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Le Salut qui constitue le troisième tome des Mémoires de

guerre, comprend la période du retour du général de Gaulle en


France en août 1944 à sa démission de chef du gouvernement
provisoire le 20 janvier 1946. Ce dernier tome se divise en sept
sections suivies de « documents ».
« La libération » (p. 7 à 55) : alors que le pays est ravagé, gagné
par la pénurie, encore en état de guerre, De Gaulle se déplace aux
quatre coins de l'hexagone fort de sa volonté d'y rétablir l'autorité
étatique. Parmi les troupes alliées, les forces françaises prennent
part aux assauts en Alsace et en Allemagne. La libération du
territoire est progressive.

II] « Le rang » (p. 57 à 112) : le général de Gaulle voit en la France


une nation grande et prédestinée. Sa volonté est de lui rendre son
rang, de lui rendre son statut de grande-puissance dont elle
dispose depuis la Restauration des bourbons en 1815. Alors
s'entretient-il avec Churchill et Staline, certes avec des difficultés,
mais au final il replace la France dans le concert des vainqueurs,
avec notamment en vue la réorganisation de l'Europe d'après-
guerre.

III] « L'Ordre » (p. 113 à 158) : seulement, ce statut de grande


puissance doit être fortifié. Cela suppose une maitrise de l'espace
intérieur. Se mettent donc en place des réformes économiques,
sociales, judiciaires, mais aussi concernant la presse.

IV] « La victoire » (p. 159 à 214) : novembre 1944 marque


l'offensive décisive contre l'Allemagne. Strasbourg se voit libéré
par la 2ème DB du général Leclerc, et l'Alsace par le général de
Lattre. Nonobstant l'opposition des troupes du Reich dans les
Ardennes, l'offensive est un succès. Hitler se suicide le 30 Avril
1945. L'Allemagne capitule le 8 Mai.

V] « Discordances » (p. 215 à 227) : suite à la capitulation de


l'Allemagne éclatent certaines rivalités entre les Alliés. Sur la
question du Moyen-Orient s'opposent la France et l'Angleterre. De
même, la tension entre la « fille aînée de l'Eglise » et les Etats-Unis
demeure. Pourtant, la venue du général de Gaulle aux Etats-Unis
au Canada et en Allemagne suscite les liesses populaires.
Cependant, la situation en Indochine est délicate.

VI] « Désunion » (p. 279 à 324) : de Gaulle rencontre l'opposition


des partis politiques ; le problème récurrent est celui des
institutions et l'avenir de celles de la France. Faut-il un exécutif
fort ou confier aux chambres les clés du pouvoir ? A ce moment là,
les déportés, les prisonniers, rentrent en France, souvent blessés.
Quant à la Haute Cour de Justice, elle se voit confier la mission de
juger les responsables de la Collaboration, dont le maréchal
Pétain, condamné à mort, mais en partie gracié par de gaulle qui
lui préfère la détention à perpétuité du fait de son âge.

VII] « Départ » (p. 325 à 345) : alors qu'un « régime des partis »
point, alors que son autorité est mise à mal, le général de Gaulle
démissionne le 20 janvier 1946 et se retire à Colombey-les-Deux-
Eglises en Haute-Marne. Alors médite-t-il sur l'Histoire et son
inutilité par rapport au vivant de la nature.

Quant aux « documents », classés chronologiquement du 6


septembre 1944 au 16 juin 1946, ils retracent les échanges du
général avec les chefs d'Etat et de gouvernement, les militaires et
autres personnalités.