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1. Avant le rabattement du niveau d’eau en aval, la charge hydraulique est constante partout.

Il n’y a pas d’écoulement.

Origine du repère et
orientation de l’axe z

Figure 1: Charge hydraulique avant rabattement

2. Après rabattement du niveau d’eau en aval, il y a écoulement de l’amont vers l’aval.


Compte tenu du contraste entre les perméabilités des limons argileux et sables fins, la
perte de charge se produit majoritairement dans les limons. La charge reste constante
partout ailleurs.
(Dans le cas d’une perméabilité uniforme, la charge se perd progressivement suivant les
lignes de courant, on peut l’estimer par la méthode des équipotentielles)

haval(z=0) = 0.0 m

haval(z= -4) = 6.0 m

Figure 2: Charge hydraulique après rabattement

Mécanique des sols : 2021-2022 OeM


3. Calculons maintenant la pression de l’eau :
a. Avant rabattement : Pas d’écoulement => Théorème fondamental de
l’hydrostatique 𝑢(𝑧) = 𝛾𝑤 (𝑧 − 𝑧𝑤 ) où zw est le niveau de la surface d’eau

u(z = 6) = 0 KPa

u(0) = 60 KPa

u(-6) = 120 KPa

Figure 3: Pression de l’eau à l'équilibre

b. Après rabattement, en présence d’écoulement, le théorème fondamental


d’hydrostatique n’est plus applicable à cause de la présence d’un gradient
hydraulique i.
𝑢
Nous avons ℎ =𝑧+𝛾
𝑤

ou 𝑢 = (ℎ − 𝑧) × 𝛾𝑤

uaval(0) = 0 KPa

uaval(-4) = 100 KPa

uaval(-6) = 120 KPa

Figure 4: Pression de l'eau après rabattement

Mécanique des sols : 2021-2022 OeM


4. En calculant les contraintes totales puis effectives, on observe que ces dernières seraient
négatives, ce qui traduit une instabilité du sol. La même conclusion peut être atteinte
directement en comparant le gradient hydraulique au gradient critique ic

𝛾′
𝑖𝑐 =
𝛾𝑤

Mécanique des sols : 2021-2022 OeM

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