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I.

Une urbanisation et une métropolisation du monde


1. Un monde de plus en plus urbain
 Une transition urbaine en cours :
● depuis 2007 plus de la moitié de la population mondiale vit en ville ➝ tournant
historique (seulement 1 personne sur 10 vivait en ville en 1900) ;
● villes très attractives car principales sources d'emplois + gage de modernité et
d'une vie meilleure.

 Une urbanisation qui devrait se poursuivre :


● selon l’ONU : 2,5 milliards d'urbains supplémentaires d’ici à 2050 ➝ villes
comme lieux d'absorption de la croissance démographique ;
● croissance horizontale des villes ➝ étalement urbain.

 Une croissance urbaine concentrée dans les pays des Suds :


● pays des Nords et Amérique latine = pays les plus urbanisés (à plus de 80%)
mais avec une croissance faible ;
● pays des Suds portent l’essentiel de la croissance (exode rural) ;
● l’Inde, la Chine et le Nigeria = 35 % de la croissance entre 2018 et 2050.

2. Le poids croissant des métropoles


 Une métropolisation qui se renforce :
● favorise les espaces les plus performants et connectés + processus de
concentration des fonctions de commandement (politique, économique, culturel) ;
● les métropoles = des nœuds essentiels dans les réseaux de communication +
attirent autant qu'elles créent des flux (marchandises, personnes, informations,
capitaux).
➜ Métropoles = centres d'impulsion de la mondialisation + rôle d'aimant sur les
territoires.

 L’émergence des métropoles des Suds :


● confrontées à de nombreux enjeux (croissance démographique, pauvreté de
masse, problèmes d’infrastructures et de gouvernance) ;
● renforcent leurs fonctions métropolitaines : ex de l'organisation d’évènements
mondiaux (JO, coupe du monde de football, Exposition universelle).

Les villes à l'échelle mondiale, le poids


croissant des métropoles
II. Des métropoles inégalement connectées aux réseaux
de la mondialisation
1. Une logique de réseau physique et immatériel
 Vers une « mégalopolisation » du monde ?
● les métropoles s'organisent en réseaux + sont fortement connectées entre elles
;
● ex des mégalopoles américaine, européenne et japonaise ou de Shanghai = à
la tête d’un réseau de villes de près de 80 millions d’habitants ;
● émergence de nouvelles régions mégalopolitaines : Amérique latine (autour de
Buenos Aires, Rio de Janeiro), Afrique du Sud (axe Johannesburg/Pretoria).

 Un réseau qui polarise le monde ? Les grandes métropoles revendiquent une


place centrale dans la gouvernance mondiale ➝ archipel mégalopolitain
mondial (géographe O. Dollfus).

2. Une attractivité inégale


 Une puissance économique chiffrable : les métropoles = au cœur de l'économie
mondiale.

● Tokyo et New York = Produit urbain brut (PUB) de plus de 1 000 milliards de
dollars (même niveau que le Canada ou l’Espagne) ;
● Séoul = 47,4 % du PIB de la Corée du Sud.

 Classer les métropoles en fonction de leur puissance économique, de leur PUB,


du nombre de sièges sociaux, de leurs fonctions de commandement, du nombre
de grandes universités, etc.
 Des métropoles parfois incomplètes : ex des États fédéraux en Allemagne (Berlin
= capitale politique vs. Francfort = capitale économique).
 Les CBD (Central business district) = cœurs métropolitains :
● symbole + vitrine du pouvoir des métropoles ;
● des skylines impressionnantes = un indicateur de puissance dans un contexte
de concurrence (architecture verticale souvent avant-gardiste).

Le monde connaît aujourd'hui une urbanisation croissante : depuis 2007, plus de 50 %
des habitants de la planète vivent en ville. À quelque échelle qu'on se place, les
principales villes bénéficient en premier lieu de cette croissance : on parle de
métropolisation du monde. Activités, populations et centres de commandement
tendent à se regrouper. Les fonctions métropolitaines créent des hiérarchies entre ces
villes qui sont révélatrices des mutations profondes des espaces, tant par les
équipements qu'elles abritent que par les réseaux de transports qu'elles développent
et dont elles bénéficient. Les métropoles contribuent ainsi à structurer les réseaux de
flux.

I. Les métropoles et leurs fonctions


Les fonctions métropolitaines permettent de hiérarchiser les villes. Au sein de l'espace
urbain, ces différentes fonctions, réunies dans le même espace, entrent en relation et
soutiennent mutuellement leur affirmation, renforçant encore l'attractivité de la métropole.
1. Le poids démographique
• Le terme métropole signifie « ville mère ». C'est le fait qu'une ville commande un
espace qui fait d'elle une métropole et pas uniquement son poids démographique. À
l'échelle mondiale, l'agglomération de Dacca, au Bangladesh, n'a que peu d'influence malgré
ses 14 millions d'habitants qui font d'elle une mégapole (une très grande ville). Milan, avec
4 millions d'habitants, en a beaucoup plus. Toutefois, à l'échelle du Bangladesh, voire de
l'Asie du Sud, Dacca est une métropole. Il convient donc toujours de définir l'espace
dont on parle pour définir l'influence d'une métropole, que cette influence soit locale,
régionale, nationale ou mondiale.
• Toutefois, il existe souvent un seuil démographique qui fait que les métropoles sont
souvent de très grandes villes. Les principales mégapoles du monde sont aujourd'hui situées
au Sud : Mexico, Jakarta, Shanghai, Sao Paulo, Mumbai, Delhi ou Manille dépassent les
20 millions d'habitants. Au Nord, seules Tokyo et New York atteignent de tels seuils
démographiques. Pourtant, en termes d'influence mondiale, ce sont New York, Tokyo,
Londres et Paris qui ont une influence déterminante et qu'on appelle des villes mondiales.
Or, Paris et Londres, avec une dizaine de millions d'habitants, possèdent une influence
supérieure à celle de villes bien plus peuplées. Quelles sont donc les fonctions qui donnent
une influence aux métropoles ?

2. Les fonctions économiques


• Les premières fonctions qui permettent de hiérarchiser les métropoles sont
économiques. Elles concernent tout d'abord les acteurs institutionnels des économies,
liés aux États ou aux organisations internationales. L'importance de la bourse peut être
déterminante. La City, Wall Street, le Tokyo Stock Exchange ou le palais Brongniart
renforcent le poids économique de Londres, New York, Tokyo et Paris, qui sont déjà des
villes mondiales. Mais l'importance de la bourse de Francfort donne à cette ville de
750 000 habitants un poids déterminant dans l'économie mondiale, car elle est la principale
place financière de l'une des plus grandes puissances économiques mondiales, l'Allemagne.
Viennent ensuite les sièges des grandes organisations internationales comme le FMI. Les
entreprises privées, notamment les FTN, choisissent également les métropoles pour installer
leurs sièges sociaux dans des quartiers d'affaires, ou CBD (Central Business District),
comme la City, la Défense ou Shinjuku.

3. Les fonctions culturelles et politiques


• Les fonctions culturelles jouent également un rôle dans la constitution des métropoles :
posséder des universités influentes, des bibliothèques, des opéras et des théâtres, ainsi que
des salles de concert affirme le rang d'une ville.
• Enfin, posséder le siège d'un gouvernement, des administrations contribue à l'influence
d'une ville : même si elle n'a pas le poids économique de New York, ni une population
comparable, Washington possède un rayonnement mondial.
Exercice n°1Exercice n°2

II. Les métropoles et les réseaux


1. Métropoles et réseaux de transport
• Les métropoles concentrent les principaux réseaux de transport. Cela contribue à leur
affirmation comme lieu central et à la connexion de métropoles entre elles, via les lignes
aériennes et les lignes de trains à grande vitesse, les autoroutes. Ceci passe par la
réalisation de grandes infrastructures.
• Les aéroports en sont un bon exemple : les principaux hubs aéroportuaires sont situés
dans les métropoles, à l'exemple de Paris-Charles-de-Gaulle, où le quatrième terminal est en
projet. Mais certains hubs, comme celui d'Atlanta, sont situés dans des villes qui ne sont pas
des métropoles de premier ordre, mais qui bénéficient d'une situation stratégique entre
plusieurs espaces métropolitains.

2. Métropoles et flux économiques


• Les métropoles polarisent les flux économiques. Elles sont des lieux majeurs de la
tertiarisation des économies et de leur passage aux nouvelles technologies, car on trouve en
leur sein à la fois les lieux de recherches et les grandes entreprises : le MIT à Boston ou
encore les espaces de la Silicon Valley à San Francisco montrent l'importance de ces
logiques pour les espaces métropolitains. Les métropoles sont donc des espaces ouverts,
plus ouverts que les villes moins influentes ou que les espaces ruraux environnants.
• Les métropoles fonctionnent donc de manière double : non seulement elles interagissent
avec l'espace qui les environne, dans un rapport de domination et de rayonnement des
richesses, mais aussi avec les autres métropoles, plus lointaines.
• Ainsi, on a pu parler d'archipel métropolitain mondial, montrant les liens privilégiés entre
les grandes métropoles mondiales et les villes moins influentes qui sont liées avec elles.
Cette structure traduit l'affirmation des métropoles des pays émergents, qui forment les
principaux relais des villes mondiales. Le Cap ou Rio de Janeiro voient ainsi leur influence
croître, portée par l'importance économique et culturelle des pays où elles se trouvent.
Exercice n°3

3. Métropoles et flux humains


• Les métropoles concentrent également les flux humains. Dans les pays en voie de
développement, l'exode rural vient augmenter la population urbaine. Partout dans le monde,
elles attirent les cadres et les populations diplômées, mais aussi les personnes en recherche
d'emploi. Elles sont donc des lieux de brassages sociaux liés à l'emploi. Elles sont aussi les
lieux de circulation des personnes effectuant un déplacement professionnel.
• Concernant le tourisme, les métropoles constituent une des principales destinations. Une
métropole comme Dubaï a même misé de façon déterminante sur le tourisme, en plus de la
constitution d'une place financière, pour affirmer son rayonnement à grande échelle.
Exercice n°2

III. La croissance des métropoles : un enjeu géographique


majeur
1. Une croissance inégale
• La croissance urbaine s'effectue de manière inégale suivant les cas. Pour comprendre ce
phénomène, il faut observer l'inégalité des taux d'urbanisation. Dans les pays du Nord, où
la population urbaine représente entre 80 et 90 % de la population totale, cet accroissement
est désormais modéré, même s'il se poursuit, surtout pour des raisons d'attractivité
• Dans les pays du Sud, les situations sont diverses. En Amérique latine, les métropoles
concentrent une part importante de la population, mais en Afrique subsaharienne, seule
28 % de la population est urbaine. Les villes y connaissent une croissance importante, car
elles accueillent une part importante de l'exode rural, en plus d'un accroissement naturel
important. En Asie, si le taux d'urbanisation est plus important, les villes d'Asie du Sud
connaissent une situation comparable. L'enjeu de l'affirmation des fonctions
métropolitaines, en plus de la croissance démographique, est déterminant pour
l'avenir de ces villes.

2. Un étalement urbain
• Les métropoles tendent donc à s'étendre. Ce processus prend plusieurs formes. Le premier
est celui qui se traduit par la formation d'un espace périurbain formé de plusieurs couronnes
de banlieues. Cette aire urbaine nécessite la mise en place d'infrastructures et donc une
gestion des transports et services internes à la métropole. Dans les métropoles du Sud, les
difficultés à structurer l'aire urbaine face à la croissance de la population se traduisent par
l'importance des quartiers d'autoconstruction, parfois des bidonvilles, comme les favelas au
Brésil, ou les slums de Mumbai.
• Cet étalement aboutit parfois à la constitution de conurbations entre plusieurs métropoles,
dont les plus importantes constituent des mégalopoles. Il en existe trois principales dans le
monde : celle du nord-est des États-Unis, de Boston à Washington, avec 52 millions
d'habitants, celle du Japon, de Sendai à Fukuoka, qui s'étire sur près de 800 km, avec
110 millions d'habitants, soit 80 % de la population du pays sur 8 % de sa superficie, et celle
de l'Europe rhénane, de Londres à Milan, plus diffuse, avec parfois des espaces non bâtis
entre les villes la composant, mais qui compterait 73 millions d'habitants.

3. Des espaces de contrastes


• Les métropoles traduisent donc les contrastes au sein des espaces liés à la mondialisation.
D'une part, on constate l'affirmation des lieux centraux. Les CBD anciens renforcent leur
poids, comme la City à Londres, où de nouveaux gratte-ciel sortent de terre, mais de
nouveaux quartiers d'affaires émergent aussi dans d'anciennes périphéries bien reliées au
centre où le terrain est moins cher, souvent grâce à la présence de friches industrielles. À
Londres, c'est le cas du quartier des Docks. La ville tend ainsi à devenir polycentrique.
• En termes d'habitat, on constate une gentrification des espaces proches des centres, où
les anciens quartiers d'habitat populaire sont réinvestis par des populations aisées. Les
espaces périurbains sont marqués par des clivages importants entre espaces d'habitat
favorisés, parfois fermés comme les gated communities aux États-Unis, les quartiers
défavorisés et des classes moyennes souvent repoussées loin des centres.
• L'avenir des métropoles dépend de questions environnementales, comme la pollution de
l'air par le chauffage ou l'air conditionné, ou par le transport automobile.

À l'échelle mondiale, les métropoles ont un poids considérable. Cela s'explique par un
phénomène d'urbanisation croissant, qui n'est pas sans conséquence. Les villes occupent le
devant de la scène mondiale, elles concentrent toutes les fonctions importantes.
Quelles places les métropoles occupent-elles dans un contexte d'urbanisation à l'échelle
mondiale ?

Le phénomène d'urbanisation 
Le phénomène d'urbanisation est très important dans le monde, il y a de plus en
plus de villes et de plus en plus d'urbains. Cette urbanisation est liée à une
transition urbaine en accélération depuis le XIX  siècle. Plusieurs facteurs
e

expliquent l'attractivité des villes.


L'urbanisation et la transition urbaine


L'urbanisation désigne à la fois l'augmentation de la population qui vit en ville et
l'extension des villes au détriment des espaces ruraux. On parle de transition
urbaine pour désigner le processus au cours duquel la population citadine devient
plus nombreuse que la population rurale. La transition urbaine, largement alimentée
par l'exode rural, est liée au développement économique du pays.

Le processus de transition urbaine


Les facteurs de l'urbanisation


Plusieurs facteurs expliquent le phénomène d'urbanisation : la concentration
des emplois, l'accroissement naturel et l'étalement urbain.
La ville attire, parce qu'elle est le lieu de la modernité, elle offre des perspectives d'emploi
nombreuses et variées. Ces éléments favorisent l'exode rural. 

Entre 2014 et 2018, 80 100 emplois ont été créés dans le secteur privé à Paris et dans ses
alentours. 
La population urbaine peut augmenter sous l'effet de l'accroissement naturel. C'est
particulièrement visible dans les villes des pays en développement, où l'afflux massif de
populations jeunes stimule la natalité. 

Dans les grandes villes africaines, l'accroissement naturel explique en grande partie
l'augmentation de la population urbaine.
Sous l'effet de leur croissance, les villes ont tendance à s'étaler dans l'espace : des petites
villes ou des villages se retrouvent enserrés et intégrés à la banlieue.

Meyzieu, dans la banlieue lyonnaise, est un exemple d'étalement urbain.


II 
La croissance des villes et ses conséquences
Depuis 2007, la ville est devenue le cadre de vie de plus de la moitié de l'humanité.
Le processus d'urbanisation s'est accéléré au cours de la seconde moitié du
XX  siècle. Les villes grossissent de plus en plus, ce qui a des conséquences sur les
e

hommes et sur l'environnement. 


L'importance croissante des villes dans le monde


Les villes sont de plus en plus importantes dans le monde, il y a de plus en plus de
citadins. On observe notamment une augmentation du nombre de villes avec plus
de 10 millions d'habitants : les mégapoles. La plupart des très grosses mégapoles
se situent dans les pays en développement. On observe un phénomène de
macrocéphalie urbaine dans de nombreux pays : une mégapole domine toutes les
autres. Dans les pays en développement, la croissance des villes est
particulièrement importante. 
4,2 milliards d'humains, (55 % de la population mondiale) vivent en ville. D'après l'ONU,
6,7 milliards d'individus devraient vivre en milieu urbain en 2050, soit plus des deux tiers de
l'humanité.

À l'échelle mondiale, le phénomène d'urbanisation profite surtout aux grandes villes. Depuis


la fin du XX  siècle, on observe une augmentation du nombre de mégapoles. On en comptait 5
e

en 1975, elles sont une trentaine aujourd'hui, elles devraient être 40 en 2030. 
Dans le monde, on compte un peu plus de 500 villes de plus d'un million d'habitants. Leur
croissance est tellement rapide qu'il est compliqué de les dénombrer avec exactitude. De
plus, les recensements dans certains pays en développement sont très difficiles à établir.

L'impression de gigantisme des villes est renforcée par le fait que dans plusieurs pays en
développement on observe un phénomène de macrocéphalie urbaine : une mégapole, par sa
taille et par ses activités, domine très nettement toutes les autres villes du pays.

Au Pérou, la capitale Lima compte 9 millions d'habitants, soit près du tiers de la population
péruvienne totale. Par ailleurs, elle est 8 fois plus peuplée que la deuxième ville du pays :
Arequipa.

Lima, une ville qui concentre le tiers de la population du Pérou


Plus de 4 mégapoles sur 5 se situent dans les pays en développement et connaissent une forte
croissance car leur population croît très vite.

Londres, Sao Paulo et Mumbai ont vu leurs populations croître à des rythmes différents.
D'ici une quinzaine d'années, les villes indiennes et chinoises devraient occuper les premières
places et d'autres villes comme Le Caire, Dhaka (Bangladesh) ou Lagos (Nigeria) devraient
intégrer le top 8 des villes les plus peuplées.

Aujourd'hui, 3 citadins sur 4 habitent dans un pays en développement. La croissance urbaine


est particulièrement forte en Asie et en Afrique. Selon l'ONU, un tiers des nouveaux urbains
seront situés dans seulement trois pays : l'Inde, la Chine et le Nigeria, du fait du poids
démographique de ces États. 

Certains pays connaissent une croissance rapide de leurs villes, mais ils sont encore loin
d'avoir achevé leur transition urbaine : la majorité de leur population vit encore à la
campagne. Ainsi, les ruraux sont encore majoritaires au Bangladesh (64 %), en Inde (66 %),
au Kenya (73 %).

En fonction du processus de transition urbaine des différents pays, on peut dégager quatre
situations possibles pour l'évolution des villes au cours des prochaines décennies.
Une croissance urbaine différenciée

Les conséquences de l'urbanisation


La croissance des villes a plusieurs conséquences : l'étalement des villes
consomme de l'espace, la croissance de la population urbaine entraîne des défis de
logement et de logistique et enfin l'environnement est de plus en plus pollué par les
villes. Non maîtrisée, cette croissance entraîne également la création de bidonvilles
où des humains vivent dans des conditions insalubres.
Les villes consomment de l'espace en s'étalant. Des chercheurs ont montré qu'elles
consommeront 120 millions d'hectares entre 2012 et 2030, soit l'équivalent d'un pays comme
l'Afrique du Sud. Dans le monde, c'est donc l'équivalent de 1,7 fois la surface de Paris qui est
urbanisée chaque jour, soit 18 terrains de football chaque minute. Ce phénomène a lieu au
détriment des terres agricoles pourtant indispensables à l'alimentation des populations. 

La croissance de la population urbaine génère des défis à relever :

 en matière de logement ;
 en matière de raccordement aux réseaux de distribution d'eau et d'électricité ;
 en matière de gestion des déchets et des eaux usées ;
 en matière de transports, qui sont souvent saturés. 
 

L'urbanisation a surtout des conséquences environnementales : pollution de l'air, des sols, des
eaux, surconsommation énergétique, destruction de la biodiversité par le grignotage urbain. 

Enfin, la croissance urbaine n'est pas partout maîtrisée, notamment dans les pays du Sud. En
2014, 881 millions d'humains vivaient dans un bidonville selon l'ONU, soit 1 urbain sur 3
dans les pays en développement. Cela montre que la croissance urbaine reste inégalement
maîtrisée dans le monde.
Bidonville à Manille (Philippines)
III 

Le poids croissant des métropoles dans le monde


À l'échelle de la planète, le processus de métropolisation est important bien
qu'inégal. La métropolisation consiste en la concentration des richesses, des
activités de haut niveau et de fonction de commandement dans les villes. Les villes
regroupent différentes fonctions (politiques, économiques, culturelles, etc.) ce qui
leur donne un poids conséquent dans le monde.

Un processus de métropolisation inégal


Alors que la croissance urbaine s'est renforcée dans le dernier tiers du XX  siècle,e

l'accélération de la mondialisation a engendré un phénomène de métropolisation


important. Il est toutefois encore inégal dans le monde : toutes les grandes villes
n'ont pas la même puissance ni la même influence.

Le phénomène de métropolisation
Le processus de métropolisation permet aux métropoles (« villes mères ») d'exercer
un rayonnement à plusieurs échelles : nationale, régionale (plusieurs pays) voire
mondiale. Les métropoles constituent des carrefours de communication et sont
facilement accessibles et attractives. Elles concentrent également les fonctions de
commandement. 
« Métropole » signifie littéralement « ville mère » : la métropole exerce à la fois un pouvoir
de commandement et un rayonnement sur d'autres territoires et d'autres villes. Elle organise le
territoire qui l'entoure selon une logique centre-périphérie. 

Les métropoles sont facilement accessibles car elles constituent de véritables carrefours de
communication. Les denses réseaux de transports qui les desservent leur permettent d'être
connectées à toutes les échelles. Les aéroports, les ports et les réseaux numériques les mettent
en relation avec le monde tandis que les réseaux ferroviaires et routiers les relient à l'espace
national ou continental.

Leur accessibilité contribue à leur attractivité : elles concentrent ainsi la majorité des
investissements financiers de la planète. Plus leur rayonnement est important, plus elles jouent
le rôle de centres d'impulsion dans la mondialisation.
En se renforçant, les métropoles voient leur population augmenter. Mais le nombre d'habitants
ne suffit pas à lui seul à faire d'une ville une métropole. Ce sont avant tout les fonctions de
commandement qu'elles détiennent qui expliquent leur puissance. 

Il faut distinguer les mégapoles des métropoles. Une ville modeste peut être considérée
comme une métropole avec un rayonnement mondial, alors qu'une mégapole a un
rayonnement plus limité.

Avec 200 000 habitants, Genève (Suisse) est bien une métropole mondiale, mais ce n'est pas
encore le cas de villes comme Lagos au Nigeria ou Dhaka au Bangladesh, qui comptent
pourtant entre 12 et 14 millions d'habitants.

Un processus de métropolisation inégal


Le processus de métropolisation est inégal : il concerne les villes les plus
dynamiques et se fait au détriment de villes plus modestes. 
La métropolisation concerne les villes les plus dynamiques : ce sont les villes historiquement
les plus puissantes comme Londres, New York, Paris ou Tokyo qui se renforcent. La
mondialisation étant sélective, elle privilégie les territoires déjà connectés et qui proposent des
services de haut niveau. Des métropoles émergent dans les pays du Sud lorsque ceux-ci
connaissent un développement économique et s'intègrent dans les échanges mondiaux. Ces
métropoles émergentes voient leurs quartiers d'affaires se développer. Ces derniers, avec leurs
skylines, cherchent à refléter leur dynamisme et leurs ambitions mondiales. Ces villes
accueillent des événements internationaux (conférences, sommets, manifestations culturelles
et sportives) qui leur assurent une promotion sur la scène internationale. 

En Chine, Shanghai, une ville longtemps en repli à l'époque de Mao, s'est fortement
transformée depuis le début des années 1990. Elle est aujourd'hui la 4  place boursière
e

mondiale. Avec son nouveau terminal à conteneurs de Yangshan, elle dispose du premier port
mondial. En 2010, elle a organisé une exposition universelle qui a accueilli 70 millions de
visiteurs. La skyline du quartier d'affaires de Pudong, avec la tour Shanghai (632 mètres de
haut, deuxième plus haut gratte-ciel au monde), symbolise la puissance de la métropole
chinoise.

La skyline du quartier des affaires de Pudong, reflet de la puissance de Shanghai  


La métropolisation se fait souvent au détriment des villes plus modestes : aux États-Unis,
plusieurs métropoles d'envergure mondiale coexistent (New York, Washington, Los Angeles,
Chicago, etc.). Dans d'autres États, une seule métropole écrase toute la hiérarchie urbaine du
pays (Londres au Royaume-Uni, Istanbul en Turquie, Buenos Aires en Argentine, etc.). 


Les fonctions des métropoles mondiales
Les métropoles sont des villes puissantes qui concentrent des fonctions de haut
niveau dans plusieurs domaines : l'économie et la finance, le savoir, la politique et la
diplomatie, et enfin la culture. 

Les fonctions métropolitaines


Les fonctions économiques et financières 


Les métropoles concentrent les fonctions économiques et financières. Elles
accueillent les sièges sociaux des firmes transnationales, des activités de service
de haut niveau (informatique) et des activités financières : banques, assurances et
bourses. Le plus souvent, ces activités se regroupent dans des quartiers d'affaires.
Parfois, ces quartiers d'affaires sont appelés Central Business District (CBD) lorsqu'ils se
localisent dans le centre comme Wall Street à New York ou la City à Londres.

La City, le premier quartier d'affaires de Londres


Les fonctions liées au savoir


Les métropoles sont liées au monde du savoir, on peut parler de fonctions
intellectuelles, avec des activités de recherche et de développement au sein de
grandes universités, de centres de recherche, etc. Les entreprises se regroupent
dans des technopôles, des espaces où se concentrent des instituts de formation,
des laboratoires et des entreprises de haute technologie pour concevoir des
produits de haute technologie. 
Cette concentration permet une synergie entre ces différents acteurs comme dans la Silicon
Valley au sud de San Francisco en Californie où l'on trouve les géants de l'informatique et du
logiciel, comme Apple, Facebook, Google, Netflix, HP, Intel, Electronic Arts, etc. 
Vue sur une partie de la Silicon Valley, région de San Jose en Californie
Certaines villes sont tellement puissantes économiquement que leur produit urbain brut (PUB)
dépasse le PIB de certains États.

Tokyo et New York ont un PUB de plus de 1 500 milliards de $ ce qui les place devant des
pays comme l'Espagne ou l'Australie. Avec plus de 860 milliards de $ de PUB, Los Angeles,
troisième ville la plus riche au monde, se classerait entre les Pays-Bas et l'Arabie saoudite.

Les fonctions politiques et diplomatiques


Les métropoles sont souvent des capitales et concentrent les institutions
gouvernementales (ministères, haute administration) et diplomatiques
(ambassades, consulats).
Dans certaines métropoles se localisent des institutions internationales et les sièges d'ONG.

Washington accueille les sièges du FMI et de la Banque mondiale, Bruxelles accueille


plusieurs institutions européennes.

Les fonctions culturelles


Enfin, les métropoles ont des fonctions culturelles. Elles cherchent à valoriser leur
patrimoine historique et culturel pour capter des flux touristiques croissants dans le
monde.
Les musées les plus visités de la planète se concentrent dans les grandes métropoles :

 le Louvre à Paris (10 millions de visiteurs en 2018) ;


 le Musée national de Chine à Pékin ;
 le Metropolitan Museum of Art de New York ;
 le British Museum à Londres.
 

Les flux touristiques sont très importants dans les métropoles.

Bangkok est la ville qui a accueilli le plus de touristes en 2017 avec 21,5 millions de visiteurs,
devant Londres (19,9 millions) et Paris (18 millions). 
Il peut exister des métropoles spécialisées dont les fonctions de commandement sont
cantonnées à un ou deux domaines. 

En Suisse, la ville de Genève, qui compte 200 000 habitants, est bien une métropole mondiale.
Elle s'est spécialisée dans les fonctions diplomatiques en accueillant le siège de 22 institutions
internationales dont l'OMC, l'OMS, le HCR, le CICR ainsi que 250 ONG.
Genève, une métropole mondiale qui concentre des fonctions politiques et diplomatiques
internationales de premier plan
Dans certains États, des villes spécialisées peuvent devenir complémentaires. 

Au Brésil, Sao Paulo concentre avant tout les fonctions économiques de premier plan, tandis
que les fonctions culturelles se localisent à Rio de Janeiro, et les fonctions politiques à
Brasilia. 

THEME I/ LA MÉTROPOLISATION, UN PROCESSUS MONDIALE


DIFFÉRENCIE 

chapitre 1: Les villes à l’échelle mondiale: le poids croissant des métropoles 

La métropolisation est un phénomène prenant de l’empleure depuis les 30 glorieuses


dans un but de diversifier l’activité économique en la décentrant de paris, l’état à favorisé
l'émergence de métropoles régionales dans un cadre plus global, la mondialisation à
favorisée économiquement l'émergence de métropoles, cela correspond également aux
attentes culturelles des jeunes du secteur tertiaire qui développent un mode de vie de plus
en plus hurbain. 

Quels sont les moteurs et enjeux de la métropolisation? 

métropolisation = concentration accrue de la population et des fonctions de commandements


au profit des plus grandes villes. 

La métropolisation est un processus sélectif. 

I. caractériser le fait urbain à l’échelle mondiale 

Le terme de “ville” reste imprécis dans le vocabulaire géographique, les seuils


administratifs diffèrent en fonction des territoires. Ce sont les représentations et pratiques
sociales qui définissent la ville. L’urbanité est caractérisée par un maximum d’interactions
sociales diversifiées. Cette urbanité s'affaiblit selon un rapport centre/ périphérie. 
Urbanisation = ville qui gagne de l’espace au détriment de la campagne 

Les villes et leurs habitants projettent une vision fantasmée du monde rural. 
55% de la population mondiale est maintenant urbaine. L’urbanisation se concentre sur de
petits espaces très dense. Les villes s’étalent et s’élèvent. densité → la ville s’étend
verticalement. La métropolisation se cumule à un phénomène de littoralisation. La
littoralisation à tendance à accélérer la métropolisation (-> les villes sur les littoraux se
développent plus vite). 
Exemple de ville mondiale: Genève car elle n’a pas beaucoup d’habitants mais elle a un
rayonnement mondial. 

Certains géographes font une distinction entre ville globale pour le pouvoir économique et
villes mondiales pour les aspects historiques et culturels. 

 
métropole ajrd : depuis la fin du 20ème siècle 
 lieu majeurs des fonctionnements  mondialiser 
elles concentrent les activités intégratrices d’innovation 
moins défini par ses fonctions de pôle urbains mais plus par les échanges métropolitains.  

La métropolisation est un processus intégré à la mondialisation. Depuis les années 1970, la


division du travail s'est étendue dans le monde et a permis la délocalisation de fonctions de
production dans des pays ou la main d'œuvre est moins coûteuse. 
Les métropoles ont développé l’économie digitale depuis les années 2000 ce qui a entraîné
une concentration des acteurs (cadre diplômé de ce secteur numérique) dans les métropoles
qui sont des centres économiques attractifs générant de la richesse. L'interconnexion eco
entre les métropoles s’appelle l’archipel mégalopolitain mondiale. 

II. forme de la métropole et dynamique de métropolisation: etude de cas de la Boswash 


A. la mégalopole est américaine: un continuum urbain (page 9 du classroom)

Quels sont les enjeux liés au moyen de transports à développer au saint de la metropolis? 

L’amélioration des moyens notamment via la création des trains à grande vitesse
permet le développement de la metropolis. Les investissements sont nombreux mais il reste
toujours des opposants à ces progrès. En effet, les trains à grande vitesse sont rares aux
états unis mais Joe Biden souhaite une mise à niveau des voies et une rénovation des gares
pour permettre la grande vitesse entre Boston et Washington (le corridor nord-est). En 2009,
Obama à également tenté de mettre en place ce projet mais il fut abandonné par manque de
budget et car les intérêts n’étaient pas suffisamment intéressants. 
Question 3 page 15 du livre: 
 
Des moyens de transports comme le tgv sont créés pour effectuer les migrations pendulaires
mais la voiture reste privilégiée par les américains. 
Au sein de la mégalopole, les réseaux de circulations permettent des mobilités domicile-
travail importantes, ce sont les migrations pendulaires. Si les habitants de la mégalopolis
travaillent généralement dans les quartiers d'affaires des métropoles, ils peuvent rechercher
les aménités (confort/avantage/intérêts) que l'on retrouve dans des espaces ruraux
paradisiaque tels que le Maine. 
Les dynamiques démographiques favorisent ses espaces résidentiels connectés aux
métropoles. A l'intérieur des métropoles, on observe une croissance de populations
diversifiées (ex: à new york il existe d'importantes communauté immigrées venues d’asie ou
d'amérique du sud qui se répartissent au sein de quartiers spécifiques). La ségrégation
sociospatiale est donc importante. 

P14 classroom:
La megalopolis s'étend sur 800 km de longueur pour 150 km de largeur. Un peu moins de 60
M d’habitants peuplent cette megalopolis. 

Du nord au sud : Boston, New York, philadelphia, baltimore, washington 


→ territoire des yankees 

Les dynamiques de la métropolisation de la boswash (p15 classroom): 

institution politique: maison blanche → résidence du président


institution législative: capitole avec la chambre des députés et le sénat 
siège de l’armé américaine: pentagone 
washington = capital fédérale des etats unis → la ville regroupe les institutions fédérales du
pays 
banque centrale : elle pilote les activité monétique des US
le FBI: assure la sécurité intérieur du pays 
baltimore et philadelphie ont de grand port: interface tourné vers l’ocean atlantique

la paupérisation des quartiers centraux: 


paupérisation: fait d’être + pauvre 

bilan page 17:


 

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