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Séance 1

4 questions de cours

Introduction : L’autonomie de la raison économique

Le commerce international est-il durable ?

Balance commercial : différence entre les importations et les exportations


L’objectif du cours est de concevoir le commerce international et la finance internationale
comme un système économique basé sur une raison économique(raisonnement
économique) mais aussi sur quelles hypothèses ils basent leur raisonnement et quelles
représentations se font-ils du monde réel ?

Cette raison économique sous tend les discours des médias, des ONG, des gouvernants, de
l’OMC, de la Banque Mondiale, du FMI. Toutes ces institutions ou acteurs utilisent ce
raisonnement économique et utilisent cette raison économique.

Approche positive : quand on veut faire une représentation, comment sont les choses,
réalité telle qu’elle est
Approche normative : point de vue sur la réalité et l’on veut dire ce que la réalité devrait être

La raison économique joue sur les deux tableaux. Elle se veut positive mais lorsque les
acteurs économiques décrivent le réel, leur façon de l’observer et de le décrire est structurée
par cette raison économique. Et elle est aussi normative parce qu’elle veut agir sur le réel.
Et elle est même plus que ça, elle est “performative”(discours qui sont donnés pour
transformer la réalité)

CHAPITRE 1 : Commerce, international ou global ?


Les grandes questions d’économie et de finance internationales de Madiès, Madiès et
Lemoine

A) Comment la raison économique se représente le commerce international. A la


recherche d’évidences empiriques.
Qui commerce ? Avec qui ? Qu’est ce qui est échangé ? Comment les échanges
ont-ils évolué ?

Le premier objectif de cette approche quantitative c’est de donner un panorama global.

1. Bases de données et complexité empirique

Cela peut être l’OMC, cela peut être au niveau de l’OCDE, au niveau du FMI, de l’UE, ce
sont les institutions publiques qui génèrent les données, l’Insee, l’Ined, le Cese, l’OMS, BM,
Ministère de l’économie et des finances. Il y a une technologie associée à ces bases de
données.
Elles traduisent ces données pour ceux qui n’ont pas le temps ou les compétences et donc
l’OMC chaque année produit un examen statistique du commerce mondial.
Il y a aussi de l’autre côté, ils utilisent aussi la raison économique, des cabinets de conseils,
des sociétés. Pour ces données macro-éco, ces sociétés privées utilisent les données
générées par les Etats, OI, ONG.

● Quels sont les pays qui commercent le plus ?

Il regarde les exportations de marchandises par région. L’Europe est une région du monde
qui est très ouverte(fait beaucoup d’échanges) donc l’Europe représentait près de la moitié
des échanges de marchandises dans le monde en 1973 et cette position là continue à
s’éroder. L’Amérique du Nord a une tradition plus fermée.(cette part s'est fortement érodée
depuis les années 90 alors que 20%). L’Asie a augmenté pour arriver à 32% en 2014. Il y a
dans cette raison économique, elle présente les règles du jeu, comment les acteurs
fonctionnent, quels sont leurs objectifs, qu’est ce qu’ils ont le droit de faire ? On ne sait pas
si jeu coopératif, concurrentiel ou à la fois les deux ? Selon les contextes on va présenter
que c’est concurrentiel et que c’est bien. Selon les contextes on va présenter que c’est
coopératif et que c’est une bonne chose. Il y a une dimension concurrentielle importante.
On regarde la part de chaque région du monde, ceci pour montrer le fonctionnement de ce
jeu là.

Les exportations de marchandises avaient fortement diminué dans la plupart des économies
en avril 2020 par rapport à l’année précédente.

Principaux exportateurs : CHine : 1er UE : 2 USA : 3

Base 100

Qui commerce avec qui ?

Principaux partenaires de l’UE : USA, Chine et Suisse mais au-delà de cela c’est plus
intra-ue.

Partenaires commerciaux de la France : l’UE en priorité, Asie, Amérique.

2. Faits stylisés

Fait stylisé : C’est une représentation simplifiée d’un résultat empirique.

Empirique : conclusion qui se veut de portée générale et qui est tirée de l’exploitation
statistique des données. Ce résultat ne sera pas vrai pour chaque cas particulier mais sera
statistiquement vrai.

2 exemples pour la notion de faits stylisés : le modèle de gravité va nous donner une relation
empirique que l’on va interpréter à travers des faits stylisés. C’est une relation statistique, on
met en relation des variables(quantités économiques : “importations”), il met en relation la
valeur des échanges entre des pays avec le PIB de chacun de ces pays et la distance entre
ces pays. Taille et distance suffisent à expliquer les principales caractéristiques du
commerce mondial.

Le fait stylisé c’est de dire que les échanges entre deux pays augmentent avec leur taille et
diminuent avec la distance entre eux.
Plus ils sont éloignés : moins ils échangent
Plus ils sont près : plus ils échangent

Les faits stylisés sont des bases à expliquer.

La taille comme déterminant : taille mesuré en PIB

On fait des régressions pour extraire les informations de données.

La distance comme déterminant

Autre exemple de fait stylisé : Effet frontière


Un pays échange toujours plus avec lui-même qu’avec un autre pays. La libéralisation des
échanges n’a pas aboutit à la disparition des frontières.

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