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Jardin des plantes de Paris

a
Le jardin des plantes de Paris, ou le Jardin des plantes , est un parc et un jardin botanique ouvert
au public, situé dans le 5e  arrondissement de Paris. Il est le siège et le principal site du Muséum Jardin des plantes
national d'histoire naturelle, qui possède aussi d'autres sites à Paris et en province. En tant qu'espace
de l'institution de recherche qu'est le Muséum, le Jardin des plantes est, à ce titre, un campus. En plus
des espaces verts propres à un jardin (parterres, espaces botaniques, arbres, jardin à l'anglaise, etc.),
on trouve aussi au Jardin des plantes une ménagerie, des serres, et des bâtiments d'exposition
scientifique faisant office de musées que le Muséum nomme « galeries » (la galerie de Minéralogie
fait ainsi office de musée de minéralogie et la galerie de Paléontologie, par exemple, est un musée de
paléontologie).

Le Jardin des plantes est encadré, dans le sens des aiguilles d'une montre et en commençant par le
nord, par le quai Saint-Bernard le long de la Seine, la place Valhubert, une très courte section du
boulevard de l'Hôpital, et les rues Buffon (vers l'ouest de laquelle il s'étend des deux côtés, cette rue
étant une ancienne allée du Jardin sous l'intendance de Buffon jusqu'en 1788), Geoffroy-Saint-Hilaire
et Cuvier, qui délimitent une étendue de 23,5 hectares auxquels s'ajoutent 3,5 hectares au sud de la Plan du Jardin des plantes de Paris (23,5 hectares) et
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rue Buffon . Le Jardin est immédiatement voisin de la mosquée de Paris, du campus de Jussieu et de du « clos Patouillet » (« îlot Buffon-Poliveau » :
la gare d'Austerlitz ; le quartier environnant a pris son nom. 3,5 hectares) formant le siège parisien et le campus
(27 hectares) du Muséum national d'histoire naturelle.

Géographie
Sommaire Pays France
Historique Commune Paris
Les origines : le Jardin sous l'Ancien Régime
Arrondissement 5e
Le Jardin après la Révolution : le Muséum national d'histoire naturelle
Quartier Jardin-des-Plantes
Attractions du Jardin
Superficie 27 ha
Les grandes serres
Les jardins spécialisés Histoire

La Ménagerie Création 1626

Autres bâtiments et mobilier Gestion


Bâtiments Lien Internet https://www.jardindesplantesdeparis.fr
Belvédère du labyrinthe
Accès et transport
Fontaines et puits
Gare   Gare d'Austerlitz
Mobilier
Métro       Gare d'Austerlitz,
Particularités Censier-Daubenton, Monge, Jussieu
Les carrières souterraines du jardin des plantes
Bus   RATP   24   47   57   61   63
Le Jardin des plantes dans la culture   67   89   91   215
Éléments représentatifs du Jardin des plantes
Localisation
Notes et références
Coordonnées 48° 50′ 38″ nord, 2° 21′ 34″ est
Notes
Références Géolocalisation sur la carte : France

Bibliographie
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes

Historique

Les origines : le Jardin sous l'Ancien Régime

L'emplacement de l'actuel Jardin des plantes était au xvie siècle sur des arpents de la terre d'Alez. En
ce lieu, l'apothicaire, herboriste et pharmacien du roi Nicolas Houël donnait déjà des cours Géolocalisation sur la carte : 5e arrondissement de Paris
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d'herboristerie depuis les années 1540. La Bièvre traversait alors le site, là où se trouvait l'actuelle
allée des Jussieu, et sur la butte Coypeau (actuellement le grand labyrinthe) se trouvait le moulin de la
Tournelle. Ces lieux et points de repère sont visibles sur le plan de Truschet et Hoyau, dit plan de
Bâle (voir image « A  » plus bas), représentant tous ces terrains en l'état où ils étaient vers 1550,
époque à laquelle Houël donnait encore ses cours.

Le Jardin royal des plantes médicinales a été quant à lui créé par Guy de La Brosse en janvier 1626
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par un édit du roi , ratifié par le parlement le 8 juillet . Les premiers terrains de la terre d'Alez seront
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achetés le 21 février 1633 et les suivants en 1636 , le tout couvrant alors 18 arpents. Il est ouvert au
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public en 1634 : Guy de La Brosse en fera l'inauguration solennelle en 1640 . Le graveur Frédéric
Scalberge avait déjà peint, dès 1636, une aquarelle qu'il intitula Jardin du Roy pour la culture des
plantes médicinales. Cette peinture montre qu'en 1636 la montée en spirale du grand labyrinthe se
trouvait déjà sur la butte Coypeau (voir image « B », plus bas).

L’un des plus célèbres directeurs du Jardin royal fut le naturaliste Georges Louis Leclerc, comte de
Buffon (1707-1788). Nommé surintendant du Jardin du Roy en 1739, succédant à Charles François
de Cisternay du Fay, il occupera le poste jusqu’à sa mort. Agrandissant le lieu sans hésiter à avancer
les frais de ses deniers personnels, il en fera l’un des plus importants centres de recherche scientifique
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en Europe à cette époque .

Le Jardin du Roi présente dès le début le dessin général de l'actuel jardin. À la Révolution, le jardin
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est nommé « jardin des plantes de Paris  ». L’établissement scientifique devient le Muséum national
d'histoire naturelle par décret de la Convention en juin 1793.
Géolocalisation sur la carte : Paris
Traditionnellement, le Jardin des plantes est ouvert au public du lever au coucher du soleil, ce qui fait
que ses horaires ne sont pas les mêmes au long de l'année. Des catacombes s'ouvrent à gauche de
l'entrée de l'hôtel de Magny, bâtiment du xviiie  siècle abritant des bureaux et (de février 2008 à
janvier 2017) le cabinet d'histoire du Jardin des plantes. En 1789, le capitaine marseillais Pierre
Blancard rapporte d'un voyage en Chine, pour la première fois, en France des boutures de
chrysanthèmes.

        

A) Plan de Bâle (vers 1550)          B) Jardin du Roy (Frédéric Scalberge, 1636)         

Le Jardin après la Révolution : le Muséum national d'histoire naturelle

La Révolution éclate un an après la mort de Buffon, intendant du Jardin du roi, et entraîne de nombreux changements dans l'organisation du Jardin. Voici le début
du texte fondateur rédigé par les savants eux-mêmes, à la demande de l'Assemblée constituante en 1793 :

article Ier : l'établissement sera nommé Muséum national d'histoire naturelle ;


article II : le but principal de l'établissement sera l'enseignement public de l'histoire naturelle, pris dans toute son étendue et appliquée à
l'avancement de l'agriculture, du commerce et des arts ;
article III : le Muséum d'histoire naturelle sera sous la protection immédiate des représentants de la Nation ;
article IV : tous les officiers du Muséum d'histoire naturelle porteront le titre de professeurs ;
article V : tous les professeurs du Muséum seront égaux en droits et en appointements.

Afin de conserver le salaire élevé de Daubenton, les savants le nomment avec Buffon fondateur du Muséum, et Daubenton, alors âgé de 74  ans, est nommé
directeur à vie. Il s'ensuit des temps plutôt confus, le gouvernement révolutionnaire ayant des affaires plus urgentes à traiter. En 1791, Bernardin de Saint-Pierre est
nommé intendant du Jardin. C'est à son initiative qu'est alors créé, en 1793, la ménagerie du Jardin des plantes. Sous le Muséum, d'autres lieux d'exposition ouverts
au public voient le jour  : en 1802 Georges Cuvier, nommé l'année même professeur titulaire de la chaire d'anatomie comparée, acquiert un bâtiment ayant
appartenu à la compagnie parisienne des fiacres pour en faire les premières galeries d'anatomie comparée, qu'il ouvre au public en 1806. Ce bâtiment rectangulaire,
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visible au milieu du Jardin sur le plan de l'image «  C  » (voir plus bas), a été partiellement conservé et surnommé «  bâtiment de la baleine   ». Un projet
d'agrandissement du Jardin au Nord, inspiré des « jardins d'utopie » du xviii  siècle (voir image « D » plus bas) est élaboré après la chute de Napoléon Ier, sous la
e
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Restauration, par Gabriel Thouin, frère du botaniste André Thouin , mais la halle aux vins de Paris qui s'y agrandit, l'emporte sur le projet de Thouin qui reste
dans les cartons. À la place, en 1836, sont inaugurées les grandes serres (deux pavillons jumeaux, encore conservés de nos jours), et en 1837 vient le tour d'être
inaugurée à la galerie de Minéralogie et de Géologie, le premier bâtiment en France à avoir été conçu en tant que musée. De nouveaux bâtiments voient ensuite le
jour  : la galerie de Zoologie en 1889 (devenue en 1994 la grande galerie de l'Évolution), la galerie de Paléontologie et d'Anatomie comparée en 1898 (qui
remplace les galeries que Cuvier avait ouvertes en 1806) ou la galerie de Botanique en 1935.

La Bièvre coulait jadis au sud du Jardin des plantes ; des tanneries et des mégisseries s'y étaient installées. À l'est de celles-ci, Buffon acheta une grande parcelle
sise de part et d'autre de la rivière, entre l'allée du Jardin des plantes qui allait devenir la rue Buffon, et la rue Poliveau : le clos Patouillet, rattaché depuis lors à
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l'établissement . Recouverte au milieu du xixe siècle, la Bièvre devint ultérieurement une rue, nommée « Nicolas-Houël » ; lors de la guerre de 1870 un hôpital de
campagne fut bâti à la hâte dans ce clos Patouillet ; enfin la Troisième République rendit au Muséum l'usage de cet ensemble de terrains (aujourd'hui nommés « îlot
Poliveau  ») dont les bâtiments abritent des laboratoires, des collections parmi les plus importantes au monde (lithothèques, entomothèques, malacothèques et
carcinothèques) et des bibliothèques. Pendant la Première Guerre mondiale, la partie ouest de la rue Nicolas-Houël devint l'allée centrale de cet ensemble qui fut
alors clos.

        
C) Le Jardin des plantes vers 1794-1802          D) Projet d'agrandissement (Gabriel Thouin, 1819-1820)         

Attractions du Jardin
Le Jardin des plantes comporte au nord un secteur paysagé à l'anglaise créé au xviiie  siècle notamment sous l'intendance de Buffon, et au sud une grande
perspective à la française (500 m de long pour 3 ha) plus ancienne, dont la moitié haute (ouest), entre la rue du Jardin-du-Roy, actuellement rue Geoffroy-Saint-
Hilaire, et le canal des Victorins, est présente dès l'origine du Jardin au xviie siècle, tandis que la moitié basse (est) a été achevée au xviiie siècle, sur des terrains
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inondables où l'on entreposait auparavant du bois de chauffage, comme on le voit sur les plans anciens de Paris .

La grande perspective à la française s'étend d'ouest en est de la grande galerie de l'Évolution à la place Valhubert, place qui avant 1806 faisait partie du Jardin.
Bordés au nord et au sud par deux allées de platanes taillés en rideaux, les parterres fleuris sont replantés deux fois pas an : en mai pour installer les plantes à massif
estivales, en octobre pour installer les plantes à massif à floraisons hivernales et printanières. Les collections de fleurs, totalisant près de 500 variétés, changent
chaque année.

La perspective relie deux esplanades : à l'ouest, l'esplanade Milne-Edwards (nommée d'après Alphonse Milne-Edwards, directeur du Muséum de 1890 à 1900),
qui se trouve aux pieds de la grande galerie de l'Évolution, et à l'est l'esplanade Lamarck (nommée d'après Jean-Baptiste de Lamarck, qui au sein du Muséum
occupa la chaire de zoologie de 1793 à 1829), du côté de la Seine. L'esplanade Milne-Edwards recouvre la zoothèque, qui est souterraine et dans laquelle sont
conservés des centaines de milliers d'animaux naturalisés, insectes, poissons, reptiles ou mammifères. Face à la grande galerie de l'Évolution, en tête de cette
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esplanade, se trouve un Monument à Buffon, œuvre en bronze de Jean Carlus (1883) .
b
Le secteur paysagé à l'anglaise comprend, d'ouest en est, le grand labyrinthe , surmonté par la gloriette de Buffon et abritant le tombeau laïc de Daubenton (c'est
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l'ancienne butte Coypeau ou des Copeaux, en fait un dépotoir médiéval recouvert de terre) , le petit labyrinthe devenu réserve de biodiversité, aux abords de
l'hôtel de Magny et du grand amphithéâtre, le jardin alpin et la Ménagerie.
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Le Jardin des plantes s'étend des deux côtés de la rue Buffon créée à partir de l'une de ses allées  : côté sud, l'on trouve le clos Patouillet, ancienne propriété de
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Buffon, dit aujourd'hui îlot Buffon-Poliveau , dévolu à la recherche, aux études et à la conservation des collections du Muséum.

Perspective à la française : panorama ouest-est depuis l'esplanade Milne-Edwards.

Perspective à l'anglaise : panorama du jardin écologique depuis l'allée Roger-Heim


(ex-Centrale).

Les grandes serres

Cinq serres à armature métallique (dont quatre ouvertes au public) sont alignées le long de la perspective. Après cinq ans de travaux, de 2005 à 2010, 1 300 m2 de
verreries démontées et huit millions d'euros investis, les serres du Jardin des plantes accueillent de nouveau le public depuis juin 2010. Les serres courbes sont
attenantes au grand labyrinthe et sont strictement destinées aux jardiniers et aux chercheurs du Muséum. Les quatre autres serres sont ouvertes au public : l'achat
d'un ticket donne l'accès non seulement aux serres mais aussi à la galerie de Botanique, située à proximité. Dans l'ordre de la visite les quatre grandes serres
ouvertes au public sont les suivantes :

la « serre des forêts tropicales humides », appelée aussi la « grande serre » ou encore le « jardin d'hiver », atteint une superficie de 750 m2
et maintient une température interne moyenne de 22 °C. De style Art déco, cette serre inaugurée en 1937 est l'œuvre de l'architecte René
Berger. Elle comprend un ruisseau, des ficus, des palmiers, des bananiers, des plantes grimpantes et épiphytes, etc. ;
la « serre des déserts et milieux arides » est longitudinalement attenante à la serre des forêts tropicales humides. Cette serre de métal et de
verre a été bâtie à l'emplacement des anciennes « serres coloniales », irrémédiablement endommagées lors de la tempête de 1999. Sur
une étendue de cinq scènes végétales, elle montre aux visiteurs des espèces caractéristiques des milieux arides : cactus, euphorbes,
agaves, etc. ;
la « serre de Nouvelle-Calédonie » était appelée à son origine en 1836 le « pavillon oriental ». Cette serre recevait depuis la seconde
moitié du xxe  siècle les noms de « serre mexicaine » ou « serre des cactées », du fait qu'elle avait été depuis ce temps utilisée pour y
exposer des plantes propres aux milieux arides. C'est depuis la refonte de 2005-2010 qu'elle a été rebaptisée « serre de Nouvelle-
Calédonie » car elle expose maintenant la flore de l'archipel du même nom ;
La « serre de l'histoire des plantes » est la serre jumelle de la serre de Nouvelle-Calédonie. Elle était identifiée dès 1836 comme étant le
« pavillon occidental » mais avant la refonte des grandes serres, en 2005-2010, elle était appelée la « serre australienne » car elle
présentait les ensembles végétaux d'Océanie et de Nouvelle-Calédonie. Depuis 2010, son intérieur a été entièrement refait : elle est
désormais destinée à montrer au public des spécimens de plantes fossiles côte à côte avec des spécimens vivants propres à l'époque
actuelle, cela à des fins de pédagogie et de comparaison.

Serre de Nouvelle- L'alignement des Parmi les grandes serres,


Calédonie, construite par serres. ici la serre des forêts
Rohault de Fleury en tropicales humides, dite
1834-1836, époque où aussi le jardin d'hiver, par
elle avait été d'abord René Berger (1937).
appelée le «  pavillon
oriental ».

Les jardins spécialisés

La roseraie a pour but de présenter au public la diversité des roses cultivées. Elle comprend 170 variétés horticoles
(cultivars) de roses, classées de manière raisonnée. La roseraie s'étend entre l'allée Haüy (du nom de l'abbé Haüy,
pionnier de la minéralogie) et la galerie de Minéralogie et de Géologie qui lui est parallèle. Cette roseraie est ornée de
deux statues, L'Amour captif marbre de Félix Sanzel et Venus genitrix de Charles Dupaty.

Des espaces botaniques dits école de botanique et jardin écologique se trouvent entre les serres et la Seine

L'école de botanique a été créée par le botaniste André Thouin au xviiie siècle. Regroupant 2 500 variétés d'arbustes et
de plantes herbacées, c'est un jardin systématique qui a donc pour but de présenter les végétaux selon la classification
Dans la serre de paléobotanique bâtie par
botanique et permet d'appréhender leur phylogénie. Elle comprend également des arbres historiques, dont un Pin
Rohault de Fleury, cette présentation mêle
laricio (Pinus nigra subsp. laricio) qui a été frappé par la foudre et présente depuis une silhouette caractéristique.
fossiles et plantes à spores actuelles.

Le jardin écologique est un secteur clos où l'intervention humaine se fait la plus discrète possible afin de laisser place à
la biodiversité naturelle. Créé en 1932, il a été fermé au public en 1960. Totalement interdit d'accès aux humains
jusqu'en 1982, il fait alors l'objet de plusieurs inventaires et de quelques aménagements. Accessible seulement aux
jardiniers et aux chercheurs autorisés à en étudier la biodiversité, cette partie du Jardin des plantes n'est rouverte au
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public qu'à partir de 2004, à l'occasion de visites guidées régulièrement organisées . Ce jardin présente les
reconstitutions de différents milieux naturels d'Île-de-France : sept milieux ouverts (vigne, prairies, mare, platière…),
ainsi que quatre milieux forestiers différant par la composition du sol, où poussent presque librement des espèces
végétales spontanées. Le secteur accueille en outre quelques essences d'arbres et arbustes exotiques, témoins des
plantations ayant précédé la création du jardin. Cet espace est aussi un refuge ou une étape pour la faune sauvage
parisienne.

Enfin, situé entre l'école de botanique et la Ménagerie, le jardin alpin a été créé en 1931 (à la place de la vallée suisse
Le jardin alpin.
et d'une pépinière) : il vise à présenter les plantes arbustives et herbacées des milieux montagnards du monde entier
(Himalaya, Alpes, Corse). Il compte plus de 2 000 plantes regroupées en massifs biogéographiques. Il est accessible
depuis l'école de botanique par un passage souterrain. Ce jardin comporte un pistachier mâle à partir duquel le
botaniste Sébastien Vaillant mit en évidence la sexualité des végétaux au xviiie siècle.

La Ménagerie

La Ménagerie est le second plus ancien parc zoologique du monde. Elle fut créée en 1793 à l'initiative de Bernardin de
Saint-Pierre, par le transfert des animaux de la ménagerie royale de Versailles et des ménageries privées et foraines en
déshérence. Lors du siège de Paris par la Prusse entre le 17 septembre 1870 et le 26 janvier 1871, la plupart des animaux
20 Le Jardin des iris et des plantes
furent mangés par les Parisiens assiégés .
vivaces.
Au cours de son histoire, elle a présenté d'innombrables espèces animales, dont la première girafe présentée en France
(1827), des éléphants, des ours bruns et blancs, des phoques. Au xixe et au début du xxe siècle, des visites à dos d'éléphant
ou de dromadaire s'y effectuaient moyennant un supplément. Beaucoup de constructions, parfois sophistiquées pour l'époque, ont été édifiées à cet effet au xixe et
au début du xxe  siècle, succédant aux enclos et cages sommaires du début  : rotonde, fosses aux ours, singeries, fauveries, maisons des rapaces et des reptiles,
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faisanderies. La plus vaste d'entre elles est sans doute la grande volière édifiée en 1888 par Alphonse Milne-Edwards pour l'Exposition universelle de 1889 et
toujours utilisée.

Au milieu du xxe siècle, la Ménagerie est entrée dans une période de déclin, éclipsée par des parcs zoologiques plus modernes (zoo de Vincennes, parc de Thoiry),
puis contestée par les mouvements anti-zoos, alors que pratiquement aucune rénovation ne pouvait être entreprise, faute de moyens (c'était aussi l'époque où la
galerie de Zoologie, rebaptisée « grande galerie de l'Évolution » depuis 1994, a dû fermer parce qu'il pleuvait à travers sa verrière). Les installations où vivaient les
animaux étaient souvent dégradées et exiguës.
C'est à partir des années 1980 qu'une politique de réhabilitation de la Ménagerie a été mise en place, avec plusieurs
rénovations successives (volières à Rapaces, rotonde, reptilarium…), et une nette préférence fut accordée à la présentation
d'espèces de petite et moyenne taille, généralement peu connues et/ou menacées d'extinction.

Les plus grandes espèces (éléphant, girafe, lion, tigre, gorille, chimpanzé, ours, loup, zèbre, hippopotame, rhinocéros), qui
ne vivaient pas correctement dans les installations de petite taille qu'on ne pouvait pas agrandir au centre de Paris, ont
progressivement quitté la Ménagerie pour le zoo de Vincennes entre les années 1970 et 2000.

La Ménagerie héberge 1  100  animaux, mammifères, reptiles et oiseaux, sur 5,5  hectares. Elle s'est spécialisée dans Peintres animaliers au Jardin des
plusieurs groupes d'animaux : chez les mammifères, le cheval de Przewalski, l'orang-outan, plusieurs espèces de caprins plantes au début du xxe  siècle (dans
(chèvre des montagnes Rocheuses, takin, bharal, bouquetin d'Éthiopie), des petits carnivores, des rongeurs et des le magazine L'Illustration d'août
cercopithèques ; chez les oiseaux, les vautours et les rapaces nocturnes sont bien représentés, de même que les faisans et 1902).
certains échassiers (spatules, ibis, grues, agamis et le très rare kagou huppé)  ; de nombreux reptiles (dont des tortues
géantes de plus de 100 ans), des batraciens et des insectes sont élevés dans le reptilarium et le vivarium (construit par
souscription grâce à René Jeannel).

Autres bâtiments et mobilier

Bâtiments
22 Flamants des Caraïbes.
Les bâtiments du Jardin des plantes (le tout classé monument historique le 24 mars 1993 ) appartiennent et sont liés à
l'histoire du Muséum national d'histoire naturelle ; les plus anciens, à l'ouest de la rue Cuvier et à l'extrémité ouest de la rue
Buffon, datent du début du xviiie siècle.

Situation du Grande galerie de Amphithéâtre édifié par Maison de Cuvier (à Maison où habitèrent et
Jardin des l'Évolution (dont le nom l'architecte Edme gauche), actuel moururent Buffon (en 1788)
plantes dans le était «  galerie de Verniquet (1727-1804)  : siège de la Société et Lamarck (en 1829).
quartier du Zoologie » entre 1889 et les trois hemicycles des Amis du
Jardin-des- 1994). hémisphériques ont été Muséum.
Plantes du ajoutés par Jacques
23
5e  arrondisseme Molinos .
nt de Paris



Hôtel de Magny, Galerie de Galerie de Botanique. Galerie de Minéralogie L'un des abris
siège de la Direction Paléontologie et de Géologie. zoologiques de la
du Muséum, qui et d'Anatomie ménagerie.
durant neuf ans a comparée.
abrité un cabinet
d'histoire du Jardin
des plantes (2008-
2017).

Belvédère du labyrinthe

La gloriette de Buffon est située au sommet du grand labyrinthe, monticule parcouru par un chemin en spirale dans l'ouest du Jardin, à proximité des rues
Geoffroy-Saint-Hilaire et Cuvier. Il s'agit d'un édicule de fer et de bronze, au plan circulaire, mesurant environ 4 m de diamètre. Il date de la fin du xviiie siècle.

Gloriette de Buffon. Vue détaillée.

Fontaines et puits
Jusqu'en 1984, lorsque commença la construction de la zoothèque souterraine, un bassin aux nymphéas se trouvait sur l'esplanade Milne-Edwards, devant la
grande galerie de l'Évolution (qui à cette époque s'appelait encore « galerie de Zoologie »). D'autres bassins abritant des mini-écosystèmes aquatiques se trouvent
dans les serres, l'école de botanique, le jardin alpin, le jardin écologique et le clos Patouillet (au sud de la rue Buffon). Mais le plus grand bassin du Jardin, aux
pieds de la gloriette de Buffon et du grand labyrinthe, est la fontaine aux Lions, ceux-ci sculptés par Alfred Jacquemart, dont le bassin servait autrefois de réservoir
d'eau pour l'arrosage horticole estival ; on y entendait coasser des grenouilles jusque dans les années 1950. Enfin, plusieurs fontaines Wallace dispersées dans le
Jardin permettent aux promeneurs de s'y désaltérer. Le Jardin comprend également deux puits, l'un à l'entrée sud et l'autre dans le jardin alpin.

Grenouilles rieuses. Puits de Puits du jardin alpin. Fontaine aux Lions. Vue détaillée
l'entrée sud. d'un lion.

Mobilier
24
Une liste des statues est disponible sur le site du Jardin des plantes .

Jean Léon Louis Alfred Jacquemart, Emmanuel Paul Joseph Charles Henri-Léon
Carlus, Fagel, Holweck, Lion reniflant un Frémiet, Le Richer, Félon, Dupaty, Gréber -
27
Monument Monument Monument cadavre (1858) . Dénicheur le Nymphe Venus Monument
à Buffon à Jean- à d'oursons Premier chevaucha genitrix à
(1883). Baptiste de Bernardin (1884). Artiste nt un (1810). Emmanuel
Lamarck de Saint- (1890). poisson Frémiet
25 28
(1909) . Pierre (1864) . sculptant le
26
(1907) . « Dénicheu
r
d’oursons »
(1924)

Particularités
Dans le cadre de l'opération de mécénat «  Parrainez un banc du jardin des plantes de Paris  », et à l'occasion du
renouvellement du mobilier urbain du Jardin entrepris en 2009, il est possible de faire un don au Muséum. En échange de
ce don, une plaque de reconnaissance sera apposée sur le banc choisi, plaque sur laquelle seront gravés le nom du donateur
29
et le message de son choix — soumis cependant à l'approbation du Muséum .

Le Muséum a installé en 2011 deux hôtels à abeilles en vue de préserver la biodiversité des insectes pollinisateurs, et
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notamment des abeilles sauvages .

Le Jardin des plantes abrite également des spécimens historiques, notamment des arbres âgés pour certains de plusieurs
siècles. On trouve ainsi, parmi bien d'autres, les rejets du robinier de Robin planté initialement vers 1610, un chêne
Quercus macrocarpa d'origine nord-américaine de 1811 et le platane planté vers 1785 au port naturel, jamais entravé par
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des coupes dans le vif (émondages) mais seulement débarrassé de ses rares branches mortes (élagages) .

Un hôtel à abeilles du Jardin.

Arbres historiques et remarquables





Rejets du robinier de Robin Cedrus libani Platane planté Quercus Ginkgo biloba
de 1610. dit Cèdre de vers 1785. macrocarpa de de 1811.
Jussieu, planté 1811.
32
vers 1735 .
Les carrières souterraines du jardin des plantes

Vue à 360° de l’intérieur de la carrière située sous le Le laboratoire


jardin des Plantes. (https://subterranologie.com/les-carri zoologique
eres-souterraines-du-jardin-des-plantes) souterrain.

Le Jardin des plantes dans la culture


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Le Jardin des plantes est évoqué dans diverses œuvres culturelles .
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Un « jardin d'utopie » imaginé par Gabriel Thouin au xixe  siècle devait en quadrupler la superficie (voir image « D », plus haut) ; si ce plan
avait été agréé par le roi, les halles aux vins (actuel campus Jussieu) et plusieurs parcelles au sud n'auraient jamais été construites.
Restif de La Bretonne évoque dans Les Nuits de Paris le libertinage qui avait lieu à la fin du xviiie  siècle du côté du labyrinthe après la
34
fermeture du Jardin : « Je ne décrirai pas leurs amusements ; ils avaient raison de tenir les portes fermées », commente-t-il .
35
Ce libertinage était surtout intellectuel  : le fait que la gloriette de Buffon qui s'élève au sommet du labyrinthe associe cinq métaux : le fer,
le cuivre, l'or, le bronze et le plomb, que le dessin des allées de la butte forme un labyrinthe et que la devise inscrite sur la corniche de la
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gloriette (Horas non numero nisi serenas) signifie « je ne compte que les heures heureuses », a une portée symbolique .
37
Victor Hugo évoque le rôle instructif du Jardin dans le Poème du Jardin des plantes (dans L'Art d'être grand-père ).
38
Balzac évoque aussi ce rôle dans son roman La Peau de chagrin .
39
Pour Jules Michelet dans La Mer, le Jardin des plantes est un « palais de féerie  ».
Dans les Vingt Mille Lieues sous les mers de Jules Verne, le personnage de Pierre Aronnax est un professeur du Muséum de Paris ayant
« un petit logement au Jardin des plantes ».
Le tableau La Charmeuse de serpents d'Henri Rousseau est inspiré des serres du Muséum.
Le poète autrichien Rainer Maria Rilke a écrit un poème sur les félins de la ménagerie, intitulé La Panthère.
Dans Le Livre de San Michele (1929), le docteur suédois Axel Munthe met en mots ses longs face-à-face avec le gorille de la Ménagerie et
la communication émotionnelle non verbale qui s'établissait parfois entre eux.
Des statues, animalières ou non, ornent le Jardin et les galeries, avec notamment des œuvres de Charles-Arthur Bourgeois et d'Emmanuel
40
Frémiet qui, même scientifiquement inexactes, fascinent toujours le public .
Le Jardin des plantes fut un lieu d'études ornithologiques pour le peintre animalier Roger Reboussin.
41
Le chanteur Charles Trenet raconte que le Jardin des plantes a contribué à inspirer deux textes de chansons : son Jardin extraordinaire et
surtout Un petit oiseau, un petit poisson s'aimaient d'amour tendre de Jean-Max Rivière (aussi interprétée par Juliette Gréco), ce dernier né
d'articles de presse qui avaient ému les visiteurs dans les années 1930 : une mésange nourrissait les poissons rouges du bassin aux
nymphéas (aujourd'hui disparu, il se trouvait à la place de l'actuelle zoothèque), sans que les profanes puissent s'expliquer ce
comportement, que les éthologues décrivent comme un report sur les poissons, à la suite de la perte de sa nichée, de l'instinct nourricier de
42
la mésange, déclenché par la similitude entre les lèvres des poissons et les becs larges ouverts des mésangeaux au nid .
Lorsque, à la fin des années 1920, le romancier Arnould Galopin crée un de ses personnages de roman, le « Pr Paturel du Jardin des
plantes », spécialiste des papillons à la distraction légendaire servant de contrepoint pittoresque à une érudition phénoménale, il prend ces
traits de caractère à l'entomologiste René Jeannel et au mycologue Narcisse Patouillard qui, probablement, lui inspirent aussi le nom du
personnage.
43
Le mycologue réel Roger Heim est un humaniste engagé (résistant déporté à Mauthausen ), baroudeur ayant exploré tous les continents
et scientifique chevronné qui maîtrisait plusieurs disciplines comme la biochimie, la biologie et la génétique, cultivant une passion pour les
champignons à carpophore et n'hésitant pas à tester sur lui-même les effets de certains d'entre eux, dont des espèces hallucinogènes. À la
même époque, en 1950, André Franquin et Henri Gillain créent, pour la bande dessinée Spirou et Fantasio, le personnage du mycologue
Pacôme de Champignac qui présente les mêmes traits de caractère que Heim et qui, dans l'album Le Voyageur du Mésozoïque, parvient à
réchauffer et à faire éclore un œuf de dinosaure conservé intact dans le froid polaire.
Dans la bande dessinée Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec de Jacques Tardi (1980), un œuf de « ptérodactyle » éclot dans
la galerie de Paléontologie et l'animal s'envole ; cette œuvre représente largement le Jardin des plantes et même nommément certains
44
spécialistes du Muséum comme le taxidermiste Franz Jullien tenant une salamandre géante de Chine .
Le paléontologue réel Léonard Ginsburg est le modèle du personnage de Léonard Guinsberg dans le roman de science-fiction La Guerre
45
des cerveaux de Bernard Lenteric où le Jardin est également évoqué .
Le Jardin a inspiré le titre du roman de Claude Simon, Le Jardin des plantes (1997).
Véronique Roy évoque longuement le Jardin et ses mystères dans son roman Muséum (2006).
Le Jardin, notamment la Ménagerie, a servi de cadre pour le tournage de scènes des films Les Bonnes Femmes de Claude Chabrol
(1960) ; La Jetée de Chris Marker (1962, où l'on voit notamment l'ancien agencement de la galerie de Zoologie avant sa fermeture) ;
N'oublie pas que tu vas mourir de Xavier Beauvois (1995), Les Chansons d'amour de Christophe Honoré (2007, scène du « parc de la
Pépinière ») et Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec de Luc Besson (2010, inspiré par la bande dessinée de Tardi ; tel qu'il est
grimé dans le film, l'acteur Philippe Nahon qui y joue le professeur Ménard, ressemble au professeur réel Louis Mangin qui travailla au
Muséum de 1904 à 1935).

Éléments représentatifs du Jardin des plantes





La rotonde de la Allée Alfred Lacroix- Le carré Decaisne, avec L'école de botanique en L'école de botanique en
Ménagerie. Edmond Perrier, bordée le Monument à Buffon été, vue depuis la serre hiver.
de platanes, vers la de profil. tropicale.
grande galerie de
l'Évolution.

Une réserve de Les anciennes galeries


biodiversité du Jardin d'anatomie comparée
des plantes : culture de (Bâtiment de la baleine),
porte-graines et côté rue Cuvier.
conservation de pieds-
mères dans le clos
Patouillet, ancienne
propriété de Buffon.

Notes et références

Notes
a. Le mot générique « jardin » prend une majuscule initiale seulement s'il n'est singularisé par aucun nom propre tout en désignant un lieu
particulier 1.
b. Les deux labyrinthes du Jardin des plantes n'ont de labyrinthe que le nom puisque le grand labyrinthe est en réalité un chemin en spirale
menant à son sommet à la gloriette de Buffon et que le petit labyrinthe est un espace consacré à l'observation d'oiseaux mais aussi contenant
des ruches. Alors que le grand labyrinthe est entièrement ouvert au public, le petit labyrinthe est strictement réservé aux chercheurs, même si
une partie le constituant est accessible aux regards des passants qui parcourent les chemins du jardin à l'anglaise.

Références
1. Lexique, p. 101. 11. Emma C. Spary, Le jardin d'Utopie, l'histoire naturelle en France de
2. Au sud de la rue Buffon se trouve le « clos Patouillet » ou « îlot l'Ancien Régime à la Révolution, Éditions du MNHN, 2012, 407 p.
Buffon-Poliveau », ancienne propriété de Buffon qui abrite de (ISBN 978-2856535660).
nombreux laboratoires et une importante partie des collections du 12. Annuaire 1976-1977 (https://books.google.fr/books?id=Omt3KpEge
Muséum (voir [1] (https://books.google.fr/books?id=Omt3KpEgeakC akC&pg=PA662&lpg=PA662), Association de prévoyance et de
&pg=PA662&lpg=PA662&dq=Clos+Patouillet&source=bl&ots=FhqT secours mutuels des médecins du département du Nord, Éditions
o2ZRr5&sig=DiR1RkVtGLPrqPo_xZ-bRBiPw78&hl=fr&sa=X&ei=jl Librairie Droz (ISBN 9782600053365), p. 662.
HpUZXBGZKr0AXKgoCACg&ved=0CDMQ6AEwAA#v=onepage& 13. Sophie Levy, « Où en est le niveau de la Seine ? La carte des caves
q=Clos%20Patouillet&f=false)). et sous-sols inondables à Paris » (http://images.google.fr/imgres?im
3. M. G. Valette, « La présentation des richesses artistiques de la gurl=http://i-cms.linternaute.com/image_cms/original/10324029.jpg&
Faculté : conférence de Mme G. Valette et visite », Revue d'histoire imgrefurl=http://www.linternaute.com/actualite/societe/1309368-inon
de la pharmacie, vol. 51, no 177, p. 103-116. dation-a-paris-ou-en-est-le-niveau-de-la-seine-la-carte-des-caves-et
4. Abbé Jacques Lelong, Bibliothèque historique de la France, 1778, -sous-sols-inondables-3-juin-2016/), www.linternaute.com.
t. I, p. 195. 14. Plans de Paris de Félibien, Homann, Roussel, Turgot, Vaugondy…
5. De Horne, de la Servolle et Goulin, État de la médecine, chirurgie et 15. « Monument à Buffon, Paris, 5e arr. (http://e-monumen.net/patrimoin
pharmacie en Europe, 1778, p. 94. e-monumental/monument-a-buffon-paris-5e-arr/), e-monumen.net.
6. Jules Caillet, De l'administration en France sous le ministère du 16. « Paris : Ve arrondissement » (http://www.cosmovisions.com/monuP
cardinal de Richelieu, 1857, p. 498. aris05.htm), www.cosmovisions.com.
7. Augutin Challamel, Mémoires du peuple français depuis son 17. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions
origine, 1870, t. VI, p. 418. de Minuit, p. 253.
8. Yves Zarka et Marie-France Germain (collab.) (http://www.bouquine 18. Michel Fleury et Jeanne Pronteau, Histoire de Paris, Librairie Droz,
o.fr/products/buffon-le-naturaliste-philosophe-1), Buffon, le p. 662.
naturaliste philosophe, Éditions Chemins de tr@verse, 2014. 19. « Le jardin écologique » (http://www.jardindesplantes.net/un-jardin-b
9. Michel Van Praët et Geneviève Meurgues, Le Cabinet d'histoire du otanique/le-jardin-ecologique), www.jardindesplantes.net (consulté
Jardin des plantes, Paris, MNHN ; Yves Laissus, Le Muséum le 8 octobre 2014).
national d'histoire naturelle, Paris, Gallimard, 1995 ; Stéphane 20. Voir Alexandre Choron, auteur d'un menu pour le restaurant Voisin.
Deligeorges, Alexandre Gady et Françoise Labalette, Le Jardin des
21. Selon La Revue de Paris.
plantes et le Muséum national d'histoire naturelle, Paris, Monum,
2004 (ISBN 2-85822-601-6) ; Philippe Jaussaud et Édouard Raoul 22. « Jardin des Plantes et Muséum national d'histoire naturelle » (http://
Brygoo, Du Jardin au Muséum en 516 biographies, Paris, MNHN, www2.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCH
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no PA00088482, base Mérimée, ministère français de la Culture.
10. Luc Vives et Cécile Colin-Fromont, Les Galeries d'anatomie
comparée et de Paléontologie, Éditions du Muséum national 23. Jeanne Pronteau, Edme Verniquet (1727-1804) : architecte et auteur
d'histoire naturelle / Éditions Artlys, Paris, septembre 2012 du "grand plan de Paris" (1785-1791), 1986, p. 261.
(réimpression de janvier 2015), photographies de Bernard Faye, 24. « Les statues du Jardin des plantes » (https://www.jardindesplantes
96 p. (ISBN 978-2-85495-468-5), p. 8-9. deparis.fr/fr/aller-plus-loin/dossiers/statues-jardin-plantes-3954), sur
jardindesplantesdeparis.fr (consulté le 22 février 2021)
25. « Monument à Jean-Baptiste de Lamarck, Paris, 5e arr. » (http://e-mo 35. Le terme « libertin » (du latin libertinus, « esclave qui vient d’être
numen.net/patrimoine-monumental/monument-a-jean-baptiste-lamar libéré », « affranchi ») : le libertin est celui qui remet en cause les
ck-paris-5e-arr/), e-monumen.net. dogmes établis, c’est un « libre penseur » ou « libertin d’esprit »
26. « Monument à Bernardin de Saint-Pierre, Paris, 5e arr. » (http://e-mo (André Lagarde et Laurent Michard, xviiie  siècle, Bordas, 1961,
numen.net/patrimoine-monumental/monument-a-bernardin-de-saint- p. 13) : des Parisiens de l'aristocratie et de la bourgeoisie s'y
pierre-paris-5e-arr/), e-monumen.net. rencontraient anonymement, masqués, parfois costumés, pour y
27. « Lion reniflant un cadavre, Paris, 5e arr. » (http://e-monumen.net/pat prendre cafés, thés et vins, y souper, y discuter, y écouter de la
rimoine-monumental/lion-reniflant-un-cadavre-paris-5e-arr/), e- musique, y danser et plus si affinités, dans une liberté d'expression
et de mise en doute des dogmes et des idées, que la société de
monumen.net.
l'époque ne permettait pas habituellement ; ces soirées
28. Dans divers catalogues du patrimoine monumental, cette œuvre est confidentielles se tenaient aussi à l'époque dans d'autres jardins
enregistrée comme Nymphe tourmentant un dauphin, ce qui est des capitales européennes, contribuant au tissage de liens par-delà
biologiquement et mythologiquement erroné car l'animal chevauché les classes sociales, et à la diffusion d'idées nouvelles (Gianluca
n'est pas un dauphin, mais un poisson (c'est uniquement en Mori et Alain Mothu (dir.), Philosophes sans Dieu. Textes athées
héraldique que le dauphin est représenté comme un poisson, mais clandestins du xviiie  siècle, Paris, Honoré Champion, 2005 ;
en héraldique il n'existe ni nymphes, ni néréides, seulement des Françoise Charles-Daubert, « Spinoza et les libertins » (http://hyper
sirènes) et même dans la logique mythologique ne peut être qu'un spinoza.caute.lautre.net/spip.php?article956), Hyper-Spinoza,
poisson (les nymphes gardent les eaux douces, or les dauphins 3 mai 2004).
sont marins).
36. René Pintard, Le Libertinage érudit dans la première moitié du
29. Site officiel du Muséum. (http://www.mnhn.fr/museum/front/medias/c e
xvii  siècle, Slatkine, 2000 (ISBN 978-2-05-101818-0).
ommPresse/20512_Museum_CP_Parrainez_un_banc_du_Jardin_
des_llantes.pdf) 37. Victor Hugo, L'Art d'être grand-père, Gallimard, coll. « La Pléiade »,
1974.
30. Lettre d'information no 15 du Muséum national d'histoire naturelle (ht
tp://www.mnhn.fr/museum/front/medias/pdf/34333_Lettre_15_BD_w 38. Balzac, La Peau de chagrin, Gallimard, coll. « La Pléiade », 1979
(« J'avais employé mon dernier écu pour aller vous y voir. Vous
eb.pdf), www.mnhn.fr.
rappelez−vous la promenade que nous fîmes au jardin des
31. Dans la gestion des arbres urbains, la plupart des collectivités Plantes ? Votre voiture me coûta toute ma fortune. Je lui racontai
territoriales utilisent systématiquement, conformément à la loi ([2] (ht mes sacrifices, je lui peignis ma vie, non pas comme je te la raconte
tps://www.elagage.net/droits-obligations)) mais à tort du point de vue aujourd'hui, dans l'ivresse du vin, mais dans la noble ivresse du
sylvicole (Antoine Da Lage et Georges Métailié, Dictionnaire de cœur. »
biogéographie végétale, éd. du CNRS 2015, p. 47), le terme
« élagage » pour émonder leurs arbres, ce qui, joint au fait que leur 39. Jules Michelet, La Mer, Éditions L'Âge d'Homme, 1980.
substrat est généralement étanche et ne reçoit pas les précipitations 40. Jean-Charles Hachet, Dictionnaire illustré des sculpteurs animaliers
(qui vont au caniveau) finit par les affaiblir : ils sont alors atteints par et fondeurs de l’Antiquité à nos jours (http://www.jean-charles-hache
diverses maladies qui nécessitent leur abattage et remplacement, t.com/Dictionnaire-illustre-des,14.html), www.jean-charles-
opérations qui montrent aux citoyens la diligence de ces hachet.com.
collectivités ([3] (http://www.arbre-en-ville.fr/), [4] (https://www.natural 41. Interview par Jacques Chancel, Le Grand Échiquier, 30 mars 1978.
-solutions.eu/blog/arbre-en-milieu-urbain)). 42. Jean-Pierre Gasc, Projet de restitution du bassin de l'esplanade
32. Daniel Lejeune, Le Cèdre de Jussieu et sa véridique histoire : [5] (ht Milne-Edwards, Société des Amis du Muséum national d'histoire
tps://www.jardinsdefrance.org/le-cedre-de-jussieu-et-sa-veridique-hi naturelle et du Jardin des Plantes, Paris, juin 2014, page 20, [7] (http
stoire/) s://www.mnhn.fr/sites/mnhn.fr/files/documents/bassin_esplanade_mi
33. Collectif, Les Bonnes Feuilles du Jardin des plantes, Éditions lne_edwards.pdf)
MNHN et Artlys, 2013, 111 p. (ISBN 9782854955514). 43. Faire-part de décès dans Le Figaro, 8 octobre 1979.
34. [6] (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65836152/f38.image.r=jardi 44. Franz Jullien est également le personnage de « Frantz le
n%20des%20plantes.langFR), gallica.bnf.fr. Professeur » dans Les Chroniques anachroniques de « Mister B »
et « Monsieur K » [8] (http://www.chroniques-anachroniques.fr/), [9]
(http://www.chroniques-anachroniques.fr/pages/gevaudan01.html) et
[10] (https://fr.ulule.com/chroniques-anachroniques/)
45. Bernard Lenteric, La Guerre des cerveaux, Éditions Olivier Orban,
1985.

Bibliographie
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Pierre Bernard, Louis Couailhac, Paul Gervais et Emmanuel Le Maout, Le Jardin des plantes. Description complète, historique et
pittoresque du Muséum d'histoire naturelle, de la Ménagerie, des serres, des galeries de Minéralogie et d'Anatomie, et de la vallée suisse,
L. Curmer, 1843 (lire en ligne (https://archive.org/details/DELTA16056_2_RES)).
Stéphane Déligeorges, Alexandre Gady et Françoise Labalette, Le Jardin des plantes et le Muséum national d'histoire naturelle, Paris,
Monum, 2004, 64 p. (ISBN 2-85822-601-6).
Fanny Deschamps, La Bougainvillée, tome 1 : Le Jardin du roi, Albin Michel, 1982, 523 p.
Clara Filleul de Pétigny, Le Jardin des plantes, A. Maugars, 1844 (lire en ligne (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6532380x/f7.image)).
Philippe Jaussaud et Édouard-Raoul Brygoo, Du Jardin au Muséum en 516 biographies, Paris, Muséum national d'histoire naturelle, 2004,
630 p. (ISBN 2-85653-565-8).
Pierre Nicolau-Guillaumet, Les oiseaux du Jardin des Plantes de Paris: un exemple d'avifaune urbaine, MNHN, 2020.

Voir aussi

Articles connexes
5e arrondissement de Paris
Arrondissements de Paris
Galerie de Botanique
Galerie de Minéralogie et de Géologie
Galerie de Paléontologie et d'Anatomie comparée
Gloriette de Buffon
Grande galerie de l'Évolution
Grandes serres du Jardin des plantes
Hôtel de Magny
Jardin royal des plantes médicinales
Liste de musées d'histoire naturelle
Liste des espaces verts de Paris
Ménagerie du Jardin des plantes
Muséum national d'histoire naturelle
Société des Amis du Muséum national d'histoire naturelle et du Jardin des plantes

Liens externes
Site officiel (https://www.jardindesplantesdeparis.fr) Sur les autres projets Wikimedia :
Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuel (http://viaf.org/viaf/125578873) · Jardin des Plantes (https://commons.wiki
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media.org/wiki/Category:Jardin_des_plan
tes_de_Paris?uselang=fr), sur Wikimedia
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Bibliothèque nationale de France (http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb123766026) (données (http://data.bnf.fr/ark:/12148/cb123766026)) ·


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WorldCat Id (https://www.worldcat.org/identities/lccn-n86864948)
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Ressource relative aux beaux-arts :
(en) Union List of Artist Names (https://www.getty.edu/vow/ULANFullDisplay?find=&role=&nation=&subjectid=500309993)
Ressource relative au tourisme : (en) Botanic Gardens Conservation International (https://www.bgci.org/garden.php?id=803)
« Le Jardin des plantes » (http://www.mnhn.fr/fr/visitez/lieux/jardin-plantes), page du site officiel du Muséum national d'histoire naturelle,
www.mnhn.fr.
Jardin des plantes (https://www.paris.fr/equipements/jardin-des-plantes-1799) sur le site de la Mairie de Paris
Guide général du Jardin des plantes (https://www.villes.fr/paris/jardin-plantes) édité par le Muséum national d'histoire naturelle (archive
1959/1965).

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