) ; y = sn(x)} s(a) Gs
On définit alors un voisi-
T- de s(a) —€
nage “tubulaire”
Or b ï
G: par :

Figure IL.1
T.={(x,y); ly-s(z)l<e}. Lo
pour les
La convergence uniforme de la suite s, vers s équivaut à la propriété
graphes G, d’être contenus dans le voisinage Te pour n > N(E).
0 sii<zx<i
n (À zx)
1
si<r< 2
£i.
ExEeMPLE IL.6. — Pourn >2,0on pose s, (x) =
nz si0<zr<À
2
Si ro €]0, 1] , il existe no tel que ” ro. 9
à 1
Alors pour tout n > no, Sn(x) = 0; donc
Sn — 0 = 5, lorsque n — co.
Si ro = 0 5n(0) = 0. Finalement (s,) con-
verge simplement vers 0. Par contre, on a
SUP,e0,1] 8n(x) = 1 et la convergence n’est
pas uniforme.

Figure II.2
1.4 Critères de convergence uniforme
Proposition II.7. — La suite (s,),eN converge uniformément vers s sur D si,
et seulement si, la suite numérique an = SuP,ep |sn(x) — s(x)| converge vers 0.
Cette proposition est équivalente à la définition où le “ Vre D” est devenu “sup”.

EXEMPLE IL.S8. — zyn


5,(7)=——, zxeR,n 20; la suite s, converge sim-
14nx
plement vers 0;; a, An = su Prer |s,(x)—0]
Sn = su PreRr+ Sn(x)
Sn or s!,ne (x) = Pneu (1 + nx?2)?
1
et pour x = De on a le maximum de s,(x) sur R} qui vaut a, = —; donc la suite
vi
ne converge pas uniformément vers 0.
Définition II.9. — On dit que la suite (sh)nen vérifie la condition de “Cauchy-
uniforme” sur D si:
Ve > 0, AN(E) Vn > N(e), Vm> N(e), Vre D, |sa(x) — Ssm(t)| < €.
Théorème II.10 [CAUCHY uniforme]. — La suite de fonctions (s,) définies sur
D converge uniformément vers s sur D si, et seulement si, elle vérifie la condition
de “Cauchy-uniforme” sur D.
Limite d’une suite de fonctions
CMP continues Sn
AEMIONS PORIQRES 43
43

Preuve :
Condition nécessaire. — Si pour tout € > 0, il existe N(e) tel que pour n > N(e),
pour tout x € D on ait |s,(x) — s(x)| < € alors pour tout p > N(E), pour tout
g>N(Ee), pour tout x e D,ona:{s,(x)—s4(x)|<|s,(x)—s(x)|+|s(x)—s4(x)| < 2e.
Condition suffisante. — La condition de Cauchy-uniforme implique que, pour
tout x € D, la suite (s,(x)),.n soit une suite de Cauchy dans R ou C, donc
convergente, puisque R et C sont complets, vers un nombre !, qui dépend de x;
on appelle s l'application qui à chaque x associe L..
En faisant tendre m vers , on déduit de l'égalité sup, cp |Sn(T) — Sm(t)| < €,
SUuP,eD |Sn(t) — s(x)| < €; ce qui traduit la convergence uniforme des, vers s. D
1.5 Convergence compacte
Une suite (s,)rxen de fonctions, définies sur un domaine D de R ou C, peut
converger simplement vers s sur D et uniformément vers s sur une ou toute partie
D' incluse strictement dans D.
On peut introduire une notion de convergence uniforme sur les fermés de D, par
exemple. La notion la plus utile par la suite est donnée dans la définition suivante.
Définition II.11. — On dit que la suite (s,) converge compactement vers s si
la suite (s,) converge uniformément vers s sur tout compact K de D; ce qui ce
traduit par

VK(compact) C D,Ve>0,2N(E),Vn > N(e), VreK, [s,(x) — s(x)| <e.


Ici N(E) est encore indépendant de x, mais pas du compact K.
La notion de compacité est définie en annexe de ce chapitre.
1.6 Implications entre les types de convergence
Notons par C.U. la convergence uniforme sur D, par C.C. la convergence uniforme
sur tout compact X de D et par C.S. la convergence simple sur D. On a facilement :
GUF= CCC:
1.7 Limite d’une suite de fonctions continues
L'exemple de la suite 5, : x > x” définie sur [0, 1] et ayant pour limite la fonction
Il montre qu’une limite simple d’une suite de fonctions
s(x) = 1e siLe si
six =
continues peut ne pas être une fonction continue.
Théorème II.12. — Soit (s:). -N une suite de fonctions définies et continues
sur un ouvert D de R ou de C. Si la suite (s,) converge compactement sur D
vers 5, alors s est continue sur D.

Preuve : Soit ro € D et K un voisinage compact de xo. La suite en converge


uniformément sur K vers s donc :

Ve > 0, 2N(e) tel que Vn > N(e), Vre K, |sn(x) — s(x)| <€.

Pour n fixé > N(e), la continuité de s, se traduit par :


pour tout € > 0, ilexiste 7 >0 tel que (t—-xol <n — [Sn (T) — Sn(to)| < €
d'où |s(x) — s(xo)| < |s(x) — sn(æ)| + |sn(x) — sn(to)| + Isn(xo) — s(xo)| < 3€
pour tout n > N(e) et tout x € KN {Ir — xol < n}. O
44SE SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS

Corollaire II1.13.— Si la suite (s,) converge uniformément sur D vers s, alors


s est continue.
e Ceci se traduit par limz_ro liMn-+00 Sn(T) = liMnco lMrr9 ST
e Si la limite s d’une suite (s,) de fonctions continues sur D n’est pas une fonc-
tion continue, alors la convergence de la suite (s,) n’est pas uniforme sur D.
e Dire que limyc Sn(t) = s(x) uniformément sur D équivaut à :
sup,ep |Sn(x) — s(x)| — 0, quand n — co.
e Si on pose ||f| = sup.eplf(x)| , f borné, on obtient la norme de la
convergence uniforme et on a alors ||s, — s]| — 0, quand n — co, 1.e. que
s=lims, dans l’espace de Banach C(D, C).
EXEMPLE IlI.14. — La suite s, : x > x" ne converge pas uniformément sur
[0, 1] vers sa limite s définie par s(x) = 0, si0 < x < 1, et s(x) = 1, six = 1.
Mais pour tout € > 0, cette suite converge uniformément sur [0, 1-e] vers sa limite
s(z) = 0.
1.8 Limite d’une suite de fonctions dérivables
ExEeMPLes II.15. — 1°) La fonction s, : x + (x?+n?)!/? pour x € R et
n > 0 est dérivable sur R et la suite (s,) converge uniformément vers s:æz+ |x|
qui n’est pas dérivable en 0.
nnzt
2) s,:Tzr pouræ€eRet n > 0 est dérivable sur R et la suite (s,) con-
verge uniformément vers 0, mais la suite (s,) n’est pas convergente pour tout zx.
Théorème II.16. — Soit (s,) une suite de fonctions dérivables sur un ouvert
D de R qui converge simplement vers une fonction s. Si la suite des dérivées (s!,)
converge compactement sur D, alors s est dérivable et on a :

: ae …_ Sn(T)—Sn(T : .…_ Sn(T)—Sn(x


s"=" limss/, soitelimeelim Sn(&)= 8n(ro) _ lim lim 8n()=sn(&o) ,
n— 00 T—To N—00 LT TO N—00 T—To T — TO

Preuve : On définit une suite w, de fonctions sur D qui convergent simplement


vers une fonction y, en posant :

s},(to) Si T= T0 lim,/s®(to) ‘six = T0


Pn(x) = 4 5n(œ)
—sn(to) sinon HPRPOENRREs) sinon
LT — Lo T — Lo

Il suffit de prouver que la fonction @ est continue en xo pour établir le théorème:


et en utilisant le Théorème IL.11 il suffit de montrer que la suite (En) converge
uniformément vers @ sur K C D. Par hypothèse la suite (s/,) vérifie le critère
de Cauchy-uniforme sur X, i.e. pour tout € > 0, il existe N (e) telque:n>N
etm>N = {[s,(x) —- s,(x)| < €. On en déduit à l’aide du Théorème des
accroissements finis que, pour tout x € K°, on a :
|[sn(T)— 8m (z)] — [sn(ro) —Sm(to)] |< elx-xol. Ce qui s’écrit encore pour x £ xo:
[Pn(x) — Pmr)| < € ; cette inégalité est valable en plus pour x = To, car les on
sont continues en zo. En faisant tendre m vers wo, on obtient |y,(x) — g(x)| < €
pour tout x € K et la convergence de y, vers w est uniforme. O
Définitions 45

REMARQUE II.17. — Ce théorème ne s’applique qu’aux suites de fonctions de


variable réelle. Pour avoir l’analogue pour des fonctions de variable complexe, il
faudrait au préalable définir la dérivabilité par rapport à une variable complexe;
ce qui sera fait dans le livre Analyse 4, Chapitre II sur les séries entières.

1.9 Limite d’une suite de fonctions intégrables


Théorème II.18. — Soit (s,) une suite de fonctions intégrables sur l'intervalle
D = [a,b], à valeurs réelles ou complexes et qui convergent uniformément sur D
vers s; alors s est intégrable sur D et on a :
b b
| dim STITT = im Î Sn(t)dzx.

Preuve : Pour chaque n > 0, l’intégrabilité de la fonction s, équivaut à la donnée


de deux fonctions en escalier w, : D — € (ou R) et Y, : D — R telles que :
(Gi) Vre D, |sn(t) — pn(x)| < Ya(z);
(ii) JU Y,(x)dx < €, et lime = 0 (cf. Chapitre III).
Par hypothèse la suite numérique a, = sup,ep |s(t) — Sn(x)| — 0.
D'où pour tout n € N, pour tout x € D : [s(x) — pa(x)| < an + VA(z) et
F [an + Y,(x)] dr = a (b— a) + 24Y,(z)dr < an(b—a)+En ; ce qui prouve que
s est intégrable, car la fonction À : x ++ an + VA(x) est en escalier, (il en est de
même avec la fonction y.) et h vérifie (i) et (ii). Alors :
b b b Q
L's(z)dz- [, sn(z)d| < [}1s(x) — sh(x)ldr < a,(b — a) — 0.

Corollaire II.19. — Si(s,) est une suite de fonctions continues sur D = [a,b]
qui convergent uniformément vers s, alors on a le théorème précédent.
Un théorème analogue avec une intégrale généralisée sera proposé dans le
Chapitre IV.
ExeMPLe II.20. — Soit D —[0,1] et (s,)‘une suite de fonctions définies par :

n?x si 0O<zx< .
Sn(z)= 4 n(È2-x) si l<r<i
0 si 2<ær<1
= 0, donc
On a fe sA(z)dx = 1, donc lims-_, fé sA(xz)dxr = 1; mais lim, Sn(x)
Le
Jo liMn—co 8 (t)dr = 0.
Conclusion : La convergence de s, vers s = 0 n’est pas uniforme.

2. Séries de fonctions
2.1 Définitions
Définition II.21. — Soit (u,)en une suite de fonctions définies sur un domaine
ns l'expression
D et à valeurs réelles ou complexes. On appelle série de fonctio
+. qui àteED, associe uo(r) + -:-+un(x) +.
do+u+-+u
ET SÉRIES
SUITES——————" ———"——— FONCTIONS
DE ——
46
0

On pose s, (x) = DS u(x) et on l’appelle la nème somme partielle de la série.

Définition II.22. — La série de terme général u, est convergente si, et seulement


si, la suite de fonctions s, est convergente.

Par abus de notation, on écrira la série de fonctions Du, (x) au lieu de ju.
2.2 Différents types de convergence

Définition II.23 [Convergence simple, notée C.S.].— La série de terme général


Un converge simplement si la suite (s,) des sommes partielles converge simplement.

Définition II.24 [Convergence absolue, notée C.A.]. La série de terme


général u, converge absolument si la série de terme général |[u,| converge sim-
plement.

REMARQUE II.25. — Ces deux définitions montrent que la convergence simple


ou absolue d’une série de fonctions se ramène à une convergence de série numérique
obtenue en fixant x quelconque dans D.

Définition 11.26 [Convergence uniforme, notée C.U.]. — La série de terme


général u, converge uniformément sur D (ou sur une partie de D) si la suite de
fonction (s,) converge uniformément sur D (resp. sur une partie de D).

Définition II.27 [Convergence absolue uniforme, notée C.A.U.]. — La série de


terme général u, converge absolument uniformément sur D si la série de terme
général |u,| converge uniformément sur D.

Définition II.28 [Semi-convergence simple, notée S.C.S.]. — La série de terme


général u, est semi-convergente simplement si elle converge simplement sans
converger absolument.

Définition II.29 [Semi-convergence uniforme, notée S.C.U.]. — La série de


terme général u, est semi-convergente uniformément sur D si elle converge
uniformément sur D sans converger absolument et uniformément.
Définition II.30 [Convergence compacte, notée C.C.]. — La série de terme
général u, converge compactement sur D si elle converge uniformément sur tout
compact de D.

Définition II.31 [Convergence normale, notée C.N.]. — La série de terme


général u,, converge normalement sur D s’il existe une série numérique convergente
>_an telle que, pour tout n € N et pour tout x € D, on a [u,(x)| < an.
REMARQUE II.32. — Si |u,|| = sup,ep lu, (x)| existe, on sait que ||u,|| est le
plus petit majorant de |u,(x)|, quand x parcourt D, et la convergence normale de
la série signifie que la série numérique des normes de u,, est convergente.
Implications entre les types de convergence
mm … … 47

2.3 Implications entre les types de convergence


Ces implications sont résumées dans le diagramme suivant :
CN. —> CA. — CS.

CU? à C:C:

Dans la pratique, on utilise souvent l'implication :

CN.KcD => C.U.xcp = C.C.p .

où la notation C.N.xcp désigne la convergence normale sur tout compact K C D.


Preuves :
1°) [C.A. = CS. | On pose 5, (x) = 7 ur) cec.r= >_=0 lup(t)|; donc,
pour tout n > 0,{s,(x)| < o,(x). Par hypothèse la suite (on(r)) est convergente
donc vérifie le critère de Cauchy : |
Ve > 0,Vr e D,3N(e,x) tel que Vn > N,Vm>N : lon(r)- om(x)l<E€.
Supposons m > n.
Or Isn(z) — sm(z)| = [Zu up(x)| < Dia lup(z)| = om(x) — on(a) < € et la
suite s, (x) vérifie la critère de Cauchy donc est convergente pour toutxe D. D
n

La réciproque est fausse : u,(r) = x est le terme général d’une série


, L
semi-convergente sur R, mais [u,(x)| = — ne converge que pour x = 0.
n
2°) [ C.N = C.A. | Pour chaque x fixé, on a [u,(x)| < a, . La série 3) a, converge
et, par le Théorème de comparaison (cf. Chapitre I), on en déduit que la série
Su, (x)| converge. O
—T

La réciproque est fausse : pour x €]1, oœo[= D, u,(x) = (DS cette série
converge absolument sur D, mais n’y converge pas normalement.
8°) | C.U. = C.C. = CS. et S.C.U. = S.C.S. | Ces implications sont immédi-
ates, puisque la convergence (resp. la semi-convergence) uniforme sur D des suites
(s,) est a fortiori uniforme sur toute partie de D et en tout cas il existe en chaque
point un x € D. O
Les réciproques sont fausses.
4°) Pour tout n > 0, on a [u(x)| < a , on pose un = }=,_0 @p
et sn(xz) = Do w(x); donc |s,(x)| < w,. La série 3° a, étant convergente, la
suite (w,) vérifie le critère de Cauchy :
Ve > 0,3N(E)Vn > N,Vm > N,m > n on à Um — Un < € ; donc:

0 < {sm(T) — Sn(t)| = lun+1(t) +: + Um(r)| < fun+1(t)| +: + lun (z)|


< QAn+1 + °°" + Om = Wm — Un < € ;

il s’en suit que la suite (s,(x)) vérifie le critère de Cauchy-uniforme donc converge
uniformément. 6
7 sen: int
La réciproque est fausse : on définit, pour x € ÉRI Un (x) = zsin
Dh ir

et, pour z € [0,1] \ Là], un(x) = 0; cette série converge simplement,


absolument et uniformément, sur [0,1], mais pas normalement. On calculera :
48 SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS

eye es er =
RSde terme général
La série —
HE converge absolument sur D =]1,œ0|{,
mais ne converge pas uniformément sur D.
CE
La série de terme général u, (x) = (nn) converge uniformément sur [1,00 [, mais
ne converge pas absolument; c’est une série semi-convergente. 0

2.4 Critères de convergence des séries de fonctions


2.4.1 Convergence simple
Pour chaque x fixé, u, (x) est le terme général d’une série numérique on peut donc
Un+1(T)
utiliser les critères de d’Alembert ou de Cauchy, 1.e. étudier lim ou
n—00 AL)
limy co lun(x)|!/" , ou le Théorème d’ABEL si la série ne converge pas absolument.
2.4.2 Convergence uniforme (sur D)
Il suffit de traduire le critère de “Cauchy-uniforme” pour les suites sommes s,
pour avoir un critère de “Cauchy-uniforme” pour la série de terme général u,.

Ve > O,AN(E)Vx € DYn > N,Vm > N,lun41(t) + Un+2(t) + --: +um(x)| < €

(on a supposé implicitement que m > n).


Cela est une condition nécessaire et suffisante, mais peu pratique, pour obtenir la
convergence uniforme de la série.
Théorème II.33. — On considère la série de fonctions de terme général (u,)
défini sur un domaine D et à valeurs réelles ou complexes; on suppose qu’il existe
une série numérique (a,), convergente, telle que, pour tout n > O0, pour tout
zE D'CD, lu,(x)| < à, ; alors la série Su, (x) converge uniformément sur D’.
La démonstration consiste à reécrire celle du 4°, Paragraphe 2.3. O
2.4.3 Semi-convergence uniforme
Théorème 11.34 [ABEL-uniforme]. — Soit (a,) une suite de fonctions réelles
ou complexes définies sur un domaine D et (À,) une suite de fonctions strictement
positives. On suppose que les conditions suivantes sont réalisées :
(i) pour chaque x € D, la suite réelle (X,(x)) est décroissante:.
(ii) la suite À, (x) tend uniformément vers 0 quand n — co:
(iii) pour tout x € D et pour tout n > 0, ilexiste une constante M , indépendante
de x et de n, telle que us ap(a)| < M (les sommes partielles sont majorées
uniformément sur D).
Alors la série Yan(x)An(x) converge uniformément.
Il suffit de reprendre la démonstration du Théorème [.33, pour s’apercevoir que
les conditions (i), (ii), (iii) impliquent que les sommes dos Sn(t) vérifient le
critère de Cauchy-uniforme. O
EXEMPLE IL.35. — u,(+) =e"*(n+1)-*, œ@eR,xeRetneN".
Propriétés de la somme d’une série convergente
em #
@. .

49
0
b Pour a > lon a RO 1
» donc convergence absolue et même
(n + 1)a
convergence uniforme.
> Pour a < 0 le terme général ne tend pas vers 0.
> Pour 0< a £1, la série ne converge pas absolument; on pose À, = LES
et a, (x) = e*** et on utilise le Théorème d’ABEL : (n + 1) est une suite
décroissante vers 0. On a :
n | | 1—ei(m+1)z 4
Dei rate") Iofrr si x £ 2kr
Fo n +1 Si T—2KT
deals ee ei(r+1)z/2 (eri(m+1)2/2 _i(n+1)z/2)
Qinz/28in(n+1)x/2 d
1 — eiz eiz/2 (e—tz/2 se C2) ji SinT/2aN
n
| |
efPr = sin(n+ 1)x/2 2 1
p=0
sin x/2 — [sinx/2|

Les sommes partielles sont bornées et la série est donc semi-convergente sur
R—{2kr, ke Z}.
REMARQUE 11.36. — Pour x = 2knu,(x) = (n + 1) *, série de Riemann
divergente. On en déduit que, pour 0 < a < 1, les séries de termes généraux
cos nx sinnx
sont semi-convergentes.
n+1e ° (n+1
EXEMPLE IL.37. — u,(z) = n *, où n > 1 et z = x +iy € C. Donc
[un (z)| = n° est le terme général d’un série qui converge absolument pour x > 1
et yEeR.

2.5 Propriétés de la somme d’une série convergente

Théorème II.38 [Continuité]. — Soit (u,)heN une suite de fonctions définies


et continues sur un domaine D de R ou de C; à valeurs réelles ou complexes. Si
la série de fonctions ÿ\,-oun Converge uniformément sur tout compact de D, sa
somme S(x) est continue sur D.
Preuve : On pose sa(x) = 5-9
nm
up(x) et on applique le Théorème II.12 à la suite
de fonctions s,. Q

Corollaire 11.39. — Il sufñt d’avoir la convergence uniforme de la série de


fonctions sur D pour obtenir la continuité de la somme.

Théorème Il.40 [Intégration terme à terme]. — Soit (u,),eN une suite de


fonctions continues sur un domaine [a,b] de R. Si la série de fonctions ÿ°,,-0 Un
converge uniformément sur [a,b], alors on peut intégrer la série terme à terme;
autrement dit :
b © So eh
l Ÿ_un(x)dr _ Di u, (T)uæ.
4 n—0 n=0*

Preuve : On applique le Théorème II.18 à la suite des sommes partielles. O


50 SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS

Théorème II.41 [Dérivation terme à terme]. — Soit (un)nen une suite de fonc-
tions dérivables sur un domaine D de R. Si la série de fonctions Ÿ,,>0 Un Converge
simplement sur D et si la série de fonctions Ÿ_,,>0 u}, converge compactement sur
D, alors la série 5,9 un est dérivable terme à terme; autrement dit :

S_u(x)= E M)
n>0 n>0

Preuve : On applique le Théorème IL.17 aux sommes partielles. O

2.6 Exemples
1
1°) Fonction Dzeta de Riemann : La série ((z) = 3,5, — converge absolument
pour Rez > 1 et définit une fonction continue dans ce demi-plan complexe.
2 COS nT sinnt |
2°) Pour tout a > 1, les séries 37,51 —— et D,>1 —,— sont continues sur
R et, pour tout æ > 2, dérivables sur R. Mais, pour 0 < a < 1, ces fonctions sont
continues sur R — {2rZ} , et, pour 1 < a < 2, elles sont dérivables sur R — {27Z}.
nm

3%) (2) Enr , n > let z € C. Cette série converge absolument


pour tout z tel que [2] < 1 et normalement sur tout disque [2] < r, avec
r < 1; sa somme est une fonction continue sur le disque (ouvert) {|2| < 1}.
n
Le US z 2-1 .
La série entière In(1 + z) = aliens En particulier, si z = x, on a

In(1+zx) = Era pour x €E]-1,+1{. En utilisant le Théorème d’ABEL-


uniforme, on obtient la continuité sur |— 1,+1] de la fonction x + In(1+zx); on
ue _ DT
en déduit que In(2) = 3,4 ——.
n

3. Produit infini
8.1 Logarithme complexe
Pourz ER, on peut définir le logarithme de x, noté In(r), comme fonction réciproque de la
fonction exponentielle x -— e*, mais aussi comme primitive de t : en posant In(x) — T. &.
Pour z2€ C, sachant que e7+2#*T — ez, une telle fonction réciproque n'existe pas.
On appelle détermination de l'argument de z, noté argz, tout 8 € R tel que ef? — HI »2E C*.
Soit @ une détermination de arg z; 04 = 00+2kr (k € Z) définit toutes les autres déterminations.
On appelle détermination principale de l’argument de z, notée Argz, la détermination pour
laquelle |arg z| < x. ,
On appelle détermination du logarithme de z, notée In(z), tout nombre complexe Ç tel que
ef = z. Avec Ç = u + iv, on a ete = z; donc [2] = e* implique u = In |z| et ei = Z et il s’en
suit : v— argzonaln(z) =In|z| +iarg(z) =. .
8.2 Produit infini
Définition I1.42. — Soit (un),eN une suite de réels non nuls. On appelle produit infini
des
Un, l’expression : Uo X U] X U2 X ... X Un X ....
Et on pose pn = [[}_, ur = uo x ui XU2 KE .: XUn X ..
On dit que le produit infini des u, est convergent si la suite (Pr) à une limite non nulle,
quand
n — co. Alors on pose limh_,c Pn — [ES Uk
Ouverts
—_——_— et">
fermés 51
51

3.3 Condition nécessaire de convergence


On a un — nu Po ; donc, si le produit infini converge, limMn—0 Un = 1.
Ent
Cette condition nécessaire n’est pas suffisante.
EXEMPLE 11.43. — u, —el/n (Re 20); Iimss'us 1.

e DT Xe /“...e qe+ exp{1+ L


2 +...+ L : pr =siexp{lim
=}et Jim . nf
NUL =lts +00.

3.4 Liaison entre série et produit infini


Théorème 11.44. — Soit (u,),eN une suite de réels strictement positifs. Le produit infini
RE un converge si, et seulement si, la série De In(u») converge.
Preuve : Posons ph = IE ux et Sn = D In u4; comme sn = In ph, il y a équivalence entre
l'existence d’une limite pour la suite (pA) et l'existence d’une limite pour la suite (Sn). DO
3.5 Produit infini absolument convergent et semi-convergent
Définition 11.45. — Le produit infini IT un converge absolument si la série de terme général
Inu, converge absolument.
Le produit infini est semi-convergent s’il converge sans converger absolument.
Proposition 11.46. — Soit (u.) une suite de réels positifs, convergeant vers 1. On pose
Un = 1+vh. Alors :
(i) Le produit infini FE Un converge absolument si, et seulement si, la série », Un converge
absolument.
(ii) Si la série 7 Un converge, alors II un converge (resp. diverge) si la série 5. v2 converge
(resp. diverge).
(ii) SiIT un converge, alors ÿ> vA converge (resp. diverge) si $_v2 converge (resp. diverge).
Preuve : (i)II Un converge absolument si et seulement si ÿ°|Inu,| converge. Or vy — 0, donc
[nul = [ual.
(ii) et (ïii). Il suffit d’écrire que In(1 + un) = un — 312 + a(v2) pour obtenir ces résultats. D

3.6 Produit infini de fonctions


Définition II.47. — Soit u, une suite de fonctions à valeurs dans R}. On dira que ce
. . nr
produit infini TE Ur un(xz) converge simplement si la suite de terme général ph(x) = TS ux (x)
converge simplement; ce qui équivaut à la convergence simple de la série D In u, (x).
On peut définir de façon analogue, la convergence uniforme et la convergence normale du produit
infini.

4. ANNEXE : Topologies de R et de C
4.1 Norme
Définition II.48. — Soit IEx un espace vectoriel sur un corps K (K = R ou C). On appelle
norme sur IEK toute application N : Ex — R+ telle que :
(D Nfx)}=0 => r=0;
(ii) Vr € Ex et VaeK, N(àx) = [AN(x);
(ii) Vz € Ex et Vy € Ek, N(x+y) < N(x)+ N(y).
IEg muni de la norme N est appellé espace vectoriel normé, noté plus souvent (IE, || - ||), avec
Il 1= NC).
EXEMPLES 11.49. — 1°) L'espace vectoriel R sur le corps des réels, muni de la valeur
absolue |: |.
2°) L'espace vectoriel C sur le corps des complexes, muni du module |: |.
Dans la suite, on se restreint aux espaces vectoriels R ou €, noté IE avec N()=\;:1.

4.2 Ouverts et fermés


52 SUITES ET
———— FONCTIONS
SÉRIES DE————
DE ——————

Définition 11.50. — On appelle ouvert de IE, tout partie O={xe LE, (5—-zxol <r}€eE,
où xo est quelconque dans IE et r un réel > 0; ce qui se représente par un intervalle ouvert, de
centre to et de largeur 2r, ou par un disque ouvert, de de centre xo et de rayonr.
Les ouverts de IE sont stables par réunion quelconque et intersection finie et définissent une
topologie sur IE.
Définition II.51. — Une partie de IE est fermée si son complémentaire est ouvert.

4.3 Bornés
Une partie B de IE est bornée s’il existe ro € IE et un réel r > 0 tels que BC {x, Iro—zx| <r}.
EXEMPLES 11.52. — 1°) D={z2€ecC, |2| < 1} est borné.
2°) I={[a,+oo[-{reR, x > a} n’est pas borné.
4.4 Compacité
Définition 11.53. — Une partie K de IE est compacte si elle est fermée et bornée.
EXEMPLES 11.54. — Le segment K — {[a,b] = {r € R, a < x < b} et la sphère
D={2eC, l4<1}.
4.5 Différentes caractérisations des compacts
On a les équivalence suivantes, dont la preuve est laissée au lecteur à titre d'exercice.
Théorème 11.55. — Soit I une partie de N. Un partie K C IE est compact si, et seulement
si :
(i) de tout recouvrement de K par une famille d’ouverts (O;);er , on peut extraire une
sous-recouvrement fini;
(ii) de tout famille (F;);er de fermés de K dont l'intersection est vide, on peut extraire une
sous-famille dont l’intersection est vide;
(ïii) toute suite (xn),eN de K admet une valeur d’adhérence;
(iv) de toute suite (x»),eN de K on peut extraire une sous-suite convergente.

4.6 Continuité
Théorème 11.56. — Soit K une partie compacte de IE et f une application continue de IE
dans E (ou dans tout autre espace normé), alors f(K) est compact.
Preuve [Par les suites] : Soit (yr),eN une suite dans f(K) et (Zn)heN dans K telles que
Yn = f(tn). De la compacité de K on déduit l'existence d’une sous-suite (Znm }meN qui converge
vers zo € K° et par continuité de f la sous-suite (yn,,)m = f(ïn,) qui converge vers f(xo);
donc f(K) est compact. O
Théorème 11.57. — Tout application continue f sur un compact K est uniformément continue.
Preuve : On suppose que f n'est pas uniformément continue sur K , c’est-à-dire : il existe
€ > 0, tel que pour tout 7 > 0, il existe r,y € K, avec [x — y| < net |f(æ) — f(y)| > €. En
prenant 7 = 27”, on construit deux suites (rh) et (yn) dans K telles que tn —
Yn| < 277
et |f(tn) — f(yn)| > €. De la compacité de X on déduit qu'il existe une sous-suite (zn,,
),,€eN
convergente vers x; de |[tn,, —Yn,,| < 27?" , on voit que la sous-suite (Un }meN
Converge aussi
vers Zo. Par continuité de f on obtient que f(tn,,)—f(yn..) converge vers f(xo)—f(r
o) =0<e,
ce qui est absurde. O
4.7 Espace complet
Définition 11.58. — Une suite (Tn)neN de points de IE est de Cauchy si

Ve > ON(e) tel que Vn > NVm > N, [En — Tm| < €.

Définition 11.59. — Une espace vectoriel normé LE est complet si tout suite de Cauchy
de IE
est convergente dans IE. Alors IE est appelé espace de Banach.
EXEMPLES 11.60. — [E—RoucC.
Théorème II.61. — Si est compact, alors IE est complet.
Suites de fonctions
53

5. Exercices
5.1 Suites de fonctions

Exercice II.1 Pour n entier > O0 et x réel > 0, on définit une suite de
fonctions
(ur) par u,(r) =n|inx/?.
a) Déterminer le domaine D de convergence simple de la suite (u,), ainsi que la
fonction limite u.
b) Etudier la convergence uniforme de u, vers u sur D et sur les compacts de D.
Exercice II.2 Pour n entier > 2 et x réel quelconque, on définit une suite de
cena

fonctions (u,) par u, (x) = » où à est un paramètre réel.


noinn
a) Déterminer le domaine D de convergence simple de la suite (un), ainsi que la
fonction limite u.
b) Discuter, selon les valeurs de @, la convergence uniforme de u,, sur D.

Exercice II.3 Pour n entier > 0 et x réel > 0, on définit une suite de fonctions
(u,.),paru.(x) = 3" GE — 7 dl
a) Déterminer le domaine D de convergence simple de la suite (uA), ainsi que la
fonction limite u.
b) A-t-on convergence uniforme sur D?

Exercice II.4 Pour n entier > 0 et x réel quelconque, on définit une suite de
fonctions (u,) par u,(x) = n?x(1 — x)".
a) Déterminer le domaine de convergence simple de la suite (u,).
b) Calculer ee uh(z)dx. En déduire que (u,) ne converge pas uniformément sur
[0, 2[ vers 0.
c) Calculer la limite de u, — ), quand n — co, et retrouver le résultat précédent.

@ Exercice II.5 Pour n entier > 0 et x réel > 0, on définit une suite de fonctions
ne *(x° + x)
(un) p AT Un(T)
n(z) = ————
FA .
a) Déterminer la fonction limite u et en déduire que la suite (u,,) ne converge pas
uniformément sur [0,+oco| vers u.
b) Démontrer que la suite (u,) converge compactement sur ]0,+oo| vers u.
2
TANT 4 2n
Exercice II.6 Pour n entier > Oet x réel, on pose s,(x) = 1+ 7 + FT TE 5

et on définit une suite de fonctions (u,) par u, (x) = TE) -


n

a) Déterminer le domaine D de convergence simple de la suite (uA).


b) Étudier la convergence uniforme sur [1,+oo[ de la suite (u,).
& Exercice II.7 Pour n entier > 0 et x réel, on définit une suite de
fonctions (u,) par u (x) = e"*"
a) Déterminer les valeurs de x pour lesquelles la suite (u,) converge
simplement vers une fonction limite u que l’on déterminera.
b) Démontrer que la suite (u,) converge uniformément sur [1, +oo| vers u.
c) Démontrer que la suite (u,,) ne converge pas uniformément sur {0, 1[ vers u.
54 SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS
QE

d) A-t-on convergence CRE sur [0,1[ de la suite (u,) ?


[B] On pose v, = uw,
a) Déterminer le ne de convergence simple de la suite (v,) ainsi que la
fonction limite v.
’ : n—l\1/r
b) Étudier la suite à (=>) :
c) A-t-on convergence uniforme de la suite (v,) vers v sur les intervalles : [0, +oo|,
[0, 1[ et [1,+oo(?
Exercice II.8 Pour n entier > 2 et x réel > 0, on définit une suite de fonctions
l : /
(un) par u, (x)= (— de , où a et B sont des paramètres réels.
+n
a) Étudier, selon les valeurs de « et B, la convergence simple de la suite (A).
b) Dans le cas où la fonction limite est nulle, a-t-on convergence uniforme sur
]J0,+co| de la suite (v,) ?
@ Exercice II.9 Pour n entier > 1 et x réel > 0, on définit une suite de
2
fonctions (un) par un (x) = (—1)"2"° 11 x +r+n ;
= , où Best un paramètre ;
réel.
a) Déterminer, éventuellement selon les valeurs de B, le domaine Dg de convergence
simple de la suite (u,).
b) Etudier la convergence uniforme sur Dg, ainsi que sur les compacts de Dg.

Exercice II.10 Pour n entier > 1 et x réel, on définit une suite de fonctions (u,)
par un (x) = (—1) n°5 /n°.
a) Étudier la convergence simple et la convergence uniforme de la suite (u,).
b) Étudier la convergence de la suite des dérivées v, = u!,

5.2 Séries de fonctions

Exercice II.11 a) Déterminer l’ensemble D des valeurs réelles de x pour


2
lesquelles la série de terme général u,(x) = e TT (n > 0) est convergente.
b) Pour x € D, démontrer que F(x)= D n>0 Un(x) est continue sur ]0, +.
c) Démontrer que F est dérivable et même indéfiniment dérivable sur ]0, +oo!.

Exercice IL.12 Pour n entier > 1 et x réel, on pose u, (x) = (—-1y£


a) Déterminer le domaine de convergence simple D de la série Sur)
b) Pour x € D, on pose F(x) = nt Un(x). Démontrer que la fonction F est
continue et dérivable sur D. La fonction F est-elle indéfiniment dérivable sur D?
c) Démontrer que lim,_,1, F(r) = 0.

Exercice IIL.13 Pour n entier > 1, on pose u,(x) = (—1)" In sn


a) Déterminer le domaine D dans lequel tous les termes de la tite (Un)n>1
sont
définis.
b) Démontrer que la série D_un(x) est convergente dans D.
c) Pour ze D, démontrer que F(x) = Dn>1 Un (x) est continue et dérivable dans D.

Exercice II.14 Pour n entier > 1 et x réel > 0, on pose un (x) = (— fine
T+n
Séries de fonctions
55

a) Démontrer que la série Du,(x) est convergente. La série estelle


convergente
pour certaines valeurs de x < 0?
b) On pose F(r) = us Un (xt). Démontrer que F est continue, dérivable
et même
indéfiniment dérivable sur ]0, +oo[.

& Exercice II.15 Pour n entier > 1 et x réel, on pose u, (x) = sin(nx)
Ê " n°
a) Démontrer que la série Su, (x) est convergente pour tout réel +inn
x.
b) Pour x > 0, démontrer que F(x) = D_n>1 Un(x) est continue sur ]0,+oo|.
c) Démontrer que la fonction F est dérivable sur ]1, +oo|.
® Exercice II.16 Pour n entier > 1 et x réel > 0, on pose :
nm

Sfr) =T+ ++, (= et F(x) = Xi un(z) .


a) Déterminer les valeurs de x pour lesquelles la fonction F existe.
b) Démontrer que F est continue et dérivable.
® Exercice II.17 Pour n entier > 1 et x réel, on pose :
nn
MR Er se
Ne n

a) Démontrer que la série >_n>1 Un(x) est absolument convergente si x > 1.


b) Démontrer que la série est semi-convergente si 0 < x <1.
c) Démontrer que F(x) = 5,5, u, (x) est continue sur ]0,+oo!.
d) Calculer F(2), avec une précision de 102? près.
Exercice II.18 Pour n entier > 1 et x réel > 0, on pose u, (x) = (—1)"n2z"”,
où a et {3 sont deux paramètres réels.
a) Discuter, éventuellement selon a et f, la nature de la série 3,5, ua (rt).
b) Quand la série converge, on pose F4,g(x) = 3,51 Un(t). “
Dans le cas où B > 0, démontrer que la fonction F,,8 est continue et dérivable
sur ]0,1{. Est-elle indéfiniment dérivable?
c) Que peut-on dire de F,,8 lorsque B < 07.
æ Exercice II.19 a) Démontrer que la série 3°,,., sin(2r n! x) converge absolument
et simplement pour x € Q, mais ne converge pas uniformément sur Q.
b) Cette série converge-t-elle sur R ?
Exercice II.20 a) Étudier la convergence simple de la série > n=0 ce
b) Démontrer que la fonction S définie par S(x) = >,>0 e"®" est continue et
dérivable sur [1,+oo!.
Exercice II.21 a) Étudier, selon les valeurs des réels & et ff, la nature de la série

mere”.
DL , où x est un réel > O.
na.
b) Pour 8 > 0, on pose S(x) = Et-D' + Démontrer que la fonction
S' est continue, dérivable et même indéfiniment dérivable sur [0,+oo{.
@ Exercice II.22 [Exam] a) Étudier, selon les valeurs du réel B, la nature de la
PL 2 SEL RN
série D,>1(—1)"z" In , où x est un réel > 0.
SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS
56
—_—
90 _——"—"—"—"—"—"—"————

b) Dans le cas où f > 0, démontrer que la somme S de cette série est une fonction
continue sur ]0, 1].
4 Exercice II.23 a) Déterminer les valeurs du réel x pour lesquelles la
série D Te sin(nx) est convergente.
# . T .

b) Soit S' la fonction définie sur x € [0,1] par S(x) = >>: =sin(nz). Dé-
montrer que S est continue sur {0, 1].
c) Démontrer que S est dérivable sur ]0,1{.
4 Exercice II.24 Pour n entier > 2, x et y variables réelles, on pose

cos(ny)
Un(T, y) = QU En :

a) Dans le cas où y = kx (k € Z), déterminer les valeurs du réel x pour lesquelles


la série 5}, Un(T, y) est convergente.
b) Étudier la convergence de la série D_n>2Un(0,y) (cas où x = 0).
c) Dans le cas où x # 0 et y # kr, déterminer, selon les valeurs de x et y la nature
dela série) -u,(r,u).
d) Pour # > 1, on pose S{x,y) = },>2un(x,y). Démontrer que la fonction S$,
ainsi définie pour les deux variables, est continue sur ]1,+oo[ x R.
Suites de fonctions 57

6. Solutions des exercices


6.1 Suites de fonctions

Exercice IL.1 a) u,(x)}=n|lnx|"=exp{inn+nin|lnx|}=exp{n (n|inx|+le)}


nn 4 , :
Comme Fi 0, la limite de u, dépend du signe de In|Inx|, d’où :
L me 1
>siln|Inx|
> 0, soit si x > e ou x < —; un — +co:
e
| AE 1
bsiln|Inx| < O, soit size|-,el, Un — 0;
e
bsir=eourz=?, |Inx| = 1 donc u = n— +00.
À 1
Conclusion : La suite (u,) converge simplement sur D = |_ el vers u = 0.
e
b) u, est une fonction décroissante sur |Ë 1] et croissante sur [1,e[ (même
comportement que |Inx|), donc a, =sup,ep lun(t)—u(x)|=lims;-e un(e) =n; cela
prouve que (u,) ne converge pas uniformément sur D vers 0, car lim,
_,160 An=+00.
Sur tout intervalle compact [a, b] € D, on a sup,,y lun (x)| = max(juA(a)|, [un(b)|),
avec [u,(a)| et [u,(b)| de limite nulle. On a donc convergence uniforme sur tout
compact, c’est-à-dire convergence compacte sur D.
—nT

Exercice II.2 a) Six < 0, — — +oo pour tout æ donc un — —00; la suite
diverge.
Si x = 0, u,(0) = 0 converge vers 0.
NT

Si zx > O, er pour tout a donc un — 0.


«nn
Conclusion: D = [0,+oo et u = 0.
enæ 1 =
b) u!,(x)= SR nx), d’où "ie lu,(x) — u(x)| = u(s) TS EE On a
donc NE de uniforme sur D:“àFe seulement si,aait> D.
Exercice II.3 a) Siz =0oux=1 u,(x) =0; tue converge vers u(x) = 0.
1 In 3° *
SU ec ne PR SAP NE (ins+ :
{ar
exp )} — 0 et de même

3x" = 3" (x5”)° — 0; donc u, (x) — u(x) = 0.


Six > 1 u, (x) = 329" Ga, —-1)- _3°%3"""; donc un — —00.
Conclusion : (un) converge vers u = 0 sur [0,1].
b) u!(x) =3" ERA r Erin) = 32np3"—1 (1 2

Le maximum de u,(x) est donc obtenu pour x tel que x =— 7 (x = 0 est un

minimum) et @n = Sup [un(t)| = 3" (—; —=) - le +00; pas de


f. ze D “E à 3V3 V3
convergence uniforme sur D.
2Inn
Exercice IL.4 a) [us(x)| = [ein°[1 — xl" = |x|exp {ro = 2|+ )}
On en déduit que [uA(x)| — 0 siln|1—x| < 0, soit si |1 mt\< ls doncD<r<2,
avec x £ 1 (pour le logarithme). Le cas x = 1 donne emo un(1) = 0.
D'autre part [u,(x)| — +oo si In[1-zx| > 0, soit si x > 2 ou x < 0.
58 SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS

Six =0 u,(0) = 0; six = 2, un(2) = (—-1)"2n”, suite divergente.


Conclusion : (un) converge vers 0 sur D = [0,2[. f
1 nt OR D n donc
b) On pose 1—x=t. 1 un(z)dr = [, n?(1-—t)t"dt = mr Dm
6,55 fs Un(r}dr = f limu,(x)dx = 0; ce qui prouve qu’il n'y a pas
convergence uniforme sur [0,1], a fortiori sur [0, 2[.
1
c) u!,(x) = n?(1-x)"-!(1 - (n+ 1)x), d'où des extrema enr = lez =:
1 n2tr 0 oul
= 0, suplu,(x)|:)| = un(——)
Comme u(1) = — | = ———
+ = an.
n On calcule:
2 2
An = RU Nues No ne voisinage de l'infini, car
n+1l)/ n+1 n+1(1+41) e
liMn_oo (1 + 1)" = e; donc an — +00.
ne (x + zx | ‘
Exercice II.5 a) Pour n — co, un(x) — mie) S T 7 0, doù
limy co Un(t)=e"*(x? +1)=u(x), si x=0, et u,(r)=0 converge vers u(x)=0 =u(0).
Comme lim,_.ou(x) = 1 # u(0), la fonction limite n’est pas continue; il ne peut
donc y avoir convergence uniforme sur [0,+oof.
b) Soit [a,b] un intervalle compact inclus dans ]0,+o{. La dérivée de u, fait
apparaître un polynôme de degré 3 au numérateur. On peut éviter l’étude du
signe de la dérivée en procédant ainsi :

x(x? + 1)e-” 9 |
On = SUP [un (tr) — 0| = sup ———— < sup
zxsup(r* + 1)e * sup ——-
[ab] lt 1+nx [ab] ue. Lab] + nx
1
Comme ((x? + 1)e-*)" = —(r — 1)2e* < 0, on a a, < b(a? + 1Je®- DS et
n
ce majorant tend vers 0, quand n — co; donc lim,_,… an = 0, ce qui prouve la
convergence compacte sur ]0,+oco!.
2n
Exercice II.6 a) s, est la somme partielle de la série de terme général A qui
x2(r+1) 9n
converge si, et seulement si, |[x| < 1 car im = —— = x? montre que
o|2(n+1) x?
converge si x? < 1 et diverge si x? > 1; les cas x = +1 et x = —1 donnent
= l+- hen “Ho E à * qui est une suite divergente. En effet, l'inégalité suivante

|S2m — Sm| = = Re
D ae ND
EU montre que (s,) n’est
7 P pas une suite
de Cauchy. On a :
| 1
ml SE) TETE A —— sifr|<1
im Sn (a) F ee si Ix| a 1 où AR Un(x) n u(x) > s(x) £ f
0 si Tl'>T
Donc D =R et la limite de la suite est u(x).
On peut remarquer que u est continue sur R, car s(x) — +oo si lx| — 1.
1 1
b) EE= HET
PE = 0 — 0, quand n — ; ce qui prouve la
me en uniforme de u,, vers 0 sur [1,+oo!.
Suites de fonctions
Re 9
Exercice II.7 a) nz° — 0, quand n — +0 si, et seulement, si |x| < 1;
dans ce cas u,(r) — u(x) = 1.
Six > 1,nx" — +oo quand n — +00: alors Un(z) — u(x) = 0.
Siz < —1, nt"® — +o quand n — +00; alors u2,(r) — 0 et u2»41(T) —
+00,
donc (u,) diverge.
Conclusion : (u,) converge sur ] — 1, +oo[ vers u(r)= {Ousir >
1 si-1<r<1
b) &, = suplu,(x) — u(x)| = supe-"*”" =e”*, donc lim, oi==10,
z>1 x>1
cJan= sup fun(x)—u(x)| = sup |e"#"-1] = 1-e-", donc
0<r<1 O<x<1 lim (1-e-") =1;
res
ce qui prouve la non convergence uniforme sur [0, 1[ de (u,) vers u.
d) Soit [a, b] un compact inclus dans [0,1[.a, = sup |e-"*” —1| =1-e
7 0,
a<xz<
quand n — co (car b < 1); ce qui prouve la convergence compacte sur [0, 1[ de un
vers 1.
a) v,(z) = —n?r"-le "2" — —n?2 lu, (x)
b Si fx| <1, n?x*-1 — 0 donc v,(x) — v(x) = 0.
b Six] > 1, n?2%-1 — too et u, (x) — 0 mais :

lu(x)| = e2lnn+(n—1)lnx-nr" {-na”(1_2lan


| exp (n — de
nx" nx?
l (n—1)lnx
avec = — 0 et — 0; donc [v,(x)| — 0.
nx
D Six < —1, (v,) diverge en n’ayant pas de limite.
Conclusion : (v,) converge vers 0 sur ] — 1, +ool.
b) Pour étudier les variations de |[v, (t)|, calculons sa dérivée :
lv, (x) = n21°% 2e "7" ((n—1)-n?x"); ce qui montre que le maximum est obtenu
Àps = 1\1/n
DOUTE — D SON EL, — (= 5 ) . Mais :
n n
n—1
on N n-1 y on—1l/n—-1\-1/r
fn (æn)| = n?( 2 ) exp{-n nv }e n n2 Er ) )

avec

n—1\-* 1 : 1 1
( : ) =€xXp [-=(n(r-1) nn ) = EXP [-=(nn+n(1-=)-21nn)] = 1,
n n n n
au voisinage de +00; d’où [v,(x6)| — (n — 1)e-!.
c) On n’a pas convergence uniforme sur [0,+oof, ni sur [0,1[, car 0 < x, < 1. Par
contre sur [1,+oo[, sup,>1 [A (t)| = vn(1) = n?e”* et lim, n°e" = 0 prouve
la convergence uniforme sur [1,+oo|.
Exercice II.8 0 si {8 > 0 Va} OU si {8 =0 a < 0}
a) FA ent mnt — +00 si {8 < 0 Va} OU si {8 =0 a > 0}.
(ef 0) 7k 10 28{820
a =0}
Donc si f=0et a = 0, u,(x) = (—-1)" ne converge pas.
Conclusion : La suite (u,) converge vers 0 sur ]0, +oof si 8 > 0, quel que soit a et
st 00, 1a<0:
60 SUITES
—— DE FONCTIONS
ET SÉRIES—"—"—"— …
9 ————_——

1 (nn)* s
b) se lu(x)| es
= (nn) ROUES
ne ON ENTRE SET
ou 0 dans
les cas où (u)
4
converge simplement.
On a donc convergence uniforme de la suite (u,) vers 0 sur ]0, +ool.
Exercice II.9 a) On a:

a+r+n r2+x g mr 1 2 2.2 ce ;


10 ————— =In|1+ e — In me = ne +zr) -r)+0o n2

np+2
Comme |u,(x)| — £ : la convergence dépend de B :
+2
b sif<0, nf—0et lu,(x)| — Fa donc u, —0 Dg=]0,+oof;
3
b siB=0, nf=l1etlu,(x)] — . donc un —0 Dg=]0,+o|;
0 si, 0 as
b sig>0, nf — +o et [u,(x)| — { Dg =]0, 1].
: OO SLT >
z+z+n x(x
+ 2n)
b) Notons que (in ti) = PO ESS > 0 pour tout x > 0.
Si 8 = 0, [ux(x)| est croissante sur Ds, car il est produit de deux fonctions crois-
santes; donc supp, lun(x)| = lims+ [un (t)| = +oo et on n’a pas convergence
uniforme sur Dg. Par contre, on a convergence compacte sur Dg car pour tout
b
[a, b] C Ds, suppy lun(t)| = lun (b)| + mi donc limn-, SUP,] lun (t)| = 0.
Si 8 < O0, la fonction x + x" reste croissante, donc [u,(x)| l’est aussi et
SUPD, [Un (t)| = limr-+ [un(t)| = +00; pas de convergence uniforme sur Ds,
mais comme ci-dessus, convergence compacte, car sup{.# l'un (æ)|= l'un(b)| EL.
Si 8 > 0, [ua(x)| est croissante sur Ds =]0, 1], d’où d’après les résultats suivants
+n ; 2 n ,
supp, lun (t)| = lu(1)| = In et lim In = 0, la convergence uniforme
l n n— 00
sur Dg, a fortiori sur les compacts de Dg, de la suite (u,) vers 0.

COS — 1 a + o( : )
Exercice II.10 a) Onan n=n 2n? n$/ Ln; d’où lun (x)| — Lu et
n
(un) converge vers 0 simplement sur R et uniformément, car supr [un (t)| = —-
: , , 1

IE n
b) u,(x)
! L lnn
= (—1)"* 1Le nua te sin. donc [u!,(x)| < — pour tout x ce qui
:

prouve la convergence uniforme de la suite (u/,) vers 0 sur R.


6.2 Séries de fonctions

Exercice II.11 a) Six < 0, u,(x) = eTn°z ne tend pas vers 0; la série
diverge.
Pousre:0; (un(x))!/ =e 7% _, 0, donc la série converge.
b) Soit [a,b] un compact inclus dans ]0,+o[, &, = SUP{o,8] Un(T) = ere
et
2. An Converge, on à donc convergence normale sur tout
compact (et même
sur tout fermé {[a, +co[), donc convergence compacte sur ]0, +oo!; la continu
ité des
fonctions u, permet de conclure que F est continue sur ]0, +oo![.
Séries de fonctions
61

c) Démontrer directement que F est dérivable à tout ordre.


On suppose que F est k fois dérivable, alors on a:
F) (x) = Dit ilmn eve = Dont Un () ,

vn(T) _ Cr nor et SUP/{0,b] lu, (x)| = lu,(a)|.


La série D vA (a) converge, car lim, [u/,(a)|1/? = 0.
La série des dérivées converge, donc compactement sur ]0,+oo[, donc FK) (x) est
dérivable et F(K#1) (x) = nl v, (x). Par conséquent F est indéfiniment dérivable,
c'est-à-dire de classe C®.
e-vnz
Exercice IIL.12 a) Si x < 0, [u,(x)| = — +00 et la série diverge.
; 1 ar
Sz= 0, |u,(0)| = e la sérieRd diverge, mais: u, (0) = montre que la série
n
est semi-convergente car c’est une série alternée convergente.
Six > 0, [u,(x)| — 0, [u,(x)l!/" = en 1" 1] (pas de conclusion); alors
que n°|u,(x)| = n%-le-V#% _, 0 pour tout à, en particulier pour a > 1. Ce qui
prouve la convergence absolue (simple) de la série. On peut aussi remarquer que,
— nt

pour-t OX. (x).= est une suite positive décroissante vers 0, donc la
série alternée 5°,,59 À (x) converge.
b) Posons F,(r) = 3 u(x); alors |F(x) — Fh(x)| < |R,(x)| = [EX u(x)l,
e-vr+iz
AVC [dti] = Ani1(t) — Rte d’après les propriétés des séries
alternées. D'où sup,>0 |F(x) — F,(x)| < sup,>o Àn+1(x) = eus ce qui prouve la
convergence uniforme de (F,) vers F sur {[0,+oo!{, soit la convergence uniforme de
la série. F est alors continue sur [0, +oo|.
1 he. = : ;
Notons que n°|u,(r)| — 0 donne [u,(x)| < — en particulier, mais ceci est vrai
pour tout n > no(x) dépendant de x; il n’y donc pas convergence normale; par
contre pour x > a > 0, [u,(x)| < [u,(a)|, ce qui prouve la convergence normale
sur [a,+oo[, d’où la continuité sur ]0,+oo![ de F.
7.
On a u,/ (x) =CRE(—1) n+1€ ; puisque [u,,41(x)| < F3] la série des dérivées
est alternée et converge; on peut donc conclure que F est dérivable sur [0, +ool et
F'(a) = Doi un(a).
Par contre u/{(x) = (—1)"e-V"*, donc Du/(r) ne converge que sur ]0,+o.
Plus généralement, u{F) (x) = (SD En Prev et Pa ŒIL Pi (a)|, pour
x > a > 0, prouve que toutes les séries dérivées convergent normalement sur
(a, +oo[; ce qui montre que F est k fois dérivable sur ]0,+oof, si k > 2.
c) On pose t = e-*. La série F(x) = G(t) = 35 (—-1)"
re At25 converge simplement
sur [0,1] et uniformément sur [0,1], car elle alternée dont le reste IRC HT
à nie .
0isoitilimss, (rh 0
On peut donc écrire lims_,o G(t) = D; Eee

Exercice II.13 a) Il faut que (n + x)(n — x) > 0 pour tout n > 1; ce qui donne
re D=Ns1]-nn[=]-1,+1
62
DE — SUITES ET —————."….
— ————— SÉRIES DE FONCTIONS

b).À, (x) = In nat est une suite décroissante vers 0, si x > 0, car sa dérivée
n —

& GE = “_S On peut donc conclure que la série alternée


dt t-x -x)
(t+zx)(t
D h5>1(—1)"An
(x) converge, si 0 < x < 1.
Pour x =0 un(0) = 0 pour tout n > 1.
Pour x < 0, on peut remarquer que À,(—x) = —X,(x) et la série alternée
D ,s1(—-1)"#1X,(—-x) est alors convergente.
Autre méthode : On a u, (x) = (—-1)" (in(:+ =) — În (i— =)): Développons

Moyee 1 (2 +2 s+o(5))=€ IE + (-Da +o (+),


1) (
avec D série alternée convergente et 3°, ——
ù
+
série absolument
’ —-1)" # _e

ÉrTER
convergente; donc ÿ:,5, un (x) converge, mais ne converge pas absolument, car
2|x|
lun (æ)| + —— e
c) On a F(—-x) = -F(x) (F impaire); il suffit de prouver la continuité sur {0,1[.
La décroissance de [u,(x)| donne que le reste |R,(x)| < [us+1(x)| < n+i

donc le reste tend vers 0 uniformément, alors la série converge uniformément et F


est continue sur [0,1[, il en est de même sur ] — 1,1.
nl
On a u,(x) = (—1) Sr et >ju,(x) est une série alternée convergente car
‘ 2n nn Res
la suite n
———
est décroissante vers 0; cette série

converge uniformément car
j 2n Fe 7.
SUPIz|<1 lUn+1(t)| = 7j 4pPour limite 0, quand n — +60; donc F est dérivab le
/ RS n 2n
et F (x) = >) n2 Se 12°

à
Exercice nn
II.14 a) [u,(x)| Fa montre que la série ne converge pas absolument.
d { Int 1 ( )
grand, ES
Pour tout t assez BSLIQUE (CE ) li (x +4)? 1 — Int) < 0; donc, pour
n > no, la suite (lu, (+)|) est décroissante vers 0 et la série alternée converge.
Autre démonstration : u,(x) = RE = (— Mes
Me 1-48 + Oo à
n(+£) donc
n n
nn Nan nn
Un(t) =(IN(—1) n er= + 1) n Else
(—1) T5 +o m2
FL

ne
La série alternéeJ nnn
Ù (—1) Tr est convergente car, pour n Inn
>
e, —— est
ee be n
décroissante. La série mn
) (—1)7+ F7 Er
est absolument convergente, ainsi que
In
de Ce
7) donc ju, (x) converge.
b) Le reste
la série de alternée converge uniformément car vers 0,
nn
[Ra (&)L< Jun+1(t) <=; donc.la série converge uniformément sur ]0,+oo|
et Fest continue sur ]0, +oo!.
Séries de fonctions 63

Onau, (x) = (—-1)"* Ban


/ es 1 In n
; la série des dérivées converge absolument et même
pue are #

nn
normalement, car [u/,(x)| < —=, donc F est dérivable.
É k % nn
De même ul (x) = Uk marre ; toutes les séries dérivées, d’ordre k € N*,

convergent normalement, car [u(®)(x)| klinn


< IL donc F est k fois dérivable et on
à FO(r) = 3, f(x).
[sinnx|
Exercice II.15 a) [u,(x)| — EsSui — montre que la série converge
San Le mn
absolument si x > 1.
Pour0 < x < 1, la fonction n + n° + Inn est croissante, (x) 1
=
n° +lnn
est décroissante vers 0 et DE _ysinnt| < T0 Ces deux conditions, par le
Théorème d’ABEL, assurent la convergence.
Si x = 0, u, (0) = 0 et la convergence est “grossière”.
De même, si x = kr, k€ Z, u,(x) = 0. On suppose donc x £ kr et x < 0.
nr 1 7”
La dérivée at +Int) = A 1+ xt") est positive, car t* — 0, pour t — +00; donc

À, (x) est encore décroissante et vers 0. Comme [5 sinnt| < ———, la série
Isinz/2
321
converge toujours par le Théorème d’ABEL.
b) Montrons d’abord que F est continue sur ]1,+oo[. En effet, la série con-
verge normalement sur tout compact [a,b] C]1,+o{, donc uniformément, car
sup [u,(x)|< —: Mais F est continue à droite au point 1, car continue sur
sh . e “ . L j .

a<z<b nm
(1,2] par exemple. res
le Théorème d’ABEL-uniforme :
N . 1 1
et SUP11,2] An(T)— : donc la suite (À,)
[24 sinnel < [sin(z/2)| Fusil.
< n+inn
tend vers 0 uniformément.
Pour x €]0,1], F est également continue, car, pour x € [a,1] C]0,1], on a
pr sin(inrt)| < END] et SUPto,1] An (T) = TK Finalement F est continue
sur 0, +oo!.
n COS NT à n’Inn
c) La dérivée u/,(x) = MER à LS rpm m= Vn(x)— wn(z), avec
n° Inn nn hn
lw,(x)| = pe 7 Se < LE! sir > a > 1; ce qui prouve que la
série 5 w,(x) converge normalement sur [a, +co[C]1,+oof.
n| cos nx| L 1 si x > a > 2 ce qui prouve la convergence
= ——— <— <
Et Ju(a)l= n°+nn <— pet pal
normale donc uniforme sur [a,+oo[C]2,+oo[. Donc F est SERA sur ]2,+oof.
Pour x e]1,3[, D vA(x) converge uniformément, car nu tend vers 0 uni-

formément sur ]1,3[ en décroissant, et |


2 La
371 cos nl - sna/2 < sn3/2 et Fest
. N

dérivable sur ]1,3[; donc finalement dérivable sur ]1, +oo.


Exercice II.16 a) Si0<zx<1, s,(x) — —In(1 - x); donc u,(x) # 0.
Six >1, Sn(x) — +oo et u,(x) — 0; la série peut converger.
64 SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS

1 1 1 Jar
Site 5 +... + Ti Inn; donc u, (1) — ES et la série diverge.
nm l/n pin 1 2e
Sitz>1l, un(tz) <— =Unetun = TRE < 1; donc la série converge.
2
b) Soit [a, b] un intervalle compact inclus dans ]1, +.
n n he
On a sup,y lun(t)| < SUP, <z<b PRE on la donc série converge normalement
sur tout compact, par suite uniformément sur tout compact de ]1,+oo|[ ce qui
prouve la continuité F de sur ]1,+oo.
A l+r+...+al g—1 <
La dérivée u! (x) = DR = A= z)(s(x))? ; d’où, tenant compte
An n 1
de x > 1, on a Ju!(x)| < = (5) = un) avec lim, wa(x)/" = = <1
et pour x > a > 1, w,(x) < w,(a) avec S w,(a) convergente. La série des dérivées
converge uniformément sur [a, +oo[ et F est alors dérivable sur ]1, +.
nn nn :
Exercice II.17 a) Six > 0 |[u,(x)| — TRE et hs: Te converge, six > 1, et
diverge, si x < 1.
: a ; Inn
b) Si0 < x < 1, la série est alternée et À, (x) = a
LH Tin
Prouvons la décroissance à partir d’un certain rang no. La dérivée

nt du 1 Bt ve
d
_ (+r2#)? [A +x LE SEE )] :
dt ()

Examinons le signe de lG + 27t® 2 Int)=-79t#" lInt -—— ——).


Pour t assez grand, la parenthèse est positive: donc la de no
série alternée est donc semi-convergente si0<æx<]1.
Six <O0, [u,(x)| — Inn et la série diverge grossièrement.
c) Pour démontrer que la série converge uniformément sur tout compact
[a, t] C]0, +co] il suffit de prouver que À, (x) — 0 uniformément sur (a, b], car la
série étant alternée, le reste |RA_1(x)| < X\(x). Calculons A(x) = sup,4 An (x).

AG) lon ep ee ce Renan


aSr<bl+an® inf (1+x?n*) 1+ inf x2n? 1+a?n
a<æ<b a<x<b

TZ2n°
:
est croissante à nn
CAT T — sur R+.Ona Lim > = 0 car a > 0. Onen
conclut que F est continue sur |0, +ool.
n+o 1 + ane
d) De|F(2)—F,(2)| < À,41(2), avec F2) = D üP(2), on déduit
qu’il suffit de
trouver n € N”, tel que À,41(2) < 102. Or X7(2) = Eu = 0,098
; donc n = 6 suffit
et F6(2) = F(2) à 107? près, avec A2) — 20e HAS m5 np
17 sn ee
Exercice II.18 a)| Supposons B > 0] Si x > 1, [u,(x)|
= n°27” = +00 quand
n — © et ceci pour tout a € R; donc la série diverge grossi
èrement.
Six = 1, un(1) = (—-1)"n° ne tend pas vers 0, si a > 0,
et la série diverge encore.
Par contre, si & < 0, la série alternée converge, elle
converge même absolument, si
a <=,
Séries de fonctions
65

Si0<zx<1, [u,(x)| — 0 et n'lu, (t)| — 0; ce qui prouve que la série


converge
absolument.
Supposons 8 = O|u,(r) = (—-1)"n°%x, la série converge absolument si @ < —1 et
semi-converge si —1 < a < 0; elle diverge si a > 0.
lu, (x)| + n°, la série diverge si & > Oet converge absolument
si à < —1.
at
tz ): mr a—1,,.t
UT (a+ B(Inx)t), avec t7 — 0 et —1 < œ < 0; ce qui prouve que
la dérivée est négative. Donc [u,(x)| est décroissante vers 0 et Su,(x) est une
série alternée convergente si —1 < a < 0.
b) On suppose 8 > 0 et x €]0,1[. Pour tout intervalle compact [a,b] CJ0,1[, on
a [u(x)| < [u,(a)|, avec 3 u,(a)| convergente; ce qui prouve la convergence
normale de la série sur [a,b], donc la convergence compacte et F8 est continue
sur ]0,1[, sans aucune condition sur a.
Sa dérivée u/,(x) = (—1)"n2+827°-1. alors pour tout compact {a,b] €]0,1[ on a
lu, (x)| < lu’,(a)|, avec 3 |u/,(a)| convergente, car n?lu’,(a)| — 0; ce qui donne la
convergence compacte de la série des dérivées et par conséquent F8 est dérivable
sur ]0,1{, toujours sans condition sur a.
D'une façon générale u{)(x) = (—1)"n°+8 (nf — 1) ... (n8 —k+ 17° —# et
ju) (x)| < [uÿ9 (a)| sur tout compact [a, b] C]0,1{[, avec 5 lu (a)| convergente ;
ainsi F,,8 est indéfiniment dérivable.
c) Si 8 < 0, la série alternée converge pour tout x > 0; le reste d'ordre (n — 1)
est tel que [Rh_1(x)| < [u,(x)| < [u,(b)|, pour tout x € [a,b] C]0,+oo[; ce qui
prouve la convergence uniforme de la série sur tout compact [a,b]. Donc F8 est
continue sur ]0,+oo[, nécéssairement a < 0.
Comme au b), les dérivées successives u®) (x) sont décroissantes vers 0, en valeur
absolue; les séries alternées dérivées de tout ordre convergent uniformément sur
tout compact de ]0,+oo[ et F,8 est de classe C'© sur ]0, +oo!.

Exercice II.19 a) Soit x € Q. Il existe entier N, tel que pour n > N,, on ait
n!x € N*. Alors à partir de N,, u,(x) = 0 et la série converge simplement et
absolument.
Si la série convergeait uniformément sur Q, elle vérifierait la condition de Cauchy-
uniforme supo [up+1(x) + :-: + uç(x)| < €, en particulier pour q > p > No et
1 ‘ :
Un(z) — 0 uniformément sur Q. Or si zn = TA Un(Tn) = 1; ce qui contredit
SUP Un(z) — 0.
be 1
b) Démontrons que la série ne converge pas sur R. On choisit x = e = De à
1 1 ê
d'où n!x = n(ES à) + nn = N+e,, avec N € N°, on obtient
sin(2r n!x) = sin2r(N +e,) = sin2reh.
1 1
D ———— = ———1 |(——
1
|) = —;
1 d'oi 1
d'où e, — <et
D CPE ER TE PET ï
n+1
n n
un(e) = 2ren, avec De, série divergente. La série Ju. (e) diverge aussi.

Exercice II.20 a) u,(x) ne tend vers 0 que si x > 1 (cf. Exercice 7.).
66 SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS
mm
D

Six > 1, [u(x)l!/" = e-" et lims_ e7?" = 0 ce qui montre la convergence


absolue de la série dans ce cas.
Six = 1, u,(1) = e "est une série géométrique de raison el, donc convergente.
b) On a sup, >, un (x) = e" ; ce qui prouve la convergence normale de la série sur
[1,+oo[ et entraîne la continuité de S' sur [1,+oo|.
La dérivée u!,.(x) = -n?x"-le"*" et [u!(x)|!/" = ntz 7 e *” tend vers une
limite nulle, si x > 1; de plus [u/,(1)| = n?e-" et [u/,(1)[!/" — e-!. Donc la série
des dérivées converge simplement sur [1,+oo!.
Comme sup, lu, (x)| = |u/,(1)| (cf. Exercice 7), la série des dérivées converge
normalement sur [1,+oo[ et S est dérivable sur [1,+oo[.
Exercice II.21 a) Pour tout x > 0, u,(x) ne tend vers 0 que, si 8 >0etaeR,
ou, si 8 = 0 et a < 0 (cf. Exercice 8).
1 ;
La valeur absolue [u,(x)| — (Inn) nf; la série 5e nn)=an converge, si B > 1
et ae R, ou, sif=1et
æ < —-1.
Si 0 < 8 < 1, la série est alternée et À,(x) = [u,(x)| — 0 si n — c. De plus,

dB Re+05 = Grp le(i+5)-#ine] < 0,à partir de #2 toi ce qui


AODDRE tn Abe — Blnt| < 0, à
établit la décroissance de À,, donc la convergence de la série alternée.
tir de t > to: i

Sif—=0et a <0,u;(x) = (—-1)"(Inn)® est le terme général d’une série alternée


convergente.
b) On a lu, (x)| = (nn)*n7f avec 8 > 0, donc lim, _,….(Inn)® nl = 0; ce
z>
qui prouve que la série alternée converge uniformément sur ]0,+oo!, car le reste
d’ordre (n — 1) verifie [R,-_1(x)| < [u,(x)|. On en déduit la continuité de S sur
]0, +ool.
On 8 u,(e) = (08 PE avec suplus(a)] = SO «4 35ann)
] (04 œ œ

converge, car Ü + 1 > 1. La série des dérivées converge normalement sur ]0, +oo!,
donc simplement, et s est alors dérivable.

açon
D'une façon g générale @) ==
u(*)(x) 6(8+1)
HE ... (8+k—1)(—1)
k — 1)(—1)7+# GS
(nn)®
] œ
et supu{)(x)| = B(B+1)...(8+k- Deere ; d’où la convergence normale de
z>0 n
toutes les séries dérivées d’ordre quelconque et donc S est de classe C®.
27 +2
Exercice II.22 a) On a [u,(x)| — , d’après l'étude faite à l’Exercice 9.
n
La série ne converge pas absolument.
Si 6 > 0] La série peut converger si x € D =]0, 1]. Alors :
bsi0<zx<1,n?|u,(x)| — 0, donc la série converge absolument;
:
bsiz=1,u;(1)=(-1) In —+n et lun(lle l la série ne converge pas absolument
mais la suite |u;(1)| est décroissante vers 0 et la série alternée D Un(1)
converge.
. RIT 2 +ETHn À
Sif=0| u,(x) = Er et là Stite ne In #2 est
décroissante vers 0, donc la série alternée est convergente.
# -
# . #
T + n

La suite (|u,(æ)|) est décroissante vers 0, à partir d’un certai


n rang,
Séries de fonctions
67

be (peter) ot “Se ? RÉ RES


dt t+t (x+t)(a2+r+t) ” #18 moitie /À
dérivée négative pour t > fo, car EE T. 0.
On en déduit que la série alternée est convergente.
b) De supoc;<ilun(t)| = lun(1)| on déduit que la série alternée converge
uniformément sur ]0,1], car le reste d’ordre (n — 1) [Rn-1(t)| < [un(1)|; d'où
la continuité de S sur ]0, 1].

Exercice II.23a) [u,(x)| = Ix/"| sin nzx|.


< |x|” et la série converge absolu-
L 1+n*
ment, si [r|<1.
sinn 1
Pour x = +1,on a u,(l) = avec n décroissante vers 0 et
: l+n Lin
D sin nl< sm172 donc la série Su, (1) converge et ne converge pas absolument
N 2 # .

à ; 1 — cos2n 1
car [sinn| > sin?n et [u,(1)| > avec > Tr divergente.
2(n + 1) ?
AE > 1, lu,(x)} = 2tn “lsin 2 ne tend pas vers 0 si x € nZ; donc la
divergence est grossière. Si x = kr, u, (x) = 0 et la convergence est grossière.
Siz <0,ona u,(x) - x"sinnzx et [u,(—1)| — |sinn| donc la série diverge.
Pour x < —1, (exceptés les cas où x = kr, k € Z où u, (x) = 0, donc convergence
de la série) on a [u,(x)| ne tend pas vers 0 et la série diverge.
Conclusion : La série converge si x €] — 1,+1]U xZ.
b) Désormais x € [0,1].
De [u,(x)| < |x”| on déduit que sur tout compact {a,b] C [0,1{, on a [u,(x)| < b".
D'où la convergence normale de la série sur tout compact [a, b]; ce qui implique la
convergence compacte sur [0,1[, puis la continuité sur [0, 1[, mais pas sur [0,1].
g T
Sur tout compact [a, b] C]0, 1] on a enr Ten donc À, (x) =
l+n?
tend vers 0 uniformément sur {[a, b], et en décroissant. La valeur absolue :
N SNnt| ><
1 — , pour 0 < a < x < b < 1. Les hypothèse du
b |— [sin(r/2)P Srsitia/2
Théorème d’ABEL-uniforme sont réalisées et S est continue sur ]0, 1]. Finalement
S' est continue sur ]0, 1].

)0 (x) nz"-lsinnx : z"cosnxr —n*z"sinnxinn


c)Ona x) = ——— + —————— + ————— —
F 1+n? 1+n? (1+nx)?
fre 10 ne n ;
= ——— (sinnr +zxcosnt) — —— x" Inn sinnx
1+n* (1+n°)

lu! (x)| < nxz°-1(1+x) +2" Inn < nos" +nrit < nr, 1 cr" < 27? 1

Sur tout compact [a, b] C]0,1[, [u’,(x)| < 3nb"-! et la série 3 nb"! converge, car
En e(nbe tie,
La série des dérivées converge normalement sur tout compact de ]0, 1[; d’où S est
dérivable sur ]0,1[.
: (Chen
Exercice II.24 a) Si y = kr, cosny = (—1)"" et u, (x, kr) = IG
68 OSUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS
o

Six > 0, lu,(x, kr)| = n° et la série converge absolument si x > 1. Dans ce cas, si
k est impair, (—1)"(#+1) = +1 et u, (x, kr) > 0 donc la série diverge si 0 <x < 1,
mais est semi-convergente car elle alternée avec [u,| décroissante vers 0.
ie ur
, donc la série ne converge pas absolument;
donc il faut k soit pair pour “V'elle soit alternée et k > 0, sinon u, ne tend pas
vers 0. D'où, si k est pair > 0, la série converge.
Six < 0, n° + (Inn)®t#" = (Inn)®+ÆT et la série ne converge pas absolument
même si k est impair, puisque u,(x,kx) > 0. Si k est pair, la série est alternée
mais diverge grossièrement si x + kr < 0, soit pour x < —kr (k fixé). Si k est
entier pair positif, alors [u, (x, kx)| est décroissante à partir d’un certain rang et
la série converge.
—1)" cos ny
b) On a Un(0, y) = T+nn) + On suppose y £ kr, ce cas ayant été étudié.
Si y < 0, le terme général ne tend pas vers 0 et la série diverge.
Si y > 0 , la suite n > ——— est décroissante vers zéro et
1+(Inn)s
1
[ES(-1)"cosny = ES cos n(y + 7)|< sx
nE
47 : ces conditions assurent la
convergence par le Théorème d’ SUP La série ne converge pas absolument car
cos“ ny 2 cos“ ny 1 + cos 2ny ,
üUn(0, —— "Et
MOQUE À ————
1 (nn) = —
1+(nnp à; ee
Fe -
gente.
: 1 2
c) Six >0, [u,(x,y)|< = et la série Ne absolument si x > 1.
1
Si0<zx<]1, |
D 1)"
) cosn y| < né]
us * D > décroi vers
ne + (nn)siv décroit
0 , la série converge par le Théorème aABEL. On montre qu’elle ne converge pas
1 + cos 2ny
absolument en utilisant |cos ny]>
Six <0,ona n°+(Inn)®+v = (Inn)*+v, pour n tendant vers l'infini, et la série ne
converge pas absolument, par contre n est décroissante vers 0
n® + (Inn)r+v
et E:N (—1)" cos nyl < [sn donc la série converge par le Théorème d’ABEL.
d) Les fonctions uw, sont continues dans ]1, +o0[xR.
Soit a > let X = [a,+oco[xR.Ona FU lun (x, y)| < n7%, avec Sn convergente ;
donc la série converge normalement se K et S'est continue sur ]1,+oo[xR.
CHAPITRE Ill
INTÉGRALES GÉNÉRALISÉES

1. Convergence d’une intégrale


1.1 Rappel de la définition d’une fonction intégrable au sens de Riemann

Définition III.1. — Soit I = {a,b] un intervalle compact de la droite réelle R.


Une fonction bornée f définie sur I, à valeurs réelles ou complexes est en escalier
sur I s’il existe une subdivision :

T0 A LES TE TC TR EE Dh = 0

de {a, b] telle que f soit constante et égale à À4 sur ]te-1,zkl.


Définition III.2. — On appelle intégrale de f le scalaire noté :
b n
JL fx)dz = © 1 Ak(tk-1 — Tk).

Définition III.3. — [Intégrale de RIEMANN] Soit f une fonction quelconque


définie sur I, à valeurs dans R ou C. On dit que f est intégrable s’il existe une
suite de couples (fn, 0) de fonctions en escalier, définies sur I, 6: étant à valeurs
réelles, telle que :

() (Pn2>0) (re D), |f(x) — pn(x)| < On(x) ;


(ii) la suite En = th 0,(x)dx tend vers 0 quand n — co.
Définition III.4. — On appelle intégrale de f le scalaire défini par :

£ f(x)dx = Jim aPn(x)dz.

Si f est une fonction à valeurs réelles, on a la définition suivante, équivalente à la


définition précédente.
La fonction f est intégrable s’il existe un couple (y, 6) de fonctions en escalier,
définies sur Z et à valeurs réelles, telle que :
< f(x) < v(x) + 8(x) = h(x) sur 1;
Gi) g(x)= v(x)— 4(x)
(Gi) _[?Ch(x)— g(x))de = 2 Je 6(x)dr < 2.
I} et
On définit les deux ensembles E_(f) = {g en escalier majorées par f sur
Eutfj=uh _ escalier minorées par f sur 1}. On pose:
I-(f)=sup{f, g(x)dz; ge E-(f)} et 14(f) = inf{feh(x)dr; hEE,(f)}.
Alors f est intégrable si 1_(f) = 14(f) et cela définit fef(x)dz.
70 INTÉGRALES GÉNÉRALISÉES

1.2 Intégrale généralisée ou impropre


1.2.1 Fonction localement intégrable
La fonction f est une fonction à valeurs réelles ou complexes définie sur un
intervalle semi ouvert borné [a, b[ ou fermé non borné [a,+o{, ce qui correspond
pour le graphe de f à avoir pour asymptote soit la droite d’équation x = b dans
le premier cas, soit l’axe des abscisses dans le second cas.

y y

0 a b z 0 a x
Figure IIL.1 Figure III.2
Dans la suite, on notera [a, b[ l’intervalle avec b < +co.
Définition III.5. — On dit que f est localement intégrable sur [a,b| si la
restriction de f à chaque compact [u, v] inclus dans [a, b[ est intégrable.
REMARQUE III.6. — Dans le cas d’un intervalle [a, b[ non fermé, mais borné
(b < +oo), si la fonction f est bornée, alors l'intégrale de f sur [a, b[ est toujours
définie; il suffit de donner une valeur arbitraire de f en b, ce qui ne changera pas
la valeur de l’intégrale.
1.2.2 Intégrale d’une fonction localement intégrable
Soit f une fonction définie sur [a, b[, avec b < +00, et localement intégrable sur
cet intervalle.
Définition III.7. — On appelle intégrale de f, la limite, si elle existe, de la
fonction F définie sur [a,b[ par F : x + [7 f(t)dt, quand x tend vers b. On
pose alors fe f(t)dt = lim, [7 f(t)dt et on dit que l'intégrale de f sur [a, b[ est
convergente. Si la limite n'existe pas, on dit que l'intégrale est divergente.
REMARQUE IIL.8. — Par abus d'écriture, on utilisera constamment la notation
f f(t)dt avant même de savoir si cette intégrale existe.
EXEMPLES IIL.9. — 1°) Pour quelles valeurs de & € R l'intégrale t° dt
estelle convergente ?
ue % ” d
> Si.a = 1, — = {Int}, = Inxet lim | — = +); l'intégrale ne
converge pas .
z 1-a 77 1-a _
>Sia#1, | == (= sien
1 1® La 1 1-a

pSia>1l, Imrs 1fée


ol VOS intégrale converge.

bSia<l, lim = +00; l’intégrale diverge.


do.

Conclusion : ne siconverge si, et seulement si, à > 1. (Intégrale de RIEMAN


1 N).
Intégrale généralisée ou impropre
71

2°) Pour quelles valeurs de & € R l'intégrale É t”® dt


estelle convergente?
ù 1 dt
bSiaæ a=1l,ona ikRp [int]! = —lnxz — +o, quand x — 0; l'intégrale
est divergente. À
1 1—a 11 1—
>Sia#lona | = RS PISE fire
TZ LS Los l—- a
1 dt
bSia>l,ona lim a +00; l'intégrale diverge.
z—0 A

bSia<l,ona
ti lim
F0 ; “dt
ta _ se
1 = a l'intégrale conver
9 gr ge.

s 1 dt
Conclusion : " ja converge si, et seulement si, a < 1 (Intégrale de RIEMANN).
0
3°) Pour quelles valeurs de a € R l'intégrale fe eTot dt estelle convergente ?
"ny É Fe? —1

0 Ch came
TZ

> Si a > O,on a lim e%dt = +00; l'intégrale diverge.


T—+
0 #
bSia<O0,ona im " e%dt = 7! ;l'intégrale converge.
Comme, pour « = 0, SE= l'pour toutt ER, l'intégrale diverge aussi.
Conclusion : fe e*tdt converge si, et seulement si, æ < 0.
4°) Étude de la convergence de l'intégrale f ntdt.
Pour x > 0, fintdt=[tint-#l=-1-xmx+x et lim f'Intdt =-
Conclusion: > Int dt converge.
+00 1
5°) Pour quelles valeurs de a € R l'intégrale | hp dt estelle convergente?
2
MR ET BE dt
On a Î ——— = Î — ; en posant u = Int et du = — et d’après l’exemple 1
t(Int) Mo us t
on sait
u que 1 ———
(nt) converge si, et seulement si atel:
Ë
6°) Pour quelles valeurs de a € R l'intégrale je [mie dt est-elle convergente?
prit
0
Ve m2 y
On a | — — 1 : en posantu = Int, comme Inx
— —-oo,
z t| Int|* J In x fuls
l'intégrale converge si, et seulement si, a > 1.
1.2.3 Intégrale d’une fonction définie sur un intervalle ouvert ]a, b|
Il peut s’agir d’une fonction non bornée à l’une des bornes de l'intervalle si elle est
finie, ou d’une fonction quelconque si la borne est infinie.
En général, on peut avoir —-o0 < a < b < +oo.
Définition III.10. — On dit que f est localement intégrable sur ]a,b[ si sa
restriction à tout compact [u, v] C ]a, b| est intégrable . On dit que l’intégrale de f
sur Ja, b| est convergente s’il y a convergence à chacune des bornes; c’est-à-dire,
si pour un tout c E]a, b|, l'intégrale Le f(t)dt est convergente (en a) et l’intégrale
Le f(t)dt est convergente (en b).
72 INTÉGRALES GÉNÉRALISÉES

Cette définition ne dépend pas du point arbitraire c, car pour un autre point œ,
l'intégrale [©| f())dt est définie, en effet [c, c’] est un compact de Ja, b[.
ExeMPLes IIL.11. — 1°) Nature de l'intégrale fj®t-dt, a ER.
Il ya ae de convergence en 0 et à l'infini; on prend c = 1.
+00

— converge —
[a a < l. | es converge — a > 1.
1
Conclusion: Il n’y a aucune valeur de a pour laquelle
J, ©t7°dt existe.
EE
2°) Convergence de l'intégraleil TS
CN LA
+00 &
1 +
—> est convergente, car lim
i TETE
— = deli
lima rCtanz 5
= —:
0 0 d | x
De même, Î.. THE est convergente, car a : 11E = lu (= arctany)=7
+00
donc l'intégrale ne
re converge et vaut x.

+00
REMARQUES III.12. — 1°)1Ilest faux que ft) dt= Jimsi f(t) dt,
car avec une telle “définition” de la convergence, tout LUE rue définie sur
] — ©,+00[ aurait une convergente et nulle. En effet, si f est impaire
pour tout eR, 15 t)dt= 0. Toutefois, la parité éventuelle de la fonction f
permet d'écrire que e un en +oo équivaut à celle en —c.

2°) L'étude de la convergence des intégrales utilise pour l'instant le calcul de


primitives, soit directement, soit par des changements de variables, soit par des
intégrations par parties; il faut prendre garde dans ce dernier cas à ne pas
introduire d’intégrales divergentes.
b

" f(E)g/(#) dt= {t— —b} (FE)


a — sf"f'(®) gt) dt.
On verra dans le paragraphe suivant des critères de convergence qui éviteront
d’avoir à chercher une primitive.

3°) L'interprétation géométrique de la


convergence correspond à l'existence d’une 0! x 1 t
limite finie pour une aire comprise entre l’axe
des x, l’asymptote x = a ou x = b et le graphe
de la fonction.
1
Exemple : | Intdt
0
Voir Figure IIL.3 |

Figure III.3
Critère de CAUCHY 73
9

2. Critères de convergence
2.1 Critère de CAuUcHY
On considère une fonction f définie sur l'intervalle [a, b[, avec b < +oo , localement
intégrable sur cet intervalle.
Théorème III.13. — L'intégrale [àf(t)dt converge si, et seulement si, pour
toute suite (x,) de points de [a,b[ qui converge vers b, la suite de terme général
F(zs) =4]5* f(t)dt converge.
Preuve : On pose F(x) = [7 f(t)dt. La convergence de l'intégrale équivaut à
l'existence d’une limite de F(x), quand x — b. D’après la propriété des espaces
métriques, F(x) a une limite, quand x — b, si pour toute suite (r,) de points de
[a, b[ qui converge vers b, la suite (F(x,)) converge. 0
Application : Si pour une suite particulière (x,) qui converge vers b, la suite F(x,)
est divergente, alors l'intégrale est divergente (cf. Théorème 111.31).
Théorème III.14 [Condition de CAUCHY]. — Soit f une fonction définie, à va-
leurs réelles ou complexes et localement intégrable sur [a, b[. L'intégrale [Àf(t)dt
converge si, et seulement si, pour tout € > 0, il existe X(E) tel que pour tout u et
pour tout v, avec X(E) <u <v<b,onal|f} f(t)dt| <e.
v

Preuve : Condition nécessaire. — Soit F(x) = [” f(t)dt. Par définition F(x) a


une limite Z, quand x — b; donc pour tout € > O, il existe un X(e) ER tel que pour
tout x > X(e) on a |F(x) — I| < €. En particulier, pour tout v > X(e) et pour
tout u > X(E),ona|F(v) —1|<E et |F(u) — I| < €. Supposons v > u. Alors :
[F(v) —F(u)| = |fS f(t)dt| = |F(v)-1+1-F(u)| <IF(v)-11+
1H—F(u)| < 2e.
Condition suffisante. — Soit (x,) une suite dans {a, b| qui converge vers b. Alors
pour tout € > 0, il existe N(e) tel que, pour tout n > N(E), on ait x, > X(e).
D'où, pour n > N(e) et m > N(E), on a |[F(tm) — F(tn)| = Ja fat <E; ce
qui prouve que la suite (F(r,)) est de CAUCHY dans R ou €, donc converge et,
d’après le Théorème IIL.9, l'intégrale est convergente. O
Application : Condition nécessaire et suffisante pour qu’une fonction définie
et localement intégrable sur Ja,b[, avec —oo < a < b < +co, ait une intégrale
convergente :

Théorème III.15. — Soit f définie et localement intégrable sur Ja, b| et 4


la fonction de ]a,b[x]a,b[ dans R ou dans C définie par g(x,y) = JE f(t)at.
Pour que |%f(t)dt soit convergente, il faut et il suffit que la fonction p(x, y)
ait une limite, quand (x,y) — (a,b), avec . x < y < b. On pose alors :

in eee | 14.
Preuve : Condition nécessaire. — Soitscse]a,b|; F(x)a=mféf(t)dtiet
G(y) = } f(t)dt, avec a <x <c<y <b. La convergence de J:f(t) dt équivaut à
l'existence de limites pour F(x), quand x— a, et, pour G(y), quand y —b. Comme
(x, y) = F(x)+G{(y) on en déduit que y(x, y) a une limite quand x — a et y — b.
Condition suffisante. — On écrit encore p(x,y) = F(x) + G(y). Il faut
déduire de l'existence d’une limite pour (x, y), l'existence de lim; F(x) et de
lim, _,e G(y).
74 INTÉGRALES GÉNÉRALISÉES

On pose I = limq(r, y), lorsque x — a et y — b.Pour tout € > 0, il existe X(E) et


il existe Y(e), tels que pour a < x < X(E) < Y(E) <y <b,onait [p(z,y)—-I|<E.
On fixe r eJa, X(e)[. Soit u et v dans ]Y(€),b[ . On a donc [y(x,u) — I| < € et
lg(x, v) — I| < € donc [y(x,u) — y(x,v)| < 2€. Or:
l(z,u) — p(x,v)| = |F(x) + G(u) — F(x) — G(v)| = |G(u) - G(v)| = |[ Fbdt|.
La condition de CAUCHY est donc vérifiée et d’après le Théorème III.14 et f, f(t)dt
est convergente.
De façon analogue on démontrerait que [> f(t)dt est convergente. O
2.2 Critères de convergence pour les fonctions positives
Dans ce paragraphe on ne considère que des fonctions à valeurs réelles positives et
localement intégrables sur [a, b[, avec b < +oo.

Théorème III.16. — Soit f : [a,b[— R}, localement intégrable. Pour que


…5f(t)dt converge, il faut et il suffit qu’il existe une constante M telle que, pour
tout x € [a,b[, on ait [> f(t)dt < M.
Preuve : La fonction F(x) = [” f(t)dt est croissante car pour tout t € [a,x], on a
f(t) > 0. Pour toute suite (x,) convergeant vers b, la suite croissante F(x,) est
convergente si, et seulement si, elle est majorée. O
Le théorème suivant donne le principe qui est à la base de tous les critères pratiques
de convergence. On compare les fonctions dont on cherche la convergence de
l'intégrale à une fonction d’intégrale à convergence ou divergence connue.
Théorème III.17 [Principe de comparaison |. — Soit f et g deux fonctions
définies et localement intégrables sur [a,b[, et à valeurs dans R};. On suppose
que pour tout t € [a,b[, on a f(t) < g(t). Si Fi g(t)dt converge, alors T f(t)dt
converge. Si Fe f(t)dt diverge, alors Leg(t)dt diverge.
Preuve : On pose F(x) = [© f(t)dt et G(x) = J g(t)dt. Alors pour tout x € [a, b!,
ona F(x) < G(x) et il suffit d'appliquer le Théorème III.16. Si feg(t)dt converge,
G(x) a une limite, quand x — b; donc est majoré par M et, si F(x) < M, alors
Ê f(t)dt converge. O
La seconde implication n’est que la contraposée de la précédente.
REMARQUE III.18. — L'étude de la convergence de l'intégrale d’une fonction
f à la borne b ne dépend que de son comportement au voisinage
de ce point; il
suffit d’avoir f(t) < g(t), pour t > to, et non pas sur tout {a, bl.
EXEMPLES 111.19. —1°) Convergence de l'intégrale IR et dt.
Pourt>1l,onaetMO.
<e-tet [Fe " Édt converge: donc ie et 2 dt converge
et par conséquent f}"® e-Ÿdt converge.
mr/2
2°) Divergence de l’intégrale | dt

é o sSint
7/2 r/2
Pour 0<+t< _ *0na0<sint <t; donc | Es >
2 d'Ssitt -)5 Si— qui est divergente |
r/2
il s’en suit que | —— he converge pas.
o sSint
Critères de convergence pour les fonctions positives
75
9
Théorème IIL.20. — Soit f et g deux fonctions Me et localement
intégrables sur [a, b[, à valeurs réelles positives. On suppose que 7 est
définie au
voisinage de b et que lim = l'existe. Alors si, l £ O, les intégrales Je: f(t)dt et
fe g(t)dt sont de même nature (1.e. simultanément convergentes ou divergentes).
Preuve : Pour tout € > 0, il existe #(e) tel que, pour tout t > t(£), on ait
l—e < re < l+e, soit encore (l — e)g(t) < f(t)< (1 + e)g(t). En utilisant
le Théorème 11.17 sur l'intervalle [t(e), b[, on conclut que, si pe g(t) converge,
(L + €) fit)9(€) converge aussi; d’où la convergence de f ‘) f(t). Si fs g(t)
diverge, alors (l — €) F <) 96) diverge aussi; d’où la divergence de jee) f(t).
On obtiendrait des conclusions analogues en partant de D 5 f(t)dt. O

Théorème III.21 [Cas particulier d’une limite 0], — Silim ee = 0, alors


la convergence (esp. la divergence) de feg(t)dt entraîne la convergence (resp. la
divergence) de Le f(t)dt.

Preuve: Il suffit d'écrire que pour t > t(£) on a 0 < me < €, soit f(t) < eg(t) et
d’utiliser le Théorème III.17. O

Définition III.22 [Fonctions équivalentes]. — Soit be R et f, g deux fonctions


définies au voisinage de b, g ne s’annulant pas sur ce voisinage. Les fonctions f et
g sont dites équivalentes au voisinage de b, si lim — = 1.
b g(t)
Corollaire III.23 [Cas particulier d’une limite ! =1]. — Siles fonctions fetg
sont équivalentes au voisinage de b, alors les intégrales La f(t)dt et £ g(t)dt sont
de même nature.
Théorème III.24 [Critères de RIEMANN]. — Soit f définie et localement
intégrable sur [a,+o{. Alors on a les implications suivantes.
e Si :lim t® f(t) = l pour un réel à > 1, alors fesse f(t)dt est convergente.
e Si Jim t*f(t) =1l et si L Z O0 pour un réel a < 1, alors Fe f(t)dt est
—+00
divergente.
e Si , lim t® f(t) = +o pour un réel a < 1, alors js f(t)dt est divergente.
OS

Démonstrations immédiates; il suffit d'utiliser le Théorème III.20, en prenant


g(t) =t7%, et le résultat suivant fie t-%dt converge si, et seulement si, a > 1.
Théorème III.25 [Critères de RIEMANN]. — Soit f définie et localement
intégrable sur ]0, a]. Alors on a les implications suivantes.
e Si lim #° f(t) = 1 pour un réel à < 1, alors J} f(t)dt est convergente.
ei lim t°f(t) = let sil Z 0 pour un réel à > 1, alors Jo f(t)dt est divergente.
t—
e Si lim #° f(t) = +00 pour un réel a > 1, alors J, f(t)dt est divergente.
76 INTÉGRALES GÉNÉRALISÉES

Même justification que ci-dessus, avec le fait que JS t-%dt converge si, et seulement
si, 244.

ExEMPLES III.26. — 1°) Convergence de l'intégrale NP etui. In EeN:


La fonction t + e-tt” est continue sur [0,+oo[ et localement intégrable.
Jim te "t" = 0, pour tout n € Net pour tout a € R, en particulier pour
a > 1; donc f} ® e-tt"dt est convergente.
2°) Intégrale de BERTRAND au voisinage de +oo, qui sera notée BERTRAND-c0.

[rues
—— (a> > 1)
nn D convergeconverse > | OUE
(= >.L lnaneRLOU ée= 1,Lea a dl
b Si 8 = 1, on a montré que l'intégrale converge si, et seulement si, a > 1.
+
PL i ilPRET
exi NENERRERRRS.S lim ————— = 0, quelquel q que
soit à € R; donc l'intégrale converge.
+
D Si 8 < 1, il existe y < 1 tel que B < y < 1, et IR Inte = +00, quel
que soit a € R; donc l'intégrale diverge.
3°) Intégrale de BERTRAND au voisinage de 0, qui sera notée BERTRAND.

Lane (0 <1) converge — {B<1,aEeR}OU{B=1,a>1}.


0
> Si 8 = 1, on a montré que l'intégrale converge si, et seulement si, & > 1.
Er
PSID 41, il existe y > 1telqueB>7y>1,et lim
Dis PIhie = +00 quel
que soit à € R; donc l'intégrale diverge.
1
b Si 5
B < 1, il existe
xiste y
7 < 1tel queÜ <<7Y<l,et
7 e lim
im —————
mie — 0 quel l que
soit a € R; donc l'intégrale converge.
2.3 Convergence absolue
Définition III.27. — Soit f une fonction définie, localement intégrable sur un
intervalle [a, b[ et à valeurs réelles ou complexes. On dit que l'intégrale fef(t)dt
converge absolument si l’intégrale |ë |[f(t)|dt est convergente.
Théorème III.28. Si une intégrale est absolument convergente, alors elle
est convergente; la réciproque est inexacte.
Preuve : La convergence de vi f(t)idt implique qu’elle vérifie la Condition de
CaucxY; donc, pour tout € > 0, il existe X (e) tel que pour X(e) < u<v< b,
on
ait J/ |F(#)Idt < €. Sur le compact [u,v],
ona |[? f(Hdt| < [”|f(#)|dt et [2 f(t)dt
vérifie aussi la condition de CAUCHY: donc elle est convergente.
O
La fonction t + |f(t)| étant positive sur (a,b], tous les critères relatifs
aux
fonctions positives peuvent être utilisés. On a en plus le résultat suivant.
Théorème III.29 [Critère de convergence absolue]. — Soit f une fonction dé-
finie, localement intégrable sur [a, b[ et à valeurs réelles ou complex
es. Pour que
l'intégrale [| f(t)dt soit absolument convergente, il suffit qu’il existe
une fonction
numérique positive @ définie et localement intégrable sur [a, b[ telle que
f?p(t)dt
soit convergente et, pour tout t € [a,b|, on ait |f(t)| < (+).
Comparaison d’une série et d’une intégrale
77
La démonstration est imiéhate Car, pour tous e,u, v
€ R tels que X(Ee)<u<v< b,
on a J, |f(t)\dt < [? p(t)dt; il ne reste qu’à appliquer la Condit
ion de CAUCHY.
+
EXEMPLE III.30. — Convergence de l'intégrale | % sint
0 men
Pour tout t €]0,+oo [,[ on a
int
ls15:
1 PL—
] 112 et ere dt est convergente; :
+o i:
sint
donc: Î Tr est absolument convergente.

2.4 Comparaison d’une série et d’une intégrale


Théorème III.31. Soit f une fonction définie, localement intégrable sur
(a, +oo[ et à valeurs réelles ou complexes. Pour que l'intégrale Le f(t)dt soit
convergente, il faut, et il suffit, que, pour toute suite (x,) tendant vers +00, la
série de terme général u, = Re f(t)dt soit convergente.
Preuve : En posant s, = )_çu, = f"** f(t)dt, il suffit d'appliquer le Théorème
IIL.13, avec s, = F(x,), pour obtenir la condition suffisante. La réciproque est
immédiate, puisque Un = Sn — Sn-1. D
Application : En particulier, si pour une suite choisie (x,), la suite des sommes
partielles (s,) est divergente, alors l'intégrale est divergente.
+
® sint
EXEMPLE III.32. — L'intégrale | DE dt ne converge pas absolument.
0
On considère la suite de terme général x, = nr (n € N). Pour t e [(n —1)r,nrl]
l
etn>1l,ona: ë > — : On a l'inégalité:
nT
Tn sint fr ds Mf7 2
" Jsntl > — |sintidt = = sintdt = — et on en déduit
(n—1)r t nr (n—1)x nT Jo nt

7 |sint 2 2,1
Î —— dt > 2 ne = > ra La divergence de la série harmonique entraîne
+00 . .
t
donc, la divergence de l'intégrale | 1 dt.
0
Théorème III.33. — Soit f une fonction définie, localement intégrable
sur [a,+oco[ et à valeurs réelles positives. Pour que l'intégrale LT f(t)dt soit
convergente, il suffit qu’il existe une suite (x,) croissante vers +o telle que, la
série de terme général un = fr f(t)dt soit convergente.
Preuve : La série Su, est à terme positifs, sa convergence implique que la
suite 5h — es up Soit croissante et majorée par une constante M. Pour
tout nombre réel xo € [a,+oo(, il existe un entier n tel que x, > xo et l’on a
JE fdt < [ft + [” f(t)dt < [,° f(t)dt+ M = M'; ce qui implique
TZ To Tn TO re !. e. n

d’après le Théorème II1.16 que l’intégrale est convergente. O


Théorème III.34. — Soit f une fonction définie, localement intégrable sur
_ [a, +ool, à valeurs réelles positives et décroissante sur [a, +oo[. Pour que l'intégrale
Jk® f(t)dt converge, il faut et il suffit que la série de terme général u, = f(n)
converge.
78 INTÉGRALES GÉNÉRALISÉES

Preuve : On pose vw» = TE f(t)dt. La décroissance de f implique, pour tout


ne N, les inégalités f(n + 1) < v, < f(n) qui entraînent que les séries 37v, et
Su, soient de même nature; le Théorème III.31 permet de conclure. O
Analogie entre série et intégrale : Une série ne peut pas converger si son terme
général ne tend pas vers 0. Pour que l'intégrale d’une fonction f, positive et
décroissante, soit convergente, il est nécessaire que lims_,,, f(t) = 0. Mais même,
si f est positive on peut avoir es f(t)dt convergente sans que f ait une limite
nulle à l’infini, et même, sans que f soit bornée.
ExEMPLES III.35. — 1°) Soit f une fonction définie sur R} par :

f(x) n sitefn--3,n+2] , pour tout ne N°


x) = :

, ? +00 2 1
Alors f n’est pas bornée et [7 f(t)dt =: Ù n=3
ns
2 Ù Fe
72 est convergente ,

n>1 n>1
1
2°) Convergence de la série D n>2Anne a ER.
Les critères de D’ALEMBERT, CAUCHY, et RIEMANN ne permettent pas de conclure.
1
On remarque que la fonction t ne est décroissante et positive sur [2, +oo|.

La série est donc de même nature que l’intégrale Lie dt


donc elle converge
t(Int)e ?
si, et seulement si, « > 1.

2.5 Semi-convergence
Définition IIL.36. — Soit f une fonction définie et localement intégrable sur
l'intervalle [a, b[ (b < +0). On dit que l'intégrale JFf(t)dt est semi-convergente
si elle converge sans converger absolument.
REMARQUE III.37. — Cette définition ne concerne que les fonctions f qui
n’ont pas un signe constant sur l'intervalle.

EXEMPLE III.38. — +® sint


On sait que | Li dt ne converge pas absolument.
0
Montrons que cette intégrale est convergente, donc semi-convergente.
On a:
R R R
sint 1— cost 1 — cost
" —
: | ; |+ ; 1—-cosR
2
dt =
t.k Comme
————…————
Rim
1 ———_—_— d HA
R
——_———— —
0 et
1—cose
lim SE 0, la partie toute intégrée est nulle. Au voisinage de
0, on a
1— cost 1 1 — cost 2
D... 2 © AUNOIIMAEE ENT ON a On aQ
+00
1— cost +oo ,: S
que ——;— dt est convergente et on a BE die 1 — cost dt
0 t? t
+00 int 0 0 t2 |
On montrera ailleurs que | —— dt = 5;;
Il n’y a pas de critère simple pour prouver qu’une
. Lt e 0

intégrale est semi-convergente.


Toutefois le Théorème III.40 d’ABEL permet de
traiter quelques cas de semi-
convergence. Sa démonstration repose sur la deuxième
formule de la moyenne.
Semi-convergence
79
(19
Lemme III.39 [Deuxième formule de la moyenne]. —
Soit f et g deux fonctions
définies, intégrables sur le compact [u, v],à valeurs
réelles. On suppose que f est
une fonction positive et décroissante. Alors il existe c € [u,
v] tel que:

(+) Î| F(Da( dt = flut) [sa

Preuve : On pose G(x) = JE g(t)dt, m = infefu,v] G(x), M = SUP, fu]


GT) et
H(x) = f(u*)G(x). Les fonctions G et H étant continues sur le compact [u,v],
on
a mf(u*) < H(x) < Mf(u*). La formule (+) est équivalente aux inégalités :

(2+) mflut) < || f(bg(b)dt < Mflut),


car, d’après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe un c € [u,
v] tel que
H(c) = [} f(t)g(t)at.
On suppose que f est une fonction escalier. Pour une subdivision
TO =U<T1<:::<Xn =0, ona f(t) =; sur ]ri_1,rif i = 1,...,n. On pose
Go =0et G; — jé f(t)dt; d’où l'égalité :
LfOg(ddt = DTAG: — Gi_1) = PT GA — ki) + Gr
et, comme f est décroissante, on à (À; — À;y1) > O et À, > 0; donc
m (EI Qi = Au) + À) < JF Oadt < M (SIA — ui) + À)
et mi < ES f(t)g(t)dt < MA: et ]1 = f(u+).
On suppose f quelconque et on introduit un couple de suites (£n,#h)
de fonctions en escalier, pour une subdivision o de pas égal, définies par

en = f(u+ £(v—u)) sit e[u+ EL (y — u),u + E(u—u)]) k=1,.,n


Yn(t) = f(u+ lv — u))
et par Pn(v) = Yn(v) = f(v). On a pu < f < Yn et pn est positive décroissante.
De l'inégalité Je |pA(t) — f(é)ldt < JU Ibn(t) — pn(t)idt = 2u(F(u) — F(v)),
on déduit que | p4(#)9(9dt — [? F(Dg(#)dé| < supiequy9(E)12 (Fu) — F(u)).
Donc, lim f} pn(t)g(t)dt = [° f(t)g(t)dt. Ainsi pn(u+) = f(u + 2%) et
mf(u +224) < [ pna(t)g(t)dt < M f(u + 2=%);
n
à la limite on obtient (xx). D
Théorème III.40 [ABEL]. — Soit f et g deux fonctions définies, localement
intégrables sur [a,+co[ et à valeurs réelles ou complexes. On suppose que f est
positive et décroissante vers 0, et que, pour tout x € [a, +, on a |fe g(t)dt| <M,
où M est une constante indépendante de x. Alors l’intégrale Le f(t)g(t)dt est
convergente.

Preuve : Pour tout compact [u, v] € [a, +oo[. D’après le Lemme III.39 ona:
[2 fg(t)dt = fut) fg(tidt et, pourtout celu,v], ona [Se g(t)dt| < 2M.
: Pour tout € > 0, il existe X(E) tel que t > X(E), implique 0 < f(t) < E; donc
[[2 f(t)g(t)dt| < 2EM, pour v > u > X(e) et la condition de CAUCHY est vérifiée.
L'intégrale est convergente. O
80 INTÉGRALES GÉNÉRALISÉES

+® sint
ExEMPLESs III.41. — 1°) Convergence de SE dt.
0
La fonction f(t) =t-! est positive décroissante vers 0 sur ]0, +oo.
Pour tout x > 0, on a |fj sint dt, = |-costlj < 2. L'intégrale est donc
convergente.

2°) Convergence des Intégrales de FRESNEL : pre sint?dt et pue cost?dt.



fjFO sint*dt=
En posant t=u,ona 4,9 77
|,+oo TE
Sin u
du. Et en posant f(u) = _ ,
on voit, d’après le Théorème 11.36 d’ABEL, que l'intégrale est convergente. On
procède de la même façon pour prouver que F7 cost?dt est convergente.
8°) Convergence de l'intégrale Te te dt, avec ER etae R:.
On remarque que, pour & > 1, l’intégrale est absolument convergente, car
He =t"et li t7% dt converge si et, seulement si, a > 1.
Si0<a< 1, alors f(t) =t"°® est positive décroissante vers 0 sur [1,+oo[ et pour
tout x € [1,+oo[, on a WE e*\tdt| = |, < rà En appliquant le Théorème
co-Sin À?
d’ABEL et en prenant les parties réelles et imaginaires, on déduit que J,s 1
dt
, c cos
est semi-convergente, si 0 < «a < 1. Il en est de même avec (et _ dt.
Exercices a 81

3. Exercices

Exercice III.1 Déterminer la nature des intégrales suivantes


+00
arctant
a) n
0 t
dt ;
+oo
+) | arctant —
TRx/2 à;
à . pre T dt
: : 2(1+#)

Exercice III.2 Soit f la fonction définie sur ]0,1[U]1,+oo[ par f(t) = Int
|
a) Démontrer que f est prolongeable par continuité au point 1.
b) Démontrer que en f(t) dt est convergente.

+00 t1+i
& Exercice III.3 a) Démontrer que ji M? dt est absolument convergente.
+00 + 1+i
b) En déduire la nature de F — dt.
2 Int

Exercice III.4 Déterminer les constantes réelles a et b telles que l'intégrale

ss RATE
L a+:
at 2 dt soitsoit convergente.
t

Exercice III.5 Déterminer la nature des intégrales suivantes :


7/2 +00
a) À cost In(tant) dt; b) | Vtsin(t?) dt ;:
0
sint ee / sint \°
D 7372 d a) | cost (+) dt .

Exercice III.6 Déterminer les valeurs du paramètre réel x pour lesquelles les
intégrales suivantes sont convergentes :
=1l; +00 t’et 1e +
: b —— dt ; é- dt.
D LT ) li (Her) L 0
(: _. |
| +1 s(tans
d) RE Ϩ e) ET
oréeint

@ Exercice III.7 Soit z = zx+iy un paramètre complexe.


sg Le
dt
a) Déterminer les valeurs de z pour lesquelles Î Ft}En _est_ absolument
2
convergente.
+00

b) Déterminer les valeurs de z pour lesquelles ï e est convergente.


2
82 INTÉGRALES GÉNÉRALISÉES

Exercice III.8 Soit x et y deux paramètres réels. À chaque couple (x,y) on


associe dans R? le point M de coordonnées x et y. On demande pour chacune
des intégrales suivantes de déterminer l’ensemble des points M pour lesquels elles
convergent et de représenter le domaine de convergence dans un plan rapporté à
un repère orthonormé (0 ; x,y).

a) Lt: b) [SO «

c) [a GS 0fy0) er Ed) [RE à ;


Too +00 f& z
e) | te”tcosh (tx) dt ; f) n EU à :

o [Da G>0;: n fr:


) fa fa
ÿ Ja: k) [ED & ;
1 +00
sin(tŸ)
: y

) F THE
Solution des exercices
83

4. Solution des exercices

Exercice III.1 La fonction t + ant est continue sur ]0,+oco[, donc


localement intégrable. De façon générale, il en sera de même pour les fonctions
suivantes qui sont aussi toutes localement intégrables.
Arctant
Arc
a)[Borne 0] lim = 1 permet de prolonger par continuité la fonction, à
la borne 0, . Fa Le 1 ; l’intégrale n’est pas généraliséeà cette borne.

Po Ar
PS 171 dt diverge.
Conclusion: l'intégrale est divergente.

Î b) Box] On a Arctant — = — Arctan = d’où RE TE Le


[" fgtæ
| Î
| 5converge.

EN
) ogg] Arctant—x/2
CREER LR 7/2
à [Àfldtaiverge 0
Conclusion : L'intégrale est divergente.
Arctant
c)[Borne 0] lim | ton ait un prolongement par
DR CCD 2
continuité ; PL n’est pas généralisée.
[Borne oo]
a GO)26 0) Ce
Arctant T lin À 1 T 1 1 T 1
t 2(1++) t
Conclusion : L'intégrale est convergente.
3 Int nt—-In1 1 5. Lin = rubans
Exercice III.2 a) On a F me = SUR PEER et lim Tter =

(nt);_,; d’où Fes f(t) = 3 = f(1) par prolongement.


Pot . [ B>1,VaeR
b)Bone Le)55 me ef le
Int 1 dt . f B<1,VaeR
Borne 0 ni hp et lrés converge si Fe. ne
Ici, B = 0; donc convergence à la borne 0.
Conclusion: L'intégrale est convergente.
| RSS 1 a
Exercice IIL3 a) ft = |e"| = 1; d’où ml = Any et Î T9
converge (Intégrale de BERTRAND avec B = 1 et æ =2> 1).
L'intégrale 7. pas Ene
b) Comme a _ + = diverge, on voit que l’intégrale ne
et que | —
converge pas absolument.
On peut utiliser le Théorème d’ABEL; la fonction t -— décroit vers 0 et
1 # .

: #\°7
T ,—1+: pus ES < 2 indépendant de x. Ces deux conditions assurent la

semi-convergence de l'intégrale.
84 INTÉGRALES GÉNÉRALISÉES

On peut aussi faire une intégration par parties pour utiliser a) :

1 ni dt

dt tt }n
—1+#i i 77 2} 11 i
ji = UE È ne avect|=— = Le — 0, quand
2 Int 11N6l et Jon (Ut) ilnx Inx
z j—1#i z rie
x — +00; ; d’où
doi Η—
ne dt converge, car jh -———
mn?dt converge.
£

Exercice III.4 Appelons f(t) la fonction à intégrer.


Aucun problème de convergence.
On effectue le développement asymptotique de :
1 1 1
let ei.
. 1+(1+ 54le1 +2 Ds
le
+0)
t
le Les
2(1+5212 ++
412
(à)
+o(2)
BU ;(
1 [aÊ
1 1 Hot)
1 1 | 1 1
2
RES
3
ER 1
1243 on|+ [++ | + | (3)
ape 5
Mo Ar 48. CE :
Alors lims_,+ f(t) = a + 3: d’où la condition a = 3 Pour avoir la convergence
ba
de l'intégrale. Ensuite la fonction f(t) — Rx 1
dont l'intégrale diverge; il faut
1
alors b — + d’où f(t) — 5 et l'intégrale est convergente.

Exercice III.5 a) tant + t et cosin(tant) — Int; f Intdt est


convergente (Intégrale de BERTRAND-0, avec 8 = 0 et a = —1).
On se ramène à la borne 0 en posant u — Foi
costin(tant) — sinuln(1/tanu) = —sinuln(tan u) + -ulnu et lim,_,oulnu =
0
montre que l’intégrale n’est pas généralisée à la borne n.
b) lims_,o V#sin(t?) = 0; on effectue un prolongement par continuité.
+oo +oo ,:
On pose u=#?; donc dt= 2#2. |Jo Vtsin(#)dt= |! 2u1/4
àæ
avec u — Sui7a décroissante vers 0 et |ÿT sin udu| < 2; ce qui,°
, °
par le Théorème
, A

d’ABEL, assure la convergence.


L'intégrale ne converge pas absolument car [sinu| > sin?u
— (1 — cos 2u) et
RS du +® cos 2u
Er diverge et aui7a du converge.
1
sint 1 Lt
c) [Borne 0]0] —— = — et j —= converge.
LE PONVER AU vt È
sint 1 Tadt
Borne +00 EA < 37 et fi 7372 converge.
Conclusion: L'intégrale est (absolument) convergente.
: D Sins 0 1 PTE
emarque : On a aussi re Spa À et À diverge, mais il ne faut
pas en conclure que l'intégrale diverge! ° # . 1
Solution des exercices
85

D Bone0] sint
Orne OU] cost|——) + 1; donc on effectue un prolongement par continuité
et l'intégrale n’est pas généralisée.
+00
|cos _ < = et si converge.
Hola
Conclusion: L'intégrale est absolument convergente.

Exercice III.6 a)[Borne 1] On se ramène à la borne 0 par le changement de


Lt —1 RUE) EI —Tu
variable u = 1 — = &. On peut donc effectuer un
ê Int In(1 — u) —u
prolongement par et à la Le d
— 1
[Borne 0] SiT>O0, —— + _—.+1jy Converge (BERTRAND avec B = 0).
Snt
Si x = 0, la fonction est nulle, donc l’intégrale converge.
Six <0 Apr
in Li -ne e t dt
ET converge si z > —1.
Conclusion : D Li converge si, et seulement si, x > —1.
t\z
b) [Borne 0] nn
re --() et [ra converge = —x < 1.
0
re
pen - fefl-2) = g(t). On a gft) — +00, si 1-x > 0;
É

l'intégrale diverge grossièrement.


Six > 1, t°t'et(-x) _, 0, quand t — + et cela, pour tout a € R, en particulier
pour a > 1; donc l'intégrale converge.
Conclusion : L'intégrale converge si, et seulement si, x > 1.
1 si z >0
c) ete-t" et — {l/e si x=0
0 si z<0 te
Dans tous les cas, on peut faire un prolongement par continuité.
Six = 1, et — 1; l'intégrale diverge.
Six <1, et = et1-#*7) _, oo; l'intégrale diverge.
Six > 1, et —=e "Ut *) _, 0; l'intégrale peut converger et t%et-#* — 0,
pour tout a € R, en particulier pour a > 1. D'où la convergence de l'intégrale.
Conclusion : L'intégrale converge si, et seulement SLéT > 1.
: t dt $
0] t” In(tan 5) rt”Int et |
d)[Borne ne (0 < a < 1) converge, si —x < 1.
0
- t u E
On poseu =7r-tett”In (tan) : (m-u)*In(1/tan-) = 7" nu;
Jo Inu du converge.
Li

Conclusion : L'intégrale converge si, et seulement si, x > —1.


gaie
e) [Borne0] L’inégalité ———
t AU )
< t montre que l'intégrale n’est pas
généralisée.

[ome+90] One m2 pere chP free)


a ' -4 [TE fa dt
et, pour x>0, ns tri

diverge si x — 1 < 1, soit si x < 2; donc l'intégrale diverge si x < 2.


La fonction t Ninesest continue et positive sur ]0,+oo(, l'intégrale est
| T sin
j CDR ET
A
de même éri de terme géné
nature que la série énéral Z,(x)
1() = ÿLA TE
1+trsint
86 INTÉGRALES GÉNÉRALISÉES

27 (u + 2nr)du
En posant t=u+2nr,on a 1,(x) = | 1+ (+ 2n0 éme

2 —— me — < I,<J,(x)
(x) <2(n
<{n+1) T vs ace
2nr | 1+(2(n+1)r)"sin?u — o 1+(2nx)"sin‘u
27% du 1) . du
A —
NU Dr | 1 + (2nx)r sin? u ( o l1+(2nr)"sin?u
2u ;
Rappelons que, pour x € [0,x/2],on a Fe < sinu <u, et notons :

qe du La du
Sr = 8nr| ——
1 + (2nT)ru?
7 t
SA
h = 8(n +1)r
o
re
1+(2nr)" ru?
on trouve, d’une part, a, < Z,(x) < B, et, d’autre part, on a

a
8nr z/2 7/2
On = nn [Arctan(2nr) al, » În = nee
= 8(n + 1)x A
| rctan(2nx)
t 2 z/2 2
_ Ï
7/2

T 8nT c
Et lorsque n — , on a a, —
2 (2r)*/2nx/2 a nz/2-1 » avec c constante.
Donc 5 ax converge si, et seulement si, 2x — 1 > 1, soit si x > 4. On démontre
de même que ÿ°B, converge si, et seulement SE td
On en déduit que 3 1,(x) converge si, et seulement si, x > 4 et finalement
l'intégrale converge si, et seulement si, x > 4.

1 1 -
Exercice III.7 a) Fv(nt)}2| — #(nt} et compte tenu de l’Intégrale de
BERTRAND-c0, ; on a |d 73h. x Converge
t#(Int)« 8 si,, et seulement si , B>1,VaeR
OU A1. AT

On en déduit que l'intégrale converge absolument si x > 1; dans le plan


complexe,
cela se traduit par Rez > 1 et Sm z quelconque.
1 De 1
) TG dont l'intégrale converge, si: x > 1; on a donc convergence
Et
absolue si, et seulement si, Rez > 1 et Smz quelconque.
1 UT
na . = etat avec la fonction t ———— décroissante vers 0. si
t-llnt È
dy
DIEU 'et |[+ di =nitsle |)
DD <hsiy#o
On a donc, d’après le Théorème d’ABEL, semi-convergence,
si x > let y£0.
On effectue une intégration par parties, en posant :
u ns 2 et du =t
= “dt, avecVEC d OU di
= — ——— t te2:©
pd E t, 3
Int À t(Int)? et U = pour 2 F ie

À j—2 1—z
t t 1 dt 1—2
tt = | QT : <a à
2 Int
seule
F = 2) Hal $ enr gp le SE
ment si, {1 — x < 1} OU {y £ 0 si x = 1}.
Conclusion : L'intégrale converge si x > 1 OUr=1e
t y£0.
Exercice III.8 a) Pour chaque borne, pour simpl
ifier le dénominateur et aboutir
à un équivalent simple, on considérera d’abord le param
ètre y.
Solution des exercices
87

Siy >0,ona f(#,x,y) = t-!;


convergence <— 1 — x < 1, ou encore x > 0.
z—1
SN 0 Vase
x;y) = D : même
conclusion, 1.e. x > 0.
à 1
Siy<0,ona f(t,r,y) — sic.
convergence —> y—zx< 0.
Si y < 0, f(t,x,y) = t-1;
convergence <—— 1—zx > 1,ouzx< 0.
z—1
Siy=0, f(t,x,y) — ; même conclusion.

Figure III.4
I
Si y > 0, f(t,x,y)— FuFI=z Convergence <= y — xi)0.
Les conditions aux Ni bornes donnent le domaine hachuré, Figure IIL.4.
b) Pour simplifier le numérateur, on discutera d’abord par rapport à x.
1
[Borne 0] Dre 0, Os rt y—x<]l.

In2
Six =0, f(t,0,y)= — ; convergence — y< 1.

t
Si x<0, f(t,x,y) — citconvergence <— y < 1.

[Borne
| [Borne +oo|
+] Six > 0, f(t,x,y) — <— y>1 (BERTRAND-co).

n2
Six = 0, f(t,0,y)= — ; même conclusion.
1
Si x< 0, f(t,x,y)— == à Convergence
<— y-x>1
Les conditions aux deux bornes donnent le domaine hachuré, Figure III. 5.
e & —T=]l

NU
ire

Figure III. 5
| ;
c) re ES quand t — 0. On effectue un prolongement par
continuité et l’intégrale n’est pas généralisée.
88 INTÉGRALES GÉNÉRALISÉES

Siy>1 fbzy(T) = exp} T t œ

œ
convergence <— . <<
t
SIy=t, JP == expltinz}:
convergence <— zx < 1.
Si y < 1, f(t,x,y) — x'; même conclusion. 0
Domaine hachuré de convergence, Figure III. 6.
Figure III.6

In(1 +t'e”tv
d) On pose f(t) = RCE 0
Si y > 0, te — O0, pour tout x € R et In(1+u) — u donne
t'e”ty +00
f(t) — Fe < e7##; d’où " e” dt converge.
si æ<0, f(t)-t convergence, si x < —1
Siy=0, f(t) = LEO
1+47 & 4 ai zx=0, f(t) = 2 divergence
si z>0, f(t)-Æ% convergence, six >1
Si y < 0, In(1 +t*e-#) + In(tfe-#) — +00, si x < 0; donc divergence dans ces
cas, car f(t) — +.
» xæint 1 | tent
SIT 0 ft) ee = convergence, si æ > 2, car F. dt converge,
1
pour z > 1 (BERTRAND-co); mais for. dt converge, si x — 1 > 1, soit x > 2.
2

Pour
t— 0,e7# — 1; donc f(t) = RER
1+1t
5 Int®
SÉE 0 HO RER

In 2
Six =0, f(t) =
ST
> 0 FE) ÉE 0.
Dans tous les cas on peut prolonger la fonction par continuité
à cette borne et
l'intégrale n’est pas généralisée.

- Figure III.7
e) e—##Y cosh(tx) = +: convergence <= y > —1.
e-tt
—t+ycosh(fx)NES
= ilEL —t(1—
“ joie _ ro É
Ji"e-ttY cosh(tr)dt
converge si, et seulement si, [}" #/e-t(1-x)q# et JL t'e-t{+2)q
t convergent, car ce
sont des fonctions positives. |
Solution des exercices
89

bre, re fist) — Le. l'intégrale diverge.


Sir) RSS t* dt converge si y < —1.
Sir <br tes 1) pour tout
a € R, et en particulier pour a > 1; ce qui
assure la convergence.
Compte tenu de la borne O0, cette intégrale
converge — x < I.
La seconde intégrale converge = x > —1.
Conclusion : L'intégrale converge si, et seule-
ment si,y>—-let -1<zx<]l.

Figure III.8
ne F ( si y>0; convergence si x > —1
f) Et t®/2 si y=0; même conclusion
t®Y si y<0; convergence si y-r<1
È

(sinht)®
she» © d'où
et
t

1+1 27 (1 +1)
taeit
Siznr <0, , VyER,
VYyER, ———
sara *Ù
quand t — +oo, pour tout ae R,
donc l'intégrale converge.
Figure III.9
tamsi, y 0; convergence si y> 1
inht)7 1
Siz = 0, Ghhor € 1/2 si y=0; divergence
1+1t7 ICE : :
1 si y<0; divergence
tx
Siz > 0, TNTin) — +00, pour tout y € R; l'intégrale diverge.
In 2 Nr
8) Dome “EH ir,
In(1 + y — , six £ 0;.prolongement par continuité

tEz —, six = 0; l'intégrale diverge


L'intégrale est divergente si x < 0. En effet, supposons x < 0 fixé. On peut écrire :
+00 t =T t +00 1 t

0 t+zx 0 t+x = t+zx


In(i+yt) In(1+y*)
les deux intégrales sont divergentes, car e » au voisinage
t+T
de —z. Si l’on pose t+x = u, u est proche de zéro 0 et ÿ
In(i+yt) In(1+y*) , dont l'intégrale diverge.
Lt F2 ur
Nécessairement on doit avoir x > 0.
Si y > 1, y — +; alors que,
si0 <y<1, y — 0. D'où les trois cas : Ü 5
t
"POuNy>1He) in, l'intégrale diverge.
NU
LE l Figure III.10
t ‘ ]
Pour y= 1, ent = ia : l'intégrale diverge.
t+zx t+x
90 INTÉGRALES GÉNÉRALISÉES

t t G ;
Pour y < 1, Us) — 0 ee — 0, pour tout a € R; ce qui prouve la
1, t
convergence de l'intégrale.

1 si y>0
h)[Borne
[Borne 0] Si > 0,0, #"
0] Six t/+et” + ty +1 et Jim
lim(t”
( + 1)) = 4 nn
2 si y=0

ce qui prouve que la fonction y

[IH
ti (t + etï)-l est prolon-
geable par continuité en 0 de la
façon suivante : si y > 0 par 1,
si y=0 par 3 et si y<0 par 0.
Six = 0, #+et” = t+e:
même conclusion générale que
ci-dessus, avec comme valeurs 0 8
l
de prolongement t e, EE et 0
respectivement.

Figure IIL.11

Sixt <0, tt — +o et 1+et” Let”.


Comme lim_,0 et” = +, on prolonge la fonction par 0.

Conclusion : L'intégrale n’est pas généralisée à la borne 0.

Siret efe letefient 0 pour tout & € R; donc


l'intégrale est convergente.

; J a si y<O0 ; intégrale diverge


Si Z=0, ="
fer” fre 04 anà
— y=0 :; a
même conclusion
E%, si y>0:; vrintégrale convergente si y>1

SU: fer © ggPt 2.


© On retrouve les cas précédents; donc
convergence si y > 1.

i [Borne
Le nés 2 1
i) [Borne 0]
0] 1e
1 PYIEÉ : convergence —
F=lni —tT<l1lyeR
OU x=-1, -y
ÈS > 1°
d’après les résultats sur l’Intégrale de BERTRAND
.
Pour se ramener à la borne 0, on pose u = 1 —t.
Ce qui donne :
te|ripme A un T _
l1+1t+192 3U u) [In(1 u)|
y
an donc convergence — y > —1.
Ce résultat est aussi valable pour la deuxième
intégrale (i’).
[Borne +œ] t|Int|?
[Borne +00) EN 4, ie
1 2—
5 z>l,yEeR
1+t+92 f2-x (Int)=v” convergence <— {
OUT
= y eue
Solution des exercices 91

TE
==
—0 x 01 &

= —1
Es 1
Tr> —1
y > —1
y > —1

Fret 1 Figure III.13

j) [Borne +co| Donnons les différents équivalents du numérateur :

t si > 0,car#* (1+ M2) L# pourtouty ER

(Int) six < 0, car (Int)” Gi+ x) - (Int)”


z Int) =
Ro (Int)}” sir=0ety>0
1 six =0et y<'0
2 siz=0ety=0

De façon analogue, on a des équivalents du dénominateur. D'où :


L t® + (Int) ton si y>0
er ty + (Int)® 1£(Int) si y<0

; 5 + (Int)' (Int) Yt-Y


t gisi y > 0
Siz<0, ————#4 (Int) T7 si y<0
#v + (Int)= 1
,
si y=0
En 0
Sséso: + (int) _1+(nt)}
#+ (Int)? 1+4 1 si y<O0
On en déduit les différents cas, suivant les valeurs de x et de y:
1140; ie converge + y—æx>l
b Siz>0et { —x>1 (impossible)
y SD, FA = converge &

Le second cas, x < —1, étant impossible, l'intégrale diverge.


y > 0, . TT EU converge <= y>1

D Six <0et 4 y < 0, TsTo diverge toujours


y = 0, divergence grossière

y >0, l'intégrale converge > y>1


D: Sitrr= 0et {
y <O0 divergence grossière
92 INTÉGRALES GÉNÉRALISÉES

Ces résultats se résument dans y


la Figure III. 14.

L'intégrale peut être | 8 Il =


<<
généralisée à la borne 1, car
[iné[* — +oo si y < 0.

ns \
Li
On a toujours :
t®+ {Int 1+/]Int|f
t+]lnt® 1+/lntf* = g(t). | =
bi

Figure III. 14
] 1 su æ>0
:
SORT RER pet het
li .
t)= 4€ 1/2 si e
xz—=0

Dans tous les cas, on à un prolongement par continuité.


2 rE.0
Si y = 0, on a les mêmes conclusions avec lim g(t)=<1 si z=0
Qusinr<0
Int”
Siy<0, g(t) — Le on pose { = 1 + u pour se ramener en 0.

Sir >0, g(1+u) + u; convergence — y > —1.


y
Siz =0, g(1+u)— — même conclusion.
y
Siz <0, g(1+u) — . convergence <= x —y<l.
Les conditions de convergence à la borne 1 sont moins fortes
que celles obtenues à
la borne +00. Le domaine de convergence est représenté
par la Figure III.14.
k) Six £0, xl —1et, six = 0, [rl = 0: la convergence ne dépen
d
alors que de y.
Si y > 0, In(1+#v) +; prolongement par continuité par (0.
Si y = 0, In(1 +t) = In2; prolongement par contin
uité.
Si y < 0, In(1 +4) — ylnt: l'intégrale est génér
alisée et est convergente.
Sr 4, fo 0 convergence dépend de In(1 + t?).
Si y > O0, In(1 + #7) — +00: divergence grossière.
Si y = 0, In(1+##) = In2; même conclusion.
Si y < 0, In(1 + #v) = #v; convergence <=
y < —1.
Si |t| = 1, on a les mêmes conclusions.
In(1 ++?)
SAR r (el fIn(1+#) et Jim t*|x|7*In(1 + 4) =
el 1+ 1x 0, pour
Solution des exercices 93

tout a € KR, en particulier ne


on peut choisir un a > 1.
Ce qui nous permet de
définir le domaine de
convergence qui est — 1 1
représenté par la partie : x
hachurée dans la 1
Figure III. 15.

Figure III. 15

sin(t” Lt?
EEE
Qi
0] Le
1) [Borne - 0 ) On discute suivant les valeurs de y.

Si y > 0, lim Ho —.]1; prolongement par continuité.

Si y = 0; prolongement par continuité par sin 1.

Si y < 0, t-Ysin(t”) — 0; prolongement par continuité.

Conclusion : L'intégrale n’est pas généralisée à borne 0.


1
D'autre part, si on fixe x < 0, l'intégrale diverge à la born WE En effet :

D _sin(®)_ x = De f(t)dt + 1 f(t)dt et, pour t au voisinage de JL


1/ " 8 T
0 ty(1 eext) _ 0

f(t) — mL , dont l'intégrale est divergente.


TZ

Nécessairement on doit avoir x > 0.


sire < = montre que l'intégrale
Supposons x = 0. L’inégalité
converge absolument si y > 1.
suivante devient :
Posons t* = u, soit dt — uv, avecy Z 0. L'intégrale
+oo
sin(t”)
e +oo .
sinu
e
v : = 20et: Ur —+
1
u2=1/v
U = di qu? 1/v du, avec FE sin udu)
n LR
. ‘ 1
2 Ce qui prouve que, si y > 5»
: à
décroissante vers 0, si 2 — 1-10 Hit
l'intégrale converge par le Théorème d’ABEL.
+00
1
Siy= 2’ ! sinu du est divergente.

+o0 «: y +00

Si y = 0, ! RO = ï sin 1 dt, donc divergente.


1
94 INTÉGRALES GÉNÉRALISÉES

Supposons à = 2 — À < 0
et y # 0. Alors FE u* sinu du est
divergente par comparaison avec
la série de terme général
ne RREDe 7#sinu du, 1/2
car Un > 2(2nx)* et Un — +oo.
Supposons x > 0, alors
|sin(t?)| > 1
W(1+ot) — xtvtl}
Figure III. 16
convergence si y > 0.
in4v ; >
Siy=0, sin(t) sin 1 sin a 3
; l’intégrale diverge.
#W(l+at) l+at xt
in(4Y 1
Si y < O0, sint” +} et SE
HW(1+zt) xt ; l'intégrale diverge.
CHAPITRE IV
FONCTIONS DÉFINIES PAR UNE INTÉGRALE

1. Intégrales définies
On désigne par X un ensemble non vide qui sera ultérieurement un intervalle deR,
ou un domaine de C. On considère une fonction f définie sur le produit X x {a, b]
qui au couple (x,t) associe f(x,t) e Cou R.
On pose alors F(x) = de f(x, t)dt, on définit dans X ainsi une nouvelle fonction;
pour chaque x fixé, l'intégrale n’est pas généralisée.
1.1 Continuité

Théorème IV.1. — Soit f une fonction définie sur X x {[a,b] à valeurs réelles
ou complexes, avec X domaine de R ou C. Si f :(x,t) - f(x;t) est continue du
couple (x,t) alors F est une fonction continue de x.

Preuve : Prouvons la continuité en un point xo quelconque de X.


F(x)—F(xo) = SX f(x,t) — f(xo, t))dt. Pour tout €, il existe un voisinage compact
V) de xo, sur lequel f est continue, donc uniformément continue car Va X [a, b] est
compact et SUPy,. x[a,b] |f(x,t) — f(xo,t)| < €; donc pour tout €, il existe V4, tel
que pour tout x € V., on a |[F(x) — F(xo)| < e(b — a), ce qui prouve la continuité
de F en to. O

1.2 Dérivabilité

Théorème IV.2. — Soit f définie et continue sur ]a, B[x [a,b], à valeurs réelles
ou complexes. Si la dérivée partielle 2 f(x, t) existe et est continue sur Ja, B[x{a, b],
e sur
alors la fonction de ]a, B| dans € définie par F:1r de f(x, t)dt est dérivabl
la, B[ et on a F'(x) — | F(t)de.
ge V(x)
Preuve : Soit xo €Ja, Pl. Il faut montrer que pour tout €, il existe un voisina
F(x)-F(x 6
rte fi(æ,t)dt| <e. On a
de xo, tel que pour tout x € V(xo) on ait

(x — o)f:(xo: t)Idt.
F(x) — F(xo) - (x — ro) Je f!(xo,t)dt = Lt) — f(œot) ]— donc
e dans Ja, 6[X{a,b uniformément
La fonction (x,t) — f{(x,t) est continu
x1 € [ro—1, zo+n] on a
continue dans le compact [ro—7, to+1] * (a, b]; donc pour
sup|f/(cist) = fifa t)| €, le sup étant pour (x1,t) € [ro — 7x0 + 1] x [a,b].
b b
= | (x — xo)(f(æ1st) — fab |
rt)— F(xo) - (x - ce)| end
< elx — xo|(b — a).
r le résultat. 0
Il ne reste plus qu’à diviser par Z — zo Pour obteni
96 FONCTIONS DÉFINIES PAR UNE INTÉGRALE

1.3 Intégrabilité
Théorème IV.3. — Soit f définie et continue sur Ja, B[X{a, b], à valeurs réelles
ou complexes. Pour tout x € [a1, 81] Cla, 8[, la fonction F(x) = J, f(x,t)dt est
b
intégrable et on a fe F(x)dx = [_ dt 4 1 f(ritde

Preuve : On pose y(x) = fédt-fE f(é,t)d£é. On a . (JE (6; dé) ==f(x,t)


donc p'(x) = fé f(æ,t)dt alors JEœ (dé = (x) — p(or) = JEdE feb f(E,t)dt
car @(a1) = 0. Il suffit de faire x = B1 pour obtenir la relation. O
ExEMPLes IV.4. — 1°) Étude de F(x) = 1 CL dela)
La fonction f : (x,t) + e-t#*-l est définie et continue sur [1,+oo[x{[0, 1] donc F
est continue sur [1,+oco|.
2°) Étude de F(x) = Les In(1 — 2x cost + x?)dt.
La fonction (x, t) + In(1—2x cost+2?) est continue sur ]—1,+1[x[—7x,+#x]. Donc
F est continue sur | — 1,+1[. x
3xÊ In(1 —
_ 2x cost + 2) x°) = ou: TS dérivée p partielle
- est continue sur

]—1,+1[x[-7x,+x], donc F est dérivable et F'(x) = 2 | Tz—cost


A: 1—2xcost+x2
Comptete t tenu d e |5 — dt
pes
T
Sp
= ——— vec [a]
avec Ja| >> |b|,
|b| on a F'(x)
(x) = 0 donc
Fest constante, en particulier F(x) = F(0) = 0.

2. Différents types de convergence d’intégrales généralisées


Dorénavant l'intervalle d'intégration sera du type [a, b[ avec b < +00.
Pour chaque x fixé dans un ensemble X que l’on précisera, L'intégrale
de la fonction
f: Gt) f(x,t) de X x [a,b[ dans C est généralisée et on étudie, quand elle
converge., la fonction F définie sur X par FT = T f(x,t)dt.
On garde ces
notations pour les définitions suivantes.
Définition IV.5 [Convergence simple]. — On dit que l'intégrale [isf(x, t)dt
converge simplement, si pour chaque x fixé dans X, l'intég
rale est convergente
(en b); ce qui équivaut à :

b
VE> 0, VrexX, 34(e,7x): Vu,: A(E) <u <b —
| f(x, t)dt SE.
u

Définition IV.6 [Convergence uniforme]. — On dit que l'intégrale fe f(x, t)dt


converge uniformément (par rapport à x ) sur X (resp.
sur une partie de X ) si pour
tout x de X (resp. d’une partie de X ) l'intégrale
est convergente, 1.e.

Ve > 0, 1A(), VreX Vu : AE) <'u <b —


F.f(x, t)dt <E:

Définition IV.7 [Convergence absolue]. — On dit que l'intégrale jsf(x, t)dt


converge absolument (resp. absolument uniformé
ment) si |à |f(x,t)ldt converge
(resp. uniformément).
Critères et implications entre les convergences 97
—_——
U ——— t

Définition IV.8. La convergence uniforme sur tout compact de X, partie


de R ou C, est appelée convergence compacte sur X.
On prend dans la Définition IV.6 les parties de X qui sont compactes.
Définition IV.9 [Convergence normale]. — On dit que l'intégrale f f(x, t)dt
converge normalement sur X (ou sur une partie de X) si sup,ex f(x, t)|dt
converge.
REMARQUE IV.10.— Ces définitions s'étendent aisément au cas d’un intervalle
Ja, b[ avec —o < a < b < +00.
Définition IV.11 [ Semi-convergence uniforme]. — On dit que l’intégrale
Je f(x, t)dt est semi-convergente uniformément sur X si elle est semi-convergente
et si elle converge uniformément sur X.
2.1 Critères et implications entre les convergences
Proposition IV.12 [Critère de Cauchy-uniforme]. — Soit X un ensemble, f
une fonction définie sur X x [ab[ et localement intégrable sur [a,b[ pour chaque
zx fixé. Pour que l'intégrale [} f(x,t)dt converge uniformément sur X il faut et il
suffit que pour tout € > 0, il existe A(e) indépendant de x tel que pour tout u,
pour tout v :A(E) < u < v < b entrainent [f f(x;t)dt| QE:
Preuve : Condition nécessaire. — Si l'intégrale converge uniformément, il existe
pour tout € > 0, A(e) tel que pour tout x € X et tout u > A(e) et tout v > A(e)
on ait fe
f(,t)dt| <e et É f(&,t)dt < € d'où |[ f(x, t)dt| < 2e.
Condition suffisante. — Si pour tout € > 0, il existe A(e), pour tout re X, et
A(E) <u<v<b,ona |[° f(x, t)dt| < €, en faisant tendre v vers b on obtient la
convergence uniforme de l'intégrale. 0
En adoptant les mêmes notations que dans le Chapitre IT sur les séries de fonctions,
page 42, on a les implications suivantes entre les différentes convergences :
CN.— C.A.— CS.

Preuves :
1°) [ C.A. = CS. |]Pour tout x e X et pour tout € > 0, il existe A(E, x) tels que,
pour tout u et pour tout v vérifiant A(e) < u <v<b,ona L'fG@;t)ldt < €;
comme | f° f(x, t)dt| < [} |f(x;t)ldt, on a la convergence simple.
2°) [ C.N = C.A. | Pour tout x e X, on a l'inégalité |f(x,t)l < supsex lf(x,t)|
et f sup,ex |f(r,t)|dt converge, alors fe |f(x,t)Idt converge.
3°) | C.N = C.U. (sur X)| De [f(x,t)| < supsex |f(x,t)l, on déduit que la
convergence de f4|f(x,t)|dt ne dépend pas de x € X.
4°) [ C.U. = C.C. = C.S.] Ce n'est qu’un cas particulier du précédent en ne
considérant que certaines parties (les compacts) de X ou les parties réduites au
point {x}. 0
Pratiquement on utilisera le schéma : C.N.Kkcx = C.U.xcx = C.C.x où C.NKcx
|
indique la convergence sur tout compact K € X.
98 FONCTIONS DÉFINIES PAR UNE INTÉGRALE

2.2 Critère de convergence normale ou convergence dominée


Proposition IV.13. — Soit f une fOHCHOE définie sur X x [a, b[ et localement
intégrable pour tout x € X. Pour que If f(x;,t)dt converge normalement sur X
(resp. sur toute partie K C X) il suffit qu'il existe une fonction o : [a,b[— R} telle
que, pour tout x E X (resp. tout x € K), |f(x,t)|< p(é) et 1 y(t)dt converge.
Preuve : La démonstration est immédiate, car sup,ex |f(æ&,t)| < g(t). Comme 4
domine f, on dit aussi convergence dominée. O

Théorème IV.14 [d'ABEL-uniforme]. — (Critère de semi-convergence uni-


forme) Soit f et g deux fonctions définies dans ]a, B[x{[a,+oo[ à valeurs réelles
ou complexes telles que pour tout x €]a, BI fixé, les fonctions f et g soient locale-
ment intégrables. On suppose que les conditions suivantes sont réalisées :
(i) pour tout x fixé, f est à valeurs réelles positives et décroissante et f(x; t)
tend vers 0 uniformément sur ]a, B| quand t — +;
(ii) pour tout u > a, il existe une constante M indépendante de x telle que
[LE f(x, t)dt| < M.
,e , +oo . ,
Alors l'intégrale ["" f(x,t)g(x,t)dt converge uniformément sur ]a, 6].
Preuve : Il suffit de reprendre la démonstration III.40 pour voir qu’il y a semi-
convergence et que le critère de Cauchy-uniforme est vérifié. O

REMARQUE IV.15. — Si on se restreint aux compacts de Ja, 8[, on obtient la


convergence compacte.

2.3 Exemples
1°) Fonction Gamma: T'(z)
— 0 ent, hr eiC:
Existence de l'intégrale
On a let: 1] =e"tt""l, En 0, e-t#®-1 © #r-1 convergence & x > 0.
En +00, in tet#71 = O0 donc, pour t > t(e), ett®-1 < 1-2, d’où la
ice 0 existe pour Re z > O.
Convergence uniforme de cette ea
Posons l'1(z)= fl e-tt"-ldt et L2(z)=
f'Te-tt-1qt.
> Pour tout a > 0 on a pour x £ Me toluegifEs é ARE
le ir & 1k e7tt*-ldt converge, car a > 0: donc l'1(2) converge
uniformément sur tout partie {Re z > a}.
> Pour tout b > 0,on a, pour x €]0,b], +#°-1 <tb-1 si + > 115 do
fe À < e”tte-1
t +00 et b—1
et; t”” dt converge car b > 0 donc l'2(z) converge
uniformément sur tout partie {Re z < b}.
Finalement l'(2) converge uniformément (absolument) sur toute partie du plan
complexe vérifiant 0 < a < Re z < b < +00 .
+oo
2°) Étude de l'intégrale | etat oùxeR.
0
txSsint sint DE
En 0, e- TS donc l'intégrale n’est pas généralisée car lim ——
sg = 1.
t
te _tx|Sint|
En +00. Six > 0, Jim Se =0 9
et l'intégrale converge (on choisit & > 1)
ee
Continuité d’une fonction définie par une intégrale généralisée
ÉSPÉTR NREe 99
109
Si x = 0, l'intégrale est semi-convergente (vu précédemment).
j (2n+1)x etr e-?2n7z p(2n+l)r
Si z < 0, de sintdt > Î sintdt , on déduit que
DS, J2n7x NT 2 Jonn
l'intégrale est divergente.
Conclusion : Cette intégrale converge si x > 0.
Il y à convergence uniforme sur tout partie [a,+oof, avec a > 0, car l'inégalité
—tzsint —ta
le sut] <e7“*, pour tout x > a, et LTO et*dt converge; donc on a convergence
normale sur tout partie [a, +oo[ avec a > 0.
Le Thérème re donne plus de précisions. En posant f(x,t) = e*/t, on
a supf(x,t) ner pet g(x,t) = sint donc |fsintdt| < 2. On déduit que
LE

l'intégrale converge uniformément sur [0, +oo!.


. +oo jitr
3°) Étude de l'intégrale | ta
dt, pou 0<a<letreR.
0
itz 1 1 ei tx
Comme Eee l'intégrale | e dt est absolument convergente et même
0
ici normalement convergente sur R.
+oo itz
Pour étudier Î dt, on pose f(x,t) = t7* = o(t) g(x,t) = e*t: alors,
1 ta
eiuT _ RiT
pour tout u > 1, If e‘dx| - =
= sb donc, pour [x] > a > O, il
1 iT [x|
y a convergence uniforme; c’est-à-dire que l'intégrale converge uniformément sur
]— oo,—-a]Ul{a ; +oof.

3. Continuité d’une fonction définie par une intégrale


généralisée

Théorème IV.16. — Soit f une fonction définie et continue sur X x [a, b[ avec
b < +oo. Si l'intégrale fa f(x,t)dt converge uniformément sur tout compact de X,
alors la fonction F :r-— F f(x, t)dt est continue sur X.
Preuve : On considère une suite (u,) de points de [a,b[ qui converge vers b et
on pose F\(x) = de f(x,t)dt. D’après le Théorème IV.1, pour tout n € N*, les
fonctions F, sont continues sur X; la suite F, converge uniformément vers F sur
tout compact de X, donc F est continue sur X. O
Cas usuels : X =]a, SIC R et X = D domaine de C.
EXEMPLES IV.17. — 1°) La fonction l'(z) est continue dans le demi-plan
Re z > 0.

2°) La fonction F(x) = 1


en int
ee dt est continue sur [0,+oo[. En particulier
te
0
+oo à:
F(0) = ji dt.
0
100 FONCTIONS DÉFINIES PAR UNE INTÉGRALE
E
T
EU

4. Dérivabilité

Théorème IV.18. — Soit f une fonction définie et continue sur ]a, 5[x{a, b|
(b < +oo), à valeurs réelles ou complexes, telle que l'intégrale [, f(x,t)dt converge
simplement. On suppose que la fonction f admet une dérivée partielle f} définie et
continue dans ]a, B[x{a,b[ et que l’intégrale HD f(x, t)dt converge uniformément
sur tout compact [a1,B1] CJja, ff. Alors la fonction F : x + £ f(x,t)dt est
dérivable sur ]a,
B| et F'(x) = f f.(crt)dt:
Preuve : Comme pour le Théorème IV.10, on considère une suite (u,) qui converge
vers b et on pose F,(r) = [" f(x,t)dt. Pour chaque n, F, est dérivable et
F}(x) = [°" f!(x,t)dt. La suite des dérivées converge uniformément sur tout
compact, on en déduit que F(x) est dérivable et que F'(x) = lim,_.… F/(x),
d’après la propriété des suites de fonctions dérivables. O

ExEMPLeEs IV.19.— 1°) Dérivabilité de L(x) = fj°e-tt®-1dt (x > 0).


me , Ô
La dérivée partielle Cet = e-*(Int)t*-{. La fonction (x,t) > e-t(Int)t®-!
est continue sur ]0,+oo[x]0,+oo[ et l'intégrale hr —tt®-lintdt converge
uniformément sur tout compact [a1,/1] C]J0,+oo[. Donc l est dérivable et
PL edIntde
9"
En remarquant que er CL = e7*#*-l(Int)" on voit que la fonction L est
indéfiniment dérivable et que I) (x)= feFo e—t4z-1(Int)"dt.
Remarque: En intégrant par parties, on obtient la relation fonctionnelle suivante
T(x+1) = xl(x) (x > 0) et en particulier, sir=neN,l(n+1)=n!.
OO

2°) Dérivabilité de F(x) = U e” dt7 > 0.


0
ON Ps "sint Ar ; ;
3: |° 7 |=-e"sintest une fonction continue sur [0,+oo[x{[0, +oo[. Pour
tout x > a > 0, le”sint| < e-#, si x > a; ce qui prouve que Tue et? sint dt
converge uniformément sur tout fée (a, +oo(c]0, +oo|[. F est donc dérivable et
F'(x) = - fs e7# sint dt.
Prouvons que lim;_, F'(x) = 0. D'abord calculons explicitement la dérivée :
es 4 et(z-i) +00 —tze: tx
F'(x) = -f Gm e”t(r—i) H—=-Sm _—— Te smt—-e cos t re
0 i—zx lo x? +1 0
Fri Sen d’où F(x) = — arctanx + K, avec K = F(0).
+
Comme |F(x)| < fi oo e dt = 2
Ï
Jim F(x) = 0; d'où 0 = —3 + K, soit

O=F=T
He [7 DEta
+® sint

5. Intégrale généralisée et série


Il s’agit de donner dans ce paragraphe un résultat permettant
d'écrire :
(LED
Intégrale généralisée et série 101
Te EE
Théorème IV.20. — Soit (s,) une suite de fonctions définies et continues
sur [a,b[, à valeurs réelles ou complexes, avec b < +oo. On suppose réalisées les
conditions suivantes :
(i) la suite (s,) converge simplement sur [a,b[ vers une fonction s et la
convergence vers s est uniforme sur tout compact de [a, b|;
! mn 0 b
(ii) les intégrales [} s, (t)dt convergent uniformément par rapport à n. Alors s
est continue sur [a, b[, l'intégrale jes(t)dt converge et on a:
b b
in / (dt =| s(t)dt.

Preuve : La fonction s est continue sur [a,b[, puisque limite uniforme sur tout
compact de {a, b[ d’une suite (s,) de fonctions continues; s est donc localement
intégrable sur [a, b[. La suite Z, = eeSn(t)dt converge uniformément sur N; donc,
pour tout € > 0, il existe (€) tel que B(e) < u < v < b implique |f” s,(t)dt| < €,
pour tout n € N.
Sur le compact [u, v], on a lim. f? sn(t)dt = [°limsA(t)dt = [} s(t)dt car il y
a convergence uniforme et l’intégrale est définie.
On en déduit que [fe s(t)dt| < €, pour f(E) < u < v < b; donc, d’après la
condition de Cauchy, l'intégrale I = Lis(t)dt est convergente.
EE, |= f'(s{t) — sn (#))d| < |[PO (s(#) — sn(#))dt| n |PACO — sn(#))dt|
Or (ees(#)dt| <e et ee 5m (t)dt| < €, pour tout n € N, car ces intégrales sont
convergentes, la seconde uniformément sur N.
La convergence uniforme de s, vers s sur {a, B(e)] implique l'existence de N(e)
tel que, pour tout n > N(e), [sa(t) — s(t)| < €, pour tout t € [a, B(e)]; d’où
finalement | — I,| < 3€, pour n > N(E), c’est-à-dire que :
b b
1 s(t)dt = lim ï Sn(t)dt.
0

Corollaire IV.21.— On considère une série de fonctions de terme général (un)


définies et continues sur [a, b[. On pose s,(t) — De up(t). Si la série de fonctions
de terme général (u,) converge uniformément sur tout compact de [a, b[ et si les
intégrales É s,(t)dt convergent uniformément par rapport à n alors l'intégrale
on a:
ie ( ;# un(t)) dt converge et
b /+oo +o hb
il(Et) on) Un(t)dt.
a 0 0 a

0
Preuve : Se déduit de la précédente en posant sA(t) = Décret).
l'Int
ExeMPLe IV.22. — Calcul de l'intégrale 1 j vie sd.
102 FONCTIONS DÉFINIES PAR UNE INTÉGRALE

l
Quand t—0*,ona — Int dont l'intégrale est convergente.
Int — — u)
Quandt—1",onau=1-t—0 et Es m —].

Soit un(t) = t"Int (n > 0) et [a,b] C]0,1f. Ait [un(t)| < b"|Inal; donc
la série 3, soun(t) converge uniformément sur tout compact de ]0,1[. On a
(D = pote = et 19,601< LA 2 (6.
Comme Few(t) dt converge, F Sn(t)dt converge stat par rapport à n,on
PA donc écrire:

fita- — dt = ‘à
formes
tnt dt= 7 t” ntdt=
Dr —]
=
Tr?
——:

La somme de cette série est justifiée dans le livre Analyse IV, Chapitre I, sur les
séries de Fourier.
Exercices 103

6. Exercices
+ nt
Exercice IV.1 Pour + > 0, on pose F(x) = | — dt.
t+x
a) Justifier l'existence de F. É
b) Démontrer que, sur ]J0,+oco[, la fonction F est continue, dérivable et même
indéfiniment dérivable.
c) Calculer F(1) et en déduire F(x) sous forme de fonctions élémentaires.
ie dt
+

Exercice IV.2 Soit n e N*. Pourz ER, on


P pose : F,
O=) =|
Tasse me
a) Justifier l'existence des fonctions F,.
b) Démontrer que pour chaque n € N*, F, est continue et dérivable sur R.
c) Calculer F1 et en déduire F1.
Exercice IV.3 Démontrer que la fonction F définie par :
+o0o yr—1
a) F(x) = Lg dt est de classe C'® sur son domaine d’existence.
+00 +7 (æ+1)
b) F(x) = h dt est de classe C'° sur son domaine d’existence.
1 In(1 +t°
Exercice IV.4 Pourx €eR, on pose F(x) = rer dt.
0
a) Démontrer que la fonction F est continue sur R. ;
00 En
b) Démontrer que, si x > 0,on a F(x) =): n(i+z(n- 1)) ,
pes #1 n—1l
c) Calculer F(:). On rappelle que ÿ°,; cr = In2.

+® cos(2rrt)
æp Exercice IV.5 Pour x € R*, on pose F(x) = | tint de.
2
a) Justifier l’existence de F.
b) Démontrer que la fonction F est continue et dérivable sur R*.
c) Démontrer que, lorsque x — 0*, on a F(x) < In(— In x).
+00 x!

Exercice IV.6 Pour 0 < x < 1, on pose F(x) — dk jte


0
a) Démontrer que la fonction F est continue sur 0H
b) Démontrer que F est de classe C® sur ]0, LIE n—1

c) Déduire de ce qui
. , 4
précède la somme de la série
Fe
D UT
OO
rs
(—1)
|

# t
Exercice IV.7 Pour x > —1, on pose F(x) = Î taire (tan 3 )dt.
a) Démontrer que F est continue sur ]—1,+oof.
b) Démontrer que F est de classe C® sur ]-—1,+oof.
c) Calculer F(0).
© In(l + res
Exercice IV.8 Pour x > 0, on pose F(x) = ji No
Démontrer que la fonction F est continue sur ]0, +oof.
æp Exercice IV.9 Pour |x| < 1, on pose F(x) = 1 #tre-t cosh(tr) dt.
104 FONCTIO DÉFINIES
NS E a PAR UNE
E INTÉGRALE
204. .
FO T.NE a

a) Démontrer que la fonction F est continue sur ]-1,+1[.


b) Démontrer que la fonction F est dérivable sur ]-1,+1[.
2n
c) Démontrer que F(x) = > ,0 moi +2n+1),où l'est la fonction Gamma,

définie pour u > 0 par l(u) = LA ext dt.


d) Exprimer F(x) sous forme de fonctions élémentaires.
+® (sinht)*
Exercice IV.10 Pour x < 0, on pose F(x) = nie dt.
0
a) Démontrer que la fonction F est continue sur ] — æ,0[.
b) Démontrer que la fonction F est dérivable sur ] — ,0[.
+ 9 pd
@ Exercice IV.11 Pour x > 0, on pose F(x) = ter
0
a) Démontrer que la fonction Fest continue sur ]0,+oo{.
b) Démontrer que la fonction F est dérivable sur ]0,+oo{.

Exercice IV.12 Pour 0 < x < 1, on pose F(x) =


Démontrer que la fonction F est continue sur ]0,1{.
@ Exercice IV.13 Pour x = xo, fixé dans |]— 1,+1[, et y > O0, on pose :
© $xo y
FQ = | PRE a.
a) Démontrer que la fonction F est continue sur [0,+co!{.
b) Démontrer que F est dérivable et même indéfiniment dérivable sur ]0, +.
& Exercice IV.14 a) Démontrer que la fonction F définie sur ]1, +00 | par
tx +o
Int 27
F(x) = d Fate dt est continue sur ]1,+oco!{.
1 #22 + (Int)?
b) Démontrer que la fonction G(y)
+ 1+ (Int)v
= | dt est continue sur
1 1 + tv
J1,+oo[.

Exercice IV.15 Pour x > 1, on pose F(x) — fk 2048) dt.


0 +T
Démontrer que la fonction F est continue sur ]1, +00 Fe
& Exercice IV.16 a) Pour x > 0 et y un nombre réel fixé, on pose
Fr sin(t”) ire:
(TE) = LL #G+a t. Démontrer que la fonction F, : x + F,(x) est
continue sur ]0,co{, dérivable et même indéfiniment dérivable .
+00 a
b) Pour
y > 0et x > 0fixé, on pose G, (y) = | Te dt. Démontrer que
| 0 EULE TE
le fonction G; : x + G;(y) est continue sur ]0,+o[.
c) Pour x > 0,.on pose H(x) = F,(x) = G, (x). Démontrer que la fonction H est
continue sur ]0,+oo[{.
d) Démontrer que H(x) — 0, quand x — +00.
e +00
® Exercice IV.17 [Exam| Pourx >1et yER,on pose F(x) = | e Te 7
tr+riy t
Exercices 105

a) Démontrer que la fonction F est continue sur [1, +ool.


b) Démontrer que F est dérivable et même indéfiniment dérivable sur J1,+oo!.
c) Pour yeR et x > 1 fixé, on pose G(y) = +® cos(ylnt)
dt. Démontrer que
tz(Int)?
la fonction G est continue sur R et que, si x > 1, elle est dérivable sur R.
& Exercice IV.18 Soit n € N* et (Fr) une suite de fonctions définies

k our x € R* par F, (x) =


te = > PO
ta(z? +42) dt, où a est un paramètre réel.
a) Déterminer les valeurs de a pour lesquelles les intégrales convergent.
b) Dans la suite, on suppose à €]—2,1| fixé et n € N*. Démontrer que les fonctions
F, sont continues et dérivables sur R*.
(—1)" (2n +1)
c) Démontrer l'égalité Fo(x) = 2 X n0 On EDS
T a
- En déduire la

somme de ÿ° En"
n20 9n +1
Exercice IV.19 Soit n € N* et (F,) une suite de fonctions définies pour
FMInLe
zEeR ar F(c)= | ———— dt -
2 e) 0 tt(1+t)
a) Déterminer l’ensemble D des x pour lequel les intégrales convergent.
b) Démontrer que les fonctions F,, sont continues sur D.
c) Démontrer que les fonctions F, sont indéfiniment dérivables sur D.
{Int 2n+1
d) Démontrer que F,(x)=(—-1)"F,(1-x). En déduire la valeur de | nn

4 Exercice IV.20 Soit a, 8 deux paramètres réels strictement positifs et, pour
+® e-tz sin at sin Üt
x > 0, F une fonction définie par F(x) = —— ;———— dt.
0 t
a) Démontrer que la fonction F est continue sur {0,+oo{.
b) Démontrer que F est deux fois dérivable sur ]0,+oo!.
c) Calculer F’”/(x) sous forme de fonctions élémentaires.
d) En déduire F'(x) et déterminer la constante d’intégration en étudiant la limite
de F’(x), quand x — +oo.
e) En considérant les cas : a # B et a = B, déterminer F(x) à une constante près.
% sin at sin Ot
f) Démontrer que la fonction # —— G(6) = | Rare dt est continue et
0
dérivable, si 8 > 0. En utilisant | —— du = : calculer G’(B), puis G(B). En
0
déduire l’expression de F(x).
106 , n 20 FONCTIONS DNS
mPONCMONS PAR UNE INTÉGRALE
DÉFINIES PR nee
A0G

7. Solutions des exercices


Int
Exercice IV.1 a) Ce Int et { In tdt est convergente.
t2+7 x
+00
Int Int
ur et f TE est convergente d’après l’Intégrale
de pc Bertrand——oco.
b) Soit {a,b] un compact de ]0,+oco[ et x € [ab]. On a sup, <,.<4 f(x, t) = f(a,t)
et 1 f(a,t)dt converge; ce qui prouve que l'intégrale converge normalement
sur tout compact de ]0,+c{, donc uniformément sur tout compact. Comme la
fonction (x,t) -— f(x;,t) est continue sur ]0,+oco[x]0,+oco[, on déduit que F est
continue sur ]0,+oo[. On a:
ôf
ni De ee Int Of ad Er
Of | Ta SEL
|Int| L
Ôx ab) (t2 +)? Er Ôx a CIE o (t?+a}? LÉ
+00
gente; donc | LL(ed converge compactement sur ]J0,+oo[. En ajoutant
0 TL
ô
à cela la continuité de la fonction (x,t) SL(at) on peut conclure que F

est dérivable et F'(x) = — 1


HR br
ee dt. D'une façon générale, on trouve
0
ie DCE Int of [Int|
et sup — = pe
» dont
OLD (2 +x)k+i PART Oxt G; o] : (#2 + a)k+1
l'intégrale converge.
Par récurrence, on obtient que, si F Œ&—1)(>) existe, alors cette fonction est encore

dérive
érivableble eetFU (2)
(x == (—1)
) (178
k! : [7 né ri dt; donc F est de classe C®.
+z)e
ASReltTE 1 +®% In1/u du
c) F(1)=
F(1) Î —— 23106 dt. On posese tt = —,
x d’où
d’oi F(1) = | Lu —m2 = — F(1)
d’où F(1) = 0.
Dans F(x), on
t *® In /x+1Inu
poseu = ——. D'où F = n — =
In “ F Vz (@) 0 z(1 + u?) Vs du
nyE ET du
De ds PRE + 71 h
— [Arctanu],
+oo In x
VA L CR
7 In x
ou encore
min T :
EG) Ve On retrouve dans l’expre ssion de F la propriété C®.

Exercice IV.2 a)
e

limTrP0G HE = l; prolongement par conti-


. 1

nuité.

a
(+im)Q+e) +) S 118 |
pour n > 1; ce qui prouve
la convergence en cette borne.
DPOUT TOUT ER. Où a 1
< 1 et ceci pour tout n € N* et
(A+t)(1+4)
pour tout t > O.
L'intégrale est donc normalement convergente sur R.
De la continuité la fonction
(tt) fh(z,t) sur RXx]0,+co{, on déduit que F, est continue
sur R.
DisÔ 2 À tnt ÔÔ
e Fr (2,4) TPE) [Int
etl
Da /n(t) = 142" 0n prouve que
Solutions des exercices | 107
+oo Ô au
F Jind
De fn(x,t)dt converge normalement sur R, car Î + E :dt est conver-

gente. : On en déduit que F,F, est dérivable


éri et F/(x)
/ = — Na —— — tint —— dt.
à o (1+t2n)(1+4)
3
c) En posant u = -1 , on obtient F/(r) = L
ce *Inl/u
Re
t i(#) o (1+u-z)(1+ ju? RU
donc F{(x) = 0. On en déduit que F1 est une fonction constante, en particulier
+ OO

Fi(e)= F0 =| nn 2

Exercice
z—i1
1 l dt
IV.3 a) " 1 QLo=r et FLHz converge si, et seulement
0
e —

SU rl.
z—1
= su let et #%%-le-t — O0, quand t — +00, pour tout
a € R et en particulier pour & > 1; ce qui assure la convergence.
Conclusion : La fonction F est définie sur ]1,+oof.
On remarque que la fonction (x,t) -— f(x,t) est continue sur ]1,+oo[x]0, +oo|.
Considérons un intervalle compact [a,b] C]1,+oo[ et posons F1(x) = fs f(x, t)dt
et Fo(x) = ee f(æ;t)dt. Pour t € [0,1], on a sup, <,<s f(r,t) = f(a,t), avec
L, f(a,t)dt convergente; ce qui prouve la convergence normale sur tout compact
et la continuité de F1 sur ]1,+ool.
Pour t € [1,+ocof, on a sup,<.<s f(x,t) = f(b,t), avec 1 f(b,t)dt convergente;
d’où comme ci-dessus, F2 est continue sur ]1,+oo[. Finalement F = Fi + F> est
Ô T—

continue sur ]1,+oo[. Et on a SL(z, = int ms f(x;


t) Int.
De DES plus généralement, la dérivée partielle d’ordre k € N* est donnée
par He, t) = (Int)Ff(x,t) et (nr) f(x;,t)dt converge simplement, si
x > 1. On obtient comme précédemment que, pour tout x € [a,b] C]1,+cof,
|SiAnt)*f(x, t)dt|< fi |In#léf(a,tjdt et ft °(Int} f(x, t)dt< [+ |In#lf (6, t)dt.
De la, on prouve, par récurrence, la dérivabilité à tout ordre des fonctions F1 et
+00 ] t ktz—1

F>, donc celle de F et F)(x) = |


0
eece dt.

b) DRST
oi 1
e2 722 et 1
HUa+2 converge <—> ZT > —1.

+-(x+1) 1 +-(x+1) 1
B |_ ñn ————— €et u = t — 1 donne ,
@—1)(t+1) 426t-1) #1 2Vu
avec u — 0; donc l'intégrale converge.
; +7 (z+1)
La fonction F existe sur ] — 1,+oo[ et la fonction (x,t) — f(x,t) — FT est
continue sur ] — 1,+oo[x]1,+oo[. Soit [a,b] un compact inclus dans ]— 1,+ool.
On a sup,c,<f(x,t) = f(a,t) avec (Fi f(a,t)dt convergente; donc on à
convergence normale sur tout compact , d’où F continue sur ] — 1,+oo[. On à
of
3: t) =
| —lnt Re —Intf(x,t) et DE(2,0= (—-1)“(Int)* f(x, t), pour
Vt2—1
tout k € N*.
108 FONCTIONS DÉFINIES PAR UNE INTÉGRALE

On peut remarquer que, pour k > 1, l'intégrale n’est plus généralisée à la borne 1,
car lims_,1(Int}* f(x,t) = lim, _o(in(1 + u))* f(x, 1 + u) = 0.
1 “ue :
Borne +| On a (Int)* f(x,t)End — + dont l'intégrale converge si x > —1.

Sur tout compact [a, b] C]-1, +, on a sup, <;< 2L(x, +)= 2L(a, |; ce qui per-
+00 t 4—(r+1) Int k
met de conclure que F est k fois dérivable et F%)(x)=(—1)* =

Exercice IV.4 a) L'intégrale est définie.


In(l-H#t) e :
Six > 0, t* — 0, quandt — O, et lim Fe
In(1 +t°)
SIDE D, tt" In(t) de limite nulle, lorsque t — 0.
Enfin, si x = 0, on a aussi un prolongement par continuité par In 2.
Dans tous les cas, l'intégrale n’est pas généralisée à la borne 0. Comme la fonction
In(1 ++?)
(tt) tT
est continue sur Rx]0,1{, on déduit que F est continue sur R.
s Q 442)
b) Rappellons que si u € [0,1], on a la = 55je.(—-1) ie ES 7
pd D'où l’on peut écrire :
In(1+47 S (—1)"71
C4) = mc car t € [0,1] et x > 0. Cette série converge
n—=
uniformément sur [0,1], étant une série alternée dont le reste d’ordre (n — 1) est
borné |R,-1(t)| < 1. On peut donc intégrer la série terme à terme :

1509 1r=i ® f_y\r-1 ri 2


F(@= | D). _Jyr-1
| FETUH=S RD
n=1 n=1

c) Poux =}, —1)7-1 1 1 1


F(1)=25%CPGE alt ar ;
: 2) =22n n(n + 1) n(n+1) n (n+1) a.
1 ea (—1 n—1 © =-1)=1 LA —]}7-1
GEL SO
GO f_y\n-1
reine
1
D'où le résultat 1,HOPPER
0 Vt
Exercice IV.5 a) La fonction t
e .

ES est décroissante et tend vers 0, quand


1

1
t — +0, d’où 15 cos(2rxt)dt| <ms Donc, en vertu du Théorème d’ABEL,
l'intégrale converge, si x £ 0. On peut vérifier
que l'intégrale ne converge pas
absolument en utilisant les relations [cos 2rx| > cos?
277 = 3 + cos 4rx) et la
divergence
gence d de Er ET: Il est clair que l'inté
’inté grale diver
i ge si x = 0.
Finalement, F existe sur R* et F est paire puisque
F(—x) = F(x).
Dans la suite, on se restreint à R'.
b) La fonction (x,t) — cos(2rxt)
est continue sur R* x [2,+ool.
tint
Solutions des exercices
109

On utilise le Théorème d’ABEL-uniforme sur [a,+oof, avec a >


0 quelconque.
! 1
La fonction t — Ie tend vers O0 uniformément sur [a, +oo[, puisqu'elle est

indépendante de x. On a |fe cos(2rrt)dt| < ik six > a > 0; ce qui


donne une
T
majoration uniforme et on en déduit que F est continue sur 10, +oo[. Tenant compte
de la parité sur R*, la dérivée partielle2He,2) = Dre) est continue sur
g
R* x {2,+oo[. Encore par le Théorème d’ABEL, l'intégrale Li (x, t)dt converge,
et uniformément sur [a,+oo[C]0,+oo[, car Ff+2x sin(2rxt)dt| < 2 et _ tend
vers 0. Donc F est dérivable sur R°, et par suite sur R*. + ÿ
Does cos(2rxt) 1
re RS
On introduit cette fonction dans l'intégrale:
ce procédé est appelé méthode de régularisation. On écrit :

F@= |1/2 Cos(2rxt) — 1


D &+ |1/x dt +] +c cos2rat
tint 2
tint 1
Sin
+00
, .
PAR UE CINE TRES,
rnç/e) 000,58, JG t)d=0
cos(2rat) ,
ve tnt robe
On a Î

1/x
dt
Pour æ—0,ona | — = [In
(In+)]ÿ = In(-Inx) -In(In2) - In(-Inx).
2 tint

1 cos(2rzrt) — 1dt jee —2sin"(rat), 3 Fe 27?x°t? dt


Enfin
2 tint 2 tint EX 2 tint

2n?2r? fl/7 rx?


<
[1
LL — | — —
Tr?
< — :
in? Î UE In2 Le 1 5 In?
On en déduit que F(x) - In(—-Inx), quand x — 0*.
Exercice IV.6 a) Pour la convergence de l'intégrale, on peut : soit se reporter
à l’Exercice 8 du Chapitre III en faisant y = x qui, pour 0 < x < 1, donne
un intervalle ouvert contenu dans le domaine de convergence; soit remarquer
+oo rt +00 -
Î — dt < | z'dt qui converge, car st = et" et Inx < 0.
0 1+ x! 0 +00 xt +00
Soit {[a,b] un compact inclus dans ]0,1]. On a FN
bt dt ; cette < |
0
inégalité prouve que l'intégrale converge normalement sur [a, b] (et même sur ]0, b]),
ce qui donne, compte tenu de la continuité de f(x, t), la continuité de F sur ]0,1{.
b) Plutôt que de calculer les dérivées partielles successives de f(x, t), on calcule
explicitement F(x) en posant u = xt, avec du = (Inx)udt :
+00 L
F(z) = Pr ne = + |LT = sn2s Cette fonction est de
1+u ulnz Inx Jo 1+u Inx
classe C® sur ]0,1f.
1 — f_y\n,.t(n+1) dt.
c) On a Me oiTAN IS
d'où (x)_ =),f+o D u=ot-1)"x
go

Pour justifier l'intégration de la série terme à terme, on établit les deux conditions :
_ (i) la série converge uniformément sur tout compact {a, 6] C]0, +oo[, puisque, si
a<t<B,ona HE) = yt(n+1) < re(r+1) et JG )tTI converge,

car T° <%];:
110 FONCTIONS DÉFINIES PAR UNE INTÉGRALE

Ho n OO ET ho gr (=) Loir tt)


Le
qi [ Dre | pie va= | z
L t i34 t
ee we
p= =
à 2x’
et |[1—(—-1)"tixtinti)] < 2; donc IE -o(-1Pxttr#1)] Drm g(t) dont
l'intégrale converge (Cela prouve la convergence uniforme sur N).
On peut alors écrire :
Fa) =, ol merite LS En
HS, TT 2e D 1 Se
Compte tenu de F(x) = Ne
In2
on déduit que >;
ut: EANENSE
Exercice IV.7 La convergence de cette intégrale est traitée dans l’Exercice 6-d
du Chapitre III. On rappelle que F existe si x > —1.
a) La fonction (x,t) #— t*in(tané) est continue dans ] — 1,+oo[x]0,r[.
L'intégrale n'est pas généralisée à la borne x . On en déduit que la fonction
P:zt— [ff f(x,t)dt est continue sur ] — 1,+oo[. Soit F(à) = É f(x; t)dt.
Pour tout compact [a,b] C] — 1,+o0f et pour tout t < l,on at? < + < te.
D'où sup, <s<s f(x, t)| = |f(a,t)| et J, |f(a,t)|dt est convergente: ce qui prouve la
convergence normale sur tout compact, donc la convergence compacte de l'intégrale
sur ] —1,+oof. Alors, sur ] — 1, +oo!, F1 est continue et de même F = F; + PF.
b) Calculons p(x,t) = D(æ,t)= tintin (tan:) = Int f(x,t) et, d’une façon
k
générale, x(x,t) = LL(ae) = (Int)f f(x, t).
On a un prolongement par continuité.
p(x,t) — t* In?t, dont l'intégrale converge encore pour x > —1.
De la continuité de #(x, t), on déduit que F3 est de classe C*, quel
que soit k € N*.
De sup, <z<elk(x,t)| = [dk(a,t)|, pour [a, b] C] — 1,+oo[, on déduit la con-
vergence compacte sur | — l,+o| de toutes les dérivées success
ives de F1.
Par conséquent F1 est de classe C® et finalement F est
de classe C®, avec
FO (x) = f(Int}ft In(tan 3) dt.
c) En effectuant le changement de variable u = tan 31 avec
du = 3 + u?)dt dans
l'intégrale, F(0) = Jo In(tan s)dt= 2
29 , T t = nu
TER du = 0, et en posant u = v1 ? on
trouve F(0) = —F(0). $
Exercice IV.8 La convergence de cette intégrale
résulte de l’étude faite dans
l’Exercice 8-d du Chapitre III. Pour x > 0,
en faisant y = x, on trouve une
demi-droite contenue dans le domaine de convergenc
e.
La fonction f : (x,t) — In(1 ++te-tr)
est continue dans ]0,+o0[x]0, +oof.
l1+t:
L'intégr
grale n’est paspas g généralisée
see à lala born
b e 0;: on en dédui
éduit que Fi(r) 2:
= Jo f(x, t)dt
est continue sur ]0, +col.
Soit {[a,b] un compact de J0,+oo[. Pour t >
1+ t'e-tz tt tte-ta
1, on a te < t® < tb. D'où
x
so let € p(E, a,b) et, lorsque t — +00, pt,a,b) + tb-ae
-ta,
Donc #*@(t, a, b) — 0, pour tout « € R et en
particulier pour a > 1; ce qui assure
Solutions des exercices 111

la convergence de me© f(x, t)dt, c’est-à-dire la convergence normale, étant donné


que SUPo<r<b f(x,t) & p(t,a,b).
On en déduit que F(x) — te f(x, t)dt est continue sur ]0,+o0| et finalement,
que F = Fj + F2 est continue sur ]0, +oo!.
Exercice IV.9 L'étude faite dans l’Exercice 8-e du Chapitre III montre que
l'intervalle ouvert {y = x ; —1 < x < 1} de la première bissectrice est inclus dans
le domaine de convergence.
a) La fonction f: t) te t RP est continue dans ] — 1,+1[x]0, +ool.
Posons F\(x)= £ f(z;,t)dt et Pix)= [© f(x, t)dt.
Pour tout compact {a,b] C]-1,1[,sit > lonta 1° <tri< th set siticifons
tt< tr < t%. D'autre part, pour x € [a,b], on a coshtx < max(coshta, cosh tb).
D'où, pour 0<t< 1, SUPa£z <b f(x,t) < te max(coshta, coshtb) = y(t) et,
pour t > 1, sup,<;<s f(t,t)< Pet max(cosh ta, cosh tb)= y(t).
Comme si p(t)dt et ee d(t)dt convergent, on en déduit que Fe f(x;,t)dt et
© f(x, t)dt convergent uniformément sur tout compact de ]—1,+1[. Il en découle
la continuité de F1 et de F», puis celle de F = F3 + F2 sur ]— 1,+1[.
b) La dérivée partielle 2 [t* e"* cosh(tr)] = et [t* cosh(tx) Int + #°*"sinh(tx)].
Pour x €] — 1,+1[, les deux intégrales (x) = ue t'e-t cosh(tr) Int dt et
J(z) = L © t°tle-t sinh(tr) dt sont convergentes (simplement).
Soit [a,b] un compact inclus dans |]— 1,+1[. On a successivement :
1
| t" [Intle”* cosh(tx) dt < 1 t* |Int|e-*max{cosh(ta), cosh(tb)} dt,
0 0
+00 +00
Î te cosh(tx) In(t) dt < Î tte7t In(t) max{cosh(ta), cosh(tb)} dt
1
+00 +00
et | t"tle-tsinh(tr) dt < | tt+l et max{sinh(ta), sinh(tb)} dt,
1 1
l'intégrale Fe t"tle”t sinh(tx) dt étant non généralisée à la borne 0.
On en déduit que CFA SL(x,t)dt converge uniformément sur [ab]; d’où la
dérivabilité de F sur |— 1,+1{.
+2" 2n
c) Rappellons que cosh(tz) = »,>0 NE - On a, formellement :
2n,.2n L +00
110) 2
z
n
D n>0 Qn)! (a L
t T Lee
nr )à
que et
F(x) = t° (Es

Comme l'(u) = dE On
t-le-t dt, on peut écrire F(x) = },>0 Bt 2n +1).

Justifions maintenant les interversions de f,"” et 36°. En effet:


(i) La série converge uniformément que tout compact [a,B] C]0,+oo, car
t2> .2n 2n,.2n
pr?"
converge;
si a<i<pPons TS
i Si <———
Gr et
(2n)!
2 Ent
.2n
(ü) En)! E < f,”
Fest t= (5jte Cs
t*e-*cosh(tr) dt ;; ce quii montre la
dt

convergence uniforme sur N de ds


Moyennant ces deux conditions, on peut écrire fe De
OO
20
112 FONCTIONS DÉFINIES PAR UNE INTÉGRALE

d) F(x) = àa [® ertrhrrdiep Fe erti-24rdt]. En posant u = t(x+1) dans


la première Rue et u = t(1 —- x) dans la seconde, on obtient:

ref Eat [TE OO

————
e tu?

Dei du=T(x+1)
1
ere Rp
1
|

Exercice IV.10 En posant y = x, x < 0, on définit une demi-droite qui


est incluse dans le domaine de convergence de cette intégrale. (cf. Exercice 8-f,
Chapitre III)
a) Soit [a,b] C]—c,0[.
Sit > 1,on a les inégalités #® < # < #? et (sinht)® < (sinht)?. D'où
+® (sinht)® Ÿ® (sinht}? A 404 (sinhi}e et
Ÿ ee < p TT dt et, au voisinage de l'infini, a FEV
ce qui montre que l'intégrale dominante converge (b < 0) et on a donc convergence
normale sur tout compact [a, b]. Cela + {né la convergence compacte sur ]—co, 0]
et assure D continuité de F2(x)= JTE, Lat.
Comme , Te 5 inht)®
dt n’est pas généralisée, puisque lim Eur 2
= 1, on déduit
que F\(x)= de f(x, t)dt est continue.
Finalement, F = F1 + F2 est continue sur ] — co, O.
© (sinhf)® _ In(sinht)(sinht)®
b) La dérivée partielle DE (Int)t” (sinht})®
PET pe Ori :
+00 fai . z
Il suffit donc de prouver que les intégrales J (t) = Î
RDS

à 1) = +®
0
[DEN
(Int)t”(sinht}*
dt convergent compactement
0
sur ] — co, 0[, pour
établir le résultat F’ Ge I(x) — J(x).
Pour x € [a,bl,on a In(sinht)(sinht)®, < | In(sinht) (sinh #)
TZ +00 . : b

dt qui est
il l+17 l1+$e
l
convergente, car quand t tend vers l'infini In(sinhé)(sinht) b bt
| te
1+42 175
Comme Jim In(sinht)(
TE
sinh +)*
= —00, l’intégrale est généralisée à la borne 0, mais
|In(sinh t)| (Gi t)t ;
Tr dt < 1 [In(sinht)| dt qui converge, car au voisinage
de 0, In(sinht) + Int. On en déduit la convergenc
Le
e RE de J(x).
De Tee < 1, on déduit que |[J(x)| <
= (sinht)"dt qui converge
compactement CE (x) (Int remplace In(sinh 0
à +00 se
Finalement [7 (x, t)dt converge compactement sur
]—00,0[ et Fest dérivable
avec F’(x) = reDL t)dt= I(x)— J(x).

Exercice IV.11 a) La convergence de cette


intégrale est définie dans l’Exercice
8-h du Chapitre IIL.; la demi-droite {y =
x, x > 0} est contenue dans le domaine
de convergence.
Solutions des exercices
113

La fonction f : (x,t) — 1ro


est continue dans ]0, +oo[x]0, +oo[. La fonction
Fi, définie par F1(x) = ésf(x, t)dt, est continue sur 10, +oo!, car l'intégra
le n’est
pas généralisée.
Soit [a,b]C]0, +oo[. Pour t>1,onatt<tr<tt et [Y°f(x,t)dt< [*® f(a, tjdt:
ce qui implique la convergence compacte de l'intégrale, d’où la continuité de
Fi(x) = fe f(x, t)dt et puis celle de F = F1 + F2.
à re __ (tfInt)(1+et®)
b) Soit d(x,t) — 3x7 (t) eur y la dérivée partielle.
Pour x > 0, p(x,t) — —2#* Int, donc lims_,o d(x,t) = 0 et l'intégrale ES (x, t)dt
n’est pas généralisée à la borne 0; ce qui implique que F1 soit dérivable avec
Fi(x) = J, d(x,t)dt. Quand t — +00, on a d(x,t) = -t"Inte-t* et tA@(x,t) — 0,
pour tout a € R; il en résulte la convergence (simple) de l’intégrale.
PourE = et 0 tnt t'int
a < x < b, |o(x,t)| < ee < pare qui prouve la
convergence normale sur {a, b] de l’intégrale et on en déduit que F2 est dérivable,
puis que F = F1 + F5 est dérivable.

Exercice IV.12 La convergence de cette intégrale résulte de l’Exercice 8-g du


Chapitre III, avec {y = x, 0 < x < 1}, intervalle ouvert de la bissectrice qui est
contenue dans le domaine de convergence.
La fonction (x,t) —— f(x,t) est continue dans ]0, 1[x]0, +oof.
In(1 + bt)
Soit un compact [a,b] C]0,1[. Pour x € [ab], on a f(x,t) < et
t+a
dt converge, car b < 1. On a convergence normale sur [a, b], donc
° t+a “
convergence uniforme; ce qui prouve la continuité de F sur ]0,1{.

Exercice IV.13 La convergence de cette intégrale a été étudiée d’une façon


détaillée dans les Exercices 8-i et 8-i’ du Chapitre III. On remarquera que la
condition y > 0 implique que l'intégrale ne soit pas généralisée à la borne 1.
a) Si[int|>1et0 <a <y<b,ona|lnt|’ < [Int|?, On en déduit immédiatement
la convergence normale des deux intégrales :
1/e tro|Int|# 100 t*o|Int|” ee
_ ete = dt d’où la continuité
——————
FiQ) Î arr sets Es(u) Î He TO
ee
n

des fonctions F1 et F2 sur [0,+oo[ car la fonction (y,t) TS est continue

sur [0,+oco[x]0, +ocof.


fonciontion F2
Laa fonct r In#[#
= rPat*o[
F2(y) E dt est continue car l'intégrale n’est pas

généralisée, finalement, F = F1 + F2 + F3 est continue sur [0, +oof.


Of t*0 In(|Int|)|Int|”
et le même découpage de ]0,+oo[ en ]0, 1[, ]£,e[
8) Sy t) = L'ÉVLE .
et Je,+oo[ permet d’utiliser comme ci-dessus la convergence dominée pour J0, &
et Je,+oo[ d’où la dérivabilité de F1 et F3, celle de F2 étant immédiate puisque
l'intégrale n’est pas généralisée et la fonction (y,t) -— SL est continue.
Par récurrence, toujours avec le même découpage et des majoration analogues, on
obtient que F1 et F3 sont de classe C®, F2 aussi, donc F est de classe C®© et
114 FONCTIONS DÉFINIES PAR UNE INTÉGRALE

+ ro (In(|Int|))|Int|*
F®)(y) = Î Pr ET
Exercice IV.14 La convergence des deux intégrales est un cas particulier de celle
de l’Exercice 8-j du Chapitre III.
a) La demi-droite {y = 2x, x > 1} est bien contenue dans le domaine de conver-
t° + (Int)?7
gence. La fonction (x,t) est continue dans ]0,+oo[x]1, +ool.
#23 + (Int)s
On remarque que
+ (Int) #f+ (Int) 1 (ete
a
222 + (Int)r — t2z t= t
Pour 1<a<zx<b, on a /
Te </
+44— « |
Fe/ne
(%) d< |
PP ——
InEN dt,
Mes An Jets e t e t
car, sit>e,t-lInt < 1; ce qui prouve la convergence normale de ces intégrales.
e T

L'intégrale | (%:) dt n’est pas généralisée, on en déduit que F est continue


1
sur ]0, +oo!.
; 1+ (Int)” e
b) La fonction (y,t) —— ST est continue dans ]1,+oo[x]1,+o0[. On a
1+(nt)” en
D _1+(int)}” 1 Int\y Linstécls
UE) avec, PAGE PEN ONE Cr
pour t>e, (
Int) re (+) Ÿ; ce qui permet de prouver la continuité de G, comme en a).

Exercice IV.15 La convergence de cette intégrale a été étudiée d’une façon


générale dans l’Exercice 8-k du Chapitre III, la demi-droite (We E 2, >
est bien incluse dans le domaine de convergence.
La fonction (x,t) In(1 +t*)
est continue dans ]1,+oo[x]0, +oof.
L'intégrale n’est pas généralisée à la borne 0, donc la fonction F1
définie par
Fi(x) = É f(x; t)dt est continue sur ]1,+oof.
Soit {a,b] un compact de ]1,+oo[. Pour x € (a, b], on a:
sup f(x,t) < supln(1 + #*) inf(1 + x!) = In(1 + tb)
= @(t,a,b). L'intégrale
1+ at
HE pt, a,b)dt converge, car, lorsque + — +oo, p(é,a,b)
— b(Inthe-tina, avec
na > O.
On a donc convergence normale sur tout compact de
]0,+o0[; d’où la continuité
de F2 sur ]0,+co!, puis celle de F = Fi + P.

Exercice IV.16 La convergence de cette intégr


ale a été étudiée d’une façon
générale dans l’Exercice 8-1 du Chapitre III.
. sin(t”)
a) ) La fonction (tt)
(x,t + PU +20
———— —— estes contii nue dans ]0,+oco[x]0, +oo[.
Pour ur xæ €€ [a,b]
[a,b] c]0,
C]0,+ool, on a PAU
PO + 20) É ESS
1 y

PU + ai p(t), avec [°°nes p(t)dt


convergente car; au voisinage de l'infini et y > 0, on
a g(t) — _—. * Il en découle
la convergence normale de l'intégrale sur [a,
b]; d’où convergence compacte sur
J0,+ool et F, est continue sur ]0, +ool.
La dérivée partielle
roi ( sin(t”) __|[ —sin(t#)
Se 1
Ôx ol 7 IL + 2t)2 = W=I(L +21) et au
Solutions des exercices 115

1
voisinage de l’infini ce majorant est équivalentà ————
x?ty+l
: donc l'intégrale converge.
. précédemment, on à facilement la convergence normale sur [a,b] car
ES UT ve NES
IL + at) S Wi(i+ eura)?
tot
; donc F, est dérivable sur ]0, +ool.

Plus généralement,
Re nf
OF / sin(t”)
& t(1+xt)
pour tout x € {a, b] C]0, +c0|; d’où la convergence compacte de toutes les intégrales
k
Wk(1+rt)PH|
sin(t”)
© tv(1 + at)rH|
1

des fonctions dérivées pres d'ordre k € N*. Il s’en suit que F, est de classe

C
= , avec F7
(&) peŸ
(x)
— k
(— 1) nf”WG
® ___ sin(t”)
+ ape

b G> _ j,
1
sin( tv) dt fe
+oo
sin(t”)
.
d L 4 . , ,
) (y) : H+ut
a + at) + 4 HAE
( L D t. La première intégrale étant

non ne à. borne 0, elle définit une fonction continue de y, car la fonction


sin(t”
DES est continue dans ]0, +oo[x]0, +oo!.
(CL Lente rares
Pour y € [a,b] C]0,+oc{, on a les deux inégalités #® < #7 < t?, si t > 1, et
sin({*)
= @(t). D'où fi y(t)dt converge, car, au voisinage de
#(1+zt)| #(1+7t)
Pinfini, @(t) — Sert et, de cette convergence normale, on déduit la continuité de
. . 1 # . . . #

#2© g(y,t)dt . Finalement G, est continue sur ]0, +ool.

c) H{x) == L $EG +20 d + FG+a) À La première intégrale étant


4 ° , ,
sin(£”) de sin(t”)
H

non généralisée à la borne 0, elle définit une fonction continue de x, car la


sin(t*)
fonction (x, t) — est continue dans ]0,+co[x]0, +co[. Pour la seconde,
#(1+ xt)
sin(t*) 1
si y € [a,b] C]0,+oof et t > l1,on a = ç(t), avec
tz(1+zxt)| — t(1+ at)
+00
1
g(t)dt convergente car, au voisinage de l'infini et a > 0, q(t) — 7
L'intégrale H(x) définit une fonction continue sur ]0, +oof.
1 : 1
sin(t”) dt j - ÎpZ du In(1+x)
DCE) 1 en LES 1+zt co 1+u ï
donc lime+o0 EHi(x) =0.
sin(t*) Î à 1 = 0.
= LE eu ep, donc lime* HE)
lÆ2(œ)l se rs ME +00 H2(x)
Finalement H(x)= Hi(x) + Hi(x) — 0, Fe x — +00.
: é PL
Fin
Exercice IV.17 a) La fonction (x,t) - HET est continue dans le domaine

[1,+oo[x[2, +ool.
1 1 ee ————
dt
est
Pour x € [a,b] C[1,+oo(, on a —|< — ——, ; donc
tr+iv(Int)?| te(Int)? j t(Int)?
convergente, ce qui prouve la continuité de F sur [1,+oo.
Ô 1 1
b) La dérivée partielle —x y) en
: 1 So dt
Pour x € [a, b]|, on à Retiuini < ant et Î ——— converge, car a > 1. De
2 talnt

cette convergence normale, on déduit que Fest dérivable sur ]J1,+ool.


116 FONCTIONS DÉFINIES PAR UNE INTÉGRALE

A or 1 (ut) ”
Plus généralement, Dr (rm) = PE TIPDEI et, pour 1<a<xz<b,ona
kfIn#\£
(1)"(ni) 1 dont l'intégrale converge pour tout k € N*, car a > 1.
teFiv(Int)2 | 7 te(Int)2-E | a + FE
Ainsi, on obtient la convergence normale sur tout COMREE d’où la dérivabilité à
Fe }(Int)E52
tout ordre de F, avec F)(x) = C1 a
2
NéUral
c) L'intégrale Heal peer cos(y Int) 1
converge absolument car, pour x >1,ona (nt | < En
cos(ylnt)
La fonction (y,t) + est continue dans Rx]2,+oo[. L’inégalité
(int)?
précédente prouve que l'intégrale converge normalement sur R, donc G est continue
sur R.
Ô fcos(ylnt) — sin(ylnt) — sin(yint) 1
D
DEEE.

us. (tr (Int)?


s ]l SE

#int ‘| #nt |*#lheé


= ——…—— t mer = 5 ce

qui prouve la convergence normale, car x > 1.


— sin(v|
La fonction (y,t) —— uni
est continue dans R x [2,+c{; on en déduit

que Gest dérivable, avec G'(y) = — L+ sin(ylnt)


2 tnt de
Exercice IV.18 a) MERE Fe a: convergence — a@ < 1.

De |cos(nt) | <
<s
1 jial st
on déduit que l’in tégrale converge absolu-
ment, si & +2 > 1, soit si à > —1.
D'autre part, pour n =0,ona cos(nt) = 1 et Te m — donc l'intégrale
diverge, si & < —1.
On conclut que l'intégrale F existe si, et seulement si, —1
< & < 1.
Pour n # 0, utilisons le Théorème d’ABEL.
2
On alt cosnti] < het ë
SF fie Hi=nOndanfonchiontte tr eee est
n 1% (x? + +2)
décroissante vers 0; d’où la (semi) convergence de l'intégrale,
si à > —2.
On conclut que l'intégrale F, existe si, et seulement
si, -2<a<1sin> 0.
Remarque : Par comparaison à une série, on peut prouver
que, si æ < —2, l'intégrale
F, ne converge pas.
: cos(nt)
b) La fonction (x,t) FQ2+#) est continue dans R*x]0,+oo[ pour
tout
n EN.
Utilisons le Théorème d’ABEL-uniforme.
ñ est un majorant uniforme de l'intégrale |fe
2 e . , ,
cos ntdt| par rapport à u et r.
Pour xz2>
> a> 0, on a sup AD+ —
(a— + — 0, lorsque t — +60: ce quii
prouve la convergence uniforme de la fonction
sur [a, +oo[. D'où la continuité des
fonctions de la suite (Fn) sur R' et, par
parité, la continuité sur R*.
cos( nt) ) … L142rcos(n
La dérivée partielle be — Reel NUt) Te
Ox (x + t2) ci ta (x? + #22 ‘ Pour x € [a, b|, on à
__2rcos(nt) 2b nr ® 2bdt
ta (x? + #2)2 — ta(a2 +822 L'intégrale Î ta(a?+ 12) converge : en O0
Solutions des exercices
117

car à < 1, en +o car a > —2 implique & + 4 >


2. De cette convergence
normale sur tout compact, on déduit que les fonctions
. t)
F, sont dérivables, avec
F(x)
nÉ )= —-2x ta (OA
(x? LE 12)?dt
c) Dans l'intégrale F, Supposant x > 0, on pose t = ux. Alors
:
Fo(x) = |old. À |1) À MGriu AS mi du
o t(x2+6t2) o 1ut(r2+ ur?) xe+1 1 J ue(l Fu)
: +00 1 + OO
Posons J = | sos lent /
enesdh ts:, et en
o Uu®(1
+ u?) o UX(1
+ u?) U®(1 + u?) 1
1 1
remplaçant u par — dans la seconde intégrale, on a J — jh Re +
u o U(1+u?)
n: du
0 u—«(1 + u?)
OO
1
La série entière = Ÿ_(-1)'u?" converge si [u| < 1. Cette convergence est
1 + u? 0
uniforme sur tout compact [0,1 —Ee], avec 0 < € < 1. On peut donc sur [0,1—E€]
intégrer terme à terme la série :

1—Ee 1—E 1—E€


du | 2n—
—% = 1)"u "du = 1} f da 2n— (u
Î u®(1 + u?) 0 2 2 0

Doc Res
]|
(D 2n+1-a
2e V
Cette série alternée converge uniformément, par rapport à e, sur [0,1]; d’où, en
faisant € — O, ona | me d 1
S —1
CD
n

0 ua (1 + u?) L— 2n+1-a
1 n
De façon analogue, on montre queshns nnrnt E 2 ————
u-a(1+u) DENT ER . Ainsi :
n>0

C. 1 2 RDC ee Ce) nt ce |
Lips nr AC 1 ) 2 An Del
Fo(x) zæita2! 1) er late pre 2 ) (2n+1)?-0a2
n? Æ

En prenant a = 0 et x = 1, on en déduit la somme de la série :


COOP LR NS
Zn>07m+1 2e 1+4 4
Int)" 1
Exercice IV.19 a) RERFo:n convergence <— æ < 1.
(Int)” 1 :
[Borne +00|
[Borne +00] ————
SE Æ(1+0 + ———
Fi(mhr ; convergence
8 <= zx+1 > 1 soit x > 0

(on a utilisé les résultats connus sur les intégrales de pc Bertrand—0 et pc


Bertrand——c).
. Conclusion : L'ensemble de convergence est D =]0,1[.
b) Pour chaque n € N, la fonction (x,t) — FA+0 est continue dans
Dx]0,+oo|.
118 FONCTIONS DÉFINIES PAR UNE INTÉGRALE

Pour
x € [a,b] C D,ona:
(nie) e f" n 1
Matos,
n
Î +00
as | lrp
n
la +00 Int)?

o t*(1+t) | Jo t°(1+t) 1 t(1+t) 1 LV: #1 41)


Ces intégrales convergent normalement sur [a,b]; ce qui montre que F, est la
somme de deux fonctions continues sur D, donc elle-même est continue sur D.
nn A nul
c) La dérivée partielle d’ordre k est Dur (5) Où f_Qnë À =__ (—1) ,pGmente
(146)
Comme ci-dessus, on obtient aisément la convergence normale sur [a,b] de
1
| fe t)dt et de ne 27 f(x, t)dt, et ceci pour tout k € N*; ce qui donne
0 T
+00 n+k
la dérivabilité à tout ordre de F, , avec EF) (x) = (—1)*jl Pre
tr(1+t)
d) Dans F, effectuons le changement de variable u = 7È

tin Tue AGE CPS UE do ÿ


F(@ = | (+De = (—1) | ui (1+u) = (—1)"F,( - 2).

Pour æ=2;ona FC) = (—1)"Fh(à) ; d'où, si n est impair, Fh(3) = 0;


+00 (Int)2®+1
’est-à-didire/
c’est-à nn —
H7(1+0 dt =
—tz ° t . t

Exercice IV.20 a) On a EE) — aB; on effectue un


prolongement par continuité et l'intégrale n’est pas généralisée à cette
borne.
e#*|sin(at) sin(Gt 1 ei
On a EP < et Î 73 converge. On écrit
1
Ex) = 1; f(x, t)dt + Je f(x; t)dt. La fonction f : (x,t) RS
étant continue sur [0, +co[x]0, +ool[, la première intégrale (non généra
lisée) définit
une fonction de x continue sur [0, +oo[. Pour la seconde, de
la majoration écrite
pour la borne +, on déduit que Es f(x,t)dt converge normalement sur
[0,+co{, donc est continue et la continuité deF est établie.
b) La dérivée partielle g(x, LE di ft) _ 97"sin(at)sin(Gt) est une fonction
continue dans ]0,+oco[x]0, +oo[. Pour t voisin de 0,
on a pf(x,t) — —aft — 0;
donc l'intégrale n’est pas généralisée et Fi(t)= {
f(x, t)dt est dérivable.
Pour t>1et x € [a,b] C]0, +ool, on a lbf(x, t)| < et,
avec ER e“tdt conver-
gente. Cette convergence dominée permet de concl
ure que F)(x) = us f(x, t)dt
est dérivable sur ]0,+oo[ et, finalement, F = Fi +
F2 est dériv able sur ]0,+ool,
ven r/(e) =- |+00 €” tr sin(at) sin(B: t) dE
0 t
Pas, ®?
La dériv ée seconde 9 f(&t) = e"#re sin(ta) sin(t
:
5); donc F/(x) est dérivable,
car l'intégrale n’est pas généralisée, et F;(x)
est dérivable grâce à la convergence
dominée sur {a, +oo[C]0, +00[. En effet, 2erf(2,
t)| < e%; donc F’ est dérivable
et on a F”(x) = Tr e7“*sin(ta) sin(tB)dt.
Solutions des exercices
119
+00 —tr
c) F"(x) =je É (cos(a — B)t — cos(a + B)t)dt
+00 O0
— SRe If e-t(&—ia-8)) 7 ju 7 oo

en . in = ces]
2"|r-ie-D 7-01f)
LS |T+i(a—8) _ z+i(a+8) |
2" {a7+(a-87 + (a+ 0)
d) On en déduit que
ne |
rer me). 1 1

F’(x) = À [n(x? + (a — 8)?) — In(x? + (œ + 8}?)] +C,


où C'est une constante.
De |sin(at)| < at et |sinBt| < 1, on déduit que |F’(x)| < ES e-t*dt = À donc
F'(x) — 0, ue — +00. ,
Or F”(x) nt
= A Te EN CENDE
0)
mor +C=C', quand x — +; donc C = 0.
e) Pour déterminer F(t), il faut envisager les deux cas : à = B et a Z B.
PO D
x. æ'+(a-5)}? a-f x a+ 6 x
F(x) = Aro on pence oo ovine i0e
où C1 est une constante réelle, avec F(0) = c1.
> Sia=/f#:
Fix) = Re — œarctan
= + Co, avec F(0)=cC
F4 z? + Aa? 2a a .
% sin(ta) sin(t6) sin(tæ) sin(t5) % sin(ta) sin(tf)
f) G(B) = | er = |une À ap de
La première intégrale n’est pas généralisée, la seconde converge normalement pour
B > 0, car majorée par ne dt; donc G est continue sur [0,+oo[ et G(0) = 0.
,., © fsin(ta)sin(tf) sin(ta) cos(tf) sin(a + B)t + sin(a ———
— B)t
— —
ÔB Ve t 2t

= ([ "et
n,[ se Din
Le théorème d’ABEL-uniforme montre que G est dérivable et on a :
; 1 +® sin(a+ B)t FT® sin(a
— B}t )

+oo ,:
Comme | ere . on a G’(6) = 7(sign{a + B} + sign {a — B}), avec
0 Uu
1,2 4 0
signu = O siu=0 .Et G(B) = F[(a+8)-|a-85|]+XK, avec
K = G(0) = 0.

.
Finalement D;
on obtient HO Ep)
(G+5-la
Na fdazf
si a
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Index terminologique

Après chaque terme figure le numéro de la page où il apparait dans le cours, le


lecteur trouvera lui-même les applications dans les exercices.

Abel :
D]
d’Alembert, critère de, 19.
— critère d’, 22, 79. Dérivables, suites de fonctions, 44.
— uniforme, 48. Dérivation sous le signe somme, 100.
— transformation d’, 22. Dominée, convergence, 98.
Absolue : Dzeta, fonction, 50.
— convergence, 20, 46, 96.
— convergence uniforme, 46.
— produit de séries, 21. Espace, complet, 52.
Alterné : Espace vectoriel normé, 26.
— série, 23.
Équivalentes, fonctions, 75.
— critère de convergence d’une
>
série, 23.

Fermés, 51.
Fonctions :
Bertrand, intégrales, 76. — Dzeta, 50.
Bornés, 52. — équivalentes, 75.
— Gamma, 98, 104.
— intégrables, 69.
Cauchy : — Jocalement intégrables, 69.
— critère de, 18, 73. Formule de la moyenne (seconde), 79.
— suites de, 16. Fresnel, intégrales de, 80.
— uniforme, 42.
Commutative, convergence, 24.
Compacité, 52. Gamma, fonction, 98,104.
Compacte, convergence, 43, 46, 97. Généralisée, intégrale, 69.
Comparaison, principe de, 17, 74. Géométrique, série, 15.
Complet, espace, 52.
Continues, suite de fonctions, 43.
Convergence :
[4]
Harmonique, série, 17, 77.
— absolue, 20, 97.
— commutative, 24.
— compacte, 43, 46, 97.
il
Infini, produit, 50.
— dominée, 98. Intégrables, suites de fonctions, 45.
— normale, 46, 97. Intégrale :
— simple, 41, 46, 96. — de Bertrand, 76.
— uniforme, 41, 46, 96. — de Fresnel, 80.
Critères : — de Riemann, 70.
= de Cauchy, 18; 73. — d’une fonction localement
— de d’Alembert, 19. intégrable, 70.
— de Riemann, 75. — généralisée, 69.
Intégration sous le signe somme, 45. — séries de, 17.

Localement intégrable, fonction, 69. Semi-convergence, 22, 46, 78.


Logarithme complexe, 50. Série :
— absolument convergente, 21.
— alternée, 23.
Méthode de régularisation, 109. — géométrique, 15.
Moyenne, seconde formule de la, 79. — harmonique, 16.
— de Riemann, 17.
— à termes positifs, 17.
Normale, convergence, 46, 97.
Suites de fonctions :
Norme, 51.
— continues, 43.

[o]
Ouverts, 51.
— dérivables, 44.
— intégrables, 45.

(P]
Principe de comparaison, 17, 74. Topologie, 51.
Produit : Transformation d’Abel, 22.
= infini O0. Types de convergence, 46.
— de séries, 21.

[R]
Régularisation, méthode de, 109.
Uniforme :
— Abel, 48.
Riemann : — Cauchy, 42.
— critères de, 75. —— Convergence, 41, 46, 96.
— intégrales de, 70. — semi-convergence, 48.
Formulaire de trigonométrie

1) Circulaire
et = cost+isint; e-#* = cost—isint
En particulier e—=-1:;: eŸ—;
cost MIMEMr à
= = (e +e*); sint= =LT (e —e7*)
(cost +isint)" = cosnt+isinnt, oùnezZ (Formule de MoIVRE)
sin? t + cos?t = 1

sin(a + b) = sina cos b + sinbcos a


sin(a — b) = sinacosb — sinbcos a
2 sina cosb = sin(a + b) + sin(a — b)
sin 2a = 2sinacosa

cos(a + b) = cosacosb — sinbsina


cos(a — b) = cos
a cos b + sinbsina
2 cos
a cos b = cos(a + b) + cos(a — b)
2 sin
asin b = cos(a — b) — cos(a + b)
cos 2a = cos“ 2 a — sin 2a=2co8 a—1=1—-2sin a

à : . a+b a—b
sin a + sin b = 2sin cos

; S . a—b a + b
sin a — sin b = 2sin —- cos
2 ?
a+b a —b
cos a + cos b = 2 cos cos D

. a+b. a—b
cos a — cos b = —2sin sin 5

cos a + sin a = V2 cos C - a) _ V2 sin ( + a)

cos a — sin a = V2 cos (2 + a) = V2 sin (> — a)


4

à on IE 3 1
sin a = -sina— -sin3u; cos” a = 7 cosa + 7 cos3a

tan a + tanb tana — tanb


Fr 1) EE —————

1+tanatanb
= ————

tan(a + b) 1—-tanatanb” tan(a —b)


, 2tana : 1 —-tan’?a
= —————— ; s2a = —
pie 1+tan° a’ ie 1+tan?a
2tana sin 24 1 — cos 2a
tan 2a = ———— ; tan a = = ———
1—tan’a° 1+cos2a sin2a
124

1
e sin(?-a)=cosa; cos (5 -a)=sina; tan(?-a) = Re

e sin (3 + a) = COS&; : + a) = —sind;


COS (3 ina; tan(F+a)
an (5 =-— :
TR

e sin(tT—-a)=sina; cos(m—-a)=-—cosa; tan(r — a) = —-tana


e sin(tr+a)=-sina; cos(m+a)=—cosa; tan(r+a)=tana

2) Hyperbolique

ee =cosht+sinht; e-t = cosht — sinht


cosht = ;(e+e-t); sinht = :(e‘ — et)
cosh?+ — sinh? + — 1

sinh(a + b) = sinh a cosh b + sinh bcosh a


sinh(a — b) = sinh a cosh b — sinhbcosh a
2sinh a cosh b = sinh(a + b) + sinh(a — b)
sinh 2a = 2sinh a cosh a

cosh(a + b) = cosh a coshb + sinhbsinh a


cosh(a — b) = cosh a coshb — sinhbsinh aq
2 cosh a cosh b = cosh(a + b) + cosh(a — b)
2sinh asinh b = cosh(a 1) — cosh(a — b)
cosh 2a = cosh? a + sinh? 4 = 2 cosh
? a — 1 — 1+2sinh?a

e si+
nhsinh
a b — 2sinh ë ne ma

sinha — sinhb = 2sinh er pan !

cosah+ coshb = 2 cosh ss Det ou

cosh a — coshb = —2$inh _ a—b


sinh E
..
tanha +tanhb
e (Annie
tan (a + ) 1+tanhatanhb’

tanh
a —tanhb
an QE
(a pe) 1—tanhatanhb

2tanh
SU SN es i
1—tanh°a 1—tanhs
° a
2
anne nn
1+tanh a

e sinit=isinht
cosit = cosht
EL om
_ mm 0 mo ci mr

bb ri +

val re [
Aubin Imprimeur
LIGUGÉ, POITIERS

IMPRESSION - FINITION
Achevé d’imprimer en avril 1995
N° d’impression L 48847
Dépôt légal avril 1995
Imprimé en France
metro) du,
den Le

Must - ceparéént
001 ls Éù nserpua de lgdut,

| re
15 }: +
Cette collection est un ensemble de manuels de Mathématiques destinés aux
étudiants en DEUG-Sciences. Chaque volume comprend le cours sous la
forme la plus dépouillée — tout en gardant la rigueur mathématique — des
exercices en application du cours et leurs solutions détanllées, fruit de plusieurs
années d'expérience d'enseignement en premier cycle.
Ainsi, l'étudiant peut travailler seul en s'entrainant à la résolution des
exercices ou en complétant ses notes de cours. |

Ce volume traite plus particulièrement de l'Analyse du second niveau ; on


y trouvera les séries numériques, les suites et séries de fonctions, les
convergences d'intégrales et les fonctions définies par des intégrales.

ALMA l(ANAL

AMI ISBN 2-7298-9567-1

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