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Traité d'Amsterdam

Le traité d'Amsterdam est signé le 2 octobre 1997 et est entré en vigueur le


1er mai 1999. Il modifie le traité instituant la Communauté européenne (traité de Rome Traité d'Amsterdam
ou traité CE) et le traité sur l'Union européenne (traité de Maastricht ou traité UE). Son
objectif était de créer un «  espace de liberté, de sécurité et de justice  », ébauchant le
principe d'une coopération judiciaire, qui aura été réaffirmé lors du Conseil européen
de Tampere (1999). Dans le traité de Maastricht, il était prévu une révision ultérieure
dès 1996, d'où une conférence inter-gouvernementale pour modifier ledit traité.

Sommaire
Préparation lors de la conférence intergouvernementale de 1996-1997 Photographie des signataires du traité.

Aspects formels
Type de traité Traité modificatif
Évolutions thématiques
Signature 2 octobre 1997
Droits fondamentaux
Lieu de Amsterdam (Pays-Bas)
Principe de développement durable
signature
Intérêt général
Politique de sécurité Entrée en 1er mai 1999
vigueur
Industrie, recherche
Recherche et développement technologique Parties États membres de l'Union
européenne
Régions ultrapériphériques
Signataires
Voir le traité sur Wikisource
Chronologie de l'union européenne
Références Traité de Maastricht Traité de Nice
(1992) (2001)
Bibliographie
Compléments
Articles connexes Traités constitutifs

Liens externes de l'Union européenne

Traité sur l'Union européenne (1993 - 2009)


Préparation lors de la conférence
Traité de Maastricht (1992)
intergouvernementale de 1996-1997 Traité d'Amsterdam (1997)
Traité de Nice (2001)
Dans la seconde moitié de 1995, un Groupe de réflexion de l'Union européenne est créé
1 Traité sur l'Union européenne (2009 - )
par les États membres .

Dans le domaine de la PESC, les avancées permises par Amsterdam résultent Traité de Lisbonne (2009)
notamment des guerres en ex-Yougoslavie, qui sévissaient alors, et l'avis émis par le
1
Groupe de réflexion . La conférence permis de concilier les tenants de l'intergouvernementalisme et du supranationalisme. Par ailleurs, certains
États membres constitutionnellement neutres soutinrent la position britannique (dont les motifs étaient toutefois différents) en refusant que
l'Union de l'Europe occidentale soit fusionnée à l'Union comme le demandait l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la France, l'Italie et le
1, 2
Luxembourg .

Aspects formels
Le traité d'Amsterdam comporte 314 articles. Il substitue des chiffres aux lettres désignant les articles du traité UE. Par exemple, l'article 130 N
(création d'entreprises) devient l'article 171.

Les principales innovations sont que :

le processus de décision est décrit dans les articles 251 à 256.


un protocole sur l'application des principes de subsidiarité et de proportionnalité est inclus dans le texte du traité
d'Amsterdam, reprenant l'annexe du traité instituant la Communauté européenne, et détaillant l'article 3 B du traité de
Maastricht.
l'augmentation des pouvoirs du Parlement européen, s'est ré-orienté du fait de l'élargissement à venir aux PECO, et a
insisté sur les transferts de compétences, l'intégration plutôt que la coopération, et considéré une Europe à plusieurs
vitesses.
le rôle d'initiative de la Commission est souvent répété.
l'introduction de l'abstention constructive : un État membre peut s'abstenir en motivant son geste, l'acte en question sera
3
quand même adopté mais pas dans l'État qui s'est abstenu .

Évolutions thématiques

Droits fondamentaux

Le Conseil européen peut constater à l'unanimité la violation des droits de l'Homme, des libertés fondamentales, de la démocratie et peut
suspendre certaines prérogatives communautaires des États fautifs.

Principe de développement durable

C'est dans ce traité qu'apparaît pour la première fois l'expression développement durable :

« Déterminés à promouvoir le progrès économique et social de leurs peuples, compte tenu du principe du développement
durable et dans le cadre de l'achèvement du marché intérieur, et du renforcement de la cohésion et de la protection de
l'environnement, et à mettre en œuvre des politiques assurant des progrès parallèles dans l'intégration économique et
dans les autres domaines ».

Le traité de Maastricht incluait déjà dans le septième considérant « la cohésion et la protection de l'environnement ». Le traité d'Amsterdam
ajoute l'expression compte tenu du principe du développement durable.

Développement d'une politique de l'emploi, sociale, abrogeant les dérogations du Royaume-Uni en la matière.

Intérêt général

Le traité d'Amsterdam introduit un article 16 dans le traité instituant la Communauté européenne sur l'intérêt général.

Politique de sécurité

Dans le domaine de la PESC, plusieurs avancées ont été obtenues par le traité d'Amsterdam.

Ainsi, sur le plan institutionnel, le Conseil européen décide des principes et grandes orientations de la politique étrangère et de sécurité
commune (PESC). Toutefois, le traité donne au Parlement européen des compétences dans le domaine du contrôle des dépenses (sauf celles
1
liées aux opérations militaires extérieures ou sur décision unanime du Conseil) .

De plus, en dépit du rejet de la fusion de l'Union de l'Europe occidentale (UEO) dans l'UE par les États neutres, les missions de Petersberg sont
1
intégrées au traité . L'UEO était toutefois subordonnée, pour certaines opérations, aux décisions politiques de l'Union (modification du langage
3
du traité de « faire appel à » en « utiliser ») .

Le traité est également à l'origine de l'Unité de planification et d'alerte rapide et du Haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité
1
commune .
4
Enfin, le traité conservait voire renforçait certaines dispositions  :

les principes énoncés dans le traité de Maastricht (spécificités de certaines politiques nationales, compatibilité de la
PESC avec l'OTAN et coopérations sur des formats plus réduits (bilatéral ou multilatéral) entre les États membres).
le compromis d'Édimbourg concernant l'option de retrait de la PESC du Danemark est intégré dans un protocole.

Industrie, recherche

Article 157

Le traité d'Amsterdam prévoit la possibilité de mise en œuvre conjointe de programmes nationaux dans le domaine de la recherche scientifique
et de l'innovation :

« Les États membres se consultent mutuellement en liaison avec la Commission et, pour autant que de besoin,
coordonnent leurs actions. »

La Commission est ainsi nommée dans ce rôle de coordination des actions, alors qu'elle n'était pas explicitement nommée dans l'article 130 H
du traité de Maastricht.

Le rôle d'initiative de la Commission européenne est confirmé par rapport au traité de Maastricht :

« La Commission peut prendre toute initiative utile pour promouvoir cette coordination. »
Recherche et développement technologique

Titre XVIII, articles 163 à 173

Article 169,

« Dans la mise en œuvre du programme-cadre pluriannuel, la Communauté peut prévoir, en accord avec les États
membres concernés, une participation à des programmes de recherche et de développement entrepris par plusieurs États
membres, y compris la participation aux structures créées pour l'exécution de ces programmes. »

Il n'introduit pas de nouveauté par rapport au traité de Maastricht.

Article 171

« La Communauté peut créer des entreprises communes ou toute autre structure nécessaire à la bonne exécution des
programmes de recherche, de développement technologique et de démonstration communautaires. »

Il n'introduit pas de nouveauté par rapport au traité de Maastricht.

Article 172

« Le Conseil, statuant à la majorité qualifiée sur proposition de la Commission et après consultation du Parlement
européen et du Comité économique et social, arrête les dispositions visées à l'article 171. »

« Le Conseil, statuant conformément à la procédure visée à l'article 251 et après consultation du Comité économique et
social, arrête les dispositions visées aux articles 167, 168 et 169. L'adoption des programmes complémentaires requiert
l'accord des États membres concernés. »

La nouveauté, par rapport au traité de Maastricht, est que le Conseil statue à la majorité qualifiée, et non à l'unanimité.

Le rôle d'initiative de la Commission européenne est confirmé.

Régions ultrapériphériques

C'est l'article 299-2 de ce traité qui reconnaît à l'Union sept régions ultrapériphériques.

Signataires
5
Les signataires du traité sont  :

Wolfgang Niels Helveg


Schüssel
Abel Matutes Tarja Halonen Theódoros
Klaus Kinkel
Erik Derycke Petersen

Autriche Espagne Finlande Hubert Védrine


Pángalos

Allemagne Belgique Danemark


France Grèce

Doug Lena Hjelm-


Ray Burke Lamberto Dini
Hans van Mierlo
Jaime Gama
Henderson

Jacques Poos Pays-Bas Wallén


Irlande Italie Portugal Royaume- Suède
Uni
Luxembourg

Chronologie de l'union européenne


Signature  1948 1951 1954 1957 1965 1975 1986 1992 1997 2001 2007
Entrée en vigueur  1948 1952 1955 1958 1967 1976 1987 1993 1999 2003 2009
Nom du traité  Traité de Traité Accords Traité Traité institution Acte unique Traité de Traité Traité de Traité de
Bruxelles CECA de de de officieuse européen Maastricht d'Amsterdam Nice Lisbonne
Paris Rome fusion (TUE et TCE) (TUE et TCE) (TUE et TCE) (TUE et TFUE)
(TCEE)
Traité
Euratom
           
      Les trois piliers de l'Union européenne
   
    Communautés européennes  
Communauté européenne de

l'énergie atomique (Euratom)


Communauté européenne du
Union
Dissoute en 2002
charbon et de l'acier (CECA) européenne
    Communauté économique Communauté (UE)
européenne (CEE) européenne (CE)
Justice et  
affaires Coopération policière et
TREVI
intérieures   judiciaire en matière
    (JAI) pénale (CPJMP)
Coopération
Politique étrangère et de sécurité
  politique
commune (PESC)
européenne (CPE)
Union  
occidentale Union de l'Europe occidentale (UEO)  
(UO) Dissoute en 2011  
                     

Références
1. Dumoulin, Mathieu et Gordon 2003, p. 20
2. Dumoulin, Mathieu et Gordon 2003, p. 23
3. Dumoulin, Mathieu et Gordon 2003, p. 21 et 22
4. Dumoulin, Mathieu et Gordon 2003, p. 22
5. Traité d'Amsterdam, p. 10 - 12 :.

Bibliographie
Traité d'Amsterdam, 2 octobre 1997 (lire en ligne (https://europa.eu/european-union/sites/europaeu/files/docs/body/treaty_of_amsterdam_fr.pd
f))
André Dumoulin, Raphaël Mathieu et Gordon Sarlet, La politique européenne de sécurité et de défense, Bruxelles,
Bruylant, 2003, 938 p. (ISBN 2-8027-1689-1)

Compléments
Consultez la
Articles connexes bibliographie sur l'Union européenne
Abstention constructive au sein de l'Union européenne
Région ultra-périphérique
Système d'information Schengen

Liens externes
Notices d'autorité : Gemeinsame Normdatei (http://d-nb.info/gnd/4486970-8)
Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
Encyclopædia Britannica (https://www.britannica.com/topic/Amsterdam-Treaty) ·
Gran Enciclopèdia Catalana (https://www.enciclopedia.cat/EC-GEC-0245059.xml)

Le traité d'Amsterdam sur europa.eu.int (http://eur-lex.europa.eu/fr/treaties/dat/11997E/htm/11997E.html), version publiée


Journal officiel n°C 340 du 10 novembre 1997.
Traité d'Amsterdam (http://www.cvce.eu/obj/traite_d_amsterdam_2_octobre_1997-fr-578ebb8e-d641-4650-b1e3-3b3a795
e01c9.html) Retranscription du Journal officiel des Communautés européennes (JOCE). 10.11.1997, n°C 340. [s.l.]. ISSN
0378-7052. Version disponible en ligne sur le site du CVCE.
Site du Council on Foreign Relations (http://www.cfr.org/publication/8781/amsterdam_treaty.html) (États-Unis).

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