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Johana Bertet 3eme année de formation à l’IPFTP

La corrélation entre psycho-somatisation, stress et RCH.

Quand l’esprit se sert du corps pour s’exprimer.

 L’apparition d’affections somatiques

Quand le stress affecte la santé, c’est par une action psychosomatique. Notre
état psychique peut provoquer ou aggraver les manifestations de certaines
pathologies ou abaisser les défenses immunitaires.
L’apparition d’affections somatiques semble favorisée par l’échec des
possibilités de défense par des voies psychiques telles que l’élaboration, la
production de rêves, de fantasmes, de symptômes névrotiques, etc.

 Pourquoi psycho – somatique ?

Le terme psychosomatique désigne les troubles physiques occasionnés ou


aggravés par des facteurs psychiques. La psychanalyse psychosomatique
considère une prédominance de l’esprit sur le corps et s’évertue à comprendre
l'énigme du passage par le corps de ce qui ne peut pas être résolu par la
conscience.

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Heinroth a introduit le premier les termes de « psychosomatique » et de «
somatopsychique  » en 1818.
Freud écrivait en 1923 qu’il était conscient de l’existence de facteurs
psychogènes dans les maladies, mais qu’il préférait que les psychanalystes se
limitent aux connaissances du domaine des névroses.
Il nous dit aussi que les névroses actuelles sont somatiques et non psychiques :
« la source d’excitation, le facteur déclenchant du trouble se trouve dans le
domaine somatique, tandis que dans l’hystérie et la névrose obsessionnelle, il
est dans le domaine psychique ».

 Qu’elles sont les pathologies psychosomatiques ?

Les psychosomaticiens affirment la causalité psychique d’un certain nombre


d’affections dont la médecine officielle a dressé la liste (non exhaustive).
 Ulcère gastro-duodénal, causé par une bactérie (Hélico bacter-pylori).
 Atopie (asthme, allergie)
 Les maladies de peau : eczéma, psoriasis, éruptions de dartres, poussées
d’aphtes
 Maladie de Crohn et RCH, arthrite
Ces affections sont des maladies récurrentes, évoluant par poussées entre
lesquelles existent de longues périodes de rémission. Il s’agit de maladies dans
lesquelles les facteurs émotionnels, l’anxiété, la dépression ou les chocs
(deuils…) peuvent affecter un organe ou un système physiologique. Le malade
n’est pas conscient d’emblée qu’il existe une relation entre ses émotions et son
état de santé, mais il peut le comprendre.
On peut envisager que pratiquement toutes les maladies peuvent être
considérées comme des « maladies psychosomatiques » où les facteurs
psychiques et somatiques joueraient des rôles d’importance différente ;
l’appareil psychique participerait plus ou moins selon l’étiologie aux troubles
somatiques.

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 Qu’est-ce qu’une RCH ?

La Rectocolite hémorragique (RCH) est une maladie inflammatoire chronique


de l’intestin (MICI) de cause inconnue qui touche de façon spécifique
constamment le rectum et qui s’étend, de manière continue, plus ou moins
haut. Elle va évoluer pendant toute la vie de manière imprévisible sous la
forme de poussées entrecoupées de rémissions.

L'inflammation chronique du tube digestif semble être la conséquence d'une


anomalie de la réponse immunitaire de l'intestin vis-à-vis de composants de la
flore intestinale chez des sujets génétiquement prédisposés, sous l'influence de
facteurs environnementaux. Contrairement à la maladie de Crohn, la
rectocolite hémorragique touche plutôt les non-fumeurs.

 À quoi est-elle due ?

La RCH est liée à une réaction excessive du système immunitaire. Les


défenses immunitaires, qui normalement ne s’attaquent qu’aux éléments «
étrangers » (bactéries, virus…), vont se dérégler et se retourner contre les
cellules mêmes du corps et les attaquer d’où l’utilisation du terme « maladie
auto-immune ». Le système immunitaire produit, dans ce cas, des molécules
de défenses (anticorps) nocives, qui entraînent la destruction de tissus ou
d’organes. Les raisons pour lesquelles les défenses immunitaires se
dérèglent ne sont pas encore avérées, mais plusieurs facteurs
environnementaux, hormonaux ou génétiques sont probablement en cause.
o L’alimentation (sucre, aliments raffinés) joue un rôle important dans la
modification du microbiote et une altération de la couche de mucus
protectrice.
o Le stress est le plus souvent déclenchant.
o Les médicaments notamment les antibiotiques, la contraception orale,
l’aspirine et les anti-inflammatoires peuvent révéler ou déclencher une
poussée.
o L’amélioration du niveau de vie dans les pays industrialisés, pourrait, en
réduisant l’exposition aux agents infectieux dans l’enfance induire une
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fragilité immunitaire chez l’adulte et favoriser la survenue de maladies
allergiques et auto-immunes telles les allergies ou la maladie de Crohn.

 Un facteur considérable : le stress

Le stress correspond à un mode d’adaptation physiologique et psychologique


face à un danger indéterminé. Le stress n’est pas un concept psychanalytique, il
a été décrit par l’endocrinologue Hans Selye comme un processus
physiologique non spécifique d’adaptation de l’organisme à une agression.
Confronté à une demande nouvelle qui lui est opposée, l’organisme tend à
maintenir son homéostasie (l’équilibre de son milieu intérieur) en réagissant de
deux façons, l’une spécifique, l’autre non spécifique, c’est la réaction de stress.
Une réaction spécifique, peut-être une production de chaleur dans un milieu
froid, ou une mobilisation des réserves énergétiques pour faire face à un effort
intense. Les exemples sont infinis. La réaction de stress, en revanche, est non
spécifique en ce qu’elle est la même, quelle que soit la situation rencontrée.

 Le stress en lien avec l’intestin.

Lors d’un stress aigu, tout le système digestif se trouve impacté. Notre ventre
est directement "branché" sur nos émotions, notamment par le nerf vague.
L’intestin, grâce à la richesse de ses neurones, va transmettre une multitude de
signaux physiologiques (des crampes douloureuses et un brutal besoin
d'évacuer des selles liquides par exemple). Mais les réactions émotionnelles
refoulées (colère, chagrin) peuvent aussi impacter le système nerveux végétatif
et provoquer des syndromes de l'intestin irritable ou de maladies
inflammatoires chroniques de l'intestin. Si les messages en provenance du
cerveau deviennent chroniques, la sensibilisation du système nerveux
entérique devient hyper-réactive. L'intestin est victime de ballonnements, de
douleurs ou de troubles du transit. Le déséquilibre du microbiote suit celui du
système nerveux.

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La recherche a montré que les bactéries qui prolifèrent dans ces conditions de
crise ne sont pas les mêmes que celles qui l'habitent en temps normal.
Plusieurs études ont confirmé chez les souris que le fait d'être pourvu ou non
de microbiote modifiait la réponse au stress et à l'anxiété.

 Fixation et régression.

Les maladies psychosomatiques présentent des points de fixation et de


régression se situant à une période d’évolution prégénitale. Les auteurs parlent
de « psychoses d’organe », les malades psychosomatiques se situent dans la
frange entre la névrose et la psychose. Sous l’effet du stress et de la
réactivation du conflit inconscient, les malades régresseraient dans leur mode
de pensée des processus secondaires aux processus primaires. Les affects sont
accompagnés de modifications somatiques (de tension artérielle, de sécrétion
du suc gastrique, etc.) et de détachement progressif de la vie psychique.

Pour Freud, la régression peut être appréhendée comme processus normal de


l’évolution, mais elle peut également devenir pathologique à cause de facteurs
externes. Il s’agirait de retour à un état antérieur, mais avec un fonctionnement
dans des conditions pathologiques du mécanisme conçu comme processus
normal de l’évolution. La régression assure la meilleure défense, voire la seule
contre la désorganisation, bien qu’elle engage vers un processus de
somatisation.

Pierre Marty, de l’école de Paris, développe (à partir de 1947) une approche


psychosomatique d’inspiration psychanalytique avec de nouveaux concepts : la
pensée opératoire et la dépression essentielle.
Pour lui, le phénomène psychosomatique est considéré comme différent du
phénomène névrotique, il s’agit d’une véritable désorganisation de la vie
mentale. Le symptôme somatique est dépourvu de sens, le thérapeute se
trouve devant un vide, un déficit. La pensée opératoire signe ce déficit de la
structure psychosomatique dans un langage dévitalisé, désaffecté.

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 Vivre ses émotions

Les émotions intenses, retenues, non verbalisées, refoulées, si elles n’ont pas
pu être « abréagi » (vécu émotionnellement) se cristallisent dans différentes
parties du corps et vont générer des symptômes physiques, ne pouvant trouver
de voie de décharge adéquate par des formations de compromis.

(la suite du texte n’est pas disponible) Merci de votre lecture.

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